SYMBOLISME DU CHIFFRE 3 DANS LES MYTHES NORDIQUES… 17 décembre, 2023
Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaireSYMBOLISME DU CHIFFRE 3 DANS LES MYTHES NORDIQUES…
Avant de voir le symbolisme du chiffre 3 dans les anciens mythes germano-nordiques, voyons d’abord ce symbole d’une manière plus générale. Car une chose est certaine: le chiffre 3 possède une très forte dimension sacrée dans presque toutes les traditions païennes.
Tout d’abord, il faut se débarrasser de cette vision chrétienne de la trinité qui encore une fois a corrompu un ancien symbole païen. Le christianisme avec sa trinité (père, fils, et saint-esprit) nous présente la magie du 3 complètement à l’envers, car en effet pour les chrétiens catholiques la trinité correspond à trois personnes en une. C’est à dire que les 3 composantes de la trinité ne sont en fait qu’un seul et même dieu. Nous sommes donc là en présence d’une manière réductrice de voir le symbole. À tout réduire à l’1, on finit par inculquer aux gens que la vérité est unique et le monde divin unique aussi. Tout réduire à l’unité, une spécialité monothéiste…
Or la vision polythéiste du chiffre 3 est toute autre.
Les païens ont donné priorité à la multiplicité du divin, ils ont toujours célébré les aspects multiples de tous les mystères qui nous entourent. Rien n’est unique, tout est multiple.
Cette « multiplication » se retrouve parfaitement dans le symbolisme du 3, car pour les anciens peuples d’origine indo-européenne, le 3 symbolise le principe sacré « Pensée-Parole-Action ».
Ce principe a d’ailleurs survécu dans des endroits inattendus de notre culture comme ceux qui régissent en littérature une bonne dissertation. Ceux qui ont été lycéens (ou que le sont maintenant) se souviendront du principe: « Introduction, Développement, et Conclusion », principe que l’on trouve aussi exprimé par « Thèse, Anti-thèse, Conclusion ».
Et là réside de manière à peine voilée l’ancienne sagesse païenne liée à la magie du chiffre 3.
Thèse, Anti-Thèse, Conclusion, ce qui revient à dire que de la rencontre des contraires naît un nouveau principe, une nouvelle vie.
Ceci se retrouve dans les mythes nordiques, où l’on peut lire qu’au commencement il y eut un grand affrontement entre Géants de la glace et Géants du feu. De cet affrontement naquît l’eau, symbole élémentaire de la vie. 1+2=3. Ceci est aussi le principe de l’union d’un couple qui donne naissance à une descendance. La descendance étant symbolisée par le chiffre 3.
Dans toutes les mythologies on observe cet ancien principe sacré avec l’union entre le Ciel-Père et la Terre-Mère, union qui donne vie à une descendance divine. 1+2=3. Dans la tradition germano-nordique, on retrouve également au début des mythes, le grand affrontement qu’il y eut entre Dieux Ases et Dieux Vanes. De cet affrontement naîtra une nouvelle société divine, équilibrée et garante de l’ordre cosmique.
Cet affrontement entre deux grandes familles divines, l’une ouralienne et l’autre chtonienne, est un mythe partagé par la plupart des peuples d’origine indo-européenne. Chez les Celtes ce sont les Tuatha De Danann et les Fir Bolg, ou encore les Kshatriyas et Vaiçya chez les Indo-Aryens.
Le chiffre 3 est donc le résultat d’une union de deux forces opposées et complémentaires.
Il est l’achèvement d’une union sacrée. Le 3 ne donne pas seulement la vie, il est la vie. Un père, une mère, et un fils. Ce fils symbolise la continuation et le développement de la vie comme synthèse de deux principes opposés et complémentaires à la fois. Il est la concrétisation de cette union.
C’est pour toutes ces raisons que depuis la nuit des temps, le chiffre 3 fut utilisé en magie, car de la même manière, il est celui qui donne vie à tout rite.
On invoque souvent par trois fois une force bien précise, parce que c’est ainsi qu’on donne toute sa force vitale à l’invocation. C’est l’étincelle qui active l’invocation.
