navigation

Big Bang ? 1 août, 2008

Posté par hiram3330 dans : Non classé , 13 commentaires

 

 

 

1407611215.gif

La Voûte Étoilée

vient de donner naissance,

par scissiparité volontaire,

à la Voie Lactée

001.jpg

Désormais la Voûte Étoilée (www.hiram3330.unblog.fr)

se consacrera principalement à ses recherches …

alors que la Voie Lactée (www.chris.unblog.fr)

poursuivra son chemin dans le domaine de

l’Imaginaire …

eternitydarrellglidden.jpg

Les deux espaces intemporels

restent néanmoins liées .. unis …..

car l’Espace et le Temps,

qui n’existent pas,

sont indissociables …….

gompa.jpg

Les Deux en Un

seront toujours heureux

de votre visite,

de vos commentaires,

de vos contributions … si vous le souhaitez …..

planeteagua.jpg

Chris

le Premier d’Août 6008

La Voûte Etoilée … 13 juin, 2008

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union , 14 commentaires

 

Le matin en me levant, je contemple les étoiles…

 

 

La voûte étoilée

 

La voûte étoilée

 

C’est en levant les yeux au ciel,

tout en gardant les pieds sur terre,

qu’il nous est permis de voir,

d’observer,

d’être …

la cosmologie et la religion hindoues s’entremêlent …. 19 juillet, 2024

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

la cosmologie et la religion hindoues s’entremêlent ….

33_n

Profondément liées, la cosmologie et la religion hindoues s’entremêlent de manière inextricable pour former un tout indissociable. Reconnu comme l’un des concepts les plus anciens de l’histoire humaine, ce lien offre une compréhension profonde de la nature de l’univers et de l’humanité. La cosmologie hindoue ne se contente pas d’expliquer la structure et l’ordre de l’univers, elle guide également l’humanité dans son voyage spirituel.

La cosmologie hindoue propose un système cyclique où l’univers est continuellement créé et détruit. Ces cycles, définis par des périodes et des phases temporelles spécifiques, sont appelés les Yugas. Parmi ces Yugas figurent le Satya Yuga, le Treta Yuga, le Dvapara Yuga et le Kali Yuga, chacun représentant des niveaux différents de conscience spirituelle et d’ordre social.

Le cycle cosmique et la spiritualité hindoue

La cosmologie hindoue propose un fascinant jeu d’interactions entre le cosmos et la spiritualité. L’univers y est vu comme un phénomène éternel et cyclique. Selon les croyances hindoues, il traverse des cycles infinis de création et de destruction, appelés Kalpas. Chaque Kalpa englobe quatre grandes époques, les Yugas.

Les quatre Yugas

Satya Yuga (aussi appelé Krita Yuga) : l’âge de la vérité et de la perfection.

Treta Yuga : l’âge où la vertu commence à décliner.

Dvapara Yuga : l’âge d’un nouveau déclin de la vertu et d’une montée du vice.

Kali Yuga : l’âge actuel, caractérisé par les conflits, la discorde et le plus grand déclin de la vertu.

Chaque Yuga représente un niveau différent de conscience spirituelle et d’ordre social. Le Kali Yuga est le dernier de ce cycle avant que le processus ne recommence.

Ce concept cyclique du temps n’est pas seulement une mesure de l’univers physique, c’est aussi une métaphore de l’évolution et de la régression spirituelle de l’humanité.

L’impact sur la spiritualité

L’idée de création et de destruction continues s’aligne avec le voyage spirituel de l’âme dans l’hindouisme. Elle souligne l’impermanence du monde matériel et l’importance de la pratique spirituelle (yoga) pour transcender le cycle des naissances et des morts. Le yoga, sous ses différentes formes, est considéré comme un chemin pour atteindre le Moksha, la libération du cycle du Samsara (le cycle des renaissances).

Une perspective profonde

Cette perspective cosmologique profonde offre un aperçu de la nature de l’existence et guide les individus sur leur chemin spirituel. Elle met en évidence l’interconnexion de toutes choses et le but ultime d’atteindre l’unité avec le divin.

Brahman, la Trimurti et la libération finale

Dans l’hindouisme, Brahman est la réalité ultime, immuable, infinie, immanente et transcendante.

C’est le fondement divin de toute matière, énergie, temps, espace, être et de tout ce qui existe dans cet univers et au-delà. La nature cyclique du temps et les transformations de l’univers sont vues comme des expressions de l’aspect dynamique de Brahman.

Les manifestations de Brahman et la Trimurti

Les manifestations de Brahman à travers la Trimurti – Brahma, Vishnu et Shiva – symbolisent les fonctions cosmiques de création, de préservation et de destruction, respectivement :

Brahma est le créateur, associé au début d’un nouveau cycle de création.

Vishnu est le conservateur, maintenant l’ordre et l’harmonie de l’univers.

Shiva est le destructeur, souvent associé à la transformation et à la régénération qui suit la destruction.

Cette trinité reflète la compréhension hindoue selon laquelle l’univers est en constant changement, régi par les lois du Karma et du Dharma, et animé par le jeu continu (Lila) de ces forces divines.

Atteindre Moksha

Le concept de Brahman et de la Trimurti fournit un cadre permettant aux individus de comprendre leur place dans le cosmos et leur objectif ultime de réaliser leur unité intrinsèque avec Brahman, menant au Moksha – la libération du cycle de la naissance, de la mort et de la renaissance (Samsara).

