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LA GNOSE ( AL OURFAN) : LA VOIE DE L’UNITE DIVINE ENTRE DIVINITE ET HUMANITE 27 septembre, 2021

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Photo : de gauche à droite : Messieurs Pierre Lory, Sami Makarem, Rahmatoullah Rahmatoullah, le Grand Maître Mondial du G.O.A.O. le TSF Jean-Marc Aractingi , le Père Lelong, Gilles Le Pape

Hommage à Sami MAKAREM (14 avril 1931, Aytat, Liban – Date de décès : 21 août 2012)

Jean-Marc ARACTINGI : Je voudrai en ce jour commémorant le décès de mon ami Sami MAKAREM, lui rendre hommage en reproduisant la traduction de l’anglais de son intervention lors du Colloque que j’ai organisé en Octobre 2011 à la Mairie du 5e arrondissement de Paris sur la Gnose Druze :

LA GNOSE ( AL OURFAN) :LA VOIE DE L’UNITE DIVINE ENTRE DIVINITE ET HUMANITE

1-Introduction Historique : La Voie de l’Unité Divine « Al Tawhid », est la définition que les Unitaristes Druzes préfèrent donner à cette branche Musulmane Chi îte, et qui est née d’un schisme, à partir du courant ISMAELIEN, à l’époque de l’Imam AL HAKIM BI AMR ALLAH, sixième Calife Fatimide, et ce, en l’Année 1017aprés JC ( ou 408 de l’Hégir), et sous son égide, selon les sources des Mouwahhides. Cette Voie Monothéiste a été fondée par HAMZA BEN ALI, et soutenu par le Calife AL HAKIM, jusqu’à leurs disparitions en 1021 Ap JC( 411 de l’Hégir). HAMZA a confié cette mission de Prédication du TAWID, à Abi Al Haasan El TAI’Î, connu sous le nom de AL MOUKTANA BAHAA EDDINE, jusqu’à l’année 1043 ( 435 H). Date à la quelle « LA PORTE » de la DAAWA (TAWHID) a été fermée. 2- le SENS de la Divinité ( Al Lahout) et de l’Humanité (Al Nassout=Immanence Théophanique ou AnthropoMorphose Al Nassoutia, objet de notre conférence, veut dire le processus de l’Anthropomorphie Humaine de par son Existence et sa Mystique Gnostique, alors que Al Lahoutia ( La Divinité), exprime ce qui est Divin de par son Existence et l’Accès à Sa Connaissance. Etant donné que Dieu, selon la Conception SOUFIE en général, et celle du courant TAWHIDI DRUZE en particulier, est l’UN et l’UNIQUE ABSOLU ( Absconditum = Hyperousion) sans aucun Attribut spécifique (Apophatique), Sa Divinité donc ne peut, en aucun cas, être Intelligée par l’Humain, qui, dont la spécificité est « l’Etant » = Al Zatia ; D’où l’Humain, malgré tous les Degrés de son Elévation vers la Perfection, ne peut percevoir du Divin, que, ce que lui permet son degré de sa Transcendance Humaine. C’est-à-dire, ce que lui permet, sa possibilité limitée, de percevoir Dieu par la Mystique Gnostique et Transcendantale. Le Principe Absolu (Dieu= Absconditum), n’a pas Créé l’UNIVERS, y compris l’Homme, Ex-Nihilo (mais Ab Initio), car ce concept (Intérieur et Extérieur= Ex-Nihilo), donne l’apparence de Limites au Créateur- Dieu. Mais « IL ABDA-A », a créé l’Homme ( et l’Univers), d’une façon INCOMPARABLE ( AL IBDA-Â). C’est-à-dire qu’IL l’a Intelligé de sa Propre Lumière, par une Apparence absolue, car c’est sa propre Nature d’Intelliger (Al Izhar). L’Univers, dont l’Homme fait partie, est la Traduction Obligatoire de Dieu  Sa Manifestation Théophanique). D’où, la Création dans le sens de rendre Existent l’Univers (l’Etant) Ex Nihilo, hors de la LUMIERE DIVINE, est en contradiction avec le Principe Créateur Absolu (Absconditum), et rend la Quiddité Divine limitée. Aussi, affirmer cela, est un processus Non Unifique-Unifiant, et contraire à l’Unité Divine, car il mène obligatoirement à une DUALITE : Celle de Dieu et celle de l’Univers. Cela est en complète contradiction avec le TAWHID, ou l’Unicité Divine. Pour cela, le Soufisme et le Tawhid, ne croient pas à l’Existence de Deux Mondes séparés : Monde de Dieu et Monde de l’Homme, ou le Ciel et la Terre, le Monde de l’Immanence et le Monde Eschatologique. Par conséquent, ils ne croient pas que Dieu est quelque part et que l’Homme est ailleurs. Le Principe Absolu= Dieu, est hors du Temps (Chronos) et de l’Espace (L’Etant- Lieu). On peut dire aussi que Dieu « n’Est pas » (de verbe Être) partout, mais tout Lieu Physique est en Lui, sans pour autant dire que « en » signifie un lieu .D’où les Mouwahhidoun (Unitaristes), disent que l’Humanité (dans le sens de l’Homme) Théophanique ( Al Nassoutia), n’est pas séparée ou distincte de la Divinité. Car l’Homme est à la Divinité, ce que le Sens (Créatif) est à la Parole, et qui est l’Expression de la Divinité. Et comme la Divinité Absolue est sans limites, Sa Manifestation Humaine, à vrai dire, n’est pas extérieure à sa propre Existence, mais c’est Son Expression (Matérialisation Spirituelle). La liaison de la Parole (Créatrice) qui a son propre Sens (Matérialisation du Verbe), ne veut absolument pas dire que l’Ecriture (en tant que figure Non Symbolique) est Son Expression. Il en va de même pour l’Univers, qui, malgré qu’il exprime Dieu, et qu’il lui soit lié, n’est pas