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Protégé : LE SYMBOLISME DE LA PORTE – 1°- 31 juillet, 2020

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Géométrie des mégalithes, les triangles de Pythagore 30 juillet, 2020

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Mythologie : les fières Amazones ont bel et bien existé

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Protégé : Le savoir et la Connaissance – 3° 29 juillet, 2020

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Protégé : Rassembler dans la diversité – 1°- 28 juillet, 2020

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Protégé : « construire en utilisant ma force en beauté. » – 3°- 27 juillet, 2020

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Protégé : Frères de hasard – 2°- 26 juillet, 2020

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SE DELIVRER DE L’EGO OU REJOINDRE LE SOI 25 juillet, 2020

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HINDOUISME

 Brahma

SE DELIVRER DE L’EGO OU REJOINDRE LE SOI

 

Les Vedas

 

Les Upanishads

 

Le Mahâbhârata

 

La Bhagavad-Gitâ

 

La Râmâyana 

 

Textes sacrés (extraits)

Yantra 

 

Les Védas

Outre leur invincibilité militaire, la plus grande réalisation des conquérants aryens fut la composition des Vedas (« Livres de la Connaissance »). Ces recueils d’hymnes et d’incantations rituelles, appelées mantras, étaient chantés durant les sacrifices offerts aux dieux aryens. Bien qu’éclipsés plus tard par d’autres enseignements, les Védas ont toujours constitué une dimension centrale de la vie hindoue.

Il y a quatre védas : le premier, le Rig-Véda, fut composé vers 1200 avant J.-C., suivi du Sama-Véda, du Yajur-Véda et enfin de l’Atharva-Véda, sans doute écrit à une date ultérieure. Chaque Véda se compose de deux parties : la Samhitâ, ou récitation des montras, et les Brahmanas, qui contiennent les commentaires.

Les Védas furent écrits à l’intention de différents prêtres : le hotar, qui récitait les mantras du Rig-Véda, l’udgâtar qui chantait les hymnes du Sâma-Veda ; l’adhvaryu, qui conduisait les sacrifices en déclamant les incantations du Yajur- véda ; et les orants brahmanes, qui psalmodiaient l’Atharva-Véda. Les non‑brahmanes ne pouvaient avoir accès aux Védas.

Ce qui rend ces textes remarquables c’est sans doute leur dimension orale. Selon les hindous, non seulement le sens, mais le son des mots est sacré. Les prêtres ont transmis oralement les Védas de génération en génération jusqu’à aujourd’hui. Des noms tels que Trivédî ou Chaturvédî marquent encore chez certains brahmanes contemporains une origine sacerdotale. Les hindous croient que les Védas furent « entendus » (shruti) directement de Brahmâ par les rishi, et que le pouvoir divin réside dans ces mots révélés. Parce qu’ils contiennent les syllabes sacrées desquelles naquirent les dieux et les mortels, les Védas ont précédé l’univers, lui‑même né de la syllabe Om.

En résumé, les Veda sont au nombre de quatre : 

 

LE RIG-VÉDA

Le Rig-Veda, qui semble le plus ancien, décrit le panthéon védique et organise les divinités en classes : de l’atmosphère, du ciel, de la terre. Le Rig-Véda (« Sagesse des Versets ») est nettement polythéiste. Il contient 1 028 hymnes dédiés à trente-trois dieux différents, particulièrement à Indra, Agni et Soma. Les 10589 versets du Rig-Véda sont divisés en dix mandalas ou livres, dont les plus importants sont compris entre le deuxième et le septième ; les autres ont sans doute été ajoutés à une date postérieure. La croyance traditionnelle selon laquelle chaque livre fut composé par des voyants, ou rishis, d’une même famille semble s’expliquer par la spécificité de certaines structures stylistiques propres à chacun des ouvrages. Le principal rituel évoqué est celui du sacrifice, préoccupation fondamentale des brahmanes. 

 

LE SÂMA-VÉDA

Le Sâma-Véda ( » Sagesse des Chants « ) est plus connu pour les détours de sa poésie que pour son contenu. A mesure que le sacrifice devenait un rituel complexe, les !onctions dévolues aux prêtres, en nombre toujours croissant, devaient cire redéfinies. Le Sauta‑ Véda est un recueil de sàmans ou chants, tirés principalement des huitième et neuvième livres du Rig‑Véda, et destinés aux prêtres udgâtars qui accomplissaient le sacrifice du coma (voir p. 18). Plutôt que de mantras, il s’agit de psaumes, accompagnés d’instructions précises.

 

LE YAJUR-VÉDA

Les yajus sont des formules, des invocations ou des sorts psalmodiés par les prêtres czdhvaryez qui procédaient aux rites sacrificiels‑aussi leYajur-Véda est-il appelé « Sagesse du Sacrifice ». Bien que quelques hymnes soient inclus dans ce texte, il traite principalement des aspects pratiques du rite. 11 comporte des invocations aux instruments sacrificiels, lesquels symbolisaient certains aspects du divin.

 

L’ATHARVA-VÉDA

L’Atharva-Véda (« Sagesse des prêtres Atharvan ») tire son nom d’une des familles brahmanes qui passent pour avoir composé les Vélos. Ce recueil d’hymnes, comme le Rig-Véda, est dépourvu de toute référence au sacrifice – ce qui plaiderait pour une composition plus tardive. 1l s’agit avant tout d’un ensemble de formules magiques censées apporter la réussite dans toutes les situations.

