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ENQUETE SUR LA FRANC-MAÇONNERIE MARTINIQUAISE et La Franc maçonnerie en Martinique 15 mai, 2024

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Qu’est-ce que le TEMPS ? et Pourquoi le temps s’arrête t il à la vitesse de la lumière ? 14 mai, 2024

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Protégé : Le symbolisme de la construction du temple – 12°- 13 mai, 2024

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L’écriture de la Bible à la lumière des nouvelles technologies 12 mai, 2024

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LES ORIGINES HISTORIQUES CACHÉES DERRIÈRE LES MALÉDICTIONS ÉGYPTIENNES

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LES ORIGINES HISTORIQUES CACHÉES DERRIÈRE LES MALÉDICTIONS ÉGYPTIENNES

 

La fascination pour l’Égypte antique n’a jamais été sans risque. Depuis les premières fouilles archéologiques, des récits de malédiction accompagnent régulièrement les découvertes. Qu’en était-il réellement au cœur de la société égyptienne ?

Hollywood nous l’a bien appris : mieux vaut ne pas déranger le repos éternel d’un pharaon. Pièges antiques, malédictions et autres momies veilleraient en effet sur les dépouilles des rois égyptiens et menaceraient quiconque oserait s’en approcher.

 
LES ORIGINES HISTORIQUES CACHÉES DERRIÈRE LES MALÉDICTIONS ÉGYPTIENNES dans Contribution
Après l’extraction des trois cercueils gigognes de Toutankhamon de leur sarcophage à l’aide d’un système de poulies et d’élingues, Carter nettoie délicatement le couvercle du deuxième cercueil. La momie du roi se trouve alors encore dans le cercueil interne.- PHOTOGRAPHIE DE HARRY BURTON

En haut de la liste des maléfices millénaires : la malédiction du tombeau de Toutankhamon, qui défraye aujourd’hui encore la chronique. Suite à la découverte du tombeau du roi au masque d’or en 1922, plusieurs personnalités associées à la découverte se sont brutalement éteintes.

« Tout est parti du décès prématuré du mécène de Carter, Lord Carnarvon, quelques mois après la découverte », présente Isabelle Régen, égyptologue spécialisée des textes funéraires égyptiens de l’équipe Égypte Nilotique et Méditerranéenne (EnIM) de l’Université de Montpellier. « De là s’est ensuivie une série de biais de confirmation de la « malédiction » face à tout événement perçu comme inhabituel. Pourtant, Howard Carter est décédé presque vingt ans après la fouille ! »

Si les premières fouilles méthodiques des tombeaux égyptiens sont attribuées à Sir Flinders Petrie, en 1880, la civilisation égyptienne fascine depuis longtemps les sociétés occidentales. Les momies elles-mêmes furent ainsi utilisées dans divers domaines, de la fabrication de pigments à l’organisation de soirées de « déballage de momies », en passant par la confection de remèdes.

À la suite de la malédiction du pharaon, d’autres malédictions se succédèrent pour entraîner dans la tombe explorateurs, mécènes et archéologues ; encore aujourd’hui, les suspicions refont surface dès la découverte de nouveaux artefacts. En 2018, la découverte d’un mystérieux sarcophage noir avait ainsi inquiété de nombreux internautes.

Cependant, si l’Égypte antique est souvent perçue comme une société profondément mystique, presque occulte, qu’en était-il réellement, au temps des pharaons ?

La Vallée des Rois, Égypte

Longtemps le lieu de sépulture de la haute noblesse égyptienne, la Vallée des Rois abrite au moins soixante-trois tombeaux qui ont été identifiés, y compris celui du pharaon Toutankhamon. La mort prématurée de plusieurs archéologues à l’origine de la découverte du tombeau a été attribuée à la malédiction du pharaon.

DERRIÈRE LES MALÉDICTIONS, LA JUSTICE

Si l’idée d’une intervention paranormale est loin de convaincre la communauté scientifique, la présence de formules de menace à l’entrée des tombes antiques est quant à elle bien réelle, et ce chez les plus hauts représentants de la société de l’époque comme chez les personnalités plus anonymes.

