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Sciences : La mesure du temps : une invention des Sumériens qui perdure encore aujourd’hui 25 juillet, 2017

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La mesure du temps : une invention des Sumériens qui perdure encore aujourd’hui

On pourrait se demander pourquoi diviser les heures en 60 minutes et les jours en 24 heures – pourquoi pas un multiple de 10 ou 12 ? Pour le dire simplement, la réponse est parce que les inventeurs de la mesure du temps n’utilisaient pas un système décimal (base 10) ou duodécimal (base 12) mais un système sexagésimal (base 60). Pour les anciens inventeurs sumériens ayant divisé pour la première fois les mouvements des cieux en des intervalles mesurables, 60 était le nombre parfait.

L’utilité du nombre 60

Le nombre 60 peut être divisé par 1,2,3,4,5,6,10,12,15,20 et 30 parties égales. De plus, les anciens astronomes croyaient qu’il y avait 360 jours en une année, un nombre dans lequel 60 entre justement six fois. L’empire sumérien n’a pas duré. Néanmoins pendant plus de 5000 ans, le monde a continué leur délimitation du temps.

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La fameuse tablette mathématique babylonienne Plimpton 322.

Le passage du temps

De nombreuses civilisations anciennes avaient une mesure approximative du passage du temps. Le jour commençait bien sûr avec le lever du soleil et la nuit débutait avec le coucher du soleil. Le passage des semaines, des mois et des années était d’une certaine façon moins évident, et ont également été arrondis par les peuples anciens. Un mois était la mesure de temps d’un cycle lunaire complet, et une semaine était la mesure de temps pour une phase du cycle lunaire. Une année pouvait être estimée en se basant sur le changement des saisons et la position relative au Soleil. Une fois que le zénith du Soleil était déterminé, les érudits pouvaient compter le nombre de levers et des couchers du Soleil se passant jusqu’à ce qu’il atteigne de nouveau le zénith. De cette façon, les anciens Égyptiens, les Mayas et les Babyloniens, parmi d’autres, ont déterminé que l’année avait 360 jours. Ce sont pourtant les astronomes et les mathématiciens sumériens qui ont pour la première fois divisé systématiquement le passage du temps. Leur travail a été largement accepté et s’est répandu à travers l’Eurasie.

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Les anciennes civilisations regardaient les cieux pour marquer le passage du temps.

Le système décimal n’était pas le premier système pour compter

Le système décimal est aujourd’hui la base arithmétique la plus couramment utilisée. C’est un système pour compter tout de suite prêt à l’emploi, étant donné que les hommes ont 10 doigts sur lesquels compter. Ainsi on trouve différentes origines possibles à l’invention du système décimal, de façon notable les Grecs (vers 300 av. J.-C.), les Chinois (premières traces vers 1400 av. J.-C.) et les Indiens (vers 1000 av. J.-C.). On connaît moins les origines du système duodécimal, bien qu’il semble être apparu indépendamment dans les langues des anciens Nigériens, Chinois et Babyloniens, probablement en raison de la croyance aux 12 signes du zodiaque. Néanmoins, ils sont tous précédés par les anciens Sumériens qui ont établi leur système sexagésimal au 3ème millénaire av. J.-C.

L’invention sumérienne du système sexagésimal

Les Sumériens ont d’abord favorisé le nombre 60 car il était facilement divisible. Il y avait non seulement quelques restes en travaillant avec le nombre 60 et ses multiples, les restes qui apparaissaient n’avaient pas de décimales répétées (ex. 1/3 = 0,333…), un concept que les Sumériens ne pouvaient pas traiter à l’époque. La terre des Sumériens a été conquise en 2400 av. J.-C. par les Akkadiens puis les Amorrites (également connus comme Babyloniens) en 1800 av. J.-C. Chaque puissance subconséquente au pouvoir a également adopté le système sexagésimal simple d’usage et l’a incorporé dans ses propres mathématiques.

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La tablette babylonienne YBC 7289 montre le nombre sexagésimal 1 ;24,51,10 approximativement √2.

La notion de diviser le temps en des unités de 60 a donc persisté et s’est répande vers l’Est en Perse, en Inde et en Chine aussi bien que vers l’Ouest en Égypte, à Carthage et à Rome. Le système s’accommodait bien à la découverte des Chinois des 12 heures astronomiques des étoiles (une découverte principalement théorique étant donné que la plupart des gens vivaient avec le Soleil). Il fonctionnait également avec les stratégies militaires impériales, particulièrement la division de la veille de nuit en de multiples part égales. Les Égyptiens ont maintenu trois veilles chaque nuit, les Romains en avaient quatre.

Avec des innovations grecques et islamiques en géométrie, il a été découvert que 360 était non seulement la mesure du temps de l’orbite idéale de la Terre mais également la mesure parfaite d’un cercle. Le système sexagésimal a ainsi commencé à solidifier sa place dans l’histoire en devenant essentiel pour les mathématiques et la navigation (la Terre étant divisée en degrés de longitude et de latitude). Enfin avec l’apparition de l’horloge au XIVème siècle, sa présentation circulaire était divisée en des quadrants sexagésimaux clairs donnant à chaque minute 60 secondes.

Cet article a été republié avec l’autorisation d’Ancient-Origins.net, voir la version originale ici

et aussi : http://www.epochtimes.fr/mesure-temps-invention-sumeriens-perdure-aujourdhui-43296.html#prettyPhoto

Avec l’autorisation de la SOURCE : http://www.epochtimes.fr/a-propos-de-nous

Agapé et Agapes 24 juillet, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Agapé et Agapes

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Agapes est relatif au Repas fraternel collectif qui suit les tenues, moment obligatoire pour les Mac :. quelque soient leurs grades car elles font partie intégrantes du cérémonial.

En fin de tenue au RER, le Vénérable s’exprime ainsi « Je vous invite tous à un banquet frugal et fraternel, venez y gouter dans une société de frères, les charmes de l’égalité ».

Les Agapes sont d’une importance considérable. Méconnues, voire mésestimées par certains, contribuant pourtant fondamentalement à la cohésion de tous les frères. Car c’est surtout pendant ces Agapes que se nouent et se développent les liens forts, qui unissent les frères.

Après le formalisme des tenues, le temps des agapes permet de retrouver un intimisme propice aux échanges entre les frères et sœurs, qui se découvrent mieux les uns les autres et le repas, ce qui le compose, n’a pas d’importance, eu égard au plaisir qu’il procure lorsque chacun se sent bien avec ceux qu’il aime.

Les agapes permettent aussi à l’Apprenti de se « libérer » de l’astreinte au silence qu’il observe très longuement sur sa colonne du Nord ; il trouve ainsi la possibilité de se libérer de la tension accumulée durant la tenue. L’apprenti a également l’opportunité, de questionner ses ainés sur ce qui lui pose un problème, et ainsi obtenir des éléments de réponse.

Et le F:. Surveillant quant à lui, pourra mettre aussi à profit ce moment-là, pour délivrer ces consignes, ou des compléments d’instruction …. expliquer ou analyser les commentaires et observations des frères dont il a la charge, et répondre utilement aux questions doctrinales ou initiatiques qui peuvent être formulées.

J’ajoute que dans certaines loges, nul ne se soucie pendant l’Agape, des jeunes frères ou sœurs encombrés de tâches matérielles, comme le service de la table notamment …. Et ainsi ignorés les Apprentis ne peuvent s’intégrer, car isolés des autres frères ;

Aux origines, et dans la Bible…  Agape, 1574 est emprunté au latin ecclésiastique Agape, du Grec Agapê « amour », qui en ce sens même, est également de la langue ecclésiastique, qui a pris, surtout au pluriel, le sens de « repas fraternel ».

« Agapê » provient du verbe Grec Agapan, dans la langue classique signifiant « chérir », mais non aimer au sens érotique, ce substantif appartient en propre à la littérature chrétienne. L’agapê est donc cet amour qui tend à l’offrande de soi au service de celui que l’on aime, non à la captation ou à la jouissance.

L’Agapê préside aux relations du chrétien avec Dieu (Jean 4,10), et des chrétiens avec eux, selon le commandement du Christ « À ceci, tous vous reconnaitront pour mes disciples : à cet amour que vous aurez les uns pour les autres (Jean 13,35) ».

Il est à noter que les repas pris en commun, distincts de la célébration de l’eucharistie, comptent parmi les manifestations de l’amour fraternel : ils sont devenus les « Agapes ».

Ainsi Les agapes représentent un temps essentiel des tenues des loges bleues, auxquelles elles sont indissociablement attachées.

L’agapê est l’expression de l’amour fraternel « Dieu est agapê » disait Jean, ce chemin vers la transformation de Soi, ce voyage sur le sentier menant à la Lumière, et le but auquel doit tendre le franc-maçon, « Agapê » préside à l’ouverture du cœur.

Source : l’excellent blog  http://anck131.over-blog.com/

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Le rituel maçonnique des d’jeunes – une chronique de Philippe Benhamou 13 juillet, 2017

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Le livre des morts égyptien et les mystères antiques 19 juin, 2017

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Le livre des morts égyptien et les mystères antiques dans Contribution

Le livre des morts égyptien et les mystères antiques

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Le livre des morts égyptien est un livre d’initiation aux premiers pas dans l’au delà à vivre ici bas ! Les Egyptiens appelaient ce recueil «Sortie à la Lumière du Jour », et on relève qu’il contient plusieurs allusions indiquant assez clairement qu’il s’adressait bien à des vivants.

