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Éther, énergie libre, ondes scalaires… tout ce que savait Nikola Tesla ! et Livre Audio des Secrets D’énergie Interdits de Nikola Tesla | Révélations Puissantes à l’intérieur 23 juillet, 2025

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QUI EST FRANC-MAÇON ? 22 juillet, 2025

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Protégé : LA TERRE TOURNANT AUTOUR DE SON AXE : PRINCIPE UNIVERSEL DE LA FRANC-MAÇONNERIE ? – 2°- 21 juillet, 2025

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La Police en Égypte Ancienne 20 juillet, 2025

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La Police en Égypte Ancienne

La Police en Égypte Ancienne dans Recherches & Reflexions

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Article

 
Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 21 juillet 2017
Disponible dans ces autres langues: anglais, portugais
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Dans toute société, les membres de la communauté reconnaissent qu’ils sont tenus de réfréner certaines impulsions afin de participer à la communauté. Toutes les civilisations ont eu une forme de loi qui précise que les avantages d’une coexistence pacifique avec son clan, sa ville, son village ou sa tribu l’emportent sur la satisfaction des désirs égoïstes, et que si l’on agit en fonction de ces désirs au détriment des autres, il y aura des conséquences. Dans l’Égypte ancienne, la forme sous-jacente de la loi qui modifiait le comportement était la valeur centrale de toute la culture: maât (harmonie et équilibre). La Maât, personnifiée sous la forme d’une déesse, apparut lors de la création du monde et était le principe qui permettait à chaque chose de fonctionner comme elle le faisait, conformément à l’ordre divin.

Les anciens Égyptiens croyaient que si l’on adhérait à ce principe, on vivrait une existence harmonieuse et l’on serait assuré d’accéder au paradis dans l’autre vie. Après la mort, le cœur d’une personne était pesé dans la balance par rapport à la plume blanche de maât, et s’il s’avérait plus lourd en raison d’un comportement égoïste, l’âme se voyait refuser le paradis et cessait d’exister. Adhérer à la maât signifiait simplement mener une vie équilibrée dans le respect de soi-même, de sa famille, de sa communauté immédiate et de l’intérêt général de sa société. Elle incluait également le respect de la nature et des animaux qui l’habitent, ainsi que la révérence pour le monde invisible des esprits et des dieux.

 

Nubians

Nubiens
Daniel & Kate (CC BY-SA)

 

Cependant, les gens étant ce qu’ils sont, il arrivait souvent qu’un individu élève son intérêt personnel au-dessus de celui des autres. Les Égyptiens durent donc introduire des lois plus spécifiques que la simple suggestion de se conduire avec modération et de tenir compte des autres. Ces lois n’auraient toutefois été que de simples suggestions si les autorités n’avaient eu aucun moyen de les faire appliquer, d’où la création du métier de policier.

L’évolution de la police

Au cours de l’Ancien Empire d’Égypte (c. 2613-2181 av. J.-C.), il n’y avait pas de police officielle. Les monarques de l’époque avaient des gardes personnels pour les protéger et engageaient d’autres personnes pour surveiller leurs tombes et leurs monuments. Les nobles suivaient ce modèle et engageaient des Égyptiens dignes de confiance, issus de milieux respectables, pour garder leurs objets de valeur ou eux-mêmes.

À l’époque de la Ve dynastie, vers la fin de l’Ancien Empire, ce modèle commença à changer, les rois et les nobles choisissant leurs gardes parmi les militaires et les anciens militaires, ainsi que parmi les nations étrangères, comme les guerriers nubiens Medjaÿ. Armée de bâtons en bois, cette première police était chargée de surveiller les lieux publics (marchés, temples, parcs) et utilisait souvent des chiens et des singes dressés pour appréhender les criminels.

Un relief provenant de la tombe de Khnumhotep et Niankhkhnum, datant de la Ve dynastie, représente un officier de police appréhendant un voleur sur la place du marché avec l’un de ces singes. Le singe retient le voleur par la jambe alors que l’officier s’approche pour l’arrêter. Les chiens étaient utilisés principalement de la même manière, pour l’arrestation, mais ils servaient aussi dans leur rôle familier de gardiens. Les races les plus souvent représentées comme chiens de police à cette époque sont le Basenji et l’Ibizan.

Armés de bâtons en bois, les premiers policiers étaient chargés de surveiller les lieux publics et utilisaient souvent des chiens et des singes dressés pour appréhender les criminels.

L’Ancien Empire s’effondra et fit place à la première période intermédiaire de l’Égypte (2181-2040 av. J.-C.), au cours de laquelle le gouvernement central était faible et les nomarques (gouverneurs de district) détenaient plus ou moins le pouvoir suprême sur leurs régions. Les archives de la première période intermédiaire sont rares car il n’y avait pas de bureaucratie centrale forte pour les conserver et les cataloguer, mais le même modèle de base semble avoir été appliqué: la classe supérieure engageait des gardes privés pour protéger ses maisons et ses biens, et ces gardes étaient issus d’une classe de la société, souvent nubienne, ayant une certaine expérience militaire.

Les Bédouins étaient souvent employés pour surveiller les frontières et aider à protéger les caravanes commerciales, tandis que les gardes égyptiens s’occupaient de tâches plus domestiques. Comme il n’y avait pas d’armée permanente en Égypte à cette époque, ces hommes étaient également postés comme sentinelles dans les forts le long de la frontière, gardaient les tombes royales et servaient de gardes du corps et de protecteurs personnels pour les marchands en expédition vers d’autres pays.

