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Protégé : L’ETRANGER, LE CHIEN, LA CAVERNE ET LA SOURCE – 9°- 20 octobre, 2017

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Protégé : Une parole circule n° 33 – 1° - 19 octobre, 2017

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Protégé : LES NOMBRES – 1°- 18 octobre, 2017

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Protégé : “Du cabinet de réflexion au tombeau d’Hiram” – 3°- 17 octobre, 2017

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Protégé : Le Tableau de loge au second degré – 2°- 11 octobre, 2017

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Protégé : le cabinet de réflexion – 1°- 9 octobre, 2017

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Protégé : Le Coq – 1°- 6 octobre, 2017

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Ethique et Politique, Ethique et Maçonnerie 4 octobre, 2017

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Ethique et Politique

éthique

Ethique et Maçonnerie

SFB1

 

Ces deux conférences ont été présentées à la

Loge Fidélité et Prudence le 22 février 2007

et à la

LUF  le 30 avril 2007

 

Ethique et politique

Au cours de cette intervention je voudrais vous expliquer pourquoi, de mon point de vue, l’éthique est devenue indispensable en politique. Pourquoi la nécessité de l’éthique en politique n’est pas un luxe de sociétés riches dont on pourrait fort bien se passer. Pourquoi l’éthique est devenue un impératif pour la survie même de l’humanité.

Il y a deux raisons à cela :

La puissance de la société humaine dans la civilisation scientifique ;

Le fait que nous vivions désormais, et cela pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, dans un monde clos.

Je vais rapidement décrire ces deux circonstances :

Première circonstance : LA PUISSANCE DE LA SOCIETE HUMAINE. 

L’humanité a connu au cours des temps un progrès technologique continu caractérisé par des accélérations brutales. Elle est passée, assez rapidement, par exemple du  néolithique au chalcolithique, puis à l’âge du bronze. Elle est également passée de l’âge du bronze à celui du fer en quelques générations.

A chaque accélération, la puissance des sociétés s’est considérablement accrue.

Je n’en veux pour preuve que le fait suivant. Les « civilisations »[1] du néolithique, bien qu’elles fussent bien plus puissantes que celles du paléolithique, n’ont jamais pu se répandre sur des espaces géographiques plus grand qu’un département français, par exemple. En revanche, l’acquisition de la métallurgie du bronze accrut la puissance des sociétés de manière considérable de sorte qu’elles purent rapidement s’étendre sur des espaces géographiques grands comme l’Égypte ou la Mésopotamie. Le fer étant beaucoup plus abondant que les constituants du bronze (le cuivre et l’étain) et bien que sa métallurgie soit plus complexe, sa maîtrise augmenta encore la puissance des sociétés de façon significative. Les civilisations de cet âge purent s’étendre sur des territoires aussi vaste que le bassin méditerranéen, le sous-continent indien ou la Chine. Leur nombre ne pouvait donc plus qu’être très limité.

Nous sommes entrés, depuis deux siècles environ, dans une civilisation d’un type radicalement nouveau : la civilisation scientifique qui est caractérisée par un progrès continu des sciences et des technologies. Or, n’en doutons pas, la société scientifique est si puissante qu’elle n’offre désormais de place sur notre planète que pour une seule civilisation. C’est devenu évident car de nombreuses questions de nature politique doivent désormais impérativement être envisagées de façon globale. C’est le cas de la qualité de l’environnement de laquelle dépend notre survie commune, c’est le cas de l’approvisionnement en énergie duquel dépend la possibilité même de poursuivre une activité économique. Aborder une question comme celle de l’énergie de façon unilatérale, c’est aller vers l’affrontement, l’aborder de façon multilatérale, donc globale, c’est se donner une chance d’évoluer pacifiquement vers une solution satisfaisante.

Or, s’il n’y a de place que pour une seule civilisation, des sept civilisations qui survivent encore aujourd’hui laquelle triomphera ?

