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Le Cercle Du Franc Maçon 7 avril, 2013

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Le Cercle Du Franc Maçon


Le Cercle Du Franc Maçon dans Recherches & Reflexions Le+Cercle1
 Un Mémorial Maçonnique à Eilat, en Israël
Au temps de la Maçonnerie opérative, celle des constructeurs de cathédrales, le cercle tenait une place essentielle que les maçons modernes dits spéculatifs ont remplacé par l’équerre.
Dans le symbolisme des formes géométriques, le cercle occupe la première place puisqu’en lui réside le principe de l’expansion du point, en tant que principe ou réalité absolue de Ce Qui Est, ce qui s’exprime par le Grand Architecte de l’Univers, Centre Des Centres Et Arbre Du Monde.
Depuis les temps les plus reculés, le cercle fait intervenir la notion de mouvement cyclique, de transformation, d’accélérateur du devenir.
Il représente en l’un de ses aspects un intervalle de temps, celui qui correspond à la vie « incorporisée », une existence en ce monde, ce parcours que nous accomplissons ici-bas dans ce corps qui est le nôtre. 
Mais ce temps qui se caractérise comme une fragmentation de l’éternité n’a rien à voir avec le temps chronologique dévolu au carré.
Se rapportant à l’Être, il n’a pas de mesure préétablie, définie, ou immuable, car toute existence peut se voir prolongée ou écourtée. 
À un palier supérieur, le cercle exprime la perfection du monde céleste, celle de l’infinitude divine et l’espérance de sa Réintégration au principe originel.
Il symbolise l’unité fondamentale du Créateur dans sa multiplicité des formes quand le carré, emblème du domaine terrestre, apparaît comme la figure privilégiée dévolue à la manifestation.
Le maçon s’inscrit malgré lui dans ces deux figures circulaire et carrée.
Le+Cercle2 dans Recherches & Reflexions
Ainsi « La figure circulaire adjointe à la figure carrée est spontanément interprétée par le psychisme humain comme l’image dynamique d’une dialectique entre le céleste transcendant auquel l’homme aspire naturellement, et le terrestre où il se situe actuellement, où il s’appréhende comme sujet d’un passage à réaliser dès maintenant grâce au concours des signes.(1)
De là découle l’inscription de l’homme dans le carré et celle du carré dans le cercle, manifestant de la sorte l’infériorité de l’humain par rapport au carré lui-même dépendant du cercle qui comporte la notion de perfection, le souffle de la divinité sans commencement ni fin.
Les Anciens attribuaient le cercle au Soleil ou à la Lune selon qu’il s’agissait de représenter les mondes du visible ou de l’invisible réservés aux seuls initiés.
De ces plans proviennent les cercles d’or ou d’argent, disposés par trois, en tant que symboles de la lumière visible que retiennent les profanes ou les hommes de peu de foi,
Ceux sous l’emprise de la Maya ou illusion, et ceux de l’illumination invisible, lumière des lumières, celle de la Connaissance absolue, Une et ineffable, celle des initiés par excellence.
C’est pour cela que l’Apprenti travaille au septentrion royaume lunaire, celui du feu invisible qu’il doit découvrir grâce à la perpendiculaire par un travail perpétuel de « montée et descente », comme il lui faut procéder à l’ébranlement de son Être par le maillet.
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Cette aventure initiatique reste essentielle, car celui qui ne s’est pas encore « révélé à Soi » ne peut rien accomplir et cet aveuglement l’occultera impitoyablement lorsqu’il lui faudra passer à l’action sur le niveau ou plan d’évolution terrestre. 
Le cercle a revêtu différentes figures selon les temps et traditions, telle celle de l’Ouroboros ce serpent roulé sur lui-même, se mordant la queue.
Il convient ici de préciser que ce terme de « mordre » apparaît impropre, il semble préférable de lui substituer celui d’avaler. En effet, le serpent maintient sa vie physique par l’avalement des proies. 
Ainsi cet « avalement de Soi » exprime une évolution considérable, non refermée sur elle-même comme on pourrait le croire, mais en mouvement perpétuel donc en expansion constante. 
Ceci reste conforme à l’évolution initiatique qui tend à procéder de l’extérieur vers l’intérieur, d’où la spirale finissant ou aboutissant au terme de son évolution dans le temps et l’espace au point d’infinitude.
Les Fidèles d’Amours, les anciens Rose+Croix, le manifestaient par la formule du VITRIOL : « Visita Interiorem Terrae Rectificando invenies Operae Lapidem » ou « Le retour de l’être au noyau ce qui revient à dire « Descends au plus profond de toi-même et trouve le noyau insécable où tu pourras bâtir une autre personnalité, un homme nouveau. » 
Les alchimistes, et certaines confréries opératives et templières utilisaient un VITRIOL légèrement différent : « Visita Interiora Terrae Rectificando invenies Occultum Lapidem » ou « Explore l’intérieur de la Terre, en rectifiant tu découvriras la Pierre cachée », tâche éminemment dévolue à l’Apprenti qui doit « oeuvrer » Sur et Dans la pierre avec le maillet au symbolisme circulaire et spatial. 
En Maçonnerie, le circulaire revêt une importance capitale, car il intervient aux  moments clés de la vie rituelle.
Lors de la cérémonie d’initiation, le candidat passe au Rite Écossais Rectifié, par le cercle du nord au début du premier voyage, le cercle du Midi au départ du second voyage, et termine son périple à  l’issue du troisième voyage par le cercle d’Occident.
Dans le travail courant, le cercle devient actif par la réalisation de la Chaîne d’Union à la clôture des travaux de la plupart des rites. 
(1) Charbonneau-Lassay : l’ésotérisme de quelques symboles chrétiens.
Base Documentaire : Christian Guigue — La Formation Maçonnique.
Aron O’Raney
Source : http://oraney.blogspot.fr
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L’Égrégore, Sous l’Angle Maçonnique

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L’Égrégore, Sous l’Angle Maçonnique

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En latin, egregius signifie « remarquable, illustre, exceptionnel ».
Le mot égrégore a été introduit dans la langue française par Victor Hugo dans La Légende des siècles où il est utilisé comme adjectif au sens étymologique, puis avec un sens abstrait, légèrement cabalistique, comme substantif.
À cette graphie, s’ajoute la variante « eggrégore » et l’on trouve aussi des pseudo-latinismes tels « egrigor » ou « égrigore ».
Selon une définition ésotérique, l’égrégore est une Forme-Pensée générée et maintenue par l’attention convergente d’un groupe d’individus ayant une finalité commune, vers laquelle ils tendent passionnément.
Il s’agirait en fait d’un champ d’énergie à la fois mentale, émotionnelle et spirituelle.
Les membres du groupe engendrent l’égrégore par lequel ils sont adombrés (1) à mesure qu’il se constitue.
L’action devient alors réciproque ; car les membres alimentent l’égrégore et celui-ci agit sur eux, avec une puissance proportionnelle au nombre de participants et à l’intensité de leur engagement dans le « But » commun.
Il s’agit d’une force vivante agissant comme une entité autonome.
Pour la philosophie occidentale et pour la Révélation chrétienne, l’intelligence est une faculté spirituelle, c’est-à-dire une faculté qui transcende radicalement la matière.
Nous pouvons admettre que l’on parle des passions de l’âme en termes « d’énergie ».
L’occultisme la qualifiera d’« astrale » puisque les sentiments et émotions sont étroitement liés à notre dimension physique.
Dans le sens Maçonnique du terme, l’Égrégore se définit comme une « entité spiritueuse » issue d’un travail commun, et de la conscience collective.
L’égrégore traduit l’essence de ce que l’esprit du groupe doit révéler, c’est-à-dire l’énergie cohérente et collective d’une pensée unifiée.
Il s’agit d’une Communion spirituelle partagée.
Elle se révèle notamment avec une grande force, après l’invocation de clôture de la Loge, dans la Chaîne d’Union qui regroupe les frères formant le cercle, mains enlacées, pour évoquer le lien indéfectible qui unit les maçons du monde entier, à ceux qui les ont précédés et à ceux qui les suivront.
L’égrégore est ainsi le champ d’énergie créé par les frères de la loge unis dans un même but, empruntant le même chemin spirituel, et vivant les mêmes émotions.
Il s’agit d’une énergie unifiée, par la voie commune à tous les frères participants, c’est l’interaction coordonnée entre ses membres, qui génère l’égrégore.
Quelle serait l’utilité de la chaîne d’union sans l’égrégore ?
A rappeler la fraternité que doivent pratiquer les maçons ?
Certainement pas, car celle-ci se trouve déjà symbolisée par la présence de la houppe dentelée sur les murs ou le tableau du grade.
Or, rien dans la Maçonnerie ne fait double emploi et l’égrégore apparaît comme le seul « véhicule » de la communion spirituelle collective.
Tout comme les pratiques religieuses traditionnelles :
des Musulmans en prière tournés vers La Mecque, des chrétiens communiant ensemble dans les églises, ou encore des fidèles de toutes religions, dans leurs temples, et monastères.
Celui qui conteste cette réalité ne peut le faire sans remettre en cause la nature même de sa démarche maçonnique, et s’enfoncer dans les voies d’un matérialisme ténébreux.
(1) Dans la terminologie de la théosophie et plus particulièrement de la magie blanche, l’adombrement, ou action d’adombrer, est un processus par lequel un être spirituellement très avancé — le plus souvent un Maître de Sagesse — utilise le véhicule physique d’un disciple (généralement un initié de niveau assez élevé) afin de transmettre des enseignements.
Aron O’Raney
Source : http://oraney.blogspot.fr/
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Le Rite Anglais style Emulation : une brève présentation à l’usage des Maçons Français 3 mars, 2013

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Le Rite Anglais style Émulation : une brève présentation à l’usage des Maçons Français

Le Rite Anglais style Emulation : une brève présentation à l'usage des Maçons Français  dans Chaine d'union emulation0-300x120

Le Rite Anglais Style Emulation n’est pas seulement le rite le plus pratiqué en Angleterre, il est aussi le plus répandu à travers le monde. Il est pourtant très peu présent en France même s’il connaît depuis peu un engouement croissant. Ceci, grâce sans doute à la force de son contenu et aux perspectives nouvelles qu’il offre aux Maçons français.

