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Les 42 lois de Maât 5 mai, 2024

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Les 42 lois de Maât

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Les 42 lois de Maât ont été révélées aux prêtres et prêtresses de l’Égypte ancienne et codifiées plus de 5000 ans avant l’ère Chrétienne.

 

Ce sont des règles à observer et à chérir pendant notre vie sur terre.

 

Les 42 idéaux de Maât du Temple d’Isis.

 

1. J’honore la vertu

2. Je profite avec gratitude

3. Je suis en paix

4. Je respecte la propriété d’autrui

5. J’affirme que toute vie est sacrée

6. Je donne des offrandes véritables

7. Je vis dans la vérité

8. Je regarde tous les autels avec respect

9. Je parle avec sincérité

10. Je ne consomme que ma juste part

11. J’offre les messages de bonnes intentions

12. Je raconte dans la paix

13. J’honore les animaux avec respect

14. Je peux faire confiance

15. Je me soucie de la terre

16. Je garde mon propre conseil

17. Je parle de façon positive des autres

18. Je reste en équilibre avec mes émotions

19. Je suis confiant dans mes relations

20. Je tiens en haute estime la pureté

21. Je répands la joie

22. Je fais du mieux que je peux

23. Je communique avec compassion

24. J’écoute des opinions opposées

25. Je crée l’harmonie

26. J’invoque le rire

27. Je suis ouvert à l’amour sous diverses formes

28. Je suis indulgent

29. Je suis peu

30. J’agis de manière respectueuse des autres

31. J’accepte

32. Je suis ma guidance intérieure

33. Je converse avec la sensibilisation

34. Je fais le bien

35. Je donne des bénédictions

36. Je garde les eaux pures

37. Je parle avec de bonnes intentions

38. Je loue la Déesse et le Dieu

39. Je suis humble

40. Je réalise avec intégrité

41. J’avance à travers mes propres capacités

42. J’embrasse le Tout.

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L’ésotérisme : un intrus dans la franc-maçonnerie ? par Stéphane François

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La mort, une leçon de vie pour le franc-maçon 28 avril, 2024

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La mort, une leçon de vie pour le franc-maçon

 
Solange Sudarskis

Par Solange Sudarskis
23 mai 2023

 

La mort, une leçon de vie pour le franc-maçon dans Recherches & Reflexions Le-saint-et-la-mort

La Mort, c’est quoi ?

La vie est-elle, comme pour Bichat, l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort, ou bien, selon Cioran, l’ensemble des fonctions qui nous y entraînent ? Vivre de mort et mourir de vie.  

Jules Baissac s’interroge : Qu’est-ce donc que la mort, et qu’est-ce que la vie hypostasiée après elle ? (à partir de la p.228).

N’est-ce pas  “la mort qui permet à l’ordre de la vie de se renouveler, qui donne à toute vie une chance d’accéder à la transformation, voire à la transfiguration” (François Cheng)» ?

 «Un jour je m’éveillerai et la mort aura disparu parce que je serai mort.» Socrate dit : «Les vrais philosophes s’exercent à mourir et qu’ils sont, de tous les hommes, ceux qui ont le moins peur de la mort.» (Platon, Phédon). «Mourir, c’est être initié» disait Plutarque en jouant sur les mots télmtân = téleîsthai.

La mort seule fonde notre humanité, donc toutes nos morales, les vices et les vertus ; le courage devant la camarde trace nos limites et ouvre nos aspirations vers l’illimité. «Meurs et deviens» écrit Goethe. La confiance dans la vie future n’exclut pas les appréhensions provoquées par l’inconnue du passage d’une vie à l’autre. La science et la religion sont muettes à ce sujet parce qu’il manque à l’une et à l’autre la connaissance des lois régissant les rapports de l’esprit et de la matière ; l’une s’arrête au seuil de la vie matérielle, l’autre en fait un article de foi.

Les anciens Grecs enseignaient que tout est immortel et impérissable dans l’univers, dans le cosmos vivant. La mort physique n’est pour eux qu’un passage naturel d’un état à un autre ; aucun de nos atomes ne peut se perdre ou s’anéantir ; tout vit à jamais, «La grande faucheuse ne serait qu’un saisonnier agricole qui ne s’intéresse qu’à la forme», (François Xavier Lindo Diez). C’est là l’image d’une maîtrise éternelle. Ainsi se pose la distinction fondamentale du Soi, la personnalité ou principe transcendant de l’être, d’avec le Moi, l’individualité, assujetti à la modification transitoire et contingente.

Pour les Égyptiens le sens de la vie était de reconnaître que nous ne sommes pas le corps physique qui s’incarne dans la matière mais un point d’esprit silencieux dans le corps, toujours antérieur à celui-ci et survivant à la mort du corps. Je vous propose de lire le texte d’Annie Besant sur l’immortalité de l’âme, La mort et l’au-delà.

Pour la pensée juive, la vie terrestre, passage intermédiaire entre la vie intra-utérine et les entrailles de la terre-mère, dont l’homme est issu et où il est appelé à revenir, n’est qu’un pont reliant deux types d’existence situés aux deux versants de la vie.

