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Quelle est la plus grande richesse, Marie-Claude ? 11 août, 2008

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution , 3 commentaires

Quelle est la plus grande richesse, Marie-Claude ?

 

Un homme de grande spiritualité, un sannyasin, approchait la périphérie d’un Village en Inde…

Il s’installa pour la nuit sous un arbre, quand soudain un villageois courant vers lui, cria :

‘La pierre ! La pierre ! Donnez-moi la pierre précieuse ! ‘

‘Quelle pierre ?’ demanda le sannyasin.

‘La nuit dernière, le Seigneur Shiva m’est apparu en rêve, dit le villageois, et me dit que si j’allais à la périphérie du village à la tombée de la nuit, je trouverais un sannyasin qui me donnerait une pierre précieuse qui me rendrait riche pour le restant de ma vie…’

Le Sannyasin fouilla dans son sac et en sortit une pierre :

‘Il voulait probablement dire celle-ci, dit-il, en tendant la pierre au villageois : je l’ai trouvée dans un sentier de la forêt, il y a quelques jours. Tenez, Je vous la donne…’ dit le Sannyasin, en toute simplicité.

Le villageois regarda la pierre Précieuse avec émerveillement : c’était probablement le plus gros diamant du monde…

Il prit le Diamant, et s’éloigna rapidement.

Toute la nuit, il se retourna dans son lit, incapable de dormir.

Le lendemain, dès l’aube, il éveilla le Sannyasin et lui demanda :

‘Donnez-moi la Richesse Intérieure qui vous permet de donner ce Diamant avec autant d’aisance…’

diamant.jpg

Δ Δ Δ

‘N’oublie pas de te demander à toute occasion s’il ne s’agit pas de quelque chose d’inutile.’

Le Livre tibétain des morts

Δ Δ Δ

‘La vie est courte, le temps Fugace.

Réalise ton être.

La pureté du cœur est la porte qui mène à Dieu.

Aspire.

Renonce.

Médite.

Sois bon ; fais le bien.

Sois généreux ; sois compatissant.

Cherche ; connais-toi toi-même.’

Sivananda

Δ Δ Δ

Merci à mon F:. Hugues pour cette communication


 

Protégé : L’éthique maçonnique. Le franc-maçon entre le doute et la certitude.- 2° -

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AU PAPE : une lettre perdue 8 août, 2008

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution , ajouter un commentaire

AU PAPE : une lettre perdue

 

 

Pour anéantir la rumeur (infamante selon laquelle il avait ordonné l’incendie) Néron supposa des coupables et infligea des tourments raffinés à ceux que leurs abominations faisaient détester et que la foule appelait chrétiens.

 

Ce nom leur vient du Christ, que sous le principat de Tibère, le procurateur Ponce Pilate avait livré au supplice; réprimée sur le moment, cette détestable superstition perçait à nouveau, non pas seulement en Judée, où tout le mal avait pris naissance, mais encore à Rome, où tout ce qu’il y a d’affreux et de honteux dans le monde afflue et trouve une nombreuse clientèle.

Tacite (Annales L. XV)

 

 

 

Je me demande parfois s’il est vraiment sage d’attendre des esprits un rapprochement, et des coeurs une communion, qui soient autre chose qu’une réussite momentanée.

 

Les préparations les plus longues et les espoirs les plus hauts doivent-ils tous finir dans l’éclair d’un instant ?

 

 

La reconnaissance de l’autre, et la compréhension respectueuse entre hommes de bonne foi n’est-elle donc le fait que d’un moment fugitif, et l’ombre qui la suit doit-elle inéluctablement nous replonger dans plus de solitude ?

 

C’est cependant de pareilles réussites qui donnent de l’humanité une image défiant les siècles. Certitudes sans lendemains qui assurent les lendemains, faut-il que les regards se croisent et se perdent ?

 

Après tout, il se peut que l’Église de la liberté, que la fraternité des coeurs ne puissent jamais être qu’une Église et une fraternité invisible. Une Église et une fraternité hors du temps. Je me refuse à dire hors de ce monde.

 

 

Si j’avais la naïveté de croire à la portée d’un message – mais seuls les purs ont l’audace et l’ingénuité qui survolent l’abîme – je rédigerais une lettre à l’adresse de celui qui représente pour beaucoup de mes contemporains, la Parole de Vérité.

