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Discours sur la morale maçonnique, adressé à des profanes avant leur admission aux épreuves 29 novembre, 2014

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Discours sur la morale maçonnique, adressé à des profanes avant leur admission aux épreuves

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Les gens de notre ordre toujours

Gagnent à se faire connaître ;

Et je prétends par mes Discours

Inspirer le désir d’en être.

Qu’est-ce qu’un Franc-maçon ? En voici le portrait.

C’est un bon citoyen, un sujet plein de zèle,

A son prince, à l’État fidèle,

Et de plus un ami parfait. 

Procope, médecin, Apologie des Fr\ M\ 

Messieurs, 

Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira, disait Jésus-Christ à ses disciples. Ces paroles symboliques du sage de la Judée sont plus une loi qu’une maxime pour les Francs-Maçons, qui s’honorent de professer les principes de l’évangile. Une loi est obligatoires ; une maxime peut être contestée, mais en disant : Demandez et vous recevrez, Jésus-Christ n’a pas prétendu qu’on donnât a qui n’était pas digne de recevoir, cherchez et vous trouverez, qu’on allât au-devant de l’homme qui cherche des dupes ; frappez et l’on vous ouvrira, qu’on accordât l’hospitalité sans précaution et au hasard. La leçon morale de l’Homme-Dieu nous apprend qu’il faut faire le bien, mais le faire à propos ; qu’il faut bien faire convenablement. En chrétien je donne à celui qui est dans le malheur ou la misère ; j’attends pour juger avec ma raison d’abord, et mon cœur ensuite, ce qu’on espère de moi ; j’accorde l’hospitalité au voyageur égaré ou en retard, et dans cette triple disposition, je cède à l’inspiration évangélique. 

Nous avons entendu, Messieurs, votre demande ; nous nous sommes prêtés à votre recherche, nous vous avons ouvert du moment que vous avez frappé. Mais vous n’irez pas plus loin si vous ne répondez loyalement à nos questions. Demandez-vous le chemin de la vertu, cherchez-vous son temple, frappez-vous pour y parvenir ? Car ici nous ne nous occupons que de morale, et nous repoussons le vice ou la stérile curiosité. Amis, soyez francs ; ennemis ou censeurs, soyez francs encore. Le mépris s’attache à la fausse amitié. L’estime peut exister entre des ennemis loyaux… Puisque vous persistez dans votre courageuse entreprise, et que vous nous répondez en hommes d’honneur, nous allons cesser une réserve prudente : écoutez et jugez.

On parle beaucoup de l’institution maçonnique dans le monde profane, où, inconnue, elle est traitée avec une grande légèreté, sinon une grande injustice. C’est une institution insignifiante, ou une société de plaisir, ou un club politique dangereux, on enfin une association de perversité religieuse et morale ; voilà ce qu’on dit et ce que vous avez peut-être dit vous-mêmes : 

Des profanes humains la foule impitoyable.

Parle et juge en aveugle, et condamne au hasard.

Cette institution insignifiante dérive de ce que les peuples de l’antiquité avaient de plus recommandables, l’initiation aux mystères. Elle est entre le passé et le présent la chaîne qui les rend inséparable.

Cette société de plaisir ne prescrit ni les bals, ni les jeux, et défend toute espèce de débauche.

Ces clubs politiques dangereux sont toujours en grade contre les discussions ou les excursions politiques. L’ultracisme des opinions quelles qu’elles soient est sévèrement repoussé de nos Ateliers; les plus simples et les plus pacifiques entretiens sur les affaires publiques sont sur les champs écartés, soit par la jurisprudence maçonnique, soit par le bon esprit des Frères.

Cette association de perversité religieuse et morale prêche la tolérance pour tous les cultes, la fidélité à tous les engagements sociaux, le respect pour les mœurs, l’amour de l’humanité.

Devant cette explication en tout point exacte, tombent les odieuses calomnies, les inculpations hasardées, les doutes injurieux.

La sagesse est une dans tous les temps, et encore aujourd’hui est sage qui veut l’être. Les anciens initiés, hommes de science, de talent, de mérite, marchaient, avec fermeté dans le sentier de la vertu. Les Francs-Maçons seuls, parmi les membres des, associations secrètes modernes, parce qu’ils sont sans intérêts mondains, suivent le sentier qui, pour avoir été longtemps frayé, n’en est pas plus facile à parcourir. Le terrain des passions est fécond en aspérités, en reproduction d’entraves. A peine l’aspirant à la sagesse a-t-il fait un pas, que les difficultés qu’il a vaincues renaissent pour l’aspirant qui le suit et qui retrouve les mêmes ronces, les mêmes épines, les mêmes obstacles, plus nombreux souvent, plus difficiles à surmonter, peut-être. Voilà pourquoi la route, toujours belle en perspective, est si pénible alors qu’on veut la franchir. Mais a-t-on atteint le terme, on jouit des avantages de la réalité, et ils dédommagent des sacrifices qu’on a faits. 

Vous savez sans doute, par vos lectures, que les prétendants à l’initiation aux anciens mystères n’avaient pas tous le bonheur d’être initiée. Je vous le rappellerai utilement ici ; je l’apprendrai à ceux qui pourraient l’ignorer. Pour être admis aux anciens mystères, il fallait un mérite supérieur ; il fallait surtout montrer la plus rare constance, une force supérieure de corps et d’esprit. Tel aspirant avait vaincu les obstacles physiques, qui succombaient aux secousses de l’âme. Tel autre, constamment vainqueur, entrevoyait la lumière ; hésitait-il, il retombait dans une profonde obscurité. Touchant au sanctuaire, un troisième en était éloigné pour une faute même légère : c’est qu’il fallait se dépouiller entièrement de tout ce qui tenait à la faible et fragile humanité. On n’admettait point à l’initiation uniquement sur un grand courage, uniquement sur une volonté prononcée ; il fallait vouloir et pouvoir. Combien d’hommes avaient la volonté et n’avaient pas la force ! Combien d’autres avaient la force et manquaient de cœur !

