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Bêtisier Maçonnique … 6008 31 décembre, 2008

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BETISIER MACONNIQUE

 

Un  V:. M:., qui avait été dans le profane un dirigeant d¹entreprise, à un jour fermé une Tenue d¹Apprentis en disant Je ferme cette Loge d¹Appointés.

De Pierre Dac alors 1er Surv.:. « V:. M:. le sac a provisions et le trou de la veuve sont a votre disposition »

En vrac : « F:. et S:. qui déconnez sur les colonnes » ou après une demande de parole un Surv: « Tu as la colonne mon F.°. »

Une S:. 1er Surv.:. (au DH le nom des office reste invariablement au masculin) « V.°.M.°. en tant que  première surveillante , euh pardon V:. M:., c’est mon sexe qui ressort » fou-rire, et pour se reprendre : »bon il faut que je me taise car plus je parle et plus je m’enfonce »

En droite ligne du « le tronc de la vieille entre les colonnes », entendu cette semaine en tenue.

Dans une loge féminine et tropicale : Lors d’un rituel spécial réserve a trois soeurs pour une augmentation de salaire alors que la V.°.M.°. s’inquiétait de l’organisation: « les soeurs ont-elles leurs outils ? » il lui fut répondu : « V:. M:. toutes les soeurs ont leurs règles »

Une soeur :  a paris, alors  qu’elle promenait son chien, vers la rue cadet, vers minuit, elle croise un monsieur elle lui dit « bonsoir mon frère » il rétorque « comment sait tu ma soeur que je suis un frère » elle répond « parce que tu n’as pas enlevé ton tablier , mon frère ».

Pour rester dans les mêmes idées, que penser de l’ Orateur qui demandait « qu’en toute humidité vous n’oubliez jamais votre serpent » confondant le taux d’humidité de l’humilité du serment.

 » un F.: planchait sur la solidarité. La planche durait, durait… Survient le moment ou l’orateur évoque l’une des meilleures illustrations de la solidarité maçonnique : la chaîne d’Union. Il dit alors : « C’est un moment si intense, nous sommes alors si proches, nous nous serrons à ce point qu’on peut se sentir le bout… euh, le pouls ». Difficile alors de garder son sérieux

Mes FF:. nous avons laisse nos motos a la porte du Temple…

Initiation: le M:. d C:. , lorsque le nouvel initie a été réintroduit après avoir remis de l’ordre dans ses vêtements, a prononce distinctement la phrase suivant: « V:.M:., on frappe a la porte en abruti »…

Dans la série mieux vaut l’entendre que le dire, je cite cette belle parole d’un F:. premier surveillant après une planche sur Jonathan Livingston le Goeland :  » V:. M:. les colonnes sont mouettes « 

V:. M:. le soir de son installation  » Les clients sont satisfaits …. »

Dans une loge féminine: « Sœur couveuse faites votre office.. ».

A une instance à l’Or.: « Vénérable Grand-mère… »


Lapsus du 2ème Surv
:. V:.M :., le F:. Hosp :. et la S:.  Tres.:. ont rempli leurs orifices »

Tel ce frère africain qui lors d’un vote « à boule » dit au V:. M:. « vénérable maître… j’ai deux boules noires! »… puis qui se rends compte du double sens… et qui se met a rire avec l’ensemble des frères!

Ce jeune compagnon qui remplace le couvreur alors que l’on doit recevoir un grand officier provincial. Emu il annonce le > visiteur ainsi: « vénérable maître, le GADLU demande l’entrée du temple ». et le véné sans se démonter : « mes frères, tous à genoux pour le GADLU ».

A la clôture des travaux le V:.M:. dit  » en « puisqu’il est l’heure de nous cuiter. » au lieu de «  puisqu’il est l’heure de nous quitter ».

Le temple est dûment huilé.

Lors d’une initiation dans une autre loge, le profane avait eu largement le temps de la réflexion et s’en était ouvert lors de ses impressions d’initiation. Il avouait avoir compris , le sel, la terre, le soufre, Vitriol, etc. Toutefois il se perdait encore en conjectures sur la symbolique cachée derrière le rat qui était venu puis reparti avec le pain….

Mésaventures survenues lors de cérémonies d’initiation  Lors d’une initiation l’impétrant est amené dans le cabinet de réflexion où il est laissé tandis que les travaux continuent avec force et vigueur.  La loge, située dans l’ancienne demeure de la nourrice de François 1er possède des souterrains propices à l’installation des cabinets de réflexion.

La discussion se prolongeant, l’ atelier est alerté par une fumée assez dense qui monte du sous-sol. Le Maître des Cérémonies est requis d’aller voir ce qui se passe. Il trouve les souterrains enfumés par la combustion du support de la bougie qui s’est renversée.  Le profane, pensant que cela faisait partie du rituel, restait imperturbable sur la chaise qui lui avait été assignée…

Le Secrétaire, lisant le tracé des derniers travaux, a mentionné le « tronc des hormones »?

Comme lorsque  1a surveillante a annoncé au V\M\son époux: V:. M:. le sac aux propositions et le tronc de TA veuve sont à ta disposition…

D’enfermer notre Soeur en un lieu sûr et sucré (une diabétique en manque !)

