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La Mort, mode d’emploi 3 décembre, 2017

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La Mort, mode d’emploi dans Recherches & Reflexions watercolor-200x150

La Mort, mode d’emploi

By  in février 18th 2014  
Que se passe-t-il après la mort ? Les traditions parlent de la Grande Initiation, les Franc-Maçons de l’Orient Eternel.
Simon Leclerc, cherchant et enseignant au Quebec nous livre ici son expérience d’enseignant spirituel et de canalisation sans tabou ni langue de bois. Un article passionnant qui lève bien des craintes et des idées reçues. Laissons-lui maintenant la parole.  
 

grande_faucheuseLa deuxième mort

Cela fait un long moment que je souhaite partager avec vous ma compréhension des passages qui se présentent à nous après la vie terrestre, soit “entre les mondes”. Je ne prétends évidemment pas détenir la vérité sur le sujet, mais comme plusieurs, j’ai débuté mon parcours spirituel en voulant apprivoiser la mort, un thème si sensible pour la plupart des gens. J’ai d’ailleurs compris plus tard qu’en vérité, je voulais surtout apprendre à vivre. Je vous partage donc ici mon propre parcours et mes expériences vécues sur le sujet.

Je suis conscient aussi que le thème de la mort est délicat, car il réfère à des croyances, religieuses ou autres, acquises individuellement et collectivement. Mon but n’est donc pas d’interférer avec votre vision de “la vie après la vie”, mais de vous présenter ma vérité, celle qu’il m’a été donné d’expérimenter et de comprendre au fil du temps. Et je vous laisse conserver (ou non) ce qui entrera en résonnance avec vous. Pour le reste, je vous suggère simplement de le mettre de côté.

Collectivement, nous craignons la mort. Il suffit de contempler le culte que notre société voue à la jeunesse et les dérivés que cela engendre (chirurgies et modifications esthétiques de toutes sortes) pour comprendre que nous tentons de la repousser. Pourquoi ? Parce qu’elle suscite une peur. Elle éveille en nous la peur du vide, du néant, la peur de ne plus exister, du moins dans la forme que nous connaissons. C’est un changement d’état que nous appréhendons, car il nous est inconnu. Pourtant, nous avons traversé ce passage à tellement de reprises par le passé, soit à la fin de chacune de nos incarnations (nous avons chacun eu en moyenne entre 400 et 800 réincarnations, certains jusqu’à 3000).

Apprendre à vivre

En vérité, on meurt tous les jours. Chaque fois que l’on renonce à un comportement spécifique qui nous limite, chaque fois que l’on transforme un élément de soi, chaque fois que l’on accepte de laisser aller une situation qui nous alourdit, on meurt à quelque chose de nous. D’ailleurs, les rêves de mort sont très rarement annonciateurs d’une mort physique. Ils sont plutôt initiatiques, ils nous invitent à laisser aller quelque chose de nous qui, au niveau évolutif de notre être, nous alourdit. Même au tarot, la carte de la mort est un présage de renaissance. Apprendre à mourir, c’est apprendre à vivre.

Que ce soit pour mieux comprendre notre propre parcours ou pour accompagner nos proches qui nous quittent, la “vie après la vie” fascine et inquiète aussi. Que se passe-t-il vraiment après le grand passage, ce que les Guides appellent “la première mort” ? Je reçois régulièrement des questions sur le sujet et je réalise qu’il existe autant de perception qu’il y a d’individu. Chacun envisage “la suite” selon ce qu’il comprend de la vie, et je ne crois pas qu’il existe de vérité absolue sur le sujet. Cependant, il est possible de tracer de grands principes à partir de la compréhension que la vie terrestre est le prolongement de la vie universelle.

Si “la vraie vie” débute ailleurs, nous sommes donc soutenus sur Terre par cet “ailleurs”, qui agit sur nous comme une présence bienveillante. Il nous accompagne sur le parcours du retour au souvenir de nos origines universelles. Mais chacun doit marcher son propre sentier, car personne ne peut le faire à notre place. L’aide est disponible, mais nous sommes responsables de créer notre vie à la hauteur de nos aspirations les plus profondes, tant sur Terre que dans l’autre monde.

 

Un changement d’état

Mon travail d’accompagnant individuel m’a amené à rencontrer des gens qui étaient décédés et qui ne le savaient pas. Même si cela peut surprendre au départ, c’est tout de même assez fréquent. J’avoue que j’étais moi aussi subjugué par cette réalité, ne comprenant pas comment cela était possible.

goeland ciel bleuEn réalité, la mort est un changement d’état qui nous amène à passer du corps physique au corps astral. Ce n’est pas douloureux, c’est comme se laisser aller dans une douce glissage d’eau. La médecine nous dit que nous arrêtons de respirer à la mort, mais en vérité, le souffle se poursuit dans le corps astral. Nous l’amenons avec nous en quelque sorte. C’est le fil conducteur qui relie les différents corps entre eux.

Le corps astral est une copie exacte du corps physique. Leur ressemblance est parfaite. Certains êtres qui décèdent ne réalisent pas qu’ils ont changé d’état, parce que la sensation dans le corps astral demeure la même, mais avec une légèreté ajoutée. Cela survient souvent dans les cas de mort subite accidentelle. En effet, il est fréquent d’observer dans l’énergie un être qui marche à pied le long d’une autoroute après un accident mortel. Il s’agit du défunt qui attend que l’on vienne le chercher. Il se demande pourquoi personne ne l’a invité à entrer dans un véhicule lorsque les secouristes sont venus.

À ce moment, surtout au début, l’être qui n’a pas cultivé sa conscience spirituelle ne comprend pas ce qui s’est produit. Comme il est toujours conscient et que son apparence semble être la même, il se dit qu’il ne peut pas être mort. Habituellement, les gens finissent par comprendre, mais cela peut prendre un certain temps. J’ai cependant vu des gens errer pendant des années avant de réaliser qu’ils étaient décédés, puisque leur nouvel état ne correspondait pas à la définition qu’ils avaient de la mort. Ils pourront éventuellement être aidés par un humain sensible à leur réalité qui leur expliquera la situation.

 

Une copie exacte

Il faut comprendre qu’à priori, le plan astral se présente lui aussi comme une copie exacte du plan terrestre. Par exemple, s’il y a une chaise dans votre environnement, celle-ci aura aussi une correspondance dans la dimension subtile, soit “une autre” chaise qui y sera visible et palpable. En réalité, il y aura une chaise visible à la fois dans la 3e dimension et sur le plan astral. L’être qui s’y trouve la verra donc aussi.

 

Quand nous décédons, la réalité immédiate qui se présente à nous est exactement la même que celle que nous connaissions avant, à la différence qu’elle est plus “vaporeuse”. Et cela peut prendre un certain temps pour apprivoiser ce changement d’état. Plusieurs expérimentations sont souvent requises pour que l’être réalise qu’il peut traverser la matière et voyager à la vitesse de la pensée. Au début, il voudra ouvrir les portes et se déplacer via les moyens de transport connus.

 

Le plan astral

Sur le plan astral plus dense, que certains nomment “inférieur”, plusieurs poursuivent la vie qu’ils avaient sur Terre. Pour simplifier le propos de ce message, j’utiliserai le mot “astral” pour décrire ce plan dit “inférieur”, My_Universe_by_AsariKorumaimais en réalité, l’astral présente un spectre de réalités parallèles très vaste, du plus dense au plus lumineux.

Après la mort, plusieurs êtres retournent dans les lieux qui leurs étaient familiers et interagissent avec d’autres êtres décédés qui partagent leur nouvelle réalité. Nous côtoyons au quotidien des êtres qui ont quitté notre plan de conscience et qui poursuivent leur vie d’avant. Ils sont partout autour de nous. Ils fréquentent les lieux publics et interagissent avec les dimensions subtiles des objets qui font partie de notre réalité. Ceux qui craignent les fantômes ne comprennent pas qu’ils en sont entourés. Les craindre revient à avoir peur de voir un oiseau. Il y en a partout.

Certaines entités de l’astral continuent de vivre dans les lieux qui leurs étaient familiers, simplement parce qu’ils ne savent pas où aller ailleurs. Les vieilles maisons sont souvent “habitées”, car les êtres qui y ont passé une grande partie de leur vie continuent d’y vivre après leur mort. Comme ils poursuivent leur vie d’avant, pourquoi changeraient-ils soudainement de lieu de vie ?

Et plus leur état de conscience était lourd dans l’incarnation, plus les énergies du lieu où ils se trouvent seront chargées. Nous ressentirons à ce moment qu’il y a une “entité” dans la pièce, souvent via une contraction du chakra du plexus solaire. À l’inverse, d’autres présences seront plus douces et moins dérangeantes à nos côtés. Cependant, les êtres plus “légers” s’accrochent rarement à un lieu de vie après leur passage, car ils ont plutôt envie d’explorer leur nouveau monde et les possibilités qu’il offre.

 

Un lieu habité

Lorsqu’un lieu est habité, il faut expliquer à l’entité qui s’y trouve qu’elle est décédée et que son parcours de vie l’amène maintenant ailleurs. Il faut lui dire que le lieu est désormais habité par d’autres. Il faut aussi le lui verbaliser à haute voix, car les entités de l’astral n’ont pas appris à communiquer par la pensée. Ils continuent d’interagir à partir des sens qu’ils connaissent.

Nous n’avons pas le rôle de les reconduire vers la lumière. Nous pouvons leur expliquer que d’autres plans de conscience existent et qu’ils peuvent s’y rendre, mais nous n’avons pas le mandat de les y accompagner, à moins d’être un passeur dans l’âme. Mais là encore, si l’on ne sait pas comment procéder, il est préférable de les confier à d’autres Guides invisibles plus “spécialisés”.

 

Pour ce faire, il suffit de prendre quelques respirations profondes et bien ressenties pour augmenter son propre rythme vibratoire. On crée alors un “pont vibratoire” entre les Guides et l’entité, et on laisse ensuite ces êtres interagir entre eux [je reviendrai sur le sujet de cet autre passage sous peu]. Ce qui importe pour nous c’est d’inviter l’être à quitter le lieu, amoureusement, mais fermement.

Bien qu’intéressants, les rituels ne sont pas nécessaires ici. Ce qui importe surtout c’est la sensation de souveraineté ressentie, une qualité de présence à soi qui exprime sa légitimité à habiter le lieu. À ce moment, aucune entité n’est autorisée à y demeurer, à moins que vous ne le lui permettiez. En vérité on ne chasse personne, on se réapproprie un endroit. Et tout ce qui n’est plus en harmonie avec cette nouvelle réalité se transformera naturellement.

 

Les entités

Un moment hors du tempsPlusieurs craignent les entités. Mais sachez qu’il est impossible pour un être de l’astral de s’accrocher à un humain, à moins que celui-ci ne lui ait d’abord ouvert la porte. Comment ouvre-t-on une telle porte ? Par l’inconscience.

Si quelqu’un expérimente par exemple une peur chronique du manque dans sa vie et qu’il n’arrive pas à la transformer, d’autres entités qui auront résonné avec cette même peur durant leur vie terrestre pourront être attirées vers lui à partir de l’astral. Pour ces êtres, chaque fois que le thème est ressassé, c’est comme si quelqu’un organisait un rassemblement sur le thème du manque. Ils se sentent familiers avec l’énergie qui se présente devant eux et ont envie de se joindre au groupe.

Au niveau évolutif, les entités servent la vie, car elles ont un effet amplificateur sur nos ombres. Il ne faut pas les percevoir comme de simples envahisseurs, car leur présence n’est jamais le fruit du hasard. Elle est autorisée par notre Âme. Les entités nous forcent en quelque sorte à nous positionner plus clairement face à nos ombres. Sans le savoir, elles accroissent nos lourdeurs pour nous aider à mieux les ressentir, et par le fait même, à choisir de les laisser aller. Elles répondent énergétiquement à l’appel évolutif de notre Âme.

 

Perdre son centre

J’ai remarqué dans ma vie que chaque fois que je ressentais une entité plus lourde dans mes énergies, cela survenait toujours après une expérience vécue où j’avais perdu mon centre, souvent en lien avec un jugement que j’entretenais envers moi-même.

Je me souviens d’une fois où j’avais rencontré un homme qui expérimentait un handicap physique qui m’incommodait. Je vivais un malaise à la vue de cette personne, sans vraiment savoir pourquoi. Au lieu d’accueillir ma sensation, je me suis plutôt détourné de cet être, cherchant à l’éviter. Quelque temps après, j’ai commencé à ressentir des entités dans mes énergies. Je ne comprenais pas ce qui s’était produit, jusqu’à ce que je revois le fil des événements. J’ai réalisé à ce moment que la vue de cet homme éveillait en moi le souvenir d’une vie passée où j’étais moi-même handicapé et où j’avais rejeté cette expérience, comme si elle n’avait jamais existé.

Au niveau magnétique, mon Âme avait attiré cet être pour réveiller en moi un souvenir que j’avais jugé et qui cherchait ma lumière. Il s’agit ici d’une expérience passée, mais je pouvais aisément retrouver des traces de ce malaise ailleurs dans cette vie-ci. Il n’était donc pas nécessaire de retracer ma vie passée pour entreprendre la guérison, j’avais des correspondances dans cette vie. Je le mentionne ici pour éviter d’interpréter qu’il faut percevoir ses vies passées pour se guérir. Ce n’est pas nécessaire, car chaque incarnation est aussi un tout en soi.

 

Les vies passées

Dans ma pratique de consultation, j’utilise surtout les vies passées pour sortir les gens (ou moi-même) d’un état de victime. Lorsqu’un être se sent impuissant ou victime d’un autre et qu’il se déresponsabilise de sa situation, Lumièreil devient intéressant de lui présenter une autre vie où l’expérience était totalement inversée. Cela remet les choses en perspective et offre une compréhension nouvelle à l’expérience créée par l’Âme.

L’évolution n’est possible que si nous assumons l’entière responsabilité de notre vie, de tout ce que nos créons, consciemment ou inconsciemment. Ce que nous nommons “les autres” fait partie de nous et nous faisons partie d’eux. Croire que nous sommes séparés est une illusion. Les autres sont là pour nous aider à nous découvrir. Si nous attirons certaines facettes moins intéressantes “des autres”, c’est parce que ces facettes recherchent notre lumière.

Revenons maintenant à mon expérience. Suite à la rencontre de l’homme handicapé, je me suis retrouvé rapidement “inondé” d’entités qui créaient beaucoup de malaises et de fatigue en moi. Je ne comprenais pas ce qui venait de se produire, mais je savais que quelque chose avait changé.

Quand j’ai croisé le regard de cette personne, un malaise inconscient s’est éveillé en moi. Le problème n’était cependant pas associé à la sensation ressentie, mais plutôt au fait que j’ai voulu l’occulter et me débarrasser de ce qui me dérangeait. C’est ce déni qui a ouvert la porte aux entités qui étaient présentes chez cet être et qui ont simplement “traversé” vers moi. Dès que j’ai conscientisé ma fuite et ma propre expérience passée reflétée par l’homme que j’avais croisé, j’ai repris mon pouvoir dans la situation. J’y ai ramené l’amour et j’ai ensuite pu proclamer ma souveraineté dans mes énergies. Les entités se sont alors éloignées.

Je ne fais aucun lien ici entre le fait que l’homme vivait avec un handicap et qu’il “transportait” des entités. Ces dernières s’associent aux êtres qui ont un état d’esprit plus lourd, peu importe la situation concrète qu’ils vivent.

 

Les cohabitations

Nous nous exposons tous à cohabiter de temps à autre avec des entités – ou de façon plus prolongée pour certains – car elles résonnent avec les thèmes qui ne sont pas pacifiés en nous. Dès que ces derniers remontent à la surface et s’inscrivent dans notre champ aurique, il est naturel que des entités s’y intéressent, car pour elles, ce sont des énergies familières. Et dès que nous conscientisons et éclairons la lourdeur qui se présente, l’entité s’éloigne naturellement de nous, car elle n’est plus autorisée à “demeurer” dans nos énergies. Notre souveraineté retrouvée la repousse.