Admis dans l’enceinte sacrée, l’aspirant recevait l’initiation, c’est-à-dire la connaissance de toutes les choses accessibles à l’esprit de l’homme.

La Franche-Maçonnerie ne demande pas de si hautes qualités à ses néophytes. Elle a suivi la marche du temps et le progrès des lumières ; elle ne cherche pas des hommes sans défauts ; elle veut des hommes avec toutes les forces qui leur sont propre ; mais elle veut que ces forces soient dirigées par la sagesse.

Ne peuvent être reçus Francs-Maçons que ceux qui ont une âme noble, un esprit exempt de préjugés, un cœur généreux. Aimez-vous les uns les autres, disait après J.-C. son disciple bien aimé, et après eux c’est ce que nous répétons sans cesse à nos frères et aux profanes. Dans cette amitié fraternelle sont la philanthropie et la philosophie, pratique et enseignement aussi sacrés pour ceux qui écoutent que pour ceux qui professent. Là, je puis, terminer cette instruction préparatoire ; j’ai encore trop de choses utiles à vous annoncer.

Ainsi que la mort qui égalise tous les rangs, la Franche-Maçonnerie, en nous enlevant morale mène au monde profane, nous fait oublier toutes les vanités, toutes les distinctions humaines. Le niveau maçonnique, ce niveau de la nature auquel on veut inutilement se soustraire, nous maintient incessamment à la même hauteur.

Le prince et le simple citoyen devenus Francs-maçons siègent à côté l’un de l’autre, unis par la douce fraternité. Ils sont hommes, ils sont frères, ils sont mortels : que les hommes sont petits devant ces grandes idées ! Dans nos rangs uniformes, ils apprennent à l’avance qu’aux yeux du Maître de l’univers ils sont égaux. Ils sont le néant même quand leur vie n’a pas été marquée par la possession et la pratique des vertus. Vous devez vous pénétrer de ces principes et les suivre fidèlement si nous avions le mutuel bonheur d’être associés dans le plus grand œuvre de l’esprit humain, l’amélioration morale de l’homme ; alors plus que nous, vous ne vous abaisserez devant l’homme en place s’il n’est vertueux, ni ne vous enorgueillirez devant l’homme obscur, parce que votre position sociale vous aura mis au-dessus de lui. La dignité personnelle est la seule que nous reconnaissions.

Nous offrons, autant qu’il dépend de nous, à l’homme qui descend dans son cœur, des amis désintéressés, des confidents loyaux de ses pensées. Il trouve dans nos réunions la pratique de la vertu sans ostentations ; l’humanité qui fait soulager l’infortune, et consoler celui qui souffre.

Ces choses sublimes chez nous peuvent paraître de peu d’importance aux hommes vulgaires. Que nous importe ! Il y a d’autres hommes qui savent nous entendre, et c’est pour ces hommes bons, réfléchis, raisonnables, que nos temples sont établis ; ils y trouvent à occuper utilement leur esprit et à satisfaire le doux besoin de leur cœur. Ils n’ignorent pas que les plus grands hommes de l’antiquité appartenaient à l’initiation comme les hommes les plus distingués des temps modernes appartiennent à la Franche-Maçonnerie. Parmi ces derniers, Franklin, Lalande, Voltaire, le génie de son siècle, ont été Francs-Maçons.

Tous ces hommes s’étaient fait une idée juste de la véritable gloire, et c’est par un examen rapide de ce beau sujet que je terminerai un discours qui sera pour vous, Messieurs, une première épreuve, puisque j’aurai trop longuement exercé votre patience.

Nous n’entendons point, nous Francs-Maçons, la gloire par le sang que l’on répand sur le champ de bataille. Cette gloire est noble quand on défend le sol sacré de la patrie. Cette gloire est funeste quand l’amour et le délire des conquêtes ou les froides combinaisons de la politique nous forcent d’être leurs aveugles et dociles instruments. Nous n’entendons point la gloire par les succès du prosélytisme, par les triomphes de la tyrannie, par l’usurpation même légale du fort sur le faible, nous ne l’entendons pas encore par la supériorité qu’on peut légitimement obtenir dans les sciences, dans les lettres, dans les arts, enfin dans les découvertes industrielles, quelles qu’elles soient.

La gloire pure, la gloire sans larmes, c’est celle que nous allons offrir à votre esprit :

Quand, bons fils, vous rendez aux auteurs de vos jours l’amour et le dévouement qu’ils vous ont portés, alors que par votre faiblesse ils étaient vos seuls amis ;

Quand, estimable citoyens, vous exercez honorablement votre état, et remplissez tous vos engagements envers la société ;

Quand, vertueux époux, vous n’oubliez jamais que votre femme est la compagne que le ciel et les lois vous ont donnée ;

Quand, pères tendres et prévoyants, vous veillez avec une continuelle sollicitude à l’éducation et au bien-être de vos enfants :

Voilà, Messieurs, la gloire chère à tous les cœurs bien nés.