J’ouvre les chemins dans le Ciel et sur la Terre,
(….)
En vérité! J’ai parachevé mon Voyage
(IX, p. 87)
Le trajet initiatique relaté dans le Livre des morts comprend plusieurs phases, célestes et souterraines. L’ascension dans les cieux dans la barque solaire de Râ alterne avec la redescente imagée sous le plateau terrestre, dans le monde de l’obscurité, où l’initié se régénère dans les Eaux primordiales. La célèbre scène du jugement aura lieu sous la terre, dans salle d’Osiris, qui constitue quelque chose comme le centre du labyrinthe en l’homme. Dans la plupart des textes hermétiques ou alchimiques, qu’ils soient égyptiens, grecs ou d’ailleurs, qu’ils soient antiques ou plus récents, l’élévation dans les cieux est suivie d’une descente dans les profondeurs des enfers, accompagnée d’un retour à l’élément Terre le plus brut, désigné parfois comme le plomb ou par Saturne. On y parle aussi du «Royaume des “morts », c’est-à- dire des parties obscures de l’homme qui ne participent pas à la vie spirituelle.

 

Petits et grands mystères dans l’Antiquité

On risque de commettre de graves confusions au sujet de l’initiation si l’on ne garde pas à l’esprit le fait qu’elle se divisait en deux niveaux essentiels. Le processus comprenait deux phases successives que l’on a appelées, selon les circonstances de lieux ou d’époque :

– La phase lunaire, les petits mystères, l’initiation royale ou chevaleresque. l’ « œuvre au blanc » productrice de l’argent des alchimistes.

– La phase solaire : les grands mystères, l’initiation sacerdotale, œuvre au  rouge» productrice de l’or.

On retrouve dans la Grèce antique la division identique entre les petits mystères,  ceux de Perséphone qu’on célébrait au printemps dans les cités et les grands mystères célébrés en automne à Eleusis. Les petits mystères, encore appelés mystères isiaques ou mystères de la femme, avaient pour but la réintégration de l’individu avec la substance «féminine» de la manifestation pré-formelle. Les grands mystères ou mystères d’Amon avaient trait au dépassement du niveau cosmique ou manifesté.

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La descente dans la Douat. La Douât est le lieu de séjour de Rê pendant les heures de la nuit. Par analogie, il s’agit du séjour dans l’au-delà de l’âme des défunts après leur mort, en attendant qu’ils ressuscitent en même temps que le Soleil. Il s’agit d’un monde d’épreuves, divisé en douze heures. C’est un espace souterrain dans lequel les éléments ne sont pas conditionnés par l’espace-temps. Selon Fernand Schwarz, « On peut faire l’analogie entre la Douât qui contient les matrices et le négatif d’une photo, le positif étant notre monde d’ici-bas. »

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Saint-Yves d’Alveydre a détaillé le processus complet de l’initiation comme comprenant quatre séries d’enseignements. Pythagore qui les avait suivies toutes les quatre leur avait donné le nom de : Prépa­ration (Parazkeyé Purification (Katharsis). Perfection (Téléiotés) et Vue d’en haut (Épiphanie). La première série enseignait les sciences de la nature et constituait les petits mystères d’Isis. Elle donnait le titre de « Fils de la Femme» à ceux qui, au bout d’années quelquefois nombreuses, avaient acquis le niveau correspondant. La partie suivante comprenait les sciences humaines ; au bout d’une période plus ou moins longue pouvant durer toute la vie, elle conférait avec les vertus dites héroïques le titre de «Fils de l’Homme» ou de «Héros». Il s’agissait des mystères d’Horus, d’Hermès Trismégiste ou d’Apollon. Au niveau supé­rieur commençaient les grands mystères. Venait alors la révélation d’Isis, constituée de toutes les sciences cosmogoniques, celles de la nature hyper physique; elle attribuait le titre de « Fils de la Grande Déesse» ou de « Fils des Dieux ». Enfin, la quatrième hiérarchie concernait l’ordre divin, la théogonie. Les rares élus parvenus à ce stade voyaient tomber les derniers voiles de la révélation et prenaient le titre d’« Epopte» ou de « Fils de Dieu». Parmi ceux parvenus à ce sommet, on compte la figure de Moïse.

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Tableau omparatif des mystères (petits et grands) antiques réalisé par nos soins; imprimé à la demande au format A3 (30 cm x 42 cm)

 

Voir les posters ici

La distinction entre les petits et les grands mystères correspond à la différence entre la connaissance de la nature et la connaissance des principes qui dépassent la nature. Les petits mystères concernent l’ensemble des possibilités de l’état humain intégral, alors que la connaissance des états supra humains fait l’objet des grands mystères. Dans les deux cas, le terme de connaissance ne se limite pas à une signification théorique: elle comporte surtout la réalisation effective de ces états. L’objectif des petits et des grands mystères est l’« immortalité». Mais l’immortalité des petits mystères reste conditionnée et liée à la manifestation, même élargie à la vie cosmique, tandis que les grands mystères poursuivent l’immortalité « supra cosmique» ou indifférenciée, la transcendance absolue.

à suivre …

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Source : l’excellent blog : https://toysondor.wordpress.com/boutique-de-larl/
https://toysondor.files.wordpress.com/2017/03/sourcesrtarot.jpg

http://www.franc-maçonnerie-moderne.com 2 juin, 2017

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Un e-mail vous a été envoyé depuis votre site sur Unblog.fr

Peter Bu  a écrit :

Très cher frère,

Puis-je t’inviter à défendre la liberté d’expression – la mienne, la tienne, celle de tous les FF.:MM. :.

Mon site http://www.franc-maçonnerie-moderne.com a été inondé par 50000 « contributions au débat » qui n’avaient rien à voir avec son sujet. Leurs auteurs anonymes étaient-ils motivés par une vison dogmatique de notre mouvement contre laquelle je m’élève ? (J’ai deux autres sites web qui, eux, n’ont pas été pareillement submergés.)

J’ai nettoyé mon site et je l’ai enrichi de nouvelles réflexions : merci de bien vouloir les discuter et, si possible, m’aider à les faire connaître.

Voici un extrait du sommaire :
Les francs-maçons peuvent-ils se tromper sur le sens de leur mouvement?
Les francs-maçons se sont arrêtés à mi-chemin
La franc-maçonnerie a-t-elle encore un sens au XXIe siècle?
A quoi peut bien servir la loge maçonnique ?
Le mot, l’art et la pensée symbolique.
Franc-maçonnerie: vous avez dit universelle? de Julien Rees (UGLE)
Projet de la Confédération mondiale des Obédiences maçonniques,
etc

Merci de ton attention. Fraternelles salutations.
Peter Bu

http://www.franc-maçonnerie-moderne.com
http://aneries-sur-les-femmes.fr (pièce de théâtre)
http://blogs.mediapart.fr/blog/peter-bu

Site Web : http://www.franc-maçonnerie-moderne.com

Le Calendrier Antique De l’Égypte 21 mai, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Le Calendrier Antique De l’Égypte

Posted: 18 Mar 2017 11:44 AM PDT

 
Le Calendrier Antique De l’Égypte dans Recherches & Reflexions Le+calendrier1enmout
 
 
L’observation des phénomènes astronomique et climatique du milieu où ils vivaient – comme le déplacement régulier de l’ombre, le cycle lunaire ou le retour des saisons – a servi de points de repère pour structurer la vie agricole, sociale et religieuse des différentes civilisations de notre planète.
 
 
Nous devons notre actuelle considération des jours au calendrier égyptien. L’Égypte antique a incontestablement marqué nos jours et notre temps. 
 
Inventant l’année civile et employant le calendrier lunaire et lunisolaire, les Égyptiens ont été les premiers à faire naître le jour au lever du soleil. 
 
À la grande différence des autres civilisations qui le faisait apparaître au coucher…
 
 dans Recherches & Reflexions
 
 
La carte de l’Égypte antique ci-dessus, caractérisée par ses pyramides, sa mythologie et ses pharaons, laisse ici distinguer le cours inférieur du Nil.
 
Le pays a également marqué l’histoire avec le calendrier égyptien.
 
Le calendrier égyptien à l’origine du calendrier civil
 
Les Égyptiens antiques ont, à l’origine, utilisé un calendrier basé sur la Lune, et, comme beaucoup de peuples dans le monde entier, ils ont réglé leur calendrier lunaire au moyen d’une année sidérale.
 
Ils ont employé l’aspect saisonnier de l’étoile Sirius (Sothis) ; ceci correspondait à la véritable année solaire, étant seulement de 12 minutes plus courtes. 
 
Certaines difficultés ont surgi, cependant, en raison de l’incompatibilité inhérente des années lunaires et solaires.
 
C’est pour résoudre ce problème que les Égyptiens ont inventé l’année civile de 365 jours divisée en trois saisons, dont chacune s’est composée de 4 mois de 30 jours chacun.
 
Pour finir l’année, 5 jours intercalaires ont été ajoutés, de façon à ce que les 12 mois soient égaux à 360 jours plus les 5 jours supplémentaires.
 
Ce calendrier civil est dérivé du calendrier lunaire (utilisant les mois) alors que les agriculteurs utilisaient les fluctuations du Nil. 
 
Cependant, aucun des calendriers n’a été directement relié à l’un ou à l’autre. 
 
Le calendrier civil était utilisé par le gouvernement et l’administration, alors que le calendrier lunaire continuait à régler les affaires religieuses et la vie quotidienne.
 
Conflit entre les calendriers civil et lunisolaire
 
Avec le temps, l’anomalie entre les calendriers civil et lunaire est devenue évidente. 
 
Puisque le calendrier lunaire était fixé par le lever de Sirius, ses mois correspondaient tous les ans à la même saison, alors que le calendrier civil se déplaçait par rapport aux saisons parce qu’il était d’environ un quart de jour plus court que l’année solaire.
 