Le Moyen Empire d’Égypte (2040-1782 av. J.-C.) vit la création de la première armée permanente sous le règne d’Amenemhat Ier (c. 1991-1962 av. J.-C.) de la 12e dynastie. Ces soldats étaient des guerriers professionnels hautement entraînés qui étaient désormais postés dans des garnisons le long de la frontière et qui accompagnaient parfois les expéditions commerciales royales. L’arrangement quelque peu informel qui consistait à employer des guerriers comme gardes fut remplacé par la mise en place d’une force de police professionnelle chargée de faire respecter la loi; la nouvelle armée prit en charge la plupart des responsabilités de l’ancienne garde.

Cette période vit également la création d’un système judiciaire bien supérieur à celui du passé. Auparavant, les affaires judiciaires étaient entendues par un groupe de scribes et de prêtres qui évaluaient les preuves et se consultaient entre eux et avec leur dieu. Si l’on était suffisamment riche, on pouvait facilement corrompre ce groupe et s’en tirer à bon compte. Au Moyen Empire, la fonction de juge professionnel fut créée. Les juges étaient des hommes versés dans le droit et payés par l’État. Ils étaient si bien rémunérés et soignés qu’ils étaient considérés comme incorruptibles. La création des juges entraîna le développement des tribunaux qui nécessitaient des huissiers, des scribes, une police judiciaire, des détectives et des interrogateurs.

La deuxième période intermédiaire de l’Égypte (c. 1782 – c. 1570 av. J.-C.) fut une autre période de faiblesse du gouvernement central et d’irrégularité dans la tenue des registres. Les Hyksôs, un peuple étranger, tenaient la région du Delta et une grande partie de la Basse-Égypte, tandis que les Nubiens avaient empiété sur la Haute-Égypte depuis le sud. Certains Nubiens vendaient cependant leurs services aux princes de Thèbes en tant que mercenaires dans leur armée et en tant que gardiens pour les expéditions commerciales. Il s’agissait des guerriers Medjaÿ, légendaires à leur époque pour leur habileté et leur courage au combat. Lorsque Ahmôsis Ier (c. 1570-1544 av. J.-C.) chassa les Hyksôs d’Égypte, il employa ces mercenaires dans son armée et, par la suite, une fois l’ordre rétabli, ils formèrent le noyau de la police professionnelle d’Égypte.

 

Egyptian Warriors

Guerriers égyptiens
Udimu (CC BY-SA)

 

Ahmôsis Ier inaugura l’ère connue sous le nom de Nouvel Empire d’Égypte (c. 1570-c. 1069 av. J.-C.), au cours de laquelle cette force de police devint plus organisée et le système judiciaire dans son ensemble fut réformé et développé. Il n’y eut jamais de profession correspondant à celle d’avocat dans l’Égypte ancienne, mais la pratique consistant à autoriser les témoins à témoigner en faveur de l’accusé – tandis qu’un officier de la cour jugeait – devint courante.

Les officiers de police faisaient office de procureurs, d’interrogateurs, d’huissiers et administraient également les punitions. En général, la police était chargée de faire respecter les lois nationales et locales, mais il existait des unités spéciales, formées comme des prêtres, dont le travail consistait à faire respecter les lois et le protocole du temple. Il s’agissait souvent de protéger les temples et les tombes, mais aussi d’empêcher le blasphème sous la forme d’un comportement inapproprié lors des festivals ou d’une observation incorrecte des rites religieux pendant les offices.

 

Organisation et devoirs

En tant que chef d’État, le pharaon était le commandant en chef de l’armée et des forces de police, mais, dans la pratique, son vizir était le plus haut responsable du système judiciaire. Le vizir choisissait les juges et nommait le chef de la police, dont le titre, chef des Medjaÿ, était un héritage de l’époque où les forces de police étaient principalement composées de guerriers nubiens.

Le chef des Medjaÿ était toujours un Égyptien qui employait d’autres Égyptiens comme adjoints, tandis que les Nubiens continuaient à composer les unités qui servaient de gardes du corps personnels du pharaon, surveillaient les marchés et autres lieux publics et protégeaient les caravanes commerciales royales. Le chef nommait également les sous-chefs des différentes municipalités, qui choisissaient leurs propres adjoints et affectaient des gendarmes aux différents quartiers.

Stela of Ptahmay

La stèle de Ptahmay
Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

 

En fin de compte, un commissariat de police était responsable devant le vizir, mais dans la pratique, il répondait à ses propres chefs qui répondaient ensuite au chef des Medjaÿ. L’exception à cette règle était la police des temples qui était sous la supervision du prêtre en chef d’un temple donné. Cependant, même ces hommes étaient en fin de compte responsables devant le vizir. Il n’y avait pas de serment prêté pour devenir officier de police ; on attendait de chacun qu’il reconnaisse sa place dans la société, comme le dicte l’ordre établi par la maât, et qu’il s’acquitte de ses devoirs en conséquence.

Il existait différents types d’unités de police auxquelles étaient attribuées des responsabilités et des tâches spécifiques. Les prêtres du temple, par exemple, ne se contentaient pas de garder le temple, mais surveillaient – et modifiaient – le comportement des participants aux festivals et aux services religieux. L’égyptologue Margaret Bunson explique:

Les unités de police des temples étaient normalement composées de prêtres chargés de préserver le caractère sacré des complexes de temples. Les règlements concernant le sexe, le comportement et l’attitude pendant et avant toutes les cérémonies religieuses exigeaient une certaine vigilance et les temples gardaient leur propre personnel disponible pour assurer l’ordre et un esprit harmonieux. (207)

D’autres unités de police étaient chargées de garder les caravanes, de protéger les postes frontières, de surveiller les nécropoles royales, de superviser le transport et le travail quotidien des esclaves (en particulier dans les mines), et de sauvegarder les bâtiments administratifs importants dans les centres urbains. Le Molossoïde devint le chien policier préféré à cette époque et était utilisé en particulier pour la garde des tombes et des lieux publics. Les communautés rurales s’occupaient généralement de leurs propres problèmes judiciaires en faisant appel à un ancien du village, mais même nombre d’entre elles disposaient d’une sorte de connétable chargé de faire respecter les lois de l’État.