Les origines

Le Rite Anglais Style Emulation, plus communément appelé Emulation, doit son nom à « l’Emulation Lodge of Improvement ». Cette « Loge de Perfectionnement Emulation » fut, à partir de 1823, l’une des loges chargée d’instruire les frères à propos des pratiques rituelles résultant de l’Union des deux Grandes Loges qui formèrent en 1813, la Grande Loge Unie d’Angleterre.
Revenons donc brièvement sur cet épisode capital et pourtant souvent méconnu des maçons français, qui vit s’affronter durant plus de 60 ans deux grandes Loges rivales en Angleterre.
On a souvent trop tendance à croire que la Grande Loge de Londres créée en 1717 fédéra très vite autour d’elle l’ensemble des pratiques maçonniques anglaises. Il n’en est rien. Si ce nouveau « Corps Maçonnique » connut assez vite (après quelques balbutiements de prime jeunesse tout de même) une croissance importante et surtout une fréquentation de choix, il n’en reste pas moins que prospérèrent d’autres pratiques maçonniques en dehors de son cercle et ce jusque dans Londres même.(1)
En 1751 se constitue une Grande Loge autonome et rivale qui prend le nom de « Grande Loge des Antients »(2). Par opposition et par raillerie, cette Grande Loge des Antients appellera l’autre Grande Loge: les « Modernes », une appellation qui lui restera par la suite. L’affrontement entre les deux grandes loges va être sévère et sans concession. Les Antients (non sans raisons sans doute) reprochent avec véhémence aux Modernes d’avoir modifié le rituel et les pratiques anciennes dont les Antients seraient les seuls dépositaires. Les Modernes contestent ces accusations et prétendent aussi être les seuls garants de la vraie pratique.
Cette Grande Loge des Antients va connaître, elle aussi, un succès certain. Sous l’influence de Laurence Dermott, son Grand Secrétaire pendant 18 ans, elle se dotera de constitutions, Ahiman Rezon, à l’égal de sa concurrente mais elle comprendra aussi que pour pouvoir rivaliser avec elle, il lui faudra pouvoir compter sur la protection et le patronage de nobles de haut rang. Elle trouvera dans les Ducs d’Atholl les protecteurs dont elle avait besoin.
Il faut souligner ici à quel point les querelles incessantes entre les deux grandes Loges vont semer la confusion parmi les maçons non seulement anglais, mais aussi du monde entier. Citons pour exemple une anecdote révélatrice. Benjamin Franklin était membre de la St John Lodge de Philadelphie qui était une Loge Moderne. De retour de l’un de ses voyages en France, il découvrit que sa Loge avait changé de Grande Loge et possédait désormais une patente des Antients. Celle-ci refusa de le reconnaître et lui refusa même les Honneurs Maçonniques pour ses funérailles !

Il faudra attendre les années 1800 pour qu’un rapprochement puisse être envisagé. Après nombre contacts puis négociations, l’Union eut finalement lieu le 27 décembre 1813. On avait préalablement pris le soin d’installer le Duc de Kent dans la chaire du Grand Maître de la Grande Loge des Antients et son frère le Duc de Sussex dans celle de la Grande Loge des Modernes. Le Duc de Sussex fut sans doute l’un des principaux artisans de cette réconciliation mais aussi celui d’un mouvement certain de déchristianisation du rituel. Il restera 30 ans à la tête de la Grande Loge Unie d’Angleterre.

L’Emulation Lodge of Improvement

Les rituels des deux Grandes Loges étaient sensiblement différents et ce ne fut pas sans mal que fut mis au point un rituel commun, acceptable par les deux parties. De plus, l’Arc Royal pratique spécifique des Antients posait un problème presque insoluble, les Antients considéraient l’Arc Royal comme le couronnement de la pratique maçonnique alors que les Modernes refusaient catégoriquement d’ajouter un quatrième grade aux trois existant déjà. Personne ne voulant céder, on résolut alors de s’accorder sur une formulation pour le moins étonnante et qui restera sans doute comme l’un des plus beaux exemples de pragmatisme (ou d’hypocrisie) maçonnique: « La maçonnerie est constituée de trois grades et trois grades seulement, y compris l’Arc Royal ». Du grand art…
Une « Lodge of Promulgation » fut formée dès 1809 par les Modernes pour examiner le rituel et faire des recommandations. De 1813 à 1816, une « Lodge of Reconciliation », composée à parité de frères Antients et Modernes fut créée par la nouvelle Grande Loge Unie. Sa mission fut de finaliser un rituel commun et en faire la démonstration aux Loges. Sa mission terminée, celle-ci fut dissoute.
Des Loges d’instruction prirent alors le relais pour la diffusion de ce rituel auprès des loges. La première d’entre elles fut la « Stability Lodge » fondée dès 1817. « L’Emulation Lodge of Improvement » fut constituée le 2 octobre 1823 sous l’impulsion de la Loge des Grands Stewards qui voulait voir éclore une loge d’instruction du plus haut niveau, capable de transmettre le rituel conformément aux standards d’excellence de la Loge des Grands Stewards (Les Grands Stewards sont considérés depuis toujours et jusqu’à aujourd’hui comme les gardiens du rituel dans sa plus pure perfection)
Grâce au travail de Frères comme Peter Gilkes ou George Claret, « l’Emulation Lodge of Improvement » connut un développement important et devint très vite une référence incontestée.
La Grande Loge Unie d’Angleterre ne publia jamais de rituel de référence laissant aux Loges le soin de le transmettre la pratique. Avec le temps, de légères différences se perpétuèrent.
Ceux qui se référaient aux pratiques de « l’Emulation Lodge of Improvement » se réclamèrent d’un « Emulation working » , d’un style, d’une pratique Emulation. Mais Emulation n’est pas le seul « working » pratiqué aujourd’hui en Grande-Bretagne et ailleurs. Il existe aussi un « working » dit Stability (du nom de la Loge d’instruction sus citée) ou d’autres « workings » encore comme l’Oxford, le Standard, le Taylor… Les différences entre ces « workings » sont minimes, mais elles existent.
C’est la raison pour laquelle il est plus juste de parler d’un Rite Anglais pratiqué selon plusieurs « styles ». Notre regretté frère Gérard Gefen, grand maçon Emulation s’il en est, avait proposé la terminologie de « Rite Anglais, Style Emulation » dans les années 1980. Elle s’est aujourd’hui imposée avec raison.
« L’Emulation Lodge of Improvement » mettra 146 ans à publier son premier rituel « officiel » (1969). Pour sa part, la Grande Loge Unie d’Angleterre n’a toujours pas publié de rituel « officiel » respectant ainsi les différentes pratiques actuelles.
« L’Emulation Lodge of Improvement » est toujours en exercice aujourd’hui. Elle porte le numéro 256 et se réunit tous les vendredis d’octobre à juin à 18h15 au Freemason’s Hall de Londres. Elle n’est ouverte qu’aux maîtres maçons et poursuit son oeuvre d’instruction.

L’esprit du Rite Pour un Maçon français, Emulation est pour le moins dépaysant. Il peut surprendre par sa rigueur, il conquiert par sa force intérieure.
Commençons tout d’abord par revenir sur un poncif trop souvent rabaché. Il est en effet surprenant de lire à chaque fois que l’on parle d’Emulation que sa spécificité première est l’oralité.
En fait, Emulation n’est pas plus caractérisé par l’oralité qu’un autre rite. Bien sûr, Emulation est en général appris par coeur, mais il ne s’agit là que d’une tradition maçonnique ancienne qui s’appliquait autrefois à tous les rituels maçonniques. Cette tradition est aujourd’hui encore perpétrée par les maçons anglo-saxons en général, et ceci en dehors de tout rite particulier. Que ce soit en Australie, au Canada, aux Etats-Unis, en Irlande ou au Japon, au Rite dit « d’York », à Stability mais aussi dans les « hauts-grades » du Scottish Rite, les maçons anglo-saxons pratiquent en général le par cœur.
La véritable spécificité d’Emulation réside bien plus dans l’importance donnée à la gestuelle. Les cérémonies Emulation sont réglées « comme sur du papier à musique ». Le rituel doit être suffisamment intégré de façon à libérer celui qui officie et lui permettre de vivre le rituel « de l’intérieur ».
La gestuelle joue un grand rôle dans le pouvoir évocateur d’Emulation. Chaque geste compte et chaque détail est signifiant, si bien pour celui qui le réalise que pour celui qui le regarde.
Pour savoir ce que peut signifier une équerre, on peut en chercher la symbolique, en faire des planches et des planches, intellectualiser jusqu’à la glose. C’est une voie. Mais pour celui qui forme l’équerre avec son corps et qui vit intérieurement l’équerre par sa pratique, simplement en réalisant son signe d’ordre parfaitement, en en ressentant profondément la signification, parler devient inutile et réducteur. C’est la voie proposée par Emulation. La rigueur devient alors une ascèse qui rapproche le maçon Emulation de l’acte juste et donc d’une meilleure compréhension de son art, par l’intérieur. Directement, sans nécessité d’intellectualisation
Emulation peut faire penser aux katas des arts martiaux, ces mouvements fondamentaux de l’Aikido, du Judo ou du Kendo que l’on répète inlassablement jusqu’à les maîtriser parfaitement.
Etant jeune, je faisais du tir à l’arc avec un maître qui, à plus de soixante-dix ans, n’y voyait plus grand chose mais ne mettait jamais ses lunettes pour tirer et atteignait pourtant toujours sa cible. Ce qui est important disait-il, ce ne sont ni les yeux, ni la cible, c’est le geste. Le jour où tu maîtriseras le geste, tu maîtriseras le tir à l’arc.
On comprend mieux alors l’intérêt qu’il peut y avoir à savoir son texte par coeur. On peut ainsi se dégager du livret, lever les yeux et entrer dans le rituel par la gestuelle. Une expérience inoubliable.
Une tenue émulation est un moment de très grande intensité, de concentration collective. Voici sans doute pourquoi, dans sa grande sagesse, Emulation a prévu une « 2ème mi-temps » qui fait entièrement partie de la tenue et qui possède son rituel propre, mais qui permet une « décompression » progressive dans la bonne humeur : les Agapes (Festive Board en anglais…).

Rites Antients, Rites Moderns

Avant d’aller plus loin et d’entrer dans les spécificités de la pratique Emulation, il est nécessaire de vous révéler enfin qui a »gagné la partie » lors de l’union de 1813. Il faut le reconnaître les Antients l’ont emporté haut la main pour ce qui est de l’influence qu’ils ont imprimée au rituel d’Union (par ailleurs, ils n’ont pas nécessairement gagné en ce qui concerne la course aux pouvoirs internes). Emulation est donc un rituel de type Antient.
On comprend alors mieux pourquoi Emulation paraît aussi exotique à un maçon français qui, lui, pratique un rite de type Moderne.
En effet, le type de maçonnerie qui s’installa en France à la fin des années 1720 fut implantée par des maçons anglais de type Modernes. Cette maçonnerie se développa en France à son rythme et selon une histoire proprement française. Elle ne subit quasiment pas les conséquences de la querelle des Antients et des Modernes à contrario de nombreux pays anglo-saxons. La France perpétua donc sous ses différentes formes de Rites Français des rites de type Modernes. (3)
Nous nous trouvons donc dans une situation de parfaite complémentarité entre Emulation et les Rites Français.
C’est ce qu’avait compris, il y a déjà plus de 40 ans, mon maître René Guilly en bataillant d’un côté pour développer en France Emulation et en reconstruisant patiemment d’un autre le Rite Français Traditionnel. Pour lui, la compréhension de la Maçonnerie ne pouvait se faire que par une pratique de ces deux rites complémentaires. Toutes les recherches maçonniques lui ont donné raison.

