Révélations Mystiques du Principe de Correspondance 30 novembre, 2025
Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaireRévélations Mystiques du Principe de Correspondance
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Dans les anciennes sagesses, il existe une maxime intemporelle qui résonne avec une profondeur inouïe : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. » Ce Principe de Correspondance, ancré dans les enseignements hermétiques, nous invite à contempler la toile d’interconnexions tissée entre le macrocosme et le microcosme. Cette sagesse ancienne nous dévoile un univers où tout est miroir, où chaque partie du Tout est intrinsèquement liée à l’autre.
Imaginons un instant que notre quotidien est une danse harmonieuse de synchronicités, une symphonie cosmique où chaque note résonne en écho avec l’immensité du cosmos. Lorsque nous levons les yeux vers les étoiles scintillantes, nous voyons des constellations qui, dans leur éloquence silencieuse, nous parlent des schémas célestes régissant l’ordre universel. Pourtant, en observant les petites fleurs épanouies à nos pieds, nous retrouvons ces mêmes motifs, un reflet miniature de cette vaste grandeur céleste.
Ce principe, loin d’être une simple curiosité philosophique, est une clé pour révéler le mystère du monde. Considérez le battement régulier de votre cœur. Ce rythme vital n’est-il pas en correspondance avec les cycles des marées, les pulsations des étoiles, et les mouvements des galaxies ? À chaque souffle que nous prenons, nous participons à une respiration cosmique, où l’inspiration et l’expiration de notre corps sont en accord parfait avec le souffle de l’univers.
Voyons encore plus loin. Dans nos vies de tous les jours, les synchronicités se manifestent comme de doux murmures de l’univers, nous guidant, nous indiquant que nous ne sommes jamais seuls. Chaque rencontre fortuite, chaque coïncidence significative est un rappel que tout est connecté. Un simple acte de gentillesse peut créer des ondes qui se propagent à travers l’invisible réseau du Tout, touchant des âmes à des distances inimaginables, et revenant vers nous sous des formes que nous n’aurions jamais pu anticiper.
Dans cette compréhension mystique, nous trouvons la beauté de l’unité. Les mystères des cieux ne sont plus lointains et inaccessibles ; ils se révèlent dans le battement d’ailes d’un papillon, dans les tourbillons des feuilles d’automne, dans le scintillement des gouttes de rosée au matin. Nous apprenons à voir le divin dans le quotidien, à percevoir l’éternel dans l’éphémère.
Ce Principe de Correspondance nous enseigne à devenir des observateurs attentifs, à chercher les reflets du grand dans le petit, et du petit dans le grand. En intégrant cette sagesse dans nos vies, nous développons un sens profond de l’émerveillement, une appréciation pour les miracles ordinaires qui tissent notre existence. Nous commençons à vivre dans un état de gratitude constante, sachant que chaque moment est une note essentielle dans la mélodie de l’univers.
Ainsi, la prochaine fois que vous vous trouvez à contempler le ciel étoilé ou à observer une simple feuille virevoltante dans le vent, souvenez-vous : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. » Vous êtes une partie intégrante de ce grand Tout, un reflet du cosmos, et en vous se trouve la même magie et la même immensité. Embrassez cette vérité, et laissez-la inspirer une vie riche de merveilles et de synchronicités.
Yann LERAY @ 2024
SOURCE : https://www.lesamisdhermes.com/2024/05/revelations-mystiques-du-principe-de-correspondance.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
LES 4 MONDES DE LA KABBALE
Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaireSelon la Kabbale hébraïque, il existe quatre mondes à travers lesquels descendent l’énergie de Dieu (GADU pour francs-maçons) ;
Il y a quatre éléments qui traversent la lumière divine pour se matérialiser sur Terre : la TERRE , le FEU , l’AIR et l’EAU .

Il y a quatre mille habités aux Anges, à savoir :
- Émanation,
- Création,
- Formation et
- Action.
LE MONDE DE L’ÉMANATION
C’est le premier plan, c’est le monde le plus subtil et le plus lointain. Dans ce monde apparaissent les premières impulsions, la force génératrice, voici le « quantum » d’énergie nécessaire à la manifestation d’une intention créatrice.
C’est le monde ardent du FEU pur, c’est le lieu sans forme, où se trouve toute la puissance concentrée, qui descend à travers les anges, qui sont son canal conducteur vers la TERRE , jusqu’au plan de manifestation.
Les anges de feu transmettent les secrets de tous les commencements : VOLONTÉ et FERMETÉ, IMPULSION et ÉNERGIE, COURAGE et LIBERTÉ.
LE MONDE DE LA CRÉATION
C’est le deuxième plan descendant; c’est le monde de la RA, des idées archétypales ; Ici naissent des formes mentales et de nouvelles possibilités.
C’est le monde de la liberté absolue, dans un monde où tout est possible, malléable et léger.
C’est le monde libérateur et renouvelant, et ses dons descendant par les anges nous donnant la splendeur.
Les anges de l’Air nous révèlent les secrets de la créativité : BEAUTÉ et PERFECTION, OPTIMISME et ESPOIR, FOI et AMOUR.
LE MONDE DE LA FORMATION
C’est le monde de l’EAU , le monde des premières formes subtiles, dont les gènes auront plus tard une présence concrète dans le monde de l’action.
Dans ce plan coulent les émotions, les désirs et la force créatrice des eaux génératrices de vie habitées par les anges de l’Eau.