À titre de comparaison, si la manifestation formelle est extérieure, périphérique, appartenant à la circonférence, à la roue des choses, le centre de cette circonférence est le symbole de l’initié parfait, réintégré dans le Principe primordial. Dans son Livre de l’Apprenti, Oswald Wirth affirme que : “rien ne commence et rien ne finit d’une manière absolue. Il n’y a de commencement et de fin qu’en apparence. En réalité, tout se tient, tout se continue, pour subir d’incessantes transformations qui se manifestent par une série de modes successifs d’existence. Ces modes sont variés. Tout ce qui se réalise en acte a précédemment existé en puissance. Tout être a donc ses racines dans l’origine même de toutes choses. Pour les initiés antiques, la vie intégrale de l’homme comportait des alternatives d’action et de repos. La vie présente est une période d’activité matérielle, mais avant de naître, nous avons déjà vécu dans un état imperceptible à nos sens.” “Sachons bien vivre, et la mort ne sera pour nous que le moyen de vivre mieux encore”  ajoute-t-il dans son Livre du Maître.

Meurt-on pour soi ou pour les autres, pour Dieu ou parfois à la place des autres ? Voir l’article Notre frère Arnaud Beltrame, héros national passe à l’Orient éternel

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Si la mort écrase l’homme, elle n’en demeure pas moins à l’intérieur de l’humain.

Tout à l’opposé, les élisabéthains ou les romantiques allemands firent de la mort un devenir cosmique, un devenir orgiaque, un néant qui vivifie, une force où il s’agit de se retremper et avec laquelle il importe d’entretenir des rapports directs.

Pour le Français, ce qui compte ce n’est pas la mort elle-même, mais notre comportement en face de nos semblables, la stratégie des adieux, la contenance que nous imposent les calculs de notre vanité, l’attitude en un mot. Tout l’art du français est de savoir mourir en public. Saint-Simon ne décrit pas l’agonie de Louis XIV, de Monsieur ou du Régent, mais les scènes de leur agonie. Les habitudes de la cour, le sens de la cérémonie et du faste, tout un peuple en a hérité ; épris qu’il est d’appareil et soucieux d’associer un certain éclat au dernier soupir.

Michel Serres envisage trois types de morts : la mort personnelle, la mort collective de civilisations et celle de l’humanité toute entière (à écouter ce qu’en dit Michel Serres, Corps et identité, mais qui sommes nous ?, à partir de 15’38)

La Franc-maçonnerie nous apprend que la mort ne doit pas terrifier, qu’elle n’est pas l’opposé de la vie, que l’on doit cesser de fonctionner dans le champ du connu pour aller plus loin, qu’il faut accepter l’inconnu pour se dépasser, accepter de ne pas durer indéfiniment pour mieux se détacher de l’inutile et du superficiel, en particulier de l’identification de l’être à son corps. En conclusion de son testament Victor Hugo écrit : «Je vais fermer l’œil terrestre ; mais l’œil spirituel reste ouvert plus grand que jamais.»

La scène de la mort est présente à de nombreux degrés, explicitement ou de manière suggérée : un séjour sous terre, un testament à rédiger, un gisant, un assassinat, des vœux de renoncement, de mortels châtiments… La question de la mort n’est jamais une question de morale mais de spiritualité. «La progression narrative qui intègre comme épreuve la scène de référence de la mort, et qui est généralement liée, dans les mêmes cérémonies, à des déplacements de l’occident à l’orient, peut être corrélée avec l’approche de cette valeur perfective et/ou de ces modalités de savoir (ou «connaissance») et de devoir (comportements)» (Thèse de doctorat de sémiologie, Efficience narrative et la transmission des formes de vie : une approche anthroposémiotique de l’autopoièse dans les pratiques ritualisées de Jean-Louis Brun, p. 253/ 344, 2017).

La philosophie, cette spiritualité laïque, a labouré de pensées, depuis Platon, le champ de cet effroyable mystère pour essayer de récolter la sagesse qui en apaise les peurs. «L’homme a deux vies, la seconde commence quand il se rend compte qu’il n’en a qu’une.» (Confucius).

Avec l’acacia, le phénix est un des symboles maçonniques qui inverse la mort. En traversant le miroir, symbole de l’au-delà, où s’opère l’inversion de la droite et de la gauche, le franc-maçon peut trouver une vision plus profonde des choses. La mort, l’horreur, si tôt dite, s’en exempte et se transforme en sacré.

Delphine Horvilleur: La mort n’a pas le dernier mot 

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Si on se place dans un contexte associé au drame de la cérémonie de réception au grade de maître, on constate que, dans la grande majorité des cas semblables, un héros est mis en scène, ce héros va souffrir pour enfin mourir de mort violente et transcender sa condition humaine. Nous pouvons citer pêle-mêle : Abel, Osiris, Jésus, Gilgamesh, Mithra, Hercule, Dionysos, et bien d’autres.

La mort et la résurrection d’Hiram sont une légende exemplaire, comme tous les mythes ou contes, de divinités assassinées. Les mythes servent de modèle au comportement humain, ils fondent l’être dans le sacré.

La Mort symbolique une leçon de vie ?

C’est la leçon de toutes les traditions ou de la connaissance de la vie simplement. Il n’y a aucun espoir de ressusciter à un mode transcendant, sans une mort préalable. La mort initiatique serait la condition d’une deuxième naissance pendant notre parcours terrestre.

 « De la mort, de la crainte de la mort, dépend toute connaissance du Tout. Rejeter la peur du terrestre, enlever à la mort son dard venimeux, son souffle pestilentiel à l’Hadès, voilà ce que n’ose faire la philosophie. Tout ce qui est mortel vit dans cette angoisse de la mort, chaque naissance nouvelle multiplie l’angoisse d’un nouveau fondement, car elle multiplie ce qui est mortel. Sans fin, le sein de la terre inépuisable accouche du neuf, et chacun est soumis à la mort, chacun attend avec crainte et tremblement le jour de son passage aux ténèbres. Mais la philosophie conteste ces angoisses de la terre. Elle s’échappe par-dessus la tombe qui s’ouvre sous ses pieds, à chaque pas. Elle abandonne le corps à la merci de l’abîme mais l’âme libre prend son envol pour le franchir sans encombre.» (Franz Rosenzweig, L’étoile de la rédemption.)

