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Protégé : LA CORDONITE… UNE MALADIE BIEN DE CHEZ NOUS – 2°- 31 juillet, 2025

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LA TOUR DE BABEL, SIGNIFICATION SYMBOLIQUE 30 juillet, 2025

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La tour de Babel : quelle interprétation ? Quelle est la signification de la tour de Babel dans la Bible ? Quelle dimension symbolique ?

Après la colère du Déluge et l’épisode de l’arche de Noé, Dieu conclut une alliance avec les hommes ; il les invite à se répandre et à se multiplier sur la Terre. Le peuplement se fait, différentes nations sont fondées et divers langages apparaissent. C’est alors qu’intervient l’édification de la tour de Babel :

 
LA TOUR DE BABEL, SIGNIFICATION SYMBOLIQUE dans Contribution Pieter_Bruegel_the_Elder_-_The_Tower_of_Babel_Vienna_-_Google_Art_Project_-_edited

La Tour de Babel vue par Pieter Brueghel l’Ancien au xvie siècle.

1) Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots.
2) Comme ils étaient partis de l’orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Schinear, et ils y habitèrent.
3) Ils se dirent l’un à l’autre : Allons ! faisons des briques, et cuisons-les au feu. Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment.
4) Ils dirent encore : Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre.
5) L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes.
6) Et l’Eternel dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c’est là ce qu’ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils auraient projeté.
7) Allons ! descendons, et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue, les uns des autres.
8) Et l’Eternel les dispersa loin de là sur la face de toute la terre ; et ils cessèrent de bâtir la ville.
9) C’est pourquoi on l’appela du nom de Babel, car c’est là que l’Eternel confondit le langage de toute la terre, et c’est de là que l’Eternel les dispersa sur la face de toute la terre.

Livre de la Genèse, chapitre 9

Les hommes décident donc d’édifier une ville et une tour pour éviter leur dispersion sur le globe, et pour « se faire un nom ». La tour est donc sensée être le nouveau centre de l’humanité, permettant aux humains de former un seul peuple, parlant une seule langue, portant un seul nom, ce nom pouvant concurrencer le nom ineffable de Dieu.

Cette initiative ne plaît pas à Dieu, qui décide de confondre les langages et de disperser les hommes loin de la Tour. A noter que le mot Babel dérive de la racine hébraïque blbl, qui signifie « confondre » ou « bredouiller ».

Pourquoi Dieu rejette-t-il cette construction humaine ? Comment interpréter la tour de Babel dans la Bible ? Quel parallèle peut-on établir avec notre civilisation actuelle ?

Entrons dans la signification et le symbolisme de la tour de Babel.

La tour de Babel : signification symbolique

Soucieux d’éviter leur dispersion, les hommes décident de créer une ville-capitale autour d’une tour, laquelle apparaît comme le nouveau centre de l’humanité, voire le centre du monde et de l’univers. En effet, le sommet de cette tour est destiné à « toucher le ciel ».

C’est donc à une conquête du Ciel que se livrent les hommes : en s’appropriant le domaine du céleste, ils créent leur propre Loi, ils prennent la place de Dieu.

Ainsi, au lieu de s’unir autour de la loi divine, les hommes se rassemblent autour d’une construction matérielle, autour d’un axe du monde artificiel, conçu selon leurs propres règles.

Cette tentative montre l’incapacité de l’homme à reconnaître la prééminence de Dieu : la tour de Babel symbolise l’ignorance autant que l’orgueil. Elle est l’expression même du péché :

La tour de Babel a quelque chose de monstrueux : ses dimensions gigantesques écrasent l’humanité au lieu de la libérer. Incapable de comprendre que seul le respect de la loi divine peut mener à la liberté, au bonheur et à l’épanouissement, l’Homme crée une société de violence et de souffrance : il se soumet à lui-même.

Précisément, la construction de la tour est une souffrance, puisque fondée sur le travail comme décrit dans Genèse 9, 3. L’Homme s’enchaine à lui-même, à ses passions et à son ambition déréglée. Ceci sous-entend la présence de tyrans qui imposent leurs symboles et leur loi sur le peuple.

La nature du châtiment de Dieu

Dieu réagit en dispersant les hommes et en faisant en sorte qu’ils parlent des langues différentes, sans possibilité de se comprendre. Rappelons qu’avant la construction de la tour de Babel, les hommes parlaient différentes langues, mais étaient en mesure de se comprendre.

