navigation

Protégé : Bref panorama de la F.: M.: en Afrique aujourd’hui – 1°- 22 octobre, 2017

Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Contribution,Recherches & Reflexions , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

ARRESTATION DES TEMPLIERSLE VENDREDI 13 OCTOBRE 1307.La plus extraordinaire « OPÈRATION DE POLICE » de tous les temps. 14 octobre, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire
Templiers06

ARRESTATION DES TEMPLIERSLE VENDREDI 13 OCTOBRE 1307.La plus extraordinaire « OPÈRATION DE POLICE » de tous les temps.
Par Philippe Ritter – Le 14 septembre 2007

Ce matin, dès l’aube, toutes les polices et les gens d’armes de France et de Navarre, ont investi près de trois mille demeures sur l’ensemble du territoire, pour en arrêter tous les occupants. En fin de journée, l’opération est terminée et il est encore impossible de connaître le nombre exact de ces arrestations. Elles continueront plus tard, dans toute l’Europe, jusqu’à la fin de l’année. Nous sommes le vendredi 13 octobre 1307.  C’est bien ce vendredi 13 qui sera à l’origine d’une croyance populaire, de bon ou de mauvais présage, qui persiste encore aujourd’hui, 700 ans après. Jaloux de leur puissance et de leur richesse, inquiet de leur pouvoir auprès du pape, ou bien mal informé par une campagne délétère, le roi de France, Philippe IV Le Bel, fait arrêter tous les Templiers du royaume, pour apostasie et mauvaises mœurs. L’Affaire est menée par Guillaume de Nogaret, qui fait adresser, dans le plus grand secret, dés le 14 septembre, des « lettres closes » à tous les Baillis et Sénéchaux du royaume, à n’ouvrir « qu’à jour dit ». Ce matin du vendredi 13, de Nogaret lui-même, dirige l’arrestation de près de 140 Templiers de la Maison Centrale de Paris. Sur tout le territoire, ils sont incarcérés, puis interrogés et torturés. Ceux qui réussissent à s’échapper sont repris le jour même. On leur propose le pardon ou la mort. Très peu abjureront. Peu de temps après, ils sont condamnés au bûcher, et dés le 12 mai 1310, 54 Templiers sont brûlés à Paris.  

La malédiction : Lors du Concile de Vienne, le 20 mars 1312, l’Ordre est dissout, et leurs biens sont confisqués. Ce n’est que le 18 Mars 1314, que le Grand Maître des Templiers, Jacques de Molay monte sur le bûcher. Ce jour-là, il va maudire ses tortionnaires, pour leur « traîtrise du vendredi 13 ». En effet, la veille, le jeudi 12 Octobre 1307, Jacques de Molay assistait aux obsèques de Catherine de Valois, belle sœur du roi, pendant lesquelles, il porta même un des « Cordons du Poêle », honneur suprême. La Mémoire populaire retiendra la mort du pape Clément V, à Roquemaure du Gard, dans la nuit du 19 au 20 avril 1314, puis celle de Philippe le Bel, dans les six mois qui ont suivi, comme le prévoyait la malédiction de Jacques de Molay .« Pape Clément, roi Philippe, Chevalier Guillaume, avant qu’il soit un an, je vous cite à comparaître au tribunal de Dieu ! Maudit ! Maudit ! Soyez maudits jusqu’à la septième génération ! »  

A Nîmes et sa région, tout a commencé par cette « lettre close » du 14 septembre 1307, adressée à Bertrand Jourdain de l’Isle, Sénéchal de Beaucaire. Les chevaliers du roi, Henry de la Celle et Oudard de Maubuisson, sont nommés commissaires de la sénéchaussée, pour l’arrestation du 13 octobre. La suite de cette mission est de faire l’inventaire de leurs biens, et de les interroger sur les faits qui leur sont reprochés. De Nîmes, oú réside le Sénéchal de Beaucaire, les ordres sont donnés, là aussi dans le plus grand secret, sur toute la région. Ce vendredi 13, donc, aux premières lueurs du jour, les « Gens d’armes » de la sénéchaussée investissent près d’une dizaine de Commanderies, et plus d’une cinquantaine de maisons. Trente-trois Templiers sont arrêtés à la commanderie d’Alès, quarante-cinq à Aigues-Mortes enfermés à la Tour de Constance, soixante à Beaucaire et cent cinquante à la commanderie de Nîmes ; soit deux cent quatre-vingt-huit membres de l’Ordre. C’est dire l’importance de la Maison de cette ville, à Paris par exemple, ils n’étaient que cent quarante. Parmi les Templiers arrêtés dans notre région, il y avaient quelques commandeurs, et quelques chevaliers, mais surtout, un très grand nombre de servants. Ils venaient des maisons oú eurent lieu les arrestations, mais aussi des maisons de Calvisson, Aubais, Générac, Montfrin, et Saint-Gilles. A Alès, certains même, venaient des commanderies de Montpellier, Jallès en Ardèche et Le Puy-en-Velay.  

Remparts1910
 

Dés le 08 novembre 1307, de Maubuisson lui-même, dirige les interrogatoires des prisonniers d’Aigues-Mortes, oú était retenu Bertrand de Falgues, Commandeur de Saint-Gilles. Le 16 novembre suivant, il poursuit ses investigations à Nîmes, c’est le début de l’Inquisition et des tortures. En 1308 et 1309, débutent les enquêtes pontificales, Clément V est déjà installé en Avignon depuis 1305, l’évêque de Nîmes Bertrand de Languissel prend à son tour les réponses des Templiers. On transférait facilement les détenus d’une prison dans l’autre, d’Aigues-Mortes à Alès, ou de Beaucaire à Nîmes, pour éviter les « réponses convenues »et les faire passer entre les mains de plusieurs inquisiteurs différents. Il y a eu torture, et peut-être bûcher. Toujours est-il qu’en juin 1310, le Concile de Nîmes prononça la condamnation des Templiers du Languedoc. Certains meurent sous la torture, d’autres se parjurent et sont libérés, d’autres enfin sont transférés à Carcassonne ou à Paris et passeront par le bûcher entre 1310 et 1314. Vers la fin de 1312, vingt-deux Templiers, arrêtés en 1307 et incarcérés à Alès, sont absouts.  A cette même époque, Guillaume de Nogaret achète de nombreux biens sur Nîmes, sa région, et en Vaunage, avant de mourir au printemps 1313, à Paris. 

A Montpellier et ses environs, les évènements de 1307 ont marqué, là aussi l’histoire de notre région. Lors de l’inventaire des biens des Templiers, entamé dés la fameuse « lettre close » du 14 septembre, car il fallait bien répertorier les sites avant d’organiser les arrestations du vendredi 13 au matin, Oudard de Maubuisson donne une liste impressionnante de commanderies et de maisons, dépendantes de l’Ordre en Provence, réparties le long de la côte méditerranéenne, et limitées au Nord, par les autres possessions du Temple en Quercy et Rouergue. Ce patrimoine, dans certains cas, est encore bien visible de nos jours. Il faut citer à l’Ouest de Montpellier les commanderies du Mas neuf et de Launac, à l’Est Vauguières près de Mauguio, puis Castries et Saint-Michel de Bannières, Lunel et Marsillargues, et enfin Bruyère, sur la commune actuelle de Saint Christol. Dans un périmètre plus large, autour de Montpellier, on notera Lodève, Clermont-l’Hérault, Tiberet, Cazouls, Nébian, Pézenas, Peyrat et Périès, pour ne citer que les plus significatives. Imaginons qu’il en est de même pour l’Aude avec Narbonne, Douzens, Carcassonne, Bezu ou Campagne sur Aude, on comprend facilement que sur la France entière, près de trois milles commanderies ont été visitées, ce vendredi 13, au même instant. C’est cette dernière prouesse, pour l’époque, qui rend l’évènement aussi exceptionnel. Tous les Templiers ont été arrêtés, enfermés dans les places fortes, de Nîmes à Carcassonne, certains même, à l’intérieur de leurs propres commanderies, dans lesquelles ils ont subi la Question, et parfois la torture.  Aigues-Mortes – Tour de Constance

Templiers13 

 

Après son arrestation à Aigues-Mortes, puis son transfert à Alès pour interrogatoires sous la torture, le Commandeur de Saint-Gilles, Bertrand de Falgues (appelé sur certains documents Bernard de Salgues), finira par faire des aveux le 29 août 1311, quatre ans plus tard. Il était accompagné de Pons Gaillard, Commandeur de Launac, et Bertran da Silva, chevalier lui aussi de la Maison de Montpellier. Ce même jour, ils avouent tous les trois, qu’à Montpellier une « Tête magique » est conservée, et qu’elle est apparue sous la forme d’un « Chat parlant la langue des hommes ». Selon la tradition, un trésor serait enfoui à l’emplacement de la commanderie de Montpellier.