Dans ce monde, la vie bat avant la manifestation, comme dans le ventre de la mère cosmique et les anges veillent sur cette vie naissante.
C’est le monde de la gestation et de la purification, où les anges de l’eau nous transmettent ces secrets et nous donnent une énergie vitale et un nettoyage en profondeur : SÉCURITÉ et CONFIANCE, NETTOYAGE et RENOUVELLEMENT, PARDON et LIBÉRATION.
LE MONDE DE L’ACTION
C’est le dernier des quatre plans, et les Anges de la TERRE y vivent, c’est un lieu de manifestation et de matérialisation.
Ici, la forme naît et ce qui était l’impulsion dans le monde de l’AIR et le germe dans le monde de l’EAU se manifeste
SOURCE : https://www.gadlu.info/les-4-mondes-de-la-kabbale/
Héritage commun et voyage spirituel, le message des prophètes 27 novembre, 2025
Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaireHéritage commun et voyage spirituel, le message des prophètes
Le livre Les Prophètes à la lumière du Coran et de la Bible écrit par Reem Yasmina Laghrari1 et préfacé par Éric de Kermel2, offre une exploration profonde et riche de la vie et des enseignements de vingt-cinq prophètes qui ont marqué tant le Coran que la Bible.
Cette œuvre propose une perspective unique en abordant ces figures spirituelles d’une manière qui transcende les frontières religieuses traditionnelles, en cherchant à dévoiler les messages universels qu’ils peuvent offrir à l’humanité contemporaine.
L’approche chronologique adoptée par l’auteure permet de suivre l’évolution de la pensée et de la spiritualité à travers les âges, en partant d’Adam et en se concluant avec Muhammad (Mahomet), le dernier prophète selon la tradition islamique.
Commençons par Adam, considéré comme le premier homme dans les traditions juive, chrétienne et musulmane. Il occupe une place fondamentale dans les textes sacrés de ces trois grandes religions monothéistes. Dans la Bible, plus précisément dans le livre de la Genèse, qui fait partie du Tanakh juif et de l’Ancien Testament chrétien, Adam est créé par Dieu à partir de la poussière de la terre. Il est placé dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder, et c’est là qu’il reçoit l’interdiction de manger le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. La désobéissance d’Adam et d’Ève, sa compagne créée à partir de sa côte, entraîne leur expulsion du jardin d’Éden, un événement souvent interprété comme l’origine du péché originel dans la tradition chrétienne.
Dans le Coran, Adam est également présenté comme le premier homme et le premier prophète, créé par Dieu à partir d’argile. Sa création est suivie de son habitation au Paradis avec sa femme, jusqu’à leur chute causée par leur désobéissance à l’ordre divin de ne pas s’approcher d’un certain arbre, poussés par Satan. Cependant, la notion de péché originel telle qu’entendue dans la tradition chrétienne n’est pas présente en islam ; Adam et Ève sont pardonnés par Dieu après leur repentir.
La figure d’Adam dans ces traditions souligne des thèmes universels tels que la création de l’humanité, la tentation, la chute, le pardon, et la relation entre l’homme et son créateur. Sa longévité, mentionnée dans la Genèse comme s’élevant à 930 ans, reflète les âges bibliques souvent très élevés attribués aux premières générations humaines, signifiant peut-être leur proximité particulière avec le divin ou une autre manière de comprendre le temps et la vie dans ces récits anciens.
Quant à Muhammad – achevant la liste des 25 prophètes de l’ouvrage –, connu en Occident sous le nom de Mahomet, il est donc reconnu comme le dernier prophète de l’islam selon la tradition musulmane. De son nom complet Abū al-Qāsim Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Muṭṭalib ibn Hāshim, il est issu de la tribu de Quraych, une des plus importantes tribus de La Mecque, centre religieux et commercial de l’Arabie préislamique. Sa vie se divise en plusieurs phases importantes : sa naissance à La Mecque, sa révélation en tant que prophète à l’âge de 40 ans, la période de prédication à La Mecque où il a rencontré de l’opposition, et l’Hégire, son émigration vers Médine en 622, qui marque le début du calendrier musulman. À Médine, il a établi une communauté musulmane unie et a acquis une influence considérable, tant sur le plan religieux que politique et militaire. Les dernières années de sa vie ont été consacrées à l’expansion de l’islam dans la péninsule arabique.
Muhammad est considéré par les musulmans comme le « Sceau des prophètes » (Khatam an-Nabiyyin), ce qui signifie qu’il est le dernier des prophètes envoyés par Dieu pour guider l’humanité. Les enseignements qu’il a reçus, qu’il a prêchés et qui ont été ultérieurement consignés dans le Coran, ainsi que sa vie et ses actes (la Sunna), recueillis dans les Hadiths, constituent la base de la foi et de la pratique islamique.
L’auteure, puisant aux meilleurs versets de la Bible ou sourates du Coran, n’hésitant à les citer, analyse pourquoi et comment il bénéficie, à juste titre, du qualificatif de prophète. Rappelons que les qualificatifs utilisés pour décrire les prophètes dans la Bible et le Coran reflètent les différentes perspectives théologiques de chaque religion.
Dans la Bible, un prophète est un homme choisi par Dieu pour transmettre sa parole au peuple – à ne pas confondre avec un voyant, un homme de Dieu, un serviteur ou encore un messager.
Dans le Coran, le nabi est un prophète qui reçoit une révélation de Dieu mais peut, selon les circonstances avoir plusieurs autres acceptions : rasul, messager de Dieu qui est envoyé à un peuple spécifique ; mursal, prophète qui est envoyé à une communauté.
