Protégé : « L’heure du Parfait Maçon » – 18°- 15 décembre, 2025
Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution,Rouge , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.LE SECRET DU CHEMIN INTÉRIEUR 14 décembre, 2025
Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaireLE SECRET DU CHEMIN INTÉRIEUR
Le chemin mystérieux va vers l’intérieur. C’est en nous, sinon nulle part, qu’est l’éternité avec ses mondes, le passé et l’avenir.
Novalis.[1]
Quand j’ai frappé à la porte du temple, je n’avais pas conscience de ce qui me poussait vers ce mouvement, si ce n’est une force mystérieuse incompréhensible, mystérieuse qui venait de l’intérieur, un besoin de retrait, de désencombrement dans l’espérance de connaître une forme de complétude, de plénitude intérieure. Un mouvement, peut-être lié à un passage à vide dans un monde trop plein, il me fallait construire autre chose, avoir un autre regard sur moi-même et le monde. Écrire, une autre vie en restant pourtant le même. Un besoin, un désir de vide de désert, de silence pour percevoir les murmures de mon esprit soufflés par mon âme. Descend au fond de toi, regarde le V I T R I O L : C’est le même chemin qui monte et qui descend [2]. La recherche de l’harmonie des contraires passe par nos premiers pas sur le pavé mosaïque symbole de la dualité, la prise de conscience de cette dualité c’est le visage dans le miroir, le reflet de ma part d’ombre et de ma part de lumière qui vient de l’intérieur.
L’immersion dans les mystères de l’initiation, le chemin initiatique passe par une marche dans le désert, un sentiment de nudité et d’immensité qui nous submerge. Pascal disait : les espaces infinis m’effraient, mais ce sentiment se transformera ensuite en admiration pour les merveilles de la nature, pour cette unique cosmologie. Cette écoute de la conscience, cette admiration de l’infini est en fait un exercice spirituel. C’est un inlassable exercice de purification conduisant à une perpétuelle intériorisation [3]. Un exercice qui permet la rencontre avec le principe et avec autrui, formant une échelle spirituelle solide reposant sur ses deux montants. La marche du pèlerin spirituel n’est pas un exercice égoïste ou égotiste, ce pèlerin ne marche pas que pour lui. Il marche pour les autres et la gloire du principe comme le firent les pauvres chevaliers christ : Non Nobis Domine, Non Nobis, Sed Nomini Tuo Da Gloriam (non pas à nous, seigneur, mais à ton Nom donne la gloire.) C’est à ce prix, que je pourrais continuer ma marche, pour me tenir debout et contribuer humblement à ce que les hommes et le monde perdure dans l’harmonie. Le chemin mystérieux passe d’abord par la colonne du nord, celle du silence, pour quoi ce silence ? Se taire : l’avancée en solitude, loin de dessiner une clôture, ouvre la seule et durable et réelle voie d’accès aux autres, à cette altérité qui est en nous et qui est dans les autres comme l’ombre portée d’un astre solaire bienveillant. [4]

Je marche quand je peux dans ma tête, de préférence chaque jour un peu, je fais des petits pas, parfois 3 parfois 5 et au mieux 7. Sur la grande route brûlante mes pas s’échauffent, je préfère quand c’est possible les petits sentiers, là, où on fait des belles rencontres, là où mes Sœurs et mes Frères m’attendent sur ses sentiers mystérieux.
Jean- François Guerry.
[1] Georg Philipp Friedrich von Hardenberg, alias Novalis- Grains de pollen. 1ère grande œuvre romantique de Novalis qu’il présente ainsi : ce sont des fragments d’un dialogue continu avec moi-même… des boutures. C’est le ‘dividu’ de Novalis c’est-à-dire le constat d’être fracturé, divisé, incomplet en attente de l’autre pour être complété et fécondé.
[2] Héraclite d’Éphèse. Chaque chose, chaque être, le monde lui-même est une lutte des contraires le lieu d’une joute. Cette idée est une idée « divine » seul Dieu voit l’harmonie des contraires invisible aux humains, et seul Héraclite l’a comprise.
[3] Marie-Madeleine Davy – Le désert intérieur. Spiritualités vivantes Éditions Albin Michel.1982.
[4] Christian Bobin. Souveraineté du vide. Parution originale 1985. Éditions Folio 1995
SOURCE : http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2024/08/le-secret-du-chemin-interieur.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE… LIBERTÉ ET FRANC- MAÇONNERIE
Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaireINTELLIGENCE ARTIFICIELLE… LIBERTÉ ET FRANC-
MAÇONNERIE
Une réflexion de notre Frère Jérôme Touzalin sur la fameuse intelligence artificielle dont on parle tant aujourd’hui.
On me dit, on me répète : « Tu vas voir… L’intelligence artificielle va nous asservir, c’est sûr ! »
Très curieux, tout de même, que d’associer ainsi intelligence artificielle et liberté, pourquoi avoir l’arrière-pensée que quelque chose pourrait relier ces deux notions ?
Il est vrai qu’avec le mot liberté on peut lui adjoindre beaucoup de termes : politique et liberté, trottinette et liberté, retraite et liberté…
Mais je vois bien que ce titre révèle, en fait, une inquiétude sous-jacente : ce qui tracasse, c’est la question de savoir si l’intelligence dite artificielle ne va pas asservir, voire tuer notre liberté d’être humain, ou ce qu’il en reste ; voire même si, ce qu’il en reste, peut encore être appelé liberté tant nous sommes submergés de contraintes…
N’oublions pas ce que disait Spinoza : « C’est l’ignorance des causes qui nous déterminent qui nous fait croire que nous sommes libres. » Plus on avance dans la vie et plus on voit combien nous cernent des assignations de toutes sortes, à tel point que notre parcours est finalement très contraint.
Mais bon, admettons, nous sommes libres… acceptons ce postulat… Nous avons là, au sommet de notre édifice squelettique, un crâne dans lequel palpite une boule, sorte de phosphore un peu mou, que l’on nomme un cerveau et qui nous dit que nous sommes beaux, grands, forts, intelligents, au sommet de la création et libres… oui, tout ça !