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Les Upanishads

Les Upanishads sont un ensemble de textes composés principalement entre le VIIème et le Vème siècles avant J.-C.. Constituant la dernière partie des Védas, elles sont appelées Védânta (« Conclusion des Védas »). Par leur contenu comme par leur ton, elles diffèrent toutefois nettement de ces derniers. Ici, le questionnement mystique et philosophique se substitue à l’approche sacrificielle. Les cent-huit Upanishads, fondatrices de l’hindouisme tardif, ont suscité nombre de commentaires.

Vers 500 av. J.-C., la société et la religion indiennes se transforment rapidement. La croissance fulgurante des villes s’accompagne de l’émergence d’une puissante classe de marchands. Les quatre anciennes castes ou varnas (prêtres, guerriers, marchands et serfs) ne semblent plus opérantes. Ascètes, mystiques et renonçants contestent l’autorité des brahmanes et leur mainmise sur la religion. Ils suivent des maîtres tels que Siddhârtha Gautama, le Bouddha et Vardhamâna, qui allait devenir Mahâvîra. Tout cela conduit à une profonde transformation de la vie religieuse indienne.

Plus que tout autre texte, les Upanishads incarnent cette transformation. Au lieu d’invoquer des dieux extérieurs, elles cherchent le dieu intérieur – et mettent l’accent sur la quête de la force sacrée (brahman) qui oeuvre en toute chose. Alors que les sages aryens accédaient au divin par le sacrifice, les nouvelles philosophies perçoivent le reflet du brahman dans l’âtman, l’âme. L’union avec le divin n’est plus le fruit d’un rituel extérieur, mais celui d’une transformation intérieure.

Le cérémonial afférent au culte, si important dans la religion védique et impliquant le sacrifice de nombreux animaux, n’est pas seulement évité, mais violemment rejeté.

Dès 700 av. J-C., les sages indiens chantent néti néti (ni ceci, ni cela), refusant d’admettre la réalité ultime d’un monde extérieur perçu comme une illusion, et cherchant au contraire l’étincelle éternelle du brahman dans l’âme de tous les êtres. L’objectif principal des Upanishads n’est autre que la délivrance (moksha) du cycle des réincarnations. Pareille délivrance doit être obtenue par la méditation, le yoga et les pratiques ascétiques, afin d’unir l’âtman et le brahman

En résumé :

Les Upanishad commentent les Vcda. Leur étude est plutôt le fait des prêtres, les Brâhmanes,, elle a donné naissance à plusieurs courants religieux que les Occidentaux ont appelés hindouisme, ou religion des hindous. Celle-ci ne garde de l’époque védique que des noms de divinités, des concepts philosophiques des règles de vie et un code moral, les Lois de Manu, qui a régi pendant deux millénaires la société indienne.  

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Le Mahâbhârata

Le Mahâhhârata, longue épopée en 200 000 vers, raconte les luttes qui opposèrent les tribus installées le long du cours moyen du Gange.  

Le Mahâbhârata  (« Grande épopée de la dynastie des Bhârata ») était à l’origine intitulé Jaya (« Victoire ») . Comportant plus de cent mille strophes, soit plus de trois fois le volume de la Bible, il s’agit peut‑être du plus long poème jamais composé. Probablement commencé vers le IVème siècle avant notre ère, il ne fut achevé qu’à la fin de la dynastie Gupta, au IVème siècle après J.‑C. Une grande partie du récit remonte toutefois à la période védique, puisque Indra, le dieu du soleil, est mentionné plusieurs fois dans les passages les plus anciens du texte.

Entremêlé avec la narration, on trouve dans le Mahâbhârata toutes sortes de légendes, de considérations métaphysiques, de règles morales et légales.

L’exemple le plus caractéristique de cette interprétation du récit et de la symbolique religieuse est certainement le rôle attribué à Krishna . Il apparaît dans l’épopée, comme un allié des Pandavas. Combattant à leurs côtés, il ressemble plus à un guerrier surnaturel qu’à un dieu, mais il grandit en stature jusqu’à devenir finalement l’instructeur divin de l’humanité.

Selon la légende, le Mahâbhârata fut entièrement dicté par Vyâsa à Ganèsha, le dieu à tête d’éléphant, qui y mit toutefois une condition : il n’accepta d’écrire que si le récit lui était révélé d’une seule traite, sans la moindre pause. Et, quelle que fût la vitesse de Vyâsa, Ganèsha garda le rythme. À un moment, il dut même briser une de ses défenses pour remplacer son stylet endommagé, afin de ne pas interrompre le flux des mots sacrés. Les passages spéculatifs étaient, semble‑t‑il, autant de tentatives pour ralentir Ganesha, le forçant à s’interroger chaque fois que le sens devenait énigmatique

L’intrigue centrale du Mahâbhârata concerne deux dynasties rivales, les Pandavas et les Kauravas, mais cousines, puisqu’elles descendent des deux fils de Vyâsa : Dhritarashtra et Pandu. Bien que Dhritarashtra, aveugle, soit l’aîné, c’est le pieux Pandu qui devient roi. Ce dernier a cinq fils : Yudhishthira, le juste; Bhima, le féroce ; Arjuna le guerrier et les jumeaux Nakula et Sahadéva. Dhritarashtra, lui, a cent fils, dont le plus vieux est le rusé Duryodhana.

Lorsque Pandu meurt, Dhritarashtra son frère, prend les fils des Pandavas dans son propre palais. Puis, il partage le royaume entre Yudhishthira et Duryodhana. Ce dernier ne peut supporter qu’une partie des terres revienne aux Pandavas, dont il est jaloux. Par ruse, les Pandavas sont forcés à l’exil, et doivent attendre treize ans avant de pouvoir reprendre leur royaume. S’ensuit une terrible guerre, conduisant à la destruction complète des deux familles, excepté un survivant qui sauvera la dynastie. Cette guerre forme la toile de fond de la Bhagavad-Gîta.

