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Protégé : Une Parole circule (n° 8) – 1° - 2 juillet, 2011

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Les trois lois de la divination 1 juillet, 2011

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Pour varier les plaisirs – et sortir de l’ésotérisme chrétien – lisons un excellent texte sur la divination. Il fut écrit par le célèbre mage Aleister Crowley. Ces lignes sont extraites de Magick, ouvrage rédigé par le célèbre  mage britannique Aleister Crowley. Il présente l’avantage (sur les exposés des psychanalystes) d’avoir été rédigé par un homme qui a consacré son existence à  pratiquer les techniques divinatoires.

Les trois lois de la divination

Il est donc utile de posséder un art par lequel on puisse obtenir à l’instant toute information pouvant s’avérer nécessaire. Cet art est la divination. Les réponses aux questions que l’on pose en divination ne sont pas véhiculées directement, mais par l’intermédiaire d’une série adéquate de symboles. Ces symboles doivent être interprétés par le devin dans le contexte de son problème. Il n’est pas praticable de bâtir un lexique dans lequel  la solution de chaque difficulté serait donnée en jouant sur une multitude de mots. Ce serait difficile à gérer; d’ailleurs, la nature ne fonctionne pas de cette manière-là.

La théorie de tout processus de divination peut être exposée en quelques principes simples.

1. Nous postulons l’existence d’intelligences, qu’elles se situent à l’intérieur ou à l’extérieur du magicien, et dont celui-ci n’est pas directement conscient. (Que l’intelligence avec laquelle la communication s’établit soit une entité objective ou une partie cachée du mental du devin n’importe pas dans le cadre de cette théorie). Nous supposons que de telles intelligences sont capables de répondre correctement, dans le cadre de certaines limites, aux questions posées.

2. Nous postulons qu’il est possible d’élaborer un compendium de hiéroglyphes suffisamment élastique dans ses significations pour inclure toute idée possible, et qu’un ou plusieurs d’entre eux peut toujours être pris pour représenter une idée. Nous supposons que ces hiéroglyphes seront compris par les intelligences avec lesquelles nous souhaitons communiquer, de la même manière qu’ils seront compris par nous-mêmes. Nous disposons donc d’une sorte de langage. On peut le comparer à une lingua franca peut-être défectueuse lorsqu’il s’agit d’exprimer des nuances subtiles, langage par cela inadapté pour la littérature, mais qui peut encore servir pour la conduite des affaires quotidiennes dans ces lieux où de nombreuses langues sont parlées. L’hindoustani en est un exemple. Mais l’analogie avec les signes et symboles utilisés par les mathématiciens est encore meilleure, qui peuvent ainsi transmettre parfaitement leurs idées sans parler un mot de la langue de l’autre.

3. Nous postulons que les intelligences que nous souhaitons consulter veulent, ou peuvent être poussées, à nous répondre de manière fiable.

Considérons en premier lieu la question du compendium de symboles. L’alphabet d’un langage est une manière plus ou moins arbitraire de transcrire les sons utilisés pour le parler. Les lettres elles-mêmes ne possèdent pas nécessairement une signification particulière. Mais dans un système de divination, chaque symbole évoque une idée précise. Cela ne perturberait pas la langue anglaise si nous ajoutions quelques lettres nouvelles.

En réalité, quelques systèmes de sténographie l’ont fait. Mais un système de symboles adapté à la divination doit être une représentation complète de l’univers, chaque symbole étant absolu, et l’ensemble ne pouvant être réduit. Un tel système constitue en fait techniquement un pentacle au sens le plus complet du terme.

Considérons quelques grands exemples de tels systèmes. Nous pouvons observer qu’un mode habituel de divination consiste à interroger des livres en plaçant le pouce au hasard entre les pages. Les Livres Sybillins, les œuvres de Virgile, et la Bible ont très fréquemment été utilisés pour ce but. Pour justifier cette pratique du point de vue théorique, on suppose que le livre employé est une représentation parfaite de l’univers. Mais, même si c’était le cas, c’est une forme inférieure de construction, parce que la seule conception raisonnable du Cosmos est mathématique et hiéroglyphique plutôt que littéraire…

Les principaux moyens de divination dans l’histoire sont l’astrologie, la géomancie, le Tarot, la Sainte Kabbale et le Yi-King. Il en existe des centaines d’autres; de la pyromancie, oeiromancie, augures tirés des sacrifices, et le défilé de quelques anciens oracles aux présages tirés du vol des oiseaux et  des prédictions tirées de feuilles de thé (l’équivalent britannique du marc de café).

