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Les trois lois de la divination 31 août, 2010

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , trackback

 

Les trois lois de la divination

 

Après vous avoir présenté le grand Paracelse, le bon abbé Julio et la très protestante Mary Baker Eddy, changeons de style. Le texte qui suit est traduit de Magick, du mage provocateur Aleister Crowley. Ce texte résume de façon géniale les principes qui sous-tendent n’importe quel art divinatoire.

 

Il est donc utile de posséder un art par lequel on puisse obtenir à l’instant toute information pouvant s’avérer nécessaire. Cet art est la divination. Les réponses aux questions que l’on pose en divination ne sont pas véhiculées directement, mais par l’intermédiaire d’une série adéquate de symboles. Ces symboles doivent être interprétés par le devin dans le contexte de son problème. Il n’est pas praticable de bâtir un lexique dans lequel  la solution de chaque difficulté serait donnée en jouant

sur une multitude de mots. Ce serait difficile à manier ; d’ailleurs, la nature ne fonctionne pas de cette manière-là.

La théorie de tout processus de divination peut être exposée en quelques principes simples.

 

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1. Nous postulons l’existence d’intelligences, qu’elles se situent à l’intérieur ou à l’extérieur du magicien, et dont celui-ci n’est pas directement conscient. (Que l’intelligence avec laquelle la communication s’établit soit une entité objective ou une partie cachée du mental du devin n’importe pas dans le cadre de cette théorie). Nous supposons que de telles intelligences sont capables de répondre correctement, dans le cadre de certaines limites, aux questions posées.

2. Nous postulons qu’il est possible d’élaborer un compendium de hiéroglyphes suffisamment élastique dans ses significations pour inclure toute idée possible, et qu’un ou plusieurs d’entre eux peut toujours être pris pour représenter une idée. Nous supposons que ces hiéroglyphes seront compris par les intelligences avec lesquelles nous souhaitons communiquer, de la même manière qu’ils seront compris par nous-mêmes. Nous disposons donc d’une sorte de langage. On peut le comparer à une lingua franca peut-être défectueuse lorsqu’il s’agit d’exprimer des nuances subtiles, langage par cela inadapté pour la littérature, mais qui peut encore servir pour la conduite des affaires quotidiennes dans ces lieux où de nombreuses langues sont parlées. L’hindoustani en est un exemple. Mais l’analogie avec les signes et symboles utilisés par les mathématiciens est encore meilleure, qui peuvent ainsi transmettre parfaitement leurs idées sans parler un mot de la langue de l’autre.

3. Nous postulons que les intelligences que nous souhaitons consulter veulent, ou peuvent être poussées, à nous répondre de manière fiable.

Considérons en premier lieu la question du compendium de symboles. L’alphabet d’un langage est une manière plus ou moins arbitraire de transcrire les sons utilisés pour le parler. Les lettres elles-mêmes ne possèdent pas nécessairement une signification particulière. Mais dans un système de divination, chaque symbole évoque une idée précise. Cela ne perturberait pas la langue anglaise si nous ajoutions quelques lettres nouvelles.

En réalité, quelques systèmes de sténographie l’ont fait. Mais un système de symboles adapté à la divination doit être une représentation complète de l’univers, chaque symbole étant absolu, et l’ensemble ne pouvant être réduit. Un tel système constitue en fait techniquement un pentacle au sens le plus complet du terme.

Considérons quelques grands exemples de tels systèmes. Nous pouvons observer qu’un mode habituel de divination consiste à interroger des livres en plaçant le pouce au hasard entre les pages. Les Livres Sybillins, les œuvres de Virgile, et la Bible ont très fréquemment été utilisés pour ce but. Pour justifier cette pratique du point de vue théorique, on suppose que le livre employé est une représentation parfaite de l’univers. Mais, même si c’était le cas, c’est une forme inférieure de construction, parce que la seule conception raisonnable du Cosmos est mathématique et hiéroglyphique plutôt que littéraire…

Les principaux moyens de divination dans l’histoire sont l’astrologie, la géomancie, le Tarot, la Sainte Kabbale et le Yi-King. Il en existe des centaines d’autres; de la pyromancie, oeiromancie, augures tirés des sacrifices, et le défilé de quelques anciens oracles aux présages tirés du vol des oiseaux et  des prédictions tirées de feuilles de thé.

 

 

Denis Labouré

3 avenue de la Libération

42000 Saint-Étienne

www.spiritualite-occidentale.com

www.astrocours.fr

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