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La Gnose ancienne et moderne 29 août, 2017

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La Gnose ancienne et moderne

Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 3 janvier 2016

Par Johannes (Joanny Bricaud).

Bricaud

Il existe une différence entre la Gnose telle qu’elle était enseignée aux premiers siècles de l’ère chrétienne et la Gnose moderne ; aussi, c’est une erreur que nous tenons à bien signaler que de considérer les gnostiques contemporains comme les disciples de Simon le Mage, de Valentin, de Basilides, etc.

Afin de bien établir cette différence, nous devons d’abord définir ce qu’est la gnose :

La Gnose est une doctrine religieuse traditionnelle qui fut confiée oralement à l’Église, et jusqu’au cinquième siècle de l’ère chrétienne, resta secrète, en sorte qu’elle n’était enseignée oralement qu’à certaines personnes choisies.

Cependant, une partie de cette doctrine traditionnelle fut écrite par portions et à des époques successives.

Vingt-cinq ans environ après la mort de Jésus, l’apôtre Mathieu, le seul qui sût écrire, mit par écrit ses souvenirs sur les principaux discours publics et les préceptes de Jésus. D’un autre côté, Marc, secrétaire de l’apôtre Pierre, mit en notes ce que son maître racontait des principaux faits de la vie de Jésus. Ces écrits des deux apôtres furent réunis en un seul, et ont formé l’Évangile selon saint Marc.

Plus tard, Mathieu, à la suite des discussions qui surgirent entre les Israélites et les disciples de Jésus, sentit le besoin de mettre sous les yeux des Israélites un écrit leur démontrant que Jésus, ayant accompli les prophéties messianiques, était bien le Messie attendu par eux. Tel fut l’origine de l’Évangile selon saint Mathieu.

Peu après, un certain Lucas, médecin, utilisant les deux évangiles précédents et d’autres traditions, relatives à la vie de Jésus, écrivit un troisième évangile, connu sous le nom d’Évangile selon saint Luc.

Voilà la base des Évangiles.

Ont-ils rapporté tous les faits de la vie publique du Maître et surtout toute sa doctrine ? Non.

Les Évangiles apocryphes, les Actes des apôtres, les Épîtres, montrent que tout n’avait pas été écrit puisque Saint Paul fait connaître aux fidèles des points de doctrine que l’on ne trouve pas dans les trois évangiles précédents. Nous savons aujourd’hui, qu’outre sa prédication populaire relative à la préparation et à la venue du royaume du ciel, consignée dans les évangiles, Jésus, dans ses entretiens particuliers avec ses disciples préférés : Pierre, Jacques et Jean, leur enseignait sa doctrine sur le royaume du ciel, sur sa venue, sur le chef qui l’établissait, etc.

Cette doctrine, que l’on trouve toute entière exposée dans le Zend-Avesta, était connue des prophètes juifs depuis la captivité de Babylone, mais, ils l’avaient adaptée à la mentalité juive et à ses espérances.

La doctrine de Jésus était donc celle du Zend Avesta ; ses premiers disciples le savaient et transmirent cela à leurs successeurs.

Or, depuis la fondation du royaume grec d’Égypte, les livres scientifiques et philosophiques de tous les pays s’accumulaient à Alexandrie, où des philosophes cherchaient à faire la synthèse des connaissances contenues dans ces livres.

Parmi les successeurs des premiers disciples de Jésus, les intellectuels, entraînés par ce courant éclectique, tentèrent, à l’aide de la philosophie grecque, de développer, d’expliquer la doctrine perse que leur avait enseignée Jésus.

Il s’établit alors un double courant composé :

1° de ceux qui ne voulaient trouver les antécédents de la doctrine chrétienne que dans la Bible hébraïque ; c’est-à-dire dans les traditions du peuple hébreu ;

2° de ceux qui reconnaissaient les antécédents du christianisme dans les traditions des divers peuples.

Dans la suite, les premiers abandonnèrent la dénomination de gnostiques pour se désigner uniquement sous le nom de chrétiens, et donnèrent à leur doctrine le nom de théologie.

Les seconds, qui conservèrent le nom de gnostiques, firent prédominer, dans la doctrine chrétienne, tantôt certaines idées philosophiques particulières aux Égyptiens, tantôt des idées d’origine perse. Ils avaient adopté le christianisme, mais comme complément de la Gnose, c’est-à-dire de la tradition universelle. Ils ne voulaient pas l’isoler des doctrines anciennes. Enfants du sanctuaire, ils avaient la conviction que la morale évangélique pouvait parfaitement s’accorder avec les doctrines théosophiques et philosophiques du temple, et c’est cette opinion qu’ils professaient publiquement.

Les Gnostiques avaient des écoles publiques et des temples. Dans les unes on enseignait les sciences profanes, dans les autres on s’occupait de choses religieuses.

Travailleurs acharnés et infatigables, ils n’établirent aucune théorie universitaire, mais, ils s’emparèrent de tous les systèmes de philosophie et de tout ce que la Chine, l’Inde, la Perse, l’Égypte et la Grèce avaient acquis de science. Cet amas de connaissances venues de pays différents fit qu’ils se divisèrent bientôt en une infinité de sectes, dont les deux principales ont été les sectes Valentiniennes et Manichéennes.

Toutes ces sectes furent désignées et confondues sous la même appellation de gnosticisme.

On sait comment le courant chrétien triompha du courant gnostique. Les gnostiques furent obligés de cesser leur enseignement public ; les écoles qu’ils avaient ouvertes en Syrie, en Italie et en Grèce furent fermées, et ils furent obligés de disparaître ou de se cacher.

Aujourd’hui, grâce aux travaux des savants du siècle passé, nous connaissons mieux l’antiquité orientale qu’on ne la connaissait jusqu’alors ; les livres sacrés des peuples de l’Orient ont été retrouvés, et la critique religieuse a remis au rang très modeste qu’elle doit occuper la Bible des Hébreux.

Nous revenons à la Gnose, telle qu’elle était entendue aux premiers jours du christianisme ; mais, armés de plus, des magnifiques découvertes de la science moderne, nous pouvons reprendre avec beaucoup plus de chance de succès le travail qu’avaient entrepris les anciens gnostiques.

Nous pouvons, à l’aide de la tradition véritable, des sciences d’observation et de la critique moderne, reconstituer la doctrine chrétienne intégrale, en l’expliquant et la développant, mieux que n’ont pu le faire les anciens gnostiques.

Ainsi entendue, la Gnose ne peut plus être confondue avec les systèmes gnostiques des premiers siècles de l’ère chrétienne.

De plus, les gnostiques d’aujourd’hui ne sont pas les disciples de Valentin, de Basilide ou de Manès, et ce serait une erreur de croire qu’ils veulent rajeunir les doctrines des anciens docteurs gnostiques en les adaptant aux idées modernes.

Johannes (Joanny Bricaud).

La Voie, mai – novembre 1904.

 

Source :

 https://www.esoblogs.net/wp-content/uploads/2012/09/EzoOccultlogo105.png

Comment une société secrète est-elle construite ? 21 août, 2017

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Comment une société secrète est-elle construite ?

Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 28 décembre 2015

 

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Par Kate Hoolu

Cet article est rédigé sous la forme d’une plaisanterie, une sorte de checklist sociologique portant sur les ordres magiques – plutôt que sur les sociétés secrètes au sens large. Il est à noter qu’il s’inspire d’une véritable Organisation de Training Occulte. Mais ils ont tendance à intenter des procès…

De quoi une société secrète est-elle constituée ?

D’une multitude d’unités plus petites ; de sous-groupes unis par un lien quelconque, comme un secret détenu en commun – ou, comme certains le pensent, une blague cosmique que l’on vous communiquerait par degrés. Quelle que soit la nature de ces petites unités, elles sont toutes constituées par l’élément de base de toute construction sociétale : des êtres humains individuels.

Comment une société secrète opère-t-elle ou fonctionne-t-elle ?

Une réponse cynique serait : elle ne fonctionne pas. En mettant mes croyances de côté un instant, je peux dire qu’une société secrète fonctionne comme le résultat des interactions coopératives – ou du moins non obstructives, entre divers groupes et/ou individus. Simple truisme…

Pourquoi certains groupes au sein de sociétés secrètes sont-ils plus puissants que d’autres ?