 

Et je m’adresserais ainsi, pour la forme, à celui qui a repris de César le titre de Souverain Pontife.

 

Mais je souhaiterais, au-delà, ou en deçà de sa personne, que des esprits en quête de loyale vérité et en souci des voies de leur salut m’entendent.

 

Je ne me fais pas d’illusion. La Voix qui s’élève dans le désert a retenti, mais ceux qui devaient l’entendre l’ont entendue en leur cœur, et nul autre ne l’a perçue.

 

Car je n’ai pas les moyens de sonner au champ les trompettes de la renommée. Ce pouvoir appartient aux puissants, dont vous êtes, O Serviteur des Serviteurs de Dieu.

 

 

 

 

Ma lettre donc ! J’en devine le titre: D’un excommunié de bonne volonté au Pape, pour le remercier de lui avoir accordé la liberté.

 

J’en esquisse déjà dans ma tête les formules les plus directes. C’est un jeu, de ces jeux que l’on joue quand on oublie un moment qu’on est seul.

 

 

Le Vatican donc vient de rappeler la validité des excommunications prononcées à l’égard de tous les Francs-maçons.

 

Je vous entends bien. Entre les Lefèvre qui anathématisent et voient dans les Francs-maçons les fils de Lucifer, et les Riquet qui se promènent dans le monde en décernant des brevets de bon maçonnisme, je comprends qu’il vous ait fallu trancher.

 

Il est apparu plus sage de rappeler les textes antérieurs.

 

Vous n’avez pas négligé sans doute l’opportunité, même si votre Vérité étant éternelle, les tribulations de ce monde ne vous importent vraiment que lorsqu’elles atteignent l’appareil religieux.

 

Il me semble en effet que l’Espagne, l’Irlande et les Philippines, sans compter la Pologne, vous fournissent matière à réflexion. Mais qui suis-je pour aborder de tels sujets ?

 

 

Aussi permettez-moi avec tout le respect qui est dû à un homme qui fait son métier, et la déférence requise à celui qui assure de lourdes responsabilités, estimant à sa valeur la tradition que vous incarnez, de m’adresser à vous, moi indigne.

 

Votre fonction doit vous rendre attentif aux signes de ces temps. Et ma lettre est un de ces signes.

 

 

Je n’ai, rassurez-vous, point de requête à présenter, et je n’attends nulle réponse. Mon devoir m’apparaît tout simple, à votre égard comme à l’égard de mes semblables: témoigner de mon existence.

 

Car je vis dans ce siècle, sans honte, et sans regret, homme parmi les hommes, et pourtant excommunié, c’est-à-dire à l’écart de ceux qui se disent témoins de l’éternelle Vérité.

 

Assurément, je sais bien que cette excommunication ne vise pas mon humble personne.

 

Cependant, elle est une façon de désigner du doigt, et je me demande si votre charité ne s’en émeut pas ?

 

De plus, elle signifie qu’une porte est fermée devant moi. Que quelqu’un a fermé cette porte. Que je ne peux aller vers vous ou vers ceux qui vous reconnaissent, sans un renoncement.

 

Ma porte à moi est toujours ouverte.

 

Et je n’ai nul désir de renoncer. Toutefois, si vous croyez vraiment en un Dieu qui nous a créé, comment pouvez-vous m’interdire la porte ?

 

Serviteurs et fidèles d’un Christ qui a voulu mourir par amour des hommes, ceux qui se disent catholiques ont-ils pouvoir de rejeter de la communion spirituelle un certain nombre de leurs semblables ?

 

Comment pourraient-ils en appeler après un tel déni de la plus élémentaire justice ?

 

N’attendez plus de les voir redemander merci. Ils ne songent ni à se justifier, ni à recevoir une quelconque absolution.

 

Ils ne se demandent peut-être même plus ce qu’on leur reproche.

 

 

Quand je m’interroge, pour mon propre compte, la réponse m’étonne toujours et aujourd’hui plus que jamais.

 

Car si je comprends bien ma faute est de vouloir étendre à tous le message de celui que vous dites servir.

 

 » Aimez-vous les uns les autres ».

 

Belle façon d’aimer que de refuser et le pain et le vin, et de chasser du toit familial celui qui prétend servir ce précepte.