Pour René Guénon, l’évolution posthume de l’individu, ou plus exactement son principe vital, qui est passé à un autre état supérieur, n’a plus rien de commun avec l’espèce humaine. Il s’en est affranchi. S’il est véritablement transformé, c’est-à-dire au-delà de la forme, il obtient la délivrance, ce qui suppose une connaissance intégrale, on dirait, en terme maçonnique, l’initiation effective.

Dans toutes les parties du monde, des  populations dites primitives pratiquaient des rites comportant des «scènes mimées qui représentent des aventures au pays des âmes» que ce soit en Australie, en Afrique, … (Goblet d’Alviella, Des origines du grade de maître en Franc-maçonnerie, 1907, p.32 et 33).

C’est grâce au symbole que l’être sort de sa situation et s’ouvre sur l’universel. Le symbole éveille l’expérience individuelle et la transmue en acte spirituel, en saisie métaphysique du monde. En comprenant le symbole, l’être réussit à vivre l’universel, donc à vivre la transcendance.

D’après le rituel de l’ordre des bénédictins, le novice s’étend sur le sol devant l’autel, sous un drap mortuaire, entre quatre cierges. On lit sur lui l’office des morts. L’assistance entonne le miserere; puis, il se relève, donne à chaque assistant le baiser de paix et s’en va communier entre les mains de l’abbé. De ce jour i prendra un autre nom, qu’il gardera jusqu’à son lit de mort. Lui aussi est né à une vie nouvelle. «Il faut disparaître entièrement au moment où la vérité nous illumine et être recréé à l’heure même de cette illumination.» (Alain Pozarnik)

En Franc-maçonnerie, chaque initiation est une mort symbolique qui permet un changement d’état de conscience en dépouillant au fur et à mesure le vieil homme .

Le «vieil homme», l’être naturel, est l’état de l’homme avec ses agissements psycho-matériels, son état conditionné, ses liens ethniques et sociaux, son milieu politique ou religieux, bref, ses limites (Ces illusions se nomment gloire, pouvoir, richesse … vérité, morale …).

L’homme ordinaire est certes intéressant ; mais combien plus intéressant celui qui tend à dépasser la condition humaine ordinaire. Il ne doit d’ailleurs pas y avoir de séparation : le quotidien et l’exceptionnel, le profane et le sacré s’apprécient l’un par rapport à l’autre.

Le maître franc-maçon est un éclectique, un philosophe qui, foulant aux pieds le préjugé, la tradition, l’ancienneté, le consentement universel, l’autorité, en un mot tout ce qui subjugue la foule des esprits, ose penser par lui-même, remontant aux principes généraux les plus clairs, les examinant, les discutant, n’admettant rien que sur le témoignage de son expérience et de sa raison ; de toutes les philosophies qu’il a  analysées, il est capable de s’en faire une particulière et domestique qui lui appartienne.

Une prise de conscience de la fin véritable et une conversion de l’énergie permettent à l’homme «évolué», éveillé à la science véridique de la métamorphose (de la transmutation), de parcourir inlassablement la voie héroïque et gnostique vers le Soi.  Comme le dit Yves Albert Dauge : «La Philosophie (amour de la Sophia), la Philologie (amour du Logos), la Philocalie (amour de la Beauté), sont un seul et même esprit ; elles doivent le [l’homme] guider vers le monde des sages archétypes.»

Jusqu’où cette «purification» active doit-elle porter ? Le détachement des passions, des désirs jusqu’à l’apathéia (l’ascèse stoïcienne), qui n’aurait que Dieu comme but, ne serait-il pas une mort au monde ? La Franc-maçonnerie a-t-elle comme vocation à «générer» des mystiques ou des hommes de la cité ?

La conscience rationnelle a périodiquement besoin d’être obscurcie pour que la lumière nouvelle puisse jaillir et avec elle de nouvelles possibilités créatrices. Il est nécessaire d’accepter de se confronter avec l’ombre et avec l’obscurité de l’inconscient dans la mort du moi, pour que se produise la transmutation. Être enseveli symboliquement et en être relevé, comme cela se faisait dans les Mystères, était emblématique sinon, réellement, être spiritualisé ou exalté hors du corps. C’est la vision alchimique qui propose la mort symbolique la plus explicite. Dans l’opuscule anonyme intitulé L‘Aquarium des Sages nous pouvons lire : «Son âme enfin, est entièrement délivrée par cette mort spirituelle comme si elle était conduite vers les hauteurs, c’est- à-dire que, son corps étant encore dans la terre, il se tourne cependant vers le haut, vers la vie éternelle […] Cette séparation du corps et de l’âme de l’homme doit se faire en mourant spirituellement. Une telle solution du corps et de l’âme se fait dans l’Or régénéré de telle sorte que le corps et l’âme, étant comme séparés l’un de l’autre, n’en sont pas moins très fortement unis dans le vase et conjoints.»

