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Islam Le soufisme au féminin Première et Deuxième parties 7 novembre, 2021

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Chypre, Mémoire Des Templiers 4 novembre, 2021

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Chypre, Mémoire Des Templiers

Posted: 05 Oct 2021 02:37 AM PDT

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La croix des Templiers sur le sarcophage d’Adam d’Antioche,

maréchal de Chypre, au XIVe siècle. Alex MITA / AFP

 

Plus De Cinq Siècles Après Le Départ Des Croisés, Les Traces De Cette Confrérie Se Sentent Sous Les Vestiges Vénitiens Et Ottomans. Un Héritage Qui, Selon Les Historiens, Résonne Encore.

 

Les Fantasmes Sur Les templiers n’ont Cessé D’attiser L’imaginaire Collectif.

 

Dans les profondeurs de l’île de Chypre, un château ayant appartenu à la confrérie médiévale cache un héritage des croisés, encore visible aujourd’hui. En bas d’un escalier étroit et escarpé du fort de la ville portuaire de Limassol, et à l’intérieur d’une salle voûtée bordée de pierres tombales de chevaliers, il y a la chapelle où le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion, se serait marié en 1192, sur la route de la troisième croisade.

 

«L’architecture et les objets qui se trouvent ici reflètent la grande histoire de Chypre», affirme l’archéologue Elena Stylianou, en brandissant une épée de l’époque des croisades, rouillée et abîmée, mais toujours tranchante. 

 

En raison de sa situation stratégique, « Chypre était un endroit convoité par de nombreux étrangers qui voulaient s’en emparer ». Le roi Richard y a célébré sa nuit de noces en buvant du vin rouge sucré avant de passer sa lune de miel à battre les campagnes, pour brûler et piller jusqu’à ajouter Chypre à ses possessions, et la vendre aux Templiers.

 

 

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Ampoule d’argile, elle contenait de l’eau bénite. (Musée médiéval de Chypre).

Alex MITA / AFP

 

Le musée médiéval de Chypre, installé dans le fort, précise que si les parois principales du château datent de la période ottomane du XVIe siècle, elles reposent sur des fondations plus anciennes. La voûte est « probablement une chapelle des fortifications principales des Templiers » à Chypre.

 

L’ordre monastique du Temple, fondé en 1129 pour protéger les pèlerins se rendant à Jérusalem, utilisait Chypre comme quartier général des campagnes militaires autorisées par la papauté en Terre sainte, à un peu plus de 100 kilomètres par-delà la Méditerranée.

 

Une Enclave Chrétienne Aux Portes De l’Orient

 

Pour l’historien médiéviste chypriote Nicholas Coureas, les croisades sont une étape clé de la formation de l’identité nationale chypriote : « La conséquence la plus durable de la conquête de Richard est que Chypre a toujours une orientation européenne. La plupart des Chypriotes s’identifient davantage à l’Europe qu’à l’Asie ou à l’Afrique

 

Grâce À Sa Position Géographique Et À Sa Population, Chypre Est À La Limite De L’Europe, Elle A Aussi Des Liens Étroits Avec Le Moyen-orient».

 

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Le château médiéval de Buffavento, au-dessus du port de Kyrenia,

en République turque autoproclamée de Chypre du Nord. Birol BEBEK / AFP

 

Aujourd’hui, l’île est divisée depuis 1974, date à laquelle la Turquie a envahi et occupé le tiers nord en réponse à un coup d’État parrainé par Athènes visant à rattacher l’île à la Grèce.

 

Une zone tampon des Nations unies sépare le sud, hellénophone et majoritairement chrétien, de la République turque de Chypre du Nord, reconnue uniquement par Ankara. 

 

Chypre compte toujours deux bases britanniques souveraines à partir desquelles ont été lancées au cours de la décennie écoulée des opérations aériennes en Libye ou en Syrie.

