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Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Contribution , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.DIFFÉRENCE ENTRE LA PÂQUE JUIVE ET LA PÂQUE CHRÉTIENNE 24 février, 2026
Posté par hiram3330 dans : Non classé,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire
Quelle est la différence entre la pâque juive et chrétienne ? Qu’est-ce qui distingue Pessa’h de Pâques ? Voici la signification de ces fêtes.
La pâque juive, ou Pessa’h, est une fête hébraïque fixée à la date du 14 nissan (calendrier hébraïque) à la tombée de la nuit, ce qui en fait une date variable dans le calendrier grégorien. Elle est indissociable de la fête des Azymes qui dure les sept jours suivants de la semaine sainte.
La fête de Pâques pour les chrétiens est célébrée le premier dimanche après la première pleine lune qui suit le 21 mars : sa date est donc comprise entre le 22 mars et le 25 avril de chaque année. C’est la fête la plus importante du christianisme.
- Source : site www.jepense.org
Certaines années, la pâque juive et Pâques coïncident.
Le mot pâque vient du latin pascha, lui-même issu de l’hébreu pasah qui signifie « passer au-dessus », en référence au fait que Dieu soit « passé au-dessus » des maisons des juifs pour leur éviter la dixième plaie d’Egypte, à savoir la mort de tous les nouveaux-nés (Livre de l’Exode, voir plus bas).
Voyons la différence entre la pâque juive et chrétienne.
La différence entre la pâque juive et chrétienne : origine et signification.
La pâque juive et Pâques pour les chrétiens sont liées mais possèdent une signification différente :
- La pâque juive (Pessa’h) consiste à commémorer un événement biblique particulier : l’évitement par les hébreux de la dixième plaie d’Egypte (la mise à mort de tous les premiers-nés par la volonté de Dieu) et leur libération d’Égypte,
- Pâques chez les chrétiens commémore les derniers jours de la vie du Christ, notamment la Cène, la Passion et la résurrection, événements décisifs qui se sont déroulés lors des festivités de la pâque juive à Jérusalem.
La différence entre la Pâque juive et chrétienne est donc claire : pour les chrétiens, Pâques est le souvenir de la mort du Christ et de sa résurrection, ce qui n’est pas le cas pour les Juifs.
La pâque juive dans la Bible (Ancien Testament).
L’Ancien Testament correspond à la Bible hébraïque. Le deuxième livre de l’Ancien Testament est le Livre de l’Exode, qui fait état de la réduction des Juifs en esclavage par la volonté du nouveau pharaon d’Egypte.
Dieu apparaît à Moïse et lui commande de libérer son peuple. Moïse tente de négocier avec Pharaon, mais ce dernier se montre de plus en plus dur. Dieu inflige alors dix plaies aux Égyptiens, qui sont autant de châtiments dont le but est de contraindre Pharaon à laisser fuir le peuple d’Israël.
La dixième plaie est intimement liée à Pessa’h, la pâque juive : Dieu commande à chaque famille juive de sacrifier un agneau, et, avec son sang, de badigeonner les linteaux de sa porte d’entrée. Ce signe permettra à Dieu d’identifier les maisons sur lesquelles ne doit pas s’abattre le dixième châtiment (la mort de tous les nouveaux-nés).
Enfin, Dieu commande qu’on mange l’agneau avec des pains sans levain et des herbes amères.
Livre de l’Exode, chapitre 12 :
1/ Dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
2/ « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année.
3/ Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison.
4/ Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.
5/ Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
6/ Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil.
7/ On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera.
8/ On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères.
(…)
11/ Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur.
12/ Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur.
13/ Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte.
14/ Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez.
15/ Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, vous ferez disparaître le levain de vos maisons. Et celui qui mangera du pain levé, entre le premier et le septième jour, celui-là sera retranché du peuple d’Israël.
16/ Le premier jour, vous tiendrez une assemblée sainte ; vous ferez de même le septième jour. Ces jours-là, on ne fera aucun travail, sauf pour préparer le repas de chacun ; on ne fera rien d’autre.
17/ Vous observerez la fête des Pains sans levain car, en ce jour même, j’ai fait sortir vos armées du pays d’Égypte. D’âge en âge, vous observerez ce jour. C’est un décret perpétuel.
18/ Le premier mois, du quatorzième jour au soir jusqu’au vingt et unième jour au soir, vous mangerez du pain sans levain.
