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Le taoïsme 21 mai, 2020

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , trackback

Le taoïsme

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Introduction

Rares sont ceux qui n’ont jamais entendu parler du yin et du yang, mais connaît-on vraiment la religion à laquelle se rattache ce symbole ? En effet, peu connaissent le taoïsme. Par contre, cette religion compte environ 20 millions d’adeptes à travers le monde (principalement en Chine), dont 30 000 en Amérique du Nord et 1 720 au Canada (d’après un recensement effectué en 1991). Beaucoup de gens sont également confrontés aux croyances et aux techniques taoïstes sans même le savoir… comme les sociétés de Taï-Chi et les diverses techniques de relaxation. Dans le cadre de notre recherche, nous avons donc choisi de recueillir différentes informations à propos de cette religion qui, à première vue, peut sembler mystérieuse…

Historique, fondateur et livre sacré

Le taoïsme qui, dans la tradition chinoise, fait partie de ce qu’on appelle les  » trois enseignements  » (avec le bouddhisme et le confucianisme) n’a pris forme que peu à peu en une lente gestation qui fut une intégration progressive de différents courants anciens. Aussi ne peut-on en dater la naissance de façon précise.

En outre, cette intégration d’éléments ambiants n’a cessé de se poursuivre. Si l’on ajoute à cela que, tout au long de son histoire, de nouvelles révélations ou de nouvelles impulsions sont venues l’enrichir, on comprendra combien le taoïsme est une religion ouverte, en perpétuelle progression et évolution, et combien il est difficile non seulement d’en cerner l’apparition, mais aussi d’en cerner les contours.

Quand à la date possible de l’émergence du taoïsme, dont il est clair qu’elle est liée à la définition qu’il faut donner à cette religion, certains retiennent la reconnaissance par Cao Cao, en 215 après J.-C., de l’Église des Tianshi (les  » Maîtres célestes « ). C’est un fait historique avéré, commode certes, mais on ne peut absolument pas réduire le taoïsme à cette Église. Une autre date peut alors s’ajouter : celle de la révélation du Shangqing (la  » Grande Pureté « ) entre 365 et 370, en ce qu’elle est une œuvre d’intégration et d’organisation de données antérieures rassemblées alors en un corpus qui a bénéficié d’une existence officiellement reconnue.

Nous arrivons ainsi à deux dates correspondant à deux tendances complémentaires du taoïsme qui ont pris une forme organisée et dont on peut considérer que la presque totalité des courants taoïstes ont hérité d’une façon ou d’une autre, à un degré ou à un autre. D’un certain point de vue, le taoïsme est davantage une philosophie de vie qu’une religion.

Celle-ci est basée sur l’observation de la nature et une profonde harmonie avec celle-ci. Lao-Tseu (né aux environs des III et IV siècles avant J-C) est considéré comme le fondateur de cette religion. Ce personnage, dont on ne sait s’il a vraiment existé, aurait, selon la légende, été archiviste-devin à la fin de la dynastie des Zhou (ou Tcheou). Il possède un statut ambigu dans le taoïsme. Par contre, si, pour certains, il est le  » père  » du taoïsme, pour d’autres, il n’est qu’un sage ou un Saint parmi d’autres.

Par ailleurs, en tant que divinité, il fait partie de la triade des dieux suprêmes du taoïsme liturgique, et sa figure est enrichie de légendes chargées de sens. Selon la légende du pays (la Chine), Lao-Tseu aurait acquis la sagesse et aurait été le grand astrologue des Tcheou. Vers la fin de sa vie, il aurait décidé de terminer ses jours dans les montagnes tibétaines. Grâce à sa réputation de sage rempli de vertu, il lui fut demandé par un officier chinois sur le chemin de la retraite de bien vouloir transmettre les fondements de son enseignement.

La légende veut que Lao-Tseu ait rédigé le Tao-Teh-Ching en une seule nuit. L’écriture de ce livre serait donc à la base de la religion taoïste. Le Tao-Teh-Ching, ou livre de la loi et de la vertu, ne contient qu’une vingtaine de pages. C’est pourquoi il est surnommé le livre des 5 000 mots (sous forme de caractères chinois). C’est un livre ayant exercé une très grande influence sur la culture chinoise. On dit même qu’il est le plus important de l’histoire de la Chine.

