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Allan Kardec fondateur du Spiritisme 31 juillet, 2022

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Le ternaire alchimique

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26 Juillet 2022

Publié par Yann Leray

Le ternaire alchimique

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Ne vous y trompez pas ! L’alchimie n’est en aucune manière une proto-chimie de nos aïeux, mais bien un art. Et quel Art, puisqu’il se nomme le Grand Art.

Alors, si ce n’est pas une science , mais un art, qu’est-ce donc que cette alchimie qui fit tourner la tête à bien des personnes ?

L’alchimie a pour but la transmutation des matières viles en matière noble. Ne disons-nous pas communément : transmuter le plomb en or ?

 

Je vous livre ici le premier secret de l’alchimie : il n’est pas question de transformer un métal en un autre, mais par une représentation symbolique transmuter une matière ténébreuse en lumière. Or ou Aor en Hébreux signifie Lumière Amour.

Car transformer, c’est changer la forme, transmuter, c’est abandonner la forme pour changer de plan.

Ainsi l’alchimie est un labeur où l’alchimiste travaille avec la matière pour retrouver la lumière en lui-même. Comme l’apôtre Thomas mit sa main dans la plaie du Christ, l’alchimiste met les mains dans la matière pour réaliser le Grand Œuvre de la Nature en la singeant afin de libérer en lui un espace sans doute et fausses croyances, mais remplit de Lumière et de foi.

 

L’alchimie fait partie d’un tout appelé Hermétisme, qui est un ensemble de doctrine ésotérique qui constitue la révélation d’Hermès Trismégiste contenu dans différents livres, comme le Corpus Hermeticum.

Elles traitent de médecines, d’alchimie, d’histoire naturelle, de philosophie.

Ces écrits sont regardés comme des extraits des doctrines secrètes des prêtres de Memphis et de Saïs.

En général, on retrouve dans la philosophie hermétique le fond de la doctrine de Platon et de Plotin, mêlé aux mystères des Égyptiens, à la mythologie des Grecs, et même à certaines traditions juives et chrétiennes.

L’hermétisme apporte les principes des relations intimes, des correspondances mystérieuses entre toutes les portions de l’univers visible et invisible.

Il embrasse la théorie et la pratique de tous les phénomènes de la vie universelle, et a servi de socle, selon la qualité de ses adeptes, non seulement à l’alchimie à laquelle il est intimement lié, mais aussi à l’occultisme, à l’ésotérisme, à la magie, à l’astrologie, et bien d’autres disciplines.

 

À la base de la théorie Hermétique, on trouve une grande loi : l’Unité de la Matière : TOUT EST EN TOUT !

La Matière est une, mais elle peut prendre diverses formes et sous ces formes nouvelles se combiner à elle-même et produire de nouveaux corps en nombre indéfini. Cette matière première était encore appelée semence, chaos, substance universelle. Sans entrer dans plus de détails, Basile Valentin pose en principe l’unité de la matière. « Toutes choses viennent d’une même semence, elles ont toutes été à l’origine enfantées par la même mère ».

Cette loi des substances nous informe que toutes matières ou manifestations se différencient d’abord en soufre et en mercure, et ces deux principes s’unissant en diverses proportions forment tous les corps. « Tout se compose de matières sulfureuses et mercurielles » dit l’Anonyme chrétien, alchimiste grec.

Plus tard on ajouta un troisième principe le sel ou arsenic, mais sans lui donner autant d’importance qu’au soufre et au mercure.

Mais attention, ici encore tout est symbole : ces trois principes ne désignent en aucune façon des corps vulgaires.

Ils représentent certaines qualités de la matière par analogie.

Le Soufre, le Mercure et le Sel ne sont donc que des abstractions pour désigner un ensemble de propriétés, sans oublier qu’ils dérivent de la Matière première : « O merveille, le Soufre, le Mercure et le Sel me font voir trois substances en une seule matière » nous confiait Marc Antonio.

 

Mais entrons dans le vif de notre sujet et voyons de près ce ternaire alchimique :

La représentation des trois principes (sel, soufre et mercure) est à mettre en parallèle avec la représentation ternaire de l’homme : corps, âme et esprit. Corpus, Animus et Spiritus.

 

Le Mercure :

Il représente l’élément volatil, la substance où le subtil domine.

C’est un principe dit froid et de nature féminine.

Il est ainsi passif par nature, mais actif par sa mobilité.

On peut considérer que tous les fluides présents dans l’univers (pluie, rosée), y compris les fluides vitaux de l’organisme humain, en sont une expression.

Dans les végétaux, le Mercure constitue la partie subtile de la plante comme son parfum. On peut aussi dire que l’alcool fait à partir d’une plante est de nature mercuriel.

Le mercure purifié est incolore et transparent.

De façon globale, le mercure est l’information ou le porteur d’information. On peut le rapprocher de la notion du Spiritus. Ne dit-on pas que les alcools sont des spiritueux…

 

Le Soufre :

Il représente le feu enclos dans les choses. Le feu qui ensemence.

C’est un principe masculin.

Il est comme une graine d’énergie qui pénètre toutes formes, car contenant en lui une parcelle de l’énergie première de la création.

Il est l’information en action.

Dans sa manifestation c’est le composé où la chaleur prédomine.

Il peut apparaître comme une substance oléagineuse et grasse qui s’enflamme facilement. Ce qui brûle est Soufre.

Dans les végétaux, il apparaît sous forme d’essence, d’huile, de résine, de sève. L’huile essentielle peut en être sa représentation.

Le souffre purifié nous offre une magnifique couleur rouge.

De façon globale, le Soufre est l’Énergie à l’œuvre dans la création. On peut le rapprocher de l’Animus.

