L’Art de l’interprétation … 24 mars, 2008
Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Humour , ajouter un commentaireL’ART DE L’INTERPRETATION ou « TOUS MAÇONS »
La question de savoir si tel ou tel personnage de l’histoire ou de
l’actualité est ou était franc-maçon est une question qui revient
régulièrement sur le tapis de Loge. Et si le personnage en question n’a pas
la chance d’avoir une place dans le dictionnaire des franc-maçons, la
certitude ne peut être établie qu’a partir des textes, documents et
témoignages auxquels il faut donc appliquer une énergique méthode
d’interprétation.
Si c’est un travail difficile, nous avons recours a celui par exemple de
tirer par les cheveux un texte qui nous résiste, moyen très utilise en
maçonnerie, et d’une application simple.
Le tout, c’est de ne pas perdre de vue ce a quoi on veut arriver, et, a
partir de la, tous les moyens sont bons.
Pour illustrer ce phénomène je me suis posé la question
capitale que voici : Pierrot était-il franc-maçons? Essayons donc ensemble de
titrer la quintessence initiatique de cette chanson d’apparence anodine mais
dont le sens profond n’échappe pas aux inities que nous sommes.
« Au clair de la lune….. », déjà rien qu’à ces mots, le soupçon peut naître
car la lune est bien une référence a la maçonneries en général et a la
colonne du Nord en particulier.
« Mon ami Pierrot… », le soupçon se confirme, pourquoi pas Georges ou Henry,
ce n’est sûrement pas pour rien, Pierrot, c’est la pierre et la pierre, on
sait ce que c’est.
« Prête-moi ta plume ,,, », Pierrot a donc une plume, élément aérien d’une
part et d’autre part, que fait-on avec une plume? On écrit, on écrit quoi?
Sa demande d’initiation ou son testament dans un cabinet de réflexion. Ou
bien un mot, comme dit la phrase suivante et le mot … a quoi reconnait-on
un franc-maçon?
« Ma chandelle est morte, je n’ai plus de feu », il n’a plus de lumière, il
cherche la lumière, il n’a plus de feu (deuxième référence aux 4 éléments!)
et c’est bien une idée initiatique que celle de vouloir se chauffer avec une
bougie.
« Ouvre-moi ta porte », la, le doute n’est plus possible, il demande l’entrée,
qu’on lui ouvre la porte, « frappe et on t’ouvrira » dit le rituel, surtout si
c’est au nom de l’amour de Dieu qui dans la maçonnerie écossaise est un
autre nom pour le G.A.D.L.U.
Mais la deuxième strophe est encore plus édifiante.
« Au clair de la lune », de nouveau, (il y est insiste lourdement), et Pierrot
répond, comme répond le gardien intérieur lorsque l’impétrant frappe a la
porte. Et que lui dit-il? Je n’ai pas de plume et quelqu’un qui n’a pas de
plume, il ne sais pas écrire et s’il ne sait pas écrire
on peut imaginer qu’il ne sait pas lire non plus et quelqu’un qui ne sait ni
lire, ni écrire…
« Je suis dans mon lit », quelle est la signification cachée de cette phrase,
je suis dans mon lit? Que fait-on dans son lit?… je vous le demande…
Naître et mourir essentiellement(NDT ????!!!!!), qui sont pour l’initie eux
aspects de la même réalité, mourir a la vie profane, naître a la vie
initiatique.
De cela on peut déduire que si le premier personnage est dans le cabinet de
réflexion et que le maître de cérémonie a oublie d’y mettre une plume et
que, obéissant a un moment de panique, ce candidat a essaye de fuir par la
fenêtre et qu’en ouvrant le courant d’air a éteint sa bougie,
Pierrot, lui, est déjà initie ou en train de se faire initier.
Mais, continuons, « va chez la voisine, je crois qu’elle y est », quel est le
symbolisme de la voisine? Je vous le demande, … mais, c’est clair, la
voisine, c’est le troisième terme qui permet de dépasser la dualité du
binaire de Pierrot et de son compère. En plus, c’est elle qui a
toutes les plumes.
