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UNIVERSI TERRARUM ORBIS ARCHITECTONIS GLORIA AB INGENTIS 15 septembre, 2013

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BRICAUD – CHEVILLON 7 août, 2013

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la Lumière – Les Couleurs 4 août, 2013

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La Lumière – les Couleurs

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Le diable et le satanisme expliqués aux Francs-Maçons 14 juillet, 2013

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Lundi 17 juin 2013
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Le 1er principe de la règle en douze points de la Franc Maçonnerie régulière stipule que le premier devoir du Franc Maçon est la croyance en Dieu, un Dieu révélé par les Saintes Ecritures. Or l’adage populaire dit :  » Qui croit en Dieu croit au diable « , et les Saintes Ecritures regorgent aussi d’allusions à celui qu’on appelle couramment Satan comme ennemi de Dieu ou des hommes, les conceptions varient selon les religions.

Nous, Francs Maçons, nous nous voulons croyants en un Dieu bon et généreux d’une part et hommes de vertu d’autre part, mais sommes-nous pour autant des pourfendeurs de vices, des Torquémada en tablier ? Les Frères, eux, ont pour but l’amélioration personnelle en éradiquant le vice dans le but de pouvoir ensuite transpirer cette amélioration pour tenter d’améliorer un peu – Un tout petit peu – l’humanité, si tant est que ce soit possible… Mais la question de l’origine des vices n’est pas posée.

La définition de la vertu dans le rituel d’initiation selon le Guide des Maçon, notre rituel, est  » Une disposition qui porte à faire le bien « . Or parmi les 7 vertus principales de la religions judéo-chrétienne on trouve 3 vertus théologales, c.a.d qui ont Dieu pour objet. Pour mémoire : La foi, l’espérance et la charité. Donc, par conséquent, si on considère, comme le dit le même rituel d’initiation, que le vice est  » l’opposé de la vertu « , alors faut-il en déduire que certains vices auraient pour objet l’opposé de Dieu : le diable ?

Mais alors qui est ce diable, ce Satan, à qui les chrétiens attribuent tous les malheurs du monde ? Qu’est-ce que le satanisme ? En quoi cela consiste-t-il ? Quelle est sont origine ?


L’apparition de Satan tel que nous le connaissons aujourd’hui date du nouveau testament dans lequel il est pour le moins omniprésent. Ainsi St Marc dans son évangile raconte que les pharisiens et Jésus s’accusent mutuellement d’être les agents du Diable :  » C’est par le chef des démons qu’il chasse les démons  » disent les scribes à qui Jésus rétorque  » Comment Satan peut-il chasser Satan ?  » (Marc 3 – 22 & 23). Dans la même optique, Luc et Matthieu font de la tentation dans le désert l’épisode clef de la vie du christ :  » Alors Jésus fut conduit par l’esprit au désert pour être tenté par le Diable  » (Matthieu 4-1).

Soit, mais le problème est que ce  » Satan « , ce diable, ne nous a jamais été présenté. L’ancien Testament nous avait laissé l’image d’un Satan plutôt discret, accusateur certes,  » empêcheur de tourner en rond  » pourrait-on dire, mais nullement puissance du mal. Le peuple hébraïque ignore d’ailleurs le diable qui est totalement absent de l’ancien testament.

Pourquoi ? Parce que Yahvhé, Dieu unique, est loin d’incarner le bien absolu. Il ressemble en cela à ces prédécesseurs car ambivalent, il peut faire beaucoup de bien comme beaucoup de mal : Il lutte sans raison apparente contre Jacob, il tente même d’assassiner Moïse (Exode 4 – 24 & 25). Ce n’est que vers le 7e siècle avant notre ère que les prophètes font des tentatives pour dissocier le mal de Dieu. La solution adoptée est celle d’êtres spirituels bras droit de Dieu à qui ce dernier confierait les tâches ingrates, ces mêmes serviteurs ayant parfois une tendance à faire du zèle, au grand dam de l’Eternel qui, tout parfait qu’il soit, semble avoir du mal à contrôler les ardeurs de ses subordonnés. Ces serviteurs sont appelés des satans, de la racine hébraïque  » stn  » qui signifie  » adversaire  » ou  » celui qui met obstacle « . Signalons d’ailleurs que le mot diable vient du grec  » diabolos  » ou du latin  » diabolus « , c.a.d  » Calomniateur « . Entre l’accusation et la calomnie, la frontière est ténue et elle est vite franchie… Le satan est donc un employé de Dieu qui n’agit qu’avec la permission de celui-ci pour accomplir les basses œuvres et jouer le rôle d’accusateur voire de procureur. C’est donc un satan qui met Job à l’épreuve en lui envoyant des calamités (Job, 1 – 6 à 12, 2 – 4 à 7). Et c’est encore un satan qui, dans le vision de Zacharie (Zacharie 3 – 1), tient de procureur dans le procès de Josué. Dans ce tribunal le satan est d’ailleurs assis à la droite de Dieu.

L’exemple le plus criant de cette dissociation de Dieu et de ses second couteaux est consigné dans le livre de Samuel (24 – 75 & 76) où il est écrit :  » Le seigneur envoya donc la peste en Israël depuis ce matin là jusqu’au temps fixé, et il mourut parmi le peuple, de Dan à Beer-Sheva, 70 000 hommes. L’ange étendit son bras vers Jérusalem pour la détruire mais le seigneur renonça à sévir et dit à l’ange qui exterminait le peuple :  » Assez maintenant, relâche ton bras « .  »

Peu à peu, insensiblement, le satan de l’ancien testament devient autonome par rapport à Dieu. A ce point que, lorsque l’église catholique arrive au pouvoir vers le 4e siècle, celle-ci cherche à laver Dieu de toute intention maligne. Le mal est alors reporté sur Satan qui devient indépendant et à qui on peut désormais mettre une majuscule…

Un exemple de ce basculement nous est fournie par l’affaire du recensement d’Israël, pratique interdite par le loi mosaïque. Dans Samuel (24 – 1) c’est Yahvhé qui pousse David à le faire avant de le sanctionner. Quelques siècle plus tard, dans le 1er livre des chroniques (21 – 1) il est écrit  » Satan se dressa contre Israël et il incita David à dénombrer Israël « .

Voilà, l’ennemi est désigné. Et sans le savoir, l’Eglise catholique se rapproche des conceptions païennes qu’elle va combattre avec véhémence. En effet le Satan chrétien n’est pas sans rappeler les anciens Dieux Perses. Dans les mythes perses il existe un dieu suprême, Ahura Mazda, alias Ormuz, et deux esprits jumeaux : Spenta Mayu, le bon, et Ahra Mayu, surnommé Ahriman, le mauvais. D’après les écrits zoroastristes, Ahriman convoitait la lumière, mais pour lui barrer la route, Ahura Mazda, créé le monde, foncièrement bon. Ahriman, en réaction, créé les êtres malfaisants et commence ainsi une lutte incessante entre le bien et le mal. On pourrait voir dans cette légende une ébauche du prologue de St Jean (1-4) :  » La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’on point reçue « .

Il se trouve en plus que dans la mythologie Zoroastriste, Ahriman est représenté par un serpent, tout comme le tentateur de la genèse (chap 3 – 1 et suiv), celui qui pousse Eve à faire manger à Adam du fruit de l’arbre de la connaissance. On pourrait plancher longuement sur le symbolisme attaché au serpent mais cela dévierait du sujet… Ahriman est également secondé par 7 archidémons qui figurent des maux physiques et moraux. La liste de ces maux rappelle tantôt les 7 pêchés capitaux, tantôt les 7 plaies d’Egypte. Ces 7 archidémons sont : L’erreur, l’hérésie, l’anarchie, la discorde, la présomption, la faim et la soif.

Dans l’armée d’Ahriman enfin, on trouve enfin des personnages qui feront partie des légions de Satan selon la Bible: Azazel, Lilith, Léviathan…

Ainsi, dans le nouveau testament, le diable est omniprésent. Il est cité 188 fois sous les noms de Satan, démons, diable, bêtes, ou dragon. Son nombre est donné : 666, chiffre issu de la transcription du nom du 6e empereur de Rome,  » César-Néron « , selon l’alphabet hébraïque, ou  » César-Dieu  » si on utilise l’alphabet grecques. On dira également que 666 était le chiffre de Napoléon Bonaparte. Ce chiffre serait celui de l’imperfection par rapport au 7 divin. Le diable se serait vue attribuer ce chiffre parce, selon certains, 600 serait le chiffre de la fausse religion, 60 celui du commerce avide, et 6 celui de la conduite du monde. On se demande qui a bien pu avancer cette explication mais, en tout cas, quel bon argument pour les antimondialistes aujourd’hui !

