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Bêtisier Maçonnique … 6008 31 décembre, 2008

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BETISIER MACONNIQUE

 

Un  V:. M:., qui avait été dans le profane un dirigeant d¹entreprise, à un jour fermé une Tenue d¹Apprentis en disant Je ferme cette Loge d¹Appointés.

De Pierre Dac alors 1er Surv.:. « V:. M:. le sac a provisions et le trou de la veuve sont a votre disposition »

En vrac : « F:. et S:. qui déconnez sur les colonnes » ou après une demande de parole un Surv: « Tu as la colonne mon F.°. »

Une S:. 1er Surv.:. (au DH le nom des office reste invariablement au masculin) « V.°.M.°. en tant que  première surveillante , euh pardon V:. M:., c’est mon sexe qui ressort » fou-rire, et pour se reprendre : »bon il faut que je me taise car plus je parle et plus je m’enfonce »

En droite ligne du « le tronc de la vieille entre les colonnes », entendu cette semaine en tenue.

Dans une loge féminine et tropicale : Lors d’un rituel spécial réserve a trois soeurs pour une augmentation de salaire alors que la V.°.M.°. s’inquiétait de l’organisation: « les soeurs ont-elles leurs outils ? » il lui fut répondu : « V:. M:. toutes les soeurs ont leurs règles »

Une soeur :  a paris, alors  qu’elle promenait son chien, vers la rue cadet, vers minuit, elle croise un monsieur elle lui dit « bonsoir mon frère » il rétorque « comment sait tu ma soeur que je suis un frère » elle répond « parce que tu n’as pas enlevé ton tablier , mon frère ».

Pour rester dans les mêmes idées, que penser de l’ Orateur qui demandait « qu’en toute humidité vous n’oubliez jamais votre serpent » confondant le taux d’humidité de l’humilité du serment.

 » un F.: planchait sur la solidarité. La planche durait, durait… Survient le moment ou l’orateur évoque l’une des meilleures illustrations de la solidarité maçonnique : la chaîne d’Union. Il dit alors : « C’est un moment si intense, nous sommes alors si proches, nous nous serrons à ce point qu’on peut se sentir le bout… euh, le pouls ». Difficile alors de garder son sérieux

Mes FF:. nous avons laisse nos motos a la porte du Temple…

Initiation: le M:. d C:. , lorsque le nouvel initie a été réintroduit après avoir remis de l’ordre dans ses vêtements, a prononce distinctement la phrase suivant: « V:.M:., on frappe a la porte en abruti »…

Dans la série mieux vaut l’entendre que le dire, je cite cette belle parole d’un F:. premier surveillant après une planche sur Jonathan Livingston le Goeland :  » V:. M:. les colonnes sont mouettes « 

V:. M:. le soir de son installation  » Les clients sont satisfaits …. »

Dans une loge féminine: « Sœur couveuse faites votre office.. ».

A une instance à l’Or.: « Vénérable Grand-mère… »


Lapsus du 2ème Surv
:. V:.M :., le F:. Hosp :. et la S:.  Tres.:. ont rempli leurs orifices »

Tel ce frère africain qui lors d’un vote « à boule » dit au V:. M:. « vénérable maître… j’ai deux boules noires! »… puis qui se rends compte du double sens… et qui se met a rire avec l’ensemble des frères!

Ce jeune compagnon qui remplace le couvreur alors que l’on doit recevoir un grand officier provincial. Emu il annonce le > visiteur ainsi: « vénérable maître, le GADLU demande l’entrée du temple ». et le véné sans se démonter : « mes frères, tous à genoux pour le GADLU ».

A la clôture des travaux le V:.M:. dit  » en « puisqu’il est l’heure de nous cuiter. » au lieu de «  puisqu’il est l’heure de nous quitter ».

Le temple est dûment huilé.

Lors d’une initiation dans une autre loge, le profane avait eu largement le temps de la réflexion et s’en était ouvert lors de ses impressions d’initiation. Il avouait avoir compris , le sel, la terre, le soufre, Vitriol, etc. Toutefois il se perdait encore en conjectures sur la symbolique cachée derrière le rat qui était venu puis reparti avec le pain….

Mésaventures survenues lors de cérémonies d’initiation  Lors d’une initiation l’impétrant est amené dans le cabinet de réflexion où il est laissé tandis que les travaux continuent avec force et vigueur.  La loge, située dans l’ancienne demeure de la nourrice de François 1er possède des souterrains propices à l’installation des cabinets de réflexion.

La discussion se prolongeant, l’ atelier est alerté par une fumée assez dense qui monte du sous-sol. Le Maître des Cérémonies est requis d’aller voir ce qui se passe. Il trouve les souterrains enfumés par la combustion du support de la bougie qui s’est renversée.  Le profane, pensant que cela faisait partie du rituel, restait imperturbable sur la chaise qui lui avait été assignée…

Le Secrétaire, lisant le tracé des derniers travaux, a mentionné le « tronc des hormones »?

Comme lorsque  1a surveillante a annoncé au V\M\son époux: V:. M:. le sac aux propositions et le tronc de TA veuve sont à ta disposition…

D’enfermer notre Soeur en un lieu sûr et sucré (une diabétique en manque !)

Le F.·. Orat:., communiquant l’ordre du jour de la prochaine Ten:. (Init.·. Solenn.·. au 1er Degr.·., le samedi 7 octobre à 16h): « …smoking et gland blanc… ». Les SS.·. ne sont pas admises.

Le V:. M:. officiant (non titulaire de la charge) était une célèbre présentatrice de la TV (souvenez-vous, les Belges, de l’expo 58…).
Dans les préliminaires, elle a dit: « Dans l’EMISSION que vous allez suivre… ».

Atelier, au GO, le F.°. Secrétaire avait préparé non des testaments philosophiques mais des testaments tout courts… qui existent au GO quand un F.°. souhaite léguer des trucs à l’Atelier ou à l’Obédience.
la lecture des testaments des 3 profanes initiés ce soir-là a été du genre « je lègue tous mes biens à ma belle-soeur bien-aimée, ma montre en or à mes enfants… » !!!

Loge féminine

Lors d’une cérémonie la V:. M:. avant de mettre l’atelier en récréation dit:
« Nous allons nous occuper
  des préservatifs »
à la place « en raison des préparatifs »

Lors du tuilage pour son élévation à la MM.: un F.:
psychiatre de profession, a dit : « Le point G m’est connu »

Cérémonie d’initiation. Le second S:. lis les statuts généreux !

Passage sous le Bandeau :

V:.M:. demande au profane d’arrêter de Testiculer (Gesticuler !).

La tranche placée  au lieu de planche tracée !

Loge Féminine :  Les matrones sur les colonnes !

Installation du collèges des Of :. :

Le collège des Off:. est entre les commodes

 

Merci à mon F:. JANLOU

de ce bêtisier … si vrai

pour ce 31 décembre 6008 

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Protégé : LE PARRAIN – 1° - 28 décembre, 2008

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Protégé : La Loge est-elle le centre de l’union ? – 1° -

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LE RÉGIUS

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LE RÉGIUS
(Manuscrit datant environ de 1390)
STATUTS DE L’ART DE GÉOMÉTRIE SELON EUCLIDE.