« Va dans la cuisine », la cuisine, le lieu des transformations ou par le feu
on transmute la matière, cela fait tout de suite penser a l’alchimie, ce qui
est confirme par la dernière phrase de cette deuxième strophe: « on bat le
briquet ». Le briquet, qu’est-ce si ce n’est ce qui
peut donner la lumière a chacun.
Je vous passe les deux dernières strophes, car elles semblent avoir été
rajoutes plus tard, tout est dit dans ces deux premières strophes
d’ailleurs.
Mes frères et mes soeurs, le doute est-il encore possible? Nous avons
plusieurs références a la lune, colonne du nord, nous avons les 4 éléments,
le feu, l’air dans le courant d’air qui a éteint la bougie, la terre dans
l’idée du lit, donc la mort, donc au cercueil donc ai cimetière et a l’eau,
l’élément liquide qui n’est pas dévoilé explicitement mais suggère puisqu’il
n’est pas dit qu’il pas d’encre pour écrire. De plus, ce sont des pans
entiers de notre rituel que nous trouvons dans cette chanson.
la situation du premier personnage est claire, celle de Pierrot aussi,il est
prouve maintenant qu’on est maçon, mais a quel grade est-il?
La aussi une analyse serrée du texte peut nous donner des indications.
D’un cote, le fait qu’il ne puisse ouvrir la porte laisserait entendre qu’il
n’est pas encore maître, d’un autre cote, c’est peut-être qu’il veut mettre
le candidat a l’épreuve, pour s’assurer de sa bonne foi,qu’il prouvera en
ayant le courage, après un premier refus, d’aller frapper chez la voisine..
Un indice précieux nous est fourni dans le nom des protagonistes, pour
Pierrot, c’est flagrant, nous l’avons vu, mais comment s’appelle l’autre?
Son nom n’est révèle qu’après une analyse en profondeur du texte, quand il
parle, que dit-il?
Il dit Je, et je commence par J, ce ne peut être Jacques puisque le frère
Jacques dort, J + E sont les deux premiers lettres du prénom Jean, et Jean,
on le retrouve à plusieurs reprises dans certains rituels….
alors ….???
A. SINUS
Grand Chevalier Athlète de Vaux…
Le 10ème Outil …
Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Humour , ajouter un commentaire
LE 10ème OUTIL
Chacun de nous connait les neuf outils se rattachant aux trois grades de la maçonnerie spéculative.
Mais il en est un dixième qui n’est jamais cité. Oswald Wirth, à travers tous ses écrits, n’y fait même pas allusion, ainsi qu’aucun dictionnaire maçonnique !
Or, que fait un Apprenti après avoir utilisé le maillet et le ciseau ?
Que fait le Compagnon après avoir manié les nouveaux outils de son grade ? Que fait le Maître après avoir reposé les siens ? Et nous autres, mes frères, que faisons nous à chaque agape ?
Tout simplement, nous étanchons notre soif, cette soif qu’il est important d’apaiser au risque d’amoindrir l’assurance de notre main.
Et comme le corps a des besoins que la raison seule ne saurait satisfaire, la soif pouvant prendre brutalement le Maçon démuni et qui, pauvre et dans la détresse, n’aurait pas eu en sa possession ce fameux dixième outil tant négligé à travers les siècles, il se retrouverait réduit au rang d’épave humaine.
Et en effet mes Frères, réfléchissons ? Essayez donc d’ouvrir une bouteille avec un maillet, une équerre ou bien un compas !
Non, je vous le dis ce soir, haut et fort, il faut faire cesser au plus vite cette injustice et ce danger.
Aussi, rompant le privilège du Vénérable qui en connait l’existence, je vous propose d’introduire un nouvel outil, que j’appellerai vulgairement le tirebouchon, dans la panoplie maçonnique, et ce, à tous les grades.
Ce tirebouchon n’est en effet actuellement présenté pour la première fois au nouveau V.M. qu’à l’issue de la cérémonie secrète de l’installation lorsqu’il lui est proposé d’en faire immédiatement un usage plus opératif mais restreint en présence des seuls Maîtres installés avant le retour des FF, sortis sur les parvis, et dont l’oreille attentive n’aura peut-être entendu que quelques lointains tintements de verre.