Dieu Lui-même. Il est lié, de part sa son Emanation, et Lui est distinct, de part sa propre Vérité d’Existence (Quiddité de l’Existence Divine). D’où le Paradis est sur « Terre » (L’Existence Immanente) et non pas au « Ciel », car il n’y a pas de Ciel séparée de la Terre. D’où le SOUFISME, et la Voie Unitaire Druze (Monothéiste) appellent tous les deux à se libérer de la Dualité, c’est-à-dire, de la Croyance que l’Existence est Duelle (Dichotomique) : Existence Céleste et Existence Terrestre, ou Existence bonne et autre mauvaise. Le Soufisme et la Mystique Unitaire Druze pensent que le Monde mauvais, c’est celui, dont l’Adepte fait en sorte à ce qu’il soit séparé de l’Eternité ; Alors que le Monde Immanent, non séparé, par l’Adepte, de l’Eternité, fait de cette dernière une Eternité Bonne et Vraie. Le Monde Immanent est destruction, s’il n’est pas l’Expression de l’Eternité. Si l’Homme croit qu’il est la Théophanie de Son Créateur (ThéoAnthropoMorphie), et par conséquent existe par son Humanitude en Dieu, non pas en tant qu’Individu, ou encore moins en tant qu’Entité exempte de Divinité, alors il devient Mouwahhid (Ayant la Foi en l’Unicité Divine) Mais si l’Adepte croit que Dieu (Principe Créateur) possède une Quiddité particulière, et qu’il l’a créé Ex Nihilo, indépendamment du temps et de des Lieux (Espace), le gouvernant comme une simple créature, alors cet adepte « adore » Dieu par crainte de « l’Enfer », ou dans l’Espérance du Paradis. La soumission à Dieu n’est pas cela, mais plutôt celle de sa Prosternation (Adoration= Contemplation), pour qu’il puisse SE REALISER lui-même EN DIEU. Comment se réaliser en Dieu, l’UN, l’UNIQUE ; est-ce avec son Intellect ou son Cœur ? Il ne peut se réaliser avec son Intellect seul, car l’Intellect seul est impuissant, et l’impuissance est le résultat de l’Être (Etant) impuissant, comme le dit le grand Soufi Abou El Hussein El Nouri. Il ne peut se réaliser avec son cœur seulement, car le cœur seul mène à la croyance. La simple croyance est exposée au phénomène Subjectif du Moi, et le Moi est créateur de Multiplicité (Séparateur). Ce processus est contraire à l’Unicité Divine (Al Tawhid). L’Homme SE REALISE PAR L’AMOUR, et cela présuppose Deux conditions : L’Intellect montre à l’Homme, loin de l’orgueil (du Savoir), son impuissance. Le Cœur qui attire l’Homme vers Dieu comme faisant partie de lui-même. ET Dieu vers lui. Par ce phénomène, l’Homme prend conscience qu’il est de LUI, en LUI, avec LUI, et vers LUI. Cette double action d’Attraction est un Chiasme, et l’Homme sentira le Mouvement (Spirituel) de lui en Dieu, et de Dieu en lui. Alors il devient le Témoin de la Manifestation Divine, et dieu se montre à lui, autant que l’Homme représente une apparence Théophanique. La Théophanie Divine se rencontre avec la Théophanie Humaine, quant à la Divinité (Al Lahout), elle reste le moteur de cette rencontre. « Lui » est dans la Théophanie , et la Théophanie est en Lui. C’est sur cette Herméneutique que la Gnose (Unitaire Druze) base sa Foi Esotérique, qui va au-delà du Monothéisme Exotérique (de l’Islam), jusqu’à l’ÎHHSSAN, comme il été dit dans le « AL HADITH AL CHARIF » du Prophète, s’adressant à ses disciples, en définissant l’Islam ; C’est la Foi et la Bienfaisance. Quant à l’Ange Gabriel, il a dit à propos de la Bienfaisance : « Prosternes toi devant Dieu comme s’il te voit, car si toi tu ne LE vois pas, LUI, il te voit ». Cette « BIEN-FAISANCE » c’est le TAWHID DRUZE (Monothéisme Esotérique) où la Contemplation (Adoration- Prosternation- Prière) devient la démonstration de la Manifestation Visionnaire, et celle là ne peut être DUELLE. La Vision de la Manifestation, comme je l’ai dit dans mon Livre (La Connaissance dans la Voie de l’Unicité ; Londres, Fondation L’Héritage Druze, page 216  ne se réalise pas simplement par la volonté du MOURID, ou postulant ; volonté subjective du Moi, mais cette Connaissance se réalise plutôt en Dieu UN et UNIQUE. A ce propos, le Grand Soufi M.B.A.J.NAFRI dans son Livre Oracles Divins : « Ô Homme, JE suis au devant de ton savoir et de ton action (travail), comme JE suis au devant de ta Vision (Théophanique) ». La Vraie Vision du Manifesté, c’est la réalisation de « Ta » Théophanie avec « Sa » Théophanie. Quant à AL Lahout (Le Principe Créateur), l’Humain ne peut y avoir accès. D’où la Connaissance (La Gnose) dans le SOUFISME en général, et dans la VOIE du TAWHID (DRUZE) en particulier, c’est la prise de conscience du Manifesté (Théophanique), et cette Théophanie c’est Dieu Lui-même, AL MOUNAZZAH (Absconditum), qui se plait à se MANIFESTER en l’Homme. On a demandé à un CHEIKH (Haut Dignitaire), si l’Homme peut abandonner DIEU ; il répondit : « Comment peut-il l’abandonner, alors qu’IL est en lui ». C’est cela la Connaissance Divine (AL- OURFAN= GNOSE) ; c’est la Rencontre de la Théophanie Divine avec la Théophanie Humaine.