Celui qui se donnera la peine de chercher et de lire, trouvera dans un vieux livre l’histoire de grands seigneurs et dames qui avaient beaucoup d’enfants, et n’avaient pas de revenus pour les entretenir ni en ville, ni aux champs, ni dans les bois.
Ils tinrent conseil par amour pour leurs enfants, afin de voir comment ils pourraient mener leur vie confortablement, sans souci et sans lutte. Ils étaient fort préoccupés par le sort de leurs descendants après leur mort. Ils envoyèrent alors chercher des clercs instruits pour leur enseigner de bons métiers.
 » Et nous les prions, pour l’amour de Notre Seigneur, de donner à nos enfants un travail qui leur permette de gagner leur vie de façon décente et honnête, et en toute sécurité « .
C’est ainsi que, grâce à la bonne géométrie, cet honnête métier qu’est la bonne maçonnerie fut constitué et créé, et mis au point par les clercs. À la demande des seigneurs ils créèrent un art qu’ils nommèrent maçonnerie, en se basant sur le modèle de la géométrie, décidés à en faire le plus honnête des métiers.
Les enfants des seigneurs étudièrent le métier de géométrie, et les clercs mirent tout leur soin à les en instruire de cet honnête métier pour satisfaire leurs pères et mères.
Celui qui apprenait le mieux, était honnête et le plus appliqué, avait droit à plus d’égards et en était honoré.
Le nom de ce grand clerc était Euclide et sa renommée s’est répandue au loin. Il ordonna que celui qui était le plus doué devait instruire celui qui l’était moins pour l’améliorer dans cet art honnête ; ainsi ils devaient s’instruire l’un l’autre et s’aimer tous comme frères et s¦urs.
Il ordonna encore que le plus avancé soit appelé maître, afin qu’il soit particulièrement honoré. Mais les maçons ne devaient jamais s’appeler entre eux de noms de sujets ou de serviteurs, car ils sont unis dans le métier, même si l’un est moins avancé que l’autre. Ils doivent s’appeler compagnons, ca ils sont tous de noble naissance.
Voilà comment, grâce à la bonne science de la géométrie, naquit le métier de maçonnerie.
C’est ainsi que le clerc Euclide a inventé cet art de la géométrie sur les bords du Nil. Il l’enseigna dans toute l’Égypte, et en divers pays, de tous côtés.
De nombreuses années passèrent, avant que le métier arrive dans notre pays. Il arriva en Angleterre, au temps du bon roi Athelstan.
Il fit construire des châteaux et des demeures, et des temples majestueux pour son plaisir de jour comme de nuit, et pour honorer son Dieu de toutes ses forces. Ce bon seigneur aimait notre métier, et il entreprit de consolider divers points qu’il trouvait faibles.
Il fit convoquer dans tout le royaume quiconque était maçon, pour qu’ils viennent corriger les défauts au moyen de bons conseils, s’ils le pouvaient. Il put alors réunir une assemblée comprenant divers seigneurs, ducs, comtes, barons, chevaliers et écuyers et bien d’autres, ainsi que des grands bourgeois de la ville. Tous étaient là, chacun à son rang, et ils siégèrent sans désemparer pour donner un statut aux maçons.
Chacun avec sa connaissance, chercha comment il pourrait définir le métier et leurs recherches produisirent quinze articles et quinze points.
Article premier.
Le maître maçon doit être loyal stable et sincère ; on doit pouvoir se fier à lui et jamais il ne le regrettera.
Il doit payer les compagnons selon le prix des vivres, et payer sans tricher ce que chacun d’eux aura mérité.
Il n’exigera que le travail qu’ils peuvent faire pour le prix de leur salaire.
Il ne touchera pas, de pot de vin d’un côté ou de l’autre, du compagnon ou du seigneur. Il ne recevra rien d’aucune sorte et tel un juge il se tiendra droit, de manière à être juste pour tous.
Il agira sans tricher, où qu’il aille, et son honneur et son renom en seront agrandis.
Article second.
Tout maître doit, s’il est maçon, être présent à la congrégation.
Il faut bien l’informer du lieu exact de l’assemblée. Il doit y aller à moins d’avoir une excuse raisonnable, sans quoi il est indiscipliné ou hypocrite, sauf s’il est gravement malade et empêché de se joindre aux autres. C’est là une excuse valable pour l’assemblée.
Article troisième
Le maître ne doit prendre d’apprenti que s’il est sûr de pouvoir le garder sept ans avec lui pour lui apprendre son métier et le mettre à profit. Un stage plus court, ce qui est évident si l’on y songe, n’est pas utile pour lui, ni pour le seigneur.
Article quatrième
Le maître doit veiller à ne pas prendre de serf comme apprenti, ni en engager un par avarice, car le seigneur qui a le serf est lié peut venir le rechercher où qu’il se trouve. Si un serf était pris dans une loge, cela créerait bien des tracas, et il pourrait arriver que l’un ou tous en pâtissent, car tous les maçons d’une région se tiennent unis.
Si un serf fait partie du métier, attendez-vous à bien des ennuis ; pour la paix, et donc l’honnêteté, prenez un apprenti bien né. Dans de vieux traités, j’ai lu que l’apprenti doit être de naissance noble et l’on a vu des fils de nobles pratiquer la géométrie.
Article cinquième
L’apprenti doit être de naissance légitime. Le maître ne doit, en aucun cas prendre un apprenti qui soit difforme ; cela signifie qu’il doit avoir ses membres entiers. Pour le métier ce serait une honte d’engager un bancal, un boiteux, un invalide au sang impur, ce serait préjudiciable à l’art.
Chacun de vous saura ainsi que le métier veut qu’on soit fort ; un estropié n’a pas de force, on s’en rend compte rapidement.
Article sixième
Le maître ne doit pas léser le seigneur en demandant pour l’apprenti autant que pour les compagnons car si eux sont parfaits en cet art, lui ne l’est pas, c’est évident. Ce serait donc folie de lui donner un salaire égal à celui des compagnons. Voilà pourquoi cet article dit de donner moins à l’apprenti qu’aux meilleurs compagnons.
Sachez que le maître peut instruire son apprenti sur bien des points, si bien que son salaire augmentera avant qu’il ait fini son stage
Article septième
Aucun maître ne doit vêtir ni nourrir un voleur de gré ou de force. Il n’abritera ni voleur ni assassin, ni personne de mauvaise réputation, car cela déshonorerait le métier.
Article huitième
Le maître a droit de remplacer un homme du métier qui n’est pas aussi bon ouvrier qu’il faudrait, et prendre à sa place un homme plus habile, car un homme négligent peut nuire au renom du métier.
Article neuvième
Le maître doit être habile et sage ; qu’il n’entreprenne aucun ouvrage qu’il ne puisse mener à bien. C’est dans l’intérêt du seigneur et dans celui de son métier, où qu’il soit, qu’il assoie les fondations de telle sorte qu’elles ne glissent ni ne s’effondrent.
Article dixième
Dans le métier, un maître ne doit jamais en évincer un autre, mais ils doivent vivre ensemble comme frères et s¦urs, car notre métier est exigeant. Il ne supplantera donc pas un autre homme de l’ouvrage dont il s’est chargé. La peine pour ce délit est forte, elle ne pèse pas moins de dix livres, à moins que soit trouvé en faute celui qui a commencé l’ouvrage.
Car personne en maçonnerie n’en évincera un autre à moins que le travail soit très compromis. Dans ce cas un maçon peut demander à reprendre l’¦uvre pour la sauver, dans l’intérêt du seigneur.
Celui qui fait les fondations, s’il est maçon habile et compétent, a dans l’esprit tout ce qu’il faut pour mener l’¦uvre à son terme.
Article onzième
Il est interdit formellement à tout maçon de travailler de nuit, si ce n’est pour améliorer ses connaissances.
Article douzième
Un maçon doit être probe, où qu’il se trouve. Il ne blâmera pas l’Oeuvre d’autrui s’il tient à garder son propre honneur. Qu’il fasse un éloge équitable de l’¦uvre, grâce au savoir donné par Dieu et la rende encore meilleure en y collaborant parfaitement.
Article treizième
Si le maître a un apprenti, il doit l’instruire complètement, en lui faisant connaître l’art de mesurer, de telle sorte qu’il connaisse bien le métier, où qu’il aille sous le soleil.
Article quatorzième
Le maître ne prendra point d’apprenti à moins d’avoir assez d’oeuvres diverses, pour qu’il puisse acquérir, au cours de son stage, toute la connaissance du métier.
Article quinzième
Aucun maître ne doit avoir une équipe malhonnête et ne doit avoir de pêcheur pour compagnon, quelque puisse être l’avantage qu’il puisse en retirer ; ni souffrir qu’ils fassent de faux serments, car il doit se soucier du salut de leurs âmes ; s’il y manquait, il déshonorerait le métier et le ferait critiquer.
STATUTS DIVERS.
Autres points adoptés par cette assemblée de grands seigneurs ainsi que de maîtres.
Premier point.
Celui qui veut embrasser ce métier doit aimer Dieu et la sainte Église, et aussi le maître chez qui il vit, où qu’il aille, par champs et bois ; et il aimera ses compagnons, ainsi le veut le métier.
Second point
Que le maçon travaille en semaine, aussi consciencieusement qu’il peut pour mériter son salaire et pour le jour de congé ; celui qui a bien travaillé a mérité sa récompense.
Troisième point
L’apprenti doit tenir secret les avis de son maître et de ses compagnons, l’atelier doit rester privé, et secret ce qui se passe en loge.
Quoi que tu voies ou entendes, ne le dis à personne, où que tu ailles ; gardes secrets les propos de la salle ou de la chambre, mets ton point d’honneur à bien les garder, de peur d’être critiqué et de déshonorer le métier.
Quatrième point
Personne ne doit être traître au métier ; il ne doit entretenir aucune erreur contre le métier mais la bannir ; et il ne doit causer aucun tort, ni à son maître, ni à ses compagnons ; et l’apprenti qui n’est pas libre, suivra à la même loi.
Cinquième point
Quand le maçon reçoit sa paye du maître, au tarif fixé, il doit la recevoir humblement. Quant au maître, il doit l’avertir avant midi, s’il ne veut plus de ses services comme il la fait jusqu’à ce jour. Il ne peut récriminer contre cet ordre, s’il a envie de réussir.
Sixième point
Un incident peut avoir lieu entre quelques maçons ou bien entre tous ; par envie ou aversion s’élèvent de grandes discordes. Alors, le maçon doit, s’il le peut, fixer un jour pour la discussion. Ce rendez-vous se fera à la fin de la journée. Pendant les jours de congé on peut trouver un temps pour cette entrevue, de peur qu’en la plaçant un jour ouvrable on cesse de travailler. Amenez-les à se réconcilier pour que tous suivent la loi de Dieu.
Septième point
Pour obtenir de Dieu une longue vie, il est prescrit bien clairement de ne pas coucher avec la femme de son maître ou d’un compagnon, ni avec sa concubine, comme tu ne voudrais pas qu’il couche avec la tienne, sous peine d’encourir le mépris du métier.
Que la peine soit sévère : rester apprenti sept années complètes. Celui qui a fauté sur l’un des points doit être puni par ce châtiment, car de grands désordres pourraient naître de cet infect péché mortel.
Huitième point
Si tu deviens responsable, reste loyal envers ton maître, jamais tu ne le regretteras. Tu te montreras un vrai médiateur entre maître et compagnons, fais vraiment tout ce que tu peux sans distinction, car c’est justice.
Neuvième point
Si l’intendant de notre grande salle et toi, vous vous trouvez en chambre ensemble, servez-vous l’un l’autre, avec joie.
Les nobles compagnons, seront intendants à tour de rôle, semaine après semaine ; ils seront tous intendants et devront s’aider les uns les autres avec amour comme il convient à des frères et s¦urs. Jamais personne ne le fera aux frais d’un autre, mais tous exerceront cette charge avec la même largesse, comme il se doit.
Veille à payer chacun de ceux qui ont livré des vivres pour éviter des réclamations contre toi ou tes compagnons. Nous voulons que tu paies homme ou femme avec justice. Ton compagnon doit trouver trace des dépenses réelles que tu auras faites, de peur d’être embarrassé et d’être fort critiqué.
Tu tiendras compte de tout article que tu lui as remis, des frais dus par tes compagnons. Tu dois retrouver rapidement le lieu, la date et la raison des comptes pour répondre à tes compagnons.
Dixième point
Si un maçon à une mauvaise vie, s’il est malhonnête dans son travail, et s’il calomnie ses compagnons pour s’excuser, il peut faire du tort au métier.
S’il agit mal envers vous, ne lui rendez aucun service, ne l’aidez pas dans sa mauvaise conduite, sous peine de tracas et querelles ; mais sommez-le immédiatement et contraignez-le par tous les moyens de comparaître où bon vous semble, à l’assemblée.
Vous l’inviterez à affronter ses compagnons, et s’il refuse de se présenter, il devra quitter le métier ; il subira le châtiment prévu dans les temps anciens.
Onzième point
Un maçon connaissant bien son métier, qui voit un compagnon tailler une pierre et juge qu’il est sur le point de la gâter, lui viendra en aide autant qu’il peut, et lui montrera comment faire pour ne pas gâcher l’¦uvre.
Montre-lui donc comment s’y prendre, avec les bons conseils que Dieu t’inspirera, pour l’amour de celui qui siège aux cieux.
Douzième point
Là où se tiendra l’assemblée, il y aura des maîtres et des compagnons, et maints grands seigneurs, il y aura le shérif de la région, et aussi le maire de la cité ; il y aura des chevaliers et des écuyers et aussi des autres notables. Les décisions qui y seront prises s’appliqueront sans exception, quiconque appartient à ce beau métier.
S’il se révolte contre eux, il sera emprisonné.
Treizième point
On doit jurer de ne jamais voler et de ne jamais être complice, ni partager des gains mal acquis, tant pour sa fortune que pour celle des siens.
Quatorzième point
Celui qui sera sous la crainte et le respect doit prêter un serment sincère à son maître et à ses compagnons ; il doit être fidèle à ces lois où qu’il se trouve et être loyal par-dessus tout à son seigneur.
Tu dois jurer de garder ces divers points mentionnés, et tous les maçons feront le même serment de les respecter, de gré ou de force, car ils sont le fruit d’une excellente tradition.
Qu’on examine si chacun connaît les règlements qui le concernent. Si un quelqu’un est reconnu coupable d’avoir enfreint l’un de ces points, qu’il soit humble ou puisant, qu’on le recherche et qu’on l’amène devant l’assemblée.
Quinzième point
Cette assemblée de nobles seigneurs et de maîtres a légiféré contre ceux qui contreviendraient à toutes les dispositions des articles qui y furent décidés par les maçons et les seigneurs.
Si leurs fautes sont mises au jour devant l’assemblée, et qu’ils refusent s’en corriger, il leur faudra quitter le métier de maçon et jurer de ne plus jamais l’exercer.
Et s’ils refusent de se soumettre, le shérif se saisira d’eux sans délai et les jettera dans un cachot pour le délit qu’ils ont commis. Il remettra l’entièreté de leur fortune et leurs biens, au profit du roi, et il les laissera en prison aussi longtemps qu’il plaira au roi.

AUTRE DISPOSITION SUR LE MÉTIER DE LA GÉOMÉTRIE

On décida qu’une assemblée se tiendrait une fois l’an dans le royaume, où l’on voudrait, pour corriger éventuellement les défauts de l’art. Tous les trois ans ou chaque année, se tiendra une assemblée à tel endroit que l’on voudra ; les date et le lieu seront fixés pour savoir où l’on se réunira.
Les gens de métier et les grands seigneurs doivent y assister, pour corriger les fautes qu’on aurait pu y dénoncer.
Là, tous ceux qui ont la connaissance du métier prêteront serment de respecter ces règlements établis par Athelstan :  » Ces statuts consignés ici, s’appliqueront à tout mon royaume, pour le bien de ma couronne que je détiens par mon office.  »
Aux assemblées que vous tiendrez, demandez audience au souverain pour solliciter de sa haute grâce d’être avec vous en tout lieu, afin de confirmer ce qu’Athelstan à ordonné pour ce métier.