 

Le 20 mars 1312, Clément V, par le Concile de Vienne, confisque tous les biens ayant appartenu aux Templiers pour les confier à la Couronne, puis plus tard aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. Entre temps, certains droits, et quelques domaines ont été acquis par des Seigneurs peu scrupuleux. Nous ne retiendrons que Guillaume de Nogaret, qui avait déjà réalisé la même démarche en 1294, avec les biens des Anglais, et en 1306, avec ceux des juifs, sur notre seul Languedoc.
La légende du Trésor des Templiers : L’existence même du Trésor des Templiers est niée par certains historiens. Ces derniers avancent une thèse : Les templiers étaient très riches en domaines, ils gagnaient beaucoup d’argent, avaient de nombreux bénévoles et ne payaient aucun impôt… malgré cela il n’y aurait rien eu dans les caisses lors de leur arrestation, le vendredi 13 octobre 1307…
Un rapport écrit d’Alain de Pareilles, conservé aux Archives Nationales, relate par écrit que le Temple de Paris a été trouvé pratiquement vide lors des arrestations !
A l’opposé, plusieurs hypothèses sont avancées, elles tentent d’expliquer la fuite du trésor : Celle des 3 chariots, sortis de Paris la veille du 13 fatidique, et rejoignant l’Angleterre… pour étayer le tout certains nous parlent des archives secrètes du Vatican, avec des frères Templiers enfuis, Gérard de Villers et Jean de Châlon… d’autres préfèrent la piste d’Aquitaine, pays inaccessible et mal venu aux hommes de Philippe le Bel, donc terre de refuge pour les Templiers et leur Trésor.
Une certitude, les templiers brassaient beaucoup d’argent sous forme de valeurs précieuses. A cette époque point de billets ni de comptes numérotés… comment imaginer que cette machine à fric fut désamorcée le vendredi 13 octobre 1307. Que les préteurs qu’étaient les Templiers, ceux qui ont financé la rançon de Louis IX, ceux qui finançaient la dette du pouvoir Royal, en souscrivant aux emprunts de Philippe le Bel, étaient quasiment ruinés lors de leur arrestation ?
Leur « trésor » n’était, peut-être, pas perdu pour tout le monde… il a probablement servi d’autres causes… plus ou moins avouables… ceux qui en ont disposé, l’ont fait avec discrétion et intelligence, pour preuve, ils n’ont laissé aucun indice… mais peut être que ces derniers étaient tellement gros, qu’il fallait prendre du recul pour les identifier… ce recul c’est le temps, seul un historien méticuleux et averti peut s’atteler à une telle tache… un jour peut être…
Georges Mathon, octobre 2007.

 -oOo

- Chronologie régionale sous Philippe IV Le Bel  -

05/10/1285 : Mort de Philippe III, Le Hardi, à Perpignan. Son fils Philippe IV Le Bel, remonte à Reims, pour son sacre, et passe à Nîmes les 25 et 26 octobre. Le 27, il part pour Le Puy en Velay. -

1288 : Philippe Le Bel permet aux marchands de Montpellier de commercer à Nîmes, et interdit aux marchands italiens établis à Nîmes, (les Lombards) de « trafiquer » à Montpellier. -

1294 : Philippe Le Bel ordonne au Sénéchal de Beaucaire et de Nîmes, de saisir les biens des Anglais de la sénéchaussée. -

1295-1302 : Guerre des Flandres : Le Sénéchal de Beaucaire envoie, à trois reprises, des troupes de la région, pour rejoindre le roi. -

12/03/1302 : Guillaume de Nogaret, professeur ès lois, chevalier, ayant auparavant exercé la fonction de Juge Mage de la sénéchaussée de Nîmes en 1294, se porte accusateur contre le pape Boniface VIII, dans le conflit qui l’oppose au roi. -

13/04/1304 : Boniface VII excommunie Philippe Le Bel, qui charge de Nogaret d’arrêter le pape, pour le juger et le remplacer. À son tour de Nogaret sera excommunié. -

11/10/1304 : Mort de Boniface VIII. Election pour quelques mois de Benoît XI. -

1305 : Le conclave met en place l’évêque de Bordeaux, Bertrand de Goth, sous le patronyme de Clément V, qui s’installe en Avignon, avec la bienveillance de Philippe Le Bel. -

Les 21, 22 et 23/10/1305 : Bertrand de Goth, le futur Clément V, est de passage à Nîmes, sur la route de Lyon, pour son couronnement. -

1306: Philippe Le Bel confie à Guillaume de Nogaret, Seigneur de Calvisson, la mission de faire arrêter les juifs de la sénéchaussée, et de confisquer leurs biens. Cette opération sera menée, par Nogaret, sur la France entière, et dans une seule journée…  -

14/09/1307 : « Lettre close » de Philippe IV, à Bertrand Jourdain de l’Isle, Sénéchal de Beaucaire, ordonnant de saisir tous les Templiers de sa juridiction, et leurs biens. Elle est rédigée dans le plus grand secret, à Maubuisson, par Philippe Le Bel et Guillaume de Nogaret. -

22/09/1307 : De Nogaret accède à la plus haute dignité du royaume : Garde du Sceau Royal.Il se fera secondé, dans ses actions, par Guillaume de Plaisians, Seigneur de Vézénobres. -

13/10/1307 : Plus de 280 arrestations sur la sénéchaussée. Seulement sur Beaucaire, 66 Templiers, y compris ceux de St Gilles sont arrêtés. Ils sont 45 sont mis en prison à Aigues-Mortes, 15 à Nîmes, et 6 dans le Château Royal d’Alès. Par ailleurs, à Nîmes, près de 150 Templiers sont enfermés dans leur commanderie ; à Alès, ce sont 33 d’entre eux qui subissent le même sort. -

08/11/1307 : Début de la procédure d’inquisition à Aigues-Mortes, par Oudard de Maubuisson. « Il faut prendre la réponse des Templiers » ; Tortures dans toutes les prisons. -

1312 : Concile de Vienne. Comme dans toute l’Europe, les domaines templiers du Languedoc, sont confisqués au bénéfice de la Couronne, puis remis à l’Ordre des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem. -

Fin 1312 : Vingt-deux Templiers, arrêtés en 1307 et incarcérés à Alès, sont absouts. -

Entre le 25 Mars et le 20 Mai 1313 : Mort de Guillaume de Nogaret à Paris. -

01/03/1314 : Philippe Le Bel cède à l’abbé de St Gilles les biens saisis aux juifs, sur son territoire, en 1295. -

19/03/1314 : Mort de Jacques de Molay, sur le bûcher à Paris. Le pape et le roi sont maudits. -

20/04/1314 : Mort du pape Clément V, à Roquemaure du Gard. -

29/11/1314 : Mort du roi Philippe IV Le Bel. -

06/06/1316 : Mort de Louis X Le Hutin, son fils. -

1316 : Naissance et mort de Jean 1er, Le posthume, fils de Louis X, petit fils de Philippe IV. 

-oOo-

 

Europe féodale, époque de Philippe le Bel.
(cliquer sur la carte pour agrandir)
Cartefeodale
-oOo-
 
Bibliographie
 

1/ Généralités :- Cartulaire Manuscrit du Temple, constitué par le Marquis d’Albon. Par E.G Léonard. Chez la Librairie Ancienne : Edouard Champion, à Paris, en 1930.- L’Ordre des Templiers. Par John Charpentier. Chez Taillandier Editions, en 2004.- Philippe Le Bel. Par le Duc de Lévis Mirepoix. Chez Perrin en 1972.- Les Templiers. Par Laurent Dailliez. Chez Perrin en 1977.- Les Templiers. Avec Michèle Aué. Arrêts sur images. Chez MSM en 2000.- Vie et mort de l’Ordre du Temple. Par Alain Demurger. Editons du Seuil, en 1989.- Les Templiers Chevaliers du Christ. Par Régine Pernoud. Chez Découvertes Gallimard.- Les sites Templiers de France. Par Aubarbier et Binet. Chez Ouest-France, en 1997.- Les Templiers – La Vérité. « Historia/Spécial » n°53, Mai/Juin 1998. 2/ Régionalisme :- Histoire de la ville de Nîmes. Par Léon Ménard. Chez Chaubert, à Paris en 1750.(Tome I pages 449 à 453, plus Preuves pages 195 à 208)- Histoire des Grands Prieurs de Saint Gilles, au travers du manuscrit de Jean Raybaud.Par l’abbé C. Nicolas. Chez Chastanier, à Nîmes, en 1905. (Tome II, pages 326 à 338).- La Vaunage au temps des Nogaret. Par Maurice Aliger. Chez Béné, à Nîmes, en 1983.  

