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Protégé : Le sort en a décidé et la caverne m’est connue – 9° – 12°- 19 novembre, 2018

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Livres … novembre 6018 18 novembre, 2018

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Livres

Même ne sachant ni Lire, ni Écrire …

Ce mois ci j’ai épelé avec un grand plaisir, entr’autres :

Δ

le livre de  BERTRAND LEROY

« La Porte Mystérieuse du Mont Saint-Michel« 

porte st michel

 Δ

la revue  LIBER MIRABILIS 92

 » Pierre et Franc-Maçonnerie « 

liber-mirabilis Pierre et FM

Δ

le livre de  MANLY P. HALL

« Les Enseignements secrets de Tous les Âges – Tome 1« 

LES ENSEIGNEMENTS SECRETS T1

 Δ

le livre de  JEAN-JACQUES BEDU

« Les Initiés de l’An Mille à nos Jours« 

les initiés

 Δ

 

 

Livres ... novembre 6018 dans Livres Emoticons-plus.com-21

Chris

novembre 6018

Qi Gong et Gestuelle Maçonnique 17 novembre, 2018

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Qi Gong et Gestuelle Maçonnique

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Rappel sur la gestuelle

Le mouvement du corps, c’est par définition le geste ; cela n’intéresse pas uniquement la main comme on pourrait le croire. On peut définir huit grandes fonctions dans les mouvements du corps ; ce sont :

Le déplacement,

La communication,

La prise de nourriture,

La sexualité,

Le combat pour la vie,

La préparation au repos,

Le ressenti,

Le soin.

Dans les sociétés modernes, le mouvement lié au combat pour la vie a changé de nature ; on parlera d’activité productrice et créatrice, de sport ou de jeu.

Dans ce préambule, évoquons trois sujets connexes en rapport avec la gestuelle : il s’agit du lien entre gestuelle et langage, de l’influence du transfert sur la gestuelle et de la gestuelle dans la symbolique de l’Egypte Antique :

A proprement parler le langage fait partie du mouvement mais on a pris l’habitude de distinguer langage et gestuelle pour en faire les deux composantes de la communication : il est classique de dire qu’une communication comporte 20 à 30 % d’éléments verbaux et 70 à 80% d’éléments gestuels non verbaux. Le geste spontané est plus riche de sens que le langage pour la simple raison qu’il est souvent plus authentique.

le transfert pourrait se définir comme la préoccupation inconsciente qui, chez chacun d’entre nous, fait un lien avec les premiers objets de notre investissement ; cela touche bien sûr notre petite enfance. Cette préoccupation inconsciente affecte notre comportement et donc notre gestuelle.

On peut examiner la gestuelle dans la symbolique de l’Egypte Antique en étudiant l’iconographie ; à titre d’exemple, chacun ici sait que pour les égyptiens les mains renvoient à un code binaire : actif pour la main droite ou réceptif pour la main gauche ; on verra donc des représentations de personnages avec deux mains droites ou deux mains gauches pour bien signifier de quelle polarité il s’agit. On pourrait aussi parler de l’attribut de la barbe qui permet d’en affubler une déesse sans choquer le moins du monde ; mais tout cela dépasse mon modeste travail.

Les gestuelles sont utilitaires, mais elles s’adressent aussi à la jouissance et bien sûr à la réflexion, la philosophie et la religion. Le sujet de ce soir renvoie à deux gestuelles imprégnées de pensée philosophique. J’ai pratiqué le Qi Gong et j’en garde un très bon souvenir ; la gestuelle maçonnique ne m’est pas inconnue : mais en travaillant ce sujet, je me suis étonné d’y découvrir des nouveautés que je n’imaginais pas ! Je vais essayer de vous les faire partager !

Le Qi-Gong

 

Le Qi gong est souvent présenté comme une simple gymnastique procurant souplesse articulaire et détente musculaire. En réalité, cette simplicité apparente cache la complexité de la relation entre le contenu symbolique du geste et la notion de Qi (aussi appelé Chi).

Le Qi (souvent traduit par énergie) est un concept issu de la connaissance intuitive des phénomènes naturels que possédaient les anciens sages de la Chine antique. Pour eux, le Qi est à l’origine du monde ; chaque élément de l’Univers résulte de ses mouvements et de ses modifications. Ainsi il est écrit :

«Tout être et toute chose résultent du Qi du Ciel et de la Terre. »

Le Qi fait partie des trois trésors (ou San Bao) avec le Jing assimilé au corps et le Shen qui se rapporte à l’esprit. En ce qui concerne le geste, le shen (l’esprit) donne un ordre (l’intention), le qi transforme celui-ci en « impulsion » et le jing (le corps) déclenche la manifestation physique de cet ordre.

Cette conception taoïste, qui date de plusieurs siècles avant Jésus-Christ, offre une lecture originale du fonctionnement de l’être vivant : la transformation de l’énergie vitale, la notion d’énergie saine et l’influence d’énergies perverses en expliquent les perturbations.

Le Qi Gong, par une gestuelle appropriée, permet à l’individu de conscientiser son immersion dans l’univers énergétique ; ce faisant il peut prendre une distance avec sa quotidienneté et rechercher une mise en harmonie avec l’Univers. De nos jours, le Qi Gong se pratique avec une grande variété de modalités selon le degré de connaissance des participants et des animateurs des séances.

Il existe même une utilisation simplifiée qui a facilité sa pratique dans tous les continents au-delà du berceau géographique d’origine. Sans exégèse, la voie choisie du geste, de la respiration et de la concentration suffit à produire ses effets.