L’ART DES QUATRE COURONNÉS

Prions Dieu, roi tout-puissant et sa mère immaculée Marie que nous gardions ces règlements et ces points, à l’exemple des quatre martyrs renommés, qui furent bons maçons, sculpteurs et imagiers.
Comme ils étaient des ouvriers d’élite, ils plurent à l’empereur. Celui-ci voulut leur faire graver son portrait pour le faire adorer ; il faisait faire de telles idoles pour empêcher d’être chrétiens.
Mais ils restèrent fidèles au Christ, et à leur métier, sans compromis ; ils adoraient Dieu et ses commandements, et restaient loyalement à son service. En ce temps-là, ils vivaient saintement dans la loi de Dieu ; ils ne voulaient pas fabriquer des idoles, quel que soit le profit à en retirer, ni les adorer. Ils refusèrent, risquant sa colère, de renier leur foi pour adopter sa fausse loi.
L’empereur les fit saisir et jeter dans un cachot ; plus ils souffraient dans leur prison, plus ils se réjouissaient dans le Christ. Alors, ne voyant rien d’autre à faire, l’empereur ordonna de les tuer.
Si tu veux en savoir plus sur leur vie, tu pourras trouver les noms des quatre couronnés dans le livre de la légende des saints. Ils sont fêtes le huitième jour après la Toussaint.
Écoutez maintenant ce que j’ai lu : bien après l’effroi résultant du Grand Déluge, on bâtit la tour de Babylone, solide ouvrage de pierre et de chaux comme on n’en avait jamais vu. Elle était si longue et si large que l’ombre à midi, avait sept miles. C’est Nabuchodonosor qui la fit construire, pour protéger les hommes, s’il survenait un nouveau déluge.
Leur orgueil et leur vantardise fut la cause de la fin de l’entreprise. Leurs langues furent divisées et ils ne se comprenaient plus.
Beaucoup plus tard, le noble Euclide enseigna l’art de la géométrie, et il enseigna aussi, en ce temps-là, divers arts et métiers ; par la faveur du Christ des cieux il fut le fondateur de nos sept sciences :
Grammatica est la première ;
Dialectica, par Dieu, est la seconde ;
Rhetorica est, sans nul doute, la troisième ;
Musica est la quatrième, je vous le dis ;
Astronomia est, par ma barbe, la cinquième ;
; Arsmetica, est la sixième ;
Geometria, clôt la liste étant ensemble humble et serviable.
Grammaire est bien la racine pour qui s’instruit par la lecture ; mais le savoir-faire est supérieur, ainsi que le fruit de l’arbre vaut plus que la racine.
Rhétorique est la beauté du rythme, et la Musique un chant suave ; l’Astronomie dénombre et l’Arithmétique établit l’art des preuves ; la Géométrie est la septième science qui permet de montrer le vrai du faux. Ce sont là les sept sciences, dont l’usage conduit au ciel.
Mes bien chers enfants, soyez de bon sens ; je vous enjoins de ne pas être envieux, de vous appliquer à bien juger et à vous bien conduire, où que vous alliez.
Je vous prie donc d’être bien attentifs, car il faut que vous sachiez ces règles et d’autres encore qui ne sont pas notées ici
Si le bon sens te manque, prie Dieu de t’en faire don car c’est le Christ qui nous l’enseigne : la sainte église est la maison de Dieu, elle n’est bâtie que pour y prier, comme il est dit ; c’est là que le peuple doit se réunir pour prier et pleurer sur ses péchés.
Veille à n’y pas être en retard ni plaisanter sur le chemin de l’église, pense bien, à tout instant, d’adorer Dieu jour et nuit de tout ton c¦ur et de toute ta force.
En arrivant à la porte de l’église, tu prendras de l’eau bénite, car chaque goutte qui te touche efface un péché véniel.
Mais d’abord tu dois baisser ton capuchon pour l’amour de Dieu qui est mort sur la croix.
A l’intérieur de l’église, tourne aussitôt ton c¦ur vers le Christ et lève les yeux vers la croix ; agenouille-toi bien à deux genoux ; prie que tu puisses ¦uvrer selon la loi de la sainte Église, garder les dix commandements que Dieu donna à tous les hommes ; et prie-le encore, à voix douce, de te garder des sept péchés, afin que tu sois, dans cette vie, à l’abri des tracas et des querelles ; demande lui encore la grâce de t’accueillir en paradis.
Dans la sainte église ne prononce pas de paroles sottes ou obscènes, abandonne toute pensée frivole, dis un Pater ou un Ave ; ne fais pas de bruit, mais reste en prière ; et si tu ne veux pas prier, n’en empêche pas les autres.
Ne te tiens ni assis, ni debout, mais agenouille-toi par terre, et quand on lira l’évangile, lève-toi sans t’appuyer au mur, et signe-toi, si tu sais le faire ; quand le gloria commence et quand l’Évangile est terminé, tu peux de nouveau t’agenouiller sur tes deux genoux pour l’amour de Dieu qui nous sauva.
Quand tu entends sonner la cloche qui annonce le saint mystère, agenouillez-vous tous, jeunes et vieux, et levez au ciel vos deux mains et dites, à voix basse, et sans faire de bruit :  » Seigneur Jésus, sois le bienvenu sous l’aspect du pain, par ton saint nom protège-moi du péché, accorde-moi l’absolution de mes péchés avant que j’aille à la communion, et le repentir de mes fautes, afin que je ne meure en paix avec le Seigneur. Toi qui es né d’une vierge, fais que jamais je ne me perde, et quand je m’en irai, accorde-moi le bonheur sans fin ; Amen ! Amen ! Ainsi soit-il ! Et vous, douce Dame, intercédez « .
Voilà ce que tu peux dire, quand tu t’agenouilles devant le saint mystère.
Si tu veux faire le bien, n’épargne rien pour adorer Celui qui a tout créé ; car celui qui a pu une fois Le voir est heureux, et nul ne peut en dire le prix ; cette vue fait tant de bien, comme saint Augustin le dit, que le jour où tu vois le corps du Christ, tu auras suffisamment à manger et à boire, aucun coup ne te fera mal, Dieu te pardonnera les mauvais jugements et les paroles vaines ; tu n’auras pas à craindre la mort subite ce jour-là, tes yeux ne perdront pas la vue ; et chaque pas que tu feras pour aller voir la sainte vision sera compté en ta faveur. Quand tu en auras grand besoin, Gabriel, le messager en tiendra le juste compte.
Après cela, je pourrais te dire d’autres vertus dues à la messe ; viens donc à l’église chaque jour entendre la messe, si tu peux ; si tu ne peux pas y assister, à l’endroit où tu travailles, quand tu entends sonner la messe, prie Dieu dans ton c¦ur, de t’unir à ce service célébré dans l’église.
Je vous donnerais encore d’autres conseils pour enseigner aux compagnons. En abordant un seigneur dans une pièce ou à table, tu dois ôter capuchon ou chapeau avant d’être près de lui ; tu dois t’incliner devant ce seigneur deux ou trois fois, en fléchissant le genou droit, c’est ainsi que tu te feras estimer.
Ne remets pas ton chapeau ou ton capuchon tant qu’on ne te l’aura pas dit.
Tout le temps que vous parlerez, aies un visage aimable, et regarde-le avec grâce.
Tiens tranquilles tes pieds et tes mains, attends d’être seul pour te moucher ou cracher, et si tu es habile et sage, tu sentiras le besoin de bien te conduire.
Quand tu entres dans la grande salle, parmi les nobles, ne donne pas trop d’importance de toi-même, de ta naissance, ni de ton savoir en voulant t’asseoir ou t’appuyer, ce ne serait pas bien. Ne te laisse pas aller dans ton maintien, les belles manières font croire à la bonne condition. Quels que soient le père et la mère, bel est l’enfant qui se conduit bien ; en salle, en chambre, où que tu ailles, c’est le maintien qui fait l’homme.
Fais attention de saluer dans l’ordre d’importance ; ne les salue pas à la file à moins de bien les connaître.
Lorsque tu es à table, mange proprement ; tu dois avoir les mains propres, un couteau tranchant et bien aiguisé ; et ne te coupe pas plus de pain que tu ne peux en avaler.
Si ton voisin est un homme d’un rang supérieur au tien, laisse-le se servir avant toi.
Ne pique pas le meilleur morceau, même si tu le préfères ; évite de te salir les mains pour ne pas salir ta serviette ; ne t’en sers pas pour te moucher, et ne te cure pas les dents à table.
Ne bois pas avidement, cela te ferait larmoyer, ce qui serait inconvenant.
Veille à ne pas avoir la bouche pleine quand tu te mets à boire ou à parler et si tu vois un homme qui boit du vin ou de la bière tout en écoutant tes propos, arrête de parler.
Veille à n’offenser ni ne médire de personne si tu veux être respecté, car tu pourrais prononcer des mots qui te mettraient mal à l’aise, retiens ton poing dans ta main fermée pour ne pas avoir à dire si j’avais su !
En privé chez les belles dames, tiens ta langue et regardes ; ne ris pas aux éclats, sois décent et ne vas pas répéter tout ce que tu entends ; ne te vantes pas par plaisanterie car cela peut t’aider ou te discréditer.
Quand tu rencontres un homme de bien, ôte ton chapeau ou ton capuchon ; à l’église, au marché ou en route, salue-le selon son rang.
Si tu marches avec un homme supérieur à ton rang, reste en retrait d’une épaule, c’est l’usage ; tais-toi lorsqu’il parle ; parle quand il a fini ; sois habile dans tes propos et fais bien attention à ce que tu dis ; ne l’interromps pas dans son discours, s’il boit du vin ou de la bière.
Que le Christ dans sa bonté, vous donne et l’esprit et le temps nécessaire pour lire et méditer ceci, et mériter le ciel.

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Les 33 degrés du REAA 27 décembre, 2008

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Les 33 degrés du REAA

 

Il n’existe pas en franc-maçonnerie de rang supérieur au troisième degré, celui de maître maçon. C’est un des principes fondamentaux de la « régularité maçonnique » que tous les maîtres maçons soient placés sur un pied d’égalité, sans considération de position sociale ou d’appartenance à d’autres degrés maçonniques. C’est pourquoi les degrés d’un numéro supérieur au troisième doivent être considérés comme des degrés d’instruction, ou de perfectionnement, et non pas comme des grades impliquant un pouvoir particulier et dont pourrait se prévaloir un maître maçon pour se prétendre supérieur aux autres.

Dans de nombreux pays, les trois premiers degrés peuvent être pratiqués à un autre rite que le REAA avant l’accès aux autres grades de celui-ci.