Le F.·. Orat:., communiquant l’ordre du jour de la prochaine Ten:. (Init.·. Solenn.·. au 1er Degr.·., le samedi 7 octobre à 16h): « …smoking et gland blanc… ». Les SS.·. ne sont pas admises.

Le V:. M:. officiant (non titulaire de la charge) était une célèbre présentatrice de la TV (souvenez-vous, les Belges, de l’expo 58…).
Dans les préliminaires, elle a dit: « Dans l’EMISSION que vous allez suivre… ».

Atelier, au GO, le F.°. Secrétaire avait préparé non des testaments philosophiques mais des testaments tout courts… qui existent au GO quand un F.°. souhaite léguer des trucs à l’Atelier ou à l’Obédience.
la lecture des testaments des 3 profanes initiés ce soir-là a été du genre « je lègue tous mes biens à ma belle-soeur bien-aimée, ma montre en or à mes enfants… » !!!

Loge féminine

Lors d’une cérémonie la V:. M:. avant de mettre l’atelier en récréation dit:
« Nous allons nous occuper
  des préservatifs »
à la place « en raison des préparatifs »

Lors du tuilage pour son élévation à la MM.: un F.:
psychiatre de profession, a dit : « Le point G m’est connu »

Cérémonie d’initiation. Le second S:. lis les statuts généreux !

Passage sous le Bandeau :

V:.M:. demande au profane d’arrêter de Testiculer (Gesticuler !).

La tranche placée  au lieu de planche tracée !

Loge Féminine :  Les matrones sur les colonnes !

Installation du collèges des Of :. :

Le collège des Off:. est entre les commodes

 

Merci à mon F:. JANLOU

de ce bêtisier … si vrai

pour ce 31 décembre 6008 

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Protégé : LE PARRAIN – 1° - 28 décembre, 2008

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Protégé : La Loge est-elle le centre de l’union ? – 1° -

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LE RÉGIUS

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LE RÉGIUS
(Manuscrit datant environ de 1390)
STATUTS DE L’ART DE GÉOMÉTRIE SELON EUCLIDE.

