navigation

OU ÉTIEZ-VOUS …? OU ÉTIONS-NOUS …? 25 octobre, 2020

Posté par hiram3330 dans : Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

OU ÉTIEZ-VOUS …? OU ÉTIONS-NOUS …?

Un jour de plus 16 Octobre 2020…

Réflexions | 23 octobre 2020 | 0 | by A.S.

Un magnifique partage de DAN∴RAY∴

 

Un jour de plus 16 Octobre 2020…
Un jour de trop pour nous Républicains… ?
…Et puis après ?

OU ÉTIEZ-VOUS …? OU ÉTIONS-NOUS …? dans Contribution OU-ETIEZ-VOUS...-16-octobre-2020--724x1024

 

SOURCE : https://www.gadlu.info/ou-etiez-vous-ou-etions-nous-un-jour-de-plus-16-octobre-2020.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+gadlu+%28GADLU.INFO+-+FRANC-MA%C3%87ONNERIE%29

La véritable histoire de Jésus : ce que révèle l’archéologie

Posté par hiram3330 dans : Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

 photo_6001_19378572

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

clb_990514a

Alice et L’INITIATION MAÇONNIQUE 20 octobre, 2020

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

 

Image de prévisualisation YouTube

Franc-maçonnerie : rituels, secrets et fantasmes

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

 

Image de prévisualisation YouTube

Le Kybalion – Les 7 Principes Hermétiques 18 octobre, 2020

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

 

Image de prévisualisation YouTube

Danza Sufi

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

 

Image de prévisualisation YouTube

TABLE RONDE sur les Géométries Sacrées

Posté par hiram3330 dans : Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

 

Image de prévisualisation YouTube

Une tasse de thé 14 octobre, 2020

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Une tasse de thé

Publié le 13 avril 2020 par Gérard Baudou-Platon

Osho Rajneesh écrit ce livre « Une tasse de thè » … le voyage intérieur

Une tasse de thé dans Chaine d'union OshoRajneesh-1TasseDeThe-300x208

Osho Rajneesh est présenté comme un Maître spirituel, un éveillé … il écrivit des lettres à destination de son auditoire … Elles commencent toujours par « Reçois mon Amour »

C’est avec plaisir que je burine, ici, deux d’entre elles … à méditer absolument …

« Il existe une musique inaudible.

L’âme soupire après cette voix du silence.

Il existe un amour dans lequel le corps n’est pas.

L’âme se languit d’un tel amour hors du temps.

Il existe une vérité qui n’a pas de forme.

L’âme aspire à cette vérité sans visage.

C’est pour cela que les mélodies ne peuvent satisfaire l’âme,

que les corps ne peuvent l’assouvir, que les formes ne peuvent l’apaiser.

Mais cette absence de plénitude , ce mécontentement doit être bien compris,

car la compréhension apporte finalement la transcendance.

Le son devient la porte du silence,

le corps devient la voie du non-corps, la forme devient le sans-forme.« 

Et encore …

« Ne lutte pas contre toi-même.

Tu es tel que tu es, ne t’évertue pas à être autre chose.

Dans la vie, ne nage pas, flotte comme une feuille sur l’eau de la rivière.

Abstiens-toi des Sadhanas qui ne sont que sadhanas, c’est la seul et vrai sadhana.

Où peut-on aller ? Pour devenir Quoi ? Pour trouver Quoi ?

Ce qui existe, existe ici et maintenant. Je t’en pris, arrête-toi et vois !

Où sont les instincts bestiaux ? Qu’est-ce qui est bas ? Qu’est-ce qui est élevé ?

Tout ce qui est existe. Il n’y a ni supérieur ni inférieur.

Qu’est-ce qui est animal ? Qu’est-ce qui est Divin ?

Donc, ne reprouve pas, n’approuve pas. Ne te déprécie pas, ne te flatte pas toi-même.

Toutes les distinctions sont une dissection mentale.

Dans la vérité, les différences n’existent pas.

Là, le Divin et l’animal sont une seule et même chose.

Le paradis et l’enfer ne sont que deux faces d’une même médaille.

Samsara et Nirvana sont deux expressions de l’inconnaissable  unique.

Et ne réfléchis pas à ce que je dis. Si tu penses, tu te tromperas.

Vois, simplement, vois«

I.N.R.I. De Mysteriis Rosæ Rubeæ et Aureæ Crucis

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

I.N.R.I. De Mysteriis Rosæ Rubeæ et Aureæ Crucis

Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 4 juin 2017

INRI

De Mysteriis Rosæ Rubeæ et Aureæ Crucis

Par VNVS, dont le Nombre est 777 (Frater Achad)

 

Où l’on donne, sous la forme d’une admonestation à un Adeptus Minor de la R.R. et A.C. (Rosæ Rubeæ et Aureæ Crucis), le véritable symbolisme de la Rose-Croix pour l’éveil spirituel de ceux qui en sont dignes.

Notes préliminaires du traducteur.

La traduction qui suit est accompagnée de notes du traducteur afin de replacer le texte dans son contexte historique et dans la perspective de l’ordre initiatique auquel il s’adresse.

Le texte est signé VNVS qui est l’un des noms initiatiques de Charles Stansfeld Jones (1886-1950), connu sous le nom initiatique de Frater Achad. En décembre 1909, il fut admis en tant que Probationer dans l’Astrum Argentinum (A∴A∴), ordre magique créé par Aleister Crowley, suite à sa rupture avec l’Ordre Hermétique de l’Aube Dorée (Golden Dawn ou G.D.). L’A∴A∴, bien qu’ayant repris les enseignements magiques de la G.D., se basait sur les révélations du Livre de la Loi, Liber AL vel Legis, reçu par Crowley au Caire en 1904.

Il fut introduit ensuite dans l’Ordo Templi Orientis (O.T.O.) et participa au développement et à l’organisation de l’Ordre en Colombie-Britannique, au Canada.

Ses divers pseudonymes initiatiques furent V.I.O. (Vnus in Omnibus, Un en Tout, en tant que Probationer de l’A∴A∴), O.I.V.V.I.O., V.I.O.O.I.V, Parzival (en tant qu’Adeptus Minor et IX° O.T.O.), « 777 », et Tantalus Leucocephalus (X° O.T.O.), mais il est mieux connu sous son nom initiatique de Néophyte « Frater Achad » (Unité, אחד) qu’il utilisa comme nom de plume dans ses divers ouvrages.

Le texte lui-même est dans le style habituel de Frater Achad et constitue une très bonne synthèse de la symbolique de la Rose et de la Croix, sujet qu’il développera dans ses ouvrages Q.B.L., The Egyptian Revival et l’Anatomie du Corps de Dieu (bientôt disponible en français).

Les couleurs qui sont données dans les illustrations accompagnant le texte ne sont pas les plus « correctes » et le lecteur qui désire aller plus loin concernant le symbolisme de cette Rose Croix peut, avec assurance et grand bénéfice, se référer à la série d’articles issus de la plume de Melmothia FreeMann (« La Croix de la Golden Dawn, mode d’emploi » : http://www.melmothia.net/607/la-croix-de-la-golden-dawn-mode-d-emploi/).

Pour ceux qui voudraient approfondir les divers sujets abordés dans ce texte, nous les renvoyons vers l’ouvrage paru récemment aux éditions Sesheta : Le Rituel du Pentagramme, ses origines, sa logique et sa pratique, par Fred MacParthy – et aux dernières parutions des éditions Alliance Magique : Dogme et Rituel de la Golden Dawn, Philippe Pissier & Matthieu Léon ; Le rituel du pentagramme de renvoi à la terre – étude complète, Abrasax et Éléments d’Occultisme Occidental de HieroSolis.