La condition primordiale essentielle de tout travail de génération est l’absence de lumière solaire. Fécondation et génération ne s’opèrent que dans une obscurité complète. La vie commence dans les profondeurs du noir pour tous les règnes vivants, même pour les gemmes qui deviendront éclat de lumière. C’est à partir du noir que se font les commencements. La première marche sur laquelle le compagnon monte lors de son augmentation de salaire au rite de Salomon est, évidemment, noire. Pour atteindre la lumière sur la cinquième marche blanche il faut passer depuis la terre noire par l’air bleu, l’eau verte et le feu rouge et, sur chaque marche à gravir, un vase contenant les cinq aspects de la transmutation du grain de blé en germe, en tige, en épi et à nouveau en grain, attestent le cycle de l’initiation : mort et résurrection. Que les corps soient mis en putréfaction et deviennent terre noire, et quand vous verrez cette matière devenue noire, réjouissez-vous car c’est le commencement des opérations. Et la putréfaction est nécessaire.

Le temple à couvert, bien fermé, c’est l’aludel luté où peut commencer l’œuvre au noir, dispersion et dissolution de l’être dans la renaissance initiatique. Comme une invite à l’alchimie, le rouge et le blanc des deux colonnes forment un système duel et attestent qu’une tenue c’est l’opération au cours de laquelle, du creuset-loge doit naître l’or pur réalisé par l’union du soufre et du mercure. Et le franc-maçon parvient à l’œuvre au blanc quand scintille la surface de la materia prima en fusion, quand l’étoile flamboie dans la pâte originelle, quand il passe de la pierre brute à la lumière.

Si tailler une pierre est une soustraction, tailler sa pierre est un remplacement en soi de ce à quoi on renonce pour accueillir l’élargissement d’une conscience plus éveillée et plus spirituelle jusqu’à ce que sa forme remplace la pierre brute. “Chaque être humain est un trésor enfouis dans une cage de préjugés historiques, marqué par la famille, la société la culture, l’Histoire.” C’est pourquoi, il convient de penser que celui (ou celle) qui taille sa pierre, n’est ni dans le renoncement ni dans l’abnégation de ce qu’il est. D’ailleurs, l’ego pourrait-il se mettre à mort lui-même ? Il est dans  la conversion de son être, parvenant ainsi à la découverte de ce qui est caché en lui pour faire résonner, dans sa conscience, l’écho de l’unité de l’esprit et de la matière. Comme dans la pensée de Jung, il s’agit d’intégrer ses polarités en croissance spirituelle.

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Voir les articles Le cabinet de réflexion, un repaire du temps qui passeau mot “La mort” et Le jeu de la mort du Je.

 

SOURCE :  https://450.fm/2023/05/23/la-mort-une-lecon-de-vie-pour-le-franc-macon/

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Au Maroc, le langage des signes berbères 26 avril, 2024

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Franc Maçonnerie, histoire et origine – Les Sociétés Secrètes 23 avril, 2024

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La Tour de Babel – Du Mythe à la Réalité 21 avril, 2024

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LA CONSCIENCE SYMBOLIQUE DU CHEMIN 14 avril, 2024

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LA CONSCIENCE SYMBOLIQUE DU CHEMIN

Au commencement était l’Un, Le Point où tout se concentre et qui précède l’expansion marquée par le cercle. En lui, rien n’existe parce que rien n’a été porté mais tout existe en germe.

Ponto est la convergence de ce qui était autrefois et l’expansion de ce qui reste à être. Ainsi naît la dualité, les deux pôles de l’Un, l’Etre et le Non-Etre.

 
LA CONSCIENCE SYMBOLIQUE DU CHEMIN dans Recherches & Reflexions

Le chemin entre les deux donne lieu au Neutre, le « Point de Non-Action », où rien ne se manifeste mais tout existe, qui, n’étant ni l’un ni l’autre, les représente intégralement, car il a en lui -même le reflet des fêtes. Dans ce document, « comme ci-dessous est comme ci-dessus, et comme ci-dessus est ci-dessous ». C’est le Trois, qui contient la mémoire du passé et le potentiel du futur. C’est la Porte où les deux sens se croisent, le lieu du choix où tout est possible et où la volonté domine. C’est l’énergie Cosmique dont la fonction est de purifier la matière pour la réintégrer dans l’Un.

Nous sommes les Trois, la manifestation du Divin dans cette sphère de transition, où chaque Être est le centre d’un Univers et la capacité d’action est limitée par le cercle d’expansion.

No limits sont conçues par l’indécision, l’insécurité, le manque de volonté, le refus de croire en nos capacités, en transférant sur le plan extérieur un achèvement qui n’aura lieu et ne sera permanent que s’il est intérieur.

En dehors de nous, tout est éphémère, illusoire, en transformation constante, pour permettre au Chemin de s’accomplir et à l’Œuvre de naître.

La Trinité est en nous et sur le Chemin, où nous pouvons apprendre, interpréter et accomplir, si telle est notre volonté. Mais ne intégré que qui a appris et n’exécute que qui a intégré.

Les sept travaux d’Hercule sont le domaine des sept énergies qui activent nos corps. Sa réalisation nous permet de franchiser les Sept Portes et d’atteindre la libération, en dépassant le Point de Non-Retour, qui nous donne accès à d’autres Plans et à la réintégration dans l’Un.

Lorsque nous naissons, nous marions les Trois Énergies aux Quatre Éléments et commençons un voyage composé de sept Pèlerinages. Dans chacun d’eux, nous devons gravir sept marches et passer sept portes.

