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Confession d’un Pèlerin : Au-delà du Savoir 5 octobre, 2025

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Confession d’un Pèlerin : Au-delà du Savoir

 

Réflexion, confession, savoir, connaissance, sagesse

Durant des années, j’ai consacré mon temps et mon esprit à une quête incessante de connaissance. J’ai ingéré des textes avec une avidité presque insatiable, m’abreuvant à la source des mots et des idées, dans un désir ardent de saisir l’essence même du symbolisme et de maîtriser les arènes complexes de la dialectique. Chaque livre ouvert, chaque page tournée était une promesse de découverte, une invitation à plonger encore plus profondément dans les abysses de la compréhension de l’Univers.

Mon voyage intellectuel s’est déroulé sur les vastes mers du savoir, où chaque vague de connaissance semblait me rapprocher du rivage de la compréhension ultime. Mais dans cette quête, j’étais souvent pris dans les filets de l’argumentation, me débattant contre les pièges de la logique et les illusions du savoir. Le pouvoir de comprendre et de décomposer les idées en leurs composantes semblait être une arme, un outil de navigation dans ce monde.

Ces outils de l’esprit, offerts par une culture occidentale qui valorise la rationalité et les performances, étaient présentés comme des dons précieux. Ils étaient les instruments par lesquels j’espérais naviguer avec succès dans un monde en perpétuelle quête de certitudes. L’Occident, avec son héritage de pensée analytique et scientifique, m’a fourni une carte, pensais-je, qui me permettrait de décrypter le labyrinthe de l’existence.

Pourtant, à mesure que je progressais, je réalisais que ces outils, bien qu’utiles, pouvaient aussi être restrictifs. Ils encadraient la réalité dans des termes définis, enfermant parfois la vérité dans des boîtes rigides de théories et de concepts qui, bien que séduisants, risquaient de me détourner des vérités plus profondes et plus nuancées de la vie. La société qui les valorisait ne cherchait pas tant à illuminer qu’à construire des systèmes de pensée performants, efficaces, souvent au détriment de l’exploration de l’inconnu et de l’immatériel.

Ainsi, mon engagement dans cette voie s’est transformé avec le temps, devenant une introspection sur la nature même de la connaissance et de la compréhension. J’ai commencé à questionner non seulement ce que je savais, mais aussi comment je le savais, et ce que cela signifiait dans le grand schéma de ma quête personnelle de vérité et de sens.

 

Puis, un jour, épuisé par cette incessante quête de savoir, je me suis arrêté pour contempler le chemin parcouru. Je me suis interrogé sur ma progression dans la recherche de la spiritualité, du bonheur et du divin. À ma grande consternation, la réponse fut d’une clarté déconcertante : j’étais nulle part. J’avais accumulé des montagnes de théories, érigé des bibliothèques de savoirs, et construit des fortifications de dogmes et de croyances. Pourtant, malgré cette profusion de connaissances, je me sentais comme un naufragé sur une île déserte, isolé au milieu d’un océan de concepts intellectuels, sans un véritable lien avec la vérité spirituelle que je cherchais tant.

Mon égo, lui, s’était comporté comme le bœuf gourmand des fables de La Fontaine. Il s’était nourri avec voracité de chaque mot lu et de chaque idée apprise, engloutissant avidement les concepts comme s’ils étaient sa seule subsistance. Au fil des ans, cet égo était devenu énorme, un véritable titan de la pensée, dominé par une soif insatiable de reconnaissance intellectuelle. Mais au fond, malgré sa taille imposante, il était vide de substance véritable, une coquille brillante et sonore, résonnant d’échos vides, dépourvue de la moindre trace de la sagesse véritable que je poursuivais.

Cette prise de conscience fut un moment de révélation douloureuse. J’avais consacré des années à remplir mon esprit, à l’engraisser avec des informations et des arguments, croyant naïvement que cela me rapprocherait du divin, de la vérité ultime. Mais au lieu de cela, j’avais simplement construit autour de moi une prison de pensées, un labyrinthe intellectuel qui m’éloignait de plus en plus de la simplicité essentielle de l’existence spirituelle.