En magie runique on retrouve ce principe par exemple avec des inscriptions du style « Par trois fois je te grave la rune Fehu… », ce qui revient donc à activer toute la force symbolique liée à cette rune. La rune prend vie et commence à vibrer.
Le chiffre 3, tel que nous avons pu le voir avec un des aspects du trisquèle, correspond aussi à la trifonctionalité indo-européenne.
C’est la société divine et humaine divisée et unie par trois fonctions élémentaires: la souveraineté, la noblesse guerrière, et la fonction production-reproduction. Ce principe est reconnaissable dans les triades divines telles que Odin-Thor-Frey, Teutatès-Taranis-Esus, Jupiter-Mars-Quirinus, Mitra-Indra-Ashvins, etc…
Dans ce système trifonctionnel chaque fonction a son importance bien-sûr, mais c’est bien la 3è fonction, celle de « production-reproduction » qui permet la continuité de la vie.
De plus, le 3 se retrouve dans l’aspect triple de la grande Déesse, aspect clairement exprimé par les 3 Déesses du destin comme les Parques de la mythologie gréco-romaine ou les Nornes de la mythologie germano-nordique.
Le destin se présente sous son triple aspect « passé-présent-avenir » exprimant ainsi toute la magie du principe temporel.
Venons-en maintenant au chiffre 3 dans les anciens mythes germano-nordiques. Pour cela, je m’inspire d’un article en anglais sur wikipedia (lien à la fin).
- Au temple d’Uppsala en suède étaient représentées les 3 grands Dieux nordiques: Odin, Thor, et Frey, correspondant à la triade indo-européenne.
- Selon Tacite, les Germains font remonter leurs lignées à 3 grandes familles d’ancêtres: les Ingaevones, les Istaevones, et les Hermiones.
- Le triquetra et le coeur de Hrungnir sont deux symboles liés au Dieu Odin et à sa magie reposant sur le principe « Pensée, Parole, et Action ».
- 3 races de Géants: les Géants de glace, du feu, et ceux de montagne.
- 3 êtres primordiaux: Audhumla, Ymir, et Búri.
- Pendant 3 jours Audhumla lécha la glace primordiale avant de donner forme et vie à Búri.
- les Nornes du destin sont au nombre de 3, Urd (le passé), Werdandi (le présent), et Skuld (le futur).
- les 3 frères Odin-Vili-Vé forment le monde à l’origine avec les restes d’Ymir.
- Odin représente la 3è génération divine après Borr et Búri.
- L’arbre du monde Yggdrasil possède 3 racines (il soutient les 9 mondes, 3×3).
- Odin se sacrifie par 3 façons afin d’obtenir les secrets liés aux runes: il se pend à l’arbre du monde pendant 9 jours et 9 nuits, il ne mange point ni ne boit, et se blessa volontairement avec sa lance Gungnir.
- Loki conçoit 3 créatures qui ont une grande importance dans la cosmogonie nordique et l’acte lié au destin des Dieux: Fenrir, Jörmundgandr, et Hel.
- Avant le Ragnarök,3 grands hivers ont lieu pendant lesquels l’été est complètement absent; cette période se nomme le Fimbulwinter.
- Le loup Fenrir fut lié par 3 chaînes.
- Lors de la punition de Loki, ce dernier est attaché par 3 grands liens.
- Le monstre Garmr hurle par 3 fois.
- Gullveig est brûlée 3 fois et renaît à chaque fois.
- Le dieu Heimdall possède 3 pouvoirs principaux: il dort moins qu’un oiseau, il peut voir la nuit à 100 lieues, et il peut entendre l’herbe croître; il est en plus le fils de 9 mères (3×3).
- Le Dieu Heimdall est à l’origine des 3 classes de la société humaine.
- Odin se caractérise par 3 possessions: Sleipnir (son cheval), Draupnir (son anneau), et Gungnir (sa lance).
- Le Dieu Thor possède 3 objects magiques qui lui donnent toute sa force: Mjölnir (son marteau), sa ceinture qui décuple sa puissance, et ses gants de fer qui lui permettent d’utiliser Mjölnir.