 

« Les croisades sont très pertinentes aujourd’hui, car il y a beaucoup de parallèles, observe Nicholas Coureas. Ce qui a également commencé à l’époque des croisades, c’est l’importance de Chypre en tant que base pour des opérations des forces occidentales opérant au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ».

 

Autre référence aux croisades, le vin rouge « Commandaria » de Chypre, ainsi nommé par les Templiers, le plus ancien vin à être certifié d’une Appellation d’origine contrôlée, selon le Guinness des records. Symbole de la persistance de cet imaginaire du Moyen-Âge, des croisés figurent sur son étiquette

 

Si les Templiers n’ont possédé Chypre que pendant huit mois, avant de la vendre au roi franc de Jérusalem, Guy de Lusignan, ils ont un temps conservé des châteaux sur l’île. Jusqu’à être qualifiés d’hérétiques et être brûlés sur les bûchers au XIVe siècle, selon divers ouvrages.

 

Chypre reste parsemée de châteaux et de ruines laissés par les croisés, comme celui de Kolossi, autrefois base de l’ordre des Chevaliers Hospitaliers: ou encore au nord, le château de Saint-Hilarion, perché au-dessus du port de Kyrenia.

 

Infusée D’influences Grecques, Turques Et Latines, L’île De Chypre Reste Une Île Jetée Au Carrefour De Trois Mondes. Et De Trois Histoires.

 

Base Documentaire: AFP

 

▲ Aron O’Raney

Connaître Un Peu Confucius 31 octobre, 2021

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Connaître Un Peu Confucius

Posted: 14 Oct 2021 06:45 AM PDT

 
 
 
 
Connaître Un Peu Confucius dans Recherches & Reflexions Connaître+Un+Peu+Confucius
Confucius, En Chinois Kong Qiu, Dit Kongzi, Ou Kongfuzi  « maître Kong », Le Nom Est Latinisé Par Les Missionnaires Jésuites Du XVIIe Siècle En Confucius. 
 
Il est ce Philosophe, et premier grand maître itinérant de la tradition chinoise, dont l’enseignement oral renouvela le sens des anciens textes (v. 551 — v. 479 av. J.-C).
La doctrine philosophique et religieuse de Confucius, qui défie les systèmes politiques depuis 2.500 ans, préconisait le retour à la morale en appelant aux Droits Des Faibles Et Aux Devoirs Des Puissants. 
 
À l’époque la Chine traversait une période troublée par la rivalité de ses princes, et cette philosophie tenta d’inculquer aux souverains l’art de gouverner par la vertu. Cet idéal a marqué tout l’Extrême-Orient de pensée chinoise. Confucius aurait cherché pendant treize ans un souverain éclairé pouvant accepter d’expérimenter son système politique, mais, parvenu au pouvoir et en ayant éprouvé l’inconsistance, Il serait revenu à la méditation et à l’enseignement. 
 
Ses préceptes sont le respect des traditions, et l’exigence de tolérance et d’humanisme. 
 
Ils furent repris par tout un courant de pensée, le confucianisme, qui forma le cœur de l’idéologie politique, de l’idéal humaniste et du comportement quotidien de la société chinoise.
 
Kongfuzi, Le Maître
 
Les données de la vie de Confucius sont basées essentiellement sur une biographie idéale, une véritable vie de saint, rédigée par les disciples de la doctrine.
 
Confucius serait né le 28 septembre 551 av. J.-C., au royaume de Lu, dans la province du Shandong. Issu d’une famille pauvre, mais d’ascendance illustre, car il remonterait à la dynastie des Shang, il devint orphelin à son plus jeune âge. 
 
Confucius, dont le nom latinisé est composé du nom de famille « Kong » et d’appellations honorifiques, signifiant « maître » (Fu et Zi), aurait eu deux enfants, il obtint un poste de fonctionnaire, avant d’entreprendre un voyage à « Luoyang », capitale de la dynastie Zhou, où il aurait rencontré le philosophe taoïste Lao-Tseu
 
Cette rencontre supposée entre ces deux grands penseurs, a suscité bon nombre de commentaires et d’œuvres d’art.
 