 

Et, précisément de vouloir en faire une vérité pour tous, sans distinction de race, de rang, de religion, de croyance, pas plus que de fortune ni de talent.

 

Mais, peut-être, avez-vous raison: c’est une folie et naïfs, nous sommes coupables, dupes, on peut nous mépriser.

 

Toutefois, chercher la vérité qui pourrait nous unir et nous donner courage, au-delà des apparences, des préjugés, des opinions reçues, et tenir cette recherche pour la condition nécessaire au progrès moral, est un si grand péché ?

 

Oui, me dites-vous à l’oreille: mais cette excommunication ce n’est plus grand-chose. Vous allez jusqu’à prétendre que je ne peux la prendre au sérieux comme je feins de le faire. Et c’est pourquoi je parlais tout à l’heure de l’Espagne. Bernanos en fut épouvanté.

 

Pardonnez-moi donc: cette excommunication, comme mon témoignage, est un signe. Elle révèle que d’autres raisons que celles qu’on avoue justifient les décisions de rappel.

 

Un de vos prédécesseurs ne s’en cachait pas « Et pour des raisons ou motifs de nous connus ».

 

De nous connus ! ! !

 

Il est donc des juges, des hommes juges, qui condamnent sans dire pourquoi ?

 

On a eu l’affaire Dreyfus. Mais on n’a jamais osé vous dire: quelles sont les pièces de notre procès que vous n’avez pas révélées, au moins à la défense ?

 

Mais soyons clairs: je suis personnellement surpris que la découverte de tant de peuples et de tant de croyances ne vous ait pas fait comprendre qu’il est bien d’autres façons de servir Dieu que la vôtre.

 

Je crois même que tous les hommes servent Dieu à leur façon, et qu’elles lui conviennent. Et tous ces hommes qui s’humilient devant une puissance inconnue, cela fait, vous en conviendrez, une plus riche couronne de sacrifice que celle que vous lui tendez du haut de votre trône.

 

Je suis de ceux, après tout nombreux, qui se demandent si l’une des façons de servir Dieu n’est pas précisément de ne pas croire en lui:

 

Je veux dire, qui, soucieux d’agir en homme, ne s’occupent pas de ce qu’ils ignorent, et de ce qu’ils ignoreront toujours.

 

Faudrait-il à tout prix adorer cette image que certains de vos fils bien-aimés se font du Souverain suprême ?

 

Cependant la question n’est pas là

 

Pour moi, elle est toute dans cette certitude qui est la vôtre d’avoir à trancher des mérites des hommes.

 

Vous affirmez que Dieu seul est juge ! Soit. Mais, alors, pourquoi exclure d’une communauté ceux qui n’ont pas demandé à l’être ?

 

Ou alors, c’est que vous refusez de composer tout en accommodant les formes juridiques. Double imposture si cela était.

 

En tout cas, me voici. Excommunié parce que baptisé à huit jours dans la plus parfaite inconscience, j’ai pris à l’âge adulte l’engagement, en adhérant à l’ordre des francs-maçons d’aimer les hommes, mes frères, et de chercher la vérité avec toute mon âme.

 

Je reconnais bien volontiers que je n’ai pas été à la hauteur de cet engagement. Je veux dire qu’il eût été facile de me prendre en défaut et de me condamner pour un orgueil bien imprudent. Des résolutions si nettement au-dessus des forces humaines ne pouvaient rendre mon engagement que ridicule et sacrilège. Au cours de mon existence, je ne me suis jamais trouvé à la hauteur d’une prétention aussi excessive que celle que j’avais librement affirmée.

 

Est-ce là ma faute ?

 

Mais, ce que j’ai fait, et comment j’ai vécu ne regardait plus votre Église, car je savais en m’engageant que je quittais votre communion.

 

Mon salut vous intéressait-il du jour où j’avais cru pouvoir répondre à l’élan de mon coeur. Quelle admirable charité que celle dont j’aurais été capable, en pardonnant à ceux qui s’étaient montrés si tolérants au cours de l’histoire !

 

 

Il a donc fallu que je vive, que je m’arrange tant bien que mal avec moi-même; avec les autres aussi. Et bien sur avec vos fidèles, Saint Père, qui n’ont pas toujours été indulgents,il a fallu naturellement que je m’arrange avec la vérité. Cela n’a pas été facile car nulle part hormis dans vos églises, on ne la trouve toute faite. Pas même, j’en viens à le croire, au sein de vos communautés. Comment je m’en suis tiré ?