-oOo-

 

Commémoration de l’arrestation des Templiers : 700ème anniversaire. Cet évènement est l’occasion de la fête de la « Rose d’Or ». Le 14 Octobre sur les îles de la Bartelasse, en Avignon, se tient le rassemblement annuel des Compagnies Médiévales du Sud de la France. Il est ouvert au public de 10h à 18h. Il est organisé, spécialement cette année, par les Compagnies « La Cour Pontificale », d’Avignon, et « Les Blancs Manteaux », d’Hyères, et propose au public de nombreuses animations et démonstrations en tenues d’époque. Ils sont près de 550 Médiévistes passionnés, répartis en 32 troupes, autour d’un camp de plusieurs dizaines de tentes. Au cours de ces deux journées, ils vous présenteront les reconstitutions de la «Grande Mêlée de Combattants », ou des tournois en armures des XIVème et XVème siècle. Dimanche matin, ils défileront, en arme, dans les rues d’Avignon.  Pour les jeunes et les moins jeunes, le frisson est assuré.

 

Philippe Ritter – Le 14 septembre 2007

 

-oOo-
ritter
Philippe Ritter
- Vers 1980, ses premières recherches portent sur la généalogie de sa famille et l’histoire de sa ville, Nîmes et sa région.
- Très vite il remonte au XVeme siècle et trouve dans la famille de sa grand-mère paternelle des Chevaliers de Malte en Arles, vers 1480.
- Ses travaux le mènent aux Archives Départementales du Gard de la Lozère de l’Hérault et des Bouches du Rhône, puis vers les Archives Municipales de Nîmes, St Gilles, Arles, Montpellier, Mende et Marseille
- Les personnes qu’il rencontre, les inédits qu’il rassemble et les recherches sur le terrain lui donnent rapidement matières à Conférences, articles de presse et publications diverses.
- En plus de 20 ans de passion, il est capable aujourd’hui de nous éclairer sujets aussi éparses que L’histoire des halles de Nîmes, l’histoire du corps des sapeurs pompiers de Nîmes où son grand père était chef de corps de 1937 à 1947 et l’inventaire des biens de l’Ordre de Malte sur le Gard et la Lozère.
-oOo-
 

> Origines des Templiers

> Arrestation des Templiers le Vendredi 13 octobre 1307

> Etat du Grand Prieuré de St Gilles avec ses Commanderies

> Crédit photographique des Templiers à l’Ordre de Malte> Eglise St Jean de Jérusalem à Nîmes

> Article Midi Libre du 31 décembre 2005> Article Midi Libre du 1 janvier  2006> Article Midi Libre du 13 octobre  2007 >

Contact Webmaster

 

SOURCE : http://www.nemausensis.com/index.htm

Les élucubrations d’un vieux Maître Apprenti (extrait) 8 octobre, 2017

Posté par hiram3330 dans : Humour,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Les élucubrations d’un vieux Maître Apprenti (extrait)

humour maç

(* élucubrations: s’emploie surtout au pluriel et Ironiquement. Élaboration progressive, œuvre ou théorie résultant de recherches longues et patientes.)  Je me présente: Frère JACQUES, nom prédestiné! Pensez donc, le Frère Jacques. Bien que connaissant la chanson, rassurez-vous, mon intention n’est nullement de vous endormir.

Je ne vais pas parler d’alchimie, ni de magie, pas même de géométrie. Je ne suis possesseur d’aucun secret, pas même celui de transformer du plomb en or. Dans mon temple intérieur, il n’y a pas d’Athanor, je n’ai pas trouvé non plus dans ma cave de grimoire poussiéreux révélant le secret de la longévité. Non, rien de tout cela.

Par contre, je vous le dis simplement, l’orateur à qui vous faites la faveur de prêter attention ce soir est (n’ayons pas peur des mots) un génial inventeur. Eh oui! Après bien des années d’observations, j’ai mis au point un appareil à mesurer la fraternité que j’ai appelé pompeusement le FRATERNOMÈTRE. Comment se présente-t-il ?

Le module est de forme pyramidale. La base est de couleur bleue, le sommet rouge. Sur le côté gauche (côté cœur) une première graduation bleue de 1 à 3, puis une deuxième rouge de 3 à 33. On peut améliorer le système pour certaines obédiences en allant jusque 99. Une cotation de 1 à 10 à l’intérieur de chaque degré permet de noter la fraternité à chaque niveau. Il y a bien une graduation au-dessous de zéro, couleur noire, mais je ne peux croire que l’appareil puisse servir à ce niveau dans le cadre de notre philosophie.

Comment réagit l’instrument vous demandez-vous? Systématiquement en fonction des diverses catégories de frères et de sœurs œuvrant au sein de nos ordres. Il suffit de se trouver à proximité du FRATERNOMÈTRE Qui réagit selon la couleur des auras. Mon invention n’étant pas encore brevetée, vous comprendrez ma discrétion et ma réticence à vous en dire davantage. Toutefois, mes observations m’ont permis de dresser une nomenclature, qui n’est d’ailleurs pas exhaustive, ayant fait réagir mon invention.

Bien sûr si par hasard au cours de cette énumération certains frères croyaient reconnaître un des nôtres, il ne s’agirait que d’une coïncidence, les Frères présents sur ces colonnes ne pouvant être concernés. Mais sait-on jamais? Un visiteur inconnu? De toute façon, on a toujours une possibilité d’essayer de se corriger. A chaque catégorie, je me suis permis de consulter le FRATERNOMÈTRE. Je vous ferai part de la citation … Cet appareil qui va révolutionner les obédiences ne peut se tromper.

Si vous le permettez, je vais donc les citer : Classifications et notations qui évidement n’engagent que moi.

Les AMBITIEUX: Dès leur arrivée dans notre ordre, ils rêvent de brûler les étapes, ils se voient « vénérable » au bout de quelques mois et veulent par tous les moyens occuper un poste en vue, n’hésitant pas le cas échéant à dresser les Frères les uns contre les autres pour arriver à leurs fins. Ils sont atteint d’une grave maladie: la « cordonnite » et ont des décors chamarrés d’or. Ils ne pensent pas un seul instant que le passage d’un degré à un autre est une borne kilométrique indiquant l’amplitude de la fraternité sur l’autoroute qui mène à l’initiation. Je survolerai le cas de frères qui, dans la vie profane, ont atteint leur niveau d’incompétence. Ils ont vaguement conscience qu’ils ne sont rien mais voudraient tant avoir de l’importance que cela devient pour eux obsessionnel et les métamorphose (à fortiori si on leur confie une fonction) en petit tyranneaux, au mieux adjudants de quartier, n’ayant rien à voir avec nos règles de fraternité. Ceux-là en vérité peuvent être, à la rigueur dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 3

Les ORGUEILLEUX: Sous des prétextes les plus futiles, ils prennent la parole et ne la redonnent plus, pour faire étalage de leur science, de leur situation matérielle ou professionnelle, etc… Ils n’ont en aucun cas laissé leurs métaux à la porte du temple. Ils ignorent le mot « égalité » et cultivent le narcissisme à grande dose. Bienheureux si l’on échappe à une contre-conférence n’ayant pas forcément rapport avec le sujet évoqué par le frère au banc d’éloquence. Certains de ces Frères me font penser à ces vieux chevaux courant à Auteuil à qui on a mis les œillères afin qu’ils ne se rendent pas compte de ce qui se passe autour d’eux. L’humour, ils ne connaissent pas : pensez donc, ils sont chargés de refaire le monde … On ne plaisante pas avec les gourous!! Ceux-là en vérité sont des Frères dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 3

Les PAONS : Dignitaires, cousins des deux précédentes espèces, ils se distinguent par leur ton péremptoire. Inutile de leur demander qui ils sont, ils vous le diront à la première occasion. Ils connaissent tout, ce sont des puits de science, du moins, ils le croient. Je suis allé au zoo, c’est vrai qu’ils sont beaux ces paons lorsqu’ils font la roue. Sont-ils intelligents? Pas forcément. Il en est de même de ces faux spiritualistes qui sillonnent nos ateliers. Si par malheur vous vous hasardez à faire une objection, rapide rappel à l’ordre: « Je suis Maître depuis 1925″. Il est 18°,33°,90°, que sais-je? Ils connaissent Alphonse, Jules, Paul ou Untel. A les entendre, il est évident que si le Grand Maître a pris telle décision, c’est sur leur conseil et les voilà partis dans des discussions filandreuses, tellement filandreuses qu’ils ont parfois du mal à suivre eux-mêmes le fil de leurs idées. On se demande ce qu’ils font dans les Loges bleues qui ne sont pour eux que de la roupie de sansonnets, peuplées de jeunes galopins ayant tout à apprendre. Ils ont le verbe haut, emphatique. Rien ne peut leur faire plus plaisir que si vous les écoutez béats d’admiration devant tant de connaissances. El1e est bien loin la cérémonie d’initiation. Ceux-là en vérité sont moyennement des Frères dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 5