Persuadé qu’il était nécessaire de moraliser la politique, Confucius, nommé gouverneur de la ville de « Zhongdu », chercha à mettre en pratique ses préceptes sur la gouvernance idéale. 
 
Ses disciples affirmèrent que son exercice du pouvoir fut si remarquable qu’« au bout d’un an aux quatre points cardinaux tous le prenaient pour modèle ». 
 
La tradition fait toujours de lui, un intendant des travaux publics, un ministre de la Justice vers l’an 5 av. J.-C., et un conseiller politique de la principauté de Lu. Écarté de ce dernier poste, il reprit à partir de l’an 497, sa vie d’errance et arriva dans la principauté de Wei.
 
Au terme de quatorze ans d’absence, Confucius serait rentré dans son pays natal et se serait alors entièrement consacré à l’étude des textes, des chants et des rituels anciens. 
 
Selon l’historien Sima Qian, il compila, remania ou rédigea plusieurs parties des grands textes canoniques de l’antiquité, notamment le Livre des documents « Shujing », le Livre des odes « Shijing » et le Livre des mutations « Yijing ». 
 
Il aurait aussi composé une chronique de la principauté de Lu, les Annales des printemps et des automnes « Chunqiu ».
 
Confucius serait mort le 11 mai 479 av. J.-C., à l’âge de soixante-douze ans, il aurait été inhumé non loin de la capitale de Lu. 
 
Le site présumé de sa sépulture devint un lieu de sacrifices dédiés à sa mémoire.
 
 

▲ Aron O’Raney

L’humoriste juif Pierre Dac cloue le bec au propagandiste de Vichy Philippe Henriot 29 octobre, 2021

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Nous sommes tous UN : l’illusion de la séparation 26 octobre, 2021

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GUENON La Gnose et la Franc-Maçonnerie 24 octobre, 2021

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GUENON La Gnose et la Franc-Maçonnerie

René Guénon

Paru dans La Gnose, mars 1910 (n° 5 1909-1910), sous la signature « T Palingenius »

 guenon gnose fm

« La Gnose, a dit le T∴ Ill∴ F∴ Albert Pike, est l’essence et la moelle de la Franc-maçonnerie. » Ce qu’il faut entendre ici par Gnose, c’est la Connaissance traditionnelle qui constitue le fonds commun de toutes les initiations, et dont les doctrines et les symboles se sont transmis, depuis l’antiquité la plus reculée jusqu’à nos jours, à travers toutes les Fraternités secrètes dont la longue chaîne n’a jamais été interrompue.

 

Toute doctrine ésotérique ne peut se transmettre que par une initiation, et toute initiation comprend nécessairement plusieurs phases successives, auxquelles correspondent autant de grades différents. Ces grades et ces phases peuvent toujours se ramener à trois ; on peut les considérer comme marquant les trois âges de l’initié, ou les trois époques de son éducation, et les caractériser respectivement par ces trois mots : naître, croître, produire.

Voici ce, que dit à ce sujet le F∴ Oswald Wirth : « L’initiation maçonnique a pour but d’éclairer les hommes, afin de leur apprendre à travailler utilement, en pleine conformité avec les finalités mêmes de leur existence.

Or, pour éclairer les hommes, il faut les débarrasser tout d’abord de tout ce qui peut les empêcher de voir la Lumière.

On y parvient en les soumettant à certaines purifications, destinées à éliminer les scories hétérogènes, causes de l’opacité des enveloppes qui servent d’écorces protectrices au noyau spirituel humain.

Dès que celles-ci deviennent limpides, leur transparence parfaite laisse pénétrer les rayons de la Lumière extérieure jusqu’au centre conscient de l’initié. Tout son être, alors, s’en sature progressivement, jusqu’à ce qu’il soit devenu un Illuminé, dans le sens le plus élevé du mot, autrement dit un Adepte, transformé désormais lui-même en un foyer rayonnant de Lumière.