La gloire du Franc-maçon est dans l’accomplissement de tous ces devoirs, et dans d’autres encore que notre ordre auguste impose à ses adeptes, et que je puis vous signaler d’avance.

Reçu Franc-maçon, car j’en ai conçu pour vous la plus flatteuse espérance, assistez le plus régulièrement que vous le pourrez à nos conférences fraternelles. Ecoutez en silence les instructions et les maximes de l’ordre ; observez avec soin les allégories, les usages dont nous nous faisons une constante étude ; méditez de toutes les facultés de voire esprit les documents historique, que nous a légués le passé, et que nous voulons avec notre propre histoire, transmettre aux siècles à avenir. La succession est héréditaire. Pour être échue à une branche collatérale, elle ne sort pas pour cela de la famille.

Ainsi, héritiers directs ou collatéraux des sages de l’antiquité, nous sommes possesseurs légitimes. Possesseurs légitimes, soyons dignes. Vous, Messieurs, appelés à cette grande succession, comme nous soyez bons, car la bonté attire la confiance que suit presque toujours l’amitié ; soyez patients, car la patience dompte la violence des passions, et fait estimer celui qui sait se vaincre soi-même ; soyez dociles aux conseils de vos chefs, car ils ont pour eux l’expérience qui leur fait prévoir l’avenir par la connaissance qu’ils ont du passé ; soyez laborieux et zélé, car le travail remplit tous les vides de l’esprit, et éloigné les orages du cœur ; soyez surtout indulgents et charitable, car l’indulgence est la preuve d’un esprit éclairé et d’une âme forte ; car la charité sauve du désespoir l’infortuné qui la sollicite. C’est, d’ailleurs, semer pour recueillir, puisque, dans le malheur, vous trouvez aussi des secours : et si la prospérité ne vous abandonne jamais, votre conscience vous récompense de tout le bien que vous avez fait. Aux dons réels vous ajoutez la puissance de l’exemple : l’homme bienfaisant est deux fois utile à ses semblables.

Vous connaissez maintenant Messieurs, la véritable gloire, qui n’est autre que la morale de l’ordre franc-maçonnique. Cette gloire, la plus utile aux hommes, est celle dont la divinité nous tient le plus de compte. 

Je ne sais si, après ces développements indispensables de nos principes, ces confidences d’une amitié prématurée, vous persisterez à demander l’initiation maçonnique. Dans le cas contraire, passez plus loin éloignez-vous ; le temple de la sagesse vous sera fermé, et ses dons rigoureusement refusés.

Mais si nous ne nous sommes pas trompés sur vos intentions, nous remplirons à votre égard le précepte de l’Evangile, et à votre tour, avec nous ou comme nous, vous ouvrirez, vous donnerez à qui aura, comme vous, frappé et demandé…

Puisque vous persistez, je vous abandonne aux épreuves. Messieurs, du courage : on craint, on hésite, on tremble…on n’en meurt pas !

Source : Tuileur de Delaunay (1836)

Source :

l’excellent site à suivre attentivement http://hautsgrades.over-blog.com/

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Digression … »L’ego spirituel » par Eckhart Tolle.wmv 28 novembre, 2014

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Protégé : Symbolique du fil à plomb – 1° - 27 novembre, 2014

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Protégé : Maçons de la terre de Memphis (…) – 2° - 26 novembre, 2014

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Protégé : Les Egrégores – le secret des Dieux – 3° - 23 novembre, 2014

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Protégé : La Musique des Nombres – 2° -

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Frère Premier Surveillant, qu’est-ce qu’un Maçon ? 19 novembre, 2014

Posté par hiram3330 dans : Humour , 1 commentaire

Frère Premier Surveillant, qu’est-ce qu’un Maçon ?