Parmi les crimes les plus courants, en particulier vers la fin du Nouvel Empire, figurait le vol de tombes et les documents judiciaires de cette époque (c. 1100-c. 1069 av. J.-C.) montrent clairement que ce problème prenait des proportions presque épidémiques. Alors que le Nouvel Empire s’effondrait lentement, la bureaucratie qui permettait à l’État de payer les travailleurs, les juges, la police et tous les autres s’écroulait avec lui.

L’exemple le plus connu est celui des difficultés rencontrées par le gouvernement pour payer les ouvriers funéraires du village de Deir el-Medineh vers 1157 avant notre ère, ce qui donna lieu à la première grève au monde. Alors que certains de ces ouvriers décidèrent de simplement déposer leurs outils et de protester contre leur mauvais traitement, d’autres prirent les choses en main et prirent l’habitude de voler les tombes.

Police et pillage de tombes

Il était difficile de prendre un pilleur de tombes en flagrant délit et, s’il était pris, de le poursuivre avec succès pour la même raison que celle qui poussait les gens à piller les tombes: le déclin du pouvoir du gouvernement central signifiait que chaque personne devait faire ce qu’elle pouvait pour survivre le mieux possible – et cela incluait les policiers, les scribes juridiques et les juges. De nombreux documents établissent que les personnes surprises en train de voler des tombes étaient interrogées, jugées et punies, mais d’autres montrent clairement que l’on pouvait acheter sa liberté avec le butin que l’on avait volé en payant une figure d’autorité.

 

Statue of Nebhepetra

Statue de Nebhépetrâ
Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

 

Vers la fin du Nouvel Empire, le niveau de corruption touchait toutes les classes sociales et tous les métiers du pays. Dans un cas, un employé de la tombe, un prêtre et le gardien responsable de la protection de la nécropole furent tous inculpés pour un vol et le fils du prêtre fut appelé comme témoin du crime ainsi que comme suspect:

Le prêtre, Nesuamon, fils de Paybek, a été amené à cause de son père. On l’a interrogé en le frappant avec la verge. On lui a dit: « Raconte comment ton père est parti avec les hommes qui l’accompagnaient. » Il a répondu: « Mon père était vraiment là. Je n’étais qu’un petit enfant et je ne sais pas comment il a fait. » Interrogé plus avant, il a dit: « J’ai vu l’ouvrier Ehatinofer, alors qu’il était à l’endroit où se trouve le tombeau, avec le gardien Nofer, fils de Merwer, et l’artisan ___, en tout trois hommes. Ce sont eux que j’ai vus distinctement. En effet, on a pris de l’or, et ce sont eux que je connais. » Après avoir été interrogé à l’aide d’une baguette, il a déclaré: « Ces trois hommes sont ceux que j’ai vus distinctement ». (Lewis, 260)

L’affirmation de Nesuamon selon laquelle il n’était « qu’un petit enfant » ne doit pas être interprétée comme signifiant qu’il était jeune; il affirmait seulement qu’il était innocent d’avoir participé au vol et qu’il ne savait rien de la manière dont il avait été perpétré. Les documents judiciaires font régulièrement état de l’utilisation de coups de bâton pour frapper les prisonniers sur la paume des mains et la plante des pieds afin d’obtenir des aveux. En tant que suspect, Nesuamon fut « examiné » par ces coups, mais les témoins considérés comme peu fiables pouvaient s’attendre à un traitement similaire. Dans cette affaire, le sort du père et des trois hommes, ainsi que de Nesuamon, n’est pas connu mais, s’ils avaient été reconnus coupables, ils auraient pu subir des peines allant de la flagellation à l’amputation du nez ou de la main, voire à la peine de mort.

Dans les tribunaux d’État égyptiens, la culpabilité était présumée et l’innocence devait être prouvée au-delà de tout doute. Il existe un certain nombre de cas où l’accusé est battu à coups de bâton et maintient son innocence, refusant de passer aux aveux; dans ce cas, la personne est libérée. Cependant, le stigmate de l’arrestation suivait l’individu par la suite, et certains documents montrent que des personnes innocentées étaient encore appelées, des années plus tard, « grand criminel », ce qui signifie simplement qu’elles avaient été accusées d’un crime.

Déclin des forces de police

Au cours de la troisième période intermédiaire de l’Égypte (c. 1069-525 av. J.-C.), les forces de police étaient toujours opérationnelles, mais elles n’avaient plus l’efficacité du Nouvel Empire à son apogée. Les archives de la troisième période intermédiaire sont peu nombreuses par rapport aux époques antérieures de l’histoire de l’Égypte, car le gouvernement étant divisé entre Tanis et Thèbes dans les premières années – et de nombreuses guerres civiles plus tard – il n’existait pas le type de stabilité et de bureaucratie des périodes connues sous le nom de « royaumes ».