Par ailleurs, la Bible utilise une variété de termes pour décrire les prophètes, tandis que le Coran utilise une terminologie plus précise. Le Volume de la Loi Sacrée – terme usité par pour le maçon dit « régulier et de tradition pour désigner la Bible – , met l’accent sur le rôle du prophète comme guide moral (Moïse : « un prophète comme moi » (Deutéronome 18:18) ; Élie : « un homme de Dieu » (1 Rois 17:1) ; Jean-Baptiste : « un prophète et plus qu’un prophète » (Matthieu 11:9)), tandis que le Coran met l’accent sur son rôle de messager de Dieu (Adam : « le premier prophète » (Sourate 2:31) ; Noé : « un messager de Dieu » (Sourate 7:59) ; Abraham : « un ami de Dieu » (Sourate 4:125) ; Jésus : « un messager de Dieu et sa parole » (Sourate 4:171)).
Entre les deux, Reem Yasmina Laghrarien mentionne 23 autres, reconnaissables comme prophètes mentionnés dans les traditions islamiques et judéo-chrétiennes. Prenons-en quelques-un… Idrîs est connu dans la tradition judéo-chrétienne sous le nom d’Énoch, Idrîs est mentionné dans le Coran comme un prophète sage et véridique. Selon les croyances islamiques, il a été élevé à un haut rang par Dieu. Nûh, qui correspond au Noé biblique, est un prophète majeur dans les traditions islamiques, chrétiennes et juives. Nûh est le protagoniste de l’histoire du Déluge, où, sur l’ordre de Dieu, il construit une arche pour sauver sa famille et des couples de chaque espèce animale d’un déluge dévastateur envoyé comme punition pour l’humanité corrompue. Le même Noé est une figure centrale de la Genèse dans la Bible, connu pour son obéissance à Dieu face à la corruption du monde. Loth est connu dans la Bible sous le nom de Lot, il est le neveu d’Abraham. Loth est principalement connu pour son histoire liée aux villes de Sodome et Gomorrhe. Dans le Coran, il est également un prophète envoyé pour avertir ces villes de leur comportement immoral.
Moïse reste l’une des figures majeures dans le judaïsme, le christianisme, et l’islam, Moïse est connu pour avoir conduit les Israélites hors d’Égypte et pour avoir reçu les Dix Commandements de Dieu sur le mont Sinaï. Élie est un prophète important de l’Ancien Testament, connu pour ses miracles et sa lutte contre le culte de Baal en Israël.
L’auteure mentionne aussi Marie, sœur d’Aaron, faisant ainsi référence à un passage du Coran où Marie (Maryam en arabe), la mère de Jésus (Isa), est appelée “sœur d’Aaron” (Maryam 19:28). Mais aussi, Jésus où, dans l’islam, il est connu sous le nom d’Issa (parfois écrit Isa) et est considéré comme l’un des prophètes majeurs, mais pas comme le fils de Dieu, comme le croient les chrétiens. La tradition musulmane reconnaît Jésus (Issa) comme un messager envoyé par Dieu (Allah), qui a été conçu miraculeusement dans le ventre de sa mère vierge, Marie (Maryam en arabe), par l’ordre de Dieu.

Le Coran mentionne Jésus (Issa) à plusieurs reprises, soulignant son rôle de prophète et le confirmant comme le messie. Cependant, il rejette l’idée de la divinité de Jésus et de la Trinité, qui sont des croyances fondamentales dans le christianisme. Le Coran met également en avant les miracles de Jésus, comme la guérison des malades et la résurrection des morts, tout en insistant sur le fait qu’il accomplissait ces miracles par la volonté et le pouvoir de Dieu. L’islam enseigne que Jésus (Issa) n’a pas été crucifié, mais qu’il a été élevé au ciel par Dieu et qu’il reviendra sur terre avant le Jour du Jugement pour restaurer la justice et vaincre l’antéchrist. Sa seconde venue est un élément important de la croyance islamique concernant les signes de la fin des temps. Ainsi, Jésus est profondément respecté dans l’islam comme un prophète important, dont la vie et les enseignements sont considérés avec une grande vénération, même si la compréhension de sa nature et de son rôle diffère significativement de celle du christianisme.

Fresque du IIIe siècle dans la catacombe de Saint-Calixte à Rome, représentant Jésus de Nazareth en Bon Pasteur criophore.
En mettant en parallèle les récits du Coran et de la Bible, le livre vise à mettre en lumière les points communs et les différences dans la manière dont ces figures sont représentées et les leçons qu’elles incarnent.
Les références historiques, scientifiques, et archéologiques enrichissent la narration en apportant un contexte tangible aux récits spirituels et mystiques, offrant ainsi une lecture à la fois éducative et inspirante. Cette approche multidimensionnelle pourrait non seulement intéresser les lecteurs cherchant à approfondir leur connaissance des textes sacrés, mais aussi ceux en quête de compréhension des fondements communs et des divergences entre l’islam et le christianisme.
Les thèmes de la bienveillance, de l’amour, de la patience, de l’humilité, de la joie, et de la gratitude, tels qu’enseignés par ces prophètes, sont présentés comme essentiels pour naviguer dans l’existence. Ces valeurs universelles résonnent avec les défis contemporains, soulignant l’importance de se tourner vers ces enseignements ancestraux pour trouver orientation et inspiration dans notre monde moderne.
