navigation

La mort volontaire du vaincu chez les Celtes 5 septembre, 2021

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Polythéisme celtique

La mort volontaire du vaincu chez les Celtes (recension de tous les textes classiques qui évoquent le phénomène).

Chantal BrachetdelafayeLES GRANDES BATAILLES DE L’HISTOIRE

celte mort_n

La mort volontaire du vaincu chez les Celtes

Si l’on en croit Tite Live, lorsque les Romains rencontrèrent pour la première fois, directement et officiellement des Gaulois, des Sénons, lors de l’ambassade des trois Fabius en 391 av. J.-C., ils demandèrent à ces nouveaux venus de quel droit ils réclamaient des terres aux Clusiniens et ce qu’ils venaient faire en Etrurie. La réponse fut cinglante : «Du droit de nos armes. Tout appartient aux braves » .

Alors les ambassadeurs romains, de caractère farouche, «plus semblables à des Gaulois qu’à des Romains » , prirent les armes, bafouant ainsi les usages du ius gentium. Le souhait du Sénat et du peuple romain – «nouer des relations pacifiques avec ce nouveau peuple » – s’évanouissait.

La guerre commença. Ce fut la bataille de l’Allia, la prise de Rome. C’est donc sur le champ de bataille, que Rome découvrit les Gaulois, «un peuple impulsif » que «l’on n’avait jamais vu et dont on ne savait rien si ce n’est qu’il venait des bords de l’Océan et du bout du monde » . De ces affrontements, Rome conserva pour longtemps l’image d’une nation belliqueuse, aux chants sauvages et discordants qui déferlait en bandes rapides dans le Latium. La plupart des cités de l’Antiquité classique subirent la même expérience que Rome. Aussi «tous les peuples appartenant à la race celtique passèrent pour passionnés de guerre » constate Strabon, qu’ils soient mercenaires, ennemis ou alliés. Ce trait de caractère collectif qui a impressionné les Anciens, a été reconnu, étudié et nuancé par les historiens modernes. En revanche, un comportement guerrier a été quelque peu négligé, celui de la mort volontaire des Celtes sur le champ de bataille.

Avant tout, deux remarques s’imposent. L’une concerne les sources disponibles. Les textes littéraires qui présentent ces morts volontaires sont toujours rédigés par des adversaires des Celtes qui appartiennent en définitive au camp des vainqueurs. Et leurs rédacteurs qui visent d’abord à éblouir leurs lecteurs par les exploits qu’ils rapportent, ne cherchent guère à comprendre les motivations de ces barbares. Malgré tout existe une certaine curiosité, voire une admiration un peu condescendante, pour ces morts volontaires. Mais souvent, ces auteurs sombrent dans des généralités, versent dans des clichés ou projettent leurs propres valeurs sur les comportements de leurs ennemis. Pour cette raison, je rappellerai, quitte à caricaturer, que si les Grecs condamnent en général la mort volontaire, ils l’acceptent parfois pour des motifs militaires, tandis que les Romains, du moins jusqu’à la fin du premier siècle ap. J.-C., n’élèvent aucune condamnation à l’égard de celui qui se tue, quelles qu’en soient les causes. L’autre veut replacer ces suicides sur le champ de bataille dans un cadre culturel plus vaste, celui de la mort volontaire chez les peuples celtes. Rien de précis n’existe sur cette question et les explications qui en sont apportées demeurent hypothétiques tant les sources littéraires sont discrètes. Au demeurant, l’essentiel de nos connaissances en ce domaine repose précisément sur les cas de suicide sur le champ de bataille ou consécutifs à une défaite militaire. Certes d’autres cas nous sont rapportés chez les peuples celtes, mais ils sont très peu nombreux. C’est donc surtout à travers l’étude des morts volontaires liées à la guerre que se dessinent les contours d’une conception particulière de la mort voulue. À cette fin, j’examinerais en premier lieu les faits. Dans un second temps, j’en proposerais une interprétation avant d’aborder les conséquences que l’on est en droit de tirer. Pour suivre les cas de morts volontaires celtes sur le champ de bataille, le fil conducteur le plus simple est celui qui relie chronologie et grands espaces géographiques où les Celtes interviennent.

