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Protégé : Zénith, nadir, débir : définition et symbolisme – 3°- 31 mars, 2026

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Protégé : L’œuf , du sacré au profane… – 1°- 30 mars, 2026

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Le symbole amazigh « yaz » et sa signification 29 mars, 2026

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symbole amazigh yaz

Le symbole amazigh « yaz » et sa signification

18 août 2025

 

Quelle est la signification du symbole amazigh « yaz » ? Comment interpréter cette lettre de l’alphabet berbère ? Interprétation.

Le symbole amazigh « yaz » est la dernière lettre de l’alphabet berbère, ce qui correspond à notre « Z ».

Il est notamment présent sur le drapeau amazigh : signifiant « homme libre », il est le signe de ralliement de la cause berbère ; il représente la langue et la culture amazigh.

Composé de deux arcs de cercle reliés par une ligne verticale, yaz exprime un lien ou une correspondance. On peut y voir un arbre, un homme qui danse ou tout simplement un homme debout : le berbère mais aussi l’homme réalisé.

A noter :

  • amazigh signifie « berbère ». Les Amazighs sont un groupe ethnique autochtone présent en Afrique du Nord : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, mais aussi Canaries, Niger, Égypte, Mali, Mauritanie…,
  • le tamazigh est le principal dialecte berbère,
  • le tifinagh est l’alphabet berbère,
  • la Tamazgha est le monde berbère en tant qu’espace géographique.

Entrons dans la signification symbolique du symbole amazigh yaz.

Symbole amazigh yaz : interprétation

Le symbole amazigh yaz comporte deux arcs de cercle opposés, évoquant la dualité. Mais l’axe vertical qui réunit les deux arcs signifie que cette dualité devrait être vue comme une complémentarité.

Cette ligne verticale évoque l’axe du monde qui relie le haut et le bas, le céleste et le terrestre, Dieu et la Création. On peut encore y voir l’arbre cosmique qui réconcilie la matière et l’esprit.

Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut

Selon une formule de sagesse attribuée à Hermès Trismégiste dans la Table d’Emeraude, « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose ». Cette formule invite à considérer l’unité du monde sans pour autant nier la dualité. Elle pointe notamment l’équivalence entre le macrocosme (le cosmos tout entier) et le microcosme (l’homme à l’image du Tout).

A ce titre, le symbole yaz invite à saisir cette correspondance, et en particulier à percevoir la part universelle et divine présente en chaque homme.

L’homme universel

Le symbole amazigh yaz peut représenter l’homme universel, accompli, éveillé, c’est-à-dire conscient de la part sacrée qu’il porte en lui. Cet homme-là ne se laisse plus distraire par les contingences de la vie ; il danse, il se laisse porter, il n’a plus peur de la mort. Sage, il s’en remet à son destin et obéit consciemment aux lois supérieures.

En ce sens, le symbole yaz évoque aussi la liberté de celui qui se connaît lui-même et qui a trouvé le sens de sa vie.

Visuellement, le symbole yaz évoque l’Homme de Vitruve et son symbolisme : harmonie, proportion, perfection, stabilité, équilibre, unité.

Un symbole solaire ?

Le symbole amazigh yaz peut être vu comme un diagramme solaire à latitude 0, comme suit :

diagramme solaire latitude 0

Le diagramme ci-dessus représente le parcours du gnomon d’un cadran solaire, affichant ainsi le temps solaire. La courbe la plus haute est observée au solstice d’hiver ; la courbe la plus basse est observée au solstice d’été. On retrouve ici les deux courbures du symbole yaz, la ligne verticale correspondant à l’axe nord-sud.

Si l’on associe cette interprétation à celle de l’Homme universel vue plus haut, alors le symbole yaz apparaît comme celui de l’Homme-Soleil ou de l’Homme-étoile : le carrefour des forces stellaires, la figuration du mouvement dans la stabilité éternelle.

Le maillon brisé

On peut voir dans le symbole yaz un maillon de chaîne brisé, signe de libération de l’Homme :

yaz chaine brisée

Ceci renvoie directement à la signification de la lettre yaz, à savoir « homme libre ».

Le drapeau berbère

Le drapeau berbère, adopté en 1997, comporte trois couleurs. Le bleu représente la mer (ou le ciel), le vert les montagnes boisées, et le jaune le Sahara.

Le symbole yaz apposé sur les trois couleurs est représenté en rouge, couleur qui évoque la résistance, la vie, la force ou encore le sang versé pour la défense de l’identité amazighe.

Du barbare à l’homme noble

Le mot « berbère » semble être issu du latin barbarus qui signifie « étranger », et qui a donné « barbare ». Pour les Romains, les berbères étaient des étrangers, un peuple extérieur à la « civilisation ».

D’autre part, lors de la conquête musulmane du Maghreb au VIIe siècle, certaines tribus berbères se sont révoltées, notamment celle de la reine Dihya, morte au combat et devenue icône de l’amazighité.

Les Berbères ont cependant apporté une contribution majeure à la civilisation islamique, notamment en philosophie, en science et en architecture.

La culture amazighe est sortie de sa marginalité à la fin du XXe siècle, avec une reconnaissance progressive de la langue amazighe dans les pays du Maghreb. Cette revitalisation a révélé la richesse et la noblesse de cette culture.

Parallèles symboliques

Le symbole yaz peut être associé, entre autres, aux éléments suivants :

  • l’arbre de vie, le baobab ou l’olivier, symbole d’immortalité, de force et d’abondance,
  • l’homme de Vitruve,
  • la croix, en particulier le chrisme,
  • l’étoile, notamment le pentagramme,
  • le chiffre 6,
  • le taijitu (symbole du yin et du yang),
  • etc.

L’Évangile ésotérique de Jean – Religion et Spiritualité

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Le secret de la tour Eiffel 28 mars, 2026

Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaire

Le secret de la tour Eiffel

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Cent vingt ans !

Elle a cent vingt ans et on ne le dirait pas ! Fièrement campée sur ses jambes, les hanches généreuses, un buste effilé qui lui donne ce légendaire port altier, reproduit en millions de photos à travers le monde, non, vraiment, elle ne fait pas son âge !

Aujourd’hui pourtant, une fois n’est pas coutume, la tour Eiffel a la tête dans les nuages, cernée d’une écharpe cotonneuse, comme si elle était grippée ! Je suis au 2ème étage de cette cathédrale d’acier, gigantesque vigie de la Capitale, un peu déçue de ne pas découvrir l’horizon circulaire habituel. Je vois seulement, en baissant la tête, le ruban d’aluminium de la Seine, qui coule en contre-bas. Et, en la relevant, les jardins gazonnés du Trocadéro, encadrés par les deux ailes blanches du Palais de Chaillot.

Ce samedi après-midi, dans la foule des parisiens et touristes qui tournent en rond sur la plate-forme pour tenter un improbable cliché, je remplis ma mission d’exploration. L’accès au 3ème étage n’est pas possible pour cause de brume, mais je n’avais pas l’intention d’y monter. Je me le suis même interdit, promesse maçonnique oblige. Je fais l’expérience, grandeur nature, de la parole donnée.

Selon notre protocole, je dois envoyer un témoignage de mon passage ici, à Mathilde ma « première surveillante ». La borne Internet, près du restaurant « Le Jules Verne », tombe bien. J’envoie mon e-mail et aussi, j’en profite, une carte postale avec le tampon spécifique « Tour Eiffel/ Belle Époque » à Lauriane, ma fille, qui en fait collection.

Dernier détail de ma visite, entouré d’une rambarde au centre du palier, le « puits de vision », que j’ai failli rater. La vue plongeante sur le champ de Mars, par le grand hublot de cette cheminée évasée de treillis métalliques, est impressionnante. 120 mètres plus bas, s’agitent en tous sens les promeneurs, points minuscules au bout de mon regard, fil à plomb imaginaire.

