Big Bang ? 1 août, 2008
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La Voûte Étoilée
vient de donner naissance,
par scissiparité volontaire,
à la Voie Lactée …
Désormais la Voûte Étoilée (www.hiram3330.unblog.fr)
se consacrera principalement à ses recherches …
alors que la Voie Lactée (www.chris.unblog.fr)
poursuivra son chemin dans le domaine de
l’Imaginaire …
Les deux espaces intemporels
restent néanmoins liées .. unis …..
car l’Espace et le Temps,
qui n’existent pas,
sont indissociables …….
Les Deux en Un
seront toujours heureux
de votre visite,
de vos commentaires,
de vos contributions … si vous le souhaitez …..
Chris
le Premier d’Août 6008
La Voûte Etoilée … 13 juin, 2008
Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union , 11 commentaires
Le matin en me levant, je contemple les étoiles…
La voûte étoilée
C’est en levant les yeux au ciel,
tout en gardant les pieds sur terre,
qu’il nous est permis de voir,
d’observer,
d’être …
Trois Véhicules de Bodhi 9 septembre, 2019
Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaireCombien d’esprits avons-nous?
D’habitude nous pensons que nous avons un seul esprit. Les psychologues, les neurologues et les philosophes ont classé l’esprit humain dans différents domaines ou niveaux et ils parlent souvent du conscient et du subconscient. Dans le bouddhisme nous avons une autre compréhension de l’esprit.
D’après les enseignements du Bouddha Sakyamuni, chacun parmi nous a huit esprits distincts. Dans les sutras bouddhistes ces huit esprits sont normalement appelés les huit consciences et « conscience » dans ce cas est définie comme la fonction du savoir et du discernement.
La conscience de l’œil, notre vue, détecte et distingue les couleurs et les objets visuels.
La conscience de l’oreille, notre ouïe, détecte et distingue les sons.
La conscience du nez, notre odorat, détecte et distingue les odeurs.
La conscience de la langue, notre goût, détecte et distingue les saveurs.
La conscience du corps, notre toucher, détecte et distingue les sensations physiques.
La sixième conscience est la conscience mentale que nous considérons normalement en tant que notre esprit. La conscience mentale a une variété de fonctions comme la mûre réflexion , la mémorisation, l’analyse, l’inférence et la pensée abstraite. Elle peut aussi recevoir et analyser l’information collectée par les consciences des cinq sens.
La plupart d’entre nous n’avons jamais entendu parler de la septième conscience. Dans les sutras bouddhistes elle est appelée manas. Le manas est assez spécial parce qu’il prend les décisions et donne les ordres. Au quotidien c’est lui qui décide si nous devons aller au lit, aller nous promener, manger, se laver, etc. Mais comme il travaille d’une manière très subtile, normalement nous ne nous rendons pas compte de sa présence.
La huitième conscience est la plus spéciale et énigmatique. Elle est connue dans le bouddhisme en tant que la conscience ālaya, la conscience de base ou l’essence de bouddha. Elle est comme un enregistreur vidéo puissant qui peut enregistrer chaque petite chose que nous faisons. Nous sommes complètement inconscients de son existence, mais elle est quand même la base de notre être.
En résumé, les six premières consciences perçoivent et distinguent ce qui se passe autour de nous. La septième conscience décide et donne des ordres tout le temps et par rapport à tout. La huitième conscience enregistre impartialement et garde chaque action de l’individu. Si nous imaginons le corps et l’esprit comme une grande société, ces huit consciences seraient le PDG, le directeur général, le superviseur et les réceptionnistes et le personnel qui assurent les activités quotidiennes. S’ils ne travaillent pas ensemble en accord parfait, nous ne pouvons vivre une vie normale dans ce monde.
Avant l’arrivée du Bouddha Sakyamuni dans ce monde les humains ne savaient pas qu’ils avaient huit consciences. Le grand public et la plupart des religions considèrent notre esprit qui réfléchit, notre conscience mentale en tant que notre âme. Ils croient qu’après notre mort cette âme ne meurt pas, mais trouve une nouvelle forme d’existence.
Cependant le Bouddha a été très clair: la conscience mentale n’est pas éternelle. Elle disparait quand nous dormons et ne peut être transmise dans nos vies futures. Parmi les huit consciences la seule qui existait, existe et existera toujours, est la huitième conscience, l’essence de bouddha. D’une manière impartiale et précise elle manifestera la forme d’existence que nous devons avoir dans notre prochaine vie en fonction de nos enregistrements karmiques: en mots simples une personne vertueuse renaîtra dans un environnement plaisant et quelqu’un de méchant devra subir les conséquences douloureuses de ses mauvaises actions et renaitre, par exemple, en tant qu’animal.