En 283 av. J.-C., lors de la bataille du lac Vadimon, en Étrurie méridionale, les Gaulois cisalpins sont écrasés par le consul Publius Cornelius Dolabella. Les survivants s’entretuèrent, dit Appien comme pris de folie. Quelques décennies passent. En 225, à proximité du golfe Télamon, les troupes romaines et italiennes l’emportent difficilement sur une coalition de peuples gaulois. «Finalement écrit Polybe, se voyant incapables de repousser leurs adversaires, (…) les uns (des Gésates) allèrent, dans un élan de fureur irraisonnée, se jeter en aveugles au milieu des ennemis, s’offrant volontairement à la mort… » . D’autres reculèrent. Selon Polybe, le désastre humain fut important : 42 000 Gaulois furent tués, 10 000 faits prisonniers. Anèroestès, l’un des deux rois gésates, gagna avec quelques compagnons, ses proches, un refuge, les tua et se donna ensuite la mort.

Pour les autres combats en Italie où s’affrontèrent Romains et peuples celtes, je n’ai relevé aucun cas de mort volontaire signalé par les sources littéraires. Mais pendant l’hiver 218-217, attaqués par Hannibal, certains habitants de Victumulae, dans le territoire de Verceil, voyant leur ville perdue, se réfugièrent dans leurs maisons avec leurs femmes et leurs enfants, y mirent le feu et s’y jetèrent tandis que d’autres se donnèrent la mort après avoir tué les leurs.

Les peuples celtes apparurent dans les Balkans à la fin du IVe siècle. Vers la fin de l’automne 279 av. J.-C., une bande de Celtes marcha sur Delphes. Ce fut un échec. Pourtant l’événement marqua les esprits : nombreux, bavards et contradictoires furent les auteurs anciens qui racontèrent la mort volontaire de Brennus, le chef qui conduisait l’expédition. Pour les uns, il se serait tué en pénétrant dans le temple d’Apollon. Pour les autres, blessé, il aurait mis fin à ses jours au cours d’une retraite pénible soit d’un coup de poignard, soit en buvant du vin pur. Quant aux explications avancées pour comprendre son geste, on évoqua tour à tour : la vengeance d’Apollon, une douleur insoutenable, la crainte de représailles de la part des siens, la honte des calamités infligées à la Grèce. Mais avant ce suicide du chef de guerre, on rapporta que les blessés furent achevés et qu’une folie meurtrière gagna l’armée des Celtes en déroute : «prenant les armes les uns contre les autres, note Pausanias, ils se massacraient mutuellement, ne se reconnaissant plus ni à leur langue, ni à leurs armes, ni à leur aspect » .

Si nous ne savons rien du comportement des Galates lors de la défaite de Lysimacheia en 277, nous retrouvons des Galates mercenaires en 275/ 274 au service de Ptolémée II Philadelphe. Ce dernier, au lendemain de l’offensive avortée de Magas, son demi-frère, roi de Cyrénaïque, confronté à des mercenaires gaulois qu’il avait recrutés et craignant qu’ils ne s’emparassent de l’Égypte, les débarqua sur une île déserte du delta du Nil et les y abandonna. Tous les Galates périrent. Soit par le feu en se jetant sur des bûchers qu’ils avaient construits, dit Callimaque, un contemporain de ces drames, soit en s’entretuant, soit de faim, soit enfin parce qu’ils furent noyés par le roi qui aurait fait inonder l’île. En outre, il est fort probable que les familles de ces mercenaires participèrent à cette tragédie. Beaucoup plus tard, en 189 av. J.-C., des Tolistobogiens et des Tectosages battus respectivement aux batailles du mont Olympe de Mésie et du mont Magaba et faits prisonniers par les forces de Cn. Manlius Vulso, stupéfièrent les Romains par leurs attitudes : «ils essayaient de rompre leurs chaînes avec leurs dents et s’offraient les uns aux autres pour qu’on les étranglât » . Déjà lors de l’attaque de Manlius au mont Olympe, certains Galates, ne pouvant rendre les coups qu’ils avaient reçus, aveuglés de colère (ira) et de terreur (pavor), se jetèrent les uns contre les autres comme des bêtes sauvages blessées tandis que d’autres se ruaient sur leurs ennemis et se faisaient égorgés par les vélites. Après cette date, aucune mort volontaire de Galate sur le champ de bataille ne nous est signalée par les sources littéraires.