Dieu sème donc la confusion et la discorde. La confusion constitue la nature même du châtiment : elle renvoie à l’erreur des hommes, qui confondent les plans terrestre et céleste.

Par ailleurs, la confusion est la marque d’une société décentrée, où chacun pense avoir raison, ou chacun se prend pour un Absolu.

En dispersant les hommes, Dieu les empêche de s’allier pour le concurrencer. On peut aussi penser qu’il les protège contre eux-mêmes, contre l’avènement d’un totalitarisme et d’un despotisme mondial. Mais en ne leur donnant plus la capacité de communiquer, de se comprendre, il rend aussi possible la guerre.

Au final, les hommes obtiennent ce qu’ils voulaient éviter : leur séparation, leur fragmentation.

La localisation de la tour : de Babel à Babylone

Selon le Livre de la Genèse, la tour de Babel est édifiée dans une plaine au pays de Schinear (ou Shinar), ce qui correspond au sud de la Mésopotamie, autrement dit la Babylonie.

La tour a souvent été comparée aux ziggurat mésopotamiennes, ces édifices religieux à degrés dotés d’un temple à leur sommet, symbolisant le lien entre la Terre et le Ciel. La ziggurat de Babylone comportait 7 étages.

Dans la Bible, Babylone représente la perversion de l’Homme qui se crée un faux Dieu païen à son image. Babylone est une cité où règnent en maître les passions et les instincts de domination et de luxure.

Cité splendide, luxuriante, Babylone ne pouvait que s’effondrer et disparaître, car bâtie uniquement sur des valeurs matérialistes. Babylone est donc l’antithèse de la Jérusalem céleste et du Paradis.

Notons que les mots Babel et Babylone ont la même racine étymologique.

Parallèle avec la civilisation occidentale

La tour de Babel évoque un centre matériel autant qu’un modèle unique, standardisé, auquel les habitants du monde doivent se soumettre. Ceci n’est pas sans rappeler les caractéristiques de notre civilisation occidentale, fondée sur un système économique individualiste, le matérialisme, le travail et l’exploitation.

Marquée par la démesure, la civilisation occidentale connaît un développement hors-sol, axé sur les villes et leurs centres d’affaires triomphants. Jamais rassasié, l’Homme occidental déploie son ambition de conquête dans tous les domaines, y compris le ciel et l’espace. La spiritualité passe au second plan, Dieu est oublié : l’Homme se considère comme le seul maître de la Nature et des éléments.

L’unité du monde occidental, dont le modèle s’étend désormais sur toute la planète (en particulier à travers l’usage d’une langue unique : l’anglais), s’est faite par la conquête, la colonisation et la domination.

Les dérives de notre civilisation annoncent sa chute prochaine : le changement climatique en cours peut être vu comme un nouveau déluge.

La tour de Babel : fin de la spiritualité ?

Les systèmes sociaux hégémoniques ou impérialistes ont tendance à vouloir effacer les langues régionales et imposer une langue unique. Or la capacité à comprendre une langue à partir d’une autre, par le jeu des équivalences, renvoie à l’approche symbolique et analogique qui constituent le fondement même de la spiritualité. C’est ce que René Guénon appelle le « don des langues ».

On pourrait donc dire que la tour de Babel annonce la fin de toute spiritualité.

Les représentations de la tour de Babel

La tour de Babel a largement été représentée au fil des siècles jusqu’à nos jours.

Parmi les représentations les plus célèbres, citons :

La tour de Babel est souvent représentée sous la forme d’une spirale à étages, traduisant un désir d’élévation mais aussi une tendance au déséquilibre.

La tour de Babel et son symbolisme : conclusion

En construisant la tour de Babel, l’Homme pense pouvoir s’affranchir de Dieu. De même, il croit pouvoir échapper au châtiment divin en construisant une tour assez haute pour ne pas être menacée par les eaux d’un nouveau déluge.

Pourtant, du fait de ses dimensions monstrueuses, la tour de Babel contient en elle-même le déséquilibre, donc la chute et l’effondrement.

Symbole des pires illusions, la tour de Babel annonce une société de contrôle, sans âme, sans amour et sans avenir, où l’Homme se trouve écrasé par un monstre de technicité qu’il a lui-même créé. En tant que faux centre, la tour cache une confusion spirituelle qui se traduira bientôt par la violence, la souffrance et la discorde permanente.

