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Le soufisme 27 décembre, 2013

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Le soufisme, méthode, spiritualité depuis le 10ème siècle

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Dans le Soufisme comme dans la Maçonnerie, il y a une multitude de courants d’importance diverse, échelonnés entre les débuts de l’lslam (c’est a dire le 7ème siècle) et l’époque actuelle.

Certains courants n’ont eu qu’une existence éphémère,et d’autres vivent encore.

Le Soufisme est né en Irak au 10ème siècle. Les soufis, auparavant dispersés dans l’ensemble du Proche-Orient, commencent à former des écoles autour de quelques maîtres de Bagdad et de Bassora. Les thèmes qui relèvent de l’expérience mystique sont alors développés publiquement, puis consignés en des traités.

Les premières confréries Soufies proprement dis apparaissent au 12ème siècle. Elles deviendront la forme dominante du Soufisme jusqu’à l’époque moderne.

Il existe deux sortes de confréries: confréries de cour et d’aristocrates, telles que les MEVLEVIS d’Anatolie fondée par AL ROUMI et des confréries plus populaires telles que le RIFA’IYYA de BABYLONIE fondée par AHMAD AL-RIFA’I. Certaines, nées à cette époque, subsistent encore aujourd’hui à travers des ramifications multiples telles que la QADIRIYYA de Bagdad fondée par ABD AL-QADIR AL-DJILANl mort en 1166 et dont le tombeau à Bagdad est un lieu de pèlerinage des Soufis aujourd’hui encore.

Le Soufisme est d’abord l’expérience du vécu individuel des questions qui nous brûlent l’esprit pour tout ce qui est de l’énigme de la vie et de ses racines si lointainement implantées dans les ténèbres de notre origine.

Et ceci présuppose au moins un pressentiment de la possibilité d’une perception intérieure directe, pressentiment qui pourrait devenir germe d’inspiration.

Voici près de mille ans, un grand Soufi disait du Soufisme qu’il était une «saveur», parce que son but et sa fin pourraient se définir comme la connaissance directe des vérités transcendantes, sa nature est en effet plus comparable aux expériences des sens qu’une connaissance procédant du mental.

Le Soufisme, se réclame des temps les plus anciens puisque il concédait que Adam était un initié par ailleurs selon les Soufis l’usage du sceau de Salomon est une des clefs pour l’interprétation de nombreux textes dont le sens a échappé à la compréhension de ceux qui ignorent les lois du symbolisme.

Le Soufisme lui même de par sa nature est un peu comme une énigme. La racine arabe «çouf» qui comprend les trois lettres «çâd-fâ-wâw-fâ» a comme sens de base «pureté». Elle possède selon la science des lettres une identité secrète avec la racine «çfou» qui s’écrit «çâd-fâ-wâw» et qui a pour sens de base «pureté» et désignant ce qui a été passé au tamis pour séparer les graines de la balle. En outre, il découle de cette racine une forme verbale qui, si on I’écrit sans voyelle comme cela se fait couramment en arabe, est en apparence identique à «çûfi» et signifie «il a été choisi comme un ami intime». Cependant les Soufis parlent le plus souvent d’eux-mêmes en disant les Pauvres «al-fuqarâ». La pauvreté (dans le sens de savoir) a pour eux un pouvoir alchimique en tant que vide demandant à être comblé. Les premiers Soufis portaient des vêtements en laine. Or, la science des symboles nous indique que le mouton a toujours été spécialement consacré au soleil; ainsi, en portant un vêtement de laine on revêt la robe de cet «éveil du cœur» symbolisé par la lumière du soleil et constituant l’aspect central de tout ce que le Soufi entreprend de reconquérir. Les soufis justifient le port de la robe de laine en affirmant qu’elle a été l’habit des prophètes (nabi) d’avant Mahomet et notamment celui de Moïse (Moussa) et de Jésus (Isa). Le Soufisme s’appuie également sur des valeurs Gamtatriques « numériques ».