« Ce type de formulation dissuasive se retrouve ailleurs, dans des documents relatifs à des donations ou dans des décrets. L’objectif est donc essentiellement lié à la préservation d’une propriété », explique Isabelle Régen. « Il n’est pas fortuit que la phraséologie de ces inscriptions présente des similarités avec celle de la sphère juridique. L’égyptologue Jan Assmann a […] formulé l’hypothèse selon laquelle ces formules de menace viendraient compenser les erreurs et les vides juridiques. »

Plutôt que de faire appel à des forces surnaturelles, les « malédictions » pourraient donc remplir le rôle de rappel des sanctions encourues. L’étude des textes juridiques égyptiens a en effet permis de créer un parallèle entre les menaces faites aux pilleurs de tombe et les sanctions de l’époque. En cas de capture, le criminel pouvait en effet faire face à de nombreuses condamnations particulièrement violentes n’ayant rien à envier aux menaces d’une malédiction.

Entre autres, l’humiliation publique, la mutilation du visage ou des membres, ou encore les coups de bâtons pouvaient être invoqués. Dans les cas les plus graves, les sanctions pouvaient aller jusqu’à une exécution par le feu ou les animaux sauvages, voire jusqu’à la punition de la famille du coupable.

Pis encore, elles pouvaient se prolonger dans l’au-delà, expliquant une grande partie de l’aspect religieux des menaces.

« La violence promise à l’éventuel transgresseur pouvait ne pas s’arrêter ici-bas, mais se prolonger après sa mort », ajoute l’égyptologue. « [Par exemple, au travers de la] non-admission dans l’au-delà par le tribunal divin ; la privation de sépulture et d’offrandes, l’oubli ou la destruction du nom du défunt. »

LA PART DES DIEUX

Même libérées de leur nature paranormale, les mises en garde aux portes des tombes égyptiennes soulèvent de nombreuses questions, et les nombreuses références à la mort et à l‘au-delà esquissent une société très spirituelle.

« L’historien grec Hérodote, au 5esiècle avant notre ère, disait que les Égyptiens étaient les plus religieux de tous les hommes », rapporte Isabelle Régen. « Il faut dire que la religion imprégnait tous les domaines de l’existence, de la naissance au trépas ; elle n’était pas cantonnée à une place définie. »

Selon l’égyptologue, les textes anciens racontent en effet une vie tournée vers les dieux et dédiée à un culte resté anonyme : à l’inverse de la chrétienté, du bouddhisme ou encore de l’islam, le culte des divinités égyptiennes ne possède pas de nom.

« En égyptien, le mot « religion » n’existe pas ; le terme de religion vient d’un mot latin, religio », explique la chercheuse. « Les calendriers de fêtes que nous possédons suggèrent une vie religieuse intense ; un calendrier des Jours Fastes et Néfastes indique que la religion pouvait influer sur les actions du quotidien. »

Au centre de ces cultes se trouve un panthéon qui subit de nombreuses évolutions au cours de l’Histoire. S’étendant sur près de trois millénaires, de 3400 à 332 avant notre ère, la période de l’Égypte antique connut de nombreuses variations aussi bien sociales que politiques, ou encore religieuses.

« Pour les époques les plus reculées, cela est ardu à démêler, mais il est évident que les Égyptiens furent traversés par diverses influences, et ce tout au long de leur histoire, car la religion égyptienne est un concept dynamique », explique Mme Régen. « Le polythéisme évolue dans le temps et l’espace, car la religion est ancrée dans la réalité historique, sociologique et culturelle du pays. »

Parmi ces influences, plusieurs divinités d’autres panthéons purent être intégrées au culte, particulièrement durant le Nouvel Empire, de 1551 à 1080 avant notre ère. Débutant sous le règne d’Ahmôsis Ier et s’achevant avec Ramsès XI, c’est également cette dynastie qui vit le règne de figures emblématiques de l’Égypte antique, telles qu’Akhenaton ou Toutankhamon.