Pour emprunter la métaphore de la meute de loups, je dirais qu’il y aura toujours des mâles dominants suffisamment puissants, volontaires et possédant l’intelligence nécessaire pour assumer – ou se battre pour – le leadership. Dans le cas des loups, il est dans l’intérêt du groupe que le leader soit le plus fort, car ce seront ses gènes qui s’implanteront dans les générations futures afin d’assurer la survie du groupe. Il n’en est pas nécessairement de même pour les humains. Le pouvoir dans une société secrète repose aussi sur le capital, à savoir : qui possède les livres & outils magiques, qui a écrit les Chartes régissant le groupe (qui sont généralement hiérarchiques plutôt qu’héritées génétiquement), qui assure la vitrine publique de l’ordre & qui décide quelle personne sera ou non initiée & quand – chacune de ces capacités étant enseignées. Une alternative peut être que, pour une raison quelconque, une famille ou autre groupe d’individus détient une position de leadership ; par exemple un individu qui a été initié par « X », un ancien grand leader… Les positions deviennent alors peu ou prou héréditaires en l’absence de bouleversements dus à une révolution.

Qu’est-ce qui peut causer un changement social dans une société secrète ?

Le désir d’opérer des changements peut venir d’un ou plusieurs éléments dirigeants de la société ou de ceux qui sont dirigés. Si les dirigeants ont un contrôle effectif ou que les dirigés ont une volonté collective suffisamment forte, alors, le changement aura lieu. Soit lentement, sous la forme d’un changement pacifique et évolutionnaire ; soit brutalement, sous la forme d’un changement violent et révolutionnaire. Des batailles juridiques pour les copyrights, des diffamations, des calomnies, des guerres magiques & des bagarres de rues sont tout à fait possibles.

Une société secrète est-elle normalement en équilibre ou en conflit ?

Considérez l’histoire. Aucun des deux. La meilleure métaphore est celle de la chimie… Deux éléments chimiques peuvent se trouver dans un état d’équilibre, mais ils le seront d’une manière dynamique : les molécules sont en évolution permanente, mais ces mouvements sont globalement équilibrés par des modifications opposées dans les autres molécules. Bien sûr, ce n’est qu’une métaphore & le fonctionnement d’un groupe magique est rarement aussi simple.

Quelle est la relation de l’individu à la société secrète ?

L’existence de l’individu ne dépend pas de la société. La société secrète, par contre, est entièrement dépendante de l’individu, car elle n’a aucune existence en soi, mais n’existe qu’à travers ses membres, & grâce à l’héritage supposé dont elle est dépositaire. Une société secrète est une combinaison des qualités, actions & pensées des membres, passés & présents, & comme telle elle peut devenir plus ou moins déshumanisante. Du fait de sa nature collective, la société paraît plus « grande » que l’individu, c’est-à-dire plus puissante. Un résumé de cette relation pourrait se formuler ainsi : une « suspicion tacite » usuelle & des périodes occasionnelles de tolérance générale.

Quel est le but premier d’une étude sociologique d’une société secrète ?

Tout d’abord, donner du travail aux sociologues. Mais également étudier les différentes facettes du comportement humain, d’une manière supposant la manipulation de données fiables et dans le but de faire de la vie quelque chose de plus que ce qu’elle est (subjectif !). Il s’agit de comprendre ce que représente l’occultisme pour celui qui y participe. Et d’étudier les choses sous un angle qui ne donne pas l’occasion à quelque agence de protection de la loi de trouver des langues arrachées sur des plages & des corps pendus par le cou sous un pont avec les poches pleines de cailloux.Machiavel avait raison : « (Un prince) doit examiner en profondeur toutes les peines qu’il peut être nécessaire d’infliger, & de les infliger toutes en une seule fois afin de ne point avoir à les répéter journellement, & donc en ne brusquant pas les hommes il sera capable de les rassurer & de les gagner à sa propre personne pour son bénéfice ». Réciproquement, John Stuart Mill qui n’aurait jamais pu diriger un groupe de tricot, encore moins un groupe magique : « l’individu n’a pas à rendre compte à la société de ses actes pour autant qu’ils ne concernent que ses propres intérêts. Des conseils, des instructions, de la persuasion & la mise à l’écart de l’individu par les autres si cela leur semble nécessaire pour leur propre bien, sont les seules mesures par lesquelles la société peut manifester sa désapprobation ou son aversion envers sa conduite ».

Un exemple de la façon dont un groupe se forme se trouve à l’aube de notre système politique actuel, lorsque des individus se sont rassemblés autour d’un but commun & ont choisi un chef qui a participé à un rassemblement régional ou national avec les chefs des autres groupes. Ce système est celui que nous connaissons en Grande-Bretagne, avec des groupes politiques locaux choisissant un candidat au parlement, qui, s’il est élu, ira siéger à la Commune pour représenter sa localité. Le système parlementaire est donc basé initialement sur des individuels et, en retour, il peut contrôler les vies de ces mêmes personnes. Comme dans un ordre magique… Des analogies avec le monstre de Frankenstein ont été proposées & c’est une idée valable que de penser que la création devient souvent plus importante que le(s) créateur(s). J’ignore si un ordre magique marxiste véritablement égalitaire existe quelque part – peut-être que quelqu’un pourra m’éclairer là-dessus ?

L’une des principales prémisses de Durkheim est que la société conserve sa cohésion grâce à la volonté consensuelle de la majorité. C’est à dire, que les membres d’une société secrète détiennent & suivent un ensemble de valeurs (traditionnelles, religieuses, morales, etc.) validées comme étant un comportement normal & acceptable, & permettant à la société secrète de vivre dans la paix. Il y a des individus & des groupes qui font exception à cette règle, mais pour la majorité, la société secrète continue de fonctionner comme elle l’a toujours fait, acceptant des changements majeurs, mais qui se mettent en place lentement sur plusieurs générations. Avec le consensus, se met en place la perception qu’une société secrète tellement grande, puissante & immuable (du moins durant un certain laps de temps) qu’elle est susceptible de modeler les individus. Cela n’est pas nouveau, plus de 2000 ans avant Durkheim, Aristote était arrivé aux mêmes conclusions concernant les besoins du groupe : « Toutes les communautés sont comme des sous-parties de la communauté politique… Chacun croit que les associations politiques ont été constituées & poursuivent leurs activités pour le bien de tous, car c’est cela l’objet des légistes & le peuple dit que ce qui est pour le bien commun est juste ».

La principale implication de cela est qu’une société secrète est une « chose » très statique avec des cloisons entre elle & les individus ; d’où il y a peu de chance que quelqu’un puisse avoir un impact sur elle… Au pire l’interaction se résume à une science de l’inaction & à des attentes réduites. Comme pour toutes les ambitions sociétales, une grande part dépend de l’opérateur qui, le premier, les a mises en application ; peut-être que les Russes ont été malchanceux d’avoir Staline comme développeur du marxisme de la même manière que l’Aube Dorée avait à la fois Mathers & Yeats en compétition, quand arriva Crowley. On peut trouver des corollaires avec le voyage inaugural du Titanic ; un navire identiquement insubmersible & un ensemble identique de formidables moyens de libération pour la majorité de l’humanité. Et un résultat identique dans tous les cas.

En y repensant, cela n’est pas vraiment une plaisanterie…

Titre original “Occult : The Nature of Initiation”, par Kate Hoolu. Traduction française, Spartakus FreeMann, Libertalia, juillet 2002 e.v.

Source :https://www.esoblogs.net/

Comment une société secrète est-elle construite ? dans Recherches & Reflexions EzoOccultlogo105

Sciences : La mesure du temps : une invention des Sumériens qui perdure encore aujourd’hui 25 juillet, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire
La mesure du temps : une invention des Sumériens qui perdure encore aujourd’hui

On pourrait se demander pourquoi diviser les heures en 60 minutes et les jours en 24 heures – pourquoi pas un multiple de 10 ou 12 ? Pour le dire simplement, la réponse est parce que les inventeurs de la mesure du temps n’utilisaient pas un système décimal (base 10) ou duodécimal (base 12) mais un système sexagésimal (base 60). Pour les anciens inventeurs sumériens ayant divisé pour la première fois les mouvements des cieux en des intervalles mesurables, 60 était le nombre parfait.

L’utilité du nombre 60

Le nombre 60 peut être divisé par 1,2,3,4,5,6,10,12,15,20 et 30 parties égales. De plus, les anciens astronomes croyaient qu’il y avait 360 jours en une année, un nombre dans lequel 60 entre justement six fois. L’empire sumérien n’a pas duré. Néanmoins pendant plus de 5000 ans, le monde a continué leur délimitation du temps.

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La fameuse tablette mathématique babylonienne Plimpton 322.

Le passage du temps

De nombreuses civilisations anciennes avaient une mesure approximative du passage du temps. Le jour commençait bien sûr avec le lever du soleil et la nuit débutait avec le coucher du soleil. Le passage des semaines, des mois et des années était d’une certaine façon moins évident, et ont également été arrondis par les peuples anciens. Un mois était la mesure de temps d’un cycle lunaire complet, et une semaine était la mesure de temps pour une phase du cycle lunaire. Une année pouvait être estimée en se basant sur le changement des saisons et la position relative au Soleil. Une fois que le zénith du Soleil était déterminé, les érudits pouvaient compter le nombre de levers et des couchers du Soleil se passant jusqu’à ce qu’il atteigne de nouveau le zénith. De cette façon, les anciens Égyptiens, les Mayas et les Babyloniens, parmi d’autres, ont déterminé que l’année avait 360 jours. Ce sont pourtant les astronomes et les mathématiciens sumériens qui ont pour la première fois divisé systématiquement le passage du temps. Leur travail a été largement accepté et s’est répandu à travers l’Eurasie.