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C’est un mec qui s’appelle José, qu’à pas voulu faire d’études et maintenant qui fréquente les ouvriers et l’architecte !
Que venons-nous faire en Loge ?
Me calmer les nerfs, limite accepter les reproches et faire comme José, m’évoluer !
Frère Second Surveillant, où avez été reçu ?
Dans une cabane tout c’qu’y a d’correct !
Que faut-il pour qu’une Loge soit juste et parfaite ?
Y en a trois qui font la loi, cinq autres qui gravitent autour et sept qui font qu’elle a tout d’correct !
Frère second Surveillant, depuis quand êtes vous Maçon ?
Des que j’ai eu ma torche !
Frère Premier Expert, à quoi reconnaitrai-je que vous êtes Maçon.
Au slam, mes pas d’rap et c’qui m’touche grave !
Comment se font les signes de Maçon ?
A coup de truelle, de taloche et fil à plomb !
Donnez-moi le signe d’Apprenti.
(yo men)
Que signifie ce signe ?
Préférer m’faire marave que causer le bizness des Maçons !
Frère second surveillant, donnez l’attouchement au frère Premier Surveillant. (Poing, doigt etc. etc.)
Il est juste Très vénérable.
Frère Second Surveillant donnez moi la parole.
J’lai déjà dit ! Même sur la vie d’ma Reum je balancerai pas. Ou alors ziva ! Donne juste le début, j’donnerai la suite !
Jiji ahah kinkin
Frère Premier Surveillant, que signifie ce mot ?
Dieu qu’est fort ; Au début j’croyais qu’on m’parlait chti ; la colonne de rein, quoi ! Et puis on m’a dit qu’on pouvait trouver la même au magasin de sport d’hiver ! Les skis de chez Salomon ! C’est là que les arpettes viennent chercher leur salaire !le salaire de la paire de ski.
Donnez-moi le mot de passe d’Apprenti.
Tutu baba l’kin kin.
Que signifie-t-il ?
C’est le nom du mec qui m’appris à r’fourguer le cuivre qu’on choure sur les chantiers !
Pourquoi vous êtes vous fait recevoir Maçon, Frère Second Surveillant ?
J’voulais être comme José, y m’a dit de v’nir qu’j’aurai une torche !
Qui vous a présenté en Loge ?
Un zigue que j’savais même pas qui faisait partie du groupe !
Dans quel état étiez-vous, quand on vous a présenté en Loge ?
Presque à voilpé et pas une tune sur moi, même plus ma chaîne ! J’pouvais même pas la péter ! A la ZUP j’aurai l’air d’un cave !
Comment avez-vous été introduit en Loge, Frère Premier Surveillant ?
Par trois fois ils ont voulu casser la porte !
Que signifient ces trois coups ?
Tu frappe d’abord pour qu’on t’ouvre, ensuite tu demandes à l’autre pourquoi y t’cherche !
Que vous ont produit ces trois coups ?
Que d’al ! Moi on m’touche pas ! M’a juste demandé comment j’m’appelle et dans quel bloc j’habite ! Tout le monde connait mon surnom dans ma tour ! Et j’y ai dit j’voulais manier la taloche.
Qu’a fait de vous le Frère Expert, Frère Second Surveillant ?
Il m’a laissé avec 2 matons qui m’ont fait pire qu’une descente dans les caves ! Y m’ont tout fait, même qu’ils ont voulu me cramer.
Que vous est-il arrivé ensuite ?
Le chef du chantier a dit que j’ferai un bon talocheur ! D’ailleurs, tout l’monde était d’accord ! M’ai d’avis qu’il devait manquer un ouvrier !
Comment vous a-t-il reçu, Frère second Surveillant ?
Cool et avec respect man !
Quelles sont ces formalités ?
A g’noux sur un bout d’bois, la main droite posé sur un surin, j’ai juré la vie d’ma mère et de l’autre j’ai failli niquer le sein gauche !
Qu’avez-vous fait dans cette posture ?
J’ai été obligé de prêter secrètement dans l’ordre !
Qu’avez-vous vu lorsque vous êtes entré en Loge, Frère Second Surveillant ?
Que d’al, m’avaient foutu une cagoule.
Qu’avez-vous vu lorsqu’on vous a donné la Lumière ?
Le chef du chantier avec deux gros spots qu’on aurait dit la lune et l’soleil !
Quel rapport peut-il y avoir entre ces Astres et le Maître de la Loge ?
Le soleil y brille le jour ! La lune y brille la nuit et le chef de chantier y brille entre les deux et quand y a pas d’éclipses !
Où se tient le Maître de la Loge, Frère Second Surveillant ?
Au bureau
Pourquoi ?
Pour allumer les gros spots et chouffer que tout le chantier soit allumer et mater aussi les ouvriers !
Où se tiennent les Surveillants ?
Devant la porte.
Pourquoi, Frère Second Surveillant ?
Pour mater les ouvriers comme le chef du chantier leur filer la tune afin qu’ils la ramène pas !
Où se tiennent les apprentis ?
Côté gare du nord, car sont pas des lumières.
Comment s’appelle votre Loge ?
La loge du concierge, bloc trois rue Saint Jean.

Auteur inconnu

Frère Premier Surveillant, qu’est-ce qu’un Maçon ? dans Humour humour-mac

Protégé : PARALLÈLE ENTRE LE PREMIER ET LE QUATRIÈME DEGRÉ. – 4° - 9 novembre, 2014

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Journée nationale de la Laïcité du 11 Décembre 2010 8 novembre, 2014

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GRAND ORIENT DE FRANCE

Journée nationale de la Laïcité du 11 Décembre 2010

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Nombreux sont ceux qui s’interrogent sur le pourquoi de cette journée de la laïcité voulue et soutenue par le G\O\D\F\.

Quelle guêpe a donc piqué les Francs Maçons du Grand Orient de France pour qu’ils en viennent à faire une manifestation d’extériorisation autour de la laïcité pourraient se demander certains.

Délégué de la Région Maçonnique Antilles Guyane à la Commission Nationale Permanente de la Laïcité du G\O\D\F\, il me plait de rappeler que le Grand Orient de France, obédience a dogmatique a été le porte drapeau du combat pour l’instauration de l’École Laïque École de la République.

Ce combat acharné mené par Jean MACE ce fils de camionneur initié au Grand Orient de France a été relayé tambour battant par les loges de cette obédience maçonnique. Aussi son aboutissement à savoir le vote des lois laïques de 1882 et 1883 sera-t-elle l’œuvre de Jules FERRY, Ministre de l’Instruction Publique et par ailleurs Franc Maçon du Grand Orient de France.

La loi de 1905 votée le 9 Décembre et parue au journal officiel le 11 Décembre concerne la séparation des églises et de l’État.

Elle marque l’aboutissement d’un long processus de sécularisation au cours duquel l’État s’est libéré de l’emprise de l’église catholique. Cette loi consacre la primauté de la liberté de conscience dans la législation française. Liberté chère au G\O\D\F\.

En effet la première disposition du texte de loi est la suivante  « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public ».

Ce n’est qu’après que la loi stipule que « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».

En ne reconnaissant ni ne subventionnant aucun culte, cette loi a fondé la laïcité des institutions de la République Française, même si le législateur ne fait figurer ce mot voire une périphrase évoquant ce mot dans le texte de loi.