L’ennemi est désigné mais l’Eglise, en conférant à Satan le rôle de propagation du mal dans le monde va commettre une terrible erreur : Elle va donner tellement d’autonomie à Satan qu’elle va en faire un égal de Dieu, ce dernier ne pouvant rien contre son action. Un dualisme qui suivra toujours l’église catholique. Un dualisme qui a d’ailleurs servi de fondement à différentes doctrines rassemblées sous le vocable  » gnosticisme « . Ces doctrines veulent que le monde soit tellement mauvais et répugnant qu’il n’ait pu être engendré par un Dieu bon et tout puissant. Le véritable salut ne vient alors pas de l’adoration de ce Dieu céleste mais de la connaissance interne, la gnose, qui révèle le véritable Dieu, bon et généreux. Pour mieux installer définitivement le dualisme le concile de Constantinople, en 533, condamnera la doctrine de l’apocatastase voulant qu’à la fin des temps, le diable serait pardonné. Même Dieu ne peut racheter le diable, n’est-ce pas la preuve de l’égalité de ce diable et de Dieu…

Un fait surprenant tendrais à prouver la bien fondé de cette dualité. La racine hébraïque de Satan est  » stn « . En kabbale,  » stn  » (Sin, Tet, Noun) à pour valeur numérique 359. Or 359 est le 72e nombre premier. Et le Grand Nom de Dieu dans la tradition hébraïque a 72 lettres… Cette dualité serait-elle donc inscrite dans les textes sacrées ?

Pour Corriger le tir l’église catholique se lance dans une vaste opération de terreur. Elle s’ingénie à décrire le diable comme un être physiquement horrible. Le concile de Trente le montre comme un hybride d’homme et de bête : Un corps d’homme, un abdomen de bouc des pieds fourchus, une longue queue, une barde rousse, une peau noirâtre, des cornes et il exhale une odeur de souffre. Encore un rapprochement avec les conceptions païennes puisque ce diable ressemble étrangement au dieu Pan dans la mythologie grecques. Il s’agit quoi qu’il en soit d’un symbolisme bien maladroit : L’aspect physique de Satan traduit la noirceur de son âme et la noirceur de l’âme de son serviteur. D’aucun pourrait parler de délit de sale gueule… Mais il s’agissait avant tout de contrecarrer l’action des artistes du 5e siècle qui représentent le diable comme un beau jeune homme richement vêtu et aux manières gracieuses. Une image qui pourrait plus séduire les fidèles qu’un Dieu tout puissant que personne n’a jamais vu…

C’est aussi à cette époque que fleurissent les manuels de démonologie. On citera pour mémoire le  » Malleus malifacrum  » ( » Le marteau des soricères « ) des inquisiteurs allemands Jacques Sprenger et Henri Institori, peudonyme de Henrich Kramer (1486), ou le  » De la démonomanie des sorciers  » du jurisconsulte français Jean Bodin (1508). C’est enfin l’époque des exorcismes et de la chasse aux sorcières et des soi disant  » pacte avec le diable « . On vois alors le diable partout : Dans les cultes païens, dans la médecine, dans les catastrophes naturelles, dans ce que le clergé appelle  » l’art noir  » et qui n’est autre que l’alchimie, dans les plaisirs en général et en particulier le 1er d’entre eux, la grande peur des religions occidentales : le plaisir sexuel…

Enfin, les légions des ténèbres sont dénombrées. Au XVIe siècle on parle de plus de 44 millions de démons répartis en 6666 légions commandées par 66 princes de l’enfer parmi lesquels Abaddon, Mammon, Belphégor, Alastor, Léviathan, Astaroth… Et j’en passe. Certes tout cela ne représente, paraît-il, qu’ 1/3 des armées divines mais on ne peut s’empêcher de crier au délire face à de tels chiffres sur lesquels les théologiens ergotent à l’époque…

Tout cela est tel que la chasse au diable aboutira au résultat inverse. Au XVIIIeme siècle et surtout au XIXe, le statut de Satan se renverse : Il devient avec la révolution française puis la révolution industrielle un symbole de la lutte contre le pouvoir et l’oppression, un symbole d’affranchissement. En 1877, Calvinhac, un des chefs de la libre pensée française déclare dans une réunion publique :  » Dieu, c’est le mal. Satan, c’est le progrès, la science, et si l’humanité était mise en demeure de reconnaître et d’adorer l’un de ces deux entêtés, elle ne devrait pas hésiter un seul instant… « . Voilà comment le diable devient l’ami de l’homme.

La littérature s’en fait l’écho avec des gens comme lord Byron qui loue Lucifer d’avoir soutenu Caïn contre la tyrannie divine. Percy Shelley qui dans un  » Essai sur le diable et sur les démons  » démontre que les chrétiens ont tout fait pour retirer à Dieu la responsabilité du mal et voit dans le diable le symbole de la prise de conscience de cette vérité. Georges Sand enfin qui dans  » Consuelo  » fait dire à Satan :  » je ne suis pas le démon (…) je suis le dieu du pauvre, du faible et de l’opprimé.  »

Et ce n’est pas fini : Avec les Frères Lumière, Satan passera au cinéma : Depuis  » Le manoir du diable  » en 1896 jusqu’à  » L’associé du diable  » avec Al Pacino en 1997, en passant par  » La beauté du diable  » (1949),  » Rosemary’s baby  » (1968),  » L’exorciste  » (1973),  » Angel heart  » (1985)  » Les sorcières d’eastweek  » (1987) et surtout la trilogie  » Damien – La malédiction  » débutée en 1976. Aujourd’hui l’image du diable est plutôt brandie par les groupes de musique rock et ce depuis les années 60 à 70. Les Rolling Stones chanteront  » sympathy for the devil  » avant que, dans les années 70, le groupe Black Sabbath ou le chanteur Screaming Lord Sutch ne défraient la chronique. Aujourd’hui l’étendard satanique est surtout brandi par les groupes black métal comme Dark Funeral, Dimmu Borgir, Gorgoroth, Mystic Circle, Dark Throne, etc…

Mais il faut avouer que le cinéma, et plus encore le black métal, donne souvent de Satan et du satanisme moderne une image extrêmement faussée, image dans laquelle satanisme, violence et apocalypse forme un mic-mac plutôt indigeste pour les profanes.

Quant à l’idée du culte satanique et des rites sataniques, elle n’est pas récente. Les historiens se déchirent sur la réalité des sabbats, ces rites qu’on appelle parfois  » messes noires « . Le manuel de démonologie de Bodin ou le  » Malleus maléficarum  » affirment haut et fort l’existence des sabbats et donnent des descriptions plus atroces les unes que les autres de sacrifices humains, d’orgies sexuelles à grandes échelles. Et ce n’est pas l’Ordre du temple d’orient fondé en 1912 par l’anglais Aleister Crowley, transfuge de la Golden Dawn, qui le démentira, loin de là… A titre anecdotique, les lieux de cultes sataniques ont même été situés dans les temples maçonniques par le sieur Gabriel Jorgan-Pages, alias Léo Taxil, de triste mémoire. Aujourd’hui, la situation est plus claire…

Le fondateur du satanisme moderne est l’américain Anton Szandor Lavey, un F:. d’ailleurs, qui fonde en 1966 l’Eglise de Satan qui demeure aujourd’hui la principale organisation sataniste, celle qui chapeaute toutes les autres. 1966 est proclamée première année de l’ère satanique. Si les F:. M:. sont en l’an 6002, les satanistes sont en l’an 36.

Le satanisme moderne n’a rien à voir avec les digressions du maléficarum, ni les invectives des curés. Pas question de sacrifices d’enfants ou même d’animaux, pas de sabbats champêtres nocturnes où l’on se rend à califourchon sur un balai et qui se termine par un obsculum obsenum…

Certes le satanisme moderne a repris le coté contestataire du diable tel qu’inspiré des saintes écritures et n’importe quel Franc Maçons serait pour le moins septique à l’écoute de cette doctrine satanique. Ainsi le satanisme moderne affirme haut et fort la non existence de Dieu, création purement humaine. Idem pour le paradis et l’enfer qui ne sont que des moyens de dominer les fidèles au même titre que le pêché originel et son corollaire : Le meilleur outil de contrôle des personnes et des masses : La Culpabilité. Le satanisme moderne se veut seulement une spiritualité athée et d’origine païenne, sans aucune vénération d’un quelconque être supérieur. Satan n’est plus qu’un concept et le satanisme se veut une spiritualité basée non pas sur la vénération d’un Dieu unique qui vous rachètera dans l’autre monde si vous avez beaucoup souffert sur Terre, mais sur l’épanouissement de la personne, l’augmentation de l’intelligence et sur l’accomplissement individuelle. Un démarche certes très initiatique voire, pourquoi pas, Nietzchéenne.