Aucune vraisemblablement, mais elles ne le savent pas. Pour cette raison il est possible qu’elles finissent par s’affronter durement pour assurer leur suprématie. Pourquoi aucune ? Parce que toutes reposent sur une vision statique de l’univers et de la place de l’homme dans le monde. Souvenons-nous qu’entre les périodes d’accélérations technologiques, toutes les civilisations étaient caractérisées par une grande stabilité de leurs représentations. Le néolithique a duré, sans changement technologique majeur, quatre ou cinq mille ans, l’âge du bronze, deux mille ans environ, l’âge du fer à peu près autant. Durant ces longues périodes et en dépit des innombrables troubles sociaux qui en constituaient la trame historique, l’ordre du monde pouvait paraître aux hommes à peu près immuable. Ça ne peut plus être le cas désormais puisque la civilisation qui naît est caractérisée par l’essor continu des sciences et des techniques, donc par l’instabilité constante de ses représentations. Nous devons intégrer cette idée que la seule chose qui soit stable désormais, ce sont les caractéristiques de l’intelligence humaine qui font progresser les sciences et les techniques et qui font bouger le monde.

Cette première circonstance nous confronte donc à une civilisation extrêmement puissance caractérisée par l’instabilité de ses représentations.

Deuxième circonstance : UN MONDE CLOS.

Jusqu’à la première moitié XIXe siècle on a pu croire que la terre était vaste et que les possibilités qu’elle offrait à notre curiosité et à notre goût de l’aventure étaient infinies. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Nous avons acquis la certitude désormais que notre planète est très limitée, qu’elle est fragile et que la puissance que nous avons rassemblée entre nos mains peut y menacer jusqu’aux conditions nécessaires à notre survie. Pour la première fois de l’histoire de l’humanité nous vivons dans un monde clos. Nous sommes comparables à des rats pris dans un piège trop petit pour eux, alors qu’ils continuent de se multiplier et d’accroître leur puissance dans des proportions inimaginables. Et que font les rats pris dans un tel piège ? Ils s’entretuent !

A la différence des rats, cependant, la nouvelle civilisation nous dote d’une dimension supplémentaire qui peut nous donner de l’espoir. Ce qui change la donne : le progrès  continu des sciences qui peut constamment nous ouvrir de nouveaux horizons, et donc éviter de nous sentir complètement pris au piège. Ce qui change la donne aussi c’est que pour rendre possible ce progrès continu les hommes doivent pouvoir conserver leur liberté de penser et d’action.

Grâce à la liberté qui permet l’essor de la civilisation scientifique, nous ne serons jamais complètement pris au piège, nous pourrons toujours offrir à  notre curiosité à notre goût de la conquête et peut-être un jour, qui sait, à notre dynamisme démographique de nouveaux horizons.

Il est vrai toutefois que cet essor peut fort bien se tarir, que ces fenêtres peuvent fort bien se refermer et confronter l’humanité à un monde terriblement étriqué. Cela peut arriver pour de multiples raisons. Par exemple, en fonctionnarisant la recherche scientifique ; par exemple, en transformant la société en un monde d’assistés ; en entravant l’activité par des contraires administratives ; ou encore en limitant progressivement et insidieusement, comme on l’observe aujourd’hui, les libertés individuelles.

Or, on doit savoir que la stabilité sociale au sein de l’humanité dépend de l’essor économique, l’on ne doit pas oublier que l’essor économique dépend du progrès des sciences, et l’on ne doit pas oublier finalement que tout cela dépend de la liberté. Il ne fait aucun doute que la stagnation de l’économie suivra rapidement la fin de l’amélioration de nos connaissances et que cette stagnation aura pour effet de figer les rapports sociaux. Le chômage augmentera, les salaires auront tendance à baisser, les capitaux se concentreront plus encore qu’aujourd’hui entre les mains de quelques privilégiés désireux avant tout de préserver leur emprise sur la société. L’ordre du monde se crispera tandis que les rapports se tendront et se durciront jusqu’à la rupture.