 

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Denis Labouré

3 avenue de la Libération

42000 Saint-Étienne

www.spiritualite-occidentale.com

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Mozart : Rituel de réception … 5 juin, 2011

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 Mozart : Rituel de réception …

 

 

 

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 Merci Bernard …

Vieille Chanson maçonnique 28 mai, 2011

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Mes Chers FF.·.

fraternellement

Bernard C:.

Une vieille chanson maçonnique découverte chez un petit bouquiniste portant la mention suivante « Voici une vieille chanson recueillie en Touraine vers 1900 par le F.°. A.°. Landry – Musique de Maurice Gloton« 

Le texte est de toute beauté : on y évoque les nationalismes, le racisme, l’anti-maçonnisme, les violences conjugales, la détresse, la fraternité, l’humanisme…et l’espérance… »Les francs-maçons, vous le croirez sans peine, ne sont pas si diables qu’on les fait noirs.« 

I

La gente dévote entre elle s’interroge

Et veut savoir ce que le franc-maçon

Peut bien tramer au fond de chaque loge

Pour mériter de passer pour démon.

Qu’elle s’attache à sonder ce mystère;

Elle pourra vite s’apercevoir

Que le maçon, ami de la lumière,

N’est pas aussi diable qu’on le fait noir.

II

Nous faisons fi des quartiers de m’État.

Nous méprisons les titres, les richesses.

Et le clinquant et le faste, et l’éclat.

Nous soutenons nos frères en détresse

Et leurs enfants voués au désespoir.

Celui qui fait ces actes de sagesse,

N’est pas aussi diable qu’on le fait noir.

III

Nous pratiquons le culte de la France

Et nous aimons chacun notre prochain.

Nous appliquons la loi de tolérance

A tous, qu’on soit juif, musulman, chrétien.

Nous haïssons, c’est notre unique haine,

Les seuls cafards, amis de l’éteignoir.

Les francs-maçons, vous le croirez sans peine

Ne sont pas si diables qu’on les fait noirs.

IV

Nous honorons les vertus de la femme,

Nous chérissons nos épouses, nos soeurs.

Tous les maris, croyez le sur mon âme,

Reçus maçons, deviennent meilleurs,

Si vous pouviez, par un trou de serrure,

Nous regarder remplir notre devoir,

Les francs-maçons, diriez vous, je le jure,

Ne sont pas si diables qu’on les fait noirs.

V

Les francs-maçons ont un secret terrible,

Je ne saurais vous le dissimuler :

Promettez-moi, si la chose est possible,

De le garder, je vais le révéler :

C’est d’inspirer une terreur sans bornes

Au goupillon, au spectre, à l’encensoir,

Le franc-maçon ne portant point de cornes,

N’est pas aussi diable qu’on le fait noir.

 

 

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Les courants énergétiques 23 mai, 2011

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Les courants énergétiques

 

Un extrait du cours  » la véritable astrologie karmique  »


Il n’existe rien dans l’univers, aucun principe, aucune énergie qui ne se retrouve d’une certaine façon dans le corps humain. Déjà, plusieurs hymnes védiques comparaient la naissance du cosmos au démembrement sacrificiel d’un corps immense, tantôt humain, tantôt animal.

Le souffle vital circule dans le corps subtil selon certains « tubes », « conduits » ou « canaux » appelés nâdî, terme dont la racine nad se retrouve dans nada (roseau) et dans nadaka (creux d’un os ou os creux). Certaines de ces nâdî appartiennent au corps grossier : ce sont les veines, les artères ou les nerfs. D’autres sont aussi invisibles que les « méridiens » de l’acupuncture chinoise. Elles composent un réseau complexe et mouvant de courants, de flux et de houles.