En fait, chacun parmi nous a sa propre essence de bouddha qui créée son corps et son esprit. D’ailleurs chaque être sensible, même étant aussi petit qu’une fourmi, a sa propre essence de bouddha. Et dans le monde physique – les montagnes, les masses continentales, les océans, les planètes, les galaxies et même l’univers tout entier – tout est créé par le travail collectif des essences de bouddha des êtres sensibles qui ont des liens karmiques entre eux. Vous pouvez considérer l’essence de bouddha en tant qu’un magicien invisible.
Pourquoi devons-nous nous préoccuper de l’existence de ces huit consciences et que font-elles au juste? En connaissant le mode de fonctionnement commun à ces huit consciences nous serons capables à nettoyer en profondeur et durablement nos émotions négatives et nos mauvaises habitudes, améliorer notre concentration mentale et nos jugements, etc. Au final, nous pourrons vivre une vie plus heureuse, une vie remplie de sagesse et de liberté.
Le Bouddha nous a enseigné à propos de l’essence de bouddha parce qu’il voulait qu’on comprenne la réalité ultime de notre existence afin de pouvoir nous libérer de la misère et de la souffrance. Apres avoir découvert l’essence de bouddha, nous pouvons petit à petit libérer sa puissance miraculeuse. A la fin nous pourrons même atteindre l’omniscience: l’illumination complète et parfaite du Bouddha et nous seront capables de vraiment diriger nos vies tout comme le fait le Bouddha.
Le poème qui suit, résume d’une manière amusante les caractéristiques de ces huit consciences:
Huit frères vivent sous le même toit,
l’un est intelligent, l’autre plutôt bête et lent. Les cinq frères font le commerce devant la maison et le dernier observe tout attentivement.
Post-scriptum
Basé sur les écrits du maitre Xuanzang, ce livre a pour but d’initier les lecteurs à la doctrine bouddhiste des huit consciences. Parmi les huit consciences la huitième conscience (ālaya vijnana) est le principe central et fondamental du bouddhisme et le vrai esprit durable que les disciples bouddhistes cherchent à trouver. Dans les sutras bouddhistes elle est appelée également la conscience de maturation (vipākavijñāna), la conscience pure (amalavijñāna) et la tathagatagarbha. Le bouddhisme chan fait allusion à elle en l’appelant le visage originel avant la naissance de quelqu’un, son paysage natal, le non-esprit (l’esprit qui ne voit pas, n’entend pas, ne ressent pas et ne sait pas), le vrai esprit, l’esprit de diamant, le Bouddha, le Dharma, la lame de Mo Xie, etc.
Xuanzang, l’un des maitres bouddhistes les plus illustres dans l’histoire de Chine, a été illuminé en découvrant sa huitième conscience (tathāgatagarbha) alors qu’il était encore adolescent. Afin d’apprendre à propos des étapes à passer après l’illumination pour avancer vers la bouddhéité, il entreprit un voyage périlleux vers l’Inde dans le but de retrouver les sutras authentiques qui contenaient les informations requises. L’un des textes clés en sanskrit était le Traité sur les étapes de la pratique du yoga (Yogācārabhūmiśāstra ou encore le Traité sur les dix-sept étapes). Pendant son séjour en Inde Xuanzang fut invité par le roi Harsha à participer à un débat religieux public. En montrant une éloquence hors du commun Xuanzang gagna le débat et son nom devint connu dans les cinq royaumes indiens. Il fut appelé le « dieu de la libération » et le « dieu de la vérité ultime du Mahayana » par les bouddhistes et les hérétiques. Ayant acquis une perception pénétrante de l’enseignement bouddhiste, Xuanzang traduisit énormément de sutras du sanskrit en chinois après son retour en Chine et écrivit le Traité sur l’étude des huit consciences afin de montrer clairement que la nature humaine ne possède que huit consciences. Ses explications éloquentes sont toujours lues avec admiration aujourd’hui.