Une vision unique de l’existence

La profondeur philosophique de la cosmologie hindoue et sa vision du temps cyclique plutôt que linéaire offrent une perspective unique sur l’existence, soulignant l’interconnexion de toute vie et la nature éternelle de l’âme.

C’est une vision du monde qui encourage la croissance spirituelle et la poursuite de la connaissance pour comprendre les profonds mystères de l’univers et de soi-même.

Le lien entre la cosmologie hindoue et la science

Les divinités hindoues symbolisent en effet la nature cyclique du cosmos, incarnant les processus de création, de préservation et de transformation.

Ce symbolisme s’étend à la relation entre la cosmologie hindoue et la science, où les deux domaines partagent un lien profond.

Points de convergence avec la science moderne

La compréhension de l’univers par la cosmologie hindoue, avec ses cycles de création et de destruction, résonne avec des concepts scientifiques tels que les théories du Big Bang et du Big Crunch.

L’idée que l’univers ait commencé à partir d’un point singulier et qu’il finisse par s’effondrer à nouveau en un point singulier reflète la croyance hindoue dans le temps cyclique et les époques cosmiques.

De plus, les Védas, anciens textes sacrés hindous, contiennent des hymnes qui reflètent une compréhension des phénomènes naturels et du cosmos qui s’aligne avec de nombreux principes scientifiques modernes.

La congruence de la sagesse védique avec la science contemporaine offre un fascinant mélange de spiritualité et de rationalité, comblant le fossé entre ces deux domaines.

Unicité et diversité : un écho dans la science

L’interconnexion mise en avant par la cosmologie hindoue correspond à la compréhension scientifique d’un cosmos unifié mais diversifié, relié par des forces et des particules fondamentales.

Ce concept d’unité et de diversité s’aligne avec la vision scientifique de l’univers comme une toile complexe et interconnectée d’énergie et de matière.

Une relation multiforme

Dans l’ensemble, la relation entre l’hindouisme et la science est multiforme. L’hindouisme fournit un contexte spirituel qui complète la recherche scientifique. Alors que certains aspects de l’hindouisme s’alignent sur des principes scientifiques, d’autres domaines offrent des perspectives différentes, enrichissant le dialogue entre science et spiritualité.

Les contributions hindoues aux sciences

Les érudits hindous ont apporté des contributions significatives aux domaines des mathématiques, de l’astronomie et de la physique, entrelaçant souvent leurs explorations scientifiques avec leurs réflexions spirituelles et philosophiques. Voici quelques contributions notables :

Mathématiques

Le concept de zéro, fondamental pour les mathématiques modernes, a été utilisé pour la première fois en Inde dès le 3ème ou 4ème siècle.

Les mathématiciens indiens ont également apporté des contributions fondamentales à l’étude de la trigonométrie, de l’algèbre, de l’arithmétique et des nombres négatifs.

Le système décimal, encore utilisé dans le monde entier aujourd’hui, est apparu pour la première fois en Inde.

Astronomie

Aryabhata, un érudit indien du 5ème siècle, a réalisé des progrès significatifs en algèbre, en arithmétique et en trigonométrie. Il a introduit le concept de zéro et a fourni une valeur approchée de pi (π). Ses travaux sur l’aire d’un triangle et la circonférence d’un cercle ont jeté les bases de futures études mathématiques et astronomiques.

Physique

Les textes et les érudits hindous anciens utilisaient souvent des modèles mathématiques pour décrire des phénomènes physiques. Par exemple, Brahmagupta, au 7ème siècle, a fourni des règles pour résoudre des équations quadratiques et calculer des racines carrées, essentielles en physique pour comprendre le mouvement et les forces.

Une vision holistique

Ces érudits ont utilisé leurs connaissances non seulement pour faire progresser leur compréhension de l’univers, mais aussi pour concilier ces découvertes avec leurs croyances religieuses, montrant une fusion harmonieuse de la science et de la spiritualité. Leurs travaux ont laissé un impact durable sur le monde et continuent d’influencer la pensée scientifique moderne.

La cosmologie hindoue, avec sa riche tapisserie de divinités et de cycles cosmiques, fournit un contexte spirituel qui complète l’approche rationnelle et empirique de la science, offrant une vision holistique de la structure et du fonctionnement de l’univers.

L’héritage hindou : un riche carrefour de la cosmologie, de la religion et de la science

Le lien profond entre cosmologie, religion et science dans l’hindouisme offre un cadre ancien et riche pour comprendre l’univers et l’existence humaine. Cette approche intégrée permet une vision globale qui englobe non seulement la structure physique et le fonctionnement de l’univers, mais aussi le voyage spirituel et le but de l’humanité.

Synergie entre science et spiritualité

Les aperçus de la cosmologie hindoue sur la nature cyclique du temps et les vastes époques de création s’alignent sur les théories scientifiques modernes concernant l’expansion et la contraction potentielle de l’univers. Les concepts spirituels de l’hindouisme, tels que le voyage de l’âme et la quête de l’illumination, fournissent un contexte philosophique qui complète les observations empiriques de la science.

Une vision holistique de l’existence

Cette synthèse de la cosmologie, de la religion et de la science reflète une vision du monde où chaque aspect de l’existence est interconnecté. Elle suggère que notre compréhension du cosmos ne se limite pas aux observations physiques, mais qu’elle est aussi profondément ancrée dans les interprétations spirituelles et philosophiques développées depuis des millénaires.