Degré n°

Titre

Jur.Sud France

Belgique

Angleterre

Jur.Nord

Apprenti

Loge symbolique
(dans certains pays,
ces degrés sont pratiqués à un autre rite)

Compagnon

Maître

Maître Secret

Loge de Perfection

Chapitre

Chapter

Lodge of Perfection

Maître Parfait

Secrétaire Intime

Prévôt et Juge

Intendant des Bâtiments

Maître Élu des Neuf

10°

Illustre Élu des Quinze

11°

Sublime Chevalier Élu

12°

Grand Maître Architecte

13°

Chevalier de Royal Arche

14°

Grand Élu Parfait et Sublime maçon ou Grand Élu de la Voûte Sacrée

15°

Chevalier d’Orient ou de l’Épée

Chapitre

Council

16°

Prince de Jérusalem

17°

Chevalier d’Orient et d’Occident

Chapter

18°

Souverain Prince Chevalier Rose + Croix

19°

Grand Pontife

Aréopage ou Council

Aréopage

Supreme Council

Consistory

20°

Maître Ad Vitam

21°

Chevalier Prussien

22°

Prince du Liban

23°

Chef du Tabernacle

24°

Prince du Tabernacle

25°

Chevalier du Serpent d’Airain

26°

Prince de Mercy

27°

Grand Commandeur du Temple

28°

Chevalier du Soleil

29°

Grand Ecossais de Saint-André d’Écosse

30°

Chevalier Kadosh

31°

Grand Inspecteur Inquisiteur

Consistoire

Consistoire

32°

Sublime Prince du Royal Secret

33°

Souverain Grand Inspecteur Général

Conseil suprême

Conseil suprême

Supreme Council

Exceptions, particularités, désaccords

Dans de nombreuses juridictions, il existe également des particularités, généralement minimes, mais parfois plus importantes. Elles concernent principalement les degrés qui sont réellement pratiqués, les autres degrés sont transmis « par communication », suivant l’usage fréquent du XVIIIe siècle, c’est à dire sans que le rituel du degré ne soit réellement pratiqué.

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Ordonnances de la cathédrale d’York 26 décembre, 2008

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Ordonnances de la cathédrale d’York

 

ORDONNANCES DE LA CATHEDRALE D’YORK (1370)

Le chapitre de l’Eglise Saint-Pierre d’York (1) ordonne ce qui suit pour les maçons qui travailleront aux ouvrages de la dite Eglise Saint-Pierre : de la Saint-Michel jusqu’au premier dimanche de Carême, ils se rendront chaque matin à leur travail dans la loge qui est disposée pour le travail des maçons dans l’enceinte qui se trouve à côté de la dite Eglise ; et ils devront y être dès qu’il fera suffisamment jour pour y voir clair et travailler. Et ils y resteront à travailler consciencieusement toute la journée, tant qu’il fera suffisamment jour pour y voir et travailler (2) ; ou bien jusqu’à ce que l’horloge ait sonné midi plein, les jours où le travail finit à midi ; tout cela durant toute la dite période de la Saint-Michel au Carême. Et tout le reste de l’année, ils pourront dîner avant midi, s’ils le désirent, et de plus ils pourront prendre le repas de midi où ils voudront. Mais à aucune époque de l’année il ne leur sera permis, à l’heure du dîner, de rester trop longtemps éloignés de l’ouvrage qui les attend à ladite loge : leur absence devra être assez courte pour qu’aucun habile homme du métier ne puisse y trouver à redire. Et à aucune époque de l’année ils ne devront, à l’heure du repas de midi, s’absenter de la loge et de leur ouvrage plus d’une heure ; et dans l’après-midi ils peuvent boire dans la loge, mais de la Saint-Michel au Carême ils ne doivent pas cesser le travail, pour boire, plus du temps nécessaire pour faire un demi-milee. Du premier dimanche de Carême jusqu’à la Saint-Michel, ils seront au travail à ladite loge au lever du soleil, et ils y resteront à travailler aux ouvrages de l’Eglise, consciencieusement et activement, toute la journée. Ils cesseront le travail le temps d’un demi-mile avant le coucher du soleil, pas plus tôt, si c’est un jour de travail complet (3) ; ou bien, comme il a été dit précédemment, jusqu’à midi. Du premier dimanche de Carême à la Saint-Michel, ils prendront leur dîner dans les conditions qui ont été fixées précédemment, et dans l’après-midi ils pourront boire et faire la sieste dans la loge ; mais ils ne pourront cesser le travail, pour dormir ni pour boire, plus du temps d’un mille, et il ne leur sera permis de dormir l’après-midi qu’entre la Sainte-Hélène et la Saint-Pierre-ès-liens. Et si un homme s’absente de son travail ou, en quelque époque de l’année que ce soit, manque aux prescriptions de la présente ordonnance, il sera puni par une retenue sur son salaire, retenue dont le montant sera décidé par le maître maçon ; et tous les temps et les heures seront marqués par une cloche disposée pour cela. Le chapitre ordonne également qu’aucun maçon ne sera embauché pour l’œuvre de ladite église sans que la qualité de son travail ait d’abord été éprouvée pendant au moins une semaine ; et après qu’il aura été reconnu propre au travail, il sera embauché par l’accord unanime du maître et des gardiens de l’œuvre (4) et du maître maçon ; et il jurera sur le livre (5) de garder et observer consciencieusement et aussi activement qu’il le pourra, sans ruse, feinte ni tromperie, tous les points de la présente ordonnance, en tout ce qui le concerne ou pourrait le concerner, depuis le moment où il aura été embauché audit Œuvre, durant tout le temps qu’il restera maçon salarié attaché audit Œuvre de l’Eglise Saint-Pierre ; et il jurera de ne point s’absenter dudit Œuvre, sauf si le maître lui donne congé. Et quiconque contreviendra à cette ordonnance et la violera, contre la volonté du chapitre, subira la malédiction de Dieu et de Saint-Pierre.

Traduction Ed. MAZET. Extrait de Knoop et Jones, The Mediaeval Mason.

Notes :

(1) La cathédrale, aussi connue sous le nom de York Minster.
(2) A York (54° nord), au solstice d’hiver, le soleil se lève vers 9 heures et se couche vers 15 heures. La Saint-Michel est le 29 septembre.
(3) Au solstice d’été le soleil se lève vers 3 heures et se couche vers 21 heures.
(4) Il y avait donc à York, chantier particulièrement important, un magister operis assisté de (vraisemblablement) deux custodes operis.
(5) La Bible.

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Circulaire aux deux Hémisphères – REAA 21 décembre, 2008

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Circulaire aux deux Hémisphères

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Cette circulaire, qui date de 1802, a créé la structure du R.E.A.A.

 

UNIVERSI TERRARUM ORBIS ARCHITECTONIS
GLORIA AB INGENTIS

Deus Meumque Jus

ORDO AB CHAO

 

De l’Orient du Grand et Suprême Conseil des Très Puissants Souverains, Grands Inspecteurs Généraux, sous la Voûte Céleste du Zénith situé par 32 deg. 45 Min. de L.N A nos Illustres, très Vaillants et Sublimes Princes du Royal Secret, Chevaliers K.H, Illustres Princes et Chevaliers, Grands, Ineffables et Sublimes Maçons, Francs Maçons Acceptés de tous les degrés, Anciens et Modernes, répandus à la surface des deux Hémisphères. A tous ceux auxquels parviendra cette correspondance: Santé Constance et VigueurLors d’une assemblée de Souverains Grands Inspecteurs Généraux en Conseil Suprême du 33e degré, dûment et légalement réunie, tenue dans la Chambre du Grand Conseil, le 14e jour du 7e Mois appelé Tisri 5563, l’an de Vraie Lumière 5802, et 10e jour d’Octobre 1802 de l’Ère chrétienne. Union Plénitude et Sagesse

Le Grand Commandeur a informé les Inspecteurs qu’ils avaient été convoqués afin de prendre en considération l’opportunité d’adresser aux Grandes Loges Symboliques, aux Grandes Loges Sublimes et aux Grands Conseils répandus sur les deux Hémisphères, des Lettres circulaires expliquant l’origine et la nature des Degrés Sublimes de la Maçonnerie et leur institution en Caroline du Sud.

Une proposition à cet effet fut alors adoptée sur-le-champ, et une commission, composée des Illustres Frères le Dr. Frederick Dalcho, le Dr. Isaac Auld et M. Emmanuel De La Motta, Grands Inspecteurs Généraux, fut nommée pour rédiger et soumettre cette lettre au Conseil lors de sa prochaine tenue.

A l’assemblée des Souverains Grands Inspecteurs Généraux en Conseil Suprême du 33e &c. &c. &c. Ie 10e jour du 8e Mois appelé Chislev 5563, an de la V. L.. 5802, ce 4e jour de Décembre 1802 de l’Ère chrétienne.
La Commission, qui avait été saisie de ladite résolution, soumit respectueusement au Conseil le Rapport suivant:

Retracer le cours de la Maçonnerie depuis l’époque la plus lointaine et fixer avec précision les dates de la constitution de chacun des degrés, relève de la plus grande difficulté. En tant que Maçons Symboliques, nous faisons remonter notre origine à la Création du Monde, lorsque le Créateur Tout-Puissant, le Grand Architecte de l’Univers, instaura les lois immuables qui ont donné naissance aux Sciences.
Des nécessités et besoins communs poussèrent nos frères originels à rechercher assistance mutuelle. La diversité de leurs aptitudes, dons et inclinations les rendit, dans une certaine mesure, dépendants les uns des autres, et c’est ainsi que se constitua la société profane; il s’ensuivit tout naturellement que les hommes de dispositions et de caractères semblables s’associèrent plus intimement, ce qui donna naissance a des institutions se rapportant à leurs desseins et adaptées à leur esprit; ceci aboutit à l’exclusion de ceux qui, par leurs aptitudes, leur tempérament ou leur condition, étaient incapables de participer au savoir des autres, ou inutiles, voire dangereux au bien-être de l’intérêt général.

Comme la civilisation commençait à se propager de par le monde, et que l’esprit des hommes se développait de par la contemplation des Oeuvres de la nature, les hommes les plus intelligents cultivèrent les arts et les sciences. La contemplation du système Planétaire, en tant qu’Oeuvre d’un Artiste Tout-Puissant, ainsi que des attributs de leur Dieu, donna naissance à la religion et à la Science de l’Astronomie. La mesure de la terre, la division et le bornage de leur propriété donnèrent naissance à la Géométrie. Ces trois occupations, mises en commun, donnèrent naissance à l’Ordre Mystique ; et l’on institua des mots, signes et attouchements d’ordre pour désigner les membres initiés ou reconnus.

Il est probablement impossible de fixer avec précision le moment où les premiers degrés furent constitués sous la forme où ils nous sont conférés de nos jours, par suite de la perte ou de la destruction en Angleterre de la majeure partie des archives du Métier au cours des guerres contre les Danois et les Saxons . L’imaginaire se mêle grandement à l’histoire de la Maçonnerie des premiers âges et la poussière du temps la recouvre à un point tel qu’il est impossible d’en tirer des conclusions satisfaisantes; mais, à mesure que nous remontons vers l’époque actuelle, nous possédons d’authentiques archives pour notre gouverne. La façon particulière dont les trois premiers degrés, ou degrés Bleus, sont conférés, ainsi que leur contenu prouvent à l’évidence que ce sont purement et simplement des symboles des degrés supérieurs, ou degrés sublimes. Ils ont été formés pour représenter le meilleur de la conduite et des capacités des initiés avant qu’ils soient admis à la connaissance des mystères les plus importants. Au troisième degré, on nous informe que, par suite de la mort de H.A, le mot du Maître fut perdu et qu’un nouveau mot, qui n’était pas connu avant la construction du Temple, lui fut substitué. Si, selon la croyance générale, et comme l’indiquent nombre de nos anciennes archives, la Maçonnerie tire son origine de la création et s’est développée dès les premiers âges de l’humanité, les Maîtres possédaient un mot secret dont les Maçons du temps de Salomon n’avaient pas connaissance. Voici donc un changement de l’un des principes fondamentaux du métier et une suppression de l’un des anciens Landmarks; cependant, nous ne sommes pas disposés à admettre ce fait. Le Maître Bleu sait bien que le Roi Salomon et son royal visiteur possédaient le vrai mot primitif, mais qu’il doit rester dans l’ignorance, à moins d’être initié aux degrés sublimes. La preuve de l’authenticité de ce mot Mystérieux, tel que nous le connaissons et pour lequel notre vénéré Maître est mort, est établie, même à l’esprit le plus sceptique, dans les pages
sacrées des Saintes Écritures et dans l’histoire juive dès l’aube des temps.