            3. LA LIBERTE, LE RESPECT, LA TOLERANCE.

Nous sommes donc confrontés à deux circonstances à la fois exceptionnelles et explosives :

Un monde clos ;

Une puissance gigantesque, en croissance constante.

Or on sait ce qu’il arrive lorsqu’on concentre une grande puissance dans un volume clos : ça explose. Donc, si l’on en croit les lois de la physique, l’humanité va exploser.

Certains sont tentés de croire, et ne se privent pas de le dire, qu’une dictature mondiale qui surveillerait et encadrerait chaque individu serait la solution. Le danger est réel car l’informatique nous en donne de plus en plus les moyens. Le problème c’est qu’une dictature accroîtrait encore notre sentiment d’enfermement. Et l’on sait, pour l’avoir constamment expérimenté au cours de l’histoire, que la tyrannie multiplie les frustrations, de sorte qu’à la violence de l’État, les individus cherchent toujours à répondre par leur propre violence. On l’a souvent observé, une société dictatoriale finit par un effondrement anarchique, donc la dictature accroîtra les risques. Là, on est sûr que ça explosera.

D’autres sont tentés de croire que nous devons tout mettre en œuvre pour réaliser une société de saints. Mais qu’est-ce qu’une société de saints ? Une société dans laquelle les hommes renoncent à leurs désirs, à leurs ambitions comme dans les sociétés monastiques ? Je pense que ça n’est possible ni souhaitable.

La seule solution, à mon sens, qui peut nous éviter ce destin tragique, c’est la rencontre de trois éléments distincts : la liberté et la responsabilité individuelles, l’émergence d’une culture du respect, le déploiement continue de l’intelligence humaine.

Or, il faut savoir que ni la liberté individuelle, ni la culture du respect, ni le déploiement continu de l’intelligence ne découlent pas de la présence d’un système démocratique. On peut fort bien mettre un tyran ou un voyou au pouvoir par une élection libre, et se satisfaire de cette situation.

C’est le contraire qui se passe ; ce sont les hommes libres et respectueux les uns des autres qui créent la démocratie. Et c’est encore eux, pour autant que les appareils de parti ne les éjectent pas du jeux politique et que les électeurs les maintiennent au pouvoir, qui permettent à la démocratie de fonctionner convenablement dans la durée.

L’un des grands problèmes éthiques en politique tient à une philosophie qui met la survie de l’État au centre des préoccupations de l’État. Cette philosophie justifie toutes les dérives. En son nom, il est permis de mentir, de tuer, de mettre un terme aux libertés individuelles, comme la liberté de parole, puisque l’on peut toujours affirmer que la défense de l’État en dépend. C’est dans le prolongement de cette philosophie que se situent les dérives que l’on observe quotidiennement dans un pays comme la France.

L’autre grand problème éthique en politique tient à la nature même d’un système qui fait de la conquête du pouvoir l’enjeu principal des affrontements politiques. Dans ce système, la fin justifie nécessairement les moyens, par conséquent l’éthique en est exclue. Pourtant, au regard des aspirations communes de l’humanité, qui nous justifie, ce sont les moyens que nos employons dans la poursuite, nos fins et de nos ambitions et dans la réalisation de nos désirs,.

La liberté et le respect précèdent la démocratie et c’est la raison pour laquelle la démocratie s’exporte si difficilement : elle présuppose que les individus prennent en charge leur  propre destin.

Or qu’est-ce qu’être libre ? Pour dire les choses simplement, c’est être maître de soi-même et être capable de maintenir son autodétermination. Nous ne sommes pas libres si nous nous laissons dominer par un autre individu, cela va de soi, mais nous ne sommes pas davantage libres si nous nous laissons dominer par une pulsion, notre rapacité, notre âpreté au gain ou par une ambition sociale. La liberté repose sur la fermeté du caractère. Sans être Maçon, j’imagine bien que cette description vous convient.