Vous pensez bien que face à cet amoncellement de qualités on ne va pas se laisser faire facilement devant quiconque voudrait nous déloger du trône où nous exerçons notre pouvoir…
Qu’est-ce donc que cette prétendue intelligence, venue de l’extérieur, inventée par les hommes de surcroit, et que l’on vient nous mettre sous les neurones, comme pour narguer la vivacité de nos échanges synaptiques, là où s’élabore nos pensées, là où elles se colorent de clair ou d’obscur, selon notre humeur, là où l’amour s’éveille, là où les équations mathématiques se mettent à danser et font naître les fusées, ou la grande
musique… ou la poésie …
Bon, cette nouvelle intelligence fait sa modeste, elle se présente comme artificielle… elle reconnaît qu’elle ne lutte pas dans la même catégorie par rapport à notre intelligence à nous, on ne peut plus spontanée et naturelle, mais prudence, si elle est dénommée artificielle, c’est peut-être un artifice : artifice… artificiel… cela va bien ensemble, une ruse, en somme, pour nous endormir et se précipiter sur nous le moment venu, à la vitesse du cobra qui fond sur sa proie… et nous réduire au silence… non, pas du cobra, dans son cas c’est plutôt à la vitesse de l’électricité, cette électricité sans laquelle, elle n’aurait aucun souffle vital, car l’électricité, c’est son sang, c’est ce qui lui donne vie… coupez l’électricité il n’y a plus de vie, plus d’intelligence artificielle… L’homme reste seul avec son intelligence naturelle !
Mais cette intelligence artificielle est-elle si intelligente que cela ? Tout dépend de la définition que nous nous faisons de l’intelligence…
Alors là, nous en avons pour des heures à débattre autour d’une définition de l’intelligence selon que l’on s’adresse à un membre d’un jury universitaire, à un neurologue, un psychiatre, à un artiste, un poète, un militaire, etc. etc.
Pour moi, je dirais que c’est l’art de faire des liens, des rapprochements, des croisements,
c’est un carrefour, voilà, c’est un carrefour, et plus il y a de routes, plus on est intelligent, c’est un giratoire où s’empressent de multiples pensées, sensations, un amoncellement de savoirs et puis, là, soudain une étincelle, une fulgurance biochimique, fait naître un choix, une décision, une solution, et nous nous mettons à obéir à ce surgissement cérébral…
L’intelligence artificielle qui, sans doute, fait se croiser aussi de multiples chemins, qui puise à de multiples sources, dont il ne faut pas oublier qu’elles ont toutes été découvertes préalablement par l’homme, est aussi ce club de rencontres d’où peuvent jaillir des solutions inattendues : « Bonsoir… d’où venez-vous ? Moi, je viens de Descartes, et vous ?
Moi, de Spinoza. Si on bavardait un moment. » Ou plutôt : « Si on tchattait, un moment » pour parler en franglais moderne ! Et voilà que s’entrecroisent, sous nos yeux, des pensées surgies, à la vitesse de la lumière, des œuvres de ces deux géants intellectuels.
Cela appliqué, dans cet exemple, au domaine de la philosophie, car l’intelligence artificielle est ouverte à tous les secteurs de la pensée et permet un fantastique croisement des savoirs, permet de gagner du temps sur des solutions qu’aurait pu, finalement, trouver le cerveau, permet des rencontres inattendues : la mise en relation amoureuse par internet est du même ressort, la machine crée des liens qui sans cela ne se seraient jamais noués…
L’intelligence artificielle est pour moi, pour ce que j’en comprends, un facilitateur, un accélérateur, de rencontres, après, c’est à l’homme, au cerveau de l’homme de savoir s’il veut user de cet apport.
Tout repose sur l’homme, comme toujours… c’est à sa conscience de faire le tri devant le produit que lui livre la machine.
Je crois en l’homme, je crois qu’il dominera ce nouvel instrument.
Dès que le progrès a fait surgir un nouvel outil, il y a toujours eu les deux mêmes camps : ceux qui y ont vu le déclin de l’homme, voire sa fin, et ceux qui sont enthousiasmés face à ce qu’ils considéraient comme un progrès.
C’est toujours le progrès qui a triomphé…
Le progrès est inarrêtable, irrépressible, le progrès est une inondation, il submerge tout… il nous faut apprendre à le canaliser, à bâtir des guides, des chemins, c’est là, où le Franc-maçon peut intervenir… il n’est plus temps pour lui de construire des temples où des cathédrales, ce n’est plus l’expansion spirituelle qu’il faut mener, mais l’expansion technique née de son génie créateur… le F.M. porte en lui le compagnon qu’il continue d’être, indépendamment des grades acquis ultérieurement…
C’est un travail devenu planétaire… le danger n’est pas dans l’outil, n’est pas dans l’intelligence artificielle, mais dans la façon dont l’humanité va l’utiliser…
Le danger n’est pas dans la flèche, ce n’est pas elle la coupable, elle n’y est pour rien, le danger, c’est l’homme, toujours lui, selon ce qu’il a décidé de viser. C’est lui qui décide, c’est lui qui choisit, c’est lui qui ordonne… C’est lui qui tue, pas la flèche, pas l’arc, pas l’arbalète, pas la bombe, pas le drone.
Cette responsabilité de l’homme n’est pas nouvelle. Elle parcourt l’humanité depuis son émergence ; je songe à cet instant à la phrase de Rabelais « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », phrase énoncée en un temps où la science état loin d’avoir l’ampleur que nous lui connaissons aujourd’hui.
Il appartient donc au F.M. d’être dans la maîtrise de ses actes, de ses choix, de faire triompher l’esprit humain sur la matière technique de n’importe quelle machine, aussi sophistiquée soit-elle.
L’intelligence artificielle peut-elle se faire poète ? Peut-elle rêver tel André Chénier, un soir, au concert, derrière une spectatrice et murmurer : « Sous votre aimable tête, un cou blanc, délicat, se plie et de la neige effacerait l’éclat » et même si elle amalgame savamment des mots peut-elle avoir l’émotion qui en jaillit… l’émotion est humaine… il faut un cœur pour comprendre ; l’intelligence artificielle n’a pas de cœur… les impulsions alternatives du courant ne conduisent aucune émotion.