Le nombre des nâdî ne saurait être déterminé. Le Shiva-samhitâ parle de 350 000, d’autres Tantras de 72 000, en y ajoutant parfois quelques zéros. Mais c’est toujours pour spécifier ensuite que, parmi elles, quatorze seulement sont importantes et, parmi ces quatorze, trois sont principales et, d’entre ces trois, une seule est « suprême, bien aimée des yogins ». On la nomme sushumnâ, elle est symbolisée par le feu, tandis que ses deux compagnes de gauche et de droite, idâ et pingalâ, sont associées à la Lune et au Soleil. 

Il existe deux représentations traditionnelles de ces trois nâdî.

 

Les courants énergétiques dans Contribution 

 

 

La première – la plus souvent reproduite dans les ouvrages modernes – rappelle le caducée d’Hermès : deux lignes hélicoïdales s’enroulant en sens inverse l’une de l’autre autour d’un axe et déterminant à leur intersection un certain nombre de nœuds ou de centres, les fameux chakra (« roues », « cercles », « disques »). Le courant solaire positif (pingalâ) part du testicule gauche chez l’homme (ou de l’ovaire gauche chez la femme) pour aboutir à la narine droite. Le courant lunaire négatif (idâ) part du testicule ou de l’ovaire droit pour aboutir à la narine gauche.

 

 

 dans Recherches & Reflexions

 

Selon d’autres écoles, plus anciennes, les deux nâdî ne s’entrecroisent pas. Figurées comme deux arcs de cercle, elles suivent un trajet direct ou légèrement courbé, l’une à droite, l’autre à gauche de la moelle épinière, depuis le mûlâdhâra-chakra, qui est leur base commune, jusqu’à l’âjnâ-chakra, entre les deux sourcils, où elles se rejoignent et se fondent dans la sushumnâ. Ce second schéma a souvent la préférence des yogin du Tibet et du nord de l’Inde.

Les trois courants

Les deux nâdî latérales sont les seules actives chez l’homme profane pour qui la voie centrale est fermée.

 

Idâ et Pingalâ rythment l’alternance de l’inspiration et de l’expiration de tous les êtres qui vivent dans le temps. L’influence de ces artères subtiles liées aux côtés droit et gauche du corps est facilement observable car, selon leur prédominance, la respiration a tendance à utiliser la narine droite ou gauche. 

Lorsque l’énergie emprunte la « voie du milieu », toute dualité s’abolit, le temps est «dévoré ». Sushumnâ est donc la « voie du milieu », la « grande voie », la « voie royale », resplendissante comme un diamant qui reflète et magnifie la lumière. Quand les souffles droits et gauches fonctionnent ensemble, c’est Sushumna. Il est igné. Il détruit et consume toutes les actions.

Quelques applications divinatoires

Quand vous entreprenez une action, le respir doit s’effectuer par la narine gauche (Ida). Quand vous atteignez l’objectif, il doit s’effectuer par la narine droite (Pingala).

Ida régit le nord et l’est. Pingala régit le sud et l’ouest. Cette information est utile quand il s’agit de rechercher des personnes disparues ou lorsqu’il s’agit d’entreprendre un voyage.

Si, au moment de la question, le respir se fait par la narine gauche, la femme qui interroge aura une fille. Si le respir se fait par la narine droite, la femme aura un garçon. Si le respir se fait également des deux côtés, le Prasna Marga affirme qu’elle aura des jumeaux !

Dans une question relative à la santé, si la question est posée quand l’astrologue inhale, elle s’améliorera. Si elle est posée quand il exhale, elle s’aggravera.

Un soldat part à la bataille. Si le respir se fait du côté gauche quand il part et du côté droit quand il arrive sur le champ de bataille, il remportera la victoire. Si le respir se fait du côté droit quand il part et du côté gauche quand il arrive sur le champ de bataille, il perd. Il est possible d’étendre cette règle à toutes sortes de conflits. Lorsque vous vous engagez dans une procédure, observez où se fait le respir. Puis observez-le à nouveau au moment exact où commence le procès. L’idée sous-jacente est la suivante : quand le respir se fait du même côté tout au long des étapes d’un projet, cela est favorable au consultant.