Cette étrange mélange de contestation et d’initiation se retrouve dans les 11 règles sataniques. C’est 11 commandement reflètent plutôt, eux le coté contestataire. De plus il y a 10 commandements dans les religions du livre, il y en a 11 dans le satanisme, encore une forme de contestation… Qu’elle sont-ils ? Citon-en quelques uns :  » Ne donnez pas votre opinion à moins qu’on vous la demande « ,  » Si vous allez dans le repaire de quelqu’un montrez lui du respect, sinon n’y aller pas « ,  » Ne vous plaignez de rien qui vous concerne pas personnellement « ,  » Ne tuez pas d’animaux sauf pour vous défendre ou pour vous nourrir  »  » Quand vous sortez, n’ennuyez personne. Si on quelqu’un vous ennuie, dites lui d’arrêter. S’il continue (…) faites en sorte qu’il ne puisse plus vous contrarier « .

Faisons aussi un détour par la symbolique des nombres. 11, c’est la plénitude du 10 qui symbolise un cycle complet auquel s’ajoute le 1 qui fait du nombre 11 celui de la démesure, du dépassement, de l’outrance dans la symbolique chrétienne. St Augustin dira  » le nombre 11 est l’armoirie du péché. « . Mais si le 11 est supérieur au 10 qui représente le cycle accompli, il faut aussi comprendre que 11, c’est quelque chose de nouveau qui commence. Le Dr René Allendy, dans on ouvrage  » La symbolique des nombres  » publié en 1948, écrit :  » 11 est le nombre de l’initiative individuelle mais pas forcement dans le sens de l’harmonie cosmique, car 11 est aussi 1 + 1 donc 2. Or le 2 est le chiffre de la lutte intérieure, de la transgression. « .

L’initiative individuelle, la lutte intérieure, la transgression … Dans le monde profane tout cela est synonyme de péchés, de marginalité, d’un mal être qui peut vous conduire sur le divan du 1er psychanalyste venu… Dans le monde initiatique, nous parlons de tout cela en terme de parcours initiatique…

Cette volonté d’épanouissement et d’initiation qui caractérise le satanisme, on les retrouve aussi dans les 9 péchés sataniques qui, eux, reflètent plutôt le coté développement personnel :

1 – La stupidité.
2 – La prétention.
3 – Le nombrilisme, un sataniste ne donne jamais son avis, il écoute.
4 – Se couvrir de ridicule, sauf pour s’amuser.
5 – Le conformisme.
6 – Le manque de perspective, toujours restituer un événement dans l’histoire.
7 – L’oubli du passé, comprenez  » accepter ce qui est nouveau sans se poser de question.  »
8 – La satisfaction béate.
9 – Le manque d’esthétisme.

Signalons tout de suite que ces péchés ne sont en aucun cas mortels ou véniels, étant donné que les satanistes sont avant tout athées, il n’y a pas de condamnation venant d’une autorité supérieure si l’un de ces péchés a été commis… Ils s’apparentent alors plutôt à de simples conseils…

Pourquoi 9 ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce nombre 9 est des plus intéressants et des plus opportun en la matière. 9, toujours selon René Allendy, c’est le nombre complet de l’analyse totale. Car 9 est un des nombres des sphères célestes et c’est le nombre des cercles de l’enfer, Beaucoup de traditions symboliques voient dans le nombre 9 la synthèse de la terre, du ciel et de l’enfer. Enfin, 9 représente l’ouverture du cercle vers le bas, donc sur le monde matériel, contrairement au 6 qui représente l’ouverture sur le monde spirituel, le cercle du chiffre s’ouvrant vers le haut. 9, c’est enfin 6 + 6 + 6 = 18, 1 + 8 = 9.

Alors certes on peut ne pas être d’accord avec cette doctrine, ces péchés et ces commandements, mais le satanisme doit être traité comme n’importe quelle religion ou spiritualité : il faut en prendre est en laisser…

Revenons un instant sur les croyances d’autrefois. Les manuels de démonologies palabrent à grand renfort de détails scabreux sur des sacrifices d’animaux, sinon humains, des festins de chair humaine sans boisson, et des orgies sexuelles auxquelles nos amis les bêtes sont éventuellement conviées à des fins que la morale réprouve…

Il existe certes des rituels dans le satanisme et la pudeur n’y a pas forcement sa place. Ainsi lors des célébrations sataniques les participants sont vêtus de robes noires mais les jeunes femmes peuvent être plus légèrement vêtus… Mais il faut d’entrée noter que dans les célébrations satanistes, les participants sont en robe noire, donc en deuil, tout comme en maçonnerie. L’attrait de la robe noire dans ces cérémonies est la même que dans la justice judiciaire et le même que le tablier et le costume sombre en maçonnerie : Elle a le mérite de mettre tout le monde sur un pied d’égalité, il n’y a plus de riche, de pauvre, de laid, de beau, il n’y a que des gens égaux, qui ont les mêmes aspirations, en quête de quelque chose à partager par delà les différences. Certes le noir symbolise la mort dans la civilisation occidentale mais dans la tradition initiatique le noir est toujours le préalable au blanc. Ce noir est alors temporaire, et synonyme de préalable à un passage à une lumière d’un grande blancheur, une lumière synonyme de vie. C’est le même processus que dans les danses initiatique des derviches tourneurs qui sont revêtus d’un manteau noir qu’il enlèvent pour apparaître en robe blanche et se mettre à danser. C’est le même processus que lors de l’initiation maçonnique durant laquelle le candidat est plongé dans le noir du cabinet de réflexion préalablement à la réception de la lumière. Et on signalera enfin, dans cette optique, qu’un des nombreux noms du diable est  » Lucifer  » ce qui veut dire  » Le porteur de lumière « , Lucifer qui était aussi le nom du christ jusqu’au IIIe siècle…

On comprend mieux cette vêture et cette aspiration à la lumière à la lueur d’autres symboles présent lors d’une célébration satanique :

– Les 2 bougies qui entourent l’autel : L’une d’elle est blanche, l’autre est noire. Elle représente la passage des ténèbres à la lumière. On ne peut s’empêcher de penser au pavé mosaïque.

– Le calice qui est le réceptacle de tous les bienfaits dans différentes traditions symboliques. Analogue au Graal, il contient l’immortalité et donc la vie. La cérémonie satanique serait donc une célébration de la vie. Fait du hasard ? : Le hiéroglyphe égyptien pour le cœur est un calice… Enfin, ce calice doit contenir un liquide agréable au palais

– Enfin et surtout le symbole du Baphomet. Le Baphomet est une tête de bouc insérée dans un pentagrame dont la pointe est tournée vers le bas. On a tout dit sur ce pentagrame inversé, cette étoile à cinq branches dont la pointe est tournée vers le bas, et sur ce bouc qui attaque le ciel avec ses cornes. Encore une pique à l’église… Il faut dire, pour comprendre tout cela, que le Lévitique (chap 16, verset 15 à 16) parle du sacrifice d’un bouc pour expier les pêchés d’Israël. Le monde judéo-chrétien a donc rapidement fait du bouc un symbole de luxure et de perversion alors que cette interprétation est elle-même une perversion d’autres traditions symboliques.
Le symbolisme attaché au bouc est en effet plutôt positif : Autour de la Méditerranée il est perçu comme un capteur de tout le mal qui peut s’abattre sur une communauté. A ce titre jamais personne n’ennuie les boucs dans les villages. Il est souvent aussi symbole de virilité et de fertilité, donc, par extension, symbole de vie. Dans le même ordre d’idée, en Inde, le bouc est assimilé au feu, plus exactement au dieu védique Agni, dieu du feu. Le bouc apparaît alors comme le symbole du feu d’où naît la vie et la mort.

Il y a d’autres accessoires symboliques utilisées dans les cérémonies sataniques : La cloche, l’épée comme symbole du verbe, le gong… Mais pas question de faire un listing de symboles dont vous avez pu voir qu’ils convergent tous vers la même interprétation.