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VYASA

L’auteur légendaire du Mahâbhârata, le sage Vyâsa (dont le nom en sanskrit signifie « compilateur »), se glorifiait ainsi: « Tout ce qui n’est pas [dans ce livre] n’existe nulle part. » Vyâsa était le fils de l’ascète Parasara et de la princesse Satyavatî. Appelé l’« Homère de l’Orient, il composa, dit‑on, outre le Mahâbhârata, les dix‑huit Purânas, et rassembla également les quatre Védas . Il était également prêtre et instructeur.

Sous ce nom se cachent sans doute les nombreux brahmanes qui ont travaillé sur le texte à travers les siècles. Vyâsa joue toutefois un rôle central dans le récit. Père de quelques personnages de l’épopée, il intervient souvent au cours de la narration pour guider ou consoler les protagonistes.

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La Bhagavad-Gitâ

La Bhagavad-Gîtâ, incluse dans le Mahâbhârata, enseigne la juste conduite. C’est le coeur de l’hindouisme.  

Bien qu’elle ne soit pas à proprement parler un shruta (un texte révélé comme les Védas), la Bhagavad-Gîtâ est l’un des textes religieux indiens les plus populaires. Il s’agit d’un court épisode du Mahâbhârata, comportant sept cents versets répartis en dix-huit chapitres et écrits sous une forme semidialoguée.

Le livre s’ouvre sur le combat de deux immenses armées, composées de milliers de guerriers surnaturels démons, dieux et géants – sur le « champ du dharma ». Ce sont les armées des Pandavas et des Kauravas, cousins mais rivaux pour le trône. Le plus glorieux de ces guerriers est Arjuna, qui passe pour invincible. Son aurige est Krishna, Seigneur de l’Univers.

Ce jour-là, alors que les trompes résonnent pour l’assaut final, Arjuna, saisi par le doute, s’interroge

Maîtres, pères et fils nous font face sur le champ de bataille… Je ne puis tuer ceux-là, dussé-je mourir à mon tour. Pas même pour gagner le royaume des trois mondes… Quel bonheur peut trouver celui qui tue ses propres parents ?… Je ne me battrai pas. » Krishna sourit et lui révèle les versets qui forment la Bhagavad-Gîtâ.

Il en appelle d’abord à l’honneur d’Arjuna, à son devoir en tant que kshatriya (guerrier). « Il n’est de plus grand bien pour un guerrier que de se battre dans une guerre juste », poursuit-il, ajoutant que tout chagrin est inutile devant l’inévitable. « Arjuna, reprend-il, tu souffres parce que tu crois être l’auteur de tes actes. Mais c’est Dieu qui en est l’auteur. Tu n’es qu’un instrument entre ses mains. » Mais Àrjuna doute encore. «Comment puis-je tuer mes propres parents ? » demande-t-il, découragé, son grand arc abandonné sur ses genoux. Krishna répond par l’un des passages les plus célèbres de la Bhagava-Gîtâ. « La mort n’est pas la fin… L’éternel en l’homme ne peut tuer; l’éternel en l’homme ne peut mourir. L’âme de l’homme ne meurt ni ne naît. Les armes ne peuvent la blesser, le feu ne peut la brûler… Crois-tu pouvoir détruire l’âme ? »

Krishna, ayant défini l’âtman (l’âme) en chacun, offre une voie nouvelle : la discipline de l’action, le karma‑yoga. Opposé aux voies jaïn et bouddhiste de l’ascétisme et du renoncement, c’est un yoga de l’action positive, un chemin vers le brahman (divin) que chacun peut suivre, fût-ce dans les affaires du monde. Selon Krishna, ce ne sont pas les actes en eux-mêmes qui enchaînent les êtres à la roue des réincarnations, mais bien les intentions égoïstes qui les fondent. Le contraire de l’action égoïste n’est pas l’inaction, mais l’action sans but ni profit.

Dans la Bhagavad-Gîtâ, l’action n’est plus la seule cause du karma. Le yoga qu’enseigne Krishna propose une voie d’éveil fondée sur l’abandon du désir. Un esprit éveillé, dit-il, est indifférent « au plaisir et à la douleur, au gain et à la perte ». « Prépare‑toi au combat, ordonne-t-il à Arjuna. Quoi que tu fasses, fais-le en mon honneur. » Dès lors, Arjuna put retourner au combat, ayant compris qu’il pourrait s’impliquer dans le monde sans s’attacher à ses propres actions.

Une telle spiritualité, aisément compréhensible et assimilable par des fidèles de toutes conditions sociales, connut en Inde un grand succès. La Bhagavad-Gîtâ fut commentée par d’innombrables maîtres spirituels, depuis Shankara jusqu’à Srî Aurobindo.

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LES TROIS VOIES

La discipline de l’action (karma-yoga), que Krishna enseigne à Arjuna avant la bataille, n’est pas la seule voie reconnue par la Bhagavad-Gîtâ, bien qu’elle soit la plus populaire chez ceux qui doivent vivre et lutter au sein du monde. Gandhi en fut l’un des plus fervents adeptes au XXèmè siècle. Les deux autres voies sont celles de la connaissance (jnâna-yoga) et de la dévotion (bhakti-yoga). Dans cette dernière, l’être aime Dieu humblement, espérant moins la délivrance qu’une vision extatique. En écho à cette adoration, Dieu étend sa faveur sur ses fidèles, et les rend capables de transcender leurs limites terrestres. Ces trois voies partagent la même croyance en un Dieu présent dans chaque aspect de la vie.