Il fallait reconnaitre que dans cette accumulation obsessive de savoir, j’avais négligé l’essence même de ce que signifie être spirituellement connecté. La spiritualité ne réside pas dans les livres ni dans les débats intellectuels, mais dans l’expérience vécue, dans les connexions silencieuses avec le monde et dans la tranquillité de l’instant présent. Mon égo, en se nourrissant des écrits et des débats, avait omis l’aspect le plus fondamental de la spiritualité : la connexion authentique avec soi-même et avec l’univers.

 

La vérité, cette entité insaisissable, flotte quelque part entre la simplicité pure et une complexité labyrinthique. Elle se dérobe sous des voiles subtils, s’éloignant des sentiers bien tracés par l’éducation et la culture traditionnelle qui cherchent à la capturer dans des filets de définitions rigides et de systématiques éducatives. Ces institutions souvent limitées, tendent à forger nos esprits selon des schémas préétablis, niant souvent la richesse de l’exploration personnelle et de la découverte spontanée.

Le bonheur, la spiritualité et le divin sont des concepts qui transcendent la pensée ordinaire. Ces réalités ne peuvent pas être pleinement saisies par l’intellect ni enfermées dans les cages dorées des mots. Elles résident dans une sphère de l’être qui est au-delà de l’orgueil du moi, dans cette dimension intangible et constante de nous-mêmes qui ne demande rien, qui ne réclame aucune preuve ni aucun éloge, mais qui absorbe et reflète tout ce qui est bien, beau, bon et vrai.

Cette essence de notre être observe silencieusement notre passage sur cette terre, telle un spectateur impassible. Elle ne juge pas, ne critique pas, ne s’embarrasse pas des petites vanités humaines. Elle est le témoin éternel de nos joies et de nos peines, assistant à notre spectacle d’incarnation sans jamais intervenir de manière ostensible. Sa présence est celle d’une conscience pure, un fond d’écran permanent à nos expériences éphémères, offrant un espace dans lequel nos vies se déroulent.

L’erreur courante de notre culture, axée sur l’obtention de résultats et la performance, est de négliger cette partie de l’être au profit d’une course effrénée vers des accumulations extérieures : savoir, possessions, statut. Mais la véritable compréhension de concepts aussi vastes que la spiritualité, le bonheur, ou le divin ne se trouve pas dans cette accumulation, ni dans la capacité à articuler des doctrines complexes, mais dans l’expérience vécue de se connecter avec cette essence intérieure.

Reconnaître cette vérité implique souvent de défaire ce que nous avons appris, de déconstruire les idées reçues pour retourner à un état de présence pure, où l’on peut véritablement ressentir plutôt que simplement penser ou analyser. C’est dans ce retour à l’essentiel que l’on peut, paradoxalement, atteindre les sommets de la compréhension spirituelle et du bonheur authentique, non comme des conquêtes de l’esprit, mais comme des révélations de l’être.

Permettre à cette partie essentielle de nous-mêmes de s’exprimer implique un déplacement radical de perspective, une transition de la prédominance de notre mental analytique vers une écoute plus profonde de notre essence intérieure. Cela requiert de dépasser les barrières habituelles de la pensée qui, souvent, filtre et déforme nos expériences à travers des préjugés, des attentes, ou des jugements préconçus. Quand nous commençons à vivre et percevoir à travers nos sens, en pleine conscience, nous nous ouvrons à la richesse immédiate du moment présent, capturant la vie dans sa pure expression.

Dans ce processus, nous nous détachons des réactions automatiques pilotées par le mental pour embrasser une approche plus intuitive et sensible de l’existence. Nous commençons à voir, entendre, toucher, goûter, et sentir avec une nouvelle fraîcheur, sans l’interférence constante des pensées qui tentent de catégoriser et d’analyser chaque impression. C’est une forme de redécouverte du monde, une révélation des merveilles simples qui nous entourent, souvent ignorées dans le tumulte de nos vies occupées.