En 195 av. J.-C., au nord de l’Ebre, Caton, alors consul, désarma des Espagnols (Hispani). Beaucoup parmi eux ne purent supporter cette humiliation et se tuèrent : ils n’envisageaient pas de vivre sans armes. En juin 137, Decimus Iunius Brutus affronte en Galice des Celtes. Aux côtés des hommes, des femmes combattent dans les rangs des barbares. Appien qui décrit cette bataille, la seule bataille importante de cette campagne, insiste sur la résistance de ces femmes qui se battirent jusqu’à la mort, préférant tuer leurs enfants et se tuer ellesmêmes plutôt que d’être faites prisonnières. Des scènes analogues sont décrites par Strabon pendant la guerre contre les Cantabres, avec une amplification : sur l’ordre de son père, un petit enfant tue ses parents et ses frères pour leur éviter la captivité. Et à chaque défaite, celle du Mons Medullius en 26 av. J.-C. 29, celle de 22 av. J.-C. subie devant les troupes de C. Furnius, des Cantabres se donnèrent la mort et s’entretuèrent. Même des prisonniers réussirent à se jeter d’eux-mêmes sur un bûcher embrasé. Parlant des morts volontaires des Cantabres, Appien précise : «Ces moeurs se retrouvent chez les Celtes, les Thraces et les Scythes, peuples connus aussi pour leurs actes de courage tant de la part des hommes que de celle des femmes » . Plus à l’est, Numance. En 133, à la suite d’un long et célèbre siège, les Numantins se supprimèrent selon un scénario où se distinguent quatre temps :

1) délibération, prise de décision de mourir, repas funéraire (anticipé sur sa propre mort) composé de viande à demi crue et d’une boisson forte (la celia) faite avec du blé;

2) préparation d’un gigantesque bûcher où même les armes furent brûlées;

3) mise à mort des femmes et des enfants;

4) auto-extermination des survivants. Résultat de cette rabies : selon Florus, «on ne triompha que d’un nom » . On ne trouva en effet pas un seul habitant pour être emmené en esclavage.

Le premier cas de mort volontaire sur le champ de bataille concerne des populations gauloises (Gallorum) qui se trouvent au pied des Alpes et que vainc en 117 av. J.-C. le consul Q. Marcius. Seul Orose signale ces événements et l’on ne s’accorde pas toujours sur le nom de cette population (Ligures? Stoeni?). Toujours est-il que les combattants qui survécurent aux assauts romains, supprimèrent femmes et enfants et s’élancèrent dans les flammes tandis que ceux qui furent faits prisonniers quittèrent volontairement la vie au début de leur captivité par le fer, la corde ou le refus de nourriture. Il n’y eut aucun survivant. Moins clairs sont les deux épisodes suivants. Si personne ne conteste les suicides tels que nous les relatent les auteurs anciens, on hésite sur l’origine ethnique des populations : qui des Teutons, des Cimbres, des Tigurins et des Ambrons relèvent du monde celtique ou du monde germanique? À la limite cela importe peu, tant les faits sont semblables à Aix-en-Provence en 102, à Verceil en 101 et tant les conduites militaires entre Celtes et Germains sont proches. Lors de ces deux batailles, les vaincus, dont deux roitelets, s’entretuèrent et leurs femmes suivirent leurs exemples selon diverses modalités (feu, pendaison, glaive) après avoir tué les petits enfants. Il y eut cependant de très nombreux prisonniers. Troisième champ de bataille, la mer. Les Vénètes que bat la flotte de César, se précipitèrent dans l’Océan ou cherchèrent la mort sous les coups des vainqueurs en escaladant leurs vaisseaux ou de toute autre manière.

En 51 av. J.-C., Corréos, chef des Bellovaques, à la tête de cavaliers et de fantassins d’élite, tendit une embuscade aux soldats de César qui allaient fourrager. Après avoir reculé, les Romains, rapidement soutenus par des renforts légionnaires, bousculèrent les Gaulois qui se dispersèrent et s’enfuirent. Cependant Corréos refusa de se rendre et «finit par obliger les vainqueurs emportés par la colère à l’accabler de leurs traits » . Enfin, en 21 ap. J.-C., à la suite d’une bataille qu’il perdit près d’Autun, l’Eduen Sacrovir avec ses plus fidèles amis, se réfugia dans une uilla et s’y tua. Ses fidèles se donnèrent mutuellement la mort et la uilla à laquelle fut mis le feu, leur servit de bûcher funéraire. Auparavant, la même année, son allié Iulius Florus, un Trévire de haute naissance, mit fin à ses jours après avoir été battu par les légions. Quelques décennies plus tard, en 69, après l’échec de sa révolte, le Lingon Iulius Sabinus fit croire qu’il s’était tué dans une villa qu’il avait enflammée. Ce subterfuge lui permit de vivre caché pendant neuf années grâce à l’aide de son épouse Epponine et de ses amis.