Spartakus FreeMann

TEXTE

Prends bien note, ô mon fils, et prête bien attention aux enseignements qui suivent.

Ô toi qui as, pour la première fois ce jour, observé les Mystères de la Rose Rouge, sur laquelle scintille la Rosée ; et de la Croix d’Or d’où émane la Lumière du Monde, ne s’agit-il pas là du Symbole que l’on retrouve sur la poitrine de nos Frères de la Rose-Croix ? Reste fidèle à ce bijou [1] et conserve-le précieusement comme s’il s’agissait de ta propre vie, car nombreuses et grandes sont ses vertus dont nous parlerons à présent.

Sache donc, ô mon fils, qu’il y a de nombreuses Croix dont le symbolisme varie selon l’Art des Sages qui leur ont données leurs justes proportions ; on trouve également des Roses dont les pétales représentent un Ordre de Cinq, de Vingt-deux ou de Quarante-neuf grades. Ceux-ci, à leur tour, sont unis ou divisés, en tout ou partie ; et cependant chaque symbole recèle sa propre représentation du Secret Unique Parfait, selon la compréhension du véritable chercheur de la L.V.X.[2]

Il semble que de nos jours, cette Véritable Lumière ait été enténébrée et obscurcie au point que le plus ignorant des imposteurs, ayant entendu notre devise « Omnia ab Uno» — qui signifie que tout vient de l’Unique — a pu penser que toutes les Roses et toutes les Croix étaient identiques et d’égale vertu ; ils errent ici grandement. Quelle est cette erreur qui, ayant émergé de cette étrange confusion, prévaut aujourd’hui, faisant de leurs mots une Babel des temps anciens qui fit tant de mal à la race humaine ?

Et bien que notre Père, Christian Rozencreutz, et nos Frères ses héritiers et successeurs, ont fait tant pour restaurer l’Ordre de l’Univers et la Puissance du Monde qui y réside, les Ténèbres dans lesquelles les hommes vivent sont telles, et la confusion si grande, qu’il nous appartient à nous, en tant que Véritables Frères, d’étendre la Lumière de la Croix, afin qu’une étincelle du Feu Véritable brûle avec éclat en eux.

Avec toi, ô mon fils, en qui le Feu brûle, je serai tel un soufflet, afin de raviver la Flamme pour qu’elle devienne un grand Feu qui illuminera les Ténèbres dans lesquelles tu marches et qu’ainsi de flammèche vacillante, tu deviennes comme une Lampe d’Huile Pure et que cette Lampe resplendisse telle une Étoile d’Espoir brûlant à jamais pour tes compagnons humains.

Pour cette raison, je vais à présent t’entretenir non pas de la Croix du Calvaire sur laquelle tu fus attaché et sur laquelle tu pris ton Serment envers l’Univers — dont toutes les clauses contiennent une référence secrète aux Saintes Sephiroth, les Émanations de l’Unique dont tout est issu —, mais plutôt de ce Symbole grandiose et complet de la Rose et de la Croix du joyau qui repose sur ta poitrine, au revers duquel sont gravés les mots Magister Iesus Christus [3] — Deus est Homo [4] — Benedictus Dominus Deus Noster qui dedit nobis Signum [5] ainsi que ton nom mystique de frater R.R. et A.C.

Mais ce sera du recto de la Croix dont je discourrai à présent, car, en la portant sur ta poitrine, tu es devenu comme un Soleil qui ne voit pas sa propre face, mais qui offre la Lumière de Sa Contenance aux Justes et aux Iniques avec un Amour et une Bénédiction égale.

Que vois-je donc sur ta poitrine, ô mon fils ?

Au Centre du Tout est un Point de Lumière Unique dont l’Éclat Stellaire aveugle mes yeux, car il est tel Hadit, Ton Moi Secret au Centre de ton Être. Il est Unique, Ton Secret que tu partages avec l’Unique, pas avec la Multitude. C’est Ton Nom Véritable, le Mot qui t’a amené à la Vie et dont tu es l’Écho et qui n’aura pas de fin. Cela je le sais, car un tel Mot et une telle Lumière résident en moi et moi en Lui. C’est aussi ce Mot qui est gravé dans la Pierre Blanche Cubique, mais pour chacun il est différent, et nul ne peut le connaître s’il ne le possède pas.

Autour, Illuminée par cette Lumière Centrale, repose une Rose à Cinq Pétales. C’est l’Étoile de la Volonté Insoumise, la Volonté de la Lumière Unique de ton Être, quand elle se manifeste dans la matière. C’est le signe de l’Homme, du Macrocosme, qui reflète au travers de ses cinq sens, la Grande Rose de la Création. Cette Rose est réellement vivante, et ses Sépales, qui se sont ouverts afin de la révéler, sont d’une couleur vive et ils s’étendent dans les Quatre Directions afin d’harmoniser et de rassembler en un point Deux des Eléments dont tu es fait.

Cette Rose brille sur une Croix d’Or sur laquelle Gloire et Souffrance sont crucifiées, mais identiques. La Croix est composée de Six Carrés, un Cube déplié ; c’est la même Pierre Blanche Cubique sur laquelle le Nom Véritable a été gravé, mais ouvert afin de former la Croix pour que l’on sache qu’il s’agit ici d’une Pierre Vivante qui expose la Rose de l’Amour. Par ses Bras, elle révèle la L.V.X. qui est la Lumière de la Croix. Et cet acte suprême de dévoilement affirme Sa Liberté essentielle. Ainsi, nous trouvons la Lumière, la Vie, l’Amour et la Liberté dans le Cœur de l’Homme, tandis qu’à son verso sont les mots : Deus est Homo.

Ceci, ô mon fils, je le vois au centre de ton bijou, mais même si tu n’es qu’une petite image enclose au sein du Cœur d’une Rose plus grande, en son sein resplendit une lumière Rouge Or.

Rose-Croix

Te souviens-tu, ô mon fils, lorsque tu étais dans la Chambre Sacrée, qui est dans la Montagne d’Abiegnus [6] et qui possède Sept Côtés sur lesquels sont peintes les Couleurs des Intelligences Planétaires ? Jamais tu n’oublieras cette Lumière qui est le Grand Mystère du Plafond de la Chambre ; les Ténèbres du Plancher seront, quant à elles, oblitérées de ta mémoire lorsque la Lumière aura terminé son Œuvre.

Te souviens-tu, alors que tu touchais de la « Baguette de la Rose et de la Croix » la poitrine d’une statue à la semblance du Pastos [7], comment l’on te demanda de dire « que la lumière naisse des ténèbres » ? Et comment une Voix sortant de cette statue te répondit « enseveli avec cette Lumière en une mort mystique, que notre Maître se relève, lavé et purifié, en une résurrection mystique! Comme Lui, ô Adeptes de tous les Âges, vous avez œuvré; comme Lui, vous avez souffert des Tribulations. La Pauvreté, la Torture et la Mort s’en sont allées; elles ne furent que la purification de l’Or ».

« Dans l’alambic de ton cœur,

Dans l’Athanor de l’affliction,

Cherche la Véritable Pierre des Sages. »

N’as-tu pas trouvé une telle Pierre enclose au Cœur de la Rose de la Création ? Cette Pierre n’est-elle pas toi-même ? Jamais plus tu ne seras « fermé », car la Rose de Ton Être s’est ouverte et Ta prison a été changée en une Croix. Mais dans cette transition « ce qui était en bas est devenu comme ce qui est en haut » et celui qui est à l’intérieur regarde celui qui est à l’extérieur. Ainsi, il y a de la Beauté et de l’Harmonie dans ce Degré de l’Adeptat.