  1. Dans le premier, nous avons activé la conscience du moi : qui je suis, d’où je viens, où je vais.
  2. Dans le second nous avons travaillé sur Terre : le plaisir d’avoir, la permanence, l’intuition, nos biens matériels, les émotions provoquées par la perception du toucher, de l’odorat, du goût.
  3. Dans le troisième, nous avons travaillé sur l’Eau : le plaisir de faire, la mobilité, les émotions provoquées par les perceptions sonores et visuelles, l’intelligence analytique.
  4. Mercredi nous avons travaillé sur le Feu : le plaisir de motiver, l’intelligence émotionnelle, la créativité.
  5. A la ferme nous avons travaillé sur l’Air : libération, expansion, détachement, prise de conscience de la Voie Intérieure et émotion pure.
  6. Vendredi nous avons sensibilisé à l’Œuvre : ce que je sais faire, ce que je veux faire, ce que je vais faire.
  7. Au septième, nous avons déterminé la direction du voyage : ce que j’ai vécu, ce que je vis, ce que je veux vivre.

Le Chemin de l’Initié est solitaire parce qu’il est intérieur.

Certes, combien heureux seront ceux qui ont traversé les Sept Portes, parcouru le Bon Chemin et remporté le Bon Combat.

« L’initié qui reçoit la Lumière ne pourra que continuer, par le chemin intérieur, à la recherche d’informations qui, après avoir été expérimentées, le conduiront à la connaissance »

José F.

SOURCE  :  https://www.gadlu.info/la-conscience-symbolique-du-chemin/

DIEU ET LE BIG BANG 12 avril, 2024

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DIEU ET LE BIG BANG

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On croyait Dieu mort et enterré, à reléguer dans les greniers de l’Histoire. Les scientifiques nous l’avaient bien dit, depuis des décennies, tout n’est que matière en relation de causes à effet. Circulez ! Il n’y a rien à voir… Mais derrière cette belle mécanique, qui y a-t-il ?

Le rationalisme a dominé tout le XXème siècle pour nous démontrer que l’Univers n’avait rien de mystérieux, que ce n’était qu’un flux mécanique dont la science était chargée de nous dévoiler les engrenages. Autrement dit, nous n’avions pas besoin d’inventer Dieu pour expliquer le monde et l’origine de la vie.

Seuls les esprits très irrationnels et épris de merveilleux croyaient encore en Dieu, relique des temps anciens, quand les humains n’étaient pas encore sortis de leur gangue originelle. Heureusement que la science était là pour nous sortir de notre ignorance et de nos croyances archaïques !…

Mais, il faut toujours se méfier de nos certitudes. Je situe le tournant à la fin du siècle passé, lorsque les physiciens ont commencé à poser définitivement l’hypothèse du Big Bang…

Je viens de terminer la lecture du livre le plus fascinant que je n’ai jamais lu. Un livre qui fera date, le livre qui peut changer notre vision du monde. Les principales notions qui figurent dans cette chronique ont été inspirées par « Dieu, la science, les preuves » dont je ne peux que vous recommander la lecture. Il peut constituer un très beau cadeau de Noël.

Avant le Big Bang ?

Ironie et clin d’œil de l’histoire, on doit cette idée d’un début de l’univers à un prêtre cosmologiste, l’abbé George Lemaitre. Avant lui, et encore longtemps après lui, le consensus scientifique voulait que l’univers ait toujours existé et existerait toujours.

Le grand Einstein lui-même ne parvenait pas à accepter cette idée, malgré l’accumulation de preuves irréfutables. « Non, pas cela, cela suggère trop la création » s’écria-t-il. « Physique de curé !» ironisa-t-il en privé.  Comme quoi on est toujours prisonniers de ses préjugés ! Le terme de Big Bang est une expression forgée en 1949 par un physicien afin de dénigrer le concept d’un début de l’univers.

Le titulaire de la chaire de cosmologie, au Collège de France, s’est lui-même insurgé au sujet du Big Bang : « C’est de la foutaise. L’Univers n’a pas de début, ce n’est plus de la physique, c’est de la métaphysique ». En effet, au début du XXème siècle, l’Univers était considéré par la plupart des hommes de Science comme fixe, immuable, immense, sans limites dans le temps et dans l’espace, et l’idée qu’il ait pu connaitre des changements majeurs ne se posait même pas comme hypothèse.

Entre 1905 et 1915, Albert Einstein révolutionna la physique. Tout d’abord en postulant que la vitesse de la lumière est une constante et un absolu indépassable dans notre Univers. Puis, que le temps et l’espace sont au contraire relatifs, pouvant se contracter ou se dilater selon le référentiel.

Dans un deuxième temps, il présenta ses travaux connus sous le nom de « Relativité générale ». Il théorisait que l’espace, le temps et la matière sont liés et que la présence de matière ou d’énergie déforme l’espace-temps. La distorsion de l’espace-temps fut confirmée expérimentalement, un an avant sa mort, en 1954, par une horloge atomique embarquée dans un avion.

Mais si on suit les implications de sa théorie, on aboutit à un Univers non stable, ce qui pour Einstein était inconcevable. Pour éviter cette hypothèse il ajouta dans ses équations une « constante cosmologique », béquille mathématique pour obtenir un Univers stable.

C’est en 1922 qu’un jeune cosmologiste Russe de 33 ans, Alexandre Friedmann, publia la première étude d’un Univers en expansion, en se fondant sur les travaux d’Einstein lui-même. Ce dernier réagit vigoureusement en disant : « Admettre de telles possibilités semble insensé ». L’année suivante il se rétracta et admis que les calculs de Friedman étaient exacts et « ouvraient de nouvelles voies de recherche » …

La nouvelle révolution de l’abbé Lemaître

En 1927, un prêtre cosmologiste publie sa théorie de l’expansion de l’Univers. Il calcula très précisément la loi de proportionnalité entre vitesse de fuite et la distance des autres galaxies. Cet article fit beaucoup de bruit parce qu’il contredisait toutes les certitudes de l’époque. « Vos calculs sont justes, mais votre intuition physique est abominable » s’emporta Einstein.