Il arrive parfois que les européens qui découvrent le qi gong soient fixés sur le geste à accomplir tel que le professeur le leur montre ; pour eux, toute la séance consistera à tenter de reproduire le geste de manière si possible parfaite.

Tendre la main droite en plaçant la paume vers le haut peut être un geste à réaliser ; au premier degré, c’est un geste banal sans signification ; si je donne un contenu à ce geste, par exemple en le présentant comme une offrande et qu’en l’exécutant, je me concentre sur cette main, sur le sens que j’ai donné, en pratiquant une respiration ventrale, toutes les idées parasites négatives disparaissent, la main devient l’offrande !

L’intelligence du Qi Gong n’est pas de demander une perfection du geste mais de mettre dans le geste une perfection d’intention.

Par ailleurs, il se trouve qu’à la suite des travaux scientifiques effectués depuis les années 1980, nous savons aujourd’hui que cette intention, en réalisant une concentration mentale sur le contenu symbolique du geste, provoque une activité cérébrale spécifique avec une augmentation significative de l’activité alpha à l’électro-encéphalogramme. Cette activité cérébrale a plusieurs conséquences : elle procure, en particulier :

Une plus grande capacité de concentration,

Et une sensation de détente et de relâchement.

Comme la gestuelle du Qi Gong vise aussi à faciliter la circulation énergétique, on comprend mieux les gestes pratiqués en visualisant le trajet des méridiens et le sens de la circulation énergétique.

Rappelons que, selon la conception taoïste, l’énergie circule dans les 12 méridiens principaux de chaque hémicorps et dans les circuits spécialisés (les 8 méridiens dits curieux et les 12 méridiens dits distincts). L’énergie imprègne le méridien pendant une heure chinoise (qui correspond à deux heures classiques) ; la journée est ainsi découpée en 12 heures. Le passage de l’énergie dans un méridien se fait à toujours à la même heure chinoise.

Globalement, le Qi Gong, à travers des gestuelles adaptées, permet une meilleure concentration, une plus grande capacité d’adaptation et un bien-être ressenti. Il se rapporte essentiellement aux fonctions de communication, de combat pour la vie et de soin.

On peut s’interroger sur la fonction soin présente dans le Qi Gong : en fait, le taoïsme a la grande sagesse de modéliser la fragilité du fonctionnement de l’être humain ! Cette fragilité est une réalité scientifique, mais nous n’en avons pas toujours conscience !

Fragilité physique mais aussi psychologique et mentale qui explique combien la folie humaine est une compagne qui n’hésite pas à venir influencer nos pensées … à l’insu de notre plein gré pour reprendre une célèbre expression !

Par cette fonction dans le soin, le Qi Gong nous aide à prendre conscience de notre dysfonctionnement énergétique, à y remédier et nous aide à nous protéger.

Un mot sur une gestuelle particulière qui, à mon humble avis pourrait symboliser la réussite d’une séance de Qi Gong quand on y arrive : il s’agit du sourire intérieur. Lorsque l’harmonie est rétablie, « le sourire intérieur» resplendit.

La gestuelle maçonnique

On étudiera successivement :

La gestuelle maçonnique intégrée dans les rituels,

Et celle qui est pratiquée par les francs-maçons en dehors des rituels,

 

A – La gestuelle maçonnique intégrée dans les rituels

Dans la franc-maçonnerie opérative des tailleurs de pierre, au XVème siècle, si les gestes sont nombreux, deux gestes rituels semblent essentiels :

le geste de reconnaissance propre à chaque corporation ;

Et le serment en rapport avec la sauvegarde du secret du Maître ; on sait maintenant la nature de ce secret qui lui était vital.

Dans les premières réunions de la franc-maçonnerie spéculative, au XVIIème siècle, les gestes rituels restent les gestes de reconnaissance et le serment ; ensuite, progressivement on verra s’ajouter (en particulier sous influence française) une prolifération de compositions. Ces ajouts dénotent souvent la volonté d’influencer la démarche maçonnique en y intégrant des gestuelles empruntées à d’autres courants de pensée ou à des modes.

Aujourd’hui, la gestuelle maçonnique du premier degré se subdivise en une trentaine de gestuelles spécifiques. Certains gestes sont destinés à produire un son : comme par exemple, le coup de maillet, le claquement des mains, les tapes sur l’épaule ou la pose des canons ; ils avaient des significations précises mais on continue à les pratiquer.

Mis à part, l’allongement du dernier apprenti, l’agenouillement du récipiendaire pendant la consécration et la demande de parole, la gestuelle maçonnique est principalement pratiquée en position debout.

Il n’est pas possible de détailler le contenu symbolique de tous les gestes pratiqués pendant les rituels. Il y aurait tant à dire. Limitons-nous au signe d’ordre et à des observations sur d’autres gestes.

1 / La gestuelle du signe d’ordre

En Angleterre : on l’appelle SIGN OF AN ENTERED APPRENTICE ( que l’on pourrait traduire par le signe du nouvel apprenti) ! Je cite une traduction des instructions : «Il se fait, en étant debout les deux pieds en équerre, le bras droit horizontal replié, paume de la main tournée vers le sol, pouce à l’équerre contre le cou.»

Il est classique de lire dans les manuels que ce signe d’ordre signifie : je cite :

« Je contrôle et j’apaise mes instincts, j’apprends à modérer mes paroles, à maîtriser mes passions… »

« La main droite, placée en équerre sur la gorge, paraît contenir le bouillonnement des passions qui s’agitent dans la poitrine et préserver ainsi la tête de toute exaltation fébrile susceptible de compromettre la lucidité de l’esprit. L’Ordre de l’Apprenti signifie qu’il cherche à être en possession de lui-même et qu’il s’attache à juger avec impartialité.»