Le Docteur Priestley, dans ses lettres aux Juifs, écrit ce remarquable passage quand il parle des miracles du Christ: « et il a été dit depuis par vos auteurs qu’il a accompli ses miracles par quelque nom Ineffable de Dieu, qu’il avait dérobé au Temple ». Bien que les Maçons Symboliques déclarent que leurs sociétés tirent leurs origines des premiers âges du monde et remontent à la création, on ne leur enseigne pourtant dans leurs degrés que des événements qui ont eu lieu à la construction du premier Temple (sur une période infime de sept ans), 2992 ans après la création. Ils ignorent l’histoire de leur ordre antérieurement à cette période et les progrès considérables et importants de l’art à la fois avant et depuis cette période.

De nombreuses Planches des degrés Sublimes contiennent un abrégé des arts et des sciences; et dans leur histoire sont consignés nombre de faits d’importance et de valeur recueillis dans les archives authentiques dont dispose notre société et qui, de la façon dont ils sont communiqués, ne pourront jamais être tronqués ou déformés. Ceci constitue un objet de première grandeur dans une société dont les principes et les pratiques devraient être invariables. Malheureusement des variantes et des irrégularités se sont insinuées en masse dans les degrés Symboliques, par suite du manque de connaissance maçonnique chez nombre de ceux qui président aux tenues bleues; et c’est particulièrement le cas chez ceux qui ne connaissent pas la langue hébraïque où tous les Mots et Mots de Passe sont donnés. Ceci est si fondamentalement nécessaire à un homme de science pour présider une Loge qu’un grand préjudice peut naître de la plus infime dérogation au cours d’une cérémonie d’initiation ou dans les Planches d’instruction on lit dans le Livre des Juges que la transposition d’un simple point sur le schîn, par suite d’un défaut de prononciation inhérent à la nation éphraïmite a trahi les Cowans et a abouti au massacre de quarante-deux mille d’entre eux. La représentation Sublime de la Divinité formée dans le degré de Compagnon ne peut être expliquée de façon correcte que par ceux qui ont quelque connaissance du Talmud. La plupart des Mots dans les degrés Sublimes sont dérivés des langues chaldéenne, hébreux et latine. Les diverses traductions d’une langue à l’autre, qu’ont fréquemment subies les degrés Symboliques depuis leur création, par des hommes ignares même dans leur langue maternelle, constituent une deuxième cause de la diversité que nous déplorons. Il en va différemment des degrés supérieurs qui se présentent dans la parure Sublime que leur ont donnée leurs auteurs et qui sont fondés sur la science et agrémentés par leur pouvoir évocateur.

Nombre de degrés Sublimes sont fondés sur les arts savants et dévoilent aux Maçons une masse de connaissances de prime importance. Bien que nombre de degrés Sublimes soient, en fait, le prolongement des degrés Bleus, il n’y a pas pour autant ingérence entre les deux institutions. D’un bout à l’autre du continent européen et aux Antilles, où ils sont universellement connus, ces degrés sont reconnus et leur essor favorisé. Les Maçons Sublimes ne procèdent jamais à des initiations aux degrés Bleus sans autorisation de droit accordée dans ce but par une Grande Loge Symbolique; excepté lorsqu’ils communiquent les secrets de la présidence d’un Atelier aux postulants qui n’y ont pas encore été admis, préalablement à leur initiation dans une Loge Sublime, mais dans ce cas les postulants sont informés que cela ne leur confère pas le rang de Passé Maître dans la Grande Loge.

La Grande Loge Sublime, parfois appelée Loge Ineffable ou Loge de Perfection, va du 4e au 14e degré inclus, dont le dernier est celui de Perfection. Le 16e degré constitue le Grand Conseil des Princes de Jérusalem qui exerce sa juridiction sur le 15e degré appelé Chevalier de l’Orient et également sur la Grande Loge Sublime; ce Grand Conseil est par rapport à elle ce qu’est une Grande Loge Symbolique par rapport à ses Loges subordonnées. Sans charte et sans Constitution délivrées par les Grands Conseils ou par un Conseil plus élevé ou par un Inspecteur, ces loges sont jugées irrégulières et sanctionnées en conséquence. Tous les degrés supérieurs au 16e sont placés sous la juridiction du Suprême Conseil des Grands Inspecteurs Généraux qui sont Souverains de la Maçonnerie. Quand il est nécessaire de constituer les degrés Sublimes dans un pays où ils sont inconnus, un Frère du 29′ degré, appelé K.H., est désigné comme Inspecteur Général Délégué pour ce territoire. Il sélectionne parmi les Frères du Métier ceux qu’il estime faire honneur à la société et confère les degrés Sublimes au nombre de Frères nécessaire à la première organisation de la Loge; celle-ci élit alors ses propres officiers et se gouverne au moyen de la Constitution et de la charte qui lui a été fournie. La juridiction d’une Loge de Perfection s’étend sur vingt-cinq lieues .

Il est notoire qu’environ 27.000 Maçons accompagnèrent les Princes chrétiens aux Croisades, pour reprendre la Terre Sainte aux Infidèles. Pendant leur séjour en Palestine, ils découvrirent chez les descendants des anciens Juifs plusieurs manuscrits Maçonniques importants qui sont venus enrichir nos Archives d’authentiques actes, et sur lesquels sont fondés certains de nos degrés.
Certaines découvertes extraordinaires furent faites et certains événements extraordinaires se produisirent au cours des années 5304 et 5311, et ceci donne à l’Histoire Maçonnique de cette période une importance extrême. Cette période est chère au coeur du Maçon plein d’ardeur pour la cause de son Ordre, de son Pays et de son Dieu.
Une autre découverte d’importance fut faite en l’an 5553: il s’agit d’un registre en caractères syriaques concernant la plus haute antiquité, d’après lequel il semblerait que le monde soit plus vieux de plusieurs milliers d’années que ne l’indique le récit mosaïque; c’est un avis que partagent nombre d’érudits. Seuls quelques passages ont été traduits avant le règne de notre Illustre et très Éclairé Frère Frédéric II Roi de Prusse, dont l’ardeur bien connue pour le métier fut la cause de grand avancement de la société qu’il daigna présider.
A mesure que progressait la société et que d’anciens documents étaient découverts, le nombre de nos degrés augmenta jusqu’au moment où, avec le temps, le système fut achevé.
D’après celles de nos archives qui sont authentiques, nous sommes informés de la constitution des degrés Sublimes et Ineffables de la Maçonnerie en Écosse, en France et en Prusse sitôt après les Croisades.

Mais à la suite de circonstances de nous inconnues, après l’an 4658 (18), ils tombèrent dans l’oubli jusqu’en l’an 5744, lorsqu’un gentilhomme d’Écosse vint visiter la France et rétablit la Loge de Perfection de Bordeaux .
En 5761, les Loges et conseils des degrés supérieurs s’étant étendus sur l’ensemble du continent européen, Sa Majesté le Roi de Prusse, en qualité de Grand Commandeur de l’ordre de Prince du Royal Secret, fut reconnu par la totalité des membres du Métier comme chef des degrés Sublimes et Ineffables de la Maçonnerie sur l’ensemble des deux Hémisphères. Son Altesse Royale Charles, Prince Héréditaire des Suédois, des Goths et des Vandales, Duc de Sudermanie, Héritier de Norvège, &c. &c. &c. fut et est toujours le Grand Commandeur et protecteur des Maçons Sublimes de Suède; et son Altesse Royale Louis de Bourbon, Prince du sang, Duc de Chartres, &c. &c. &c., et le Cardinal, Prince et Évêque de Rouen, furent à la tête de ces degrés en France.

Le 25 Octobre 5762, les Grandes Constitutions Maçonniques furent définitivement ratifiées à Berlin et proclamées pour le gouvernement de toutes les Loges de Maçons Sublimes et Parfaits, Chapitres, Conseils, Collèges et Consistoires de l’Art Royal et Militaire de la Franc Maçonnerie sur la surface des deux Hémisphères. Il y a des Constitutions secrètes, existant de temps immémorial, auxquelles il est fait allusion dans ces documents.

La même année, ces Constitutions furent transmises à notre Illustre Frère Stephen Morin qui, le 27 Août 5761, avait été nommé Inspecteur Général de toutes les Loges, &c. &c. &c. du nouveau monde par le Grand Consistoire des Princes du Royal Secret réuni à Paris et que présidait le délégué du Roi de Prusse, Chaillon de Jonville, suppléant Général de l’Ordre, Très Vénérable Maître de la première Loge de France, appelée de Saint-Antoine, Chef des degrés Éminents, Commandeur et Sublime Prince du Royal Secret, &c. &c. &c.

Étaient également présents les Illustres Frères suivants:
Le Frère Prince de Rouen, Maître de la Grande Loge l’Entendement, et Souverain Prince de la Maçonnerie, &c.
La Corne, suppléant du Grand Maître, Très Vénérable Maître de la Loge la Trinité, Grand Élu, Parfait Chevalier et Prince des Maçons, &c. Maximilien de St. Simon, Premier Grand Surveillant Grand Élu, Parfait Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Savalette de Buchelay, Grand Garde des Sceaux, Grand, Élu, Parfait Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Ie Duc de Choiseul, Très Vénérable Maître de la Loge les Enfants de la Gloire, Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Topin, Grand Ambassadeur de son Altesse Sérénissime Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Boucher de Lenoncour, Très Vénérable Maître de la Loge la Vertu, Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Brest de la Chaussée, Très Vénérable Maître de la Loge l’Exactitude, Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Les Sceaux de l’Ordre furent apposés et la Patente contresignée par Daubertain, Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, Très Vénérable Maître de la Loge St. Alphonso, Grand Secrétaire de la Grande Loge et du Conseil Sublime des Princes Maçons, &c.

Quand le Frère Morin arriva à St. Domingue, conformément à sa Patente, il nomma un Inspecteur Général Délégué pour l’Amérique du Nord. Ce grand honneur fut conféré au Frère M.M. Hayes, avec pouvoir de nommer d’autres Inspecteurs Généraux en cas de besoin. Le Frère Morin nomma également le Frère Frankin Inspecteur Général Délégué pour la Jamaïque et les Iles Britanniques sous le Vent, et le Frère Colonel Provost pour les Iles au Vent et l’Armée britannique.

Le Frère Hayes nomma Inspecteur Général Délégué pour l’état de Caroline du Sud le Frère Isaac Da Costa lequel, en l’an 5783, établit la Sublime Grande Loge de Perfection à Charleston. Après la mort du Frère Da Costa, le Frère Joseph Myers fut nommé Inspecteur Général Délégué pour cet état par le Frère Hayes qui avait au préalable également nommé le Frère Colonel Solomon Bush Inspecteur Général Délégué pour l’état de Pennsylvanie et le Frère Barend M. Spitzer au même titre pour la Géorgie; ces décisions furent ratifiées lors d’une réunion d’inspecteurs quand ils furent assemblés à Philadelphie le 15 Juin 5781.

Le 1er Mai 5786, la Grande Constitution du 33e degré appelé, le Conseil Suprême des Souverains Grands Inspecteurs Généraux fut définitivement ratifiée par Sa Majesté le Roi de Prusse qui, en sa qualité de Grand Commandeur de l’ordre de Prince du Royal Secret, détenait le pouvoir Maçonnique Suprême sur l’ensemble du Métier. Dans la nouvelle Constitution, ces hauts Pouvoirs furent conférés dans chaque Nation à un Suprême Conseil de neuf Frères qui détiennent dans leur propre territoire toutes les prérogatives Maçonniques que Sa Majesté détenait à titre individuel; et ce sont les Souverains de la Maçonnerie.

