Achille et la rose 23 février, 2026
Posté par hiram3330 dans : Contribution,Silhouette , trackbackAchille et la rose
Luc LIBON
À la mémoire de notre ami, Achille Zavatta.
L’Auguste, bouffon dérangeur
Est un clown dans sa steppe.
Il se nourrit de la condition humaine ;
Il s’arme de courage
Dans cette vallée de brontosaures.
Achille Zavatta
Regarde du coin de l’œil
La longue barbe à papa.
Elle fond presque à vue d’œil
Dans son univers de nuances.
Il habite un chapiteau
Éclairé par des milliers d’étoiles.
Sous la Voûte étoilée,
L’enfant de la Halle cherche
Du bon sens
Un bon son
du bon vin ;
Bacchantes et bacchanales
Dignes de Dionysos.
Leur rire est subversif,
Leur beauté nait suprême.
Les masques sont factices,
Popov rit dans son coin.
Déguisé en grippe-sou,
Chaplin lorgne Lolita.
Elle tutoie le dardant,
Pas loin des éléphants,
Rois de la gaudriole.
Charlot soudain ranime
Les lumières de la ville.
Elles subliment le monde.
Le cirque des baladins
Se rit des miroirs noirs
Comme du chocolat blanc
Et la maréchaussée.
Ô Zavatta,
Mon ami,
Mon frère,
Tu convoles à présent
Dans la voute céleste
En quête d’une étoile
Qui ne soit pas funeste.
Nos moustaches, mon ami
Récolteront la mûre
Sur la margelle du puits
Durant des siècles encor’.
Même les clowns ont soif ;
Les amoureux d’abord
Boiront le jus divin
Juste avant l’aurore.
Lors d’un froid de novembre,
Tu t’es fleuri la tempe,
D’une rose de ton jardin.
On se quitte en silence…
Achille !
Mon ami,
Mon frère,
Ça ira mieux demain…
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