 

Le Râmâyana

Le Râmâyana, poème en 40 000 vers, refléterait la conquête du sud de l’Inde. Le héros, Rama, est une incarnation du dieu Vishnou :

Le Râmâyana, l’une des plus grandes épopées sanscrites, a contribué à la naissance d’une religion plus dévotionnelle. Illustrant l’éthique des kshatriyas (guerriers) plutôt que le ritualisme brahmanique, il demeure aujourd’hui une source d’enseignement populaire, à travers lectures publiques et pièces de théâtre. Il est même reconnu par les bouddhistes et les jaïns, et demeure l’un des textes traditionnels les plus respectés au monde.

Le coeur de l’épopée, conte profane récité à l’origine par des bardes dans les cours royales, date du IVème, siècle avant notre ère. L’action principale concerne le prince Râma, qui doit délivrer, après de multiples tribulations, son épouse Sitâ, enlevée par des tribus de la forêt, symbolisées par le démon Râvana. Au fur et à mesure des siècles, les éléments religieux du conte furent affinés, de sorte que Râma, son héros, se métamorphosa en une divinité guerrière, la septième incarnation du dieu Vishnou.

Les liens du Râmâyana avec la religion védique restent toutefois puissants. Ses strophes – au nombre de 24 000 ! – honorent les prêtres, et le sacrifice du cheval tient une part importante dans le récit. Comme les Védas et le Mahâbhârata , le Râmâyana est un récit révélé par voie divine. Le poète Vâlmikî, son créateur mythique, joue un rôle actif dans le texte. Selon la légende, il se retira dans une forêt où, durant mille ans de méditation, son corps fut recouvert par une fourmilière – d’où son nom, qui signifie  » fils de la fourmilière ».

Le récit du Râmâyana montre clairement l’influence d’éléments védiques essentiels. Râma y est associé au glorieux roi solaire Indra. Tout comme ce dernier – et au contraire d’Arjuna, le héros indécis du Mahâbhârata,- il n’hésite jamais à prendre son arc et trace clairement la frontière entre le bien et le mal.

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RAMA ET SITA

Dans le Râmâyana, les actes de Râma sont gouvernés par le dharma, la loi irréfutable qui fonde l’ordre cosmique et social. Bien que le Râmâyana soit un conte guerrier, il exalte aussi des principes éthiques, destinés à guider l’homme dans les affaires du monde.

Râma est une figure idéalisée, roi, guerrier et mari parfait. Fils aîné du bon roi Dasharata, il prend Sîtâ – symbole de la pureté – pour femme. Mais à la veille de son couronnement, il se voit refusé le trône par son père, et exilé pendant quatorze années. Rama agit toujours selon l’honneur ; en accord avec le dharma, il obéit à son père, qui finira par mourir de chagrin. Il s’enfonce dans la jungle avec Sîtâ, remplissant son devoir en protégeant les ermites contre les démons. Le plus grand d’entre eux, Râvana, enlève Sîtâ et l’emporte à Shrî Lankâ. Râma la recherche des années durant. Le récit culmine avec la délivrance finale de Sïtâ, quand Rama et son allié singe Hanuman détruisent la capitale du royaume démoniaque. Bien que les amants soient réunis, Râma, qui fait passer le dharma avant son propre intérêt, bannit Sîtâ. En effet, quoique celle-ci soit restée pure, elle a été déshonorée par la compagnie de Râvana. Loyale envers son époux, Sîtâ prie la terre de l’engloutir. Râma reste seul avec sa douleur avant de se sacrifier lui aussi.

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SOURCES : http://supervielle.univers.free.fr/univers.htm

Extraits de L’inde Eternelle de Richard Waterstone, Coll. Sagesses du Monde, Taschen, 2001

Les Arts libéraux

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Les Arts libéraux

Laon-7 arts

Appelés aussi Sciences libérales (qui libèrent).

Pour les Grecs neuf muses, filles de Mnémosis, présidaient aux arts libéraux (qui rendent libres) : Histoire (Clio), Musique (Euterpe), Comédie (Thalie), Tragédie (Melpomène), Danse (Terpsichore), Elégie (Erato), Poésie lyrique (Plymnie), Astronomie (Uranie) et Eloquence (Calliope). Ce sont les muses qui ont donné le qualificatif du synthème pavé mosaïque. Pour Ilsetraut Hadot (philosophe et historienne, spécialiste de philosophie antique), lorsque Cicéron parle d’artes liberales, il ne s’agit absolument pas pour lui d’une liste de sciences en nombre déterminé : en principe, ces arts libéraux comprennent toutes les sciences qui sont dignes d’un homme libre. En fait, Cicéron fait un certain choix entre ces sciences ; ce choix ne coïncide pas du tout avec les sept arts libéraux qui nous sont connus par le Moyen Âge […]. Pour Cicéron, ce qui compte, c’est l’étude de la littérature grecque et latine, de l’histoire, de la philosophie (la dialectique comprise), de la rhétorique et du droit romain. Christofle de Savigny publie en 1587 Tableaux accomplis de tous les arts libéraux, livre dans lequel il en répertorie 18 : arithmétique, géométrie, optique, musique, cosmographie, astrologie, géographie, physique, médecine, métaphysique, éthique, jurisprudence, chronologie, théologie, grammaire, rhétorique, poésie, dialectique.