Presque toute la communauté scientifique s’insurgea contre les théories de Lemaître, et elle n’avait pas encore tout entendu. En 1931 il va émettre une hypothèse, encore plus difficile à admettre, avec la notion d’atome primitif qui aurait précédé l’expansion : « Nous pouvons concevoir que l’espace a commencé avec l’atome primitif et que le commencement de l’espace a marqué le commencement du temps ».

Le tollé fut général, car l’idée d’un commencement à partir de rien suppose un créateur. Pour les athées, cette théorie devenait l’ennemi à abattre. Il avait bien fallu admettre l’évidence de l’expansion de l’Univers observée expérimentalement par Hubble dès 1929. « De toutes les grandes prédictions que la science n’ait jamais faites, n’y a-t-il jamais eu de prédiction plus grande que celle-là : prédire, et prédire correctement, et prédire contre toute attente un phénomène aussi fantastique que l’expansion de l’Univers ? » s’exclama le physicien John Wheeler.

Mais admettre un commencement, sous forme d’une sorte de Big Bang, c’était trop pour la communauté scientifique. « Voici l’homme du Big Bang » se moqua un Physicien lors de l’arrivée de Lemaître à un colloque à Pasadena en 1960. L’expression fut reprise par la presse et connu le succès que l’on sait.

Tous ceux qui furent à l’origine de la théorie de l’atome primitif furent déconsidérés et abandonnèrent la physique. Néanmoins, en 1964, c’est-à-dire plus de trente ans après la publication de Georges Lemaître, une équipe de Princeton mis en évidence un rayonnement fossile en provenance du fond de l’Univers, comme il était prévu selon la théorie du Big Bang. Il s’agissait de ce que Lemaître appelait « l’éclat disparu de la formation des mondes ». Ce dernier apprit la nouvelle à l’Hôpital, atteint d’une leucémie, et dit simplement : « je suis content maintenant, au moins, on en a la preuve ».

Le visage de Dieu

Les décennies qui suivirent apportèrent de nouvelles confirmations, confortant ce qui devint « le modèle standard du Big Bang ». En 1992 George Smoot publia la première image du fond de l’Univers, peu de temps après le Big Bang, et prise par divers satellites. Smoot obtint le prix Nobel en 2006 et, projetant sur un écran la photographie de la première lumière cosmique, il s’exclama « c’est comme voir le visage de Dieu ».

Selon ce modèle classique du Big Bang, il n’y a ni temps, ni espace, ni matière avant l’évènement. Le Big Bang est en réalité un déploiement extrêmement organisé en plusieurs phases. Il est alors clair que l’Univers provient d’une cause qui n’est ni temporelle, ni spatiale, ni matérielle, c’est-à-dire d’une cause naturelle, transcendante, à l’origine de tout ce qui existe.

Cet évènement extraordinaire, commencé il y a 13,8 milliards d’années s’est déroulé suivant différentes phases extrêmement précises et organisées, comme si rien n’avait été laissé au hasard… C’est ce que les physiciens dénomment le réglage fin de l’Univers. Prenons G, la constante de gravitation, si par exemple sa valeur n’était pas 6,67418, mais seulement 6,67417, l’Univers n’aurait pas existé !  Il existe des dizaines d’autres constantes, encore plus finement ajustées. « Si l’Univers est créé par un choix aléatoire de paramètres, la probabilité qu’il contienne des étoiles est d’une chance sur 10 puissance 229 » reconnait le physicien matérialiste Lee Smolin.

De son côté, la constante de Planck structure l’Univers et est à la base de la mécanique quantique. Elle règle universellement les niveaux d’énergie de tous les atomes. Et si les lois de l’Univers n’avaient pas programmé cela, le monde qui nous entoure n’existerait tout simplement pas. C’est la raison pour laquelle la célèbre constante de Planck fut dénommée « la constante théologique ».

La communauté scientifique s’alarma de ces découvertes et les physiciens athées cherchèrent pendant presque un siècle à trouver, en vain, un modèle alternatif. Cette idée d’atome primitif était particulièrement inacceptable en Union Soviétique et nombre de physiciens furent envoyés au goulag pour l’avoir défendue. Un fidèle de Staline résume la position des bolcheviques : « Les falsificateurs de la science veulent faire revivre le conte de fées de l’origine du monde à partir de rien ! ».

Sakharov, en une ultime provocation, osa appeler l’origine de l’Univers « la singularité de Friedmann ». Le 22 janvier 1980 au matin, il fut arrêté en pleine rue et envoyé en résidence surveillée à Nijni Novgorod.

« Seul un idiot peut être athée »

Dans la communauté scientifique occidentale, imprégnée de matérialisme, la résistance dura encore longtemps. Mais, à la fin, il fallut bien admettre que le commencement absolu de l’Univers apparait comme un point de jonction entre la physique et la cause créatrice, extérieur à l’Univers. Petit à petit, les plus grands chercheurs se rallièrent à cette théorie et en tirèrent les conséquences : pour expliquer l’Univers les physiciens avaient besoin de Dieu !