Après l’anéantissement de son armée en 60/ 61, Boudicca, la reine des Icéniens se tua sur le champ de bataille, ou peu après. Pourtant son soulèvement contre l’occupant romain avait bien commencé. Après avoir pris et détruit trois villes romaines, battu une légion, elle avait remercié Andraste, la déesse de la victoire en entourant son bois sacré de femmes (romaines selon toute vraisemblance) embrochées à des pieux, un procédé qui n’est pas sans évoquer le trophée de Ribemont sur-Ancre. Vingt ans plus tard, exactement en 83, après la bataille remportée par Agricola contre les Bretons, Tacite signale que «quelques isolés, sans armes, se ruaient à l’assaut et s’offraient à la mort » et que les Bretons incendièrent le lendemain leurs maisons, massacrèrent leurs épouses et leurs enfants avant de se supprimer eux-mêmes » . «Partout, écrit l’historien, qui devait tenir ces choses vues de son beau-père, un silence de mort, des collines désertes, des toits fumants au loin, pas un homme sur la route de nos éclaireurs » . Sur cette description d’un pays où la vie s’est éteinte s’achève cette série de morts volontaires celtes sur le champ de bataille.

Jean-Louis Voisin

celte

Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm Charte de Progression Maçonnique Pour les Loges Libres et Indépendantes (CLLI) 22 août, 2021

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

ypten2

http://vorap2m.com/index.html

133190924_23846872076980455_5632211437284343114_n

LES 10 RAISONS DE DEVENIR FRANC-MAÇON 15 août, 2021

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

VOICI SELON, Robert L.D. Cooper,  LES 10 RAISONS DE DEVENIR FRANC-MAÇON

 300px-Marianne_maçonnique

1. La Franc – Maçonnerie est un endroit où passer du temps avec des hommes bons qui vous donneront envie de devenir un homme meilleur.

 

2. La Franc – Maçonnerie est un lieu où la vertu morale est enseignée et respectée comme la pierre angulaire de la vie.

 

3. La Franc – Maçonnerie est un endroit où la croissance spirituelle de chaque membre peut atteindre son plein potentiel.

 

4. La Franc – Maçonnerie est un endroit pour mieux se préparer au service de votre famille, de votre église et de votre communauté.

 

5. La Franc – Maçonnerie est un endroit où vous pouvez faire partie d’une grande fraternité qui croit en l’amour fraternel, le soulagement et la vérité.

 

6. La Franc – Maçonnerie est un endroit où vous pouvez soutenir les autres, les encourager et les recevoir vous-même.

 

7. La Franc – Maçonnerie est un endroit où des personnes exceptionnelles de tous les horizons vous salueront et vous appelleront «frère».

 

8. La Franc – Maçonnerie est un lieu de rencontre avec les dirigeants communautaires et de participer activement aux activités communautaires.

 

9. La Franc – Maçonnerie est un endroit où vous trouverez des opportunités illimitées d’acquérir une expérience de leadership, de développement personnel et de croissance personnelle.

 

10. Franc – Maçonnerie est un endroit où vous pouvez être sûr que chaque homme est un ami véritable et digne de confiance.

 

 

Robert L.D. Cooper est bibliothécaire et conservateur du Musée de la Grande Loge d’Ecosse.

81916920_105516147644799_4502179865801261056_o

OÙ SONT PASSÉES LES LUMIÈRES ?

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Daniel Meurois, Écrivain

 

OÙ SONT PASSÉES LES LUMIÈRES ?

lum5_n 

Une réflexion de Daniel Meurois

 

J’ai toujours aimé la désormais vieille chanson de Gérard Manset intitulée ¨Lumières¨. On l’entendait parfois sur les ondes des radios dites branchées des années 80. Son refrain disait beaucoup et me touchait l’âme. Comme une longue plainte nostalgique, il clamait « Où sont passées les Lumières qui autrefois nous guidaient… ? ».

Au « hasard » de la vie, il est venu me rechercher il y a peu de temps, peut-être plus puissant encore dans son questionnement, quelque quarante années plus tard, tandis que notre monde ne s’est de toute évidence pas embelli ni pacifié, bien au contraire…. Oui, où sont donc passées les Lumières ?

Elles sont toujours là, n’en doutons pas, ai-je aujourd’hui envie et besoin de répondre. Elles ne se cachent pas… c’est nous qui les cachons par l’ombre portée de notre suffisance. C’est notre humanité tout entière qui continue de plus belle d’en détourner le regard. Une humanité qui persiste à faire mine qu’Elles n’existent pas et qui choisit plutôt d’intensifier sa marche vers l’Absurde.