Dans une question concernant une invasion, si le respir se fait à gauche, annoncez qu’il n’y aura pas d’invasion. S’il se fait à droite, le consultant sera attaqué.

 

Denis Labouré

3 avenue de la Libération

42000 Saint-Étienne

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CLIPSAS 20 mai, 2011

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Centre de Liaison et d’Information des Puissances maçonniques Signataires de l’Appel de Strasbourg

 

 

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas … encore

 

 

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http://www.clipsas.com/fr/accueil.htm

 

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Les plus et les moins de la Maçonnerie, ou un guide vers l’autocritique. 4 mai, 2011

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Les plus et les moins de la Maçonnerie, ou un guide vers l’autocritique.

de Edouardo FIGUEROA.

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Beaucoup voient en la F.M. une occasion de se distraire, mais peu voient en elle un sentier initiatique.

Beaucoup continuent à se comporter en profane, mais peu sont de véritables initiés.

La plupart voient seulement dans l’initiation un drame symbolique, mais peu y voient un guide de transmutation alchimique.

La plupart trouvent dans les rituels une routine fastidieuse, mais peu découvrent sa magie.

Beaucoup trouvent dans les travaux présentés par les Frères quelque chose qui ne les intéresse pas, mais peu retiennent la partie qui les a éclairés.

La plupart exigent seulement des privilèges, mais peu accomplissent leurs devoirs.

Beaucoup cherchent à tirer des avantages du Frère, mais peu sont disposés à se sacrifier pour lui.

Beaucoup cherchent à satisfaire leurs désirs, mais peu cherchent à élever leur esprit.

La plupart se laissent dominer par leur tempérament, mais peu cherchent leur équilibre.

Beaucoup veulent être Vénérables Maîtres de leur Loge, mais peu cherchent à être Vénérables Maîtres de leur propre Temple.

La plupart se considèrent comme de sages Maîtres, mais peu se considèrent comme d’éternels Apprentis.

Beaucoup demandent à parler, mais peu demandent à écouter.

La plupart cherchent un Dieu Extérieur, mais peu rencontrent leur Dieu Intérieur.

Beaucoup estiment qu’un sujet n’est pas de ton grade, mais peu trouvent la manière de développer un sujet de ton grade.

Beaucoup voient seulement les différentes chambres dans lesquelles on travaille symboliquement, mais peu connaissent la chambre dans laquelle ils travaillent intérieurement.

La plupart vivent comme des pierres brutes inutiles pour une quelconque construction, mais peu se convertissent en pierres cubiques qui soutiennent le Grand OEuvre.

Beaucoup sont Maîtres, mais peu connaissent l’Acacia.

Beaucoup sont compagnons, mais peu connaissent la lettre G.

Beaucoup sont apprentis, mais peu connaissent leur pierre brute.

Beaucoup arborent vaniteusement avec ostentation leurs grades mais peu les possèdent.

La plupart vivent dans le monde extérieur, mais peu vivent dans le monde intérieur.

Beaucoup ne savent pas le sens de leur vie, mais peu savent pourquoi ils sont venus au monde.

La plupart cherchent la maçonnerie sans la rencontrer parce qu’ils la cherchent à l’extérieur, mais peu l’ont rencontrée parce qu’ils l’ont cherchée intérieurement.

Beaucoup se limiteront seulement à lire ceci, mais peu l’intérioriseront en réfléchissant.

Et toi mon frère cherches-tu à être parmi les plus nombreux ou cherches-tu à être parmi les moins nombreux ?

Parce que les moins nombreux doivent chercher à être plus nombreux et les plus nombreux doivent chercher à être moins nombreux.

 

Merci mon F:. Hugues pour ce partage …

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Communisme et franc-maçonnerie Par Léon Trotsky (1922) 19 avril, 2011

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire


Communisme et franc-maçonnerie

Par Léon Trotsky (1922) 

 

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Le développement du capitalisme a toujours approfondi et approfondit sans cesse les antagonismes sociaux. Les efforts de la bourgeoisie ont toujours tendu à émousser ces antagonismes en politique. L’histoire du siècle dernier nous présente une extrême diversité de moyens employés par la bourgeoisie à cet effet. La répression pure et simple est son argument ultime, elle n’entre en scène que dans les moments critiques. 