Dieu possède dans la langue arabe (99) noms allant de l’éternel en passant par le grand, le fort, le puissant, le miséricordieux, etc… Les Soufis disent que la totalisation de (99), (9) plus (9), donne (18), (1) plus (8) donne (9), et la multiplication de (9) par (9) donne (81). (8) plus (1) donnant (9), la soustraction du premier et du deuxième donne (0) qui se dit «sifr», en arabe, ce qui signifie littéralement «néant», d’où la recherche soufique permanente auprès de la divinité car les lois de la nature et de la physique ne reconnaissent pas le néant.

«Fais-moi entrer, ô Seigneur, dans les profondeurs de l’océan de ton unité infinie». L’océan est souvent utilisé comme référence symbolique du terme vers lequel conduit le chemin Soufi.

De temps à autre, une révélation entre guillemets «flue» comme un grand flot de marée venant de l’Océan d’lnfinitude vers les rives de notre monde fini; et le Soufisme est la vocation, la discipline et la science permettant de se plonger dans le reflux de l’une de ses vagues et d’être ramené avec elle à sa source éternelle et infinie.

Il n’y a qu’une seule eau, mais deux Révélations selon les nécessités particulières de temps et de lieu. Elles peuvent être reçues de manière différentes:

•les croyants dogmatiques sont dans leur grande majorité concernés exclusivement par l’eau qui constitue l’aspect formel de la religion.

•Les Soufis se préoccupent de l’eau laissée à découvert par la vague lors du reflux. Pour les Soufis le corps ne saurait refluer c’est-à-dire revenir vers sa source primordiale, avant la résurrection: quant à l’âme, elle doit attendre la mort du corps; jusque là, elle est, bien qu’immortelle, emprisonnée dans le monde mortel. A la mort du grand Maître Soufi Ghazâlî, au 11ème siècle, on trouva sous sa tête un poème qu’il avait écrit durant sa dernière maladie:

 

« Je suis un oiseau :ce corps était ma cage,mais je me suis envolé,le laissant comme un signe.»

Chez les grands Soufis, quelque chose de plus essentiel que l’âme, qui doit attendre la mort pour parvenir à la liberté, avait déjà reflué et ceci malgré leur corps «cage», je veux dire AL-BARAKA.

Le centre de connaissance, I’Océan, est aussi bien au dedans qu’au dehors et le Târîka Soufi (c’est à dire la méthode Soufie) est un éveil progressif comme si l’on «reculait» en direction de la racine de son Être; c’est un « ressouvenir » du Soi Suprême qui transcende infiniment l’Ego humain et qui n’est autre que les profondeurs vers lesquelles la vague reflue.

Les âmes sont comme des arbres. Celui qui se distingue des autres est celui qui, comme disent les Hindous est «libéré vivant»; il a réalisé ce que les Soufis appellent la «Station Suprême»; et le Soufisme est une voie et un moyen de prendre racine, à travers la «porte étroite» qui est dans la profondeur de l’âme, dans l’Esprit pur qui débouche lui-même dans la divinité.

Le Soufisme exige que l’âme se dépouille des limitations de l’homme, de ses habitudes et de ses préjugés qui étaient devenus une «seconde nature» et se couvre des caractéristiques de la nature primordiale de l’homme, c’est à-dire la pureté, la sincérité, la générosité etc…

Le Soufisme comme la Maçonnerie comporte des grades et des degrés d’initiation débutant par l’apprenti «Talib» qui en suivant un long et difficile parcours initiatique deviendra un aspirant «Murîd». Celui-ci passera par des «Maqâmat», étapes d’initiations successives, accédera à la dignité de «Murshid», directeur spirituel, guide des disciples, collaborateur du maître, gardien des règles et rites. Le moment venu, toutes les épreuves surmontées, le maître confère l’investiture au «Murshid» pour devenir un «Cheikh» maître possédant la «baraka» et le secret de la science divine «al-ma’rifa».