Les Prophètes à la lumière du Coran et de la Bible se présente donc comme une invitation à redécouvrir ces figures emblématiques sous un jour nouveau, encourageant une réflexion sur la manière dont leur héritage spirituel peut éclairer les parcours individuels et collectifs dans un monde en quête de sens.
1Reem Yasmina Laghrari, docteur en pharmacie, est un exemple intéressant de parcours professionnel et personnel transnational. Née aux États-Unis, elle a choisi de vivre et de travailler au Maroc, illustrant ainsi un pont entre deux cultures et systèmes de santé différents. Son parcours peut mettre en lumière les échanges de connaissances et compétences entre les pays, ainsi que les défis et opportunités que rencontrent les professionnels de la santé qui choisissent de travailler loin de leur pays d’origine. La décision de Reem Yasmina Laghrari de travailler au Maroc, malgré une formation aux États-Unis, peut également refléter un engagement envers le développement de la santé publique dans des contextes moins favorisés ou un désir de contribuer à la société marocaine avec les compétences et connaissances acquises à l’étranger.
2Éric de Kermel est un écrivain et éditeur français, connu pour ses œuvres littéraires qui explorent souvent des thèmes liés à la nature, à l’environnement et à la quête de sens dans la vie moderne. Il a un parcours professionnel varié qui l’a également vu s’engager dans le monde de l’édition, où il a contribué à la promotion de livres engagés sur des sujets environnementaux et de développement personnel. Ses écrits reflètent une profonde connexion avec la nature et une réflexion sur la place de l’humain dans le monde. Éric de Kermel partage à travers ses livres une vision du monde qui encourage le lecteur à se reconnecter avec l’environnement et à trouver un équilibre dans sa vie personnelle. Sa passion pour l’écologie et le bien-être se traduit dans son approche littéraire, faisant de lui une voix importante dans le paysage littéraire contemporain français sur ces thématiques.
Reem Yasmina Laghrari – Préface de Éric de Kermel
Le Relié, 2024, 600 pages, 23,90 €
Disponible à compter du 14 mars prochain dans toutes les bonnes librairies de France et de Navarre. Achetez dans votre zone, chez votre libraire préféré, pour qu’il continue à vous conseiller, à vous inspirer, à vous faire rêver et, surtout, à animer votre quartier !
SOURCE :
Pourquoi faut-il rechercher le sens symbolique des choses ? 25 novembre, 2025
Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentairePourquoi faut-il rechercher le sens symbolique des choses ?

« Dans l’analyse symboliste, il convient de distinguer ce qui est faux de ce qui est vrai. Un symbole n’est pas n’importe quoi. Ce n’est pas une chose dont on peut dire ce que l’on veut, selon son inspiration [pour la joie d’exercer sa pensée analogique ou son esprit de déduction]. L’étude des symboles permet de découvrir l’unité fondamentale du psychisme humain [l’Universalité humaine] sous toutes les latitudes et à toutes les époques. Cette étude [au contraire de ce que l’on pourrait croire] permet donc de connaître l’homme. De même que le corps humain est structuré de la même façon chez tous les humains, le psychisme, lui aussi, est semblable, en deçà et au-delà de toutes les différences comportementales. L’ignorant ne perçoit que les différences, le sage voit, outre les différences, l’identité. Les hommes sont petits ou grands, gras ou minces, musclés ou chétifs, noirs, jaunes ou blancs, bruns ou blonds etc … Au plan de l’esprit, ils sont bons ou méchants, sots ou intelligents, cupides ou généreux, tolérants ou fanatiques, etc … [différences] mais ils réagissent tous selon la même mécanique logique, aux mêmes pulsions [unité, identité]. C’est ce que l’analyse des symboles nous permet de découvrir ».
Daniel Beresniak, auteur maçonnique, psychanalyste, historien de l’art, philosophe et linguiste.
(Les phrases entre crochets sont des commentaires personnels)
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Qu’est qu’un symbole ?

Dans cette représentation d’Agrippa von Nettesheim (1486-1535)
d’après « l’homme de Vitruve » de L.de Vinci,
on peut voir nombre de symboles :
Par exemple : Le cercle, le centre, l’étoile à cinq branches,
le triangle, le nombre « 5 », l’humain au coeur de l’univers …
Et vous, qu’y voyez-vous ?
Un symbole est un médiateur entre le monde physique et le monde de la pensée. Il représente, par un objet concret, une idée abstraite. C’est un langage ou plutôt un méta-langage (langage qui explique les autres langages) qui dépend bien sûr de la culture et du contexte dans lequel on l’emploie. Depuis les travaux de Jung en psychanalyse, les symboles ont repris une place importante dans la vie de notre société matérialiste, ce qui est en soi un bon signe de son évolution vers le monde de l’esprit, la spiritualité.
Le mot symbole, issu du grec sumbolon, signifie : « signe« . Ce dernier mot ayant pour signification : représentation concrète d’une idée abstraite. En se référant au latin : symbolus on peut étendre son sens à « signe de reconnaissance« .