Par conséquent, tous les 4 ans, il prenait 1 jour de retard, et après 1.460 ans il revenait, par coïncidence, avec le calendrier lunisolaire. 
 
Cette période s’appelle un cycle sothiaque.
 
Création d’un deuxième calendrier lunaire
 
En raison de l’anomalie entre ces deux calendriers, les Égyptiens ont essayé d’établir un deuxième calendrier lunaire basé sur l’année civile.
 
Il était schématique et artificiel, son but était de déterminer des célébrations et des fonctions religieuses. 
 
Afin de garder l’accord général avec l’année civile, un mois a été intercalé chaque fois que le premier jour de l’année lunaire est venu avant le premier jour de l’année civile ; plus tard, un cycle 25 ans d’intercalation a été présenté.
 
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Le calendrier lunaire original, cependant, n’a pas été abandonné, mais a été maintenu principalement pour l’agriculture en raison de son accord avec les saisons. 
 
Ainsi, les Égyptiens antiques ont fonctionné avec trois calendriers, chacun pour un but diffèrent.
 
La seule unité du temps qui était plus grande qu’une année était le règne d’un roi. La coutume habituelle de dater par règne était : « l’année 1, 2, 3. etc., du Roi x y » et, avec chaque nouveau roi, le décompte recommençait avec les règles enregistrées par les listes de toutes les années de leurs règnes respectifs.
 
Trois saisons en Égypte
 
L’année civile a été divisée en trois saisons, généralement traduite par : « Inondation », quand le Nil débordait ; les « semailles », la période pour planter quand le Nil était revenu à son lit ; et la « sécheresse », la période de la basse eau et des moissons.
 
Les mois du calendrier civil ont été numérotés selon leurs saisons respectives et n’ont pas été énumérés par n’importe quel nom en particulier, seulement dans des buts religieux. 
 
Le début du jour au lever du soleil
 
Les jours dans le calendrier civil ont été également indiqués par des nombres et énumérés selon leurs mois respectifs. 
 
Ainsi, une date civile serait : « année x du quatrième mois de l’Inondation, Ve jour du Règne du Roi X ». 
 
Dans le calendrier lunaire, cependant, chaque jour eut un nom spécifique, et de certains de ces noms, on peut voir que les quartiers ou phases de la Lune ont été identifiés, bien que les Égyptiens n’eussent pas l’habitude de diviser le mois en plus petits segments pour obtenir l’équivalent des semaines.
 
À la différence de la plupart des civilisations qui ont employé un calendrier lunaire, les Égyptiens ont commencé leur jour par le lever de soleil, au lieu du coucher. Ils ont aussi commencé leur mois, et par conséquent leur jour, après la disparition de la vieille Lune juste avant l’aube.
 
Dans les civilisations anciennes, les heures étaient inégales, le jour étant parfois divisé en 12 parts, dont la durée exacte changeait avec les saisons.
 
Des horloges à eau, et des gnomons, ont été construits avec des notations pour indiquer les heures pour les différents mois de l’année.
 
L’heure, telle que nous la connaissons avec une longueur constante, n’a jamais été utilisée dans le monde antique.
 
 
Source : Futura-Sciences — https://oraney.blogspot.fr/

Sibelius franc-maçon 20 mai, 2017

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Sibelius franc-maçon

Le 27 décembre 2016 par

 

 
 

Jean Sibelius, ca 1945

Le développement de la franc-maçonnerie en Finlande suit les aléas de l’histoire du pays. Importée de Suède au XVIIIe siècle, interdite par la Russie impériale, elle se développe au XXe siècle sous l’influence des États-Unis alors que le pays vient miraculeusement d’obtenir son indépendance de l’URSS. C’est à cette époque que Sibelius devient franc-maçon, en 1922. Il compose la Musique maçonnique rituelle, op. 113 en 1926, qui restera sa dernière grande œuvre achevée. Trésor de la franc-maçonnerie finlandaise, cette musique reste l’une des pièces les plus énigmatiques du compositeur.

La Franc-maçonnerie, fondée en Angleterre au début du XVIIIe siècle, a connu un fort développement dans l’ensemble de l’Europe. De nombreux compositeurs majeurs de ce siècle ont été francs-maçons ou proches des idées véhiculées par  elle. Rameau, Haydn, Mozart et Gluck d’une part, Beethoven, Schubert, Liszt et Wagner de l’autre ont participé de près ou de loin aux activités de ce mouvement secret et ésotérique. Certaines de leurs œuvres présentent des liens  plus ou moins visibles avec les idées franc-maçonniques. On évoquera sans plus la Flûte enchantée de Mozart, Parsifal de Wagner, la Création de Haydn, certains des quatuors à cordes de Beethoven ou encore des pans du Voyage d’hiver de Schubert. Quelques-uns ont même composé pour les cérémonies de leur loge respective des cantates, des marches ou encore des musiques funèbres. Un  secret bien gardé entoura très longtemps les activités de la franc-maçonnerie. Les musiques qui lui étaient destinées ne diffusèrent que très modérément pendant des décennies.

Sibelius devient franc-maçon, n°13

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La Grande Loge de Suède installa la franc-maçonnerie en Finlande en 1756. Les débuts furent marqués par une interdiction de la loge de Saint-Augustin après un oukase daté d’août 1809, du tsar Alexandre 1er. Il faudra attendre pratiquement un siècle avant qu’elle ne soit réintroduite officiellement. À cette date, le 22 août 1922, , le plus grand compositeur vivant de Finlande et authentique héros du nationalisme antirusse, y fut reçu. Il a 57 ans. Son très cher frère (de sang), le docteur Christian Sibelius, venait de disparaître deux mois auparavant et laissait un vide douloureux dans le cœur de Jean. Le musicien, avec le grade de maître entra au sein de la nouvelle loge baptisée « Suomi loosi n° 1 » (La Loge finlandaise), organisation émanant de la Grande Loge de l’Etat de New York et redevable de l’action de Finlandais émigrés outre-Atlantique. L’intronisation dirigée par le grand-maître de la loge de New York, Arthur S. Tompkins, se déroula de dix heures du matin à sept heures du soir. À l’issue de la cérémonie, d’après certains témoignages, Sibelius abandonnant son silence s’exclama, lors des réjouissances qui suivirent, s’étonnant du contraste entre le sérieux de la réception austère et les ripailles joyeuses qui s’ensuivirent. On ne manqua pas de lui signifier que dans leur confrérie on pouvait tout aussi bien être solennel que jovial. D’autres personnalités furent également  sollicitées,  ou s’étaient portées candidates : le prestigieux général Mannerheim, l’archevêque Gustaf Johansson, l’architecte Lars Sonck, le peintre Pekka Halonen et le chef d’orchestre renommé Robert Kajanus. En tout une trentaine de célébrités furent pressenties.

Wäinö Sola

Le compositeur  qui faisait  partie d’un premier groupe de vingt-sept personnalités reçues le 18 août 1922, se vit attribuer le n° 13. Au cours de cette année 1922 il assista à six réunions de la loge « Suomi loosi » et improvisa souvent, parfois très longuement,  à l’harmonium. Il jouait également des chorals et des œuvres de Mozart, Beethoven et Haendel. Panthéiste sincère, Sibelius n’était que très modestement  partie prenante dans cette forme particulière de religion. Après cette première phase relativement active, il se montra moins assidu. Le grand ténor d’opéra Wäinö Sola (1883-1961), entré en avril 1923, fut son principal frère et joua un rôle décisif .

puisa-t-il quelque force et réconfort dans cette participation, lui qui ne s’était pas encore remis de la mort de son ami Axel Carpelan trois ans plus tôt, ni bien sûr de son frère Christian encore si récente ? La froideur apparente du personnage n’effaçait en rien son besoin de chaleur humaine.

 Musique maçonnique rituelle, op.113

Un « frère » finlandais installé aux Etats-Unis, chargé de prononcer le texte du rituel d’initiation le 22 août 1922, s’adressa au musicien pour lui commander une musique originale, mais malgré tout de tempérament finlandais, destinée à la loge « Suomi-loosi ». Il en résulta La Marche funèbre presque achevée en avril 1923 et vite oubliée ; mais après un rappel de son « frère » Wäinö Sola, Sibelius put présenter sa partition complétée à l’automne 1926 peu après l’achèvement de Tapiola.  En effet, au terme d’un parcours créateur exceptionnel, Sibelius écrivit son poème symphonique Tapiola, sa dernière œuvre orchestrale majeure, opus 112, en  1926, créée par le dédicataire Walter Damrosch à la tête de l’Orchestre symphonique de New York, au Temple de Mecca à New York le 26 décembre de cette même année. Il s’agissait de huit numéros sur un total de douze constituant ce qui deviendra Musique religieuse ou Musique maçonnique rituelle  (Rituaalimusiikki, en finnois), son op. 113. Elément moteur non négligeable dans l’avancement et l’aboutissement de sa musique, grâce à un généreux donateur de la loge, il toucha la somme de 10 000 marks à la fin de cette année.

Il écrivit son rituel maçonnique autour du chiffre 12.

Quelques semaines plus tard, le soir du 7 janvier 1927, Sibelius se rendit à la Loge où Wäinö Sola l’avait rejoint ; là, furent créés les numéros 2, 5 et 10 de l’opus 113 avec le concours du ténor et Arvi Karvonen au clavier de l’harmonium. Cinq jours plus tard, le 12 janvier, furent présentés en création les huit numéros (n° 1 à 7 et n° 10). On entendit donc six pièces pour voix soliste et harmonium, précédées et suivies de deux sections pour harmonium seul. On le distingua alors, démarche très rare, membre honoraire de la Grande Loge de Finlande. Après sa distinction, il semble qu’il ne retourna pas dans sa loge.