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Les anciennes civilisations regardaient les cieux pour marquer le passage du temps.

Le système décimal n’était pas le premier système pour compter

Le système décimal est aujourd’hui la base arithmétique la plus couramment utilisée. C’est un système pour compter tout de suite prêt à l’emploi, étant donné que les hommes ont 10 doigts sur lesquels compter. Ainsi on trouve différentes origines possibles à l’invention du système décimal, de façon notable les Grecs (vers 300 av. J.-C.), les Chinois (premières traces vers 1400 av. J.-C.) et les Indiens (vers 1000 av. J.-C.). On connaît moins les origines du système duodécimal, bien qu’il semble être apparu indépendamment dans les langues des anciens Nigériens, Chinois et Babyloniens, probablement en raison de la croyance aux 12 signes du zodiaque. Néanmoins, ils sont tous précédés par les anciens Sumériens qui ont établi leur système sexagésimal au 3ème millénaire av. J.-C.

L’invention sumérienne du système sexagésimal

Les Sumériens ont d’abord favorisé le nombre 60 car il était facilement divisible. Il y avait non seulement quelques restes en travaillant avec le nombre 60 et ses multiples, les restes qui apparaissaient n’avaient pas de décimales répétées (ex. 1/3 = 0,333…), un concept que les Sumériens ne pouvaient pas traiter à l’époque. La terre des Sumériens a été conquise en 2400 av. J.-C. par les Akkadiens puis les Amorrites (également connus comme Babyloniens) en 1800 av. J.-C. Chaque puissance subconséquente au pouvoir a également adopté le système sexagésimal simple d’usage et l’a incorporé dans ses propres mathématiques.

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La tablette babylonienne YBC 7289 montre le nombre sexagésimal 1 ;24,51,10 approximativement √2.

La notion de diviser le temps en des unités de 60 a donc persisté et s’est répande vers l’Est en Perse, en Inde et en Chine aussi bien que vers l’Ouest en Égypte, à Carthage et à Rome. Le système s’accommodait bien à la découverte des Chinois des 12 heures astronomiques des étoiles (une découverte principalement théorique étant donné que la plupart des gens vivaient avec le Soleil). Il fonctionnait également avec les stratégies militaires impériales, particulièrement la division de la veille de nuit en de multiples part égales. Les Égyptiens ont maintenu trois veilles chaque nuit, les Romains en avaient quatre.

Avec des innovations grecques et islamiques en géométrie, il a été découvert que 360 était non seulement la mesure du temps de l’orbite idéale de la Terre mais également la mesure parfaite d’un cercle. Le système sexagésimal a ainsi commencé à solidifier sa place dans l’histoire en devenant essentiel pour les mathématiques et la navigation (la Terre étant divisée en degrés de longitude et de latitude). Enfin avec l’apparition de l’horloge au XIVème siècle, sa présentation circulaire était divisée en des quadrants sexagésimaux clairs donnant à chaque minute 60 secondes.

Cet article a été republié avec l’autorisation d’Ancient-Origins.net, voir la version originale ici

et aussi : http://www.epochtimes.fr/mesure-temps-invention-sumeriens-perdure-aujourdhui-43296.html#prettyPhoto

Avec l’autorisation de la SOURCE : http://www.epochtimes.fr/a-propos-de-nous

Agapé et Agapes 24 juillet, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Agapé et Agapes

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Agapes est relatif au Repas fraternel collectif qui suit les tenues, moment obligatoire pour les Mac :. quelque soient leurs grades car elles font partie intégrantes du cérémonial.

En fin de tenue au RER, le Vénérable s’exprime ainsi « Je vous invite tous à un banquet frugal et fraternel, venez y gouter dans une société de frères, les charmes de l’égalité ».

Les Agapes sont d’une importance considérable. Méconnues, voire mésestimées par certains, contribuant pourtant fondamentalement à la cohésion de tous les frères. Car c’est surtout pendant ces Agapes que se nouent et se développent les liens forts, qui unissent les frères.

Après le formalisme des tenues, le temps des agapes permet de retrouver un intimisme propice aux échanges entre les frères et sœurs, qui se découvrent mieux les uns les autres et le repas, ce qui le compose, n’a pas d’importance, eu égard au plaisir qu’il procure lorsque chacun se sent bien avec ceux qu’il aime.

Les agapes permettent aussi à l’Apprenti de se « libérer » de l’astreinte au silence qu’il observe très longuement sur sa colonne du Nord ; il trouve ainsi la possibilité de se libérer de la tension accumulée durant la tenue. L’apprenti a également l’opportunité, de questionner ses ainés sur ce qui lui pose un problème, et ainsi obtenir des éléments de réponse.

Et le F:. Surveillant quant à lui, pourra mettre aussi à profit ce moment-là, pour délivrer ces consignes, ou des compléments d’instruction …. expliquer ou analyser les commentaires et observations des frères dont il a la charge, et répondre utilement aux questions doctrinales ou initiatiques qui peuvent être formulées.

J’ajoute que dans certaines loges, nul ne se soucie pendant l’Agape, des jeunes frères ou sœurs encombrés de tâches matérielles, comme le service de la table notamment …. Et ainsi ignorés les Apprentis ne peuvent s’intégrer, car isolés des autres frères ;

Aux origines, et dans la Bible…  Agape, 1574 est emprunté au latin ecclésiastique Agape, du Grec Agapê « amour », qui en ce sens même, est également de la langue ecclésiastique, qui a pris, surtout au pluriel, le sens de « repas fraternel ».

« Agapê » provient du verbe Grec Agapan, dans la langue classique signifiant « chérir », mais non aimer au sens érotique, ce substantif appartient en propre à la littérature chrétienne. L’agapê est donc cet amour qui tend à l’offrande de soi au service de celui que l’on aime, non à la captation ou à la jouissance.

L’Agapê préside aux relations du chrétien avec Dieu (Jean 4,10), et des chrétiens avec eux, selon le commandement du Christ « À ceci, tous vous reconnaitront pour mes disciples : à cet amour que vous aurez les uns pour les autres (Jean 13,35) ».

Il est à noter que les repas pris en commun, distincts de la célébration de l’eucharistie, comptent parmi les manifestations de l’amour fraternel : ils sont devenus les « Agapes ».

Ainsi Les agapes représentent un temps essentiel des tenues des loges bleues, auxquelles elles sont indissociablement attachées.

L’agapê est l’expression de l’amour fraternel « Dieu est agapê » disait Jean, ce chemin vers la transformation de Soi, ce voyage sur le sentier menant à la Lumière, et le but auquel doit tendre le franc-maçon, « Agapê » préside à l’ouverture du cœur.

Source : l’excellent blog  http://anck131.over-blog.com/

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PROPOS BADINS SUR L’INITIATION 16 juillet, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire
15 juillet 2017

PROPOS BADINS SUR L’INITIATION

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A travers les écrits de Jules Boucher notamment dans son livre La symbolique maçonnique j’ai tenté de comprendre ce que signifie le mot initiation que je rencontre dans tous les écrits émanant des frères à trois points. J’ai entrepris cette tentative de mise au point car elle s’avère être fondamentale dans toute recherche de la connaissance autre que la connaissance scientifique bien évidement. Aussi bien les Rosicruciens, que les Templier ou toutes sociétés ésotériques ce mot viens facilement à la bouche sans pour autant livrer sa signification profonde, réelle. J’ai posé la question à des Francs maçon sans obtenir de réponses satisfaisante où il était question d’un vague secret, ce qui a eu le don de me donner des boutons… Alors j’ai lu Jules Boucher pour savoir ce qu’il en pensait et tenter d’en tirer une définition satisfaisante pour le vulgum pecus dont je fais partie et dont les ésotéristes ne cachent pas mon appartenance avec un certain mépris.

Dans son avant-propos le célèbre Maçon ami de Fulcanelli écrit :

« La Franc-maçonnerie est une association qui garde bien vivantes certaines formes traditionnelles des enseignements secrets initiatiques »

Savez-vous que les contes tout comme certains aspect du folklore ne font pas autre chose ? Tel, par exemple, les contes de ma mère l’oie de Charles Perrault qui sont chargées d’enseignements « initiatiques » ? Nul n’ignore que Perrault était un ésotériste de grande valeur.