Caractérisée par de nombreuses conquêtes et une expansion territoriale, elle entraîna un contact avec de nombreuses autres ethnies, en particulier au Proche-Orient et en Nubie. À la suite de ces conquêtes, le panthéon égyptien se retrouva enrichi de plusieurs divinités.

« La traduction la plus manifeste de ces influences étrangères dans la religion égyptienne est l’intégration de divinités non égyptiennes […], comme par exemple, les déesses Anat, Artasté et Qadech et les dieux Réchep, Baâl, Ach, Sopdou et Dédoun », cite l’égyptologue. « Enfin, comme l’hybridation culturelle se fait dans les deux sens, les Égyptiens furent influencés et influenceurs. Le cas de la Nubie (actuel Soudan) en offre de nombreux témoignages. »

Selon Isabelle Régen, d’autres dieux plus connus cohabitèrent également avec les divinités égyptiennes, tels que des divinités grecques et romaines, pour lesquelles des temples furent construits à Oxyrhynchos. Plus célèbre encore, dans la ville d’Éléphantine au sud de l’Égypte, un temple dédié à Yahvé est cité dans des écrits du 5siècle.

S’adaptant au fur et à mesure de l’évolution de sa civilisation, le culte des divinités égyptiennes imprégna ainsi chaque aspect de la vie des Égyptiens anciens. Plus qu’une malédiction surnaturelle, les sanctions s’appuyant sur des références religieuses faisaient donc surtout office de punitions exceptionnelles, réservées aux crimes les plus graves. 

Des déesses ailées protègent chaque coin du sarcophage en pierre de Toutankhamon, qui repose encore dans ...

Des déesses ailées protègent chaque coin du sarcophage en pierre de Toutankhamon, qui repose encore dans son tombeau de la Vallée des Rois. On sait que d’autres membres de la royauté égyptienne furent inhumés dans la zone, mais leurs sépultures ne furent jamais localisées, ce qui soulève une question passionnante : est-il encore possible de découvrir d’autres tombeaux comme celui de Toutankhamon ?

« COLD CASE » DÉSERTIQUE

Face à des pratiques si anciennes, il est malheureusement inévitable de perdre une grande partie des données historiques. L’ancien égyptien étant une langue morte et l’alphabétisation ne concernant qu’une frange minoritaire de la population, de nombreux détails de la vie spirituelle de l’époque resteront certainement hors d’atteinte.

« Dans le cas d’un rituel, on ne peut assister à l’acte in vivo et on se retrouve donc face à des « cold cases » dont on doit collecter l’ensemble des éléments encore observables », explique Isabelle Régen. « Il est évident que tout un pan immatériel ou éphémère de la cérémonie nous échappe presque totalement, comme par exemple les émotions ressenties par l’officiant ou le public. Il faut donc apprendre à raisonner avec cette absence. »

En l’absence d’une grande partie de ces informations, les recherches théologiques ressemblent donc bien souvent à un immense jeu de piste dans le désert : un exercice qui se heurte également à la nature même des documents retrouvés.

« L’écrit, sorte d’ersatz de la parole perdue des anciens Égyptiens, doit inciter à la prudence […]. Il faut toujours se demander qui a écrit ce texte, pourquoi, et dans quel contexte », met-elle en garde. « En d’autres termes, il ne faut pas toujours prendre le texte au pied de la lettre, particulièrement dans le domaine historique. »

Trésors perdus de la Vallée des Rois - Bance annonce

TRÉSORS PERDUS DE LA VALLÉE DES ROIS – BANCE ANNONCE

Pour pallier ce problème, la confrontation avec les données archéologiques peut limiter en partie les risques de mauvaise interprétation. L’histoire de l’Égypte antique s’étendant cependant sur plusieurs siècles, il arrive régulièrement que les lieux ou évènements évoqués dans un texte aient depuis longtemps été avalés par le sable et la poussière.