Lorsque cette transformation se produit, l’amour devient la qualité naturelle de notre interaction avec le monde. Il ne se manifeste pas par des gestes grandioses ou des déclarations passionnées, mais plutôt à travers une joie simple et profonde. Dans cet état, chaque petit moment détient une perfection intrinsèque; le sourire d’un enfant, la douceur d’une brise, la couleur changeante du ciel au crépuscule, tout prend une dimension nouvelle, teintée d’émerveillement et de gratitude.

Cet amour est subtil, il n’éclate pas en feux d’artifice émotionnels, mais brille doucement, illuminant notre quotidien de sa lumière sereine. C’est un amour qui ne demande rien en retour, qui ne cherche pas à posséder ou à imposer, mais qui offre simplement, qui accepte et qui célèbre l’existence dans toute sa diversité et sa splendeur. Vivre de cette manière transforme non seulement notre propre expérience de vie, mais également celle de ceux qui nous entourent, car cet amour a le pouvoir d’inspirer, de calmer et de guérir.

En fin de compte, en laissant cette partie de nous guider nos actions et perceptions, nous redécouvrons les joies simples de l’existence et nous reconnectons à la vérité que tout, absolument tout, dans l’ici et maintenant, est déjà parfait. Nous apprenons à vivre dans un état de présence enrichissante où chaque instant est suffisant en soi, complet sans l’ajout artificiel des constructions mentales.

Cette révélation sur laquelle je médite n’implique pas un rejet du savoir ou de l’intellect ; elle propose plutôt de les transcender. Elle nous invite à explorer au-delà des frontières traditionnelles de la connaissance pour toucher à une sagesse plus authentique et profonde, celle qui se niche dans le calme de notre être intérieur et qui se manifeste dans la simplicité de notre existence quotidienne.

En regardant en arrière, je reconnais maintenant que les erreurs commises le long de ce voyage intellectuel n’étaient pas dépourvues de sens. Chaque faux pas, chaque détour m’a rapproché de cette prise de conscience cruciale : l’importance de réintégrer l’essence de mon être dans chaque aspect de ma vie. Ces erreurs m’ont enseigné que la vraie connaissance n’est pas seulement celle que l’on trouve dans les livres ou que l’on discute dans les salles de conférence. Elle réside aussi dans l’écoute attentive de la voix silencieuse de notre âme, qui parle non pas à travers les mots, mais à travers les expériences et les sensations.

Il s’agit désormais de vivre non pas en tant qu’écho de mes lectures, répétant les pensées et les idées d’autres avant moi, mais en tant que véritable expression de mon âme. Cela signifie honorer ma vérité intérieure dans mes choix, mes actions, et mes interactions. C’est un engagement à être pleinement présent dans chaque moment, à reconnaître la richesse et la leçon cachée dans les occurrences les plus simples de la vie.

Cette transformation demande un courage considérable. Il est parfois plus facile de s’accrocher aux théories et aux idées abstraites qu’à la réalité tangible de notre propre expérience spirituelle. Pourtant, c’est dans cette réalité, dans le terreau fertile de notre vie quotidienne, que nous pouvons cultiver une relation plus profonde avec nous-mêmes et avec le monde.

La véritable expression de l’âme n’est pas une quête solitaire. Elle enrichit nos relations, elle illumine notre façon de voir le monde et elle inspire les autres à chercher leur propre vérité. Vivre ainsi transforme l’existence en une œuvre d’art, où chaque geste, chaque parole, et chaque silence porte la marque de notre authenticité et de notre connexion à la vie dans toute sa splendeur. C’est une invitation permanente à vivre non seulement avec intelligence, mais avec sagesse.