L’union ne pourra être restaurée que par le Christ : c’est le miracle des langues à la Pentecôte (Actes 2, 5-12 : le Saint-Esprit descend sur les apôtres, lesquels se mettent à parler toutes les langues) ou encore l’assemblée des nations au Ciel (Apocalypse 7, 9-10).

CHANSON MAÇONNIQUE : « MON FRÈRE » D’ALEXIS MARCHAND 29 juillet, 2025

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CHANSON MAÇONNIQUE : « MON FRÈRE » D’ALEXIS MARCHAND

 

 

 

CHANSON MAÇONNIQUE : « MON FRÈRE » D’ALEXIS MARCHAND dans Silhouette alexis-marchand-mon-frere

Petit titre maçonnique à découvrir et faire tourner si le cœur vous en dit !

A proposer en loge comme pour le plaisir !

 

CHANSON MAÇONNIQUE : « MON FRÈRE » D’ALEXIS MARCHAND


Protégé : UNE FRANC-MAÇONNERIE RAVAGÉE PAR LA DÉMAGOGIE PROFANE – 1°- 28 juillet, 2025

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GRADES D’AMOUR ET DE CONNAISSANCE – UN TEXTE DE CLAUDE DARCHE 27 juillet, 2025

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GRADES D’AMOUR ET DE CONNAISSANCE – UN TEXTE DE CLAUDE DARCHE

En mémoire de Claude Darche qui avait rejoint GADLU.INFO pour une chronique toute en beauté et symbolisme !

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Aujourd’hui Claude Darche nous conte : Des hauts grades ou grades de perfectionnement, ou grades d’Amour et de Connaissance

Pensées à notre très regrettée Sœur Claude !

 

« Il n’y a jamais de dernier mot . L’espace continue et la nécessité de s’adapter à chaque circonstance nouvelle, c’est la vie. La véritable initiation est un apprentissage incessant. Ce que l’on a cru comprendre, il faut le réapprendre, ce que l’on a éprouvé, il n’est pas toujours sûr de le tenir pour acquis. »  Jean Mourgues

Dans les loges bleues de la Maçonnerie se pratiquent les trois premiers degrés – apprenti, compagnon, maître- qui constituent le socle cohérent de la Maçonnerie ,   un cheminement personnel progressif et harmonieux .

Ce cursus commence avec notre initiation au grade d’apprenti, où après quatre voyages au sein des éléments et moult épreuves , nous verrons la lumière et serons mis face à notre premier travail , le dégrossissement de la pierre brute, nous-même, ce qui nous permettra de trouver le joyau qui est au centre de notre être . Pour la première fois, peut-être , nous nous serons interrogés sur nous, qui sommes-nous, d’où venons-nous, où allons-nous ? Pour la première fois, nous nous sommes mis à travailler sur nos manques et nos faiblesses, mais également nos capacités et nos talents souvent en friche. Pour ce premier degré qu’est le grade d’apprenti, nous serons dans le silence, dans l’accueil, l’écoute, la découverte du temple, des symboles, du rite. Nous avons continué notre parcours par le passage au grade de compagnon, deuxième degré, où après plusieurs voyages avec des outils, nous avons découvert la joie de travailler, le bonheur d’utiliser le bon outil sur le chantier de notre existence et de la loge. Désormais, nous travaillons sur le pierre cubique à pointe , nous avons le droit de parler, de nous exprimer , nous découvrons l’Etoile Flamboyante, la signification de la Lettre G, Géométrie, Gnoses, Génie etc… nous comprenons le sens du partage et de la fraternité. A la Maîtrise, nous avons été exaltés, nous avons re-vécu l’assassinat et la mort d’Hiram, le Maître Architecte, par trois mauvais compagnons et nous avons constaté les ravages du fanatisme, de l’intolérance et la tyrannie. Nous avons été relevés par les cinq points de la Maîtrise et nous sommes devenus Hiram, le Maître, la parole a été substituée et nous devons la rechercher inlassablement. Nous avons désormais la plénitude de nos droits et de nos devoirs, et devons montrer l’exemple aux sœurs et aux frères plus jeunes. Nous avons un code moral, des vertus, une éthique, nous devons appliquer toutes ces valeurs , respecter les serments successifs que nous prononçons au cours de ces trois cérémonies initiatiques tant dans la loge que dans nos vies. Nous découvrons que l’initiation se vit à la première personne et qu’aucun ne pourra la vivre pour nous.