Dans ces conditions, il est donc très complexe pour les chercheurs et chercheuses de réellement reconstituer les rites égyptiens dans leur intégralité, laissant de nombreux angles morts à l’interprétation des textes.

De ces zones d’ombre naissent la majorité des théories et mythes de malédictions antiques. Impossibles à démentir ou à confirmer, elles participent encore aujourd’hui à renforcer la fascination du public pour la civilisation égyptienne.

« L’imaginaire tient une grande place dans notre perception de la civilisation égyptienne ancienne. [Les idées reçues] sont nombreuses », conclut Isabelle Régen.

 

Source : DE LOU CHABANI -PUBLICATION 18 JANV. 2023

 

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LE PROLOGUE DE JEAN. UNE ÉPIPHANIE ?

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LE PROLOGUE DE JEAN. UNE ÉPIPHANIE ?

LE PROLOGUE DE JEAN. UNE ÉPIPHANIE ?
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LE PROLOGUE DE JEAN. UNE ÉPIPHANIE ?

Le prologue de Jean est-il une épiphanie des dieux, ou une hiérophanie une manifestation du sacré ? Une fois le livre ouvert au prologue de Jean le maçon se trouve dans un espace sacré, il est en capacité de recevoir la Lumière, la puissance de la Lumière. Cette Lumière qui irradie les êtres, les éveillent. Certains s’en sont saisit d’autres pas, certains ont reçu sa puissance et d’autres pas. Les hommes qui se sont tournés exclusivement vers la matérialité, se sont éloignés de la lumière de l’esprit. Leurs yeux peu à peu se voilés, incapables de voir. Les démons de la matière ne conférent rien à leur esprit, mais simplement envahissent leur corps.

LE PROLOGUE DE JEAN. UNE ÉPIPHANIE ?  dans Recherches & Reflexions

Ils se sont retrouvés dans l’incapacité de voir la Lumière subtile répandue par les dieux, cette Lumière accessible seulement par les yeux du cœur. Ils ne peuvent absorber la Force du feu divin et l’établir en eux, ceux-là ne sont pas entre les colonnes B et J. Ils sont en dehors du Temple de la Lumière, de la Grande Lumière. S’ils consentent au don au sacrifice, s’ils veulent faire de leur corps un Temple, ils pourront contempler la Lumière du feu divin, aspirer une partie de la Force de ce feu Lumière qui régénère tout. C’est ce feu éternel de la Lumière principielle qui éclaire, illumine et réunit les hommes dans le Temple sacralisé. Alors l’espérance demeure même quand il n’y a plus d’espoir.

 Jean-François Guerry.

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SOURCE : http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2024/05/le-prologue-de-jean.une-epiphanie.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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Protégé : Le maçon est content … – 1°- 11 mai, 2024

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Protégé : 3 TYPES DE FRANCS-MAÇONS – 2°- 10 mai, 2024

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Planche sur « Les nombres » 9 mai, 2024

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Planche sur « Les nombres »

 
 
Planche sur « Les nombres » dans Contribution pay-2662758_1280-696x392

Du site officiel de la GLIF

Pythagore (580–500 av. J.-C.) et l’art de faire entendre les nombres.

Les nombres font partie des réflexions qui animent l’esprit des Maçons, comme des penseurs de tous temps, car ils ont une forte teneur symbolique. Notre TCF Gérard Lefèvre nous propose sa vision ou plus exactement sa sensation. Il écrit:

Pythagore dans Contribution

Par cette réflexion et ce qui en découle, j’ai voulu retranscrire ma propre sensation sur les nombres. Certains points se dégagent des œuvres maçonniques car ils correspondent à ma propre sensibilité, mon sentiment.

Comme le dit l’Écriture, Dieu a tout créer par le poids, le nombre et la mesure, dans le plan matériel comme dans le plan astral.

Les lois qui s’appliquent, en réalité, à toute création, est là un mystère.

La loi des nombres en métaphysique : qu’est-ce que c’est ? En quoi les nombres régissent-ils le monde et la nature ? Quel rapport entre mathématiques et philosophie ?