Les forces de police et le système judiciaire fonctionnaient toujours, mais il est difficile de savoir dans quelle mesure ils étaient conformes à la conception antérieure de la maât. Il existe de nombreuses preuves que les scribes de la cour, les juges et la police pouvaient être achetés. Sous la 21e dynastie, fondée par le nomarque Smendès (c. 1077-1051 av. J.-C.), la corruption de la police par l’acceptation de pots-de-vin pour fermer les yeux et même l’extorsion de citoyens par des officiers de police semblent avoir été des pratiques courantes. Le célèbre Papyrus d’Any (connu aujourd’hui sous le nom de Papyrus Boulaq IV), datant de cette époque, donne le conseil suivant:

Liez amitié avec le héraut (policier) de votre quartier,
Ne le mettez pas en colère contre vous.
Donne-lui de la nourriture de ta maison,
Ne néglige pas ses demandes;
Dis-lui: « bienvenue, bienvenue ici. »
Il n’y a pas de reproche à faire à celui qui agit ainsi. (Dollinger, 2)

Bien que ce passage ait été interprété comme signifiant simplement qu’il fallait être amical avec le policier local, la dernière ligne – « Il n’y a pas de reproche à faire à celui qui agit ainsi » – a suggéré à certains érudits que les conseils précédents de ne pas mettre le policier en colère, de lui donner de la nourriture, d’accepter ses demandes et de le laisser entrer dans sa maison indiquent la possibilité que les citoyens de l’époque payaient une somme d’argent pour la protection des officiers locaux. Comme nous l’avons vu, une personne accusée d’un crime était présumée coupable jusqu’à preuve du contraire, et le témoignage d’un policier était pris beaucoup plus au sérieux que celui d’un citoyen. Il était donc dans l’intérêt de chacun d’être en bons termes avec la police locale.

L’interprétation du passage Any comme faisant référence à une corruption généralisée est probablement fondée dans la mesure où le niveau de responsabilité des officiers de police au cours du Nouvel Empire n’existait pas, pour la plupart, au cours de la Troisième Période Intermédiaire. La corruption du système judiciaire – des juges aux scribes en passant par la police – est bien établie pendant le déclin du Nouvel Empire et se poursuivit aux époques suivantes.

Sous la dynastie des Ptolémées (323-30 av. J.-C.), les forces de police furent réformées et atteignirent un niveau d’intégrité beaucoup plus élevé, mais, là encore, elles n’atteignirent jamais les sommets qu’elles avaient connus dans les premières années du Nouvel Empire. La compréhension traditionnelle du concept de maât avait été sapée par ce que beaucoup considéraient comme une trahison de la valeur la plus sacrée de la culture par ceux qui étaient censés la protéger et la faire respecter. La grève des ouvriers du tombeau de Deir el-Médineh, vers 1157 avant notre ère, était un événement sans précédent dans l’histoire de l’Égypte et soulignait l’incapacité du gouvernement, et en particulier du pharaon, à maintenir la maât en s’occupant du peuple. Quelle qu’ait été la manière dont la maât était comprise après le Nouvel Empire, elle ne semble jamais avoir eu le même poids culturel qu’auparavant.

Les premiers pharaons ptolémaïques firent certainement de leur mieux pour faire revivre la maât et la grandeur du passé de l’Égypte, mais cette initiative ne fut pas une priorité pour les rois successifs. Une force de police existait encore sous les Ptolémées, mais cette dynastie disposait d’armées pour protéger les caravanes, tenir les garnisons frontalières et servir de gardes du corps, et la force de police n’était plus considérée comme aussi importante qu’elle l’avait été auparavant. Lorsque l’Égypte fut annexée par Rome et occupée, des soldats romains furent stationnés dans tout le pays et les forces de police égyptiennes devinrent inutiles et disparurent des archives historiques.

Traducteur

 
Babeth Étiève-Cartwright

Babeth s’est consacrée à la traduction après avoir enseigné l’anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l’anglais et l’italien et a 25 ans d’expérience dans le domaine de l’éducation. Elle aime voyager et découvrir l’histoire et le patrimoine d’autres cultures.
 

Auteur

 
Joshua J. Mark

Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l’Égypte. Il a enseigné l’histoire, l’écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

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Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2017, juillet 21). La Police en Égypte Ancienne [Police in Ancient Egypt]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1104/la-police-en-egypte-ancienne/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. « La Police en Égypte Ancienne. » Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le juillet 21, 2017. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1104/la-police-en-egypte-ancienne/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. « La Police en Égypte Ancienne. » Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 21 juil. 2017. Web. 31 juil. 2024.

SOURCE  : https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1104/la-police-en-egypte-ancienne/?esh=&emd=&lid=d9da079bee&utm_campaign=newsletter_fr&utm_medium=email&utm_source=rss2&mc_cid=4b07d8ab75&mc_eid=a3cbeda18d

Simulacre de démocratie dans les Convents maçonniques

Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaire

Simulacre de démocratie dans les Convents maçonniques

 
Alice Dubois

Par Alice Dubois
27 août 2024
Simulacre de démocratie dans les Convents maçonniques dans Contribution Simulacre-Democratie-696x488

Chaque année, les Obédiences organisent leurs grand-messes afin de redonner une légitimité aux Officers élus, à commencer par leur chef, j’ai nommé le Grand Maître ! Tout cela s’appuie sur un principe hautement démocratique, si cher à la France, notre belle terre des Droits de l’Homme. Ainsi, notre structure maçonnique répond parfaitement à ce vieux concept post révolutionnaire du pouvoir par le peuple et pour le peuple.

Celui ou celle qui a déjà assisté à un Convent sait que chacun est muni d’une « zapette » servant à valider ou invalider les choix proposés par le Président du Convent et tout son collège d’Officiers élu démocratiquement lui aussi. Tout cela est donc conforme au principe républicain.

Pouvons-nous en conclure que la Franc-maçonnerie est une organisation démocratique ?
Le sujet est-il clos ?

Democratie-YeuxBandes dans Contribution

Lors des Convents, une problèmatique surgit. Les représentants de loges votent des dizaines de motions, des propositions… sans en connaître vraiment les tenants et aboutissants. Tout cela finit par devenir un simple simulacre de démocratie.