Xuanzang ne fut pas le seul pratiquant dans l’histoire du bouddhisme en Chine qui rencontra sa huitième conscience. Les patriarches du bouddhisme chan eurent la même expérience. Bodhidharma confirma l’illumination du second patriarche du chan Huike à l’aide du Laṅkāvatāra Sūtra. Le cinquième patriarche Hongren vérifia l’illumination du sixième patriarche Huineng en utilisant le Sūtra du diamant et le dernier de s’exclamer:
« Qui aurait cru que la nature du bouddha est non créée et incessante! Qui aurait cru que la nature du bouddha peut créer tous les phénomènes! »
A l’époque de la dynastie Song les maitres du bouddhisme chan Dahui Zonggao et Hongzhi Zhengjue commencèrent à enseigner le Dharma après avoir eu une prise de conscience directe de la huitième conscience. Leurs méthodes furent respectivement « la méditation sur un kōan » et « l’illumination silencieuse ». Les deux maitres nourrirent une amitié tout au long de leur vie parce qu’ils étaient tous les deux illuminés.
Au Tibet deux grands maitres de la tradition Jonang, Dölpopa Shérap Gyeltsen et Tāranātha, rencontrèrent aussi leur huitième conscience. Basé sur son illumination Dölpopa expliqua la doctrine de « other-emptiness » (« tous à part lui sont vides ») dans « Océan du sens définitif du dharma de montagne », tandis que Tāranātha traita le même sujet dans son œuvre « The Essence of Other-Emptiness Snow Lion » parmi beaucoup d’autres.
Contrairement à la non créée et incessante huitième conscience, la conscience mentale est un phénomène qui a un début et une fin, elle disparait pendant le sommeil profond, lors d’un évanouissement ou certains états de médiation et bien entendu, à la mort de l’individu. Elle ne vient pas de la vie passée et ne continue pas vers les vies suivantes. La conscience mentale ou la sixième conscience n’apparait de la huitième conscience que lorsque deux conditions nécessaires sont réunies: la faculté mentale (la conscience appelée manas) et les objets mentaux. Ces propriétés de la conscience mentale sont confirmées par le Bouddha Sakyamuni et elles peuvent être directement perçues par les gens illuminés.
En outre, l’état sans pensée qui peut être atteint à travers la méditation assise, représente un état de la conscience mentale, indépendamment du fait que les cinq objets des sens soient présents dans cet état mental ou pas. Même en l’absence des cinq objets des sens, l’état sans pensée atteint en deuxième dhyāna reste dans les limites de la conscience mentale. De la même manière, l’union de joie et de vide que les lamas tibétains prétendent atteindre grâce à leur yoga sexuel, est juste un état de la conscience mentale. Comme nous le disions plus haut la conscience mentale ne peut qu’apparaitre de la huitième conscience en fonction de la faculté mentale (la conscience appelée manas) et les objets mentaux, mais ces derniers à leur tour sont générés par la huitième conscience qui pourtant semble bête et peu réactive. Après leur apparition la conscience mentale, la faculté mentale et les objets mentaux continuent de dépendre de la huitième conscience pour leur existence et fonctionnement.
En bref, l’esprit que les pratiquants bouddhistes recherchent, est la huitième conscience et non la conscience mentale ou l’un de ses états. Pour cette raison, ceux qui réfutent la doctrine des huit consciences et pensent qu’il n’existe que six consciences, ne pourront jamais être illuminés au sein des trois véhicules du bodhi.
Protégé : La vêture du Maître Secret – 4°-
Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution,Perfection.... , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.Digression … »Gargoyle » – Ethel. Dark Tribal Fusion @ Fairytale Concert 8 septembre, 2019
Posté par hiram3330 dans : Non classé , ajouter un commentaireProtégé : LES DEVOIRS DU MAÎTRE MAÇON – 3°-
Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Contribution , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.Protégé : De l’Efficacité d’un Escalier aussi Scabreux – 4°- 7 septembre, 2019
Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution,Perfection.... , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.Protégé : Le prologue de St Jean et le rituel REAA – 1°-
Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Contribution , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.Digression … Anubis, le guide des morts – Mythologie égyptienne 6 septembre, 2019
Posté par hiram3330 dans : Digression , ajouter un commentaireProtégé : Entre l’art et la manière, l’esprit et la matière… – 3°-
Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Contribution , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.Les Origines de la Gnose : Simon le Mage 5 septembre, 2019
Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaireLes Origines de la Gnose : Simon le Mage
On parle souvent de Simon le Mage lorsque l’on aborde la Gnose, et il peut être bon de brosser un court tableau synthétique de sa « philosophie sacrée ». Nous profitons de l’opportunité offerte par la réécriture des cahiers d’instruction gnostiques pour l’EGCA afin de transmettre une parcelle de la connaissance et aider le lecteur à mieux appréhender Simon le Mage, au-delà de tout fantasme réducteur.