 

Le Sel :

Au sens strict, le Sel n’est pas un principe, mais une conséquence de l’union du Soufre et du Mercure. Ce qui explique pourquoi les auteurs antérieurs à Paracelse le passent sous silence ou le désignent sous le nom « d’arsenic ».

C’est le matériau solide qui soutient, qui donne la fixité.

C’est le principe dans lequel la sécheresse et l’aridité dominent.

Le Sel se présente à nous en corps secs et friables qu’il est aisé de mettre en poudre.

Il épaissit le Mercure qui le dissout et il fixe le Soufre.

Il est le principe de la conservation et s’oppose à la corruption.

Il est incombustible et se purifie par le feu. Et à ce titre je vous invite à repenser à l’abréviation INRI : Igne Natura Renovatur Integra, toute la nature est renouvelée par le feu.

Le Sel purifié est d’un blanc virginal.

De façon globale le Sel scèle et il est la forme donnée à une énergie par l’apport de l’information. On peut le rapprocher du Corpus.

 

Riche de ces informations nous pouvons percevoir bien des potentiels qui s’offrent à nous.
Comme tout principe ternaire est créateur, comme le feu est engendré par un carburant, un comburant et une énergie ; comme l’univers est constitué d’espace, de temps et de matière, le ternaire alchimique nous ouvre la voie de la création, le Grand Œuvre de la Nature.

Ainsi pour changer la forme d’un corps et le porter à sa magnificence et donc, quelque part, parfaire l’œuvre de la création, il ne nous est plus nécessaire de faire appel au CERN et sont accélérateur de particules. Il nous faut simplement ouvrir la matière sans en changer sa nature pour séparer ses principes et en les purifiant, puis en les rassemblant nous obtiendrons de l’or. Oui, car c’est bien la couleur que l’on obtient avec toute matière transmutée par le Grand Art, car elle est l’expression de la Vraie Lumière.

Mais comme nous disait Paracelse, nul ne peut transmuter s’il ne s’est transmuté lui-même.

La Tradition Hermétique nous invite à cet ouvrage en nous même afin de réaliser le Grand Œuvre spirituel, appelé Art Royal.

 

Yann Leray

09/07/2022

SOURCE : http://www.lesamisdhermes.com/2022/07/le-ternaire-alchimique.html

L’évangile de Marie Madeleine

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GNOSE & GNOSTICISME- Traditions ésotériques 30 juillet, 2022

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Protégé : LE SILENCE  » Que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite « . (Mat., VI 3) – 3°- 29 juillet, 2022

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La Messe et les Anciens Sacrifices 28 juillet, 2022

Posté par hiram3330 dans : Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

La Messe et les Anciens Sacrifices

La Messe et les Anciens Sacrifices par Un Missionnaire.

La messe est un sacrifice où la victime, produite par une opération d’alchimie spirituelle, est ensuite partagée entre tous les assistants. Elle est un holocauste, c’est-à-dire bien que la victime ne soit pas une créature terrestre, un sacrifice d’expiation par le sang. Voici quelles sont ses ressemblances avec les cérémonies des anciennes initiations :

  1. L’édifice où elle se célèbre, l’église est un pentacle ; Viollet-le-Duc indique les proportions numérales des sanctuaires du moyen âge ; ils sont orientés, consacrés, disposés en forme de croix, décorés de schémas ;
  2. Les vêtements des officiants sont aussi des pentacles ou des talismans ; on peut voir dans le Lévitique leur origine symbolique ;
  3. Les mouvements et les gestes des officiants sont pentaculaires ; ils sont édictés selon les mêmes lois qui président aujourd’hui encore aux gestes rituels des brahmanes et des bonzes ;
  4. Les instruments du culte sont des talismans solaires ou lunaires, ou androgynes (or, argent, vermeil) : ils comprennent, comme dans les vieilles religions, la lampe ou des cierges, par 3, 7 ou leurs multiples ; la coupe, l’autel, l’encensoir (l’ancien trépied), la baguette du pouvoir (les reliques). Il n’y a ni sceptre ni épée, parce qu’on n’y évoque ni on n’y commande d’esprits inférieurs ;
  5. Le Plain-chant représente l’incantation magique ;
  6. On y sanctifie les quatre formes de la vie terrestre l’élément terre, par l’hostie ; l’élément eau ; l’élément air, représenté par le vin, et l’élément feu, par l’encens ;
  7. La cérémonie étant solaire, céleste, est toujours diurne, de minuit à midi.

 

La Messe et les Anciens Sacrifices

Table des matières

  1. Première Partie : l’introduction
  2. Seconde Partie : le sacrifice
  3. Troisième Partie : le partage
  4. Quatrième Partie : la synthèse

Première Partie : l’introduction

L’Introduction comprend trois phases :

  1. La purification du prêtre :
    1. Introït,
    2. Confiteor,
    3. Invocation des Saints,
    4. Kyrie,
    5. Gloria.
  2. La préparation de l’assistance par le prêtre, qui consiste en :
    1. La collecte : chaque jour de la semaine, chaque heure et chaque temps de l’année ecclésiastique a sa consécration spéciale (astrologie), résumant le sens moral de l’évangile et du saint ou de la fête du jour.
    2. L’épître : ou commentaire du jour, exhortation à l’assistance.
    3. Le graduel : réponse de l’assistance, qui commence à prendre des dispositions pieuses ; le graduel se nomme ainsi parce qu’il était lu, autrefois, sur les degrés de l’ambon, ou pupitre supportant le Livre des Épîtres.
  3. L’instruction des fidèles par le prêtre, comprenant :
    1. L’Évangile : lecture du fragment du jour du texte sacré,
    2. Le Sermon : commentaire du prêtre,
    3. Le Credo : réponse de l’assistance fervente, qui affirme sa foi.