Conformément à un usage remontant à l’Antiquité et tout particulièrement à un texte fondamental, Les Noces de Mercure et de la Philologie de Martianus Capella (début du Ves. de l’ère chrétienne), les Arts libéraux sont toujours personnifiés sous des traits féminins. La philosophie et les arts libéraux, planche XI du Hortus Deliciarum d’Herrad de Landsberg est peut-être l’image la plus emblématique de l’enseignement des arts libéraux. Autour de la Reine Philosophie, sous des arcs ronds séparés par des colonnes, se trouvent les sept arts libéraux. (Arte regens omnia quae sunt ego philosophia subjectas artes in septem divido partes : moi, la philosophie divine, je gouverne toutes choses avec sagesse; Je présente sept arts qui me sont subordonnés). Poursuivre avec les lumineuses gravures sur :

https://www.liberalarts.org.uk/philosophy-and-the-liberal-arts/

Au Moyen Âge, on distinguait 7 arts libéraux : Grammaire, Rhétorique, Logique, Arithmétique, Géométrie, Astronomie et Musique. Les trois premiers formaient le cercle d’études appelé Trivium, l’Intelligence, les arts de la parole. Les quatre autres, le Quadrivium, conduisent à l’approfondissement de la connaissance de la terre et du ciel. Toutes ces disciplines sont utilisées dans un seul but : aider à comprendre Dieu.

Le trivium a fourni à la Franc-Maçonnerieles mots de passe, les mots sacrés, le langage convenu, l’alphabet secret, l’usage des initiales, les verbes «lire», «épeler», «écrire» et les modalités de l’expression en loge.

On trouve, déjà énumérés dans les Old Charges (Régius, Cooke, Grand Loge, William Watson, etc) une description des sept Arts Libéraux accompagnant le récit d’Euclide. Ainsi, dans le Régius : «Grammaire est bien la racine pour qui s’instruit par la lecture ; mais le Savoir-faire est supérieur, ainsi que le fruit de l’arbre vaut plus que la racine. Rhétorique est la beauté du rythme, et la Musique un chant suave ; l’Astronomie dénombre et l’Arithmétique établit l’art des preuves ; la Géométrie est la septième science qui permet de montrer le vrai du faux. Ce sont là les sept sciences, dont l’usage conduit au ciel.» Et dans le Cooke : Vous devez savoir qu’il y a sept sciences libérales ; grâce à elles, toutes les sciences et techniques de ce monde ont été inventées. L’une d’elles, en particulier, est à la base de toutes les autres, c’est la science de la géométrie. Les sept sciences ont les noms suivants : La première qu’on appelle fondement des sciences a pour nom grammaire, elle enseigne à parler correctement et à bien écrire. La deuxième est la rhétorique, elle enseigne à parler avec grâce et beauté. La troisième est la dialectique qui enseigne à distinguer la vérité du faux et on l’appelle communément l’art de la sophistique. La quatrième s’appelle l’arithmétique, elle enseigne l’art des nombres, comment calculer et faire des comptes de toutes choses. La cinquième, la géométrie, enseigne toutes les dimensions et mesures, et le calcul des poids de toutes sortes. La sixième est la musique qui enseigne l’art de chanter selon des notes par la voix, l’orgue, la trompe, la harpe et tout autre instrument. La septième est l’astronomie qui enseigne le cours du soleil, de la lune et des autres étoiles et planètes du ciel.

Les The Old Constitutions belonging to the ancient and honourable Society of free and accepted Masons de Roberts de 1722 commencent par l’évocation de 7 arts libéraux : 1- It’s Grammar that teaches a Man to speak truly, and write truly. 2- It’s Rhetorick that teaches a Man to speak fair, and in subtle terms. 3- It’s Logick that teaches a Man to discern Truth from Fashood. 4- It’s Arithmetick that teaches a Man to accompt, and reckon all manner of numbers. 5- It’s geometry that teaches Mett and Measure of any thing, and from thence cometh Masonry. 6- It’s Musick that yeachet song and voice. 7- It’s Astronomy which teacheth to know the course of sun, and other ornaments of heaven.

(https://freemasonry.bcy.ca/history/old_charges/roberts_constitutions_1722.pdf)

Les arts libéraux sont rapprochés des sept vertus de la Franc-Maçonnerie: Espérance/Musique, Prudence /Astronomie, Justice/Réthorique, Force/Géométrie, Charité/Grammaire, Foi/Arithmétique, Tempérance /Dialectique.

La Grammaire

Per me quivis discit, vox, littera, syllaba quid sit (Grâce à moi, tout le monde peut apprendre le sens des mots, des syllabes et des lettres).

«Les humbles grammairiens qui se complaisent à la seule Coque, que ne retient pas la graisse de la moelle intérieure : S’ils réclament au dehors des fragments, de la seule coquille Contents, ils ne sont pas capables de goûter la saveur du noyau.» (Alain de Lille, XIIesiècle, traduction du latin).

Les anciennes civilisations n’ont pas toutes développé une pensée grammaticale. Parmi les peuples antiques, seuls les Indiens et les Grecs semblent avoir eu une telle démarche et, si c’est aux Indiens que l’on doit la première grammaire sanskrite, c’est aux Grecs que l’on doit le nom même de «grammaire» ; le terme grammatikê tekhnê apparaissant chez Platon. La Grammaire, comme «science du langage» selon l’expression d’Augustin, était considérée comme la clé de toute connaissance positive et, pour cette raison, le premier des Arts. Guillaume de Conches, comme son maître Bernard de Chartres, souligne le fait que la grammaire est le fondement de tout savoir.

Elle est à la fois la science et l’art du langage : la science, car elle en fait connaître les éléments constitutifs et les principes généraux en s’appuyant sur les théories qu’elle emprunte entre autres à la logique ; l’art, car elle en expose les procédés et les règles.