Le 20 Février 5788, fut ouvert dans cette Ville le Grand Conseil des Princes de Jérusalem auquel étaient présents le Frère J. Myers, I.G.D. pour la Caroline du Sud, le Frère B.M. Spitzer, I.G.D. pour la Géorgie, et le Frère A. Forst, I.G.D. pour la Virginie. Peu après l’ouverture du Conseil, une lettre fut adressée à Son Altesse Royale le Duc d’Orléans à ce propos sollicitant l’envoi de certains actes des archives de la société française; dans sa réponse par l’entremise du Colonel Shee, son Secrétaire, il promit très aimablement de les transmettre; mais malheureusement, les prémices de la révolution française empêchèrent cet envoi.

Le 2 Août 5795, le Frère Colonel John Mitchell, ci-devant Sous-Intendant Général des Armées des États-Unis, fut fait Inspecteur Général Délégué pour cet état par le Frère Spitzer par suite du départ de ce pays du Frère Myers.
L’action du Frère Mitchell fut limitée jusqu’après la mort du Frère Spitzer qui survint l année suivante.
De nombreux Frères de degrés éminents étant arrivés de l’étranger, des Consistoires de Princes du Royal Secret se tinrent de temps à autre pour des initiations et pour d’autres propos.

Le 31 Mai 5801, le Suprême Conseil du 33e degré pour les États-Unis fut inauguré avec toutes les hautes personnalités de la Maçonnerie par les Frères John Mitchell et Frederick Dalcho, Souverains Grands Inspecteurs Généraux, et, dans le courant de la présente année, le nombre total de Grands Inspecteurs Généraux fut complété, conformément aux Grandes Constitutions.

Le 21 Janvier 5802, une charte de Constitution accorda le sceau du Grand Conseil des Princes de Jérusalem pour l’établissement d’une Loge de Maîtres Maçons de la Marque dans cette Ville .

Le 21 Février 5802 notre Illustre Frère le Comte Alexandre François Auguste De Grasse, Inspecteur Général Délégué fut nommé par le Suprême Conseil Grand Inspecteur Général et Grand Commandeur des Antilles françaises; et notre Illustre Frère Jean-Baptiste Marie De La Hogue, Inspecteur Général Délégué, fut également reçu Grand Inspecteur Général et nommé Lieutenant Grand Commandeur des mêmes Iles.

Le 4 Décembre 5802, une charte de Constitution accorda le sceau du Grand Conseil des Princes de Jérusalem pour l’établissement d’une Grande Loge Sublime à Savannah, Géorgie.

Les Dénominations des Degrés Maçonniques sont comme suit, à savoir:
le Degré Apprenti Admis
2e Compagnon
3e Maître Maçon, conférés par la Loge Symbolique
4e Maître Secret
5e Maître Parfait
6e Secrétaire Intime
7e Prévôt et Juge
8e Intendant des Bâtiments
9e Maître Élu des Neuf, conférés par la G. Loge Sublime
10e Illustre Élu des Quinze
11e le Sublime Chevalier Élu
12e Grand Maître Architecte
13e Royal-Arche
14e Perfection
15e Chevalier d’Orient,conférés par les Princes de Jérusalem, qui forment un Conseil Souverain
16e Prince de Jérusalem
17e Chevalier d’Orient et d’Occident
18e Souverain Prince de Rose-Croix d’Hérodom
19e Grand Pontife
20e Grand Maître de toutes les Loges Symboliques
21e Patriarche Noachite ou Chevalier Prussien
22e Prince du Liban
23e Chef du Tabernacle,
24e Prince du Tabernacle, conférés par le Conseil des Grands Inspecteurs qui sont Souverains de la Maçonnerie.
25e Prince de Merci,
26e Chevalier du Serpent d’Airain
27e Commandeur du Temple
28e Chevalier du Soleil
29e K H
30 31 32e Prince du Royal Secret, Prince des Maçons, conférés par le Conseil des Grands Inspecteurs qui sont Souverains de la Maçonnerie
33e Souverains Grands Inspecteurs Généraux, Officiers nommés à vie.

Outre ces degrés, qui se succèdent régulièrement, la plupart des Inspecteurs possèdent un certain nombre de degrés séparés, conférés dans diverses parties du monde et qu’ils communiquent en général, sans frais, aux Frères qui ont l’élévation suffisante pour les comprendre. Ainsi les Maçons Choisis des 27 et le Royal-Arche, conférés sous l’égide de la Constitution de Dublin. Six degrés de la Maçonnerie D’Adoption, Compagnon Écossais, Le Maître Écossais & Le Grand Maître Écossais, &c., faisant en tout 52 degrés.

La Commission soumet respectueusement à la réflexion du Conseil le rapport ci-dessus sur les principes et l’établissement des degrés Sublimes en Caroline du Sud, extraits des archives de la Société. Elle ne saurait, toutefois, conclure sans exprimer ses voeux ardents de prospérité et de dignité aux Institutions que préside ce Suprême Conseil; et elle se flatte que, si des Frères des degrés Bleus ont pu avoir des impressions défavorables par méconnaissance des principes et pratiques de la Maçonnerie Sublime, cela sera aboli, et que l’harmonie et l’affection seront l’heureux ciment de la société universelle des Francs Maçons Acceptés. Que, de même que tous aspirent à l’amélioration de la condition générale de l’humanité par la pratique de la vertu et l’exercice de la liberté, de même la Commission souhaite sincèrement qu’il soit mis fin aux petits différends qui ont pu naître, à l’occasion de formalités insignifiantes entre Anciens et Modernes, pour faire place aux principes originels de l’ordre qui sont les nobles remparts de la société: l’universelle bonté et l’amour fraternel; et que la vaste confrérie des Francs Maçons sur l’ensemble des deux Hémisphères ne forme qu’un seul lien de Fraternité. « Voyez comme il est bon et agréable pour des Frères de cohabiter dans l’unité. »

La Commission salue respectueusement votre Suprême Conseil par les Nombres Sacrés .
Charleston, Caroline du Sud, ce 10e jour du 8e Mois appelé Chisleu 55v3′ année de VL. 5802, le 4e jour de Décembre 1802 de l’Ère chrétienne.
FREDERICK DALCHO, K.H – P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e et Lieutenant Grand Commandeur des États-Unis d’Amérique.
ISAAC AULD, K.H – P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e.
E. DE LA MOTTA, K.H – P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e et Illustre Trésorier du S. Empire.

Le rapport ci-dessus a été pris en considération et le Conseil exprimé sa satisfaction en lui accordant sa totale approbation. Après quoi, le Conseil a décidé que ledit rapport soit imprimé et transmis à toutes les Grandes Loges Sublimes et à toutes les Grandes Loges Symboliques répandues sur les deux Hémisphères.
Signé JOHN MITCHELL K.H – P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e et Grand Commandeur des États-Unis d’Amérique.

Extrait fidèle des délibérations du Conseil.
Signé Ab. ALEXANDER K.H – P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e, Grand Inspecteur Général du 33e et Illustre Secrétaire du Saint-Empire.

DEUS MEUMQUE JUS

 

 

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© Léo Taxil & Cie, 04/27/2002

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Les anciennes obligations

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Les anciennes obligations

 

ANCIENNES OBLIGATIONS des MAÇONS FRANCS ET ACCEPTES Loi fondamentale de la
Franc-Maçonnerie Universelle

I – Concernant DIEU et la RELIGION.
II – Du MAGISTRAT CIVIL Suprême et Subordonné.
III – Des LOGES IV – Des MAITRES, Surveillants, Compagnons et Apprentis.
V – De la Direction du MÉTIER pendant le travail.
VI – De la CONDUITE, à savoir :
1. Dans la Loge quand elle est constituée.
2. Conduite après la fermeture de la Loge et avant le départ des Frères.
3. Conduite quand des Frères se rencontrent sans présence Etrangère mais hors d’une Loge constituée.
4. Conduite en présence d’Étrangers non Maçons.
5. Conduite Chez Vous et dans votre Entourage.
6. Conduite envers un Frère étranger.

I. Concernant DIEU et la RELIGION Un MAÇON est obligé par sa Tenure d’obéir à la Loi morale et s’il comprend bien l’Art, il ne sera jamais un Athée stupide, ni un Libertin irréligieux. Mais, quoique dans les Temps anciens les Maçons fussent astreints dans chaque pays d’appartenir à la Religion de ce Pays ou de cette Nation, quelle qu’elle fût, il est cependant considéré maintenant comme plus expédient de les soumettre seulement à cette Religion que tous les hommes acceptent, laissant à chacun son opinion particulière, et qui consiste à être des Hommes bons et loyaux ou Hommes d’Honneur et de Probité, quelles que soient les Dénominations ou Croyances qui puissent les distinguer; ainsi, la Maçonnerie devient le Centre d’Union et le Moyen de nouer une véritable Amitié parmi des Personnes qui eussent dû demeurer perpétuellement Éloignées.

II. Du MAGISTRAT CIVIL SUPRÊME et SUBORDONNÉ Un Maçon est un paisible Sujet à l’égard des Pouvoirs Civils, en quelque lieu qu’il réside ou travaille, et ne doit jamais être mêlé aux Complots et Conspirations contre la Paix et le Bien-Être de la Nation, ni manquer à ses devoirs envers les Magistrats inférieurs; car la Maçonnerie a toujours pâti de la Guerre, de l’Effusion de Sang et du Désordre; aussi les anciens Rois et Princes ont toujours été fort disposés à encourager les Frères, en raison de leur Caractère Pacifique et de leur Loyauté par lesquelles ils répondaient en fait aux chicanes de leurs Adversaires et défendaient l’Honneur de la Fraternité qui fut toujours florissante dans les Périodes de Paix.
Aussi, si un Frère devenait Rebelle envers l’État, il ne devrait pas être soutenu dans sa Rébellion, quelle que soit la pitié que puisse inspirer son infortune; et s’il n’est convaincu d’aucun autre Crime, bien que la loyale Confrérie ait le devoir et l’obligation de désavouer sa Rébellion, pour ne provoquer aucune Inquiétude ni Suspicion politique de la part du Gouvernement au pouvoir, il ne peut pas être chassé de la Loge et ses relations avec elle demeurent indissolubles.

III. Des LOGES Une LOGE est un lieu où des Maçons s’assemblent pour travailler : d’où le nom de LOGE qui est donné à l’Assemblée ou à la Société de Maçons régulièrement organisée, et l’obligation pour chaque Frère d’appartenir à l’une d’elles et de se soumettre à ses Règlements Particuliers ainsi qu’aux Règlements Généraux. La Loge est soit particulière, soit générale et plus on la fréquente, mieux on la comprend, de même que les Règlements de la Loge générale ou Grande Loge annexés ci- après.
Dans les Temps anciens, aucun Maître ou Compagnon ne pouvait s’en absenter, spécialement lorsqu’il y avait été convoqué, sans encourir une sévère Censure à moins que le Maître ou les Surveillants n’aient constaté qu’il en avait été empêché par une impérieuse nécessité.
Les Personnes admises comme membres d’une Loge doivent être des Hommes bons et loyaux, nés libres, ayant l’Age de la maturité d’esprit et de la Prudence, ni Serfs ni Femmes ni Hommes immoraux ou scandaleux, mais de bonne réputation.