Outre le Tao-Teh-Ching, un autre livre est important dans la religion taoïste. Le Yi King ou  » Livre des transformations  » est un livre chinois de divination et de sagesse qui remonte à 3000 ans avant J.C. et qui s’organise autour de 64 hexagrammes, eux-mêmes constitués par six traits superposés Yin (- -) ou Yang ( — ). Dans certaines conditions, un trait Yin peut devenir Yang, et inversement. L’une des grandes richesses du Yi King est de nous suggérer des solutions (4 096 combinaisons possibles) qui dépassent de loin, en diversité et en sagesse, celles que nos habitudes nous dictent. Si la créativité de l’homme est sans limite, il faut admettre que nous utilisons souvent les mêmes programmes, ceux que nos expériences passées nous ont permis d’élaborer, et qui sont un frein à la résolution de bien des problèmes. Ainsi le Yi King fait merveille dans des situations de doutes, de choix difficiles, de conflit ou, plus simplement, quand il s’agit d’explorer des projets.

Il existe, bien entendu, beaucoup d’autres écrits taoïstes mais ceux-ci sont de moindre importance que ceux mentionnés plus haut.

Taoïsme religieux et philosophique

Avant l’an 25 après J.C. (environ) le taoïsme était surtout philosophique, c’est-à-dire que c’était plutôt un mode de réflexion qu’une religion. Le taoïsme était alors pratiqué par des prophètes qui recherchaient sans cesse des réponses à diverses questions et qui, aussi, cherchaient des moyens d’améliorer la vie humaine. Mais, principalement à cause de la carence de religion en Chine, certains ont fait du taoïsme une religion. Diverses sectes taoïstes sont alors apparues. Le taoïsme religieux a  » emprunté  » plusieurs croyances et divinités à la religion bouddhiste. Par exemple, une des déesses des taoïstes, Bodhisattva de la compassion, appartient au bouddhisme.

Les croyances des taoïstes, leur vision de la vie…

En deçà de son existence officielle, même lorsqu’il était bien en cour, le taoïsme a toujours eu un caractère secret, au moins en partie , aussi bien dans les couches populaires que chez les lettrés, pour qui l’adhésion au taoïsme était affaire privée; si bien qu’il serait vain de croire que tout en est connu. La vie taoïste est une vie de simplicité, d’humilité, de pureté, d’harmonie et de quiétude. Le taoïste ne connaît pas l’égoïsme et n’a que peu de désirs. De plus, il évite la discorde et rejette les profits et l’excès. À la haine, il répond par la vertu…

La religion taoïste a ses propres temples, prêtres, rites et images symboliques (dont le symbole représentant le yin et le yang). Le yin et le yang sont les deux principes de base de la religion taoïste. Ils se présentent toujours sous forme d’une dualité, c’est-à-dire d’une lutte et d’une transformation de deux principes opposés. Par exemple : le chaud et le froid, le feu et l’eau…

Le yin et le yang regroupent la totalité des phénomènes de la vie et leur étude approfondie s’applique à des domaines tels que l’astronomie, la géomancie, l’art divinatoire et la médecine chinoise. Le yin et le yang sont aussi un élément déterminant de la perception de l’humain par le taoïsme. Par exemple, le yin est souvent associé au côté féminin et le yang, au côté masculin. Mais cela ne veut pas dire que la femme n’a pas de yang et l’homme pas de yin. Bien au contraire, car chaque être vivant possède les deux polarités. Par exemple, imaginez un feu de foyer. Celui-ci se compose à la fois des bûches (qui représentent le yang) et des flammes (qui représentent le yin). La présence des deux, tout comme le yin et le yang est indispensable.

Parlons maintenant du symbole et de sa signification…Le monde est un cercle (ou une sphère) partagé par deux axes ; l’un, vertical, va du nord (placé en bas) au sud (en haut) : à gauche se situe le Yang et à droite, le Yin ; l’autre axe est horizontal et délimite une moitié supérieure qui est Yang et une autre inférieure qui est Yin. De la sorte, la sphère est partagée en quatre secteurs : celui du sud-est est yang, celui du nord-ouest est Yin ; les deux autres sont composés de Yin et de Yang, le quartier situé au nord-est étant, comme disent les Chinois, celui du Yang dans le Yin, et celui du sud-ouest celui du Yin dans le Yang. De manière beaucoup moins complexe, on pourrait dire que le point dans chaque partie signifie que le yin est dans le yang et le yang dans le yin, donc, que la nature est en perpétuelle transformation.