Je continue de croire en la supériorité de la fragile palpitation de notre matière cérébrale sur le ballet électronique de nos ordinateurs quotidiens.
Je continue de croire en la supériorité de l’homme.
J’ai dit
Jérôme Touzalin – G.M. Grande Loge de L’Europe et de la Méditerranée
LA FRANC-MAÇONNERIE EN CHINE
Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaireLA FRANC-MAÇONNERIE EN CHINE
Je viens de lire une étude réalisée par un institut de recherche économique, qui rapporte que dans les cinq prochaines années, le PIB (produit intérieur brut) de la Chine devrait dépasser celui des États-Unis. Cela signifie que la Chine, aujourd’hui deuxième puissance économique mondiale, sera bientôt la première, si ce n’est déjà fait. Et d’ici vingt ans, les Américains seront à la traîne des Chinois, également en termes de PNB (Produit National Brut).
Eh bien, ignorant le fait que PIB ou PNB ne signifie pas nécessairement richesse ou qualité de vie, la Chine ayant une population cinq fois plus nombreuse que celle des États-Unis, l’exemple chinois nous amène à quelques réflexions. Il est peut-être temps de relire un peu la philosophie chinoise, exprimée principalement dans le Tao Te Ching, de Lao Tseu, dans les Entretiens de Confucius et l’Art de la Guerre, de Sun Tseu.

Quelqu’un pourrait se demander quel est le rapport avec la franc-maçonnerie. J’ai une réponse à cela, mais il faudrait du temps et beaucoup de place pour la retranscrire ici, car cela implique le développement d’une thèse qui implique philosophie, histoire et notions de sociologie qui fatiguerait certainement le lecteur de cet article et n’a aucun rapport avec le but pour lequel il a été écrit. Je voudrais juste rappeler à ceux qui connaissent la Franc-Maçonnerie, que les figures de Lao Tseu et de Confucius font partie de la symbolique de la Crypte des Philosophes et constituent les Huit Colonnes de la Sagesse, étudiées dans l’un des derniers degrés de l’Ancien et du Rite Écossais Accepté. Donc, si les auteurs du REAA ont choisi la philosophie de ces sages chinois comme sujet d’étude, il doit y avoir une raison [1] . Mon beau-fils, un jeune ingénieur récemment diplômé, a accepté une invitation pour aller travailler dans la création d’une usine de papier en Chine. Arrivé sur place, il m’a envoyé ses premières impressions, que je résume ainsi :
- Ce sont les Chinois qui ont inventé le papier ; mais maintenant ils appellent les Brésiliens et les Allemands à créer des usines pour eux. Ils espèrent devenir le premier producteur mondial de papier dans les dix prochaines années.
- Les Chinois sont habitués aux ouragans, typhons, tremblements de terre et autres cataclysmes similaires. Cela fait partie de leur quotidien.
- Ils parlent une douzaine de dialectes, certains aussi différents les uns des autres que le portugais et le guarani. Mais tout le monde se comprend d’une manière ou d’une autre.
- La plupart des Chinois n’ont jamais entendu parler de Jésus-Christ. Ils ne savent pas que « le pouvoir n’a été donné à personne d’autre sur terre pour sauver les hommes », comme l’a dit l’apôtre Paul.
La Chine semble être une autre planète. Il a été surpris par le fait que les Chinois étaient aussi dynamiques que disciplinés. Cela signifie qu’il fait chaud à l’extérieur et extrêmement froid à l’intérieur. La Chine ressemble de l’extérieur à un immense chaudron bouillant, alimenté par un feu froid de l’intérieur.
Chez l’homme occidental, il est facile de voir quand il est heureux ou malheureux ; quand vous êtes heureux ou triste ; nerveux ou calme, calme ou en colère. Cela se voit sur son visage. Les Occidentaux ont un langage non verbal extrêmement explicite. Ce que nous ne verbalisons pas, nous le montrons dans notre posture corporelle. Pas les Chinois. Cela ressemble à une statue de pierre. Ton visage est un sphinx. Il est impossible de lire un quelconque message neurolinguistique dans votre langage corporel.
Je comprends la perplexité d’un Occidental confronté à la culture traditionnelle chinoise. Après tout, un peuple qui a réussi à réconcilier le taoïsme avec le confucianisme et le marxisme est véritablement un phénomène qui mérite une bonne réflexion.
Le taoïsme est la philosophie fondée par Lao Tseu, un homme qui vécut au 5ème siècle avant Jésus-Christ. Il s’agit d’une doctrine profondément naturaliste qui cherche à suivre la ligne du soi-disant non-agir. Ne pas agir signifie ne pas laisser tout se produire naturellement. Et surtout suivre le cours de la nature, s’intégrer à elle, non pas comme un organisme qui lutte contre elle, pour la changer, mais pour s’y adapter, de la meilleure façon possible. Le Tao, dit Lao-Tseu, est comme le fleuve. Il suit naturellement son cours. S’il trouve un obstacle sur son chemin, il ne le combat pas, il le contourne.
Chaque action provoque une réaction opposée. De ce mouvement d’action et de réaction l’univers tire son équilibre. C’est pourquoi le monde est équilibré entre deux forces potentiellement égales et opposées : le Yin et le Yang, le positif et le négatif. L’équilibre naturel est au milieu. Lorsque cet équilibre est atteint, nous trouvons le chemin parfait. Éliminer les tensions est le grand secret du succès dans toute entreprise. Peu importe les troubles que vous découvrez ici, vous devez maintenir votre calme intérieur. C’est la sagesse du taoïsme.
Comment est-il possible pour les Chinois de pratiquer une telle philosophie ? Eh bien, dit Confucius : par la discipline, le respect de l’autorité constituée, le respect des ancêtres et le travail acharné. Autrement dit, respecter la tradition, apprendre du passé et accepter les choses naturellement. Le monde a toujours tendance à rechercher un point d’équilibre. Et il est toujours dans une immobilité absolue.