Les DOGMATIQUES : Ces Frères font de la Franc-maçonnerie une religion. Ils assistent aux tenues 8 jours sur 7, ne peuvent comprendre que les autres Frères aient des obligations professionnelles ou familiales! Au nom de la tolérance, ils sont les plus intolérants qui soient. Ils se retrouvent souvent, du fait qu’ils ont négligé leur travail, à pointer au bureau de chômage le plus proche, quand ce n’est pas dans le pire des cas devant un juge, car leurs compagnes, lassées de jouer les Pénélopes ont demandé le divorce. En vérité, ces Frères là sont  Dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 2

Les FAINÉANTS: (Ils se disent débrouillards). Contrairement à d’autres, ils  ne veulent occuper aucun poste, ne faire aucune enquête et ne participer à aucuns travaux. Ce sont, selon notre langage imagé, des « plantes vertes » ou des potiches. Ils n’ont pas conscience que si tous les Frères avaient le même comportement, on pourrait mettre l’atelier en sommeil. Trop de Frères viennent épisodiquement quand ça leur chante ou que cela ne les dérange pas trop. On n’est pas Maçon 3 heures par mois, mais chaque heure du jour. A tous les Frères arrivés au grade de Maître qui pensent avoir atteint leur bâton de maréchal, je leur dis qu’ils se trompent lourdement, c’est le contraire: que c’est là, à ce moment précis que tout commence. Ceux-là, en vérité, peuvent être  aussi dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 3

Les PEUREUX : Ils laissent leur voiture à 1 Km du temple, ne veulent figurer sur aucun annuaire, sur aucune convocation. Ils craignent jour et nuit d’être découverts, à croire qu’ils ont attrapé une maladie honteuse. Ils ne mettront pas l’autocollant sur le pare-brise de leur voiture, c’est trop risqué! Lorsqu’ils se rendent à une tenue, ils surveillent le rétroviseur pour voir s’ils ne sont pas suivis. Tout juste s’ils n’achètent pas des chaussures à semelle de crêpe pour qu’on ne les entende pas se diriger vers le temple. Ils ont la peur chronique de perdre leur place si on apprend qu’ils sont Francs-Maçons. Rassurez-vous, plusieurs années s’écoulent, ils sont toujours en place ! Ils seront les premiers à nous trahir, voire à nous dénoncer en période troublée. De toute façon, ils nous quitteront. Ceux-là en vérité sont des Frères très dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 1

Les LUNETTES ROSES : Contrairement à la catégorie que je viens d’évoquer, ces Frères sont prolixes. Ils sont atteints de « maçonnite ». Je m’explique: ils voient des Maçons partout: le curé, le cantonnier, le vidangeur, le Ministre, ils sont tous Maçons. D’ailleurs, ils tiennent leurs renseignements de sources sûres: « on lui a dit!!! » A la télévision, du perchiste au reporter, ils voient des Maçons partout: celui-ci à une pochette triangulaire, l’autre a un point sur la cravate, le troisième met les pieds en équerre. Ce ne sont que des Maçons ! A croire qu’ils sont tous venus d’Amérique pour faire souche en France. Si on leur prouve le contraire, ils ne sont pas décontenancés pour autant: « Alors, c’est un Maçon sans tablier », comme si cela pouvait exister! A quoi sert l’apprentissage, le chemin parcouru vers l’initiation? Hélas, si certains pensent qu’il y a des Maçons sans tablier, force est de constater que derrière certains tabliers, il n’y a malheureusement pas que des maçons. Ceux-là en vérité ne sont pas forcément dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 1

Les INDISCRETS: Cette catégorie est redoutable. Ce sont des bavards impénitents, ils ne peuvent garder aucun secret, et sont de véritables moulins à paroles, au bout de quelques minutes d’entretien, ils ont énuméré une cinquantaine de noms, n’importe où, n’importe quand à n’importe qui. Ils se promènent avec des insignes gros comme des phares de voiture. Ils vous aperçoivent, même accompagnés, ils vous sautent au cou pour vous embrasser. Ils vous téléphonent et égrènent des « mon Frère » à n’en plus finir sans se soucier s’ils ne vous portent pas préjudice. Ils vous envoient du courrier à votre travail sans se préoccuper si le courrier est ouvert par vous ou pas. A la période des vacances, ils vont gentiment vous envoyer une carte sans enveloppe mais vous assurent de leurs pensées les plus fraternelles et les plus maçonniques.  Si après cela votre entourage ignore que vous êtes Maçons, ce ne sera pas de leur faute, mais ce ne sera pas pour autant qu’ils vous retrouveront le cas échéant une autre place si vous perdez votre emploi. Ceux-là en vérité sont extrêmement dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 1

Les POLITICIENS: ils viennent en Loge tester leur pourcentage électoral et le nombre de voix à recueillir éventuellement dans l’assistance. Ils se fâchent parfois avec les Frères qui ne partagent pas leurs idées. Assidus en période électorale, ils retombent ensuite dans une douce torpeur pour ne se souvenir de vous qu’au bon moment. C’est tout juste s’ils ne collent pas leurs affiches dans les parvis. Élus, ils redeviendront rares, car très pris par leurs charges (c’est eux qui le disent !). Déboutés, ils accuseront la société, la franc-maçonnerie en particulier, de n’avoir rien compris et de ne pas avoir été le tremplin espéré. En vérité, ces Frères-là peuvent être dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 4

Les MÉCHANTS: Ceux-ci n’écoutent une planche, une conférence, que pour coincer l’orateur. Quand ils ont trouvé la faille, ils n’écoutent plus. Ils vont commencer par vous féliciter et pan! pan! pan! … ils tirent à boulets rouges sur ce malheureux conférencier.

Ce sont des distributeurs automatiques de boules noires. Ces Sherlock Holmes en herbe décèlent tout de suite d’énormes défauts au pauvre profane qui passe sous le bandeau (il est vrai que pour le présentateur, son filleul est toujours la perle rare) mais tout de même où est la tolérance dans tout cela ? Ils ont oublié qu’un atelier les a accueillis en toute fraternité et peut-être beaucoup d’indulgence. Une autre sous-catégorie dans cette classification : ceux qui passent leur temps à tout critiquer, à leurs yeux, rien n’est bien: l’exécution du rituel, la tenue vestimentaire, la longueur des réunions, le choix et le lieu des agapes, etc … A les entendre, seuls les amis qu’ils ont présentés sont intelligents, les autres …. bof !!! Le plus beau cadeau qu’on puisse leur faire serait un miroir. Mais je doute qu’ils veuillent bien s’en servir, et pourtant, ça leur rendrait le plus grand service. On ne peut pas dire que’ la mansuétude soit leur qualité essentielle, et ce sont souvent eux les artisans de la sclérose de certains ateliers. Ceux-là en vérité sont des Frères dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 2

Les OBÉDIENTIELS : J’aurai pu vous parler d’un Ordre où il y a obligation, pour entrer, de croire en un Dieu révélé. « Interdiction de visiter les mécréants … Interdiction de ceci… Interdiction de cela … Souscription obligatoire pour ceci … Paiement pour cela … etc … etc …  » Étant un homme libre, j’ai pu retrouver ma plénitude et ma tranquillité, ouf !.., en me libérant de ce carcan intolérant. Parlons plutôt des Obédiences qui nous concernent, dites « libérales ». Pour les Obédientiels, seule leur Obédience est bonne, les autres ne sont que de vagues sous-produits ou ersatz. A les entendre, ils appartiennent à la race élue. Pourtant, toutes ont leur raison d’exister. Que de temps gagné si l’on savait éviter ces querelles de clocher. Ne serait-il pas plus sage et raisonnable de ne point s’abaisser à des jalousies vaines et stupides, et d’œuvrer pour tout ce qui peut nous rassembler, nous grandir. Je parle en connaissance de cause, les ayant presque toutes pratiquées. Il me reste encore la grande Loge Féminine, mais je ne suis pas certain qu’elles m’accepteraient. Je reconnais pourtant que MISRAÏM est la Rolls de la spiritualité. Vous voyez, moi aussi je me laisse entraîner. Mais, pour justifier mes « voyages », ne dit-on pas qu’une petite grenouille au fond d’un puits ne voit qu’un petit coin de ciel? Ceux-là, en vérité, ne sont pas dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 6

Les DRAGUEURS: Ils sévissent dans les Obédiences mixtes ou féminines (du moins j’ose l’espérer, mais sait-on jamais !…) Ils ne viennent pas au Tenues pour pratiquer le Rituel ou écouter une planche, pour eux, c’est un problème mineur. Non, ils viennent pour la CHOSE : la philosophie ? Non, je le répète, pour la chose. Comme dirait Nougaro, pour eux, le problème qui se pose: séparer 50 Kg de chair rose de 50 grammes de nylon.

L’œil de velours, l’attitude avantageuse, ils repèrent leur proie en attendant de les accoster en chambre humide. Leur nombre d’or à eux, c’est 90 (vous l’avez compris, c’est le tour de poitrine). Il n’y a pas plus dévoués qu’eux pour raccompagner une Sœur … Toutefois, et heureusement pour la Maçonnerie, ils oublient que nos sœurs n’ont pas les mêmes objectifs et viennent, elles, pour une fraternité sans arrière pensée.  En vérité, ces Frères ne sont pas forcément dangereux. Allez, la chair est faible !