L’Absurde ? Oui… le véritable Absurde, assurément. Je vois d’abord celui-ci dans la perte généralisée du sens du Sacré dans ce que la vie a de plus basique et hors de tout contexte spiritualiste. Cet absurde-là s’exprime par notre infirmité à pouvoir distinguer le Vrai, par notre incapacité à nous émerveiller… et par notre propension à vouloir tout niveler vers le bas, jusqu’à l’insupportable et l’horreur. Je l’ai encore entendu récemment faire son travail de sape au gré d’une conversation captée à la sauvette.

On y prétendait pompeusement qu’il n’y a pas ou plus de Maîtres et que, de toute façon, il n’en fallait plus… Mon propre chemin de vie, qui commence à être long, m’a appris quant à lui à être tout aussi vigilant face à ceux qui tiennent un tel discours que face à ceux qui se réfèrent sans cesse à un Enseignant et ne peuvent rien faire sans l’assentiment de celui-ci.

S’il est puéril de se cramponner mentalement à un Sage – ou réputé tel – comme à une béquille, nier la présence inspirante et le rayonnement exceptionnel de certains êtres est tout aussi révélateur d’autre forme d’immaturité, celle qui s’affiche avec l’orgueil.

J’ai en effet toujours remarqué que ceux qui affirment qu’il n’y a pas de Maîtres ou qu’il n’en faut surtout plus sont généralement ceux qui aimeraient prendre leur place. S’ils cherchent à les rabaisser en en faisant des personnes bien ordinaires, c’est invariablement dans l’espoir de se rehausser eux-mêmes. Ils se disent ainsi plus lucides, plus libres qu’autrui. En fait, ils sont subtilement en quête de disciples.

Ce que j’appelle la ¨démocratisation¨ de la notion de maîtrise est la marque d’une immense prétention et, par voie de conséquence, d’une non moins immense inconscience. Il existe un réflexe humain très classique qui consiste à essayer de rapetisser autrui lorsqu’on ne parvient pas à s’élever par soi-même.

Mon propre tempérament n’a jamais fait de moi un dévot ¨accro¨ de tel ou tel Maître ou Sage. L’indépendance fait partie de mes outils et de ma signature d’âme… Néanmoins je me compte au nombre de ceux qui estiment qu’il faut avoir l’humilité de reconnaître la Maîtrise là où elle se trouve, l’humilité aussi de rechercher sa trace… car il lui arrive de se déguiser afin d’œuvrer plus librement.

Bien sûr, j’affirme haut et fort que c’est d’abord notre ¨Christ intérieur¨ qu’il nous appartient de révéler… mais il n’empêche qu’il a bien fallu qu’il y ait un Christ historique, en chair et en os, pour nous en faire prendre conscience.

À vrai dire, où en serait notre Humanité si les Maîtres de Sagesse n’existaient pas ou l’avaient désertée ?

Ce que je crois pouvoir affirmer, c’est que ces Sages, quels que soient leurs noms, ont modifié leur ¨stratégie¨ en tant que ¨jardiniers¨ de nos consciences. La liberté d’action que certains d’entre eux ont choisie en se faufilant à travers le monde trouve sa contrepartie dans une autre : celle qu’ils nous laissent en nous livrant davantage à nous-mêmes. La liberté accrue de se brûler à toutes les braises de l’égo met en évidence celles que l’on croyait parfois éteintes… La Lumière ne se satisfait pas de clair-obscur…

Lorsqu’en 1981, j’ai eu le bonheur et le privilège de faire une incursion dans l’univers de Shambhalla, les Êtres que j’y ai rencontrés ont insisté sur le fait que tous les aspects pesants de l’ego devaient être vécus et épuisés jusqu’au bout car ils sont la marque de l’ignorance et que celle-ci doit être confrontée à elle-même pour enfin se transmuer en moteur de croissance.

Leur conclusion était que les racines de l’esprit qui parvient à révéler enfin sa réelle grandeur plongent toujours dans le terreau de l’humilité. D’où vient un tel terreau ? Il naît précisément du pourrissement de tous les orgueils.

Alors où sont passées les Lumières qui nous guidaient ? Elles se tiennent au bout de nos errances en cette ultime fin d’un grand cycle où toutes les valeurs sont inversées et tout se désassemble pour enfin exploser. Elles attendent que les usurpateurs, ceux que l’on peut pressentir à l’extérieur de nous comme ceux que nous nous nourrissons en nous se fatiguent.

N’oublions surtout pas que Ceux qui ont atteint l’état de Maîtrise ont eux-mêmes patiemment allumé le Feu qu’Ils portent.