Seconde Partie : le sacrifice

Le sacrifice proprement dit va commencer. Autrefois, on renvoyait à ce moment les pénitents et les catéchumènes ; encore aujourd’hui, l’Église grecque ferme le chœur par un rideau. Les assistants sont donc répartis en trois classes :

  1. Les pénitents dans la nef,
  2. Les catéchumènes, dans le transept,
  3. Les prêtres et leurs lévites, dans le chœur.

Dans les messes solennelles, le prêtre a deux aides (trois opérateurs, selon la vieille règle ésotérique). Le sacrifice proprement dit se subdivise en deux phases : l’offertoire et le canon.

L’offertoire comporte, comme préparation de l’athanor :

  1. La consécration de l’hostie (élément terre),
  2. La consécration du calice (vin : élément air, et eau mélangés),
  3. L’offrande du calice et de l’hostie, par l’encens (élément feu), avec appel aux intermédiaires supérieurs (saints et anges).
  4. Le lavement des mains, purification du pontife,
  5. Offertoire proprement dit et Secrète, prière variable avec le jour et les circonstances (astrologie), et réservée au seul pontife.

Le Canon, accomplissement du Grand-œuvre spirituel, formation de la victime divine, qui va être un élixir de vie mystique, se subdivise en trois phases :

  1. La Préface et le Sanctus, invocation d’amour, hymne des séraphins, dite au nom des fidèles vivants, dans la communion des saints, pour unir l’Église militante et l’Église triomphante.
  2. La Consécration : tout le corps visible et l’invisible étant présents, le pontife opère la transmutation, en imposant les mains sur le calice ; les paroles qui effectuent le prodige ne sont pas de lui ; ce sont celles du Christ lui-même.
  3. L’Élévation : offrande de la victime au nom d’Abel, d’Abraham et de Melchisédech, représentant trois sortes de sacrifices : celui des agriculteurs, celui des pasteurs, celui des chefs de famille ou de sociétés. Cette offrande est dite pour les morts et pour les vivants, c’est-à-dire au bénéfice des deux églises inférieures, militante et souffrante.
  4. Le Pater, et le Libera reprennent toutes ces forces en faisceau pour les offrir au Dieu suprême.

Troisième Partie : le partage

Le Partage de la victime, du pain de vie, de l’élixir de vie, de l’eau de la vie éternelle, se fait par la Communion ; l’hostie est brisée, en signe de diffusion universelle (crucifixion).

La cérémonie se termine par des Actions de grâce, l’ite missa est et la bénédiction.

Quatrième Partie : la synthèse

La Synthèse est une exhortation par le récitatif du premier chapitre de l’Évangile de Jean, qui rappelle le mystère qui vient d’être célébré, son origine divine, son efficace universel.

Toute une science du rythme et du son serait à construire à propos du plain-chant. Les correspondances des jours des temps ; les sens mystérieux des paroles liturgiques, des fragments du texte sacré, seraient à analyser par le menu ; quant à la partie symbolique des objets, édifices, et vêtements du culte, il faudrait reprendre les dictionnaires spéciaux de la collection Migne, les travaux de Huysmans et de Merle ; un paragraphe de Saint-Yves dans la Mission des Juifs, les traités hindous et chinois d’architecture religieuse, la Symbolik der alten Vôlker de Creutzer, traduite et commentée par Guignault, le Catéchisme mystique de saint Cyrille seraient à étudier à fond et à utiliser.

Si d’aussi énormes travaux peuvent aider l’Église à se concilier quelques intelligences profondes, nous souhaitons vivement qu’ils soient prochainement entrepris.

Plus sur le sujet :

La Messe et les Anciens Sacrifices

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UN MISSIONNAIRE.

Le Voile d’Isis, janvier 1911.

Image par Marek Studzinski de Pixabay

Un Missionnaire / Publié le : 30 mai 2020

Mis à jour le : 27 octobre 2020

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La Rose et le Lotus… ou le R.E.A.A. et le Bouddhisme 27 juillet, 2022

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La Rose et le Lotus… ou le R.E.A.A. et le Bouddhisme

 
La Rose et le Lotus… ou le R.E.A.A. et le Bouddhisme dans Recherches & Reflexions Ida-Radogowski-150x150

Par Ida Radogowski
23 juillet 2022
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Être initié n’est pas le fruit d’un hasard, mais plutôt celui d’une recherche inconsciente, aboutissement de voyages et de rencontres. Ce qui nous pousse à être initié, est purement personnelle, fruit d’idées, de conceptions des choses, définition d’une vision du monde propre à chaque individu. Même si l’initiation est, au départ, centrée sur soi-même, elle ne peut exister qu’à travers l’Autre ou plutôt les Autres, pour finalement créer une œuvre Ternaire. 

Cette œuvre conduit l’initié vers la Connaissance, mais il lui faudra encore et encore pratiquer, s’employer à, le « travail ne s’arrête jamais ». C’est pour cela qu’Être initié nous conduit donc naturellement vers un nouveau « savoir-faire », vers un nouveau « savoir-être », « Savoir et ne pas Faire, cela n’est pas Connaître » !

J’ai dans ma vie, vécu deux initiations, tout d’abord à travers le massage Thaïlandais ou NUAT BORAN, puis comme apprenti Franc-maçon au R.E.A.A. Deux pays, deux cultures, deux visions de la spiritualité, et pourtant malgré ce qui semble être des différences, je n’y ai trouvé que des similitudes, comme le symbolisme de la fleur de Lotus chez les Bouddhistes, et la Rose Rouge chez les Francs-maçons, entre autres.