La pratique Emulation

Nous nous contenterons ici de survoler quelques particularités spécifiques à Emulation qui pourraient intéresser les maçons français.

Les mots J et B ont été intervertis.
Il s’agit là de l’une des différences importantes entre les rites Antients et Modernes. A Emulation, le mot de l’apprenti est B. et le mot du compagnon est J . . Plusieurs thèses s’affrontent sur les causes et les origines de cette différence. Les thèses les plus couramment admises voudraient que les Modernes aient délibérément interverti les mots, soit pour certains, suite à la divulgation de Samuel Pritchard de 1730, soit pour d’autres, en 1739 ou plus tard même afin d’interdire aux « pré-Antients » de se faire accepter leurs Loges. Il se pourrait bien pourtant qu’une autre thèse bien différente l’emporte. Il pourrait simplement s’agir d’un choix différent fait par les Anglais et les Irlandais au moment ou les deux mots J. et B. se sont « séparés ». Comme chacun sait, le Mot du Maçon était en fait formé au départ des deux mots J. et B., ensemble. Lors de la structuration de la maçonnerie en trois grades Apprenti/Compagnon/Maître, les anglais auraient attribué J. à l’apprenti et B. au compagnon et les irlandais auraient eux fait un choix inverse en donnant B. à l’apprenti et J. au compagnon. Les Irlandais ayant largement influencé les rituels des Antients, ils leur auraient donc apporté cet usage.
Les Surveillants ne sont pas placés aux mêmes endroits que dans les loges françaises. En effet, à Emulation le Premier Surveillant est placé plein Ouest (il indique le soleil à son couchant et ferme la Loge) et le Second Surveillant est lui placé au Sud (il indique le soleil à son plus haut point et appelle les frères au travail). Ils sont placés dans la loge de façon à former avec le Vénérable Maître une équerre virtuelle. Il s’agit là d’une disposition spécifique aux Antients attestée dès 1760 dans la divulgation dite des « Three Distincts Knocks ».
Présence de deux Diacres. Cet office particulier aux Antients est un peu le pendant des Experts dans les rites français. Les Diacres sont chargés de conduire les candidats durant les cérémonies. Ils sont aussi messagers comme le signifient la colombe (autrefois un Hermès ailé) qu’ils portent en bijou. Messager du Vénérable Maître au Premier Surveillant, pour le Premier Diacre et du Premier Surveillant au Second Surveillant pour le Second Diacre.
Cet office de Diacre est très ancien, mais comme le souligne Chetwode Crawley, il ne faut pas confondre les offices des Diacres écossais avec ceux des Diacres irlandais. La maçonnerie écossaise atteste dès les débuts du XVIIème siècle de la présence d’un Diacre qui est en fait celui qui dirige la Loge. Le Diacre Emulation est sans doute plus issu de la tradition Irlandaise ou le diacre est l’officiant.
Pas de chapeau ni d’épée.
Le port du chapeau et de l’épée sont des traditions purement françaises. Au XVIIIème siècle, là ou les anglais, par souci de fraternité ont interdit les épées dans les Loges, les français ont, eux, donné le droit à tous les frères de porter l’épée.
La « filière »
Les prescriptions Emulation n’imposent au futur Vénérable Maître que d’avoir été au moins un an Surveillant actif. Il est pourtant d’usage de respecter une sorte de « filière » qui donne à chaque frère à la fois la possibilité de servir, d’apprendre et de progresser dans sa Loge. Le cursus d’un frère dans la Loge devrait donc être, s’il y a lieu, Apprenti, Compagnon, Maître, puis Couvreur, Second Diacre, Premier Diacre, Second Surveillant, Premier Surveillant, et enfin Vénérable Maître, et ensuite Passé Maître Immédiat. Le Vénérable Maître ne restant en chaire en général qu’un an, on fait avancer chaque officier d’un cran chaque année, jusqu’à ce qu’il reçoive les bienfaits de l’Installation. Bien sûr, rien n’est automatique, il s’agit d’un principe qui peut être modifié selon les besoins de la Loge et la volonté du Vénérable Maître en chaire.
Les autres officiers (Secrétaire, Maître des Cérémonies…) sont nommés à la discrétion du Vénérable Maître. Le Trésorier et le Tuileur sont élus, le premier devant gérer le trésor de la Loge et le second percevoir un salaire pour sa tâche.
La Cérémonie d’Installation Secrète
Emulation confère au Vénérable Maître lors de son installation ce qui ressemble fort à un grade. Les frère Maîtres non-installés, c’est-à-dire qui n’ont jamais accédé au Vénéralat, doivent alors quitter la Loge et c’est en Conseil de Maîtres Installés que le nouveau Vénérable Maître recevra au cours d’une cérémonie secrète, un mot et un signe. Il sera de même instruit d’une légende particulière à cette qualification.

Emulation à la française…

Au terme de cette trop courte visite de ce rite passionnant, je voudrais insister sur tout l’intérêt qu’un maçon français pourra tirer d’Emulation.
Il faut d’abord ne pas regarder Emulation comme un rite anglomaniaque. D’ailleurs, comme on l’a vu, ce rite anglais est en fait très… irlandais, un brin écossais et a sans doute été influencé aussi par des pratiques françaises (Le Rite Français étant lui par contre en réalité d’ascendance très anglaise, il faut bien en convenir…). Emulation n’est pas réservé aux anglais, il n’y a d’ailleurs pas plus « international » qu’Emulation. On peut être français et s’épanouir pleinement dans Emulation. La très grande majorité des frères de ma Loge Mère ne parlent pas un mot d’anglais et connaissent bien mieux l’adresse du troquet le plus proche de notre Loge que celle de la Grande Loge Unie d’Angleterre.
Ce qui me paraît le plus important à souligner ici, c’est surtout la chance qui nous est aujourd’hui offerte en France d’avoir à notre disposition directe si bien un rite Moderne qu’un rite Antient et de pouvoir nous enrichir ainsi de cette complémentarité extraordinaire pour une meilleure compréhension de notre art.
Pour finir, je me permettrais de conseiller aux frères qui veulent aller plus loin dans cette recherche de rendre une petite visite au site internet de la Rudyard Kipling Lodge (http://www.rudyard-kipling.fr). Ils y trouveront, en ligne et en accès libre, de nombreuses informations sur le Rite Anglais Style Emulation, les principaux textes historiques et divulgations, mais surtout, plusieurs années de comptes-rendus de travaux de recherches.

Philippe R.
PM, PMM, PZ, PCN, GS.

Notes :

1.Loges « indépendantes » de constitution plus anciennes ne voulant pas intégrer le « nouveau » système et/ou Loges nouvelles constituées séparément par des maçons que la nouvelle Grande Loge de Londres ne tenait pas à agréger, et/ou maçons « d’importation », notamment maçons Irlandais et Ecossais, l’étude de cette maçonnerie non-intégrée au nouveau système ne cessera de nous surprendre. Mais il s’agit là d’une autre histoire…
2. Notons ici qu’on a longtemps voulu nous faire croire que cette Grande Loge des Antients n’était en fait qu’une scission de la Grande Loge de Londres. Sans doute parce qu’il était plus acceptable de présenter l’histoire comme celle de Frères de la même famille, séparés un temps, qui se retrouverons enfin dans une joyeuse et tout naturelle « Happy-end ». Nous savons aujourd’hui qu’il n’en est rien. Ce qui n’exclue d’ailleurs pas que les Antients aient pu aussi être rejoints par un certain nombre de Frères issus de la Grande Loge des Modernes.
3. Le cas du Rite Ecossais Ancien et Accepté est un peu particulier. Au début du XIXème siècle, ce système de hauts grades voulut se doter des 3 premiers grades symboliques. C’est un système de type Antient qui fut retenu, mais avec le temps de très nombreux éléments Modernes issus du Rite Français entrèrent dans ce rite qu’il faut bien l’avouer, est aujourd’hui très composite.

Sources :

http://www.rudyard-kipling.fr/rite-anglais-style-emulation.html

et

http://hautsgrades.over-blog.com/article-le-rite-anglais-style-emulation-une-breve-presentation-a-l-usage-des-macons-francais-114650601.html

Commentaire : le Rite le plus pratiqué dans le monde est le Rite York. Celui des Grandes Loges américaines

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Les seize axiomes kabbalistiques d’Henry More 10 février, 2013

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Les seize axiomes kabbalistiques d’Henry More

Les seize axiomes kabbalistiques d’Henry More  dans Recherches & Reflexions door-195x300

Henry More (1614-1687) se voulut, lui aussi, explicitement kabbaliste chrétien. Ne fut-il pas d’ailleurs l’un des correspondants du baron Christian Knorr von Rosenroth, cet érudit ami de Leibnitz ? Il s’était inlassablement plongé dans la forêt des traités des kabbalistes pour espérer y découvrir le moyen de convertir les juifs au christianisme, en leur prouvant que leur propre tradition, si l’on sait l’interpréter en profondeur, finirait par leur prouver la vérité du christianisme. À l’inverse de Fludd qui, s’il connaissait le latin et le grec, ne pouvait lire l’hébreu, Henry More avait une connaissance très poussée des œuvres des plus fameux rabbins kabbalistes. On peut noter chez lui l’influence toute spéciale d’Isaac Luria (1534-1572). C’est à ce dernier que More empruntera le contenu des seize axiomes kabbalistiques, en lesquels se trouveraient énoncés les principes fondamentaux de la Kabbale, tant juive que chrétienne.

Nous allons en donner la traduction française :

1. Rien ne peut être créé à partir de rien.

2. Et comme la matière ne peut être créée.

3. Ni exister par soi en raison de la bassesse de sa nature. Où l’on tire la déduction qui est plutôt un fondement que nulle chose vile ne peut exister par soi.

4. Il n’existe donc aucune matière dans la nature des choses.

5. Tout ce qui est vraiment est Esprit.

6. Mais cet esprit est incréé et éternel, intelligent, sensible, vital, se mouvant par soi, infini dans l’étendue et existant nécessairement par soi.

7. Et par conséquent, cet esprit est l’essence divine.

8. Et aucune essence autre que divine ne peut exister par soi.

9. Comme, à la vérité, il n’existe aucune essence en dehors de celle-ci dans l’univers en vertu des axiomes 1, 2, 3, 8 et qu’il est clair qu’une chose (provient) de cette essence unique, par une action de division – il est évident que l’essence divine peut se diviser.

10. Puisque l’essence divine existe vraiment, il existe d’innombrables particules individuelles, et qui peuvent s’étendre et s’étaler en des cercles de puissance et d’étendue infinies.

11. Et puisque les grains de sable particuliers, les petits grains des pavés et les particules de l’air, de l’éther, etc., sont des parties de cette essence divine, il est tout aussi évident que ces dernières peuvent se réunir et se resserrer en particules extrêmement ténues.

12. De l’assemblage de ces particules est formé le monde qu’on appelle matériel bien qu’il soit en réalité spirituel, formé assurément d’esprits en particules divisées de l’essence divine, contractées et ramassées en monades ou points physiques.