Ces explications serviront-elles à éloigner la peur du diable ? On peut en doute tant elle est encore présente. Ainsi de nos jours on s’effraie encore lorsqu’on découvre, dans l’actualité, des images de profanations de sépultures dans des cimetières dans lesquels les croix sont renversées, les cadavres exhumés, des slogans peints, de pauvres animaux égorgés. Et lorsque les fauteurs de troubles sont attrapés on se rend compte que tout cela a été perpétré par des adolescents aux cheveux longs, tout de noir vêtus et fan de black métal. Point là de satanisme mais un simple délire de jeunes perturbés, probablement par une famille indigne…Certes pour beaucoup le satanisme est le prétexte de gens mal intentionnés qui répandent la destruction et l’affliction autour d’eux par plaisir sadique. Mais on pourrait dire de même des croisades, qu’elles soient d’hier ou d’aujourd’hui, perpétrées par les grandes religions pour lesquelles la lutte contre le diable a longtemps été un prétexte. Cette peur du diable est revenu en force il y a quelque temps, avec la fin du XXe siècle. La tempête du 26 décembre 1999 y a été pour quelque chose dans l’esprit des gens cultivés. On alors longuement reparlé de l’apocalypse selon St Jean et de la venue de l’antéchrist. L’antéchrist qui n’est d’ailleurs pas le diable lui-même mais un démon incarné selon certains, le fils d’un démon et d’une femme selon St Jérôme.

On a, de plus, du mal a priori à comprendre cette peur du diable issue de l’apocalypse puisque, selon St Jean comme dans toutes les traditions apocalyptiques, le diable perd le combat ultime et du champ de bataille naît un monde meilleur, la terre redevenant alors un paradis, du moins selon St Jean. Mais, toujours selon St Jean, ce paradis sur terre ne s’installe qu’après un jugement dernier dans lequel seuls les bons seront récompensés. Il n’est pas interdit de penser, dés lors, que cette peur du diable serait, quelque part, la peur de soi-même. Plus exactement du mal intérieur, de celui que tout homme peut commettre. Ce mal barrant l’entrée du paradis…

On a prêté longtemps aux prétendus satanistes, aux païens, aux idolâtres les pires vices. Cette idée survie encore de nos jours. Mais, d’un autre coté, au nom de Dieu, qui n’en demandait sûrement pas autant, des hommes soi-disant très pieux ont massacrés de soi-disant infidèles, pillés, torturés, violés, détruits… On se demande alors de quel coté est le vice…

Le satanisme est un sujet bien inhabituel pour une loge de maçons francs et réguliers, qui affirment donc leur croyance en un Dieu révélé, qui prêtent serment sur la bible, le Coran ou la Torah. L’athéïsme des satanistes leur interdit l’accès des loges régulières, d’une part, et les Francs maçons réguliers ne peuvent, d’autre part, se reconnaître totalement dans cette doctrine. Un sujet inhabituel certes, charge à vous mes FF:. d’en tirer l’enseignement que vous voudrez : Simple savoir, connaissance de l’ennemi, ou réflexion plus profonde. Charge à vous donc de réunir ce qui est épars…

[Avant de rendre la parole par la formule rituelle, je souhaiterais remercier le F:. Sam Eched, 33e degré au REAA et membre du Suprême Conseil de Belgique pour sa contribution de kabbaliste sur la racine stn.]

J’ai dit, V:. M:.

Sources : http://www.franckbailly.fr/deh/www/Documents/planches/1/satan/satan.htm

et l’excellent blog : http://hautsgrades.over-blog.com

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Protégé : Une Parole circule n° 16 – 1° - 5 juillet, 2013

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Histoire et Tradition du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm 8 juin, 2013

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La peur de la Mort … 11 mai, 2013

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La Peur De La Mort

Posted: 11 Apr 2013 11:00 PM PDT

La peur de la Mort ... dans Recherches & Reflexions La+Peur+De+La+Mort
Je Sais Que Je Ressens Cette Peur, Sans Savoir Ce Qu’il Y A Derrière.
Qu’entendez-vous par peur ?
Qu’est-ce que la peur ?
La peur n’est pas une abstraction, elle n’existe pas de façon indépendante, isolément. Elle entre en existence lorsqu’elle est liée à quelque chose, et seulement dans ce cas-là.
C’est dans le processus des relations humaines que la peur s’exprime. C’est uniquement au niveau de la relation que la peur existe.
Mais de quoi avez-vous donc peur ? Vous dites que vous avez peur de la mort. Qu’entendons-nous par la mort ?
Bien que nous ayons des théories, des suppositions et qu’on puisse observer certains faits, la mort nous est pourtant inconnue.
Quoi que nous sachions d’elle, la mort ne peut être ramenée dans le champ du connu. Nous tendons la main pour la saisir, mais cela est impossible.
L’association elle, est du domaine du connu, et l’inconnu ne peut être transformé en objet familier, l’habitude ne peut s’en saisir et cela donne naissance à la peur.
Se peut-il que le connu, l’esprit, puisse un jour comprendre ou contenir l’inconnu ?
La main qui se tend ne peut se refermer que sur le connaissable, sans jamais atteindre l’inconnaissable.
Désirer l’expérience c’est donner une continuité à la pensée, donner encore plus de force au passé et favoriser le connu.
Vous voulez faire l’expérience de la mort, n’est-ce pas ?
Tout en étant vivant, vous voulez savoir ce qu’est la mort.
Mais savez-vous au moins ce qu’est la vie ?
Que connaissez-vous de la vie sinon les conflits, la confusion, l’antagonisme, les joies et les douleurs qui passent.
Mais qu’est-ce que la vie ? La lutte et la douleur sont-elles la vie ?
Dans cet état que nous appelons la vie, nous voulons faire l’expérience de quelque chose qui n’est pas du domaine de notre conscience.
Ce sont ces douleurs, ces luttes, cette haine contenue dans la joie, que nous nommons la vie ; et nous voulons faire l’expérience de quelque chose qui est le contraire de ce que nous nommons la vie.
Le contraire est la continuité de ce qui est, tout au plus modifiée. Mais la mort n’est pas le contraire de la vie. La mort, c’est l’inconnu.
Le connaissable souhaite ardemment faire l’expérience de la mort, de l’inconnu ; mais quoi qu’il fasse cela est impossible et c’est ainsi que s’installe la peur.
Êtes-vous d’accord ?
— Vous venez de le dire très clairement.
Si, tout en étant vivant, je pouvais savoir ce qu’est la mort ou en faire l’expérience, ma peur cesserait sans doute.
Et comme vous ne pouvez pas faire l’expérience de la mort, vous en avez peur.
Mais le conscient peut-il expérimenter cet état qui précisément ne peut pas entrer en existence par le biais du conscient ?
Ce qui peut être expérimenté est la projection du conscient, du connu. Le connu peut uniquement faire l’expérience du connu, car l’expérience est toujours du domaine du connu et il ne peut faire l’expérience de ce qui est au-delà.
Faire l’expérience est entièrement différent de l’expérience elle-même. Faire une expérience n’est pas du domaine de l’expérimentateur ; mais tandis que le fait de faire l’expérience s’efface, l’expérimentateur et l’expérience entrent en existence et le fait de faire l’expérience est alors du domaine du connu.
Celui qui sait, celui qui fait l’expérience, désire ardemment cet état d’expérimentation, cet inconnu, mais comme celui qui sait, celui qui fait l’expérience, ne peut accéder à cet état d’expérimentation, il est envahi par la peur.
Il est la peur, il n’est pas séparé d’elle. Celui qui fait l’expérience de la peur ne peut pas observer cette peur, car il est cette peur, l’instrument qui l’exprime.
— Que voulez-vous dire par peur ?
Je sais que j’ai peur de la mort. Je n’ai pas l’impression d’être cette peur, mais j’ai peur de quelque chose. Je le ressens et je suis séparé de cette peur. La peur est une sensation distincte du « moi » qui la regarde et qui l’analyse.
Je suis l’observateur et la peur est l’observée.
Comment l’observateur et l’observé peuvent-ils ne faire qu’un ? Vous dites que vous êtes l’observateur et que la peur est l’observée. Mais en est-il ainsi ? Êtes-vous une entité séparée de vos qualités propres ? N’êtes-vous pas semblable à vos qualités ? N’êtes-vous pas vos pensées, vos émotions et ainsi de suite ?
Vous n’êtes pas séparé de vos qualités, de vos pensées. Vous êtes vos pensées. C’est la pensée qui crée le « vous », cette entité que l’on croit séparée ; sans la pensée, le penseur n’est pas.
Se rendant compte de son côté transitoire, la pensée fait du penseur un être permanent, durable ; et le penseur devient alors l’expérimentateur, l’analyseur, l’observateur séparé du transitoire.
Nous sommes tous à la recherche d’une sorte de permanence, et comme c’est plutôt la non-permanence qui se dégage de nous, la pensée crée le penseur qui, lui, est censé être permanent.
Le penseur se met alors à édifier d’autres formes de permanences, différentes et plus élevées : l’âme, l’atman, la partie supérieure de l’être et ainsi de suite.
La pensée est le fondement sur lequel repose cette structure. Mais c’est là une autre question.
Nous nous occupons de la peur. Qu’est-ce que la peur ? Essayons de le découvrir.
Vous dites que vous avez peur de la mort.
Comme vous ne pouvez pas en faire l’expérience, vous en avez peur. La mort est l’inconnu, et l’inconnu nous effraye. C’est bien cela ?
Mais pouvez-vous être effrayé par ce que vous ne connaissez pas ? Si quelque chose vous est totalement inconnu, comment en avoir peur ?
Ce qui nous fait peur, en fait, ce n’est pas l’inconnu, ni la mort, mais la perte du connu, car elle peut être douloureuse ou nous priver de notre plaisir, de notre satisfaction.
C’est le connu qui suscite la peur, et non l’inconnu. Comment le pourrait-il ? Il ne se mesure pas en termes de plaisir ou de douleur : c’est l’inconnu.
La peur n’existe pas en soi, elle n’apparaît qu’en relation avec quelque chose. Ce qui finalement vous fait peur, c’est le connu dans son rapport avec la mort, n’est-ce pas ?
Vous vous accrochez au connu, à une expérience et vous avez peur de ce qui pourrait être le futur. Mais le « ce qui pourrait être », le futur, n’est qu’une simple réaction, une spéculation, le contraire de ce qui est. C’est bien cela ?
— Oui, il semble qu’il en soit ainsi.
Et savez-vous ce qui est ? Le comprenez-vous ? Avez-vous ouvert le placard du connu pour regarder ce qu’il renferme ? N’êtes-vous pas également effrayé par ce que vous risquez d’y découvrir ? Avez-vous jamais songé à examiner le connu, et tout ce que vous possédez ?
— Non, je n’y ai jamais songé. J’ai toujours considéré le connu tel qu’il se présentait et quant au passé, je l’ai accepté comme on le fait du soleil ou de la pluie. Je n’y ai jamais réfléchi ; car on n’en a guère conscience, comme on n’a pas tellement conscience du fait d’avoir une ombre.
Mais maintenant que vous soulevez la question, je suppose que j’ai également peur de découvrir ce qu’il peut y avoir là derrière.
Est-ce que nous n’avons pas, pour la plupart, peur de regarder en nous-mêmes ? Nous pourrions découvrir des choses désagréables, aussi nous préférons ne pas regarder et ignorer ce qui est. Nous avons peur non seulement de ce que peut receler le futur, mais aussi de ce qu’il peut y avoir dans le présent.
Nous avons peur de nous connaître tels que nous sommes et c’est ce refus de ce qui est qui nous fait craindre ce qui pourrait être. Nous appréhendons le soi-disant connu dans la peur, et nous procédons de la même façon pour l’inconnu, la mort.
Le fait d’éviter ce qui Est, est un désir de gratification. Nous recherchons la sécurité, et ne cessons de demander qu’on ne nous dérange pas. Et c’est ce désir de n’être pas dérangés qui nous fait éviter ce qui est et craindre ce qui pourrait être.
La peur est l’ignorance de ce qui est, et notre vie se passe dans un état de peur continuel.
— Mais comment se libérer de cette peur ?
Pour se libérer de quelque chose, il faut d’abord comprendre. Est-ce la peur, ou simplement le désir de ne rien voir ? C’est ce désir de ne rien voir qui provoque la peur, et lorsque vous refusez de comprendre l’entière signification de ce qui est, la peur fonctionne comme moyen préventif.
Il est possible de mener une vie très satisfaisante en évitant délibérément de vous interroger sur ce qui est, et nombreux sont ceux qui le font.
Mais ils ne sont pas heureux, pas plus que ne le sont ceux qui se divertissent en étudiant ce qui est de façon superficielle.
Seuls ceux dont la recherche est sérieuse peuvent avoir conscience du bonheur ; eux seuls connaîtront la libération de cette peur.
— Mais comment faire pour comprendre ce qui est ?
Ce qui est doit être vu dans le miroir de la relation, du rapport avec toutes choses. Ce qui est ne peut se comprendre dans le retrait, l’isolement ; cela ne sera pas compris si l’interprète, le traducteur conteste ou adhère.
Ce qui est ne peut se comprendre qu’à partir du moment où l’esprit est totalement passif, lorsqu’il ne travaille pas sur ce qui est.
— Cette conscience passive n’est-elle pas extrêmement difficile ?
Elle l’est en effet, et le demeure aussi longtemps que la pensée subsiste
Extrait du livre « La peur de la mort »
CSV Tome 2, note 14 .
Jiddu Krishnamurti (1895-1986)
Billet proposé par Aron O’Raney
de l’excellent blog/site : http://oraney.blogspot.fr/