Nous ne sommes pas libres si d’une part nous nous laissons dominer par notre propre violence, et nous ne sommes pas libres non plus si nous acceptons de nous laisser aller à notre propre paresse.

Nous savons tous que la liberté ne va pas sans la tolérance. Mais en raison même de ce qu’est au fond la liberté, nous ne pouvons pas tolérer la violence pas plus que le laxisme de nos contemporains. La tolérance nous impose un seul devoir : accepter que chacun puisse engager son destin dans la voie qui lui convient le mieux à la condition du respect d’autrui.

            4. DEFINIR L’ETHIQUE

Pour finir, je crois nécessaire de définir l’éthique, car on entend beaucoup de choses contradictoires à ce sujet.

On oppose généralement l’éthique à la morale :

La morale se présente comme un système de normes qui s’imposent à nous de l’extérieur, en quelque sorte. C’est un code qui nous impose un comportement particulier dans toutes les circonstances de la vie. Mais sommes-nous encore libres lorsqu’on nous impose une manière de nous comporter ? Certainement pas ! Donc la morale ne peut s’accorder à la civilisation scientifique dans un monde clos.

L’éthique, à l’inverse, s’impose à nous de l’intérieur de notre propre nature. Et elle repose intégralement sur la notion de respect. En premier lieu, elle nous impose de se respecter soi-même. C’est-à-dire qu’elle nous enjoint de prendre en charge nos désirs, nos ambitions, nos pulsions, sans toutefois nous laisser dominer par eux, car si c’était le cas nous perdrions notre liberté, et elle nous suggère de tout mettre en œuvre pour leur trouver un moyen de les réaliser. Nous pouvons avoir une ambition politique, ou nous pouvons avoir le désir de gagner beaucoup d’argent, ou nous pouvons vouloir faire l’amour à une femme que nous rencontrons ? Soit, rien de cela n’est contraire à l’éthique. Mais si l’éthique nous suggère de prendre en charge nos désirs, elle nous impose de le faire dans le respect de nos frères humains et dans le respect de tout ce qui nous environne. J’ai une ambition politique : Très bien ! Mais je ne peux pas l’assumer dans le mensonge, dans le mépris de la parole donnée, dans l’ignorance des conditions mêmes de la vie publique, dans la démagogie. J’ai l’ambition de gagner de l’argent ? Pas de problème ! Mais je ne peux pas le faire dans le mépris de mes employés, de mes clients, de mes fournisseurs ou de l’environnement. Etc.

Je suppose que nombreux parmi vous sont ceux qui s’intéressent à la pensée ésotérique. Vous savez donc sûrement que cette nécessité du respect n’est pas une notion nouvelle. Il y a plus de 25 siècles de cela les pythagoriciens, dans leur Vers d’or, écrivaient : 

Il t’est donné pourtant de combattre et de vaincre

Tes folles passions : apprend à les dompter,

Sois sobre, actif et chaste ; évite la colère.

En public en secret, ne te permet jamais

Rien de mal ; et surtout respecte-toi toi-même. (…)


Ethique et maçonnerie

Il découle de ce qui précède que l’organisation de la société doit se faire selon les règles et les préalables énoncés par Franck

L’essai que nous avons co-écrit porte précisément sur la mise en adéquation entre les préalables indispensables à la civilisation scientifique et une organisation sociétale qui assure à chacun son espace de libertés et à la collectivité humaine les moyens de vivre en bonne harmonie tant entre ses membres qu’avec son environnement. Les libertés individuelles sont essentielles à cette nouvelle civilisation. Elles forment avec l’éthique, la clé de voûte du système.

L’un des plus grands pièges des régimes pseudo-démocratiques est de faire passer les libertés collectives devant les libertés individuelles.

Deux exemples d’actualité qui ont permis, notamment aux régimes marxistes les plus violents, d’asservir les peuples et de réduire en poussière l’état des libertés individuelles en peau de chagrin.