Comme se plaisent à l’affirmer certains dirigeants de ma connaissance, la Loge est un « ventre mou ». Les décisions ne sont pas démocratiques, puisque le débat réel n’a pas lieu au sein des Loges tout au long de l’année. La plupart des problèmes est mis sous le tapis et tout le reste se vote à coups de zapettes entre deux autres textes de moindre importance. En résumé, la démocratie est étouffée par elle-même. Trop de démocratie tue notre démocratie maçonnique. Faire monter sur une scène durant 1 minute le défenseur d’une idée, avant de la faire voter… puis passer au second… est-il réellement un processus sain pour débattre dans une assemblée d’humains ?

Pour prendre un parallèle, chacun sait que les États-Unis représentent la plus grande démocratie du monde. Tout ou presque fait l’objet d’un vote au Sénat.

C’est ainsi que la pizza est devenue au pays de l’oncle Sam un légume en 2011.

Simulacre-Democratie3

Oui oui, vous avez bien lu, un légume ! Pourquoi la pizza est-elle devenue légume me direz-vous… car 32 millions d’enfants déjeunent à la cantine chaque midi (60% des élèves), cela représente un marché colossal. Pour le bien-être des petits estomacs américains, dans un souci d’équilibre alimentaire bien évidement, la loi oblige les cuisines des chérubins à leur servir des légumes. Ainsi, le fameux ketchup Heintz (dont le gendre de la famille n’est autre que John Kerry) a pu augmenter considérablement ses parts de marché grâce à ce tour de passe-passe. Comme la pizza est garnie de ketchup, elle devient « tout naturellement » un légume, CQFD. La démocratie a permis de faire voter par les sénateurs le changement d’affectation culinaire des pizzas, incroyable non ?

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Alors, quel est le rapport entre la pizza et nos Loges ? Pour répondre, on pourrait affirmer que les deux systèmes, dits démocratiques se ressemblent beaucoup. On consulte, on discute mais au final, le groupe dirigeant reste au pouvoir et se passe le maillet de génération en génération. C’est ainsi que depuis 3 siècles, des maçons financent l’immobilier des Temples grâce à leurs capitations, sans que quiconque trouve à redire sur cette formidable accumulation de patrimoine qui ne sert en aucune manière la communauté maçonnique (ni aucune autre cause d’ailleurs). Nous pouvons aussi parler des avantages dont profitent les représentants démocratiquement élus (avions, restaurants, hôtels…). Tout cela a un coût qui rend, année après année les capitations de plus en plus onéreuses et par conséquent, de moins en moins accessibles aux classes qui peinent à boucler les fins de mois.

Alors quelle est la solution, car il en existe !

Democratie-Suisse

Nous avons évoqué la pseudo démocratie des USA, parlons maintenant d’une réelle démocratie avec nos voisins helvètes. La Suisse est une démocratie directe. Les citoyens disposent non seulement du droit de vote, normal en démocratie, mais aussi du droit de voter sur des questions concrètes encore nommé votation. La Suisse est gouvernée par un Conseil fédéral, un collège de 7 membres. 7 conseillers fédéraux, 26 gouvernements cantonaux, 2172 conseils communaux et 5,5 millions d’électeurs président aux destinées de la Suisse. Une confédération qui rend ce pays hautement démocratique et chacun peut aujourd’hui comparer le résultat avec la nôtre.

Alors comment réformer la démocratie maçonnique ?

Democratie-Loge

Rien de plus simple, réduisons toutes les fonctions inutiles et coûteuses de nos Obédiences. Instaurons une démocratie directe avec un débat permanent chaque mois au sein des Loges sur les questions de l’Obédience. Il suffit ensuite que chaque membre transmette son vote par voie électronique depuis son téléphone, sur son accès privé. Ainsi, les décisions viendront réellement de la base. Plus de palabres en haut lieu, moins de dépenses en déplacements. Les discussions se feront dans les Loges et l’exécutif aura pour mission de mettre en œuvre le résultat des votes permanents.

Seulement, cela implique quelques changements dans les mentalités.

Changements à la tête, car vous imaginez bien que les dirigeants actuels et leurs dignes successeurs ne seront pas les promoteurs d’un tel projet. Ce serait dévaloriser la fonction du chef, si chère à notre pays (pourtant régicide) et surtout, cela réduirait les avantages de la fonction et probablement la gloire qui en résulte. Avouons-le tout net, le Français est en guerre perpétuelle contre son chef, il peste, il grogne… mais il reste un veau* bien docile. (* Comparaison de Charles de Gaulle en juin 40)

La démocratie est le plus long des processus, car il lui faut de la patience. C’est pourquoi, il faudra à la base, une certaine période d’acclimatation pour s’impliquer dans les décisions de gestion. Il suffit de voir la difficulté à gérer une simple Loge lorsque le Vénérable se transforme en Homme-orchestre. Il est évident que la démocratie n’est pas innée pour tous, il faut du courage et de l’énergie.

En conclusion, la question qui se pose ressemble à : « Quelle maçonnerie voulons-nous pour ce XXIe siècle ? »

Les Rituels et la spiritualité maçonniques s’évanouissent peu à peu de nos travaux de Loges pour laisser la place à des causeries de comptoirs de café du commerce, la défiance envers l’ordre devient de plus en plus puissante, la maçonnerie est en recherche de sens et d’utilité, car tout le monde sait qu’elle n’est plus le moteur intellectuel ni social de notre société.

Il est donc bon de s’interroger sur son devenir et l’intérêt qu’elle va représenter pour les générations futures. Une chose est certaine, il y a de quoi se réunir pour en parler. Ce sera d’ailleurs le premier pas vers la démocratie.