A ce stade là, il est dit que le maître sait distinguer I’homme (son maître passé) de son enseignement, s’attacher à la valeur propre de cet enseignement et non pas du comportement du maître. Il lui appartient alors de vérifier sur lui-même l’enseignement qu’il reçoit, sans s’attarder à en juger l’auteur.

le rite d’initiation Soufi, prend la forme d’une investiture: un manteau «Khirqah» est placé par le maître sur les épaules de l’initié il lui confère un pouvoir temporel rappelant la cape.

Un autre symbole Soufique est celui du «Silsila», la chaîne: au moment du serment, le «cheikh» maître tend son rosaire au récipiendaire; celui-ci en saisit l’autre extrémité qu’il tient pendant la prononciation de la formule d’initiation. Le lien de la chaîne spirituelle permet à l’initié de progresser le long du chemin, la traction de la chaîne transcende les efforts du voyageur, lesquels sont pourtant nécessaires pour la rendre opérante.

L’humain entre dans ce monde par une porte cosmique. Pour éviter de refluer par la même issue, sa petite vague individuelle doit atteindre le point culminant de la grande vague et pour cela, il a le pouvoir de jeter une chaîne traçant une lignée spirituelle remontant jusqu’à la verticalité divine de son initiateur.

Après l’initiation, le novice prend le genre de Vie de l’Adepte, qui consiste à anticiper sur la fin, c’est à dire la mort physique; ce qui l’amène par la puissance de la «Tariquah» à devenir un membre central «Salik», ce qui signifie voyageur. Le Soufi prend alors un sac, avec un morceau de pain, un papier et une plume. Il voyagera à travers les pays afin de rencontrer les Savoirs, mais les Soufis entendent aussi par voyage l’approfondissement intérieur ou le reflux du soi fini en direction de son principe divin.

Le Soufisme considère que l’homme étant un exilé, c’est seulement à partir du centre de l’état terrestre, c’est-à-dire au degré de la perfection humaine, qu’il est possible d’avoir accès aux états de l’Etre supérieur.

Le Soufisme enseigne que l’on ne peut exister à l’encontre de l’Etre, ni penser à l’encontre de l’Intelligence; il nous faut accorder nos rythmes à ceux de l’Infini.

Quand nous respirons, une partie de l’air est assimilée, I’autre est rejetée, il en est de même pour la résorption de la manifestation universelle, et le but suprême du Soufisme est d’être «Inspiré» par la divinité et réabsorbé donc de ne plus être expiré par la suite.

L’approche Soufique du Coran est très Symbolique et intérieure, contrairement aux Musulmans car si l’on se pose la question: Quelle est la forme prise par le flot de la marée, la réponse est un Livre «le Coran».

Les Soufis parlent de chercher à se noyer «istighrâq», mais en réalité ce qu’ils cherchent c’est l’extinction «fanâ» du créé dans I’Incréé, du temporel dans l’Éternel, du fini dans l’infini ; et, pour certains Soufis, la récitation du Coran a constitué le principal moyen de Concentration, notamment en Inde et en Afrique occidentale, même s’ils savent très peu d’arabe; et si l’on objecte à cela qu’une telle récitation ne saurait avoir sur l’Âme qu’un effet fragmentaire étant donné que l’intelligence des récitants ne peut y participer, on répondra que leur Intelligence est pénétrée par la Conscience de participer à la Parole Divine.

Par ailleurs, beaucoup d’écoles Soufis libèrent leurs adeptes des pratiques de la doctrine musulmane, ce qui leur a valu persécutions voire même exécutions sommaires sous prétexte d’hérésie et d’infidélité car les Soufis croient pouvoir approfondir le sens des paroles divines par une herméneutique de l’intériorité grâce à une expérience spirituelle toute intuitive et illuminative qu’ils vivent parfois jusqu’à l’extase.