A vrai dire, ces interprétations n’ont aucune référence biblique ou historique ; ce sont de libres propos dus à des auteurs comme Boucher et Wirth ; ils sont d’ailleurs fréquemment repris dans le cadre des instructions des apprentis.

Ce signe du nouvel apprenti ou signe d’ordre est historique pour deux raisons essentielles :

Il était pratiqué par les membres des loges compagnonniques bien avant la création de la grande loge de Londres en 1717. Il prouve ainsi notre filiation compagnonnique.

il constitue le geste rituel commun à toute la fraternité maçonnique de tous les pays et de tous les continents !

Dans les anciens rituels compagnonniques, son existence est consubstantielle de celle du signe pénal ; l’important c’était d’abord le serment de garder secret de ce que l’on pourrait savoir ; ensuite, le signe pénal était une confirmation du serment par un engagement sacrificiel ; au final, le signe d’ordre se comprend comme un passage obligé dans la compréhension du signe pénal.

Cependant, l’absence dans les rituels d’explication quant à la signification du signe d’ordre en lui-même, m’a interpellé. Après avoir beaucoup cherché, et n’ayant rien trouvé dans les ouvrages de maçonnologie, c’est en analysant les termes hébreux utilisés dans la Bible que j’en suis venu à élaborer une explication dont je voudrais vous parler.

Cette interprétation est fondée sur l’importance du symbolisme de la gorge dans la bible ; on en déduit que le sacré impacte le corps humain dans cette zone corporelle : la gorge est non seulement le passage du souffle, c’est-à-dire l’esprit, mais aussi ce qui pénètre dans le corps que cela soit l’air ou la nourriture !

La bible en hébreu fait référence à la gorge de différentes manières ; l’utilisation du mot Nèphésh mérite toute notre attention. Une étude répertorie 754 références à Nèphésh dans l’ancien testament. Le plus souvent, Nèphésh est traduit par esprit, âme ou élan vital. Mais en hébreu le sens est beaucoup plus large ; Daniel Lys dans son ouvrage « Nèphésh, Histoire de l’âme dans la révélation d’Israël au sein des religions proche-orientales » paru en 1959 aux PUF, nous met sur la piste quand il relève que, dans plusieurs passages, Nèphésh doit se comprendre comme signifiant la gorge. Nèphésh désigne la gorge mais également le pouce !

Mettre la main à la gorge c’est approcher la main du souffle vital et on pourrait ajouter, c’est donner à la main ce souffle vital ; cette transmission se fait par l’intermédiaire du pouce placé sur la gorge : le même mot se retrouve dans les trois éléments : l’esprit, la gorge en qualité de contenant et le pouce !

Mettre la main à la gorge en prenant appui sur le pouce c’est transmettre à la main une part de sacré qui nous vient du souffle !

Quoi de plus logique quand on sait que cette main va transformer la pierre brute pour en faire une pierre taillée constituante du temple de Salomon ; et cette main, c’est la nôtre à nous francs-maçons, nous qui avons ce génie dans nos gènes !

Cette symbolique du signe d’ordre se prolonge dans la symbolique du premier travail du nouvel apprenti qui prend possession du maillet et du ciseau pour tailler la pierre brute : si on a conscience du sens de ces deux gestes, ne pourrait-on pas affirmer qu’avec eux tout est dit ?

A partir d’une inspiration divine, nos initiateurs nous orientent vers une dynamique de construction, construction qui chez les opératifs était religieuse et militaire, et qui, dans la loge maçonnique, devient une construction sociale fondée sur la solidarité imprégnée de spiritualité.

Le signe du nouvel apprenti, que nous appelons signe d’ordre, avec le pouce sur la gorge, est un geste fondamental et riche de sens : c’est un signe qui nous identifie ! C’est un signe qui met en œuvre une intention et une réalisation !

2 / De quelques observations personnelles :

Comme chacun peut s’en rendre compte, la gestuelle pratiquée en loge est très diverse et pas toujours spécifiquement maçonnique ; pour illustrer cette remarque voici deux exemples (sachant qu’il vous sera facile d’en trouver d’autres) :

1ère situation : si pendant la lecture d’une planche, je regarde mon ipad ou mon smartphone pour surveiller l’arrivée d’un post ou d’un mail, ma gestuelle fait douter de l’intérêt que je porte au suivi des travaux ;

2ème exemple : En imposant certains éléments de leurs gestuelles dans les rituels, des idéologies ont voulu nous annexer ! A titre d’exemples citons les symboliques napoléonienne, aristocratique ou templière pour ne citer que les déviations les plus criantes et malheureusement toujours actuelles.

Mais parlons de quatre sujets qui permettent de faire allusion à d’autres apports de la gestuelle.

a / à propos des quatre épreuves de l’initiation :

Dans l’initiation, comme pour d’autres phases du rituel, on peut confronter la verbalisation du rituel et la gestuelle ; lors des quatre épreuves de la terre, de l’eau, de l’air et du feu, le rituel évoque une purification ; or ces quatre éléments par leur contenu symbolique biblique renvoient directement à l’initiation chrétienne : à partir de la terre, le profane est mis en contact avec Jésus-Christ (par le symbolisme de l’eau), puis avec l’esprit sain (par le symbolisme du souffle c’est-à-dire l’air) et enfin avec Dieu (par le symbolisme du feu et de l’épée flamboyante dont vous savez que dans la Bible elle est, par l’intermédiaire des chérubins, un élément du geste divin) ; tout se passe comme si la gestuelle complétait la verbalisation du rituel en ajoutant un sens caché.

b / à propos de la gestuelle en rapport avec la fraternité :

Si la fraternité est un élément de langage maçonnique, la gestuelle porteuse de fraternité apparaît un peu figée et réduite : seule la chaîne d’union fait exception.

