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I Muvrini – Quandu sentérà 24 mai, 2008

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On peut aussi tester l’ouïe …

 

http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=32800907


 

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Le Grand Manitou 15 mai, 2008

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RENE-LOUIS LAFFORGUE



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Poète et chanteur, RENE-LOUIS LAFFORGUE (1928 – 1967) est surtout connu comme l’auteur-compositeur-interprète de l’inoubliable chanson « Julie la Rousse » (1957). Né en 1928 à San Sebastian (Espagne), il quitta son pays natal au moment de la guerre civile pour se réfugier en France.René-Louis LAFFORGUE qui, selon les souvenirs de témoins oculaires, chantait « Le Grand Manitou » en se tenant ostensiblement à l’ordre d’Apprenti, était membre de la Loge parisienne L’Etoile Polaire.

Le Grand Manitou

 

Quand je passerai l’arme à gauche
S’il faut me faire pendre ailleurs,
Pour le pire et pour le meilleur,
Je ne raterai pas le coche.
Par la route la plus directe,
Si Dieu n’est pas un chicanier,
J’irai jusqu’au Grand Architecte,
Le jour du jugement dernier,
Le jour du jugement dernier.

Si le Seigneur en tête-à-tête,
Inquiet de mon hérédité,
Veut un curriculum vitae,
Moi j’écrirai sur ses tablettes,
Je suis faiseur de ritournelles,
Roturier comme mes aïeux,
Je suis sans parti, sans chapelle,
Je ne suis qu’un fesse-Mathieu,
Je ne suis qu’un fesse-Mathieu.

Si le chef venait à m’absoudre,
Je lui dirai mon vieux Jupin,
Chapeau bas, t’es un vrai copain,
Nom de Zeus tu es un bon bougre,
Tu n’as rien de Croque-mitaine.
Voilà pourquoi avec ferveur,
De tes qualités magiciennes,
Je te demande la faveur,
Je te demande la faveur.

Pour la négresse ma nourrice,
Qui m’a donné son lait tout blanc,
Permettez, Sorcier Tout Puissant,
Que je ne sois pas un jocrisse,
Je dois le jour à ses mamelles,
Et c’est pourquoi je fais le vœu,
Par ma négresse maternelle,
Faites-moi negro dans les cieux,
Faites-moi negro dans les cieux.

 

Pour le Juif errant sur ma route,
L’amour n’était pas de l’hébreux,
Quand ma bourse sonna le creux,
Il m’épargna la banqueroute,
Ma bonne étoile fraternelle,
Jéhovah, exaucez ce vœu,
Par mon Juif et son escarcelle,
Faites-moi Youpin dans les cieux,
Faites-moi Youpin dans les cieux.

Pour l’Indien qui s’ouvrit les veines,
Quand mon corps se vidait de sang,
Pour le Chinois qui souriant,
Sauva ma vie, perdant la sienne,
Grand Manitou, si ton doigt bouge,
Divin Bouddha si tu le veux,
Par mon Chin’toc, par mon Peau-Rouge,
Faites-moi comme eux dans les cieux,
Faites-moi comme eux dans les cieux.

Patron, pour suivre cet oracle,
Qui paie ses dettes s’enrichit,
Faites de moi un mal blanchi,
Si vous n’y voyez pas d’obstacle.
Que je sois les uns et les autres,
Et rouge et jaune et noir et blanc,
Je vous dirai des patenôtres,
Dans un éternel Ramadan,
Dans un éternel Ramadan.

enregistré le 7/3/1962, éditions Tournesol – référence discographique : CD EMI music N° 520495 2

 

http://musicmac.ifrance.com/docs/lafforgue.html

 

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Monsieur l’agent 4 mai, 2008

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Paroles: Boby Lapointe. Musique: Etienne Lorin 1970
© Intersong Tutti

 


Monsieur l’agent, monsieur l’agent…
Monsieur l’agent,
Est’-c’ que je vais bientôt sortir…
De c’carrefour
Il y a longtemps, longtemps, longtemps,
Monsieur l’agent
Que je suis là avec ma « tire »
A c’carrefour
Chez nous ma femme qui m’attend »,
Avec sa mère
Ma r’commandé d’être là à l’heure…
Puisqu’y a sa mère
E,t moi qui rapporte le beurre
Pour mettre dans les épinards
Ell’ vont me r’procher mon retard…
A – mèr’
 

Pourquoi ?
Quand le feu est vert
C’est comme quand il est rouge
Personne ne bouge
Je trouve ça louche,
Oh là là quel temps on perd
Jc m’énerve,
Je m’énerve,
Je m’éner ner ner ner ner ner ner ve.

Mais qu’est-ce donc que cet agent…
L’agent qui est-ce,
Planté devant mon véhicule…
La jambe en l’air.
Allons, ayez monsieur l’agent…
La gentillesse
De garer votre matricule…
Là j’en dit trop.
Mais la police est sur les dents…

Et l’agent siffle,
L’est pas content que j’le bouscule…
L’agent git vit’
J’ai beau lui dir’ :
« Ma femme’ cardiaqu’
Est au lit avec une attaqu »‘
Ça lui fait une belle jambe…
O – lie.
Il sort son petit carnet
Pour me fiche un’ contre-danse
Et je suis en transe
Mon beurre’ sera rance
Avant qu’il ait terminé.
Je m’énerve,
Je m’énerve,
Je m’éner ner ner ner ner ner ner ve.