 

 

Est-ce que je m’en suis tiré, à vrai dire ? Et suis-je donc au bout de mes peines. J’aurais peut-être au fond dû m’en remettre à vous. Oui, mais voilà, je suis ce que je suis, incapable de reniement tant que je peux faire autrement.

 

Pas un héros, oh I non, mais non sans amour-propre. Et c’est cela que je devais vous dire. Au moment où il n’est pas si facile pour vous de sortir de difficultés dont le dernier concile a exprimé l’ampleur.

 

Certes, je n’aurai pas l’impertinence de tenir ma situation pour exemplaire.

 

Mais il est intéressant de constater que, exclu de la communauté catholique, je me vois dans le camp de la communauté humaine non catholique du simple fait d’une intolérance. Et je me demande si en fait, ce n’est pas là un service qui m’est rendu.

 

On ne questionne pas les princes. C’est donc à moi que je pose les questions.

 

Dans quelle mesure le clergé, le vôtre ou tout autre de l’espèce, dans quelle mesure le clergé ne garde-t-il pas la nostalgie d’un pouvoir qui lui permettait de régner par la peur, et la haine ?

 

Dans quelle mesure est-il nécessaire aux manifestations de l’orgueil temporel, à l’expression de l’humilité spirituelle des hommes qui se disent oints du Seigneur, de brandir la menace, de prononcer la peine ?

 

Aussi bien, ne règnent-ils donc que sur des âmes asservies ?

 

Car la menace et le prononcé de la peine ne contribuent sans doute qu’à l’asservissement des faibles et non à l’amendement des forts. Tout ce qui participe de l’inconnu et du mystère augmente la peur. Or, il y a assez de mystère dans le monde, et de violence, et de menaces naturelles pour que la peur n’ait pas besoin d’être encore entretenue par nos pasteurs.

 

Il est vrai que lorsqu’un châtiment n’est plus ressenti comme tel on peut s’interroger sur sa légitimité. La condamnation qui frappe ceux qui sont exclus de la communauté catholique justifie notre volonté d’être à la fois des êtres libres, responsables et conscients des limites de leurs moyens.

 

Vous n’avez cessé de débattre, et vos condamnations le prouvent, du mystère incompréhensible de la liberté de l’homme, et du conflit de chacun avec l’obéissance aux lois. Vous n’avez cessé d’en débattre, malgré la parole de Jésus qui vous conseillait de rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est à dire à faire la part de la liberté de chacun.

 

Vous avez préféré prendre la part de César, et sa place tant qu’on vous l’a laissée à Rome.

 

Votre histoire est un long récit de condamnation. Vous étiez les souverains et les détenteurs d’une vérité. Mais combien de fidèles avez-vous perdus en essayant de limiter les recherches de ceux qui n’étaient pas satisfaits de celle que vous proposiez ?

 

Avez-vous peur des libres chercheurs ? Oh ! non pas en tant qu’homme sans doute, mais en tant que principe.

 

Je ne doute pas de votre courage. Mais l’institution, l’ordre établi où vous tenez encore une si bonne place ne vous paraissent pas menacés par les esprits inquiets, par ceux que rien ne satisfait, ni le travail, ni la justice, ni l’espoir qui leur est laissé ?

 

Auriez-vous pu oublier – mais non, ce n’est pas possible -que la seule charité, l’amour inconditionnel du prochain nous avaient été assignés comme réponse à la contradiction qui s’élève entre la liberté de chacun et le devoir à l’égard de tous ?

 

Le Christ vous a bien dit que notre royaume n’est pas de ce monde. Au nom de qui, au nom de quoi prétendez-vous décider ici bas ?

 

Si encore vous reconnaissiez en toute humilité que vous ne pouviez pas mieux que d’autres venir à bout des difficultés de la communauté des peuples ! Vous avez assez éprouvé votre faiblesse tant que vous avez régné sur les provinces d’Italie. Quel exemple avez-vous donné qui puisse inspirer le respect?