Quittant la confidentialité des réunions de la loge, les six numéros pour voix de ténor et harmonium (numérotés de 2 à 7) apparurent en public le 25 septembre 1928 présentés par les mêmes interprètes.

Un opus singulier et énigmatique

Considéré comme l’un des compositeurs les plus fameux de son temps, héros national et défenseur de la spécificité finlandaise, Jean Sibelius accumule les réussites et sa musique colorée, personnelle, habitée séduit l’âme de ses compatriotes et (avec des résultats variables) les frontières nationales.

Lui qui s’était promis de ne plus composer fit exception à l’occasion de son engagement maçonnique mais opta pour une musique grave, intériorisée et solennelle.

La Musique rituelle maçonnique, créée le 12 janvier 1927, est l’une des œuvres les plus énigmatiques de Jean Sibelius ; elle subit diverses modifications dont l’évolution n’est pas toujours très aisée à démêler. De ce fait, l’ordre des mouvements et leur nombre pouvaient varier entre l’original et les révisions publiées entre 1936 et 1950. Prétendre proposer « la » version définitive est aujourd’hui encore une véritable gageure.

L’ami de Sibelius, le chanteur d’opéra Wäinö Sola écrivit en 1927 après la création : « La musique de Sibelius est maintenant terminée et elle est vraiment ravissante. Les chanteurs ont plus de travail à réaliser qu’on ne le croirait. Sibelius a cherché des paroles en remontant jusqu’à Confucius et il a exhumé de charmantes perles poétiques chez Rydberg, Schiller et Goethe… La marche funèbre est tout à fait merveilleuse. Suomi peut se réjouir de posséder cette musique. » Précisons que ces informations contiennent deux erreurs, rectifiées ultérieurement, car les poètes sollicités ne sont pas Schiller ou Confucius mais Franz von Schober et Bao Zhao.

Un climat recueilli, relativement simple et dénudé, mais d’une sincérité discrète et troublante, caractérise cet opus 113. On n’y retrouve pas les grandes fresques romantiques et colorées si typiques que l’on rapproche habituellement du langage et du catalogue sibélien, qu’il s’agisse des sept symphonies, des poèmes symphoniques, du Concerto pour violon et orchestre, des pièces vocales ou chorales, etc.

L’orgue seul, ou avec la complicité du ténor (et parfois du chœur), s’intègre dans une volonté  d’amener l’auditeur (« les frères ») vers un état de concentration extrême, oscillant entre l’apaisement et la terreur, entre l’humilité non démonstrative et la recherche d’une félicité espérée et inatteignable dans la durée.

Cette suite unique est considérée comme un véritable trésor de la franc-maçonnerie finlandaise tout en contribuant à sa renommée mondiale.

Structure de l’opus 113

La Musique Rituelle Maçonnique fut à l’origine composée pour ténor (précisément à l’intention de Wäinö Sola, ténor et dédicataire de l’œuvre) et accompagnement. A l’époque de l’élaboration de la musique, dans les années 1926-1927,  la loge « Suomi loosi » ne pouvait proposer qu’un piano Steinway et un harmonium. Un orgue remplacera l’harmonium en 1947.

Il est très probable qu’une version pour harmonium (ou orgue) seul, réalisée par le compositeur lui-même, ait légèrement précédé l’ajout de la voix (n° 1 à 7 et 10).

Les deux morceaux de 1946 (n° 8 et 9, soit Ode à la Fraternité et Hymne de louange/ Ylistyshymni), révisés en 1948, et même que les révisions des autres parties purent recevoir le renfort d’un orgue avec pédale. On peut utiliser également le piano. Les numéros 11 et 12 font appel à un chœur a cappella.

Il existe donc plusieurs éditions qui selon leur date intègrent ou pas l’ensemble des numéros : 1936 et 1950. Dans l’édition anglaise de 1936, élaborée à New York, des textes furent adaptés par le poète et compositeur Marshall Kernochan. Une version sera publiée en Finlande en 1969 (avec deux sections dues à d’autres compositeurs), une seconde parut en 1992.

On connaît également des versions pour chœur d’hommes et orgue.

Au total on recense une douzaine de numéros représentant approximativement 40 minutes de musique.

La numérotation ci-dessous est celle de la version originale de la Musique religieuse (titre donné en français). On y intègre des informations issues des modifications itératives.

N° 1. Avaushymni [Hymne d’ouverture. Avaushymni. Opening Hymn]. Adagio, en mi bémol majeur. Pour harmonium seul. 2’30. 1927. Version révisée pour orgue, en sol majeur. 1948.

L’Hymne d’ouverture installe une atmosphère de recueillement sobre accompagnant le début de la cérémonie en proposant une mélodie simple et délicate qui se répète.

N° 2. Alltarin valmistus : Suloinen aate [Pensée vénérable]. Moderato. Le texte « An die Musik/A la musique » de Franz von Schober a été mis en musique par Franz Schubert. La traduction en finnois revient à l’écrivain Eino Leino. Il est conçu pour chant avec harmonium. 1927. 1’50. La traduction de Marshall Kenorchian donne « Thoughts Be Our Comfort » (Les pensées soient notre consolation). Existe aussi en version pour orgue seul.

Cette partie s’appuie sur un air sobre, expressif et réservé, presque mystérieux.

N° 3. Kulkue ja hymni : Näätkö kuinka hennon yrtin. Texte original chinois de Pao Chao (Bao Zhao), traduction de Eino Tikkanen. Procession et hymne : « Vois comme la tendre petite fleur ». Poco allegro. Hymne : « Though Young Leaves Be Green » (traduction de  Marshall Kemochan). Cette partie fait appel au couple chant (ténor) et harmonium. 1927. Révision 1948.

Longue introduction de 40 mesures pour orgue seul, puis entrée de la voix dans un choral rappelant Bach sur des notes longues. Est-ce une interprétation de la marche incontrôlable du temps vers la mort agrémentée de quelques sursauts de consolation et d’espoir ?

N° 4. Kulkue ja hymni : Ken Kyynelin  [Kulkue-Trio I –Trio II (hymni) : Ken kyynelin. Procession. Trio I-Trio II (hymn)]. Texte de J.W. von Goethe (Harfners Lieder/ Chants du harpiste), traduction de Eino Leino. Pour chant et harmonium. 1927. 2’50. Procession et Hymne : « Who Ne’er Hath Blent His Bread with Tears ». Procession et Hymne : « Celui qui n’a jamais mangé son pain en pleurant ». Marcia Moderato. Précisons que l’Hymne est pour orgue seul et la suite pour ténor et orgue. Sibelius ne lui donna pas de nom.

Pour Marcia-Trio I – Trio II Sibelius choisit des notes étirées jusqu’à l’intervention d’un thème aux contours célestes dépourvu cependant de béatitude. La musique après une brève et communicative exaltation (les trios) revient au climat initial de marche.

N° 5. On kaunis maa. Texte d’Aukuski Simelius, un franc-maçon finlandais. « How Fair Are Earth and Living » (Comme la terre et la vie sont belles). Chant (baryton ou ténor) avec harmonium (ou orgue). 1927. Andantino. 2’.

N° 6. Salem ou Cortège [Procession). Vandren, visa sköna släkten], texte du poète suédois Viktor Rydberg, lui-même franc-maçon à Göteborg, traduit par Samuli Sario. « En avant, frères, vers notre but ». Maestoso. Chant  (baryton ou ténor) avec harmonium. 1927. 3’. Version révisée pour ténor et orgue en 1948. Version pour chœur mixte avec orchestre « Onward, ye peoples », 1938 et créé  en mai 1939 lors du Festival de mai de l’université du Michigan à Ann Arbor sous la direction d’Earl Moore. Cette section sera ultérieurement orchestrée par Sibelius lui-même. Salem reposerait sur une grande improvisation initiale de Sibelius entendue par Salo.

C’est un hymne majestueux et allègre, retenu et digne, une magnifique pièce soutenue par une ébauche de mélodie du plus bel effet, travaillée par touches complémentaires retenant l’attention. Le thème s’épaissit, se renforce et se dévoile davantage en exhibant toute sa beauté qui ne saurait laisser indifférent. Sibelius baptisa ce mouvement « Lumière », que l’on nomma aussi Sulkemishymni (Hymne final) ou encore Salem.

Salem fut exécuté en 1938 lors de l’ouverture de l’Exposition mondiale de New York.

N° 7. Varje själ, som längtam brinner [Kellä kaipuu rinnasansa. Quiconque a brûlé d’amour].  Ce numéro s’appuie sur un texte (Arioso) que Viktor Rydberg écrivit à l’origine pour le 400e anniversaire de l’Université d’Uppsala en Suède. Sa traduction fut assurée par Samili Sario (« Whosoever Hath a Love »). Chant avec harmonium. 1927. « Là où brûle la nostalgie de l’âme ». Tempo moderato. Peut n’être qu’instrumental. Sibelius y cite son propre quatuor à cordes Andante festivo de 1922.

N° 10. Marche funèbre [Surumarssi/Sorgmarsch]. Harmonium seul. 1927. 6’. La création de l’op. 113 (n° 1 à 7 et n° 10) eut lieu à  Helsinki, à la Suomo loosi, le  12 janvier 1927, par  Wäinö Sola (ténor) et Arvi Karkoven (harmonium). Il fut ensuite chanté en public par les mêmes interprètes à Helsinki le 25 septembre 1928. Une version révisée pour orgue seul se situe en 1948.