Mais bien que tu connaisses le Mot de ce Grade et sa Formule, tu dois encore vaincre de nombreuses difficultés avant de devenir un Maître du Temple de l’Univers. Autour de toi, je vois les Trois Premiers Pétales de la Grande Rose formant un triangle droit sur lequel sont inscrites les Trois Lettres Sacrées Aleph (א), Mem (מ) et Shin (ש) chacune brillant sur un Pétale de couleur différente – jaune, bleu et rouge. Comme on te l’a déjà enseigné, ces trois lettres sont les Lettres Mères de l’Alphabet Sacré Hébraïque, les Lettres des Trois Éléments — le Quatrième, la Terre, étant un mélange de ceux-ci. Tu dois maîtriser les Éléments, ô mon fils ! Ceux-ci se trouvent sur la Croix de ton propre être, et tu as déjà appris à « t’établir fermement dans l’équilibre des forces, au centre de la Croix des Éléments, cette Croix à partir du Centre de laquelle le Monde de la Création a donné naissance à l’Univers. » Tu as appris à être « prompt et actif comme les Sylphes, mais à fuir la frivolité et les caprices; à être énergique et fort comme les Salamandres, mais à fuir l’irascibilité et la férocité; à être flexible et attentif comme les Ondins, mais à fuir l’indolence et la versatilité; à être laborieux et patient comme les Gnomes, mais à fuir la grossièreté et l’avarice. » Tu ne dois pas oublier ces leçons dans ta quête.

Rose-Croix 2

Sept autres Pétales entourent ces trois, chacun resplendissant de sa couleur propre, formant ainsi l’Arc-en-Ciel de la Promesse [8], de la promesse remplie, car le cercle est complet. Sur chaque Pétale est inscrite une Lettre Sacrée associé à l’une des Sept Planètes, ces grands Gouverneurs Élémentaires dont l’influence est omniprésente, avec le Secours et la Coopération des Intelligences Célestes. Ces dernières, avec l’aide de ton Saint Ange Gardien, sont toujours prêtes et désireuses de partager leur Sagesse et Puissance avec toi. Ce sont les Gouverneurs des Sephiroth sous Hokhmah [9] et au-dessus de Malkhuth [10] selon le Plan du Minutum Mundum [11] que tu as vu sur le petit autel dans la Chambre de l’Initiation.

Rose-Croix 3

De plus, entourant ces Sept Lettres sont disposées sur les Pétales extérieurs les Douze Lettres Simples correspondant aux Douze Signes du Zodiaque, les Sphères des Étoiles Fixes. Chacune a sa propre couleur qui peut être recomposée dans la Lumière Blanche du Centre. Dans l’Extérieur, ces couleurs se mélangent pour former le Gris de la Sphère de Hokhmah qui est l’équilibre du Blanc et du Noir ; mais à l’Intérieur, le Grand Univers est concentré sur ce Point Central qui est Partout, puisque la circonférence de la Rose Infinie n’est nulle part. Ce Centre c’est la Kether du Plan, car Deus est Homo [12].

Rose-Croix 4

Ainsi, ô mon fils, ai-je dessiné pour toi la Grande Rose aux Vingt-deux Pétales, les Vingt-deux Lettres de l’Alphabet Sacré à partir desquelles tous les mots, sacrés ou profanes, peuvent être formés. Elles peuvent être reliées de telle manière qu’Elles forment les Sceaux des Anges, mais de ceci je ne puis parler, car c’est à toi qu’il appartient de les découvrir et de les utiliser.

L’influence de la Rose est cette Mezla [13] qui est l’influence de la Couronne (Kether) qui descend comme la Rosée sur la Rose tout en unissant les Sephiroth de l’Arbre de Vie. Celui-ci est lui-même formé comme une Ankh qui n’est rien d’autre que la forme de la Rose et de la Croix utilisée par nos Frères de l’Antique Égypte comme un Signe de leur Voie ; comme telle il s’agit là de la Clé de la Rota ou du Taro de Thoth.

Mon fils, lorsqu’au moyen de ta Volonté Centrale, tu auras étendu la Rose aux Cinq Pétales, afin qu’elle renferme cette Grande Rose dont les Pétales sont au nombre de Vingt-deux, tu atteindras une compréhension supérieure de la Croix qui a Quatre Bras ; la somme d’Un à Quatre étant Dix [14], le Nombre des Saintes Sephiroth.

La Grande Croix, dont la croix de ton être n’est qu’un reflet, est formée de Six Carrés qui représentent un Cube déplié. Le Cube est la matière, le Cube déplié dévoile plusieurs Éléments avec leur Centre spirituel. De la même manière יהוה apparaît comme le Dieu des Eléments jusqu’à ce que le Shin (ש), le Saint-Esprit, soit descendu en Lui comme יהשוה[15], qui est le Nom de Dieu-Homme, le Rédempteur.

Tel est l’Homme, le Pentagramme des Éléments couronné par l’Esprit, la Volonté Insoumise à chaque Bras de la Croix. Tel est le Maître des Quatre Mondes, par la coopération avec le Monde Macrocosmique ou Divin, symbolisé par l’Hexagramme en dessous de la Grande Rose sur le bras inférieur de la Croix et qui est entouré par les Signes des Planètes et celui du Soleil en son sein.

L’extrémité de chaque Bras de la Croix est triple, et chaque triplicité est assignée aux Trois Principes Alchimiques selon les combinaisons adéquates. Ainsi, à nouveau, nous découvrons une évocation des Douze Cercles correspondant au Zodiaque ou Étoiles de l’Univers ; tandis que le Treizième est caché sous la forme d’un Point en leur centre, qui symbolise l’Unité. Treize est Un et Trois qui font Quatre, qui est le Nombre de la Manifestation de la Matière ; dans la Matière, les Trois Principes (ou Gunas [16]) sont toujours opératifs comme des forces unies comme l’Esprit.

Tu as, ô mon fils, la connaissance des Rituels de l’Invocation et du Bannissement du Pentagramme par lesquels tu peux contrôler les Éléments et le Plan Astral ; par conséquent, tu comprends comment ces Pentagrammes doivent être tracés avec la Baguette et la Volonté et comment cette formule est symboliquement décrite dans l’arrangement des Symboles des Éléments qui sont disposés sur les Pentagrammes des Bras de la Croix. Tu sais également comment les Gouverneurs Planétaires et les Signes Zodiacaux doivent être invoqués ou bannis au moyen du Saint Hexagramme dont les arrangements sont également exposés par ce Symbole.

Mais quid des Feuilles de la Rose Épineuse qui dans la Rose Microcosmique ne sont pas triples dans chaque quartier ? Quid des Lettres et des Symboles qui s’y trouvent ?

Ici, en fait, est donnée la Formule par laquelle la L.V.X. peut être extraite de la Croix ; le Mot de Passe y est trouvé ; et le Mot peut en être subtilement déduit. Sans cette connaissance, comment peux-tu donner les véritables Signes de ton Grade ? Analysons donc le Mot de Passe, comme l’ont fait nos Antiques Frères :

I. Yod (י). Vierge (♍), Isis, Puissante Mère.

N. Nun (נ). Scorpion (♏), Apophis, Destructeur.

R. Resh (ר). Soleil (☉), Osiris, Assassiné et Relevé.

I. Yod (י). Vierge (♍), Isis, Apophis, Osiris.

I.A. O.