Nous sommes morts et nous avons été relevés, notre résurrection se passe ici et maintenant, dans notre vie, vie que nous voulons rendre meilleure pour nous-même et pour les autres, nous sommes désormais des êtres debout pour le présent et pour toujours. Les trois grades des loges bleues constituent les grades essentiels qui font d’un profane un initié .

Cependant la tradition maçonnique comprend d’autres grades qui viennent expliciter et compléter le grade de Maître. Ces grades ne sont ni hauts ni supérieurs ( y en aurait-il de bas ou d’inférieurs ?) comme leurs appellations de Hauts Grades ou de Grades Supérieurs au REAA pourraient le laisser entendre , ils existent, et permettent de répondre à des questions que se pose tout nouveau maître : que deviennent les assassins d’Hiram, va-t-on les poursuivre, les juger, les venger, les châtier, que remplacent les mots substitués etc…La terminologie du Rite Français qui nomme ces degrés ou grades, ordres de sagesse ou de perfectionnement me convient mieux. On peut considérer que ces grades nous permettent de nous interroger plus encore sur les questions métaphysiques qui taraudent tout individu : l’Amour, la Mort, le Bien, Le Beau, Le Bon, le Mal, les choix de l’existence, le Devoir, la Liberté . Ils nous permettent de tendre vers la Sagesse, cette sérénité qui nous fera accepter les épreuves de l’existence comme une leçon dont nous appliquerons les préceptes avec tolérance, calme, humilité ; ils nous permettent de recevoir les cadeaux de l’existence, car il y en a, comme un don inestimable, d’en jouir, de les faire fructifier, s’il y a lieu, avec la même humilité que précédemment .

Ces grades ne sont qu’une fenêtre entrouverte, une piste de recherche, un questionnement personnel, ils nous proposent d’ouvrir, d’amplifier la vie spirituelle , le champ de conscience . De Maître Maçon, nous cherchons à devenir Maître Complet, femme et homme de bien, d’amour. Certains me répondront que les trois premiers grades de la Maçonnerie contiennent tout et qu’il n’est nul besoin de ces «  hauts grades « , sans doute ! Je leur répondrai «  pourquoi négliger des outils que l’on m’offre pour aller vers une élévation , un perfectionnement de mon être, de ma pensée, de mon esprit , rien n’est obligation en Franc Maçonnerie, tout est choix, liberté de conscience. Notre liberté réside dans nos choix et le fait d’assumer les choix que nous avons privilégiés »

Il reste cependant bien réel que tous les Maîtres Maçons sont placés sur le même plan d’égalité quelle que soit leur appartenance à d’autres degrés maçonniques, et que ces grades n’impliquent aucun pouvoir particulier dont pourrait se prévaloir un Maître Maçon.

Pour conclure, je citerai Jean Mourgues :«  La question demeure de savoir si l’importance est dans ce que l’on trouve ou bien dans l’acceptation de la perte que l’on fait… La grande Loi de la Maçonnerie et de toute démarche spirituelle étant que nous sommes de toute façon condamnés à tout perdre pour trouver l’essentiel. Etre au monde et au-delà du monde jusqu’à l’ascèse afin de marcher vers sa vérité et de répondre aux exigences de sa propre finalité «

Claude DARCHE


Claude Darche, née le 15 juillet 1958 à Saint-Cloud, est une auteur d’ouvrages concernant l’ésotérisme et la franc-maçonnerie. Elle fut grand maître de la Grande Loge féminine de Memphis-Misraïm de 2002 à 2006. Aujourd’hui, elle se consacre à ses domaines de prédilection : le symbolisme du tarot, l’intelligence, intuitive, les phénomènes de synchronicité, le coaching. Elle est membre du comité scientifique du Musée de la franc-maçonnerie.

Sites de Claude Darche : 

Bibliographie de Claude Darche :

 » Un pas vers l’Eternité  » , l’expérience de mort imminente de Vincent Hamain

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FRANC-MAÇONNERIE ET RÉPUBLIQUE DE PLATON

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FRANC-MAÇONNERIE ET RÉPUBLIQUE DE PLATON

 

La République, recueil de dialogues écrits par le philosophe Platon au IVe siècle avant JC, est le premier modèle théorique connu de société utopique. Nous disons théorique parce que nous comprenons qu’avant ce modèle spéculatif créé par le célèbre philosophe grec, basé sur les idées défendues par son maître Socrate, une autre utopie avait déjà été tentée en pratique, avec l’expérience de l’État théocratique que Moïse avait créé pour le peuple. d’Israël. En ce sens, on peut dire que si Israël était le modèle opérationnel qui a inspiré la franc-maçonnerie, la République de Platon était l’archétype spéculatif qui lui servait de base.