Dès lors, comment expliquer que les rituels aient aussi peu de gestes pratiqués avec une réelle intention d’amour fraternel ?

En vérité, la fraternité ne doit pas être confondue avec l’amour fraternel ; aujourd’hui lorsqu’on évoque la fraternité on introduit un contenu affectif ; il ne me semble pas que c’était le cas au XVIIème siècle ; à cette époque la fraternité est un concept essentiel de partage de l’objet commun à tous les frères, c’est-à-dire l’amour de Dieu. Quand la bible évoque l’amour, on met d’abord en avant l’amour pour Dieu.

c / à propos de la gestuelle du signe pénal

Evoquer le signe pénal permet de rappeler qu’il rentre dans le cadre d’une gestuelle particulière rencontrée dans les rituels maçonniques : la gestuelle des châtiments rituels.

Dans l’ouvrage Masonry Dissected de Samuel Prichard, paru en 1730, il est écrit : je cite la traduction :

- « Sachant que j’aurais ma gorge tranchée, ma langue arrachée et mon corps enterré dans les sables grossiers de la côte à marée basse, chahuté par le flux et le reflux journalier des vagues, pourrai- je violer sciemment mon obligation d’Apprenti ? « 

Sans pouvoir développer ce chapitre, on peut relever que dans le rituel, la menace d’avoir la gorge coupée, affirme l’assurance d’une mort horrible spirituellement car elle sera sans sépulture !

Faire le signe pénal, c’est aussi renouveler l’engagement à respecter le serment, cette obligation du secret dont on sait qu’il est lui d’origine compagnonnique et non biblique !

Signalons aussi que le geste pénal n’est pas spécifiquement maçonnique ; on le retrouve dans le monde profane soit avec la main soit plus souvent avec l’index ou le pouce : il signifie la menace de meurtre par égorgement généralement pour se venger ou par volonté de faire peur en particulier à celles et ceux qui ne respecteraient pas la loi du silence !

d / à propos de la colonne d’harmonie

La colonne d’harmonie, héritière du Shofar, est une gestuelle très particulière ; elle ne prend tout son sens que si elle est prévue par le rituel et produite en loge par les membres de l’atelier.

Il serait sûrement intéressant de conceptualiser l’utilisation contemporaine de l’apport du son dans le rituel pour ne pas le réduire à ce qu’il a tendance à devenir aujourd’hui, c’est-à-dire un divertissement !

 

B – La gestuelle maçonnique pratiquée en dehors des rituels.

En dehors du rituel, on parle de gestuelle maçonnique parce qu’il s’agit de gestes pratiqués par des francs-maçonnes ou des francs-maçons ; elle est très intéressante à observer et à analyser ; on y découvre en particulier nos secrets ; comme précédemment on pourra distinguer :

une gestuelle ritualisée utilisée par un ou plusieurs groupes de francs-maçons ;

et une gestuelle spontanée propre à chacun – chacune d’entre nous.

Ces gestes, plus ou moins discrets, sont très variables selon les pays, les orients et les loges ; je pense en particulier :

aux attouchements des doigts et des mains selon le degré des interlocuteurs,

à la triple accolade

à la triple tape de l’épaule droite

au sourire

au signe d’ordre,

à l’utilisation d’accessoires vestimentaires.

Bien d’autres gestes existent aussi.

Cette gestuelle maçonnique a essentiellement une fonction de reconnaissance ; mais la tape sur l’épaule est aussi un encouragement et un témoignage de sympathie. Il est d’ailleurs classique de voir une modulation des triples tapes selon l’humeur et le lien existant entre les frères et les sœurs qui se saluent.

Dans ce chapitre, un mot sur le sourire ! Gestuelle non prévue dans le rituel, omniprésente en loge et en dehors de la loge.

Physiologiquement le sourire correspond à l’activité musculaire des 13 muscles faciaux qui affectent les lèvres, les paupières, le nez, les sourcils, les oreilles et les muscles peauciers proprement dits ; cette musculature est principalement sous l’influence du nerf facial. Chez l’adulte, la mise en œuvre du sourire est sous la dépendance d’une action volontaire ; par l’apprentissage social le sourire fait aussi partie du comportement communautaire.

En loge, on sourit souvent ; la plupart du temps, ce sont des sourires de façade, réflexes, habituels dans la sphère commerciale ou politique ; mais il arrive aussi qu’il s’agisse d’un vrai sourire affectueux témoignant d’une réelle fraternité.

Schématiquement on parlera de sourires sincères ou de sourires composés ; on pourrait les distinguer car en réalité ils ne mettent pas en jeu la même musculature mais cela suppose un regard spécialisé.

 

Conclusion

Redécouvrir le contenu symbolique du geste a renforcé mon adhésion à un rituel renouvelé : telle est la première conclusion que je tire de ce travail.

On retrouve dans le Qi Gong et la gestuelle maçonnique quatre points communs :

Leurs gestes sont chargés de sens,

On retrouve, de la part des initiateurs, l’inspiration spiritualiste,

Ces deux gestuelles nous viennent du passé mais conservent une actualité contemporaine,

Ces deux gestuelles bénéficient aujourd’hui d’une approche renouvelée avec la liberté de conscience.