Il ne faut pas non plus juger ces êtres “sans domicile fixe”. Ils vivent dans un monde parallèle à la Terre et tout ce qu’ils connaissent de la vie est associé à l’humain qu’ils étaient. Ils veulent donc poursuivre l’aventure terrestre et ils continuent d’interagir avec le seul plan qu’ils connaissent, soit celui de la Terre. Ils s’accrochent ainsi à ce qu’ils peuvent, ce à quoi ils ont encore de l’emprise. Mais ils n’ont aucun pouvoir réel, sauf celui que nous leur octroyons, consciemment ou inconsciemment.

 

homme2lumiereLes plans subtils

Revenons maintenant au sujet principal de ce propos, soit le passage vers les plans plus subtils. Je disais donc qu’au départ, la plupart des gens qui décèdent continuent de vivre la vie qu’ils avaient sur Terre. Ils continuent de s’identifier à leur personnalité et à ce qu’ils aimaient, ainsi qu’à réagir à ce qu’ils n’aimaient pas.

À moins d’être ostracisés dans sa vie humaine et de craindre profondément les jugements de son entourage, tous les êtres assistent à leurs funérailles. C’est une invitation incontournable pour tout être qui souhaite compléter la boucle de son incarnation. Mais l’être n’est pas observateur comme s’il était “une étoile dans le ciel”. Il est vraiment là, présent aux côtés de ses proches. Il se promène concrètement dans la pièce avec son corps astral.

Quand mon père est décédé, je me souviens que j’étais dans un état second presque de transe. Il m’était alors possible de le percevoir et de l’entendre. Au salon funéraire, je l’entendais s’étonner des gens qui venaient le visiter. Il s’exclamait de joie en voyant les visiteurs arriver et il allait les accueillir à la porte. À un moment, je l’ai invité à “aller vers la lumière”, tel que je l’avais appris dans les livres. C’était en 1996, alors que je débutais mon cheminement spirituel. Il m’a alors dit “je sais que la lumière est là et j’irai, mais pour le moment, laisse-moi vivre mon expérience”. Je n’avais pas compris qu’il était important de faire une transition, même dans l’astral. C’est pourtant quelque chose de si naturel sur Terre, pourquoi en serait-il autrement “de l’autre côté”.

J’ai compris depuis qu’il n’y a aucune urgence à “aller vers la lumière”. Il est même plutôt rare que des gens “traversent” avant une période d’au moins deux mois. Les êtres qui décèdent ont besoin d’un temps pour saluer leur proche une dernière fois (et parfois chercher à pacifier certains liens), visiter des lieux qui leur étaient chers, ou s’assurer que leurs dernières volontés soient adéquatement exhaussées. Ils ne peuvent plus rien y changer, mais beaucoup accompagnent tout de même leur exécuteur testamentaire dans ses fonctions. C’est une façon pour eux de passer le flambeau de leur vie à leurs proches et à leurs descendants.

 

Le passage

Maintenant, parlons de ce passage en tant que tel. Qu’en est-il ? Est-ce une porte spécifique qu’il nous faut rechercher après la mort ? Devons-nous parcourir vents et marées pour la découvrir ? Faut-il prier intensément pour qu’elle se présente à nous ? Suffit-il d’y croire ?

En vérité, le portail qui ouvre la voie aux plans plus subtils de ce que nous pouvons nommer le “paradis” (faute d’un meilleur terme) existe réellement. Certaines entités de l’astral vous diront que le concept du “paradis à la fin de ses jours” n’existe pas, car ils ne le perçoivent tout simplement pas. “La main de Dieu” n’est jamais venue les chercher. Ils se disent donc qu’il n’y a rien de plus après la mort que le prolongement de la vie terrestre. C’est pourquoi plusieurs continuent leur vie humaine. Et pourtant…

La “porte du paradis” est associée à ce que les Guides nomment “la deuxième mort”. Pourquoi ? Parce que pour la percevoir, il faut accepter de mourir à son identité humaine. Il faut accepter de laisser aller ce que l’on croit être, pour changer son état et renaître à une “version améliorée” de soi-même.

Pour ouvrir cette porte, nous acceptons de retirer notre manteau humain. Nous ne sommes plus celui que nous croyons être. Nous délaissons nos attachements, les liens qui nous unissaient à la Terre. Nous laissons aller les ressentiments, les hontes et les culpabilités reliés à des événements vécus. Nous acceptons de mourir aux éléments qui nous alourdissaient, mais qui pourtant nous faisaient sentir vivant sur Terre.

 

Une renaissanceastral2

Beaucoup d’êtres imaginent qu’il s’agit d’un renoncement, d’un deuil. Mais en vérité, c’est une renaissance à une partie plus grande de son être. Nous ne mourrons pas, nous revivons pleinement. Mais pour porter de nouveaux vêtements, il faut accepter de laisser aller les anciens. L’ennui est que plusieurs attendent de voir les nouveaux, pour décider s’ils acceptent de laisser aller les anciens. Cela est incompatible avec le concept de confiance et de lâcher-prise que nous apprenons à intégrer sur Terre.

L’évolution dans la dualité ne serait pas possible si tout nous était présenté d’avance. Nous n’aurions jamais besoin de nous dépasser et de ressentir l’inspiration, car nous comprendrions instantanément la portée de chacun de nos choix.

La confiance consiste à savoir que l’on est continuellement soutenu par l’Univers, tout en acceptant de vivre l’illusion de la séparation. Cela est au cœur de l’expérience terrestre et du choix d’évolution de notre Âme dans la matière.

Pour ouvrir le portail vers les plans supérieurs, il faut accepter de laisser aller son identité humaine. C’est cela la deuxième mort. Cette mort est plus difficile à effectuer que la première, car elle correspond à un choix conscient d’évolution. Si l’Âme initie la première mort, nous sommes responsables de la seconde.

Environ 40% des êtres qui décèdent vivent la seconde mort. D’ailleurs, de plus en plus d’humains sont et seront appelés à accompagner ces êtres en quête de direction vers les portails de lumière, car le plan de l’astral se transforme lui aussi. Nous nommons ces travailleurs de lumière des passeurs, ils sont de la famille des guérisseurs.

Le plan de l’astral est une zone intermédiaire où l’évolution est très limitée, car les êtres qui s’y trouvent ne peuvent plus interagir avec la matière, qui est son prolongement. Et comme ils ont renoncé à leur croyance puisque leur nouvelle réalité ne correspond à rien de ce qu’ils imaginaient, ils cessent de cultiver leur conscience spirituelle et de croire en une présence supérieure. Ils ne perçoivent pas non plus les Guides ou les anges qui nous accompagnent, car leur rythme vibratoire est trop dense. Ils sont donc en attente de sensations extérieures et ils s’accrochent aux humains qui en vivent à leur place.

 

Élever son rythme vibratoire

Toute personne qui pratique la méditation régulièrement apprend à reconnaître sa conscience supérieure. Il comprend qu’il n’est pas que son corps physique et le passage vers sa seconde mort en est facilité. Il sait comment élever ses vibrations. Ce nouvel état d’être ouvre naturellement la porte aux plans supérieurs.

Aucune technique n’est requise pour y accéder. Au moment souhaité, il suffit de s’arrêter, d’élever son rythme vibratoire et d’inviter à soi une dimension plus vaste de son être. Et alors, le portail s’ouvre et nous ressentons l’invitation d’y entrer. Nous pouvons attendre et y revenir plus tard, peu importe. La porte nous sera toujours accessible. L’évolution n’est pas une course au premier rendu. Chacun évolue au rythme qui lui est le plus juste.

 

Une histoire

Il m’a été donné de connaître l’histoire d’un homme qui est décédé subitement et qui entretenait, de son vivant, une vision spirituelle de la vie. Il pratiquait la méditation et la contemplation régulièrement. Cependant, son décès subit avait créé beaucoup de tristesse en lui et une sensation d’injustice avec laquelle il n’était pas en paix. Il laissait dans le deuil un petit enfant et cela le perturbait encore plus.

Après son décès, une amie à moi l’a contacté pour l’accompagner vers les plans supérieurs. Quand il l’a vu, la première chose qu’il lui a dite est que tout ce qu’il avait appris sur les plans subtils de l’amour et de la lumière n’était finalement pas vrai, car il ne les percevait pas. Pourtant, mon amie me disait que de nombreux Guides étaient à ses côtés, mais lui ne les voyait pas. Son état plus lourd l’empêchait d’élever son regard. Même s’il connaissait intellectuellement les plans de l’amour et de la lumière, sa réalité du moment ne correspondait pas à sa compréhension, et il se sentait perdu.

Il a d’abord fallu qu’il transforme son état, pour ensuite élever son rythme vibratoire, et enfin, percevoir l’autre plan qu’il recherchait. Il a dû faire la paix avec son départ subit et accepter de laisser aller les êtres qui lui étaient chers. Et alors, les portes se sont ouvertes.

En vérité, les plans subtils sont superposés à l’astral. Seul le rythme vibratoire diffère. Il faut donc changer son état pour y accéder. La porte en est le symbole concret, mais elle n’est pas extérieure à soi.

 

Expérience de mort clinique

Je souhaite terminer mon propos en expliquant une réalité qui nous est souvent présentée par les gens qui ont vécu une expérience de mort clinique. Beaucoup disent avoir perçu une lumière intense lors de leur “sortie de Une grotte... soudain, la lumière !corps”, une sorte de “lumière au bout d’un tunnel”. Ils disent avoir été portés par une énergie amoureuse, et souvent, ils expriment avoir rencontré des Guides, des anges ou des êtres chers, dans un cocon d’amour.

À priori, cette description s’apparente davantage à la version “catholique” de la mort qu’à la description que je vous en fais. Vous pourriez y voir là une incohérence, mais ce n’est pas le cas. Permettez-moi de vous expliquer ce qu’il m’a été donné de comprendre.

À chaque fois qu’un être vit une telle expérience, il en revient complètement transformé. Il est amené à rencontrer des énergies qui lui sont nouvelles et absolument fascinantes. Toute sa vie durant, jamais il n’oubliera son “voyage”. Mais il faut comprendre que ces expériences sont toujours orchestrées par l’Âme, et non par la dimension humaine ni par la personnalité. Ainsi, le “voyage” s’effectue “sur les ailes de l’Âme” pour ainsi dire. La “lumière au bout du tunnel”, c’est la lumière des plans subtils de l’amour et de la conscience qui s’ouvrent devant nous.

Comprenons ensemble que lorsqu’un être vit sur le plan de l’astral, d’autres parties de lui demeurent connectées aux plans plus subtils, puisque nous n’en sommes jamais séparés. Si la conscience demeure dans l’astral, l’Âme n’y est aucunement limitée. Donc si cette dernière crée une expérience de mort clinique afin d’amener sa dimension humaine à vivre un saut de conscience qui la transformera à jamais, elle choisira assurément de le faire via un plan de conscience élevé. Autrement, l’expérience n’aurait aucun sens.

 

La multiple présence

Lorsque nous quittons le plan terrestre, plusieurs aspects de nous continuent d’exister en parallèle, comme c’est le cas actuellement sur Terre. Ici, selon le niveau de conscience que nous cultivons, nous pouvons accompagner ces parties plus subtiles de notre être en expérimentant la multiple présence. C’est un processus évolutif dans lequel nous sommes tous engagés, que nous en soyons conscients ou non. Tôt ou tard, ce sera transmutationnotre destination. Il en va de même pour la vie dans “l’autre monde”.

D’ailleurs, les êtres qui “hantent” des lieux humains ne sont pas toujours des consciences Âme-Esprit comme nous le sommes. Ces “fantômes” sont parfois des mémoires résiduelles d’un être qui a traversé vers les dimensions supérieures, mais dont une partie de lui plus dense n’a pas été pacifiée. Elle a donc été “laissée derrière” pour ainsi dire.

Si cela est vrai au niveau de la densité, cela est aussi vrai au niveau des plans plus subtils. Nous sommes des êtres multiples, et plus nous évoluons, plus nous devenons conscients de notre multiplicité.

Les passages vers la mort sont des passages vers la vie. Nous mourons un peu tous les jours, pour mieux renaître à nous-mêmes. Apprendre à mourir, c’est apprendre à vivre. Plus nous résistons à laisser aller ce qui cherche à mourir en nous, plus nous sommes alourdis par la vie. À l’inverse, plus nous apprivoisons la mort sous toutes ses formes, plus nous nous élevons dans l’amour et la conscience.

La mort est une illusion, qu’elle soit physique ou énergétique. Nous sommes éternels, sans début ni fin. Seule la forme se transforme.

Simon Leclerc www.psychologiedelame.com

SOURCE : http://spiritualites.fr/la-mort/la-mort-mode-demploi/

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Les Séthiens / Sethoïtes 30 novembre, 2017

Posté par hiram3330 dans : Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

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C’était des Gnostiques d’Egypte (vers 100 ap.JC) qui vénéraient Seth en tant que prophète. ils affirment que celui-ci se serait réincarné dans différents prophètes, dont Melchisédech et Jésus (lequel n’est pas mort sur la croix).

Saint Augustin, dans « Des hérésies 19″, les décrit ainsi :

« Les Séthiens étaient ainsi appelés du fils d’Adam qui portait le nom de Seth : ils l’honoraient, mais à leur culte se joignaient des fables et des erreurs, fruits de leur vanité. A les entendre, le patriarche Seth fut engendré par une mère céleste, qui, disaient-ils, avait eu un commerce avec un père également céleste, et ainsi se forma une nouvelle race divine, celle des enfants de Dieu. Du reste, nul ne saurait dire les rêveries qu’ils ont imaginées par rapport aux principautés et aux puissances. Quelques auteurs disent qu’à eurs yeux, Sem, fils de Noé, était le Christ. »

Pseudo-Tertullien, dans « Adversus Omnes haereses » (Contre toutes les hérésies ») écrit ceci :

« Voici quelles sont les extravagances de cette doctrine.

Deux hommes furent créés par les anges, Caïn et Abel : il s’éleva parmi les anges de grandes dissensions et des querelles terribles à cause d’eux. Alors la Vertu qui est supérieure à toutes les vertus, et qu’ils appellent la Mère, aussitôt que la mort d’Abel lui fut annoncée, voulut que Seth fût conçu et naquît à la place d’Abel, afin que, par la mort et la naissance de cette semence pure, les anges qui avaient formé les deux premiers hommes fussent déshérités de leur gloire ; car ils soutiennent que les anges formèrent avec les hommes des unions illégitimes.

Alors cette même Vertu, qu’ils appellent le Mère, ainsi que nous l’avons dit tout à l’heure, châtia ces prévarications par le déluge, afin de détruire entièrement la race née de ce mélange, et de ne conserver que la semence qui était pure et intacte.

Mais les anges (archontes) qui avaient créé les hommes de la première semence se glissèrent secrètement, et à l’insu de la Mère, dans l’arche de Noé avec les huit personnes qu’elle renfermait, et y introduisirent la semence de Caïn, afin que la semence de la malice, au lieu de périr, fût conservée avec les autres, et que rendue à la terre après le déluge, elle se développât à l’exemple des autres, se répandît au loin, et couvrît l’univers tout entier.
Quant au Christ, ils ne le regardent que comme Seth, et il n’a été réellement que Seth, disent-ils. »

On a trouvé à Nag Hammadi, en Egypte, des livres ayant appartenu aux gnostiques Séthiens (l’Hypostase des archontes, l’Apocryphon de Jean, etc …). Ces textes permetttent de reconstituer la cosmogonie de la secte :

Au début était l’Etre Primordial (Dieu invisible) et sa patèdre Ennoïa (sa Pensée).
Ensembles ils ont créé l’Eon Barbélon. De celui-ci et de sa parèdre Pronoïa (sa Prescience) sont nés plusieurs Eons hermaphrodites, le Christ Monogène (Fils Unique) ainsi les quatre grands anges : Harnozel, Oroïoel, Daveithé et Heleleth. Sont apparus ensuite encore 8 Eons
(Certains disent que c’est alors que fut créé Adam et son fils Seth. Ce dernier épousera sa soeur Noréa et donnera naissance à la race des Séthiens, les hommes bons.)

Le Dernier Eon, Sophia essaie d’enfanter toute seule mais elle échoue.. Elle ne parvient à créer qu’un serpent hermaphrodite à tête de lion : le grand archonte Ialdabaôth, appelé aussi Samael, Sacla, Ariael, le « Premier né des eaux (Noun) » ou le « Vent des ténèbres ». Celui-ci l se prend pour de Dieu unique et crée le monde matériel (Sa compagne porte le nom de Nebruel).