(…)
21/ Moïse convoqua tous les anciens d’Israël et leur dit : « Prenez un agneau par clan et immolez-le pour la Pâque.
22/ Puis vous prendrez un bouquet d’hysope, vous le tremperez dans le sang que vous aurez recueilli dans un récipient, et vous étendrez le sang sur le linteau et les deux montants de la porte. Que nul d’entre vous ne sorte de sa maison avant le matin.
23/ Ainsi, lorsque le Seigneur traversera l’Égypte pour la frapper, et qu’il verra le sang sur le linteau et les deux montants, il passera cette maison sans permettre à l’Exterminateur d’y entrer pour la frapper.
24/ Vous observerez cette parole comme un décret perpétuel pour vous et vos fils.
25/ Quand vous serez entrés dans le pays que le Seigneur vous donnera comme il l’a dit, vous conserverez ce rite.
(…)
29/ Au milieu de la nuit, le Seigneur frappa tous les premiers-nés de l’Égypte, du premier-né de Pharaon qui siège sur le trône, jusqu’au premier-né du captif dans sa prison, et tous les premiers-nés du bétail.
(…)
31/ Pharaon convoqua Moïse et Aaron en pleine nuit, et leur dit : « Levez-vous ! Sortez du milieu de mon peuple, vous et les fils d’Israël. Allez ! Servez le Seigneur comme vous l’avez demandé.
32/ Même votre bétail, le petit et le gros, prenez-le comme vous l’avez demandé, et partez ! Appelez sur moi la bénédiction ! »
33/ Les Égyptiens pressèrent le peuple d’Israël de quitter le pays au plus vite, car ils se disaient : « Nous allons tous mourir ! »
34/ Le peuple emporta la pâte avant qu’elle n’ait levé : ils enveloppèrent les pétrins dans leurs manteaux et les mirent sur leurs épaules.
(…)
42/ Ce fut une nuit de veille pour le Seigneur, quand il fit sortir d’Égypte les fils d’Israël ; ce doit être pour eux, de génération en génération, une nuit de veille en l’honneur du Seigneur.
Remarque : Depuis la destruction du Second Temple de Jérusalem, le sacrifice de l’agneau n’est plus pratiqué à Pessa’h. En effet, il est écrit que, sans Temple, il ne peut y avoir de sacrifice. L’agneau est aujourd’hui remplacé par un simple os.
Pâques pour les chrétiens : le sacrifice de Jésus.
Dans le Nouveau Testament, Jésus fête Pâques le 14 nissan (c’est la Cène) avant d’être crucifié le 15 nissan.
Mais selon l’Evangile de Jean, Jésus est arrêté et crucifié le 14 nissan, au moment-même où l’on prépare la pâque juive :
C’était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : Voici votre roi. Jean 19, 14
Cette dernière datation transforme Jésus en l’agneau pascal : Jésus se sacrifie lui-même pour la fête de la pâque juive. Il verse le sang de la nouvelle alliance et annonce le rachat de tous les péchés : c’est la libération des hommes.
Différence entre la pâque juive et chrétienne dans le déroulement des festivités.
La différence entre la pâque juive et chrétienne apparaît aussi dans le déroulement de la fête en elle-même.
Pour les Juifs, la semaine sainte de Pessa’h et des Azymes se déroule ainsi :
- dans la semaine qui précède la fête, on fait la chasse au h’amets (graines et pain levé à base de blé, orge, avoine, seigle ou épeautre). On procède à un grand nettoyage de printemps pour s’assurer que plus rien ne contient du h’amets. Le h’amets symbolise l’ego, qui, s’il n’est pas maîtrisé, gonfle dangereusement. Il s’oppose au matza, pain non levé qui symbolise la foi et l’humilité.
- le 14 nissan est férié. La pâque commence à la tombée de la nuit avec le seder. Le seder est un rituel majeur qui consiste à réciter l’histoire de l’accession à la liberté des enfants d’Israël par leur sortie d’Egypte. Le seder consiste aussi en la préparation d’un plat spécifique composé de six aliments rituels au minimum, dont de l’herbe amère. Des prières et des chants suivent le repas. Pour les Juifs résidant en dehors d’Israël, le seder est répété le lendemain soir.
- les jours suivants ne sont pas fériés mais restent solennels ; ils donnent lieu à des prières et des lectures,
- le dernier jour de la fête des Azymes est férié et donne lieu à différents rituels selon les communautés.