Au yang correspondent la chaleur du corps, la vigueur de l’énergie vitale, notre système immunitaire, le bon fonctionnement de nos organes, etc. Au yin correspondent les liquides corporels comme le sang, la qualité physique des tissus et la bonne lubrification des muqueuses.

En résumé, le yang est une énergie de chaleur et de vitalité, le yin est une énergie qui calme et ralentit. En somme, les deux sont indispensables.

Voici certains signes d’une carence de yin ou de yang dans le corps.

Si vous manquez de yin, vous pourriez avoir les symptômes suivants :
la nervosité, l’insomnie, l’irritabilité, urine foncée, hyperactivité, bouffées de chaleur, signe d’hyperfonctionnement.

Si vous corps souffre d’une carence en yang, vous pourriez être incommodé par :
la frilosité, la rétention d’eau, une incontinence urinaire, la fatigue et l’épuisement, urine fréquente et claire, des défenses du corps affaiblies, signe d’hypofonctionnement.

Lorsqu’il y a une carence en yin ou en yang, nous devons nourrir le corps avec des herbes spécialement sélectionnées pour leurs propriétés énergétiques yin ou yang ou les deux à la fois…

Les croyances des taoïstes

Le Tao est la première cause de l’univers.
L’objectif de tous est de ne faire qu’un avec le Tao.
Les trois bijoux que tout un chacun doit rechercher sont la compassion, la modération et l’humilité.
Le yin (côté foncé) est le souffle qui a formé la Terre.
Le yang (côté pâle) est le souffle qui a formé les cieux.
Chaque personne doit entretenir le souffle qui lui a été fourni.
Les 5 organes du corps correspondent aux 5 parties du ciel (eau, feu, bois, métal, terre).

Signification de l’eau, du feu, du bois, du métal et de la terre selon le tao

1. L’eau : métaphore de la mort pour le taoïste, elle est liée au mythe des  » sources jaunes « , pays des morts, que l’on enterrait au nord des villes, situées au fond du septentrion.
2. Le feu : image de la vie, de l’amour, le feu procure la chaleur bienfaisante à l’amour-explosion et à l’amour destruction.
3. Le bois : celui-ci représente l’abattage et la mort d’un arbre comme symbole d’une forêt, d’une nature réellement assassinée.
4. Le métal : tout comme le feu, le métal inverse l’objet perçu selon que l’on passe par la vue ou par l’écoute. De matière solide, il devient, après le choc, vibration pure.
5. La terre : avant la création, elle symbolisait la symétrie et l’immobilité. Ensuite, elle symbolise l’asymétrie, le mouvement, le choc, l’énergie libérée, les particules, l’organisation de la matière, le magma, le flux et le reflux, la manifestation de la matière et l’union. Elle peut aussi symboliser l’échec et la reprise…

La perception des dieux, la vie après la mort…

Le taoïsme n’a jamais été une religion unifiée et a constamment été une combinaison d’enseignements fondés sur des révélations originelles diverses. Elle s’exprime par la croyance en une société humaine primordiale et idéale où le souverain, ici le Saint, n’intervient pas, où la loi naturelle joue spontanément et sans entrave de telle sorte que l’ordre s’établit harmonieusement entre les hommes et avec la Nature et le Ciel. On parle également du taoïsme comme étant une religion animiste; tout ce qui compose la nature est donc partie intégrante de la vie des taoïstes.