D : Parlez-nous des origines de la Gnose.
R : Eternelle comme la Vérité, la Gnose est apparue dans le Temps et l’Espace, en une forme concrète, suivant la descente astrale de Jésus, la Fleur du Très Saint Plérôme.
D : Où et quand ?
R : En Samarie, après l’ascension, au travers de la révélation de Simon le Mage.
D : Parlez-nous de ce grand homme.
R : Le Mage de Samarie est le premier docteur de la Gnose ; son enseignement contient les graines de la doctrine magnifique qui est la plus lumineuse expression de l’Absolu.
D : A-t-il créé la Gnose ?
R : Non, elle est la Vérité et par conséquent, elle est incréée ; mais il l’a désoccultée.
D : Était-elle inconnue avant lui ?
R : Oui, en sa forme occidentale du moins ; mais l’Orient avait enseigné ses formes ésotériques. C’est, c’était et ce sera le vêtement mystique de la Vérité.
D : Où est né le Mage ?
R : A Gitta en Samarie.
D : Quel nom porte le révélateur ?
R : Il porte le nom de la Grande Vertu de Dieu.
D : Par qui était-il assisté ?
R : Par une femme sublime, nommée Hélène, qu’il rencontra à Tyr, l’enlevant d’un endroit infamant et la délivrant de la tyrannie du mal et de la Chute.
D : Simon était-il un scientifique ?
R : Oui, il possédait la science de Platon, les dons d’orateur et de poésie. Il connaissait l’anatomie. Il découvrit les lois de la circulation sanguine. Enfin, il était un grand théurgiste et un thaumaturge.
D : Est-ce tout ?
R : Il avait une simple et droite âme et une honnêteté incontestable.
D : Quelle était sa conduite par rapport aux Apôtres ?
R : Déjà célèbre aux temps des premières missions chrétiennes, il a demandé le baptême à Philippe, en tant qu’initiation supérieure.
D : Comment expliquez-vous sa conduite par rapport à Pierre ?
R : Dans la demande qu’il fit à Pierre de lui conférer le Saint-Esprit par l’imposition des mains, il ne vit jamais de conflit avec ses propres principes. Il n’offrit pas d’argent pour acheter le Saint-Esprit, comme certains le maintiendront. Mais il offrit un prix légal et initiatique. Car il possédait lui-même l’Esprit d’un plus ancien degré.
D : Qu’a-t-il dit à Pierre qui lui parlait méchamment ?
R : Il lui offrit ces touchants mots de bonté et d’humilité ? « Priez pour moi afin que rien de ce dont vous m’accusez n’arrive. »
D : Qu’était Hélène pour Simon ?
R : Elle était le symbole de la douleur, l’image vivante de la chute dans la matière. Il l’aimait aussi noblement qu’un homme pouvait aimer.
D : Hélène méritait-elle cet amour ?
R : Oui incontestablement, elle le méritait par sa foi, sa dévotion, sa merveilleuse intelligence et son profond attachement au Révélateur.
D : Comment est mort le Mage de Samarie ?
R : Personne ne sait comment exactement. Des fables sont racontées à propos de sa vie, mais elles sont toutes apocryphes. Ces fables sont issues de la haine des chrétiens…
D : Simon a-t-il composé quelque traité ?
R : Oui, il a écrit le Antirrhetica Apophasis Megalê.
D : Qu’essaye d’expliquer la Gnose de Simon ?
R : Tout : Dieu, l’Homme et le Monde. La Trilogie de la synthèse.
D : Qu’il y avait-il au commencement ?
R : Le Feu. Dieu, dit Moïse, est un Feu qui consume tout. Le Feu, qui est très différent du feu élémentaire qui n’est qu’un symbole, a une nature visible et une nature mystérieuse. Ce secret, d’une nature occulte, s’enferme lui-même dans l’apparence. De la même manière, l’apparence s’enferme elle-même dans l’occulte. L’invisible est visible à l’Esprit. Mais les ignorants ne peuvent distinguer l’esprit, car ils ne connaissent pas les lois de la correspondance.
D : Dans la philosophie idéale, que serait ce feu ?
R : L’Intelligence et le Sensible, Puissance et Action, Idée et Parole.
D : Qu’est la matière ?
R : C’est la manifestation extérieure du feu primordial.
D : Qu’est l’Esprit ?
R : C’est la manifestation intérieure du feu primordial.
D : Que contient donc de Feu ?
R : Il contient l’Absolu et le Relatif, l’Informel et le Formel, l’Esprit et la matière, l’Un et l’Innombrable, Dieu et les émanations de Dieu.