Pour les chrétiens, la semaine sainte de Pâques est ponctuée par des messes et des célébrations :
- le dimanche des Rameaux (7 jours avant Pâques) commémore l’arrivée de Jésus à Jérusalem, six jours avant la pâque juive : la foule l’acclame lors de son entrée dans la ville en couvrant le sol de manteaux et de rameaux verts, comme pour former un chemin d’honneur,
- le jeudi saint (3 jours avant Pâques) commémore la Cène, c’est-à-dire le dernier repas du Christ avec les douze apôtres : c’est la célébration par Jésus et ses compagnons de la pâque juive,
- le vendredi saint (avant-veille de Pâques) commémore la Passion du Christ, notamment le chemin de croix et la crucifixion ; c’est un jour de deuil et de tristesse,
- la veillée pascale du samedi annonce la résurrection prochaine. On célèbre en particulier la messe de la Vigile pascale,
- le dimanche est le jour de la fête de Pâques : on célèbre la résurrection, qui est donc intervenue au « troisième jour » suivant la crucifixion,
- enfin, le lundi de Pâques est le plus souvent férié.
A noter que le Samedi Saint, veille de Pâques, marque la fin du Carême de 40 jours. Le Carême est une préparation à la commémoration de la mort et de la résurrection du Christ. Il comporte jeûne, prière et aumône.
Voilà donc la différence entre la pâque juive et chrétienne.
SOURCE : https://www.gadlu.info/difference-entre-la-paque-juive-et-la-paque-chretienne/
Achille et la rose 23 février, 2026
Posté par hiram3330 dans : Contribution,Silhouette , ajouter un commentaireAchille et la rose
Luc LIBON
À la mémoire de notre ami, Achille Zavatta.
L’Auguste, bouffon dérangeur
Est un clown dans sa steppe.
Il se nourrit de la condition humaine ;
Il s’arme de courage
Dans cette vallée de brontosaures.
Achille Zavatta
Regarde du coin de l’œil
La longue barbe à papa.
Elle fond presque à vue d’œil
Dans son univers de nuances.
Il habite un chapiteau
Éclairé par des milliers d’étoiles.
Sous la Voûte étoilée,
L’enfant de la Halle cherche
Du bon sens
Un bon son
du bon vin ;
Bacchantes et bacchanales
Dignes de Dionysos.
Leur rire est subversif,
Leur beauté nait suprême.
Les masques sont factices,
Popov rit dans son coin.
Déguisé en grippe-sou,
Chaplin lorgne Lolita.
Elle tutoie le dardant,
Pas loin des éléphants,
Rois de la gaudriole.
Charlot soudain ranime
Les lumières de la ville.
Elles subliment le monde.
Le cirque des baladins
Se rit des miroirs noirs
Comme du chocolat blanc
Et la maréchaussée.
Ô Zavatta,
Mon ami,
Mon frère,
Tu convoles à présent
Dans la voute céleste
En quête d’une étoile
Qui ne soit pas funeste.
Nos moustaches, mon ami
Récolteront la mûre
Sur la margelle du puits
Durant des siècles encor’.
Même les clowns ont soif ;
Les amoureux d’abord
Boiront le jus divin
Juste avant l’aurore.
Lors d’un froid de novembre,
Tu t’es fleuri la tempe,
D’une rose de ton jardin.
On se quitte en silence…
Achille !
Mon ami,
Mon frère,
Ça ira mieux demain…
À LA RECHERCHE DE L’HARMONIE 22 février, 2026
Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaireL’art est l’image de la création. C’est un symbole, tout comme le monde terrestre est un symbole du cosmos.
Paul Klee.[1]
| L |
es signes traces de l’invisible permettent de se diriger vers l’harmonie, constituent une voie pour donner un sens à sa vie et du sens à la vie en général. Dans notre monde trouble qui se cherche affublé de tous les maux et des mots mondialisé, archipélisé, séparé, clivé, où le Sacré ne cesse de disparaître, où les religions ne relient plus les hommes et laisse le champ libre sans protester aux intégrismes que l’on croyait disparus dans les oubliettes de l’histoire, et qui resurgissent avec leurs intolérances violentes et haineuses; comment notre monde civilisé peut-il supporter par exemple le sort des femmes afghanes dans un silence assourdissant qui frôle le déni de responsabilité. Nous devons être les gardiennes et les gardiens de nos Sœurs et de nos Frères. Les lumières du passé sont censées nous servir dans le présent et nous guider dans l’avenir.