Rose-Croix 5

Fais maintenant les Signes par lesquels la L.V.X., qui est la Lumière de la Croix, resplendit et tu obtiendras la signification des Feuilles de la Rose de ton joyau mystique ; des Feuilles qui toujours seront vertes comme la Vie Elle-même.

À présent, ô mon fils, va et partage l’Eucharistie Mystique, comme cela te fut enseigné par Ceux Qui Savent. Fortifie-toi, car tu as encore un voyage périlleux devant toi. Tu as été conduit vers la Lumière ; considère bien qu’il y a encore une autre Rose et une autre Croix, la Rose aux Quarante-neuf Pétales, Sept fois Sept, sur une Croix de Cinq Carrés. Les mystères de ceci tu les apprendras un jour, mais pas aujourd’hui ; pour l’instant cela ressort de la nature des Grandes Ténèbres de N.O.X.[17], Ténèbres qui sont la Lumière au-delà de la perception ; les Ténèbres Pures de l’Intelligence, ou de l’Utérus de Notre-Dame Babalon[18] et de la Cité des Pyramides[19] qui est la Demeure de NEMO[20].

Que ton esprit soit ouvert vers ce qui est Supérieur,

Que ton cœur soit un Centre de la Lumière,

Et que ton corps soit le Temple de la Rose Croix.

Vale Frater !

I.N.R.I., De Mysteriis Rosæ Rubeæ et Aureæ Crucis, par VNVS dont le Nombre est 777 (Frater Achad). Publié pour le Collegium ad Spiritum Sanctum par New Æon Publishing Co. ; Chicago, USA, 1924.

 

 

Traduction française par Spartakus FreeMann,

juin 2017 e.v.

Les notes et les illustrations sont de l’auteur.

NOTES :

[1] NdT : Il s’agit ici du bijou du grade d’Adeptus Minor que ce dernier recevait, ou fabriquait lui-même. On retrouve les symboles de cette croix sur des gravures rose-croix datées du 17e et 18e siècle. La Golden Dawn (ou Ordre Hermétique de l’Aube Dorée), et l’Astrum Argentum à sa suite perpétueront son utilisation en modifiant, plus ou moins, sa symbolique dans ses détails. Le grade d’Adeptus Minor (5°=6) est le premier grade de l’Ordre de la Rose-Croix au sein de l’Astrum Argentum.

[2] NdT : Littéralement ce mot provient du latin « lux » qui signifie « lumière ». Ce terme fait partie de la formule du « mot-de-passe » du grade d’Adeptus Minor de l’Ordre Hermétique de l’Aube Dorée.

[3] NdT : Maître Jésus Christ.

[4] NdT : Dieu est homme.

[5] NdT : Béni soit le Seigneur, notre Dieu, qui nous a donné un signe.

[6] NdT : Il s’agit là de la montagne où reposerait le corps de Christian Rosencreutz (ou Christian Rosecroix) et qui devrait être redécouverte par les postulants selon la Fama Fraternitatis, ouvrage rose-croix bien connu.

[7] NdT : Au sein de la G.D., le Pastos est la Chambre rituelle.

[8] NdT : il s’agit ici de l’arc-en-ciel qui est apparu dans le ciel lorsque Dieu fit la promesse à Noé de ne plus jamais détruire la Création.

[9] NdT : La Sagesse.

[10] NdT : Le Royaume.

[11] NdT : ou « petit monde » qui est une représentation de l’Arbre de Vie de la Kabbale.

[12] NdT : Dieu est homme.

[13] NdT : La Mezla est l’énergie descendant de Kether pour atteindre Malkhuth et passant par les 8 autres Sephiroth. On la représente, dans les enseignements de la Golden Dawn, sous la forme d’un éclair.

[14] NdT : C’est ici la tétraktys pythagoricienne : 1+2+3+4=10. Dans la Kabbale, l’Arbre de Vie est constitué par 10 Sephiroth.

[15] NdT : derrière ce mot, en hébreu, se cache simplement Jésus qui est le Rédempteur.

[16] NdT : Guna (sanskrit) signifie « fil, corde ; qualité, propriété ; subdivision, catégorie ; mérite ». Dans l’hindouisme, les gunas sont les trois principes ou qualités principales dont l’interaction produit le monde matériel : sattva (la pureté, la vérité) ; rajas (l’énergie, les passions, la force, le désir) ; tamas (l’obscurité, les ténèbres, la lourdeur, l’inertie).

[17] NdT : Au sein de Thelema, N.O.X. ou Nuit de Pan est un état mystique qui représente un état où l’ego est mort. Cet état est atteint par la connaissance et la conversation avec son Saint Ange Gardien.

[18] NdT : Babalon, ou encore Femme écarlate, la Grande Mère ou la Mère des Abominations, est une divinité du système magique et mystique de Thelema et de l’Eon d’Horus, reçu en 1904 par Aleister Crowley. Babalon a un rôle dans le sacerdoce spirituel accompli par les adeptes féminins de l’O.T.O. ou de l’A∴A∴.

[19] NdT : La Cité des Pyramides est la résidence des adeptes qui ont traversé les Abysses et versé tout leur sang dans la Saint Graal de Babalon. La traversée des Abysses désigne symboliquement la destruction de l’ego.

[20] NdT : Nemo, en latin « personne », est le nom mystique dont se revêtent les adeptes de l’A∴A∴ ayant traversé les Abysses et qui sont devenus des Magister Templi ou Maîtres du Temple.

Source : l’excellent site https://www.esoblogs.net/

https://www.esoblogs.net/wp-content/uploads/2012/09/EzoOccultlogo105.png

Tableau de loge et lois de correspondances 10 octobre, 2020

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Tableau de loge et lois de correspondances dans Recherches & Reflexions

Tableau de Loge

Illustration des structures de l’imaginaire initiatique des bâtisseurs.

Nous de décrirons pas en détail les objets symboles figurant sur le Tableau de loge, mais plutôt les structures de l’imaginaire maçonnique associées à sa lecture. Nous ne rechercherons pas l’origine historique du Tableau sachant qu’on en publie dès les premières divulgations et que sa présence servait de support à « un regard ésotérique » dès le XVIIème Siècle[1]. Nous tenterons de démontrer que ce Tableau n’est pas seulement un résumé symbolique du grade considéré, il serait aussi la figure centrale de la loge, le point d’ancrage de la mémoire collective des maçons.

Le Tableau de loge est une image narrative composée de nombreux objets symboliques liés à l’art de bâtir ou à l’architecture. Cette collection d’objets se combine pour donner un sens opératif, symbolique et métaphorique au Tableau. Cette lecture symbolique se dédouble en construction de soi et peut-être en construction d’un monde idéal.

Le Tableau de loge et la loge illustrent un langage initiatique qui ouvre sur une spiritualité. D’ailleurs le symbole n’est-il pas l’évocation en soi de l’invisible et de l’abstrait ?

Cette spiritualité est celle des maçons bâtisseurs d’édifices sacrés, reliant depuis l’antiquité l’homme au subterrestre, au terrestre et au céleste avec l’idée d’accueillir ou d’évoquer la puissance divine venue d’en haut…

C’est à ce titre que nous rechercherons en quoi le Tableau de loge[2] serait une table de correspondance entre ce qui est en haut et ce qui est en bas, sans oublier que cette correspondance se fait aussi en nous.

Nous examinerons la participation du Tableau de loge aux mécanismes de l’imaginaire dans la transmission maçonnique (1), et comment ce Tableau permet l’accès aux lois de correspondances (2).

 

I/ Les mécanismes de l’imaginaire dans la transmission maçonnique :

 Comment s’organise la transmission autour du tableau de loge ?