D : Que pouvons-nous conclure de cela ?
R : Que ce feu, cause éternelle, se développe par des émanations, qu’il est en éternel devenir. Mais, en se développant, il est stable, il est permanent, il demeure. Il est Celui qui est, était et sera, Immuable, Infini, Absolu et Substantiel.
D : Pourquoi se développe-t-il lui-même ?
R : Car, bien qu’inchangeant, il n’est pas inerte ; l’Infini peut agir, car il est Intelligence et Raison ; car Dieu passe de la Puissance à l’Action.
D : Développez cette évolution.
R : La Pensée a une expression qui est le Verbe, le Logos. Ainsi, l’Intelligence se nomme elle-même, et en se nommant elle agit, évolue, émane, devient. En prononçant une pensée, cette Intelligence unit les moments de sa pensée ; elle lie ses pensées les unes aux autres par la Raison, comme Un devient Deux, comme Un devient Deux par émanation, le feu émane par deux, par couple, par syzygie. Et de ces deux, un est actif et l’autre passif ; un est masculin et l’autre est féminin ; un est Lui et l’autre est Elle. Ces émanations par couple sont appelées Saints Éons par la Gnose.
D : Nommez les Éons.
R : Dieu émana six Éons : Esprit et Pensée, Voix et Nom, Raisonnement et Réflexion. Et Dieu avait la puissance entière sur ces Éons.
D : Que firent les Éons ?
R : Pour atteindre Dieu, les Éons émanèrent de nouveaux êtres. La loi divine de l’analogie le demande ainsi. Ces couples continuèrent donc, masculin et féminin, actif et passif ; c’est l’échelle de l’Etre Suprême que Jacob gravit en rêve alors qu’il dormait avec sa tête sur la pierre sacrée du Beth-El. Les Eons montent et descendent les échelons mystérieux par couple. Ils forment une chaîne ininterrompue entre le monde et Dieu. Ils constituent la trame de l’Esprit et de la Matière, et la Loi qui les dirige et les lie est le Feu primordial, c’est l’Amour. Tel est le premier ou divin monde.
D : Parlez-nous du monde intermédiaire.
R : Six Éons, un reflet des six Éons supérieurs, le peuplent. Ils portent les mêmes noms.
D : Comment Simon appelle-t-il le second monde ?
R : Air incompréhensible ; le Père ou Unité y vit. Il évolue alors que le Feu se développe dans le monde divin. Il se manifeste par sa Pensée, Epinoïa. Il est également appelé Silence.
D : Qu’est-il arrivé ?
R : Epinoïa, l’Eon féminin du Silence, émana les Anges et les Puissances dont est issu le troisième monde, celui dans lequel nous vivons. Ces Anges voulaient la détenir captive, d’où la Chute qui demande une Rédemption.
D : D’où vient l’humanité ?
R : L’humanité est émanée par un de ces Anges, le Démiurge, le Dieu des Juifs et des Chrétiens.
D : Que devint Epinoïa ?
R : La Pensée, tenue captive par les Anges, fut ramenée par son instinct célestiel et elle se désespéra encore plus pour le Silence, le Père qu’elle avait quitté. Les Anges la gardèrent en la faisant souffrir. Ils l’enfermèrent dans une prison, le corps humain. C’est à partir de là que l’exil maléfique commença et, donc, au travers de tous les siècles, son exil douloureux continue par des transmigrations successives. C’est la chute de la Pensée dans la Matière, c’est une déchéance, c’est l’origine du mal.
D : Et ?
R : Puisque tout est en décadence, la Rédemption est nécessaire. Epinoïa se réincarne au travers des âges, d’une femme dans une autre femme, comme une fragrance qui passe d’un vase à un autre. C’est de cette manière que Simon rencontra Hélène, qui était une incarnation de la Pensée, appelée Epinoïa, il l’aima, il la transfigura, il la sauva et il appliqua la parabole du mouton qui était perdu et retrouvé.
D : Résumez tout cela.
R : Comme Simon a sauvé Hélène de la dégradation suprême, le Sauveur, envoyé du Père, descendit dans ce monde sous une forme astrale et il délivra la Pensée de la tyrannie des Anges injustes. En Judée, il est appelé Jésus et le Fils, en Samarie, il était appelé Simon et le Père. Pour les races futures, il sera le Saint-Esprit que nous attendons, la Grande Vertu de Dieu, la Femme qui est à Venir.
L’Échelle de Jacob, William Blake, 1800.
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