Paul Klee – L’Ange Terrestre
La Franc-maçonnerie ordre initiatique ayant pour fondement la fraternité reste une voie de re naissance, de re création, de rénovation pour le moins, un itinéraire vers l’harmonie. La méthode maçonnique est le symbolisme de la construction, elle est universelle et intemporelle. « Nous vivons dans un monde de symboles, un monde de symboles vit en nous. » [2] Les symboles inspirent notre esprit, ils sont des images qui nous permettent d’accéder à la Connaissance, ils sont les moteurs et l’énergie de notre vie intellectuelle, plus ils nous ouvrent les portes de la spiritualité. Il suffit d’un seul mot, d’une seule image avec leur formidable puissance et le voyage vers l’infini l’absolu, peut commencer tout en ayant la certitude de ne jamais pouvoir l’atteindre. Mais c’est l’élan, le chemin qui permet à l’Homme de se réaliser et de faire avancer l’humanité. Le langage symbolique est la seule langue accessible à tous les Hommes, la nudité du symbole, sa forme la plus simple permet toutes les ouvertures, les interprétations personnelles, qui se rejoignent en un universel compréhensible par tous. Les symboles sont des « étrennes permanentes, des inaugurations de nouveaux cycles, des lancements vers de nouveaux mondes, ils sont des gestes de bon augure, présage d’abondance. » [3]
Les Amis d’Hermès
Les Francs-maçons ont leurs Rites et leurs Rituels initiatiques : « Qui sont une véritable symbolothérapie une remise en harmonie. » [4] Chaque étude d’un symbole sollicite l’imagination personnelle elle est donc spécifique et infinie, cette étude provoque une communication avec son Maître intérieur son Maître Secret, ce ressenti peut s’exotériser sous la forme d’une émotion qui suscite l’intérêt. Cette émotion n’a rien à voir avoir une culture livresque, académique ou intellectuelle. Elle produit des effets qui aboutissent à une sorte de communion fraternelle. Autrefois cette symbolothérapie était réservée au cénacle des prêtres et des initiés. La Franc-Maçonnerie a permis que cette symbolothérapie agissent sur ses initiés qui sont libres et de bonnes mœurs pour le bienfait du monde extérieur. L’initié se gardera de tomber dans une forme de syncrétisme déraisonné ou un obscur occultisme décharné, ainsi la Force du symbole restera universelle et correspondra à ce qu’il est un emboitement de deux parties qui se correspondent et forme une harmonie lisible. Le Rite Maçonnique avec ses multiples degrés initiatiques fait penser à une poupée russe ou chaque partie est une entité complète, chaque entité étant reliée aux autres et formant ensemble une harmonie parfaite. Ainsi, on enseigne aussi au nouvel initié que dans la loge qu’il découvre tout est symbole et harmonie.
Jean-François Guerry.
[1] Paul Klee – Théorie de l’Art Moderne. Il est peintre majeur qui a su redonner à l’art sa connotation spirituelle.
[2] Guy Schoeler – Éditeur fondateur de la Collection Bouquins – Robert Laffont.
[3] Jean Servier- Historien, Ethnologue de l’histoire des idées. L’homme et l’invisible. Franc-maçon à la GLNF il fût le compagnon de Gilbert Durand, Joseph de Maistre, Robert Amadou et Serge Hutin.
[4] Annick de Souzenelle- Le Symbolisme du Corps humain. Éditions Dangles 1977. Annick de Souzenelle est décédée le 11aôut 2024.
SOURCE : http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2024/09/a-la-recherche-de-l-harmonie.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
LA FRANC-MAÇONNERIE ET LE NOVUS ORDO SECLORUM ( Nouvel ordre des siècles )
Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaireLA FRANC-MAÇONNERIE ET LE NOVUS ORDO SECLORUM ( Nouvel ordre des siècles )
C’est le philosophe Max Weber qui a le mieux décrit la relation entre la croyance religieuse et le type d’activité économique exercée par les gens. Il a observé que les propriétaires du capital, les hommes d’affaires et la majorité des travailleurs possédant des qualifications professionnelles plus élevées professaient une croyance d’origine protestante. Alors que les catholiques préféraient suivre une orientation humaniste dans le domaine de l’éducation, les protestants optaient pour un enseignement de type technique. Ce type d’orientation a fini par générer, comme il l’a constaté en Allemagne, une concentration des revenus entre les mains des protestants. Une situation qui, jusqu’à récemment, était encore à l’origine de nombreux conflits, notamment en Irlande, où catholiques et protestants s’entretuaient dans les rues.