IV. Des MAITRES, SURVEILLANTS, COMPAGNONS et APPRENTIS Toute Promotion parmi les Maîtres Maçons est fondée uniquement sur la Valeur réelle et sur le Mérite personnel; afin que les Seigneurs puissent être bien servis, que les Frères ne soient pas exposés à l’Humiliation et que l’Art Royal ne soit point décrié : pour cela aucun Maître ou Surveillant n’est choisi à l’Ancienneté, mais bien pour son Mérite. Il est impossible de dépeindre ces choses par écrit, chaque Frère doit rester à sa propre place et les étudier selon les méthodes particulières de cette Confrérie. Tout ce que les Candidats peuvent savoir c’est qu’aucun Maître n’a le droit de prendre un Apprenti s’il n’a pas un Travail suffisant à lui fournir et s’il n’est pas un Jeune Homme parfait ne souffrant d’aucune Mutilation ou Tare Physique qui puisse l’empêcher d’apprendre l’Art et de servir le Seigneur de son Maître et de devenir un Frère, puis un Compagnon en temps voulu après avoir servi durant le Nombre d’Années fixé par la Coutume du Pays; et s’il n’est issu de Parents honnêtes; ceci afin qu’après avoir acquis les qualités requises il puisse parvenir à l’Honneur d’être le Surveillant, puis le Maître de la Loge, le Grand Surveillant et enfin, selon son Mérite, le Grand Maître de toutes les Loges.
Nul Frère ne peut être Surveillant avant d’avoir passé le degré de Compagnon; ni Maître avant d’avoir occupé les fonctions de Surveillant; ni Grand Surveillant avant d’avoir été Maître d’une Loge, ni Grand Maître s’il n’a pas été Compagnon avant son Election. Celui-ci doit être, en outre, de noble naissance ou GENTILHOMME de bonnes Manières ou quelque SAVANT éminent ou quelque ARCHITECTE distingué ou quelque autre HOMME DE L’ART d’une honnête ascendance et jouissant d’une grande Estime personnelle dans l’Opinion des Loges. Et afin de pouvoir s’acquitter le plus utilement, le plus aisément et le plus honorablement de son Office, le Grand Maître détient le pouvoir de choisir son propre Député Grand Maître qui doit être alors ou avoir été précédemment le Maître d’une Loge particulière et qui a le Privilège d’agir comme le ferait le Grand Maître lui-même, son Commettant, sauf quand le dit Commettant est présent ou qu’il manifeste son Autorité par une Lettre.
Ces Administrateurs et Gouverneurs, supérieurs et subalternes de la Loge ancienne, doivent être obéis dans leurs Fonctions respectives par tous les Frères, conformément aux Anciennes Obligations et Règlements, en toute Humilité, Révérence, Amour et Diligence.

V. De la DIRECTION du METIER pendant le TRAVAIL Tous les Maçons travailleront honnêtement pendant les jours ouvrables afin de profiter honorablement des jours de fête; et l’horaire prescrit par la Loi du Pays ou fixé par la coutume sera respecté.
Le Compagnon Maçon le plus expert sera choisi ou délégué en qualité de Maître ou Surintendant des Travaux du Seigneur; ceux qui travaillent sous ses ordres l’appelleront Maître. Les Ouvriers doivent éviter tout Langage déplacé, et ne point se donner entre eux de sobriquets désobligeants, mais s’appeler Frère ou Compagnon; et se conduire avec courtoisie à l’intérieur de la Loge.
Le Maître, confiant en son Habileté, entreprendra les Travaux du Seigneur aussi raisonnablement que possible et tirera parti des matériaux comme s’ils étaient à lui, ne donnant à aucun Frère ou Apprenti plus que le salaire qu’il mérite vraiment.
Le Maître et les Maçons recevant chacun leur juste Salaire seront fidèles au Seigneur et achèveront leur Travail consciencieusement, qu’il soit à la Tâche ou à la Journée; et ils n’effectueront pas à la Tâche l’Ouvrage qu’on a l’habitude de faire à Temps.
Nul ne se montrera Envieux de la Prospérité d’un Frère ni ne le supplantera, ni ne l’écartera de son Travail s’il est capable de le mener à bien; car personne ne peut achever le Travail d’autrui, à l’avantage du Seigneur, sans être parfaitement au courant des Projets et Conceptions de celui qui l’a commencé.
Quand un Compagnon Maçon est désigné comme Surveillant des Travaux sous la conduite du Maître, il sera équitable tant à l’égard du Maître que des Compagnons, surveillera avec soin le Travail en l’absence du Maître dans l’intérêt du Seigneur; et ses Frères lui obéiront.
Tous les Maçons employés recevront leur salaire uniment, sans Murmure ni Révolte, et ne quitteront pas le Maître avant l’achèvement du Travail.
On instruira un Frère plus jeune dans le travail pour que les Matériaux ne soient point gâchés par manque d’Expérience et pour accroître et consolider l’Amour Fraternel.
On n’utilisera dans le travail que les Outils approuvés par la Grande Loge.
Aucun Manoeuvre ne sera employé aux Travaux propres à la Maçonnerie; et les Francs-Maçons ne travailleront pas avec ceux qui ne sont pas francs, sauf nécessité impérieuse; et ils n’instruiront ni les Manoeuvres ni les Maçons non acceptés, comme ils instruiraient un Frère ou un Compagnon.

VI. De la CONDUITE, à savoir:

1. Dans la LOGE quand elle est CONSTITUÉE.
Vous ne devez pas tenir de Réunions privées, ni de Conversations à part sans Autorisation du Maître, ni parler de choses inopportunes ou inconvenantes; ni interrompre le Maître, ou les Surveillants ni aucun Frère parlant au Maître: ne vous conduisez pas non plus de manière ridicule ou bouffonne quand la Loge traite de choses sérieuses et solennelles; et sous aucun prétexte n’usez d’un Langage malséant; mais manifestez à votre Maître, à vos Surveillants et à vos Compagnons la Déférence qui leur est due et entourez-les de respect.
Si quelque Plainte est déposée, le Frère reconnu s’inclinera devant le Jugement et la Décision de la Loge, qui est le seul Juge compétent pour tous ces Différends (sous réserve d’Appel devant la Grande Loge), et c’est à elle qu’il doit être déféré, à moins que le Travail d’un Seigneur ne risque d’en souffrir, dans lequel cas il serait possible de recourir à une Procédure particulière; mais les affaires Maçonniques ne doivent jamais être portées en Justice, à moins d’absolue Nécessité dûment constatée par la Loge.

2. CONDUITE après fermeture de la LOGE et avant le départ des FRÈRES.
Vous pouvez jouir d’innocents plaisirs, vous traitant réciproquement suivant vos Moyens, mais en évitant tout Excès et en n’incitant pas un Frère à manger ou à boire plus qu’il n’en a envie, en ne le retenant pas lorsque ses Affaires l’appellent, en ne disant et en ne faisant rien d’offensant ou qui puisse interdire une Conversation aisée et libre; car cela détruirait notre Harmonie, et ruinerait nos louables Desseins. C’est pourquoi aucune Brouille ni Querelle privée ne doit passer le Seuil de la Loge, et moins encore quelque Querelle à propos de la Religion, des Nations ou de la Politique car comme Maçons nous sommes seulement de la Religion Catholique mentionnée ci-dessus; nous sommes aussi de toutes Nations, Idiomes, Races et Langages et nous sommes résolument contre toute POLITIQUE comme n’ayant jamais contribué et ne pouvant jamais contribuer au Bien-Etre de la Loge. Cette Obligation a toujours été strictement prescrite et respectée; surtout depuis la Réforme en Grande-Bretagne, ou la Séparation et la Sécession de ces Nations de la Communion de Rome.

3. CONDUITE quand les FRÈRES se rencontrent sans présence étrangère mais hors d’une LOGE CONSTITUÉE.
Vous devez vous saluer réciproquement de manière courtoise, comme on vous l’enseignera, vous appelant mutuellement Frère, échangeant librement les Instructions que vous jugerez utiles, sans être vus ni entendus, sans prendre le pas l’un sur l’autre, ni manquer aux marques de Respect qui seraient dues à un Frère, s’il n’était pas Maçon: car quoique les Maçons en tant que Frères soient tous sur un pied d’Egalité, la Maçonnerie ne prive pas un Homme des Honneurs auxquels il avait droit auparavant; bien au contraire, elle ajoute à ces Honneurs, spécialement lorsqu’il a bien mérité de la Fraternité qui se plaît à honorer ceux qui le méritent et à proscrire les mauvaises manières.

4. CONDUITE en Présence d’ÉTRANGERS non MAÇONS.
Vous serez circonspects dans vos Propos et dans votre Comportement, pour que l’Étranger le plus perspicace ne puisse découvrir ni deviner ce qu’il ne doit pas connaître, et vous aurez parfois à détourner la Conversation et à la conduire prudemment pour l’Honneur de la vénérable Fraternité.

5. CONDUITE Chez Vous et dans votre Entourage.
Vous devez agir comme il convient à un homme sage et de bonnes moeurs; en particulier n’entretenez pas votre Famille, vos Amis et Voisins des Affaires de la Loge, etc., mais soyez particulièrement soucieux de votre propre Honneur, et de celui de l’ancienne Fraternité, ceci pour des Raisons qui n’ont pas à être énoncées ici. Ménagez aussi votre Santé en ne restant pas trop tard ensemble ou trop longtemps dehors, après les Heures de réunion de la Loge; et en évitant les excès de chère ou de boisson, afin que vos Familles ne souffrent ni désaffection ni dommage, et que vous-même ne perdiez pas votre capacité de travail.

6. CONDUITE envers un FRÈRE étranger.
Vous devez l’éprouver consciencieusement de la Manière que la Prudence vous inspirera, afin de ne pas vous en laisser imposer par un Imposteur ignorant, que vous devez repousser avec Mépris et Dérision, en vous gardant de lui dévoiler la Moindre Connaissance.
Mais si vous le reconnaissez comme un Frère authentique et sincère, vous devez lui prodiguer le respect qu’il mérite; et s’il est dans le besoin, vous devez le secourir si vous le pouvez, ou lui indiquer comment il peut être secouru: vous devez l’employer pendant quelques Jours ou le recommander pour qu’on l’emploie.
Vous n’êtes pas obligé de faire plus que vos moyens ne vous le permettent mais seulement dans des circonstances identiques, de donner la préférence à un Frère pauvre, qui est un Homme bon et honnête, avant toute autre Personne dans le besoin.
Enfin, toutes ces OBLIGATIONS doivent être observées par vous, de même que celles qui vous seront communiquées d’autre manière; cultivez l’Amour Fraternel, Fondement et clé de voûte, Ciment et Gloire de cette ancienne Fraternité, repoussez toute Dispute et Querelle, toute Calomnie et Médisance, ne permettez pas qu’un Frère honnête soit calomnié, mais défendez sa Réputation, et fournissez-lui tous les Services que vous pourrez, pour autant que cela soit compatible avec votre Honneur et votre Sûreté, et pas au-delà. Et si l’un d’eux vous fait Tort, vous devez recourir à votre propre Loge ou à la sienne, ensuite vous pouvez en appeler à la GRANDE LOGE en Assemblée Trimestrielle, et ensuite à la GRANDE LOGE annuelle, selon l’ancienne et louable Coutume de nos Ancêtres dans chaque Nation; n’ayez jamais recours à un procès en Justice sinon quand l’Affaire ne peut pas être tranchée autrement, et écoutez patiemment les Conseils du Maître et des Compagnons lorsqu’ils veulent vous éviter de comparaître en Justice avec des Profanes ou vous inciter à mettre un terme rapide à toutes Procédures, ceci afin que vous puissiez vous occuper des Affaires de la MAÇONNERIE avec plus d’Alacrité et de Succès; mais en ce qui concerne les Frères ou Compagnons en Procès, le Maître et les Frères doivent offrir bénévolement leur Médiation, à laquelle les Frères en opposition doivent se soumettre avec gratitude; et si cet Arbitrage s’avère impraticable, ils doivent alors poursuivre leur Procès ou Procédure Légale, sans Aigreur ni Rancune (contrairement à l’ordinaire) en ne disant et en ne faisant rien qui puisse altérer l’Amour fraternel, et les bonnes Relations doivent être renouées et poursuivies; afin que tous puissent constater l’Influence bienfaisante de la MAÇONNERIE, ainsi que tous les vrais Maçons l’ont fait depuis le commencement du Monde et le feront jusqu’à la fin des Temps.