Et aussi des différences ; je me limiterai à deux :

Le Qi Gong a une fonction de soin qui n’existe pas dans la gestuelle maçonnique ;

La gestuelle maçonnique est très diversifiée et impose différentes grilles de lecture.

Evoquer la fonction de soin du Qi Gong renvoie au débat récurrent sur la capacité ou non pour l’engagement maçonnique de transformer un individu. Ne pourrait-on pas imaginer que le volontarisme judéo-chrétien de la démarche maçonnique bénéficie de l’apport de la profonde humilité taoïste ? Cet apport pourrait peut-être permettre de favoriser la transformation bénéfique des nouveaux et anciens initiés !

Quoi qu’il en soit, j’ai pris un grand intérêt à ce travail ; bien sûr, dans la vie courante, nous savons que la plupart de nos gestes sont exécutés de façon machinale et nous n’y attachons que peu d’importance ; mais en loge, à l’image de ce qui se fait au Qi Gong, la gestuelle ne mériterait-elle pas d’être réalisée en « pleine conscience » pour reprendre une expression d’origine boudhique ?

Personnellement, je rêve d’une gestuelle maçonnique débarrassée de ce que j’appellerai des anachronismes :

Le port de l’épée ;

Le salut romain qui est devenu un symbole nazi ; son remplacement par le signe de fidélité serait plus conforme à notre symbolique ;

Le déplacement dans le temple avec son allure martiale à connotation militariste pourrait évoluer vers une déambulation plus intimiste et plus fraternelle retrouvant le sens premier du cercle et de l’orientation ;

les attitudes théâtrales, peu crédibles ici.

Par ailleurs, si une démarche de vérité et d’authenticité était recherchée dans le consensus, la loge pourrait collectivement ré investir deux positions corporelles:

D’une part la position d’écoute : le regard tourné vers le pavé mosaïque, les mains sur les genoux, en effectuant une respiration ventrale et en se concentrant sur les paroles entendues sans se laisser aller à une réactivité spontanée.

D’autre part, la position à l’ordre : la pratiquer en se concentrant sur cette relation entre l’esprit, la gorge, le pouce et la main droite devrait renforcer son contenu.

J’ai dit

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source : https://www.idealmaconnique.com/?fbclid=IwAR1EUCwB2egdU6DjOAzQSgbUbgsnoG3Ln41tBBd6dlS38s3-4867B2y_WrU

Qi Gong et Gestuelle Maçonnique dans Recherches & Reflexions

Protégé : La part sombre du Chevalier Kadosch – 30°- 16 novembre, 2018

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Protégé : La marche du compagnon – 2°- 15 novembre, 2018

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Protégé : « LE MAÎTRE PARFAIT » – 14°- 14 novembre, 2018

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Protégé : « 3 COLONNES NOUS GUIDERONT» – 18°- 13 novembre, 2018

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L’influence Celtique et Druidique 12 novembre, 2018

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L’influence Celtique et Druidique

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Rattacher l’Ordre du Temple, fer de lance de la chrétienté moyenâgeuse aux cultes celtiques et aux druides pourrait sembler une gageur, et bon nombre d’auteurs s’y refusent d’ailleurs.
Mais nous le savons, telle Isis la Déesse Mère, la vérité avance souvent voilée… Soulevons donc (un peu) le voile d’Isis.

Revenons donc à l’école canoniale de Châtillon sur Seine où un jeune novice (de 9 ans…) appelé Bernard de Fontaine (et oui…) se recueille dans l’église Saint – Vorles devant une image de la Vierge :
Celle-ci est représentée en majesté, en une pose aristocratique et princière, elle tient son enfant devant elle, le visage de Jésus est moins soigné comme si le plus important était la représentation de la mère… sa robe arbore le bleu, le blanc et le rouge (couleur alchimique…) mais elle est sombre, tant par l’âge que par l’art.

Il s’agit d’une Vierge Noire !

 

T2

Quelques écrits de l’église, authentifieraient  la légende qui dit que Bernard, s’adressant alors à la
Vierge Noire demanda : – « Monstra te esse matrem… »
La Vierge Marie pressa son sein, et 3 gouttes de lait jaillirent miraculeusement sur ses lèvres, venant nourrir le futur St Bernard !

Il s’agit là d’une allégorie alchimique*1, signifiant également que le futur Bernard de Clairvaux, nourri du lait de la Vierge Noire, s’est abreuvé aux sources même de la tradition druidique !

Lui-même donne pour ses maîtres les chênes et les hêtres, et certaines de ses paroles sont éminemment celtiques :

- « Vous trouverez plus de choses dans les forêts que dans les livres. Les arbres et les pierres, vous apprendront ce que les maîtres ne sauraient vous enseigner. Pensez-vous que vous ne puissiez sucer le miel de la pierre, l’huile du rocher le plus dur ? Est-ce que des collines ne coulent point le lait et le miel ? Est-ce que les vallées ne sont point remplies de froment ? »

Remontons maintenant l’histoire……… jusqu’à Joseph d’Arimathie !

 

Et fixons notre attention sur une petite localité du nom de «Glastonbury »

Glastonbury: (le cimetière caché des glaces ou le brillant caché lumineux), est le nom d’une localité du Somerset anglais, (autrefois au cœur du Wessex) qui deviendra plus tard siège d’une importante abbaye cistercienne (…) au Moyen-âge… Elle passe pour avoir été, auparavant, un des hauts lieux du celtisme antique avec l’Ile d’Avalon ! Résidence favorite des fées, localisation de l’Autre monde chez les Celtes.