Après quelques mesures saturées (brefs accords opposés à de longues lignes), la musique de la Marche funèbre adopte davantage un tempo de marche académique que celui d’une douloureuse plongée dans la déréliction. On y perçoit moins de recueillement que de force de résistance courageuse, résignée et contrôlée.

La première édition propose des textes uniquement en anglais : Masonic Ritual Music, éd. Marshall Kernochan, Grande Loge, fut acceptée par la loge de l’État de New York, 1935. Elle se compose des parties suivantes : Opening Hymn ; Thoughts Be Our Comfort ; Procession and Hymn ; Procession-Trio I – Trio II (Hymn) ; How Fair Are Earth and Living ; Salem (également arrangé pour chœur mixte et orgue par Kernochan), Whosoever Hath a Love, Marche funèbre.

N° 11. Suur’olet, Herra (Ode). Tu es grand, Seigneur. Texte du pasteur Simo Korpela. C’est l’adaptation d’un choral en suédois Le haut ciel et la vaste terre (« Den höga himen och den vida jordan ») en 1927. Version pour chœur d’hommes et orgue d’octobre 1945. 1’50. Version initiale pour chœur mixte en 1927. Première parution dans l’édition de 1936.

Furent secondairement inclus dans l’op. 113 les trois partitions suivantes :

N° 12. Finlandi-hymni [Oi Herra armias, soit päivän koittaa ; révision : Oi Herra annoit uuden päivän koittaa (Wäinö Sola) « O affable Seigneur ». Hymne de Finlandia] Pour voix d’hommes TTBB avec harmonium. La première exécution se déroula à Helsinki, P. Johannes Loosi (Loge Saint-Jean), le 4 avril 1938 en présence du compositeur lors du concert du dixième anniversaire de la Loge de Saint-Jean (n° 4) dont Sola était Maître. Le texte, de 1938, en revenait à Wäinö Sola tandis que Martti Similä, Sulo Räikkönen et O.A. Turunen prêtaient leur voix et qu’Arvi Karkoven touchait l’harmonium. Version pour chœur a cappella.

La version première de Finlandia, œuvre porte-drapeau de l’identité et de la liberté nationales, est un poème symphonique qui vit le jour en novembre 1899. Il semble que ce chant patriotique était très prisé dans la Loge de Sibelius.

N° 8. Veljesvirsi [Kaunist’ on, kun veljet viihtyy (texte de Samuli Sario). Ode à la Fraternité]. « Bon et agréable, O ye Brethsen ». 1946, révision 1948. 2’. Pas d’indication de tempo. Pour chœur d’hommes à l’unisson (canto unisono) et harmonium. Première exécution à Helsinki, Suomo Loosi, le 24 octobre 1946 avec Wäinö Sola, ténor et Ernst Linko, harmonium. Une version retravaillée en 1948 confie la pièce au ténor, à l’orgue et au chœur d’hommes.

L’Ode à la Fraternité , ultime composition du créateur, se présente comme une courte section en appelant au rapprochement des hommes face à leur terrible destin. La musique s’avère coulante et beaucoup moins contrastée que dans la Marche funèbre.

N° 9. Ylistyshymni [Kaikkialla kaikukoon. Texte de Samuli Sario. Hymne et Louange]. Adagio. 1946, révisé en 1948. Pour voix soliste, chœur TTBB et harmonium. 2’. Création : Helsinki, Suomo loosi, 6 septembre 1947, Wäinö Sola, ténor, Ernst Linko, harmonium (ou orgue). Composé à l’origine pour voix d’hommes, piano et harmonium. Durée : environ 3’30. On y entend le tempo giusto (3’) dont la base thématique provient de l’Andante festivo et la Marche funèbre dans sa version de 1948.

Musique expressive pour ténor seul avant que le chœur d’hommes n’apparaisse dans les dernières mesures. L’Hymne impressionne avec son flux musical provenant des tréfonds de l’âme humaine sous forme d’un long crescendo sans concession, rechignant à la constitution d’une mélodie bien identifiable. Là encore le compositeur opte pour un rejet assumé de tout lyrisme ostensiblement affiché.

Cette partie contraste avec la sonorité plus douce de l’Ode finale qui opère un retour vers davantage d’humanité mais constitue également un adieu qui ne se veut pas déchirant.

Discographie

L’ordre franc-maçonnique finlandais qui détient les droits sur l’œuvre s’est toujours montré très réticent devant la possibilité de réaliser des exécutions publiques ou des enregistrements. Toutefois il finança quelques gravures à la diffusion restreinte.

On proposera cependant les références discographiques suivantes :

Salem, op. 113 n° 6 (3’21) a été enregistré par Kalevi Kiviniemi (orgue) à la cathédrale de Lapua en 1998 sur un CD regroupant d’autres œuvres du maître finlandais. Art Inn Records ARTINNCD-102.

Procession (Salem) : « Onward, Ye Peoples’ », op. 113 n° 6, durée : 3’46. Chœur Dominante, Orchestre symphonique de Lahti, dir. Osmo Vänskä. Enregistrement d’août 2004 à la salle Sibelius, Lahti, Finlande. BIS-CD-1365.

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Essentiel, le magnifique témoignage publié chez BIS-CD-1977 Sibelius Masonic Ritual Music. Avec Hannu Jurmu, ténor ; YL Male Voice Choir, dir. Matti Hyökki. Harri Viitanen, orgue de la cathédrale d’Helsinki. Enregistrement capté à la cathédrale d’Helsinki (Finlande) en avril 2010. Durée : 41 minutes. L’éditeur propose parfois plusieurs versions d’un même titre.

Également, de grande valeur et d’un intérêt indiscutable, l’enregistrement de Kalevi Kiviniemi, déjà rencontré plus haut, aux orgues historiques de Winterthur Stadtkirche, Suisse. Captation réalisée en mai 2004. Fuga9182. Il propose onze des pièces de cet opus si particulier d’après les manuscrits originaux pour orgue seul. Durée : environ 32 mn.

Sources succintes

Andrew Barnett, Sibelius, Yale University Press, 2007. Fabian Dahlström, The Works of Jean Sibelius, Sibelius-Seura, 1987. Gérard Gefen, Les musiciens et la franc-maçonnerie, Fayard, 1993. Marc Vignal, Sibelius, Fayard, 2005. Hermine Weigel Williams, Sibelius and His Masonic Music. Sound in « Silence », 2008. Sibelius.fi (sur Internet) : Music for Freemasonry.

SOURCE : http://www.resmusica.com/2016/12/27/sibelius-franc-macon/

 

 
 
 

TAROT ET SYMBOLISME DES COULEURS 1 mai, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

TAROT ET SYMBOLISME DES COULEURS

 
TAROT ET SYMBOLISME DES COULEURS dans Recherches & Reflexions cercle-chromatique
Le tarot de Marseille se distingue des autres tarots par ses couleurs violentes et tranchées. Les couleurs sont importantes dans leur symbolisme et ne peuvent être ignorées même si on ne peut pas s’arrêter seulement à leur interprétation pure. 
 
Il faut comprendre que selon les versions des tarots, la disposition des coloris a subit souvent des changements.
 
Il faut considérer, entre autre, les tarots de Jacques Viéville, Jean Noblet (1650) et de Jean Dodal (1701) pour être les premiers tarots créés dans une optique initiatique et en tant qu’outil de divination. Il apparait aussi que ces trois artisans, concepteurs du Tarot de Marseille dans sa version « ésotérique », étaient aussi des initiés et de savants imagiers.
 
Le tarot de Marseille dans les versions de Claude Burdel et de Nicolas Conver, sont, sans aucun doute, les versions les plus achevées, sinon les plus élaborées qui ont été mis au point par les cartiers autour de 1760. Par contre, les concepteurs de ces jeux de tarot ont surtout cherché à enjolivée les lames, plutôt que de respecter nécessairement leurs messages codés. Les éditeurs cherchaient ici à produire des jeux plus attrayants.
 
Le plus connu des Tarots, parce que le plus largement publié, est nécessairement le Tarot de Marseille de Paul Marteau, publié par la maison Grimaud en 1930. Ce Tarot a complètement bouleversé l’ordre des choses. Les couleurs et les détails ont été réduits à leur plus simple expression. Ce tarot fait fi des correspondances avec les anciens jeux de tarots. Ce Tarot de Marseille a été conçu à des fins commerciales, il s’agissait ici de réduire les frais de production. Malgré cela, il s’agit d’un outil de divination d’une grande puissance. Le Tarot Paul Marteau est efficace par qu’il s’exprime avec des couleurs franches, et que les images sont vibrantes et d’une grande expressivité. 
 
Évidemment, depuis l’avènement du Tarot Marteau, c’est devenu tout une aria de s’entendre sur les significations et correspondances à rattacher aux couleurs. Curieusement, cet appauvrissement des couleurs et des détails a rendu ce tarot plus loquace à ce point qu’il est pour plusieurs utilisateurs du Tarot de Marseille, la version de référence!
 
Cela dit… quelque soit le tarot, il faut seulement savoir faire la part des choses… L’importance accordée aux coloris des Arcanes est souvent exagérée. J’estime, pour ma part, qu’on ne doit pas s’attendre à une constance au sujet des couleurs, mais il doit absolument y en avoir du côté des motifs mis au point par les imagiers initiés aux secrets du tarot.
 