« L’initiation maçonnique comporte ainsi trois phases distinctes, consacrées successivement à la découverte, à l’assimilation et à la propagation de la Lumière.

Ces phases sont représentées par les trois grades d’Apprenti, Compagnon et Maître, qui correspondent à la triple mission des Maçons, consistant à rechercher d’abord, afin de posséder ensuite, et pouvoir finalement répandre la Lumière.

« Le nombre de ces grades est absolu : il ne saurait y en avoir que trois, ni plus ni moins. L’invention des différents systèmes dits de hauts grades ne repose que sur une équivoque, qui a fait confondre les grades initiatiques, strictement limités au nombre de trois, avec les degrés de l’initiation, dont la multiplicité est nécessairement indéfinie.

« Les grades initiatiques correspondent au triple programme poursuivi par l’initiation maçonnique. Ils apportent dans leur ésotérisme une solution aux trois questions de l’énigme du Sphinx : d’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Et ils répondent par là à tout ce qui peut intéresser l’homme. Ils sont immuables dans leurs caractères fondamentaux, et forment dans leur trinité un tout complet, auquel il n’y a rien à ajouter ni à retrancher : l’Apprentissage et le Compagnonnage sont les deux piliers qui supportent la Maîtrise.

« Quant aux degrés de l’initiation, ils permettent à l’initié de pénétrer plus ou moins profondément dans l’ésotérisme de chaque grade ; il en résulte un nombre indéfini de manières différentes d’entrer en possession des trois grades d’Apprenti, de Compagnon et de Maître.

On peut n’en posséder que la forme extérieure, la lettre incomprise ; en Maçonnerie, comme partout, il y a, sous ce rapport, beaucoup d’appelés et peu d’élus, car il n’est donné qu’aux initiés véritables de saisir l’esprit intime des grades initiatiques. Chacun n’y parvient pas, du reste, avec le même succès ; on sort à peine, le plus souvent, de l’ignorance ésotérique, sans s’avancer d’une manière décidée vers la Connaissance intégrale, vers la Gnose parfaite.

« Celle-ci, que figure en Maçonnerie la lettre G∴ de l’Étoile Flamboyante, s’applique simultanément au programme de recherches intellectuelles et d’entraînement moral des trois grades d’Apprenti, Compagnon et Maître.

Elle cherche, avec l’Apprentissage, à pénétrer le mystère de l’origine des choses ; avec le Compagnonnage, elle dévoile le secret de la nature de l’homme, et révèle, avec la Maitrise, les arcanes de la destinée future des êtres.

Elle enseigne, en outre, à l’Apprenti à élever jusqu’à leur plus haute puissance les forces qu’il porte en lui-même ; elle montre au Compagnon comment il peut attirer à lui les forces ambiantes, et apprend au Maître à régir en souverain la nature soumise au sceptre de son intelligence.

Il ne faut pas oublier, en cela, que l’initiation maçonnique se rapporte au Grand Art, à l’Art Sacerdotal et Royal des anciens initiés. » (L’Initiation Maçonnique, article publié dans L’Initiation, 4e année, n° 4, janvier 1891.)

L’organisation initiatique, telle qu’elle est ici indiquée dans ses traits essentiels, existait dès l’origine dans le Gnosticisme comme dans toutes les autres formes de Tradition. C’est ce qui explique les liens qui ont toujours uni le Gnosticisme et la Maçonnerie, liens que nous montrerons mieux encore en reproduisant quelques discours maçonniques (déjà publiés autrefois dans La Chaîne d’Union) du F∴ Jules Doinel (Ŧ Valentin), qui fut, en même temps que Patriarche de l’Église Gnostique, membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France.