Au-delà de leur aspect pratique, les nombres permettent en effet d’approcher la structure de l’univers : ils portent une valeur symbolique profonde et véhiculent la force logique.

Les nombres soutiennent le raisonnement : les mathématiques, à travers l’arithmétique et la géométrie, sont la science de l’ordre.

Les nombres ont donc une valeur concrète (ils décrivent la matière) aussi bien qu’abstraite (ils fondent l’argumentation et soutiennent les idées).

Pour Platon, les nombres régissent le monde des idées, le seul qui puisse permettre d’accéder à la réalité et à la vérité. L’idéalisme de Platon est une invitation à nous écarter de nos perceptions sensibles, sources d’erreur et d’illusion, pour entrer dans le domaine des « idées vraies ».

Les nombres seraient donc un moyen d’accéder au plus haut degré de la Connaissance : ils donneraient la clé de l’ordre intérieur et de l’harmonie cosmique. C’est en particulier la vision de Pythagore à travers sa célèbre Tétraktys, véritable religion des nombres.

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TETRAKTYS, Pythagore

Considérés du point de vue de leur constitution, les nombres sont masculins ou féminins, ce qui, dans leur langage, se traduit par la question de pair et impairs ; les nombres pairs étant féminins et les nombres impairs masculins (cette notion a été appliqué à la poésie en transposant le sexe des nombres dans la terminaison des rimes).

Outre cette constitution, le nombre peut être considéré aussi lorsqu’il atteint deux chiffres dans sa situation naturelle et dans son reflet, comme 13 et 31 ou comme 26 et 62.

Un nombre peut encore être considéré dans un plan d’action, puisqu’il est d’autant plus spirituel qu’il se rapproche davantage de l’unité. Ainsi le nombre 3 agit dans un plan spirituel ; le nombre 3 au carré, ou 6, agit comme un 3 dans le plan astral (plan des mesures planes).

Le nombre 3 au cube, ou 9, agit dans le plan de la matière et des formes matérialisées.

Cette matérialisation devient d’autant plus intense que la puissance attachée au nombre primitif augmente.

Ainsi 3 à la 6e puissance est deux fois plus matérialisé que 3 au cube.

Inversement, on ramène un nombre de la matière vers l’esprit en extrayant sa racine, c’est à dire en rejetant dans le plan matériel toutes les puissances matérialisantes pour extraire le nombre spirituel ou l’esprit qui anime le nombre matérialisé.

Si nous plaçons l’infini spirituel en tête des nombres c’est le nombre 1 qui se rapprochera le plus de cet infini et qui sera plus grand que tout. Au contraire, plus un nombre s’éloignera de l’unité et contiendra des chiffres, plus il se rapprochera de l’infiniment petit ; plus un nombre a de zéro ou de chiffres, plus il est matériel dans l’échelle des nombres.

Les opérations qui se font sur les nombres ont aussi une grande importance ; ces opérations se réduisent à deux :

L’addition, simple dans laquelle les nombres s’unissent les uns dans les autres pour se matérialiser de plus en plus en un nombre total. Il faut souligner que la multiplication est une addition fonctionnant très vite par des artifices de calcul ;

La soustraction dans laquelle les nombres s’extraient les uns des autres pour remonter lentement vers l’unité et par suite, pour se spiritualiser, dans le cas de la division ou d’extraction de racine, la soustraction est considérablement activée par des artifices de calcul.

Je vais vous donner un aperçu de chaque chiffre qui est non seulement une lettre, mais encore un symbole complet d’une langue particulière, il est évident qu’une analyse complète de chaque nombre demanderait de très long s développement.

Le nombre 1 :

Est la représentation de l’unité, il constitue la synthèse et le point de départ de tous les nombres, c’est en s’ajoutant à lui-même et en se retranchant de lui-même que se déterminent les opérations.