A la suite d’un dysfonctionnement de l’épaule, et afin d’échapper à une opération chirurgicale, je rencontre un masseur-kinésithérapeute, qui par une méthode non traditionnelle, me soigne l’épaule sans jamais la toucher, en « rééquilibrant mon squelette ».

Quelques années plus tard, je suis en Thaïlande dans le cadre de mon activité professionnelle. Cela fait déjà plusieurs mois que je voyage à travers le monde. Hôtels, avions, travail, le stress, le dérèglement alimentaire, mais aussi cette entrainement dans une spirale ou le temps ne s’arrête pas. Cocktail réussi pour déclencher un mal de dos terrible et douloureux, le corps et l’esprit n’était plus du tout en adéquation ! Ce que nous n’apprenons pas par Sagesse, nous l’apprenons dans la Douleur !

Le chemin de l’initiation au massage, commence banalement vers la recherche d’un massage « traditionnel Thaïlandais ». Contrairement aux idées reçues, cette pratique est née en Inde, il y a plus de 2500 ans, à l’initiative du Docteur Jivako Kumar Bhacca, yogi et ami de l’éveillé Siddhârta Gautama, communément appelé Bouddha. Inspirée du shiatsu, de l’ayurveda et du yoga, cette pratique s’est développée en Thaïlande dans les temples bouddhistes pour apaiser les muscles après les longues heures de méditation ou de travail dans les champs.

Transmis oralement de moine en élève, ce massage, appelé Nuad (pression) Bo Rahn (ancien), a connu un véritable essor dès 1830 lorsque le roi Rama III a créé à Bangkok l’école de Wat Pho. Implantée dans le Temple du Bouddha Couché, cette pratique fait partie d’un « art de vivre » quotidien, familial pour harmoniser le corps et l’esprit.

Je rencontre Samtchu Porn pour la première fois, petite femme âgée de 40 ans, qui me regard dans les yeux en écoutant mon problème, je ne suis pas sûr que sa pratique de l’Anglais soit suffisante, mais l’assurance de son regard me laisse penser « qu’elle Connaît, qu’elle comprend ! ». Quelques instants plus tard, en tenu de « massé », je me retrouve dans ce petit espace de 2,50 m de long pour 1,60 m de large, entourée par des cloisons de bois, sans plafond. D’autres de ces cabines exigus, identiques sont alignées dans cette grande pièce commune. Il y fait sombre, je ne vois pas grand chose, hormis cette natte tressée protégée d’un tissus L’environnement est sobre. 

Allongé à même le sol, je sens ses doigts parcourir mon dos, ces gestes sont précis, cherchant, je la devine en train de saisir ce qui me provoque ces douleurs, je le devine car je ne la vois pas. L’exactitude, la justesse, la sûreté de son touché me rassure et me fait penser à celui de mon Kiné en France. Cette femme qui n’a fait aucune école médicale, possède un geste acquis empiriquement, acquis par l’expérience et la pratique répétée, je découvrirais plus tard qu’il y avait autre chose ! Elle m’explique brièvement d’où viennent mes douleurs en appuyant sur les endroits sensibles. Immédiatement je la reconnais comme maîtrisant son art.

Je me laisse complètement aller, n’offrant aucune résistance, car sans la connaître j’ai confiance. Après 90 minutes de massage, je réalise que tous les gestes, sont des techniques souveraines. Ce qui est marquant, est le silence dans lequel se déroule la séance, pas un mot, pas de paroles, le calme, la pose fait partie de la pratique, ont dirait que le monde est stoppé. Je suis donc, comme un Apprenti en Loge, j’observe, j’écoute, je ressens dans le silence. Je ressens à cet instant sans pouvoir le comprendre, l’état de conscience dans lequel se trouve Samtchu Porn pour exercer sans art. 

Sans le vouloir, pendant des mois je retourne voir Samtchu Porn régulièrement, elle me prodigue des soins de plus en plus technique. Je suis émerveillé par ses connaissances, je réalise qu’elles sont de plus en plus sophistiquées, cette science de l’art de dénouer les tensions musculaires et d’en libérer les énergies et d’une efficacité redoutable. En débloquant ces énergies, elle soulage les maux. 

Le massage n’est qu’une partie de la philosophie de l’hygiène de vie en Thaïlande, la population estime que chacun de nous est animé par le « Prana », souffle vital qui parcourt le corps suivant des lignes appelées « Sen », ils sont difficiles à appréhender pour les occidentaux, car il faut les ressentir, sans les voir”. Le massage Thaï est une médecine des sens, des sensations, des émotions, sans mots et sans langage. Il n’y a pas d’explication à entendre, il faut ressentir les choses. 

Après plusieurs mois de massage régulier, je demande à Samtchu Porn, s’il elle veut bien m’enseigner le Nuat Boran. L’élève trouve son Maître, le maître trouve son élève! J’acquiesce immédiatement un refus, l’élève à trouvé son Maître, mais ce n’est pas réciproque. Ces fins de non-recevoir seront répétées pendant 16 semaines. Apprendre demande de la persévérance, dans ce cas là, il ne s’agit pas de s’inscrire à une formation « catalogue », mais de s’engager dans une expérience, où ni le temps, ni l’argent n’a sa place et d’ailleurs ou rien de ce qui représente nos « valeurs » occidentales n’ont leurs places. 

J’accepte donc toutes les conditions de Samtchu Porn, elle m’informe, qu’il me faudra travailler pendant plusieurs heures tous les jours, pas de livres, pas de schémas, aucune explication biomécanique, pas de photos. Je suis cependant autorisé à dessiner à mon domicile les protocoles acquis. Elle me confirme qu’elle ne fixe pas de somme d’argent pour ce « stage », elle laisse cela à ma discrétion, à combien j’évalue cet enseignement ?