 

Si donc, vous essayez de comprendre les audaces, et y voir la marque de la générosité du cœur, et non celle de la perversité des esprits peut-être seriez vous plus près de votre vocation. Après tout, si vous avez peur du diable au point de soupçonner toute initiative comme inspirée par lui, comment voulez-vous que l’on se rassure ?

 

Mais vous ne voulez peut-être pas rassurer. Vous vous accommodez des vérités de l’heure, et changez de compromis avec les lieux et les temps.

 

Votre sens de la propriété par exemple: vous êtes vous opposés aux déchaînements des appétits que le travail des forces mécaniques a déchaînés ? Vous ne l’avez fait que lorsque le sentiment d’une justice plus haute , que celle du droit et de l’avoir, a été rendu évident par le sacrifice répété de plusieurs générations ouvrières.

 

Et vos déclarations actuelles ne sont plus un refus sublime, mais seulement de l’opportunisme à peine assez dangereux pour n’être pas avilissant.

 

Choisissez entre ce monde et l’autre, mais ne condamnez pas ceux qui dans ce monde font face à des difficultés que beaucoup d’entre les vôtres ont entretenues.

 

Autre exemple: Votre amour de la paix.

 

Vous a-t-il jamais empêché de bénir les combattants, les armes, et de célébrer le Te Deum ?

 

Aujourd’hui que la sécurité de votre organisation est assurée par le très relatif triomphe du respect humain, de la tolérance idéologique, et de la dignité des personnes, vous prenez soin de proclamer votre désir de paix. N’avez-vous plus de croisades à prêcher, ou réservez-vous votre prédication pour de meilleures circonstances ?

 

Ne serait-il pas plus noble de reconnaître votre impuissance et de la clamer par le monde ? Peut-être le désespoir est-il plus salutaire en définitive que l’espoir toujours détourné ?

 

Mais, à quoi bon argumenter ! Depuis le temps, vous avez des réponses à tout dans les archives de vos palais. Seulement, la vie chaque jour recommence. Il s’agit pour chacun de nous d’être, et d’être en son âme et conscience, aussi humain et aussi fraternel qu’il se peut.

 

Allez-vous m’en faire reproche ?

 

Que non pas, dites-vous, mais vous n’êtes plus des nôtres.

 

 

C’est bien cela qui me paraît grave. Ce n’est pas ce que je suis qui vous importe, mais que je veuille être aussi avec d’autres.

 

Pour m’aider dans l’intelligence des réalités de ce monde, je crois devoir interroger la diversité des croyances, les conflits nécessaires, les valeurs érigées en systèmes, les résultats de tant de recherches, bref, une vérité qui n’échappe que parce qu’elle s’élabore dans la libre divergence de tous ceux qui essayent d’en approcher.

 

Toutes les contradictions qui nous sollicitent ne sont-elles pas résolues par la vie, et ne sont-elles pas autant de témoignage de la communauté des destins assignée à tous les représentants de l’espèce.

 

Mais je me trompe. Vous avez, vous aussi, des chercheurs. Seulement il vous les faut sous l’uniforme.

 

Si, comme vous le dites, et comme on peut le supposer, la volonté de Dieu est votre loi, il vous est difficile de nier que cette volonté se manifeste dans la diversité des consciences, dans l’épanouissement des oppositions et dans le triomphe du renouveau perpétuel sur les formes permanentes.

 

Il ne vous est non plus possible de prétendre, connaissant ce que vous connaissez aujourd’hui de l’Univers, que votre seule Parole est la Parole, que seuls vous êtes inspirés, que seuls vous détenez le Vrai.

 

Une part, sans doute, oui, mais laquelle ?

 

Il faut donc que quelqu’un prenne acte, et témoigne d’une foi qui semble vous être en partie étrangère.

 

Tout ce qui limite la vie est une trahison.

 

Quiconque, au demeurant, qui rejette, finit par se trouver rejeté à son tour. Quiconque excommunie finit tôt ou tard par se trouver exclu de la communauté. C’est là une loi de ce monde. Comment avez-vous pu l’oublier?

 

L’univers ne peut être que dans la diversité des manifestations et dans la mesure où ces manifestations le constituent.

 

Il n’y a pas de cohérence, ni d’harmonie, il n’y a pas d’union là où il n’y a pas échange, et la diversité en est la condition, car c’est par la relation que se définit l’être.