13. Cette contraction est l’état de sommeil ou d’engourdissement pour ces particules divines – leur expansion, l’état de réveil.

14. Il y a différents degrés de réveil, à savoir : dans la vie végétative, sensitive, rationnelle… ; bien plus enfin se font le réveil et l’expansion, dans un cercle d’amplitude et de puissance infinies, jusqu’à ce que cette parcelle divine en cet esprit particulier puisse se construire un Monde formé de terre, d’eau, d’air, de ciel et des autres parties.

15. Et, par conséquent, cet Esprit particulier peut – à partir de l’exemple de la fine poussière de marbre – devenir la plante, à partir de la plante l’animal, de l’animal l’homme, de l’homme l’ange, enfin le Dieu créateur d’une nouvelle Terre et d’un nouveau Ciel.

16. Et on peut dire de même à propos des particules individuelles de l’essence divine, qu’il est nécessaire qu’elles soient ou bien toutes séparables sans doute, ou encore qu’elles puissent être des Dieux créateurs des terres et des cieux, ce qui est cela même qu’un enfant, par une nuit blanche dans les écoles, interrogé par moi sur le point de savoir s’il croyait à un Dieu unique, me répondit en souriant qu’il croyait à l’existence d’un grand nombre de Dieux, distincts les uns des autres.

On voit la manière dont Henry More, résumant ainsi les principes essentiels de la Kabbale d’Isaac Luria, aboutit à une métaphysique immatérialiste et monadiste. Le plus curieux de ces axiomes kabbalistiques est assurément le dernier qui, par la différence instaurée entre l’Absolu et les Créateurs de chacun des innombrables systèmes planétaires, s’écarte singulièrement de l’orthodoxie chrétienne. Henry More met par prudence – on l’aura remarqué – dans la bouche d’un de ses étudiants à Cambridge l’exposé de cette théorie qui pourrait bien friser l’hérésie…

Serge Hutin – extrait de l’article « Note sur la création chez trois kabbalistes chrétiens » publié dans Kabbalistes chrétiens, cahiers de l’hermétisme, éditions Albin Michel, Paris, 1979.

Source : http://www.esoblogs.net/328/les-seize-axiomes-kabbalistiques-d-henry-more/

et http://hautsgrades.over-blog.com/

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Axiomes alchimiques 28 janvier, 2013

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Axiomes alchimiques

Axiomes alchimiques dans Recherches & Reflexions alchemistandapprentice_3

1. – Tout ce qu’on peut accomplir par une méthode simple ne doit pas être essayé par une méthode compliquée.
Il n’y a qu’une seule Vérité dont l’existence n’a pas besoin de preuve, parce qu’elle est elle-même sa propre preuve pour ceux qui sont à même de la percevoir. Pourquoi se servir de la complexité pour chercher ce qui est simple ? Les sages disent : “Ignis et Azoth tibi sufficiunt”. Le corps est déjà en votre possession. Tout ce qu’il vous faut, c’est le Feu et l’Air.

2. – Nulle substance ne peut être rendue parfaite sans une longue souffrance.
Grande est l’erreur de ceux qui s’imaginent que la pierre des philosophes peut être durcie sans avoir été préalablement dissoute ; leur temps et leur travail sont perdus.

3. – La nature doit être aidée par l’art toutes les fois qu’elle manque de force.
L’art peut servir la nature, mais non la supplanter. L’art sans la nature est toujours anti-naturel. La nature sans l’art n’est pas toujours parfaite.

4. – La nature ne peut être améliorée qu’en elle-même.
La nature d’un arbre ne peut pas être changée par l’arrangement des branches, ni par l’addition d’ornements ; il ne peut être amélioré qu’en perfectionnant le sol sur lequel il croît, ou par la greffe.

5. – La nature use de la nature, la comprend et la vainc.
Il n’y a point d’autre connaissance que la connaissance de soi-même. Tout être ne peut réaliser vraiment que sa propre existence, mais non celle d’un élément qui lui est totalement étranger.

6. – Celui qui ne connaît pas le mouvement ne connaît pas la nature.
La nature est le produit du mouvement. Au moment où le mouvement éternel cesserait, la nature entière cesserait d’exister. Celui qui ne connaît pas les mouvements qui se produisent dans son corps est un étranger dans sa propre maison.

7. – Tout ce qui produit un effet pareil à celui produit par un élément composé est également un composé.
L’Un est plus grand que tous les autres nombres, car il a produit l’infinie variété des grandeurs mathématiques ; mais nul changement n’est possible sans la présence de l’Un qui pénètre toutes choses, et dont les facultés sont présentes dans ses manifestations.

8. – Rien ne peut passer d’un extrême à l’autre sauf à l’aide d’un moyen.
Un animal ne peut pas arriver au céleste avant d’avoir passé par l’homme. Ce qui est antinaturel doit devenir naturel avant que sa nature puisse devenir spirituelle.

9. – Les métaux ne peuvent pas se changer en d’autres métaux avant d’avoir été réduits à la prima materia.
La volonté propre, opposée à la volonté divine, doit cesser d’être pour que la volonté divine puisse envahir le cœur. Nous devons nous dépouiller de toute sophistication, devenir semblables à des enfants, pour que la parole de sagesse puisse retentir dans notre esprit.

10. – Ce qui n’est pas mûr doit être aidé par ce qui est parvenu à maturité.
Ainsi commencera la fermentation. La loi de l’induction régit toutes les régions de la nature.

11. – Dans la calcination, le corps ne se réduit pas, mais il augmente de quantité.
Le véritable ascétisme consiste à abandonner ce dont on n’a pas besoin, lorsqu’on a reçu quelque chose de meilleur.

12. – Dans l’alchimie, rien ne porte de fruit sans avoir été préalablement mortifié.
La lumière ne peut pas luire à travers la matière, si la matière n’est pas devenue assez subtile pour laisser passer les rayons.
13. – Ce qui tue produit la vie ; ce qui cause la mort amène la résurrection ; ce qui détruit crée.
Rien ne sort de rien. La création d’une forme nouvelle à pour condition la transformation de l’ancienne.

14. – Tout ce qui renferme une semence peut être augmenté, mais point sans l’aide de la nature.
Ce n’est qu’au moyen de la graine que le fruit portant des graines plus nombreuses vient à la vie.

15. Toute chose se multiplie et s’augmente au moyen d’un principe masculin et d’un principe féminin.
La matière ne produit rien si elle n’est pénétrée par la force. La nature ne crée rien si elle n’est imprégnée par l’esprit. La pensée reste improductive si elle n’est rendue active par la volonté.

16. – La faculté de tout germe est de s’unir à tout ce qui fait partie de son royaume.
Tout être dans la nature est attiré par sa propre nature représentée dans d’autres êtres. Les couleurs et les sons de nature semblable forment des accords harmonieux ; les substances qui ont des rapports les unes avec les autres peuvent se combiner ; les animaux de la même espèce s’associent entre eux, et les puissances spirituelles s’unissent aux germes avec lesquels elles ont de l’affinité.

17. – Une matrice pure donne naissance à un fruit pur.
Ce n’est que dans le sanctuaire le plus intime de l’âme que se révèlera le mystère de l’esprit.

18. – Le feu et la chaleur ne peuvent être produits que par le mouvement.
La stagnation, c’est la mort. La pierre jetée dans l’eau forme des cercles excentriques progressifs, qui sont produits par le mouvement. L’âme qui ne s’émeut pas ne peut point s’élever et se pétrifie.

19. – Toute la méthode commence et finit par une seule méthode : la cuisson.
Voici le grand arcane : c’est un esprit céleste descendant du soleil, de la lune et des étoiles, et qui est rendu parfait dans l’objet saturnien par une cuisson continuelle, jusqu’à ce qu’il ait atteint l’état de sublimation et la puissance nécessaires pour transformer les métaux vils en or. Cette opération s’accomplit par le Feu Hermétique. La séparation du subtil d’avec l’épais doit se faire avec soin, en ajoutant continuellement de l’eau ; car plus les matériaux sont terrestres, plus ils doivent être dilués et rendus mobiles. Continue cette méthode jusqu’à ce que l’âme séparée soit réunie au corps.

20. – L’œuvre entière s’accomplit en employant uniquement de l’eau.
C’est la même eau que celle sur laquelle se mouvait l’Esprit de Dieu dans le principe, lorsque les ténèbres étaient sur la face de l’abîme.

21. – Toute chose doit retourner à ce qui l’a produite.
Ce qui est terrestre vient de la terre ; ce qui appartient aux astres provient des astres ; ce qui est spirituel procède de l’Esprit et retourne à Dieu.

22. – Où les vrais principes manquent, les résultats sont imparfaits.
Les imitations ne sauraient donner des résultats purs. L’amour purement imaginaire, la sagesse comme la force purement imaginaires ne peuvent avoir d’effet que dans le royaume des illusions.

23. – L’art commence où la nature cesse d’agir.
L’art accomplit au moyen de la nature ce que la nature est incapable d’accomplir sans l’aide de l’art.

24. – L’art hermétique ne s’atteint pas par une grande variété de méthodes. La Pierre est une.
II n’y a qu’une seule vérité éternelle, immuable. Elle peut apparaître sous maints différents aspects : mais, dans ce cas, ce n’est pas la vérité qui change, c’est nous qui changeons notre mode de conception.

25. – La substance qui sert à préparer l’Arcanum doit être pure, indestructible et incombustible.
Elle doit être pure d’éléments matériels grossiers, inattaquable au doute et à l’épreuve du feu des passions.

26. – Ne cherche pas le germe de la pierre des philosophes dans les éléments.
C’est seulement au centre du fruit qu’on peut trouver le germe.

27. – La substance de la pierre des philosophes est Mercurielle.
Le sage la cherche dans le Mercure ; le fou cherche à la créer dans la vacuité de son propre cerveau.

28. – Le germe des métaux se trouve dans les métaux, et les métaux naissent d’eux-mêmes.
La croissance des métaux est très lente ; mais on peut la hâter en y ajoutant la Patience.

29. – N’emploie que des métaux parfaits.
Le Mercure imparfait, tel qu’on le trouve ordinairement dans certaines contrées de l’Europe, est tout à fait inutile pour cette œuvre. La sagesse du monde est folie aux yeux du Seigneur.

30. – Ce qui est grossier et épais doit être rendu subtil et fin par calcination.
Ceci est une opération très pénible et très lente, parce qu’elle est nécessaire pour arracher la racine même du mal ; elle fait saigner le cœur et gémir la nature torturée.

31. – Le fondement de cet art consiste à réduire les Corpora en Argentum Vivum.
C’est la Solutio Sulphuris Sapientium in Mercurio.Une science dépourvue de vie est une science morte ; une intelligence dépourvue de spiritualité n’est qu’une lumière fausse et empruntée.

32. – Dans la Solution, le Dissolvant et la Dissolution doivent rester ensemble.
Le Feu et l’Eau doivent être rendus aptes à se combiner. L’intelligence et l’amour doivent rester à jamais unis.