Au violon mes sanglots longs
Bercent ma peine
J’ai reçu des coups près du colon
J’ai mal vers l’aine !

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L’internationale 3 mai, 2008

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Paroles: Eugène Potier (1871). Musique: Pierre Degeyter 1888
autres interprètes: Weber (1898), Armand Mestral (1966), Marc Ogeret (1968), Mouloudji (1974), François Béranger (1989)

 

 


 

Debout les damnés de la terre
Debout les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère
C’est l’éruption de la fin.
Du passé faisons table rase
Foule, esclaves, debout, debout
La monde va changer de base
Nous ne sommes rien, soyons tout!

{Refrain:}
C’est la lutte finale
Groupons nous, et demain
L’Internationale
Sera le genre humain.

Il n’est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni tribun
Producteurs, sauvons nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun
Pour que le voleur rende gorge
Pour tirer l’esprit du cachot
Soufflons nous même notre forge
Battons le fer quand il est chaud.

{au Refrain}

L’état comprime et la loi triche
L’impôt saigne le malheureux
Nul devoir ne s’impose au riche
Le droit du pauvre est un mot creux
C’est assez, languir en tutelle
L’égalité veut d’autres lois
Pas de droits sans devoirs dit-elle
Égaux, pas de devoirs sans droits!

{au Refrain}

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu’il a crée s’est fondu
En décrétant qu’on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

{au Refrain}

Les rois nous soûlaient de fumées
Paix entre nous, guerre aux tyrans
Appliquons la grève aux armées
Crosse en l’air et rompons les rangs
S’ils s’obstinent ces cannibales
A faire de nous des héros
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

{au Refrain}

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs
La terre n’appartient qu’aux hommes
L’oisif ira loger ailleurs
Combien, de nos chairs se repaissent
Mais si les corbeaux, les vautours
Un de ces matins disparaissent
Le soleil brillera toujours.

F.°. POTTIER

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Vivre pour des idées 1 mai, 2008

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Paroles: Leny Escudero. Musique: Thierry Fervant 1973

MP3 Karaoké

 


 


Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama
Qui a gagné, qui a perdu ?
Nul ne le sait, nul ne l’a su
Qui s’en souvient encore ?
Faudrait le demander aux morts

J’étais pas gros, je vous le dis
Les yeux encore ensommeillés
Mon père sur une chaise assis
Les pieds, les mains attachés
Et j’avais peur et j’avais froid
Un homme m’a dit : «Calme-toi !»
Un homme qui était différent
Sans arme, mais il portait des gants
Une cravache qui lui donnait un air
Un peu de sang coulait
Sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
L’homme m’a dit : «Ecoute-moi
Je vais te poser une question
La vie de ton père en répond
Dis-moi quelle est la capitale
Voyons… de l’Australie Australe ?»
Je n’risquais pas de me tromper
On ne m’avait jamais parlé
Des grandes villes qui ont des noms si fiers
Une larme coulait sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
J’ai dû pleurer aussi je crois
Mais l’homme a eu comme un sourire
Et puis je l’ai entendu dire
«C’est un brave homme, coupez ses liens !
Ton enfant tu l’éduques bien
Car tu as le sens du devoir
Chacun son dû et son savoir»
Ils sont partis au petit matin clair
J’ai couru me blottir
Dans les bras de mon père

Il m’a serré fort contre lui
«J’ai honte tu sais mon petit
Je me demandais, cette guerre
Pour quelle raison j’irais la faire ?
Mais maintenant je puis le dire :
Pour que tu saches lire et écrire»
J’aurais voulu le retenir
Alors mon père m’a dit : «Mourir
Pour des idées, ça n’est qu’un accident.»
Je sais lire et écrire
Et mon père est vivant

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama

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J’ai tué l’amour 30 avril, 2008

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Paroles: Barbara. Musique: J. Poissonnier, Barbara

MP3 Karaoké

 


 


J’ai l’air comme ça d’une moins que rien
Qu’a pris la vie du bon côté,
D’une fille perdue qui va son chemin
Sans trop chercher à s’y retrouver.
Quand un garçon me fait la cour,
Ça m’fait plus rien : j’ai l’habitude.
Ça m’amuse deux ou trois jours
Puis je me retourne à ma solitude.

J’ai tué l’amour
Parce que j’avais peur,
Peur que lui n’me tue
A grands coups de bonheur.
J’ai tué l’amour.
J’ai tué mes rêves.
Tant pis si j’en crève.

Je n’fais pas l’amour pour de l’argent
Mais il ne m’reste pas beaucoup de vertu.
C’est presque aussi décourageant
Que de faire les cents pas dans la rue.
Maintenant, mon cœur est ensablé.
Il a cessé de fonctionner
Le jour même où je l’ai quitté,
Sans trop savoir où ça me mènerait.