 

 

Là où est la diversité durent la vie et l’espérance.

 

Là où tout est figé, uniformisé, il n’y a pas de place pour le merveilleux épanouissement de la vie.

 

Ainsi, nous voilà donc, et vous voilà, moi et les autres, vous et les vôtres.

 

Qui oserait parmi vous, et dans le fond de sa conscience éclairée affirmer qu’au regard de Dieu, nous ne nous valons pas ?

 

Je vous laisse donc la responsabilité – c’est le moindre privilège de l’antériorité qui est la vôtre d’avoir substitué, par un étrange- abus de langage, l’Église, au Royaume, les catholiques, au peuple de Dieu.

 

Cela n’a plus d’importance d’ailleurs, quand on sait que la roue est juste ce qui entraîne le vaste monde. Juste. Pas bonne, pas mauvaise, juste, c’est à dire en fait sans passion et sans affection.

 

Je vous accorde, selon vos propres déclarations qu’à faire partie du peuple de Dieu tous les hommes sont appelés. C’est pourquoi, ce peuple, dites-vous, demeurant uni et unique est destiné à se dilater aux dimensions de l’Univers entier et à toute la suite des siècles.

 

Mais par qui appelé, et comment uni, c’est ce que vous ne savez pas plus que moi, bien que vous vous persuadiez être cet unificateur et c’est ce qui importe peu, dans la mesure où la force des choses fera de la planète une simple demeure.

 

Je vous rappelle seulement que l’on se hait aussi bien dans les simples habitations autour du foyer familial, que sur la planète entre peuples. Le problème n’est donc pas la

 

Je ne saurais dire en effet quelle est « la volonté de Dieu » ni si « le Christ est l’héritier de l’Univers », cela me parait bien présomptueux, en dehors d’une signification symbolique.

 

Encore moins m’est-il possible de supposer que les chercheurs de Vérité qui ne se réfèrent pas à votre langage seront exclus de la communauté humaine.

 

Car à mes yeux, nous sommes tous appelés à partager le pain, et à nous abreuver au vin de l’esprit. Sinon en naissant, du moins tout autant que la faim, la soif, la peur nous épargnent assez pour nous permettre cette communion. Et avouez que pour vaincre la faim, la soif, et la peur, les travaux et les jours de l’homme sont plus immédiatement nécessaires que la contemplation agressive de l’image de Dieu particulière que chacun prétend privilégier.

 

J’ai la conviction que le mot Dieu est un pis aller. Que tout se passe au niveau de la foi des hommes (la foi – je ne dis pas la croyance).

 

Cette conviction, si je pouvais supposer qu’elle ne soit pas vôtre, je me trouverais confirmé d’avoir mérité cette excommunication que j’ai librement acceptée. Car exclu à vos yeux – pour l’Eternité, mon existence même témoignerait de votre erreur.

 

C’est pourquoi, en attendant sans impatience que les fils des hommes et les représentants de Dieu aient compris la puérilité de leurs attitudes d’ignorance et de mépris réciproque, je vous adresse l’assurance de ma sérénité.

 

 

Cette sérénité, je l’ai conquise malgré vos prêtres et vos bonnes femmes, malgré vos hommes et leur ostracisme, malgré les menaces des Etats dont vous vous êtes servis et qui vous ont servi, malgré les flammes de votre enfer.

 

C’est ici et maintenant que se vit l’enfer des hommes. Nous avons sous les yeux assez de drames pour ne pas jouer, me semble-t-il, à des jeux d’un autre âge.

 

 

Qui vous demande quoi que ce soit, sinon le respect du à tout être – à toute créature, diriez-vous ?

 

Si vous voulez que les droits des hommes soient respectés, commencez à respecter vous-même les droits de toute conscience.

 

Que si je devais répondre maintenant à ceux qui s’interrogeraient sur le sens de cette lettre, je dirais simplement ceci:

 

L’Église, une église, des prêtres, des officiants, il en faut et il y en a partout.

 

Mais il faut également des hommes pour témoigner.

 

Même si parmi les fonctionnaires de Dieu tous n’éprouvent pas l’amour qu’ils professent, ils servent l’homme. Les deuils, les douleurs, les naissances, les évènements de la vie appellent les hommes auprès de leurs frères. Il faut des maîtres de cérémonies.