Il crée aussi les sept archontes (exousias) planétaires de l’hebdomade : Athôth (Oraios), Eloaïm (Eloaios), Astaphaïos, Iaô, Sabaoth, Adonis (Adonaios), et Sabbataïos (Sabbathas).

Il crée également les 12 esprits zodiacaux : Athôth (Iaôth), Harmas (Hermas, l’oeil de feu), Galila, Iabêl, Adônaîos / Sabaôth, kainan / Caïn (le soleil), Abel ?, Abiressia (Abiressiné), Iôbel, Harmoupiael, Melkharadonin (Adônin) et Belias.

Enfin, il crée les 360 (ou 365) anges de l’année.

Sophia erre, affligée alors un conjoint lui est envoyé pour la consoler. Ensembles ils créent Pronoïa / Zoé (Vie) / l’Esprit Saint / Metropator (Mère-Père) / la « Mère céleste » / la « Mère des vivants ».

Ialdabaoth essaie de fabriquer le premier homme, Adamas / Adam (en s’inspirant d’un reflet venu d’en haut), mais celui-ci marche à quatre pattes comme un animal. Inspiré par Sophia, Ialdabaoth souffle alors dans Adam la parcelle de lumière (psyche) qu’il avait hérité de celle-ci; Adam se redresse alors.
Le grand archonte Ialdabaoth se rend alors compte qu’Adam est devenu supérieur à lui. Jaloux, il l’emprisonne alors dans la matière. Sophia envoie alors sa fille Pronoïa / Zoé pour combattre le grand archonte et délivrer les hommes.

Pronoïa pénètre dans le jardin d’Eden sous la forme d’un serpent afin de révéler la Gnose à Adam et Eve. (Il est dit aussi que le Christ vient se poser, sous la forme d’un aigle, au sommet de l’arbre de la connaissance). Lors de la guerre qui s’ensuit, les archontes essaient de noyer les hommes éveillés de Seth et Noréa en envoyant le déluge … mais les dynamis (anges de Mars) et l’ange Eleleth viennent secourir les humains.

Pronoïa / Zoé parvient finalement à chasser le grand archonte dans le Tartare et elle convertit l’un de ses fils, le soleil Sabaoth, l’un des sept archontes planétaires.Il organise alors l’Ogdoade, où s’installent Jésus, la Vierge et le Saint-Esprit :
« “Sophia et Zoé libèrent Sabaoth et lui donnent la maîtrise du septième ciel, en-dessous du voile qui se situe entre le dessus et le dessous… Il est élevé au-delà des forces du chaos”

kneph

Source : http://atil.ovh.org/noosphere/ophites.php

Source : http://logedermott.over-blog.com/tag/gnose/2

« S’initier, c’est apprendre à mourir »; … 20 novembre, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , 1 commentaire

Vénérable Maître, et vous tous mes FF et SS en vos grades et offices

« S’initier, c’est apprendre à mourir »; …

ini.mort

Initier, le commencement; mourir, la fin ! La naissance et la mort … entre les deux, « apprendre », « l’apprentissage », « l’apprenti ». Mais au début de la sentence, une lettre ! : ce « S » apostrophe, ce soi-même, mon Moi ! Je suis au départ, à l’origine de ce processus, j’ai choisi et de façon volontariste, acte finalisé par le serment prêté librement !

La première fois qu’il entend cette phrase, le futur apprenti vient d’entrer dans le cabinet de réflexion, le frère expert l’y laisse en lui disant: « Monsieur, s’initier c’est apprendre à mourir ». La porte se referme et voilà qu’il se retrouve dans une proximité ténébreuse avec une multitude d’objets qu’il envisage sans les comprendre: bref un grand moment de solitude ! pour tous si on se souvient bien.

C’est exactement ça, la solitude inhérente à l’entrée dans le tombeau, car tous ces signes renvoient à la mort. Et cette seule phrase comme piste de réflexion …     « S’initier, c’est apprendre à mourir » … ai-je bien réalisé en ce moment alors que ce tombeau c’est mon tombeau … La solitude se confirme et tout en regardant les objets qui l’entourent et qu’il essaye en vain d’interpréter: nous comme le récipiendaire cherchons des éléments de réponses aux questions existentielles qu’elles évoquent … voilà notre (sa)  première entrée dans le monde du symbolisme.

En même temps …Ouf ! Si nous sommes dans le symbole, je vais pouvoir éviter pour cette échéance inéluctable, cette peur originelle de ma disparition, de la fin de ma corporéité … et peut-être « apprendre » à l’inclure dans mon parcours de vie.

De fait, l’initiation c’est le commencement d’un apprentissage qui ne peut exister qu’à partir d’un terrain vierge ; la construction étymologique de ce terme « initiare » renvoie à la notion de passage, de révélation: la mort symbolique du profane pour tendre au sacré, le passage d’un avant à un après.

Apprendre, c’est « appréhender»: saisir, saisir ce que l’on me tend, l’idée est celle d’une transmission du maître à l’élève, à l’apprenti.

L’entrée en Franc-Maçonnerie est donc un passage, un mouvement vital qui ne va plus de la naissance vers la mort, mais de « l’acceptation » de la mort symbolique de nos valeurs profanes pour atteindre la vie éclairée. ( et quand je dis éclairée ce n’est pas parce que je vois mais plutôt que j’ouvre tout en moi qui permet à d’autres (ceux d’en haut et qui savent) de descendre vers moi pour me guider et transmettre …

Le choix d’une démarche qui, d’un état de sommeil va nous emmener à travers une quête, vers un état de veille mieux de Réveil de l’ombre à la lumière, des profondeurs de la terre ( le tombeau) vers la voûte étoilée de la connaissance (la Gnose).

La graine est semée dans la terre afin de germer et de s’élever!, après s’être nourrie de sa propre décomposition. Dans la même veine, évoquons le mythe de Phœnix, l’oiseau sacré Egyptien, le « Bénu », un héron cendré qui incarnait e Dieu du soleil et était associé aux crues fertiles du Nil.

Adoré à Héliopolis, il avait le pouvoir de s’embraser et, une fois son corps réduit en cendres, il en renaissait, atteignant ainsi l’incessant cycle de la vie, l’immortalité via son corps de Gloire.

Le rite d’initiation nous propose d’écrire notre testament … que vous prenez le soin de bruler le soir même !!!, Vénérable Maître et sans que nous sachions que vous l’avez lu VM, avant de nous remettre ces cendres dans une enveloppe : peut-être pour que nous puissions y puiser la source de sa perpétuelle ré_écriture.

Revenons à notre voûte étoilée que j’aime associer à la connaissance …

Et d’abord, à la connaissance de soi ! Cet éveil, je le vis comme une prise de conscience rendue possible par l’abandon de mes habitudes réflexives quotidiennes (l’abandon de mes métaux !! non).

Con_science de mon identité, de ma place dans un ensemble, dans un tout organisé que les grecs désignaient par le terme de Cosmos, l’ordre. La liaison se fait alors plus aisément en terme de « sacré » et permet d’introduire la notion de « grand organisateur ».

- « S’initier, c’est apprendre à mourir, apprendre à nous débarrasser de nos freins pour démarrer cette nouvelle dynamique de notre construction et du monde: notre travail sur la pierre brute peut commencer car il bien sur question de commencer l’œuvre.

- J’aimerai développer l’idée de cette condition qui consiste à « tomber les masques », qui déforment la vérité de moi-même. Dans la société romaine, le terme de « personna » désigne le sujet du droit: est « personna » le citoyen ayant une existence sociale, une reconnaissance du groupe et donc une légitimité: ce mot va donner la notion paradoxale de « personne ».

Un être, une personne … mais aussi « personne », l’absence de présence, d’existence!

Ce serait déjà suffisamment cocasse si ce mot de « personna » ne désignait encore chez les romains un autre objet: le « personna », c’est le masque neutre que portent à la scène les acteurs de théâtre; il nous donnera le concept de « personnage ».

Le jeu de l’acteur de théâtre, de l’acteur social que je suis: jouer un rôle, c’est exister aux yeux de la société ! Tomber le masque et cesser ce jeu, c’est la rupture nécessaire (la mort, la renonciation) à un état, pour accéder à une naissance désirée, à la possibilité d’une démarche de connaissance universelle: j’oublie mes personnages, je peux naître (en un seul mot)!

« Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers et les Dieux » disait Socrate: c’est vers cet effort que nos morts symboliques nous permettrons de nous orienter. Les trois pas de l’apprenti quand il entre en loge symbolisent le « très_pas » … la mort de notre état profane … mais aussi le trèss …pass, le passer à travers, le « franchir », le passage … avec cette notion de mouvement qui finalement est la vie!

Le petit prince nous montre la voie de ce franchissement, quand la morsure du serpent jaune le délivre de son enveloppe, lui permettant son voyage ultime.

La quête du Graal, la quête de la vertu et le rejet des vices, n’est-ce pas la quête de l’éternité en même temps que l’extrême humilité qu’il faut y adjoindre pour espérer approcher la vérité?

Le travail du Mac:. sur la pierre brute vient de commencer … il y met une énergie nouvelle et insoupçonnée … il pense aux hommes, à ses enfants, à vous mes frères et sœurs, et cette Initiation, mon apprentissage de la mort s’accompagne de cette pensée que j’ai relue pour réaliser ce petit travail et qui m’apaise! « L’architecte renait et vit à travers ses disciples car il est appelé à poursuivre son œuvre pour la perfectionner et léguer à son tour à ceux qui le suivront ».

J’ajouterais: 

Souhaitons ensemble que jamais ne s’achève l’élévation de la Sagrada Familia, que Gaudi nous soit l’exemple de notre part d’éternité.

CARPE DIEM mes Très Chers FF et SS

 Jai dit VM:.

 sagrad

SOURCE : Le blog de anck131 http://anck131.over-blog.com/

TAROT ET SYMBOLISME DES COULEURS 14 novembre, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

TAROT ET SYMBOLISME DES COULEURS

TAROT ET SYMBOLISME DES COULEURS dans Recherches & Reflexions cercle-chromatique
Le tarot de Marseille se distingue des autres tarots par ses couleurs violentes et tranchées. Les couleurs sont importantes dans leur symbolisme et ne peuvent être ignorées même si on ne peut pas s’arrêter seulement à leur interprétation pure. 
 
Il faut comprendre que selon les versions des tarots, la disposition des coloris a subit souvent des changements.
 
Il faut considérer, entre autre, les tarots de Jacques Viéville, Jean Noblet (1650) et de Jean Dodal (1701) pour être les premiers tarots créés dans une optique initiatique et en tant qu’outil de divination. Il apparait aussi que ces trois artisans, concepteurs du Tarot de Marseille dans sa version « ésotérique », étaient aussi des initiés et de savants imagiers.
 
Le tarot de Marseille dans les versions de Claude Burdel et de Nicolas Conver, sont, sans aucun doute, les versions les plus achevées, sinon les plus élaborées qui ont été mis au point par les cartiers autour de 1760. Par contre, les concepteurs de ces jeux de tarot ont surtout cherché à enjolivée les lames, plutôt que de respecter nécessairement leurs messages codés. Les éditeurs cherchaient ici à produire des jeux plus attrayants.
 
Le plus connu des Tarots, parce que le plus largement publié, est nécessairement le Tarot de Marseille de Paul Marteau, publié par la maison Grimaud en 1930. Ce Tarot a complètement bouleversé l’ordre des choses. Les couleurs et les détails ont été réduits à leur plus simple expression. Ce tarot fait fi des correspondances avec les anciens jeux de tarots. Ce Tarot de Marseille a été conçu à des fins commerciales, il s’agissait ici de réduire les frais de production. Malgré cela, il s’agit d’un outil de divination d’une grande puissance. Le Tarot Paul Marteau est efficace par qu’il s’exprime avec des couleurs franches, et que les images sont vibrantes et d’une grande expressivité. 
 
Évidemment, depuis l’avènement du Tarot Marteau, c’est devenu tout une aria de s’entendre sur les significations et correspondances à rattacher aux couleurs. Curieusement, cet appauvrissement des couleurs et des détails a rendu ce tarot plus loquace à ce point qu’il est pour plusieurs utilisateurs du Tarot de Marseille, la version de référence!
 
Cela dit… quelque soit le tarot, il faut seulement savoir faire la part des choses… L’importance accordée aux coloris des Arcanes est souvent exagérée. J’estime, pour ma part, qu’on ne doit pas s’attendre à une constance au sujet des couleurs, mais il doit absolument y en avoir du côté des motifs mis au point par les imagiers initiés aux secrets du tarot.
 
À cet effet, tous les tarots cité ci-haut sont valables… Mais pour ce qui est des couleurs et de la valeur ésotérique, initiatique, ou divinatoire qu’on leur prête, il vaut mieux s’en remettre au tarot de Jean Noblet, que je considère pour être la version clé. (Deux magnifiques éditions de ce jeu existent. L’une réalisée par le cartier Jean-Claude Flornoy, l’autre est proposée par les Éditions de l’Étoile).
 
On peut aussi s’en remettre au magnifique jeu rénové par Camoin-Jodorowski. Un jeu mis au point avec un extrême souci des détails et de la valeur ésotérique des symboles et des couleurs.
 
Du reste, quoiqu’il en soit, il faut surtout s’en remettre aux couleurs en tant que symboles répondant aux sphères de l’inconscient collectif.
 
Les couleurs sont fortes de sens et elles agissent sur le corps et sur l’ensemble de la lame. Elles ne peuvent pas être prises isolément dans l’interprétation de l’arcane mais sont néanmoins essentielles dans sa compréhension.
 
Chaque culture, religion, tradition donne sa propre version du symbolisme des couleurs. Cependant, il existe un fond commun : « le combat » entre la lumière et l’obscurité engendre la couleur. La couleur est lumière modifiée par l’obscurité, la densité. Selon que prédomine la lumière ou l’obscurité, la gamme des couleurs apparaît.
 
– prédominance d’obscurité : bleu, indigo, violet 
– équilibre entre la lumière et l’obscurité : vert 
– le blanc est la pureté supérieure
 
Dans l’obscurité, on peut trouver une gamme allant de l’ignorance à la réceptivité. Avec la lumière on peut se déplacer de l’action insensée à la connaissance…
 
 
L’ÉNERGIE VIBRATOIRE DES COULEURS 
 
Certaines expressions dans le langage populaire sont significatives de la résonance vibratoire des couleurs dans notre quotidien. Ne dit-on pas « voir la vie en rose » ou contraire « avoir le blues, broyer du noir » et dans d’autres domaines « être vert de peur, jaune de rage, rouge d’indignation »?
 
Chaque couleur possède en effet une vibration particulière, qui par le biais du sens de la vue, agit sur notre esprit le rendant actif ou réceptif selon l’énergie qu’elle projette.
 
Si on se réfère au spectre de l’arc-en-ciel, Les couleurs se diffractent en passant par toutes les nuances du rouge de l’orange, du jaune, du vert, du bleu, de l’indigo et du violet.
 
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Ces 7 teintes primordiales se retrouvent dans les lames du tarot de Marseille auxquelles s’ajoutent le noir, le blanc et la couleur chair ce qui représente en tout 10 couleurs.
 
Chaque couleur se rattache fondamentalement à l’un des quatre éléments : Terre – Air – Eau et Feu, dont elle va tirer substance et énergie.
 
Le Tarot de Marseille est le reflet de la nature et du monde qui entoure l’homme ainsi se base-t-il sur les 3 couleurs primaires et les 7 couleurs fondamentales de l’univers (le rose ou le magenta est à référer à la couleur de la chair humaine).
 
Dans l’univers de  la matière, la somme des couleurs donne le NOIR
Dans l’univers de la lumière, la somme des couleurs donne le BLANC
 
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Le Tarot Paul Marteau ne présente que 4 couleurs et le blanc. Celles-ci  sont à mettre en correspondance avec les 5 éléments. (Bleu = Eau + Jaune = Air + Rouge = Feu + Couleur Chair = Terre + Blanc = Ciel). Mais attention !  Il vaut mieux savoir que ce Tarot exprime plutôt une énigme ésotérique basée sur l’idée de « Quintessence » : (Bleu = Humide, Ondes + Jaune = Lumière, Rayonnement + Rouge = Sang, Vie + Couleur Chair = Incarnation, Tellurisme + Blanc = Air, Souffle). 
 