Max Weber s’interroge sur la raison de cette tendance des protestants vers le rationalisme économique et arrive à la conclusion que cette orientation provenait de ce qu’il appelle l’éthique protestante par rapport à la manière de gagner sa vie. Un exemple de cette éthique était dans les maximes de Benjamin Franklin concernant l’argent : le temps c’est de l’argent, celui qui a du crédit a de l’argent, l’argent est productif, un bon payeur aura toujours du crédit, le comportement personnel affecte le crédit, etc. C’est une définition claire du credo capitaliste libéral, il voyait dans ces règles la manifestation d’un certain esprit moral ou d’une éthique particulière, dans le sens d’une idée de la profession comme d’un devoir et du besoin de dévouement de l’individu. eux-mêmes au travail productif comme une fin en soi. Quelque chose de différent de l’ancienne tradition biblique, adoptée par la théologie de l’Église romaine, qui considérait le travail comme une punition infligée par Dieu à l’homme à cause du soi-disant péché originel. Et l’interprétation erronée de la théologie catholique qui considérait l’ambition comme un péché capital, même si elle ne l’a jamais interdite ni critiquée lorsqu’il s’agissait de ses papes, évêques et prélats.
La richesse du Vatican et l’hypocrisie du clergé catholique furent à l’origine de la Réforme protestante. Ceci explique, par exemple, le fait que des peuples comme l’Angleterre, l’Allemagne, la Hollande, la Suisse, etc., des nations à majorité protestante, ont construit des pays avec des économies fortes, basées sur le système capitaliste et d’autres, comme l’Espagne, le Portugal, l’Italie. , patinent encore aujourd’hui en termes économiques. Et l’ambiguïté de la France, qui n’a jamais été définie par tel ou tel courant. Et cela explique aussi pourquoi les États-Unis et le Canada sont ce qu’ils sont et pourquoi notre pauvre Amérique latine est ce qu’elle est.
Les États-Unis d’Amérique, pays capitaliste par excellence, se sont construits sur l’éthique dite protestante (notamment l’éthique dite calviniste), combinée à la pensée maçonnique. Cette dernière, si elle est analysée exclusivement d’un point de vue historico-philosophique, n’est rien d’autre qu’une inspiration calviniste greffée d’un peu de gnosticisme et d’une forte dose de chauvinisme sioniste.
Ce qui, d’ailleurs, a toujours été présent dans la pensée calviniste, exprimée dans sa thèse des « élus » de Dieu. Des idées qui se sont reflétées dans le domaine économique, comme vous pouvez le constater.
Cela apparaît clairement lorsque Weber analyse les racines religieuses de la manière de penser et d’agir des personnes qui ont adopté la religion protestante, en particulier des populations qui ont immigré en Amérique du Nord. Weber identifie ces racines dans le « concept de vocation » développé par Luther, concept qu’il a extrait de sa traduction de la Bible et du terme « profession » ou « vocation » (en allemand Beruf) qu’il a défini comme étant celui d’une mission donnée. par Dieu à chaque homme. Un concept que la franc-maçonnerie moderne s’est d’ailleurs approprié lorsqu’elle a fait du franc-maçon le « bâtisseur du monde moderne », une idée qui se traduit par la métaphore « construire des temples à la vertu et creuser des cachots pour le vice », qui constitue la devise la plus significative. de la franc-maçonnerie.