En temps « normal », l’art politique bourgeois consiste à enlever pour ainsi dire de l’ordre du jour la question même de la dénomination bourgeoise, à la masquer de toutes sortes de décors politiques, juridiques, moraux, religieux, esthétiques et à créer de cette façon dans la société l’impression de la solidité inébranlable du régime existant. 

Il est ridicule et naïf, pour ne pas dire un peu sot, de penser que la politique bourgeoise se fasse tout entière dans les parlements et dans les articles de tête. Non, cette politique se fait au théâtre, à l’église, dans les poèmes lyriques et à l’Académie, et à l’école. La bourgeoisie enveloppe de tous côtés la conscience des couches intermédiaires et même de catégories importantes de la classe ouvrière, empoisonnant la pensée, paralysant la volonté. 

C’est la bourgeoisie russe, primitive et mal douée, qui a le moins réussi dans ce domaine, et elle a été cruellement punie. La poigne tsariste mise à nu, en dehors de tout système compliqué de camouflage, de mensonge, de duperie, et d’illusions, se trouva insuffisante. La classe ouvrière russe s’empara du pouvoir. 

La bourgeoisie allemande, qui a donné incomparablement plus dans les sciences et les arts, était politiquement d’un degré à peine supérieure à la bourgeoisie russe : la principale ressource politique du capital allemand était le Hohenzollern prussien et le lieutenant prussien. Et nous voyons actuellement la bourgeoisie allemande occuper une des premières places dans la course à l’abîme. 

Si vous voulez étudier la façon, les méthodes et les moyens par lesquels la bourgeoisie a grugé le peuple au cours des siècles, vous n’avez qu’à prendre en mains l’histoire des plus anciens pays capitalistes : l’Angleterre et
la France. Dans ces deux pays, les classes dirigeantes ont affermi peu à peu leur domination en accumulant sur la route de la classe ouvrière des obstacles d’autant plus puissants qu’ils étaient moins visibles. 

Le trône de la bourgeoisie anglaise aurait été brisé en mille morceaux s’il n’eût été entouré d’une atmosphère de respectabilité, de tartufferie et d’esprit sportif. Le bâton blanc des policemen ne protège que la ligne de repli de la domination bourgeoise et une fois le combat engagé sur cette ligne — la bourgeoisie est perdue. 

Infiniment plus important pour la conservation du régime britannique est l’imperceptible toile d’araignée de respectabilité et de lâcheté devant les commandements bourgeois et les « convenances » bourgeoises qui enveloppe les cerveaux des trade-unionnistes, des chefs du Labour Party et de nombreux éléments de la classe ouvrière elle-même. 

La bourgeoisie française vit, politiquement, des intérêts du capital hérité de
la Grande Révolution. Le mensonge et la perversion de la démocratie parlementaire sont suffisamment connus et semble-t-il, ne laissent plus place à aucune illusion. Mais la bourgeoisie fait de cette perversion même du régime son soutien. Comment cela ? Par l’entremise de ses socialistes. 

Ces derniers, par leur critique et leur opposition, prélèvent sur les masses du peuple l’impôt de la confiance, et au moment critique transmettent toutes les voix qu’ils ont recueillies à l’Etat capitaliste. Aussi la critique socialistes est-elle actuellement un des principaux étais de la domination bourgeoise. 

De même que la bourgeoisie française fait servir à ses but non seulement l’Eglise catholique, mais aussi le dénigrement du catholicisme, elle se fait servir non seulement par la majorité parlementaire, mais aussi par les accusateurs socialistes, ou même souvent anarchistes, de cette majorité. Le meilleur exemple en est fourni par la dernière guerre, où l’on vit abbés et francs-maçons, royalistes et anarcho-syndicalistes, se faire les tambours enthousiastes du capital sanglant. 