Le débat est ouvert…

SOURCE : https://450.fm/2024/08/27/simulacre-de-democratie-dans-les-convents-maconniques/

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La maçonnite

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La maçonnite

ESSAIS SYMBOLIQUES

1- Introduction
2- Diagnostic différentiel de la maçonnite

La maçonnite dans Bleu tousalorient-300x225

 

1- Introduction

D’après une enquête effectuée auprès d’un échantillon représentatif du métier, en l’occurrence les délégués du dernier Convent, il a été établi que l’affection des maçons la mieux partagée était la “maçonnite”, nom commun pour désigner l’inflammation du maçon. C’est un mal sournois. Tous n’en sont pas atteints, mais tous en sont frappés. De nombreux malades ignorent leur maladie ou pire, feignent de l’ignorer.

Comment évolue la maladie selon les tranches d’âge ? Si nous parvenions à lever le secret médical qui entoure les ateliers de perfection, capitulaires et autres peut-être saurions nous si le mal régresse ou empire, là-haut.

Des professions sont-elles plus vulnérables que d’autres ? La maçonnite frappe-t-elle le F. architecte comme le F. épicier, la S. pédagogue comme la S. pédiatre, la S. magistrate comme le F. prévenu ? Comment le mal se répand-il sur le sexe ? Y a t il une maçonnite typiquement féminine, masculine et gaie… et guérit-on de la même façon selon qu’on est maçonne ou maçon ?
En ce qui concerne la transmission de la maladie, celle-ci emprunte-t-elle la voie de la transmission initiatique? Des formes contagieuses ont été mises en lumière, principalement à la lumière de l’Orient, là où se manifeste le signe d’infection le plus magnifique : l’accès de langue de bois. Il semblerait cependant que la maçonnite ne se transmette ni par les mains moites -mais dans le doute les gants restent la meilleure prophylaxie- ni par les embrassades fraternelles -éviter toutefois les excès !
La maçonnite franchit-elle la barrière des espèces ? Un maçon anglais régulier peut-il contaminer un maçon continental libéral ? Des experts européens, tels Kreustfeld et Jacob soutiennent qu’il n’existe aucun risque au travers de la chaîne alimentaire. Par conséquent il n’y aurait pas lieu de supprimer les “fraternelles”.
D’autres questions se posent encore. Par exemple, y a t il un risque de transmission génétique ? La loge issue d’un essaimage échappe-t-elle à la contamination de sa loge mère ou au contraire n’y a t il pas une aubaine pour la loge mère de se débarrasser des cellules contaminées ?
Une loge peut-elle en contaminer une autre ?
Enfin, pour se rassurer, si l’inflammation du maçon est souvent une fatalité, elle n’est pas forcément une vocation et tous n’en feront pas une hépatite… disons plutôt une jaunisse. On a observé des maçons enflés qui cessaient d’enfler dès qu’ils oubliaient de se surveiller. Car enfler demande une assiduité exemplaire, une attention sans relâche aux rituels, l’accomplissement rigoureux de ses devoirs, l’observation stricte de la règle, une pratique débordante de la fraternité, le respect total des autres et de soi-même…

2- Diagnostic différentiel de la maçonnite

Ils sont nombreux tant le cadre séméiologique de la maçonnite est imprécis.
Nous nous bornerons ici à différencier de la maçonnite deux formes particulièrement étudiées sur le plan nosologique : les névroses maçonniques et, exceptionnelle heureusement, la psychose maçonnique.
Tout le monde a présent à l’esprit cette définition xyloglossique de la maçonnerie: ” la maçonnerie est une auberge espagnole”.
Pour faire court et différencier la névrose de la psychose maçonnique, on peut dire que le névrosé maçonnique construit des auberges espagnoles et le psychose les habite. Quant au conseil de l’ordre, il encaisse les loyers.

– La névrose maçonnique revêt plusieurs formes cliniques, mais une entité polymorphe nous permettra d’étudier divers aspect de la symptomatologie névrotique maçonnique, c’est la névrose traumatique.

Proche de la névrose de guerre décrite par Freud, elle fut particulièrement étudiée par Jules BOUCHER.
Elle met en jeu un conflit entre le ” Moi de guerre ” et le ” Moi de paix ” du maçon qui se défend en se réfugiant dans la fuite (en avant ou en arrière selon les formes et ses goûts).
Cette fuite fait partie de la régression narcissique décrite par Ferenski et Naudon, avec mise en jeu des défenses archaïques telles que la répétition du traumatisme subi.
Le traumatisme initial peut être extérieur, comme un échec électoral, un refus d’augmentation de salaire, la critique d’une décision ou d’une prise de parole. Le traumatisme est qualifié d’extérieur car il a lieu généralement dans les parvis ou en salle humide. Mais il peut être aussi intérieur, et il rentre alors dans le cadre des psychonévroses où la surtension est intérieure au sujet.
En fait, si l’on suit les travaux de Grinker et de Till Spiegel, résumés dans la thèse de Lantoine, le traumatisme vécu ou fantasmé n’a que peu d’importance en soi; il n’a qu’une fonction de stimulation et de réactivation de conflits libidinaux non résolus. Le traumatisme, en fait, n’est que le révélateur d’une structure psychique prédisposante.
Les signes cliniques sont sous-tendus par l’angoisse libérée lors du traumatisme:
– Il est rare que la névrose maçonnique traumatique se manifeste par des réactions d’effroi avec état de stupeur allant jusqu’à l’évanouissement, ou d’agitation anxieuse compliquée de délire onirique. Le rituel des Tenues et la chaleur affective de la Loge symbolisant la mère (ce que Kipling appelait ” ma Loge Mère là-bas ” permettent d’éviter ces états de panique.)
Le retour à l’équilibre se fait en quelques semaines à quelques mois marqués par des périodes d’anxiété, des difficultés d’assiduité et des troubles du sommeil.