À cet effet, tous les tarots cité ci-haut sont valables… Mais pour ce qui est des couleurs et de la valeur ésotérique, initiatique, ou divinatoire qu’on leur prête, il vaut mieux s’en remettre au tarot de Jean Noblet, que je considère pour être la version clé. (Deux magnifiques éditions de ce jeu existent. L’une réalisée par le cartier Jean-Claude Flornoy, l’autre est proposée par les Éditions de l’Étoile).
 
On peut aussi s’en remettre au magnifique jeu rénové par Camoin-Jodorowski. Un jeu mis au point avec un extrême souci des détails et de la valeur ésotérique des symboles et des couleurs.
 
Du reste, quoiqu’il en soit, il faut surtout s’en remettre aux couleurs en tant que symboles répondant aux sphères de l’inconscient collectif.
 
Les couleurs sont fortes de sens et elles agissent sur le corps et sur l’ensemble de la lame. Elles ne peuvent pas être prises isolément dans l’interprétation de l’arcane mais sont néanmoins essentielles dans sa compréhension.
 
Chaque culture, religion, tradition donne sa propre version du symbolisme des couleurs. Cependant, il existe un fond commun : « le combat » entre la lumière et l’obscurité engendre la couleur. La couleur est lumière modifiée par l’obscurité, la densité. Selon que prédomine la lumière ou l’obscurité, la gamme des couleurs apparaît.
 
– prédominance d’obscurité : bleu, indigo, violet 
– équilibre entre la lumière et l’obscurité : vert 
– le blanc est la pureté supérieure
 
Dans l’obscurité, on peut trouver une gamme allant de l’ignorance à la réceptivité. Avec la lumière on peut se déplacer de l’action insensée à la connaissance…
 
 
L’ÉNERGIE VIBRATOIRE DES COULEURS 
 
Certaines expressions dans le langage populaire sont significatives de la résonance vibratoire des couleurs dans notre quotidien. Ne dit-on pas « voir la vie en rose » ou contraire « avoir le blues, broyer du noir » et dans d’autres domaines « être vert de peur, jaune de rage, rouge d’indignation »?
 
Chaque couleur possède en effet une vibration particulière, qui par le biais du sens de la vue, agit sur notre esprit le rendant actif ou réceptif selon l’énergie qu’elle projette.
 
Si on se réfère au spectre de l’arc-en-ciel, Les couleurs se diffractent en passant par toutes les nuances du rouge de l’orange, du jaune, du vert, du bleu, de l’indigo et du violet.
 
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Ces 7 teintes primordiales se retrouvent dans les lames du tarot de Marseille auxquelles s’ajoutent le noir, le blanc et la couleur chair ce qui représente en tout 10 couleurs.
 
Chaque couleur se rattache fondamentalement à l’un des quatre éléments : Terre – Air – Eau et Feu, dont elle va tirer substance et énergie.
 
Le Tarot de Marseille est le reflet de la nature et du monde qui entoure l’homme ainsi se base-t-il sur les 3 couleurs primaires et les 7 couleurs fondamentales de l’univers (le rose ou le magenta est à référer à la couleur de la chair humaine).
 
Dans l’univers de  la matière, la somme des couleurs donne le NOIR
Dans l’univers de la lumière, la somme des couleurs donne le BLANC
 
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Le Tarot Paul Marteau ne présente que 4 couleurs et le blanc. Celles-ci  sont à mettre en correspondance avec les 5 éléments. (Bleu = Eau + Jaune = Air + Rouge = Feu + Couleur Chair = Terre + Blanc = Ciel). Mais attention !  Il vaut mieux savoir que ce Tarot exprime plutôt une énigme ésotérique basée sur l’idée de « Quintessence » : (Bleu = Humide, Ondes + Jaune = Lumière, Rayonnement + Rouge = Sang, Vie + Couleur Chair = Incarnation, Tellurisme + Blanc = Air, Souffle). 
 
Le Tarot de Marseille restauré par Camoin-Jodorowski, pour sa part, nous propose de travailler avec 10 couleurs. Ce Tarot de Marseille originel édité par l’imprimerie Camoins de Marseille, restitue l’ensemble des couleurs utilisé lors de la création du Tarot et qui furent abandonnées, par le passé, à cause de difficultés d’impression en nombre.
 
Quoiqu’il en soit, la meilleure façon de s’initier à l’univers vibratoire et révélateur des couleurs est encore de les laisser nous parler. Il faut, en quelque sorte, s’en imprégner, se laisser pénétrer et s’ouvrir aux enseignements qu’elles recèlent.
 
Ce que le chercheur doit réaliser avant toute tentative pour donner une signification symbolique aux couleurs du Tarot est l’exercice d’éliminer toutes les couleurs de son attention et ne penser qu’à une seule. Par exemple LE JAUNE.
 
Le Tarot déployé devant lui, (disposition en deux colonnes de préférence) essayera de repérer le jaune. Il le regardera très minutieusement, carte après carte, puis globalement. Il verra toutes les parties jaunes d’un seul coup d’œil. Il sentira la vibration du jaune et l’effet qu’il produit dans son esprit. Il intégrera la couleur à son esprit. Son organisme, sa conscience, sa mémoire se teindront de jaune. Le monde, le système solaire, l’univers seront jaunes. Puis la couleur parcourra le chemin inverse de la totalité à l’unité, redeviendra elle-même et enfin il la verra sur le Tarot dans son intégralité pour s’arrêter alors sur le jaune d’un détail. 
 
Cet exercice devra être réalisé successivement avec les toutes couleurs qui composent la palette de votre jeu. Cette sorte d’absorption des coloris permettra d’en comprendre les innombrables aspects positifs et négatifs et sera la source d’une pluralité d’interprétation.
 
 
LE JAUNE : 
Cette couleur rappelle la couleur de l’or, du miel, certaines fleurs, certains fruits murs, du soleil. Le jaune montre un travail, un processus par lequel, une chose atteint un autre stade, un fruit qui mûrit grâce à l’action du soleil. C’est ainsi que le jaune donnera l’idée de travail, de temps qui aboutit à une métamorphose après un processus de transformation. Le jaune peut aussi être interprété comme la couleur du plan divin, celle de la sagesse universelle et du pouvoir ; c’est la couleur des Dieux, qui devient sur Terre l’attribut de la puissance des Rois. La maturité associée au travail évoque l’idée de métamorphose. Le jaune est aussi la couleur de la lumière et elle possède en elle de ce fait toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Le jaune supervise la dualité entre la couleur bleue et la couleur rouge.
 
Élément Feu (certains occultistes font correspondre le Jaune à l’Élément Air) – Ce qui touche à l’intelligence – Conscience – Rayonnement. La confiance, Le rayonnement, Aptitude à la logique, au raisonnement, besoin de comprendre.
 
LE ROUGE :
C’est la couleur du sang, du feu. C’est une couleur pleine de vie et d’énergie, c’est la couleur de l’action, de l’oxygène nécessaire à la vie. Le rouge, qui symbolise le sang dans le jeu doit rester dans le corps (signe positif de santé) lorsqu’il s’en échappe, il change de couleur. Cette couleur est la couleur de l’intérieur dans l’ordre naturel des choses. Le rouge est la couleur du plan matériel, du désir, des passions, du pouvoir temporel mais absolu. Il s’oppose diamétralement au bleu. Le rouge sert à habiller les personnages du tarot et nous donne l’indication de leur position par rapport à son complément qui est le bleu. 
 
Élément Feu – Ce qui est actif – Vitalité – Énergie – Les réalisations. 
La couleur rouge est présente de manière plus ou moins importante dans chaque lame du Tarot. Visualisez la partie de l’image où elle se situe, par exemple le haut du corps de l’IMPERATRICE, où elle symbolise l’affirmation de soi et le fait qu’elle règne à sa juste place parmi les autres.
 
LE BLEU (ou Indigo) :
Élément Eau – Ce qui est fluide – Réceptivité – Intuition. Le Bleu Foncé exprime la stagnation mais aussi la permanence des choses. Il peut rappeler à certains égards l’inconscient collectif.
 
Cette couleur s’oppose au rouge et crée une dualité symbolique. C’est un bleu intense, vif mais foncé. C’est la couleur de l’extérieur. Elle ne peut être dedans. Le bleu est une couleur faite de multitudes de couches, c’est une couleur collective ou impersonnelle, peu violente tout à l’inverse du rouge. Elle rappelle la couleur des profondeurs, de la mer, du ciel, c’est la couleur de l’infini, des grands espaces. C’est une couleur impalpable. On retrouve cette couleur sur les vêtements, les cheveux, les plantes, les étoiles, les chevaux… Le bleu est la couleur du plan spirituel, du pouvoir intemporel.
 
LE VERT :
Élément Terre – Ce qui touche à la nature et nous relie aux forces terrestres. Les relations humaines. La végétation, la vie, les forces vitales…
 
Il apparaît dans le tarot sombre et soutenu. Il se distingue totalement des jeunes pousses vert tendre que l’on peut trouver dans la nature. Ce vert est un vert résistant des plantes qui ont su lutter contre la nature pour rester en vie, il représente la vitalité profonde, la résistance au temps. Elle rappelle l’énergie violente de la nature. C’est la couleur directrice de la vie. On le rencontre peu dans le jeu.
 
LE NOIR :
Élément Terre ; Ce qui est enfoui en profondeur- Le terreau où germe la vie et ou elle finit.
 
C’est la couleur de ce qui est caché mais qui est riche comme la terre noire et fertile par exemple. C’est une couleur fertile, elle aspire à la lumière et elle révèle la lumière. Tout peut sortir d’elle. C’est la couleur de la révélation de l’âme, le meilleur exemple en est L’Arcane sans Nom. C’est une couleur qui demande de se dépouiller du superflu et de ne garder que l’essentiel. C’est en même temps la couleur du mystère des choses non encore révélées, de l’inconnu, de ce que l’on ne peut pas voir. Pour percer ses secrets, il faut du courage et de l’action. Au départ, le noir s’opposait au blanc. Mais le blanc ayant un peu évolué dans son sens, ce n’est plus vraiment le cas.
 