C’est donc dans le silence et la pénombre que je dois sentir, ressentir, comprendre, interpréter, visualiser sans voir, les mouvements, les gestes, le positionnement de ces mains, paumes, doigts, genoux, avant-bras, pieds. Le massage Thaï est un équilibre représentant un polygone, où les pieds, les mains, le corps, forment un équilibre harmonieux en trois points, pour que d’en un rythme immuable, prodiguer simultanément, une pression équilibrée et précise, un peu comme la marche de l’éléphant. Il faut donc pratiquer, persévérer, encore et encore.

Sous le flot de mes questions, Samtchu Porn me réponds qu’elle ne sait pas ! et que nous les occidentaux, nous avons le défaut de toujours « chercher à comprendre », il faut donc se laisser-aller et laisser aller !

Plusieurs semaines d’apprentissages se sont écoulées, lorsque qu’un soir, Samtchu Porn me demande si « ça va » ? Je profite pour lui dire de façon la plus honnête et respectueuse, que je m’ennuie, car je n’apprends que des techniques et que je suis venue apprendre comment ressentir et comprendre ces sensations. A cette instant, sans aucun sourire, elle me demande de lui donner 13 baht (environ 0,38€) et de la retrouver demain soir au même endroit. Je ressens à ce moment un basculement dans notre relation, que je ne sais ni comprendre, ni expliquer. Mais je suis toujours dans le même état d’esprit, celui de « faire confiance ». 

Le lendemain, Samtchu Porn, m’informe qu’elle est allée au Temple Bouddhiste. Tout d’abord pour demander l’autorisation des moines de la reconnaître comme mon « Maître d’apprentissage » et dans un deuxième temps, de me reconnaître comme un « Neukliane » (traduction phonique), ou “apprenant”. Dorénavant, je suis reconnu comme tel et je devrais avant de commencer tout massage, me présenter devant l’autel de prière, ou siège les statues du Bouddha et celle du Docteur Jivako Kumar Bhacca. Je devrais prier avec elle et ensuite sans elle, chaque fois que je commencerais une journée de massage, ces prières sont à apprendre en Sanskrit (langue de l’époque du Bouddha), je vais les apprendre par cœur, sans difficulté, car avec le « Cœur ». 

Les jours qui ont suivie, Samtchu Porn modifia sa méthode d’apprentissage. Par respect je ne peux les communiquer, mais tout était tournée vers le fait de ne pas chercher à comprendre; Entendre l’inouï, voir l’invisible, sentir l’immatériel, ont été mes guides.

 Quelques semaines plus tard, Samtchu Porn, m’informe que son travail est fini, et qu’elle n’a “plus rien à m’apprendre”. Je suis bien sûr dévasté par cette nouvelle, car il me semble que j’aurai encore tant de chose à apprendre à ses côtés, tant sa connaissance me semble cyclopéenne. Elle m’informe que pour reconnaître son travail et aller plus loin, je devrais dorénavant me rendre à Bangkok et intégrer l’école de massage de Wat Pho. 

Comme une évidence, je m’y suis rendu pour suivre l’ensemble des cours. Je ne sais toujours pas pourquoi, ni comment le Maître qui m’a reçu et formé, à dès le premier jour, sans que je connaisse personnes, sans que je ne parle de Samtchu Porn, sans même ne rien à dire à personne, m’a identifié comme un « Neukliane » ! Là aussi, j’ai reçu un apprentissage différent, chaque Maîtres de cette prestigieuse école, m’en demandais toujours plus, d’aller plus loin, je ressentais la même sensation d’état de conscience enseignées par Samtchu Porn. 

Pour finir cette aventure, une fois diplômé de Wat Pho, j’ai parcouru comme un Compagnon, le Nord de la Thaïlande pendant plusieurs mois, à la rencontre d’autres praticiennes et praticiens, d’autres techniques, d’autres méthodes. Décidément le travail ne s’arrête jamais, j’ai rapidement compris que le cycle de l’initiation était celui d’une spirale parcourant par rotation le temps de notre vie. 

Prières au Docteur Jivako Kumar Bhacca – 

Nous invitons l’esprit de notre fondateur, le Père Docteur « Jivako », qui nous a enseigné tout au long de sa vie sainte.

Veuillez nous apporter la connaissance de la nature et nous montrer la vraie médecine dans l’univers.

A travers cette prière, nous sollicitons votre aide; qu’à travers nos mains, vous apporterez intégrité et santé au corps de la personne que nous massons.

Le dieu de la guérison habite dans les cieux, tandis que l’humanité reste dans le monde en dessous. Au nom du fondateur, que les cieux soient reflétés sur la terre, afin que cette médecine guérissante puisse encercler le monde.

Nous prions pour celui que nous touchons, qu’il soit heureux et que toute maladie soit libérée de lui.

En Loge nous entendons cette phrase « Le bandeau qui couvre vos yeux est le symbole de l’aveuglement dans lequel se trouve l’homme, dominé par ses passions et plongé dans l’ignorance, est-ce de votre propre volonté, en pleine liberté et sans aucune suggestion, que vous vous présentez ici ? » Dit rapidement le Vénérable Maître au postulant après avoir franchit la porte du Temple. 

Pour être initié, il faut être libre, c’est à dire accepter de s’aventurer dans une expérience unique. Nous savons aussi que nous ne risquons rien, personne ne va attenter à notre vie, car l’initiation est avant tout symbolique, alors allons voir!! Il y a beaucoup de curiosité dans notre volonté première d’être initié. Nous découvrons bien plus tard que ce n’est pas le fait d’être initié qui nous permet d’être libre, mais bien l’accomplissement d’un travail et d’un devoir. 