FRANC-MAÇONNERIE ET RÉPUBLIQUE DE PLATON  dans Contribution platon

En fait, la métaphore selon laquelle Dieu est le Grand Architecte de l’Univers (Tecton) est de Platon. Sa République (Politeia) est la vision idéale d’un État politique et social parfait, qui envisage le rêve d’une vie harmonieuse et fraternelle, menée avec justice et fraternité, dominant à jamais le chaos qu’est une réalité de disputes, d’envie, d’avidité et de désorganisation. ils provoquent. Cet archétype servira, au fil du temps, de matrice inspirante à toutes les utopies rêvées au cours de l’histoire et à la plupart des mouvements de réforme sociale que l’humanité a connu depuis lors .

 

La République platonicienne est une cité idéale, gouvernée par une élite dirigeante de politiciens et de philosophes, dont le seul guide est la raison. Toutes les activités économiques, sociales et politiques de cette société sont guidées par la logique et la rationalité. Ces élites se forment à travers un système de fraternité, où les gardiens représentent l’incarnation de la rationalité pure et leurs disciples sont des personnes dociles, capables de comprendre et d’accepter tous les renoncements que la raison leur impose. Dans ce système, l’objectif principal est d’apprendre à contrôler les passions personnelles et à éviter les conflits qu’elles entraînent.

C’est dans cette proposition que l’on identifie le jargon maçonnique qui situe la Loge maçonnique comme un lieu où le Frère va à la recherche de la sagesse et du savoir qui l’aident à maîtriser ses passions. À ce stade, les intérêts personnels finissent par être intégrés aux intérêts de la société en général. Ainsi, les dirigeants de cette République, qui sont un type de philosophes possédant la plus grande sagesse, finissent par être la parfaite typification du démiurge terrestre, une projection de Tecton, le Grand Architecte de l’Univers ; et son chef est une sorte de Grand Maître, détenteur du savoir suprême.

L’idéal platonicien était centré sur une idée très en vogue dans la tradition grecque de l’époque, notamment dans les villes : un État où la démocratie était le système de gouvernement dominant. Cet idéal avait ses racines spirituelles principalement ancrées dans les Mystères dits d’Éleusiniens, une tradition religieuse grecque qui intégrait un objectif religieux, qui était principalement de rendre hommage à la déesse Cérès — protectrice de l’agriculture — pour qu’elle favorise les récoltes, et un objectif profane. objectif, car cette fête revêtait une grande importance politique et sociale, car elle était principalement destinée à mettre en valeur les « élus » de la société athénienne. Ainsi, les initiés aux Mystères d’Éleusiniens constituaient une élite intellectuelle, politique, économique et militaire dans la société grecque. Compte tenu de la tradition de mettre en valeur les activités intellectuelles plutôt que les activités opérationnelles, le travail manuel n’était pas très valorisé dans la culture des cités-États grecques. En conséquence, la classe des ouvriers et des artisans, en général, n’était pas considérée comme une classe citoyenne, car leur profession, considérée comme subordonnée, ne leur donnait pas le temps de participer aux réunions publiques, ni de suivre les dialogues intellectuels. et les soirées qui se déroulaient se tenaient sur les places publiques entre les maîtres et leurs disciples. Ainsi, pour Platon et ses disciples, « l’homme universel » de l’espérance maçonnique se matérialisait dans la figure du philosophe citoyen, qui n’avait pas besoin de travailler pour gagner sa vie et pouvait donc vivre de manière contemplative, cherchant la vérité dans des activités spéculatives. Il s’agissait, en ce sens, d’un idéal hautement élitiste.

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Platon

Les thèmes abordés dans La République de Platon commencent avec le sophiste Thrasymaque mettant en dialogue ses idées sur le droit et la justice avec Socrate et ses disciples. Sa proposition était que l’usage de la force constituait un droit de l’État et que la justice finissait donc par être l’intérêt du plus fort. Les classes dirigeantes d’un État élaboraient des lois visant leurs intérêts et déterminaient ce qui était juste, déclarant injuste quiconque transgressait les règles qu’elles avaient établies.