Il peut évoquer le Principe, à la fois créateur et création, manifesté et non manifesté, fini et infini, limité et illimité : l’Un est le principe actif de l’univers et l’univers lui-même, c’est-à-dire le cosmos. Il ne peut rien y avoir avant le 1, et rien après. Le 1 contient tout, y compris le Créateur. C’est donc l’essence de toute chose.

Pour les Pythagoriciens, l’1 est la Monade, c’est-à-dire l’unité parfaite, principe et cause active de toutes les choses. De la Monade dérive la Dyade, qui joue le rôle de matière sous-jacente à la Monade.

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Le nombre 2 :

Correspond au premier nombre féminin, complémentaire du « 1 » et figurant la réflexion du « 1 » sur lui-même, la projection du créateur dans le plan astral la constitution du premier complémentarisme.

Le chiffre 2 s’oppose à l’unité du 1. Il introduit la négation, l’opposition, certains diront le « mal » ou le démon.

Le mythe du péché originel illustre bien cela. Adam et Ève se sont écartés de l’Arbre de vie (symbole de l’unité) pour croquer du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, symbole du dualisme, de la souffrance et de la mort.

Le chiffre 2 représente donc la condition humaine pécheresse : l’homme est condamné à expérimenter tous les jours cette division intérieure, cause de souffrance intime, chemin de mort.

Les outils maçonniques regroupés par deux (maillet et ciseau, compas et équerre, règle et levier, perpendiculaire et niveau) et le pavé mosaïque, le Soleil et la Lune sont aussi les représentants de cette dualité.

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Le nombre 3 :

Le 3 est la première créature résultant de l’union du « 1 » et du « 2 », c’est la première figure fermée constituant un plan, et comme forme, il correspond au triangle.

C’est aussi la Sainte Trinité :

Le Père (Si le Père est le principe de la Trinité en raison de sa paternité, il convient également de le nommer l’architecte de la création et du salut.),

Le Fils (aspect masculin, solaire, le Feu)

L’Esprit Saint (aspect féminin, lunaire, l’Eau).

L’Un inconnaissable contient potentiellement en lui les Deux. Les Deux exprimés par le Un, c’est-à-dire issus du Un, L’Un et les Deux sont ainsi consubstantiels.

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Le nombre 4 :

A titre de premier chiffre du plan astral, le « 4 » est représenté par le carré.

Avec le Quatre nous pénétrons encore davantage dans la Création. Nous retrouvons les quatre éléments constituant la base de la matière et connus de tous les alchimistes :

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Selon Lao-Tseu dans le Tao Te King, « le Tao engendre Un, Un engendre Deux, Deux engendre Trois, et Trois engendre toute chose ».

Le 4 serait donc « toute chose » : c’est le chiffre qui nous permet d’approcher la plénitude de la réalité.

Le 4 est donc le chiffre du monde manifesté, déployé dans toute sa perfection. Il est la décomposition aboutie du Principe à travers la matière, l’espace et le temps.

Les cycles sont intimement liés au chiffre 4. En effet, tout cycle comporte un début et une fin, un point haut et un point bas, soit 4 étapes :

Le cycle du soleil comporte deux solstices et deux équinoxes, c’est-à-dire deux opposés et deux équivalents, de même pour les quatre phases de la lune, etc.

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Le nombre 5 :

Il est le seul nombre masculin du second plan, il a comme une forme personnelle, l’étoile à cinq branches ou pentagramme, représentant en astral l’image de l’homme comme la croix y représente l’image de dieu.

Selon la Kabbale, c’est le chiffre de l’Homme parfait – débarrassé du côté animal. Selon la Bible, il est le symbole de l’Homme-Dieu de par les cinq plaies du Christ en croix – à ce titre, il est aussi considéré comme le nombre de la grâce.