Science et spiritualité au service du divin

Dans la pensée hindoue, le cosmos est une manifestation du divin, et la science est un outil pour comprendre la création divine. Le voyage spirituel consiste à réaliser son unité avec Brahman, la réalité ultime, qui fait partie intégrante du cosmos. Cette perspective holistique encourage un équilibre entre la compréhension rationnelle et la sagesse spirituelle, guidant la place de l’humanité au sein de l’ordre cosmique.

La dimension philosophique de l’hindouisme

L’approche holistique de l’hindouisme fournit en effet un cadre philosophique profond qui s’étend au-delà des rites religieux et des enseignements moraux. Les Védas, les Upanishads et d’autres textes anciens sont des trésors de sagesse, offrant des aperçus profonds sur les origines et la structure du monde et de l’univers.

Les Védas : hymnes et fondation philosophique

Les Védas sont une collection de hymnes et d’autres textes religieux anciens composés en Inde entre 1500 et 1000 avant notre ère. Ils contiennent des hymnes, de la philosophie et des conseils sur les rituels destinés aux prêtres de la religion védique.

Le Rigveda, le plus ancien des Védas, contient des hymnes qui spéculent sur l’origine de l’univers à partir du chaos, et il parle du cosmos maintenu par un ordre fondamental ou une vérité connue sous le nom de Rita.

Les Upanishads : un voyage vers la réalité ultime

Les Upanishads, qui forment la dernière partie de la littérature védique, s’approfondissent dans les concepts philosophiques et explorent la nature de la réalité, de l’âme et de la vérité ultime ou Brahman.

Ils discutent de la relation métaphysique entre l’âme individuelle (Atman) et la réalité ultime, et ils exposent le chemin vers la libération spirituelle (Moksha).

Des échos de science moderne

Ces textes reflètent également une compréhension du cosmos qui résonne avec les principes scientifiques modernes. Par exemple, le concept d’un univers infini et cyclique et l’idée de mondes multiples ou d’univers parallèles se trouvent dans ces anciennes écritures.

Connaissance et quête de sens

L’intégration de la cosmologie et de la philosophie dans les textes sacrés de l’hindouisme souligne la longue tradition de la religion de rechercher la connaissance et de comprendre l’univers non seulement par des pratiques spirituelles et religieuses, mais aussi par l’enquête rationnelle et la contemplation. Ce riche héritage de connaissances contribue à la vision globale de l’hindouisme sur la vie et le cosmos, reliant le visible à l’invisible, le matériel au spirituel, le scientifique et le divin.

Le cœur de la pensée hindoue : Védas et Upanishads

Considérés comme les textes les plus anciens et les plus sacrés de l’hindouisme, les Vedas se composent de quatre collections principales : Rigveda, Samaveda, Yajurveda et Atharvaveda. Ces textes sont un recueil d’hymnes, de rituels, de cérémonies et de mantras qui offrent des aperçus approfondis sur divers aspects de la vie, notamment la création de l’univers, la nature des dieux et la place de l’homme dans le cosmos. Ils sont considérés comme une sagesse divine et constituent la pierre angulaire de la cosmologie hindoue.

Les Upanishads : vers la connaissance de l’Absolu

Les Upanishads, souvent appelés Vedanta, constituent la partie finale de la littérature védique. Ils s’engagent dans des discussions philosophiques et métaphysiques profondes, allant au-delà des pratiques rituelles détaillées dans les premières parties des Vedas.

Brahman : la réalité ultime, l’être absolu qui est la source et le fondement de l’univers.

Atman : l’âme individuelle ou le moi, l’essence d’un individu.

L’enseignement central des Upanishads est la réalisation que l’Atman et Brahman ne font qu’un, et cette unité forme la base de toute existence. Ce concept non-dualiste, connu sous le nom d’Advaita, postule que la nature véritable de la réalité est indivisible et que la perception d’un moi séparé est une illusion (Maya).

Un voyage vers l’unité

Cette compréhension profonde offre une vision holistique de l’existence, où le voyage de l’individu n’est pas séparé de l’ordre cosmique. La réalisation de l’unité entre le moi individuel et la réalité ultime est le chemin vers la libération (Moksha), libérant de cycle des naissances et des renaissances (Samsara).

Les Védas et les Upanishads, avec leur riche tapisserie de connaissances cosmologiques, philosophiques et spirituelles, continuent d’influencer la vie de millions de personnes et offrent une perspective intemporelle sur les mystères de l’univers et de l’existence humaine.

La structure multidimensionnelle de l’univers hindou

La structure multicouche de l’univers, telle qu’elle est décrite dans la cosmologie hindoue, reflète en effet une vision complexe et multidimensionnelle de l’existence.

Chaque couche, appelée Loka, représente un royaume d’existence différent, du plan terrestre aux diverses demeures célestes :

Bhuloka (Terre) : Le royaume physique que nous habitons.

Bhuvarloka (Monde intermédiaire) : Le royaume situé entre la terre et le ciel, associé à l’atmosphère et à l’espace où résident les esprits.

Svarloka (Ciel) : La demeure céleste des dieux.

Ces couches font partie d’un cadre cosmique plus vaste qui comprend plusieurs autres royaumes, chacun ayant ses propres caractéristiques et habitants.

Cette structure illustre non seulement les dimensions spatiales de l’univers, mais aussi les différents états de conscience et les plans spirituels que l’on peut expérimenter.