Ce que J. B. appelle « certaines formes traditionnelle des enseignements » laisse supposer, avec le mot « certaines » que tout cela est incertain, vague. Une valeur aussi fondamentale ne devrait pas s’y complaire… A moins d’ignorer ce qu’est réellement l’initiation. Mais ne soyons pas cynique puisque notre auteur mesurant l’imprécision de son propos tente d’être plus précis :

« La Maçonnerie ouvre la voie à l’initiation – c’est-à-dire à la Connaissance – et ses symboles donnent au Maçons la possibilité d’y accéder »

La Maçonnerie permet donc d’accéder à la Connaissance par le biais des symboles. Au premier abord cela ne manque pas de clarté. Sauf que le mot Connaissance est pourvu d’une initiale majuscule et que la manière d’utiliser les symboles reste à définir.

Le livre lui-même, fort bien documenté, donne de multiples explications (qui font mon régal) des différents symboles Maçonnique, ce qui est heureux. Sauf si l’on considère que le mot Connaissance inclue, par sa majuscule initiale, la dimension spirituelle. Dans ces conditions nous avons un conflit car l’étude symbolique reste matérialiste et de ce fait ne saurait conduire à la spiritualité et donc à la Connaissance.

Triturez un symbole, donnez-lui le sens que vous voulez, vous n’en tirerez que des spéculations intellectuelles. Dans le meilleur des cas une salade spirituelle plus ou moins brillante l’accompagnera avec une sauce onctueuse. Et cette sauce ne seras pas plus relevée que le sermon d’un curé conditionné par ses longues années passées au Séminaire. Les mots ne remplacent jamais les faits, les actions.

D’ailleurs les ecclésiastiques ont vite compris que le mot initiation provient de initium qui signifie commencement, c’est-à-dire « mis sur le chemin ». De ce fait ils renommèrent le baptême « initiation », comme si un marmot pouvait bénéficier d’une mise sur le chemin… Pour cela il faudrait baptiser les adultes comme à l’aube du christianisme qui à cette époque possédait des valeurs spirituelles à rendre jalouses toutes nos sociétés initiatiques.

La compréhension de l’initiation repose sur la compréhension du mot Connaissance.

Qu’est-ce que la Connaissance ?

Evidemment il est possible de se noyer dans les diverses opinions des philosophes sans sortir de notre bourbier de baratin. Leur exposé est logique certes, il est brillant, quelque fois un peu grandiloquent…mais cela reste un jeu de l’esprit qui ne nous fait pas évader du plan horizontal matérialiste. Les symbolistes manquent souvent d’ailes pour s’élever au-dessus du plan horizontal, au-dessus du plancher des vaches…

La question est : comment sortir du plan horizontal qui nous emprisonne pour accéder au plan vertical qui non libère ?

Une seule façon de procéder est de changer notre manière de penser. C’est ce que le Nouveau Testament, dans sa version grecque initiale, appelle Métanoïa.

Vous me direz que vous avez changé votre manière de penser vis-à-vis de nombreux sujets de votre vie. Je vous réponds que c’est bien de faire preuve de souplesse d’esprit et d’ouverture, mais cela ne change en rien votre manière de penser. Il est une loi que les écoles de mystère les plus ancienne appliquait : Il est impossible de changer notre manière de penser par l’intermédiaire de la pensée.

A partir de là la connaissance quitte le verbiage des philosophes et spiritualistes pour s’inscrire dans la non-pensée et dans la perception directe qui caractérise le rôle de notre encéphale cérébral droit. C’est pourquoi les anciens traduisaient cette connaissance par des images révélatrices.

Gravure d’après le Liber chronicarium, 1495. Hermann Schedel (1440-1514)

Cette gravure est suffisamment expressive pour donner une définition de la Connaissance.

Le chercheur après un long périple finit par passer la tête à travers la voute étoilée pour découvrir le « mécanisme » de l’univers. Connaitre les lois de l’univers est le but ultime de la connaissance. Connaitre l’univers c’est se connaître soi-même et tout ce qui existe. La connaissance de soi n’a pas ici une connotation psychanalytique. Pourquoi ? Parce qu’elle procède par une introspection mentale, et le mental aliène notre pensée. Il nous empêche d’accéder au sur-rationnel grâce aux capacités particulières, je viens de le dire, de l’encéphale cérébral droit de notre cerveau.

La perception de la « mère l’Oie », pour employer l’expression de Perrault, est nécessaire. Qu’est-ce que la « mère l’Oie ? » Cabalistiquement c’est la « Loi mère », la loi fondamentale de l’univers. Remarquez en passant, qu’il n’y en à qu’une seule !

L’alchimiste Fulcanelli la traduit simplement en affirmant que :

« La chimie est la science des effets et l’alchimie la science des causes. »

En d’autres termes la Connaissance réside dans la causalité de tout ce qui nous entoure, y compris nous-mêmes.

De nos jours il devient plus facile d’en parler puisque les pionniers de la physique quantique confirment l’existence de cet océan des causes à l’origine et donc substrat, et génèse, de notre réalité. Elle est responsable des synchronicités qui sont des émergences ponctuelles, issues de cette causalité génésiaque, de cet océan des causes comme je l’ai dit précédemment. Les synchronicités perturbent notre réalité car elles ne s’inscrivent pas toujours dans le contexte normal de notre vie. Elles sont comparables à des récifs en plein océan. Leurs racines plongent dans tous les devenirs. Si elles s’inscrivent dans notre vie elles ont un sens qu’il nous appartient d’interpréter. N’oublions pas cependant que la langue de l’univers n’est pas la notre, n’est pas une langue vernaculaire. Que les cabalistes prennent note.

Cet océan des causes créateur de tout ce qui existe n’est pas une vue de l’esprit, ni un besoin des ésotéristes d’inventer des merveilles pour épater le chaland.

Voici ce qu’écrivait, en 1944, le père de la théorie quantique Max Plank :

« Toute matière provient d’une force et n’existe que par celle-ci. Nous devons présumer l’existence, sous cette force, d’un Esprit conscient et intelligent. Ces Esprit est ma matrice de toute matière »

Il s’agit donc d’un champ d’énergie universel unissant tout ce qui existe dans notre monde : les organismes vivants, les monts et les vallées de nos beaux paysages terrestres sans oublier l’espace et le temps et donc la vie et l’histoire de tout ce qui existe. Tout repose sur un canevas immatériel.

Mais Max Planck n’est pas le seul physicien à penser de la sortes, il en est de même pour David Bohm (1917-1992).

Comment voir les mécanismes de l’univers et donc accéder à la connaissance, comme le préconise la gravure précédente, si ce n’est en parvenant à ce canevas universel ? C’est cela le chemin de la connaissance et non celui des spéculations intellectuelles plus ou moins acrobatiques, plus ou moins brillantes !

La question que l’on se pose inévitablement est comment accéder à ce canevas qui nous permet d’accéder à la connaissance ?

Seule l’alchimie AU LABORATOIRE permet de répondre à cette interrogation. Les adeptes parlent de la nécessité d’œuvrer sur la matière première (invisible) et sur la première matière (visible, généralement un minerais). La matière première est appelée Esprit par Fulcanelli. Tout réside dans la captation et accumulation de cet esprit dans la première matière. C’est le premier pas de la connaissance qui aboutit à la pierre philosophale laquelle, dans une seconde étape, ouvre l’accès au canevas universel.

Tout ce qui précède est succin mais vrais, ce qui permet de dire que l’alchimie au laboratoire est plus spirituelle que tout ce qui se passe dans un oratoire qui n’est que la préparation à un face à face impitoyable avec l’invisible qui rejette bien des imperfections dont chacun de nous est abondement pourvu.

SOURCE :

http://hermetisme.over-blog.com/2017/07/propos-badins-sur-l-initiation.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_header_bar

Le rituel maçonnique des d’jeunes – une chronique de Philippe Benhamou 13 juillet, 2017

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Le livre des morts égyptien et les mystères antiques 19 juin, 2017

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Le livre des morts égyptien et les mystères antiques dans Contribution

Le livre des morts égyptien et les mystères antiques

ramsses

Le livre des morts égyptien est un livre d’initiation aux premiers pas dans l’au delà à vivre ici bas ! Les Egyptiens appelaient ce recueil «Sortie à la Lumière du Jour », et on relève qu’il contient plusieurs allusions indiquant assez clairement qu’il s’adressait bien à des vivants.