Yann LERAY@2024

 

SOURCE  : https://www.lesamisdhermes.com/2024/06/confession-d-un-pelerin-au-dela-du-savoir.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Le Carré de Sator 27 septembre, 2025

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Vous avez demandé d’approfondir mon article sur Le Carré de Sator le voici 

Le Carré de Sator 1

Le Carré de Sator est une inscription latine énigmatique composée de cinq mots qui forment un palindrome parfait, c’est-à-dire qu’ils peuvent être lus de gauche à droite, de droite à gauche, de haut en bas et de bas en haut :

SATOR

AREPO

TENET

OPERA

ROTAS

Le Carré de Sator  7 jpg

Cette construction géométrique exceptionnelle intrigue depuis des siècles historiens, linguistes, cryptologues, ésotéristes et alchimistes.

Origine et premières apparitions

Les plus anciennes traces connues du Carré de Sator ont été retrouvées à Pompéi, ville ensevelie par l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C. Ce qui prouve que ce carré existait déjà à l’époque romaine. D’autres exemplaires ont été découverts dans des lieux variés : en Angleterre, en Syrie, en Turquie, en France, en Italie, en Hongrie, etc.

On pense qu’il provient du monde gréco-romain et qu’il a ensuite été intégré dans les traditions chrétiennes médiévales, où il a été doté de pouvoirs symboliques et sacrés.

Signification des mots et interprétations

Chacun des cinq mots a une signification en latin :

SATOR signifie « le semeur » ou « le créateur » : il représente une force initiatrice, peut-être divine.

AREPO est un mot inconnu dans le latin classique. Certains y voient un nom propre, d’autres un mot inventé ou un outil agricole, ce qui laisserait supposer une fonction.

TENET signifie « il tient » ou « il maintient » : il est au centre du carré, à la croisée des axes.

OPERA peut se traduire par « travail », « œuvre » ou « effort ».

ROTAS signifie « roues » ou « cycles », suggérant un mouvement perpétuel.

Une traduction libre et poétique pourrait donner :

« Le semeur Arepo tient les œuvres et dirige les roues. »

Ce qui évoque un sens caché, entre action, création et mouvement cosmique.

Le Carré de Sator en magie et alchimie

Ce carré n’est pas qu’un jeu de lettres : il est aussi utilisé comme symbole magique et outil rituel.

Utilisation dans la magie protectrice

On le retrouve dans des rituels pour protéger contre :

Les maladies

Les malédictions et la sorcellerie

Le mauvais œil

Les esprits ou forces négatives

On le gravait sur :

Des portes de maisons

Des parchemins magiques

Des amulettes

Des objets rituels

En France et en Italie, il était même tracé à la craie sur les murs ou enterré dans les fondations.

Usage dans les rituels

Exorcisme : Il était récité ou dessiné pour purifier des lieux ou chasser les démons.

Protection agricole : Les paysans le gravaient sur des pierres ou sur les murs d’étables pour protéger les cultures et le bétail.

Rituels d’invocation : Les sorciers et occultistes le considéraient comme un sceau puissant, utile pour invoquer ou protéger dans les opérations magiques.

Le Carré de Sator en alchimie

Dans la tradition alchimique, le Carré de Sator est vu comme un code hermétique, un symbole du Grand Œuvre, c’est-à-dire du processus de transmutation de la matière vers la perfection (la Pierre Philosophale).

Chaque mot du carré peut correspondre à un élément ou une étape de la transformation :

SATOR (la Terre) : Le semeur, principe de base, représente la matière première.

AREPO (l’Eau) : Mot mystérieux qui suggère un outil ou un moyen de transformation fluide.

TENET (l’Air) : Symbole d’équilibre, union des opposés (soufre et mercure).

OPERA (le Feu) : Le travail de purification et de séparation du pur de l’impur.

ROTAS (l’Éther ou Quintessence) : Les roues du destin, le mouvement cyclique vers l’achèvement.

Utilisation pratique dans l’alchimie

Gravé sur les athanors (fours alchimiques) : pour protéger l’œuvre alchimique.