Confucius a également vécu au 5ème siècle avant JC. Lao Tseu et Confucius sont les noms les plus importants de la philosophie chinoise. La plupart des Chinois d’aujourd’hui ne les connaissent peut-être même pas, mais ils vivent toujours selon leurs enseignements.
C’est-à-dire qu’ils ont vécu encore deux millénaires exclusivement selon eux. Jusqu’au XXe siècle, l’Allemand Karl Marx (décédé il y a plus d’un siècle) est arrivé en Chine avec la doctrine selon laquelle le travail est le seul élément qui ajoute de la valeur. C’est le seul capital qui mérite d’être rémunéré. Tout le reste est une accumulation indue. Cette idée convenait aux dirigeants d’un milliard de personnes qui travaillaient avec discipline, respect de l’autorité et honneur du passé. Un milliard d’ouvriers et de paysans dont le seul capital était précisément leur capacité de travailler. C’était ce dont ils avaient besoin pour créer le communisme chinois, qui est le même que les autres régimes totalitaires en théorie, mais différent dans son intention et son exécution.
Il y en a encore plus. Le philosophe le plus lu aujourd’hui (non seulement en Chine, mais aussi en Occident) est Sun Tzu, un général chinois du 6ème siècle après JC, qui enseigne que le secret du succès dans toute entreprise réside dans la stratégie, la dissimulation et la surprise. En mettant tout cela ensemble, la guérilla Mao Zedong a créé une nouvelle doctrine, vaincu le régime impérial, expulsé les colonisateurs étrangers et mis en place le régime communiste en Chine. En utilisant ces doctrines comme matrice, il a créé le communisme chinois avec une combinaison très bizarre : le naturalisme des taoïstes, le conservatisme des confucéens et le matérialisme pragmatique des marxistes.
Mais aujourd’hui, Mao Zedong n’est plus qu’un personnage de l’histoire chinoise. Personne n’a fait de lui un dieu, pas même un héros, comme le faisaient les Russes avant la chute du régime communiste avec Marx et Lénine. En Union soviétique, après l’extinction du communisme en tant que régime d’État, les statues de ces « dieux » prolétariens ont également été renversées à coups de marteaux et de pioches. Les mêmes instruments avec lesquels ils ont démoli « les dieux » du capitalisme. C’est l’habitude des Occidentaux de créer des dieux puis de s’en débarrasser. Nous sommes déistes et iconoclastes par nature.
Mao n’est pas devenu un dieu. Il y a ceux qui l’aiment, il y a ceux qui ne l’aiment pas. Mais il n’existe ni église maoïste, ni autels qui lui sont dédiés. Après tout, la Chine n’a pas de Dieu. En fait, la Chine a depuis longtemps abandonné le maoïsme au profit d’un type de national-socialisme qui combine le capitalisme d’État à des fins de production et le socialisme marxiste à des fins d’organisation de l’État et de répartition des revenus.
Fait étonnant – m’a dit un de mes amis qui a passé du temps en Chine – la religion chinoise n’a pas de Dieu. Du moins pas comme nous l’entendons. Bien qu’il existe des chrétiens, des bouddhistes, des musulmans et d’autres croyances apportées en Chine par les colonisateurs, la grande majorité des Chinois s’accrochent toujours à leurs traditions shénistes [2] .
Cela explique, je pense, pourquoi Mao n’est aujourd’hui qu’un personnage historique. Pour les Chinois, les hommes ne sont pas des dieux. Ils peuvent devenir de bons ou de mauvais shens en raison de leurs actions dans la vie. Les hommes font de bonnes et de mauvaises choses. Les choses sont bonnes quand elles apportent du bonheur aux gens, elles sont mauvaises quand elles ne le font pas. Le reste appartient à l’histoire.
Après tout, qu’est-ce que l’histoire et que nous réserve-t-elle ? Faut-il croire les historiens ? Les marxistes soutenaient que le capitalisme ferait s’effondrer les régimes occidentaux parce qu’ils portaient en eux le germe même de la destruction, à savoir l’aliénation du travailleur par rapport aux résultats de son travail. Les historiens libéraux ont déclaré que le communisme était un régime contre nature car il éliminait le motif principal de l’activité humaine : son ambition. Le libéralisme régnait en Chine au moment de la colonisation anglaise. Après la fin du régime impérial et la prise du pouvoir par les communistes, le marxisme était la doctrine dominante. Aujourd’hui, plus personne ne parle de Marx ou d’Adam Smith en Chine.
Après tout, c’est ce qui donne des résultats. Le reste n’est que philosophie. La croissance chinoise est aujourd’hui un phénomène qui étonne le monde entier. Croissance économique avec libération surveillée. Un régime socialiste créant une société de consommation ? Paradoxal en termes de logique classique, mais parfaitement acceptable en termes de psychologie sociale.
Il y a ceux qui critiquent et ceux qui louent le modèle chinois. C’est normal. Il n’existe pas de régime parfait ou idéal. Ce qui semble bon aujourd’hui le sera également demain ? Et ce qui semble mauvais aujourd’hui, qui peut le savoir demain ? Après tout, selon la science atomique moderne, nous ne pouvons être sûrs que d’une seule chose dans ce monde : il existe un principe d’incertitude régissant le développement de la vie dans notre univers. Tout peut être et ne pas être à la fois. Tout dépend de la position de celui qui observe le phénomène. Ou celui qui le vit.
Tout cela est très intéressant et nous amène à quelques réflexions. Le Tao Te Ching a un verset qui dit : « L’espace entre ciel et terre n’est-il pas un gigantesque soufflet ? Videz-vous sans vous épuiser. Inépuisable. Plus vous travaillez, plus vous produisez de souffle. De nombreux mots s’épuisent sans fin et conduisent au silence. En nous accrochant au vide, protégeons-nous notre être intérieur et le gardons-nous libre ?
C’est un peu ce que disait Sartre : tout ce que nous faisons est destiné à remplir un espace qui, sans nos actions, ne serait qu’un vide immense.