J’ouvre les chemins dans le Ciel et sur la Terre,
(….)
En vérité! J’ai parachevé mon Voyage
(IX, p. 87)
Le trajet initiatique relaté dans le Livre des morts comprend plusieurs phases, célestes et souterraines. L’ascension dans les cieux dans la barque solaire de Râ alterne avec la redescente imagée sous le plateau terrestre, dans le monde de l’obscurité, où l’initié se régénère dans les Eaux primordiales. La célèbre scène du jugement aura lieu sous la terre, dans salle d’Osiris, qui constitue quelque chose comme le centre du labyrinthe en l’homme. Dans la plupart des textes hermétiques ou alchimiques, qu’ils soient égyptiens, grecs ou d’ailleurs, qu’ils soient antiques ou plus récents, l’élévation dans les cieux est suivie d’une descente dans les profondeurs des enfers, accompagnée d’un retour à l’élément Terre le plus brut, désigné parfois comme le plomb ou par Saturne. On y parle aussi du «Royaume des “morts », c’est-à- dire des parties obscures de l’homme qui ne participent pas à la vie spirituelle.

 

Petits et grands mystères dans l’Antiquité

On risque de commettre de graves confusions au sujet de l’initiation si l’on ne garde pas à l’esprit le fait qu’elle se divisait en deux niveaux essentiels. Le processus comprenait deux phases successives que l’on a appelées, selon les circonstances de lieux ou d’époque :

– La phase lunaire, les petits mystères, l’initiation royale ou chevaleresque. l’ « œuvre au blanc » productrice de l’argent des alchimistes.

– La phase solaire : les grands mystères, l’initiation sacerdotale, œuvre au  rouge» productrice de l’or.

On retrouve dans la Grèce antique la division identique entre les petits mystères,  ceux de Perséphone qu’on célébrait au printemps dans les cités et les grands mystères célébrés en automne à Eleusis. Les petits mystères, encore appelés mystères isiaques ou mystères de la femme, avaient pour but la réintégration de l’individu avec la substance «féminine» de la manifestation pré-formelle. Les grands mystères ou mystères d’Amon avaient trait au dépassement du niveau cosmique ou manifesté.

douat
La descente dans la Douat. La Douât est le lieu de séjour de Rê pendant les heures de la nuit. Par analogie, il s’agit du séjour dans l’au-delà de l’âme des défunts après leur mort, en attendant qu’ils ressuscitent en même temps que le Soleil. Il s’agit d’un monde d’épreuves, divisé en douze heures. C’est un espace souterrain dans lequel les éléments ne sont pas conditionnés par l’espace-temps. Selon Fernand Schwarz, « On peut faire l’analogie entre la Douât qui contient les matrices et le négatif d’une photo, le positif étant notre monde d’ici-bas. »

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Saint-Yves d’Alveydre a détaillé le processus complet de l’initiation comme comprenant quatre séries d’enseignements. Pythagore qui les avait suivies toutes les quatre leur avait donné le nom de : Prépa­ration (Parazkeyé Purification (Katharsis). Perfection (Téléiotés) et Vue d’en haut (Épiphanie). La première série enseignait les sciences de la nature et constituait les petits mystères d’Isis. Elle donnait le titre de « Fils de la Femme» à ceux qui, au bout d’années quelquefois nombreuses, avaient acquis le niveau correspondant. La partie suivante comprenait les sciences humaines ; au bout d’une période plus ou moins longue pouvant durer toute la vie, elle conférait avec les vertus dites héroïques le titre de «Fils de l’Homme» ou de «Héros». Il s’agissait des mystères d’Horus, d’Hermès Trismégiste ou d’Apollon. Au niveau supé­rieur commençaient les grands mystères. Venait alors la révélation d’Isis, constituée de toutes les sciences cosmogoniques, celles de la nature hyper physique; elle attribuait le titre de « Fils de la Grande Déesse» ou de « Fils des Dieux ». Enfin, la quatrième hiérarchie concernait l’ordre divin, la théogonie. Les rares élus parvenus à ce stade voyaient tomber les derniers voiles de la révélation et prenaient le titre d’« Epopte» ou de « Fils de Dieu». Parmi ceux parvenus à ce sommet, on compte la figure de Moïse.

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Tableau omparatif des mystères (petits et grands) antiques réalisé par nos soins; imprimé à la demande au format A3 (30 cm x 42 cm)

 

Voir les posters ici

La distinction entre les petits et les grands mystères correspond à la différence entre la connaissance de la nature et la connaissance des principes qui dépassent la nature. Les petits mystères concernent l’ensemble des possibilités de l’état humain intégral, alors que la connaissance des états supra humains fait l’objet des grands mystères. Dans les deux cas, le terme de connaissance ne se limite pas à une signification théorique: elle comporte surtout la réalisation effective de ces états. L’objectif des petits et des grands mystères est l’« immortalité». Mais l’immortalité des petits mystères reste conditionnée et liée à la manifestation, même élargie à la vie cosmique, tandis que les grands mystères poursuivent l’immortalité « supra cosmique» ou indifférenciée, la transcendance absolue.

à suivre …

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Source : l’excellent blog : https://toysondor.wordpress.com/boutique-de-larl/
https://toysondor.files.wordpress.com/2017/03/sourcesrtarot.jpg

http://www.franc-maçonnerie-moderne.com 2 juin, 2017

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Un e-mail vous a été envoyé depuis votre site sur Unblog.fr

Peter Bu  a écrit :

Très cher frère,

Puis-je t’inviter à défendre la liberté d’expression – la mienne, la tienne, celle de tous les FF.:MM. :.

Mon site http://www.franc-maçonnerie-moderne.com a été inondé par 50000 « contributions au débat » qui n’avaient rien à voir avec son sujet. Leurs auteurs anonymes étaient-ils motivés par une vison dogmatique de notre mouvement contre laquelle je m’élève ? (J’ai deux autres sites web qui, eux, n’ont pas été pareillement submergés.)

J’ai nettoyé mon site et je l’ai enrichi de nouvelles réflexions : merci de bien vouloir les discuter et, si possible, m’aider à les faire connaître.

Voici un extrait du sommaire :
Les francs-maçons peuvent-ils se tromper sur le sens de leur mouvement?
Les francs-maçons se sont arrêtés à mi-chemin
La franc-maçonnerie a-t-elle encore un sens au XXIe siècle?
A quoi peut bien servir la loge maçonnique ?
Le mot, l’art et la pensée symbolique.
Franc-maçonnerie: vous avez dit universelle? de Julien Rees (UGLE)
Projet de la Confédération mondiale des Obédiences maçonniques,
etc

Merci de ton attention. Fraternelles salutations.
Peter Bu

http://www.franc-maçonnerie-moderne.com
http://aneries-sur-les-femmes.fr (pièce de théâtre)
http://blogs.mediapart.fr/blog/peter-bu

Site Web : http://www.franc-maçonnerie-moderne.com

Le Calendrier Antique De l’Égypte 21 mai, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Le Calendrier Antique De l’Égypte

Posted: 18 Mar 2017 11:44 AM PDT

 
Le Calendrier Antique De l’Égypte dans Recherches & Reflexions Le+calendrier1enmout
 
 
L’observation des phénomènes astronomique et climatique du milieu où ils vivaient – comme le déplacement régulier de l’ombre, le cycle lunaire ou le retour des saisons – a servi de points de repère pour structurer la vie agricole, sociale et religieuse des différentes civilisations de notre planète.
 
 
Nous devons notre actuelle considération des jours au calendrier égyptien. L’Égypte antique a incontestablement marqué nos jours et notre temps. 
 
Inventant l’année civile et employant le calendrier lunaire et lunisolaire, les Égyptiens ont été les premiers à faire naître le jour au lever du soleil. 
 
À la grande différence des autres civilisations qui le faisait apparaître au coucher…
 
 dans Recherches & Reflexions
 
 
La carte de l’Égypte antique ci-dessus, caractérisée par ses pyramides, sa mythologie et ses pharaons, laisse ici distinguer le cours inférieur du Nil.
 
Le pays a également marqué l’histoire avec le calendrier égyptien.
 
Le calendrier égyptien à l’origine du calendrier civil
 
Les Égyptiens antiques ont, à l’origine, utilisé un calendrier basé sur la Lune, et, comme beaucoup de peuples dans le monde entier, ils ont réglé leur calendrier lunaire au moyen d’une année sidérale.
 
Ils ont employé l’aspect saisonnier de l’étoile Sirius (Sothis) ; ceci correspondait à la véritable année solaire, étant seulement de 12 minutes plus courtes. 
 
Certaines difficultés ont surgi, cependant, en raison de l’incompatibilité inhérente des années lunaires et solaires.
 
C’est pour résoudre ce problème que les Égyptiens ont inventé l’année civile de 365 jours divisée en trois saisons, dont chacune s’est composée de 4 mois de 30 jours chacun.
 
Pour finir l’année, 5 jours intercalaires ont été ajoutés, de façon à ce que les 12 mois soient égaux à 360 jours plus les 5 jours supplémentaires.
 
Ce calendrier civil est dérivé du calendrier lunaire (utilisant les mois) alors que les agriculteurs utilisaient les fluctuations du Nil. 
 
Cependant, aucun des calendriers n’a été directement relié à l’un ou à l’autre. 
 