LE BLANC :
Élément Ciel – Ce qui est exposé à la lumière – La pureté – Début de cycle.
 
C’est un principe le signe de la pureté et de la virginité, de la délicatesse, on retrouve cette couleur dans la neige immaculée encore jamais touchée, dans certaines fleurs rares et fragiles. C’est donc la partie qui reste pure mais qui peut facilement être souillée. C’est la couleur par défaut du fond des cartes. Le blanc est difficile à interpréter.
 
LA CHAIR (ou le Rose ou le Magenta) :
Élément Terre – Ce qui touche à l’être humain – La force vitale – Les plaisirs charnels.
 
Cette couleur n’est pas éclatante, elle est un peu blafarde. C’est la couleur de la peau, elle symbolise l’humain, l’homme. On la retrouve sur les personnages mais aussi sur les objets qui deviennent alors des prolongements de l’homme. C’est aussi la couleur de la conscience, du pouvoir sur le temporel et le spirituel. 
 
S’ajoute à ces 7 couleurs 3 autres tons….
 
BLEU PÂLE (Vert pâle ou Turquoise) :
Élément Eau – Ce qui est fluide – Réceptivité – Intuition. Le Bleu Pâle est le bleu actif : La création. Il représente la fine intuition de celui qui sait se trouver au bon moment et bon endroit. Le Bleu Pâle est le bleu réceptif : Le verbe créateur. Le Bleue Pâle indique la voie pour laquelle on est fait. La couleur bleue est notamment présente dans la vaste étendue d’eau de la lame XVIII LA LUNE, où elle symbolise les eaux matricielles de l’inconscient qui alimente notre intuition.
 
Cette couleur se retrouve surtout sur les tarots de Marseille d’origine. Sinon cette couleur a été réhabilitée dans les jeux proposés par Camoin et Maître Henri Corbeau (ce dernier divise le bleu en deux tons : l’Indigo, et le Turquoise).
 
Le VIOLET :
Élément Air – Ce qui touche à la sagesse – Initiation – Vocation spirituelle. Représente : la Maîtrise de soi. Avoir un certain de degré de maturité dans la réflexion sur soi-même. C’est la couleur de la sagesse, de la spiritualité, de la foi et de la magie. Cette couleur est la couleur associée aux hiérophantes et à la papauté.
 
L’ORANGE :
Élément Feu (ou parfois associé à l’élément Terre – correspondant à la couleur brune). Le plus souvent la couleur orange est associée au soleil, à la chaleur, donc à la cordialité. D’une autre manière, on peut conférer à la couleur Orange, les propriétés combinées du Jaune et du Rouge, et son intensité est variable selon les proportions, selon les dosages de ces deux couleurs symboliquement complémentaires.
 
En conclusion :
L’étude des couleurs présentes dans le Tarot de Marseille est riche en enseignement, mais il est risqué de s’en tenir seulement aux significations rattachées aux couleurs. Le secret du Tarot de Marseille sont parfois comme un chuchotement qu’il faut s’habilité à saisir et à traduire. Et surtout cet enseignement inusité passe par une réflexion et une compréhension instinctive des couleurs et des symboles.
 
Remarquez cette dernière image… Dans les ténèbres NOIRS et froids, une luminosité d’une grande pureté, et d’une grande intensité rayonne au milieu de la noirceur… Le rayonnement de cette BLANCheur exprime toute la gamme des couleurs et des tons, comme une musique céleste silencieuse, une musique vibratoire qui compose le spectre des couleurs mais aussi des caractères et particularités, des ordres et des forces, des tons, des nuances, qui composent l’univers…
 
oracle-des-couleurs
 
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Source : http://secretsdutarot.blogspot.fr/2012/08/tarot-et-symbolisme-des-couleurs.html

Les Origines de la Gnose : Simon le Mage 26 avril, 2017

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Les Origines de la Gnose : Simon le Mage

Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 24 janvier 2016

Les Origines de la Gnose : Simon le Mage

On parle souvent de Simon le Mage lorsque l’on aborde la Gnose, et il peut être bon de brosser un court tableau synthétique de sa « philosophie sacrée ». Nous profitons de l’opportunité offerte par la réécriture des cahiers d’instruction gnostiques pour l’EGCA afin de transmettre une parcelle de la connaissance et aider le lecteur à mieux appréhender Simon le Mage, au-delà de tout fantasme réducteur.

D : Parlez-nous des origines de la Gnose.

R : Eternelle comme la Vérité, la Gnose est apparue dans le Temps et l’Espace, en une forme concrète, suivant la descente astrale de Jésus, la Fleur du Très Saint Plérôme.

D : Où et quand ?

R : En Samarie, après l’ascension, au travers de la révélation de Simon le Mage.

D : Parlez-nous de ce grand homme.

R : Le Mage de Samarie est le premier docteur de la Gnose ; son enseignement contient les graines de la doctrine magnifique qui est la plus lumineuse expression de l’Absolu.

D : A-t-il créé la Gnose ?

R : Non, elle est la Vérité et par conséquent, elle est incréée ; mais il l’a désoccultée.

D : Était-elle inconnue avant lui ?

R : Oui, en sa forme occidentale du moins ; mais l’Orient avait enseigné ses formes ésotériques. C’est, c’était et ce sera le vêtement mystique de la Vérité.

D : Où est né le Mage ?

R : A Gitta en Samarie.

D : Quel nom porte le révélateur ?

R : Il porte le nom de la Grande Vertu de Dieu.

D : Par qui était-il assisté ?

R : Par une femme sublime, nommée Hélène, qu’il rencontra à Tyr, l’enlevant d’un endroit infamant et la délivrant de la tyrannie du mal et de la Chute.

D : Simon était-il un scientifique ?

R : Oui, il possédait la science de Platon, les dons d’orateur et de poésie. Il connaissait l’anatomie. Il découvrit les lois de la circulation sanguine. Enfin, il était un grand théurgiste et un thaumaturge.

D : Est-ce tout ?

R : Il avait une simple et droite âme et une honnêteté incontestable.

D : Quelle était sa conduite par rapport aux Apôtres ?

R : Déjà célèbre aux temps des premières missions chrétiennes, il a demandé le baptême à Philippe, en tant qu’initiation supérieure.

D : Comment expliquez-vous sa conduite par rapport à Pierre ?

R : Dans la demande qu’il fit à Pierre de lui conférer le Saint-Esprit par l’imposition des mains, il ne vit jamais de conflit avec ses propres principes. Il n’offrit pas d’argent pour acheter le Saint-Esprit, comme certains le maintiendront. Mais il offrit un prix légal et initiatique. Car il possédait lui-même l’Esprit d’un plus ancien degré.

D : Qu’a-t-il dit à Pierre qui lui parlait méchamment ?

R : Il lui offrit ces touchants mots de bonté et d’humilité ? « Priez pour moi afin que rien de ce dont vous m’accusez n’arrive. »

D : Qu’était Hélène pour Simon ?

R : Elle était le symbole de la douleur, l’image vivante de la chute dans la matière. Il l’aimait aussi noblement qu’un homme pouvait aimer.

D : Hélène méritait-elle cet amour ?

R : Oui incontestablement, elle le méritait par sa foi, sa dévotion, sa merveilleuse intelligence et son profond attachement au Révélateur.

D : Comment est mort le Mage de Samarie ?

R : Personne ne sait comment exactement. Des fables sont racontées à propos de sa vie, mais elles sont toutes apocryphes. Ces fables sont issues de la haine des chrétiens…

D : Simon a-t-il composé quelque traité ?

R : Oui, il a écrit le Antirrhetica Apophasis Megalê.

D : Qu’essaye d’expliquer la Gnose de Simon ?

R : Tout : Dieu, l’Homme et le Monde. La Trilogie de la synthèse.

D : Qu’il y avait-il au commencement ?

R : Le Feu. Dieu, dit Moïse, est un Feu qui consume tout. Le Feu, qui est très différent du feu élémentaire qui n’est qu’un symbole, a une nature visible et une nature mystérieuse. Ce secret, d’une nature occulte, s’enferme lui-même dans l’apparence. De la même manière, l’apparence s’enferme elle-même dans l’occulte. L’invisible est visible à l’Esprit. Mais les ignorants ne peuvent distinguer l’esprit, car ils ne connaissent pas les lois de la correspondance.

D : Dans la philosophie idéale, que serait ce feu ?

R : L’Intelligence et le Sensible, Puissance et Action, Idée et Parole.

D : Qu’est la matière ?

R : C’est la manifestation extérieure du feu primordial.

D : Qu’est l’Esprit ?

R : C’est la manifestation intérieure du feu primordial.

D : Que contient donc de Feu ?

R : Il contient l’Absolu et le Relatif, l’Informel et le Formel, l’Esprit et la matière, l’Un et l’Innombrable, Dieu et les émanations de Dieu.

D : Que pouvons-nous conclure de cela ?

R : Que ce feu, cause éternelle, se développe par des émanations, qu’il est en éternel devenir. Mais, en se développant, il est stable, il est permanent, il demeure. Il est Celui qui est, était et sera, Immuable, Infini, Absolu et Substantiel.

D : Pourquoi se développe-t-il lui-même ?

R : Car, bien qu’inchangeant, il n’est pas inerte ; l’Infini peut agir, car il est Intelligence et Raison ; car Dieu passe de la Puissance à l’Action.