33. – Si la semence n’est pas traitée par la chaleur et l’humidité, elle devient inutile.
La froidure contracte le cœur et la sécheresse l’endurcit, mais le Feu de l’Amour Divin le dilate, et l’Eau de l’Intelligence dissout le résidu.

34. – La terre ne produit nul fruit sans une humidité continue.
Nulle révélation n’a lieu dans les ténèbres si ce n’est au moyen de la lumière.

35. – L’Humectation a lieu par l’Eau, avec laquelle elle a beaucoup d’affinité.
Le corps lui-même est un produit de la pensée, et a pour cette raison la plus grande affinité avec l’intelligence

36. – Toute chose sèche tend naturellement à attirer l’humidité dont elle a besoin pour devenir complète en sa constitution.
L’Un, de qui sont sorties toutes choses, est parfait ; et c’est pourquoi celles-ci renferment en elles-mêmes la tendance à la perfection et la possibilité d’y atteindre.

37. – Une semence est inutile et impuissante, si elle n’est mise dans une Matrice appropriée.
Une âme ne peut pas se développer et progresser sans un corps approprié, parce que c’est le corps physique qui fournit la matière nécessaire à son développement.

38. – La chaleur active produit la couleur Noire dans ce qui est humide ; dans tout ce qui est sec, la couleur Blanche ; et, dans tout ce qui est blanc, la couleur Jaune.
D’abord vient la Mortification, puis la Calcination, et ensuite l’éclat doré produit par la lumière du Feu Sacré qui illumine l’âme purifiée.

39. – Le Feu doit être modéré, ininterrompu, lent, égal, humide, chaud, blanc, léger, embrassant toutes choses, renfermé, pénétrant, vivant, intarissable, et le seul employé par la nature.
C’est le Feu qui descend des cieux pour bénir toute l’humanité.

40. – Toutes les opérations doivent être faites dans un seul Vaisseau et sans le retirer du Feu.
La substance employée pour la préparation de la Pierre des Philosophes doit être rassemblée en un seul lieu et ne doit pas être dispersée en plusieurs lieux. Quand une fois l’or a perdu son éclat, il est difficile de le lui rendre

41. – Le Vaisseau doit être bien clos, en sorte que l’eau ne s’en échappe pas ; il doit être scellé hermétiquement, parce que, si l’esprit trouvait une fissure pour s’échapper, la force serait perdue : et en outre il doit être bien clos, afin que rien d’étranger et d’impur ne puisse s’introduire et s’y mélanger.
II doit toujours y avoir à la porte du laboratoire une sentinelle armée d’un glaive flamboyant pour examiner tous les visiteurs, et renvoyer ceux qui ne sont pas dignes d’être admis.

42. – N’ouvrez pas le Vaisseau avant que l’Humectation soit achevée.
Si le Vaisseau est ouvert prématurément, la plus grande partie du travail est perdue.

43. – Plus la Pierre est alimentée et nourrie, plus la volonté s’accroîtra.
La sagesse divine est inépuisable ; seule est limitée la faculté de réceptivité de la forme.

Source : http://www.collegium-rosae-crucis.com/

et : http://logedermott.over-blog.com/

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Les Dix Principes Majeurs de la Révélation Gnostique 13 janvier, 2013

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Les Dix Principes Majeurs de la Révélation Gnostique

Les Dix Principes Majeurs de la Révélation Gnostique  dans Recherches & Reflexions 302743_381080915312669_133035649_n-300x282

Les chrétiens gnostiques du second siècle croyaient que seule une révélation spéciale de la connaissance plutôt que la foi pouvait sauver un individu. Le contenu de cette révélation ne pouvait être reçu empiriquement ou n’être dérivé a priori. Ils considéraient cette Gnose spécifique comme étant de tant d’importance qu’elle devait rester secrète. Voici les 10 principes majeurs de la révélation gnostique :

1. Le créateur de ce monde est un dément.

2. Le monde n’est pas comme il apparaît, afin de cacher le mal qui est en lui, un voile l’obscurcit ainsi que la divinité démente.

3. Il y a un autre, un meilleur royaume de Dieu, et tous nos efforts doivent être dirigés vers un retour vers lui et vers son accomplissement ici-bas.

4. Nos vies véritables remontent à des milliers d’années d’ici, et nous pouvons être amenés à nous souvenir de nos origines au sein des étoiles.

5. Chacun d’entre nous a une part divine qui n’a pas chuté et qui peut être atteinte afin de nous éveiller. Cette autre personnalité est l’authentique moi éveillé ; la personnalité présente est endormie et sans importance. Nous sommes en fait endormis, et entre les mains d’un dangereux magicien déguise en bon dieu, la divinité créatrice démente. La désolation, le mal et la douleur en ce monde, le fait qu’il est une prison déterministe contrôlée par une divinité créatrice démente nous fait nous séparer du principe de la réalité très tôt dans notre vie, et si l’on peu dire de tomber dans le sommeil de l’illusion.

6. Nous pouvons passer du monde de la prison des illusions dans le royaume de paix si le Vrai Dieu Bon nous place sous sa Grâce et nous permet de voir la réalité au travers de ses yeux.

7. Le Christ a donné, plutôt que de recevoir, une révélation ; il enseigna à ses disciples comment entrer dans le royaume pendant cette vie, alors que les autres religions à mystères n’apportent que l’anamnèse : une connaissance de cela en d’autres temps dans un autre royaume, pas ici. Il le fait advenir ici, et il est l’agent vivant de l’Unique Dieu Bon (Logos).

8. Probablement que la véritable et secrète église chrétienne existe toujours, depuis longtemps souterraine, avec le Corpus Christi à sa tête ou en tant que dirigeant, ses membres étant absorbés en elle. En participant à cette Église, ses membres ont probablement des pouvoirs magiques très étendus.

9. Les divisions en « deux temps » (le bien et le mal) et en « deux royaumes » (du bien et du mal) prendront soudainement fin avec la victoire du bien ici alors que le royaume invisible aujourd’hui se rendra visible. Nous ne pouvons connaître le moment où cela arrivera.

10. Pendant ce temps, nous sommes sur le Pont du Passage, jugés selon la puissance à qui nous avons porté allégeance, au démiurge créateur fou de ce monde ou à l’Unique Dieu Bon et à son Royaume, que nous connaissons au travers du Christ.

Connaître ces dix principes de la Gnose chrétienne c’est courir au désastre.

D’après Exegesis de Philip K. Dick, traduction française par Spartakus FreeMann, Nadir de Libertalia, mai 2004 e.v.

Source : http://www.esoblogs.net/

et http://hautsgrades.over-blog.com/

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humour à (re)découvrir … HILARION 1 janvier, 2013

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humour à (re)découvrir ... HILARION dans Humour 2013_n-300x224 

HILARION

le-bouffon-du-roi1-01-300x300 dans Recherches & Reflexions

Site d’humour maçonnique

Créateur du 1er festival d’humour maçonnique d’Aix en Provence

http://jjulien.ovhsitebuilder.com/

Cela m’a paru être un beau site en ce Premier de 6013

à remettre en mémoire,

à savourer avec délice,

à … partager fraternellement …

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Chris

1er Janvier 6013

Les axiomes hermétiques 16 décembre, 2012

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Les axiomes hermétiques

Les axiomes hermétiques dans Chaine d'union hermes-caducee-252x300

1. – Tout ce qu’on peut accomplir par une méthode simple ne doit pas être essayé par une méthode compliquée.

Il n’y a qu’une seule Vérité dont l’existence n’a pas besoin de preuve, parce qu’elle est elle-même sa propre preuve pour ceux qui sont à même de la percevoir. Pourquoi se servir de la complexité pour chercher ce qui est simple ? Les sages disent : « Ignis et Azoth tibi sufficiunt ». Le corps est déjà en votre possession. Tout ce qu’il vous faut, c’est le feu et l’air.

2. – Nulle substance ne peut être rendue parfaite sans une longue souffrance.

Grande est l’erreur de ceux qui s’imaginent que la pierre des philosophes peut être durcie sans avoir été préalablement dissoute ; leur temps et leur travail sont perdus.

3. – La nature doit être aidée par l’art toutes les fois qu’elle manque de force.

L’art peut servir la nature, mais non la supplanter. L’art sans la nature est toujours anti-naturel. La nature sans l’art nest pas toujours parfaite.

4. – La nature ne peut être améliorée qu’en elle-même.

La nature d’un arbre ne peut pas être changée par l’arrangement des branches, ni par l’addition d’ornements ; il ne peut être amélioré qu’en perfectionnant le sol sur lequel il croît, ou par la greffe.

5. – La nature use de la nature, la comprend et la vainc.

Il n’y a point d’autre connaissance que la connaissance de soi-même. Tout être ne peut réaliser vraiment que sa propre existence, mais non celle d’un élément qui lui est totalement étranger.

6. – Celui qui ne connaît pas le mouvement ne connaît pas la nature.

La nature est le produit du mouvement. Au moment où le mouvement éternel cesserait, la nature entière cesserait d’exister. Celui qui ne connaît pas les mouvements qui se produisent dans son corps est un étranger dans sa propre maison.

7. – Tout ce qui produit un effet pareil à celui produit par un élément composé est également un composé.

L’Un est plus grand que tous les autres nombres, car il a produit l’infinie variété des grandeurs mathématiques ; mais nul changement n’est possible sans la présence de l’Un qui pénètre toutes choses, et dont les facultés sont présentes dans ses manifestations.

8. – Rien ne peut passer d’un extrême à l’autre sauf à l’aide d’un moyen.

Un animal ne peut pas arriver au céleste avant d’avoir passé par l’homme. Ce qui est antinaturel doit devenir naturel avant que sa nature puisse devenir spirituelle.

9. – Les métaux ne peuvent pas se changer en d’autres métaux avant d’avoir été réduits à la prima materia.

La volonté propre, opposée à la volonté divine, doit cesser d’être pour que la volonté divine puisse envahir le coeur. Nous devons nous dépouiller de toute sophistication, devenir semblables à des enfants, pour que la parole de sagesse puisse retentir dans notre esprit.

10. – Ce qui n’est pas mûr doit être aidé par ce qui est parvenu à maturité.

Ainsi commencera la fermentation. La loi de l’induction régit toutes les régions de la nature.

11. – Dans la calcination, le corps ne se réduit pas, mais il augmente de quantité.

Le véritable ascétisme consiste à abandonner ce dont on n’a pas besoin, lorsqu’on a reçu quelque chose de meilleur.

12. – Dans l’alchimie, rien ne porte de fruit sans avoir été préalablement mortifié.

La lumière ne peut pas luire à travers la matière, si la matière n’est pas devenue assez subtile pour laisser passer les rayons.

13. – Ce qui tue produit la vie ; ce qui cause la mort amène la résurrection ; ce qui détruit crée.

Rien ne sort de rien. La création d’une forme nouvelle à pour condition la transformation de l’ancienne.

14. – Tout ce qui renferme une semence peut être augmenté, mais point sans l’aide de la nature.

Ce n’est qu’au moyen de la graine que le fruit portant des graines plus nombreuses vient à la vie.