Les Yugas : le cycle cosmique du temps

La nature cyclique du temps dans la cosmologie hindoue est représentée par les quatre époques principales, ou Yugas, que vous avez correctement identifiées :

Satya Yuga (Âge d’Or) : Une époque de vérité et de vertu.

Treta Yuga (Âge d’Argent) : Une période où la vertu commence à décliner.

Dvapara Yuga (Âge de Bronze) : Un âge de nouveau déclin moral et d’apparition du vice.

Kali Yuga (Âge de Fer) : L’âge actuel, marqué par les conflits et un déclin important des valeurs morales et spirituelles.

Chaque Yuga représente une phase différente du processus cyclique du temps, chaque phase ayant ses propres caractéristiques spirituelles et morales. La progression à travers les Yugas reflète l’évolution et la régression des vertus humaines, menant à une dissolution finale qui relance le cycle.

Un cadre pour comprendre l’univers et soi-même

Ce cadre cosmologique offre une compréhension profonde de la structure de l’univers et du voyage spirituel de l’humanité. Il propose une façon de comprendre l’immensité du cosmos et la place des individus en son sein, en soulignant l’importance de la pratique spirituelle et de la conduite morale pour naviguer à travers ces cycles du temps.

SOURCE : le net – Pierre Vaillancourt

Protégé : Colère ! – 3°- 18 juillet, 2024

Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Contribution , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

John William – Du haut du Sacré-Cœur 17 juillet, 2024

Posté par hiram3330 dans : Silhouette , ajouter un commentaire

Image de prévisualisation YouTube

10 CITATIONS D’UN CHEF SIOUX QUI REMETTENT EN QUESTION NOTRE SOCIÉTÉ 16 juillet, 2024

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , 1 commentaire

10 citations d’un chef Sioux qui remettent en question notre société:

10 CITATIONS D’UN CHEF SIOUX QUI REMETTENT EN QUESTION NOTRE SOCIÉTÉ dans Recherches & Reflexions 124_Sioux_5EC_1937

1) Les louanges, les flatteries, les manières exagérées, et les belles paroles ne faisaient pas partie de la politesse Lakota. Les manières exagérées étaient considérées comme de la mauvaise foi, et ceux qui parlaient constamment étaient considérés comme impolis et irréfléchis. La conversation n’a jamais commencé tout de suite, ou précipitamment.

2) On enseignait aux enfants que la vraie politesse devait être définie par des actions plutôt que des mots. Ils n’ont jamais été autorisés à passer entre le feu et la personne âgée ou un visiteur, à parler alors que d’autres parlaient, ou à se moquer d’une personne infirme ou défigurée. Si un enfant essayait de le faire sans réfléchir, un parent le remettait immédiatement dans le droit chemin avec une voix calme.

3) Le silence était significatif pour le Lakota, et l’accord d’un moment de silence avant de parler était fait dans la pratique de la vraie politesse et tenait compte de la règle selon laquelle « la pensée vient avant la parole »… et au milieu de la douleur, la maladie, la mort ou le malheur de quelque nature que ce soit, le silence était la marque de respect… le strict respect de ce principe de bonne conduite a été la raison, sans doute, pour laquelle l’homme blanc l’a faussement qualifié de stoïque. On l’a jugé bête, stupide, indifférent et insensible.

4) Les vastes plaines ouvertes, les belles collines qui ondulent et les ruisseaux qui serpentent n’étaient pas « sauvages » à nos yeux. C’est seulement pour l’homme blanc que la nature était « sauvage », seulement pour lui que la terre était « infestée » d’animaux « sauvages » et de peuplades « sauvages ». Pour nous, la terre était douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère.

5) Le sentiment de fraternité pour toutes les créatures de la terre, du ciel et de l’eau était un principe réel et actif. Les Lakotas éprouvaient pour le monde des animaux et des oiseaux un sentiment fraternel qui écartait tout danger ; en fait, certains d’entre eux étaient devenus si proches de leurs amis à plumes ou à poils qu’ils parlaient en véritables frères une langue commune.

6) Cette conception de la vie et de ses relations consistait à humaniser et à donner au Lakota un amour respectueux. Elle a rempli son être avec la joie et le mystère de la vie ; elle lui a donné le respect pour toute la vie ; elle lui a fait une place pour toutes les choses dans le système de l’existence avec la même importance pour tous.

7) C’était bon pour leur peau de toucher la terre et les personnes âgées aimaient retirer leurs mocassins pour fouler la terre sacrée avec leurs pieds nus. Leurs tipis étaient bâtis sur la terre et leurs autels étaient faits de terre. Les oiseaux qui volaient dans l’air venaient se reposer sur la terre, qui est le lieu de repos final de toutes les choses qui vivent et croissent. Le sol apaisait, fortifiait, purifiait et guérissait. C’est pourquoi le vieil Indien continue à s’asseoir sur la terre au lieu de se redresser et de s’éloigner de ce qui lui donne la force vitale. Le fait d’être assis ou couché sur le sol lui permet de penser plus profondément et de sentir avec plus d’intensité. Il entrevoit plus clairement les mystères de la vie et se rapproche fraternellement des autres existences qui l’entourent.