Sceau de protection : inscrit sur des anneaux ou placé sous les creusets.

Support de méditation : comme un mandala permettant d’accéder à des vérités spirituelles ou à une compréhension des lois de la nature.

Lien avec la Pierre Philosophale

Certains pensent que ce carré est une carte symbolique vers la Pierre Philosophale. Le mot ROTAS, qui signifie roues, suggère une idée de cycle, et la structure du carré reflète une perfection mathématique. Cela rejoint l’idée alchimique d’une harmonie à retrouver dans la matière et dans l’âme.

Le Carré de Sator et la Kabbale

Il existe une hypothèse ésotérique selon laquelle les lettres du carré peuvent être réorganisées pour faire apparaître deux fois l’expression PATER NOSTER (Notre Père), formant une croix. Il resterait ensuite deux lettres A et O, qui symbolisent Alpha et Oméga, le commencement et la fin — une référence divine.

Certains voient là une clé secrète chrétienne, un message caché dans les textes sacrés, possiblement utilisé par les premiers chrétiens pour s’identifier entre eux en période de persécution.

Certains y pensent que le 27em sceau de Salomon est l’original.

C’est faux

Le 27e sceau de Salomon, également appelé deuxième pentacle de Saturne, contient un carré magique bien connu : le carré de SATOR (aussi appelé carré de ROTAS), mais avec une interprétation ésotérique propre.

Ce carré est un palindrome parfait, lisible dans toutes les directions (haut/bas, gauche/droite), et il est souvent lié à des propriétés magiques de protection, stabilité, domination sur le chaos et harmonie des forces.

Relation avec le 27e sceau

Le 27e sceau de Salomon utilise un carré similaire dans sa structure symbolique. On y trouve :

Une forme carrée magique qui sert de clef d’invocation.

Des acrostiches ou combinaisons de lettres qui rappellent les structures palindromiques (comme le SATOR).

Une valeur numérique de 26, correspondant au Tétragramme sacré (IHVH / YHWH), ce qui renforce son lien spirituel profond.

Alors, est-ce le même que le carré de SATOR ?

Non, le carré de SATOR est une forme très ancienne et distincte, que l’on retrouve dès l’Antiquité (notamment à Pompéi), alors que le 27e sceau est un outil spécifique de la magie salomonienne médiévale. Mais il s’en inspire clairement dans la forme et la fonction, en particulier pour la protection et la maîtrise des forces spirituelles.

Donc :

Le 27e sceau n’est pas la version « originale » du carré de SATOR.

Il intègre ou reflète des principes similaires (notamment l’usage de carrés magiques).

Les deux partagent une fonction spirituelle de contrôle, d’équilibre et de domination sur les forces invisibles.

Influence et héritage du Carré de Sator

On retrouve le carré dans de nombreux domaines :

Grimoires médiévaux

Textes kabbalistiques et hermétiques

Tarots, oracles et ouvrages ésotériques modernes

Églises, cathédrales, châteaux, souvent en lien avec les Templiers ou des lieux où l’on a retrouvé des trésors cachés

Il est toujours utilisé aujourd’hui dans des rituels modernes, notamment pour la protection, la guérison ou la méditation mystique.

Le carré de SATOR a souvent été associé aux Templiers, mais cette connexion repose davantage sur des interprétations ésotériques modernes que sur des preuves historiques directes.

Carré de SATOR : origine et usage

Il est antérieur aux Templiers : trouvé à Pompéi (datée avant 79 ap. J.-C.), donc d’origine romaine ou paléo-chrétienne.

Il a été utilisé au fil des siècles comme talisman de protection, formule magique, ou symbole chrétien voilé.

L’anagramme « Pater Noster » qu’on extrait du carré (en forme de croix, avec A et O restants — Alpha et Oméga) renforce l’idée d’un cryptogramme chrétien.