Al-HALLAJ disait:

«je ne préfère aucune doctrine déterminée»…

L’intrusion du Soufisme dans la pensée religieuse d’alors va susciter des réactions. d’où des procès à la fin du 9ème siècle. Le Grand Maître Al-Halladj va accentuer ces réactions, lorsqu’il rendra public certains propos; telle la fameuse locution :

«Je suis vérité, c’est-à-dire Dieu».

Al-Halladj décrit ce processus de Bassora du mot Dieu qui s’accomplit dans l’intimité d’une union d’amour en disant :

«J’ai en moi un ami, je le visite dans les solitudes, présent même quand il échappe aux regards… c’est comme si j’étais devenu l’interlocuteur de moi même… présent, absent, proche, éloigné, insaisissable aux descriptions par qualités, Il est plus proche que la conscience pour l’imagination et plus intime que Bassora des inspirations» AL-Halladj fut emprisonné une dizaine d’années avant d’être jugé puis crucifié en 909.

La fin tragique de Al- Halladj mettait un point final à la mystique de la rupture c’est-à-dire de l’abandon du matériel. Les survivants du mouvement se rendirent soit en Irak soit en Iran. Depuis ils se cantonnent dans une discrétion qui consiste à ne tenir de propos d’une haute spiritualité qu’à ceux qui sont préparés à les entendre, donc des Initiés.

«O toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée; entre parmi Mes serviteurs; entre dans Mon Paradis».

A ces propos coraniques un grand Soufi dit :

« Je suis entré en me laissant au dehors. »

En effet, puisque rien ne saurait être ajouté au Paradis de l’infini, ne peut y entrer que rien.

Le Cœur ou plutôt la Vision du cœur est l’un des plus importants symboles Soufiques «Ceux qui ont des cœurs» cette formule un peu énigmatique montre que la perspective est en accord avec celle de tout le monde antique, aussi bien de l’Orient que de l’Occident, lorsqu’elle attribue la faculté de vision au cœur et qu’elle mentionne celui-ci pour désigner, non seulement l’organe corporel de ce nom, mais aussi le centre de l’âme auquel il donne accès, alors que ce centre sert lui-même de passage vers un «Cœur» plus élevé, I’Esprit.

Ainsi le «Cœur» est-il souvent synonyme d’«intellect» dans le plein sens du latin «intellectus», nom de la faculté permettant de percevoir le transcendant.

Martin Lings explique très bien ce point en soulignant que :

Si le corps dans son ensemble est «horizontal» en ce qu’il est limité à son propre plan d’existence, le cœur possède, en plus de cela, une certaine verticalité du fait qu’il est l’extrémité inférieure de l’axe vertical venant de la Divinité elle même et passant par les centres de tous les degrés de l’univers.

Selon la doctrine soufique toute vie est divine. Le cœur physique reçoit la vie de la Divinité et l’épanche dans le corps, dans la direction opposée. Le cœur physique peut servir de foyer de concentration à toutes les forces de l’âme qui aspirent à l’infini.

Le Grand Maître Soufi Al-Hallâj dit :

«J’ai vu mon Seigneur par l’œil du Cœur. Je dis: Qui es-tu? Il répondit: TOI».

Le Cœur est l’isthme «barzakh» qui sépare les deux mers qui représentent le Ciel et la terre, I’agréable mer d’eau douce étant le domaine de l’Esprit, et la mer salée et amère celui de l’Âme et du corps:

La lune transmet indirectement la lumière du soleil à l’obscurité de la nuit; et, semblablement, le Cœur transmet la lumière de l’Esprit à l’obscurité de l’âme.

En un mot la vision du Cœur c’est «Avoir un pressentiment de ses états supérieurs».