Deux idées se dégagent de ce nom, celle de gel, de glace, de lumière (Glass) et celle d’enterrement, de cache, de cimetière (bury) et relient d’emblée ce lieu au séjour des morts et à un univers lumineux.
Avalon, elle, est l’île des pommes, le verger sacré toujours florissant, lieu de séjour des héros celtes, jardin paradisiaque de l’Autre monde. C’est là, si l’on en croit le trouvère anglo normand Robert Wace, qu’Arthur, lassé des batailles et navré mortellement se fit porter pour soigner ses blessures, les bretons attendent qu’il en revienne : « rex Arturus, rex Futurus ».
A Glastonbury, s’établit, avant la conquête saxonne, sur les traces d’un ancien sanctuaire celte, attesté par la configuration des lieux et souligné par les historiens, un monastère de chrétienté celtique dédié à la Vierge !

Et qui deviendra une Abbaye cistercienne…

T3


Joseph d’Aimathie tenant le Graal (vitrail église de Glastonbury)

L’histoire de l’Abbaye comme l’imaginaire qui se développe autour d’elle ne sont pas non plus sans intérêt, car sa vocation, s’affirmant au delà des âges, est celle de rendre compte d’un sens caché, véritable symbole des connexions qui existent entre la religion des celtes et le christianisme au cours du premier millénaire…

 

Parmi celles-ci, notons:

- après la mort du Christ, Joseph d’Arimathie, aurait transporté le Graal jusqu’en Occident et vint sur ces lieux avec douze compagnons pour fonder la première église d’Angleterre non sans avoir passé accord avec le druide Arvirogus, qui alla jusqu’à lui concéder un terrain, la tradition ésotérique chrétienne dont Joseph d’Arimathie était un des dépositaires s’accordant profondément avec la tradition celtique.

Le choix de Glastonbury comme lieu sacré du christianisme celtique en  » Bretagne la bleue  » n’est évidemment pas du au hasard… C’est là que les druides avaient bâti l’un de leurs centres les plus importants des îles britanniques.


Le lieu, d’une grande beauté, est constitué de trois monuments, également rattachés aux deux traditions:

- l’Abbaye elle-même, dont les fidèles revendiquent l’antériorité sur toutes les autres églises de la chrétienté, y compris celle de Rome, sise à l’emplacement où Joseph d’Arimathie planta son bâton, geste fondateur s’il en est, tombeau sacré de Joseph et du Roi Arthur et de Guenièvre.

- la Tor, (éminence qui domine Glastonbury et connut la double occupation celte et chrétienne), possède à son sommet une chapelle dédiée à Saint Michel, le tueur de dragon à l’épée flamboyante qui, en bien des endroits, est invoqué là où les celtes s’adressaient à Bélénos le Brillant, l’Apollon celte…

- le puits du calice (Chalice Well) au pied de la Tor où Joseph d’Arimathie, dit la légende, cacha le Graal. Ce lieu est très fréquenté par les pèlerins qui tentent de percevoir dans les eaux du puits le secret de leur avenir. De même, les celtes se rendaient prés des fontaines réputées comme lieux de mise en contact avec le royaume des Immortels.


Prolongeant le celtisme, le christianisme a sacralisé les lieux sacrés d’Avalon et Glastonbury, a sublimé les éléments qui en faisaient la sacralité: l’arbre (l’aubépine*2 du bâton de Joseph d’Arimathie), la source sacrée (Chalice Well), l’île (île d’Avalon), l’éminence (la Tor). Ces différents indices nous renforcent dans la conviction que l’Eglise Celte n’a pas été détruite par l’Eglise Catholique romaine, mais qu’elle s’est fondue en elle, cela participe moins d’une conquête culturelle que d’une véritable incorporation spirituelle !

Véritable Haut Lieu des celtes comme du monachisme occidental, celto chrétien d’abord, puis cistercien ensuite, l’Ile d’Avalon conserve tout son mystère que ne sauraient percer les yeux qui ne voient pas l’invisible…

De l’Angleterre à l’Irlande celtique il n’y a qu’un pas…

C’est en Irlande que naît Colomban (ou Columban, en latin Columbanus) exactement la même année qui voit mourir le père des Bénédictins, Benoît de Nursie. Son nom est classique en Irlande, et signifie colombe. Né d’une mère chrétienne, il fut confié, selon la coutume irlandaise, à un fer leighinn (homme lisant), de qui il apprit le latin. Son éducation littéraire et sa formation religieuse furent acquises au sein des monastères de Clauin Inis ( » île penchée « ) et Bangor.

Colomban est formé dans le contexte particulier d’une Irlande celtique et chrétienne (christianisme celtique), coupée de l’Église romaine, ce qui lui vaudra quelques désagréments plus tard…

Vers quarante ans, il lui parut entendre la voix de Dieu, lui proposant de prêcher l’Évangile dans les pays étrangers.

T4 

Saint Colomban

Il quitte Bangor et part ainsi vers le continent, douze compagnons avec lui : Attala (saint), Columban le jeune, Cummain, Domgal, Eogain, Eunan, Bile (saint), Gurgano, Libran, Lua, Sigisbert et Waldoleno. Le groupe fait une halte en Grande-Bretagne, vraisemblablement sur la côte écossaise, puis arrive sur les côtes bretonnes, vers 585.