J’ai le sentiment d’observer des colonies de fourmis au microscope.
Serrés comme des sardines, l’expression convient bien au paquet de gens dans la cabine de l’ascenseur, dont je suis solidaire ! Les poutrelles d’acier entrecroisées défilent et remontent devant mes yeux : impossible de bouger, la descente ultra rapide me chahute un peu. Une sensation de plongée silencieuse dans le vide, de sol qui se dérobe, puis d’atterrissage au ralenti, 1er étage, je ferme les yeux, les rouvrent, voilà les toits de Paris.

J’entrevois au loin, dans la lumière transparente d’avril, l’Arc de Triomphe et la masse verte et tremblotante du Bois de Boulogne. Rez-de-chaussée, sortie sur le terre-plein, je reprends mes aises, j’ai horreur d’être compressée. Léger vertige, je déglutis.

Fin de mon rallye-promenade.

Je ne sais pourquoi mes parents m’ont appelée Camille. J’ai eu bien du mal à m’y faire, d’autant que mes camarades, filles et garçons, à Belfort, l’ont très longtemps, trop longtemps, transformé en rigolards et lancinants « Camomille ! Camomille ! dans la cour de l’école, à m’en boucher les oreilles, pendant les rondes ! Jusqu’au jour où les épreuves du Bac venues et passées, tout content de m’annoncer la bonne nouvelle avec un retentissant : « Camomille, Camomille…tu es reçue ! », Clovis, un garçon turbulent de ma classe que je connais depuis ses culottes courtes, s’est pris la gifle de sa vie ! Tout le monde m’appelle Camille depuis cet incident ! Mais je regrette encore aujourd’hui mon geste incontrôlé, de colère et de joie, bizarrement mélangés, devant le panneau d’affichage des résultats. J’espère qu’il m’a pardonné, d’autant que lui, je me souviens, n’a pas eu son diplôme, cette année-là !

Mère monoparentale, comme on dit aujourd’hui, je pratique deux métiers complémentaires : je suis journaliste indépendante depuis une quinzaine d’années, spécialisée dans la mode de luxe, à Paris, et en même temps organisatrice d’évènements professionnels pour des agences. Grâce au télétravail, je rédige mes articles chez moi – à destination des journaux et magazines qui m’emploient – tout en m’occupant de ma fille de dix ans. Lorsque je dois m’absenter une soirée pour un défilé de mode, je la confie à Nadine sa marraine, venue comme moi de Belfort et…voisine de palier, on ne peut pas mieux faire ! Nous avons eu la chance de pouvoir louer en même temps deux petits appartements, dans le XVème arrondissement, tout près de la Seine. La circulation urbaine devenue très problématique et coûteuse, j’ai supprimé la voiture, et opté pour le métro.

A partir de la station Javel ou Charles Michels, je suis sur les Champs-Élysées, au Palais Royal ou rue Saint-Honoré – mes lieux opérationnels – en moins d’une demi-heure. Et maintenant, je suis toujours exacte à mes rendez-vous. Fini le stress ! En plus, sous terre, j’écoute mes musiques préférées sur mon « Ipod » ! Même debout, accrochée à la barre.
J’oublie les gens autour. Et que je suis un peu claustrophobe…
Les quartiers de Paris sont des villages. J’apprécie beaucoup le mien, qui, avec l’avantage d’être isolé de la circulation, propose un bon choix d’activités. L’immense parc André Citroën d’abord, avec ses pelouses, ses jets d’eau, ses petits sentiers fleuris et sa grande attraction qui a accompagné l’enfance de ma fille, l’impressionnant ballon dirigeable bleu, retenu au sol par des câbles, mais qui offre aux enfants dans sa nacelle promenoir circulaire, les frissons d’un baptême de l’air ! Ses dizaines de petites boutiques rue Saint Charles, ensuite, paradis des chineurs. Ses restaurants cosmopolites enfin, qui embaument les trottoirs.

Avec le Pont Mirabeau si souvent chanté, la Seine éternelle et ses rives de halage à deux pas, pour les flâneries des soirs d’été. Il suffit de s’assoir sur un banc du quai et d’attendre quelques minutes, le temps qu’une rame du métro aérien traverse le fleuve, sur le pont à étage, vers la Maison de la Radio. Dans le sillage des péniches aux ventres lourds qui rentrent au port, ne tardent pas à surgir sur fond de ciel orangé, une noria de bateaux-mouches, véritables petites villes flottantes de lumière.

Et soudain, alors que les grands panneaux publicitaires commencent à clignoter un à un sur les terrasses des tours du quai de Grenelle, la Tour Eiffel s’embrase à son tour, en arrière-plan.

Un scintillement doré de quelque 20 000 ampoules, la transforme en un gigantesque arbre de noël, la nuit venue ! A l’assaut du ciel, mais aussi de la terre, puisque les deux faisceaux lumineux du phare qui culmine l’ouvrage, portent à 80 kilomètres à la ronde. Je suis voisine de cette Tour et pourtant je la connaissais bien mal !

C’est Mathilde qui me l’a fait découvrir, de l’extérieur et de l’intérieur, chiffres à l’appui.

Elle est devenue pour moi, une véritable « femme de lumière ».

Je l’ai rencontrée il y a trois ans, sur une péniche-salon où j’organisais un défilé de mannequins pour un couturier- parfumeur, devant une centaine de journalistes de mode. Au pied de la Tour Eiffel, précisément.

Mathilde assurait avec virtuosité les lumières de la manifestation, et lors du cocktail qui, c’est le cas de le dire, nous a mis en contact et elle m’a vraiment éclairée sur
sa profession, au gré des petits fours !! L’expression lumineuse, ne se résume pas à des branchements de prises électriques. Par ses couleurs, ses nuances, ses formes, ses directions, ses oppositions, la lumière, interprétée par l’éclairagiste, est à la fois langage et écriture, qui accompagnent et valorisent un évènement, en l’occurrence une présentation de vêtements, portés par des femmes et des hommes superbes.

La lumière est aussi une belle occasion d’échanges, puisque, par associations d’idées, de l’électricité, nous sommes directement arrivées à la mythologie grecque avec Electre, bien sûr. Puis aux pierres précieuses avec Elektron, l’ambre jaune, qui, chargée d’énergie dit-on, étincelle du bel éclat solaire, d’où le mot « électricité » tire son origine. Nous avons même évoqué les constructions métaphoriques, tel le Complexe d’Electre, qui, selon le psychanalyste Jung, serait à la fille, ce qu’est pour son confrère Freud, le Complexe d’Œdipe au garçon. Et enfin, le physicien Newton et ses travaux sur le rayon lumineux !

Énergie, mythes, légendes, pierres, constructions, symboles, lumière…Une brillante et enrichissante soirée, vraiment inattendue, au cours de laquelle, de fil en aiguille, j’ai appris que Mathilde, outre son métier d’éclairagiste, était une franc-maçonne. De 40 ans d’âge civil, et de 7 ans d’âge symbolique, m’a-t-elle indiqué, avec un grand sourire.

Un mystère, parmi d’autres…à éclaircir !

J’aime bien apprendre seule. A l’école, déjà, j’avais besoin de lire et relire mes livres, d’écrire des synthèses avec mes mots, mes images, pour assimiler les cours des instituteurs, puis des professeurs. Il ne s’agissait pas de méfiance envers les enseignants, pas du tout, mais pour comprendre, il fallait que, en quelque sorte, je m’approprie d’abord le sujet !

C’est toujours le cas aujourd’hui et particulièrement pour la Franc-Maçonnerie. Mathilde,avec un merveilleux talent de conteuse, me l’a très bien présentée, comme un film. A tel point que j’ai eu envie de me « re-projeter » ce film ensuite, en l’accompagnant de lectures !