Il a fallu attendre 1945 pour que le mot laïcité apparaisse dans la constitution, faisant de la France une République Laïque, sans que pour autant les textes juridiques n’en retiennent une définition exacte de ce mot.

Tout se passe comme si à partir de l’adoption de la loi de 1905 il y avait eu séparation de deux sociétés à savoir la société Civile d’une part et la société Religieuse d’autre part. C’est-à-dire en un mot séparation d’une sphère publique où prévaut ce qui concerne la collectivité dans son ensemble et d’une sphère privée où l’individu est libre de choisir telle ou telle option philosophique ou religieuse.

D’un côté l’État se garde d’exercer un quelconque pouvoir religieux et d’un autre côté les églises renoncent à exercer un pouvoir politique, même si la réalité est infiniment plus complexe.

Constitutive de l’identité française, cette loi toujours en vigueur malgré quelques retouches, est à n’en point douter un monument de l’Histoire Nationale. C’est d’abord à l’école, considérée comme lieu privilégié de l’éducation que se vit la laïcité.

L’enseignant y instruit indistinctement tous les enfants sans s’intéresser à leurs origines, à la couleur de leur peau, à leurs opinions ou à leurs croyances. L’instruction publique est le fondement même du modèle républicain et laïque d’intégration.

Former les esprits sans les conformer.

Les enrichir sans les endoctriner.

Les armer sans les enrôler.

Leur donner le meilleur de soi sans en attendre ce salaire qu’est la ressemblance voilà ce qu’en disait Jean ROSTAND.

D’aucuns pensent que la laïcité est un concept vieillot et dépassé et ne comprennent absolument pas ce qu’il recouvre et encore moins pourquoi le Grand Orient de France lui accorde un tel intérêt.

On peut affirmer sans risque de se tromper que la Laïcité n’est pas une doctrine, encore moins une théorie à la façon du marxisme ou du darwinisme. Elle n’est pas une philosophie comme le rationalisme ou le positivisme. Elle n’a pas pour vocation de mobiliser les foules ou d’interpréter le monde, afin de le rendre meilleur.

Elle n’est pas à proprement parler une sagesse, même si sa pratique façonne une société plus juste, plus apaisée et des individus plus tolérants.

Elle se méfie de tout système clos et hiérarchisé, dont elle redoute la capacité d’oppression.

Elle est un cheminement vers le vrai et non l’exposé d’une vérité.

La Laïcité n’est surtout pas synonyme d’anticléricalisme, même si les circonstances où elle est née ont pu prêter à cette confusion. Elle ne forme pas un couple avec la religion, dont elle n’est ni l’envers, ni le contraire encore moins un substitut ou une alternative. En effet elle ne se situe pas sur le même plan. Elle est d’une autre nature, même si elle a quelque chose à voir avec les cultes, les croyances, l’agnosticisme, et l’athéisme, dont elle assure la libre expression. Elle n’est évidemment pas un frein ou un obstacle à la liberté religieuse puisqu’elle garantit à tout citoyen la liberté de conscience qui en est la forme la plus achevée.

La laïcité ne saurait non plus se résumer à l’invention de l’école publique, même si l’affrontement sur ce terrain entre la République radicale et l’Eglise catholique lui a donné une assise ou une justification.

Elle ne se confond même pas avec la loi de séparation des églises et de l’État qui marque l’aboutissement d’un processus de sécularisation. Elle est au-delà.

Qu’est-elle donc et comment la définir ?

La Laïcité est essentiellement un principe juridique et politique d’organisation des institutions; le premier et le seul qui permette à chaque citoyen le plein exercice de sa liberté de conscience. Bifurcation majeure dans l’histoire de l’humanité, progrès immense et encore si fragile dans les rares pays où le pas décisif a été accompli, comme le montre en ce moment le débat toujours passionné sur «°le port des signes religieux ostensibles°» dans l’espace public et la volonté du Président Sarkozy de modifier la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’état.

La bataille fait rage et pas seulement en France avec la déclaration de guerre du pape Benoit XVI à la laïcité. L’enjeu est considérable car sécularisation, séparation et laïcité sont les trois étapes d’un même mouvement d’émancipation à l’égard du pouvoir religieux.

Autour du principe de laïcité se joue l’entrée dans la modernité et pourtant l’église catholique s’accroche avec hargne à un passé révolu. En succédant à Jean Paul II, Benoit XVI avait annoncé que son pontificat serait consacré à la reconquête catholique de l’Europe qui selon lui «°serait menacée par une culture dévoyée de la laïcité°», par une déchristianisation massive, par des lois «°scélérates°».

Le Vatican auquel notre Président a fait acte d’allégeance est parti en guerre et son champ principal de bataille est l’Espagne, avec comme principal adversaire le gouvernement socialiste de José Luis ZAPATERO. En effet le Dimanche 30 Décembre 2007 à l’initiative du Vatican était organisée à Madrid une manifestation spectaculaire ayant rassemblé plus d’un million de personnes venues défendre les «°valeurs de la famille chrétienne°». Massés sur une estrade drapée de pourpre, les plus hauts dignitaires Catholiques ont pourfendu les lois adoptées depuis l’élection des socialistes en 2004: procédures allégées de divorce, renforcement du droit à l’avortement, projet de suppression des cours obligatoires de religion à l’école mis en place par les conservateurs espagnols. Tour à tour, les responsables catholiques ont crié à «°la dissolution de la démocratie°», ont dénoncé «°des lois iniques et injustes°» et un retour en arrière «°des droits de l’homme°». Le clou de la manifestation fut l’apparition en direct et sur écran géant de Benoit XVI qui depuis le Vatican encourageait les manifestants. Ce faisant l’église catholique nous rappelle qu’elle a été une alliée de poids du régime de dictature du général Franco et qu’elle ne renie en rien sa croisade contre les athées et les communistes. Elle n’a toujours pas compris que la société qui s’est modernisée n’écoute plus une hiérarchie marginalisée et compromise.