FRATERNOMÈTRE : 6

Les AGAPEUX : Parfois doublés d’éthylisme prononcé, ces Francs-Maçons de comptoir sont indéracinables du bar. Si vous ne prenez pas avec eux quelques verres, vous êtes classés mauvais Maçon. Ils ont des haleines de cow-boy endurcis, parfois du mal à s’exprimer, et offrent un spectacle lamentable aux Frères sur les colonnes. Mais ne boudons pas notre plaisir, je vous avoue que j’ai une certaine admiration pour leur capacité d’ingurgitations …

Les colonnes J. et B. représentent pour eux une marque de whisky (publicité non payée).  La Franc-maçonnerie n’est pour eux que prétextes à ripailles ou foirail, ce sont des professionnels des agapes. Ce sont souvent ces frères qui s’élèvent contre le montant des capitations, alors qu’ils dépensent le double en boissons. En vérité, ces Frères-là sont dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 5

Les FANTAISISTES: Parole d’honneur vous pouvez compter sur eux, ils seront toujours présents à vos côtés. La main sur le cœur, ils vous remercient de les avoir accueillis, parole, ils n’auront qu’un atelier. Après cette confession de foi, ils courent s’inscrire dans plusieurs loges, voire plusieurs obédiences. Vous ne les revoyez plus pendant deux mois puis ils reviennent décontractés, étonnés que l’on puisse leur rappeler leurs engagements. A ce propos, je suis toujours béat d’admiration devant les Frères qui ont tellement d’occupations le soir à 19 h 30, et ce, justement le jour de leur tenue, d’autant plus qu’en principe, celle-ci se déroule toujours à une date régulière. D’ailleurs s’ils ne sont pas présents (ce qui a leurs yeux n’est pas forcément indispensable), c’est que dans le monde profane, eux, ils œuvrent, ils sont efficaces, et bien voyons !!! C’est pourquoi je leur suggère de trouver une obédience qui initie par correspondance … Ces infidèles, ou amnésiques, sont en vérité des Frères dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 2

Les MYSTÉRIEUX: Ils parlent à voix basse … qu’aux seuls maîtres, naturellement. Ce sont de grands initiés et probablement détenteurs des secrets du GRAAL (mais chut ! Ne le dites surtout pas !), secrets que vous pourrez peut-être, un jour indéterminé, être amenés à comprendre. Mais, est ce bien sûr? Car eux, « les Maîtres », appartiennent à une Élite et vous ne représentez que de vulgaires parias. Je me demande s’ils ont bien compris le sens de l’initiation? En tout cas, on ne peut dire qu’ils œuvrent pour une grande cohésion. En vérité, ces Frères là peuvent être dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 4

Les RÉGLEMENTEUX: Ceux-ci brandissent le règlement en toutes occasions: Article 18, article 44, article 158, page tant. Ils paralysent l’atelier. Ils ne se rendent pas compte qu’ils créent un mauvais climat. Un règlement au sein d’une assemblée fraternelle ne devrait être consulté qu’à la dernière extrémité, en cas de litige problématique, le bon sens devant prendre le pas en toute occasion. Peut-être serait-il bon de leur rappeler qu’ils ne sont pas au centre des impôts ou dans un tribunal quelconque. Notre excellent frère CLEMENCEAU n’a-t-il pas dit que l’interprétation d’un règlement ne dispensait pas d’être intelligent. En vérité, ces Frères sont des Frères dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 3

Les INGRATS: Ils viennent vous contacter pleins de sollicitude et de modestie. « Mon Frère, pourrais-tu me faire obtenir dans le monde profane un travail, une intervention, une accession à un autre poste, l’obtention d’un appartement, tu serais le meilleur des frères ». Tout cela évidemment demande du temps, un engagement personnel, et n’est pas forcément garanti de réussite. Si vous échouez, vous vous exposez à leurs vindictes. Si vous réussissez, ils vous dresseront des couronnes et vous assureront de reconnaissance et amitié éternelle qui, dans le meilleur des cas, se limiteront à six mois. Après, ils ne vous connaîtront plus et même au jour de l’an, sans être outre mesure protocolaire, oublieront de vous présenter leurs bons vœux. Soyez heureux si, à votre insu, ils ne disent pas du mal de vous. Il est vrai que RÂMA YANA dit: « Les sages prescrivent des punitions pour les meurtriers, les voleurs, les ivrognes et autres pécheurs, mais aucune expiation ne peut effacer la faute de ceux qui ont commis le crime d’ingratitude ». Ceux-là en vérité sont des Frères … peut-être pas dangereux, mais sûrement pas généreux!

FRATERNOMÈTRE : 1

Les RUMEURISTES : Ah, les rumeuristes ! … ils vous attirent dans un coin discret, avec des airs de conspirateurs. En général, cela commence ainsi: « Surtout, tu me promets de ne pas répéter, … c’est sous le maillet… je vais te confier un secret. »  Là, je vais prendre un exemple complètement bidon, mais qui somme toute n’est pas toujours éloigné de la réalité: « J’ai vu un Frère embrasser l’épouse d’un Grand Officier, il la serrait de près  » … Ils vous disent ça avec un air entendu qui en dit long … et c’est parti. 4 ou 5 intermédiaires et au bout de la chaîne la rumeur s’est amplifiée : « Sa femme le trompe, ils ont des amants, des enfants clandestins, ils se battent … si, si, ils sont criblés de dettes, ils sont ruinés …  » Que sais-je encore! Démesure, mensonge, méchanceté, bêtise: tel est le résultat de ces rumeurs à coup sûr jamais positives.  « Je vais te confier un secret… Ne le répète pas … sous le maillet. .. « STOP, ARRÊTEZ, de grâce, ARRÊTEZ! Je ne veux plus vous écouter. Si vous avez des informations ou des renseignements, adressez-vous aux intéressés. Ayez le courage de combattre ces fléaux, hélas trop fréquents dans nos obédiences, afin de clore définitivement la bouche à ces gens qui n’ont pas lieu d’exister dans nos Loges. Ces inconscients et irresponsables pourraient vous faire condamner à mort à votre insu. En vérité, ces gens-là sont extrêmement dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 0

Les SANS GÊNE: En toute fraternité, ils viennent chez vous sans avertir, à n’importe quelle heure, avec une préférence marquée pour les heures des repas. Ils ne repartent plus, ou avec beaucoup de mal … Quelle présence ! Ils vous « bouffent » littéralement les neurones, on pourrait les assimiler à certaines petites bêtes qui s’accrochent obstinément, ce sont de véritables enzymes gloutons. Heureux s’ils ne fouillent pas dans le buffet, la bibliothèque, etc … (si, si, cela existe, je l’ai vu), ignorant que le fait d’être Frère ou Sœur n’est pas incompatible avec une bonne éducation. Ils tutoient votre compagne sans attendre l’accord de celle-ci. (Elle est leur belle-sœur !) Ils sont étonnés que vous ne puissiez leur prêter de l’argent, comme si cela était normal. Allons, voyons ! Au cas où cela est possible et que vous acceptiez, ils vous rembourseront (ça arrive …) quand ils le pourront, en auront le temps, sans se soucier qu’ils puissent vous mettre en difficulté (moi d’abord, les autres ensuite). En vérité, ces Frères sont des gens dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 0

Les AFFAIRISTES : Ah les affairistes ! Quel mal ont-ils pu faire à la franc Maçonnerie! Pour eux le sigle F\M\ représente le Fric Maximum. Leurs activités sont beaucoup plus intenses sur les parvis, les fraternelles, qu’à l’intérieur de nos temples. Quand vous pensez que des pseudo-Frères inscrits au G.I.T.E. n’ont pas mis les pieds dans des ateliers depuis de nombreuses années, on croit rêver … si, si, vérifiez! D’autres, sous couvert de fraternité, vous comptent le prix fort, ne soignent pas forcément l’accueil ni la qualité de leur produit (une plaisanterie, peu fraternelle je vous l’accorde, circulait dans nos obédiences : on reconnaissait l’endroit où les Frères avaient déjeuné au nombre de boutons qu’ils avaient sur la figure). Ils sont en quête d’adresses, de numéros de téléphone et se renseignent sur les activités professionnelles des Frères et des Sœurs. Ils ne demandent pas le nom de l’Atelier; mais la profession. Leur mot de passe : « Donne-moi ton premier chiffre, je te donnerai le second ». La franc-maçonnerie est devenue leur second métier, sinon le premier. La spiritualité, ils s’en moquent comme de leur première chemise, leur fraternité se borne aux bénéfices réalisés. C’est pourquoi il est toujours recommandé de s’adresser au Vénérable maître pour toutes les sollicitations, quelles qu’elles soient. Cela ne veut surtout pas dire qu’il ne faut pas nous entraider, bien au contraire, mais il y a la manière. En vérité, ces frères sont des gens extrêmement dangereux.