Les Templiers et les symboles occultes

L’ordre du Temple (1119–1312) était profondément chrétien, mais certains chercheurs avancent qu’ils auraient conservé ou transmis des savoirs hermétiques, gnostiques ou orientaux, notamment ramenés de Terre Sainte.

Des liens hypothétiques ont été faits entre les Templiers et certains symboles alchimiques, kabbalistiques ou magiques, mais aucune preuve formelle ne prouve qu’ils utilisaient le carré de SATOR.

Toutefois, des symboles similaires (croix, figures géométriques, lettres énigmatiques) ont été retrouvés dans des chapelles templières, ce qui nourrit les spéculations.

Hypothèse ésotérique : lien indirect

Dans l’ésotérisme :

Le carré de SATOR pourrait avoir été un symbole crypté du Verbe créateur, compatible avec une doctrine secrète chrétienne que certains attribuent aux Templiers.

Certains auteurs ésotériques postérieurs (19e–20e siècle, comme Éliphas Lévi, Fulcanelli, Papus) ont rattaché ces symboles aux Templiers dans une lecture occulte et mystique de leur mission.

Historiquement, il n’y a aucune preuve que les Templiers utilisaient le carré de SATOR.

Ésotériquement, il est plausible qu’ils aient eu accès ou intérêt à des formes de savoirs cryptés similaires, en lien avec la symbolique chrétienne profonde.

Le lien entre le 27e sceau de Salomon, le carré magique et les Templiers relève donc surtout d’une tradition occultiste ou mystique postérieure.

Un symbole toujours mystérieux

Malgré des siècles d’étude, le Carré de Sator n’a pas révélé tous ses secrets. Il reste l’un des symboles les plus puissants et les plus intrigants de l’histoire ésotérique occidentale. Sa richesse linguistique, sa symétrie parfaite et ses usages multiples en font un objet d’étude éternel, à la frontière entre mysticisme, science ancienne et spiritualité.

Le Carré de Sator  4      Le Carré de Sator  2      Le Carré de Sator 6jpg

 

SUMER । Langue et dieux 25 septembre, 2025

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FICTION OU PAS ?

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FICTION OU PAS ?
FICTION OU PAS ?
Photo de fsai sur Unsplash

 

Une légende raconte qu’il existait autrefois un pays de cocagne, une sorte de paradis sur terre où la nature abondante comblait ses habitants qui insouciants faisaient toujours la fête, de joyeux paresseux. Est-ce une fable ? C’était selon un fou chantant, un doux pays, avec une mer qui dansait le long des golfes clairs. Mais tout n’était pas rose dans ce monde de Ken et Barbie ! Les habitants travaillaient minimum 40 h par semaine, ils ne prenaient leur retraite qu’à l’âge de 65 ans, logique ils vivaient moins longtemps. Les jeunes reconnaissants envers la nation effectuaient 10 mois de service militaire. Ils respectaient leurs parents et leurs grands-parents, ainsi que leurs enseignants, ils avaient peur des gendarmes etc… Mais devant les injustices, ces contraintes intolérables, des voix s’élèvent, des barricades s’érigent et bientôt les pavés volent. La société changeait, il fut « interdit d’interdire », le progrès était en marche dorénavant « No Limit ». L’éducation se transforma annonçant l’heure ou bientôt les élèves apprendraient à leurs professeurs, avec le soutien de nombreux parents.

Personne ne contesta, car les enfants devenaient de plus en plus intelligents et donc ayant besoin de moins en moins d’éducation. Ils y avaient deux catégories les H P I (Haut potentiel intellectuel), et ceux victimes du TDAH (Trouble du déficit de l’attention). Donc, des parents béats devant l’intelligence de leur progéniture, qui pouvaient revendiquer de plus en plus de droits et de moins en moins de devoirs. Les autres parents accusant la société de ne pas prendre en compte leurs enfants victimes du TDAH.