D : Développez cette évolution.

R : La Pensée a une expression qui est le Verbe, le Logos. Ainsi, l’Intelligence se nomme elle-même, et en se nommant elle agit, évolue, émane, devient. En prononçant une pensée, cette Intelligence unit les moments de sa pensée ; elle lie ses pensées les unes aux autres par la Raison, comme Un devient Deux, comme Un devient Deux par émanation, le feu émane par deux, par couple, par syzygie. Et de ces deux, un est actif et l’autre passif ; un est masculin et l’autre est féminin ; un est Lui et l’autre est Elle. Ces émanations par couple sont appelées Saints Éons par la Gnose.

D : Nommez les Éons.

R : Dieu émana six Éons : Esprit et Pensée, Voix et Nom, Raisonnement et Réflexion. Et Dieu avait la puissance entière sur ces Éons.

D : Que firent les Éons ?

R : Pour atteindre Dieu, les Éons émanèrent de nouveaux êtres. La loi divine de l’analogie le demande ainsi. Ces couples continuèrent donc, masculin et féminin, actif et passif ; c’est l’échelle de l’Etre Suprême que Jacob gravit en rêve alors qu’il dormait avec sa tête sur la pierre sacrée du Beth-El. Les Eons montent et descendent les échelons mystérieux par couple. Ils forment une chaîne ininterrompue entre le monde et Dieu. Ils constituent la trame de l’Esprit et de la Matière, et la Loi qui les dirige et les lie est le Feu primordial, c’est l’Amour. Tel est le premier ou divin monde.

D : Parlez-nous du monde intermédiaire.

R : Six Éons, un reflet des six Éons supérieurs, le peuplent. Ils portent les mêmes noms.

D : Comment Simon appelle-t-il le second monde ?

R : Air incompréhensible ; le Père ou Unité y vit. Il évolue alors que le Feu se développe dans le monde divin. Il se manifeste par sa Pensée, Epinoïa. Il est également appelé Silence.

D : Qu’est-il arrivé ?

R : Epinoïa, l’Eon féminin du Silence, émana les Anges et les Puissances dont est issu le troisième monde, celui dans lequel nous vivons. Ces Anges voulaient la détenir captive, d’où la Chute qui demande une Rédemption.

D : D’où vient l’humanité ?

R : L’humanité est émanée par un de ces Anges, le Démiurge, le Dieu des Juifs et des Chrétiens.

D : Que devint Epinoïa ?

R : La Pensée, tenue captive par les Anges, fut ramenée par son instinct célestiel et elle se désespéra encore plus pour le Silence, le Père qu’elle avait quitté. Les Anges la gardèrent en la faisant souffrir. Ils l’enfermèrent dans une prison, le corps humain. C’est à partir de là que l’exil maléfique commença et, donc, au travers de tous les siècles, son exil douloureux continue par des transmigrations successives. C’est la chute de la Pensée dans la Matière, c’est une déchéance, c’est l’origine du mal.

D : Et ?

R : Puisque tout est en décadence, la Rédemption est nécessaire. Epinoïa se réincarne au travers des âges, d’une femme dans une autre femme, comme une fragrance qui passe d’un vase à un autre. C’est de cette manière que Simon rencontra Hélène, qui était une incarnation de la Pensée, appelée Epinoïa, il l’aima, il la transfigura, il la sauva et il appliqua la parabole du mouton qui était perdu et retrouvé.

D : Résumez tout cela.

R : Comme Simon a sauvé Hélène de la dégradation suprême, le Sauveur, envoyé du Père, descendit dans ce monde sous une forme astrale et il délivra la Pensée de la tyrannie des Anges injustes. En Judée, il est appelé Jésus et le Fils, en Samarie, il était appelé Simon et le Père. Pour les races futures, il sera le Saint-Esprit que nous attendons, la Grande Vertu de Dieu, la Femme qui est à Venir.

Les Origines de la Gnose : Simon le Mage

L’Échelle de Jacob, William Blake, 1800.

Source :https://www.esoblogs.net/

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L’Ordre des Chevaliers de Calatrava 3 avril, 2017

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L’Ordre Des Chevaliers De Calatrava

Posted: 24 Mar 2016 10:00 PM PDT

 
 
 
L'Ordre des Chevaliers de Calatrava dans Contribution L%E2%80%99Ordre+Des+Chevaliers+De+Calatrava1
 
 
Les Templiers reçurent en concession la forteresse royale de Calatrava, qui se trouvait sur la frontière avec l’Islam, en l’an 1147.
 
Dix ans plus tard les Templiers l’abandonnèrent la jugeant indéfendable, laissant la route de Toléde ouverte à l’invasion.
 
En désespoir de cause SANCHO de CASTILLE offrit la forteresse en toute  propriété à quiconque se chargerait de la défendre, avec suffisamment de territoire pour supporter le coût de la défense.
 
Deux moines de l’abbaye de Cîteaux, Don Raymon de Burever, abbé du  monastère de Sainte-Marie de Hystéro, et don Diégo Velasquez,  acceptèrent ces conditions et promirent d’en soutenir vaillamment le  siège, aidés de quelques personnes de distinction, ils furent rejoints  par de nombreux soldats navarrais.
 
Vers la fin 1158, ils avaient sécurisé la région.
Quand Ramon meurt en 1164, les moines retournèrent à FITERO laissant le château occupé par les Chevaliers.
 
Le nouveau Maître, Don GARCIA, continua à observer la règle des Cisterciens.
 
Leur courage ne fit pas défaut, et ils repoussèrent l’armée ennemie avec un plein succès. Le roi, satisfait, ratifia la promesse qu’il avait  faite et donna la ville à ses défenseurs ; ceux-ci s’y établirent  définitivement, et reçurent de Don Sanche de nouvelles libéralités, qui  furent approuvées plus tard par son petit-fils Alphonse IX.
 
Ce fut à l’aide de ces possessions que les combattants de Calatrava  constituèrent régulièrement un ordre religieux et militaire, dont les  statuts furent confirmés, le 26 septembre 1164, par le pape Alexandre  III.
 
 
 dans Recherches & Reflexions
 
 
En 1179, une commanderie fut fondée à ALCANIZ en ARAGON, afin de  combattre les Maures de VALENCE elle devint plus tard une des plus  grandes maisons de l’Ordre.
 
En 1195, à la bataille d’ALARCOS, le Roi Alfonse VIII de CASTILLE fut vaincu par les Maures.
 
Quelques 25000 Castillans furent tués ou capturés et avec eux beaucoup de Chevaliers de CALATRAVA.
 
Les Maures avançaient lentement vers le Nord et en deux ans CALATRAVA fut encerclée, perdue et abandonnée.
 
Un nouveau siège fut établi à SALVATIERRA et les Chevaliers prirent le  nom de l’endroit. Ce siège fut aussi abandonné en 1211, mais dans  l’année suivante CALATRAVA fut reprise.
 
Les Maîtres de l’ordre fortifièrent alors la position de l’ordre en CASTILLE.
 
Ils cédèrent les possessions qu’ils avaient dans les autres pays,  jusqu’à ce que l’ordre obtint le contrôle de la CASTILLE depuis TOLEDE  jusqu’à la Sierra Nevada.
 
Le Siège fut transporté à CALATRAVA la Nueva dans la Sierra d’ATALAYO.  La forteresse originale n’ayant plus d’importance stratégique.
 
A la mort de Don Raymon, qui avait été élu Grand-Maître, les chevaliers  de l’ordre lui donnèrent pour successeur Don Garces de Aca.
 
En 1213, la ville d’Alcantara leur fut confiée par Alphonse IX ; ils la remirent aux chevaliers de Saint-Julien du Poirier.
 
 
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En reconnaissance, ces derniers s’unirent à l’ordre de Calatrava, qui  s’adjoignit, quelques années plus tard, l’ordre d’Avis, à la suite d’une donation des biens de l’ordre, faite par le grand maître Garces de Aca  aux chevaliers de l’ordre d’Avis. Enfin, en 1221, l’ordre de Montjoie  fut incorporé également à l’ordre de Calatrava.
 
Cette association ne dura pas, car des dissensions s’élevèrent.
 
A partir de 1254 le Roi participe à l’élection des officiers de l’ordre.
 
En 1385, Jean, Roi de Portugal, fut élu Grand-Maître de l’ordre d’Avis  par une partie des chevaliers, qui se détachèrent de celui de Calatrava.
 
Ceux d’Alcantara ne tardèrent pas à suivre cet exemple en se nommant un  chef, qui reprit le titre de Grand Maître de l’ordre d’Alcantara ; et,  bientôt affaibli par ses luttes intestines, la décroissance de l’ordre  arriva.
 
Quand le dernier Grand-Maître meurt en 1487, aucun nouveau Maître ne sera élu.
 
Pour mettre fin à cette situation, qui menaçait d’amener la disparition  complète de l’ordre, en 1489, le Pape Innocent VII, profitant de la mort du dernier Grand-Maître, en donna l’administration au roi Ferdinand le  Catholique, et, peu de temps après, le pape Alexandre VI en adjugea à  perpétuité la grande maîtrise à la Couronne de Castille.
 
A la suite de cette mesure, l’ordre entra dans une nouvelle voie de  prospérité ; et, quoiqu’il ait subi de nouvelles modifications en raison des temps, il est encore considéré aujourd’hui comme l’un des ordres  importants d’Espagne.
 
 
Source Documentaire : infobretagne.com/ordres-chevalerietempliers.org/ordres.php
SOURCE : http://oraney.blogspot.fr/
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