Cette parenthèse espagnole étant fermée il y a lieu de retenir que la Laïcité est une attitude d’esprit et de règle de comportement en société.

Elle est une façon d’aborder la connaissance, la science, l’instruction des enfants, sans préjugé ni dogme, avec l’esprit critique comme seul guide. Héritière de la Réforme, de Descartes, des lumières et du positivisme, elle est fille de la IIIème République, d’Anatole France et d’Alain. En outre, elle entretient un rapport singulier avec la morale qu’elle veut circonscrite à l’humain, affranchie de toute révélation, de toute parole sacrée. Une morale librement consentie, sans Dieu, sans espoir de récompense, sans crainte de châtiment, bref une morale «°sans obligation ni sanction°» selon la formule de Jean Marie GUYAU.

Une morale collective, civique, qui n’exclut pas le recours à d’autres sources d’inspiration que la religion, à condition qu’elles n’entrent pas en contradiction avec les valeurs fondamentales de la République, l’égalité des sexes par exemple. Une morale recentrée sur le bien, ici bas, dans ce monde, mais qui respecte les croyances dans un au-delà, les rites et les coutumes des diverses confessions ou églises.

Une morale qui ne se préoccupe pas d’enseigner le salut mais qui n’élude pas les questions de métaphysique et de transcendance.

La Laïcité, c’est la Raison se défiant d’elle-même. C’est l’éthique dans ce qu’elle a d’Universel. C’est peu et beaucoup à la fois. Si méconnue, si pleine de promesse et si jeune encore, la laïcité a survécu à toutes les caricatures d’une rare violence dont elle a fait l’objet. Elle semble s’échapper des mots usuels et des formules toutes faites: principes, conceptions, valeurs, règles de conduite, mode d’organisation des pouvoirs. Elle est tout cela à la fois. Mais également une culture, une façon d’être à soi et aux autres, un projet de Vie.

Elle est, par-dessus tout, ce dont notre terre a le plus besoin à savoir le garant de la paix civile au sein des nations et entre les peuples.

Elle est ce qui nous protège de la Saint Barthélémy, de l’Holocauste et du Goulag.

Elle est notre recours contre toutes « les guerres saintes », ce fléau de l’humanité.

Hélas, notre Président de la République ne semble pas l’avoir compris.

En effet lors de son voyage au Vatican n’a-t-il pas parlé de «°laïcité positive°» en lieu et place de laïcité républicaine. Partisan d’un mélange néfaste entre religion et État il semble oublier que la laïcité à la Française est un acquis inestimable hérité d’un passé complexe, parfois orageux mais qui a permis de pacifier la vie sociale et culturelle.

La conception de la laïcité véhiculée par le Président de la République est un véritable retour en arrière.

En effet celui ci a tenu à célébrer haut et fort «°les racines chrétiennes de la France°», allant jusqu’à insister sur «°ce lien particulier qui a si longtemps uni notre nation à l’église°».

Voila donc remise en selle la conception de la France fille ainée de l’église catholique, comme s’il existait une religion supérieure aux autres, quasiment une religion d’état.

Il est à souligner que déjà en 2005 Nicolas Sarkozy était de ceux qui proposaient de faire référence aux «°racines chrétiennes de l’Europe°» dans le préambule de la constitution Européenne.

Le Président de la République d’alors Jacques Chirac avait tenu à souligner que l’Europe avait des racines autant musulmanes que chrétiennes.

Il y a lieu de rappeler qu’aucune société, aucune culture n’est fondée sur une doctrine, religieuse ou pas. Si le christianisme est historiquement ancré en France comme en Europe il n’est en rien la racine exclusive de la Nation. Cependant la conception régressive de Nicolas Sarkozy va encore plus loin car le Président de la République conçoit la religion comme un facteur «°d’espérance°» inhérent à l’être humain. N’a-t-il pas lors de son voyage en Arabie Saoudite, tel un prêcheur s’adressant aux fidèles tenues les propos suivants « Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme. Dieu qui n’asservit pas l’homme mais qui le libère, Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes ».

Nous constatons avec regret que notre Président considère les différentes chapelles comme des agents de paix sociale.

N’a-t-il pas à ce titre encouragé l’émergence d’une organisation de l’islam à la Française, donnant ainsi une virginité à des organisations noyautées par les intégristes.

Quant au discours de Saint Jean de Latran il est inquiétant à plus d’un titre car le Président de la République en déclarant « Comme Benoît XVI, je considère qu’une nation qui ignore l’héritage éthique, religieux, spirituel de son histoire commet un crime°». En lancent avec force que «°Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie°» notre président a plongé la laïcité dans l’eau bénite du Vatican.

Ce discours illustre bien les menaces qui pèsent sur la laïcité qui n’a pas besoin d’être qualifiée de positive pour être légitime.

Cette laïcité que défend bec et ongles le G\O\D\F\, affirme la souveraineté de la conscience individuelle. Faute de cette reconnaissance explicite des capacités et des droits de l’individu, il ne saurait y avoir de laïcité.