Celui qui se donnera la peine de chercher et de lire, trouvera dans un vieux livre l’histoire de grands seigneurs et dames qui avaient beaucoup d’enfants, et n’avaient pas de revenus pour les entretenir ni en ville, ni aux champs, ni dans les bois.
Ils tinrent conseil par amour pour leurs enfants, afin de voir comment ils pourraient mener leur vie confortablement, sans souci et sans lutte. Ils étaient fort préoccupés par le sort de leurs descendants après leur mort. Ils envoyèrent alors chercher des clercs instruits pour leur enseigner de bons métiers.
 » Et nous les prions, pour l’amour de Notre Seigneur, de donner à nos enfants un travail qui leur permette de gagner leur vie de façon décente et honnête, et en toute sécurité « .
C’est ainsi que, grâce à la bonne géométrie, cet honnête métier qu’est la bonne maçonnerie fut constitué et créé, et mis au point par les clercs. À la demande des seigneurs ils créèrent un art qu’ils nommèrent maçonnerie, en se basant sur le modèle de la géométrie, décidés à en faire le plus honnête des métiers.
Les enfants des seigneurs étudièrent le métier de géométrie, et les clercs mirent tout leur soin à les en instruire de cet honnête métier pour satisfaire leurs pères et mères.
Celui qui apprenait le mieux, était honnête et le plus appliqué, avait droit à plus d’égards et en était honoré.
Le nom de ce grand clerc était Euclide et sa renommée s’est répandue au loin. Il ordonna que celui qui était le plus doué devait instruire celui qui l’était moins pour l’améliorer dans cet art honnête ; ainsi ils devaient s’instruire l’un l’autre et s’aimer tous comme frères et s¦urs.
Il ordonna encore que le plus avancé soit appelé maître, afin qu’il soit particulièrement honoré. Mais les maçons ne devaient jamais s’appeler entre eux de noms de sujets ou de serviteurs, car ils sont unis dans le métier, même si l’un est moins avancé que l’autre. Ils doivent s’appeler compagnons, ca ils sont tous de noble naissance.
Voilà comment, grâce à la bonne science de la géométrie, naquit le métier de maçonnerie.
C’est ainsi que le clerc Euclide a inventé cet art de la géométrie sur les bords du Nil. Il l’enseigna dans toute l’Égypte, et en divers pays, de tous côtés.
De nombreuses années passèrent, avant que le métier arrive dans notre pays. Il arriva en Angleterre, au temps du bon roi Athelstan.
Il fit construire des châteaux et des demeures, et des temples majestueux pour son plaisir de jour comme de nuit, et pour honorer son Dieu de toutes ses forces. Ce bon seigneur aimait notre métier, et il entreprit de consolider divers points qu’il trouvait faibles.
Il fit convoquer dans tout le royaume quiconque était maçon, pour qu’ils viennent corriger les défauts au moyen de bons conseils, s’ils le pouvaient. Il put alors réunir une assemblée comprenant divers seigneurs, ducs, comtes, barons, chevaliers et écuyers et bien d’autres, ainsi que des grands bourgeois de la ville. Tous étaient là, chacun à son rang, et ils siégèrent sans désemparer pour donner un statut aux maçons.
Chacun avec sa connaissance, chercha comment il pourrait définir le métier et leurs recherches produisirent quinze articles et quinze points.
Article premier.
Le maître maçon doit être loyal stable et sincère ; on doit pouvoir se fier à lui et jamais il ne le regrettera.
Il doit payer les compagnons selon le prix des vivres, et payer sans tricher ce que chacun d’eux aura mérité.
Il n’exigera que le travail qu’ils peuvent faire pour le prix de leur salaire.
Il ne touchera pas, de pot de vin d’un côté ou de l’autre, du compagnon ou du seigneur. Il ne recevra rien d’aucune sorte et tel un juge il se tiendra droit, de manière à être juste pour tous.
Il agira sans tricher, où qu’il aille, et son honneur et son renom en seront agrandis.
Article second.
Tout maître doit, s’il est maçon, être présent à la congrégation.
Il faut bien l’informer du lieu exact de l’assemblée. Il doit y aller à moins d’avoir une excuse raisonnable, sans quoi il est indiscipliné ou hypocrite, sauf s’il est gravement malade et empêché de se joindre aux autres. C’est là une excuse valable pour l’assemblée.
Article troisième
Le maître ne doit prendre d’apprenti que s’il est sûr de pouvoir le garder sept ans avec lui pour lui apprendre son métier et le mettre à profit. Un stage plus court, ce qui est évident si l’on y songe, n’est pas utile pour lui, ni pour le seigneur.
Article quatrième
Le maître doit veiller à ne pas prendre de serf comme apprenti, ni en engager un par avarice, car le seigneur qui a le serf est lié peut venir le rechercher où qu’il se trouve. Si un serf était pris dans une loge, cela créerait bien des tracas, et il pourrait arriver que l’un ou tous en pâtissent, car tous les maçons d’une région se tiennent unis.
Si un serf fait partie du métier, attendez-vous à bien des ennuis ; pour la paix, et donc l’honnêteté, prenez un apprenti bien né. Dans de vieux traités, j’ai lu que l’apprenti doit être de naissance noble et l’on a vu des fils de nobles pratiquer la géométrie.
Article cinquième
L’apprenti doit être de naissance légitime. Le maître ne doit, en aucun cas prendre un apprenti qui soit difforme ; cela signifie qu’il doit avoir ses membres entiers. Pour le métier ce serait une honte d’engager un bancal, un boiteux, un invalide au sang impur, ce serait préjudiciable à l’art.
Chacun de vous saura ainsi que le métier veut qu’on soit fort ; un estropié n’a pas de force, on s’en rend compte rapidement.
Article sixième
Le maître ne doit pas léser le seigneur en demandant pour l’apprenti autant que pour les compagnons car si eux sont parfaits en cet art, lui ne l’est pas, c’est évident. Ce serait donc folie de lui donner un salaire égal à celui des compagnons. Voilà pourquoi cet article dit de donner moins à l’apprenti qu’aux meilleurs compagnons.
Sachez que le maître peut instruire son apprenti sur bien des points, si bien que son salaire augmentera avant qu’il ait fini son stage
Article septième
Aucun maître ne doit vêtir ni nourrir un voleur de gré ou de force. Il n’abritera ni voleur ni assassin, ni personne de mauvaise réputation, car cela déshonorerait le métier.
Article huitième
Le maître a droit de remplacer un homme du métier qui n’est pas aussi bon ouvrier qu’il faudrait, et prendre à sa place un homme plus habile, car un homme négligent peut nuire au renom du métier.
Article neuvième
Le maître doit être habile et sage ; qu’il n’entreprenne aucun ouvrage qu’il ne puisse mener à bien. C’est dans l’intérêt du seigneur et dans celui de son métier, où qu’il soit, qu’il assoie les fondations de telle sorte qu’elles ne glissent ni ne s’effondrent.
Article dixième
Dans le métier, un maître ne doit jamais en évincer un autre, mais ils doivent vivre ensemble comme frères et s¦urs, car notre métier est exigeant. Il ne supplantera donc pas un autre homme de l’ouvrage dont il s’est chargé. La peine pour ce délit est forte, elle ne pèse pas moins de dix livres, à moins que soit trouvé en faute celui qui a commencé l’ouvrage.
Car personne en maçonnerie n’en évincera un autre à moins que le travail soit très compromis. Dans ce cas un maçon peut demander à reprendre l’¦uvre pour la sauver, dans l’intérêt du seigneur.
Celui qui fait les fondations, s’il est maçon habile et compétent, a dans l’esprit tout ce qu’il faut pour mener l’¦uvre à son terme.
Article onzième