Une dernière réflexion… Je suis étonné de voir de quelle façon un certain nombre d’entre nous rejettent le principe du ¨Maître¨ tandis qu’ils remettent leur propre pouvoir d’¨ascension¨ voire leur salut entre les mains de quelques présences extraterrestres à bord d’une flotte de vaisseaux spatiaux.

Cela me fait étrangement penser à ces Chrétiens catholiques, lassés du dogmatisme de leur religion, que j’ai vus, au fil des années, embrasser le Bouddhisme avec un zèle reproduisant des schémas analogues à ceux qu’ils avaient fuis.

Serions-nous donc des êtres de contradictions ? Il serait peut-être temps de la reconnaître et de ne plus pérorer ici et là avec nos petites vérités…

Bien qu’admirant beaucoup l’œuvre du chanteur et poète Francis Cabrel, certes plus actuel que Gérard Manset, je ne dirai pas comme lui « L’homme qui parlait d’Amour est parti sans laisser d’adresse »… Je dirai plutôt que c’est maintenant à nous de faire notre part.

 

Source : https://danielmeurois.fr/

© Daniel Meurois

Illustration : auteur non identifié.

lum2_n

Vikings, à l’assaut de l’Empire franc | Points de repères | ARTE

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Des milliers de planètes | L’odyssée interstellaire | Episode 2 | ARTE

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

 

Image de prévisualisation YouTube

1347 : La peste noire | Quand l’histoire fait dates | ARTE 14 août, 2021

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

 

Image de prévisualisation YouTube

Qu’est-ce que … 12 août, 2021

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

71491_761676480509090_1213219723_n

Qu’est-ce que le ciel ?

Une sphère tournante, une vaste hauteur.

Qu’est-ce que la lumière ?

La visibilité de tout.

Qu’est-ce que le jour ?

Un encouragement au travail.

Qu’est-ce que le soleil ?

La lumière du monde, la parure des cieux, la grâce de la nature,

la splendeur du jour, le déroulement des heures.

Qu’est-ce que la lune ?

L’œil de la nuit, le porteur de rosée,

le prédicteur des tempêtes.

Que sont les étoiles ?

Une peinture des cieux, des guides pour les marins,

des ornements de la nuit.

 14947955_1673728609604967_2352956292629652059_n

 

 

La Franc-Maçonnerie Militaire 27 juillet, 2021

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

La Franc-Maçonnerie Militaire

frm

 

La Franc-Maçonnerie militaire a joué un rôle essentiel dans l’apparition en France de la Maçonnerie spéculative. Avant 1789, les Loges militaires qui existaient dans la plupart des régiments de l’armée royale initiaient au hasard des déplacements, d’une garnison à l’autre, des aristocrates, des bourgeois, des commis d’administra­tion, des avocats, des religieux qui allaient devenir un peu plus tard les animateurs des Loges sédentaires.

Plus tard, sous le Premier Empire, ce furent les Loges militaires de la Grande Armée qui propagèrent la Franc-Maçonnerie dans toute l’Europe, notamment en Belgique, en Allemagne, en Autriche, en Pologne, en Italie, en Espagne, initiant un peu partout dans les terri­toires occupés et y donnant naissance à une Maçonnerie locale là où elle n’existait pas encore, réveillant ailleurs de vieilles Loges qui étaient en sommeil depuis un certain temps. Par un étrange para­doxe, ce furent ainsi les militaires francs-maçons de l’armée impé­riale qui propagèrent à travers l’Europe l’idéal de la Révolution française de 1789.

Officiers et hommes de troupes se retrouvaient fraternellement unis dans la Loge, sans aucune distinction de grades. Ainsi, en 1779, La Parfaite Union du régiment du Vivarais avait comme Vénérable le simple soldat Dupred, alors que le capitaine Charles de Roux l’assistait comme Secrétaire.

En 1773, la Loge Saint-Charles des Amis Réunis, installée au sein du régiment de Saintonge, avait pour Vénérable le fourrier La­bouisse. Elle comptait parmi ses membres le comte de Bérenger, mestre de camp.

Il n’est pas inutile de rappeler que, bien avant la création en 1717 de la Grande Loge de Londres, la Franc-Maçonnerie dans sa forme spéculative, avait été introduite en France par des militaires. Lorsque la reine Henriette, fille du roi de France Henri IV, épouse du roi d’Angleterre Charles r, s’était réfugiée au château de Saint- Germain, la plupart des officiers écossais de sa suite appartenaient à des Loges anglaises qu’ils s’étaient empressés de reconstituer en exil.