J’ai tué l’amour
Parce que j’avais peur,
Peur que lui n’me tue
A grands coups de bonheur.
J’ai tué l’amour.
J’ai tué mes rêves.
Tant pis si j’en crève.

Quand je pense que, pour ma liberté,
J’ai brisé, cassé notre chaîne,
Quand je pense qu’il n’y avait qu’à s’aimer,
Qu’à mettre ma main dans la sienne.
Maintenant je l’ai, ma liberté,
Comme un fardeau sur mes épaules.
Elle me sert tout juste à regretter
D’avoir joué le mauvais rôle.

J’ai tué l’amour
Parce que j’avais peur,
Peur que lui n’me tue
A grands coups de bonheur.
J’ai tué l’amour.
J’ai tué mes rêves.
Tant pis si j’en crève.

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Quand les hommes vivront d’amour

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Raymond Lévesque/ Félix Leclerc

Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Quand les hommes vivront d’amour
Ce sera la paix sur la Terre,
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Dans la grande chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu la mauvaise partie

Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Peut-être song’ront-ils un jour
A nous qui serons morts mon frère

Mais quand les hommes vivront d’amour
Qu’il n’y aura plus de misère
Peut-être song’ront-ils un jour
A nous qui serons morts mon frère

Nous qui aurons aux mauvais jours
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l’amour
Qu’ils connaîtront alors mon frère

Dans la grand’ chaîne de la vie
Pour qu’il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants
De la sagesse ici-bas c’est le prix

Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Quand les hommes vivront d’amour
Ce sera la paix sur la terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

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Y a une étoile

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MP3 Karaoké

 

 

 


 

Salut, ma vieille copine la terre !
T’es fatiguée ? Ben… nous aussi
C’est pas des raisons pour faire des manières
Tant qu’y'a l’soleil qui fait crédit
Salut, ma vieille copine la terre !
Y a une étoile au-d’ssus d’Paris
Qui m’a fait d’l'oeil la nuit dernière
Ma vieille copine la terre
Et pendant c’temps tu dormais
Enroulée dans les bras de ma mélancolie
Pendant que je déambulais
Comme un oiseau blessé dans la nuit si jolie

Salut, ma vieille copine la terre !
Dans tes jardins y a des soucis
Qui font d’beaux printemps à la misère
Et d’jolies fleurs pour les fusils
Salut, ma vieille copine la terre !
Y a une étoile au-d’ssus d’Paris
Qui m’a fait d’l'oeil la nuit dernière
Ma vieille copine la terre
Et toi pendant c’temps tu peinais
A charrier sur ton dos
Des continents d’misère
Pendant que l’soleil se dorait
Dans sa maison toute bleue
Pour s’refaire une lumière

Salut, ma vieille copine la terre !
Y a des diamants qui font leur nid
En s’fichant pas mal de tes frontières
Qu’il fasse jour, qu’il fasse nuit
Salut, ma vieille copine la terre !
Y a une étoile au-d’ssus d’Paris
Qui m’a fait d’l'oeil la nuit dernière
Ma vieille copine la terre
Si tu voulais bien en faucher deux ou trois
Ça pourrait faire une drôle de lumière
Et mettre au front d’la société
Des diamants qu’on pourrait tailler à not’ manière
Bonjour, ma vieille copine la terre !
Je te salue avec mes mains
Avec ma voix
Avec tout ce que je n’ai pas.

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Jaurès

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Paroles et Musique: Jacques Brel 1977

MP3 Karaoké

 

 

 


Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s’appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents
Entre l’absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d’être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
 

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

On ne peut pas dire qu’ils furent esclaves
De là à dire qu’ils ont vécu
Lorsque l’on part aussi vaincu
C’est dur de sortir de l’enclave
Et pourtant l’espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu’à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Si par malheur ils survivaient
C’était pour partir à la guerre
C’était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu’ils aillent ouvrir au champ d’horreur
Leurs vingt ans qui n’avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l’ombre d’un souvenir
Le temps de souffle d’un soupir

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

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Dors ma mie

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Paroles et Musique: F. Rauber/J. Brel 1958

MP3 Karaoké

 

 

 

 


 

Dors ma mie
Dehors la nuit est noire
Dors ma mie bonsoir
Dors ma mie
C’est notre dernier soir
Dors ma mie bonsoir
Sur les fleurs qui ferment leurs paupières
Pleure la pluie légère
Et l’oiseau qui chantera l’aurore
Dors et rêve encor’
Ainsi demain déjà
Serai seul à nouveau
Et tu m’auras perdu
Rien qu’en me voulant trop
Tu m’auras gaspillé
A te vouloir bâtir
Un bonheur éternel
Ennuyeux à périr
Au lieu de te pencher
Vers moi tout simplement
Moi qui avais besoin
Si fort de ton printemps
Non les filles que l’on aime
Ne comprendront jamais
Qu’elles sont à chaque fois
Notre dernier muguet
Notre dernière chance
Notre dernier sursaut
Notre dernier départ notre dernier bateau
Dors ma mie
Dehors la nuit est noire
Dors ma mie bonsoir
Dors ma mie c’est notre dernier soir
Dors ma mie je pars

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