Notre F :. René Guénon devenu également Soufi, considère ce pressentiment comme un motif valable pour chercher à s’engager dans une voie spirituelle et comme critère de qualification pour une telle voie; et la manifestation de ce pressentiment est le sens, si reculé soit-il, est, ce que Guénon appelle «I’ldentité Suprême», une sorte d’avant-goût de la vérité qui rend au mot Saveur toute sa dimension de la connaissance directe du Cœur par opposition à celle du mental.

L’harmonie de l’Univers dépend parallèlement des similitudes et des différences, non seulement entre les individus, mais aussi entre les mondes. Il est ainsi possible de parler de mariage «du ciel et de la terre»; la réflexion d’un objet est l’image fidèle mais inversée de I’objet lui-même, ce qui est le prototype naturel du sceau de Salomon de la perfection Zenitho/Nadiral active et passive.

«Détends ton esprit, et apprends à nager.»

Voici le terme le plus approprié, à mon sens, qu’un maître Soufi doit dire à son élève; en d’autres termes, libère ton mental de telle sorte que ton âme, ayant perdu pieds, puisse expérimenter les mouvements spontanés de l’intuition.

Si tu es dans un état de perplexité, prends soin de ne pas te cramponner à quoi que ce soit, de peur que tu ne fermes de ta propre main, la porte de la nécessité, car cet état prend pour toi, la place du Nom Suprême.

Le message du soufisme est celui du miracle de l’union entre l’âme individuelle et l’Absolu de la nature divine. L’homme reçoit la révélation et peut déployer son âme. Ce déploiement se fait dans l’extase, la dissolution de l’ego et du soi. Touchant alors directement tout être et toute chose, l’âme de l’individu devient conscience divine.

Les similarités évidentes qui existent entre la FM et le soufisme ont souvent suscité l’intérêt des historiens. Car voilà deux courants à priori en antinomie totale -l’un prônant le tout religieux, l’autre la totale liberté de conscience- qui tendent vers un seul but : rendre l’homme meilleur, et avec la même arme, si l’on peut dire, le chemin initiatique. L’émir Abdelkader, maçon illustre et disciple de Ibn Arabi, personnalité charismatique des confréries soufies expliquait volontiers qu’il voyait dans la FM la « plus admirable institution de la Terre ». Son engagement maçonnique et sa qualité de professeur en théologie s’étant jusqu’à sa mort nourris l’un de l’autre. Pour l’anthropologue Faouzi Sqalli, spécialiste de l’histoire des religions, « toutes les traditions ou philosophies spirituelles qui promeuvent le travail sur l’humain, comme c’est le cas pour le soufisme et la FM ont, à tout le moins, des affinités de valeurs ». Bien que le soufisme soit largement antérieur à la FM, nous pouvons imaginer que celle-ci pourrait constituer une étape sur le long chemin qui mène vers l’ascèse soufie. Nous pouvons d’ailleurs observer selon Sqalli que : « René Guénon, référence magistrale en matière de spiritualité, embrassera le soufisme après avoir pris ses distances avec une FM qui lui paraissait trop théorique et sociale. Il sera reconnu sous le nom de Cheikh Abdelouahed Yahia ».

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Merci Ana …

Protégé : Le maître reparait plus radieux que jamais – 3° -

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Protégé : Les larmes argentées … – 4° -

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Voeux … d’Italie … 24 décembre, 2013

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution , ajouter un commentaire

 

A vous, mes bien Chers Sœurs & Frères
et à tous ceux qui vous sont proches,
je souhaite, une bonne et heureuse fin d’année.

Que cette nouvelle année soit meilleure,
mais surtout pas pire que celle qui finit.

Que la Paix règne sur la terre !
Que l’Amour règne parmi les Hommes ! !
Que la joie soit dans nos cœurs ! ! !

Passez de bonnes fêtes.
Je vous embrasse
Fraternellement

 

Voeux ... d'Italie ... dans Chaine d'union

Saint Jean d’hiver et Tradition Maçonnique 23 décembre, 2013

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution , ajouter un commentaire

Saint-Jean D’hiver Et Tradition Maçonnique

 

 

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Il en va des deux Saint-Jean comme des deux solstices, de la naissance et de la mort, du passé et de l’avenir.