8) Tout possédait une personnalité, seule la forme différait de nous. La connaissance était inhérente à toutes choses. Le monde était une bibliothèque et ses livres étaient les pierres, les feuilles, l’herbe, les ruisseaux, et les oiseaux et les animaux qui ont partagé, aussi bien avec nous, les tempêtes et les bénédictions de la terre. Nous avons appris à faire ce que l’élève apprend seulement de la nature, et c’était pour sentir la beauté. Nous n’avons jamais déblatéré contre les tempêtes, les vents furieux, les gelées et les neiges . Donc tout ce qui vient, nous devons le régler nous-mêmes avec plus d’efforts et d’énergie , mais sans se plaindre.

9) Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le cœur de l’homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l’oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l’homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature.

10) On m’a imposé la civilisation…et cela n’a pas ajouté de connaissance à mon amour incorruptible de la vérité, de l’honnêteté et de la générosité.

 

rituel-au-mort

 

Source: “10 citations d’un chef Sioux qui remettent en question notre société” de wisdompills.com

 

Protégé : SYNDROME DU MAÎTRE PASSÉ – 3°- 15 juillet, 2024

Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Contribution , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Mort et initiation en Egypte ancienne 14 juillet, 2024

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Image de prévisualisation YouTube

LES PENSEURS GRECS INITIÉS EN ÉGYPTE

Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaire

LES PENSEURS GRECS INITIÉS EN ÉGYPTE

8_1

Les savants et philosophes grecs sont considérés comme là l’origine du savoir actuel, mais ce qu’on sait moins, c’est qu’ils vinrent puiser la connaissance dans l’Initiation égyptienne.

Voici une approche comparative concernant l’évolution du savoir entre Égypte et Grèce.

THALES fin VIème siècle avant notre ère

Depuis plusieurs millénaires, les Égyptiens maîtrisaient les bases fondamentales de la construction grâce à la géométrie, la trigonométrie et l’astronomie. Ces sciences leur permettaient de se situer dans le temps et l’espace. Ce n’est qu’entre -650 et -540 que l’on entend pour la première fois parler de géométrie en Grèce, à travers les écrits de Thalès, ancien élève des prêtres Égyptiens. C’est auprès de Neiloksenos, mathématicien noir égyptien, qu’il apprend à mesurer la hauteur d’une pyramide par rapport à son ombre. Et c’est enfin auprès des astronomes égyptiens qu’il apprendra à calculer l’arrivée d’une éclipse solaire.

ANAXIMANDRE – 610 à – 547 avant notre ère

Il fut à l’origine de la cartographie grecque, les Égyptiens quant à eux dessinaient déjà leurs cartes avec des commentaires très précis depuis -1100. C’est auprès de son maître Thalès qu’il apprendra la Maât qu’il nommera « justice et raison « , et l’eau à l’origine de tout (Noun océan primordial). Cette conception égyptienne fut aussi partagée par son élève Anaximène de Milet.

SOLON d’ATHÈNES – 640 à – 558 avant notre ère

Le législateur et archonte (premier magistrat) apprit le droit et la philosophie à Saïs auprès du prêtre égyptien Sonchis. Nous trouvons confirmation dans le livre premier d’Hérodote : « On y vit arriver Solon. Ce philosophe ayant fait, à la prière des Athéniens ses compatriotes, un corps de lois, voyagea pendant dix ans. Il s’embarqua sous prétexte d’examiner les mœurs et les usages des différentes nations, mais en effet pour n’être point contraint d’abroger quelqu’une des lois qu’il avait établies ; car les Athéniens n’en avaient pas le pouvoir, s’étant engagés par des serments solennels à observer pendant dix ans les règlements qu’il leur donnerait. Solon étant donc sorti d’Athènes par ce motif, et pour s’instruire des coutumes des peuples étrangers, alla d’abord en Égypte, à la cour d’Amasis, (…) » C’est aussi en Égypte qu’il découvrit la pratique de la perception de l’impôt, qu’il appliqua ensuite à Athènes. Par la sagesse appliquée de la Maât, les Égyptiens connaissaient depuis environ -2780 les bases essentielles qu’ils devaient mettre en pratique dans leur vie quotidienne. (cf les Maximes de Ptahhotep)

PYTHAGORE de SAMOS – 590 à – 530 avant notre ère

Il alla en Égypte sur les recommandations de son maître Polycrate. Il y étudia durant 22 ans. Ce mathématicien grec fut élève auprès des prêtres à Memphis, mais aussi à Thèbes et à Héliopolis avec le prêtre Oinouphis. Il dut accepter de se faire circoncire pour pénétrer dans les parties sacrées de certains temples. Il créera le Pythagorisme qui sera essentiellement basé sur les pratiques initiatiques et la connaissance de la loi des nombres. Très bon élève, il sera aussi initié aux Mystères d’Osiris. Comme Thalès et bien d’autres savants et philosophes grecs, Pythagore s’enquiert de la métempsychose (le passage de l’âme d’un corps à un autre). Plutarque précise à ce sujet que : « Il n’y avait aucune différence entre les textes hiéroglyphes et la plupart des préceptes pythagoriciens » De retour d’Égypte, il devient le créateur de la philosophie symbolique, ses connaissances mathématiques s’inspirent du savoir du mathématicien noir Égyptien Ahmès. Il apprend aussi la gamme diatonique qu’avait créé le flûtiste, inspecteur musical Khoufou-ankh, vers – 2450 sous le règne du pharaon noir Ouserkef (Vème dynastie)

HÉRACLITE d’ÉPHÈSE – 540 à – 480 avant notre ère

Comme ses prédécesseurs, reconnaît les principes du Noun, la réincarnation et le devenir de l’âme après la mort. Élève à Héliopolis, ville du grand Dieu Râ, il sera initié au mystère du dieu soleil, le feu divinisé, de la renaissance perpétuelle et toutes les phases nominatives du Dieu solaire (Khépri – Râ – Atoum). Il apprendra les mystères du Nil et de son Dieu Hâpy.