 

a/ L’apprentissage d’une mémoire traditionnelle.(Devoir de mémoire communautaire)

Nous sommes dans une société traditionnelle qui repose sur la transmission. Il ne peut y avoir de transmission initiatique sans séparation, sans mémoire[3] et sans participation[4].

 Pour mémoriser et transmettre un vécu initiatique, le franc-maçon utilise différentes techniques significatives d’un langage réservé :

  • les techniques graphiques[5] de l’image symbolique, du tracé à la craie et au charbon, que l’on efface fin de tenue,  technique du dévoilementvoilement.
  • les décors signifiants et une topographie tripartite séparant par une porte l’intérieur et l’extérieur.
  • le récit, le  langage verbal et non verbal, incompréhensibles au profane
  • le  mime et la geste du grade fait à couvert.

L’ensemble combiné donne une « incorporation » du symbole : c’est donc une abstraction ou une absence qui prend « corps » par le vécu initiatique[6].

En effet, on « incorpore » cette langue et cette vision symbolique par la geste du grade, par ses pas, ses signes, postures et circulations. De plus le catéchisme récité et le tracé du Tableau ou son dévoilement,  fondent une communauté d’expérience fondée sur le contraste[7]. Les éléments graphiques du Tableau font allusion à 4 bipolarisations[8] qui font naître ou apparaître un troisième terme « ordonné » qui ne peut être que l’HOMME:

 ► la relation entre le plan terrestre et le ciel enfante la vie sous l’égide de la Lumière, les cycles cosmogoniques, lune-soleil, colonnes solsticiales dont la loge est témoin,

 ►  la relation entre la matière transformée et  l’esprit qui enfante une pierre cubique symbole de perfectionnement en opposition à l’informe au 1er degré, puis l’association des unités en entité commune au 2em degré et enfin la fin de la forme et la transmission de l’esprit au 3eme degré.

 ► la relation entre outils et instruments et l’œuvre à accomplir qui enfante l’autoréalisation (réalisation de soi autour d’un centre universel et particulier) en opposition à l’hybris décentrée et chaotique,

 ►  la séparation de l’espace sacré et ordonné (murailles du temple, porte) du monde profane désordonné qui enfante : 1/ sur le plan horizontal l’union des FF[9] (corde à nœuds, houppe dentelée, grenades) en opposition au monde profane sans filiation et  2/ dans l’axe vertical la relation au divin, transcendance, spiritualité (temple maison du divin), en opposition au monde conflictuel[10], sans foi ni loi.

Ainsi le Tableau de loge est une puissante image mémorielle, un condensé des éléments de langage[11] témoignant d’une identité[12] et d’une intention commune se résumant en un paradigme[13] : construire le Temple.

Quelle est l’influence de ce tableau sur notre vision ?

 

b/ La représentation du réel en loge – transposition de l’image

Avec le symbole l’irréel prend corps ! Robert Ambelain disait : « il n’y a pas de plus grande initiation que la réalité ». Le tableau de loge par sa mémorisation joue un rôle dans notre vision. Suivant les rites on dévoile le Tableau de loge en même temps que Sagesse Force et Beauté sont allumées. L’image est ainsi « éclairée » « révélée [14]» au FF de l’atelier par une Lumière venue de l’Orient. Le dévoilement est équivalent au tracé fait à la main, ce serait une recréation du monde, un ordonnancement de l’informe !

Tout ce que nous sentons, voyons, pensons, articulons, est issu de la perception de nos 5 sens et se traduit en une représentation mentale du réel. Le réel au grade d’apprenti est recomposé dans l’idée de la connaissance de soi par l’image d’une pierre que l’on dégrossit.

Pour l’homme il n’y a pas de réalité sans représentation de celle-ci en son for intérieur. Là , notre réalité est la transposition d’un réel objectivé en réel humain doté de sens et d’essence. Ici le for extérieur (décors et images) opère sur le for intérieur (représentation mentale)[15].

L’initiation est donc l’apprentissage d’un réel profond, ou d’un réel augmenté par l’analogie et l’imagination créatrice de l’homme. C’est précisément ce que nous offre le Tableau de loge : une imagination créatrice « orientée » et « ordonnée » par la conscience éclairée et « concrétisée » par l’acte de bâtir un temple, fut-il intérieur.

En loge s’opère la « magie[16] » de la représentation graphique de l’objet[17] et de sa transposition symbolique. Le réel dit « matériel » n’est alors plus que l’enveloppe extérieure d’une réalité tout intérieure !

 

c/ Vivre le symbole : technique d’autotransformation

L’aspect physique dans le développement du rituel est capital, c’est ce qu’on appelle la geste orthopraxique du maçon. Le Tableau de loge illustrant le grade y joue un rôle important:

1/ Par ses pas, comme dans toute société traditionnelle, le maçon marque le temps et une déférence au groupe (trois pas = trois ans, ►introduction spatiotemporelle). C’est l’intégration comportementale du maçon dans un espace spécifique de la loge. Le Tableau illustre cet espace ternaire et sacro-temporel.

2/ Par ses bras le maçon va faire naître la forme ou l’état (tailler la pierre ► intégration du maçon dans le monde des formes et donc ici dans l’univers formel des bâtisseurs du sacré : loge/temple)[18] . Le Tableau illustre la transformation.

3/ Par le crâne sera insufflé le privilège de la lumière et de la conscience individuelle et collective (►conscience éclairée= étoile ou triangle). Le Tableau illustre la lumière.

4/ Par ses mots le maçon raconte la légende commune et récite le catéchisme ce qui permet de lire symboliquement. (►langue sacrée). Le Tableau est un langage symbolique

Le Tableau de loge est une image représentant une combinatoire d’objets matériels et symboliques qui participent aux 4 points de l’incorporation physique,  transcendée par le rituel et la verbalisation légendaire du grade[19].

Ainsi l’image devient « narrative »[20]et participe d’une pensée collective[21] et d’une geste commune. D’extérieure à soi, la métaphore de la construction produit des effets en nous.

Devenir et être le symbole, c’est accepter de faire évoluer le regard que l’on porte sur la réalité et prendre conscience de son être. La lecture du rébus symbolique du Tableau de loge est une lecture de soi ainsi que le point d’entrée dans une société d’initiés[22] (incorporation tribale).

Nous conclurons par un constat : le secret maçonnique est personnel et relatif à nos capacités cognitives qu’il s’agit de développer. Notre fonction analogique augmente nos capacités.

Le Tableau de loge nous donne des clefs de lecture des symboles nous permettant d’accéder aux schèmes de la représentation mentale et nous ouvre à la spiritualité des bâtisseurs du sacré.

Ainsi trois plans sont désormais en reliance grâce au Tableau de Loge : le plan physique, le plan mental et le plan spirituel.

II/ Tableau de loge matrice des lois de correspondances.

La force du tableau est de proposer une construction reliante et structurante plutôt que rien. Ce Tableau calme l’angoisse de l’homme en proposant une méthode et une action collective et individuelle en comblement d’un manque éthique ou métaphysique. Le tableau est sous l’effet des lois de correspondances. Ces lois restent à la base de toutes approches symboliques, car elles mettent en relation différents plans[23] matériels, mentaux et spirituels. Or l’art de tailler sa pierre ou de bâtir un édifice « sacré » permet des analogies, des associations entre ce qui est matériel et ce qui est spirituel et humain. C’est une méthode d’ordonnancement des plans superposés ayant un centre traversé par un même axe paradigmatique. Par la correspondance analogique on relie que ce qui est en haut à ce qui est en bas, mais aussi le ciel et la terre , l’esprit et le corps, l’intérieur et  l’extérieur, l’inconscient et le conscient , le caché et le visible , la cause et la conséquence, la pensée et la matérialisation, l’inconnu et le connu. Voici donc notre franc-maçon en capacité de lire ce réel augmenté sans autre effort que la mise en relation des plans par son imagination créatrice et sa bibliothèque de schèmes.