En octobre 1990 se sont tenues à l’initiative du G\O\D\F\, les assises internationales de la laïcité à la cité des Sciences de la Villette.

En décembre 2010, le G\O\D\F\ est encore présent comme ardent défenseur de la laïcité qui en dépit des règles de fonctionnement extrêmement claires de notre République laïque, se trouve mise à l’épreuve. Mise à l’épreuve par des résistances individuelles et communautaires qui se manifestent au quotidien et tentent de déroger à la loi, provoquant de ce fait des conflits de plus en plus violents.

Mesdames et Messieurs, autant de faits qui se sont passés en France au cours des mois écoulés, d’où l’inquiétude de la plupart des directeurs de centres hospitaliers. Un peu partout dans les services publics, des tentatives d’entorses à la laïcité sont à déplorer et la séparation entre la sphère publique et la sphère privée n’est plus respectée.

Les quelques exemples que nous venons de vous livrer montrent bien les pressions exercées par certains islamistes pratiquants, pour enfreindre la loi et braver les fondements mêmes de notre République démocratique et laïque.

Aussi, certains politiques plaident-ils pour que l’état fasse respecter la loi sans faiblesse et mette un terme à son laxisme inadmissible et insupportable. Laxisme qui empoisonne au quotidien la vie des universités, des services publics et singulièrement celle des centres hospitaliers.

Il est certes aisé de dire, que tout ce qui relève du religieux et de la manifestation des convictions religieuses doit se cantonner strictement à la sphère privée et ne saurait en aucun cas être toléré dans la sphère publique.

Malheureusement, il est de plus en plus difficile de faire entendre raison aux religieux qui, face aux tergiversations de nos décideurs, deviennent de plus en plus agressifs et téméraires.

Michel CHARASSE, sénateur du Puy-de-Dôme, pense que tout est dans les têtes et il tonne avec force «°il faut tordre le cou à tous les bondieusards qui veulent détourner la loi. La laïcité a de plus en plus de mal à s’imposer parce que l’État pète de trouille. Il suffit de faire respecter les lois existantes sans s’occuper des pleurnicheries et des criailleries, qu’elles viennent des musulmans ou de la presse°».

Cependant l’actualité nous livre sans arrêt une dégradation de la situation avec des entorses de plus en plus fréquentes au principe de laïcité dans la sphère publique. Sphère publique réservée au citoyen et au politique qu’entendent investir délibérément certains individus au nom de la religion.

A contrario certains élus de la République ne respectent pas l’attitude de neutralité exemplaire qu’exige leur fonction, lors des manifestations religieuses publiques, et cela est tout à fait déplorable.

Le Grand Orient de France qui est historiquement le garant du concept de laïcité ne cesse de dénoncer avec vigueur ces nombreux manquements.

On ne peut s’empêcher de constater que dans notre société certains hommes croient en un Dieu, d’autres en plusieurs Dieux, d’autres encore sont athées ou agnostiques mais ils ont tous à vivre ensemble.

Selon la première déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, cette vie commune doit assurer à chacun, tant la liberté de conscience qui exclut toute contrainte religieuse ou idéologique, que l’égalité de droit incompatible avec la valorisation privilégiée d’une croyance particulière.

La puissance publique qui promeut le bien commun se doit d’être neutre sur le plan confessionnel. Elle se doit également de développer par l’instruction l’exercice autonome du jugement et faire appliquer les règles visant au respect du principe inviolable de laïcité de l’État et ce, afin que tous apprennent à vivre leurs convictions sans fanatisme ni intolérance.

Malheureusement nous constatons avec regret que les élus qui gèrent les institutions républicaines hésitent trop souvent sur l’attitude à adopter face aux demandes inacceptables de certaines communautés religieuses.

La République laïque toujours hésitante recule de plus en plus face aux exigences religieuses dans l’espace public.

◊     Nous F\M\ du Grand Orient de France ne pouvons que le regretter car seul l’État a les moyens de faire appliquer les lois en assumant son rôle de régulateur et de garant de la laïcité.

◊      Nous F\M\ du Grand Orient de France constatons avec amertume que la religion investit avec hardiesse l’espace public, l’État se montrant incapable de faire respecter les lois de notre République laïque.

Qu’on se le dise bien, la laïcité que nous défendons, n’est point de l’ordre d’une option spirituelle mais constitue un mode d’organisation, et de limitation de l’intervention du religieux, dans la politique. Elle est intimement liée au principe de séparation de l’espace public et de l’espace privé. « Fondée sur l’universelle liberté de conscience, sur la tolérance mutuelle, la reconnaissance et.la compréhension de «°l’autre », sur la dignité de l’homme et sur l’Indépendance des Institutions à l’égard des influences dogmatiques et doctrinaires, la laïcité constitue le moyen d’une solidarité vivante, offerte en Partage à chacun, en  dehors de tout esprit de ségrégation ».

Malheureusement, certains assimilant la laïcité à l’anti-religion c’est sans nul doute la dimension de séparation du religieux et du politique qui est la plus difficile à développer.

Et pourtant en cette période de mondialisation libérale c’est bien cette dimension qui possède la vocation la plus universelle.

Par delà les tentations d’enfermement que légitiment les théories multiculturelles et l’exaltation des entités collectives, sachons donc retrouver ce qui unit tous les hommes dans le processus d’émancipation.

Avec les Francs Maçons du G\O\D\F\ sachons exiger que les religieux retournent dans leur lieu de culte mais dans le même temps sachons proposer à nos citoyens des règles et idéaux de vie en société.