Après tout, au fond, tous les systèmes de pensée convergent vers un seul objectif : trouver le sens de la vie et créer des modèles pour la rendre toujours plus agréable. Le reste se résume aux tentatives que font les hommes pour mettre en pratique ces modèles.
En revenant à la franc-maçonnerie, nous pouvons dire : l’important est d’être libre d’apprendre. Libre de se confronter à toutes les idées et à tous les événements sans crucifier ni déifier absolument rien ni personne. Recevoir toutes les expériences comme un apprentissage, sans avoir à les transformer en adoration. C’est ce qu’enseigne la franc-maçonnerie. Le bien est ce qui est utile, le bien est ce qui donne des résultats. Volonté d’étudier et tolérance pour embrasser toutes les tendances et vision pour voir les différences. Et surtout la sagesse pour choisir ce qui nous sert le mieux. Si l’on en croit les Maîtres qui ont organisé le Rituel des degrés supérieurs du REAA, la bonne Franc-Maçonnerie est incluse dans cette philosophie. Le taoïsme et le confucianisme sont de bons moments de sagesse que le bon peuple chinois a légué à l’humanité. Le marxisme, qui à l’origine hébergeait une conception romantique libertaire et égalitaire, est devenu, en pratique, un régime totalitaire et émasculateur. L’idéal de liberté, d’égalité et de fraternité qui inspirait ses créateurs a été étouffé par l’ambition de ceux qui ont pris le pouvoir au nom du groupe vainqueur.
D’ailleurs, la franc-maçonnerie était déjà assez forte en Chine, durant la période coloniale. Mais après l’instauration du communisme, celui-ci a pratiquement disparu du territoire chinois. Ce qui reste encore de l’art royal chez les Chinois survit sur l’île de Taïwan. Ceci est caractéristique des régimes totalitaires, qui abhorrent toute organisation défendant la liberté de pensée. Voici la question qui se pose depuis que les premiers groupes humains ont commencé à s’organiser : existe-t-il un ordre social parfait ? La liberté, l’égalité et la fraternité pourront-elles un jour cohabiter dans un même système ?
João Anatalino Rodrigues
Remarques
[1] En particulier le degré 32, dans lequel est étudiée la Crypte des Philosophes. À cet égard, voir notre ouvrage « Mestres do Universo », publié par Ed. Biblioteca 24×7.
[2] La tradition religieuse chinoise peut être définie comme un type de panthéisme naturaliste qui vénère un type de divinité connue sous le nom de « shens ». Il peut s’agir d’esprits de la nature, de héros nationaux, de demi-dieux et même d’animaux mythologiques tels que des dragons et des tigres. Il s’agit d’une tradition religieuse très syncrétique, qui intègre des éléments du taoïsme, du confucianisme et du bouddhisme, réunis sous le titre populaire de shénisme.
Bibliographie
- L’art de la guerre – Sun Tzu – Ed. Sextante, Rio de Janeiro, 2008
- Tao Te Ching- Lao Tse -Ed Pensamento, São Paulo, 1978 – Les Entretiens- Confucius- Ed Cultrix- São Paulo, 1995.
ONE FIRE | The enduring legacy of Theosophy and Helena Blavatsky | FULL DOCUMENTARY | 2025 13 décembre, 2025
Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentairesous-titré
Laisser la vie te transformer – Taoïsme 12 décembre, 2025
Posté par hiram3330 dans : Non classé , ajouter un commentaire
Analogie du livre des morts Egyptien et de la FM dans nos rituels
Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaireAnalogie du livre des morts Egyptien et de la FM dans nos rituels
Par anck131
Nombre d’éléments présents dans nos Loges attestent que notre spiritualité est solaire. L’invocation que nous faisons lors de l’ouverture des travaux « à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers », introduit cette notion importante, que nous symbolisons par des signes plus ou moins parlants tels que le Soleil et la Lune, le Pavé Mosaïque ou le Delta Lumineux. Pour les anciens égyptiens, notre Grand Architecte était symbolisé sous le nom de Rê / Ra via un disque solaire et non pas comme étant Dieu mais comme étant sa première manifestation dans le monde visible. Il se manifeste par la Lumière qu’il diffuse, et qui crée la vie. Il n’est pas le « Dieu créateur de toutes choses », mais le principe de mutation d’ondes cosmiques qu’il véhicule et transforme en énergie créatrice.
En Egypte, la base de la Grande Pyramide de Khéops forme un carré rigoureusement orienté et dont la pointe culmine en son centre à 144 mètres d’altitude, symbolisant ainsi l’origine de toute création.
Et de citer aussi l’une des manifestations divines de l’Enneade (groupe des neuf divinités anse la mythologie égyptienne rassemblent toutes les forces présentes dans l’univers : le démiurge Atoum, l’humidité Tefnout, l’air Chou, la terre Geb, le ciel Nout, Osiris, Isis, Seth et Nephthys), les Maçons consacrent leurs Loges à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers dont ils symbolisent la présence par différents tableaux posés sur le Pavé Mosaïque, entouré sur trois de ses angles par des colonnettes de différents styles. Pour nous Maçons, comme pour les anciens égyptiens, cet espace réputé sacré, symbolise la Terre comme faisant partie intégrante de l’Univers qui l’entoure. Et c’est pour en faire la démonstration que nos illustres prédécesseurs ont choisi la forme du Carré afin de permettre à ce symbole de se manifester. Aujourd’hui, certaines Loges représentent le Pavé Mosaïque en additionnant deux triangles aux proportions pythagoriciennes, pour former un Carré Long sur lequel sont tracés 108 cases, soit 12 de l’Orient à l’Occident, et 9 du Nord au Midi. Et la Géométrie de nous enseigner pourquoi ce symbole fut choisi, car si l’on additionne les angles qui gravitent autour du Carré, on en totalise 12 à 90 degrés, soit 1080 degrés, figure géométrique aussi bien choisie par les égyptiens que par la Franc maçonnerie. !! ce qui ne peut être une coïncidence …
Ah oui j’oubliais 144 millions de kilomètres séparent la Terre de l’astre Solaire qui, pour les spiritualistes que nous sommes, serait la première manifestation visible d’un Univers incommensurable. La méthode de calcul attestée par les scientifiques précise qu’à la vitesse de la lumière, soit 300 000 kilomètres /seconde, la lumière met 8 minutes à nous parvenir, soit 8 minutes de 60 secondes que multiplie 300 000 kilomètres, ce qui fait bien 144 millions de kilomètres.