Ce que j’ai découvert avec ce flash-back et des livres, m’a curieusement conduite à un faire un parallèle avec la mode, avec les modèles que je vois défiler sur les estrades toute l’année. Une robe est le résultat, le produit, de toutes les autres robes – et de leurs influences – ayant existé auparavant. Elle est ainsi, devant mes yeux, le condensé de toute l’histoire de la couture !

Je sais, notamment comme journaliste, que celle-ci n’est pas qu’une seule industrie du paraître. Les projecteurs d’une Mathilde mettent aussi en lumière – avec le vêtement moderne donné à voir sur un mannequin qui se déplace le long d’un podium – le parcours et le discours des civilisations antérieures, en filigrane. Il y a bien défilé, en même temps, du paraître et de l’être.

Il en est de même pour la Franc-Maçonnerie, me semble-t-il.

J’ai le sentiment qu’on ne peut pas bien saisir le credo de cette institution, encore moins le vivre, si l’on ne sait pas quelles fibres ont constitué les « tissus maçonniques » successifs et quels « couturiers » les ont travaillés, depuis l’origine.

« Tout part du Temple de Salomon » m’a justement dit Mathilde en préambule, sur l’air de « il était une fois… ». Cette simple phrase attestant du début d’une légende ou d’une réalité selon les historiens, a été la gâchette de ma curiosité. J’ai appuyé dessus pour en savoir davantage !

Si je prolonge ma comparaison avec la couture, le Temple de Salomon – construit en 1250 avant Jésus-Christ à la gloire divine, me dit la Bible – est donc de fait, le « patron » du modèle maçonnique et son point de départ. Encore faut-il savoir, me précise ce livre – que je n’avais jamais lu !- qu’il y a un «avant Salomon » avec les patriarches, ancêtres d’Israël, Abraham, Jacob, Moïse, les rois Saul et David.

Et un « après Salomon » avec les souverains Nabuchodonosor, Cyrus, Alexandre, le général romain Pompée, Hérode son allié et enfin Pilate, le gouverneur de la Palestine.

Autant d’hommes, bons et mauvais couturiers à leur manière, qui ont vêtu et dévêtu un territoire, autour de ce Temple obsédant. Un temple plusieurs fois construit, détruit et reconstruit. Mais en fin de compte toujours inachevé, et en cela même, métaphore de l’homme, tel que j’ai compris l’histoire de ce fantasmatique monument. Et tel que Mathilde me l’a laissé entendre…

…J’ai beaucoup apprécié, lorsque nous nous sommes revus autour d’un pot, qu’elle ne cherche pas à me « faire l’article » pour que j’entre en maçonnerie. « Ce n’est pas le genre de la maison !», m’a-t-elle dit, et j’ai pu vérifier ensuite la sincérité de son affirmation.

Ma recherche biblique l’a toutefois bien étonné et quand je lui ai dit que j’étais en train de pousser encore plus loin mes investigations sur les origines de la franc-maçonnerie, elle a carrément été très intriguée !

Au vrai, ma passion soudaine pour l’aventure passée du bassin méditerranéen…m’a surprise moi-même. En découvrant les tribulations ce roi Salomon, à la fois sage, frivole et fervent, j’ai tiré sur un fil et je l’ai remonté pour en savoir davantage ! Apprendre ou réapprendre dans la littérature que, un millénaire plus tard, Jésus serait l’un des descendants de ce souverain, est étonnant.

Tout comme mérite l’attention, à nouveau mille ans plus tard, l’épopée de cette chevalerie à Jérusalem. Qu’il s’agisse des Croisés venus défendre le tombeau du Christ, des Templiers progressivement transformés en banquiers, des Hospitaliers de l’Ordre de Malte reconvertis en policiers des mers ou des
Chevaliers Teutoniques, avides de nouveaux territoires à conquérir.

Tous des constructeurs d’innombrables châteaux et forteresses, tous des bienfaiteurs locaux apporteurs de savoirs et en même temps, tous des guerriers pourfendeurs de Sarrasins !

Le pansement et la truelle dans une main pour soigner et « civiliser », l’épée dans l’autre pour tuer les soi-disant « infidèles ». Le bien et le mal, qui peuvent si facilement se substituer l’un à l’autre selon les cultures, forment un curieux attelage depuis longtemps.

Et l’homo sapiens, son cocher, est un être plus curieux encore. Une énigme supplémentaire à élucider, certainement la plus troublante : celle de l’âme humaine !

Je l’ai remarqué, il suffit que je m’intéresse à un sujet en particulier, pour qu’il surgisse souvent dans mon quotidien, sous diverses formes. Au moment même où je veux aller plus loin que le Temple de Salomon, pour mieux comprendre la Franc-Maçonnerie, la presse magazine, comme par hasard, publie une suite de dossiers.

C’était ainsi avant la fin du XXème siècle, ça continue au XXIème : il n’est pas un mois de ces années 2000, sans que mes confrères ou consœurs journalistes relatent l’actualité de cette vieille dame turbulente.

Comme la Tour Eiffel, la Franc-Maçonnerie traverse le temps !

Mais je l’avoue, auparavant, je n’allais pas plus loin qu’un coup d’œil aux titres accrocheurs et récurrents des couvertures de ces magazines. Ma vision a changé depuis que j’ai rencontré Mathilde.

J’ai envie de savoir.

Entendons-nous, que tel ou tel homme politique soit membre d’une loge et « fasse trois pages » dans un hebdomadaire ne m’intéresse guère. Les « marronniers », très peu pour moi !

En revanche, puisque par métier, je peux avoir accès à des supports variés, il me plaît de tomber sur celui qui présente à point nommé, un dossier sur la genèse maçonnique, mon interrogation du moment !

Et justement, j’y retrouve cette chevalerie conquérante, de retour vers l’occident, dans les années 1200, après ses huit croisades, étalées sur plus d’un siècle. Je savais par mes souvenirs scolaires que ces chevaliers étaient guidés par la foi mais je ne me souvenais plus de leur déisme, si je puis dire, à géométrie variable ! Partis en Terre sainte, avec une croyance au Dieu des chrétiens, farouchement ancrée, nombreux en reviennent avec des cultes et philosophies supplémentaires en tête !

A preuve, ceux qui, faisant un détour par l’Iran, la Grèce et l’Egypte, regagnent l’Europe fascinés par Mithra, le dieu des astres, envoûtés par les mystères initiatiques d’Éleusis ou émerveillés par le symbolisme de mort et de renaissance, consacré à la déesse Osiris. Ce sont aussi les chevaliers, seigneurs d’Occitanie, qui en passant par la Bulgarie, se convertissent au manichéisme, une religion d’origine perse. Prise dans leurs bagages, elle changera de nom, en arrivant aux alentour d’Albi, pour s’appeler le catharisme. Un culte qui considère que le corps, réalité mortelle, représente le mal, et que l’esprit entité éternelle, symbolise le bien, ne peut que séduire des chevaliers, récemment porteurs de la truelle et de l’épée ! Il séduira aussi une partie importante de la population languedocienne.

L’aventure cathariste se terminera mal pourtant, avec la réaction jalouse et violente de l’Église catholique. Fidèle à sa cause exclusive, le chevalier Simon de Montfort, conduira aux bûchers de l’Inquisition des milliers de cathares, autour de Carcassonne en 1215. Et les derniers, avec parmi eux des chevaliers catharistes, périront également dans les flammes, sur le piton rocheux du château de Montségur, en 1244.

La même année, les Turcs du Sultan Saladin chasse tous les chevaliers de Jérusalem. Cinquante ans plus tard, les Templiers n’ont de rapport avec Salomon que leur nom. Et une triste fin s’annonce pour eux : alors qu’ils ont construit plus de 10 000 commanderies en méditerranée et son pourtour, dont 2000 en France, alors qu’ils ont introduit le commerce bancaire en Europe à leur retour, ils sont pourchassés en France par Philippe le Bel pour hérésie et pratique d’un improbable culte idolâtre. Et leur chef, Jacques de Molay, est brûlé vif à Paris, en 1307.