 Comment le tableau de loge peut se prêter aux analogies ?

 

a/ L’art de bâtir entre le subterrestre, le plan terrestre et le céleste.

Par sa situation « géocentrée » dans la partie centrale de la loge, le Tableau est un point d’intersection parfait entre le subterrestre, le plan terrestre et le céleste. Ce réceptacle d’images, véritable lieu de la reliance, est posé au centre de la loge à la croisée[24] de l’axe de la lumière orientale, de l’axe qui relie les colonnes du Septentrion et du Midi et de l’axe reliant le Zénith au Nadir (axis mundi).

Le Tableau ou tapis de loge serait un creuset où se combinent tous les signifiés (représentations mentales) et tous les signifiants[25] (ici les objets référents). Sa lecture se fait comme un alphabet universel qui rayonne dans les six directions[26].

Les signifiants et signifiés étant relatifs aux grades nous devons en conclure ce qui suit :

La superposition des tableaux de loge et la superposition des grades, valident les effets de reliance et donc confortent les lois et tables de correspondances. De plus le Tableau de Loge par le jeu de l’incorporation symbolique et l’intention commune, établit définitivement une homologie[27] entre le Temple et l’homme.

Relativement au paradigme de la construction d’un bâtiment sacré, on remarquera que le tableau « concentre » en un seul point tout les matières, plans, outils et instruments nécessaires à la « réalisation » par la reliance.

 

b/ Un tableau réceptacle de 3 influences :

1/issu du subterrestre : via la pierre brute extraite de la carrière, ou du minerai servant à fondre les colonnes. Ces éléments subterrestres sont les puissances souterraines que l’homme se doit de maîtriser (trouver la pierre cachée). À l’évidence un parallèle doit être fait avec la sortie du cabinet de réflexion[28].

2/ issu du céleste : représentation du Soleil et de la Lune et parfois de l’Étoile.  Ils marquent la durée, le temps, les rythmes et les saisons, mais aussi toutes les analogies liées à l’ombre et la lumière que ressent le bâtisseur, ou liés au principe émetteur et au principe récepteur qui s’unissent dans un troisième terme[29], etc. Le soleil naissant fut pendant longtemps une représentation du divin[30].

3/ issu du plan terrestre, pour porter le dessin/dessein du plan et l’élévation des bâtiments sacrés. L’intention des bâtisseurs[31]est de conjoindre matière et l’esprit sur le plan solaro-terrestre[32] en faisant apparaître une dimension spirituelle dans la matière comme dans l’homme.

C’est donc en ce point « hyperdense », à la fois géocentré (Tableau physique) et égocentré (Tableau mental)  que se réalisera le travail de l’apprenti puis le chef d’œuvre du bâtisseur 

 

c/ Apport pratique du Tableau de loge :

Ce tableau ne serait-il pas un miroir de soi et un miroir du monde ? Une affaire de point de vue !

 

Le récit de la construction de soi

Se réaliser soi-même grâce à la lumière : Le Tableau de loge est un diagramme symbolique éclairé et graduel (un plan à plusieurs niveaux de lecture !), car il est posé sur le pavé mosaïque qui suscite une tension créatrice, une vibration.

Transposé en soi (la conscience de l’être), le Plan-Tableau (ou grille de lecture) devient une pensée qui se transforme en volonté graphique « éclairée » c’est-à-dire douée d’une intention qui « élève » l’être vers une spiritualité, et il ne reste plus qu’a « réaliser » le modèle dessiné sur le Tableau de notre projection mentale. Cette dernière phase sera l’action sur nous même et dans le monde. Pensée, Volonté, Action ici « imagées » sont les trois phases de la réalisation de soi induites par le Tableau : ainsi la taille de la pierre devient connaissance de soi[33] par la connaissance de nos limites (limites d’exercice du tableau) et l’introspection (centre hyperdense du tableau)!

L’autre aspect de cette intériorisation de la grille de lecture est de réveiller en soi les vieux schèmes et archétypes[34] qui fondent l’inconscient collectif[35]. Par ce biais c’est toute l’évolution de la conscience humaine qui est mise à contribution. Ainsi tenter de tailler sa pierre ou de construire le Temple revient à tenter de se construire et perfectionner avec une conscience éclairée.

 

 Faire descendre le ciel sur terre et en l’homme.

La descente du ciel sur terre est un vieux schéma universel qui s’associe avec la conscience du Tout et l’idée du Divin. L’idée est séduisante pour l’homme qui se voudrait universel ! ici nous tentons l’Unité ontologique. Il s’agit d’une esthétique liée à la fonction verticalisante du bâti sacré.

La plupart des temples et édifices sacrés sont construits à la croisée des chemins telluriques (failles, réseaux d’eau souterraine et cryptes), solaires (decumanus,  processus du cardo et l’ombre portée[36], avec l’aspect solsticial)  et célestes (processus du Templum), etc. Ici se rencontre la synthèse d’une totalité symbolique[37] . Le Tableau de loge nous donne le mode d’emploi, les moyens et le plan sur lequel nous devons bâtir progressivement une reliance au Tout : c’est ainsi que le Tableau de loge incite à la métamorphose du regard et donne accès aux états supérieurs de l’Être[38] ! 

Nous retiendrons que la pierre taillée de l’apprenti annonce l’image archétypale de l’Imago Templi qui porte la construction physique mentale et spirituelle des francs-maçons, authentiques pierres vivantes de cet édifice sacré. Cette image dépasse l’apparence et s’inscrit dans une dimension polaire donnant au « perspecteur » une « transfiguration » de la forme.

 

Par le Tableau de loge, et par la taille de sa pierre, le franc-maçon affirme son intention de s’unir à la totalité en reproduisant pour lui-même (dimension éthique) et pour le monde visible et invisible (dimension métaphysique) une analogie symbolique.

Ce Tableau architecturé, centré, « éclairé » et ordonné est un réceptacle qui permet d’appréhender une méthodologie, un paradigme et les fameuses lois de correspondances si chères aux maçons-symbolistes, aux hermétistes et aux métaphysiciens. Il suggère une « spiritualité construite[39] »agissante, car la fonction de la loge est d’éveiller sur les trois plans, physique mental et spirituel, des maçons qui tailleront leur pierre et bâtiront un Temple pour la Lumière[40] !                                                       

Er.°. Rom.°. 01/07/6018

[1] Pierre Mollier avant propos de l’ouvrage de Dominique Jardin « Voyage dans les Tableaux de Loge ed Jean Cyrille Godefroy 2011 P11/12

[2] Le Tableau de Loge n’est pas la seule table de correspondance, dans la loge il en existe trois autres : la majeure est celle de l’autel du Vénérable qui reçoit en direct la lumière venue de l’orient alors que dans le Hékal elle n’est qu’indirecte (hypostase). Les deux autres sont les abaques situés au sommet des colonnes J et B et qui supportent les grenades résumant les phases des générations successives des Maçons, et enfin au plan individuel nous notons que chaque tablier est une table de correspondance avec ses éléments de langages à un grade donné.