Le Tarot de Marseille restauré par Camoin-Jodorowski, pour sa part, nous propose de travailler avec 10 couleurs. Ce Tarot de Marseille originel édité par l’imprimerie Camoins de Marseille, restitue l’ensemble des couleurs utilisé lors de la création du Tarot et qui furent abandonnées, par le passé, à cause de difficultés d’impression en nombre.
 
Quoiqu’il en soit, la meilleure façon de s’initier à l’univers vibratoire et révélateur des couleurs est encore de les laisser nous parler. Il faut, en quelque sorte, s’en imprégner, se laisser pénétrer et s’ouvrir aux enseignements qu’elles recèlent.
 
Ce que le chercheur doit réaliser avant toute tentative pour donner une signification symbolique aux couleurs du Tarot est l’exercice d’éliminer toutes les couleurs de son attention et ne penser qu’à une seule. Par exemple LE JAUNE.
 
Le Tarot déployé devant lui, (disposition en deux colonnes de préférence) essayera de repérer le jaune. Il le regardera très minutieusement, carte après carte, puis globalement. Il verra toutes les parties jaunes d’un seul coup d’œil. Il sentira la vibration du jaune et l’effet qu’il produit dans son esprit. Il intégrera la couleur à son esprit. Son organisme, sa conscience, sa mémoire se teindront de jaune. Le monde, le système solaire, l’univers seront jaunes. Puis la couleur parcourra le chemin inverse de la totalité à l’unité, redeviendra elle-même et enfin il la verra sur le Tarot dans son intégralité pour s’arrêter alors sur le jaune d’un détail. 
 
Cet exercice devra être réalisé successivement avec les toutes couleurs qui composent la palette de votre jeu. Cette sorte d’absorption des coloris permettra d’en comprendre les innombrables aspects positifs et négatifs et sera la source d’une pluralité d’interprétation.
 
 
LE JAUNE : 
Cette couleur rappelle la couleur de l’or, du miel, certaines fleurs, certains fruits murs, du soleil. Le jaune montre un travail, un processus par lequel, une chose atteint un autre stade, un fruit qui mûrit grâce à l’action du soleil. C’est ainsi que le jaune donnera l’idée de travail, de temps qui aboutit à une métamorphose après un processus de transformation. Le jaune peut aussi être interprété comme la couleur du plan divin, celle de la sagesse universelle et du pouvoir ; c’est la couleur des Dieux, qui devient sur Terre l’attribut de la puissance des Rois. La maturité associée au travail évoque l’idée de métamorphose. Le jaune est aussi la couleur de la lumière et elle possède en elle de ce fait toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Le jaune supervise la dualité entre la couleur bleue et la couleur rouge.
 
Élément Feu (certains occultistes font correspondre le Jaune à l’Élément Air) – Ce qui touche à l’intelligence – Conscience – Rayonnement. La confiance, Le rayonnement, Aptitude à la logique, au raisonnement, besoin de comprendre.
 
LE ROUGE :
C’est la couleur du sang, du feu. C’est une couleur pleine de vie et d’énergie, c’est la couleur de l’action, de l’oxygène nécessaire à la vie. Le rouge, qui symbolise le sang dans le jeu doit rester dans le corps (signe positif de santé) lorsqu’il s’en échappe, il change de couleur. Cette couleur est la couleur de l’intérieur dans l’ordre naturel des choses. Le rouge est la couleur du plan matériel, du désir, des passions, du pouvoir temporel mais absolu. Il s’oppose diamétralement au bleu. Le rouge sert à habiller les personnages du tarot et nous donne l’indication de leur position par rapport à son complément qui est le bleu. 
 
Élément Feu – Ce qui est actif – Vitalité – Énergie – Les réalisations. 
La couleur rouge est présente de manière plus ou moins importante dans chaque lame du Tarot. Visualisez la partie de l’image où elle se situe, par exemple le haut du corps de l’IMPERATRICE, où elle symbolise l’affirmation de soi et le fait qu’elle règne à sa juste place parmi les autres.
 
LE BLEU (ou Indigo) :
Élément Eau – Ce qui est fluide – Réceptivité – Intuition. Le Bleu Foncé exprime la stagnation mais aussi la permanence des choses. Il peut rappeler à certains égards l’inconscient collectif.
 
Cette couleur s’oppose au rouge et crée une dualité symbolique. C’est un bleu intense, vif mais foncé. C’est la couleur de l’extérieur. Elle ne peut être dedans. Le bleu est une couleur faite de multitudes de couches, c’est une couleur collective ou impersonnelle, peu violente tout à l’inverse du rouge. Elle rappelle la couleur des profondeurs, de la mer, du ciel, c’est la couleur de l’infini, des grands espaces. C’est une couleur impalpable. On retrouve cette couleur sur les vêtements, les cheveux, les plantes, les étoiles, les chevaux… Le bleu est la couleur du plan spirituel, du pouvoir intemporel.
 
LE VERT :
Élément Terre – Ce qui touche à la nature et nous relie aux forces terrestres. Les relations humaines. La végétation, la vie, les forces vitales…
 
Il apparaît dans le tarot sombre et soutenu. Il se distingue totalement des jeunes pousses vert tendre que l’on peut trouver dans la nature. Ce vert est un vert résistant des plantes qui ont su lutter contre la nature pour rester en vie, il représente la vitalité profonde, la résistance au temps. Elle rappelle l’énergie violente de la nature. C’est la couleur directrice de la vie. On le rencontre peu dans le jeu.
 
LE NOIR :
Élément Terre ; Ce qui est enfoui en profondeur- Le terreau où germe la vie et ou elle finit.
 
C’est la couleur de ce qui est caché mais qui est riche comme la terre noire et fertile par exemple. C’est une couleur fertile, elle aspire à la lumière et elle révèle la lumière. Tout peut sortir d’elle. C’est la couleur de la révélation de l’âme, le meilleur exemple en est L’Arcane sans Nom. C’est une couleur qui demande de se dépouiller du superflu et de ne garder que l’essentiel. C’est en même temps la couleur du mystère des choses non encore révélées, de l’inconnu, de ce que l’on ne peut pas voir. Pour percer ses secrets, il faut du courage et de l’action. Au départ, le noir s’opposait au blanc. Mais le blanc ayant un peu évolué dans son sens, ce n’est plus vraiment le cas.
 
LE BLANC :
Élément Ciel – Ce qui est exposé à la lumière – La pureté – Début de cycle.
 
C’est un principe le signe de la pureté et de la virginité, de la délicatesse, on retrouve cette couleur dans la neige immaculée encore jamais touchée, dans certaines fleurs rares et fragiles. C’est donc la partie qui reste pure mais qui peut facilement être souillée. C’est la couleur par défaut du fond des cartes. Le blanc est difficile à interpréter.
 
LA CHAIR (ou le Rose ou le Magenta) :
Élément Terre – Ce qui touche à l’être humain – La force vitale – Les plaisirs charnels.
 
Cette couleur n’est pas éclatante, elle est un peu blafarde. C’est la couleur de la peau, elle symbolise l’humain, l’homme. On la retrouve sur les personnages mais aussi sur les objets qui deviennent alors des prolongements de l’homme. C’est aussi la couleur de la conscience, du pouvoir sur le temporel et le spirituel. 
 
S’ajoute à ces 7 couleurs 3 autres tons….
 
BLEU PÂLE (Vert pâle ou Turquoise) :
Élément Eau – Ce qui est fluide – Réceptivité – Intuition. Le Bleu Pâle est le bleu actif : La création. Il représente la fine intuition de celui qui sait se trouver au bon moment et bon endroit. Le Bleu Pâle est le bleu réceptif : Le verbe créateur. Le Bleue Pâle indique la voie pour laquelle on est fait. La couleur bleue est notamment présente dans la vaste étendue d’eau de la lame XVIII LA LUNE, où elle symbolise les eaux matricielles de l’inconscient qui alimente notre intuition.
 
Cette couleur se retrouve surtout sur les tarots de Marseille d’origine. Sinon cette couleur a été réhabilitée dans les jeux proposés par Camoin et Maître Henri Corbeau (ce dernier divise le bleu en deux tons : l’Indigo, et le Turquoise).
 
Le VIOLET :
Élément Air – Ce qui touche à la sagesse – Initiation – Vocation spirituelle. Représente : la Maîtrise de soi. Avoir un certain de degré de maturité dans la réflexion sur soi-même. C’est la couleur de la sagesse, de la spiritualité, de la foi et de la magie. Cette couleur est la couleur associée aux hiérophantes et à la papauté.
 
L’ORANGE :
Élément Feu (ou parfois associé à l’élément Terre – correspondant à la couleur brune). Le plus souvent la couleur orange est associée au soleil, à la chaleur, donc à la cordialité. D’une autre manière, on peut conférer à la couleur Orange, les propriétés combinées du Jaune et du Rouge, et son intensité est variable selon les proportions, selon les dosages de ces deux couleurs symboliquement complémentaires.
 
En conclusion :
L’étude des couleurs présentes dans le Tarot de Marseille est riche en enseignement, mais il est risqué de s’en tenir seulement aux significations rattachées aux couleurs. Le secret du Tarot de Marseille sont parfois comme un chuchotement qu’il faut s’habilité à saisir et à traduire. Et surtout cet enseignement inusité passe par une réflexion et une compréhension instinctive des couleurs et des symboles.
 
Remarquez cette dernière image… Dans les ténèbres NOIRS et froids, une luminosité d’une grande pureté, et d’une grande intensité rayonne au milieu de la noirceur… Le rayonnement de cette BLANCheur exprime toute la gamme des couleurs et des tons, comme une musique céleste silencieuse, une musique vibratoire qui compose le spectre des couleurs mais aussi des caractères et particularités, des ordres et des forces, des tons, des nuances, qui composent l’univers…
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Le Liber 369 ou Livre d’Anubis 12 novembre, 2017

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Le Liber 369 ou Livre d’Anubis

anubis

juin 20, 2003

Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 27 décembre 2015

Par Axis

« … Le mandala d’Anubis existe réellement dans au moins quatre dimensions. La progression de la simplicité vers la complexité est ramifiée & accélérée géométriquement. Toutes les cartes de l’Unique sont en fin de compte toutes fausses, quelques-unes étant néanmoins utiles pour élucider certaines vérités, & telles elles sont Saintes. Le Livre d’Anubis, bien que Saint, est sujet à ces limitations. »

Au commencement, il y avait l’Unique. Comme un cercle dont la limite n’est pas connaissable ; extatique & surabondant est son « sentiment ». Son centre est toujours nourri par son aura sans fin. À nul autre pareil, surabondant, auto-nourrissant, procréant seulement avec lui-même, devenant toujours plus lui-même. Par l’immensité de sa propre absence de limite, cette absence de forme est l’archétype de la forme. Cette Sainte absence de forme est le carburant de son centre, de sa liberté, de son infinitude. Et, véritablement, ce centre est la croyance originelle de l’a-morphe, le désir de l’Unique. Et, véritablement, cette absence de forme est la croyance originelle du centre, la Vision de l’Unique.

Le Temps & le mouvement & l’évolution sont les effets perçus de la surabondance de l’Unique, Celui-En-Devenir-Perpétuel.

Aucune pensée ou conceptualisation ne peut atteindre cet Unique car il précède la conceptualisation & les formes. Rien n’est en dehors de l’Unique dans son unicité primordiale ; comme croyance vide, comme auto-Amour extatique.

Par conséquent, toutes les unicités, entités, êtres & choses ne sont que ses propres ramifications, sa multitude de croyances & de formes.

Dans son extase primordiale d’auto-amour, l’Unique a conçu de lui-même sa dualité. « Car je suis partagé pour l’amour du Serpent. » Oui, il a conçu de lui-même sa force & sa forme, sa Volonté et son Imagination, sa dualité primordiale pour l’« amour du Serpent ». Car l’unité primordiale est l’essence de l’amour extatique comme expérience, comme émotion.

Et la dualité primordiale est le moyen original de son expression.

Les croyances sont des « formes » de l’Unique, contenant & exprimant le désir. Le Désir ou la Volonté est lié à la croyance.

Comme l’Unique procrée, il crée des croyances duales de plus grande complexité & de plus grande nécessité, de plus grande intelligence pour unifier les composantes de la croyance. L’Intelligence est la capacité pour les composantes de la croyance d’interagir.

Comme la conceptualisation crée des croyances duales de complexité de plus en plus grande, la première structure, puis la vie, ensuite la vie intelligente sont élaborées. Mais les croyances-composantes de la sphère (ou du système) de vie, ces croyances intelligentes sont petites & nombreuses en leur capacité de croire.

La première croyance est division, produisant la dualité (Volonté & Imagination). La seconde croyance est la synthèse, la dualité exprimée, produisant le tétragrammaton. Par ce processus, la complexité & l’intelligence sont construites à partir de l’Unique.

Éventuellement, les croyances atteignent une sphère de « vie » organique & intelligente. Ce que nous appelons habituellement « nous-mêmes » (l’Identité) est une croyance complexe & intelligente.

Et ici réside un grand mystère. Car dans son renouvellement incessant, le Soi sans cesse en devenir a accumulé ses formes passées de croyance, les a stocké en Lui-même. Puisque la mémoire est l’essence de l’Âme, son ordre est intelligence & continuité. Et dans la multitude de croyances qui n’est qu’une expression du désir de Soi, ce que nous appelons « nous-mêmes » & autres mêmetés & ces croyances passées & incarnations de l’Unique existent dans la mémoire de l’Unique appelée Âme.

La Mémoire est l’essence de ce que nous appelons le « subconscient » et ne fait qu’un avec le désir énergisant d’une croyance & devient accessible à l’intelligence.

La Mémoire & le Subconscient existent dans les sphères successives de la croyance qui débute juste en dehors de « vous-mêmes » et s’étend concentriquement vers l’extérieur et l’arrière.

La Force de l’Unique est l’énergie de son Désir, l’auto-désir prenant sans cesse forme. Chaque énergie est encodée, contenant l’information, chaque désir devenant croyance.

Les croyances simples ont une grande capacité à croire des pensées relativement peu intelligentes. Les croyances complexes sont d’une capacité moindre à croire des pensées intelligentes.

La Capacité est « sacrifiée » à l’intelligence & vice-versa. Les dualités primordiales sont les parents de tout, alors que « nous » construisons des machines dans un petit coin de l’univers.

Les croyances vitales sont toutes ces formes de croyance (étant des formes de l’Unique) qui ne sont pas perçues par « nous-mêmes » (une croyance complexe & intelligente) comme étant l’Unique.

Par conséquent, ce que nous appelons habituellement « nous-mêmes » est une croyance complexe & intelligente, capable à un certain degré de croire à son tour. Mais nous ne pouvons croire véritablement qu’en une seule chose à la fois, car les pensées (le nom que nous, qui avons été « crus », donnons aux croyances qu’en retour nous croyons) sont duales et la conceptualisation a déjà eu lieu.

Nous ne sommes libres de croire qu’avant que la conceptualisation ait eu lieu. Ceci est en relation avec la sphère de complexité dans laquelle nous sommes au moment de la conceptualisation. Dans chaque unité de croyance, il y a juste assez d’énergie pour éveiller (rendre réel ou vivant) l’une des dualités en une croyance au moment de la conceptualisation. Dans le temps ils peuvent alterner, mais ne peuvent exister simultanément.

Posez-vous la question, « pleut-il dehors ? » Au moment juste avant que vous ne regardiez, vous êtes libre de penser qu’il pleut ou non. Une fois que vous avez regardé, vous n’êtes plus libre que de croire l’un ou l’autre. En physique quantique, ce phénomène est connu comme l’effondrement de l’état de vecteur.

Ceci est la relation d’une croyance complexe, intelligente à une croyance moins complexe et vivante d’énergie encodée dans des forces physiques. Cette croyance moins complexe est considérée comme un phénomène objectif alors que « nous » semblons subjectifs par rapport à elle.

Supposons alors qu’au moment de regarder s’il pleut nous pensions « Je désire qu’il ne pleuve pas » C’est à dire que nous voulions effectuer à partir d’une croyance complexe & objective un changement dans une croyance plus simple.