FRATERNOMÈTRE : 0

Je m’arrête dans mon énumération. Bien sûr j’en oublie (volontairement ou non). En cherchant, on trouverait certainement d’autres personnages types, mais n’avons-nous pas dit le principal ?

Commentaire : chacun pourra mettre des noms derrière ces classifications ! J’avoue que ça me démange ! Notre Frère a oublié, les COCUS ! , ceux qui sont restés fidèles à des Frères qui n’en valaient pas la peine . En ce moment il y en a pas mal et j’en fait partie.

source : http://logedermott.over-blog.com/article-les-elucubrations-d-un-vieux-maitre-apprenti-114079996.html

11350909_117729718558126_6850993441043620668_n

MITHRA, un dieu franc-maçon, vraiment ? 23 septembre, 2017

Posté par hiram3330 dans : Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 article choisi de Masonica

 mithra

fichier pdf

18_Bacqué

599365_10151057090802279_339525780_n

Source : l’excellent site du groupe de recherche suisse

http://www.masonica-gra.ch/fr-fr/revue-masonica/lisez-des-articles-choisis

Pinocchio ou l’ange humain 19 septembre, 2017

Posté par hiram3330 dans : Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

 pinocchio-clip-art-13

fichier pdf

Pinocchio ou l

Pinocchio4

La Gnose ancienne et moderne 29 août, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

La Gnose ancienne et moderne

Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 3 janvier 2016

Par Johannes (Joanny Bricaud).

Bricaud

Il existe une différence entre la Gnose telle qu’elle était enseignée aux premiers siècles de l’ère chrétienne et la Gnose moderne ; aussi, c’est une erreur que nous tenons à bien signaler que de considérer les gnostiques contemporains comme les disciples de Simon le Mage, de Valentin, de Basilides, etc.

Afin de bien établir cette différence, nous devons d’abord définir ce qu’est la gnose :

La Gnose est une doctrine religieuse traditionnelle qui fut confiée oralement à l’Église, et jusqu’au cinquième siècle de l’ère chrétienne, resta secrète, en sorte qu’elle n’était enseignée oralement qu’à certaines personnes choisies.

Cependant, une partie de cette doctrine traditionnelle fut écrite par portions et à des époques successives.

Vingt-cinq ans environ après la mort de Jésus, l’apôtre Mathieu, le seul qui sût écrire, mit par écrit ses souvenirs sur les principaux discours publics et les préceptes de Jésus. D’un autre côté, Marc, secrétaire de l’apôtre Pierre, mit en notes ce que son maître racontait des principaux faits de la vie de Jésus. Ces écrits des deux apôtres furent réunis en un seul, et ont formé l’Évangile selon saint Marc.

Plus tard, Mathieu, à la suite des discussions qui surgirent entre les Israélites et les disciples de Jésus, sentit le besoin de mettre sous les yeux des Israélites un écrit leur démontrant que Jésus, ayant accompli les prophéties messianiques, était bien le Messie attendu par eux. Tel fut l’origine de l’Évangile selon saint Mathieu.

Peu après, un certain Lucas, médecin, utilisant les deux évangiles précédents et d’autres traditions, relatives à la vie de Jésus, écrivit un troisième évangile, connu sous le nom d’Évangile selon saint Luc.

Voilà la base des Évangiles.

Ont-ils rapporté tous les faits de la vie publique du Maître et surtout toute sa doctrine ? Non.

Les Évangiles apocryphes, les Actes des apôtres, les Épîtres, montrent que tout n’avait pas été écrit puisque Saint Paul fait connaître aux fidèles des points de doctrine que l’on ne trouve pas dans les trois évangiles précédents. Nous savons aujourd’hui, qu’outre sa prédication populaire relative à la préparation et à la venue du royaume du ciel, consignée dans les évangiles, Jésus, dans ses entretiens particuliers avec ses disciples préférés : Pierre, Jacques et Jean, leur enseignait sa doctrine sur le royaume du ciel, sur sa venue, sur le chef qui l’établissait, etc.

Cette doctrine, que l’on trouve toute entière exposée dans le Zend-Avesta, était connue des prophètes juifs depuis la captivité de Babylone, mais, ils l’avaient adaptée à la mentalité juive et à ses espérances.

La doctrine de Jésus était donc celle du Zend Avesta ; ses premiers disciples le savaient et transmirent cela à leurs successeurs.

Or, depuis la fondation du royaume grec d’Égypte, les livres scientifiques et philosophiques de tous les pays s’accumulaient à Alexandrie, où des philosophes cherchaient à faire la synthèse des connaissances contenues dans ces livres.

Parmi les successeurs des premiers disciples de Jésus, les intellectuels, entraînés par ce courant éclectique, tentèrent, à l’aide de la philosophie grecque, de développer, d’expliquer la doctrine perse que leur avait enseignée Jésus.

Il s’établit alors un double courant composé :

1° de ceux qui ne voulaient trouver les antécédents de la doctrine chrétienne que dans la Bible hébraïque ; c’est-à-dire dans les traditions du peuple hébreu ;

2° de ceux qui reconnaissaient les antécédents du christianisme dans les traditions des divers peuples.

Dans la suite, les premiers abandonnèrent la dénomination de gnostiques pour se désigner uniquement sous le nom de chrétiens, et donnèrent à leur doctrine le nom de théologie.

Les seconds, qui conservèrent le nom de gnostiques, firent prédominer, dans la doctrine chrétienne, tantôt certaines idées philosophiques particulières aux Égyptiens, tantôt des idées d’origine perse. Ils avaient adopté le christianisme, mais comme complément de la Gnose, c’est-à-dire de la tradition universelle. Ils ne voulaient pas l’isoler des doctrines anciennes. Enfants du sanctuaire, ils avaient la conviction que la morale évangélique pouvait parfaitement s’accorder avec les doctrines théosophiques et philosophiques du temple, et c’est cette opinion qu’ils professaient publiquement.

Les Gnostiques avaient des écoles publiques et des temples. Dans les unes on enseignait les sciences profanes, dans les autres on s’occupait de choses religieuses.

Travailleurs acharnés et infatigables, ils n’établirent aucune théorie universitaire, mais, ils s’emparèrent de tous les systèmes de philosophie et de tout ce que la Chine, l’Inde, la Perse, l’Égypte et la Grèce avaient acquis de science. Cet amas de connaissances venues de pays différents fit qu’ils se divisèrent bientôt en une infinité de sectes, dont les deux principales ont été les sectes Valentiniennes et Manichéennes.

Toutes ces sectes furent désignées et confondues sous la même appellation de gnosticisme.

On sait comment le courant chrétien triompha du courant gnostique. Les gnostiques furent obligés de cesser leur enseignement public ; les écoles qu’ils avaient ouvertes en Syrie, en Italie et en Grèce furent fermées, et ils furent obligés de disparaître ou de se cacher.

Aujourd’hui, grâce aux travaux des savants du siècle passé, nous connaissons mieux l’antiquité orientale qu’on ne la connaissait jusqu’alors ; les livres sacrés des peuples de l’Orient ont été retrouvés, et la critique religieuse a remis au rang très modeste qu’elle doit occuper la Bible des Hébreux.

Nous revenons à la Gnose, telle qu’elle était entendue aux premiers jours du christianisme ; mais, armés de plus, des magnifiques découvertes de la science moderne, nous pouvons reprendre avec beaucoup plus de chance de succès le travail qu’avaient entrepris les anciens gnostiques.

Nous pouvons, à l’aide de la tradition véritable, des sciences d’observation et de la critique moderne, reconstituer la doctrine chrétienne intégrale, en l’expliquant et la développant, mieux que n’ont pu le faire les anciens gnostiques.

Ainsi entendue, la Gnose ne peut plus être confondue avec les systèmes gnostiques des premiers siècles de l’ère chrétienne.

De plus, les gnostiques d’aujourd’hui ne sont pas les disciples de Valentin, de Basilide ou de Manès, et ce serait une erreur de croire qu’ils veulent rajeunir les doctrines des anciens docteurs gnostiques en les adaptant aux idées modernes.

Johannes (Joanny Bricaud).

La Voie, mai – novembre 1904.

 

Source :

 https://www.esoblogs.net/wp-content/uploads/2012/09/EzoOccultlogo105.png

Comment une société secrète est-elle construite ? 21 août, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Comment une société secrète est-elle construite ?

Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 28 décembre 2015

 

skull bones

Par Kate Hoolu

Cet article est rédigé sous la forme d’une plaisanterie, une sorte de checklist sociologique portant sur les ordres magiques – plutôt que sur les sociétés secrètes au sens large. Il est à noter qu’il s’inspire d’une véritable Organisation de Training Occulte. Mais ils ont tendance à intenter des procès…

De quoi une société secrète est-elle constituée ?