Dès 1689, à Saint-Germain-en-Laye, une Loge jacobite, La Bonne Foi, existait au régiment de Dillon des gardes écossais. Plusieurs autres Loges stuartistes furent ouvertes en France dès 1690. Dans des conditions identiques, des marins et des soldats participèrent à la fondation des premières Loges spéculatives en territoire fran­çais. Ainsi, en 1732, des officiers de marine anglais séjournant à Bordeaux y ouvrirent la Loge L’Anglaise qui existe encore de nos jours.

De nombreux officiers français furent initiés à cette époque. En 1736, plus de deux cents officiers de hauts grades assistaient à la Tenue maçonnique pour laquelle le chevalier de Ramsay écrivit son célèbre Discours, premier essai de réforme de l’Ordre maçonnique. Ce fut à ce moment que fut initié le Maréchal d’Estrées.

Le premier Grand Maître français, Louis de Pardaillan de Gon­drin, duc d’Antin et d’Epernon, élu le 24 juin 1738, était lui-même colonel du régiment de Royal-Marine.

Louis de Bourbon-Condé, comte de Clermont, qui fut appelé à lui succéder en 1743, avait fait ses preuves sur le champ de bataille. Il fut désigné par ses Frères de préférence au prince de Conti et au Maréchal de Saxe.

Il y eut ainsi une longue période pendant laquelle les militaires exercèrent l’autorité suprême dans l’Ordre maçonnique en France. Au tableau des Grands Officiers pour l’année 1773 figurent ainsi le Frère de Montmorency-Luxembourg, brigadier des armées du roi ; le colonel d’infanterie de Buzançais ; le mestre de camp de cava­lerie Rohan-Guéménée ; le colonel d’infanterie de Lauzun ; le colo­nel d’infanterie Bacon de la Chevalerie ; le colonel du régiment de Champagne Colbert, marquis de Seigneley ; le maréchal de camp prince de Tarente ; le mestre de camp des dragons prince de Pigna­telly ; le colonel d’infanterie vicomte de Rouait ; le colonel d’infanterie chevalier de Launey ; le lieutenant-colonel Giraud-Destours ; le colonel comte d’Ossun ; le mestre de camp de cavalerie marquis de Clermont-Tonnerre, d’autres encore.

Tous les régiments possédaient alors une ou plusieurs Loges maçonniques.

Il suffit par ailleurs de consulter les tableaux des Loges pari­siennes avant 1789 pour y trouver en très grand nombre des mili­taires de toutes les armes et de tous les grades.

Tout naturellement, les soldats francs-maçons prirent fréquem­ment l’initiative de créer des Loges civiles et sédentaires dans les villes où ils étaient affectés. Ce fut ainsi que le capitaine Frignet, du Royal-Lorraine-Cavalerie, fut en 1748 le fondateur à Rennes de La Parfaite Union, une Loge qui devait devenir plus tard la Mère- Loge de la Maçonnerie bretonne. De même, en 1756, ce fut la Loge militaire Les Frères Unis, au régiment de Thianges-Dragons, qui installa à Laval la Loge sédentaire L’Union, composée essentielle­ment de petits bourgeois.

En 1768, lorsque L’Heureuse Rencontre fut installée à Brest, elle comptait parmi ses fondateurs une majorité d’officiers.

Les archives de la Franc-Maçonnerie française permettent de suivre les régiments dans leurs successifs déplacements. Prenons l’exemple de La Parfaite Union, Loge militaire du régiment Royal Roussillon-Cavalerie. Elle se trouve en garnison à Hesdin en 1774 lorsqu’elle ouvre ses travaux sous la direction du capitaine de More­ton-Chabrillant. En 1775, lorsqu’elle initie le comte des Rieux et le comte de Carné, elle tient ses assises dans le Temple de la Loge de Rennes.

De la même façon, nous pouvons suivre pendant plus de vingt ans dans ses déplacements la Loge militaire de l’Orléans-Dragons. Des noms connus figurent sur les tableaux des Loges militaires. Le sous-lieutenant Alexandre de Musset, grand-oncle du poète, appar­tenait à La Concorde, Loge du régiment d’Auvergne. Le baron de Montboissier-Beaufort-Canillac, gendre de Malesherbes, fut Véné­rable de L’Amitié à l’Epreuve, la Loge de l’Orléans-Dragons. Le duc de Richelieu, futur Premier ministre du roi Louis XVIII, fut l’orateur des Dragons Unis, au régiment des Deux-Ponts-Dragons. Percy, l’un des rénovateurs de la chirurgie militaire, fut le Secrétaire des Frères Unis, au régiment de Berry-Cavalerie. Le célèbre Choderlos de Laclos, l’auteur des « Liaisons dangereuses «, fut le Vénérable de L’Union, au corps d’artillerie de Toul.