Sans vouloir traiter ici la question si complexe des origines historiques de la Maçonnerie, nous rappellerons simplement que la Maçonnerie moderne, sous la forme que nous lui connaissons actuellement, est résultée d’une fusion partielle des Rose-Croix, qui avaient conservé la doctrine gnostique depuis le moyen-âge, avec les anciennes corporations de Maçons Constructeurs, dont les outils avaient déjà été employés d’ailleurs comme symboles par les philosophes hermétiques, ainsi qu’on le voit en particulier dans une figure de Basile Valentin. (Voir à ce sujet Le Livre de l’Apprenti, par le F∴ Oswald Wirth, pp. 24 à 29 de la nouvelle édition.)

Mais, en laissant de côté pour le moment le point de vue restreint du Gnosticisme, nous insisterons surtout sur le fait que l’initiation maçonnique, comme d’ailleurs toute initiation, a pour but l’obtention de la Connaissance intégrale, qui est la Gnose au sens véritable du mot. Nous pouvons dire que c’est cette Connaissance même qui, à proprement parler, constitue réellement le secret maçonnique, et c’est pourquoi ce secret est essentiellement incommunicable.

Pour terminer, et afin d’écarter toute équivoque, nous dirons que, pour nous, la Maçonnerie ne peut et ne doit se rattacher à aucune opinion philosophique particulière, qu’elle n’est pas plus spiritualiste que matérialiste, pas plus déiste qu’athée ou panthéiste, dans le sens que l’on donne d’ordinaire à ces diverses dénominations, parce qu’elle doit être purement et simplement la Maçonnerie.

Chacun de ses membres, en entrant dans le Temple, doit se dépouiller de sa personnalité profane, et faire abstraction de tout ce qui est étranger aux principes fondamentaux de la Maçonnerie, principes sur lesquels tous doivent s’unir pour travailler en commun au Grand Œuvre de la Construction universelle.

Source: Hiram Abiff le FM

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Sagesses Bouddhistes La méditation zen origine, histoire et pratique 2013 21 octobre, 2021

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Les Grands Initiés : Moïse la vision du Sinaï. 17 octobre, 2021

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Les Grands Initiés : Moïse la vision du Sinaï

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La véritable Mission de Moïse, donner une base solide à la religion Universelle… et pour cela il a choisi les descendants d’Abraham….

 

Une sombre masse de granit, si nue, si ravinée sous la splendeur du soleil qu’on la dirait sillonnée d’éclairs et sculptée par la foudre. C’est le sommet du Sinaï, le trône d’Aelohim, disent les enfants du désert.

En face, une montagne plus basse, les rochers du Serbal, abrupte et sauvage aussi.

Dans ses flancs, des mines de cuivre, des cavernes.

Entre les deux montagnes, une vallée noire, un chaos de pierres, que les Arabes appellent l’Horeb, l’Erèbe de la légende sémitique. Elle est lugubre, cette vallée de désolation quand la nuit y tombe avec l’ombre du Sinaï, plus lugubre encore quand la montagne se coiffe d’un casque de nuages, d’où s’échappent des lueurs sinistres.

Alors un vent terrible souffle dans l’étroit couloir.

On dit que là, Aelohim renverse ceux qui essaient de lutter avec lui et les lance dans les gouffres où s’effondrent les trombes de pluie.

Là aussi, disent les Madianites, errent les ombres malfaisantes des géants, des Refaïm qui font crouler des rochers sur ceux qui tentent de gravir le lieu saint.

La tradition populaire veut encore que le Dieu du Sinaï apparaisse quelquefois dans le feu fulgurant comme une tête de Méduse à pennes d’aigle.

Malheur à ceux qui voient sa face. Le voir c’est mourir.

 

Voilà ce que racontaient les nomades, le soir, dans leurs récits sous la tente, quand dorment les chameaux et les femmes.

La vérité est que seuls les plus hardis parmi les initiés de Jétro montaient à la caverne du Serbal et y passaient souvent plusieurs jours dans le jeûne et la prière.

 

Des sages de l’Idumée y avaient trouvé l’inspiration. C’était un lieu consacré depuis un temps immémorial aux visions surnaturelles, aux Ealohim ou esprits lumineux.