J’ignorais que les biens des Templiers avaient été offerts à leurs rivaux, les Chevaliers de Malte.

Ceux-ci poursuivent aujourd’hui une belle œuvre humanitaire mondiale. Rien ne se  perd, tout se transforme. Avant, pendant et après les Croisades, la chevalerie a produit à la fois un modèle économique prospère « d’autogestion » avec lesdites commanderies, en Europe comme en Orient.

Elle a aussi fourni une symbolique très riche, notamment à la  franc-maçonnerie, mais, malheureusement en faisant payer à l’adversaire et en payant elle-même le prix fort en capital humain, au nom de croyances différentes !

C’est la conclusion de l’article.

Au total, que penser des Croisades : Est-ce qu’occident et orient ne poursuivent pas aujourd’hui cette interminable guerre de religions, commencée il y a un millénaire, au nom du tombeau du Christ ? Il faudra que j’en discute avec Mathilde, qui connaît bien le sujet !

Que dit-on sur Internet ?

Je tape « Croisades » dans « Google » : j’y retrouve les pages oubliées, et enrichies, de mon livre d’histoire de France. Il me revient en lisant sur l’écran que pendant cette turbulente guerrière qui a agité le bassin méditerranéen au Moyen Âge, les échanges commerciaux, intellectuels et techniques, n’ont jamais cessé entre le nord et le sud. La chevalerie a exporté en Judée du cuir et des céréales, des coutumes et des savoir- faire.

Des armes, aussi, lances et épées, fléaux à manches, ces boules de fer à chaînes hérissés de pointes…que les agressés ont vite su utiliser pour fendre les armures de leurs « fournisseurs » et, en même temps, assaillants européens.

La guerre, cette monstruosité, serait-elle inscrite dans le programme génétique de l’homme ? !

Certains « chevaliers bâtisseurs » – qui ont finalement préféré la truelle à l’épée – sont revenus vers l’Europe avec des « tours de mains » et des secrets de construction, comme l’art des voûtes et croisées d’ogives, admiré au sommet des palais et mosquées. Sans ces procédés géométriques, véritables prouesses de l’architecture arabe, les cathédrales, construites à la même époque, ne seraient certainement pas montées si haut dans le ciel !
Ou n’auraient peut-être jamais existé.

Ces chevaliers paisibles ont aussi rapporté dans le fourreau de leur épée, des boutures de « la rose de Damas », qui colore et embaume depuis les jardins de France.

Comme quoi les religions peuvent faire preuve entre elles, d’intelligence créative et de générosité.

Comme quoi les choses peuvent aussi se dire avec des fleurs ! « Celui qui offre une rose, en garde le parfum sur la main », dit un proverbe arabe….

C’est décidé ! Après cette nouvelle soirée d’échanges avec Mathilde, invitée à la maison pour une dînette, je trancherai…

Lauriane, est de la fête, tout yeux, tout oreilles.

Dès l’apéritif, Mathilde nous raconte son parcours, son enfance à Sceaux, ses études à l’École Supérieure d’Électricité, la résistance de sa mère stupéfaite à l’idée que sa fille s’embarque dans un « métier d’homme ». Et le soutien déterminant de son père, ingénieur électricien aux « Monuments historiques », dont elle a découvert, une par une, toutes les illuminations pendant son enfance.

A Paris et autour, de la Tour Eiffel au Château de Versailles !

Mathilde nous indique aussi ses difficultés, aujourd’hui surmontées, dans l’exercice d’un métier de fait longtemps considérer comme masculin. Avec, bien entendu, le machisme correspondant, dont elle sourit maintenant ! Au vrai, elle a acquis ses compétences, son expérience, « sur le tas », comme elle dit, au fil des chantiers variés et de leurs renouvellements.

Grâce à l’observation des « anciens » et de leur « savoir en marche » – c’est son expression – qu’ils ont bien voulu lui offrir. « Ce n’est pas l’électricité qui est un courant, mais la vie elle- même, qui passe entre les êtres, et que nous devons, chacun, faire passer à l’autre ! Nous sommes les fils transporteurs de cette vie ! ».

Au cours de la soirée, Mathilde me répète plusieurs fois cette idée de passage de témoin, de transmission. J’apprécie à nouveau sa facilité d’élocution. J’aime surtout sa foi en l’Homme, son désir de convaincre. C’est une femme sincère, à l’évidence.

Elle se considère comme une « façonnière », et cette notion de « petits secrets » et de « tours de mains », héritée du Moyen Âge est toujours très fort dans l’artisanat.

Qu’il s’agisse pour elle, d’illuminer un simple bal public sur une place de village avec des ampoules multicolores ou de synchroniser les jeux d’eau d’un bassin avec musique et feux d’artifice, dans un parc de château. « Travailler la lumière est un métier d’émotions ! » me dit-elle, les yeux brillants.

– Et votre plus forte émotion dans ce métier, justement ? Sans hésiter, elle me répond :
– Il y a dix ans, devant la Pyramide de Khéops !! J’étais encore stagiaire et j’ai eu la chance de pouvoir me rendre en Egypte avec une équipe de techniciens, pour participer, que dis-je, pour aider à la réalisation d’un spectacle de « sons et lumière », pendant quinze nuits d’été.

J’ai frissonné chaque soir, moi minuscule bonne femme, devant cette masse pointue, gigantesque, sculptée par les projecteurs. Sidérée, la Mathilde ! Mon petit rôle, dans la cabine vitrée blottie au pied du Sphinx, consistait à « envoyer » les commentaires enregistrés dans la cabine, aux « tops » hurlés par l’ingénieur du son, avec son casque sur la tête. Il me terrorisait. Je n’avais pourtant qu’à appuyer sur les trois touches différentes, au fur et à mesure des ordres. Un trac, je ne vous dis pas ! J’ai encore dans les oreilles le texte et la voix d’André Malraux, mettant en scène Bonaparte et ses mamelouks.

Grandiose ! Je revois les jeux de lumière rasante bleue et orange, qui, l’imagination aidant, transformaient l’immense foule des spectateurs en une mer de soldats. Je sais depuis, croyez-moi, ce que veut vraiment dire le mot « pharaonique » !!

Ainsi démarre, sous le signe de la grande Pyramide d’Egypte, une longue, très longue conversation, déterminante pour moi.

– Dites-moi Mathilde, à vous écouter, votre ingénieur du son est plus impressionnant que les Pyramides. Il hurlait vraiment après vous ? »
– Après moi et les autres, mais je pense que j’étais la seule à avoir vraiment peur de lui !

C’est l’ambiance du moment qui impose ce climat, un peu comme le chef qui donne de la voix dans les cuisines d’un grand restaurant ! Hubert avait une grande responsabilité. Il
était en liaison radio avec une vingtaine d’éclairagistes répartis sur le site, et tout devait fonctionner au millimètre et à la seconde, à son commandement. Mais, en dehors du boulot, où la passion l’emporte souvent, Hubert est un homme calme, charmant !

D’ailleurs, je vais tout vous dire, puisque vous en parlez, il est mon parrain maçonnique ! Eh oui, c’est lui qui m’a fait entrer en maçonnerie ! Et dans quelle obédience ? A la Grande Loge Symbolique de France ! Vous ne serez pas étonnée. C’est précisément une organisation maçonnique qui a pris cette appellation pour travailler au Rite Egyptien de Memphis-Misraïm. Mais un rite modernisé aujourd’hui, bien sûr !