Est-ce aussi un hasard si au cadran de nos montres, les 24 heures de la journée font au total 1440 minutes ? Est-ce le hasard qui fait que le temps de la création inscrit dans les arcanes de la Genèse, celle de Moïse, augmentée des apports égyptiens, soit également symbolisé par ce nombre ? « Dieu créa le monde en six jours « . Six jours, cela fait bien six fois 24 heures soit 144 heures. Était-ce au hasard que les égyptiens de l’Ancien Empire, soit environ 2800 ans avant notre ère, ont choisi de considérer le nombre 144 comme étant à la fois, le Chiffre de la Terre et son nom numérique, l’inscrivant dans la géométrie de la Grande Pyramide symbolisant, mieux qu’aucune autre forme, le faisceau de lumière éclairant notre planète ?
D’autres symboles décorant nos ateliers, attestent que notre spiritualité est d’origine solaire. La Voûte Étoilée, le Soleil et la Lune, l’étoile flamboyante, la forme pyramidale du triangle, la référence à la Lumière etc. L’énergie cosmique y est aussi parfois suggérée par la présence d’un fil à plomb symbolisant l’Axe du monde sur le centre du tableau de Loge où du Naos selon le rite choisi par les ateliers. Sa verticalité est également représentée sur le décor des Premier et Second Surveillant, manifestant vous l’avez compris la présence du GDLU. Dans les Rite égyptiens, les trois Grandes Lumières que sont l’Équerre, le Compas et la Règle qui avec la Lumière Eternelle sont posés sur une table triangulaire appelée Naos, de manière à les positionner au centre de la Pyramide que les Anciens égyptiens avaient choisi particulièrement pour y installer le coffre ouvert qui symbolise le martyr et la résurrection d’Osiris dans la Chambre dite « du Roi ».
Ici tout est symbole rappellent nos Rituels. Le Livre de la Loi Sacrée, posé sur l’Autel des Serments en est l’un des plus significatifs. Souvent controversé lorsqu’il s’agit d’un ouvrage comme la Bible ouvert sur le Prologue de Jean n’est pas en référence à une religion, mais plutôt il EST INITIATIQUE par essence car proposant dans son Ancien Testament, l’idée d’une humanité plongée dans l’ignorance qui reçoit une révélation lui permettant par la suite de suivre un chemin d’initié. La Bible, comme le Livre des Morts égyptien, est une compilation d’ouvrages anciens. Et de se rappeler aussi que depuis la séparation de l’Église et de l’État, la Franc maçonnerie laïque et républicaine préconise l’invocation au progrès de l’Humanité, et la possibilité de remplacer ce livre et notamment la Bible par un Livre Blanc, afin d’éviter tout amalgame avec la religion ( religio – religare – relier -…).
La voûte étoilée composées de petites étoiles à cinq branches est elle aussi un symbole égyptien. Peinte sur le plafond des tombeaux royaux, elle représentait le monde où séjournaient les dieux.
A l’Orient, la Lune et le Soleil sont présents au dos du VM car nous travaillons bien de midi plein à minuit plein, c’est-à-dire lorsque ces deux astres sont à leur zénith pour s’imprégner de leur énergie, énergie qui va s’unir en com_union lors de notre chaine d’Union.
Placé entre la Lune et le Soleil, le Delta Lumineux symbolise sur un plan spirituel, la présence du Grand Architecte de l’Univers et son principe créateur. C’est pourquoi nous y trouvons parfois inséré le nom de « Jehova » ou tout autre symbole s’y rapportant. On retrouve ce Delta inscrit sur le Tableau de Loge sous l’apparence d’un fronton surmontant une sorte de tabernacle posé sur les marches de l’Orient. Dans le Saint des Saints des temples égyptiens, le Naos où reposait la statue en Electrum du dieu tutélaire, avait exactement la même forme, les mêmes proportions et la même fonction que l’édifice que nous symbolisons ainsi. Il est remarquable de constater que l’angle au sommet du fronton maçonnique et celui du Naos égyptien sont rigoureusement calculé à 108 degrés, tout comme celui du Delta Lumineux qui se décompose en deux triangles pythagoriciens reliés ensembles par leur base.
D’autres symboles égyptiens que l’on retrouve en maçonnerie sont souvent mal ou pas du tout représentés. C’est le cas de la Corde formant des Lacs d’Amour qui ceinture nos Loges, outil usuel que cette corde utilisée par les Egyptiens avec ses 12 nœuds comme instrument de mesure, corde à nœuds permettant de tracer sur le sol le triangle rectangle dits de Pythagore aux proportions de 3, 4, 5, qu’ils retournaient sur son hypoténuse pour former le carré long.
Bien que réfuté par certains, le FM spéculative pourrait être née en Egypte il y a environ 5000 ans … enfin je voudrais citer des phrases du RAPMM
- Frère Second Surveillant, d’où vendez-vous vous-même ?
- De la vieille Egypte, Vénérable Maître.
- Maçons de la vieille Egypte, nous venons ici même, en la terre de Memphis, ériger des Autels à la Vertu et creuser des Tombeaux pour les vices. Mais selon l’antique usage, nous devons aussi y apporter la Lumière …
- Sagesse Ineffable, O Dieu inconnu des Temples de Memphis, que la Première Lumière soit !
- O Force toute puissante de la Manifestation Initiale, que la Seconde Lumière soit !
- O Beauté Eternelle, qui ordonne et harmonise tout de par les Mondes, que la Troisième Lumière soit !