Le Cercle Du Franc Maçon 7 avril, 2013

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Le Cercle Du Franc Maçon


Le Cercle Du Franc Maçon dans Recherches & Reflexions Le+Cercle1
 Un Mémorial Maçonnique à Eilat, en Israël
Au temps de la Maçonnerie opérative, celle des constructeurs de cathédrales, le cercle tenait une place essentielle que les maçons modernes dits spéculatifs ont remplacé par l’équerre.
Dans le symbolisme des formes géométriques, le cercle occupe la première place puisqu’en lui réside le principe de l’expansion du point, en tant que principe ou réalité absolue de Ce Qui Est, ce qui s’exprime par le Grand Architecte de l’Univers, Centre Des Centres Et Arbre Du Monde.
Depuis les temps les plus reculés, le cercle fait intervenir la notion de mouvement cyclique, de transformation, d’accélérateur du devenir.
Il représente en l’un de ses aspects un intervalle de temps, celui qui correspond à la vie « incorporisée », une existence en ce monde, ce parcours que nous accomplissons ici-bas dans ce corps qui est le nôtre. 
Mais ce temps qui se caractérise comme une fragmentation de l’éternité n’a rien à voir avec le temps chronologique dévolu au carré.
Se rapportant à l’Être, il n’a pas de mesure préétablie, définie, ou immuable, car toute existence peut se voir prolongée ou écourtée. 
À un palier supérieur, le cercle exprime la perfection du monde céleste, celle de l’infinitude divine et l’espérance de sa Réintégration au principe originel.
Il symbolise l’unité fondamentale du Créateur dans sa multiplicité des formes quand le carré, emblème du domaine terrestre, apparaît comme la figure privilégiée dévolue à la manifestation.
Le maçon s’inscrit malgré lui dans ces deux figures circulaire et carrée.
Le+Cercle2 dans Recherches & Reflexions
Ainsi « La figure circulaire adjointe à la figure carrée est spontanément interprétée par le psychisme humain comme l’image dynamique d’une dialectique entre le céleste transcendant auquel l’homme aspire naturellement, et le terrestre où il se situe actuellement, où il s’appréhende comme sujet d’un passage à réaliser dès maintenant grâce au concours des signes.(1)
De là découle l’inscription de l’homme dans le carré et celle du carré dans le cercle, manifestant de la sorte l’infériorité de l’humain par rapport au carré lui-même dépendant du cercle qui comporte la notion de perfection, le souffle de la divinité sans commencement ni fin.
Les Anciens attribuaient le cercle au Soleil ou à la Lune selon qu’il s’agissait de représenter les mondes du visible ou de l’invisible réservés aux seuls initiés.
De ces plans proviennent les cercles d’or ou d’argent, disposés par trois, en tant que symboles de la lumière visible que retiennent les profanes ou les hommes de peu de foi,
Ceux sous l’emprise de la Maya ou illusion, et ceux de l’illumination invisible, lumière des lumières, celle de la Connaissance absolue, Une et ineffable, celle des initiés par excellence.
C’est pour cela que l’Apprenti travaille au septentrion royaume lunaire, celui du feu invisible qu’il doit découvrir grâce à la perpendiculaire par un travail perpétuel de « montée et descente », comme il lui faut procéder à l’ébranlement de son Être par le maillet.
Le+Cercle3
Cette aventure initiatique reste essentielle, car celui qui ne s’est pas encore « révélé à Soi » ne peut rien accomplir et cet aveuglement l’occultera impitoyablement lorsqu’il lui faudra passer à l’action sur le niveau ou plan d’évolution terrestre. 
Le cercle a revêtu différentes figures selon les temps et traditions, telle celle de l’Ouroboros ce serpent roulé sur lui-même, se mordant la queue.
Il convient ici de préciser que ce terme de « mordre » apparaît impropre, il semble préférable de lui substituer celui d’avaler. En effet, le serpent maintient sa vie physique par l’avalement des proies. 
Ainsi cet « avalement de Soi » exprime une évolution considérable, non refermée sur elle-même comme on pourrait le croire, mais en mouvement perpétuel donc en expansion constante. 
Ceci reste conforme à l’évolution initiatique qui tend à procéder de l’extérieur vers l’intérieur, d’où la spirale finissant ou aboutissant au terme de son évolution dans le temps et l’espace au point d’infinitude.
Les Fidèles d’Amours, les anciens Rose+Croix, le manifestaient par la formule du VITRIOL : « Visita Interiorem Terrae Rectificando invenies Operae Lapidem » ou « Le retour de l’être au noyau ce qui revient à dire « Descends au plus profond de toi-même et trouve le noyau insécable où tu pourras bâtir une autre personnalité, un homme nouveau. » 
Les alchimistes, et certaines confréries opératives et templières utilisaient un VITRIOL légèrement différent : « Visita Interiora Terrae Rectificando invenies Occultum Lapidem » ou « Explore l’intérieur de la Terre, en rectifiant tu découvriras la Pierre cachée », tâche éminemment dévolue à l’Apprenti qui doit « oeuvrer » Sur et Dans la pierre avec le maillet au symbolisme circulaire et spatial. 
En Maçonnerie, le circulaire revêt une importance capitale, car il intervient aux  moments clés de la vie rituelle.
Lors de la cérémonie d’initiation, le candidat passe au Rite Écossais Rectifié, par le cercle du nord au début du premier voyage, le cercle du Midi au départ du second voyage, et termine son périple à  l’issue du troisième voyage par le cercle d’Occident.
Dans le travail courant, le cercle devient actif par la réalisation de la Chaîne d’Union à la clôture des travaux de la plupart des rites. 
(1) Charbonneau-Lassay : l’ésotérisme de quelques symboles chrétiens.
Base Documentaire : Christian Guigue — La Formation Maçonnique.
Aron O’Raney
Source : http://oraney.blogspot.fr
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L’Égrégore, Sous l’Angle Maçonnique