Il est interdit formellement à tout maçon de travailler de nuit, si ce n’est pour améliorer ses connaissances.
Article douzième
Un maçon doit être probe, où qu’il se trouve. Il ne blâmera pas l’Oeuvre d’autrui s’il tient à garder son propre honneur. Qu’il fasse un éloge équitable de l’¦uvre, grâce au savoir donné par Dieu et la rende encore meilleure en y collaborant parfaitement.
Article treizième
Si le maître a un apprenti, il doit l’instruire complètement, en lui faisant connaître l’art de mesurer, de telle sorte qu’il connaisse bien le métier, où qu’il aille sous le soleil.
Article quatorzième
Le maître ne prendra point d’apprenti à moins d’avoir assez d’oeuvres diverses, pour qu’il puisse acquérir, au cours de son stage, toute la connaissance du métier.
Article quinzième
Aucun maître ne doit avoir une équipe malhonnête et ne doit avoir de pêcheur pour compagnon, quelque puisse être l’avantage qu’il puisse en retirer ; ni souffrir qu’ils fassent de faux serments, car il doit se soucier du salut de leurs âmes ; s’il y manquait, il déshonorerait le métier et le ferait critiquer.
STATUTS DIVERS.
Autres points adoptés par cette assemblée de grands seigneurs ainsi que de maîtres.
Premier point.
Celui qui veut embrasser ce métier doit aimer Dieu et la sainte Église, et aussi le maître chez qui il vit, où qu’il aille, par champs et bois ; et il aimera ses compagnons, ainsi le veut le métier.
Second point
Que le maçon travaille en semaine, aussi consciencieusement qu’il peut pour mériter son salaire et pour le jour de congé ; celui qui a bien travaillé a mérité sa récompense.
Troisième point
L’apprenti doit tenir secret les avis de son maître et de ses compagnons, l’atelier doit rester privé, et secret ce qui se passe en loge.
Quoi que tu voies ou entendes, ne le dis à personne, où que tu ailles ; gardes secrets les propos de la salle ou de la chambre, mets ton point d’honneur à bien les garder, de peur d’être critiqué et de déshonorer le métier.
Quatrième point
Personne ne doit être traître au métier ; il ne doit entretenir aucune erreur contre le métier mais la bannir ; et il ne doit causer aucun tort, ni à son maître, ni à ses compagnons ; et l’apprenti qui n’est pas libre, suivra à la même loi.
Cinquième point
Quand le maçon reçoit sa paye du maître, au tarif fixé, il doit la recevoir humblement. Quant au maître, il doit l’avertir avant midi, s’il ne veut plus de ses services comme il la fait jusqu’à ce jour. Il ne peut récriminer contre cet ordre, s’il a envie de réussir.
Sixième point
Un incident peut avoir lieu entre quelques maçons ou bien entre tous ; par envie ou aversion s’élèvent de grandes discordes. Alors, le maçon doit, s’il le peut, fixer un jour pour la discussion. Ce rendez-vous se fera à la fin de la journée. Pendant les jours de congé on peut trouver un temps pour cette entrevue, de peur qu’en la plaçant un jour ouvrable on cesse de travailler. Amenez-les à se réconcilier pour que tous suivent la loi de Dieu.
Septième point
Pour obtenir de Dieu une longue vie, il est prescrit bien clairement de ne pas coucher avec la femme de son maître ou d’un compagnon, ni avec sa concubine, comme tu ne voudrais pas qu’il couche avec la tienne, sous peine d’encourir le mépris du métier.
Que la peine soit sévère : rester apprenti sept années complètes. Celui qui a fauté sur l’un des points doit être puni par ce châtiment, car de grands désordres pourraient naître de cet infect péché mortel.
Huitième point
Si tu deviens responsable, reste loyal envers ton maître, jamais tu ne le regretteras. Tu te montreras un vrai médiateur entre maître et compagnons, fais vraiment tout ce que tu peux sans distinction, car c’est justice.
Neuvième point
Si l’intendant de notre grande salle et toi, vous vous trouvez en chambre ensemble, servez-vous l’un l’autre, avec joie.
Les nobles compagnons, seront intendants à tour de rôle, semaine après semaine ; ils seront tous intendants et devront s’aider les uns les autres avec amour comme il convient à des frères et s¦urs. Jamais personne ne le fera aux frais d’un autre, mais tous exerceront cette charge avec la même largesse, comme il se doit.
Veille à payer chacun de ceux qui ont livré des vivres pour éviter des réclamations contre toi ou tes compagnons. Nous voulons que tu paies homme ou femme avec justice. Ton compagnon doit trouver trace des dépenses réelles que tu auras faites, de peur d’être embarrassé et d’être fort critiqué.
Tu tiendras compte de tout article que tu lui as remis, des frais dus par tes compagnons. Tu dois retrouver rapidement le lieu, la date et la raison des comptes pour répondre à tes compagnons.
Dixième point
Si un maçon à une mauvaise vie, s’il est malhonnête dans son travail, et s’il calomnie ses compagnons pour s’excuser, il peut faire du tort au métier.
S’il agit mal envers vous, ne lui rendez aucun service, ne l’aidez pas dans sa mauvaise conduite, sous peine de tracas et querelles ; mais sommez-le immédiatement et contraignez-le par tous les moyens de comparaître où bon vous semble, à l’assemblée.
Vous l’inviterez à affronter ses compagnons, et s’il refuse de se présenter, il devra quitter le métier ; il subira le châtiment prévu dans les temps anciens.
Onzième point
Un maçon connaissant bien son métier, qui voit un compagnon tailler une pierre et juge qu’il est sur le point de la gâter, lui viendra en aide autant qu’il peut, et lui montrera comment faire pour ne pas gâcher l’¦uvre.
Montre-lui donc comment s’y prendre, avec les bons conseils que Dieu t’inspirera, pour l’amour de celui qui siège aux cieux.
Douzième point
Là où se tiendra l’assemblée, il y aura des maîtres et des compagnons, et maints grands seigneurs, il y aura le shérif de la région, et aussi le maire de la cité ; il y aura des chevaliers et des écuyers et aussi des autres notables. Les décisions qui y seront prises s’appliqueront sans exception, quiconque appartient à ce beau métier.
S’il se révolte contre eux, il sera emprisonné.
Treizième point
On doit jurer de ne jamais voler et de ne jamais être complice, ni partager des gains mal acquis, tant pour sa fortune que pour celle des siens.
Quatorzième point
Celui qui sera sous la crainte et le respect doit prêter un serment sincère à son maître et à ses compagnons ; il doit être fidèle à ces lois où qu’il se trouve et être loyal par-dessus tout à son seigneur.
Tu dois jurer de garder ces divers points mentionnés, et tous les maçons feront le même serment de les respecter, de gré ou de force, car ils sont le fruit d’une excellente tradition.
Qu’on examine si chacun connaît les règlements qui le concernent. Si un quelqu’un est reconnu coupable d’avoir enfreint l’un de ces points, qu’il soit humble ou puisant, qu’on le recherche et qu’on l’amène devant l’assemblée.
Quinzième point
Cette assemblée de nobles seigneurs et de maîtres a légiféré contre ceux qui contreviendraient à toutes les dispositions des articles qui y furent décidés par les maçons et les seigneurs.
Si leurs fautes sont mises au jour devant l’assemblée, et qu’ils refusent s’en corriger, il leur faudra quitter le métier de maçon et jurer de ne plus jamais l’exercer.
Et s’ils refusent de se soumettre, le shérif se saisira d’eux sans délai et les jettera dans un cachot pour le délit qu’ils ont commis. Il remettra l’entièreté de leur fortune et leurs biens, au profit du roi, et il les laissera en prison aussi longtemps qu’il plaira au roi.