Le calendrier civil était utilisé par le gouvernement et l’administration, alors que le calendrier lunaire continuait à régler les affaires religieuses et la vie quotidienne.
 
Conflit entre les calendriers civil et lunisolaire
 
Avec le temps, l’anomalie entre les calendriers civil et lunaire est devenue évidente. 
 
Puisque le calendrier lunaire était fixé par le lever de Sirius, ses mois correspondaient tous les ans à la même saison, alors que le calendrier civil se déplaçait par rapport aux saisons parce qu’il était d’environ un quart de jour plus court que l’année solaire.
 
Par conséquent, tous les 4 ans, il prenait 1 jour de retard, et après 1.460 ans il revenait, par coïncidence, avec le calendrier lunisolaire. 
 
Cette période s’appelle un cycle sothiaque.
 
Création d’un deuxième calendrier lunaire
 
En raison de l’anomalie entre ces deux calendriers, les Égyptiens ont essayé d’établir un deuxième calendrier lunaire basé sur l’année civile.
 
Il était schématique et artificiel, son but était de déterminer des célébrations et des fonctions religieuses. 
 
Afin de garder l’accord général avec l’année civile, un mois a été intercalé chaque fois que le premier jour de l’année lunaire est venu avant le premier jour de l’année civile ; plus tard, un cycle 25 ans d’intercalation a été présenté.
 
Le+calendrier3
 
 
Le calendrier lunaire original, cependant, n’a pas été abandonné, mais a été maintenu principalement pour l’agriculture en raison de son accord avec les saisons. 
 
Ainsi, les Égyptiens antiques ont fonctionné avec trois calendriers, chacun pour un but diffèrent.
 
La seule unité du temps qui était plus grande qu’une année était le règne d’un roi. La coutume habituelle de dater par règne était : « l’année 1, 2, 3. etc., du Roi x y » et, avec chaque nouveau roi, le décompte recommençait avec les règles enregistrées par les listes de toutes les années de leurs règnes respectifs.
 
Trois saisons en Égypte
 
L’année civile a été divisée en trois saisons, généralement traduite par : « Inondation », quand le Nil débordait ; les « semailles », la période pour planter quand le Nil était revenu à son lit ; et la « sécheresse », la période de la basse eau et des moissons.
 
Les mois du calendrier civil ont été numérotés selon leurs saisons respectives et n’ont pas été énumérés par n’importe quel nom en particulier, seulement dans des buts religieux. 
 
Le début du jour au lever du soleil
 
Les jours dans le calendrier civil ont été également indiqués par des nombres et énumérés selon leurs mois respectifs. 
 
Ainsi, une date civile serait : « année x du quatrième mois de l’Inondation, Ve jour du Règne du Roi X ». 
 
Dans le calendrier lunaire, cependant, chaque jour eut un nom spécifique, et de certains de ces noms, on peut voir que les quartiers ou phases de la Lune ont été identifiés, bien que les Égyptiens n’eussent pas l’habitude de diviser le mois en plus petits segments pour obtenir l’équivalent des semaines.
 
À la différence de la plupart des civilisations qui ont employé un calendrier lunaire, les Égyptiens ont commencé leur jour par le lever de soleil, au lieu du coucher. Ils ont aussi commencé leur mois, et par conséquent leur jour, après la disparition de la vieille Lune juste avant l’aube.
 
Dans les civilisations anciennes, les heures étaient inégales, le jour étant parfois divisé en 12 parts, dont la durée exacte changeait avec les saisons.
 
Des horloges à eau, et des gnomons, ont été construits avec des notations pour indiquer les heures pour les différents mois de l’année.
 
L’heure, telle que nous la connaissons avec une longueur constante, n’a jamais été utilisée dans le monde antique.
 
 
Source : Futura-Sciences — https://oraney.blogspot.fr/

Sibelius franc-maçon 20 mai, 2017

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Sibelius franc-maçon

Le 27 décembre 2016 par

 

 
 

Jean Sibelius, ca 1945

Le développement de la franc-maçonnerie en Finlande suit les aléas de l’histoire du pays. Importée de Suède au XVIIIe siècle, interdite par la Russie impériale, elle se développe au XXe siècle sous l’influence des États-Unis alors que le pays vient miraculeusement d’obtenir son indépendance de l’URSS. C’est à cette époque que Sibelius devient franc-maçon, en 1922. Il compose la Musique maçonnique rituelle, op. 113 en 1926, qui restera sa dernière grande œuvre achevée. Trésor de la franc-maçonnerie finlandaise, cette musique reste l’une des pièces les plus énigmatiques du compositeur.

La Franc-maçonnerie, fondée en Angleterre au début du XVIIIe siècle, a connu un fort développement dans l’ensemble de l’Europe. De nombreux compositeurs majeurs de ce siècle ont été francs-maçons ou proches des idées véhiculées par  elle. Rameau, Haydn, Mozart et Gluck d’une part, Beethoven, Schubert, Liszt et Wagner de l’autre ont participé de près ou de loin aux activités de ce mouvement secret et ésotérique. Certaines de leurs œuvres présentent des liens  plus ou moins visibles avec les idées franc-maçonniques. On évoquera sans plus la Flûte enchantée de Mozart, Parsifal de Wagner, la Création de Haydn, certains des quatuors à cordes de Beethoven ou encore des pans du Voyage d’hiver de Schubert. Quelques-uns ont même composé pour les cérémonies de leur loge respective des cantates, des marches ou encore des musiques funèbres. Un  secret bien gardé entoura très longtemps les activités de la franc-maçonnerie. Les musiques qui lui étaient destinées ne diffusèrent que très modérément pendant des décennies.

Sibelius devient franc-maçon, n°13

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La Grande Loge de Suède installa la franc-maçonnerie en Finlande en 1756. Les débuts furent marqués par une interdiction de la loge de Saint-Augustin après un oukase daté d’août 1809, du tsar Alexandre 1er. Il faudra attendre pratiquement un siècle avant qu’elle ne soit réintroduite officiellement. À cette date, le 22 août 1922, , le plus grand compositeur vivant de Finlande et authentique héros du nationalisme antirusse, y fut reçu. Il a 57 ans. Son très cher frère (de sang), le docteur Christian Sibelius, venait de disparaître deux mois auparavant et laissait un vide douloureux dans le cœur de Jean. Le musicien, avec le grade de maître entra au sein de la nouvelle loge baptisée « Suomi loosi n° 1 » (La Loge finlandaise), organisation émanant de la Grande Loge de l’Etat de New York et redevable de l’action de Finlandais émigrés outre-Atlantique. L’intronisation dirigée par le grand-maître de la loge de New York, Arthur S. Tompkins, se déroula de dix heures du matin à sept heures du soir. À l’issue de la cérémonie, d’après certains témoignages, Sibelius abandonnant son silence s’exclama, lors des réjouissances qui suivirent, s’étonnant du contraste entre le sérieux de la réception austère et les ripailles joyeuses qui s’ensuivirent. On ne manqua pas de lui signifier que dans leur confrérie on pouvait tout aussi bien être solennel que jovial. D’autres personnalités furent également  sollicitées,  ou s’étaient portées candidates : le prestigieux général Mannerheim, l’archevêque Gustaf Johansson, l’architecte Lars Sonck, le peintre Pekka Halonen et le chef d’orchestre renommé Robert Kajanus. En tout une trentaine de célébrités furent pressenties.

Wäinö Sola

Le compositeur  qui faisait  partie d’un premier groupe de vingt-sept personnalités reçues le 18 août 1922, se vit attribuer le n° 13. Au cours de cette année 1922 il assista à six réunions de la loge « Suomi loosi » et improvisa souvent, parfois très longuement,  à l’harmonium. Il jouait également des chorals et des œuvres de Mozart, Beethoven et Haendel. Panthéiste sincère, Sibelius n’était que très modestement  partie prenante dans cette forme particulière de religion. Après cette première phase relativement active, il se montra moins assidu. Le grand ténor d’opéra Wäinö Sola (1883-1961), entré en avril 1923, fut son principal frère et joua un rôle décisif .

puisa-t-il quelque force et réconfort dans cette participation, lui qui ne s’était pas encore remis de la mort de son ami Axel Carpelan trois ans plus tôt, ni bien sûr de son frère Christian encore si récente ? La froideur apparente du personnage n’effaçait en rien son besoin de chaleur humaine.