-Là, je suis un peu perdue dans les coïncidences…
-Je vais vous expliquer, l’enchaînement est assez simple, en fait…Hubert est à la fois ingénieur du son et passionné d’Égyptologie, depuis son premier « son et lumière » au Caire, où il a commencé stagiaire, comme moi !

Il ne se cache pas d’être franc-maçon, donc je peux le citer. Il a été initié au Grand Orient, puis ses voyages en Egypte l’ont amené à s’intéresser à ce fameux rite égyptien, qui d’ailleurs est né… à Montauban ! Ce sont des soldats de Bonaparte, des maçons faisant partie de la Mission d’Egypte qui l’ont créé à leur retour en France, en 1815. Ils l’ont appelé le rite de Memphis, du nom de la première grande capitale d’Egypte, qui veut dire « La beauté est ici », c’est joli non ? Au fil de l’histoire, ce rite s’est associé ensuite, en 1900, avec le rite de Misraïm, fondé par les « Carbonaris », les brigades italiennes de Garibaldi !

La sonnerie de mon portable interrompt Mathilde, le dîner et arrête le film.

Finie la longue conversation prévue ! Je reviens à ma réalité : une agence me propose un « son et lumière » au château de Dampierre, près de Paris. Un remplacement de collègue malade, samedi soir. On est jeudi. Je donne mon accord, mais du coup, j’ai plusieurs coups de fil à passer. Mathilde, très élégamment, me suggère que je la rappelle pour reprendre plus tard notre échange et s’en va, presque sur la pointe des pieds. Je suis à la fois gênée et très frustrée. La glace

Reprise de la conversation avec Mathilde, par téléphone, en soirée, huit jours après notre rencontre. J’ai devant les yeux le Dictionnaire de la Franc- Maçonnerie, que je me suis acheté. Il est ouvert au mot « Rites ». Je suis affolée, je compte vingt pages sur ce mot ! Je me lance, un peu contractée quand même :

• Il y a donc plusieurs rites en franc-maçonnerie…
Mathilde qui m’entend feuilleter mon gros livre et sent mon inquiétude, éclate de rire :
-Et il y a autant de franc-maçonneries que de rites ! Allez Camille, ne vous tracassez pas avec cette question pour l’instant. Retenez seulement qu’au XXIème siècle, il existe une dizaine de grandes obédiences en France, et selon l’historique et les options de ces organisations, quatre rites principaux y sont pratiqués : le Rite Ecossais Ancien et Accepté, le Rite Emulation, le Rite Français et, pour ce qui me concerne, le Rite de Memphis-Misraïm. On verra ça en détail !

Je vous précise que Misraïm veut dire Egypte en Hébreu. Et pour vous qui êtes passionnée d’histoire, j’ajoute que ce Rite de Memphis-Misraïm n’est pas tout à fait une pure création française, en vérité. En effet, les soldats de Bonaparte en question ont découvert au Caire, une minorité religieuse venue du Liban, « Les Druzes ». Une sorte d’antique « maçonnerie » pratiquant les rites hermétiques de ces grands « emprunteurs » qu’étaient les Templiers bâtisseurs, et qui, cinq cents ans plus tôt, sont passés par l’Egypte, au retour des Croisades !
Une fois démobilisés, ces fidèles bonapartistes se sont appuyés sur ces coutumes initiatique très anciennes pour lancer leur nouveau rite. La méditerranée est un petit monde, finalement…

-En somme, les templiers étaient à la fois des « récolteurs » et des « semeurs » !
-Des « essaimeurs » même, pour reprendre une autre image, avec un jeu de mot. Comme les essaims d’abeilles quittant une ruche pour un autre abri, ces templiers n’ont cessé de se déplacer et de se regrouper dans le bassin méditerranéen, de commanderies en abbayes et en sites divers, pour importer et exporter des « façons de vivre », des cultes et des cultures.

C’est le principe même des obédiences qui se sont multipliées et se multiplient encore de nos jours, par segmentation.

-Est-ce qu’on peut dire par là que les Templiers sont les « inventeurs » du concept de loges maçonniques ?
-Ils ont pu y contribuer en tout cas, puisqu’en revenant des Croisades, ils sont montés jusqu’en Ecosse et que le système des loges de chantiers s’y est imposé avec le début de la construction des cathédrales, à laquelle ils auraient participé. Lorsque l’Ordre des Templiers a été dissous, au XIVème siècle, est né en France le Compagnonnage, avec tous ses corps de métiers du bâtiment, sur le principe de déplacements des ouvriers de villes en villes. Il a été avancé par plusieurs historiens que les templiers en sont les créateurs.

Mais puisque la  transmission orale était la règle des confréries médiévales, rien ne peut vraiment être affirmé aujourd’hui, précisément, par manque documentaire !

-Il y a donc beaucoup de mythes et de légendes autour de la construction des grands édifices et dans l’histoire maçonnique !
-C’est ce qui en fait le charme et l’intérêt, car on sait que l’homme a besoin des métaphores conséquentes, pour se construire lui-même, donc pour produire du sens, en donner à sa vie et à celle des autres. Le but même de la franc-maçonnerie « spéculative » actuelle !
-Ce qui n’est pas une légende, et si je comprends bien, c’est qu’il a existé une maçonnerie « opérative », celle des bâtisseurs de cathédrales, et qu’il existe maintenant la « spéculative », cette maçonnerie de réflexion dont vous me parlez maintenant…
-…Oui, Camille, je vois que vous possédez déjà une belle culture maçonnique, bravo ! Ce sont les historiens qui ont fait cette distinction. Quand la construction des grands édifices religieux à cessé en Europe et en France, au XVIIIème siècle, beaucoup des ouvriers de ces chantiers se sont reconvertis dans le Compagnonnage, qui lui a perduré, au service d’entreprises privées. C’est la religion, et en l’occurrence le protestantisme, qui a imaginé en Angleterre, une nouvelle maçonnerie, je dirais « intellectuelle », à partir de la symbolique des outils du bâtiment.

On a vu fleurir alors des loges composées d’architectes, de banquiers, d‘hommes d’églises, de médecins, d’occultistes aussi. Autant de gens qui ont participé à l’élaboration d’un rite maçonnique anglais…

-Et en France ?
-Cette maçonnerie a traversé la Manche en 1725, et elle s’est d’abord fortement imprégnée de catholicisme au nord de la Loire, puis à l’inverse, de principes laïques purs et durs, après la Déclaration des Droits de l’Homme. D’où une succession d’obédiences et de rites ensuite sur tout le territoire. Et bien entendu, une opposition avec l’Église catholique, qui n’est pas encore vraiment apaisée aujourd’hui.
-En résumé, il y a donc eu en France une double pénétration de la franc-maçonnerie. Au début du 18ème siècle, par le nord, avec le rite anglais francisé et cent ans après, par le sud, avec le rite égyptien, aménagé lui aussi, à la française !
-Que l’on a d’ailleurs appelé à sa naissance, « le rite templier », on y revient ! En fait, il s’agissait pour les deux frères Bédarride, concepteurs du rite et anciens soldats méridionaux de Bonaparte devenu Napoléon, de contrer malicieusement à leur façon « l’Art Royal » de ces anglais, restés ennemis dans leur tête de militaires. Avec une maçonnerie à coloration égyptienne certes, mais bel et bien née en France !

Tout cela, c’est du passé et depuis le nouveau millénaire, la Grande Loge Symbolique de France a unifié les rites Memphis et Misraïm, avec ses spécificités, mais dans le cadre reconnu de la maçonnerie française et de ses diverses obédiences ! Mais au fait, Camille, il n’y a que moi qui parle, il faudra que vous me parliez à votre tour de votre métier de journaliste ! D’ailleurs, la lumière, l’écriture et la franc-maçonnerie, ça crée des liens, non ? Et si on se tutoyait toutes les deux, qu’est-ce que vous en pensez ?!
– Oh ! avec grand plaisir, Mathilde, soyons simples…si tu veux bien, j’ai l’impression qu’on se connaît depuis très longtemps ! Merci pour ce cours d’histoire maçonnique.
– Ah ! on m’appelle sur mon portable… Je te quitte Camille !