AUTRE DISPOSITION SUR LE MÉTIER DE LA GÉOMÉTRIE

On décida qu’une assemblée se tiendrait une fois l’an dans le royaume, où l’on voudrait, pour corriger éventuellement les défauts de l’art. Tous les trois ans ou chaque année, se tiendra une assemblée à tel endroit que l’on voudra ; les date et le lieu seront fixés pour savoir où l’on se réunira.
Les gens de métier et les grands seigneurs doivent y assister, pour corriger les fautes qu’on aurait pu y dénoncer.
Là, tous ceux qui ont la connaissance du métier prêteront serment de respecter ces règlements établis par Athelstan :  » Ces statuts consignés ici, s’appliqueront à tout mon royaume, pour le bien de ma couronne que je détiens par mon office.  »
Aux assemblées que vous tiendrez, demandez audience au souverain pour solliciter de sa haute grâce d’être avec vous en tout lieu, afin de confirmer ce qu’Athelstan à ordonné pour ce métier.

L’ART DES QUATRE COURONNÉS

Prions Dieu, roi tout-puissant et sa mère immaculée Marie que nous gardions ces règlements et ces points, à l’exemple des quatre martyrs renommés, qui furent bons maçons, sculpteurs et imagiers.
Comme ils étaient des ouvriers d’élite, ils plurent à l’empereur. Celui-ci voulut leur faire graver son portrait pour le faire adorer ; il faisait faire de telles idoles pour empêcher d’être chrétiens.
Mais ils restèrent fidèles au Christ, et à leur métier, sans compromis ; ils adoraient Dieu et ses commandements, et restaient loyalement à son service. En ce temps-là, ils vivaient saintement dans la loi de Dieu ; ils ne voulaient pas fabriquer des idoles, quel que soit le profit à en retirer, ni les adorer. Ils refusèrent, risquant sa colère, de renier leur foi pour adopter sa fausse loi.
L’empereur les fit saisir et jeter dans un cachot ; plus ils souffraient dans leur prison, plus ils se réjouissaient dans le Christ. Alors, ne voyant rien d’autre à faire, l’empereur ordonna de les tuer.
Si tu veux en savoir plus sur leur vie, tu pourras trouver les noms des quatre couronnés dans le livre de la légende des saints. Ils sont fêtes le huitième jour après la Toussaint.
Écoutez maintenant ce que j’ai lu : bien après l’effroi résultant du Grand Déluge, on bâtit la tour de Babylone, solide ouvrage de pierre et de chaux comme on n’en avait jamais vu. Elle était si longue et si large que l’ombre à midi, avait sept miles. C’est Nabuchodonosor qui la fit construire, pour protéger les hommes, s’il survenait un nouveau déluge.
Leur orgueil et leur vantardise fut la cause de la fin de l’entreprise. Leurs langues furent divisées et ils ne se comprenaient plus.
Beaucoup plus tard, le noble Euclide enseigna l’art de la géométrie, et il enseigna aussi, en ce temps-là, divers arts et métiers ; par la faveur du Christ des cieux il fut le fondateur de nos sept sciences :
Grammatica est la première ;
Dialectica, par Dieu, est la seconde ;
Rhetorica est, sans nul doute, la troisième ;
Musica est la quatrième, je vous le dis ;
Astronomia est, par ma barbe, la cinquième ;
; Arsmetica, est la sixième ;
Geometria, clôt la liste étant ensemble humble et serviable.
Grammaire est bien la racine pour qui s’instruit par la lecture ; mais le savoir-faire est supérieur, ainsi que le fruit de l’arbre vaut plus que la racine.
Rhétorique est la beauté du rythme, et la Musique un chant suave ; l’Astronomie dénombre et l’Arithmétique établit l’art des preuves ; la Géométrie est la septième science qui permet de montrer le vrai du faux. Ce sont là les sept sciences, dont l’usage conduit au ciel.
Mes bien chers enfants, soyez de bon sens ; je vous enjoins de ne pas être envieux, de vous appliquer à bien juger et à vous bien conduire, où que vous alliez.
Je vous prie donc d’être bien attentifs, car il faut que vous sachiez ces règles et d’autres encore qui ne sont pas notées ici
Si le bon sens te manque, prie Dieu de t’en faire don car c’est le Christ qui nous l’enseigne : la sainte église est la maison de Dieu, elle n’est bâtie que pour y prier, comme il est dit ; c’est là que le peuple doit se réunir pour prier et pleurer sur ses péchés.
Veille à n’y pas être en retard ni plaisanter sur le chemin de l’église, pense bien, à tout instant, d’adorer Dieu jour et nuit de tout ton c¦ur et de toute ta force.
En arrivant à la porte de l’église, tu prendras de l’eau bénite, car chaque goutte qui te touche efface un péché véniel.
Mais d’abord tu dois baisser ton capuchon pour l’amour de Dieu qui est mort sur la croix.
A l’intérieur de l’église, tourne aussitôt ton c¦ur vers le Christ et lève les yeux vers la croix ; agenouille-toi bien à deux genoux ; prie que tu puisses ¦uvrer selon la loi de la sainte Église, garder les dix commandements que Dieu donna à tous les hommes ; et prie-le encore, à voix douce, de te garder des sept péchés, afin que tu sois, dans cette vie, à l’abri des tracas et des querelles ; demande lui encore la grâce de t’accueillir en paradis.