- Le Dieu Frey se caractérise par 3 possessions: son vérat Gullinbursti, Skidbladnir son navire, et son épée qu’il confia à Skirnir pour conquérir Gerd, la Terre-Mère.
- Chez le Géant Utgarda-Loki, le Dieu Thor but 3 grandes gorgées d’une corne magique.
- Le Dieu Odin passa 3 nuits chez la Géante Gunnlod afin d’obtenir le breuvage sacré source de toute inspiration: l’hydromel.
Et je suis persuadé que cette liste n’est pas exhaustive… En tous cas, cela donne une claire image de l’importance du chiffre 3 dans les mythes de la tradition païenne nordique.
Hathuwolf Harson
Sources:
« Dictionnaire des symboles », Jean Chevalier et Alain Gheerbrant
http://en.wikipedia.org/wiki/Numbers_in_Norse_mythology
SOURCE : le net …
Soufisme, cette branche mystique de l’Islam | Ali Alexandre Achemoun et Femmes soufies
Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaire
Sans titre, trouvé sur le net ….
Meddah 1: « Le voyage intérieur est le plus significatif de tous. Comme le disait Shams de Tabriz, ‘La lumière n’entre pas dans une maison fermée.’ Ne pense-tu pas que c’est en ouvrant notre cœur que nous permettons à la lumière de la sagesse et de l’amour d’entrer? »
Meddah 2: « En effet, l’ouverture du cœur est essentielle. Ibn Arabi enseignait, ‘Celui qui ne voit pas tout dans son cœur, dort.’ N’est-ce pas une invitation à rester éveillé et conscient, pour voir le monde entier dans notre cœur? »
Meddah 1: « C’est une invitation à la pleine conscience. Rumi disait, ‘Là où il y a des ruines, il y a l’espoir d’un trésor.’ Ne pense-tu pas que c’est dans nos ruines intérieures que nous trouvons les trésors cachés de la sagesse et de la compréhension? »
Meddah 2: « Les ruines sont des lieux de découverte. Al-Ghazali affirmait, ‘Le doute est le début de la sagesse.’ Ne pense-tu pas que c’est en questionnant et en explorant nos doutes que nous commençons notre véritable voyage vers la sagesse? »
Meddah 1: « Le doute est le commencement de la quête. Comme le disait Abu Said Abil Khair, ‘Si tu ne brises pas tes chaînes pendant la vie, penses-tu que les fantômes le feront après la mort?’ N’est-ce pas un rappel de la nécessité d’agir maintenant, dans cette vie, pour notre libération spirituelle? »
Meddah 2: « L’action dans cette vie est cruciale. Rabi’a al-Adawiyya enseignait, ‘Le véritable amour est de ne jamais permettre à votre cœur de s’écarter de votre Bien-Aimé.’ Ne pense-tu pas que c’est en maintenant notre cœur constamment tourné vers le divin que nous vivons dans le véritable amour? »
Leur dialogue, rempli de paroles édifiantes et de sagesse intemporelle, continue de tisser un riche tapis d’enseignements soufis, guidant les âmes sur le chemin de l’amour, de la sagesse et de la libération spirituelle.
Protégé : Bachi-bouzouk, moule à gaufre, bois-sans-soif ! – 1°- 16 décembre, 2023
Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Contribution , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.Aveugle …? 15 décembre, 2023
Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaireA des degrés divers
Nous sommes tous des aveugles,
Guidés par des aveugles,
Qui guidons des aveugles.
Et pourquoi un aveugle
Ne pourrait-il en guider un autre ?
Jusqu’au jour où, comme les véritables aveugles,
Nous réalisons avec émerveillement
Que l’on peut se diriger seul, guidé par sa lumière intérieure,
Et que maîtres et enseignements sont de simples point de repères
Comme les bruits du monde extérieur.
Ne crois pas ce que je te dis.
Ne rejette pas ce que je te dis.
Ce qui restera sera ta vérité.