Le thème évolue vers la question : « À quoi ressemblerait une ville juste ? », question posée par Glaucon et Adimante, deux disciples de Socrate. Platon note que la réponse de Socrate est que la justice est le résultat d’une relation entre les individus et dépend de l’organisation sociale. Chaque citoyen possédant une liste de compétences et de qualités, la justice consiste à faire ce qui lui appartient, en fonction du rôle qu’il joue dans la société. Plus la vie sociale est simple, plus la définition de la Justice est simple. De chacun selon ses capacités, à chacun selon sa participation. A partir de cette hypothèse, Platon développe les fondements de sa République. Les hommes vivraient en produisant selon leurs besoins, en travaillant dur et en étant végétariens, évitant le luxe et les plaisirs de l’opulence. Autrement dit, les hommes seraient simples et vertueux. Platon imagine un système de gouvernement dans lequel les enfants sont éduqués par l’État lui-même et non par la famille. Ainsi, dès que les enfants seraient libérés de la dépendance maternelle, ils seraient pris en charge par l’État et scolarisés selon le système de la République. Ils apprendraient à aimer la vertu et à haïr les vices ; apprécier la vie collective, partager, éviter l’avidité, la promiscuité, la luxure, l’envie. C’était donc ce que la franc-maçonnerie définit comme « élever des temples à la vertu et creuser des cachots pour le vice ».

L’élitisme des conceptions platoniciennes apparaît dans l’idée que le gouvernement devrait être exercé par les personnes les plus préparées intellectuellement, et non par les personnes les plus populaires, qui, dans une élection démocratique, sont toujours les élus. Et, selon Platon, en politique, la corruption et l’incompétence allaient de pair, c’est pourquoi il était nécessaire que le système comprenne un moyen d’empêcher ces personnes de s’emparer du pouvoir public, car comme son maître Socrate l’avait déjà identifié, le le psychisme humain résiste difficilement à la corruption du pouvoir. Comme vous pouvez le constater, il s’agit d’un sujet très ancien qui constitue encore aujourd’hui le principal problème de notre société.

L’une des critiques les plus acerbes encore adressées aujourd’hui à la République de Platon est l’idée selon laquelle l’éducation devrait être assurée par l’État, sans ingérence familiale. Cette proposition serait littéralement étendue à des régimes exceptionnels tels que ceux que Hitler, Mussolini, Staline, Mao-Tsé Toung et d’autres dictateurs ont mis en place dans leurs pays. C’est pourquoi la République de Platon a souvent été accusée d’inspirer les régimes fascistes .

Cependant, lorsqu’on relie les idées de Platon à l’environnement dans lequel elles ont prospéré, on ne peut manquer de reconnaître qu’elles sont le fruit de l’époque et de la culture dans lesquelles a vécu le grand philosophe. La République de Platon s’inspire clairement de deux archétypes très ancrés dans la culture grecque, à savoir l’élitisme cultivé dans les Mystères dits d’Éleusiniens et l’idée de démocratie, qui, disons-le, n’avait en réalité que peu à voir avec la terme, tel qu’il est utilisé aujourd’hui. En fait, la démocratie, même celle utilisée à Athènes, la plus démocratique des cités-États grecques, était un régime d’égalité des droits pour les égaux, et non pour le peuple en général. Par égaux, il faut entendre les propriétaires fonciers, les hommes disposant de ressources économiques suffisantes pour acheter le droit de vote, les hommes libres, en bref, la soi-disant élite de la société. Parmi eux se trouvaient des hommes politiques, des administrateurs publics, des commandants militaires et, en général, des philosophes, qui constituaient l’élite intellectuelle. En fait, pour être philosophe, il faut être libre et posséder des biens, car l’exercice de la philosophie n’est pas possible à un homme qui a besoin de travailler.

Les questions philosophiques liées à la morale, à la religion et à l’administration des affaires publiques sont largement traitées dans cet ouvrage de Platon. L’une de ses propositions, selon laquelle la croyance en Dieu (ou en des dieux) doit constituer une obligation de l’État, puisque c’est sur elle que repose la base morale, est une proposition clairement adoptée dans la franc-maçonnerie. Pour le franc-maçon, il n’y a pas de religion à adopter, mais plutôt une croyance qui doit être unanime : celle que Dieu existe.