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L’Égrégore, Sous l’Angle Maçonnique

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En latin, egregius signifie « remarquable, illustre, exceptionnel ».
Le mot égrégore a été introduit dans la langue française par Victor Hugo dans La Légende des siècles où il est utilisé comme adjectif au sens étymologique, puis avec un sens abstrait, légèrement cabalistique, comme substantif.
À cette graphie, s’ajoute la variante « eggrégore » et l’on trouve aussi des pseudo-latinismes tels « egrigor » ou « égrigore ».
Selon une définition ésotérique, l’égrégore est une Forme-Pensée générée et maintenue par l’attention convergente d’un groupe d’individus ayant une finalité commune, vers laquelle ils tendent passionnément.
Il s’agirait en fait d’un champ d’énergie à la fois mentale, émotionnelle et spirituelle.
Les membres du groupe engendrent l’égrégore par lequel ils sont adombrés (1) à mesure qu’il se constitue.
L’action devient alors réciproque ; car les membres alimentent l’égrégore et celui-ci agit sur eux, avec une puissance proportionnelle au nombre de participants et à l’intensité de leur engagement dans le « But » commun.
Il s’agit d’une force vivante agissant comme une entité autonome.
Pour la philosophie occidentale et pour la Révélation chrétienne, l’intelligence est une faculté spirituelle, c’est-à-dire une faculté qui transcende radicalement la matière.
Nous pouvons admettre que l’on parle des passions de l’âme en termes « d’énergie ».
L’occultisme la qualifiera d’« astrale » puisque les sentiments et émotions sont étroitement liés à notre dimension physique.
Dans le sens Maçonnique du terme, l’Égrégore se définit comme une « entité spiritueuse » issue d’un travail commun, et de la conscience collective.
L’égrégore traduit l’essence de ce que l’esprit du groupe doit révéler, c’est-à-dire l’énergie cohérente et collective d’une pensée unifiée.
Il s’agit d’une Communion spirituelle partagée.
Elle se révèle notamment avec une grande force, après l’invocation de clôture de la Loge, dans la Chaîne d’Union qui regroupe les frères formant le cercle, mains enlacées, pour évoquer le lien indéfectible qui unit les maçons du monde entier, à ceux qui les ont précédés et à ceux qui les suivront.
L’égrégore est ainsi le champ d’énergie créé par les frères de la loge unis dans un même but, empruntant le même chemin spirituel, et vivant les mêmes émotions.
Il s’agit d’une énergie unifiée, par la voie commune à tous les frères participants, c’est l’interaction coordonnée entre ses membres, qui génère l’égrégore.
Quelle serait l’utilité de la chaîne d’union sans l’égrégore ?
A rappeler la fraternité que doivent pratiquer les maçons ?
Certainement pas, car celle-ci se trouve déjà symbolisée par la présence de la houppe dentelée sur les murs ou le tableau du grade.
Or, rien dans la Maçonnerie ne fait double emploi et l’égrégore apparaît comme le seul « véhicule » de la communion spirituelle collective.
Tout comme les pratiques religieuses traditionnelles :
des Musulmans en prière tournés vers La Mecque, des chrétiens communiant ensemble dans les églises, ou encore des fidèles de toutes religions, dans leurs temples, et monastères.
Celui qui conteste cette réalité ne peut le faire sans remettre en cause la nature même de sa démarche maçonnique, et s’enfoncer dans les voies d’un matérialisme ténébreux.
(1) Dans la terminologie de la théosophie et plus particulièrement de la magie blanche, l’adombrement, ou action d’adombrer, est un processus par lequel un être spirituellement très avancé — le plus souvent un Maître de Sagesse — utilise le véhicule physique d’un disciple (généralement un initié de niveau assez élevé) afin de transmettre des enseignements.
Aron O’Raney
Source : http://oraney.blogspot.fr/
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Le Rite Anglais style Emulation : une brève présentation à l’usage des Maçons Français 3 mars, 2013

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Le Rite Anglais style Émulation : une brève présentation à l’usage des Maçons Français

Le Rite Anglais style Emulation : une brève présentation à l'usage des Maçons Français  dans Chaine d'union emulation0-300x120

Le Rite Anglais Style Emulation n’est pas seulement le rite le plus pratiqué en Angleterre, il est aussi le plus répandu à travers le monde. Il est pourtant très peu présent en France même s’il connaît depuis peu un engouement croissant. Ceci, grâce sans doute à la force de son contenu et aux perspectives nouvelles qu’il offre aux Maçons français.

Les origines

Le Rite Anglais Style Emulation, plus communément appelé Emulation, doit son nom à « l’Emulation Lodge of Improvement ». Cette « Loge de Perfectionnement Emulation » fut, à partir de 1823, l’une des loges chargée d’instruire les frères à propos des pratiques rituelles résultant de l’Union des deux Grandes Loges qui formèrent en 1813, la Grande Loge Unie d’Angleterre.
Revenons donc brièvement sur cet épisode capital et pourtant souvent méconnu des maçons français, qui vit s’affronter durant plus de 60 ans deux grandes Loges rivales en Angleterre.
On a souvent trop tendance à croire que la Grande Loge de Londres créée en 1717 fédéra très vite autour d’elle l’ensemble des pratiques maçonniques anglaises. Il n’en est rien. Si ce nouveau « Corps Maçonnique » connut assez vite (après quelques balbutiements de prime jeunesse tout de même) une croissance importante et surtout une fréquentation de choix, il n’en reste pas moins que prospérèrent d’autres pratiques maçonniques en dehors de son cercle et ce jusque dans Londres même.(1)
En 1751 se constitue une Grande Loge autonome et rivale qui prend le nom de « Grande Loge des Antients »(2). Par opposition et par raillerie, cette Grande Loge des Antients appellera l’autre Grande Loge: les « Modernes », une appellation qui lui restera par la suite. L’affrontement entre les deux grandes loges va être sévère et sans concession. Les Antients (non sans raisons sans doute) reprochent avec véhémence aux Modernes d’avoir modifié le rituel et les pratiques anciennes dont les Antients seraient les seuls dépositaires. Les Modernes contestent ces accusations et prétendent aussi être les seuls garants de la vraie pratique.
Cette Grande Loge des Antients va connaître, elle aussi, un succès certain. Sous l’influence de Laurence Dermott, son Grand Secrétaire pendant 18 ans, elle se dotera de constitutions, Ahiman Rezon, à l’égal de sa concurrente mais elle comprendra aussi que pour pouvoir rivaliser avec elle, il lui faudra pouvoir compter sur la protection et le patronage de nobles de haut rang. Elle trouvera dans les Ducs d’Atholl les protecteurs dont elle avait besoin.
Il faut souligner ici à quel point les querelles incessantes entre les deux grandes Loges vont semer la confusion parmi les maçons non seulement anglais, mais aussi du monde entier. Citons pour exemple une anecdote révélatrice. Benjamin Franklin était membre de la St John Lodge de Philadelphie qui était une Loge Moderne. De retour de l’un de ses voyages en France, il découvrit que sa Loge avait changé de Grande Loge et possédait désormais une patente des Antients. Celle-ci refusa de le reconnaître et lui refusa même les Honneurs Maçonniques pour ses funérailles !