 Musique maçonnique rituelle, op.113

Un « frère » finlandais installé aux Etats-Unis, chargé de prononcer le texte du rituel d’initiation le 22 août 1922, s’adressa au musicien pour lui commander une musique originale, mais malgré tout de tempérament finlandais, destinée à la loge « Suomi-loosi ». Il en résulta La Marche funèbre presque achevée en avril 1923 et vite oubliée ; mais après un rappel de son « frère » Wäinö Sola, Sibelius put présenter sa partition complétée à l’automne 1926 peu après l’achèvement de Tapiola.  En effet, au terme d’un parcours créateur exceptionnel, Sibelius écrivit son poème symphonique Tapiola, sa dernière œuvre orchestrale majeure, opus 112, en  1926, créée par le dédicataire Walter Damrosch à la tête de l’Orchestre symphonique de New York, au Temple de Mecca à New York le 26 décembre de cette même année. Il s’agissait de huit numéros sur un total de douze constituant ce qui deviendra Musique religieuse ou Musique maçonnique rituelle  (Rituaalimusiikki, en finnois), son op. 113. Elément moteur non négligeable dans l’avancement et l’aboutissement de sa musique, grâce à un généreux donateur de la loge, il toucha la somme de 10 000 marks à la fin de cette année.

Il écrivit son rituel maçonnique autour du chiffre 12.

Quelques semaines plus tard, le soir du 7 janvier 1927, Sibelius se rendit à la Loge où Wäinö Sola l’avait rejoint ; là, furent créés les numéros 2, 5 et 10 de l’opus 113 avec le concours du ténor et Arvi Karvonen au clavier de l’harmonium. Cinq jours plus tard, le 12 janvier, furent présentés en création les huit numéros (n° 1 à 7 et n° 10). On entendit donc six pièces pour voix soliste et harmonium, précédées et suivies de deux sections pour harmonium seul. On le distingua alors, démarche très rare, membre honoraire de la Grande Loge de Finlande. Après sa distinction, il semble qu’il ne retourna pas dans sa loge.

Quittant la confidentialité des réunions de la loge, les six numéros pour voix de ténor et harmonium (numérotés de 2 à 7) apparurent en public le 25 septembre 1928 présentés par les mêmes interprètes.

Un opus singulier et énigmatique

Considéré comme l’un des compositeurs les plus fameux de son temps, héros national et défenseur de la spécificité finlandaise, Jean Sibelius accumule les réussites et sa musique colorée, personnelle, habitée séduit l’âme de ses compatriotes et (avec des résultats variables) les frontières nationales.

Lui qui s’était promis de ne plus composer fit exception à l’occasion de son engagement maçonnique mais opta pour une musique grave, intériorisée et solennelle.

La Musique rituelle maçonnique, créée le 12 janvier 1927, est l’une des œuvres les plus énigmatiques de Jean Sibelius ; elle subit diverses modifications dont l’évolution n’est pas toujours très aisée à démêler. De ce fait, l’ordre des mouvements et leur nombre pouvaient varier entre l’original et les révisions publiées entre 1936 et 1950. Prétendre proposer « la » version définitive est aujourd’hui encore une véritable gageure.

L’ami de Sibelius, le chanteur d’opéra Wäinö Sola écrivit en 1927 après la création : « La musique de Sibelius est maintenant terminée et elle est vraiment ravissante. Les chanteurs ont plus de travail à réaliser qu’on ne le croirait. Sibelius a cherché des paroles en remontant jusqu’à Confucius et il a exhumé de charmantes perles poétiques chez Rydberg, Schiller et Goethe… La marche funèbre est tout à fait merveilleuse. Suomi peut se réjouir de posséder cette musique. » Précisons que ces informations contiennent deux erreurs, rectifiées ultérieurement, car les poètes sollicités ne sont pas Schiller ou Confucius mais Franz von Schober et Bao Zhao.

Un climat recueilli, relativement simple et dénudé, mais d’une sincérité discrète et troublante, caractérise cet opus 113. On n’y retrouve pas les grandes fresques romantiques et colorées si typiques que l’on rapproche habituellement du langage et du catalogue sibélien, qu’il s’agisse des sept symphonies, des poèmes symphoniques, du Concerto pour violon et orchestre, des pièces vocales ou chorales, etc.

L’orgue seul, ou avec la complicité du ténor (et parfois du chœur), s’intègre dans une volonté  d’amener l’auditeur (« les frères ») vers un état de concentration extrême, oscillant entre l’apaisement et la terreur, entre l’humilité non démonstrative et la recherche d’une félicité espérée et inatteignable dans la durée.

Cette suite unique est considérée comme un véritable trésor de la franc-maçonnerie finlandaise tout en contribuant à sa renommée mondiale.

Structure de l’opus 113

La Musique Rituelle Maçonnique fut à l’origine composée pour ténor (précisément à l’intention de Wäinö Sola, ténor et dédicataire de l’œuvre) et accompagnement. A l’époque de l’élaboration de la musique, dans les années 1926-1927,  la loge « Suomi loosi » ne pouvait proposer qu’un piano Steinway et un harmonium. Un orgue remplacera l’harmonium en 1947.

Il est très probable qu’une version pour harmonium (ou orgue) seul, réalisée par le compositeur lui-même, ait légèrement précédé l’ajout de la voix (n° 1 à 7 et 10).

Les deux morceaux de 1946 (n° 8 et 9, soit Ode à la Fraternité et Hymne de louange/ Ylistyshymni), révisés en 1948, et même que les révisions des autres parties purent recevoir le renfort d’un orgue avec pédale. On peut utiliser également le piano. Les numéros 11 et 12 font appel à un chœur a cappella.

Il existe donc plusieurs éditions qui selon leur date intègrent ou pas l’ensemble des numéros : 1936 et 1950. Dans l’édition anglaise de 1936, élaborée à New York, des textes furent adaptés par le poète et compositeur Marshall Kernochan. Une version sera publiée en Finlande en 1969 (avec deux sections dues à d’autres compositeurs), une seconde parut en 1992.

On connaît également des versions pour chœur d’hommes et orgue.

Au total on recense une douzaine de numéros représentant approximativement 40 minutes de musique.

La numérotation ci-dessous est celle de la version originale de la Musique religieuse (titre donné en français). On y intègre des informations issues des modifications itératives.

N° 1. Avaushymni [Hymne d’ouverture. Avaushymni. Opening Hymn]. Adagio, en mi bémol majeur. Pour harmonium seul. 2’30. 1927. Version révisée pour orgue, en sol majeur. 1948.

L’Hymne d’ouverture installe une atmosphère de recueillement sobre accompagnant le début de la cérémonie en proposant une mélodie simple et délicate qui se répète.

N° 2. Alltarin valmistus : Suloinen aate [Pensée vénérable]. Moderato. Le texte « An die Musik/A la musique » de Franz von Schober a été mis en musique par Franz Schubert. La traduction en finnois revient à l’écrivain Eino Leino. Il est conçu pour chant avec harmonium. 1927. 1’50. La traduction de Marshall Kenorchian donne « Thoughts Be Our Comfort » (Les pensées soient notre consolation). Existe aussi en version pour orgue seul.

Cette partie s’appuie sur un air sobre, expressif et réservé, presque mystérieux.

N° 3. Kulkue ja hymni : Näätkö kuinka hennon yrtin. Texte original chinois de Pao Chao (Bao Zhao), traduction de Eino Tikkanen. Procession et hymne : « Vois comme la tendre petite fleur ». Poco allegro. Hymne : « Though Young Leaves Be Green » (traduction de  Marshall Kemochan). Cette partie fait appel au couple chant (ténor) et harmonium. 1927. Révision 1948.

Longue introduction de 40 mesures pour orgue seul, puis entrée de la voix dans un choral rappelant Bach sur des notes longues. Est-ce une interprétation de la marche incontrôlable du temps vers la mort agrémentée de quelques sursauts de consolation et d’espoir ?

N° 4. Kulkue ja hymni : Ken Kyynelin  [Kulkue-Trio I –Trio II (hymni) : Ken kyynelin. Procession. Trio I-Trio II (hymn)]. Texte de J.W. von Goethe (Harfners Lieder/ Chants du harpiste), traduction de Eino Leino. Pour chant et harmonium. 1927. 2’50. Procession et Hymne : « Who Ne’er Hath Blent His Bread with Tears ». Procession et Hymne : « Celui qui n’a jamais mangé son pain en pleurant ». Marcia Moderato. Précisons que l’Hymne est pour orgue seul et la suite pour ténor et orgue. Sibelius ne lui donna pas de nom.

Pour Marcia-Trio I – Trio II Sibelius choisit des notes étirées jusqu’à l’intervention d’un thème aux contours célestes dépourvu cependant de béatitude. La musique après une brève et communicative exaltation (les trios) revient au climat initial de marche.

N° 5. On kaunis maa. Texte d’Aukuski Simelius, un franc-maçon finlandais. « How Fair Are Earth and Living » (Comme la terre et la vie sont belles). Chant (baryton ou ténor) avec harmonium (ou orgue). 1927. Andantino. 2’.