La grammaire est dite générale quand elle s’attache aux principes communs à toutes langues, particulière quand elle se borne aux formes propres à une seule langue, comparée quand elle met en regard les analogies et les différences entre deux ou plusieurs langues. Toute grammaire traite :

~ de l’aspect matériel du langage : lettres, alphabet, syllabes, accents et signes divers ;

~ de la lexicographie, c’est-à-dire des différentes espèces de mots, de leurs modifications ou inflexions : genres, nombres, cas, personnes, voix, temps, modes ;

~ de la syntaxe, qui enseigne à unir et à combiner les mots pour exprimer nos pensées ;

~ de l’orthographe, de la prononciation.

Les rituels ont une grammaire qui constitue en grande partie le langage maçonnique.

La Rhétorique

Causarum vires per me, alme rhetor, oblige (Grâce à moi, fier orateur, vos discours vont bouger).

La rhétorique est l’art de bien dire et persuader, c’est-à-dire de convaincre, de plaire et de toucher. La rhétorique ne peut produire l’éloquence qui est un don naturel, mais elle apprend à l’orateur à user de toutes ses ressources ; elle lui sert de règle et d’auxiliaire. Dans tout discours, comme dans toute composition littéraire, il faut d’abord trouver ce qu’on doit dire, puis le disposer dans l’ordre le plus convenable, enfin l’orner de tous les agréments du style : de là trois parties dans la rhétorique, l’invention, la disposition et l’élocution.

Dans l’art rhétorique, les moyens de persuasion du discours sont le logosqui relève de la démonstration, de la raison et de l’argumentation, l’ethos qui est ce qui correspond à l’image que le locuteur donne de lui-même à travers son discours (il s’agit essentiellement pour lui d’établir sa crédibilité par la mise en scène de qualités morales comme la vertu, la bienveillance ou la magnanimité) et le pathos, une méthode de persuasion par l’appel à l’émotion du public. On différencie les opérations de la rhétorique en cinq parties : l’invention (inventio, heurisis) ; l’organisation (dispositio, taxis) ; l’élocution, ou plutôt la disposition des mots dans la phrase, l’usage des figures, la question des styles (elocutio, lexis) ; la prononciation du discours (actio, hypocrisis) et sa mise en mémoire (memoria, mnémè). Bien que vilipendée par Platon (dans Gorgias, avec son dialogue sur la rhétorique sophistique, il ne voit qu’une doctrine rejetant toute morale, un discours flattant l’auditoire et agissant sur l’âme par la séduction), cette machine rhétorique, bien organisée en ses parties, permet de construire le discours mais, dans le cas d’une pratique dite spirituelle, elle sert à élever l’adepte ou, en d’autres termes, à lui procurer en lui une augmentation de l’être. Il conviendrait d’introduire d’autres notions qui sont la prudence, la subtilité et la délicatesse.

Dans l’Antiquité, l’art de la mémoire faisait partie de la rhétorique. Cet ars memorendi permettait à l’orateur de retenir les points essentiels de longs discours, à une époque où le matériel et les supports pour prendre des notes étaient peu pratiques. L’art de la mémoire, la mnémotechnique, apportait une aide considérable à l’improvisation ; la mémoire organisée fournissait à l’intervenant les éléments dont il avait besoin.

Démosthène, Cicéron, Quintilien furent de grands rhéteurs.

L’apprentissage de la rhétorique, par un compagnon franc-maçon, est source d’une prise de parole sensible, bienfaisante et profitable à la loge.

La Logique

La dialectique, qui consiste dans l’art de discuter, fut la première forme de la logique. Argumenta sino concurrere plus canino (Comme les aboiements d’un chien, mes arguments se succèdent avec rapidité).

La Logique est la partie de la philosophie qui étudie les lois de la pensée qui, par la suite, enseigne les règles à observer dans la recherche et l’exposition de la vérité. Elle est une science parce qu’elle fonde ses théories sur la connaissance des facultés intellectuelles et qu’elle en déduit les règles auxquelles celles-ci doivent être assujetties. Elle est un art parce que ses préceptes s’appliquent à toutes les sciences et forment la justesse de l’esprit.

La logique traite deux grandes questions, celle de la certitude et celle de la méthode. Dans la première, elle explore les trois systèmes qui s’y rattachent, le dogmatisme, le probabilisme, le scepticisme, distinguant la science et l’opinion, assignant les caractères de la vérité et les causes de l’erreur.Dans la seconde, elle détermine les procédés de la méthode, soit en général, soit par rapport aux diverses sciences particulières (sciences mathématiques, physiques, naturelles, sociales) ; elle montre en même temps quel concours le langage peut prêter aux opérations de l’esprit.

La parole du compagnon, s’appuyant sur la rhétorique, se structure par la logique.

L’Arithmétique

Ex numeris consto, quorum discrimina monstro (J’ai confiance dans les chiffres et je montre comment ils sont liés les uns aux autres).

L’Arithmétique est la science des nombres, de leurs relations, de leurs propriétés. On y fait entrer aussi, habituellement, quelques applications pratiques grâce aux quatre opérations : addition, soustraction, division, multiplication. À la valeur réelle de quantité des nombres, doit s’ajouter leur considération symbolique, leur caractère secret, ésotérique que les gnoses, en particulier celles hébraïque, grecque et islamique, approfondissent pour approcher la connaissance du monde.

L’Astronomie

Ex astris nomen traho, per quae discitur présage (Je dois mon nom aux corps célestes et je prédis l’avenir).

«Remonter des ombres à la lumière qui les induit et de celle-ci à sa source unique, voilà une leçon de Platon, quand il parle de la connaissance. Il ne s’agit pas d’image poétique, mais du geste quotidien des astronomes.» Michel Serres

L’astronomie est la science qui a pour objet la connaissance des astres et des lois qui règlent leurs mouvements. Quand elle est purement descriptive, elle prend le nom d’uranographie (ciel) ou de cosmographie (monde). L’astronomie est l’une des quatre disciplines du Quadrivium, part scientifique de l’ensemble des sept Arts libéraux.