L’expérience nous à montré que nous ne pouvons pas, dans un état normal, croire effectivement en opposition à une croyance plus simple & vivante. Car, bien que la croyance plus simple & vivante ait moins d’intelligence, elle a plus de capacité à croire qu’une croyance complexe. Il se pourrait que nous soyons capables d’utiliser notre « pouvoir » ou notre « médecine » qui est l’intelligence pour arrêter la pluie, mais jusqu’à présent, l’intelligence n’en a pas encore développé les moyens. Nous pourrions insister, désirer être suffisamment forts & essayer de développer ces moyens, mais tout aussi probablement il aura cessé de pleuvoir bien avant que nous ayons développé ces moyens ou bien nous aurons cessé de désirer le changement.

« Nous », en tant que croyance complexe, existons réellement en même temps dans toutes les sphères de la complexité/simplicité. Tout comme la croyance progresse de sphère en sphère, la complexité augmentant, l’énergie est de plus en plus liée au maintien de la complexité de la croyance. Cette énergie liée à la complexité est ce que nous appelons l’intelligence. Par conséquent, les croyances complexes sont de moins en moins conscientes (immédiatement) des autres croyances de l’Unique. Car l’énergie doit rester disponible à la croyance afin qu’elle devienne « réelle », c’est à dire, Soi.

Le principe de la Magie est que l’énergie doit atteindre la sphère de la croyance préconceptuelle à la croyance désirée. Cela exige que les croyances complexes deviennent simples. Degrés de simplicité égale disponibilité de l’énergie & capacité à croire. En fait, elles sont les mêmes !

Essayer d’énergiser une croyance sans atteindre la simplicité requise est soit totalement infructueux soit fatigant pour la croyance qui essaye d’effectuer le changement. Cette fatigue est un état désiré, car il libère l’énergie nécessaire à charger la nouvelle croyance, mais celle-ci doit être codée en termes qui ne doivent pas être directement intelligibles au risque qu’une grande partie, voire toute l’énergie, soit réinvestie dans le maintien de la structure rationnelle au sein de laquelle le désir est formulé, & cela liera encore une fois l’énergie (désir). Les symboles sont meilleurs que les pensées intelligentes. Les sigils sont plus puissants pour ce but.

Une attention particulière doit être accordée aux moyens de parvenir à l’état de fatigue requis, afin que le complexe ne soit pas endommagé de façon permanente, mais simplement à bout de force.

Les sigils peuvent être faits de nombreuses manières. Des langues étranges, de la musique codée, des énumérations, des figures géométriques, des mudras (s’ils ne sont pas trop « intelligibles »), et beaucoup d’autres (utilisez votre propre imagination).

Par ces moyens, nous pouvons acquérir la capacité de croire « il ne pleut pas » (ou quoi que ce soit d’autre) ou mieux « le soleil brille » ou « l’air est sec ». Il n’est pas sage d’utiliser la forme négative, car l’énergie investit le positif plutôt que le négatif.

Les symboles sont utiles pour rendre accessibles à notre croyance la connaissance, l’information et/ou l’expérience d’autres croyances selon notre désir. Les symboles sont des formes soit picturales et accessibles à l’intelligence, soit arbitraires et rendues intelligentes par leur utilisation répétée dans des systèmes intelligents. L’énergie rendue disponible par l’exhaustion & liée à un symbole, reformule les choses de manière intelligente (au sein d’une croyance complexe) & se trouve expérimentée « subjectivement ». Les croyances subjectives sont des composantes des croyances complexes. De là, les croyances subjectives peuvent être affectées par la « pensée » c’est-à-dire par l’énergie liée par l’intelligence.

Ce que nous appelons affirmation est utilisé pour énergiser (au travers de l’exhaustion) une croyance subjective opposée à une autre, les croyances existant toujours en dualité. Constamment nous répéter à nous-mêmes « je suis heureux » amènera le bonheur désiré si nous pouvons nous concentrer de manière efficace & énergétiquement & qu’il n’y a aucun conflit caché avec une croyance plus simple ou vitale.

Certaines affirmations d’une croyance complexe sont souvent difficiles à discerner ; c’est le cas des codes moraux ou de l’esthétique d’un conglomérat/système de croyance intelligente, c’est-à-dire la « culture ». Ne soyez jamais dirigé par une croyance cachée.

Afin d’affecter le monde « objectif », les croyances simples demandent une exhaustion totale de la croyance intelligente de « nous-mêmes » — une forme d’éradication, d’extase ou de « mort » & l’émission d’une l’énergie informant un symbole inintelligible ou un sigil.

« Tu réaliseras de Grandes Œuvres, même si elles ne doivent pas être connues. En étant vraie, toute chose connaît son moment propre ».

« En vérité je suis là où tu poses ton crayon et je suis dans le soleil. Quand tu regardes et me cherches, tu ne cherches que toi-même — toi-même libre de l’association que tu crées ».

« Quand tu me chercheras, je serai les Lieux Vides. Quand tu seras, je serai là, toujours en devenir, prenant toujours de nouvelles formes ».

« Dans le silence qui est la mort, une nouvelle vie est née et ceux qui embrassent la mort sont libres ».

« Toujours plus loin se déroule le serpent de la vie, toujours dévorant ce qui était, toujours avec de nouvelles peaux, tuant toujours l’ancien ».

Extrait du Liber 369 – Axis. Traduction par Spartakus FreeMann, 2001 e.v.

SOURCE : https://www.esoblogs.net/

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La Symbolique de L’Argent 7 novembre, 2017

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La Symbolique De L’Argent

 

Symbolique De L Argent1

L’Argent, Est Opposé Dans La Mythologie À l’Or.
➤ Histoire De L’argent
Historiquement, l’extraction minière de l’argent remonte à 5000 ans. Les premières extractions étaient une ressource précieuse pour les civilisations de Grèce Antique et du Proche Orient ; c’est ainsi que l’argent fut l’un des premiers métaux utilisés. Son nom vient du latin « Argentum » tiré du grec « Argos » signifiant brillant, blanc, éclatant, lumineux.
En alchimie, c’était le Métal de la Lune ou « Métal de Diane ». Durant l’Antiquité, il fut utilisé comme monnaie et métal d’ornement, notamment pour la fabrication de miroirs, en raison de ses propriétés réfléchissantes. Dans les civilisations aztèques, ce fut les mines d’argent et non l’or qui firent la richesse et la renommée du Mexique du 18e siècle.
➤ L’Argent Dans Les Rêves
L’argent représente une force réelle, même dans les rêves. Dans un rêve, un astre argenté, une lune ou une étoile est le signe de la réalisation matérielle prochaine d’une chose attendue tandis que visualiser un objet en argent, comme l’argenterie par exemple, signale le potentiel d’une personne.
Sinon, un ciel argenté signifie une déviation ou un changement de chemin, mais ce présage est relativement rare.
Symbolique De L Argent2

➤ Symbolique
 
Dans le système de correspondance des métaux et planètes, l’argent est en rapport avec la Lune ; il appartient à la chaîne symbolique « Lune-Eau » Principe Féminin lunaire, Aqueux, Froid, par opposition à l’Or, principe actif, « mâle, solaire, diurne, igné ».
 
Chez les Grecs, trois divinités féminines sont associées à la Lune.  Sélène, déesse de la pleine lune ou de la naissance (Luna chez les Romains), est vêtue de robes argentées et mène un char en argent. Artémis, déesse du croissant de lune et de la chasse tire des flèches en argent. Hecate, la déesse de la nouvelle lune ou de la mort. La pratique des cultes de ces déesses est liée à l’argent, au blanc, et à la pureté.
 
Chez les Incas et les civilisations qui les ont précédés, la Lune est à la fois la sœur et la femme du Soleil ; et l’argent est utilisé dans les cultes officiels. 
 
Chez les Égyptiens antiques, on pense que les os des Dieux sont faits d’argent. 
 
Chez les chrétiens, il représente la sagesse divine.
 
➤ Le Métal Lunaire Attaché À La Dignité Royale.
 
• Le roi Nuada a eu le bras coupé lors de la première bataille de Moytura, de ce fait, il ne peut plus régner, car toute mutilation ou difformité s’y oppose. Cependant, il reprend son trône après que le « Dieu Médecin » Diancecht lui ait fait la prothèse d’un bras d’argent. 
 
• On rappelle aussi le souvenir du roi mythique de Tartessos, Argantonios qui, selon Hérodote, vécut cent vingt ans.
 
• D’après les mythes égyptiens, les os des dieux sont faits d’argent, tandis que leurs chairs sont d’or.
 
➤ Blanc Et Lumineux, L’argent Est Aussi Symbole De Pureté.
 
 « Il est la lumière pure, telle qu’elle est reçue et rendue par la transparence du cristal, dans la limpidité de l’eau, les reflets du miroir, l’éclat du diamant. Il ressemble à la netteté de conscience, à la pureté d’intention, à la franchise, à la droiture d’action, il appelle la fidélité qui s’ensuit ».
 
Dans la symbolique chrétienne, il représente la sagesse divine, comme l’or évoque l’amour divin chez les hommes.
 
Chez les Bambaras, il est le symbole de l’eau purificatrice ; le Dieu, qui réunit les deux éléments purificateurs « Feu Et Eau », est à la fois « Or Et Argent ».
 
Dans les croyances russes aussi, il est symbole de pureté et de purification. 
 
Le héros de nombreux contes traditionnels se sait menacé de mort lorsque sa tabatière, sa fourchette ou quelque autre objet familier se met à noircir. 
 
L’hermine d’argent, protectrice des fileuses, leur fait parfois don du fil d’argent, particulièrement fin et solide.
 
Les Kirghises guérissent l’épilepsie en obligeant le malade à regarder le guérisseur, qui forge lentement un cône d’argent ; l’effet semble hypnotique, le malade calmé, somnole, puis s’apaise.
 
➤ Le Plan Éthique
 
Cependant, l’argent symbolise aussi malheureusement l’objet des cupidités et des malheurs qu’il provoque, et l’avilissement de la conscience. 
 
C’est là son aspect négatif, la perversion de sa valeur. Lorsque l’argent est synonyme de « Richesse », il perd le sens bienfaisant de prospérité et opulence pour signifier « Dévoiement Et Idolâtrie ». 
 
« Nul ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. On ne peut servir Dieu et l’argent ».
 
 
L’argent ne retrouve sa bonne et vraie valeur morale, que lorsqu’il retourne dans la charité, et l’aumône.
 
 
 
Aron O’Raney
Mardi 13 juin 2017

PARACELSE 1493-1541 5 novembre, 2017

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L’un des plus grands médecins de tous les temps

Paracelse (Théophraste Bombast von Hohenheim 1493-1541), l’un des plus grands médecins de tous les temps, naquit voici plus de 500 ans, le 10 novembre 1493, près d’Einsiedeln, en Suisse. Excepté Hippocrate, peu de praticiens laissèrent de monument comparable au sien.
Il eut pour amis quelques célébrités de la Renaissance, tel le grand humaniste Érasme ou l’éditeur Johann Froben.
Ambroise Paré et Giordano Bruno portèrent un vibrant hommage à son enseignement. Pourtant, il fut souvent incompris par ses contemporains, méprisé par les officiels, et les mandarins des Universités le traitèrent en charlatan. Sa vie de chercheur solitaire, à contre-courant des idées reçues, en fit un éternel contestataire, un errant.
Il utilisa la langue allemande commune plutôt que le latin dans ses écrits afin de rendre la science accessible au plus grand nombre. Basés sur l’expérimentation, ses travaux l’amènent à décrire et pratiquer l’homéopathie et le magnétisme deux siècles avant Hahnemann et Messmer.
Sa pharmacopée est l’une des premières, il invente l’asepsie, pressent la psychanalyse, découvre les maladies psychosomatiques. Toute sa vie il luttera contre les Diafoirus. Même s’il se complaît à l’étrange et aux extrêmes, tandis que les autres parlent et paradent, Paracelse, lui, guérit…

Jeunesse

Théophraste Bombast von Hohenheim, plus connu sous le nom de Paracelse, naît le 10 novembre 1493, près d’Einsiedeln (Suisse), où son père exerce la médecine. Il semble que Mme Hohenheim mourut peu après la naissance de son fils.
Cette mort prématurée touche profondément le jeune garçon qui gardera durant toute sa vie la nostalgie d’une mère trop tôt disparue. «Un enfant n’a besoin ni de constellation ni de planète. Sa mère est sa planète et son étoile.» dira-t-il plus tard.
Théophraste restera longtemps d’une nature fragile. Élevé par son père, qui lui communique son goût de l’étude et de l’observation, il court la campagne en sa compagnie, étudie les plantes et les minéraux dont les vertus, bien connues des paysans et des guérisseurs de l’époque, n’étaient pas encore codifiées. Nous sommes en pleine Renaissance et la première pharmacopée scientifique ne date que du XVIIIe siècle.
Le jeune Théophraste apprend donc la physique (du grec phusis, nature), dans le grand livre de la Nature, et découvre les rudiments de la médecine sous la houlette de son père.

L’adolescent

Lorsque son fils atteint l’âge de 9 ans, Wilhelm von Hohenheim quitte la Suisse pour s’établir dans la ville minière de Villach, en Carinthie (Tyrol autrichien), où il demeurera le restant de sa vie. Les mines de fer, de plomb, de cuivre des environs de Villach appartiennent aux Fugger, banquiers devenus puissants, qui prêtent aux papes et aux rois (Charles Quint qui leur doit son trône les fera Comtes d’ Empire).
Le docteur Hohenheim s’installe sur la place du Marché, donne des consultations et dispense des cours à l’École des Mines, tout en poursuivant des recherches alchimiques dans son petit laboratoire.
Théophraste va à l’école chez les Pères, sa santé s’améliore, et le gamin souffreteux se transforme en adolescent volontaire et sûr de lui. Il aime profondément l’étude et rendra plus tard hommage à ses maîtres qui, à côté de l’enseignement de la Bible, à laquelle il restera fidèle toute sa vie, entrouvriront pour lui la porte de la science et de la philosophie.
Au contact de son père, des ingénieurs des mines et des mineurs, le jeune homme acquiert des connaissances concrètes, un savoir pratique, auxquels il appliquera les raisonnements abstraits des effets et des causes appris à l’école.
C’est donc ici, en Carinthie, que le jeune Théophraste découvre, après celles des plantes, la valeur et la richesse des métaux, dont en habile expérimentateur il décèle les vertus thérapeutiques. On trouve en effet, dans la région, du minerai de plomb, de fer, de cuivre, de l’or et du zinc, alors très rare, sans compter l’alun, le vitriol, le cinabre ou le mercure.
Il est aux premières loges pour observer les techniques d’extraction du minerai, sa transformation, sa fonte. Il verra sous ses yeux se liquéfier l’or et le fer, il assistera à la composition des alliages. Et, en vrai fils d’alchimiste, Théophraste mettra la main à la pâte, manipulera lui-même les métaux.