Aucun prêtre, aucun chasseur n’eût consenti à conduire le pèlerin.

 

Moïse était monté sans crainte par le ravin d’Horeb. Il avait traversé d’un cœur intrépide la vallée de la mort et son chaos de rochers.

 

Comme tout effort humain, l’initiation a ses phases d’humilité et d’orgueil.

 

En gravissant les marches de la montagne sainte, Moïse avait atteint le sommet de l’orgueil, car il touchait au sommet de la puissance humaine.

Déjà, il croyait se sentir un avec l’Etre suprême.

Le soleil d’un pourpre ardent s’inclinait sur le massif volcanique du Sinaï et les ombres violettes de couchaient dans les vallées, quand Moïse se trouva à l’entrée d’une caverne dont une maigre végétation de térébinthes protégeait l’entrée.

 

Il s’apprêtait à y pénétrer, quand il fut comme aveuglé par une lumière subite qui l’enveloppa.

Il lui sembla que le sol brûlait sous lui et que les montagnes de granit s’étaient changées en une mer de flammes.

A l’entrée de la grotte, une apparition aveuglante de lumière le regardait et du glaive lui barrait la route.

Moïse tomba foudroyé, la face contre terre.

 

Tout son orgueil s’était brisé.

 

Le regard de l’Ange l’avait transpercé de sa lumière. Et puis, avec ce sens profond des choses qui s’éveille dans l’état visionnaire, il avait compris que cet être allait lui imposer des choses terribles.

Il eût voulu échapper à sa mission et rentrer sous terre comme un reptile misérable.

 

Mais une voix dit : « Moïse ! Moïse ! » Et il répondit : « Me voici !

-Ne t’approche point d’ici. Déchausse les souliers de tes pieds. Car le lieu où tu te tiens est une terre sainte. »

 

Moïse cacha son visage dans ses mains. Il avait peur de revoir l’Ange et de rencontrer son regard.

 

Et l’Ange lui dit : « Toi qui cherches Aelohim, pourquoi trembles-tu devant moi ?

-Qui es-tu ?

-Un rayon d’Aelohim, un ange solaire, un messager de Celui qui est et qui sera.

-Qu’ordonnes-tu ?

-Tu diras aux enfants d’Israël : L’Eternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu de Jacob m’a envoyé vers vous, pour vous retirer du pays de servitude.

-Qui suis-je, dit Moïse, que je retire les enfants d’Israël de l’Egypte ?

-Va, dit l’Ange, car je serai avec toi. Je mettrai le feu d’Aelohim dans ton cœur et son verbe sur tes lèvres. Depuis quarante ans tu l’évoques. Ta voix à retenti jusqu’à lui.

 

Voici, je te saisis en son nom. Fils d’Aelohim, tu m’appartiens à jamais. »

 

Et Moïse enhardi s’écria : »Montre-moi Aelohim ! Que je voie son feu vivant ! »

 

Il releva la tête. Mais la mer de flammes s’était évanouie et l’Ange avait fui comme l’éclair. Le soleil était descendu sur les volcans éteints du Sinaï ; un silence de mort planait sur le val d’Horeb ; et une voix qui semblait rouler dans l’azur et se perdre dans l’infini disait : « Je suis Celui qui suis. »

 

Moïse sortit de cette vision comme anéanti. Il crut un instant que son corps avait été consumé par le feu de l’Ether. Mais son esprit était plus fort. Quand il redescendit vers le temple de Jétro il se trouva prêt pour son œuvre.

Son idée vivante marchait devant lui comme l’Ange armé du glaive de feu.