Je suis initiée à la Grande Loge Symbolique de France, depuis trois ans maintenant.
J’appartiens à l’un des ateliers mixtes de cette obédience, « Les Jardins du Nil », situé dans le 14ème arrondissement de Paris. Hubert – avec qui j’ai beaucoup échangé sur l’Egypte depuis que je le connais ! – et Mathilde, en sont encore respectivement Vénérable Maître et première surveillante. Ils vont descendre de charge dans un mois, juste après mon élévation à la maîtrise, si je suis acceptée à ce degré. Et je regrette déjà qu’ils quittent leur « plateau ».

Ce soir, revêtue comme à chaque tenue de mon aube blanche, et assise parmi mes sœurs et de mes frères – eux en costume sombre et nœud papillon – je laisse courir mon regard et ma pensée…Pourquoi suis-je entrée en maçonnerie ?

Cette question surgit pendant la lecture du rituel d’ouverture des travaux, dans ce lieu à la fois étrange et familier, qu’est « ma » loge, où je viens assidument tous les quinze jours. Étrange, par son décor théatro- cultuel : perpendiculaires aux murs, les deux travées de trois bancs, avec nos têtes alignées face à face ; au fond, l’imposante chaire de bois clair, surélevée et parée de deux chandeliers scintillants, où siège la Vénérable Maîtresse ; le sol parqueté et recouvert au centre d’un grand échiquier ; les murs tendus de tissu rouge, ornés d’images égyptiennes, assorties de hiéroglyphes et de lettres hébraïques, comme autant de points d’interrogation.

Familier, parce que ces représentations murales des temples majestueux de Louxor et d’Assouan, ces deux grands lions dorés sur leur socle qui encadrent la porte à
double battants, cet aigle vert aux ailes déployées suspendu au-dessus, qui semblent chacun observés par l’œil stylisé du Grand Architecte de l’Univers dans son triangle à l’Orient, forment un ensemble d’une somptueuse beauté. Je me sens maintenant intégrée à cette harmonie. Jusqu’à éprouver un sentiment de plénitude quand je lève les yeux vers l’arrondi du plafond étoilé, suggérant l’immensité bleu nuit du cosmos.

Seul un meuble dérange mon vécu sensoriel, l’autel des serments en plexiglas où est posé l’outillage ancestral des bâtisseurs. Je trouve que cette touche de modernité heurte le dessin classique du compas, de l’équerre et de la règle entrelacés. A moins que ce ne soit plutôt ma sensibilité qui s’en trouve heurtée ?! Plusieurs frères et sœurs partagent mon avis sur l’intrusion de la matière plastique dans la loge ! D’autres disent aussi à l’inverse, que la transparence accroche la lumière et accentue la beauté et le mystère des symboles en présence.

Il n’y a pas de définition, encore moins de vérité en matière d’esthétique !

Quoi qu’il en soit de ce détail, je quitte toujours la loge, à la fois sereine et tonifiée, avec une sensation de plaisir, depuis ce premier soir mémorable, où j’ai été initiée.
Je suis entrée en maçonnerie, bien sûr conquise par le « discours » chaleureux de Mathilde, auquel s’est ajusté celui d’Hubert, tout aussi convaincant. Et passionné ! Mais il est vrai que, avant même d’entendre leur bon développement historique, la découverte livresque de la traversée surprenante du temps par cette institution, m’avait déjà frappée.

Sans remonter jusqu’au roi Salomon, mais en partant simplement de la maçonnerie spéculative du 18ème siècle, il est à mes yeux rassurant, qu’elle perdure de la sorte depuis trois siècles ! C’est bien qu’elle apporte aux hommes et aux femmes qui la pratiquent de générations en générations, une satisfaction particulière ! Et qu’elle soit utile à la Cité.
Si je m’étais laissé influencer par les « marronniers » des hebdomadaires, présentant régulièrement la maçonnerie comme un vaste réseau affairiste, je n’y serais jamais entrée !
Ma quête n’est pas celle-là. Mon carnet d’adresses professionnelles me suffit pour exercer convenablement mon métier. Mère célibataire, je ne cherche pas non plus un mari, j’ai fait un choix dans ce domaine.

Mes trois coups symboliques frappés à la porte du Temple ont été et sont toujours motivés par le besoin d’élargir mon regard et ma pensée sur le monde, en rencontrant ceux et celles des autres. Je suis comblée sur ce plan, dans une loge de quelque quarante frères et sœurs – de 30 à 80 ans passés – aux professions les plus variées et d’opinions les plus diverses.

Nous n’y achetons ou vendons pas des produits, mais échangeons des idées. Afin de poursuivre notre construction interpersonnelle, pour mieux vivre, pour mieux être. Avec nous-mêmes, avec les autres.
Les phrases du rituel, égrenées par le jeu des questions-réponses de la Vénérable Maîtresse et des deux surveillants, me renvoient à mon année d’apprentissage. Je me rends compte que, très attachée par métier à l’esthétique, donc aux décors, aux gestes, aux déplacements rythmés des officiers dans la loge, j’ai d’abord mobilisé mes yeux avant mes oreilles !

Aujourd’hui, sur mon banc, je comprends mieux le rôle et le sens du rite et sa mise en œuvre par les paroles prononcées, à chaque tenue. Avec, à la fois l’apaisement que ce cérémonial procure en « dissolvant » l’agressivité venue de la Cité, et l’effet-miroir de la symbolique des outils qui m’a engagé à la rencontre de moi-même.

Cette auto observation, cette auto- analyse plus précisément, je l’ai poursuivie au degré de compagnonne. Depuis deux ans, j’ai réussi à prendre un peu plus de distance avec les choses de la vie, en fait à canaliser mon énergie, à hiérarchiser mes activités, et aussi à distinguer l’essentiel du superflu, si présent dans mon secteur journalistique. Pour enfin, me recentrer et éprouver le « bonheur d’être », au monde et dans la société des hommes, alors que les jours passent si vite… Regarder la Seine couler au Pont Mirabeau, mieux que la voir ; écouter un concerto de Mozart chez moi, mieux que l’entendre en voiture ; déguster une pêche au marché, plutôt que la dévorer ; sentir une rose dans le parc Citroën, au lieu de la respirer ; caresser la tête de mon chat au lieu de l’effleurer distraitement. Autant de gestes simples, naïfs sans doute, que je me surprends…à réapprendre au quotidien.

J’ai réveillé mes cinq sens, et commencé en même temps, si je puis dire, une rééducation philosophique au siècle de la vitesse, de l’urgence, des gens pressés – dont je fais encore partie – en dehors du temple ! Certes, je ne suis pas devenue philosophe pour autant. Grâce à la maçonnerie, je viens de redécouvrir les penseurs antiques, qui avaient tout compris de l’existence, il y a deux mille cinq cents ans.
Il me faut trouver le temps de les lire !

Je n’y avais jamais pensé. Pour Mathilde, la Tour Eiffel – dont elle m’a déjà parlée sur le plan technique – est bel et bien une Pyramide moderne, de fer et de lumières ! C’est au cours d’une réunion dinatoire d’apprentis, à son domicile, à Puteaux, qu’elle nous en a dit davantage et expliqué la symbolique. Car il existe une symbolique de la Tour Eiffel !

Première nouvelle pour moi et mes deux « collègues » d’initiation, Candice et Thomas !

Je savais pour ma part que cette « dame de fer », inaugurée à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889, commémorait en même temps le premier centenaire de la Révolution française de 1789. Mais ce que j’ignorais, c’est que sa construction avait été suggérée à Gustave Eiffel, par deux de ses ingénieurs, francs-maçons. Et que le projet de ce pylône insolite de quelque 1000 pieds a remporté le concours ouvert par la Ville de Paris, devant plus de 700 maquettes de monuments en pierre, aux formes les plus baroques.