Bouddha
Merci mon F:. Jean-Paul pour ce partage
Digression … SKALD – Live a L’ Empreinte – Savigny-le-temple – 06 / 12 / 2019 14 décembre, 2023
Posté par hiram3330 dans : Digression , ajouter un commentaire
SAINT JEAN BAPTISTE L’ESOTERIQUE 13 décembre, 2023
Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaireSAINT JEAN BAPTISTE L’ESOTERIQUE
C’est le triomphe maximal de la lumière, mais aussi son contraire, le lent déclin jusqu’au point le plus bas en décembre.
Source : Rosmunda Cristiano
Le Baptiste, placé au solstice d’été, représente le point culminant de la splendeur du soleil, tandis que l’évangéliste, au solstice d’hiver, indique presque la mort de l’étoile.
Nous savons bien que ce qui atteint le maximum doit ensuite décroître, tandis que ce qui a atteint le minimum doit commencer à croître, comme en témoigne l’Evangile :
Il faut qu’il grandisse et que je diminue. jeunesse III, 30
Le symbolisme du Baptiste est étroitement lié à celui de l’évangéliste. Ils sont comme la vie et la mort, le passé et le futur, le soleil et la lune.
Les Saint Jean ont toujours été choisis comme patrons par presque toutes les anciennes sectes chrétiennes ésotériques et sociétés initiatiques, comme la Franc-maçonnerie, dans les Statuts de laquelle, publiés en 1721, cette invocation est exprimée :
Les Frères de toutes les Loges de Londres, de Westminster et des environs se réuniront au lieu convenu le jour de la Saint-Jean-Baptiste ou de la Saint-Jean l’Évangéliste…
Ils sont comme les deux solstices, les deux luminaires, les deux colonnes, l’un ne va pas sans l’autre.
Le Baptiste clôt l’Ancienne Loi, l’Ancien Testament, baptise avec l’eau du Jourdain, dans le désert de Judée. Il fait donc référence à la ligne horizontale, le Niveau, le passif, la lune.
Au contraire, l’Évangéliste se tient sur les montagnes et se réfère à la ligne verticale, au fil à plomb, à l’actif, au Soleil.
Le nom de Giovanni a été comparé à celui de Janus, protecteur de la « collegia fabrorum » , un dieu à deux visages : l’un tourné vers le passé, l’autre vers l’avenir.

L’allégorie du double visage et du double front est diversement interprétée : d’une manière générale, Janus était le gardien des portes et exerçait son influence sur chaque passage et sur chaque principe. Le premier mois de l’année, le début de chaque mois, chaque jour et chaque activité lui étaient consacrés. La même racine du nom indique le concept de passage.
En tant que divinité solaire, il contrôlait les portes du ciel que le soleil ouvre au lever du soleil et ferme au coucher du soleil, ainsi qu’au début et à la fin de l’année solaire.
Il ouvre et ferme les Portes Solstitielles, à travers lesquelles le Soleil commence les deux moitiés du voyage annuel ascendant et descendant.
Le visage mature et barbu, symbole du passé, et le visage jeune et joyeux, du futur, regardant en arrière et en avant en même temps, montrent la puissance de Dieu dans le temps. Parfois, il a un visage viril, âgé et hirsute et un visage féminin, jeune et beau en rapport avec la signification primitive du symbole du Soleil et de la Lune.
La même expression populaire de Saint Jean riant et Saint Jean pleurant se réfère précisément aux deux visages de Janus, aux sens opposés attribués aux deux Portes solsticiales et aux deux moitiés de l’année, la première bénéfique et favorable, la seconde triste et méchant..
Dans de nombreuses cultures, les temples, bien que contenus dans les limites architecturales, tracent le schéma du Cosmos, s’étendant d’Est en Ouest et de la Terre au Ciel, et les rites s’ouvrent symboliquement à Midi pour se clôturer symboliquement à Minuit.
En observant que toute mort du Soleil, de la lumière et de la végétation est suivie d’une renaissance, l’homme en déduit qu’il subit le même sort en raison de la valeur universelle des lois cosmiques. En ce sens, les Solstices acquièrent des significations en référence au destin de l’âme ainsi qu’à la perpétuation naturelle de la vie sur Terre.