L’alchimiste

Est-ce en dorant des pièces de métal qu’il rêvera de transmutation ? En ce temps là, la chimie ne s’était pas encore séparée de l’alchimie. Pourtant ce n’est pas cela qui l’intéresse. «L’alchimie ne consiste pas à faire de l’or et de l’argent, dira-t-il, son but est de produire les essences souveraines et de les employer pour guérir les maladies.» Il ira jusqu’à appeler les alchimistes qui cherchaient à fabriquer de l’or, des « imbéciles qui battent la paille vide. »
A Villach, Paracelse n’est encore qu’un adolescent, mais il a déjà l’intuition de son système futur : un système d’interaction, où tout se tient, où tout agit et réagit, le ciel, les étoiles, les signes, les éléments, l’homme et la matière.
Tout correspond, et l’intelligence consiste à retrouver le petit signe qui trahit l’union secrète de deux choses. Par exemple, l’une sera la maladie, l’autre le remède. Ce monde des correspondances est le fondement même de sa doctrine.
A Villach, Paracelse fut remarqué par Joachim von Wadt, le principal du collège, ami de son père et futur réformateur de St Gall. Nommé recteur à Vienne, von Wadt fit venir son protégé auprès de lui dès 1509, et c’est dans cette ville que Théophraste sera reçu au grade de « bachelier de médecine » (1511) seul diplôme qu’il ait jamais officiellement reçu. C’est à cette époque que, selon l’usage du temps, il décida de latiniser son nom, Hohenheim devenant Paracelse, appellation sous laquelle il passera à la postérité.
Mais autant l’enseignement primaire et secondaire lui plurent, autant, dans ses écrits, il avoue que l’enseignement traditionnel dispensé dans les universités, trop axé sur un savoir livresque, lui déplaît. Il prend en sainte horreur les scoliastes, ces « bonnets rouges », les mandarins rabâcheurs, qui tiennent le haut du pavé dans les universités d’alors.
Entièrement soumis aux règles de la scolastique, l’enseignement supérieur n’accordait aucune place à l’observation de la nature ou aux investigations de type expérimental. Aussi, déçu par ces « maîtres imbéciles », Paracelse alla chercher ailleurs un enseignement plus proche de son intelligence intuitive.
PARACELSE 1493-1541  dans Recherches & Reflexions paracelse-02

L’initié

On prétend que Paracelse abandonna l’université pour devenir l’élève de l’Abbé Tritheim, à Wurzbourg *. On prétend également que l’influence de ce nouveau maître fut décisive dans l’élaboration de la doctrine de Paracelse.
Moine bénédictin, Tritheim avait réalisé une synthèse entre la Kabbale (tradition ésotérique juive), l’hermétisme (révélations du dieu Hermès dont alchimie et astrologie sont des disciplines majeures) et d’autres courants de pensée que l’église tenait pour hérétiques.
Le supplice de Savonarole, brûlé en 1498, montrait combien serait difficile la vie de ceux qui s’engageaient sur ces voies interdites. Or Tritheim, renouant avec la tradition gnostique et hermétique, affirmait l’unité du monde et la possibilité pour l’homme d’évoluer vers une spiritualité plus haute, doctrine en contradiction avec la notion chrétienne de péché originel, de jugement dernier et de damnation éternelle.
Imprégné de son enseignement, Paracelse quitte son maître en 1515, prêt à accomplir son destin. Il a 22 ans. Il va connaître une longue suite de voyages, parcourant l’Europe en tous sens, rencontrant les plus grands esprits de son temps.
Reconnu par ses pairs, souvent jalousé par les médiocres, il fut reçu par quelques grands de ce monde et des peintres célèbres firent son portrait en diverses villes qu’il visita.

Le voyageur

Il commence son périple par la cité minière de Schwatz, où il vérifie les propriétés thérapeutiques des métaux. « Il produit un corps en laboratoire, observe les conditions dans lesquelles il l’obtient, répète l’expérience.
Ensuite il essaie le médicament sur lui-même. Dans un dernier stade seulement, il réfléchit, essaie d’en tirer une théorie. » Il étudie des préparations de fer, de zinc, d’antimoine, de mercure et de plomb, utilisant le soufre et l’acide sulfurique dans ses amalgames. Le bismuth retient particulièrement son intérêt. Il en découvre certaines propriétés curatives encore utilisées de nos jours.
Parallèlement à cette démarche scientifique, il s’intéresse aussi à l’astrologie (dont l’astronomie ne s’est pas encore séparée), à la magie opératoire. Pour un esprit de notre temps la magie exclut la science. On est savant ou charlatan.
Mais à l’époque de Paracelse, la Science et la Magie, sont des connaissances de même ordre. La magie donne la raison des choses, comme la raison en dévoile la magie. Alors, ne nous étonnons pas que ce perpétuel chercheur effectue des incursions dans l’irrationnel, qu’il passe du réel à l’imaginaire, d’un plan purement terrestre à un plan « autre », comme s’il avait l’intuition d’une réalité cachée, imperceptible à nos cinq sens. C’est à ce titre que Paracelse peut être considéré comme un adepte de la médecine hermétique.
La rédaction de son premier ouvrage, l’Archidoxa, date de son séjour à Schwatz.
Puis il part pour l’Italie, soignant et herborisant en chemin, apprenant en autodidacte ou fréquentant les universités en auditeur libre. En 1516, l’année où Charles-Quint succède à Ferdinand d’Aragon, où Erasme publie son « Nouveau Testament », Thomas More « Utopia » et Machiavel « Le Prince », année aussi de la mort de l’abbé Tritheim, voici Paracelse à Ferrare. On a dit que ce fut dans cette ville qu’il reçut son diplôme de médecin. L’a-t-il jamais reçu ?
Sans que la preuve ne puisse en être apportée de manière formelle, il semblerait que Paracelse fût affilié à une de ces sociétés secrètes d’initiés qui couvraient l’Europe et facilitaient les voyages de leurs adeptes.
On prétendit même que ce furent les Fugger qui commanditèrent les voyages de Paracelse et ses visites aux « maîtres occultes » !
Lors de son passage à Genève durant l’hiver 1517, il guérit la fille d’un notable qui souffrait de surdité depuis sa naissance, par une simple « imposition des mains ». La rumeur de ce « miracle » s’étant répandu dans la ville, des dizaines de sourds l’assiégèrent dans la modeste auberge où il séjournait. Ce désordre mal vu des autorités genevoises, il fut prié de quitter la cité et fut contraint de gagner la Savoie.>
En 1517 il vint à Paris où il prendra connaissance des travaux des alchimistes et des médecins français. Ensuite il rejoint Montpellier où la Faculté restait influencée par la médecine arabe et le mouvement kabbaliste. Il y lit le Zohar. Il retourne en l’Italie, mais le climat intellectuel n’y est plus de son goût et il s’embarque pour l’Espagne avant de rejoindre Lisbonne.

Son but

Son but reste toujours d’améliorer ses connaissances et il ne cessera jamais d’étudier et d’expérimenter. Du Portugal, il prend la mer vers l’Angleterre. Apprenant qu’on se battait aux Pays-Bas, il obtient un poste de chirurgien-barbier dans l’armée hollandaise. Puis il contracte un autre engagement, au même titre, dans l’armée danoise.
Partout où il séjourne il ne manque pas d’étudier les traditions médicales populaires. Ainsi qu’il le mentionnera dans son livre De Defensiones: « Les Universités n’enseignent pas toutes choses; il faut au médecin rechercher les bonnes femmes, les bohémiens, les tribus errantes, les brigands et autres gens hors la loi, et se renseigner chez tous. Nous devons, par nous-mêmes, découvrir ce qui sert à la science, voyager, subir maintes aventures, et retenir en route ce qui peut être utile. » Il restera fidèle à ce programme jusqu’à la fin de sa vie.
En 1522 il est à Venise comme chirurgien militaire dans le cadre de la guerre qui oppose Charles-Quint et François Ier pour la possession de Naples. Il y acquiert une grande notoriété, ayant guéri « dix-huit princes abandonnés par leurs médecins ».

Il choisit le mauvais camp

En l’an 1524, Paracelse sera mêlé aux révoltes paysannes de l’Empire. Il soignera les plus malheureux. Mais il a choisi le mauvais camp, et il doit fuir. L’année suivante, il retourne une dernière fois auprès de son père, à Villach, avant de chercher à s’établir.
En 1526, le voici à Strasbourg, inscrit à la guilde de « La Lucerne ». Il soigne et guérit le margrave de Bade qui souffre de dysentrie chronique. Il y gagne une bague, mais aussi la jalousie de ses confrères qui l’accusent de sorcellerie, incitant le margrave à lui refuser les honoraires convenus. Il est furieux et le proclame.

Le professeur

Froben, le grand éditeur bâlois chez qui s’est retiré Erasme, appelle Paracelse à son chevet. Une de ses jambes paralysée ne répondant plus, les médecins officiels veulent l’amputer. Grâce à son art, Paracelse évite l’amputation et Froben retrouve l’usage partiel de ce membre.
Théophraste fait coup double en soignant les troubles hépatiques d’Erasme. Ses deux nouveaux amis lui proposent de s’installer à Bâle où le poste de médecin de la ville est vacant. Grâce à leur influence, Paracelse est nommé médecin municipal, poste important, car il comprend une chaire de médecine à l’Université et la surintendance des apothicaires.
En 1527, il commence son cours à l’université de Bâle, rejetant le décorum vestimentaire des professeurs du temps et l’usage du latin au profit de l’allemand. Dans le climat révolutionnaire de l’époque, l’accueil des étudiants est enthousiaste.
Paracelse confirme son rejet de l’enseignement rétrograde et sclérosé des anciens « pour étudier les maladies sur les malades et rechercher les remèdes dans la nature »

La tradition hermétique

Il rejette la philosophie scolastique qui répartit l’univers en catégories, montre Dieu et le Monde séparés, l’âme et le corps formant chez l’homme un dualisme irréductible. Il dira que: « toutes les choses ont été et sont venues d’Un, ainsi toutes les choses sont nées de cette Chose Unique par adaptation. ». Il s’agit d’intégrer l’homme dans l’univers car tout ce qui existe vit et possède une âme. Ainsi « Le Macrocosme et le Microcosme (l’homme) ne font qu’un. ».
Il inaugure l’étude de la pathologie de la nutrition en soulignant que notre corps absorbe les poisons joints aux aliments. Sous le nom de « maladies du « Tartre » il analyse la rétention des déchets qu’engendre une digestion incomplète. Il observe les intoxications d’origine respiratoire et insiste sur la nécessité d’aérer les chambres des malades et des hôpitaux.
Pour Paracelse, l’homme et l’univers sont unis par une synergie parfaite. Notre corps est formé d’éléments qui existent dans l’univers et l’interaction entre l’environnement et la créature est constante. Enfin notre entité spirituelle peut être sujette à l’influence de celle des autres hommes : la suggestion (hypnose) et la persuasion (envoûtement), sont de simples projections d’une volonté.

Les maladies mentales

Paracelse perçut clairement la nature des maladies mentales. Il étudia en particulier l’épilepsie (le « haut mal » du Moyen-Age), et rejeta toute influence diabolique dans leur apparition. Abordant l’étude de la psychiatrie, il distingue l’inconscient du conscient (qu’il désigne respectivement par le terme d’âme animale et d’âme spécifiquement humaine). Son insistance pour protéger les personnes atteintes de folie est proportionnelle à la dureté des moeurs du temps à leur égard (prison, tortures et bûcher sont monnaie courante).
Il indique la fonction cathartique (2) du rêve que Freud redécouvrira quatre siècles plus tard, mais soutient aussi l’existence de rêves prophétiques ou surnaturels.
Sa pratique thérapeutique consiste à s’en remettre avant tout à la nature. Il faut soumettre l’expérience au crible de la vérité. Mais on ne doit pas procéder de manière aveugle. La guérison est la résultante d’un processus naturel: le fluide vital. Après Hippocrate, Paracelse enseigne que « Les semblables guérissent les semblables… ».
Il suit la règle de similitude et, pour établir le lien entre un médicament donné et un certain état morbide, il développe la notion de « signature » (l’activité vitale des objets naturels ou leurs apparences demeure en relation étroite avec les particularités de chaque maladie). Il faudra attendre trois siècles et les travaux de Hahnemann pour voir cette notion se constituer en doctrine: l’homéopathie.

Le précurseur

Ce sont des considérations « magiques » analogues qui conduisent Paracelse à développer l’organothérapie (utilisation des organes animaux pour soigner certaines maladies des mêmes organes humains, technique aujourd’hui très à la mode). Il recommande le sérum sanguin pour contrer les hémorragies. Imprégné d’alchimie, il heurte les théories du temps en préconisant le premier l’usage de sels métalliques (que les médecins de son époque regardaient comme de dangereux poisons).
Il n’ignore pas l’importance du dosage, ni même de son aspect infinitésimal dont l’homéopathie fera le plus grand usage. Il est aussi le précurseur de la thérapeutique magnétique, utilisant l’aimant contre certaines maladies. Toutes ces découvertes nous autorisent à considérer Paracelse comme le plus grand novateur de l’histoire médicale occidentale.
Mais, si ses étudiants le suivent avec enthousiasme, Paracelse voit bientôt se dresser contre lui une puissante cabale animée par les médecins bâlois, qui le contraignent à l’exil. Il s’installe à Colmar en 1528, puis, un an plus tard à Esslingen où, en marge de ses consultations et de ses expérimentations médicales, il se livre à des travaux occultes. Médecin reconnu par ses pairs, Paracelse est également un ésotériste qui étudie et expérimente toutes les recettes possibles, entretenant des liens étroits avec les plus grands initiés de son temps. Il pratique toujours l’alchimie qu’il considère comme la médecine suprême, capable de rétablir la santé tout en opérant la transmutation spirituelle de l’être.
On prétend que ses travaux l’amenèrent très loin. Une belle légende voudrait qu’il ait découvert comment « redonner corps aux objets ayant perdu leur substance matérielle », et même réussi à créer un homuncule sans l’aide d’une matrice humaine !

Occultiste et prophète

Si l’expérimentation demeure pour Paracelse la seule méthode d’arracher les secrets de la nature physique, la Magie est le moyen de développer l’intuition spirituelle (clairvoyance) et d’agir sur le monde extérieur en faisant appel à d’autres énergies: « De même que le monde n’est qu’un produit de l’imagination de l’âme universelle, l’imagination de l’homme (qui est un petit univers) peut créer ses formes invisibles et celles-ci se matérialiser ».
Pour lui, les opérations de magie procèdent de forces naturelles: il va jusqu’à décrire dans les moindres détails le processus d’envoûtement avec figurine de cire, utilisation du lien de « sympathie » entre le sujet et son image.
Il va même jusqu’à supposer que nombre d’entités occultes généralement invisibles nous entourent, et que certaines modifications de notre sensibilité (par l’usage de drogues ou suite à la maladie) peuvent nous les rendre visibles sur un autre plan, qu’il appelle éthérique.
Il parle aussi de la possibilité d’évoquer les morts et de faire apparaître leur corps sidéral (et non l’intégralité de la personne). N’est-ce pas l’ectoplasme des Spirites ?
Dans ses traités philosphiques, il fait passer l’illumination avant la science, renouant ainsi avec la Gnose, doctrine reprise par les théosophes.
Imprégné de tradition ésotérique et professant la notion d’illumination directe, Paracelse ne prit guère parti dans la querelle entre catholiques et protestants. Il critiqua l’Église avec prudence, vitupérant l’ignorance de ses prêtres et le trafic des reliques, considérant que seul un saint peut, de son vivant, accomplir des miracles grâce à son pouvoir spirituel. S’il montra au début quelque sympathie à l’égard de la Réforme, il la qualifia vite de « ramassis de sectes ».
La mort de son père en 1534 le ramène à Villach où, après avoir réglé la succession, il reprend son errance sur les routes d’Europe, tout en continuant la rédaction de ses ouvrages. Le plus étrange reste ses «Pronostications», comparable, plusieurs décennies avant leur parution, aux Centuries de Nostradamus. Il y annonce entre autres la Révolution française et la chute de la monarchie absolue.
Suite à la publication de sa «Grande Chirurgie» dédiée au roi Ferdinand, Paracelse est reçu à la cour de Vienne avec tous les honneurs, en 1537.
La même année, il rencontrera fortuitement dans une auberge au cours d’un voyage, Jérôme Cardan avec qui il s’entretiendra durant plusieurs heures et dont il dira dans un de ses ouvrages qu’il fut l’un des plus éminents esprits de son temps.
Si la majeure partie de sa vie fut marquée par des persécutions, il connut malgré tout de son vivant, la gloire et la reconnaissance de ses pairs. Il meurt à Salzbourg le 24 septembre 1541 dans des circonstances restées obscures. Enterré avec les honneurs, il le sera, selon ses voeux, dans le cimetière des pauvres de cette ville.

Une œuvre immense

Ce jour-là, le Bouddha, ayant réuni un grand nombre de ses disciples sur le Pic des Vautours, près de Rajagriha, ne prononça pas un mot, mais se contenta de montrer une fleur qu’il tenait entre ses doigts. Personne ne comprit le sens de ce geste, sauf Mahâkasyapa qui sourit.
Il fut de ceux qui établirent le lien entre les mystères de l’antiquité, les ordres secrets et les confréries du Moyen âge, dans le sens d’une compréhension occulte du monde. Selon l’opinion d’un de ses biographes: « Son oeuvre constitue encore la plus vaste synthèse philosophique, religieuse, sociale, médicale et scientifique jamais réalisée par un esprit humain. » (Dr. Allendy). Si Paracelse eut peu de disciples, il inspira jusqu’à nos jours de nombreux chercheurs. D’une certaine manière il est toujours vivant et se révèle, par delà les siècles et le nouvel obscurantisme des orthodoxies scientifiques, le véritable prophète du Nouvel-Age.