Ils sont « Un », Jean Baptiste a précédé le Christ, et lorsqu’il disparaît Jean l’Evangéliste apparaît.

Le Baptiste ferme l’Ancienne Loi et annonce la révélation chrétienne.

L’Evangéliste ferme le Livre du Monde avec l’Apocalypse et annonce le second avènement.

« L’un et l’autre ouvrent et nul ne peut fermer ; L’un et l’autre ferment et nul ne peut ouvrir » indique la Bible.

 

 

Les Francs-Maçons célèbrent les deux Saint-Jean. Celle du précurseur « Jean le Baptiste » au solstice d’été, et de « Jean l’évangéliste » au solstice d’hiver.

Dans le christianisme, les Fêtes de ces deux saints Jean sont reliées aux  deux solstices, elles se situent peu après leur date exacte.

Le Franc-Maçon fête le Solstice d’hiver, la « Saint-Jean d’hiver » entre le 24 et le 27 décembre. « Éclairé » il honore le moment où le Soleil s’arrête, et participe à la naissance du « Soleil intérieur » par la Tenue Solsticiale.

A cette époque de l’année, avec le jour le plus court et la nuit la plus longue ; les jours grandissent après et la lumière « triomphe des ténèbres ».

 

 

La Lumière dans les ténèbres

Dans l’Évangile de Jean, dès le Prologue le symbole de la Lumière est posé, il n’est pas la Cause Première, mais son émanation incréée, et l’origine de l’univers.

 

Il confirme le rôle essentiel du précurseur, comme Témoin de la Lumière.

L’accent mis sur la Lumière qui « luit dans les ténèbres » implique symboliquement la célébration de Jean l’Evangéliste au cœur des ténèbres du solstice d’hiver, lorsque les feux à l’extérieur ne représentent plus la lumière cosmique.

Allumés à l’intérieur pour repousser les ténèbres extérieures, les feux sont le symbole de la Lumière irradiant le cœur de l’initié pour en repousser l’obscurantisme.

La fête de Saint-Jean L’évangéliste, est toute proche de la naissance de Jésus, Comme si le Logos, la faible Lumière incarnée par le nouveau « Né », nécessitait le Témoin rappelant les jours suivants, son origine transcendantale :

 

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu »

Avant d’évoquer l’incarnation :

« Et le Verbe a été fait chair et il a habité parmi nous plein de grâce et de Vérité et nous avons contemplé sa gloire »…

 

Jean l’Évangéliste, au cœur de la nuit intérieure symbolisée par le solstice d’hiver voit comme « initié », la Lumière « venue chez les siens ».

 

C’est semble-t-il pour cette raison que la symbolique maçonnique, prend en compte les représentations liées à Saint-Jean Évangéliste.

 

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Maquette J.Laurens

Sur  encre originale de Samuel Yérémian (SAM)

 

Dans La franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes, Oswald Wirth mentionne :

 

Saint-Jean l’Évangéliste personnifie la lumière crépusculaire du soir, celle qui embrase le ciel lorsque le Soleil vient de disparaître sous l’horizon.

Le disciple préféré du Maître fut, en effet, le confident de ses enseignements secrets, réservés aux intelligences d’élite des temps futurs.

On lui attribue l’Apocalypse, qui, sous prétexte de dévoiler les mystères chrétiens, les masque sous des énigmes calculées pour entraîner les esprits perspicaces au-delà des étroitesses du dogme.

Aussi est-ce de la tradition johannite que se sont prévalues toutes les écoles mystiques, qui sous le voile de l’ésotérisme, ont visé à l’émancipation de la pensée.

N’oublions pas, enfin, que le quatrième Evangile débute par un texte d’une haute portée initiatique.