Sans le savoir, nous entrons dans des voies où il n’y a rien « à Voir » … le bandeau du néophyte, l’obscurité du box de massage, le faible éclairage du Temple, nous montre que la voie que nous nous apprêtons à suivre sera celle du cœur et non celle de la raison. Le silence est prédominant, il n’y a rien à dire, non plus … Il va nous falloir nous ouvrir et accepter l’espace du vide dans notre essence, « l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne » disait Pierre DESPROGES ! Stopper le monde, ouvrir notre personnalité, laisser aller notre intelligence, déconstruire nos certitudes, et tout cela pourquoi ? 

Ce qui nous rassemble et nous ressemble, et le fait de vouloir nous détacher de la « Souffrance », comme le définit Matthieu RICARD (docteur en génétique cellulaire, moine bouddhiste tibétain, auteur et photographe) dans son livre « Le moine et le Philosophe », « la souffrance est un état d’insatisfaction profonde est parfois associé à la douleur physique, mais qui est avant tout une expérience de l’esprit », elle naît du désir, de l’attachement, de la haine, de l’orgueil, de la jalousie, du manque de discernement et de tous les facteurs mentaux que l’on appelle « négatif » ou « obscurcissant, parce qu’ils troublent l’esprit et le plonge dans un état de confusion et d’insécurité ». 

Nous allons devoir trimarder de Loge en Loge, de livre en livre, d’occasion en occasion, sur un chemin personnel. Aller à la rencontre de l’Autre, cette Autre qui ne nous ressemble pas, qui nous dérange et que notre regard aveugle nous limite de voir ; Le Prologue de St JEAN nous permet d’aller plus loin : « La vrai Lumière était celle qui éclaire tout homme venant en ce monde. Il était dans le monde; le monde a été fait par lui, et le monde ne l’a pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu : à ceux-là qui croient en son nom, qui ne sont nés ni du sang, ni du désir de la chair, ni du désir de l’Homme, mais de Dieu ». Mais avons-nous vraiment enlever ce bandeau à la fin de notre initiation ?

Ce bandeau couvre nos yeux, représente le symbole de notre aveuglement dans lequel se trouve l’Homme, dominé par ses passions et plongée dans l’ignorance, ce que nous pourrions appeler la « souffrance » (voir les quatre nobles vérités du Bouddhisme). 

Mais ne regardons pas trop cette Lumière car les yeux de notre esprit ne sont pas encore disposés à « voir ». L’initiation est surprenante, nous venons chercher la lumière mais ne devrions-nous pas plus tôt avancer sur le chemin de « l’Outre-Noir » propre au peintre Pierre SOULAGE. Car il n’y a pas de noir absolu, même si par exemple le Carbone absorbe 99,99% de lumière ! il reste toujours de la Lumière  « l’Outre-Noir est une lumière, pour dire au delà du noir, une lumière reflétée, transmutée par le noir, Outre-Noir, Noir qui cessant de l’être devient émetteur de clarté, de lumière secrète. »

Ce carbone pour les Bouddhistes est composé des trois poisons que sont la soif ou l’avidité, la colère ou l’aversion, et l’ignorance. L’initiation nous offre l’ouverture d’une porte que nous possédons en nous, porte sur laquelle commence un chemin. Celui de l’Inconscient, révélateur de chaos dans un premier temps, ce qui nous plonge dans l’Avoir, du Faire et du Être dans un second temps. Puis s’offrira à nous des choix tirés de l’inconnu à nous de donner du sens, d’être créateur et responsable, et de cet instant nous pourrons nous « Autoriser », nous « permettre » de poursuivre en prenant le pouvoir de notre vie, être dans cet état de conscience de guérison de nous-même, pour que la spirale de l’espace de notre temps, nous transforme en Être, un Avoir et un Faire (voir Martine DUSSART – Les trésors oubliés de l’arc-en-ciel – Tome 8 – martine-dussart.be).

Cette voie sur laquelle nous nous engageons, va nous transformer quoi qu’il en soit en combattant. Nous devons puiser dans notre courage, notre persévérance, lutter contre l’adversité. Dans la plupart des spiritualités orientales, le travail consiste à faire mourir l’ancienne personne en nous pour renaître, c’est à partir de la mort que la vie s’envisage !

Nous avons le privilège d’être Bouddhiste et Franc-Maçon, issu de la culture de la Rose et du Lotus. Cette Voie du milieu, ou plutôt c’est deux voies du milieu, médiane, nous dote de parvenir à l’éveil et à la libération de la souffrance : la juste intention, la juste vision, la juste action, la juste parole, la juste conscience, la juste subsistance, la juste concentration, le juste effort !

« Je t’aime comme le soleil aime la pluie, comme la pluie aime le soleil, c’était pas gagné… » Thierry C.

Thierry est un des collaborateurs de LA LETTRE DES DEUX VOIES pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-Maçon (nes) qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaite connaître un peu mieux le bouddhisme.

La lettre est trimestrielle et gratuite, on peut s’y inscrire en précisant son Ob., sa L. et la Ville de résidence à ce mail : lesdeuxvoies@orange.fr

SOURCE  :

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La légende du grand corbeau – Mythologie Celtique 26 juillet, 2022

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Protégé : Persévérance et Volonté – 1°- 25 juillet, 2022

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Les Vers Dorés des Pythagoriciens 24 juillet, 2022

Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaire

Les traductions des « vers d’Or » sont nombreuses, celle de Mario Meunier est à la fois élégante et fidèle, il a également traduit les commentaires d’Hieroclès.Celle que Fabre d’Olivet (1768 – 1825) publia en 1813, est moins fidèle au mot à mot, plus poétique, elle incite à la méditation.