Documentation : André Jimenez


NOTES

  • (1) A cette époque, les chimistes étaient encore alchimistes. Leurs analyses et leurs combinaisons appartenaient aux traditions occultes. Ils cherchaient les secrets de la nature avec des rites magiques, observant les jours et les heures propices, les influences astrales, faisant usage d’invocations, de signes cabalistiques, se préparant à leurs expériences par le jeûne, la méditation et la prière.
  • (2) A l’exception d’une seule allusion où Paracelse traite l’abbé Tritheim de « chercheur faustien », ce qui n’est pas une preuve d’admiration, il n’a jamais fait mention dans son oeuvre de ce séjour, ni de l’enseignement supposé reçu de la part du célèbre occultiste. Mais cela ne saurait démontrer qu’il ne l’ait jamais rencontré.
  • (3) Méthode thérapeutique induisant une crise émotionnelle artificielle qui résoudra le problème de l’intérieur. (Gestalt)

Ce qu’il a dit

  • L’homme propose mais c’est dieu qui guérit. Dieu ne fait rien sans l’homme S’il opère un miracle Il le fait à travers l’homme qui n’est qu’un canal.
  • Tout ce qu’il y a dans les livres a moins de valeur que l’expérience d’un seul médecin qui pense et qui raisonne. (Citation de Rhazès reprise à son compte par Paracelse)
  • L’homme a en lui une force magnétique sans laquelle il ne peut exister.

Pour en savoir plus

  • Dr René Allendy : Paracelse, le médecin maudit (Dervy)
  • Guy Bechtel : Paracelse (Tchou)
  • Pierre Genève : Paracelse mage et médecin (Euredif 1972 )
  • Anna M. Soddart : La Vie de Paracelse (Maloine)
  • Béatrice Whiteside et Serge Hutin : L’homme, le médecin, l’alchimiste (La Table Ronde)


© Pierre Genève

Discours sur le symbolisme du nom d’Isis 4 novembre, 2017

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Discours sur le symbolisme du nom d’Isis

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Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 31 décembre 2015

 

Prononcé par le F. Jules Doinel à l’inauguration de la R.L. Les Adeptes d’Isis-Montyon, à l’Or. d’Orléans

TT. CC. FF.,

Dieu se manifeste par le soleil, voilà le fond de la doctrine secrète de Misraïm. Un Dieu abstrait, tel que l’a conçu la pensée subtile des Platon, des Aristote, des Descartes, des Spinoza, des Hegel, n’a jamais été compris de l’Humanité ; elle cherchait un Dieu vivant, dont elle sentît la lumière et constatât la vigueur. Les Loges Egyptiennes, nos aïeules vénérables, adoraient l’énergie du monde, l’unité des forces physiques, sous l’emblème du père de la clarté, de l’astre étincelant qui règle le jour et dirige les saisons. L’Unité, le Monisme, comme on dit aujourd’hui, constituaient l’étoffe du dogme, et cette Unité, ce Monisme, se cachait sous la multiplicité des formes hiératiques. Phthah, Sokhar, Râ, Osiris offraient des aspects variés de la substance primordiale.

On multipliait ces formes, on pluralisait ces noms divins. La substance demeurait une et immuable. Les apparences sacrées étaient le vêtement de la pensée des sages. Comme nous, les initiés des hypogées ne reconnaissaient que l’Énergie, le mouvement unique, voilés sous les divins personnages du Panthéon mystique.

Prêtons l’oreille aux échos de l’ancienne initiation : « II traverse l’éternité, il est pour toujours », disent les maximes d’Anî. « II est le Maître de l’Éternité sans bornes », répond le Todtenbucb, et il ajoute : « On ne le saisit point par les mains. » Le papyrus Harris nous révèle « qu’il est le prodige des formes sacrées que nul ne comprend ; que son étendue se dilate sans limites ». Et le Todtenbuch dit encore : « Ce qui est, est dans son sein. Ce qui n’est pas, vit dans son flanc. » Aussi le secret des mystères était-il imposé aux adeptes. On lui ordonnait de couvrir d’un voile tout ce qu’ils avaient vu dans les assemblées.

Mariette-Bey, l’illustre égyptologue, a déchiffré sous les hiéroglyphes du monument d’Abydos cette pensée remarquable : « La société des dieux se totalise en un seul cœur. » Le mot vérité, « Ma », l’idée que ce mot renferme, étaient représentés par un signe maçonnique : la règle, « Maat ». Et le nom d’ « œuvres de vérité » était donné aux ouvrages parfaits des Compagnons Egyptiens.

Le soleil était donc la manifestation divine, le corps de Dieu. Dieu, dit le papyrus magique cité plus haut, Dieu se cache dans la prunelle de l’astre et rayonne par son œil lumineux. Et Dieu ainsi figuré se nommait Ammon-Râ. Le soleil exprimait le mouvement éternel par son aurore et par son couchant glorieux. Le drame solaire, c’était l’histoire de Dieu. Et à chacune des phases de ce drame, quand l’astre se levait à l’Orient, quand il flamboyait dans son Midi, ou quand il s’ensevelissait dans les pourpres de l’Occident, l’initiation faisait correspondre une appellation différente du Principe absolu.

Le soleil engendrait ses phases diurnes et nocturnes « en forniquant en lui-même », dit le Todtenbuch. Il s’appelait Apis, Mnévis, Phthah, Noum, Anouké, Sati, Thoth, Safek, Selk, Shou, et se balançait entre Nout et Seb, c’est-à-dire entre le ciel immense et la terre féconde. Les vertus productives de l’astre prenaient des noms de déesses : Sekhet, Efnout, Menhit, Bast, et surtout Isis.

Étudions le symbolisme de ce nom mystérieux dont l’attrait captiva les générations disparues qui le proclamaient comme le nom de la Reine du Ciel. Le Dieu-soleil, sous le nom de Râ, achève sa course éclatante ; il entre dans le crépuscule du soir, sous le nom de Toum ou d’Atoum. À peine a-t-il disparu dans son abyme occidental, que l’horizon est encore teint de ses couleurs violettes, que les adeptes s’écrient dans les Loges ou sous les portiques, à côté des sphinx de granit rosé : « Adoration à Toum qui se couche dans le pays de la vie. Salut à toi, père des dieux ! va rejoindre ta mère et cache-toi dans ses bras ! » Et cette déesse mère de Dieu, c’est le ciel de la nuit, c’est Hathor. Du sein de la nuit, des entrailles d’Hathor, s’élance le soleil levant, l’œil lumineux d’Horus. Il recommence sa course éternelle à travers l’étendue.

Chaque être s’écrie : C’est lui ! c’est le jour ! C’est lui ! c’est la vie ! C’est lui ! c’est l’amour !

Le soleil ressuscité, voilà Horus ! Tant qu’il est demeuré dans les bras de la nuit, il s’appelait Osiris, le soleil nocturne, fils de Seb, c’est-à-dire fils de la Terre enveloppée dans les ténèbres. Il éclairait la demeure des morts. Sa légende est illustre, et par plusieurs points rappelle la légende du Maître tyrien Hiram.

Osiris régnait sur les mondes. Set, son frère, obscur et jaloux, l’attira dans un festin, lui demanda le mot de la vie, et, sur son refus, le tua. Il divisa le corps en vingt-six parties qu’il dispersa dans toutes les directions cardinales. Isis, femme et sœur d’Osiris, s’élança à sa recherche. Échevelée et les seins meurtris, elle suivit les bords du Nil, demandant aux fleurs de lotus bleu ou était le corps du dieu trahi, Elle rassembla enfin les membres mutilés et les fit embaumer par Anubis, « le guide des chemins d’outre-tombe ».

Le dieu ressuscita comme Hiram ; mais il ressuscita sous la forme d’un radieux enfant, le bel Horus, à la fois époux et fils de la déesse. Horus immola Set, le meurtrier, et fit régner la justice dans les trois mondes.

Telle est la sainte légende maçonnique des Égyptiens. Osiris mort, c’est le soleil couchant ; c’est aussi l’homme décomposé par le trépas. Mais le soleil couchant se lève dans les lueurs frissonnantes de l’aube, et l’enfant succède au vieillard disparu. La mort est vaincue par l’immortalité, comme Set est vaincu par Horus. Isis est le principe féminin, le réservoir qui recueille la mort et fait germer la vie. Ainsi la terre absorbe la semence et rend l’épi doré qui nourrit la race humaine. Isis est symbolisée dans nos temples par le G., qui luit sur l’Orient.

Isis était la grande déesse d’Égypte ; son culte passa en Grèce, de Grèce en Italie ; d’Italie, les légions romaines le transportèrent dans notre Gaule, sur notre terre Carnute, dans les plaines d’Izy et d’Ezy (Beauce), à Iseure (Allier), et dans les localités nombreuses de la patrie celtique. Aujourd’hui, son vocable vénéré décore notre Loge nouvelle, et le Grand Orient associe son éclat à l’éclat traditionnel de ce grand nom. Salut à leur double lumière ! Mais ce n’est pas, RR. FF., pour relever les autels de la divinité chassée par Jésus le Nazaréen que nous avons ouvert un Atelier sous les auspices d’un nom jadis plein de prestige. Nous n’adorons pas les symboles. Ils ne sont pour nous que le voile transparent des idées.

Isis figure la femme, l’être gracieux, puissant et doux, par qui l’espèce intelligente se continue dans ce monde.

Elle est la Veuve de la légende hiramique. Ceux à qui « l’acacia est connu » n’ignorent pas le sens et le secret de son influence souveraine.

Elle symbolise la Nature, la génératrice des choses, la grande mère universelle, la source de la vie, la matière et le mouvement. Et cette force immanente que notre langue secrète appelle le Grand Architecte de l’Univers, Apulée, l’hiérophante, la célébrait dans ses Métamorphoses. Enfin, elle représente pour nous, dans cette lutte incessante que nous soutenons centre toutes les erreurs et contre tous les préjugés, la recherche de la Vérité : Vérité dispersée dans le Cosmos et dans l’intelligence, comme les parties du corps immolé d’Osiris,

Vérité que la raison cherche le long des fleuves du Savoir, comme Isis cherchait les membres du dieu le long du Nil couvert de lotus.

Vérité dont nous recueillons les fragments épars comme la déesse recueillait ceux de son époux divin. Vérité enfin qui s’anime à la vie, sous les baisers passionnés de la Science, comme l’enfant Horus sous les baisers et les larmes de la déesse.

Voilà, RR. FF., notre religion maçonnique ! Cette Vérité, nous la demandons à l’expérience, à la réflexion, à l’étude, à la matière, à l’esprit ; nous scrutons les lois du monde physique, les lois du monde moral. Nous plongeons dans l’Océan de l’idée, non pas comme le plongeur de la ballade pour rapporter des profondeurs la coupe d’or du vieux roi de Thulé, mais pour rapporter, s’il est possible, le secret de la Philosophie.

Voilà notre Isis, voilà notre culte ; RR. FF., voilà le but de nos travaux. Que cette fête solennelle soit un jour de triomphe et d’espoir, un jour de fraternelle aspiration vers le progrès que consacrera l’avenir.

T. Ill. Délégué du Grand Orient, vous êtes le représentant de la Vraie Lumière ; nous vous saluons, et nous inaugurons nos travaux sous votre heureuse direction. T.C.V., vous siégez à cet Orient sous le G., symbolique ; nous vénérons votre personne et vos fonctions augustes. Vous tous, mes FF., Apprentis, Compagnons et Maîtres, aimez les symboles de vos grades, étudiez leur sens profond, leur secret intime. Hiram, VV.MM., c’est la Liberté tuée par les tyrans, comme Osiris, c’est la Vérité tuée par les fanatiques. La Science a ressuscité Osiris, comme la Révolution a ressuscité Hiram. Le soleil de 1789 illumine notre Orient. Nous avons donné sa formule à la Révolution française : Liberté ! Égalité ! Fraternité ! ces trois sœurs républicaines sont sorties des Loges des Maçons. Apprentis, Compagnons et Maîtres ! nous avons un but, la délivrance du monde profane de toutes les ignorances et de toutes les servitudes. Saluons donc, au sein de cet Atelier qui s’honore de porter son nom, la grande figure symbolique d’Isis. Son sein superbe est ouvert aux fortunés Enfants de la Veuve. Vérité ! Liberté ! passion des âmes fières, amour des esprits virils ! Vous serez les présidentes de nos tenues ; et nous plaçons sous votre égide, au point géométrique où nous sommes réunis, à l’Or., du vieil Orléans, cette R. L. Les Adeptes d’Isis-Montyon, son rite, ses mystères et son temple : Vivat ! Vivat ! Semper Vivat !

Jules Doinel. Ce discours, prononcé en 1885, a été repris par la revue La Gnose, dans le numéro 5 (mars 1910).

SOURCE :

https://www.esoblogs.net/wp-content/uploads/2012/09/EzoOccultlogo105.png

Protégé : Bref panorama de la F.: M.: en Afrique aujourd’hui – 1°- 22 octobre, 2017

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ARRESTATION DES TEMPLIERSLE VENDREDI 13 OCTOBRE 1307.La plus extraordinaire « OPÈRATION DE POLICE » de tous les temps. 14 octobre, 2017

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ARRESTATION DES TEMPLIERSLE VENDREDI 13 OCTOBRE 1307.La plus extraordinaire « OPÈRATION DE POLICE » de tous les temps.
Par Philippe Ritter – Le 14 septembre 2007

Ce matin, dès l’aube, toutes les polices et les gens d’armes de France et de Navarre, ont investi près de trois mille demeures sur l’ensemble du territoire, pour en arrêter tous les occupants. En fin de journée, l’opération est terminée et il est encore impossible de connaître le nombre exact de ces arrestations. Elles continueront plus tard, dans toute l’Europe, jusqu’à la fin de l’année. Nous sommes le vendredi 13 octobre 1307.  C’est bien ce vendredi 13 qui sera à l’origine d’une croyance populaire, de bon ou de mauvais présage, qui persiste encore aujourd’hui, 700 ans après. Jaloux de leur puissance et de leur richesse, inquiet de leur pouvoir auprès du pape, ou bien mal informé par une campagne délétère, le roi de France, Philippe IV Le Bel, fait arrêter tous les Templiers du royaume, pour apostasie et mauvaises mœurs. L’Affaire est menée par Guillaume de Nogaret, qui fait adresser, dans le plus grand secret, dés le 14 septembre, des « lettres closes » à tous les Baillis et Sénéchaux du royaume, à n’ouvrir « qu’à jour dit ». Ce matin du vendredi 13, de Nogaret lui-même, dirige l’arrestation de près de 140 Templiers de la Maison Centrale de Paris. Sur tout le territoire, ils sont incarcérés, puis interrogés et torturés. Ceux qui réussissent à s’échapper sont repris le jour même. On leur propose le pardon ou la mort. Très peu abjureront. Peu de temps après, ils sont condamnés au bûcher, et dés le 12 mai 1310, 54 Templiers sont brûlés à Paris.  