« Celui qui vient après moi m’a dépassé, car il était avant moi » « J’ai besoin de diminuer pour qu’il grandisse ». Le Soleil qui diminue après le solstice d’été serait représenté par Jean, celui qui croît au semestre suivant le solstice d’hiver, par le Christ.
Selon la Légende dorée, le Baptiste a été appelé en relation avec ses privilèges : Prophète pour la connaissance, Ami du marié pour l’amour, Lumière ardente pour la sainteté, Ange pour la virginité, Voix pour l’humilité, Élie pour la ferveur, Baptiste pour l’honneur merveilleux, Héraut pour la prédication, Précurseur pour la préparation de la Voie.
En reproduisant le Soleil dans sa phase descendante, il se rapporte à la fonction mercurielle de guider les âmes à travers les ténèbres occidentales et vers la renaissance de la Lumière.
Mais qui était vraiment saint Jean-Baptiste ?
On dit qu’il vivait dans le désert, là où l’on retrouve ses traces. Les Mandéens et les Esséniens, qui vivaient à la même époque et dans les mêmes lieux que lui, semblent l’avoir considéré bien plus qu’un prophète : un « initié », quelqu’un qui connaissait et gardait les secrets du Roi de la Lumière.
Pourquoi est-il devenu l’une des pierres angulaires de certaines doctrines ésotériques ? Dans la vaste littérature que l’on peut consulter sur le sujet, on note la symétrie qu’il présente avec l’autre saint Jean : l’Évangéliste.
L’un né au solstice d’été et l’autre au solstice d’hiver. L’un annonce le début, l’avènement, l’autre la fin, l’apocalypse.
Les notions de début et de fin peuvent résumer la dynamique des références symboliques qui caractérisent les deux saints Jean, à partir desquelles on arrive au symbole du divin et de l’éternel : la croix avec le Christ qui marque l’écart avec l’existence humaine personnifiée par le Baptiste, définissait, en effet, « le plus grand des hommes ».
Les deux Saint Jean enferment et délimitent l’existence humaine, laissant entrevoir le divin.
Certains émettent l’hypothèse qu’ils sont comme les deux piliers d’une passerelle vers un monde de mystères ésotériques.
Des associations secrètes, des philosophes, des mystiques et des sectes de toutes sortes ont toujours tenté de voler ce type de savoir : on en trouve des exemples parmi les plus admirables même au Moyen Âge. Il s’agit des Templiers et des Hospitaliers, c’est-à-dire des Chevaliers de Malte, qui avaient pour patron Saint Jean-Baptiste.
Aujourd’hui encore, le Baptiste protège la Connaissance secrète !
Les fêtes solsticiales ont eu, au fil du temps, pour fonction de rappeler à l’homme la répétition continue de la mort et de la renaissance du Soleil et, par analogie, l’alternance de la mort et de la renaissance de la vie.
Ils représentent une transition après laquelle le mouvement du soleil prend un nouveau cours.
En franc-maçonnerie le coq fait allusion à l’éveil de la force et incite à l’action, c’est aussi un symbole de renaissance et donc du rituel d’initiation.
Elle est en effet présente dans le cabinet de réflexion, qui, à son tour, est assimilé au centre de la terre ; par conséquent, il est lié à l’idée de descente aux enfers, de travail noir, de mortification.
Cela nous ramène au côté pénitentiel du Baptiste et à sa mission dans la démarche spirituelle ; puisqu’il dit qu’il est « la voix de celui qui crie dans le désert », il a proposé une interprétation analogique avec le coq chantant à l’aube, dans le désert la nuit, pour annoncer la venue de la Lumière.
Cet animal symbolise aussi la fin de l’Oeuvre ou travail en rouge et donc Jean est au début et à la fin de l’Art. Au début et à la fin.
Les deux Saint Jean sont donc deux repères : le Baptiste annonce la Révolution chrétienne, l’Evangéliste clôt le livre du Monde avec l’Apocalypse. L’un est l’alpha et l’autre l’oméga.