EMPEDOCLE d’AGRIGENTE – 490 à -438 avant notre ère

Élève et admirateur de Pythagore, il véhiculera à son retour d’Égypte, les principes contraires du bien et du mal dans leur lutte cosmique, représenté par les dieux Osiris et Seth. Il diffusera auprès de ses disciples les quatre éléments primordiaux de la création (l’eau, le feu, la terre et l’air). Il décrit le Noun (océan primordial) comme une forme primitive et future de l’Univers.

ANAXAGORE de CLAZOMENES – 500 à -428 avant notre ère

Ce philosophe turc, installé en Grèce, sera aussi élève de prêtres égyptiens. Il apprendra le Noun matérialité subtile, le Démiurge Râ et les éléments cosmiques.

PLATON – 427 à -347 avant notre ère

C’est auprès du prêtre Sekhnuphis à Héliopolis et de Khnuphis à Memphis qu’il sera formé.
Il résidera en Égypte 13 années durant lesquelles il apprendra la philosophie et les sciences secrètes. De retour en Grèce, il tentera en vain comme ses prédécesseurs de diffuser la sagesse égyptienne, mais il se fera haïr des Hellènes. Platon apprit auprès des Égyptiens que toutes les formes d’art étaient supervisées par les prêtres garants du bon déroulement de l’ordre du monde. Si controversé que soit la présence en Égypte de Platon, elle est confirmée par son disciple Dermodore en ces termes : “(…) puis il (Platon) alla à Syrène, auprès de Théodore le mathématicien, et de chez lui en Italie, chez Philolaos et Eurytos, tous deux pythagoriciens, puis en Égypte chez les prophètes (…)”
Il est bon de préciser que n’ayant pas de tradition du savoir perpétué, les Grecs ne pouvaient se prétendre être à l’origine de bien des matières (le droit, la philosophie, les mathématiques, la médecine, etc..). Les Égyptiens eux, comme nous le constatons encore dans certaines tribus d’Afrique noire ont toujours su par les traditions orales, puis écrites instruire leur jeunesse afin qu’à son tour elle puisse faire perdurer le savoir ancestral.

two great philosopher greek thinkers vector illustration

Source : La voie sacrée

Un fragment de papyrus vieux de 1600 ans contient le premier récit de l’enfance de Jésus

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Un fragment de papyrus vieux de 1600 ans contient le premier récit de l’enfance de Jésus

Découvert dans les archives allemandes, ce fragment de l’Évangile de l’Enfance, de Thomas, raconte comment le jeune Jésus a donné la vie à des oiseaux d’argile le jour du Shabbat

Par Gavriel Fiske 1er Juil 2024
Photo illustrative de Jésus ressuscitant des oiseaux d'argile. Extrait du Klosterneuburger Evangelienwerk, traduction allemande du XIVe siècle d'écrits apocryphes, dont l'Évangile de l'enfance de Thomas. (Domaine public)

Photo illustrative de Jésus ressuscitant des oiseaux d’argile. Extrait du Klosterneuburger Evangelienwerk, traduction allemande du XIVe siècle d’écrits apocryphes, dont l’Évangile de l’enfance de Thomas. (Domaine public)

Ce petit fragment de papyrus vieux de 1 600 ans découvert dans des archives allemandes est à ce jour la plus ancienne copie connue de l’Évangile de l’Enfance, de Thomas, texte chrétien primitif évocateur de l’enfance de Jésus, autrefois trés populaire mais qui n’a pas été repris dans le Nouveau Testament.

Selon un communiqué de presse de l’Université Humboldt de Berlin publié le mois dernier, le fragment, d’une dimension de 11 x 5 centimètres, se compose de « 13 lignes en lettres grecques, à raison de 10 lettres par ligne, et provient de l’Égypte antique tardive ».

Propriété des archives de la bibliothèque d’État et universitaire de Hambourg, il a été découvert au moment de sa numérisation et mis en ligne dans ce cadre. Il contient un fragment d’histoire, correspondant à la première section de l’Évangile de l’Enfance de Thomas, selon laquelle le jeune Jésus aurait façonné des oiseaux en argile avant de leur insuffler la vie.

« Il s’en est fallu de peu pour que nous ne le remarquions pas. Ce texte n’est pas tiré d’un livre ; c’est probablement un exercice d’écriture. Pour cette raison, la calligraphie n’est pas très belle et le fragment est très petit », explique le Dr Lajos Berkes de l’Institut pour le christianisme et l’antiquité de l’Université Humboldt de Berlin.

« Nous avons trouvé le mot Jésus, en grec. Ce qui, en somme, pouvait figurer dans un papyrus normal… c’est alors que nous avons repéré des mots plus rares, ce qui nous a amenés à penser que c’était peut-être un texte littéraire », poursuit Berkes pour le Times of Israel via Zoom.

En croisant le fragment de texte avec une base de données spécialisée dans la littérature grecque ancienne, les chercheurs sont parvenus à démontrer que le fragment de papyrus contenait une partie de l’Évangile de l’Enfance.