La doctrine du Verbe fait chair, c’est-à-dire de la liaison divine incarnée dans l’Humanité, remonte d’ailleurs, à travers Platon, aux conceptions des anciens hiérophantes.

 

Au commencement était le Verbe,

Et le Verbe était auprès de Dieu,

Et le Verbe était Dieu.

 

Certains voient dans les deux Saints Jean la représentation des phases ascendantes et descendantes du Soleil, qui se retrouveraient dans le dieu romain bicéphale Janus.

 Dans les Loges officiant avec la Bible comme Volume de la Loi Sacrée, celle-ci est ouverte à la page de l’Évangile de Saint-Jean, souvent qualifié, selon Jules Boucher d’Évangile de l’Esprit.

 

de l’excellent site : http://oraney.blogspot.fr/

 

 

 

 

Aron O’Raney

DIGRESSION … NOËL

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je ne suis qu’un homme …

Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaire

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Je ne suis qu’un homme parmi les hommes,

mais j’ai répondu sous le bandeau et j’ai gravi les trois marches.

J’ai vu l’étoile flamboyante, j’ai fait le signe.

Je suis un maillon de la Chaîne ! La Chaîne est longue. Elle remonte jusqu’au siècle d’Hiram,et peut-être plus loin encore.

On trouve notre signe sur les pierres dans les déserts de sable sous le ciel pur de l’Orient, dans ces plaines où s’élevaient les temples colossaux, poèmes purs de la puissance et de la gloire.

On trouve notre signe sur les papyrus que l’âge a teinté d’ocre, sur les feuilles où le calame a tracé les phrases les plus belles qu’un être ait pu lire.

On trouve notre signe sur les hautes cathédrales aux sommets sublimes aérés par les vents des siècles.

On trouve notre signe jusque sur les conquêtes de l’esprit qui font l’humanité meilleure, sur la partition de Mozart, sur la page de Goethe, le livre de Condorcet, les notes d’Arago.

Et pourtant, je ne suis qu’un homme parmi les hommes, un homme sans orgueil, heureux de servir à sa place, à son rang, je ne suis qu’un maillon de la Chaîne, mais je me relie à l’Univers dans l’espace et dans le temps.

Je ne vis qu’un instant, mais je rejoins l’Eternel.

Ma foi ne saurait faire couler le sang, je ne hais point, je ne sais point haïr.

Je pardonne au méchant parce qu’il est aveugle, parce qu’il porte encore le bandeau, mais je veux l’empêcher de mal faire, de détruire et de salir.

A ma place, debout et à l’ordre, j’ai travaillé de mon mieux.

Dans toutes les heures de la vie, mon cœur est demeuré fidèle.

Je me suis dépouillé des métaux, j’ai combattu jusqu’à la limite de mes forces le fanatisme et la misère, la sottise et le mensonge.

Je ne crains rien, pas même ce sommeil que l’on appelle la mort.

J’espère supporter la souffrance avec l’aide des miens, je saurai subir ce qui doit être subit parce que c’est la loi commune.

J’aurais dégrossi la pierre, accompli ma tâche en bon ouvrier par l’équerre et le compas, quand je partirai, formez la Chaîne.

Rien ne sera perdu de ce qui fut donné. Je resterai toujours parmi vous car je vous laisserai le meilleur de moi-même, oh fils de la Lumière, mes Frères.

Rudyard KIPLING

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Protégé : La Porte d’Orient sans serrure apparente – 1° - 22 décembre, 2013

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JEAN-BAPTISTE WILLERMOZ RER ET LE REGIME RECTIFIE ( 1730 – 1824 )

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JEAN-BAPTISTE WILLERMOZ RER
ET LE REGIME RECTIFIE
( 1730 – 1824 )

Jean-Baptista Willermoz (Lion 1730-1824),

 

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willermoz

willermoz

Protégé : Hugo PRATT sous l’Olivier et le Laurier – 4° - 15 décembre, 2013

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