C’est pourquoi le Christ dit du Baptiste :
… les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean
et il dit de l’évangéliste :
Je veux que tu restes jusqu’à ton retour.
Ce sont donc deux témoins, deux points limites sur le chemin de l’homme qu’en franc-maçonnerie nous identifions à VITRIOL.
Opposés l’un à l’autre, ils se complètent.
Tant du point de vue chrétien qu’initiatique, il y a une interpénétration et une complémentarité des valeurs et des significations telles qu’elles les rendent indivisibles et irremplaçables.
Ils sont en lien avec le culte du Soleil, présent chez Janus et dans la religion chrétienne, et avec la valeur que leur attribue la pensée maçonnique.
Être le « disciple » préféré de Jésus, Lumière du monde, confère au Baptiste un rôle d’identification au soleil levant.
C’est pourquoi Dante, dans la Divine Comédie – Paradiso canto XXV, en se référant à lui écrit :
c’est lui qui était couché sur la poitrine de notre pélican, et cela depuis la croix jusqu’au grand feu choisi.
Source : Rosmunda Cristiano
Les passeurs d’âmes version 21ème siècle 12 décembre, 2023
Posté par hiram3330 dans : Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire
Protégé : « Ank »: »La Vie » – 3°- 11 décembre, 2023
Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Contribution , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.Des livres … 9 10 décembre, 2023
Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaireDes livres … 9
Curieusement, depuis quelques mois ma « sensibilité » c’est accentuée, notamment dans le choix de mes lectures, et de mes re-lectures … Maturité ? Heu …. Intuition ? Qui sait … Moment idoine ? Sûrement … ..
Des livres, des auteurs de facto itou, traversant l’espace-temps, ont enrichi et balisé mon cheminement entre ces deux derniers solstices estivaux …
Est-ce le fait du « hasard » ?
Pour moi, comme pour d’autres, le « hasard » n’existe pas, c’est une conviction qui est née en moi il y a des « lustres » …., quelques petites années, cinq environ, après avoir bénéficié d’un apport de lumière… Alors je fais avec, je fais sans, mais je fais (fée) …..
Il est cocasse n’est-ce pas d’avoir recours à des « écrits » pour tenter d’y percevoir un bornage hétéroclite, mais bien réel pour moi, faisant des « auréoles de clarté(s ?) » avant que mes pas laissent une trace, fugace, dans la poussière que je serai moi aussi, au moins provisoirement …
Pourtant l’écrit, quel qu’il, soit stimule l’intellect, et faire réagir l’intuition trop souvent bridée. En « lisant » nous sommes face, non pas à une toile privée, mais en symbiose avec notre conscient/inconscient entr’autres … .. Face à un écran, par la vue sollicitée, la « vitesse » des images, l’aspect trompeur de nos propres descriptions, et j’en passe, nous sommes « passifs » …. Et ces images vont venir subrepticement s’incruster sans notre volonté éveillée, et rester figées sans un contrôle personnel sur icelles ….
Peu me chaut le « style littéraire », il ne s’agit pas pour moi d’un « choix de ce type » ; seul compte à mes yeux, à mon cœur et à mon cerveau (à défaut d’esprit …) l’éther que ceux-ci ont pu produire dans les brumes de ma trajectoire, notamment dans un récent présent … ..
Parfois ce sont justes quelques phrases, quelques paragraphes qui ont heurtés les silex de mes réflexions personnelles, qui ont même parfois produit des « étincelles » ravivant celle que j’ai, comme vous, dans l’intimité de mon « essence » … … …
Dans cette « phase », si tant est qu’il y en ai au moins une autre, ce sont neuf (9) livres que j’ai choisis et/ou retenus. En fait l’objectivité m’incite à préciser que je « pense » que ce sont plutôt eux qui m’ont choisis, se sont « imposés » à ma conscience inconsciente, mais alerte … Aussi sachez bien que ce qui vaut pour moi …. n’est pas identique à ce qui vaudrait pour chacune et chacun d’entre vous …
Qu’il en soit donc ainsi …… . en ce jour de décembre proche du solstice hivernal …
* * * * *
Le neuvième …
* * * * *
Les Arcana Arcanorum
et les Rites Maçonnique Egyptiens
de Memphis et Misraïm
Une Voie pour l’Occident
Axel Karol
Ce pourrait être, telle l’expression « usitée » (que personnellement je n’apprécie guère), « du lourd » …
Que d’encre, de salive, de « combats », « d’imprécations », etc …. ruissellent de cette paire de mots « latin (?) » au sein, et hors du sein d’une franc-maçonnerie « dite égyptienne » et d’un Rite (pas unique) nommé Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm …
Que de fantasmes, que de phantasmes, que de diatribes enflammées, que d’excommunications (cocasse non ?), que de polémiques, bref que de poussières plutôt délétères poussées par un vent pollué ….?