Ce nombre est le milieu des 9 nombres. Il caractérise l’équilibre et l’harmonie. Il est la somme du 1er nombre pair et du 1er nombre impair. Il symbolise la force et les limites de l’homme dans sa maitrise de l’univers. C’est alors que l’on dit que la matière s’équilibre avec l’esprit d’où l’entrecroisement de l’équerre et du compas. D’ailleurs, le graphisme du 5 pourrait se faire avec ces 2 outils. Un angle droit et un demi-cercle. Pour aller plus loin il s’agirait plus d’un demi-carré et d’un demi-cercle. Le demi carré suggère l’homme et son côté cartésien tronqué de sa moitié, c’est à dire qu’il peut accéder à la connaissance par la raison mais non manifesté. Le demi-cercle représente la matrice prête à être fécondée.

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Le nombre 6 :

A, comme représentation personnelle, l’image de la nature, avec deux courants de forces évolutives et involutives, courants figurés par deux triangles entrelacés appelés « étoile de Salomon », ou hexagramme. Avec ce chiffre se termine le plan astral.

Par son équilibre, le 6 évoque la stabilité, la symétrie et l’harmonie. Nous allons voir que ce chiffre structure l’espace et le temps.

Cependant, si le 6 est perfection, il n’est pas achèvement, cette qualité étant réservée au 7.

Le temps, les cycles et le cercle.

Les divisions du temps se font encore aujourd’hui sur la base du chiffre 6, selon l’héritage babylonien. D’autre part, le chiffre 6 peut représenter la roue, image d’un cycle parfait.

A noter que le cercle se laisse facilement diviser en 6 : un compas ouvert à la mesure du rayon permet de définir 6 points parfaits sur le cercle.

Le chrisme et les six directions de l’espace.

Le chrisme est une croix chrétienne formée des initiales de Jésus Christ en grec (I et X : iota et khi). C’est une croix à six branches. Une vision en trois dimensions permet d’imaginer les 4 directions cardinales (horizontales) coupées par un axe vertical :

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Ainsi le 6 représente toutes les directions spatiales. Il fait naître la sphère.

Le nombre 7 :

Est le premier masculin du plan matériel, il caractérise l’influence divine dans le plan matériel représenté dans le ciel par les sept plans astraux, les sept luminaires de l’Apocalypse, dont la forme géométrique est l’étoile à sept branches ou heptagramme qui indique la position astrologique des astres dans le ciel et l’origine des de la semaine chez les peuples latins.

Le « 7 » est supposé porter bonheur car c’est un chiffre sacré dans de nombreuses religions. Dans la Bible, Dieu a créé le monde en sept jours. Les pèlerins musulmans tournent sept fois autour de la Kaaba, le grand cube noir de La Mecque. Et selon les hindous, le corps a sept sources d’énergie appelées les chakras

Autrement vu, le chiffre 7 peut symboliser l’union des contraires. C’est la rencontre de deux éléments de valeur différente, en l’occurrence le 3 et le 4. L’un peut symboliser l’homme, l’autre la femme, ou encore le soleil et la Lune.

Le 7, comme le 3, résout la question de la dualité par la fécondité de l’union, rendue possible par la différence qui existe entre les deux parties. C’est par conséquent le chiffre de l’homme nouveau, complet, à la fois actif et passif, homme et femme (androgyne), corps et esprit.

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Le nombre 8 :

A comme figure personnelle le cube, c’est véritablement l »’image de la première matérialisation complète, mais fixe. Comme représentation des autres plans, ce nombre peut être figurés par deux carrés entrelacés ou par une double croix donnant dans les deux cas, le nombre 4+4 ; sous forme de la double croix, il indique la première notion de la matière en mouvement.

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– Le nombre 8 symbolise le pouvoir, la justice et l’expansion. À travers une personnalité, il donne une grande force d’accomplissement et une énergie impressionnante. Le 8 est un bélier lancé à pleine vitesse, il brise les obstacles sans chercher à les contourner.

– Le chiffre 8 est avant tout celui de l’espace et de la matière.

Il est l’image du multiple et de la totalité : il représente le cosmos tout entier. Le 8 ne crée pas lui-même mais contient tout ce qui a été créé.

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Il évoque aussi l’équilibre, la justice et la perfection : c’est l’univers organisé, ordonné selon le plan de Dieu.