Ce n’est un secret pour personne que Luther, mystique historique ayant flirté avec le mouvement rosicrucien, a joué un rôle fondamental dans l’origine de l’esprit du capitalisme en donnant une nouvelle interprétation de la notion de travail. Il introduisit ainsi la pratique ascétique des moines, auparavant orientée vers une vie contemplative et purement spirituelle, dans la vie quotidienne, où le souci de l’économie et du bien-être social devenait aussi important que la question spirituelle elle-même. Et les monastères, églises, couvents et autres unités qui accueillaient l’exercice de la religion ont commencé à développer des activités productives, devenant ainsi d’importants centres de développement technologique et de promotion des activités économiques. De cette manière, Luther a donné une valeur religieuse au travail, une idée qui, a priori, était déjà cultivée dans l’ancienne franc-maçonnerie opérative, qui voyait l’exercice du métier de maçon comme une forme d’ascétisme qui, plus qu’un moyen de gagner de l’argent, vivre, était une activité qui élevait l’esprit de celui qui la pratiquait au rang de divinité. Ainsi, la discipline que le moine pratiquait en dehors du monde (ascèse extramondaine) en vint à être exigée de tous les chrétiens laïcs du monde (ascèse intramondaine), puisque selon l’Évangile lui-même « tout ouvrier était digne de son salaire ». Cela signifie que plus que la conquête pure et simple d’une place dans le monde des choses divines, objet de la pratique gnostique et idéal ascétique des moines catholiques, l’homme doit avant tout construire le monde dans lequel il a vécu avec votre œuvre. . L’ange ailé, issu de la tradition scolastique et augustinienne, a été remplacé par l’ouvrier qualifié avec ses mains et ses outils de travail.
C’est en ce sens que la Réforme protestante passe par la franc-maçonnerie et se termine dans l’esprit du capitalisme, même si Luther voyait encore le type de profession exercée par l’individu dans une perspective très traditionaliste. En fait, l’objectif de Luther n’était pas d’apporter un soutien idéologique au capitalisme naissant, car l’influence de ses idées sur la valeur du travail et du capital est conçue par Weber comme une conséquence non préméditée par lui, ou plutôt, il n’en a pas prévu les conséquences. qu’ils auraient sur l’éthique que leurs adeptes développeraient dans ce sens. Néanmoins, Weber voit une « affinité élective » sensible entre la moralité protestante et la conduite capitaliste. Cette « affinité » s’observerait de manière très visible dans la théorie du « destin manifeste » avec laquelle les dirigeants de la nation américaine ont forgé la philosophie américaine de la vie. Ces dirigeants, qui, comme c’est le cas dans le domaine public, étaient pour la plupart membres de la franc-maçonnerie et apposaient sur leurs symboles nationaux plusieurs icônes adoptées par l’Ordre. Et cela peut également être observé avec une grande importance dans les théories qui sous-tendent le libéralisme économique, incarnées principalement dans les thèses d’Adam Smith, qui, en justifiant la richesse des nations, soutenait qu’elle repose sur la liberté dont disposent les gens pour mener à bien leurs activités. travailler et investir son capital. En ce sens, la soi-disant « main invisible » que Smith définit comme une sorte de loi naturelle organisant les flux de capitaux et la production mondiale n’est rien d’autre qu’une adaptation du concept de « vocation » de Luther puisque, dans cette perspective, chaque nation et Chaque individu a une « vocation » particulière et c’est par l’exercice et l’application efficace de celle-ci que se construit la richesse.
Il y a beaucoup de vérité dans les thèses de Weber, même si certaines controverses peuvent être soulevées. Bien entendu, ce ne sont pas seulement les racines protestantes et catholiques des nations d’Europe et d’Amérique qui peuvent être invoquées pour justifier le développement économique des uns et le retard des autres. Il existe des questions historiques, sociologiques et surtout politiques qui sont peut-être plus importantes que celles-là.
Mais le sujet mérite réflexion. Surtout à une époque où il semble, du moins au Brésil, que les mots éthique, morale, décence, comportement, confiance, éléments qui formaient l’épine dorsale du soi-disant « Novus Ordo Seclorum » (Nouvel Ordre du Siècle) , ont construit en plus de l’éthique, le calvinisme et l’utopie maçonnique ont perdu leur véritable sens. Nous le voyons principalement dans notre environnement politique où le banc évangélique et plusieurs parlementaires franc-maçons partagent l’indécence, la corruption, le crime et l’immoralité. Principalement le soi-disant groupe du député Eduardo Cunha, composé principalement de pasteurs évangéliques, qui, avec l’iniquité de leur comportement, doivent faire tourner Calvin et Luther dans leurs tombes. Il est grand temps que les temps se retrouvent. Francs-maçons et protestants ont une Histoire et un passé à honorer. Ce serait bien de ne pas l’oublier.
Le Très Haut Lunaire, « caves » de la IIIème République ?
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