Analyser intellectuellement un symbole, c’est comme peler un fruit pour en découvrir le noyau. Le symbole invite à découvrir une réalité au -delà des apparences. au-delà des significations les plus évidentes (pour les francs-maçons, l’équerre et les compas signifient bien plus qu’elles ne représentent en tant qu’outils). Il doit être appréhendé grâce à la « pensée analogique » (quelque chose qui fait penser à … puis qui fait penser à …) Le symbolisme apparaît comme un langage universel, un ensemble de signes de codes que chacun perçoit en fonction de son entendement, de sa faculté de raisonnement analogique et de l’état de veille intérieur de sa conscience. Le symbole est un outil d’élargissement (d’élévation) de la conscience. Tenter de définir formellement un symbole c’est nécessairement se limiter et donner une signification réductrice (définir de : definire : fin, limite). Le symbole n’impose rien, il est une fenêtre ouverte sur l’univers. Par ses multiples facettes, le symbole suggère, il est association d’images. Une autre des spécificités du symbole c’est de rester indéfiniment évocateur. Chacun y voit ce que son regard/conscience du moment lui permet de percevoir. Le symbole peut être aussi comparé à un cristal restituant la lumière qu’il reçoit, en infinies nuances , par le truchement de ses multiples facettes. Par conséquent, tout symbole remplit une fonction de médiateur, il jette des ponts, il réunit les éléments séparés, la réalité sensible et suprasensible. Je ne cherche rien d’autre – en toute humilité – sur ce blog – quand je parle d’un symbole, et du symbolisme qui s’y rattache. (Exemple : les lettres hébraïques)
Au final, on peut dire que le symbole peut être considéré comme un intermédiaire pour relier chaque être à l’universel et faciliter l’ouverture de sa perception à la métaphysique. (1)
Marie-Madeleine Davy (historienne et philosophe française – 1908-1998) écrit à propos de la fonction du symbole :
« La fonction du symbole est de relier le haut et le bas, de créer entre le divin (2) et l’humain, une communication telle qu’ils deviennent conjoints l’un à l’autre. Le symbole par son caractère sacral échappe aux limites du monde. Il indique une sorte de relais sur la voie reliant le visible à l’invisible. Par là même, il est irruption dans notre monde. Le symbole se place au-delà de l’histoire parce qu’il est le lot de l’homme délié de sa situation historique. D’où la quasi identité des symboles trouvés au sein de toutes les religions. […] Les symboles sont de puissants moyens de communication. Ils sont autant de signes évoquant des réalités multiples, ils sont semblables à des voies car ils condensent et donnent accès. »
(1) La métaphysique est une branche de la philosophie et de la théologie qui porte sur la recherche des causes, des premiers principes. Elle a aussi pour objet d’expliquer la nature ultime de l’être, du monde, de l’univers et de notre interaction avec cet univers.
(2) Divin : quelle que soit la conception que l’on en a – (ne pas avoir de conception du divin est d’une certaine façon en avoir une)
SOURCE : tiré du blog « LE BLOG-NOTES D’ANTIOCHUS » – un blog qui n’est plus actif mais qui recèle encore de nombreux articles très enrichissant sur des sujets très variés tels que les Arts en général, la musique, l’opéra et la peinture, en particulier. Mais aussi la philosophie – la Franc-maçonnerie – le symbolisme – le cinéma – la photographie etc …
Le Graal – Histoire et Symbolisme ésotérique 23 novembre, 2025
Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire
MORT, OÙ EST TA VICTOIRE ? 22 novembre, 2025
Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire
Jérôme Touzalin est un dramaturge,membre du Conseil de l’Ordre, de la Grande Loge Traditionnelle et Moderne de France.
« Mort, où est ta victoire ?»
Ils étaient là, les Marielle, les Anémone, les Rochefort, les Noiret, les Reggiani, les Jouvet, les Signoret, les Morgan… bon, on ne va pas tous les citer, il faudrait y ajouter les peintres, les romanciers, les philosophes, les musiciens, les chanteurs, les hommes politique, ils sont si nombreux, tous bien là, installés dans notre tête, dans notre vie cérébrale, comme une famille, présence indélébile « sur l’écran noir de nos nuits blanches » comme le chantait Nougaro.
Ils étaient là, et s’ils ne sont plus, pourtant on réalise que bien souvent on les croise plus fréquemment dans notre pensée que certains de nos parents dans la réalité.
Toutes ces femmes, ces hommes, disparus, qui ne cessent d’habiter notre univers mental, aussi solides que les monuments les plus illustres du monde… aussi inamovibles que la « statue d’Eugène Sue », du fameux télégramme, de Montand, là, sur la place devant laquelle on passe tous les jours en allant au travail… « et qui nous regarde ».
On pense à Blier, à Ventura, comme à d’autres moments on pense à la Tour Eiffel, à l’Arc de triomphe ou à la pyramide de Gizeh, et voilà que monte la voix Parigote d’Arletty, que bougonne Michel Simon ou que s’emporte Gabin… aussi vivants que papa et maman.
Un jour, dans la même promenade, on visite le Louvre, la Sainte Chapelle et, rentré chez soi, on se met une rétrospective Brel ou Ferré, en attendant de faire une petite partie de cartes avec Raimu ou de relire Victor Hugo ; c’est notre vie tout cela, c’est son décor, son ciel, sa musique, son pain et son vin quotidien.
Mais tout est périssable, on le sait, les monuments s’enflamment et s’écroulent, les corps deviennent malades et s’effondrent ; ce qui était réalité de marbre, de chair et d’os devient souvenir, mais cela compte-t-il ?

Car il est un monde qui n’est pas périssable lui, c’est celui de l’imaginaire, ce monde reste debout, intact ; l’impalpable devient plus résistant que la pierre. Le virtuel plus indestructible que l’airain, le vide déborde d’un monde devenu éternel.