 

Et il faut que les liens soient tissés.

 

 

Mais c’est au-delà de la peur, au-delà de la douleur, au-delà de leurs différences que les hommes doivent se sentir frères ,ni dans le mépris, ni dans une universelle pitié, mais dans un effort conscient et volontaire pour bâtir la cité terrestre.

 

A cela, nous vous convions tous. Des fondations au faites, tous nous avons à faire.

 

Jean MOURGUES

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Protégé : Le Bleu – 1° - 6 août, 2008

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Instruction 2 août, 2008

Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Humour , ajouter un commentaire

Instruction

 

Un frère Second Surveillant interroge un apprenti en vue de son augmentation de salaire dans une Loge mixte.

- Quel age as-tu mon frère apprenti
- Trois ans!
- Et pourquoi cet age ?
- Parce que je ne sais ni lire ni écrire
- Où se situe la Colonne des apprentis
- Au nord !

Etc.

Le questionnement continue pendant une demi-heure, et le frère apprenti
ne fait aucune erreur au point d’en être presque agaçant !

Bien évidemment, le frère Second Surveillant se déclare satisfait, mais la
Vénérable Maîtresse exprime qu’elle désire à son tour lui poser quelques questions. Personne n’y voit d’objection et la VM commence.

- Bon, mon frère apprenti, la vache elle en a 4 et moi j’en ai 2, qu’est ce que c’est ?
- Les jambes, Vénérable Maîtresse.


- Correct, qu’est-ce qu’on trouve dans tes pantalons et pas dans les miens ? Le Second Surveillant s’étonne de la question…
- Des poches, Vénérable Maîtresse.


- Bien mon frère apprenti, qu’est-ce que les hommes et les femmes ont en plein milieu et qui est en double ? Le Second Surveillant fait signe à l’Orateur qui se prépare à intervenir lorsque le frère apprenti répond:
- Les yeux Vénérable Maîtresse.


- Où est-ce que les femmes ont les poils les plus frisés ?
- En Afrique, vénérable Maîtresse ! Répond l’apprenti sans hésiter.


- Qu’est-ce qui est mou mais qui, avec les mains d’une femme, devient dur ?

Le Second Surveillant ouvre grand les yeux mais avant qu’il ait le temps de parler, l’apprenti répond :
- Le vernis à ongles, Vénérable Maîtresse


- Qu’est-ce que les hommes et nous avons au milieu des jambes ?
- Les genoux !


- Bien, et qu’est-ce qu’une femme mariée a de plus large qu’une femme célibataire ? L’Orateur n’en croit pas ses yeux et le Second Surveillant baisse les bras!
- Le lit, Vénérable Maîtresse.


- Qu’elle est la partie de mon corps qui est souvent la plus humide?
- Votre langue, Vénérable Maîtresse.

 

- Quel mot commençant par la lettre C… désigne quelque chose qui peut-être humide ou sec et que les hommes aiment regarder ?

- Le ciel ! Affirme l’Apprenti


- Le Second Surveillant, transpirant comme un sauvage décide d’arrêter le questionnaire et s’exclame :
- Ce n’est pas sur la colonne du Sud qu’il faut qu’il aille mais directement à l’orient ! Même moi j’aurais eut tout faux !

Morale de l’histoire : (Je vous laisse l’écrire…)

 

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Protégé : LE(s) SILENCE(s) – 1° degré -

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Big Bang ? 1 août, 2008

Posté par hiram3330 dans : Non classé , 13 commentaires

 

 

 

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La Voûte Étoilée

vient de donner naissance,

par scissiparité volontaire,

à la Voie Lactée

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Désormais la Voûte Étoilée (www.hiram3330.unblog.fr)

se consacrera principalement à ses recherches …

alors que la Voie Lactée (www.chris.unblog.fr)

poursuivra son chemin dans le domaine de

l’Imaginaire …

eternitydarrellglidden.jpg

Les deux espaces intemporels

restent néanmoins liées .. unis …..

car l’Espace et le Temps,

qui n’existent pas,

sont indissociables …….

gompa.jpg

Les Deux en Un

seront toujours heureux

de votre visite,

de vos commentaires,

de vos contributions … si vous le souhaitez …..

planeteagua.jpg

Chris

le Premier d’Août 6008

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