Au début, la religion taoïste était monothéiste puis, au cours des siècles, de nombreux dieux et esprits subordonnés se sont ajoutés. Sauf de rares exceptions, les dieux taoïstes sont impersonnels. Au contraire des saints populaires et Lao Tseu mis à part, les dieux n’ont pas d’histoire, sinon purement éthérée, céleste et impersonnelle, et ils se distinguent par leurs titres plus que par leurs noms. Plus que des individus, ils sont l’incarnation de fonctions. Même lorsqu’ils ont une généalogie, comme les filles de la Reine mère de l’Ouest par exemple, on dit qu’ils sont nés par  » transformation du Souffle primordial  » et non d’un embryon, au contraire des esprits des morts. Voici les dieux les plus importants (ce sont les  » trois Purs « ) : le Yuanshi tianzun (le  » Vénérable céleste du Commencement originel « ), le Dao jun (Seigneur Tao) et Lao jun (Seigneur Lao).
Les taoïstes ont aussi une déesse d’importance secondaire, Bodhisattva de la compassion. Celle-ci serait en quelque sorte un ange gardien pour tous les taoïstes. Elle représente une personne qui ne serait jamais parvenue à l’élimination; elle est donc immortelle. Son rôle principal est d’aider les gens à atteindre les dieux taoïstes lors de leur mort corporelle.
Nous avions mentionné plus haut que le taoïsme avait ses propres prêtres… La situation de l’adepte ou du prêtre est double : pour une part, il est le maître de certains dieux qu’il rassemble et met à son service, pour l’autre il est leur solliciteur et en reçoit une sanctification. A l’égard de ceux auxquels il commande, il est dans la même situation que l’empereur vis-à-vis des fonctionnaires et de certains dieux, mais non pas devant les grands dieux célestes (qui n’ont pas de fonction définie), pas plus que l’empereur devant Shangdi ( » l’empereur d’en haut « ). Il existe fondamentalement une affinité étroite entre l’empereur et le maître taoïste qui s’est souvent manifestée dans l’histoire de la Chine. Les taoïstes possèdent des objets sacrés de nature semblable à celle des palladia garants de la légitimité du pouvoir impérial, et leurs talismans sont censés leur avoir été conférés par des souverains mythiques, faisant d’eux, en quelque sorte, leurs successeurs spirituels. L’investiture d’un maître taoïste est comparable à celle des empereurs, car elle le place au centre du monde, comme le maître des hommes, le met en relation avec les puissances célestes, et s’effectue selon un rite remontant à la dynastie des Tcheou qui plonge ses racines dans les rites féodaux d’alliance jurée avec délégation de pouvoir.

Le monde des taoïstes est avant tout le monde naturel, celui de la nature, plus que celui de la société. Les taoïstes sont connus pour cela ; souvent ermites dans les montagnes reculées, ce sont eux qui ont en quelque sorte appris aux Chinois à apprécier les paysages avec la sensibilité que l’on sait. On peut donc dire que c’est en étant en perpétuel contact avec la nature que les taoïstes communiquent avec leurs dieux. Ils utilisent aussi diverses formes de méditation pour entrer en contact avec les divinités et ainsi accroître leur sagesse. En ce qui a trait au lieu de culte des taoïstes, nous savons qu’ils se rencontrent en cérémonies et qu’ils ont leurs propres temples. Il existe également diverses sectes taoïstes à travers le monde. Certaines pensent que si nous pratiquons la méditation taoïste, nous emmagasinons trois types d’énergie :
l’énergie vitale, l’énergie spirituelle et l’énergie mentale. D’après eux,ces énergies se fusionnent dans notre être et, quand nous finissons notre vie terrestre, ces énergies (qui représentent alors tout ce que nous avons été dans notre vie) quittent notre corps et vont rejoindre les dieux taoïstes.

Les conduites caractéristiques et les fêtes

À cause de leur profond respect de la nature et des animaux, certains taoïstes prônent le végétarisme. Ils croient aussi à l’astrologie mais, pour eux, celle-ci est basée sur le cycle lunaire et non sur le cycle du soleil. Pour les taoïstes, la santé du corps et de l’esprit est très importante, c’est pourquoi ils pratiquent diverses formes d’activités pour améliorer la santé physique et mentale. Tout le monde connaît sans doute le taï-chi…
La pratique régulière du taï-chi taoïste procure un exercice physiologique complet. Elle permet d’accroître la flexibilité, d’améliorer la circulation, de fortifier les muscles et de délier les points de tensions du corps, notamment ceux de la colonne vertébrale. Ses mouvements d’étirement et de rotation produisent un massage des organes internes favorisant l’harmonie de toutes les fonctions vitales.

Le Qi Gong est l’une des grandes sciences chinoises anciennes pour cultiver l’énergie vitale qui assure la santé et la jeunesse du corps et de l’esprit. L’approche consiste en une série de mouvements et de respirations très simples, basés sur la compréhension des forces complémentaires yin / yang inhérentes à tout ce qui vit. S’ajouteront à ces exercices auto-massage, visualisation, détentes guidées et techniques d’intériorisation. Cette approche énergétique offre des moyens de réduire le stress qui cause l’épuisement, l’angoisse ainsi que la difficulté d’être présent et de se centrer.