Il faudra attendre les années 1800 pour qu’un rapprochement puisse être envisagé. Après nombre contacts puis négociations, l’Union eut finalement lieu le 27 décembre 1813. On avait préalablement pris le soin d’installer le Duc de Kent dans la chaire du Grand Maître de la Grande Loge des Antients et son frère le Duc de Sussex dans celle de la Grande Loge des Modernes. Le Duc de Sussex fut sans doute l’un des principaux artisans de cette réconciliation mais aussi celui d’un mouvement certain de déchristianisation du rituel. Il restera 30 ans à la tête de la Grande Loge Unie d’Angleterre.

L’Emulation Lodge of Improvement

Les rituels des deux Grandes Loges étaient sensiblement différents et ce ne fut pas sans mal que fut mis au point un rituel commun, acceptable par les deux parties. De plus, l’Arc Royal pratique spécifique des Antients posait un problème presque insoluble, les Antients considéraient l’Arc Royal comme le couronnement de la pratique maçonnique alors que les Modernes refusaient catégoriquement d’ajouter un quatrième grade aux trois existant déjà. Personne ne voulant céder, on résolut alors de s’accorder sur une formulation pour le moins étonnante et qui restera sans doute comme l’un des plus beaux exemples de pragmatisme (ou d’hypocrisie) maçonnique: « La maçonnerie est constituée de trois grades et trois grades seulement, y compris l’Arc Royal ». Du grand art…
Une « Lodge of Promulgation » fut formée dès 1809 par les Modernes pour examiner le rituel et faire des recommandations. De 1813 à 1816, une « Lodge of Reconciliation », composée à parité de frères Antients et Modernes fut créée par la nouvelle Grande Loge Unie. Sa mission fut de finaliser un rituel commun et en faire la démonstration aux Loges. Sa mission terminée, celle-ci fut dissoute.
Des Loges d’instruction prirent alors le relais pour la diffusion de ce rituel auprès des loges. La première d’entre elles fut la « Stability Lodge » fondée dès 1817. « L’Emulation Lodge of Improvement » fut constituée le 2 octobre 1823 sous l’impulsion de la Loge des Grands Stewards qui voulait voir éclore une loge d’instruction du plus haut niveau, capable de transmettre le rituel conformément aux standards d’excellence de la Loge des Grands Stewards (Les Grands Stewards sont considérés depuis toujours et jusqu’à aujourd’hui comme les gardiens du rituel dans sa plus pure perfection)
Grâce au travail de Frères comme Peter Gilkes ou George Claret, « l’Emulation Lodge of Improvement » connut un développement important et devint très vite une référence incontestée.
La Grande Loge Unie d’Angleterre ne publia jamais de rituel de référence laissant aux Loges le soin de le transmettre la pratique. Avec le temps, de légères différences se perpétuèrent.
Ceux qui se référaient aux pratiques de « l’Emulation Lodge of Improvement » se réclamèrent d’un « Emulation working » , d’un style, d’une pratique Emulation. Mais Emulation n’est pas le seul « working » pratiqué aujourd’hui en Grande-Bretagne et ailleurs. Il existe aussi un « working » dit Stability (du nom de la Loge d’instruction sus citée) ou d’autres « workings » encore comme l’Oxford, le Standard, le Taylor… Les différences entre ces « workings » sont minimes, mais elles existent.
C’est la raison pour laquelle il est plus juste de parler d’un Rite Anglais pratiqué selon plusieurs « styles ». Notre regretté frère Gérard Gefen, grand maçon Emulation s’il en est, avait proposé la terminologie de « Rite Anglais, Style Emulation » dans les années 1980. Elle s’est aujourd’hui imposée avec raison.
« L’Emulation Lodge of Improvement » mettra 146 ans à publier son premier rituel « officiel » (1969). Pour sa part, la Grande Loge Unie d’Angleterre n’a toujours pas publié de rituel « officiel » respectant ainsi les différentes pratiques actuelles.
« L’Emulation Lodge of Improvement » est toujours en exercice aujourd’hui. Elle porte le numéro 256 et se réunit tous les vendredis d’octobre à juin à 18h15 au Freemason’s Hall de Londres. Elle n’est ouverte qu’aux maîtres maçons et poursuit son oeuvre d’instruction.

L’esprit du Rite Pour un Maçon français, Emulation est pour le moins dépaysant. Il peut surprendre par sa rigueur, il conquiert par sa force intérieure.
Commençons tout d’abord par revenir sur un poncif trop souvent rabaché. Il est en effet surprenant de lire à chaque fois que l’on parle d’Emulation que sa spécificité première est l’oralité.
En fait, Emulation n’est pas plus caractérisé par l’oralité qu’un autre rite. Bien sûr, Emulation est en général appris par coeur, mais il ne s’agit là que d’une tradition maçonnique ancienne qui s’appliquait autrefois à tous les rituels maçonniques. Cette tradition est aujourd’hui encore perpétrée par les maçons anglo-saxons en général, et ceci en dehors de tout rite particulier. Que ce soit en Australie, au Canada, aux Etats-Unis, en Irlande ou au Japon, au Rite dit « d’York », à Stability mais aussi dans les « hauts-grades » du Scottish Rite, les maçons anglo-saxons pratiquent en général le par cœur.
La véritable spécificité d’Emulation réside bien plus dans l’importance donnée à la gestuelle. Les cérémonies Emulation sont réglées « comme sur du papier à musique ». Le rituel doit être suffisamment intégré de façon à libérer celui qui officie et lui permettre de vivre le rituel « de l’intérieur ».
La gestuelle joue un grand rôle dans le pouvoir évocateur d’Emulation. Chaque geste compte et chaque détail est signifiant, si bien pour celui qui le réalise que pour celui qui le regarde.
Pour savoir ce que peut signifier une équerre, on peut en chercher la symbolique, en faire des planches et des planches, intellectualiser jusqu’à la glose. C’est une voie. Mais pour celui qui forme l’équerre avec son corps et qui vit intérieurement l’équerre par sa pratique, simplement en réalisant son signe d’ordre parfaitement, en en ressentant profondément la signification, parler devient inutile et réducteur. C’est la voie proposée par Emulation. La rigueur devient alors une ascèse qui rapproche le maçon Emulation de l’acte juste et donc d’une meilleure compréhension de son art, par l’intérieur. Directement, sans nécessité d’intellectualisation
Emulation peut faire penser aux katas des arts martiaux, ces mouvements fondamentaux de l’Aikido, du Judo ou du Kendo que l’on répète inlassablement jusqu’à les maîtriser parfaitement.
Etant jeune, je faisais du tir à l’arc avec un maître qui, à plus de soixante-dix ans, n’y voyait plus grand chose mais ne mettait jamais ses lunettes pour tirer et atteignait pourtant toujours sa cible. Ce qui est important disait-il, ce ne sont ni les yeux, ni la cible, c’est le geste. Le jour où tu maîtriseras le geste, tu maîtriseras le tir à l’arc.
On comprend mieux alors l’intérêt qu’il peut y avoir à savoir son texte par coeur. On peut ainsi se dégager du livret, lever les yeux et entrer dans le rituel par la gestuelle. Une expérience inoubliable.
Une tenue émulation est un moment de très grande intensité, de concentration collective. Voici sans doute pourquoi, dans sa grande sagesse, Emulation a prévu une « 2ème mi-temps » qui fait entièrement partie de la tenue et qui possède son rituel propre, mais qui permet une « décompression » progressive dans la bonne humeur : les Agapes (Festive Board en anglais…).

Rites Antients, Rites Moderns

Avant d’aller plus loin et d’entrer dans les spécificités de la pratique Emulation, il est nécessaire de vous révéler enfin qui a »gagné la partie » lors de l’union de 1813. Il faut le reconnaître les Antients l’ont emporté haut la main pour ce qui est de l’influence qu’ils ont imprimée au rituel d’Union (par ailleurs, ils n’ont pas nécessairement gagné en ce qui concerne la course aux pouvoirs internes). Emulation est donc un rituel de type Antient.
On comprend alors mieux pourquoi Emulation paraît aussi exotique à un maçon français qui, lui, pratique un rite de type Moderne.
En effet, le type de maçonnerie qui s’installa en France à la fin des années 1720 fut implantée par des maçons anglais de type Modernes. Cette maçonnerie se développa en France à son rythme et selon une histoire proprement française. Elle ne subit quasiment pas les conséquences de la querelle des Antients et des Modernes à contrario de nombreux pays anglo-saxons. La France perpétua donc sous ses différentes formes de Rites Français des rites de type Modernes. (3)
Nous nous trouvons donc dans une situation de parfaite complémentarité entre Emulation et les Rites Français.
C’est ce qu’avait compris, il y a déjà plus de 40 ans, mon maître René Guilly en bataillant d’un côté pour développer en France Emulation et en reconstruisant patiemment d’un autre le Rite Français Traditionnel. Pour lui, la compréhension de la Maçonnerie ne pouvait se faire que par une pratique de ces deux rites complémentaires. Toutes les recherches maçonniques lui ont donné raison.