[3] Voir dans ce sens Frances Yates : L’Art de la mémoire (1966), Paris, Gallimard, 1987, L’auteure démontre qu’à partir de Giordano  Bruno l’image mémorielle pouvait porter une valeur mystique ou hermétique. Voir aussi les Statuts de Schaw 1599 qui ont conforté le devoir de mémoire dans les loges écossaises. On remarquera que pour les Anciens Devoirs l’art de mémoire, la géométrie et les arts libéraux étaient la base de la transmission.

[4] Nous reprenons les propos d’Alain Touraine sur l’observation participante en anthropologie, il s’agit de « la compréhension de l’autre dans le partage d’une condition commune »,( Street corner society, la structure sociale d’un quartier italo-américain, Paris, La Découverte, coll. « Textes à l’appui », 1995). L’expression nous semble adaptée au contexte initiatique où l’apprenti observe en silence tout en étant présent et acteur influent sur le milieu.

[5] L’épure tracée sur une aire en plâtre de la chambre des traits par pincement de cordeaux tendus, préfigure le soubassement du tableau de loge : le Pavé mosaïque. Le placement d’une échelle est un préalable à l’apparition de l’image.

[6] Le vécu initiatique est une orthopraxie de la reliance de l’individu au groupe, du groupe à l’intemporel, de l’Homme au tout. Sur la reliance appliquée à la franc-maçonnerie voir notre article : http://www.ecossaisdesaintjean.org/2015/02/le-secret-initiatique-de-la-divulgation-a-la-revelation-notion-de-reliance.html

[7] Le contraste est ici un contraste d’état générant une tension. Cela n’a rien d’étonnant dès lors que le Tableau de loge est posé sur un pavé mosaïque ! Cette tension va tendre vers un but qui est dessiné sur le tableau : c’est ici la définition de l’intention commune, au premier degré il s’agit de tailler sa pierre.

[8] Notons que ces 4 bipolarisations se dédoublent en lecture éthique (petits mystères) et métaphysique (grands mystères). http://www.ecossaisdesaintjean.org/2014/10/petits-et-grands-mysteres-apercu.html

[9] La concentration des regards vers le centre de la loge revêt une fonction agrégative que l’on retrouve dans la chaîne d’union qui scelle une proxémie appelée « fraternité ». Le tableau de loge devient le support de « l’être-ensemble ». Sur cette notion : Michel Maffesoli « Le temps des tribus » la table ronde octobre 2000, p 75

[10] Rappelons que la maçonnerie spéculative s’est formée dans un contexte de conflit religieux menant à l’exil des Stuarts en 1688 à Saint-Germain-en-Laye.

[11] Les éléments de langages présents sur le tableau de loge se combinent de multiples façons les uns aux autres. On peut ainsi mémoriser le chemin narratif du grade en lisant dans un certain ordre les images posées sur le plan. Il faut noter que ce vocabulaire symbolique issu des images est le langage commun des maçons de la loge. L’appartenance traditionnelle à un clan, une tribu, une loge d’artisans se détermine par les éléments de langage, leurs prononciations et la manière de les agencer.

[12] L’identité commune s’exprimera par l’âge symbolique, les mots de passe et mots sacrés ou les signes qui tous ensemble contribuent à une hiérarchisation du métier par l’accès progressif à la connaissance (savoir-faire/savoir-être.)

[13] Le paradigme se définirait comme l’ensemble d’expériences, de croyances et de valeurs qui influencent la façon dont un individu perçoit la réalité et réagit à cette perception. Ce système de représentation du bâti sacré lui permet de définir une méthode graduelle avec ses sources, son histoire et son actualité. Ce système part des fondations jusqu’à la clef de voûte et reste doté un langage spécifique et de moyen d’actions universels (outils et instruments).

[14] Le terme « révélation » s’entend : rendre l’invisible visible, faire apparaître l’image, ce qui est le propre du symbole mis en scène. Cette révélation venue de l’Orient n’est rien d’autre qu’une hypostase de la puissance divine « invisible » dont on sait qu’elle passe par la porte orientale. Le Tableau représente alors l’autorité surplombante qui se manifeste à nos yeux. Ici on exprime par le visible l’invisible. L’image du Tableau de loge est donc une dégradation lisible de la puissance manifestée avec l’avantage de ne pas anthropomorphiser l’image du divin. Seule l’intention de tailler sa pierre ou de bâtir le temple dans le monde et en soi transparaît dans Tableau de loge.

[15] Précisément la spiritualité du franc-maçon est construite au sens propre comme au sens figuré. La méthode d’approche du réel est donc influencée par les images mémorielles qui influencent la vision du maçon. En sa qualité d’image mémorielle « commune » ou « tribale » le tableau de loge est identitaire.

[16] Le terme « magie » doit être compris dans son sens initiatique : faire naître et apparaître l’image en soi.

[17] Cette représentation porte bien plus loin que sa fonction profane. En effet, le signifié symbolique de l’objet raisonne avec le sens du récit légendaire « agissant » : sortir de la caverne, se connaître soi-même, tailler sa pierre, bâtir un temple à la vertu…

[18] Voir Leroi-Gourhan, « Les gestes et la parole 2 La mémoire et les rythmes », Albin Michel, février 1965 P 136.

[19] L’image issue de la scolastique, fut privilégiée par les rituels issus des Anciens Devoirs catholiques qui reconnaissant les Saints et leurs attributs et qui donnait à comprendre l’eschatologie par l’image (voir les tympans des cathédrales). Le texte et donc la lecture directe (sola scriptura) furent privilégiés par les rituels calvinistes ou presbytériens du « mot de maçon –Masson Word ».

[20] Autre image narrative bien connue : le blason en chevalerie et les armes parlantes.

[21] Cette pensée collective est plus que l’addition des pensées individuelles… Une grande part de notre cerveau est dédié à une participation collective. Il y aurait un cerveau tribal qui serait la mise en phase des cerveaux individuels.

[22] Cette incorporation au groupe et la troisième phase décrite par Arnold Van Gennep (Les Rites de Passage, 1909). La lecture du tableau de loge par l’apprenti correspond à la phase rituelle « agrégative » au groupe et à sa renaissance symbolique sous couvert d’une langue spécifique et d’une intention commune. Cette phase postliminaire dite de renaissance fait suite à la 1ere dite préliminaire qui a pour objet « la mort symbolique » suivie de la 2ème qui à trait à la « désagrégation ».

 

[23] Le Tableau de loge est un plan qui se superpose à d’autres. Il est le lieu de « la transe » et donc de la concentration des possibles soit une photographie de l’un des états de la manifestation. Les termes trans/formation, trans/position, trans/fert, trans/mutation, trans/figuration, etc. ; naissent en ce point de rencontre entre la forme, le sens et l’essence.

[24] « La croisée » est le terme qui reprend l’image symbolique de la structure universelle de la croix tridimensionnelle, utilisée comme chrisme ou comme structure absolue (voir Abellio Raymond : «La Structure absolue. Essai de phénoménologie génétique. Collection Bibliothèque des idées, Gallimard Parution : 20-10-1965 ) (voir « Le symbolisme de la croix » René Guénon)

[25] Voir Ferdinand de Saussure, Cours de linguistique générale, Paris, Payot, 1972, p. 97 et suivantes

[26] Notons l’ajout d’une dimension supplémentaire sur le tableau de loge c’est la dimension temporelle qui donne le carré long.

[27] Sur l’homologie « structurale » dite de la construction on retiendra la tripartion du temple Ouham, Hékal, Debhir et la tripartition de l’homme corps, âme, esprit. Sur l’analogie « fonctionnelle » dite de l’incarnation on retiendra l’interdépendance vitale du ternaire avec la descente de l’esprit en soi que l’on retrouve dans l’intention de bâtir le temple avec la descente du divin sur terre et au milieu des hommes.