Mais de manière plus symbolique on représente ce tirebouchon par le Tau inversé, pointe dressée vers le ciel en remerciement au GADLU pour les faveurs dont il vient de nous combler.
Et ainsi, si l’on reconnait le V.M. en loge ouverte à ce qu’il porte l’équerre lorsqu’il est assis, on le reconnait immédiatement encore mieux, lorsqu’il se lève pour la première fois, aux trois Tau qui ornent son nouveau tablier. Un pour le rouge, un pour le blanc, un pour le rosé. Ceci vous avait-il donc échappé ?
Tirebouchon vient du verbe « tirer » et du nom « bouchon », qui en latin donne « bucco ». C’est en quelque sorte l’outil qui sert à extirper de son logement la parcelle de matière, faite généralement de liège qui, d’un côté est au contact du liquide, et de l’autre côté est à proximité de la personne qui fait l’action de tirer.
On situe mal l’invention du tirebouchon. Mais généralement, on l’attribue à l’observation de certains animaux proches du porc, qui, de par leur partie caudale, évoquent la spirale
que nous connaissons. Le génie humain consiste à rigidifier cette spirale en la rendant métallique : ceci se déroule, à peu près, à l’époque du fer. Ainsi passa-t-on insensiblement du tirebouchon mou, au tirebouchon dur.
Mais de longs et pénibles efforts, furent encore nécessaires, pour rendre utilisable l’instrument ; il restait à inventer le manche. Nul ne sait s’il fut inventé par un Frère, mais il est quand même curieux de constater que l’angle formé par la verticale et le manche lui-même, est un angle droit, soit 900 degrés ou le quart du cercle.
Avouez que tout cela est bien curieux, et qu’il ne peut s’agir uniquement du fait du hasard. ?
Mais il est un autre aspect symbolique sur lequel je voudrais insister qui est peut-être, à mes yeux, le plus important
Repensez à la dernière bouteille que vous avez ouverte ? Vous souvenez vous de la façon dont vous avez placé la pointe du tirebouchon ? Vous l’avez placé juste au centre. Et ainsi placé il ne peut faillir. Puis vous avez appuyé légèrement et ensuite de plus en plus fort, en imprimant à votre poignet un mouvement rotatif dans le sens que la déambulation en loge. La pénétration de la vis se fit ensuite régulière, jusqu’à ce que vous vîtes apparaître la petite pointe métallique à l’autre extrémité du bouchon, donnant le signal de l’arrêt de votre effort.
Tout aussitôt, et pris par un indicible plaisir, vous tirâtes brusquement vers le haut le tire-bouchon pendant que votre autre main serrait fermement la forme ronde de la bouteille.
Ce sont là les 5 points parfaits du sommelier : manche dans paume, doigts repliés, genoux contre bouteille, main contre goulot, paume vers le sol : c’est dans cette attitude, et dans cette attitude seulement qu’une bouteille peut être régulièrement ouverte.
Vous venez d’accomplir un geste remontant à la nuit de temps, un geste assimilable, de par l’élément pénétrant (le tirebouchon) et l’élément receveur (la bouteille), au phénomène de l’accouplement et par la même, de la procréation, rappelé en loge par la présence des deux colonnes B et J, symboles lunaire et solaire, féminin et masculin, mais aussi évocatrices du Bordeaux et du Juliénas.
Mais ne nous y trompons pas, le tirebouchon est menacé, tant par l’intégrisme que par le modernisme si nous n’y prenons garde. Déjà, un ecclésiastique de la pire espèce, j’ai nommé Dom Pérignon, de par son invention champenoise fit sauter les bouchons sans l’aide d’aucun instrument. Est-ce de là qu’on assimile souvent la F.M. à un mouvement anticlérical, à tort, nous le savons bien ?
Et puis, plus près de nous, la capsule qui ne nécessite plus que l’usage d’un vulgaire levier. Pire encore le pack qui ne nécessite qu’un couteau ou une paire de ciseaux, voire la cannette en aluminium qui s’ouvre sans aucun outil !
Non, mes Frères, soyons vigilants, sachons défendre tous nos instruments et en particulier le tirebouchon, sans lequel nous ne serions peut-être pas ce que nous sommes.


