Les travaux sur Pythagore sont nombreux et nous n’en citerons aucun : le petit livre d’Ivan Gobry « Pythagore ou la naissance de la philosophie », dans la collection Philosophes de tous les temps, chez Seghers, est un condensé très complet de la doctrines et des principales études sur Pythagore.

L’apport de pythagoriciens aux Arts Libéraux est déterminant par les rapports qu’ils établissent entre eux, tous connaissent le théorème de Pythagore qui n’est autre que la 47° proposition du Premier livre des éléments d’Euclide et sa table de multiplication. Si l’on en croit Boëce, c’est a son école que l’on doit des connaissance musicales étonnantes pour l’époque. (Il est difficile de se défaire de la tendance à croire que les anciens nous étaient inférieurs).

Sa distinction entre le chiffre et le nombre, ce dernier représentant l’harmonie de la nature, est importante, même si elle a dégénéré en superstitions idiotes.
 
 

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Traduction de Mario MEUNIER

l’Artisan du livre 1931 (1ère éd. 1925)

Editions de la Maisnie – Guy TREDIANEL – 1993
 
 
 

Honore en premier lieu les Dieux immortels dans l’ordre qui leur fut assigné par la Loi.

Respecte le Serment. Honore ensuite les Héros glorifiés.

Vénère aussi les Génies terrestres, en accomplissant tout ce qui est conforme aux lois.

Honore aussi et ton père et ta mère et tes proches parents.

Entre les autres hommes, fais ton ami de celui qui excelle en vertu.

Cède toujours aux paroles de douceur et aux activités salutaires.

N’en viens jamais, pour une faute légère, à haïr ton ami,

quand tu le peux: car le possible habite près du nécessaire.

Sache que ces choses sont ainsi, et accoutume-toi à dominer celles-ci :

la gourmandise d’abord, le sommeil, la luxure et l’emportement.

Ne commets jamais aucune action dont tu puisses avoir honte, ni avec un autre,

ni en ton particulier. Et, plus que tout, respecte toi toi-même.

Pratique ensuite la justice en actes et en paroles.

Ne t’accoutume point à te comporter dans la moindre des choses sans réfléchir.

Mais souviens-toi que tous les hommes sont destinés à mourir :

et parviens à savoir tant acquérir que perdre les biens de la fortune.

A l’égard de tous les maux qu’ont à subir les hommes de par le fait des arrêts augustes du Destin,

acceptes-les comme le sort que tu as mérité; supporte-les avec douceur et ne t’en fâche point.

Il te convient de remédier, dans la mesure que tu peux. Mais pense bien à ceci :

que la Destinée épargne aux gens de bien la plupart de ces maux

Beaucoup de discours, lâches ou généreux, tombent devant les hommes;

ne les accueille pas avec admiration, ne te permets pas de t’en écarter.

Mais si tu vois qu’on dit quelque chose de faux supporte-le avec patience et douceur.

Quant à ce que je vais te dire, observe-le en toute circonstance.

Que jamais personne, ni par ses paroles ni par ses actions, ne puisse jamais

t’induire à proférer ou à faire ce qui pour toi ne serait pas utile.

Réfléchis avant d’agir, afin de ne point faire des choses insensées,

car c’est le propre d’un être malheureux de proférer ou de faire les choses insensées.

Ne fais donc jamais rien dont tu puisses avoir à t’affliger dans la suite.

N’entreprends jamais ce que tu ne connais pas; mais apprends

tout ce qu’il faut que tu saches, et tu passeras la vie la plus heureuse.

Il ne faut pas négliger la santé de ton corps,

mais avec mesure lui accorder le boire, le manger, l’exercice,

et j’appelle mesure ce qui jamais ne saurait t’incommoder.

Habitue-toi à une existence propre, simple :;

et garde-toi de faire tout ce qui attire l’envie.

Ne fais pas de dépenses inutiles, comme ceux qui ignorent en quoi consiste le beau.

Ne sois pas avare non plus: la juste mesure est excellente en tout.

Ne prends jamais à tâche ce qui pourrait te nuira, et réfléchis avant d’agir.

Ne permets pas que le doux sommeil se glisse sous tes yeux,

avant d’avoir examiné chacune des actions de ta journée.

En quoi ai-je fauté ? Qu’ai-je fait ? Qu’ai-je omis de ce qu’il me fallait faire ?

Commence par la première à toutes les parcourir. Et ensuite,

si lu trouves que tu as commis des fautes, gourmande-toi; mais, si tu as bien agi, réjouis-toi.

Travaille à mettre ces préceptes en pratique, médite-les; il faut que tu les aimes,

et ils te mettront sur les traces de la vertu divine,

j’en jure par celui qui transmit à notre âme le sacré Quaternaire,

source de la Nature dont le cours est éternel.Mais ne commence pas à prendre à tâche une oeuvre

sans demander aux Dieux de la parachever. Quand tous ces préceptes te seront familiers,

tu connaîtras la constitution des Dieux Immortels et des hommes mortels, tu sauras

jusqu’à quel point les choses se séparent, et jusqu’à quel point elles se rassemblent.

Tu connaîtras aussi, dans la mesure de la Justice, que la Nature est en tout semblable à elle-même,

de sorte que tu n’espéreras point l’inespérable, et que plus rien ne te sera caché.

Tu sauras encore que les hommes choisissent eux-mêmes et librement leurs maux,

misérables qu’ils sont; ils ne savent ni voir ni entendre les biens qui sont près d’eux.