LE DROIT AU TRAVAIL :

Tout le monde est prêt à croire que le droit AU travail constitue une avancée importante pour le bien-être du plus grand nombre.

L’inscription de ce droit dans la constitution soviétique et dans celle de la Chine communiste a permis à ces régimes ultra violents et sanguinaires, avec respectivement plus de 20 et 60  millions de morts, de laminer toutes les élites pour asseoir et conforter un pouvoir sans partage.

Où est le leurre ? Si vous garantissez les conditions DU travail, le rôle de l’État se limite à veiller, par un pouvoir judiciaire nécessairement indépendant, à ce que les règles qui codifient le travail soient correctement appliquées. Tout au contraire, si L’État garantit le droit AU travail, il va vous dire OU, QUAND et COMMENT vous allez travailler. Il impose aux entreprises et aux administrations d’engager du personnel quelle que soit la nature de leur besoin et même si c’est pour ne rien faire, il empêche de licencier, même si c’est indispensable pour la santé de l’entreprise ou de l’État lui-même ! D’un point de vue économique, ce type d’intervention de L’État ne peut mener que conduire à des pertes injustifiables ; d’un point de L’État à sa perte totale d’efficience. Du point de vue psychologique, c’est la dignité du travail qui se perd puisque l’on paie des personnes pour ne rien faire, ou pour en faire le moins possible. Or, on sait qu’il est indispensable, pour l’équilibre individuel, que chacun puisse être fier de ce qu’il fait. L’approche collective du travail a ainsi pour conséquence de ruiner l’économie et d’altérer le respect de soi duquel dépend le respect d’autrui.

LE DROIT AU LOGEMENT :

Le mécanisme est le même que le précédent mais cette fois-ci il touche l’intimité familiale. Contrairement à ce que prétendait Herbert Marcuse dans les années soixante, la famille est le cellule souche de toute société. Porter atteinte à la structure familiale est le plus sûr moyen de détruire la structure sociétale. C’est bien ce qu’ont compris les marxistes et Marcuse. C’est bien pour cela que les uns en les contraignant à la cohabitation et l’autre en prônant sa destruction ont portés les plus sévères atteintes au modèle occidental. Ce que ni les uns ni les autres avaient en revanche prévu, c’est que cela n’a pas entraîné une meilleure « communisation » de la société. Cette destruction de la cellule souche a provoqué une montée désormais irréversible de l’individualisme. La raison en est simple, l’homme est une animal qui aime vivre dans son « groupe familial » et lorsqu’on le détruit, son naturel de prédateur reprend le dessus.

Sur le plan économique la conséquence directe du droit au logement, qui semble partir de bons sentiments, est de faire échapper la construction et la gestion du logement aux intervenants du marché. Il s’en suit un déséquilibre qui, comme en situation de monopole induit toutes sortes de dérives.

A Genève, par exemple, il a pour conséquence de détériorer sévèrement le rapport offre/demande. L’État intervient au-delà de ce qui est son rôle, réguler le marché pour assurer une mise à disposition optimale de logements au meilleurs conditions possibles. Le pragmatisme face aux réalités a laissé la place au dogme stérile des théories marxisantes. Le résultat est qu’au lieu de baisser les prix montent et qu lieu de répondre aux besoins de la population, ce qui est son rôle, l’État se noie sous une administration kafkaïenne.

Si l’on admet que le logement est un bien de première nécessité, tout indique que l’utilisateur de ce bien a tout intérêt à en avoir la maîtrise. Or, le dogme ayant pris le dessus, il n’y a plus de vision éthique de la problématique à laquelle est confronté l’État. Désormais la couleur du gouvernant n’a plus aucune importance, le marché est verrouillé. D’un côté vous avez des formations politiques qui font de la pénurie leur fond de commerce électoral et de l’autre des grands propriétaires (fonds de pensions en majorité) qui s’assurent par ce moyen des rendements qui font pâlir le plus calé des boursicoteurs.