Dans la sainte église ne prononce pas de paroles sottes ou obscènes, abandonne toute pensée frivole, dis un Pater ou un Ave ; ne fais pas de bruit, mais reste en prière ; et si tu ne veux pas prier, n’en empêche pas les autres.
Ne te tiens ni assis, ni debout, mais agenouille-toi par terre, et quand on lira l’évangile, lève-toi sans t’appuyer au mur, et signe-toi, si tu sais le faire ; quand le gloria commence et quand l’Évangile est terminé, tu peux de nouveau t’agenouiller sur tes deux genoux pour l’amour de Dieu qui nous sauva.
Quand tu entends sonner la cloche qui annonce le saint mystère, agenouillez-vous tous, jeunes et vieux, et levez au ciel vos deux mains et dites, à voix basse, et sans faire de bruit :  » Seigneur Jésus, sois le bienvenu sous l’aspect du pain, par ton saint nom protège-moi du péché, accorde-moi l’absolution de mes péchés avant que j’aille à la communion, et le repentir de mes fautes, afin que je ne meure en paix avec le Seigneur. Toi qui es né d’une vierge, fais que jamais je ne me perde, et quand je m’en irai, accorde-moi le bonheur sans fin ; Amen ! Amen ! Ainsi soit-il ! Et vous, douce Dame, intercédez « .
Voilà ce que tu peux dire, quand tu t’agenouilles devant le saint mystère.
Si tu veux faire le bien, n’épargne rien pour adorer Celui qui a tout créé ; car celui qui a pu une fois Le voir est heureux, et nul ne peut en dire le prix ; cette vue fait tant de bien, comme saint Augustin le dit, que le jour où tu vois le corps du Christ, tu auras suffisamment à manger et à boire, aucun coup ne te fera mal, Dieu te pardonnera les mauvais jugements et les paroles vaines ; tu n’auras pas à craindre la mort subite ce jour-là, tes yeux ne perdront pas la vue ; et chaque pas que tu feras pour aller voir la sainte vision sera compté en ta faveur. Quand tu en auras grand besoin, Gabriel, le messager en tiendra le juste compte.
Après cela, je pourrais te dire d’autres vertus dues à la messe ; viens donc à l’église chaque jour entendre la messe, si tu peux ; si tu ne peux pas y assister, à l’endroit où tu travailles, quand tu entends sonner la messe, prie Dieu dans ton c¦ur, de t’unir à ce service célébré dans l’église.
Je vous donnerais encore d’autres conseils pour enseigner aux compagnons. En abordant un seigneur dans une pièce ou à table, tu dois ôter capuchon ou chapeau avant d’être près de lui ; tu dois t’incliner devant ce seigneur deux ou trois fois, en fléchissant le genou droit, c’est ainsi que tu te feras estimer.
Ne remets pas ton chapeau ou ton capuchon tant qu’on ne te l’aura pas dit.
Tout le temps que vous parlerez, aies un visage aimable, et regarde-le avec grâce.
Tiens tranquilles tes pieds et tes mains, attends d’être seul pour te moucher ou cracher, et si tu es habile et sage, tu sentiras le besoin de bien te conduire.
Quand tu entres dans la grande salle, parmi les nobles, ne donne pas trop d’importance de toi-même, de ta naissance, ni de ton savoir en voulant t’asseoir ou t’appuyer, ce ne serait pas bien. Ne te laisse pas aller dans ton maintien, les belles manières font croire à la bonne condition. Quels que soient le père et la mère, bel est l’enfant qui se conduit bien ; en salle, en chambre, où que tu ailles, c’est le maintien qui fait l’homme.
Fais attention de saluer dans l’ordre d’importance ; ne les salue pas à la file à moins de bien les connaître.
Lorsque tu es à table, mange proprement ; tu dois avoir les mains propres, un couteau tranchant et bien aiguisé ; et ne te coupe pas plus de pain que tu ne peux en avaler.
Si ton voisin est un homme d’un rang supérieur au tien, laisse-le se servir avant toi.
Ne pique pas le meilleur morceau, même si tu le préfères ; évite de te salir les mains pour ne pas salir ta serviette ; ne t’en sers pas pour te moucher, et ne te cure pas les dents à table.
Ne bois pas avidement, cela te ferait larmoyer, ce qui serait inconvenant.
Veille à ne pas avoir la bouche pleine quand tu te mets à boire ou à parler et si tu vois un homme qui boit du vin ou de la bière tout en écoutant tes propos, arrête de parler.
Veille à n’offenser ni ne médire de personne si tu veux être respecté, car tu pourrais prononcer des mots qui te mettraient mal à l’aise, retiens ton poing dans ta main fermée pour ne pas avoir à dire si j’avais su !
En privé chez les belles dames, tiens ta langue et regardes ; ne ris pas aux éclats, sois décent et ne vas pas répéter tout ce que tu entends ; ne te vantes pas par plaisanterie car cela peut t’aider ou te discréditer.
Quand tu rencontres un homme de bien, ôte ton chapeau ou ton capuchon ; à l’église, au marché ou en route, salue-le selon son rang.
Si tu marches avec un homme supérieur à ton rang, reste en retrait d’une épaule, c’est l’usage ; tais-toi lorsqu’il parle ; parle quand il a fini ; sois habile dans tes propos et fais bien attention à ce que tu dis ; ne l’interromps pas dans son discours, s’il boit du vin ou de la bière.
Que le Christ dans sa bonté, vous donne et l’esprit et le temps nécessaire pour lire et méditer ceci, et mériter le ciel.