On attribue aux Chaldéens les premières notions de l’astronomie qui, à l’origine, ne se séparaient pas de l’astrologie. Leurs observations se rapportent surtout aux mouvements des constellations ainsi qu’à la marche du soleilet aux phases de la lune. On avait remarqué que le soleil, la lune et les planètes alors connues ne s’écartaient jamais dans leurs mouvements, dans un espace circonscrit ; cette observation donna l’idée de cette zone idéale, nommée Zodiaque, et de sa division en 12 signes.

Les égyptiens avaient des connaissances d’astronomie, ainsi que le prouvent l’orientation de leurs pyramides et leur zodiaque. Les Chinois se vantent de posséder dans leurs annales les observations astronomiques les plus anciennes.

L’histoire de l’astronomie ne commence, en Occident, que vers 600av. J.-C. D’après la tradition, Thalès enseigna la sphéricité de la terre, l’obliquité de l’écliptique et expliqua les causes des éclipses. Vers la même époque, Pythagore devinait la rotation de la terre sur son axe et sa révolution annuelle autour du soleil qu’il plaçait au centre du monde. Cette période de découverte se poursuit avec Pythéas qui observa la longueur du méridien au solstice d’été, à l’aide d’un gnomon comme le fait (en 230 av. notre ère) ératosthène pour calculer la circonférence de la Terre. C’est à l’aide d’un obélisque, en l’occurrence le phare d’Alexandrie, construit vers 300 av.J-C, qui en remplit le rôle, qu’ératosthène calcule la première estimation de la circonférence terrestre. ératosthène sait qu’à Syène – aujourd’hui Assouan en égypte – le jour du solstice d’été, à midi, les rayons solaires tombent verticalement par rapport au sol parce qu’ils éclairent un puits jusqu’à son fond. Au même moment à Alexandrie, ville située à peu près sur le même méridien mais plus au nord, le Soleil n’est pas au zénith. L’obélisque de cette ville y projette en effet vers le Nord une ombre bien mesurable. Avec la verticale du lieu, (la hauteur du phare), la longueur de l’ombre de l’obélisque permet de connaître l’angle que fait la direction du Soleil et par là même de déterminer celui que fait les deux villes à partir du centre de la Terre. Pour en déduire la valeur de toute la circonférence terrestre, il « suffit » à ératosthène d’estimer la distance séparant les deux villes. On comptait alors 5000 stades et le calcul de proportionnalité avec un angle de 7 degrés et un stade de 157 mètres donne au calcul 40349 km à comparer avec les 40074 actuellement mesurés.

À dater de la fondation de l’école d’Alexandrie, l’astronomie prit une forme plus rigoureuse ; les observations se firent alors au moyen d’instruments ingénieux propres à mesurer les angles, et les calculs s’exécutèrent à l’aide des méthodes trigonométriques. Hipparque, en 160av. J.-C., inventa l’astrolabe, détermina la durée de l’année tropique, forma les premières tables du soleil, fixa la durée des révolutions de la lune relativement aux étoiles et à la terre, et découvrit la précession des équinoxes.

Le Ciel constitue donc bien l’archétype des archétypes, le symbole majeur où se rassemblent, s’organisent et s’expliquent tous les êtres et les choses de l’univers d’ici-bas. Il est le modèle gigantesque du nombreet de l’ordre, comme l’avait bien vu, avant Képler, les Pythagoriciens. C’est le lieu métaphysique par excellence, le réservoir de la Toute Puissance par son élévation exemplaire, le modèle de toute intelligibilité par son ordre exemplaire, le lieu de maîtrise divine sur les destinées et les évènements. Képler pensait que le nombre des planètes et leur disposition n’étaient pas arbitraires, mais une manifestation de la volonté de Dieu. Il avait encastré les planètes connues à l’époque dans les 5 solides parfaits de Pythagore (dits platoniciens). Le modèle proposé figure dans son ouvrage de 1596 Le Mystère cosmique : Terre en icosaèdre, Vénus en octaèdre, Mars en dodécaèdre, Jupiter en tétraèdre, Saturne en cube.

L’orientation du temple maçonnique, la place des officiers représentent le modèle d’une cosmographie sacrée.

La Musique

Musica sum late doctrix artis variate (Je suis la musique et j’enseigne mon art à l’aide de divers instruments).

Si les mots sont le langage de l’esprit, la musique est le langage de l’âme.

«Il faut, en maçonnerie, rendre la vertu aimable par l’attrait des plaisirs innocents, d’une musique agréable, d’une joie pure, et d’une gaieté raisonnable» (Ramsay).

La musique est l’art de combiner les sons d’une manière agréable à l’oreille. Les éléments essentiels de la musique sont la mélodie et le rythme, auxquels il faut joindre le timbre et l’accentuation, enfin l’harmonie qui fixe la simultanéité des sons.

Aristote consacre une bonnepartie du dernier livre conservé de sa

Politique (VIII, 5-7) à l’éducation musicale. La musique, selon lui, peut avoir une influence sur le comportement, sur le développement du caractère, sur les dispositions morales, ce que les Grecs appellent l’êthos, de même qu’elle peut avoir une action sur l’âme, la psyché. (à partir de la p. 106, Exercices de mythologie par Philippe Borgeaud, éd. Labor Et fides, 2004)

Pythagore, Platon donnaient au mot musique une acception beaucoup plus étendue que celle que nous lui donnons aujourd’hui. Ils distinguaient une musique théorique ou contemplative et une musique active ou pratique. À la première ils rapportaient l’astronomie (l’harmonie du monde), l’arithmétique (l’harmonie des nombres), l’harmonique (traitant des sons, des intervalles, des systèmes), la rythmique (traitant des mouvements), et la métrique (la prosodie). La deuxième comprenait la mélopée (art de créer des mélodies), la rythmopée (art de la mesure et de la poésie). Musikê était à la fois l’approche scientifique, physique et mathématique, des sons et l’art issu des Muses. Rappelons que la première demande que fit Pythagore au Sénat de Crotone, était de bâtir un Temple aux Muses, comme symboles de l’harmonie qui devait présider à tout groupe social.