Nous avons prononcé le mot : franc-maçonnerie. La franc-maçonnerie joue dans la vie politique française un rôle qui n’est pas mince. Elle n’est en somme qu’une contrefaçon petite bourgeoise du catholicisme féodal par ses racines historiques. 

La République bourgeoise de France avançant tantôt son aile gauche, tantôt son aile droite, tantôt les deux à la fois, emploie dans un seul et même but soit le catholicisme authentique, ecclésiastique, déclaré, soit sa contrefaçon petite-bourgeoise, la franc-maçonnerie, où le rôle des cardinaux et des abbés est joué par des avocats, par des tripoteurs parlementaires, par des journalistes véreux, par des financiers juifs déjà bedonnants ou en passe de le devenir. 

La franc-maçonnerie, ayant baptisé le vin fort du catholicisme, et réduit, par économie petite-bourgeoise, la hiérarchie céleste au seul « Grand Architecte de l’Univers », a adapté en même temps à ses besoins quotidiens la terminologie démocratique : Fraternité, Humanité, Vérité, Equité, Vertu. La franc-maçonnerie est une partie non officielle, mais extrêmement importante, du régime bourgeois. 

Extérieurement, elle est apolitique, comme l’Eglise ; au fond, elle est contre-révolutionnaire comme elle. A l’exaspération des antagonismes de classes, elle oppose des formules mystiques sentimentales et morales, et les accompagne, comme l’Eglise, d’un rituel de Mi-Carême. 

Contrepoison impuissant, de par ses sources petites-bourgeoises contre la lutte de classe qui divise les hommes, la maçonnerie, comme tous les mouvements et organisations du même genre, devient elle-même un instrument incomparable de lutte de classe, entre les mains de la classe dominante contre les opprimés. 

Le grand art de la bourgeoisie anglaise a toujours consisté à entourer d’attention les chefs surgissant de la classe ouvrière, à flatter leur respectabilité, à les séduire politiquement et moralement, à les émasculer. Le premier artifice de cet apprivoisement et de cette corruption, ce sont les multiples sectes et communautés religieuses où se rencontrent sur un terrain « neutre » les représentants des divers partis. 

Ce n’est pas pour rien que Lloyd George a appelé l’Eglise « la Centrale électrique de la politique ». En France, ce rôle, en partie du moins, est joué par les loges maçonniques. 

Pour les socialistes, et plus tard pour le syndicaliste français, entrer dans une loge signifiait communier avec les hautes sphères de
la politique. Là, à la loge, se lient et se délient les relations de carrière ; des groupements et des clientèles se forment, et toute cette cuisine est voilée d’un crêpe de morale, de rites et de mystique. 

La franc-maçonnerie ne change rien de cette tactique, qui a fait ses preuves, à l’égard du Parti Communiste : elle n’exclut pas les communistes de ses loges, au contraire, elle leur en ouvre les portes toutes grandes. La maçonnerie cesserait d’être elle-même, si elle agissait autrement. 

Sa fonction politique consiste à absorber les représentants de la classe ouvrière pour contribuer à ramollir leurs volontés et, si possible, leurs cerveaux. Les « frères » avocats et préfets sont naturellement très curieux et même enclins à entendre une conférence sur le communisme. 

Mais est-ce que le frère de gauche, qui est le frère cadet, peut se permettre d’offrir au frère aîné, qui est le frère de droite, un communisme sous le grossier aspect d’un bolchévik le couteau entre les dents ? Oh ! non. Le communisme qui est servi dans les loges maçonniques doit être une doctrine très élevée, d’un pacifisme recherché, humanitaire, reliée par un très subtil cordon ombilical de philosophie à la fraternité maçonnique. 

La maçonnerie n’est qu’une des formes de la servilité politique de la petite-bourgeoisie devant
la grande. Le fait que des « communistes » participent à la maçonnerie indique la servilité morale de certains pseudo-révolutionnaires devant la petite bourgeoisie et, par son intermédiaire, devant la grande. 

Inutile de dire que la Ligue pour la Défense des Droits de l’homme et du citoyen n’est qu’un des accès de l’édifice universel de la démocratie capitaliste. Les loges étouffent et souillent les âmes au nom de la Fraternité ; la Ligue pose toutes les questions sur le terrain du Droit. Toute la politique de la Ligue, comme l’a démontré avec clarté la guerre, s’exerce dans les limites indiquées par l’intérêt patriotique et national des capitalistes français. 