Construite en 26 mois par deux cent compagnons charpentiers du fer, elle ne cesse depuis 120 ans de bénéficier des avancées technologiques. Et les centaines de visiteurs qui empruntent chaque jour ses ascenseurs informatisés, ignorent sans doute pour la plupart, les évocations maçonniques de la Tour. Elles sont exposées aux yeux de tous, et en même temps invisibles pour les non-avertis…Le secret de la Tour Eiffel !

Mathilde, « ingénieur lumière », nous a éclairés ce soir-là, au moment du dessert :
– La Tour Eiffel contient 7 symboles maçonniques, voulus par ses concepteurs ! D’abord, 4 symboles géométriques, par sa forme même. Elle peut en effet être vue à la fois comme une pyramide stylisée, une colonne avec son long col, un fil à plomb inversé et un delta lumineux à son sommet.
-« Delta lumineux ?…
-Oui, Candice, le triangle au-dessus de la chaire du Vénérable Maître, en loge…
-Ensuite, la Tour Eiffel comporte 3 symboles figuratifs, avec ses 3 plates-formes. Elles représentent les 3 degrés de la progression maçonnique. Apprenti, Compagnon, Maître.
– Tu peux nous en dire plus ?!
– Thomas, le premier étage, c’est l’homme en devenir que figure l’apprenti. Comme un jeune enfant, il n’a monté que quelques marches, il est encore près du sol, si je puis dire, et ne voit pas très loin devant lui !

Le deuxième étage symbolise, l’adolescent, le compagnon qui commence à s’élever et découvre l’horizon. Il va pouvoir se mettre en marche et voyager.

Et le troisième étage, bien sûr, c’est l’homme accompli, le maître-maçon, parvenu en quelque sorte au sommet de son art. Il prend conscience, avec le phare tournant au-dessus de lui, de son rôle « d’éclaireur du monde » !

-Mais, Mathilde, est-ce que la Tour Eiffel, vue comme métaphore des trois premiers degrés maçonniques, n’est pas à même de donner aussi une image de l’homme vaniteux, celui qui veut toujours monter plus haut ? …
-Non, Camille, là tu confonds avec la symbolique de la Tour de Babel, construite par des mégalomanes qui voulaient atteindre le ciel et égaler Dieu !! Ce que tu oublies avec la représentation de la Tour Eiffel, c’est qu’une fois arrivé au sommet, il faut redescendre ! Et la descente, si tu prends les escaliers, marche par marche, vers la terre ferme, n’est-ce pas l’expression de l’humilité même ?! D’ailleurs, de « humus », la terre, vient le mot « humilité » … Humus, homme, humilité !

C’est après cette « révélation » que Mathilde nous a proposé à chacun un exercice tant pratique que symbolique, en trois séquences distinctes, pour accompagner et illustrer notre progression maçonnique individuelle : monter seul au premier étage de la Tour Eiffel, dans l’année de notre initiation, puis au second, le degré de compagnon acquis. Et enfin, atteindre le 3ème étage, une fois élevé à la maîtrise. Nous nous engageons à ce protocole original. J’ai effectué pour ce qui me concerne les deux premiers « voyages », dans les conditions requises d’application et de réflexion.

Avec, sur la première et large plate-forme, le ressenti d’une évidente prise d’altitude mais aussi, en levant les yeux vers les impressionnantes poutrelles métalliques, la conscience d’un long travail à accomplir pour atteindre la cime !
Et avec au second étage, ce jour brumeux d’avril, la sensation d’avoir progressé, mêlée d’une envie bien consciente de percer la couche de nuages. Pour aller plus loin. Plus haut !

Mais il faut prendre le temps des choses et faire les choses en leur temps ! Mon horloge interne, emballée par les exigences du monde de la presse – au double sens du terme ! – a réappris la patience depuis ma première initiation. En présence permanente dans la loge de la règle à 24 divisions, outil et symbole basique offert à ma vue, j’ai progressivement réenregistré que les journées n’ont que 24 heures ! Ma fille, qui me retrouve plus souvent pour partager nos repas et aller avec moi au cinéma, apprécie les bienfaits de ma rééducation par la méthode symbolique !

Après avoir porté un an le tablier de toile écrue et à bavette relevée de l’apprentie, puis deux ans celui de compagnonne avec bavette rabattue, je viens de recevoir le tablier de cuir blanc bordé de rouge de maître-maçonne, avec le baudrier bleu correspondant.

Troisième initiation, troisième tenue solennelle qui a réuni à nouveau tous les frères en costume noir, toutes les sœurs en aube blanche, autour des trois récipiendaires, Candice, Thomas, Camille…

Une cérémonie saisissante à la fois par le décor de la loge aux murs tendus de noir, et le psychodrame qui s’y joue au 3ème degré du Rite de Memphis-Misraïm : dans le temple en construction du Roi Salomon, son fidèle architecte Hiram est assassiné par trois compagnons tricheurs, en quête d’une qualification supérieure imméritée. Ils symbolisent l’ignorance, le fanatisme, l’ambition démesurée, les trois vices combattus par tous les francs-maçons du monde.

Pour la troisième fois, notre Vénérable Maître Hubert a posé sur ma tête et mes épaules, la lame de son épée me consacrant au 3ème degré du Rite de Memphis-Misraïm.

Une initiation ne se raconte pas, elle se vit. Comme mon frère, comme ma sœur, initiés avec moi, j’ai « intériorisé » symboliquement Hiram, censé renaître en moi, avec ses valeurs d’amour et de courage. Eternel thème de la mort et de la renaissance, propre à la nature. Et à toute initiation depuis les premiers rituels humains.

J’ai honoré ma promesse à Mathilde. Avec une petite entorse au contrat, j’ai emmené ma fille avec moi. En tant que maître-maçonne, parvenue à ce 3ème degré du Rite, je suis ce dimanche après-midi de septembre sur la 3ème plate-forme de la Tour Eiffel. A 320 mètres du sol ! Pendant que Lauriane, l’œil rivé à l’une des longues-vues de service, cherche à repérer notre immeuble, je tourne en rond avec les touristes le long du bastingage grillagé.

Soleil radieux, ciel d’azur, pas un nuage, juste quelques rafales de vent. La Seine serpente à perte de vue vers la Normandie, entre les larges semis de maisons miniatures et les grands damiers de champs verts et jaunes. Aujourd’hui, elle charrie de l’or en fusion. L’horizon bleuté, au-delà des Tours de la Défense, semble ceinturé par une forêt circulaire vaporeuse.

Prendre de la hauteur, je ressens bien l’expression, jusqu’au vertige même ! Changer le monde, travailler au progrès de l’humanité, est-ce possible pour la petite bonne femme que je suis ?! Je me sens si minuscule au-dessus de cette gigantesque carte routière déroulée devant moi….