15. – Toute chose se multiplie et s’augmente au moyen d’un principe masculin et d’un principe féminin.

La matière ne produit rien si elle n’est pénétrée par la force. La nature ne crée rien si elle n’est imprégnée par l’esprit. La pensée reste improductive si elle n’est rendue active par la volonté.

16. – La faculté de tout germe est de s’unir à tout ce qui fait partie de son royaume.

Tout être dans la nature est attiré par sa propre nature représentée dans d’autres êtres. Les couleurs et les sons de nature semblable forment des accords harmonieux ; les substances qui ont des rapports les unes avec les autres peuvent se combiner ; les animaux de la même espèce s’associent entre eux, et les puissances spirituelles s’unissent aux germes avec lesquels elles ont de l’affinité.

17. – Une matrice pure donne naissance à un fruit pur.

Ce n’est que dans le sanctuaire le plus intime de l’âme que se révèlera le mystère de l’esprit.

18. – Le feu et la chaleur ne peuvent être produits que par le mouvement.

La stagnation, c’est la mort. La pierre jetée dans l’eau forme des cercles excentriques progressifs, qui sont produits par le mouvement. L’âme qui ne s’émeut pas ne peut point s’élever et se pétrifie.

19. – Toute la méthode commence et finit par une seule méthode : la cuisson.

Voici le grand arcane : c’est un esprit céleste descendant du soleil, de la lune et des étoiles, et qui est rendu parfait dans l’objet saturnin par une cuisson continuelle, jusqu’à ce qu’il ait atteint l’état de sublimation et la puissance nécessaires pour transformer les métaux vils en or. Cette opération s’accomplit par le feu hermétique. La séparation du subtil d’avec l’épais doit se faire avec soin, en ajoutant continuellement de l’eau ; car plus les matériaux sont terrestres, plus ils doivent être dilués et rendus mobiles. Continue cette méthode jusqu’à ce que l’âme séparée soit réunie au corps.

20. – L’oeuvre entière s’accomplit en employant uniquement de l’eau.

C’est la même eau que celle sur laquelle se mouvait l’Esprit de Dieu dans le principe, lorsque les ténèbres étaient sur la face de l’abîme.

21. – Toute chose doit retourner à ce qui l’a produite.

Ce qui est terrestre vient de la terre ; ce qui appartient aux astres provient des astres ; ce qui est spirituel procède de l’Esprit et retourne à Dieu.

22. – Où les vrais principes manquent, les résultats sont imparfaits.

Les imitations ne sauraient donner des résultats purs. L’amour purement imaginaire, la sagesse comme la force purement imaginaires ne peuvent avoir d’effet que dans le royaume des illusions.

23. – L’art commence où la nature cesse d’agir.

L’art accomplit au moyen de la nature ce que la nature est incapable d’accomplir sans l’aide de l’art.

24. – L’art hermétique ne s’atteint pas par une grande variété de méthodes. La Pierre est une.

II n’y a qu’une seule vérité éternelle, immuable. Elle peut apparaître sous maints différents aspects : mais, dans ce cas, ce n’est pas la vérité qui change, c’est nous qui changeons notre mode de conception.

25. – La substance qui sert à préparer l’Arcanum doit être pure, indestructible et incombustible.

Elle doit être pure d’éléments matériels grossiers, inattaquable au doute et à l’épreuve du feu des passions.

26. – Ne cherche pas le germe de la pierre des philosophes dans les éléments.

C’est seulement au centre du fruit qu’on peut trouver le germe.

27. – La substance de la pierre des philosophes est mercurielle.

Le sage la cherche dans le mercure ; le fou cherche à la créer dans la vacuité de son propre cerveau.

28. – Le germe des métaux se trouve dans les métaux, et les métaux naissent d’eux-mêmes.

La croissance des métaux est très lente ; mais on peut la hâter en y ajoutant la patience.

29. – N’emploie que des métaux parfaits.

Le mercure imparfait, tel qu’on le trouve ordinairement dans certaines contrées de l’Europe, est tout à fait inutile pour cette oeuvre. La sagesse du monde est folie aux yeux du Seigneur.

30. – Ce qui est grossier et épais doit être rendu subtil et fin par calcination.

Ceci est une opération très pénible et très lente, parce qu’elle est nécessaire pour arracher la racine même du mal ; elle fait saigner le coeur et gémir la nature torturée.

31. – Le fondement de cet art consiste à réduire les Corpora en Argentum Vivum.

C’est la Solutio Sulphuris Sapientium in Mercurio. Une science dépourvue de vie est une science morte ; une intelligence dépourvue de spiritualité n’est qu’une lumière fausse et empruntée.

32. – Dans la solution, le dissolvant et la dissolution doivent rester ensemble.

Le feu et l’eau doivent être rendus aptes à se combiner. L’intelligence et l’amour doivent rester à jamais unis.

33. – Si la semence n’est pas traitée par la chaleur et l’humidité, elle devient inutile.

La froidure contracte le coeur et la sécheresse l’endurcit, mais le feu de l’amour divin le dilate, et l’eau de l’intelligence dissout le résidu.

34. – La terre ne produit nul fruit sans une humidité continue.

Nulle révélation n’a lieu dans les ténèbres si ce n’est au moyen de la lumière.

35. – L’humectation a lieu par l’eau, avec laquelle elle a beaucoup d’affinité.

Le corps lui-même est un produit de la pensée, et a pour cette raison la plus grande affinité avec l’intelligence

36. – Toute chose sèche tend naturellement à attirer l’humidité dont elle a besoin pour devenir complète en sa constitution.

L’Un, de qui sont sorties toutes choses, est parfait ; et c’est pourquoi celles-ci renferment en elles-mêmes la tendance à la perfection et la possibilité d’y atteindre.

37. – Une semence est inutile et impuissante, si elle n’est mise dans une matrice appropriée.

Une âme ne peut pas se développer et progresser sans un corps approprié, parce que c’est le corps physique qui fournit la matière nécessaire à son développement.

38. – La chaleur active produit la couleur noire dans ce qui est humide ; dans tout ce qui est sec, la couleur blanche ; et, dans tout ce qui est blanc, la couleur jaune.

D’abord vient la mortification, puis la calcination, et ensuite l’éclat doré produit par la lumière du feu sacré qui illumine l’âme purifiée.

39. – Le feu doit être modéré, ininterrompu, lent, égal, humide, chaud, blanc, léger, embrassant toutes choses, renfermé, pénétrant, vivant, intarissable, et le seul employé par la nature.

C’est le feu qui descend des cieux pour bénir toute l’humanité.

40. – Toutes les opérations doivent être faites dans un seul vaisseau et sans le retirer du feu.

La substance employée pour la préparation de la pierre des philosophes doit être rassemblée en un seul lieu et ne doit pas être dispersée en plusieurs lieux. Quand une fois l’or a perdu son éclat, il est difficile de le lui rendre

41. – Le vaisseau doit être bien clos, en sorte que l’eau ne s’en échappe pas ; il doit être scellé hermétiquement, parce que, si l’esprit trouvait une fissure pour s’échapper, la force serait perdue : et en outre il doit être bien clos, afin que rien d’étranger et d’impur ne puisse s’introduire et s’y mélanger. II doit toujours y avoir à la porte du laboratoire une sentinelle armée d’un glaive flamboyant pour examiner tous les visiteurs, et renvoyer ceux qui ne sont pas dignes d’être admis.  

42. – N’ouvrez pas le vaisseau avant que l’humectation soit achevée.

Si le vaisseau est ouvert prématurément, la plus grande partie du travail est perdue.

43. – Plus la pierre est alimentée et nourrie, plus la volonté s’accroîtra.

La sagesse divine est inépuisable ; seule est limitée la faculté de réceptivité de la forme.

Source : http://livres-mystiques.com/

&

http://hautsgrades.over-blog.com/article-les-axiomes-hermetiques-112474727.html

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Neuf voyages vers les chemins de la Connaissance 27 octobre, 2012

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 N° 3 – 1995

Neuf voyages vers les chemins de la Connaissance dans Chaine d'union Pantacle03_1995_1

- La voie du cœur – Louis-Claude de Saint-Martin
– Les vertus – Exortus
– Le cercle – un S.I.
– Neuf voyages vers la connaissance – El Raum (maurel)
– Aspects du Divin selon Denys l’Aréopagite – Gemma
– Le nouvel homme et son ange – C. Rebisse
– Islam – Constantor.

 

Neuf voyages vers les chemins de la Connaissance.

 

Votre esprit est tel un jardin dans lequel vous semez des pensées, impressions, croyances et des CONNAISSANCES. Tout ce que vous avez dans votre subconscient se manifeste. C’est la loi universelle. Notre règle de travail sera, autant que faire se peut, de garder toujours la tête froide et l’esprit en alerte, conditions indispensables en cette recherche de la Vérité, de la CONNAISSANCE. En nous rappelant, que ce qui  FUT parallèle à ce qui EST se prolonge dans ce qui SERA Ceci est un Conte allégorique, sur la CONNAISSANCE. Un conte est un récit de faits qui peuvent  être réels. Il est destiné à amuser ou à instruire en s’amusant.

LA FONTAINE au début de la fable  » Le Pâtre et le Lion » écrit ceci.

<<  Les contes ne semblent pas être ce qui semble être.

Le plus simple animal nous y tient lieu de Maître.

Une morale nue amène l’ennui.

Le conte fait passer le précepte avec lui. >>

Le conte comme la légende est un récit populaire  traditionnel plus ou moins fabuleux, qui a souvent un fondement historique, quelquefois réel. C’est un texte qui accompagne une image et lui donne un sens. Définir ce conte et chose malaisée. Il renferme une grande partie de moi-même. Bien que certaines pensées ne soient pas de mon esprit, elles reflètent, cependant ce que je voudrais être en spiritualité, sans savoir le définir par des mots. Ce conte n’est rien d’autre qu’un petit tas de mots empruntés.

Aussi, sans outrecuidance, je rends grâce et demande humblement pardon aux auteurs, et à tous ceux qui m’ont permis de réaliser ce récit, en mettant bout à bout de nombreuses pensées et d’autres encore. c’est une libre adaptation de plusieurs écrits initiatiques soufis, sur une question importante.

Un jour, le Maître CONSCIENSUS, assis parmi les plus anciens disciples, ceux de la Connaissance, leur posa cette question : Qu’est qui est plus difficile que d’avoir la connaissance ?

Après un long moment de réflexion, et après avoir questionné ses frères, le plus ancien disciple répondit :

- Maître, nous ne voyons pas le sens de ta question, rien ne nous semble plus difficile que la Connaissance.  Le maître resta un moment sans parler et leur dit… … Vous êtes si innocents, mes petits agneaux, que quand vous trouvez une clé, il vous faut sa porte, et quand vous trouvez une porte, sa clé. Et le monde est si peu contrariant que toute porte a sa clé, et toute clé, sa porte. Le monde mes chers amis, n’est qu’un labyrinthe de portes ouvertes qui font semblant d’être fermés. Si vous voulez vous y perdre, ne vous gênez surtout pas. Voici la recette, on ne lâche pas sa clé, et on ouvre, on ouvre.