Les absents n’ont rien perdu de la matérialité du temps où ils étaient constitués de chair et de sang, la pellicule défile et de Funès et Bourvil continuent de faire les pitres dans notre tête, c’est comme s’ils s’agitaient, bien vivants encore, sur la scène d’un théâtre plein à craquer de spectateurs ravis. C’est comme si l’on entendait tousser Molière lors des ultimes représentations du Malade Imaginaire… ou s’élever les ricanements de Voltaire.
Présence inexpugnable des morts ! le fil du temps les arrime solidement à notre mémoire, on les croise, on les écoute, tout juste si on ne leur parle pas… tout juste ! Il y a des jours, quand Ventura se remémore « Lulu la Nantaise », on l’interrompt pour lui raconter notre « Lulu » à nous.
L’imaginaire résiste aux flammes… une cathédrale brûle, elle sera restaurée, mais elle ne sera définitivement plus la même ! Il ne faut pas se leurrer ! on regardera une forme qui ressemblera à l’ancienne, mais ce sera une forme constituée de pierres d’aujourd’hui, d’ardoises d’aujourd’hui, une cathédrale Canada-dry… tandis que notre famille imaginaire résiste au feu, à l’eau, résiste à tous les drames, pas besoin d’aller chercher des pierres dans des carrières profondes ou des bois rares dans des forêts millénaires.
« Que sont nos amis devenus, que nous avons de si près tenus » se lamentait le poète Rutebeuf… Le vent les a peut-être ôtés, mais dans notre tête, point de vent, ils sont toujours là… point de tempêtes dans ces latitudes.
Notre tête est l’univers vivant de tous les morts… proches ou lointains. Rien ne se perd, rien ne se crée, rien ne se transforme, ils demeurent.
Cette puissance évocatrice du lien intemporel est puissamment développée chez nous, francs-maçons… On connaît cette attache sans rupture entre le passé et le présent, entre les paroles endormies et nos mémoires en éveil, pères lointains et enfants d’aujourd’hui confondus dans la même temporalité, entremêlant authentiques figures ou légendes, elles-mêmes si bien pensées qu’elles en deviennent plus vraies que vraies… Hiram, Salomon, Anderson, Desaguliers, Ramsay, et combien d’autres, assis à nos côtés, sur nos colonnes quotidiennes… en y ajoutant tous les frères que nous avons croisés et qui ont, avant nous, rejoint l’orient éternel et dont la voix caresse encore nos oreilles.
La chaîne d’union nous rassemble à jamais dans cet univers qui se joue du temps.
Baudelaire, autre grand mort toujours vivant écrivait :
« La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles,
Qui l’observent avec des regards familiers. »
Alors, oui, ce temple symbolique dans lequel nous vivons, dans lequel nous nous rapprochons en fraternité, laisse échapper une confuse parole, une étrange question : la mort, la mort, existe-t-elle vraiment ?
J’ai dit.
Jérôme Touzalin
Source : https://www.gadlu.info/mort-ou-est-ta-victoire/
Différence entre sorcière, sorcier et magicien 19 novembre, 2025
Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaireDifférence entre sorcière, sorcier et magicien
Différence clé – sorcière vs sorcier et magicien
Sorcière, sorcier, enchanteur, magicien, mage, démoniste, etc. sont des termes qui ont été associés à des individus censés avoir des pouvoirs magiques ou surnaturels. À une époque lointaine, où l’homme ignorait tout des forces de la nature, sans parler des choses qui l’entouraient, ces experts étaient les sources de la connaissance en expliquant les choses à partir de l’étude de la magie ou de la sorcellerie. Tous les trois, à savoir une sorcière, un sorcier et un magicien sont des praticiens de la magie, mais il existe des différences subtiles entre les trois experts qui seront abordées dans cet article..
Qui est une sorcière?
Une sorcière est une femme qui est soupçonnée d’avoir des pouvoirs diaboliques et magiques et qui pratique la sorcellerie. Souvent, une femme à la conviction qu’elle est une sorcière. Il existe une définition qui dit que tous ceux qui pratiquent la sorcellerie sont appelés des sorciers sans distinction de sexe. Cependant, un sorcier est appelé démoniste.
Qui est un magicien?
Wizard est un homme qui est censé avoir des pouvoirs magiques. Le mot sorcier a eu une sorte de résurrection avec la sortie des films Harry Potter avec plus de gens à travers le monde sachant ce qu’est un sorcier et ce qu’il fait. Le mot sorcier est né vers le 14ème siècle après le début de la peste noire en Europe. Le mot a probablement été fait avec la réunion de sages de sages et ardents pour faire référence à quelqu’un qui était sage. Ainsi, celui qui avait la sagesse était qualifié de sorcier. Cependant, dans les périodes ultérieures, la maîtrise de l’occultisme et de la magie était considérée comme suffisante pour qualifier une personne de sorcier. On trouve la mention des sorciers dans les contes de fées, et ce ne sont pas toujours des hommes mal intentionnés, car il y a aussi des sorciers bienveillants qui travaillent pour le meilleur de la société..
Qui est un sorcier?