Les fêtes de la religion se retrouvent dans le calendrier chinois. Voici les principales :
5 février : fête de l’empereur de jade
17 mars : (avec la lune) Goon yam (ou Bouddhisadvra de la compassion)
22 août au 20 septembre : Festival de toutes les âmes
3 décembre: Seigneur du Royaume des eaux.

Annie Bourbonnais

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Autre

Taoïsme

La doctrine de Lao tseu est le Taoïsme. Lao-tseu avait pour nom de famille Ly et pour prénom Nhi, pour pseudonyme Ba Dung, pour nom posthume Dam. Originaire du village de Khuc-nhân dans le huyên de Hô, du pays de So, il naquit en la troisième année du règne de Dinh Vuong de la dynastie des Tcheou Orientaux, fut contemporain de Confucius. Sa mère le porta pendant 80 ans avant qu’il naquit et lorsqu’il vint au monde, il avait les cheveux tout blancs, c’est pourquoi on l’appela Lao-tseu. Lao-tu fut mandarin Tru Ha Su sous la dynastie des Tcheou, puis, constatant que la dynastie tombait en décadence, il cessa ses fonctions et se retira.
Il s’aperçut qu’à cette époque l’on attachait de l’importance aux rites et comme la question présentait de grandes confusions, il voulut réformer ce défaut et composa un ouvrage le Tao To King de plus de 5.000 mots dont l’idée maîtresse était de suivre le principe suivant : « en toutes choses il faut se fier à la nature; il n’est pas nécessaire de se faire du souci, alors on peut jouir du bonheur et de la joie ». Les Annales ont noté : Confucius demandant ce qu’étaient les rites, Lao-Tseu répondit : « L’homme supérieur, lorsqu’il en a l’occasion, va en voiture, s’il n’en a pas l’occasion, il porte un chapeau de feuilles et marche pieds nus. J’ai entendu dire : le commerçant habile à accumuler des richesses ne diffère pas d’un homme qui ne possède rien; l’homme supérieur qui est vertueux a apparemment l’aspect d’un ignorant. Rejetez l’aspect orgueilleux et le coeur vertueux, vous trouverez également l’esprit de luxure et la propension à la débauche nuisibles à l’homme ».

L’examen de ces quelques paroles suffisent pour nous faire connaître les principes de l’enseignement de Lao-tseu. On ignore en quelle année ce dernier est mort. Plus tard Liêt Ngu Khau rédigea le livre Liêt Tu, et Trang-Chu le livre Trang-tu.

Ils étaient des adeptes du taoïsme. Ce ne fut que sous les dynasties des Tsin et des Wei que l’enseignement de Lao-tseu se répandit. Depuis le roi, les princes, jusqu’aux lettrés, tout le monde honora le taoisme, respecta Lao Tseu et le nomma « Seigneur Lao, le très grand ».

Le taoïsme parvint dans notre pays pendant ces périodes de domination chinoise.

On ignore comment on le pratiquait à cette époque. Mais sous Dinh Tiên-hoàng Truong Ma Ni a été promu Tàng Luc et Ly Anh Tôn employa les lauréats des concours pour les trois religions; Lê Thân-tôn autorisa Trân-Lôc à fonder une école taoïste à l’intérieur du palais, ce sont là des témoignages de croyance du pays.

Le taoïsme ne s’est pas répandu comme le confucianisme et le bouddhisme, mais les gens de condition élevée et les intellectuels retirés, pour la plus grande part ont été influencés par le taoïsme et en ont saisi l’esprit. Les hommes indépendants, ceux à l’esprit subtil, les résignés, ceux qui aiment le calme et ceux qui sont las de l’existence ont tous compris l’esprit taoïste. Quant aux formes extérieures, comme les fantômes, les esprits, les interdits, les abstentions, les conjurations des calamités, les demandes de bonheur, ceux qui y croient sont nombreux; mais quels que soient les gens, ne croient que ceux qui le veulent ; il n’est pas de secte religieuse, de croyants, que l’on contraigne à croire.

Quant aux adeptes, ils ne sont pas très nombreux; ils comprennent quelques sorciers taoïstes. Ceux-ci se contentent de suivre quelques pratiques extérieures anciennes, d’utiliser amulettes et talismans pour exorciser les démons et cela pour gagner leur vie dans les basses classes de la société, mais ils ne saisissent pas grand chose aux principes de la doctrine taoïste.

Zodiac

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