Règles et idéaux basés sur une morale civique, citoyenne et laïque. C’est bien là le travail à accomplir aujourd’hui, pour préparer des lendemains meilleurs.

« La laïcité agissante » telle que nous I’ entendons est une lutte, loin d’être un attachement de principe à des formules ou à des mots.

Elle est lutte contre l’ignorance génératrice de violence, facteur de guerres, de tyrannies, de persécutions.

Elle est lutte contre toute mystique, toute caste; toute institution qui visent à écraser des groupes humains, ou des individus.

Certains hommes de notre temps attendant semble-t-il l’apocalypse, sont appelés vers l’un des deux refuges qui leur éviteront d’agir personnellement sur leur propre devenir à savoir : « la prière et le rêve ».

D’autres, malheureux et ignorants; assistent impuissants à la marche de l’histoire.

D’autres enfin, entendent par la force, agir sur le devenir des humains.

En cette fin d’année 2010, nous nous devrons de nous mobiliser pour aider les uns et les autres, à se dégager de l’ombre, des frayeurs de la nuit et de l’ignorance, du fanatisme irréfléchi.

Dans ce monde de violence et de haine, de sectarisme et de persécution, dans ce monde où tout est prétexte à division et à déchirement, la laïcité qui n’est ni la neutralité ni la tolérance se veut force de résistance et de libération. JAURES ne disait-il pas que seul le néant est neutre.

Résister pour les militants laïques que nous sommes.

◊      C’est être présents quotidiennement sur le terrain de la vie collective pour aider les plus faibles et les plus démunis.

◊      C’est lutter avec force et détermination contre toute mystique, toute caste, toute institution qui exploitant la naïve inquiétude humaine viserait à asservir le monde.

◊       C’est mener un combat acharné contre tous les sectarismes, en aidant l’homme à exister, s’épanouir dans la liberté et la responsabilité, dans le respect des opinions et des croyances des uns et des autres.

◊       C’est être partie prenante au sein d’associations laïques à caractère social et mutualiste pour contribuer à faire triompher nos valeurs de référence que sont la justice, la tolérance, la fraternité et la solidarité.

Au moment où ressurgit le visage hideux du racisme et de l’antisémitisme.

Au moment où pèse sur notre société un risque d’exclusion et de régression sociale sans précédent sachons nous rendre disponibles pour mener à côté des Franc Maçons du G\O\D\F\ cet exaltant combat pour la dignité humaine.

Qu’on le comprenne bien, notre ambition est de contribuer par notre action inlassable à construire un monde meilleur et plus éclairé où l’homme, où la pensée libre pèseront enfin beaucoup plus que la couleur de la peau, que la race, que la secte, que la religion, que le clan.

Pari oh combien difficile mais si nous le voulons tous, notre idéal de laïcité et les actions qui le sous-tendent peuvent impulser une dynamique capable de transformer ce qui est pour retrouver nos valeurs républicaines.

C’est donc avec confiance, espoir et détermination que nous nous devons de poursuivre l’action.

Il nous faudra en effet «°sauver ce qui peut encore être sauvé pour rendre l’avenir seulement possible …°» comme le disait si bien CAMUS.

Pour réussir, il nous faudra volonté et sagesse, force et vigueur. Ce ne sera point chose facile mais qu’importe car nous Francs Maçons avons choisi de nous battre, Nous battre en nous rappelant sans cesse que «°Nul ne peut se sentir à la fois responsable et désespéré°».

Rejoignez nous donc et faisons en sorte que cet idéal laïque qui anime les Francs Maçons du G\O\D\F\ soit plus fort et plus vivace que jamais.

Aussi en guise de conclusion, livrerai-je à votre méditation la définition de la laïcité qu’en donne le Franc Maçon Ernest LAVISSE:

« Être laïque, ce n’est pas limiter, à l’horizon visible, la pensée humaine, ni interdire à l’homme de rêver en la recherche de Dieu ».

◊       C’est revendiquer pour la vie présente l’effort du devoir.

◊    Ce n’est pas vouloir violenter.

◊     Ce n’est pas, mépriser les consciences encore détenues dans le charme; des vieilles croyances.

◊     C’est refuser aux religions qui passent le droit de gouverner l’humanité qui dure.

◊      Ce n’est pas haïr telle ou telle église, ou toutes les églises ensemble,

◊       C’est combattre l’esprit de haine qui souffle des religions. Et qui fut cause de tant de violences, de tueries et de ruines.

◊       C’est croire que la vie vaut la peine d’être vécue.

◊       Aimer cette vie, refuser la définition de la terre: « cette vallée de larmes »

◊       Ne pas admettre que les larmes soient nécessaires et bienfaisantes.

◊       Ni que la souffrance soit providentielle.

◊       C’est ne prendre parti d’aucune misère

◊       C’est livrer bataille au mal au nom de la justice.

◊       Être laïque, c’est avoir trois vertus : La charité, c’est-à-dire l’amour des hommes. L’espérance, c’est-à-dire le sentiment bienfaisant qu’un jour viendra. Où se réaliseront les rêves de justice, de paix, et de bonheur.

◊       La foi, c’est-à-dire la volonté de croire à la victorieuse utilité de l’effort perpétuel.

Mesdames et messieurs, il ne me reste plus qu’a vous remercier d’avoir répondu si nombreux à notre invitation et de nous avoir accordé toute votre attention

Le Délégué Régional à la Laïcité

L-F L.

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Protégé : Tarot, Tradition – 1° -

Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Contribution , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

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