Mais si je m’en réfère à Jean, « La Lumière luit à travers la Ténèbre » et paraît-il d’aucuns n’en sont même pas conscient (en un seul mot … quoi que …).
Certes ces « Arcana Arcanorum », pour faire simple, peuvent être « définies/décrites » (?!) comme un ensemble d’enseignements et de pratiques théurgiques et alchimiques relevant d’une manière ou d’une autre d’une certaine « Magie » ancestrale (?) et celée par celles et ceux de jadis qui en furent les « gardiens » …..
Alors maçonniques ou pas ? Alors maçonniques et … Spirituelles ? Alors pour moi peu me chaut … Je laisse aller mon « intuition » vers des rives qui hèlent ma / mes sensibilité(s) profonde(s) … ..
Cet ouvrage m’a ouvert, personnellement, des champs de réflexions/méditations qui vont loin, très loin, en fait au plus profond de moi je pense … Le concret et l’abstrait, le scientifique et le spirituel, le matérialisme et l’hermétisme, le « magique », celui qui relie le « créé et l’incréé » … ..
C’est transcendantal que ces chapitres qui se suivent, se mêlent aussi (après lecture), ces « schémas colorés ou pas, ces « sources historiques » bref l’environnement choisi par l’intelligence, la pensée et l’expression de l’auteur …
Gnose ! Une (?) Gnose ! La (?) Gnose !
En deçà et au-delà de la Maçonnerie !!
Hérésie que voilà !!! Ma compréhension c’est élargie au contact des phrases posées au fil des pages …
Nous sommes bien loin d’une époque (199., à l’orée des années 2000) et du « combat » (en un seul mot mais qui sait ….) des coquelets se parant grossièrement de « statures » , de « preuves », de « textes quasiment bibliques », bref probablement des excroissances malignes d’ego délétères …. L’homme reste ici aussi, hélas, d’une immense petitesse …… .
Ce livre, et donc son auteur, me semblent bien l’un et l’autre (oui ça arrive d’être en accord profond avec soi-même …) bien ailleurs que du « marigot » où pataugent des « ego », de la « cordonite » insane, où la seule « grandeur » que j’y perçois personnellement est celle de se croire « dieu » (oui sans majuscule !) et cela est attristant, et cela me navre, et cela heureusement n’est qu’une étape « noire » (au sens Alchimique) d’un cheminement de cherchant discret et travailleur de le silence de leur conscience en toute indépendance et sincérité …
Chaque « chapitre » est une étape d’une clarté à découvrir, chaque « Chapitre » est est « celui de Chevaliers en queste », chaque chapitre déclenche une étincelle, minuscule mais vivante et vivace, sur le Chemin que nous avons emprunté (et donc à rendre enrichi) …
Je semble « grandiloquent » mais en fait c’est le plaisir, en tous états, de ressentir ici un balisage menant vers des pistes, et des voies, que je ressens intimement comme non pas « progressistes » (?) mais « progressives » (!) vers ce que je recherche en toute conscience, en toute sincérité, en toute humilité également … ..
Alors que vous dire ici et maintenant sinon que vous inviter à le lire, le relire, avec « l’esprit ouvert », le « cœur pur », et la « sérénité de votre être » …
Qu’il en soir ainsi, c’est le vœu que je formule sincèrement pour vous en ce mois de décembre …
Les Nornes, tisseuses du destin | VIKING Lore
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