Un sorcier est un membre rare et le plus puissant de la famille comprenant des magiciens de toutes sortes. On pense que les sorciers maîtrisent la sorcellerie par la pratique et l’étude, même s’ils doivent être nés dans une famille de magiciens pour pouvoir être étiquetés comme sorciers. Dans la plupart des contes de fées, on voit des sorciers exercer leur pouvoir avec l’aide d’un bâton. Ce bâton les aide à concentrer leurs pouvoirs, même s’ils peuvent lancer leur sort même sans bâton. On croyait que les sorciers étaient capables de maîtriser les pouvoirs des esprits et pouvaient lancer leur sort pour influer sur celui d’autres personnes..

Quelle est la différence entre sorcière, sorcier et magicien ?
Définitions de sorcière, sorcier :
Sorcière : Une sorcière est une femme censée avoir des pouvoirs diaboliques et magiques et qui pratique la sorcellerie.
magicien : Wizard est un homme qui est supposé avoir des pouvoirs magiques.
Sorcier : Un sorcier est un membre rare et le plus puissant de la famille composée de magiciens de toutes sortes.
Caractéristiques de la sorcière, du magicien et du sorcier:
Sexe :
Les trois membres du groupe des magiciens peuvent lancer des sorts et influer sur le destin et la fortune des autres, mais une sorcière est une femme perverse, alors que le sorcier et le mage sont des magiciens de sexe masculin..
Champ :
La sorcellerie individuelle est appelée sorcière, tandis que la sorcellerie est qualifiée de sorcier..
Puissance :
Sorcier est censé être plus puissant qu’un sorcier et une sorcière. Un sorcier a la capacité de maîtriser les pouvoirs des esprits et il peut influer sur la fortune des autres en jetant un sort..
Courtoisie d’image :
1. “TheWitch-no1”Par Baker, Joseph E., ca. 1837-1914, artiste. – lithographie, Walker, Geo. H., & Co. (Bibliothèque du Congrès). [Domaine public] via Commons
2. Mariage de sorcier Maximov Par Vassily Maximov [domaine public], via Wikimedia Commons
SOURCE : De notre confrère differkinome.com
et https://450.fm/2024/01/20/difference-entre-sorciere-sorcier-et-magicien/
LA TABLE D’ÉMERAUDE 18 novembre, 2025
Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaireJean-François GUERRY.
La Table d’Émeraude se décompose en 12 préceptes :
1- Il est vrai, sans mensonges, certain et très véritable
2-Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut ; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose
3- Et comme toutes les choses ont été, et sont venues d’un, par la méditation d’un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation. Toutes choses tirent leur origine d’un seul, par une seule et même exécution d’un plan
4- Le soleil en est le père, la lune est sa mère, le vent l’a porté dans son ventre ; la Terre est sa nourrice
5- Le père de tout le Telesme de tout le monde est ici. Sa force est entière. La conjonction des parties est la génération de la pierre
6- Un feu qui devient terre
7- Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais doucement, avec grande industrie
8- Il monte de la terre au ciel, et s’empare des lumières d’en haut, puis il descend en terre, et il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde ; Tu deviendras le Maître du plus haut et du plus bas
9- C’est la force forte de toute force : car elle vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide
10- Ainsi le monde a été créé, conformément à l’origine du Grand Monde. Tout cela se produit selon la disposition du macrocosme
11- De ceci seront et sortiront d’admirables adaptations, dont le moyen est ici.
12- C’est ma gloire, aussi ai-je été appelé Hermès triple en sagesse
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La Table d’Émeraude est un bref ensemble de quelques formules lapidaires, qui n’a pas cessé, durant des siècles, d’être inlassablement glosé, scruté, analysé par des générations d’adeptes de la science dite « hermétique ». Cette science découle du dénommé Hermès, divinité grecque représentant le maître des arts, de la science, des nombres et des signes, et correspondant à Mercure, dieu du commerce. Le nom commerce est emprunté au latin commercium, : « lieu où on fait un échange… », il qualifie donc un lien de personne à personne. Tout dans cette déité exprime en effet ce qui est mobile : ce statut paradoxal fait de Hermès l’expression du mouvement et de la méthode, entendue étymologiquement comme un voyage intellectuel, celui de l’aspiration, de l’esprit et de l’intelligence. Le mot « intelligence » est un emprunt ancien (vers 1175) au latin classique intelligentsia, « entendement », puis au latin chrétien, où il signifie « bonne entente, commun accord », pour finalement, vers 1300, désigner aussi un « être spirituel, un ange ». « L’intelligence est la lumière de l’esprit jeté sur les choses de la vie » : cette phrase tirée d’un rituel maçonnique résume à elle seule toute l’essence de ce concept si abstrait qu’est l’intelligence, à laquelle on pourrait substituer Hermès, qui apparaît donc comme une sorte de flux subtil qui, en se mêlant aux choses, en les éclairant, est capable de faire résonner lesdites choses pour leur faire restituer le meilleur d’elles-mêmes, à savoir leur spiritualité.
