PASSER DE L’AVOIR À L’ÊTRE. 28 avril, 2024
Posté par hiram3330 dans : Contribution , trackbackPASSER DE L’AVOIR À L’ÊTRE.
Ce matin, ou peut-être il y a quarante j’ai fait le premier pas, puis le deuxième et le troisième maladroitement, le dos courbé vers la terre, je passer par une porte basse, les yeux voilés. Une arme pointée sur mon torse a réveillé, touché mon cœur. J’ai balbutié en pleine confusion comme un Babylonien incapable de trouver les mots, une voix sortie des ténèbres m’a demandé que voulez-vous ? J’ai répondu voir, voir la Lumière, voir enfin. Retrouver la Parole, la Source de la nature, du monde. La voix à nouveau, puisqu’il a pu éprouver les épreuves qu’il voit et qu’il médite.
Je ne le savais pas encore, j’avais fait mes premiers pas, de l’avoir vers l’être, de la curiosité des savoirs vers la Connaissance de l’être. Comment cela était-il possible ? Comment passer du visible des apparences, à la beauté de l’invisible. De l’éphémère des avoirs, à la pérennité de l’être ? Il me fallait encore fermer les yeux du corps, et ouvrir l’œil de mon cœur. Dans cette longue marche vers l’infini, vers ein soph mon bâton de pèlerin, mon rite, mon guide d’une main et de l’autre les mains de mes Frères qui m’attendaient à la sortie des ténèbres de la caverne. Le chemin est long de l’avoir à l’être, mais il est parsemé d’oasis, chaque est féconde, chaque fin est un début. Chaque oasis, est une nouvelle espérance. Je pense à cet instant au Chant du Monde de Jean Lurçat, ce message porté vers chacun de nous sur les ailes de l’espérance.
L’artiste, le poète, comme Jean de Patmos a vu la destruction du monde arriver. Mais il a vu et entendu les trompettes de l’Apocalypse. À la grande menace, au grand charnier, à la fin de tout succède la venue de l’homme en gloire dans la paix, par l’eau vive et pure, par l’air et le feu qui régénère toutes choses et féconde l’Amour du beau dans la poésie du monde.
L’homme qui passe de l’avoir à l’Être retrouve la pureté de son Cœur, il est débarrassé des scories de son esprit, c’est juste un Cœur pur disponible pour l’Amour des autres, de ses Frères jusqu’à l’infini ein soph. L’artiste Jean Lurçat semblait lire sur les murs qu’il tendait de laine nos lendemains, les jours qui passent de nos ténèbres vers la Lumière, de nos avoirs à notre Être. Ses tapisseries qu’il qualifiait de simple tissu, c’est bien plus, c’est l’image du tissage de notre véritable vie avec tous ses fils de vie entremêlés. Est-ce un hasard que les tapisseries de Jean Lurçat soient exposées dans l’Hôpital St Jean d’Angers à proximité de l’Apocalypse de Jean patron de nos Loges. La contemplation de ses œuvres démontrent qu’il n’y a pas de temps entre elles, qu’elles participent et chantent ensemble au désir de rénovation du monde, le passage de l’avoir à l’Être là est le véritable Chant du monde, le chant de l’universel plein d’humilité devant l’infini.
Jean-François Guerry
SOURCE : http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2024/04/passer-de-l-avoir-a-l-etre.html?
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