La porte, dont je parle, sachez-le, n’est visible qu’ouverte et, pour l’ouvrir, il faut, je ne dis pas trois, mais bien trois fois trois clés. Pas six ni huit, mais neuf. Tant que vous n’aurez pas la neuvième, les huit autres n’ouvriront rien, et l’on vous tiendra pour fou. On dira voyez ce fou avec ses clés. Puis vous trouverez la neuvième. Alors ayant franchi la porte épargnez-vous de revenir pour crier : << J’ai trouvé ! j’ai trouvé ! >> Car, dans la porte invisible, nul ne vous verra plus, et votre cri sera muet. Épargnez-vous de revenir.

Méditez jusqu’à demain, de par ces neuf portes, vous voyageriez pour  trouver peut-être la réponse !  dit le Maître.

Premier voyage, SIMPLICIUS. On dit que je suis simple d’esprit. On dit aussi, que je suis un sage. Suis-je sage parce que je suis simple d’esprit ? Ou un simple d’esprit parce que je suis sage ? Le problème est trop difficile pour moi. Je suis un peu différent des autres. Lorsque l’on me parle d’argent, je réponds que j’ai mon dîner dans mon baluchon qui pend à mon bâton sur mon épaule. Deux dîners feraient mon fardeau trop lourd, et je ne peux pas manger deux dîners à la fois. Mes habits sont fripés, peut-être, mais le ciel est-il moins bleu parce que mon veston est déchiré ?

J’ai demandé à un individu tiré à quatre épingles s’il entendait le chant du pinson. Il n’avait jamais remarqué que les oiseaux chantaient. Je suis trop simple pour comprendre, comment on embellit l’âme en donnant des coups de pied à une grosse balle ou des coups de bâton à une petite balle. Des gens me parlent de leurs champions de boxe et ils ignorent le nom d’une fleur des champs. Ils filent sur les autoroutes comme des bolides, n’osant regarder le paysage, mais ils ne savent pas marcher. Il est dit que l’Éternel marchait avec Adam dans le Paradis terrestre, il ne semble pas que ce soit dans une machine. Je suis un simple, mais le vol d’un ange me semble plus beau que celui d’une fusée. Oui, il est certain que je suis un simple d’esprit. Les autres voient le DÉMIURGE scrutateur et sévère, son Code de Châtiments sous la main, moi je vois le DÉMIURGE bienfaisant, et avec un beau sourire. Les gens du monde croient que l’on ne peut pas être un saint sans être un sot. Ils ne savent pas au contraire que la seule et vraie manière de n’être pas un sot, c’est d’être un saint.

Qu’est qui est plus difficile que d’avoir la connaissance ?

Deuxième voyage SILENCIUS. Un de mes amis, qui était alors mon compagnon d’infortune, entra un jour, dans ma demeure. Malgré les alertes plaisanteries qu’il jugea bien bonnes de me faire aussitôt, je ne le saluais pas. Irrité, je  le  regardai et dit :

Du moment que tu peux parler, camarades, use donc de ta langue. Demain, lorsque la Mort aura frappé à ta porte, tu seras muet. Je lui fis remarquer que le Maître a pris la ferme résolution de se livrer assidûment au culte du DÉMIURGE, et il a fait choix du silence. Il me répondit :

- Je le jure par la gloire du Seigneur et par notre amitié très ancienne, je ne prononcerai pas un mot, je ne m’avancerai point d’un pas, tant que le Maître restera silencieux ! Il pensait : << Qu’est-ce que la langue dans la bouche ?  C’est la clef qui ouvre la porte de la maison où le Maître garde son trésor. Lorsque la porte est fermée, comment savoir si c’est la boutique d’un joaillier ou d’un épicier. >>  Deux choses déplaisent au Maître Silencius : se taire lorsqu’il faut parler, et parler lorsqu’il faut se taire.

Qu’est qui est plus difficile que d’avoir la connaissance ?

Troisième voyage LIBERATUS. Le palais du Roi est un lieu fermé. Il contient les plus belles richesses du monde. Dans ce lieu de prédilection tout est beau, la justice règne, le mal n’existe pas. C’est le domaine où est Perfection est Amour. On sait que ce palais existe. Ceux qui ont pénétré en ce lieu nous ont décrit les aspects. Mais comment faire partie du groupe de privilégiés qui, par la faveur du ROI, ont obtenu le laissez-passer qui permet de franchir la PORTE ?  On peut s’adresser au chef du Protocole. Il connaît les formalités qui doivent être accomplies. Il enseigne, comment il faut se présenter. Il surveille la préparation du candidat à l’admission. Mais qui donne l’ouverture de la Porte ?

Certes, le candidat  à l’invitation s’est préparé. Certes, il suppose faire tous les préparatifs pour être à même de franchir le seuil de la demeure. En allant au fond des choses, on constate qu’il ne peut vraiment faire les pas pour avancer. En voulant percer le Voile il se Voile.

Sur un plan ou sur l’autre, plus l’homme travaille à se dégager dans une mesure plus ou moins possible et facile, plus sa liberté prend son sens le plus plein et modifie son destin. L’Homme n’est pas plus déterminé qu’il est libre, il est les deux à la fois. La liberté est l’effet d’une grâce spéciale. Après tout, le libre arbitre n’a qu’à obéir CONSCIEMMENT à l’injonction Divine. Somme toute, il faut avoir conscience de cette injection. Mais qui peut nous donner cette Conscience de Lui, si ce n’est LUI ?

Qu’est qui est plus difficile que d’avoir la connaissance ?

Quatrième voyage VERITATUS. Il est curieux de constater comme notre Frère a changé depuis quelques mois, il va vers le calme et la paix rayonne aujourd’hui en lui. C’est que les Frères qu’il fréquente se reposent sur la Vérité, ne vivent que pour la Vérité et avec la Vérité. La Vérité, elle seule, a transformé notre Frère en le plaçant au niveau du calme et de la paix, qui n’ont plus à s’étendre en lui, à présent qu’il accepte d’être à leur niveau. Maître les Frères qui forment le groupe et qui se disent francs-maçons, le sont-ils vraiment. Regardez en votre cœur, voyez si à leur contact, il vibre à quelque chose. S’il en est ainsi, c’est que votre cœur aura senti, saura ce qui EST dans ce groupe. Si votre cœur reste froid, c’est qu’alors la question du sentier n’est pas pour vous. La première des conditions dans une telle recherche est d’avoir le cœur vivant, un cœur qui sent et différencie la Vérité de l’erreur. J’ai vu presque généralement dans le monde que c’étaient ceux qui ne savaient pas les vérités, qui  étaient les plus empressés de les dire.

Qu’est qui est plus difficile que d’avoir la connaissance ?

Cinquième voyage AMORICUS. Nous voyons des gens faire leur prière, c’est vrai, et cela est bien, seulement nous ne voyons pas l’Amour. Nous voyons des gens faire le bien autour d’eux, de donner aux pauvres, c’est vrai, et cela est bien, seulement nous ne voyons pas d’amour. Et pourtant tous les Prophètes, tous les envoyés du DÉMIURGE, nous ont enseigné en tous temps que c’est l’Amour qui compte chez DÉMIURGE. Aussi je vous dis, vraiment que toutes ces belles choses sans amour n’arrivent même pas au regard du DÉMIURGE, elles sont sans valeur parce qu’elles ne possèdent pas le ferment qui est la vie de tout « L’AMOUR».

Bien sûr, on dit, on présente les enseignements de nos Très Grands Maîtres de l’authentique Sagesse, mais si l’on a pas d’Amour dans le coeur, quel est le parfum de toutes ces belles sentences. Que valent même ces belles actions si elles sont sans Amour ? le DÉMIURGE EST AMOUR Soyons honnête envers nous-mêmes : sans Amour, il n’y a pas de Foi et sans Foi, il n’y a point de DÉMIURGE. Alors que valent nos actions sans lui.

Par Amour pour nos frères et sœurs qui recherche la Présence, le désir ardent vit en notre âme et offre ses chants d’allégresse, mais aussi une judicieuse mise en garde afin que l’erreur ne fasse point figure de vérité. Car le trésor des Dons Divins est Chose si précieuse- que l’Amour l’offre dans l’Étreinte préservée de toute autre présence que la Présence de l’AMOUR. Il faut toujours se guider avec l’œil de l’Amour. Par lui vous ne verrez que le bien. Car l’AMOUR permet de voir au-delà des imperfections, de la laideur, de la disgrâce et de la défaveur charnelle, pour ne laisser transparaître que la Beauté de l’Ame.

Qu’est qui est plus difficile que d’avoir la connaissance ?

Sixième voyage GARDARUS. Il est écrit<< je t’ouvrirai une porte et le DÉMIURGE t’ouvrira sept portes >> Pouvons nous espérer passer ces sept portes un jour ? Si le cœur contient assez d’Amour pour le DÉMIURGE, assez d’humilité pour le DÉMIURGE, assez d’abandon au DÉMIURGE, alors peut-être le DÉMIURGE ouvrira-t-il les Portes un jour… Mais il faut les franchir une à une et ce n’est pas facile, frères et sœurs, car les Portes du Royaume sont bien gardées.

Écoute : Il y a très longtemps, dans un pays le peuple était malheureux et n’était pas satisfait de son souverain. Des réunions populaires avaient lieu pour mettre au point les revendications à présenter au Palais. Puis il fallut trouver l’émissaire qui, représentant le peuple, irait voir le Souverain. C’était chose fort délicate. Qui oserait approcher le Souverain et surtout lui parler !

Alors que les anciens cherchaient parmi eux celui qui leur semblait le plus apte à s’approcher du Palais, un pauvre paysan s’avança et dit qu’il désirait être chargé de la mission. Toi paysan comment oseras-tu regarder notre Souverain et ouvrir la bouche devant lui ? Pourquoi pas ? Regardez, je prends cette balle de paille, je la mets devant moi, voilà, la balle de paille, est le Souverain. Mais malheureux… Tu ne sais pas que le Palais comporte sept grandes salles ayant chacune une porte, ces portes sont gardées avec vigilance et plus on s’approche de la septième porte, celle de la chambre où se tient le Souverain, plus la garde est farouche. Si tu arrives à passer les six portes sans dommage, sache que la septième est gardée par deux lions. Ces lions sont attachés de telle manière qu’ils peuvent te dévorer au passage, mais la corde est assez longue pour qu’ils puissent te frôler, même étant prévenu, sans doute ne passeras-tu pas cette septième Porte ! C’est bien ce que nous verrons, donnez-moi le message pour le Souverain.

À la première porte, des gardes lui demandèrent simplement ce qu’il voulait : << Voir le Souverain >>, répondit-il. << C’est bien tu peux passer >>.

À chaque porte, cependant, les gardes étaient plus nombreux et plus sévères, ils lui faisaient honte d’oser prétendre voir le Souverain dans une telle tenue, avec une telle assurance, un tel manque de révérence.