En musicologie, le chiffre 8 rappelle l’octave, soit l’intervalle parfait qui sépare deux notes de même nom.

Le nombre 9 :

– Sa représentation personnelle, un cercle et comme symbole, le serpent qui se mord la queue (l’ouroboros des Grecs), il symbolise la nature matérialisée, comme le « 8 » indique l’homme matérialisé et le »7 » la divinité réfléchie dans la matière.

– Le « 9 » est donc la matière en mouvement, c’est pourquoi toutes les multiplications de ce nombre le reproduisent toujours : deux fois 9=18, 1+8=9, quatre fois 9=36 etc.

– Le 9 donne la vie. Il annonce la fin d’un cycle et le recommencement d’un nouveau. La boucle se prolonge sous la forme d’une spirale, traduisant une transposition sur un plan différent. 9 muses, 9 attributs de la puissance divine, le chiffre 9 harmonise les énergies.

– Il évoque les 9 mois de la grossesse, au terme desquels naît un homme nouveau : c’est le chiffre des initiés.

– Le chiffre 9 est central dans beaucoup de civilisations :

– Chez les Égyptiens, l’ennéade est le groupe de 9 dieux qui rassemble toutes les forces de l’univers (Atoum, Tefnout, Shou, Geb, Nout, Osiris, Isis, Seth et Nephthys),

– Chez les Grecs, les neuf muses représentent les sciences et les arts ; Léto, maîtresse de Zeus, enfante en neuf jours de souffrance,

– Dans la Chine ancienne, le 9 symbolise le yang, la plénitude du pouvoir masculin et impérial,

– Chez les Aztèques, on parle des neuf cieux et des neuf plaines de l’enfer.

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Le nombre 10 :

– Est la synthèse des trois plans précédant, il ramène la diversité à l’unité, il indique la reprise de l’unité synthétisante ‘’1’’ sur l’infini multiplicité ‘’0’’ ; il est figuré par le point au centre du cercle, image du soleil et de l’œil humain, il peut être aussi représenté par la croix au centre de l’hexagramme.

– Le chiffre 10 : l’homme initié.

– La secte pythagoricienne était fondée sur la science cachée des nombres. Pour accéder aux mystères, il fallait être initié et prêter serment sur le chiffre 10 : Par Pythagore, qui a trouvé la Tétraktys de notre sagesse, Source qui contient en elle les racines de la nature éternelle.

– Être initié au chiffre 10, c’est accéder à l’ultime Connaissance. C’est prendre conscience de la perfection de l’univers, mais aussi de la perfection en soi.

– L’initié est celui qui réussit à trouver sa place dans le cosmos, brisant l’illusion de la séparation. Il devient un être de lumière en parvenant à réconcilier son universalité et son individualité.

– C’est bien ce que Pythagore décrit dans ses Vers d’or : « Ces quatre nombres qui, réunis par l’addition, produisent le nombre dix, constituent l’Être, tant universel que particulier. »

– Le chiffre 10 est aussi 5×2. Or 5 est le chiffre de l’initié à travers le symbolisme de pentagramme. La valeur 5×2 peut donc représenter l’homme doublement initié : pleinement conscient, il a spiritualisé son corps ; pleinement vivant, il a matérialisé son esprit.

– Le 5×2 évoque aussi les doigts des deux mains. La main est l’outil de la pensée en action, elle est le reflet de l’intelligence humaine, elle relie Esprit et matière.

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Pour conclure : Pascal combattait ses maux de tête avec des problèmes de mathématique … Moi, je combats les nombres en feignant d’avoir des maux de tête …

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Gérard Edelinck (1640–1707)

Crédit : Musée Clermont Auvergne Métropole,

Bibliothèque du patrimoine, GRA 6025

GL 04/2023 inspiré de l’œuvre de Papus ‘‘l’occultisme’’

SOURCE :  https://450.fm/2023/05/20/planche-sur-les-nombres/

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Au cœur de l’histoire: Les francs maçons sous l’Occupation (Franck Ferrand) 8 mai, 2024

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

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