La plupart des névroses traumatiques maçonniques guérissent sans séquelles. En règle, ne persistent à distance qu’une labilité émotionnelle exagérée et une tendance à réagir de façon excessive aux stimuli anxiogènes. Un seul signe clinique persiste qui permet de faire un diagnostic rétrospectif: c’est le signe du claquement précoce décrit avec précision dans le traité de pathologie maçonnique de Désaguliers. Il consiste à une demande de prise de parole qui, tout en respectant le rite (qui consiste à frapper dans les mains et lever le bras) se produit sans intervalle libre dès la fin de l’intervention précédente vécue comme stimulus anxiogène rappelant le traumatisme originel. Ce signe a un équivalent au troisième degré dit signe du cabri ou de l’Europe parfaitement décrit dans les ” mémoires de désespoir maçonnique ” du général de Gaulle.

Quelques rares cas de névroses traumatiques maçonniques sont compliqués de manifestations tardives qui sont en fait des élaborations secondaires du sujet.
La symptomatologie est alors marquée par la structure sous-jacente de la personnalité du sujet.

Deux formes sont les plus fréquentes : l’hystérie et les états limites.

1- L’hystérie :
Elle est la plus fréquente et représente d’après les études épidémiologiques de la Loge de Framingam 80% des manifestations tardives.
Elle est plus fréquente à la suite de traumatismes bénins. Elle succède au traumatisme initial après un temps de latence dit ” temps de méditation “.
Comme l’hystérie classique de Charcot et Lafouge, elle associe un ensemble d’accidents polymorphes de somatisation à une modification globale du psychisme.

– Les modifications somatiques peuvent d’après Van Bogaert, et Ligou s’énumérer ainsi. Il s’agit le plus souvent de troubles neurovégétatifs que le sujet ne verbalise pas directement mais qu’il faut découvrir à partir d’un discours apparemment banalisé.
– L’hyper-sudation que le sujet met sur le compte du traumatisme originel ” Ils me font tous suer “.
– Les spasmes du tube digestif : ” Ils me font chier ”
– Les troubles oculaires: ” Tu en vois un, tu les vois tous ”
– Les états d’inhibition : ” L’autre soir, j’ ai pas pu venir à la Tenue ”
– Les troubles de la sensibilité qui se manifestent surtout par l’indifférence à l’égrégore.
– Les mouvements involontaires et les tics dont le plus connu est le ” tic de la boule noire ”
– Seuls les troubles de la vigilance sont dépistables pendant la tenue.

– Les troubles psychiques sont aussi très polymorphes:
Au minimum, on note des phases de dépersonnalisation où le sujet s’agrège à une fraction marginale de la horde primitive des frères hystériques. Cette dépersonnalisation est la conséquence de la perte totale de l’idéal du Moi, qui , comme chacun le sait, résulte en maçonnerie de la convergence du narcissisme et de l’identification parentale. (Dans le cas du maçon, ” fils de la veuve “, l’idéal du Moi est déjà difficile à trouver en dehors de tout antécédent traumatique). C’est pourquoi , dans leur monographie en langue arabe intitulée ” Le Mythe et le Roi “, et qu’il faut lire à l’envers, Choula et Lessek ont insisté sur le bon pronostic de ces troubles qui ne sont que la conséquence ontologique de l’état de maçon, mais pèsent tout de même sur l’harmonie de l’institution.

2 – Les états limites :
Au maximum, on peut retrouver un état crépusculaire (ombre et lumière sont les deux voies de la névrose traumatique à dit Zarathoustra), accompagné d’angoisse et quelques fois d’hallucinations et d’onirisme réalisant un état limite dont il est difficile de prévoir l’évolution vers la psychose maçonnique. En effet, la distinction entre ces manifestations tardives graves et la psychose maçonnique n’a pas encore fait l’objet d’une nosographie pertinente en raison des difficultés d’analyse sérieuse de ces états limites. Certains auteurs ont cru pouvoir décrire les convulsions de l’avant dernier convent comme symptomatique du ” Border-lire state “. C’est la thèse que développent Andrau et Giovanaï dans leur article ” le cas du petit Mr. E. ” paru dans les ” Annales du congrès du Sud-est “.
Ces Border-line state, pour les auteurs, qui se réfèrent à l’étude de Corneloup et Mourgues datant de 1968, mais négligée jusque là en raison de son parfum de chienlit (elle avait été publiée par la Loge de Nanterre), ont plusieurs caractéristiques cliniques :

– Une relation d’objet restée au stade primitif : La relation d’objet désigne le mode de relation du sujet maçon avec le monde maçonnique. Elle est le résultat d’une certaine organisation de la personnalité, d’une appréhension plus ou moins fantasmée de l’objet. L’objet doit être source de satisfaction, en ce sens, il est relativement interchangeable, sauf lorsqu’il est spécifié dans l’histoire du sujet, en ce sens, les traits de l’objet (la maçonnerie, la Loge, les Fr.) doivent s’approcher le plus possible de l’objet source perdu (ce que Freud et Guenon appellent le ” prototype objectal ” et Kipling et Gourdot ” The Mother -Lodge “. D’où, dans les états limites, la fréquence des réactions de rejet de l’objet proposé par l’institution ou le changement fréquent d’objet par exemple, passage du rite Groussier au rite écossais, puis au rite français, voire au RER etc. …

– La deuxième caractéristique clinique est la prévalence des processus d’identification primaire. L’identification primaire est la forme originaire du lien affectif à l’objet. Il s’agit là d’un processus préoedipien marqué par la relation cannibalique. Les états limites maçonniques sont donc marqués par la relation cannibalique à l’Autre, avec le désir illusoire d’être aimé malgré la réfutation de son altérité. ” Je t’aime, mon F. ° . donc je te tues ou je t’avale “. C’est l’explication de la chasse aux hérétiques, ceux qui ne veulent pas se laisser manger. Ceux que le V. ‘ . M. ‘ . de la Loge de Salem, Alain Charrier appelait “les ânes rouges, ceux qui refusent de se laisser atteler”.