Un professeur humaniste Jacques Le Goff constata que l’enfant était considéré à l’étroit : « Dans sa proche société, à l’école et partout en fait. » les enfants bridés comme dans une « camisole sociale ». Une référence à un vieux sage rêveur un promeneur solitaire. Qui opposa les valeurs et les vertus de l’homme libre, juste à une société par nature mauvaise et pervertie. Il fallait donc laisser les jeunes entièrement libres, pour qu’ils deviennent ce qu’ils sont réellement, « No Limit ». Ils devaient s’autoéduquer, transgresser sans savoirs et sans connaissances devenait la règle. Interdiction de punir au risque de traumatiser, il fallait toujours encourager les désirs sans limites.

Certaines voix isolées s’élevèrent, comme celle du pédopsychiatre Bernard Golse professeur d’université et praticien hospitalier il a osé dire : « La question des limites est centrale dans le développement de l’enfant. L’absence de toute interdiction est une impasse. Il faut un mélange équilibré d’écoute et de règles. » Étranges paroles dans la bouche d’un homme d’expérience de 73 ans, un vénérable qui participa sans doute à la révolution de mai 68. Selon lui, il faudrait donc renoncer au slogan « Il est interdit d’interdire ». Dire non, ne serait pas une injure à la liberté et au développement de l’enfant. Mais plutôt une contribution, une aide à l’enfant pour qu’il devienne ce qu’il est.

La tentation est grande de faire basculer brusquement le plateau de la balance dans l’autre sens et de chanter :

« Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau c’est la faute à Rousseau. Je ne suis pas notaire, c’est la faute à Voltaire. Je suis petit oiseau, c’est la faute à Rousseau. »

C’est donc toujours la faute aux autres, nous cherchons des boucs émissaires, c’est de notre faute de n’avoir pas su dire non, c’est de notre responsabilité. Si personne ne veut contraindre pour faire comprendre, alors l’homme redevient un barbare incapable de vivre en société, il redevient un simple animal ; pas l’animal social d’Aristote (4 Siècle av- JC), pensée reprise par Thomas d’Aquin et Montesquieu dans ses Lettres Persanes. Hannah Arendt est venue corriger et préciser cette pensée d’Aristote, elle indique que le terme social n’existant pas à l’époque d’Aristote, il convient selon elle de le remplacer par Politique. Ce qui en tout état de chose n’enlève rien au sens de la parole d’Aristote. L’homme politique ou social est celui qui est capable de vivre en harmonie dans la cité avec les autres, une condition impérative pour le bonheur, la justice, l’art, le droit et tout ce qui fait le vivre ensemble. D’où l’impératif des limites, des bornes pour que la société ne soit pas le chaos.

Les enfants doivent comprendre qu’ils ne sont pas tout et c’est de notre responsabilité de leur dire, pour qu’ils deviennent responsables de leurs actes, et n’accusent pas systématiquement les autres de leurs propres turpitudes. C’est les aider à savoir se gouverner eux-mêmes, avant de prétendre gouverner les autres et le monde. Comme le dit justement Jacques Le Goff (Professeur émérite des universités et humaniste) : « La fixation des limites ne relève pas de mon seul libre arbitre. Et c’est bien ainsi, car on ne grandit que contre ce qui résiste. »

Une société se construit, s’élève par l’éducation, la formation et l’expérience des limites. C’est de la responsabilité des parents, puis de l’éducation, et de la politique qui organise la société pour que l’ordre soit toujours préféré au chaos. Que l’harmonie règne, et que la joie soit dans les cœurs, est-ce cela le pays de cocagne, qu’il est notre responsabilité de construire ?

 

Jean-François Guerry.

SOURCE  :  http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2023/06/fiction-ou-pas.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Une des sources : Bernard Golse, Jacques Le Goff- Point de vue- L’éducation, expérience des limites. Journal Ouest-France du Jeudi 29 juin 2023. Page 1.

Les druides | Prêtres des peuples celtes | Documentaire | ARTE 7 septembre, 2025

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