 

Chapitre V

L’EXODE – LE DESERT – MAGIE ET THEURGIE

 

Le plan de Moïse était un des plus extraordinaires, des plus audacieux qu’homme n’ait jamais conçus. Arracher un peuple au joug d’une nation aussi puissante que l’Egypte, le mener à la conquête d’un pays occupé par des populations ennemies et mieux armées, le traîner pendant dix, vingt ou quarante ans dans le désert, le brûler par la soif, l’exténuer par la faim ; le harceler comme un cheval de sang sous les flèches des Hittites et des Amalécites prêts à le tailler en pièces ; l’isoler avec son tabernacle de l’Eternel au milieu de ces nations idolâtres, lui imposer le monothéisme avec une verge de feu et lui inspirer une telle crainte, une telle vénération de ce Dieu unique qu’il s’incarnât dans sa chair, qu’il devînt son symbole national, le but de toutes ses aspirations et sa raison d’être.

Telle fut l’œuvre inouïe de Moïse.

 

L’exode fut concerté et préparé de longue main par le prophète, les principaux chefs israélites et Jétro. Pour mettre son plan à exécution, Moïse profita d’un moment où Ménephtah, son ancien compagnon d’études devenu pharaon, dut repousser l’invasion redoutable du roi des Lybiens Mermaïoui.

L’armée égyptienne tout entière occupée du côté de l’Ouest ne put contenir les Hébreux et l’émigration en masse s’opéra paisiblement.

 

Voilà donc les Béni-Israël en marche.

 

Cette longue file de caravanes, portant les tentes à dos de chameaux, suivie de grands troupeaux, s’apprête à contourner la mer Rouge.

Ils ne sont encore que quelques milliers d’hommes. Plus tard l’émigration se grossira « de toutes sortes de gens » comme dit la Bible, Cananéens, Edomites, Arabes, Sémites de tout genre, attirés et fascinés par le prophète du désert, qui de tous les coins de l’horizon les évoque pour les pétrir à sa guise.

Le noyau de ce peuple est formé par les Béni-Israël, hommes droits, mais durs, obstinés et rebelles. Leurs hags ou leurs chefs leur ont enseigné le culte du Dieu unique. Ils constituent chez eux une haute tradition patriarcale.

 

Mais dans ces natures primitives et violentes le monothéisme n’est encore qu’une conscience meilleure et intermittente. Dès que leurs mauvaises passions se réveillent, l’instinct du polythéisme, si naturel à l’homme, reprend le dessus.

Alors ils retombent dans les superstitions populaires, dans la sorcellerie et dans les pratiques idolâtres des populations voisines d’Egypte et de Phénicie, que Moïse va combattre par des lois draconiennes.

 

Autour du prophète qui commande à ce peuple, il y a un groupe de prêtres présidés par Aaron, son frère d’initiation, et par la prophétesse Marie qui représente déjà dans Israël l’initiation féminine.

 

Ce groupe constitue le sacerdoce. Avec eux soixante-dix chefs élus ou initiés laïques se serrent autour du prophète de Iévé, qui leur confiera sa doctrine secrète et sa tradition orale, qui leur transmettra une partie de ses pouvoirs et les associera quelquefois à ses inspirations et à ses visions.

 

Au cœur de ce groupe on porte l’arche d’or. Moïse en a emprunté l’idée aux temples égyptiens où elle servait d’arcane pour les livres théurgiques ; mais il l’a fait refondre sur un modèle nouveau pour ses desseins personnels.

 

L’arche d’Israël est flanquée de quatre chérubins en or semblables à des sphinx, et pareils aux quatre animaux symboliques de la vision d’Ezéchiel.

L’un a une tête de lion, l’autre une tête de bœuf, le troisième une tête d’aigle et le dernier une tête d’homme.

Ils personnifient les quatre éléments universels : la terre, l’eau, l’air et le feu ; ainsi que les quatre mondes représentés par les lettres du tétragramme divin. De leurs ailes les chérubins recouvrent le propitiatoire.

 

Cette arche sera l’instrument des phénomènes électriques et lumineux produits par la magie du prêtre d’Osiris, phénomènes qui, grossis par la légende, enfanteront les récits bibliques.

 

L’arche d’or renferme en outre le Sépher Béréhit ou livre de Cosmogonie rédigé par Moïse en hiéroglyphes égyptiens, et la baguette magique du prophète, appelée verge par la Bible.