Il ne vous échappera donc pas que le fait d’avoir inscrit le droit AU logement dans la Constitution genevoise n’a pas résolu la crise mais l’a intensifiée.

Tout au contraire, une pratique politique conforme à l’éthique imposerait aux uns et aux autres de trouver des solutions à ce problème endémique à Genève.

Au travers de ces deux petits exemples, je voulais vous montrer que la défense des LIBERTES INDIVIDUELLES n’est pas simple. C’est un combat constant et de tous instants. Ce n’est en fait que logique, les libertés individuelles sont celles qui permettent le mieux aux Peuples de contrôler leurs gouvernants. Or s’il y a bien une chose dont l’espèce humaine n’aime pas se défaire, c’est du pouvoir.

ETHIQUE ET MACONNERIE :

Pour mieux illustrer mon propos, je vais vous conter une parabole et la commencer comme MARTIN LUTHER KING jr. La veille de son assassinat « Last night I had a dream ».

Dans ce rêve j’étais assis sur un banc à côté d’un F:. âgé et marqué par la vie. Dans ce rêve nous parlions de l’importance de la rectitude du comportement pour le M:..

Vu son âge je lui demandais : Combien d’Allemands étaient des nazis ? Et il me répondit, fort peu étaient de vrais nazis. En revanche nombreux étaient ceux qui soutenaient ce régime parce qu’il permettait à l’Allemagne de retrouver sa fierté perdue en 1918. Comme bien des Allemands, je pensais que les nazis n’étaient qu’une bande d’agités sans avenir. Comme une majorité d’Allemands, j’étais trop occupé par mes affaires. C’est ainsi que, avec la majorité des Allemands j’ai laissé faire. Lorsque nous avons réalisé  ce qui se passait, il était trop tard, nous avions perdu le contrôle de notre démocratie et le début de la fin était devenu inévitable. Ma famille a tout perdu et j’ai finis dans un camp de concentration où j’ai rencontré bon nombres de F :. Qui. Comme moi, avaient fermé les yeux, estimant ne pas être concernées par la montée du nazisme. C’est de cette façon que la majorité des Allemands, qui ne voulaient que la paix ont, par passivité généré guerre et désolation. Le fait que la majorité silencieuse des Allemands voulait la Paix s’est révélé totalement irrelevant par rapport aux dizaines de millions de morts dans le monde entier, parmi lesquels de nombreux et fidèles M :.

Il continua en me rappelant qu’à la fin de la guerre, les mêmes dirigeants qui venaient pourtant de vivre l’enfer, sont restés silencieux à l’avènement du stalinisme. Ils ont, eux aussi, pensé que la majorité des Russes n’aspiraient qu’à la Paix. Le fait que la majorité des Russes voulaient la paix était à nouveau totalement irrelevant face aux 20 millions de morts, engendrés par la barbarie stalinienne, parmi lesquels une foule de bons et loyaux M :.,.

Comme si cela ne suffisait pas, il me rappela, avec la même terreur dans le regard, que l’épopée la plus sanguinaire eut lieu dans le peuple le plus pacifique du monde, les chinois, qui ont porté à leur tête un fou qui fit plus de 70 millions de morts. Une fois encore, le fait que la majorité des Chinois n’aspiraient qu’à la paix est irrelevant face à cette sauvagerie.

A la fin de ces énumérations, j’ai vu ce vieux F:. se mettre à pleurer.

Pensant qu’il s’apitoyait sur son sort, je lui dis : tout ceci est derrière, le monde est différent maintenant !

Il tourna vers moi son regard embué et me dit à voix basse, ce n’est pas sur le passé que je m’apitoie mais sur le présent !

La majorité des experts nous dit que l’Islam est une religion de Paix et que la majorité des musulmans veut vivre en Paix.

N’est-ce pas la réalité lui demandais-je ?