Ils débarquent sur la plage du Guesclin en Saint Coulomb près de Saint-Malo en Bretagne. Une croix en marque le souvenir.

Ensuite, ils se dirigent vers Reims en passant par Rouen et Noyon. Colomban souhaite rencontrer Childebert II, le roi d’Austrasie pour solliciter un lieu de séjour. Il obtient le droit de s’installer dans ce royaume. Le groupe repart alors vers Châlons-en-Champagne, Langres, à la recherche d’un endroit propice à leur installation.

Le groupe de prédicateurs irlandais et armoricains allait redonner un nouvel élan à la vie religieuse, par leur ardeur, leur goût de l’étude et du dépassement. Leur réputation arrive tout naturellement aux oreilles des princes, en particulier celles de Gontran, roi de Bourgogne qui lui octroie un domaine dans les solitudes des montagnes vosgiennes et c’est là, à la place de la forteresse romaine en ruine d’Annegray (sur la commune actuelle de Voivre, en Haute-Saône), que Colomban fondera son premier monastère. Puis devant l’affluence et le succès il en créera trois autres.

Pour elles, il écrivit sa propre Règle, inspiré des coutumes de Bangor et, plus encore, de la culture celtique dont il était issu.

Il met par écrit les principes sévères du monachisme irlandais à destination des monastères de la gaule. Il rédige trois documents :

- le Pénitentiel, qui est un recueil de sanctions pour les fautes commises, pour les laïcs, les clercs, et les moines.

- la Règle conventuelle qui ne contient que des peines pour les fautes commises.

- la Règle des Moines qui est une véritable règle, et insiste sur les vertus des moines.

Elle existe en deux versions :

Regula cujusdam patris ad monachos, longue de vingt-deux chapitres et destinée aux communautés d’hommes.

Regula cujusdam patris ad virgines, longue de vingt-quatre et destinée aux communautés de femmes.

Cette règle est d’abord en vigueur à l’abbaye de Luxeuil, puis à celles de Lure et de Fontaine-lès-Luxeuil.

La règle connaît un certain succès, et près de 90 monastères l’adoptent !

Mais, extrêmement sévère, parfois imprécise, elle est modifiée ou abandonnée : dès 628, la règle de saint Benoît est associée à celle de saint Colomban dans les monastères qui en relèvent. En 745, le concile des Francs, dirigé par saint Boniface, archevêque de Mayence, préconise l’adoption de la règle bénédictine pour tous les monastères du royaume.

Cependant, lors de sa réforme au Xe siècle, saint Benoît d’Aniane reprend quelques articles de la règle de saint Colomban qu’il incorpore à la règle de saint Benoît !

 

Puis ce sera le départ forcé…

D’une part, les évêques n’en peuvent plus de supporter les libertés que prenait de jour en jour l’abbé irlandais, (sans compter que sa renommée grandissante devait leur causer beaucoup de jalousie et leur faire de l’ombre), et d’autre part, Colomban ayant rencontré à Boucheresse Brunehilde, grand-mère du roi Thierry II de Bourgogne, refuse des bénir ses petits enfants qu’elle souhaite lui présenter, car pour lui, ce sont des  » bâtards « . En effet, le roi Thierry II de Bourgogne n’avait pas d’épouse et ses enfants étaient issus de plusieurs concubines.

Pour comprendre ce qui vient d’être dit des libertés prises par Colomban, il faut préciser que le monachisme irlandais ne se soucie pas beaucoup des évêques. En Irlande, les frontières entre abbaye et évêché ne sont pas claires, le concept de siège épiscopal non plus, et les limites mêmes des charges abbatiales ou épiscopales ne sont pas établies une fois pour toutes (elles se cumulent parfois).
L’abbé irlandais prend soin, par exemple, d’établir une hostellerie à côté du cloître et d’interdire l’accès de ce dernier aux personnes du siècle. Il entre d’ailleurs à ce sujet en conflit avec le roi Thierry II, mais surtout, les évêques s’irritèrent de son entêtement à conserver le calendrier pascal tel qu’on l’observait encore dans les rites celtiques, et qui diffère du rite romain…

Les deux premières lettres qu’il adressa au pontife à ce sujet ne lui furent par remis ou ne parvinrent à destination, quant à la troisième, si on la retrouve dans la correspondance de Grégoire, elle n’a jamais reçu de réponse, événement peut-être concomitant avec la mort du pontife, en 604.
Cette lettre défendait avec autant de douceur que de liberté la tradition celtique !


Nous venons de voir (sommairement) l’influence celte dans les débuts de la chrétienté, puis chez les bénédictins et les cisterciens.

Il est temps de retrouver notre Saint Bernard agenouillé devant la Vierge Noire…


Les Vierges noires ne sont pas implantées n’importent où… Les druides étaient des initiés de la Tradition Primordiale, tous les lieux possédant une authentique Vierge Noire sont tous des lieux connus comme lieux d’adoration de divinités celtiques ou païennes et les lieux de culte celtique sont disposés sur des nœuds de courant, où l’intensité des radiations du sol est très forte, ils utilisaient leur connaissance des courants telluriques et cosmiques.


Religieusement, les gaulois n’avaient que des lieux sacrés, marqués d’arbres ou de pierres non taillées tels les menhirs et des dolmens, or les moines s’installèrent sur les lieux sacrés des gaulois… reconnaissant ainsi implicitement la base du druidisme dans l’église catholique.


De plus, lorsqu’on analyse l’implantation des Commanderies et des maisons templières on remarque qu’elles sont pour la plupart bâties sur d’anciennes routes celtiques…


Alors… initié celte Bernard de Clairvaux ? Druide ?