Elle contiendra aussi le livre de l’Alliance ou la loi du Sinaï. Moïse appellera l’arche le trône d’Aelohim ; car en elle repose la tradition sacrée, la mission d’Israël, l’idée de Iévé.

 

Quelle constitution politique Moïse donna-t-il à son peuple ?

A cet égard il faut citer l’un des passages les plus curieux de l’exode. Ce passage a l’air d’autant plus ancien et plus authentique qu’il nous montre le côté faible de Moïse, sa tendance à l’orgueil sacerdotal et à la tyrannie théocratique, réprimée par son initiateur éthiopien.

 

Le lendemain, comme Moïse siégeait pour juger le peuple, et que le peuple se tenait devant Moïse depuis le matin jusqu’au soir.

Le beau-père de Moïse ayant vu tout ce qu’il faisait au peuple, lui dit : Qu’est-ce que tu fais au peuple ? D’où vient que tu es seul assis et que le peuple se tient devant toi depuis le matin jusqu’au soir ?

 

Et Moïse répondit à son beau-père : C’est que le peuple vient à moi pour s’enquérir de Dieu.

Quand ils ont quelque cause, ils viennent à moi ; alors je juge entre l’un et l’autre et je leur fais entendre les ordonnances de Dieu et ses lois.

Mais le beau-père de Moïse lui dit : Tu ne fais pas bien.

Certainement tu succomberas, et toi, et même ce peuple qui est avec toi ; car cela est trop pesant pour toi, et tu ne sauras faire cela à toi seul.

Ecoute-donc mon conseil ; je te conseillerai, et Dieu sera avec toi. Sois pour le peuple auprès de Dieu, et rapporte les causes à Dieu ;

Instruis-les des ordonnances et des lois, et fais-leur entendre la voix par laquelle ils doivent marcher, et ce qu’ils auront à faire.

 

Et choisis d’entre tout le peuple des hommes vertueux, craignant Dieu, des hommes véritables haïssant le gain déshonnête, et établis sur eux des chefs de milliers, des chefs de centaines, des chefs de cinquantaines, et des chefs de dizaines ;

Et qu’ils jugent le peuple en tout temps ; mais qu’ils te rapport en toutes les grandes affaires, et qu’ils jugent toutes les petites causes. Ainsi ils te soulageront et ils porteront une partie de la charge avec toi.

 

Si tu fais cela, et Dieu te le commande, tu pourras subsister, et même tout le peuple arrivera heureusement en son lieu.

Moïse donc obéit à la parole de son beau-père, et fit tout ce qu’il avait dit -Exode, XVIII, 13-24(12)

Il ressort de ce passage que dans la constitution d’Israël établie par Moïse, le pouvoir exécutif était considéré comme une émanation du pouvoir judicaire et placé sous le contrôle de l’autorité sacerdotale.

 

Tel fut le gouvernement légué par Moïse à ses successeurs, sur le sage conseil de Jétro. Il resta le même sous les juges, de Josué à Samuel jusqu’à l’usurpation de Saül.

Sous les rois, le sacerdoce déprimé commença à perdre la véritable tradition de Moïse, qui ne survécut que dans les prophètes.

 

Nous l’avons dit, Moïse ne fut pas un patriote, mais un dompteur de peuple ayant en vue les destinées de l’humanité entière.

Israël n’était pour lui qu’un moyen, la religion universelle était son but, et par-dessus la tête des nomades sa pensée allait aux temps futurs.

Depuis la sortie d’Egypte jusqu’à la mort de Moïse, l’histoire d’Israël ne fut qu’un long duel entre le prophète et son peuple.

 

La suite – L’Exode – Le désert – Théurgie et Magie (suite)

Source : http://graal.over-blog.com/article-7144722.html

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Notre conscience matérialise-t-elle l’univers ? 12 octobre, 2021

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Hubert Reeves : Voilà pourquoi « tout n’est pas foutu » ! 10 octobre, 2021

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