D’une multitude d’unités plus petites ; de sous-groupes unis par un lien quelconque, comme un secret détenu en commun – ou, comme certains le pensent, une blague cosmique que l’on vous communiquerait par degrés. Quelle que soit la nature de ces petites unités, elles sont toutes constituées par l’élément de base de toute construction sociétale : des êtres humains individuels.

Comment une société secrète opère-t-elle ou fonctionne-t-elle ?

Une réponse cynique serait : elle ne fonctionne pas. En mettant mes croyances de côté un instant, je peux dire qu’une société secrète fonctionne comme le résultat des interactions coopératives – ou du moins non obstructives, entre divers groupes et/ou individus. Simple truisme…

Pourquoi certains groupes au sein de sociétés secrètes sont-ils plus puissants que d’autres ?

Pour emprunter la métaphore de la meute de loups, je dirais qu’il y aura toujours des mâles dominants suffisamment puissants, volontaires et possédant l’intelligence nécessaire pour assumer – ou se battre pour – le leadership. Dans le cas des loups, il est dans l’intérêt du groupe que le leader soit le plus fort, car ce seront ses gènes qui s’implanteront dans les générations futures afin d’assurer la survie du groupe. Il n’en est pas nécessairement de même pour les humains. Le pouvoir dans une société secrète repose aussi sur le capital, à savoir : qui possède les livres & outils magiques, qui a écrit les Chartes régissant le groupe (qui sont généralement hiérarchiques plutôt qu’héritées génétiquement), qui assure la vitrine publique de l’ordre & qui décide quelle personne sera ou non initiée & quand – chacune de ces capacités étant enseignées. Une alternative peut être que, pour une raison quelconque, une famille ou autre groupe d’individus détient une position de leadership ; par exemple un individu qui a été initié par « X », un ancien grand leader… Les positions deviennent alors peu ou prou héréditaires en l’absence de bouleversements dus à une révolution.

Qu’est-ce qui peut causer un changement social dans une société secrète ?

Le désir d’opérer des changements peut venir d’un ou plusieurs éléments dirigeants de la société ou de ceux qui sont dirigés. Si les dirigeants ont un contrôle effectif ou que les dirigés ont une volonté collective suffisamment forte, alors, le changement aura lieu. Soit lentement, sous la forme d’un changement pacifique et évolutionnaire ; soit brutalement, sous la forme d’un changement violent et révolutionnaire. Des batailles juridiques pour les copyrights, des diffamations, des calomnies, des guerres magiques & des bagarres de rues sont tout à fait possibles.

Une société secrète est-elle normalement en équilibre ou en conflit ?

Considérez l’histoire. Aucun des deux. La meilleure métaphore est celle de la chimie… Deux éléments chimiques peuvent se trouver dans un état d’équilibre, mais ils le seront d’une manière dynamique : les molécules sont en évolution permanente, mais ces mouvements sont globalement équilibrés par des modifications opposées dans les autres molécules. Bien sûr, ce n’est qu’une métaphore & le fonctionnement d’un groupe magique est rarement aussi simple.

Quelle est la relation de l’individu à la société secrète ?

L’existence de l’individu ne dépend pas de la société. La société secrète, par contre, est entièrement dépendante de l’individu, car elle n’a aucune existence en soi, mais n’existe qu’à travers ses membres, & grâce à l’héritage supposé dont elle est dépositaire. Une société secrète est une combinaison des qualités, actions & pensées des membres, passés & présents, & comme telle elle peut devenir plus ou moins déshumanisante. Du fait de sa nature collective, la société paraît plus « grande » que l’individu, c’est-à-dire plus puissante. Un résumé de cette relation pourrait se formuler ainsi : une « suspicion tacite » usuelle & des périodes occasionnelles de tolérance générale.

Quel est le but premier d’une étude sociologique d’une société secrète ?

Tout d’abord, donner du travail aux sociologues. Mais également étudier les différentes facettes du comportement humain, d’une manière supposant la manipulation de données fiables et dans le but de faire de la vie quelque chose de plus que ce qu’elle est (subjectif !). Il s’agit de comprendre ce que représente l’occultisme pour celui qui y participe. Et d’étudier les choses sous un angle qui ne donne pas l’occasion à quelque agence de protection de la loi de trouver des langues arrachées sur des plages & des corps pendus par le cou sous un pont avec les poches pleines de cailloux.Machiavel avait raison : « (Un prince) doit examiner en profondeur toutes les peines qu’il peut être nécessaire d’infliger, & de les infliger toutes en une seule fois afin de ne point avoir à les répéter journellement, & donc en ne brusquant pas les hommes il sera capable de les rassurer & de les gagner à sa propre personne pour son bénéfice ». Réciproquement, John Stuart Mill qui n’aurait jamais pu diriger un groupe de tricot, encore moins un groupe magique : « l’individu n’a pas à rendre compte à la société de ses actes pour autant qu’ils ne concernent que ses propres intérêts. Des conseils, des instructions, de la persuasion & la mise à l’écart de l’individu par les autres si cela leur semble nécessaire pour leur propre bien, sont les seules mesures par lesquelles la société peut manifester sa désapprobation ou son aversion envers sa conduite ».

Un exemple de la façon dont un groupe se forme se trouve à l’aube de notre système politique actuel, lorsque des individus se sont rassemblés autour d’un but commun & ont choisi un chef qui a participé à un rassemblement régional ou national avec les chefs des autres groupes. Ce système est celui que nous connaissons en Grande-Bretagne, avec des groupes politiques locaux choisissant un candidat au parlement, qui, s’il est élu, ira siéger à la Commune pour représenter sa localité. Le système parlementaire est donc basé initialement sur des individuels et, en retour, il peut contrôler les vies de ces mêmes personnes. Comme dans un ordre magique… Des analogies avec le monstre de Frankenstein ont été proposées & c’est une idée valable que de penser que la création devient souvent plus importante que le(s) créateur(s). J’ignore si un ordre magique marxiste véritablement égalitaire existe quelque part – peut-être que quelqu’un pourra m’éclairer là-dessus ?

L’une des principales prémisses de Durkheim est que la société conserve sa cohésion grâce à la volonté consensuelle de la majorité. C’est à dire, que les membres d’une société secrète détiennent & suivent un ensemble de valeurs (traditionnelles, religieuses, morales, etc.) validées comme étant un comportement normal & acceptable, & permettant à la société secrète de vivre dans la paix. Il y a des individus & des groupes qui font exception à cette règle, mais pour la majorité, la société secrète continue de fonctionner comme elle l’a toujours fait, acceptant des changements majeurs, mais qui se mettent en place lentement sur plusieurs générations. Avec le consensus, se met en place la perception qu’une société secrète tellement grande, puissante & immuable (du moins durant un certain laps de temps) qu’elle est susceptible de modeler les individus. Cela n’est pas nouveau, plus de 2000 ans avant Durkheim, Aristote était arrivé aux mêmes conclusions concernant les besoins du groupe : « Toutes les communautés sont comme des sous-parties de la communauté politique… Chacun croit que les associations politiques ont été constituées & poursuivent leurs activités pour le bien de tous, car c’est cela l’objet des légistes & le peuple dit que ce qui est pour le bien commun est juste ».

La principale implication de cela est qu’une société secrète est une « chose » très statique avec des cloisons entre elle & les individus ; d’où il y a peu de chance que quelqu’un puisse avoir un impact sur elle… Au pire l’interaction se résume à une science de l’inaction & à des attentes réduites. Comme pour toutes les ambitions sociétales, une grande part dépend de l’opérateur qui, le premier, les a mises en application ; peut-être que les Russes ont été malchanceux d’avoir Staline comme développeur du marxisme de la même manière que l’Aube Dorée avait à la fois Mathers & Yeats en compétition, quand arriva Crowley. On peut trouver des corollaires avec le voyage inaugural du Titanic ; un navire identiquement insubmersible & un ensemble identique de formidables moyens de libération pour la majorité de l’humanité. Et un résultat identique dans tous les cas.

En y repensant, cela n’est pas vraiment une plaisanterie…

Titre original “Occult : The Nature of Initiation”, par Kate Hoolu. Traduction française, Spartakus FreeMann, Libertalia, juillet 2002 e.v.

Source :https://www.esoblogs.net/

Comment une société secrète est-elle construite ? dans Recherches & Reflexions EzoOccultlogo105

Sciences : La mesure du temps : une invention des Sumériens qui perdure encore aujourd’hui 25 juillet, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire
La mesure du temps : une invention des Sumériens qui perdure encore aujourd’hui

On pourrait se demander pourquoi diviser les heures en 60 minutes et les jours en 24 heures – pourquoi pas un multiple de 10 ou 12 ? Pour le dire simplement, la réponse est parce que les inventeurs de la mesure du temps n’utilisaient pas un système décimal (base 10) ou duodécimal (base 12) mais un système sexagésimal (base 60). Pour les anciens inventeurs sumériens ayant divisé pour la première fois les mouvements des cieux en des intervalles mesurables, 60 était le nombre parfait.