- Isis qui sait rassembler la Parole Sacrée, la maintenir en son ordre et la communiquer aux Initiés, Toi qui les habitues à persister dans les Saintes Pratiques, dont la fin est d’obtenir la Connaissance de l’Etre Premier et Souverain, accessible à la seule intelligence, les enfants de l’Art Royal saluent ici Ta Beauté ineffable.
- Isis, Divine Mère, au Voile teint des couleurs innombrables du Monde, nous communions tous en la compréhension du Mystère que Tu as révélé aux hommes.
- Ici sont les Arcanes de la Gnose. Que ceux qui ont des oreilles entendent, que leurs yeux voient, et que leur âme comprenne.
Isis qui grandit par 3 fois par l’Amour et devient la Divine mère la Déesse du Tout sans oublier ce passage par le Akh cet oiseau qui ares la pesée de l’Âme permet le passage de la basse à la haute Égypte … Et comme les eaux du Nil fécondent la terre de Memphis, dans la saison Akhet et au mois de Thôt, ainsi les Eaux d’En Haut fécondent le Temple intérieur de l’Homme en la même mystérieuse Saison
SOURCE : https://anck131.over-blog.com/2025/10/analogie-du-livre-des-morts-egyptien-et-de-la-fm-dans-nos-rituels.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
mon parcours maçonnique pour transmettre à ceux qui cherchent
Voir le profil de anck131 sur le portail Overblog
RÉFLEXION : LA MÉTAMORPHOSE 11 décembre, 2025
Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaireRÉFLEXION : MÉTAMORPHOSE.
Celui qui cherche la voie de sa réalisation, passera un jour devant la porte du Temple. L’homme de désir frappera pour entrer en lui-même, là commence un processus particulier associant le corps et l’esprit. Plongé dans la solitude du cabinet noir, éloigné du monde des artifices, une mutation profonde hors normes commence par le corps et se poursuit par l’esprit.
Le pratiquant se penche sur lui-même, se met en condition, ni nu ni vêtu, désireux de connaître les mystères de la vie. Confrontés aux éléments, il est prêt pour les épreuves de purification liées à la Terre, à l’Eau, à l’Air au Feu. Les yeux fermés, il regarde à l’intérieur de lui-même, il entre en contact avec son intime, son unité originelle. Il cherche la pierre des sages, que l’on appelle la pierre des philosophes. Cette conversion à ce qu’il est vraiment est le commencement, la recherche du souffle originel, de l’essence spirituelle, son regard se convertit grâce à cette nouvelle naissance, cette maïeutique va construire progressivement un nouvel homme différent et le même à la fois. Conscient de la dualité qui est en lui et dans le monde, il va travailler à réaliser son unité, par des étapes qui sont autant d’ascensions de sa conscience. Son esprit se transforme et va trouver sa place juste humble dans le cosmos, il passe progressivement du profane au sacré. L’association du souffle, de la pensée, de l’esprit se réalise dans le laboratoire humain.
/image%2F1752520%2F20240506%2Fob_3b556b_images-1.jpeg)
Ainsi, l’adepte, dans le Temple travaille à l’association de la Terre et du Ciel, pour faire que ce qui est en bas à l’image de ce qui est en haut, afin que toutes choses ne fassent qu’un. L’homme qui travaille à ce grand œuvre, ne cherche pas un pseudo bien-être artificiel pour son corps, mais l’unité corps esprit. Il s’agit d’une métamorphose graduelle, qui se réalise dans l’Athanor de sa Loge, par un travail constant, il libère peu à peu à son rythme son corps et son esprit des lourdeurs qui les plombent. Chaque espace délivré de ses pelures, de ses scories, de ses encombrants, fait du vide. Arrivé au cœur de lui-même, il peut le remplir de lumière. L’adepte qui est passé par ces métamorphoses, a appris d’abord à recevoir la lumière en se mettant en ordre et à l’ordre, puis une main sur le cœur, l’autre tournée vers le ciel il a été éclairé par la lumière, enfin il a été illuminé après sa morts symbolique à la matière pour renaître à la Lumière de l’esprit plus radieux que jamais. Quelle métamorphose !!!
Jean-François Guerry.
Les morts frappent à la porte
C.G JUNG.
POURQUOI UN TEMPLE MAÇONNIQUE S’APPELLE-T-IL UNE LOGE ?
Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentairePourquoi un temple maçonnique s’appelle-t-il une Loge ? C’est une très bonne question et la réponse correcte à cette question est pleine de sagesse précieuse qui est d’une grande et essentielle importance pour les francs-maçons en particulier et pour les philosophes en général. Commençons donc par percer ce mystère afin de découvrir quelques-unes des leçons utiles qu’il nous réserve en tant que philosophes ou amateurs de sagesse .

Tous les étudiants en franc-maçonnerie savent que la franc-maçonnerie est de nature symbolique et que la plupart des coutumes et symboles fondateurs de la franc-maçonnerie dérivent du travail des tailleurs de pierre de l’Égypte ancienne et d’autres pays anciens. La coutume maçonnique universelle de désigner les temples ou les lieux de réunion comme des « Loges » est un exemple de l’une de ces coutumes et symboles fondamentaux de la franc-maçonnerie qui proviennent de l’ancienne maçonnerie en pierre. Malheureusement, de nombreux étudiants en franc-maçonnerie ne réalisent pas que l’âme ou l’esprit de la franc-maçonnerie est essentiellement religieux, philosophique et spirituel. Il en résulte que ces étudiants ignorent la signification réelle et souhaitée de la plupart de nos symboles maçonniques et donnent inconsciemment une fausse interprétation non seulement à nos symboles, mais à la franc-maçonnerie dans son ensemble.
Cela est le plus souvent dû au fait que l’étudiant limite ses études à une pile de livres et d’articles délibérément trompeurs sur l’histoire et le sujet de la franc-maçonnerie qui ont été publiés par des « autorités » autoproclamées qui sont en fait non qualifiées, excessivement prétentieuses et ouvertement biaisées. .