Peu nombreux sont ceux qui ont appris à se libérer de leurs maux.

Tel est le sort qui trouble les esprits des mortels, Comme des cylindres,

ils roulent çà et là, accablés de maux infinis.

Innée en eux, en en effet, l’affligeante Discorde les accompagne et leur nuit sans qu’ils s’en aperçoivent;

il ne faut point la provoquer, mais la fuir en cédant.

O Zeus, notre père, tu délivrerais tous les hommes des maux nombreux qui les accablent,

si tu montrais à tous de quel Génie ils se servent !

Mais toi, prends courage, puisque tu sais que la race des hommes est divine,

et que la Nature sacrée leur révèle ouvertement toutes choses.

Si elle te les découvre, tu viendras à bout de tout ce que je l’ai prescrit;

ayant guéri ton âme, tu la délivreras de ces maux.

Mais abstiens-toi des aliments dont nous avons parlé, en appliquant ton jugement

à tout ce qui peut servir à purifier et à libérer ton âme. Réfléchis sur chaque e chose,

en prenant pour cocher l’excellente intelligence d’en-haut.

Et si tu parviens, après avoir abandonné ton corps, dans le libre éther,

tu seras dieu immortel, incorruptible, et à jamais affranchi de la mort.

 

 

LES VERS DORES DES PYTHAGORICIENS

Traduction de FABRE D’OLIVET (1813)

 
 
 

PRÉPARATION

 Rends aux Dieux Immortels le culte consacré;

Garde ensuite ta foi : révère la mémoire

Des Héros bienfaiteurs, des Esprits Demi – Dieux
 
 

 PURIFICATION

 Sois bon fils frère juste, époux tendre et bon père

Choisis pour ton ami l’ami de la vertu,

Cède à ses doux conseils, instruis – toi par sa vie

Et pour un tord léger ne le quitte jamais,

Si tu le peux du moins: car une loi sévère

Attache la puissance à la Nécessité.

Il t’est donné pourtant de combattre et de vaincre

Tes folles passions; apprends à les dompter,

Sois sobre, actif et chaste; évite la colère.

En public, en secret, ne te permets jamais

Rien de mal; et surtout respecte – toi toi – même.

Ne parle ni n’agis point sans avoir réfléchi,

Sois juste. Souviens – toi qu’un pouvoir invincible

Ordonne de mourir; que les biens , les honneurs

Facilement acquis sont faciles à perdre.

Et quant aux maux qu’entraîne avec soi le Destin

Juge – les ce qu’ils sont: supporte – les et tâche

Autant que tu pourras d’en adoucir les traits:

Les Dieux aux plus cruels n’ont pas livré les sages.

Comme la Vérité, l’erreur a ses amants:

Le philosophe approuve ou blâme avec prudence

Et si l’erreur triomphe, il s’éloigne, il attend.

Écoute et grave bien en ton cœur ces paroles:

Ferme l’œil et l’oreille à la prévention;

Crains l’exemple d’autrui, pense d’après toi – même

Consulte, délibère et choisis librement.

Laisse les fous agir sans but et sans cause.

Tu dois dans le présent contempler l’avenir;

Ce que tu ne sais pas, ne prétends pas le faire;

Instruits – toi: tout s’accorde à la constance, au temps.

Au corps les aliments, à l’esprit le repos.

Trop ou trop peu de soins sont à fuir car l’envie

A l’un et l’autre excès s’attache également.

Le luxe et l’avarice ont des suites semblables

Il faut choisir en tout le milieu juste et bon.
 

 

 

 

PERFECTION

 Que jamais le sommeil ne ferme ta paupière

Sans t’être demandé: Qu’ai – je omis? Qu’ai-je fait

Si c’est mal abstiens – toi, si c’est bien persévère.

Médite ces conseils, aime – les , suis – les tous:

Aux divines Vertus ils sauront te conduire.

J’en jure par celui qui grava dans nos coeurs

La Tétrade sacrée, immense et pur symbole,

Source de la Nature et modèle des Dieux.

Mais qu’avant tout ton âme , à son devoir fidèle,

Les Dieux dont les secours

Peuvent seuls achever tes oeuvres commencées.

Instruit par Eux, alors rien ne t’abusera:

Des êtres différents tu sondera l’essence,

Tu connaîtras de Tout le Principe et la fin

Tu sauras, si le Ciel le veut, que la Nature,

Semblable en toutes choses est la même en tous lieux.

En sorte qu’éclairé sur les droits véritables,

Ton coeur, de vains désirs ne se repaîtra plus.

Tu verras que les maux qui dévorent les hommes

Sont le fruit de leurs choix et que ces malheureux

Cherchent loin d’eux les maux dont ils portent la source.

Peu savent être heureux: jouets des passions,

Tour à tour ballottés par des vagues contraires.

Sur une mer sans rive, ils roulent aveuglés,

Sans pouvoir résister ni céder à l’orage.

Dieux vous les sauveriez en dessillant leurs yeux…

Mais non, c’est aux humains dont la race est divine

A discerner l’erreur, à voir la Vérité.

La Nature les sert, toi qui l’a pénétrée

Homme sage, homme heureux, respire dans le port.

Mais observe ses Lois , en t’abstenant des choses

Que ton âme doit craindre en les distinguant bien,

En laissant sur ton corps régner l’intelligence,

Afin qu’en t’élevant dans l’Ether radieux

Au sein des Immortels, tu sois un Dieu toi – même.

 

Les textes ci-dessus ont été informatisés par R. D., qu’il en soit remercié !

Ils évoquent l’adage : La simplicité est le sceau de la Vérité.

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