[28] Le testament philosophique, l’abandon des métaux et l’entrée ni nu ni vêtu, illustrent la maîtrise des  apparences trompeuses.

[29] La franc-maçonnerie organise une triangulation mettant en scène deux fractions opposées devenues complémentaires en présence de l’observateur participant. La substitution de l’observateur participant par l’objet se fait à l’aide de la lumière, du soleil,  de l’étoile ou de la conscience « éclairée ». Notons qu’au plan géométrique « l’observateur » génère « le point de vue » et donc la perspective et la stéréométrie (voir dans ce sens Jean Michel Mathonière, sur la notion d’ombre « observée/projetée » P52, et sur la notion de « perspecteur » p 55 « Les interférences entre spéculatifs et opératifs Français aux XVIIIème et XIXème Siècles » ed SFERE n° XIV 26 nov 2016.

[30] Les systèmes polythéistes personnifient le dieu lumière : «  (ou ) est un dieu solaire dans la mythologie égyptienne, créateur de l’univers. Il peut apparaître sous plusieurs autres formes (3 comme les trois fenêtres de la loge !), celle de Khépri, le scarabée : symbolisant la naissance ou la renaissance ou encore Atoum, l’être achevé (le clergé égyptien expliquait que l’astre solaire pouvait revêtir des formes différentes lors de sa course dans le ciel : Khépri était le soleil levant tandis que Rê était le soleil à son zénith et Atoum, le soleil couchant) »(wp ). Les Grecs vont aussi tenter de personnifier le soleil avec Hélios conducteur du Soleil, etc.

La renaissance journalière du soleil est un miracle de recomposition des cycles de vie mettant l’angoisse de la mort et l’angoisse de la disparition du monde au centre des préoccupations psychiques de nos grands ancêtres.

Les systèmes monothéistes tentent d’échapper à la personnification en rendant la puissance divine innommable, et ceci jusqu’au christianisme qui « incarne » le divin en l’homme.

[31] L’intention des bâtisseurs est résumée dans le feuilleton schizomorphe (séparatiste) suivant :

1/ l’épisode de Bethel la pierre relevée par Jacob suite au « songe » et l’ascension et la descente des anges sur l’échelle, suivi de son combat avec l’ange du ciel et de son boitillement,

2/l’épisode de la tour de Babel et de la volonté transgressive de la flèche du Roi Nemrod en regard de la puissance du ciel,

3/par le livre des Rois qui narre l’histoire de la construction du Temple de Salomon mettant en œuvre les trois puissances initiatiques d’origine terrestre, et l’incapacité des hommes à suivre la Loi descendue du ciel. Etc.  Nous empruntons le terme schizomorphe à Gilbert Durand « Les structures anthropologiques de l’imaginaire »12ème édition 2016  Dunod , p185.

 

[32] Nous définissons le plan solaro-terrestre dans la lignée de Gilbert Durand Les Structures anthropologiques de l’imaginaire, Paris, Dunod 12em ed 2016. Pour nous il s’agit du plan ou table ou plateau d’exercice du grade considéré. A chaque grade supérieur un plan d’exercice plus élevé ce qui suggère une anabase (souvent précédée d’une catabase).

[33] La quête de la Connaissance dépasse la connaissance de soi qui est le premier stade puis l’approche de la mort avec la conscience de sa propre fin (fin des petits mystères) et pour finir l’idée d’atteindre une totalité principielle (grands mystères), avec pour toile de fond l’amour du prochain et de la vie.

[34] Sur la notion d’archétype et de schème, C. G. Jung, L’Homme et ses symboles,  Robert Laffont, 1964, p. 67 : « on croit souvent que le terme « archétype » désigne des images ou des motifs mythologiques définis ; mais ceux-ci ne sont rien autre que des représentations conscientes : il serait absurde de supposer que des représentations aussi variables puissent être transmises en héritage. L’archétype réside dans la tendance à nous représenter de tels motifs, représentation qui peut varier considérablement dans les détails, sans perdre son schème fondamental ».

[35] C. G. Jung, L’Énergétique psychique, Genève, Georg, 1973, p. 99 :  « les instincts et les archétypes constituent l’ensemble de l’inconscient collectif. Je l’appelle « collectif » parce que, au contraire de l’inconscient personnel, il n’est pas fait de contenus individuels plus ou moins uniques ne se reproduisant pas, mais de contenus qui sont universels et qui apparaissent régulièrement »

[36] Cette ombre « portée » sur le plan terrestre était l’expression de la volonté du ciel, en d’autres termes le bâtisseur du sacré tenait compte de la lumière du ciel pour tracer le plan du temple sur la base de la transformation du carré du ciel en carré terrestre ou carré long qui associe le temps (étirement de l’ombre portée) aux trois dimensions de l’univers. Voir rituel de la Saint Jean d’Hiver REP.

[37] L’homme a toujours cherché à s’unir à la terre en se l’appropriant (Remus et Romulus, Urbi et orbi, le Mundus), au ciel en escaladant l’Olympe pour s’emparer du « feu-lumière »(Prométhée) du mont Sinaï pour y chercher les Tables de la Loi (Moïse)  et aux entrailles de la Terre y puisant ses richesses régénérantes ou réinitiantes… (Déméter, Héphaïstos).

[38] Sur les états supérieurs de l’Être voir René Guenon Les États multiples de l’être, Paris, Édition Guy Tredaniel, édition Véga, coll. « L’anneau d’or »,

[39] …Et donc fondée sur un PLAN !. Cette « conception du Plan par la lumière de l’esprit» devient « chef d’œuvre » et se concrétise par un Temple pour le divin. Ceci corresponds à une nécessité pour l’homme de matérialiser, toucher voir et concevoir la dimension lumineuse ou divine « in concreto »dans un lieu « séparé ». L’image visible devint nécessaire à la croyance, car l’homme ne peut se contenter d’abstraction. Le temple est donc un biais « architecturé » qui, associé à une Verticalisation du langage, permet l’accueil de l’Invisible se substituant au culte des idoles (veau d’or). L’image du GADLU est un biais « architecturé » compensant par l’Ars de bâtir l’abstraction d’une pensée créatrice pure (fiat lux). Ce biais « formel » abouti à la devise « ordo ab chaos ».

[40] Nous conseillons vivement la relecture d’Henri Corbin « Temple et contemplation » ed Médicis- Entrelacs 2006 , où l’auteur fait le rapprochement entre la tradition chevaleresque occidentale et orientale du Temple « . On comprendra mieux pourquoi la Lumière vient de l’Orient et pourquoi la contemplation de l’image iconique du tableau de Loge est toujours éclairée par Sagesse Force et Beauté, donc une hypostase du fiat lux ! « C’est le pouvoir contemplatif qui construit le Temple en soi. Il s’agit donc d’une vision intégrative du sacré propre au chevalier comme au maçon. Elle peut être mystique et ésotérique. Alors le Temple dressé dans l’Imaginaire par la représentation mentale devient ainsi Porte du Ciel. C’est ainsi que la transcendance se manifeste en nous. C’est notre temple intérieur qui « prends corps » » E.°.R.°.

Le blog de ecossaisdesaintjean

SOURCE : http://www.ecossaisdesaintjean.org/article-loge-maconnique-ou-temple-maconique-3em-partie-121712268.html

12345...55

Atelier Ecrire Ensemble c&#... |
Au fil des mots. |
Spiralée |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Attala Blog
| jepensedoncjesuis13
| Les chroniques d'Astéria