Cependant, ce manque d’une véritable compréhension de la franc-maçonnerie est principalement dû au fait que l’étudiant fait l’erreur d’ignorer la signification du simple fait que le travail de la maçonnerie en pierre ancienne, que la franc-maçonnerie utilise comme analogie ou symbole de son propre travail et de ses enseignements, était centré sur la religion et la philosophie, c’est-à-dire le culte et l’étude de Mère Nature, de nous-mêmes et du Divin.
Comme le dit le vieil adage, « la véritable nature d’un arbre peut être connue par le type de fruit qu’il produit », et les anciens tailleurs de pierre, issus de nombreuses cultures, nationalités, religions et cultures différentes, étaient les bâtisseurs et les créateurs de tous les bâtiments les plus importants du monde antique, qui étaient les temples et monuments dédiés aux dieux et déesses des religions anciennes. En ignorant cet aspect de la nature du travail des anciens maçons opérationnels, l’étudiant non maçonnique de la franc-maçonnerie passe souvent à côté du fait que la franc-maçonnerie est également centrée autour de Dieu, l’architecte suprême de l’univers.

La nature religieuse, philosophique et spirituelle de la franc-maçonnerie est la raison pour laquelle le lieu de réunion de tout groupe de francs-maçons est appelé le Temple , qui est défini dans le langage courant comme étant un édifice dédié au culte, ou considéré comme la maison ou la demeure, d’un Dieu ou Dieux.

D’autre part, un temple maçonnique, comme déjà mentionné, est également appelé Loge, et cela parce que les anciens maçons (qui étaient littéralement des voyageurs, ou « des hommes qui voyageaient » et des « femmes qui voyageaient »), en raison de la nature de leur travail, qui les obligeait souvent à quitter leur famille et leur foyer pendant de longues périodes pour se déplacer d’un endroit à l’autre et travailler sur divers projets de construction à travers le pays), ils ont toujours construit plusieurs maisons temporaires, appelées « magasins », à proximité leur lieu de travail, qu’ils utilisaient comme abris et ateliers.
Si cela nous donne évidemment la raison superficielle pour laquelle nous appelons symboliquement les temples « Loges », il serait très imprudent de conclure automatiquement que c’est la raison de cette ancienne coutume universelle dans son intégralité, puisque l’on sait que la Franc-maçonnerie est essentiellement philosophique et spirituelle. , et utilise ses symboles comme méthode principale d’enseignement et d’expression d’importantes leçons de vie basées sur des principes et des vérités philosophiques intemporels. Par conséquent, il est fort probable que le mot Loge soit un symbole maçonnique qui exprime indirectement une leçon très profonde et fondamentale pour nous sur la véritable nature de notre existence.
Puisque le mot Loge est synonyme du mot temple dans le langage symbolique de la franc-maçonnerie, nous devons logiquement conclure que tous deux font symboliquement référence au corps humain comme à la « maison » dans laquelle Dieu vit. Comme il est dit dans I Corinthiens 3 :16 de la Sainte Bible, qui est un autre des nombreux symboles de la philosophie et de la spiritualité maçonnique : Ne savez -vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’esprit de Dieu habite en vous ?

Le corps humain peut être décrit symboliquement et très précisément comme étant une miniature, une réplique de l’Univers ou existant comme un tout infini. Cela nous permet de savoir que le temple maçonnique, ou loge maçonnique, est un symbole à la fois de l’Univers et du corps humain ; et cela nous est très puissamment suggéré dans la description symbolique de la loge dans le rituel du premier degré de la franc-maçonnerie. Maintenant que l’on sait que la loge maçonnique est symbolique à la fois de l’Univers et du corps humain, et que la Franc-maçonnerie compare ou compare ainsi l’Univers et le corps humain à une Loge d’anciens tailleurs de pierre, il ne reste plus qu’à découvrir pourquoi il en est ainsi.
Encore une fois, une Loge, par définition commune, est une maison ou un foyer temporaire , par opposition à un foyer permanent, ce qui ferait de la Loge un symbole très approprié de l’Univers, car l’Univers n’est pas seulement « la maison et le foyer de l’humanité ». , mais un foyer temporaire pour nous, puisque nous ne vivrons pas éternellement dans ce monde. Nous mourrons tous un jour. Mais d’ici là, nous devons continuellement nous rassembler et nous unir en tant que francs-maçons pour accomplir le travail que la franc-maçonnerie nous demande (faire évoluer et se perfectionner l’humanité) au sein de la « Loge » ou « atelier », c’est-à-dire au sein de l’Univers ou dans ce monde. de la vie quotidienne. C’est peut-être la plus fondamentale de toutes les précieuses leçons de vie que nous enseigne indirectement la Loge maçonnique, en tant que symbole de l’Univers ou du macrocosme (le « grand Univers »).
Lorsque nous considérons la loge maçonnique comme un symbole du corps humain ou du microcosme (le « petit Univers »), nous apprenons une leçon de vie tout aussi précieuse. Tout comme l’Univers est une maison temporaire et un foyer pour l’humanité, le corps humain l’est aussi pour l’Esprit de Dieu. Et tout comme nous devons continuellement nous unir en tant que francs-maçons pour faire le travail de la franc-maçonnerie au sein de l’atelier ou de la Loge de l’Univers, collectivement , de même devons-nous faire le travail de la franc-maçonnerie sur une base tout aussi constante, mais individuellement , au sein de la Loge intérieure secrète, ou atelier de nous-mêmes en tant qu’individus, atteignant ainsi l’équilibre et l’harmonie entre les deux pôles opposés de l’altruisme et de l’égoïsme en nous.
Comme nous pouvons enfin le constater, l’utilisation du mot Loge comme symbole de la franc-maçonnerie contient en effet des leçons de vie très utiles et précieuses pour nous. Soyons donc attentifs et continuons à travailler collectivement et individuellement, et sans doute sans cesse , pour l’évolution et le perfectionnement de l’humanité.
Source : The Masonic Philosophical Society








/image%2F1752520%2F20240506%2Fob_55b26d_unknown-1.jpeg)
/image%2F1752520%2F20240506%2Fob_c1e1b3_images-2.jpeg)


