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Les 33 degrés du REAA 27 décembre, 2008

Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Recherches & Reflexions , 1 commentaire

Les 33 degrés du REAA

 

Il n’existe pas en franc-maçonnerie de rang supérieur au troisième degré, celui de maître maçon. C’est un des principes fondamentaux de la « régularité maçonnique » que tous les maîtres maçons soient placés sur un pied d’égalité, sans considération de position sociale ou d’appartenance à d’autres degrés maçonniques. C’est pourquoi les degrés d’un numéro supérieur au troisième doivent être considérés comme des degrés d’instruction, ou de perfectionnement, et non pas comme des grades impliquant un pouvoir particulier et dont pourrait se prévaloir un maître maçon pour se prétendre supérieur aux autres.

Dans de nombreux pays, les trois premiers degrés peuvent être pratiqués à un autre rite que le REAA avant l’accès aux autres grades de celui-ci.

Degré n°

Titre

Jur.Sud France

Belgique

Angleterre

Jur.Nord

Apprenti

Loge symbolique
(dans certains pays,
ces degrés sont pratiqués à un autre rite)

Compagnon

Maître

Maître Secret

Loge de Perfection

Chapitre

Chapter

Lodge of Perfection

Maître Parfait

Secrétaire Intime

Prévôt et Juge

Intendant des Bâtiments

Maître Élu des Neuf

10°

Illustre Élu des Quinze

11°

Sublime Chevalier Élu

12°

Grand Maître Architecte

13°

Chevalier de Royal Arche

14°

Grand Élu Parfait et Sublime maçon ou Grand Élu de la Voûte Sacrée

15°

Chevalier d’Orient ou de l’Épée

Chapitre

Council

16°

Prince de Jérusalem

17°

Chevalier d’Orient et d’Occident

Chapter

18°

Souverain Prince Chevalier Rose + Croix

19°

Grand Pontife

Aréopage ou Council

Aréopage

Supreme Council

Consistory

20°

Maître Ad Vitam

21°

Chevalier Prussien

22°

Prince du Liban

23°

Chef du Tabernacle

24°

Prince du Tabernacle

25°

Chevalier du Serpent d’Airain

26°

Prince de Mercy

27°

Grand Commandeur du Temple

28°

Chevalier du Soleil

29°

Grand Ecossais de Saint-André d’Écosse

30°

Chevalier Kadosh

31°

Grand Inspecteur Inquisiteur

Consistoire

Consistoire

32°

Sublime Prince du Royal Secret

33°

Souverain Grand Inspecteur Général

Conseil suprême

Conseil suprême

Supreme Council

Exceptions, particularités, désaccords

Dans de nombreuses juridictions, il existe également des particularités, généralement minimes, mais parfois plus importantes. Elles concernent principalement les degrés qui sont réellement pratiqués, les autres degrés sont transmis « par communication », suivant l’usage fréquent du XVIIIe siècle, c’est à dire sans que le rituel du degré ne soit réellement pratiqué.