– La troisième caractéristique clinique est l’absence d’identité. Le sujet-maçon border-line est partagé entre son désir de s’individualiser et son désir de conserver l’affection de la Loge-mère. De ce conflit naît le sentiment d’abandon lié à la tentative de séparation d’avec la Loge-mère. Ce sentiment génère une dépression anxieuse dont le sujet se défend par des mécanismes psychologiques tels que le clivage ou le déni. Le clivage est souvent matérialisé par l’essaimage ou l’absentéisme; mais celui-ci reste marqué par l’incapacité d’appréhender l’objet comme extérieur et amène au déni, refus de reconnaître la réalité de l’existence de la Loge vécue comme traumatisante.
Il arrive exceptionnellement que la Mère-Loge du sujet Border-line soit elle-même en état limite, dans ce cas, elle ne favorise pas la recherche d’autonomie du sujet, mais de plus, son besoin de feston avec le sujet la bloque. C’est ce qu’exprime le psychiatre hindou Coosmaraswamy qui assure ” qu’une église ou une société qui ne fournit pas les moyens d’échapper à ses propres institutions, qui empêche ses membres de se libérer d’elle-même réduit à néant sa suprême raison d’être “.

– Je passe sur le 4° élément clinique, le caractère superficiel des émotions et la pauvreté des affects, et vous renvoie à l’excellent ouvrage collectif du conseil de l’ordre intitulé ” les 3 R “, (de la calomnie, de rien et du temps) actuellement épuisé, mais que vous trouverez à la bibliothèque municipale de Vitrolles.

– Enfin, le dernier élément clinique des états limites de la névrose traumatique maçonnique est l’impossibilité pour le sujet de se mettre à la place des autres, conséquence de son état narcissique. C’est en fait l’absence de reconnaissance de l’altérité. Ce qui entraîne un trouble de la pensée, une pensée paralogique, une inaptitude à séparer les fantasmes de la réalité. Ce clivage se manifeste par une intolérance aux frustrations et par la systématisation de l’environnement du sujet en objets tous bons ou tous mauvais, avec une possibilité d’inversion rapide des qualitatifs. Cette modification abrupte des affects reportés sur le monde extérieur constitue le ” déni de réalité ” Ce déni peut aller jusqu’à la négation des fondements de la civilisation et du sacré, je veux parler de la transgression du tabou de l`inceste, bien étudié par Freud et Dutroux. Ils n’est pas rare alors devoir des FF épouser leurs soeurs.

En conclusion le signe clinique essentiel qui doit guider le diagnostic différentiel de la maçonnite, c’est la notion de la perte du Je/Jeu.
Une grande étude multicentrique est en cours pour déterminer si la perte du JE (J.E.) ne serait pas la conséquence de la perte du JEU (J.E.U.) (comme le jeu des perles de verre).
Dans la maçonnerie où tout est symbole, le jeu (J.E.U.) n’est-il pas le fil d’Ariane qui nous évite d’errer dans le labyrinthe du MOI ?

” Le jeu, disait un inconnu en nous guidant vers la grotte de la montagne située au bord de la mer, près de JOPPA, le jeu, disait-il, exige une rigueur qui en définitive est une ascèse. Il faut, avant quoique ce soit, arriver à triompher de soi en tant qu’animal, pour n’être plus qu’une vision, je dirais presque… une clarté “.

SOURCE : http://www.hilarion-humour-maconnique.fr/essais-symboliques/la-maconnite

Hilarion

Éon de l’étoile : l’Hérétique ou le Sorcier de Brocéliande 19 juillet, 2025

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Protégé : Cosmogonie chrétienne – 3°- 18 juillet, 2025

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On sera là (Chanson du Bleuet de France) 17 juillet, 2025

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L’Ankh …… . 16 juillet, 2025

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L’Ankh,

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un symbole fascinant qui remonte à 4000 avant JC pendant l’ère pré-dynastique de l’Égypte, incarne les concepts profonds de la vie et de l’immortalité.

Souvent connu sous le nom de « clé de vie » ou « clé du Nil », cet emblème emblématique apparaît souvent dans l’art de l’Égypte antique, soutenu avec force par les dieux et les pharaons.

Il représentait sa puissance divine non seulement pour donner la vie, mais aussi pour maintenir l’équilibre de l’univers.

Avec son design distinctif, avec un nœud sur une croix, beaucoup pensent qu’il capture une multitude de significations, comme le soleil se lève à l’horizon ou le mélange harmonieux d’énergies masculines et féminines.

L’Ankh était utilisé de manière remarquable dans divers contextes, des inscriptions de tombes aux tailles des temples, et était apprécié comme des amulettes.

Cependant, ses origines précises et ses significations les plus profondes restent un mystère intrigant pour les historiens et les archéologues.

L’une des représentations les plus captivantes implique les dieux en donnant l’Ankh aux pharaons, un acte symbolisant le don de la vie éternelle.

En outre, sa présence dans les environnements funéraires témoigne de la profonde conviction en l’existence au-delà de la mort.

Y a-t-il plus à découvrir sur l’Ankh qui pourrait nous offrir une meilleure compréhension du paysage spirituel et culturel de l’Égypte ancienne ?

Le voyage vers ce symbole intemporel peut très bien dévoiler plus de secrets d’une civilisation imprégnée de traditions et de croyances riches.

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Source : anonyme du net

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