À la sixième porte, le paysan regrettait amèrement sa folle entreprise, il aurait voulu retourner en arrière, mais impossible, les gardes lui disaient : tu  l’as voulu, marche, va plus loin, tu verras ce qui t’attendent. Devant la septième porte, les lions s’élancèrent sur lui et notre homme perdit conscience, c’est inanimé que les gardes le mirent aux pieds de GARDARUS. Lorsqu’il ouvrit les yeux et regarda, ce qu’il vit devant lui l’épouvanta, il reconnut alors sa témérité… Il ne put que s’enfuir en s’écriant : Comment ai-je pu dire que c’était une balle de paille !

Voilà, mes frères et sœurs, ce qui attend l’imprudent qui désire franchir les Portes avant le temps choisi par le DÉMIURGE.

Qu’est qui est plus difficile que d’avoir la connaissance ?

Septième voyage HUMILITUS. Maître, bien des hommes qui se disent savants dans diverses sciences, et qui le sont sans doute, se disent capables de conduire à la Connaissance, est-ce possible ?  Voulez-vous, Maître, nous expliquer la différence entre un savant et un Maître ?

Le Maître encore bien jeune à cette époque visitait une grande ville où existait une grande université, une grande école où se trouvaient des Savants et les dirigeants, le plus grand de tous, leur guide, dont la renommée de savant était immense. Ces savants furent très surpris de voir que certains élèves de leur école et de nombreuses personnes de la ville allaient écouter le MAÎTRE et devenaient ses disciples. Ils allèrent trouver leur guide et lui dire.

<<Oh ! guide, il se passe une chose que nous ne comprenons pas, comment cet étranger peut-il être tant écouté ? On dit qu’il est Maître, c’est peut-être vrai, mais au fond nous ne le savons pas, aussi nous avons décidé de vous poser une question que vous poserez ensuite au Maître, vous nous donnerez les deux réponses, pour nous, nous sommes certains que votre réponse pourra nous satisfaire, nous vous demandons ceci : Quelle est votre place et quelle est celle du maître ? >>

Le savant s’en fut donc trouvé le Maître qu’il rencontra dans une demeure pauvre, simplement assis sur un coussin, dans un coin. Ni beaux tapis, ni beaux objets, une demeure de pauvre, je l’ai dit. Il commença par faire de savants discours, aussi savant que lui, sur ce qu’est un guide d’Université, et il ajouta : Excusez-moi, Maître, je ne doute pas que vous soyez le Maître, mais voyez-vous, les savants qui m’entourent m’ont prié de vous poser une question. L a même qu’ils m’ont posé, je leur ai donné ma réponse, je vais leur apporter la vôtre et ainsi nous pourrons être mis chacun à notre place, la place qui est vraiment celle de chacun de nous.

Le Maître n’avait pas prononcé une parole pendant ces discours si bien tournés, mais à ces mots, il leva la tête et dit : Notre place ? Vous parlez bien mon frère, mais savez-vous seulement où est votre place avant de parler de la mienne ? Je ne comprends pas ce que vous voulez dire Maître, bien certainement je connais ma place, je suis le guide des Savants de l’Université de cette ville.

Ah, oui, vous êtes un savant, cela est vrai ! Mais excusez-moi de vous dire que vous n’êtes qu’un Savant… Votre place ? …..Ici même vous pouvez la trouver, si le DÉMIURGE le veut ! ……Allons, grand homme, allez vous mettre à genoux dans ce coin là-bas et dites le Nom, dites la prière, et dans un moment nous verrons s’Il daigne vous la faire  connaître, votre place. Subjugué, le Savant obéit et s’en alla dans un coin réciter le Nom Divin pendant que le Maître entrait en prières. Après un moment un grand cri retenti dans la chambre et le savant resta écroulé à terre. Le Maître ne bougea pas et continua de prier. Lorsque le Savant reprit ses sens, de son coin il s’approcha à genoux, et humblement se prosterna devant le Maître.

Alors, tonna le Maître, en colère cette fois, l’as-tu trouvé TA PLACE ? Y avait-il assez de PLACE pour toi, là où tu es allé ? ………….

Pardonnez-moi, Maître, je ne savais pas, mais à présent je sais que je suis devant le Maître, devant celui qui sans apprêts, sans gestes, sans paroles, conduits à LUI et à sa CONNAISSANCE. Votre place Maître, je la connais à présent et la mienne est à vos pieds, je vais aller le dire aux Savants. Et toujours à genoux, mais à reculons, le savant sortit de la chambre et toujours à genoux et à reculons, il sortit de la maison, au grand ébahissement de son serviteur qui lui apportait son âne. Comment veux-tu que j’ose monter sur cet âne, j’étais plus âne que lui et je ne le savais pas. Voilà mes chers disciples, conclut le Maître, comment le DÉMIURGE met chacun à sa place ! Le Savant à son travail, il donne l’instruction, le Maître à la sienne : il conduit au DÉMIURGE lorsque le DÉMIURGE le veut. Comment la fait-elle sa force ? C’est qu’alors tu laisses régner le principe, et que toutes la force vient de lui. Si tu te glorifies, tu deviens faible, parce que tu te sépares du principe, en voulant te mettre à sa place.

Qu’est qui est plus difficile que d’avoir la connaissance ?

Huitième voyage LABORUS.  Cela est une leçon pour notre vie de tous les jours. Et sur le plan de notre besoin le plus quotidien par exemple, celui du pain,  nous pratiquons ce labeur. Il nous faut défricher le sol en premier lieu, le labourer, le ratisser, dur labeur, car la terre est basse, si le terrain est pauvre, il faut lui fournir du fumier.

Mais que pouvons-nous ensuite ? C’est la terre   nourricière, c’est l’eau de pluie fertilisante. C’est le soleil vivifiant, qui font germer, croître, et produit le blé. Et de nouveau l’effort est pour nous. La récolte sera le fruit de notre travail, le battage, c’est nous qui l’accomplirons, la farine, c’est le meunier qui la produira, le pain, c’est le boulanger qui l’aura pétri et fait cuire.

La même division du LABEUR aura sa valeur sur le plan spirituel. Nous devons pratiquer, dans notre vie spirituelle, tous les préceptes, toutes les obligations qui nous ont été transmises par le Maître LABORUS. Il faut défricher, débroussailler tout ce que l’ignorance des choses divines cultive en nous de mauvais. Il faut travailler par l’étude, la réflexion, la méditation, les aspects des vérités qui nous sont communiquées. Il faut ratisser, sarcler, herser les enseignements exotériques pour dégager les vérités ésotériques. Il faut labourer dans les profondeurs de notre âme pour atteindre la graine de Connaissance plantée par le DÉMIURGE en chacun. Il faut faire d’incessants efforts pour amener à croître et à embellir cette parcelle de Lumière, qui en réalité  a été semée par le DÉMIURGE seul et qu’il faut, c’est la loi, développer  pour mieux  La connaître, l’apprécier et nous alimenter sainement. Accomplissons donc notre labeur, et le reste sera fait à son heure et comme il convient qu’il soit fait. Il n’y a que l’inaction qui donne jour à l’orgueil. Travaille pour l’esprit avant de demander la nourriture de l’esprit. Qui ne travaille pas n’est pas digne de vivre !

Qu’est qui est plus difficile que d’avoir la connaissance ?

Neuvième et dernier voyage le MAITRE MYSTICUS.

Au terme de ce voyage, nous nous présentons devant le Maître MYSTICUS. Quand il parle, il nous semble entendre le murmure d’une Source fraîche où l’on vient se désaltérer, et ce murmure emplit notre cœur d’extase, d’une joie profonde, mystique, que rien ne peut égaler, ni même remplacer !

Lorsque le Maître chante, on dirait le gazouillis d’oiseaux rendant hommage au Soleil, à la tiédeur du matin, vocalises que l’on écoute attentivement et religieusement ! En saisit-on réellement la Valeur ?

Lorsque le Maître parle, on se sent étreint d’une émotion profonde serait-ce la confession qui bouleverse ?  Quel est donc ce sentiment si fort abolissant toutes les frontières ?

Lorsque le Maître danse, on se sent entraîner irrésistiblement dans un tourbillon qui finit par nous projeter dans une chaîne dont nous venons de former un maillon supplémentaire et dont nous ne pouvons nier l’évidence. Bienheureux est celui qui entend ma voix, qui boit mes paroles et les << comprend>>!

Aussitôt, de notre cœur jaillit une étincelle qui finit par allumer un véritable brasier. Allons-nous nous consumer dans ce feu mystique ? Déjà, nous sentons notre résistance faiblir, nos idées, nos concepts se fondre dans les flammes purificatrices de l’oubli, seul, un désir ardent de suivre nos Maîtres émerge et voilà que nous abandonnant notre personnalité, nous y renonçons, pour fusionner dans cette Lumière inspirée qui nous aveugle.

Nous sommes dits le Maître MISTICUS volontaire pour mourir à un état et renaître en un autre plus puissant, si puissant, si Mystique. Et le moyen par excellence de cette libération est ce même Amour qui remonte de toute beauté vers la beauté parfaite.

Celui qui est sans le DÉMIURGE n’est pas toujours celui qui y croit le moins.

La poésie devrait annoncer les vérités, la musique leur ouvrir l’issue et la peinture les réaliser. La poésie est le nombre, la musique est la mesure, et la peinture est le poids.

Ne permettons à nos sens que ce que nous voudrions laisser voir à notre esprit.

Ne permettons à notre esprit que ce que nous voudrions laisser voir à notre cœur.

Ne permettons à notre cœur que ce que nous voudrions laisser voir à DÉMIURGE.

Par ce moyen tout sera dans la mesure.

Après avoir médité, le lendemain le plus âgé des disciples dit encore une fois : Maître nous n’avons pas trouvé, rien ne paraît plus difficile à avoir que la connaissance. Non, répondit le Maître, le plus difficile n’est pas d’avoir la connaissance, le plus difficile est de SAVOIR LA GARDER.

Voyez-vous, frères et sœurs, dans un jardin, il y a des fleurs, on cultive des Roses. Certaines sont odoriférantes. Quelques-unes ont une légère odeur. D’autres nous livrent, un parfum plus accentué. Mais il est en une dont la senteur est plus prononcée. C’est celle-là qui nous servira, par sa distillation, à produire le parfum subtil dont nous charmerons notre odorat.  Certes, d’autres fleurs nous procurent des satisfactions plus ou moins nuancées, mais en réalité, il n’en est qu’une, vraiment, qui sera à même de nous procurer l’ESSENCE que nous recherchons.

Pour terminer ce conte initiatique voici la phrase en deux lignes, qui résume ces quelques pages.

Combien de fois ai-je éprouvé que ce n’était pas de trouver le DÉMIURGE qui était la chose difficile, mais bien de le conserver.

http://www.martiniste.org/01_revue.html

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Le temps des Cathédrales … 11 octobre, 2012

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Un monument …
Le temps des Cathédrales ... dans Recherches & Reflexions gargouiles-300x225
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