C’est en collaboration avec le professeur Gabriel Nocchi Macedo de l’Université de Liège en Belgique que Berkes a publié ce mois-ci les résultats issus de l’étude du fragment. Les deux universitaires sont chercheurs et papyrologues, pas théologiens, souligne Berkes.

Un fragment de papyrus vieux de 1600 ans contient le premier récit de l’enfance de Jésus dans Recherches & Reflexions jesus-papyrus-scholar-640x400-1

« Ce texte est en effet un texte évangélique apocryphe non canonique. On considère aujourd’hui que l’Évangile de l’Enfance de Thomas a été écrit au deuxième siècle. Notre texte date du IVe ou du début du Ve siècle. L’Évangile de l’Enfance était extrêmement populaire. C’était un texte très apprécié », explique Berkes.

Certes, « les autorités de l’Église primitive ne l’appréciaient pas », mais il y a une « différence entre ce que l’Église voulait et ce que les gens
voulaient », poursuit-il.

Le papyrus contient un fragment d’une histoire connue sous le nom de
« Vivification des moineaux », dans laquelle « Jésus joue au gué d’un ruisseau impétueux et façonne douze moineaux à partir de l’argile molle qu’il trouve dans la boue. Lorsque son père Joseph le réprimande et lui demande pourquoi il fait de telles choses le jour du saint Shabbat, Jésus, âgé de cinq ans, tape dans ses mains et donne vie aux figures d’argile », ont écrit les chercheurs.

Qu’est-ce que l’Évangile de l’Enfance ?

L’Évangile de l’Enfance de Thomas, considéré comme hérétique par les premiers dirigeants de l’Église, contient des histoires de l’enfant Jésus avec sa famille et ses voisins dans la ville de Bethléem. Ces histoires se déroulent lorsque Jésus avait entre cinq et 12 ans et comblent une lacune dans la biographie de Jésus, entre les récits de naissance de Matthieu et de Luc, et l’histoire de Jésus dans le temple par Luc.

L’Évangile de l’Enfance a joui d’une grande popularité jusqu’au Moyen Âge et des versions ont notamment été retrouvées en syriaque, grec, latin, amharique et même irlandais.

Cette œuvre est d’ailleurs mentionnée par des écrivains chrétiens dès le IIe siècle de notre ère. On a tendance à penser qu’il était à l’origine en grec, mais certains érudits estiment pour leur part qu’il a été écrit en syriaque, langue proche de l’araméen des premières communautés chrétiennes syriaques.

jesus-papyrus-e1719236413832-640x400-1 dans Recherches & Reflexions

Les chrétiens coptes d’Égypte ont des récits sur les pérégrinations de la Sainte Famille en Égypte et des lieux de pèlerinage le long du Nil. Malgré tout, et aussi en dépit du fait que le fragment de papyrus tout juste découvert est originaire d’Égypte, aucune version en copte de l’Évangile de l’Enfance de Thomas n’a été retrouvée à ce jour.

Dans l’Évangile de l’Enfance, Jésus est présenté comme un enfant précoce, qui s’attire souvent des ennuis et utilise ensuite ses pouvoirs naissants pour éviter la colère de Joseph. On y dit qu’il utilise ses facultés miraculeuses non seulement pour donner la vie ou guérir, mais aussi pour tuer les enfants qui l’ennuient ou rendre des gens aveugles.

Parfois attribué à l’apôtre Thomas, l’un des 12 premiers disciples de Jésus, l’Évangile de l’Enfance n’est pas directement lié à l’Évangile de Thomas, autre document extra-biblique du paléochrétien.

« Il est difficile de dire pour quelle raison certains textes n’ont pas été inclus dans le Nouveau Testament. Il se pourrait tout simplement qu’ils aient été écrits trop tard, ou qu’ils aient été appréciés d’un groupe que les artisans du Nouveau Testament n’aimaient pas pour une raison ou une autre », explique Tony Burke, professeur de christianisme primitif à l’Université York à Toronto.

tony-burke-e1719237247724-640x400-1

« Mais avec l’Évangile de l’Enfance de Thomas, nous avons un certain nombre de commentaires d’écrivains de l’Église du IVe au IXe siècle, et ils désapprouvent le texte uniquement parce qu’il contredit l’Évangile de Jean, qui déclare que le premier miracle de Jésus a été la transformation de l’eau en vin à Cana », explique Burke par e-mail, en réponse aux questions du Times of Israel.

« Jésus n’a donc pas accompli de miracles dans l’enfance parce que l’Évangile de Jean (qui était très apprécié) dit qu’il ne l’a pas fait », poursuit Burke. « Les lecteurs d’aujourd’hui supposent que le texte n’a pas été approuvé parce que la façon dont Jésus est décrit – comme quelqu’un de capable de tuer des gens – a déplu, mais cela ne semblait pas déranger les chrétiens d’autrefois. »

Ce récit de « Vivification des moineaux » se trouve « également dans un texte du IIe siècle appelé l’épître des apôtres, dans un résumé de la vie de Jésus et dans les questions de Bartholomée, au quatrième siècle », poursuit Burke.

« Il est possible que ces écrivains aient connu l’histoire de la tradition orale, mais ils auraient tout aussi bien pu la prendre de l’enfance Thomas. En dehors du christianisme, on retrouve cette histoire dans le Coran (sourates 3 et 5) ainsi que dans une version du Toledoth Yeshu (un « anti-évangile » juif qui dit des choses désobligeantes sur Jésus). Ce qui m’intéresse dans ces deux derniers exemples, c’est qu’ils montrent que les non-chrétiens ont été suffisamment exposés à cette histoire pour la considérer comme « authentique ».