Être affirmatif serait pour le moins présomptueux, mais on ne peut nier indéfiniment les coïncidences… surtout qu’elles ne doivent jamais rien au hasard !


Le terme « Notre Dame » par exemple, fut inventé par Bernard de Clairvaux, les historiens sont au moins d’accord là-dessus, et les Cathédrales gothiques du Moyen-Âge dédiées à Notre Dame furent construites grâce aux Templiers, elles furent de plus, implantées sur des lieux de culte celte…

Bernard de Fontaine était cistercien, l’Ordre de l’abbé Etienne Harding. (Qui l’envoya créer l’abbaye de Clairvaux)


Harding était anglais, terre de Celtes et de Druides avec l’Irlande, on lui prête la création des armoiries de Cîteaux : un chêne décapité… On peut y voir la symbolique évidente et le lien avec la culture celte.

Est-ce lui qui a initié le futur St Bernard ? On ne le sait…


Ce qui est sûr en revanche, c’est que c’est entre les bras de Bernard que viendra mourir Meal O’Morgair en 1148. Meal O’Morgair, archevêque d’Armagh en Irlande… qui fut Saint Malachie, auteur de la fameuse prophétie dite des papes ! Et qui établissait ses célèbres prophéties à partir de tables astrologiques druidiques !


Laissons la parole à Alain Degris auteur d’ouvrages remarquables sur les Templiers :

- « Le Grand Druide René Bouchet, rencontré récemment, m’a raconté que la réorganisation druidique datait de 1088 quand Pierre de Brueys (Grand Druide des Gaules) souleva la Savoie et le Languedoc en prêchant un christianisme conforme aux traditions mais « pauvre »  heurtant ainsi les intérêts des riches abbayes, des évêques et des seigneurs. Les collèges druidiques, après que le Grand Druide fut brûlé en 1147 à Saint Gilles avec son disciple Henri de Toulouse, rentrèrent dans la clandestinité et se dissimulèrent sous la robe de bure des Bénédictins.

Il me parla de Bernard de Clairvaux comme un des Grands Druide des Gaules et lorsque je cherchais à m’enquérir des raisons qui avaient pu faire que des communautés druidiques, auraient pu, selon lui, survivre au sein d’un Ordre Chrétien, il me répondit que l’adhésion du Collège Druidique à l’évangile du Christ, n’était pas de même nature que d’admettre l’autorité de Rome et de sa hiérarchie… et que souvent un Ordre initiatique se cache ainsi au milieu d’autre chose… »


J’ajouterai pour conclure :

Il est dit qu’une nuit Aleth  (Mère de Bernard de Clairvaux) eut un songe : l’enfant qu’elle portait lui apparu sous la forme d’un petit chien blanc, taché de roux qui aboyait fortement. Troublée, elle alla consulter un saint homme qui lui prédit ceci :

- « Votre enfant sera le gardien de la maison de Dieu, il fera entendre à sa porte de grands aboiements contre les ennemis de la foi… et comme un bon chien, de sa langue salutaire, il guérira en beaucoup de gens les maladies des âmes… ».

Geoffroy, secrétaire de Saint Bernard, dans le sermon pour l’anniversaire de Bernard n° 16, écrivit à ce propos :

- « Ceux qui ont éprouvés en eux la force des aboiements de Bernard, qui ont connu avec une certitude la grâce médicinale de sa langue, redisent combien il est vrai l’oracle qui prédisait l’éloquence de cet homme fidèle, et combien grande en fut l’efficacité. »


Ce qui n’est pas sans rappeler la légende celtique du chien de Culann et le geste du héros Cou’Houlainn…


Et en guise de clin d’œil…

Les premiers templiers étaient 9*3, durant 9 ans de 1119 à 1128 ils restèrent 9… 

Si l’on additionne 1+1+1+9 on obtient 12 = 1+2 = 3

Si l’on additionne 1+1+2+8 on obtient encore 12 = 1+2 = 3 et 3 X 3 = 9 !

Jacques de Molay finit ses jours le 18 Mars 1314 !

1+8 = 9  et 1+3+1+4 = …9

Ceux que la valeur des nombres intéresse, n’ont pas manqué pas de remarquer la prédominance du 9 dans l’histoire des templiers, mais savent-ils que les Triades (Textes celtes recopiés au Moyen-âge) sont au nombre de 81 ? Soit 9 X 9…

 T5

*1 : concernant les couleurs et l’alchimie : Dans les opérations alchimiques, la matière première (materiae prima) se transforme en se colorant de diverses façons. Trois couleurs dominent… oeuvre au noir, oeuvre au blanc et oeuvre au rouge. Le bleu nuit est assimilé au noir (putréfaction), le blanc, phase suivante (purification) et le rouge (rubification, action du feu secret).

*2 : l’aubépine, je reviendrai sur elle, car son symbolisme rattache aussi la tradition celtique aux Templiers…

*3 : plus tard, quand j’aurai un peu plus de temps, je développerai plus en détail la symbolique du neuf

SOURCE : http://ordredutemple.canalblog.com/archives/2007/08/11/5866987.html?fbclid=IwAR36odhL8FAW6wq36vRaBjWKJyAGtl0ltr2dWiP_3w4i5nvyBy3_9N88BlE

Protégé : Comment « passer le pont » qui permet l’accès aux grades capitulaires ? – 14°- 11 novembre, 2018

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Protégé : LA CHOUETTE DANS L’INITIATION – 1°- 10 novembre, 2018

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