La pratique Emulation

Nous nous contenterons ici de survoler quelques particularités spécifiques à Emulation qui pourraient intéresser les maçons français.

Les mots J et B ont été intervertis.
Il s’agit là de l’une des différences importantes entre les rites Antients et Modernes. A Emulation, le mot de l’apprenti est B. et le mot du compagnon est J . . Plusieurs thèses s’affrontent sur les causes et les origines de cette différence. Les thèses les plus couramment admises voudraient que les Modernes aient délibérément interverti les mots, soit pour certains, suite à la divulgation de Samuel Pritchard de 1730, soit pour d’autres, en 1739 ou plus tard même afin d’interdire aux « pré-Antients » de se faire accepter leurs Loges. Il se pourrait bien pourtant qu’une autre thèse bien différente l’emporte. Il pourrait simplement s’agir d’un choix différent fait par les Anglais et les Irlandais au moment ou les deux mots J. et B. se sont « séparés ». Comme chacun sait, le Mot du Maçon était en fait formé au départ des deux mots J. et B., ensemble. Lors de la structuration de la maçonnerie en trois grades Apprenti/Compagnon/Maître, les anglais auraient attribué J. à l’apprenti et B. au compagnon et les irlandais auraient eux fait un choix inverse en donnant B. à l’apprenti et J. au compagnon. Les Irlandais ayant largement influencé les rituels des Antients, ils leur auraient donc apporté cet usage.
Les Surveillants ne sont pas placés aux mêmes endroits que dans les loges françaises. En effet, à Emulation le Premier Surveillant est placé plein Ouest (il indique le soleil à son couchant et ferme la Loge) et le Second Surveillant est lui placé au Sud (il indique le soleil à son plus haut point et appelle les frères au travail). Ils sont placés dans la loge de façon à former avec le Vénérable Maître une équerre virtuelle. Il s’agit là d’une disposition spécifique aux Antients attestée dès 1760 dans la divulgation dite des « Three Distincts Knocks ».
Présence de deux Diacres. Cet office particulier aux Antients est un peu le pendant des Experts dans les rites français. Les Diacres sont chargés de conduire les candidats durant les cérémonies. Ils sont aussi messagers comme le signifient la colombe (autrefois un Hermès ailé) qu’ils portent en bijou. Messager du Vénérable Maître au Premier Surveillant, pour le Premier Diacre et du Premier Surveillant au Second Surveillant pour le Second Diacre.
Cet office de Diacre est très ancien, mais comme le souligne Chetwode Crawley, il ne faut pas confondre les offices des Diacres écossais avec ceux des Diacres irlandais. La maçonnerie écossaise atteste dès les débuts du XVIIème siècle de la présence d’un Diacre qui est en fait celui qui dirige la Loge. Le Diacre Emulation est sans doute plus issu de la tradition Irlandaise ou le diacre est l’officiant.
Pas de chapeau ni d’épée.
Le port du chapeau et de l’épée sont des traditions purement françaises. Au XVIIIème siècle, là ou les anglais, par souci de fraternité ont interdit les épées dans les Loges, les français ont, eux, donné le droit à tous les frères de porter l’épée.
La « filière »
Les prescriptions Emulation n’imposent au futur Vénérable Maître que d’avoir été au moins un an Surveillant actif. Il est pourtant d’usage de respecter une sorte de « filière » qui donne à chaque frère à la fois la possibilité de servir, d’apprendre et de progresser dans sa Loge. Le cursus d’un frère dans la Loge devrait donc être, s’il y a lieu, Apprenti, Compagnon, Maître, puis Couvreur, Second Diacre, Premier Diacre, Second Surveillant, Premier Surveillant, et enfin Vénérable Maître, et ensuite Passé Maître Immédiat. Le Vénérable Maître ne restant en chaire en général qu’un an, on fait avancer chaque officier d’un cran chaque année, jusqu’à ce qu’il reçoive les bienfaits de l’Installation. Bien sûr, rien n’est automatique, il s’agit d’un principe qui peut être modifié selon les besoins de la Loge et la volonté du Vénérable Maître en chaire.
Les autres officiers (Secrétaire, Maître des Cérémonies…) sont nommés à la discrétion du Vénérable Maître. Le Trésorier et le Tuileur sont élus, le premier devant gérer le trésor de la Loge et le second percevoir un salaire pour sa tâche.
La Cérémonie d’Installation Secrète
Emulation confère au Vénérable Maître lors de son installation ce qui ressemble fort à un grade. Les frère Maîtres non-installés, c’est-à-dire qui n’ont jamais accédé au Vénéralat, doivent alors quitter la Loge et c’est en Conseil de Maîtres Installés que le nouveau Vénérable Maître recevra au cours d’une cérémonie secrète, un mot et un signe. Il sera de même instruit d’une légende particulière à cette qualification.

Emulation à la française…

Au terme de cette trop courte visite de ce rite passionnant, je voudrais insister sur tout l’intérêt qu’un maçon français pourra tirer d’Emulation.
Il faut d’abord ne pas regarder Emulation comme un rite anglomaniaque. D’ailleurs, comme on l’a vu, ce rite anglais est en fait très… irlandais, un brin écossais et a sans doute été influencé aussi par des pratiques françaises (Le Rite Français étant lui par contre en réalité d’ascendance très anglaise, il faut bien en convenir…). Emulation n’est pas réservé aux anglais, il n’y a d’ailleurs pas plus « international » qu’Emulation. On peut être français et s’épanouir pleinement dans Emulation. La très grande majorité des frères de ma Loge Mère ne parlent pas un mot d’anglais et connaissent bien mieux l’adresse du troquet le plus proche de notre Loge que celle de la Grande Loge Unie d’Angleterre.
Ce qui me paraît le plus important à souligner ici, c’est surtout la chance qui nous est aujourd’hui offerte en France d’avoir à notre disposition directe si bien un rite Moderne qu’un rite Antient et de pouvoir nous enrichir ainsi de cette complémentarité extraordinaire pour une meilleure compréhension de notre art.
Pour finir, je me permettrais de conseiller aux frères qui veulent aller plus loin dans cette recherche de rendre une petite visite au site internet de la Rudyard Kipling Lodge (http://www.rudyard-kipling.fr). Ils y trouveront, en ligne et en accès libre, de nombreuses informations sur le Rite Anglais Style Emulation, les principaux textes historiques et divulgations, mais surtout, plusieurs années de comptes-rendus de travaux de recherches.

Philippe R.
PM, PMM, PZ, PCN, GS.

Notes :

1.Loges « indépendantes » de constitution plus anciennes ne voulant pas intégrer le « nouveau » système et/ou Loges nouvelles constituées séparément par des maçons que la nouvelle Grande Loge de Londres ne tenait pas à agréger, et/ou maçons « d’importation », notamment maçons Irlandais et Ecossais, l’étude de cette maçonnerie non-intégrée au nouveau système ne cessera de nous surprendre. Mais il s’agit là d’une autre histoire…
2. Notons ici qu’on a longtemps voulu nous faire croire que cette Grande Loge des Antients n’était en fait qu’une scission de la Grande Loge de Londres. Sans doute parce qu’il était plus acceptable de présenter l’histoire comme celle de Frères de la même famille, séparés un temps, qui se retrouverons enfin dans une joyeuse et tout naturelle « Happy-end ». Nous savons aujourd’hui qu’il n’en est rien. Ce qui n’exclue d’ailleurs pas que les Antients aient pu aussi être rejoints par un certain nombre de Frères issus de la Grande Loge des Modernes.
3. Le cas du Rite Ecossais Ancien et Accepté est un peu particulier. Au début du XIXème siècle, ce système de hauts grades voulut se doter des 3 premiers grades symboliques. C’est un système de type Antient qui fut retenu, mais avec le temps de très nombreux éléments Modernes issus du Rite Français entrèrent dans ce rite qu’il faut bien l’avouer, est aujourd’hui très composite.

Sources :

http://www.rudyard-kipling.fr/rite-anglais-style-emulation.html

et

http://hautsgrades.over-blog.com/article-le-rite-anglais-style-emulation-une-breve-presentation-a-l-usage-des-macons-francais-114650601.html

Commentaire : le Rite le plus pratiqué dans le monde est le Rite York. Celui des Grandes Loges américaines

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