Beaucoup d’histoires sur Jésus, dans l’Évangile de l’Enfance, « préfigurent en quelque sorte ce qu’il fera en tant qu’adulte » dans le Nouveau Testament, souligne Burke.

Paolo_Veronese_008-e1719237646999-640x400-1

« Jésus est connu pour ne pas avoir respecté les limitations imposées au Shabbat (il guérit les gens le jour du Shabbat) et avoir effectué des guérisons voire des résurrections. Dans cette histoire, il crée la vie (comme Dieu, qui a créé Adam à partir d’argile et lui a donné vie ; donc Jésus est ici assimilé à Dieu) mais il le fait le jour du Shabbat, comme son homologue adulte. Les lecteurs reconnaissaient donc certainement dans cette histoire le Jésus qu’ils connaissaient grâce aux textes qui parlent de lui, adulte », ajoute Burke.

Il existe quatre versions de l’Évangile de l’Enfance de Thomas en grec, dont la plus ancienne, tout du moins avant cette dernière découverte, se trouve dans un manuscrit du XIe siècle. Même si le nouveau fragment est plus ancien de plusieurs siècles, il n’en conserve qu’une petite partie et donc « il ne change pas radicalement ce que nous savons du texte… ce nouveau manuscrit est une grande découverte, mais il ne confirme ni ne réfute les points de vue consensuels des chercheurs sur le texte », souligne Burke.

L’attention des médias de tous bords

Lorsque les chercheurs ont publié leurs résultats, ces derniers ont eu un large écho un peu partout dans le monde, en particulier aux États-Unis, ce que Berkes qualifie de « grand remue-ménage ».

« Il y a eu beaucoup de malentendus et de considérations politiques autour de ça, sans parler des gros-titres trompeurs ou ambigus. Nous n’avons rien affirmé, mais cela a été présenté dans les médias comme une nouvelle tradition authentique de Jésus, voire dans certains cas, la preuve que le christianisme est un mensonge. Il y a eu beaucoup de controverses », explique Berkes.

« Certaines personnes ont voulu [s’en servir pour] nier la religion, d’autres nous ont attaqués en nous reprochant de vouloir réfuter les Évangiles » alors que « nous avions clairement dit » que cette découverte ne faisait qu’apporter une nouvelle approche scientifique sur le vaste corpus d’écrits apocryphes des premiers Chrétiens, complète Berkes.

« Les gens s’intéressent énormément à Jésus. Ces histoires sont très intéressantes et elles ont leurs racines quelque part, mais personne ne pense vraiment qu’il s’agit de la véritable histoire de la vie de Jésus », ajoute-t-il.

 

« Je suis assez surpris de l’attention que cette découverte a reçue », assure Burke, de l’Université York. Les publications concernant deux récents textes « spectaculaires », à savoir l’Évangile de Judas et l’Évangile de la femme de Jésus, ont elles aussi « suscité une forte attention », ce qui est au final bon pour les universités et les chercheurs qui travaillent dans ce domaine, note-t-il.

« L’attention que se sont attirées ces trois découvertes a donné lieu à des titres sensationnalistes et sans nul doute à des réactions extrêmes, mais les experts de ces textes n’ont jamais prétendu que leur contenu était historique (en d’autres termes, nous ne disons pas que Jésus a accompli des miracles dans son enfance, nous disons simplement que ce texte prétend qu’il l’a fait) », souligne Burke.

Une mer de papyrus

Le fragment dont il est question ici, découvert dans les archives de Hambourg, fait partie d’un énorme quantité de papyrus collectés en Égypte puis déposés dans diverses archives et bibliothèques occidentales entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, ajoute le papyrologue Berkes.

« Ils sont arrivés dans des boîtes. Il n’était pas rare qu’ils soient mal, voire pas, répertoriés… Après plusieurs dizaines d’années passées en Allemagne, celui-ci n’a été inventorié qu’après 2001 », ajoute-t-il.

Même si des « découvertes spectaculaires » ont été faites à partir des
« centaines de milliers » de pièces de papyrus présents en Occident, les méthodes modernes et progrès de la numérisation ont ouvert la porte à
« de nombreuses nouvelles découvertes », explique-t-il.

« Même de petites collections peuvent être intéressantes, alors qu’elles sont souvent ignorées », conclut Berkes.

SOURCE : https://fr.timesofisrael.com/un-fragment-de-papyrus-vieux-de-1600-ans-contient-le-premier-recit-de-lenfance-de-jesus/

Recevez gratuitement notre édition quotidienne par mail pour ne rien manquer du meilleur de l’info Inscription gratuite !

Digression … Karabagh : Une terre arménienne millénaire – Tigranakert d’Artsakh + KARABAKH – ÉGLISE TROGLODYTE PALÉOCHRÉTIENNE DE KHATCHÉNAGUÈDE. 13 juillet, 2024

Posté par hiram3330 dans : Digression , ajouter un commentaire

 

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Protégé : LE PÉLICAN – 18°- 12 juillet, 2024

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution,Rouge , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

12345...471

Atelier Ecrire Ensemble c&#... |
Au fil des mots. |
Spiralée |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Attala Blog
| jepensedoncjesuis13
| Les chroniques d'Astéria