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Lyon et ses mages

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Du dieu Lug aux martyrs chrétiens

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Lyon est une ville élue par les dieux. Déjà par son nom ! Sur les hauteurs de la ville, les Celtes rendaient sans doute un culte au dieu Lug.

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Sous le nom de Lugdunum, Lyon devint province romaine une cinquantaine d’années avant l’ère chrétienne. Sur la colline de Fourvière, les romains consacrèrent un temple à Cybèle, la mère des dieux. Chacun connaît le martyre de l’évêque Pothin ou celui de Blandine, esclave chrétienne de 19 ans. D’où le nom attribué à deux églises de la ville.

En moins de trois siècles, trois religions auront marqué la ville. Avec un tel départ, Lyon ne pouvait pas décevoir les esprits assoiffés de mystère et de spiritualité.

Enjambons un millénaire et demi. Faisons connaissance avec cinq figures hautes en couleurs qui marquèrent l’histoire lyonnaise.

Nostradamus publie ses célèbres prédictions

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Michel de Notredame, dit Nostradamus (1503-1566) tenait son nom du village de ses ancêtres ; Notre-Dame d’Alet (vallée de l’Aude). Il réunit les qualités de Médecin, astrologue, devin et mage.

Dans une de ses Centuries (1, 35), il annonce un tournoi. Le plus âgé des deux adversaires verra son heaume traversé par l’arme du plus jeune. L’œil sera crevé et il en mourra. Le 30 juin 1559, le roi Henri II meurt effectivement dans un tournoi, tué par le comte de Montgomery. Tous les détails se vérifient. Les Centuries de Nostradamus deviennent célèbres.

Catherine de Medicis le fait venir à Paris en 1555. L’année suivante, Catherine de Médicis et Henri II le réclament à Blois, pour le consulter sur l’avenir de leurs sept enfants. Emmanuel de Savoie et Marguerite de France le consultent en 1559. Charles IX le consulte en 1564.

Le 2 juillet 1566, Nostradamus meurt vers les trois heures et demi du matin. Dans ses éphémérides, sur la page de fin juin 1566, il avait écrit : « Ici, la mort est proche ». Le soir du 1er juillet, il prit congé en annonçant : « Vous ne me verrez pas en vie au soleil levant ».

Les éditeurs de la ville de Lyon publièrent l’essentiel des textes rédigés par Nostradamus. Le fonds général de la Bibliothèque de Lyon était déjà riche. Mais Michel Chomarat l’a considérablement augmenté en y déposant son fonds privé. Les chercheurs ont ainsi accès au plus important fonds mondial consacré au mage. En furetant sur le site de la Bibliothèque (bm-lyon.fr), vous y trouverez de multiples archives et documents. Dont une exposition (virtuelle) reprenant celle organisée à Salon de Provence sur les « Prophéties en temps de crise ».

La dernière victime de l’Inquisition séjourne dans la capitale des Gaules

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20 octobre 1784. Cagliostro arrive à Lyon et descend à l’hôtel de la Reine. Cet hôtel occupait l’emplacement de la maison qui fait actuellement l’angle de la rue d’Algérie et de la rue Sainte-Catherine. Il parcouru l’Europe entière, multipliant les guérisons miraculeuses, soignant les pauvres, effectuant des opérations de haute-magie. Mozart l’immortaliserait bientôt dans sa Flûte Enchantée, sous le nom de Sarastro.

En novembre 1776, Cagliostro séjournait à Londres. Il s’y était fait remarquer en prédisant à six reprises successives le numéro gagnant de la Loterie Royale. Ce Cette raison et quelques autres avaient entraîné son expulsion.

Si certains soyeux craignaient de s’ennuyer, ils se trompaient ! Les disciples lyonnais se cotisent et bâtissent un temple magnifique aux Brotteaux. Le 24 décembre 1784, Cagliostro inaugure un nouveau rite maçonnique, le « Rite de la Haute Maçonnerie égyptienne ». Dans sa loge, des évocations sont organisées en présence du duc de Richelieu. Elles culminent dans des visions accessibles à tous. Prost du Royer, chef d’une loge lyonnaise, était mort le 21 septembre de la même année. Qu’à cela ne tienne ! Son fantôme apparut et fut reconnu par les membres de cette loge qui étaient présents. J. B. Delorme, premier d’une longue série, fut guéri d’une maladie incurable. Des enfants devenaient, sous son commandement, capables de la clairvoyance la plus spectaculaire.

Mais Cagliostro a la bougeotte. C’est un nomade. Le 27 janvier 1785, il quitte Lyon pour Paris. L’aventure continue. Le 22 août 1785, Cagliostro est arrêté et accusé d’avoir trempé dans l’affaire du collier de la Reine. Il est enfermé à la Bastille. Le 31 mai 1786, il est blanchi et acquitté par le Parlement de Paris. Le roi, désavoué par sa justice, le bannit de France. C’est alors que Cagliostro annonce, trois ans à l’avance, la destruction de la Bastille, la convocation des Etats Généraux et la destruction des lettres de cachet.

Tout cela devait mal finir. Le 27 décembre 1789, alors qu’il séjournait à Rome, le pape Pie VI ordonna son arrestation. Le 7 avril 1791, Cagliostro fut condamné à l’emprisonnement perpétuel. Enfermé le 21 avril au fort de San Leo (près de Rimini), il y passa le reste de sa vie dans des conditions ignobles, au fond d’un cachot nommé Il Pozzetto, nom qui signifie quelque chose comme « oubliette », « puits » ou « égout ». Il y mourut le 26 août 1795, deux ans et demi avant l’arrivée des troupes françaises qui firent sauter la forteresse de San Leo. Cagliostro fut peut-être la dernière victime de l’Inquisition. Dans son cachot, qui se visite aujourd’hui, les visiteurs déposent des roses rouges.

Un lyonnais fait tourner les tables

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Hippolyte-Léon Rivail naquit à Lyon en 1804 et mourut en 1869. Il formalisa le spiritisme. Ce nom recouvre plusieurs modes de communication avec les esprits, dont les célèbres tables tournantes. Un des esprits lui révèle que, dans une existence antérieure en Gaule, il fut druide sous le nom d’Allan Kardec.

Il réunit ses enseignements dans deux livres constamment réédités : Le Livre des Esprits et Le Livre des médiums. Il répandit en France l’idée d’un perfectionnement de l’âme par des réincarnations successives. Lyon fut un centre spirite important. Sait-on que la première crèche de la ville fut organisée par les spirites ? Et jusqu’au 15 janvier prochain, ne manquez pas l’exposition « Lyon, cœur du spiritisme » organisée par la Bibliothèque de Lyon (Part-Dieu) !

Le spiritisme devait se répandre dans le monde. Il imprégna et domina la religion de pays entiers, du Brésil au Vietnam. Si vous allez dans le second, visitez les temples du spiritisme local, le cao-daïsme. Vous y verrez trôner la statue de Victor Hugo, un autre spirite célèbre. 

A Paris, Allan Kardec est enterré au cimetière du Père Lachaise. Toujours fleurie, sa tombe reproduit un monument mégalithique.

Le guérisseur devient médecin des armées impériales

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Nizier Anthelme Philippe (1849-1905) est mieux connu sous le nom « Maître Philippe de Lyon ». A l’âge de 14 ans, il quitte son village natal (Loisieux, en Savoie) pour rejoindre son oncle Vachod, boucher à Lyon.

Il vécut à l’Arbresle. Guérisseur, il avait poursuivi en auditeur libre des études de médecine et de pharmacie pour exercer légalement ses dons. La popularité de Maître Philippe était immense. Il soignait par le magnétisme et dispensait gratuitement ses soins aux pauvres.

Sa renommée se répandit dans toute l’Europe. A partir de 1901, il séjourna à plusieurs reprises à la cour de Russie pour soigner l’hémophilie du fils du tsar Nicolas II. Il y opéra des guérisons remarquées. Au point que le tsar demanda au président de la République française, Emile Loubet, un diplôme en médecine ad honorem pour le guérisseur. Irrité par le refus qui lui fut opposé, le tsar nomma Philippe médecin des armées impériales !

L’influence de Maître Philippe à la cour de Russie fut supplantée par celle de Raspoutine. Pourtant, le français avait  tenté de mettre en garde la famille impériale contre le personnage, et avait annoncé l’irruption de la révolution russe.

Allez au cimetière de Loyasse, sur le plateau de Fourvière. La tombe est fleurie par des admirateurs venant du monde entier.

Les petites Eglises parallèles et leur patriarche

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Joseph-René Vilatte était un prêtre fâché avec la hiérarchie catholique. Fondateur d’une communauté au Québec, il lui fallait en assurer la survie. En 1892, trois évêques orthodoxes (l’un d’eux a été canonisé depuis) le consacrèrent évêque. Ce nouvel évêque en consacra d’autres à son tour. L’un des successeurs fut l’abbé Julio, grand guérisseur. Il rassembla une multitude de prières recueillies dans les campagnes. Ses livres portent des titres qui rappellent la Belle époque. Ainsi, ces Grands secrets merveilleux pour aider à la guérison de toutes les maladies physiques et morales, constamment réédité.

En 1913, le successeur de l’abbé Julio consacra un lyonnais, Jean Bricaud (1881-1934).

Cette petite Église parallèle était indépendante de l’Église romaine. Elle était composée de plusieurs courants regroupés sous le vocable « Église Gnostique ». En mémoire des Gnostiques, chrétiens des premiers siècles exterminés par Rome pour dissensions doctrinales.

Il y a cent ans, les francs-maçons étaient déjà automatiquement excommuniés. Si peu s’en soucient de nos jours, beaucoup en devenaient insomniaques à l’époque. A leur mort, les rites funéraires catholiques leur étaient refusés. L’Église Orthodoxe était alors réservée aux communautés étrangères (russe, grecque, arménienne, etc.) dont elles utilisaient la langue et la liturgie. Ce n’était donc pas une issue possible. Aussi, des francs-maçons et occultistes de toutes sortes se dirigeaient-ils vers de petites Églises parallèles.

Allez au cimetière de Francheville-le-Haut. Vous trouverez une tombe étrange. Y sont enterrés Constant Chevillon et Jean Bricaud. Le premier dirigea un rite maçonnique occultiste. En 1944, il fut assassiné par la milice de Vichy à qui cela ne plaisait guère. Le second fut à la tête de l’Église Gnostique et mourut en 1934. Leurs titres sont gravés sur la pierre tombale. Le monument est à l’abandon, alors que celles des mages précédents sont couvertes de fleurs. Les « initiés » qui se recommandent aujourd’hui de Chevillon et de Bricaud seraient-ils plus ingrats ?

Denis Labouré

Pour lire d’autres articles de Denis Labouré : http://astrocours.free.fr/pages/articles/hermetique.htm Pour connaître les cours qu’il diffuse : http://astrocours.free.fr/pages/apprendreeso.htm Pour vous procurer ses livres: http://reikimarc.ifrance.com/ Pour connaître les séminaires qu’il anime : http://astrocours.free.fr/pages/seminaireeso.htm .

Humour solsticial 20 décembre, 2008

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Humour solsticial

 

 

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 Merci à mon F:. Janlou de cet apport

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