Et quant à la religion, dans l’utopie platonicienne, elle est plus proche d’un système doctrinal que d’un système de croyances à proprement parler. Ici, l’accent est mis sur la culture de ce qu’on appelle le « monde des idées ». C’est que, pour Platon, il existait un monde transcendant, d’existence autonome, qui se situe derrière le monde sensible. Il s’agit du « Monde des Idées », qui sont des formes pures, des modèles parfaits éternels et immuables, inspirés par les émanations mêmes qui proviennent du Grand Architecte de l’Univers (Tecton).

Le « Monde des Idées » présente un parallèle très étroit avec la mystique philosophique développée par l’enseignement maçonnique, dans le sens où il envisage la vision d’une société paradigmatique, basée sur un modèle dialectique qui oppose le vice à la vertu. C’est l’équivalent de ce que nous appelons le monde spirituel, par opposition au monde matériel. Ce qui appartient au monde des sens se corrode et se désintègre sous l’action du temps. Mais tout ce que nous percevons, tous les éléments qui constituent notre réalité sont formés d’« Idées », des entités archétypales qui existent indépendamment de nous, et nos pensées et nos désirs constituent des copies imparfaites de ces modèles spirituels. Nous ne pouvons accéder à la réalité des « Idées », que dans la mesure où à travers le processus dialectique, notre esprit purifie systématiquement le discours, pour atteindre l’essence du monde. En ce sens, la dialectique n’est pas seulement un instrument de recherche de la vérité, mais aussi de réalisation d’un idéal, car à mesure que la vertu remplace le vice, ce processus dialectique de remplacement du vice par la vertu se produit naturellement .

Tout aussi remarquable, compte tenu de l’analogie que nous pouvons faire avec les enseignements maçonniques, est l’allégorie de la grotte, utilisée par Platon pour illustrer à quel point nos sens sont défectueux dans la perception de la réalité du monde. Dans cette allégorie, Platon conçoit un groupe de personnes vivant enchaînées dans une grotte dès leur naissance. Ils vivent dos à l’entrée et ne peuvent voir, reflétés sur la paroi de la grotte, que les ombres du monde réel. Pour eux, les ombres représentent tout ce qui existe dans le monde, car elles sont ce que leurs sens enregistrent. Un jour, l’un des habitants de la grotte se libère de ses liens et s’échappe. Hors de la grotte, il s’habitue à la lumière, voit la beauté et l’immensité du monde, avec ses couleurs et ses contours. Voir le monde dans son intégralité. Lorsqu’il retourne à la grotte pour libérer ses compagnons, il finit par être assassiné par ceux-ci, car ils ne le croient pas .

Dans cette composition, nous trouvons une allusion claire à l’idée maçonnique selon laquelle les Loges sont un « monde » où les Frères trouvent la lumière. Le monde extérieur est la « grotte » où sont enfermés les profanes, ne contemplant que les ombres que projette le monde des sens. Ainsi, le profane qui « frappe aux portes du temple » en quête d’initiation aux « Mystères maçonniques » est un individu qui marche dans les ténèbres et y est à la recherche de lumière.

Enfin, il est utile de noter que la République de Platon aborde de nombreux thèmes qui s’inscrivent très bien dans le contexte des préoccupations de la société moderne. Il aborde les aspects de la surpopulation, la forme d’administration, l’éducation, la manière correcte d’exercer la politique, la morale, les bonnes coutumes et surtout l’idéal de fraternité, qui est la base sur laquelle doit être construit l’État idéal. Malgré les connotations fascistes que certains chercheurs lui ont données – et cette connotation existe et ne peut être niée – la République de Platon est l’archétype inspirateur de toutes les utopies que l’esprit humain a ensuite produites. Et comme vous pouvez le constater, ils contiennent l’idée qui guide la pratique de la franc-maçonnerie. Il n’y a aucune autre raison pour laquelle Platon figure parmi les huit piliers de la crypte maçonnique de la sagesse.

C’est pourquoi nous comprenons que pour connaître la Franc-maçonnerie, il serait utile que les Frères fassent une incursion, même brève, dans cette œuvre essentielle du grand philosophe grec.

João Anatalino Rodrigues

Da Pacem Domine – Legendado PT-BR 26 juillet, 2025

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Protégé : QU’EST CE QUI EST IMPORTANT : LA FONCTION OU LE DIPLÔME EN FRANC-MAÇONNERIE ? – 2°- 25 juillet, 2025

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Einstein-Hawking, l’Univers dévoilé (1/2) | ARTE et Einstein-Hawking, l’Univers dévoilé (2/2) | ARTE 24 juillet, 2025

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