La malédiction : Lors du Concile de Vienne, le 20 mars 1312, l’Ordre est dissout, et leurs biens sont confisqués. Ce n’est que le 18 Mars 1314, que le Grand Maître des Templiers, Jacques de Molay monte sur le bûcher. Ce jour-là, il va maudire ses tortionnaires, pour leur « traîtrise du vendredi 13 ». En effet, la veille, le jeudi 12 Octobre 1307, Jacques de Molay assistait aux obsèques de Catherine de Valois, belle sœur du roi, pendant lesquelles, il porta même un des « Cordons du Poêle », honneur suprême. La Mémoire populaire retiendra la mort du pape Clément V, à Roquemaure du Gard, dans la nuit du 19 au 20 avril 1314, puis celle de Philippe le Bel, dans les six mois qui ont suivi, comme le prévoyait la malédiction de Jacques de Molay .« Pape Clément, roi Philippe, Chevalier Guillaume, avant qu’il soit un an, je vous cite à comparaître au tribunal de Dieu ! Maudit ! Maudit ! Soyez maudits jusqu’à la septième génération ! »  

A Nîmes et sa région, tout a commencé par cette « lettre close » du 14 septembre 1307, adressée à Bertrand Jourdain de l’Isle, Sénéchal de Beaucaire. Les chevaliers du roi, Henry de la Celle et Oudard de Maubuisson, sont nommés commissaires de la sénéchaussée, pour l’arrestation du 13 octobre. La suite de cette mission est de faire l’inventaire de leurs biens, et de les interroger sur les faits qui leur sont reprochés. De Nîmes, oú réside le Sénéchal de Beaucaire, les ordres sont donnés, là aussi dans le plus grand secret, sur toute la région. Ce vendredi 13, donc, aux premières lueurs du jour, les « Gens d’armes » de la sénéchaussée investissent près d’une dizaine de Commanderies, et plus d’une cinquantaine de maisons. Trente-trois Templiers sont arrêtés à la commanderie d’Alès, quarante-cinq à Aigues-Mortes enfermés à la Tour de Constance, soixante à Beaucaire et cent cinquante à la commanderie de Nîmes ; soit deux cent quatre-vingt-huit membres de l’Ordre. C’est dire l’importance de la Maison de cette ville, à Paris par exemple, ils n’étaient que cent quarante. Parmi les Templiers arrêtés dans notre région, il y avaient quelques commandeurs, et quelques chevaliers, mais surtout, un très grand nombre de servants. Ils venaient des maisons oú eurent lieu les arrestations, mais aussi des maisons de Calvisson, Aubais, Générac, Montfrin, et Saint-Gilles. A Alès, certains même, venaient des commanderies de Montpellier, Jallès en Ardèche et Le Puy-en-Velay.  

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Dés le 08 novembre 1307, de Maubuisson lui-même, dirige les interrogatoires des prisonniers d’Aigues-Mortes, oú était retenu Bertrand de Falgues, Commandeur de Saint-Gilles. Le 16 novembre suivant, il poursuit ses investigations à Nîmes, c’est le début de l’Inquisition et des tortures. En 1308 et 1309, débutent les enquêtes pontificales, Clément V est déjà installé en Avignon depuis 1305, l’évêque de Nîmes Bertrand de Languissel prend à son tour les réponses des Templiers. On transférait facilement les détenus d’une prison dans l’autre, d’Aigues-Mortes à Alès, ou de Beaucaire à Nîmes, pour éviter les « réponses convenues »et les faire passer entre les mains de plusieurs inquisiteurs différents. Il y a eu torture, et peut-être bûcher. Toujours est-il qu’en juin 1310, le Concile de Nîmes prononça la condamnation des Templiers du Languedoc. Certains meurent sous la torture, d’autres se parjurent et sont libérés, d’autres enfin sont transférés à Carcassonne ou à Paris et passeront par le bûcher entre 1310 et 1314. Vers la fin de 1312, vingt-deux Templiers, arrêtés en 1307 et incarcérés à Alès, sont absouts.  A cette même époque, Guillaume de Nogaret achète de nombreux biens sur Nîmes, sa région, et en Vaunage, avant de mourir au printemps 1313, à Paris. 

A Montpellier et ses environs, les évènements de 1307 ont marqué, là aussi l’histoire de notre région. Lors de l’inventaire des biens des Templiers, entamé dés la fameuse « lettre close » du 14 septembre, car il fallait bien répertorier les sites avant d’organiser les arrestations du vendredi 13 au matin, Oudard de Maubuisson donne une liste impressionnante de commanderies et de maisons, dépendantes de l’Ordre en Provence, réparties le long de la côte méditerranéenne, et limitées au Nord, par les autres possessions du Temple en Quercy et Rouergue. Ce patrimoine, dans certains cas, est encore bien visible de nos jours. Il faut citer à l’Ouest de Montpellier les commanderies du Mas neuf et de Launac, à l’Est Vauguières près de Mauguio, puis Castries et Saint-Michel de Bannières, Lunel et Marsillargues, et enfin Bruyère, sur la commune actuelle de Saint Christol. Dans un périmètre plus large, autour de Montpellier, on notera Lodève, Clermont-l’Hérault, Tiberet, Cazouls, Nébian, Pézenas, Peyrat et Périès, pour ne citer que les plus significatives. Imaginons qu’il en est de même pour l’Aude avec Narbonne, Douzens, Carcassonne, Bezu ou Campagne sur Aude, on comprend facilement que sur la France entière, près de trois milles commanderies ont été visitées, ce vendredi 13, au même instant. C’est cette dernière prouesse, pour l’époque, qui rend l’évènement aussi exceptionnel. Tous les Templiers ont été arrêtés, enfermés dans les places fortes, de Nîmes à Carcassonne, certains même, à l’intérieur de leurs propres commanderies, dans lesquelles ils ont subi la Question, et parfois la torture.  Aigues-Mortes – Tour de Constance

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Après son arrestation à Aigues-Mortes, puis son transfert à Alès pour interrogatoires sous la torture, le Commandeur de Saint-Gilles, Bertrand de Falgues (appelé sur certains documents Bernard de Salgues), finira par faire des aveux le 29 août 1311, quatre ans plus tard. Il était accompagné de Pons Gaillard, Commandeur de Launac, et Bertran da Silva, chevalier lui aussi de la Maison de Montpellier. Ce même jour, ils avouent tous les trois, qu’à Montpellier une « Tête magique » est conservée, et qu’elle est apparue sous la forme d’un « Chat parlant la langue des hommes ». Selon la tradition, un trésor serait enfoui à l’emplacement de la commanderie de Montpellier.

 

Le 20 mars 1312, Clément V, par le Concile de Vienne, confisque tous les biens ayant appartenu aux Templiers pour les confier à la Couronne, puis plus tard aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. Entre temps, certains droits, et quelques domaines ont été acquis par des Seigneurs peu scrupuleux. Nous ne retiendrons que Guillaume de Nogaret, qui avait déjà réalisé la même démarche en 1294, avec les biens des Anglais, et en 1306, avec ceux des juifs, sur notre seul Languedoc.
La légende du Trésor des Templiers : L’existence même du Trésor des Templiers est niée par certains historiens. Ces derniers avancent une thèse : Les templiers étaient très riches en domaines, ils gagnaient beaucoup d’argent, avaient de nombreux bénévoles et ne payaient aucun impôt… malgré cela il n’y aurait rien eu dans les caisses lors de leur arrestation, le vendredi 13 octobre 1307…
Un rapport écrit d’Alain de Pareilles, conservé aux Archives Nationales, relate par écrit que le Temple de Paris a été trouvé pratiquement vide lors des arrestations !
A l’opposé, plusieurs hypothèses sont avancées, elles tentent d’expliquer la fuite du trésor : Celle des 3 chariots, sortis de Paris la veille du 13 fatidique, et rejoignant l’Angleterre… pour étayer le tout certains nous parlent des archives secrètes du Vatican, avec des frères Templiers enfuis, Gérard de Villers et Jean de Châlon… d’autres préfèrent la piste d’Aquitaine, pays inaccessible et mal venu aux hommes de Philippe le Bel, donc terre de refuge pour les Templiers et leur Trésor.
Une certitude, les templiers brassaient beaucoup d’argent sous forme de valeurs précieuses. A cette époque point de billets ni de comptes numérotés… comment imaginer que cette machine à fric fut désamorcée le vendredi 13 octobre 1307. Que les préteurs qu’étaient les Templiers, ceux qui ont financé la rançon de Louis IX, ceux qui finançaient la dette du pouvoir Royal, en souscrivant aux emprunts de Philippe le Bel, étaient quasiment ruinés lors de leur arrestation ?
Leur « trésor » n’était, peut-être, pas perdu pour tout le monde… il a probablement servi d’autres causes… plus ou moins avouables… ceux qui en ont disposé, l’ont fait avec discrétion et intelligence, pour preuve, ils n’ont laissé aucun indice… mais peut être que ces derniers étaient tellement gros, qu’il fallait prendre du recul pour les identifier… ce recul c’est le temps, seul un historien méticuleux et averti peut s’atteler à une telle tache… un jour peut être…
Georges Mathon, octobre 2007.

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- Chronologie régionale sous Philippe IV Le Bel  -

05/10/1285 : Mort de Philippe III, Le Hardi, à Perpignan. Son fils Philippe IV Le Bel, remonte à Reims, pour son sacre, et passe à Nîmes les 25 et 26 octobre. Le 27, il part pour Le Puy en Velay. -

1288 : Philippe Le Bel permet aux marchands de Montpellier de commercer à Nîmes, et interdit aux marchands italiens établis à Nîmes, (les Lombards) de « trafiquer » à Montpellier. -

1294 : Philippe Le Bel ordonne au Sénéchal de Beaucaire et de Nîmes, de saisir les biens des Anglais de la sénéchaussée. -

1295-1302 : Guerre des Flandres : Le Sénéchal de Beaucaire envoie, à trois reprises, des troupes de la région, pour rejoindre le roi. -

12/03/1302 : Guillaume de Nogaret, professeur ès lois, chevalier, ayant auparavant exercé la fonction de Juge Mage de la sénéchaussée de Nîmes en 1294, se porte accusateur contre le pape Boniface VIII, dans le conflit qui l’oppose au roi. -

13/04/1304 : Boniface VII excommunie Philippe Le Bel, qui charge de Nogaret d’arrêter le pape, pour le juger et le remplacer. À son tour de Nogaret sera excommunié. -

11/10/1304 : Mort de Boniface VIII. Election pour quelques mois de Benoît XI. -

1305 : Le conclave met en place l’évêque de Bordeaux, Bertrand de Goth, sous le patronyme de Clément V, qui s’installe en Avignon, avec la bienveillance de Philippe Le Bel. -

Les 21, 22 et 23/10/1305 : Bertrand de Goth, le futur Clément V, est de passage à Nîmes, sur la route de Lyon, pour son couronnement. -

1306: Philippe Le Bel confie à Guillaume de Nogaret, Seigneur de Calvisson, la mission de faire arrêter les juifs de la sénéchaussée, et de confisquer leurs biens. Cette opération sera menée, par Nogaret, sur la France entière, et dans une seule journée…  -

14/09/1307 : « Lettre close » de Philippe IV, à Bertrand Jourdain de l’Isle, Sénéchal de Beaucaire, ordonnant de saisir tous les Templiers de sa juridiction, et leurs biens. Elle est rédigée dans le plus grand secret, à Maubuisson, par Philippe Le Bel et Guillaume de Nogaret. -

22/09/1307 : De Nogaret accède à la plus haute dignité du royaume : Garde du Sceau Royal.Il se fera secondé, dans ses actions, par Guillaume de Plaisians, Seigneur de Vézénobres. -

13/10/1307 : Plus de 280 arrestations sur la sénéchaussée. Seulement sur Beaucaire, 66 Templiers, y compris ceux de St Gilles sont arrêtés. Ils sont 45 sont mis en prison à Aigues-Mortes, 15 à Nîmes, et 6 dans le Château Royal d’Alès. Par ailleurs, à Nîmes, près de 150 Templiers sont enfermés dans leur commanderie ; à Alès, ce sont 33 d’entre eux qui subissent le même sort. -

08/11/1307 : Début de la procédure d’inquisition à Aigues-Mortes, par Oudard de Maubuisson. « Il faut prendre la réponse des Templiers » ; Tortures dans toutes les prisons. -

1312 : Concile de Vienne. Comme dans toute l’Europe, les domaines templiers du Languedoc, sont confisqués au bénéfice de la Couronne, puis remis à l’Ordre des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem. -

Fin 1312 : Vingt-deux Templiers, arrêtés en 1307 et incarcérés à Alès, sont absouts. -

Entre le 25 Mars et le 20 Mai 1313 : Mort de Guillaume de Nogaret à Paris. -

01/03/1314 : Philippe Le Bel cède à l’abbé de St Gilles les biens saisis aux juifs, sur son territoire, en 1295. -

19/03/1314 : Mort de Jacques de Molay, sur le bûcher à Paris. Le pape et le roi sont maudits. -

20/04/1314 : Mort du pape Clément V, à Roquemaure du Gard. -

29/11/1314 : Mort du roi Philippe IV Le Bel. -

06/06/1316 : Mort de Louis X Le Hutin, son fils. -

1316 : Naissance et mort de Jean 1er, Le posthume, fils de Louis X, petit fils de Philippe IV. 

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Europe féodale, époque de Philippe le Bel.
(cliquer sur la carte pour agrandir)
Cartefeodale
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Bibliographie
 

1/ Généralités :- Cartulaire Manuscrit du Temple, constitué par le Marquis d’Albon. Par E.G Léonard. Chez la Librairie Ancienne : Edouard Champion, à Paris, en 1930.- L’Ordre des Templiers. Par John Charpentier. Chez Taillandier Editions, en 2004.- Philippe Le Bel. Par le Duc de Lévis Mirepoix. Chez Perrin en 1972.- Les Templiers. Par Laurent Dailliez. Chez Perrin en 1977.- Les Templiers. Avec Michèle Aué. Arrêts sur images. Chez MSM en 2000.- Vie et mort de l’Ordre du Temple. Par Alain Demurger. Editons du Seuil, en 1989.- Les Templiers Chevaliers du Christ. Par Régine Pernoud. Chez Découvertes Gallimard.- Les sites Templiers de France. Par Aubarbier et Binet. Chez Ouest-France, en 1997.- Les Templiers – La Vérité. « Historia/Spécial » n°53, Mai/Juin 1998. 2/ Régionalisme :- Histoire de la ville de Nîmes. Par Léon Ménard. Chez Chaubert, à Paris en 1750.(Tome I pages 449 à 453, plus Preuves pages 195 à 208)- Histoire des Grands Prieurs de Saint Gilles, au travers du manuscrit de Jean Raybaud.Par l’abbé C. Nicolas. Chez Chastanier, à Nîmes, en 1905. (Tome II, pages 326 à 338).- La Vaunage au temps des Nogaret. Par Maurice Aliger. Chez Béné, à Nîmes, en 1983.  

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Commémoration de l’arrestation des Templiers : 700ème anniversaire. Cet évènement est l’occasion de la fête de la « Rose d’Or ». Le 14 Octobre sur les îles de la Bartelasse, en Avignon, se tient le rassemblement annuel des Compagnies Médiévales du Sud de la France. Il est ouvert au public de 10h à 18h. Il est organisé, spécialement cette année, par les Compagnies « La Cour Pontificale », d’Avignon, et « Les Blancs Manteaux », d’Hyères, et propose au public de nombreuses animations et démonstrations en tenues d’époque. Ils sont près de 550 Médiévistes passionnés, répartis en 32 troupes, autour d’un camp de plusieurs dizaines de tentes. Au cours de ces deux journées, ils vous présenteront les reconstitutions de la «Grande Mêlée de Combattants », ou des tournois en armures des XIVème et XVème siècle. Dimanche matin, ils défileront, en arme, dans les rues d’Avignon.  Pour les jeunes et les moins jeunes, le frisson est assuré.

 

Philippe Ritter – Le 14 septembre 2007

 

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ritter
Philippe Ritter
- Vers 1980, ses premières recherches portent sur la généalogie de sa famille et l’histoire de sa ville, Nîmes et sa région.
- Très vite il remonte au XVeme siècle et trouve dans la famille de sa grand-mère paternelle des Chevaliers de Malte en Arles, vers 1480.
- Ses travaux le mènent aux Archives Départementales du Gard de la Lozère de l’Hérault et des Bouches du Rhône, puis vers les Archives Municipales de Nîmes, St Gilles, Arles, Montpellier, Mende et Marseille
- Les personnes qu’il rencontre, les inédits qu’il rassemble et les recherches sur le terrain lui donnent rapidement matières à Conférences, articles de presse et publications diverses.
- En plus de 20 ans de passion, il est capable aujourd’hui de nous éclairer sujets aussi éparses que L’histoire des halles de Nîmes, l’histoire du corps des sapeurs pompiers de Nîmes où son grand père était chef de corps de 1937 à 1947 et l’inventaire des biens de l’Ordre de Malte sur le Gard et la Lozère.
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> Origines des Templiers

> Arrestation des Templiers le Vendredi 13 octobre 1307

> Etat du Grand Prieuré de St Gilles avec ses Commanderies

> Crédit photographique des Templiers à l’Ordre de Malte> Eglise St Jean de Jérusalem à Nîmes

> Article Midi Libre du 31 décembre 2005> Article Midi Libre du 1 janvier  2006> Article Midi Libre du 13 octobre  2007 >

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SOURCE : http://www.nemausensis.com/index.htm

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