Pour Einstein, face à toutes ces coïncidences improbables, le hasard n’est pas le maitre du monde et « Dieu ne joue pas aux dés ». Autrement dit, il y a une cause derrière l’origine de l’Univers…

« Toute la matière trouve son origine et existe seulement en vertu d’une force. Nous devons supposer derrière cette force l’existence d’un esprit conscient et intelligent ». (Max Planck, prix Nobel de Physique).

« Les meilleures données dont nous disposons sont exactement celles que j’aurais pu prédire si je n’avais rien lu d’autre que les cinq livres de Moïse, les Psaumes et la Bible. Le Big Bang a été un instant de brusques créations à partir de rien. L’apparition à partir de rien, de notre Univers ». (Arno Penzias, prix Nobel de Physique).

« Il y a certainement eu quelque chose qui a réglé le tout. A mon sens, si vous êtes religieux, selon la tradition judéo-chrétienne, il n’existe pas de meilleure théorie de l’Univers qui puisse correspondre à ce point à la Genèse ». (Robert Wilson, prix Nobel).

« Je pense que seul un idiot peut être athée. Nous devons admettre qu’il existe une puissance ou une force incompréhensible, dotée d’une clairvoyance et d’un savoir illimités qui a fait naitre l’Univers à son origine ». ( Christian Anfisen, prix Nobel de chimie).

« L’idée que le monde, l’Univers matériel, s’est créé tout seul me parait absurde ; je ne conçois pas le monde sans un créateur, donc un Dieu » (Alfred Kastler, prix Nobel de physique).

« La physique atomique moderne a bousculé les sciences hors du sentier matérialiste sur lequel elle se tenait au XIXème siècle ». (Werner Heisenberg, prix Nobel de physique).

Etc., etc…

Conclusion

« L’Univers m’embarrasse et je ne puis songer que cette horloge existe et n’ait point d’horloger » écrivit Voltaire qui s’interrogeait déjà sur l’origine du monde. « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » aimait questionner Hubert Reeves.

Tout ce qui précède demande une longue méditation. Chacun conclura comme il pourra.

Vous lirez aussi la prochaine chronique ébouriffante n°1013, qui sera la suite de celle-ci, et qui paraitra le jour de Noël et sera intitulée « Le miracle de la vie ».

Vous pouvez aussi relire la chronique n°221 « Le visage de Dieu ».

 

 

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Du rire pour guérir 7 avril, 2024

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Du rire pour guérir

 

Du bouffon du roi au Joker en passant par Zavatta ou même Coluche, le clown a souvent été relégué au rang d’idiot, de fauteur de trouble, voire de figure effrayante… Et pourtant, malgré sa bêtise apparente et son étrangeté déroutante, il semblerait que le personnage du clown soit doté d’une sagesse guérisseuse.
Du rire pour guérir

Santé corps-esprit

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Barth Vitorino Russo faisait déjà le pitre sur les bancs de l’école. Celui que ses copains appelaient Barth a compris tôt qu’il avait un pouvoir magique : faire rire. « Ça me stimule de pouvoir parler avec des gens et de déclencher un rire ! Tu peux me mettre n’importe où, avec n’importe qui, et je vais y arriver. Il suffit de dire quelque chose qui n’est pas adapté, quelque chose de décalé… », explique Barth, 21 années de clowneries à son actif pour l’association Le Rire médecin, et artiste percussionniste dans sa compagnie Décalèou, à travers laquelle il développe des projets autour du lien social et de la joie dans la société. « Je suis souvent interpellé par le manque d’échanges dans les lieux publics », déclare-t-il. Alors il s’attache à créer des « bulles de joie » partout où il passe : en établissement de soin comme dans la rue, il a pour intention de « créer l’inattendu », le rire et la joie suivent. « C’est un truc dont j’ai besoin », dit-il. Cet artisan du rire, né d’un père handicapé et secoué par les difficultés de la vie, affublé à la naissance d’un prénom porteur d’une lourde responsabilité – Vitorino Angelo Salvador, entendre « Vainqueur Ange Sauveur » – a su transcender le poids de son héritage par la légèreté, refusant de rentrer dans les lignes lui étant prédessinées. C’est à travers l’humour et le jeu qu’il incarne finalement cette mission, celle de guérir par le rire. « Prendre soin des autres a pansé mes plaies », dit-il, convaincu que la fantaisie, le rêve et l’imaginaire peuvent servir de médicament et transporter chacun au-delà de ses souffrances. Mais à l’hôpital, « on vient pour soigner ce qui va bien », précise-t-il en évoquant une scène qui l’a marqué, celle d’une maman assise dans le couloir attend que sa fille sorte du bloc opératoire, et sa partenaire clown qui, devant la triste mine de la dame, mise tout instinctivement sur son sens du rythme et sa joie contagieuse. En un instant, la dame se retrouve debout à danser au son du ukulélé, car malgré le chagrin, il reste toujours une part d’insouciance en nous, et c’est cela que vient réveiller le clown.