J’ai l’impression de déambuler dans la nacelle d’un ballon arrêté en plein ciel. Au centre de la plate-forme, un bureau vitré reconstitué, genre Musée Grévin suspendu, stoppe ma promenade. Gustave Eiffel, assis derrière une table à dessin, converse avec sa fille Claire et l’ingénieur américain Thomas Edison, venu lui offrir un phonographe, me dit une affichette détaillée. Sa lecture et mon imagination aidant, ces personnages de cire s’animent sous mes yeux…

…Nous sommes le 6 mai 1899, date de l’inauguration de l’Exposition Universelle. Sur la flèche de la Tour, qui ne s’appelle pas encore Eiffel, est hissé le drapeau tricolore. Je lève les yeux. Le Ministre du Commerce, le franc-maçon Édouard Lockroy, entre dans le bureau pour féliciter Gustave Eiffel et son équipe d’ingénieurs et d’ouvriers. Thomas Edison pose un disque sur le phonographe et tourne la manivelle. La Marseillaise retentit, pour célébrer le prestigieux monument de fer étincelant de tous ses rivets, et le centenaire de la Révolution Française…

-Camomille !
Ce cri joyeux qui éclate dans mon dos, à la fois me crispe et me sort de ma rêverie éveillée.
Qui m’interpelle ainsi, en haut de la Tour Eiffel ?! Je me retourne, presqu’en colère et je reconnais immédiatement sa chevelure rousse bouclée.
– Clovis ! Ça alors ! Qu’est-ce que tu fais ici ?
– Même question pour toi ! Moi, je prépare un rallye pédestre pour une association et je cherche des énigmes. Il y a plein de symboles sur cette Tour, tu sais ! Je n’y étais pas remonté depuis mon enfance…
– Depuis qu’on y est venus ensemble, avec l’école ?!
– ça se pourrait bien ! Dis-donc, on va fêter çà, je t’invite à prendre un pot, dès que nous serons à terre !
– D’accord, Clovis, à condition que tu m’appelles Camille et qu’on récupère ma fille. Tiens, la voilà ! Et aussi qu’on redescende à pied ! Je t’expliquerai pourquoi !

J’y pense, un de ces jours, il faudra que j’organise un défilé de mode dans le salon du Ier étage de cette Tour Eiffel…

 

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SOURCE  :  Tiré de l’ouvrage : Au cœur de la Franc-maçonnerie « Huit récits contemporains » Éditions Numérilivre

MAAT HOTEP ! 27 mars, 2026

Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaire

. MAAT HOTEP !

. La paix de Maat soit avec vous !

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« La Force de la Sagesse Divine imprègne vos esprits et vos cœurs pendant cette période de temps, afin que vous puissiez discerner ce qui est la Vérité de ce qui n’est que la fausse illusion offerte par le monde de la séparation.

La sagesse émerge des profondeurs de votre être translucide, transparente, cristalline, claire et précise. Il est temps de l’utiliser pour accélérer votre Processus de Transformation, il est temps de chercher à libérer votre esprit de toutes les illusions offertes et nourries par votre ego, tout au long de votre parcours, pour que vous puissiez sauver votre Liberté. »

•Gabriel RL

« En vous se trouvent la Sagesse et la Puissance du Cosmique. C’est cette Étincelle créatrice qui appartient à Dieu.

Apprenez à maîtriser l’ego arrogant qui sommeille en vous et laissez le Pouvoir illimité du Cosmique remonter à la surface et prendre le contrôle de votre Vie. Découvrez qu’il ne pense que positivement. Il a le dernier mot en matière de confiance, de foi et d’attente. Il peut faire tout ce qui est bon et constructif. Il refuse de faire quoi que ce soit qui soit destructeur ou contraire à la Loi Naturelle.

C’est la meilleure version de vous-même !

Réalisez que vous êtes une Expression Unique de Dieu, nécessaire pour accomplir une œuvre unique en faveur du monde. Quelle pensée stimulante et extraordinaire !

Mais comment pouvez-vous vous connecter à cette Force ?

Il n’est pas difficile de pratiquer l’harmonisation. Les choses positives ne sont jamais placées hors de votre portée. Trouvez simplement un endroit calme et débarrassez-vous de cet ego dominant. Alors : restez tranquille et sachez que vous faites partie de Dieu. Supposer,

‘JE SUIS DIEU’

Vous n’avez pas besoin d’autres instructions. »

• F. Lawson

Laissez votre Maître Intérieur vous guider

CRO-MAAT! ⚘️

« Vous êtes une graine de la source créatrice »

Bien-aimé!

Lorsque le processus d’ascension de l’âme sera terminé, la conscience sera également pleine dans la plage dimensionnelle appropriée. À ce tournant, l’âme saura vraiment de qui il s’agit. Toute son histoire sera révélée, depuis sa première incarnation sur la planète Terre, et aussi bien avant, lorsqu’elle était sur d’autres mondes, sur d’autres Étoiles.

Vous n’êtes pas de ce monde ; tu es venu dans ce monde. Vous êtes bien plus que vous ne le croyez. Vous êtes une graine de la Source Créative. Et en tant que tel, il peut aussi créer les mêmes choses que le Créateur. Partant de la logique où un arbre produit des graines, celles-ci se propagent dans toutes les directions et se multiplient, produisant d’autres arbres identiques et des graines plus identiques.

Il n’en va pas autrement de l’origine de la Création à la Source Où Tout Est. Elle est une Conscience Unique, que nous pouvons appeler DIEU. Il n’est pas une entité comme nous le croyons ou comme on nous l’a fait croire. C’est plutôt l’Arbre de Vie qui produit la LUMIÈRE, et cette LUMIÈRE se reproduit en matérialisant les Planètes, les Étoiles, les Galaxies, les Univers, les Multivers et toute forme de Vie qui existe dans chaque sphère planétaire.

La création ne s’arrête jamais. Lors de la création d’une Graine dans cette Source, la Lumière se propage à travers elle sous différentes formes, cependant, dans la même Conscience, formant une Monade. À son tour, la Monade est subdivisée en 12 Super Âmes, et chacune d’elles est également divisée en 12, qui forment des groupes de 144, toujours à l’état de Super Âmes.

Comme la graine source transporte une énergie atomique très puissante, elle est également appelée l’atome graine divine. Par conséquent, pour créer dans des mondes éloignés des Soleils Centraux Galactiques, qui ne sont rien de plus que des miroirs de la Lumière intense émanant du Soleil Central Cosmique, les Super Âmes se divisent en Âmes.

Et enfin, à la périphérie de ces galaxies, la fréquence est si basse qu’il n’est même pas nécessaire d’avoir une âme pour créer en l’absence quasi totale de lumière. Elle se divise donc en fractales. Vous faites partie de ces fractales.

La Fractale de l’Âme est une infime partie de la Conscience plus large, qui forme votre Monade. Se rappeler que la Source est la Conscience Unique, celle qui crée tout, et que lorsqu’on l’appelle DIEU, rien n’est plus significatif, puisque DIEU signifie G’Selves, c’est-à-dire la somme de toutes les Consciences, qu’il s’agisse d’une Monade ou de leurs collectif.

La planète Terre est en réalité une école d’âmes. Étant située dans le bras d’Orion, à la périphérie de la Voie lactée, la Lumière n’est pas très intense. Cela détermine la fréquence de la Terre, qui se situe dans une plage appelée la Troisième Dimension. Ainsi, les fractales d’âme ici sont venues, avec une infime partie de leur conscience monadique, suffisamment pour expérimenter et créer dans la plus grande limitation imposée à une âme.

En commençant la longue Marche dans la quasi-absence de Lumière et de Conscience, la Fractale oublie qui elle est, d’où elle vient et ce qu’elle est venue faire ici. Dans chaque incarnation, il vit comme si c’était la seule Vie corporelle, car les leçons sont différentes pour lui et pour les autres incarnés. Vit dans les conditions d’un monde d’épreuves et d’expiations, c’est-à-dire soumis aux lois de l’action et de la réaction.

La raison pour laquelle la Fractale s’incarne et se désincarne successivement n’est rien d’autre que le besoin d’évolution.

Lorsqu’elle est incarnée, la Fractale n’a aucun souvenir d’elle-même. Alors, quand il se désincarne, il va dans une Dimension supérieure …

SOURCE : le net ….

Protégé : L’Alchimie et Cathédrale – 13°- 26 mars, 2026

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Protégé : Le symbolisme de la résurrection à travers quatre exemples – 3°- 25 mars, 2026

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Digression … Le mystère du temple d’ABYDOS 24 mars, 2026

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