N° 6. Salem ou Cortège [Procession). Vandren, visa sköna släkten], texte du poète suédois Viktor Rydberg, lui-même franc-maçon à Göteborg, traduit par Samuli Sario. « En avant, frères, vers notre but ». Maestoso. Chant  (baryton ou ténor) avec harmonium. 1927. 3’. Version révisée pour ténor et orgue en 1948. Version pour chœur mixte avec orchestre « Onward, ye peoples », 1938 et créé  en mai 1939 lors du Festival de mai de l’université du Michigan à Ann Arbor sous la direction d’Earl Moore. Cette section sera ultérieurement orchestrée par Sibelius lui-même. Salem reposerait sur une grande improvisation initiale de Sibelius entendue par Salo.

C’est un hymne majestueux et allègre, retenu et digne, une magnifique pièce soutenue par une ébauche de mélodie du plus bel effet, travaillée par touches complémentaires retenant l’attention. Le thème s’épaissit, se renforce et se dévoile davantage en exhibant toute sa beauté qui ne saurait laisser indifférent. Sibelius baptisa ce mouvement « Lumière », que l’on nomma aussi Sulkemishymni (Hymne final) ou encore Salem.

Salem fut exécuté en 1938 lors de l’ouverture de l’Exposition mondiale de New York.

N° 7. Varje själ, som längtam brinner [Kellä kaipuu rinnasansa. Quiconque a brûlé d’amour].  Ce numéro s’appuie sur un texte (Arioso) que Viktor Rydberg écrivit à l’origine pour le 400e anniversaire de l’Université d’Uppsala en Suède. Sa traduction fut assurée par Samili Sario (« Whosoever Hath a Love »). Chant avec harmonium. 1927. « Là où brûle la nostalgie de l’âme ». Tempo moderato. Peut n’être qu’instrumental. Sibelius y cite son propre quatuor à cordes Andante festivo de 1922.

N° 10. Marche funèbre [Surumarssi/Sorgmarsch]. Harmonium seul. 1927. 6’. La création de l’op. 113 (n° 1 à 7 et n° 10) eut lieu à  Helsinki, à la Suomo loosi, le  12 janvier 1927, par  Wäinö Sola (ténor) et Arvi Karkoven (harmonium). Il fut ensuite chanté en public par les mêmes interprètes à Helsinki le 25 septembre 1928. Une version révisée pour orgue seul se situe en 1948.

Après quelques mesures saturées (brefs accords opposés à de longues lignes), la musique de la Marche funèbre adopte davantage un tempo de marche académique que celui d’une douloureuse plongée dans la déréliction. On y perçoit moins de recueillement que de force de résistance courageuse, résignée et contrôlée.

La première édition propose des textes uniquement en anglais : Masonic Ritual Music, éd. Marshall Kernochan, Grande Loge, fut acceptée par la loge de l’État de New York, 1935. Elle se compose des parties suivantes : Opening Hymn ; Thoughts Be Our Comfort ; Procession and Hymn ; Procession-Trio I – Trio II (Hymn) ; How Fair Are Earth and Living ; Salem (également arrangé pour chœur mixte et orgue par Kernochan), Whosoever Hath a Love, Marche funèbre.

N° 11. Suur’olet, Herra (Ode). Tu es grand, Seigneur. Texte du pasteur Simo Korpela. C’est l’adaptation d’un choral en suédois Le haut ciel et la vaste terre (« Den höga himen och den vida jordan ») en 1927. Version pour chœur d’hommes et orgue d’octobre 1945. 1’50. Version initiale pour chœur mixte en 1927. Première parution dans l’édition de 1936.

Furent secondairement inclus dans l’op. 113 les trois partitions suivantes :

N° 12. Finlandi-hymni [Oi Herra armias, soit päivän koittaa ; révision : Oi Herra annoit uuden päivän koittaa (Wäinö Sola) « O affable Seigneur ». Hymne de Finlandia] Pour voix d’hommes TTBB avec harmonium. La première exécution se déroula à Helsinki, P. Johannes Loosi (Loge Saint-Jean), le 4 avril 1938 en présence du compositeur lors du concert du dixième anniversaire de la Loge de Saint-Jean (n° 4) dont Sola était Maître. Le texte, de 1938, en revenait à Wäinö Sola tandis que Martti Similä, Sulo Räikkönen et O.A. Turunen prêtaient leur voix et qu’Arvi Karkoven touchait l’harmonium. Version pour chœur a cappella.

La version première de Finlandia, œuvre porte-drapeau de l’identité et de la liberté nationales, est un poème symphonique qui vit le jour en novembre 1899. Il semble que ce chant patriotique était très prisé dans la Loge de Sibelius.

N° 8. Veljesvirsi [Kaunist’ on, kun veljet viihtyy (texte de Samuli Sario). Ode à la Fraternité]. « Bon et agréable, O ye Brethsen ». 1946, révision 1948. 2’. Pas d’indication de tempo. Pour chœur d’hommes à l’unisson (canto unisono) et harmonium. Première exécution à Helsinki, Suomo Loosi, le 24 octobre 1946 avec Wäinö Sola, ténor et Ernst Linko, harmonium. Une version retravaillée en 1948 confie la pièce au ténor, à l’orgue et au chœur d’hommes.

L’Ode à la Fraternité , ultime composition du créateur, se présente comme une courte section en appelant au rapprochement des hommes face à leur terrible destin. La musique s’avère coulante et beaucoup moins contrastée que dans la Marche funèbre.

N° 9. Ylistyshymni [Kaikkialla kaikukoon. Texte de Samuli Sario. Hymne et Louange]. Adagio. 1946, révisé en 1948. Pour voix soliste, chœur TTBB et harmonium. 2’. Création : Helsinki, Suomo loosi, 6 septembre 1947, Wäinö Sola, ténor, Ernst Linko, harmonium (ou orgue). Composé à l’origine pour voix d’hommes, piano et harmonium. Durée : environ 3’30. On y entend le tempo giusto (3’) dont la base thématique provient de l’Andante festivo et la Marche funèbre dans sa version de 1948.

Musique expressive pour ténor seul avant que le chœur d’hommes n’apparaisse dans les dernières mesures. L’Hymne impressionne avec son flux musical provenant des tréfonds de l’âme humaine sous forme d’un long crescendo sans concession, rechignant à la constitution d’une mélodie bien identifiable. Là encore le compositeur opte pour un rejet assumé de tout lyrisme ostensiblement affiché.

Cette partie contraste avec la sonorité plus douce de l’Ode finale qui opère un retour vers davantage d’humanité mais constitue également un adieu qui ne se veut pas déchirant.

Discographie

L’ordre franc-maçonnique finlandais qui détient les droits sur l’œuvre s’est toujours montré très réticent devant la possibilité de réaliser des exécutions publiques ou des enregistrements. Toutefois il finança quelques gravures à la diffusion restreinte.

On proposera cependant les références discographiques suivantes :

Salem, op. 113 n° 6 (3’21) a été enregistré par Kalevi Kiviniemi (orgue) à la cathédrale de Lapua en 1998 sur un CD regroupant d’autres œuvres du maître finlandais. Art Inn Records ARTINNCD-102.

Procession (Salem) : « Onward, Ye Peoples’ », op. 113 n° 6, durée : 3’46. Chœur Dominante, Orchestre symphonique de Lahti, dir. Osmo Vänskä. Enregistrement d’août 2004 à la salle Sibelius, Lahti, Finlande. BIS-CD-1365.

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Essentiel, le magnifique témoignage publié chez BIS-CD-1977 Sibelius Masonic Ritual Music. Avec Hannu Jurmu, ténor ; YL Male Voice Choir, dir. Matti Hyökki. Harri Viitanen, orgue de la cathédrale d’Helsinki. Enregistrement capté à la cathédrale d’Helsinki (Finlande) en avril 2010. Durée : 41 minutes. L’éditeur propose parfois plusieurs versions d’un même titre.

Également, de grande valeur et d’un intérêt indiscutable, l’enregistrement de Kalevi Kiviniemi, déjà rencontré plus haut, aux orgues historiques de Winterthur Stadtkirche, Suisse. Captation réalisée en mai 2004. Fuga9182. Il propose onze des pièces de cet opus si particulier d’après les manuscrits originaux pour orgue seul. Durée : environ 32 mn.

Sources succintes

Andrew Barnett, Sibelius, Yale University Press, 2007. Fabian Dahlström, The Works of Jean Sibelius, Sibelius-Seura, 1987. Gérard Gefen, Les musiciens et la franc-maçonnerie, Fayard, 1993. Marc Vignal, Sibelius, Fayard, 2005. Hermine Weigel Williams, Sibelius and His Masonic Music. Sound in « Silence », 2008. Sibelius.fi (sur Internet) : Music for Freemasonry.

SOURCE : http://www.resmusica.com/2016/12/27/sibelius-franc-macon/

 

 
 
 
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