Le rire chrétien

C’est plus tard, vers 30 ans, que Philippe Rousseaux, comédien, bibliste et fondateur de l’association Clown par foi a rencontré son clown intérieur. Élevé dans une famille athée possédant un faible bagage culturel, il trouve un sens aux questions qui, jusqu’ici, demeuraient pour lui sans réponse par la découverte du clown, puis de la foi chrétienne.. Seul en scène, il transmet aujourd’hui ses questionnements existentiels en incarnant un clown surprenant, qui se joue de sa tristesse. Le spectateur, face à un homme sans artifice, en proie au doute sur la vie, l’amour, la mort, « se moque finalement de son propre reflet ! » Paradoxalement, « il faut être très sérieux pour faire rire », car en fin de compte, « la tragédie et le rire, c’est très proche », déclare Philippe Rousseaux. C’est tout naturellement qu’il a lié spiritualité et pratique du clown, les deux étant pour lui « un formidable outil pour devenir plus humain ». Faire l’expérience du clown, c’est « enlever tout ce qu’on sait ; on est tout nu, sans fioritures, on redécouvre les bases de l’humanité. Le clown est quelqu’un qui tombe et se relève, qui échoue, mais remonte toujours plus haut », explique Philippe Rousseaux. En s’exposant en situation de vulnérabilité, il cherche alors à nous reconnecter à notre propre humanité : « rire des murs vers lesquels on se jette éperdument », accepter l’échec comme un passage nécessaire vers la réussite.

C’est cet apprentissage qu’il s’engage à mettre en avant dans ses stages de clown. À travers la légèreté apparente des pratiques, les participants « aboutissent à des prises de conscience profondes et ressortent avec une plus grande compréhension de l’humain en eux ». Ils retiennent presque tous un sentiment de libération, qui passe par le droit de rater, d’être eux-mêmes, dans toute leur imperfection. « Si on se protège de l’échec, on vivote », clarifie Philippe Rousseaux, « par peur d’avoir mal, on s’anesthésie, et on vit au rabais… » Les participants au stage, par l’analyse de leurs insuccès lors des exercices, finissent par comprendre qu’ils étaient coincés dans leur ego.

Détruire les masques

C’est cela, la force du clown : il détruit les masques, « il vient faire exploser l’identification excessive à l’ego », exprime Éric Sunfox Marchal, chamane spécialiste du Clown sacré, une figure emblématique des traditions ancestrales amérindiennes. Le Clown sacré, ou Heyoka, était un rôle très respecté par les peuples lakotas d’Amérique du Nord. Personnage décalé, mais doté d’une sagesse rare, il n’était jamais là où on l’attendait. Il faisait tout à l’envers, ou de travers. Il pouvait dire « au revoir » en arrivant, et « bonjour » en partant. Et ceci dans le seul but de perturber, de bousculer les esprits. Mais il ne le faisait pas exprès : être Heyoka, c’est d’abord une « attitude inconsciente ». Plus tard, il prendra conscience de ce pouvoir et pourra ainsi savamment le diriger. Par la justesse de ses perceptions et ses comportements hors cadre, le Clown sacré était probablement le seul à pouvoir, par exemple, permettre à un chamane « un peu trop attaché à son rôle d’autorité de remettre en question ses acquis » et de s’interroger sur les jeux de pouvoir auxquels il adhère inconsciemment.

C’est en ce sens que l’image très menaçante du clown que l’on peut retrouver dans la culture contemporaine devient intéressante. « Le clown nous montre que toutes les protections qu’on s’est construites en réalité nous empêchent de vivre, nous emprisonnent, nous asphyxient. En ce sens, il peut faire peur », explique Philippe Rousseaux. « Ce sont les mécanismes de maltraitance envers nous-même qui sont mis en danger face au clown », précise-t-il. Le détachement face à l’ego, voilà une expérience que Barth Russo connaît bien derrière son nez rouge : « À l’hôpital, comme on est toujours en duo, parfois l’enfant a un préféré. Si c’est toi, alors on va s’organiser pour que tu m’en mettes plein la tronche. » Le clown assume donc ce rôle presque sacrificiel, il crée un espace cathartique qui donne à l’enfant la possibilité de se décharger de ses mauvais sentiments. À travers le jeu, « tout est prétexte pour faire circuler les émotions », explique-t-il. « Tout ce qu’on fait en clown n’est qu’un prétexte : ça ne marche pas ? Tu prends le bide. Mais tu le prends avec sincérité, tu ne peux pas mentir ! Le bide, c’est quoi ? C’est montrer sa fragilité au public. Et ça, ce n’est pas facile, car c’est contre les valeurs prônées par notre société… »

Le rire pour exister

Philippe Rousseaux acquiesce : « Que le meilleur gagne ! Place au fort ! Moi d’abord : on va droit dans le mur, dans une société à ce point individualiste. » Il poursuit : « Le rire valorisé dans nos sociétés est un rire plutôt moqueur, qui dénigre, un rire de mépris. Or, le clown rit de quelqu’un d’autre, mais en lui disant “c’est trop bon que tu existes, continue !” » Le rôle spirituel du clown serait donc de déranger à tel point que les systèmes et les structures trop rigides sont bousculés et mis en perspective. « On a besoin d’eux pour ne pas se prendre trop au sérieux », simplifie Éric Marchal. Par sa présence originale et son apparente sottise, le clown a le pouvoir de rebattre les cartes. Un rôle fortement rejeté dans notre éducation aujourd’hui, que nous gagnerions tous à endosser de temps en temps… « On est tous clowns, certains le savent, d’autres non », rappelle Philippe Rousseaux. Apprenons à revaloriser le clown afin de le laisser éclore en nous. « Le rire est important. Quand on vieillit, le risque, au fil des événements de la vie, c’est de devenir aigri… », déplore Éric Marchal. « Je crois qu’il faut beaucoup de sagesse pour continuer à rire. »

SOURCE  :  https://www.inexplore.com/articles/rire-guerir-art-cirque-hopital-therapie-bien-etre-sante-clown-pitre-rigoler?actId=ebwp0YMB8s2xYgJQKFrKJ9UcvuQDVN7alUaprjO3SW9wc_T97njsTuDzkkz6w3s4&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=503894

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