L’utilité du nombre 60

Le nombre 60 peut être divisé par 1,2,3,4,5,6,10,12,15,20 et 30 parties égales. De plus, les anciens astronomes croyaient qu’il y avait 360 jours en une année, un nombre dans lequel 60 entre justement six fois. L’empire sumérien n’a pas duré. Néanmoins pendant plus de 5000 ans, le monde a continué leur délimitation du temps.

1 temps-tablet

La fameuse tablette mathématique babylonienne Plimpton 322.

Le passage du temps

De nombreuses civilisations anciennes avaient une mesure approximative du passage du temps. Le jour commençait bien sûr avec le lever du soleil et la nuit débutait avec le coucher du soleil. Le passage des semaines, des mois et des années était d’une certaine façon moins évident, et ont également été arrondis par les peuples anciens. Un mois était la mesure de temps d’un cycle lunaire complet, et une semaine était la mesure de temps pour une phase du cycle lunaire. Une année pouvait être estimée en se basant sur le changement des saisons et la position relative au Soleil. Une fois que le zénith du Soleil était déterminé, les érudits pouvaient compter le nombre de levers et des couchers du Soleil se passant jusqu’à ce qu’il atteigne de nouveau le zénith. De cette façon, les anciens Égyptiens, les Mayas et les Babyloniens, parmi d’autres, ont déterminé que l’année avait 360 jours. Ce sont pourtant les astronomes et les mathématiciens sumériens qui ont pour la première fois divisé systématiquement le passage du temps. Leur travail a été largement accepté et s’est répandu à travers l’Eurasie.

1 temps-of-time

Les anciennes civilisations regardaient les cieux pour marquer le passage du temps.

Le système décimal n’était pas le premier système pour compter

Le système décimal est aujourd’hui la base arithmétique la plus couramment utilisée. C’est un système pour compter tout de suite prêt à l’emploi, étant donné que les hommes ont 10 doigts sur lesquels compter. Ainsi on trouve différentes origines possibles à l’invention du système décimal, de façon notable les Grecs (vers 300 av. J.-C.), les Chinois (premières traces vers 1400 av. J.-C.) et les Indiens (vers 1000 av. J.-C.). On connaît moins les origines du système duodécimal, bien qu’il semble être apparu indépendamment dans les langues des anciens Nigériens, Chinois et Babyloniens, probablement en raison de la croyance aux 12 signes du zodiaque. Néanmoins, ils sont tous précédés par les anciens Sumériens qui ont établi leur système sexagésimal au 3ème millénaire av. J.-C.

L’invention sumérienne du système sexagésimal

Les Sumériens ont d’abord favorisé le nombre 60 car il était facilement divisible. Il y avait non seulement quelques restes en travaillant avec le nombre 60 et ses multiples, les restes qui apparaissaient n’avaient pas de décimales répétées (ex. 1/3 = 0,333…), un concept que les Sumériens ne pouvaient pas traiter à l’époque. La terre des Sumériens a été conquise en 2400 av. J.-C. par les Akkadiens puis les Amorrites (également connus comme Babyloniens) en 1800 av. J.-C. Chaque puissance subconséquente au pouvoir a également adopté le système sexagésimal simple d’usage et l’a incorporé dans ses propres mathématiques.

1 temps Babylonian-tablet

La tablette babylonienne YBC 7289 montre le nombre sexagésimal 1 ;24,51,10 approximativement √2.

La notion de diviser le temps en des unités de 60 a donc persisté et s’est répande vers l’Est en Perse, en Inde et en Chine aussi bien que vers l’Ouest en Égypte, à Carthage et à Rome. Le système s’accommodait bien à la découverte des Chinois des 12 heures astronomiques des étoiles (une découverte principalement théorique étant donné que la plupart des gens vivaient avec le Soleil). Il fonctionnait également avec les stratégies militaires impériales, particulièrement la division de la veille de nuit en de multiples part égales. Les Égyptiens ont maintenu trois veilles chaque nuit, les Romains en avaient quatre.

Avec des innovations grecques et islamiques en géométrie, il a été découvert que 360 était non seulement la mesure du temps de l’orbite idéale de la Terre mais également la mesure parfaite d’un cercle. Le système sexagésimal a ainsi commencé à solidifier sa place dans l’histoire en devenant essentiel pour les mathématiques et la navigation (la Terre étant divisée en degrés de longitude et de latitude). Enfin avec l’apparition de l’horloge au XIVème siècle, sa présentation circulaire était divisée en des quadrants sexagésimaux clairs donnant à chaque minute 60 secondes.

Cet article a été republié avec l’autorisation d’Ancient-Origins.net, voir la version originale ici

et aussi : http://www.epochtimes.fr/mesure-temps-invention-sumeriens-perdure-aujourdhui-43296.html#prettyPhoto

Avec l’autorisation de la SOURCE : http://www.epochtimes.fr/a-propos-de-nous

Agapé et Agapes 24 juillet, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Agapé et Agapes

156223_1147259338618394_2850515489953558070_n

Agapes est relatif au Repas fraternel collectif qui suit les tenues, moment obligatoire pour les Mac :. quelque soient leurs grades car elles font partie intégrantes du cérémonial.

En fin de tenue au RER, le Vénérable s’exprime ainsi « Je vous invite tous à un banquet frugal et fraternel, venez y gouter dans une société de frères, les charmes de l’égalité ».

Les Agapes sont d’une importance considérable. Méconnues, voire mésestimées par certains, contribuant pourtant fondamentalement à la cohésion de tous les frères. Car c’est surtout pendant ces Agapes que se nouent et se développent les liens forts, qui unissent les frères.

Après le formalisme des tenues, le temps des agapes permet de retrouver un intimisme propice aux échanges entre les frères et sœurs, qui se découvrent mieux les uns les autres et le repas, ce qui le compose, n’a pas d’importance, eu égard au plaisir qu’il procure lorsque chacun se sent bien avec ceux qu’il aime.

Les agapes permettent aussi à l’Apprenti de se « libérer » de l’astreinte au silence qu’il observe très longuement sur sa colonne du Nord ; il trouve ainsi la possibilité de se libérer de la tension accumulée durant la tenue. L’apprenti a également l’opportunité, de questionner ses ainés sur ce qui lui pose un problème, et ainsi obtenir des éléments de réponse.

Et le F:. Surveillant quant à lui, pourra mettre aussi à profit ce moment-là, pour délivrer ces consignes, ou des compléments d’instruction …. expliquer ou analyser les commentaires et observations des frères dont il a la charge, et répondre utilement aux questions doctrinales ou initiatiques qui peuvent être formulées.

J’ajoute que dans certaines loges, nul ne se soucie pendant l’Agape, des jeunes frères ou sœurs encombrés de tâches matérielles, comme le service de la table notamment …. Et ainsi ignorés les Apprentis ne peuvent s’intégrer, car isolés des autres frères ;

Aux origines, et dans la Bible…  Agape, 1574 est emprunté au latin ecclésiastique Agape, du Grec Agapê « amour », qui en ce sens même, est également de la langue ecclésiastique, qui a pris, surtout au pluriel, le sens de « repas fraternel ».

« Agapê » provient du verbe Grec Agapan, dans la langue classique signifiant « chérir », mais non aimer au sens érotique, ce substantif appartient en propre à la littérature chrétienne. L’agapê est donc cet amour qui tend à l’offrande de soi au service de celui que l’on aime, non à la captation ou à la jouissance.

L’Agapê préside aux relations du chrétien avec Dieu (Jean 4,10), et des chrétiens avec eux, selon le commandement du Christ « À ceci, tous vous reconnaitront pour mes disciples : à cet amour que vous aurez les uns pour les autres (Jean 13,35) ».

Il est à noter que les repas pris en commun, distincts de la célébration de l’eucharistie, comptent parmi les manifestations de l’amour fraternel : ils sont devenus les « Agapes ».

Ainsi Les agapes représentent un temps essentiel des tenues des loges bleues, auxquelles elles sont indissociablement attachées.

L’agapê est l’expression de l’amour fraternel « Dieu est agapê » disait Jean, ce chemin vers la transformation de Soi, ce voyage sur le sentier menant à la Lumière, et le but auquel doit tendre le franc-maçon, « Agapê » préside à l’ouverture du cœur.

Source : l’excellent blog  http://anck131.over-blog.com/

TrayServing2

Le rituel maçonnique des d’jeunes – une chronique de Philippe Benhamou 13 juillet, 2017

Posté par hiram3330 dans : Humour,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Image de prévisualisation YouTube

humour maç

12345...35

Atelier Ecrire Ensemble c&#... |
Au fil des mots. |
Spiralée |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Attala Blog
| jepensedoncjesuis13
| Les chroniques d'Astéria