Les Hébreux cultivèrent de bonne heure la musique et le chant, témoins les cantiques de Moïse, les trompettes de Jéricho, la harpe de David, etc. La musique était intimement liée à toutes leurs cérémonies religieuses.

Les Romains ne commencèrent à s’occuper de la composition musicale que sous le règne d’Auguste.

Les premiers Chrétiens imitèrent les Juifs sous ce rapport ; de là l’origine du plain-chant créé au IVe siècle par Saint Ambroise et qui est comme un reflet de la musique des Anciens. Jusqu’au XIe siècle il n’y eut guère d’autre musique écrite que les chants d’église. À cette époque, l’invention de la gamme, ou échelle musicale, due au bénédictin Gui d’Arezzo, et celle du contrepoint donnèrent naissance à la musique moderne. C’est avec la connaissance de la musique, c’est-à-dire l’harmonie des sons et la beauté des rythmes que le compagnon règle sa conduite afin de tendre vers la véritable sagesse. «S’il y a une portée, elle doit bien porter quelque chose et s’il y a des clefs, elles doivent bien ouvrir des portes.» Parler de gamme chromatique c’est associer la musique aux couleurs.

Dans son ouvrage Atalante fugitive ou nouveaux emblèmes chymiques des secrets de la nature, Michel Maïer (qui inspira Monteverdi) explique le Grand Œuvre alchimique par un ensemble de fugues musicales, de gravures et de poèmes, bref un essai d’art total comme l’opéra dont la traduction est justement le mot œuvre.

Le triton ou quarte augmentée (par exemple do, fa dièse), intervalle dissonnant de 3 tons entiers entre deux notes, a été considéré comme maléfique, le diabolus in musica, au Moyen Âge.

On a découvert que certains atomes exposés à des températures proches du zéro absolu commençaient à se comporter comme s’ils étaient un seul et unique atome, alors qu’ils sont des milliards livrés à une ronde synchronisée. Le comité du Nobel, qui décerna le prix Nobel de physique en 2001à Cornell et Wieman, Ketterle pour cette découverte, a dit que les atomes chantaient à l’unisson (découvrant ainsi un nouvel état de la matière appelé condensat de Bose-Einstein) au rythme de la musique cosmique, qui n’est pas sans rappeler le rythme de la danse créatrice de Shiva.

À l’instar de la musique liturgique et du chant sacré de l’église, la musique maçonnique a joué un rôle et des fonctions toujours plus importants dans les travaux et tenues de la loge. D’emblée, la communauté maçonnique a reconnu les effets exhausteurs exercés par la pratique musicale sur l’ambiance de la loge et les sentiments animant les frères (et sœurs).

Dans certaines loges en Écosse, le rituel est chanté quasi intégralement quasi intégralement depuis des siècles.

La pratique de la musique et du chant en loge contribue essentiellement, jusqu’à ce jour, au maintien de la communion des esprits lors des travaux rituels, mais aussi, dans la mesure où elle est en adéquation avec le texte et la gestuelle, à marquer plus intensément la perception du déroulement du rituel. Dans son ensemble, la musique maçonnique peut se subdiviser en trois catégories :

~ Chants et pièces instrumentales composés en vue des travaux rituels, loges de table, fêtes de St Jean et autres manifestations analogues, une musique de circonstance.

~ Compositions qui ne furent pas écrites expressément à des fins maçonniques, mais qui par leur caractère et leur contenu se prêtent parfaitement aux travaux en loge.

~ Œuvres originales d’inspiration maçonnique, telle, par exemple, la Maurerische Trauermusik (Musique funèbre maçonnique) de Mozart.

La troisième partie des Constitutions d’Andersonest consacrée à 4 chants maçonniques (le Chant du Maître ou l’Histoire de la Maçonnerie ; le Chant du Surveillant ou une autre Histoire de la Maçonnerie ; le Chant des Compagnons ; le Chant de l’Apprenti). L’édition suivante, en 1738, reprend (pour certains, dans une version abrégée) les quatre chants de l’édition de 1723, mais y ajoute sept chants supplémentaires : Chant du Député Grand Maître ; Chant du Grand Surveillant ; Chant du Trésorier ; Chant du Secrétaire ; Chant du Porte-épée ; Ode aux Francs-maçons ; Ode à la Maçonnerie. Les éditions suivantes des Constitutions, celles de 1746, 1756, 1767 et 1784continueront à ajouter et à soustraire des chansons.

Dans les Constitutions de Dermott, Ahiman Rezon, on trouve (1-4) les quatre chansons originales des Constitutions d’Anderson de 1723(on notera que le Chant du Maître, déjà ramené de 244 à 52 vers en 1738, n’en contient cette fois plus que 12) ; (5-8) les quatre premières des sept ajoutées dans l’édition de 1738 ; (9-68) 60 autres chansons ; divers prologues et épilogues ; l’oratorio Solomon’s Temple.

À lire, ce texte de Christian Tourn très documenté sur :

http://taosophie.free.fr/recueil/la_musique_maconnique.pdf

 

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