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Protégé : Batterie – acclamation – Chaîne d’Union – 1° - 19 décembre, 2008

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Protégé : Et si, le jour de l’Init.°., tout allait de travers ? – 1° -

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Code maçonnique 11 décembre, 2008

Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Recherches & Reflexions , 1 commentaire

Code maçonnique

 

En faisant quelques recherches sur le célèbre « code maçonnique », j’ai appris qu’il n’était pas l’œuvre d’un anonyme ou d’une loge mais d’un certain Grillot de Givry et qu’on le trouve un ouvrage intitulé  » Grand Œuvre, XII Méditations sur la voie ésotérique de l’Absolu » datant de 1907 .

Étrangement d’ailleurs, les versions les plus courantes coupent au deux tiers le texte dont la fin, avec ses références à l’alchimie et à l’ésotérisme, tranche avec l’esprit moraliste très III ème République du début…

Honore le Grand Architecte de l’Univers.

Aime ton prochain.

Ne fais point le mal.

Fais le bien.

Laisse parler les hommes.

Le vrai culte du Grand Architecte consiste dans les bonnes moeurs.

Fais donc le bien pour l’amour du bien lui-même.

Tiens toujours ton âme dans un état pur pour paraître dignement devant le Grand Architecte de l’Univers, qui est Dieu.

Estime les bons, plains les faibles, fuis les méchants mais ne hais personne.

Parle sobrement avec les grands, prudemment avec tes égaux, sincèrement avec tes amis, doucement avec les petits, tendrement avec les pauvres.

Ne flatte point ton frère: c’est une trahison.

Si ton frère te flatte, crains qu’il ne te corrompe.

Écoute toujours la voix de ta conscience.

Sois le père des pauvres: chaque soupir que ta dureté leur arrachera augmentera le nombre de malédictions qui tomberont sur ta tête.

Respecte l’étranger voyageur; aide-le, sa personne est sacrée pour toi.

Évite les querelles; préviens les insultes, mets toujours la raison de ton côté.

Respecte les femmes; n’abuse jamais de leur faiblesse et meurs plutôt que de les déshonorer.

Si le Grand Architecte te donne un fils, remercie-le, mais tremble sur le dépôt qu’il te confie!

Sois pour cet enfant l’image de la Divinité.

Fais que jusqu’à dix ans il te craigne, que jusqu’à vingt il t’aime, que jusqu’à ta mort il te respecte.

Jusqu’à dix ans, sois son maître, jusqu’à vingt ans, son père, jusqu’à la mort, son ami.

Pense à lui donner de bons principes plutôt que de belles manières; qu’il te doive une droiture éclairée, et non pas une frivole élégance.

Fais-le honnête homme plutôt qu’habile homme.

Si tu rougis de ton état, c’est orgueil; songe que ce n’est pas ta place qui t’honore ou te dégrade, mais la façon dont tu l’exerces.

Lis et profite; vois et imite; réfléchis et travaille; rapporter tout à l’utilité de tes frères, c’est travailler pour toi-même.

Sois content de tout, partout et avec tout.

Réjouis-toi de la justice, courrouce-toi contre l’iniquité, souffre sans te plaindre.

Ne juge pas légèrement les actions des hommes, ne blâme point et loue encore moins; c’est au Grand Architecte de l’Univers qui sonde les coeurs à apprécier son ouvrage.

La Concorde grandit ce qui est petit. La Discorde annihile ce qui est grand.

Voici l’épreuve des épreuves, celle où t’attendent, ricanantes et blêmes, les influences mauvaises, dans l’espoir de te voir trébucher et retomber dans les ténèbres extérieures.

Si tu y résistes, le Phœnix, succédant à l’Alcyon va éclore pour toi. Le monde n’a pas conscience des supériorités naissantes. Prends donc la sainte habitude de souffrir le mépris de ceux qui valent moins que toi.

Pénètre-toi de cette vérité qu’il ne te sera jamais rendu justice, sinon lors de ton avènement dans la Lumière.

Il faut que tu deviennes complètement indifférent à l’opinion des hommes, ce qui est plus facile à exprimer qu’à réaliser.

Que t’importe de passer dans la foule pour une vague unité, lorsque tu as conscience de ta Royauté intellectuelle ?

Œuvre selon ta conscience, sans te soucier du résultat.

Accepte la gloire comme un fardeau, et ne la désire pas, sinon la gloire éternelle, celle des Philosophes : l’Absolu.

Si tu recherches l’assentiment humain, tu marches vers les ténèbres, tu es hors de la Voie.

Si tu désires être un Saint pour que l’on te reconnaisse comme tel, il est certain que tu ne le deviendras jamais.

Anéantis-toi, mon Disciple, dans un abîme d’humilité. sois infime parmi les infimes.

Abaisse-toi et tu te transfigureras un jour, et tu te réveilleras brillant et radieux, dans l’embrassement du Roi de Gloire, du Roi oriental séant sur son trône, comme disent les vieux maîtres, et tu entreras dans la Mer pourprée qui est le Magistère des Philosophes.

Mais tu n’es encore que le mercure lépreux qui a fait mourir le Soleil de justice sur l’effigie du quaternaire, souviens-t’en.

http://entrelescolonnes.canalblog.com/archives/2008/12/10/11661366.html

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Protégé : SCHIBBOLETH – 2° - 7 décembre, 2008

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Protégé : La tenue des frères maîtres en loge – 1° -

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