Peu importe que cela soit vrai, c’est irrelevant . Cette affirmation ne sert qu’à nous endormir et à diminuer l’impact sur nos consciences de cette menace. Elle sert à nous faire oublier que la majorité des intégristes islamistes commandent l’Islam à travers le monde en ce moment. Ce sont ces fanatiques qui orchestrent les marches, comme les nazis dans l’Allemagne des années 30, ce sont ces islamistes qui orchestrent des vagues meurtrières d’attentats à travers le monde au nom de Dieu. Se sont ces mêmes islamistes qui décapitent les chrétiens ou déciment les tribus animistes d’Afrique au nom de l’Islam. Enfin, ce sont ces islamistes qui lapident les femmes adultères et les homosexuels au nom de la morale islamique.

Aujourd’hui comme hier, la majorité d’entre nous, apeurée, estime être étrangère à ces exactions.

N’y a-t-il donc aucun espoir lui demandais-je ?

Bien entendu que OUI, mais alors il faut que :

Personne d’entre nous ne pense que la violence de l’autre ne le concerne pas

Personne d’entre nous ne doit rester muet face à la sauvagerie des fanatiques

Personne d’entre nous doit penser que quelqu’un d’autre se lèvera pour les arrêter

Personne d’entre nous ne doit penser qu’il suffit d’être tolérant pour que ça cesse

Personne d’entre nous ne doit penser comme ces amoureux de la paix d’Allemagne, de Russie, de Chine, d’Afghanistan ou d’Irak, qui ne l’ont pas cru, que l’issue obligatoire de l’intolérance et de tout régime qui ne fonctionne pas selon l’éthique est une catastrophe pour l’humanité toute entière.

A la fin de mon rêve, ce vieux F :., rayonnant de Lumière me dit encore :

Par-dessus tout rappelle à nos F. d’aujourd’hui que nombreux sont les F:. qui ont perdu leur vie en oubliant l’idéal maçonnique. Pour le M:. L’essentiel n’est pas d’être reconnu pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il fait.

Dis bien à nos F:. d’aujourd’hui que l’un des rôles importants de la M:. est, précisément, de veiller à ce que la société dans laquelle ils évoluent ne se fourvoie pas et que pour cela ils doivent se comporter eux-mêmes selon l’éthique, surtout lorsqu’ils prennent une part active à la vie de leur Cité.

A la fin de ce rêve, je me suis aperçu que je pleurais moi-même, me demandant si je n’étais pas parmi ceux qui pensent ne pas être concernés !

En conclusion l’éthique nous met face à un choix. Tout n’est pas permis pour accéder à un pouvoir, y compris dans la M:. .Elle nous interdit surtout de se livrer à toutes les dérives pour s’y maintenir. L’éthique nous impose enfin de ne pas être tolérant car la tolérance est la porte ouverte au laxisme. La tolérance telle que nous la pratiquons ne fonctionne que parce qu’elle repose sur le respect.

La tolérance ne dois jamais être un moyen de croire que l’on n’est pas concerné !. La tolérance est un moyen d’imposer les respect.

La tolérance n’est pas et ne sera jamais la réponse à l’intolérance. La réponse adéquate à l’intolérance est le respect.

Le respect est l’acte fondateur de l’éthique. Se sont ces deux éléments qui rendent la tolérance praticable car elle est destinée à permettre un dialogue fructueux et enrichissant. C’est pourquoi la tolérance est cet ingrédient qui permet aux M :. des échanges aussi riches.

ethik

[1] « Civilisation » entre guillemets : on ne parle en général pas de civilisation pour les sociétés qui précèdent l’âge du bronze, qui ne possédaient pas l’écriture et qui ne s’organisaient pas autour de cités.

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Protégé : « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la Vérité restera dehors. » (TAGORE).Cette pensée peut-elle s’inscrire dans la démarche d’Amour du Chev\Rose Croix ? – 18°- 30 septembre, 2017

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Protégé : « Le Chevalier de Royal Arch découvre que dans la quête de la Vérité, il n’y a pas d’étape que le véritable initié ne doive chercher à dépasser. » – 13°- 29 septembre, 2017

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