Lafayette et Rochambeau étaient eux-aussi francs-maçons.

Axel de Fersen, colonel du Royal Suédois, l’homme qui organisa la fuite à Varennes de la famille royale, appartenait à L’Olympique de la Parfaite Estime. Dans cette Loge il retrouvait un lieutenant- général qui se nommait… Charles d’Estaing.

Le célèbre mathématicien Gaspard Monge fut en 1779 l’Orateur de L’Union Parfaite du Corps du Génie où il avait été initié. La Tour d’Auvergne, le premier grenadier de France, tombé au champ d’hon­neur le 27 juin 1800, appartenait à une Loge bretonne.

Il demeure que la période la plus faste de la Maçonnerie mili­taire, ce fut indéniablement celle du Premier Empire, avec les francs-maçons Junot, Pichegru, Mac Donald, Beurnonville, Kléber, Brune, Joseph.et Jérôme Bonaparte, Sérurier, Kellermann, Mortier, Ney, Lannes, Lefebvre, Murat, Augereau, Moreau, Exelmans, Suchet, Oudinot, Bernadotte, Molitor, sans oublier le général Hugo, père de Victor, qui appartenait à L’Amitié d’Aix-en-Provence et à La Concor­de de Bastia.

Faire aujourd’hui le tour de Paris par les boulevards extérieurs c’est s’offrir l’occasion de saluer l’un après l’autre les plus grands noms de la Maçonnerie militaire.

N’oublions pas le maréchal Masséna, duc de Rivoli, qui avait été initié à Toulon en 1784 par la Loge Les Enfants de Minerve. Quant à Grouchy, celui de Waterloo, il appartenait à La Candeur de Strasbourg.

Dans toute l’histoire de la Franc-Maçonnerie universelle aucune date n’est plus douloureuse que celle du 18 juin 1815. Ce jour-là, dans la plaine de Waterloo, se retrouvèrent face à face les francs- maçons français du Frère Grouchy, les francs-maçons anglais du Frère Wellington, les francs-maçons prussiens du Frère Blücher. La fine fleur des Loges militaires de la Grande Armée disparut dans la charge héroïque de la Haie-Sainte que commandait le franc-maçon Lassale.

Quelques-uns des plus grands noms de la Marine figurent éga­lement sur les tableaux des Loges, notamment ceux du corsaire Surcouf et du corsaire Bompard, du bailli de Suffren, de l’amiral Villaret de Joyeuse, de l’amiral Bruix, de l’amiral Magon de Médine qui trouva la mort à Trafalgar.

Les marins français participèrent activement à l’implantation et au développement de la Maçonnerie aux Antilles, à Saint-Do­mingue, aux Indes, au Moyen-Orient et en Amérique Latine. Un mili­taire comme le comte de Grasse-Tilly propagea de la même façon et organisa dans plusieurs pays d’Europe, notamment en Belgique et en Espagne, le système des Hauts Grades du Rite Ecossais Ancien et Accepté.

La liste est longue des soldats francs-maçons qui, sous les différents régimes, furent élevés à la dignité de Maréchal de France. Les plus connus sont Augereau, Bernadotte, Exelmans, Joffre, Keller­mann, Lefebvre, Masséna, Murat, Ney, Soult et Suchet. Pendant la guerre de 1914-1918, le Grand Maître de la Grande Loge de France était le général Peigné. Une Loge parisienne de son Obédience porte aujourd’hui son nom.

Entre 1919 et 1940, et depuis 1944, de nombreux officiers d’ac­tive furent Vénérables de Loges écossaises et plusieurs d’entre eux furent appelés à siéger au Conseil Fédéral de la Grande Loge de France.

Ainsi, la tradition de la Franc-Maçonnerie militaire se prolonge. Elle constitue à coup sûr l’une des plus belles pages de l’histoire de la Franc-Maçonnerie française.

MAI 1982 Publié dans le PVI N° 46

militaires

VIDEO. Le conte enluminé de l’Indrien Jean-Luc Leguay 25 juillet, 2021

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

 

Image de prévisualisation YouTube

123456...70

Atelier Ecrire Ensemble c&#... |
Au fil des mots. |
Spiralée |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Attala Blog
| jepensedoncjesuis13
| Les chroniques d'Astéria