Dans ce cadre, la Ligue a tout loisir de faire du bruit autour de telle ou telle injustice, de telle ou telle violation du droit ; cela attire les carriéristes et abasourdit les simples d’esprit. 

La Ligue des Droits de l’Homme a toujours été, de même que les loges maçonniques, une arène pour la coalition politique des socialistes avec les radicaux bourgeois. Dans cette coalition, les socialistes agissent, bien entendu, non pas comme représentants de la classe ouvrière, mais individuellement. Toutefois, l’importance prise par tel ou tel socialiste dans les loges est déterminée non pas le poids de sa vertu individuelle, mais par l’influence politique qu’il a dans la classe ouvrière. 

Autrement dit : dans les loges et autres institutions du même genre, MM. les socialistes tirent profit pour eux-mêmes du rôle qu’ils jouent dans le mouvement ouvrier. Et ni vu ni connu, car toutes les machinations sont couvertes par le rituel idéaliste. 

Bassesse, quémandage, écorniflage, aventurismes, carriérismes, parasitisme, au sens le plus direct et le plus matériel du mot, ou bien, en un sens plus occulte et « spirituel » — voilà ce que signifie la franc-maçonnerie pour ceux qui viennent à elle d’en bas. 

Si les amis de Léon Blum et de Jouhaux s’embrassent dans les loges avec leurs frères du bloc des gauches, ils restent, ce faisant, complètement dans le cadre de leur rôle politique ; ils parachèvent dans les séances secrètes des loges maçonniques ce qu’il serait incongru de faire ouvertement en séance publique du Parlement ou dans la presse. 

Mais nous ne pouvons que rougir de honte en apprenant que dans les rangs d’un Parti Communiste (! !!) il y a des gens qui complètent l’idée de la dictature du prolétariat par la fraternisation dans les tenues maçonniques avec les dissidents, les radicaux, les avocats et les banquiers. Si nous ne savions rien d’autre sur la situation de notre Parti français, cela nous suffirait pour dire avec Hamlet : « Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark… » 

L’Internationale peut-elle permettre à cet état de choses véritablement honteux de se prolonger et même de se développer ? Ce serait permettre que le Parti Communiste Français occupe dans les système du conservatisme démocratique la place de soutien de gauche occupée autrefois par le Parti Socialiste. Mais cela ne sera pas — nous avons trop foi en l’instinct révolutionnaire et en la pensée révolutionnaire de l’avant-garde prolétarienne française. 

D’une lame impitoyable elle tranchera une fois pour toutes les liens politiques, philosophiques, moraux et mystiques qui rattachent encore la tête de son Parti aux organes déclarés ou masqués de la démocratie bourgeoise, à ses loges, à ses ligues, à sa presse. 

Si ce coup d’épée laisse par delà les murs de notre Parti quelques centaines et même quelques milliers de cadavres politiques, tant pis pour eux. Tant pis pour eux et tant mieux pour le Parti du prolétariat, car ses forces et son poids ne dépendent pas du seul nombre de ses membres. 

Une organisation de 50.000 membres, mais construite comme il faut, qui sait fermement ce qu’elle veut et qui suit la voie révolutionnaire sans jamais s’en écarter, peut et doit conquérir la confiance de la majorité de la classe ouvrière et occuper dans la révolution la place directrice. Une organisation de 100.000 membres contenant centristes, pacifistes, francs-maçons, journalistes bourgeois, etc., est condamnée à piétiner sur place, sans programme, sans idée, sans volonté — et jamais ne pourra conquérir la confiance de la classe ouvrière. 

La franc-maçonnerie est une plaie mauvaise sur le corps du communisme français. Il faut la brûler au fer rouge. 

 

Merci mon BAF:. François de ton apport …

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Protégé : L’Ordre du lion – O. Wirth – 1° - 16 avril, 2011

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Protégé : Une Parole Circule n° 7 – 1° - 3 avril, 2011

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