Cette spiritualité est entendue ici comme la capacité à faire vibrer le sensible, à faire surgir de la matière un élan, un essor qui en transcendera la valeur et le principe. C’est toute l’intention de la Table d’Émeraude, dont le corpus réclamera d’être rapidement « dépassé », afin d’y appuyer une pensée méditative, originale et personnelle, débarrassée autant que faire se peut de ces anastomoses au tangible qui en alourdissent le sens. Intelligence et esprit symboliseront en fait les 2 serpents entrelacés du caducée d’Hermès, ces 2 tenants circonscrivant les « choses de la vie », substrat concret que symbolisent ici le bâton d’olivier ou de laurier du Caducée, ou bien aussi, transposés à la Table d’Émeraude, ses préceptes constitutifs. L’intelligence, placée en amont des « choses de la vie », apparaîtra alors comme inductrice et génératrice, là où l’esprit placé en aval, sera exaltateur et émancipateur. L’intelligence « agite » les choses, elle les excite, les met en tension, afin d’en retirer leur substantifique moelle, c’est ce que l’on appellera l’herméneutique, que je définirai plus avant. Je le répète, la « lumière jetée » est une conception qui vise à faire résonner, que ce soit philosophiquement ou physiquement, les particules de vie. De cet élan ressortira alors une discipline, une capacité, un potentiel que l’on pourra alors « plaquer » sur n’importe quel support philosophique, valeur ou principe défini, et c’est cela qu’on qualifiera dans l’initiatique de progressivité, d’évolutivité et d’exemplarité. La Table d’Émeraude est donc un texte qui, en quelques phrases et de façon allégorique et symbolique, résume tout l’esprit de l’alchimie, à savoir décrypter la nature humaine, et faire de ces informations un matériel dont l’étude contribuera à faire évoluer et à transformer celui qui s’y penche. En cela, il existe des passerelles avec la Franc-maçonnerie, dont le but consiste également à faire progresser l’humain. Les moyens et les méthodes diffèrent, mais le fondement est commun. Il conviendra néanmoins de ne pas se limiter aux interprétations numérales, mais de « mettre de la chair » autour d’interprétations parfois trop sèches, trop désincarnées, afin de coller à la recherche initiatique du maçon, qui, quoique spiritualiste, n’en demeure pas moins un être fait de chair et de sang.
Ce « retour sur investissement » symbolique permettra alors de nous faire progresser dans les voies de la Sagesse et de la Connaissance. Je rappellerai aussi qu’« occultisme » provient du latin occultus (vers 1120), qui signifie : « caché, secret », et qu’il n’a donc rien de péjoratif, au regard de l’aspect fumeux que certains lui attribuent. Le caractère alchimique de la Table d’Émeraude sera complémentaire des différents registres précédemment cités, et elle s’appuiera plutôt sur l’influence qu’elle exerça et exerce encore sur ceux qui s’y penchent. Pour définir ce mécanisme alchimique, au-delà des recettes écrites dans les grimoires, une seule phrase suffit. L’alchimie, c’est un regard que nous portons sur un homme, un environnement, une situation ou un livre, et ce regard va agir en retour sur l’observateur, à la façon d’un ciseau qu’on aurait nous-même fourni. Parce que discerner une chose, c’est la rendre efficiente en retour à notre propre regard. Cette efficience dépendra de la profondeur d’analyse de l’observateur, et, bien sûr, de celle du texte que l’on soumet à notre sagacité. En clair, plus la chose décelée se rapportera à un niveau de conscience élevé, plus elle rejaillira sur l’esprit de l’initié : cette gradation se matérialise dans la Table d’Émeraude par une suite de préceptes, en nombre variable suivant les versions, qui permettent d’avancer progressivement dans une Connaissance générale où s’intriquent universel et individu. Compte tenu du titre de l’ouvrage, vous constaterez que je chercherai souvent à illustrer, étayer et compléter les spécificités multiples de la Table d’Émeraude par une approche complémentaire, qui est celle du contenu des grades maçonniques dits « écossais ». Ces grades possèdent, comme tout grade, à la fois une substance et une teneur particulière, et en même temps s’accordent entre eux selon une numérotation classique (du 1er au 33ème degrés). Cette numérotation est très didactique, c’est-à-dire qu’elle fournit des clés à une compréhension générale, indiscriminée, qui est celle d’une connaissance universelle. Mais la vie, telle que nous la connaissons, n’est pas « découpée » en morceaux, mais forme un tout.
L’existence, que nous maçons appelons vie profane, en référence à la recherche initiatique que nous menons, est un mix d’évènements, de comportements et d’attitudes, qui font celui que nous sommes au seuil de l’initiation. Ce parcours débutera par le Cabinet de Réflexion, où l’on nous demandera de rédiger notre Testament Philosophique. Ce testament n’est pas teinté d’une obscure fin, il est plus ce qu’on appelle une table testamentaire, où l’on couche une forme d’inventaire des circonstances qui nous ont amené au seuil de l’initiation. Cette table testamentaire est la première que nous rencontrons durant notre parcours initiatique. Ce parcours s’achèvera ici par la Table d’Émeraude, véritable panorama des moyens didactiques et symboliques destinés à décomposer et reconnaître les étapes et les strates de notre progression initiatique. En effet, la méthode maçonnique étant pédagogique, il faut comprendre les discrètes articulations sémantiques et rituelles existant entre chaque degré du Rite, afin de garantir un fil conducteur qui n’aura d’intérêt que si on est capable, une fois parvenu à le déchiffrer, de s’appuyer dessus, à la façon de la pensée méditative. Ce mode de pensée particulier permettra de se dégager, autant que faire se peut, des supports qui l’ont engendré, objets, situations, contextes, de façon à produire un élan original, dénué au maximum des contingences de la vie ordinaire. Il s’agira de dessiner un véritable « patron », au sens textile du terme, un gabarit à même d’être ensuite exploité pour approfondir un mot, une phrase ou un texte entier, comme c’est le cas avec la Table d’Émeraude.
Thierry Didier.
Publié le 18 Février 2024
SOURCE : http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2024/02/la-table-demeraude.html
















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