Docteur Sami MAKAREM 22 octobre 2011

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 Source : https://www.grandorientarabe.fr/444294644

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Protégé : Joseph d’Arimathie et le Graal – 3°- 21 septembre, 2021

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Protégé : Bouddha – 1°- 4 septembre, 2021

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VARAVARAGNA porte 8 août, 2021

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Heart – Stairway to Heaven Led Zeppelin – Kennedy Center Honors HD 1 août, 2021

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Protégé : Confucius, un Frère précurseur ? – 2°- 24 juillet, 2021

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Le franc-maçon du jour : Pierre DAC … 13 juillet, 2021

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Courrier des lecteurs

Le franc-maçon du jour : Pierre DAC …

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Par JANUS – Publié le Mercredi 14 Janvier 2015 à 09:31
SOURCE : https://www.zinfos974.com/Le-franc-macon-du-jour-Pierre-DAC_a80282.html
Le franc-maçon du jour : Pierre DAC …
Sa vie profane
Né le 15 août 1893 à CHALONS-SUR-MARNE
Décédé le 9 février 1975

• Fantaisiste

De son vrai nom, André ISAAC, il va prendre le nom de scène Pierre Dac.

Il débute en octobre 1922 à La Vache Enragée, l’un des plus célèbres cabarets de Montmartre.
Très rapidement, il s’impose à travers des pensées et des monologues qui n’ont rien à voir avec le style des chansonniers d’alors.

Les plus illustres d’entre eux écrivent au jour le jour des couplets sarcastiques ou des parodies politiques.
Pierre Dac préfère passer des nuits entières à tourner en dérision les situations absurdes de notre vie quotidienne, les paradoxes insolites de notre société.
Il jongle avec les mots et manie le calembour avec dextérité. Le plus beau compliment que l’on puisse me faire à propos de mes textes, affirme-t-il alors, c’est de dire « c’est complètement con, mais c’est vrai. « .

Il devient rapidement le Roi des Loufoques un mot alors inconnu de la plupart des Français, mais qu’il a entendu des centaines de fois dans son enfance.
Il signifie  » fou » en louchébem, le langage des bouchers, la profession de son père.

Un papa affichant, en permanence, un humour dont le fils s’inspire pour créer des textes qui, soixante ans après, demeurent plus que jamais d’actualité.

Entre 1922 et 1940, il se produit ainsi dans tous les grands cabarets parisiens.
Il est à l’affiche de La Lune Rousse, du Caveau de la République, du Coucou ou des Noctambules.
On l’applaudit aussi au Fiacre, animé par René Goupil, plus connu sous le pseudonyme de O’Dett.
Tandis qu’en première partie débute un duo baptisé « Charles et Johnny », il crée Le père des deux orphelines et surtout une parodie de Phèdre, qui va devenir un classique du music-hall.

Sur les ondes de Radio-Cité, puis sur le Poste Parisien, à l’heure de l’envol des stations privées, il crée les premières émissions humoristiques : L’Académie des Travailleurs du Chapeau, La Course au trésor et Le Club des Loufoques.

Chaque dimanche, il préside ainsi les sessions de la S.D.L. ( Société des Loufoques) dont les initiales rappellent la S.D.N., l’ancêtre de l’ O.N.U.
A l’antenne, il est entouré de GKW Van den Paraboum, Léopold Lavolaille et du Capitaine Adhémar de la Cancoillotte qui sont, en réalité, une seule et même personne : Fernand Rauzéna.
Ce comédien, capable de prendre plusieurs voix, se trouve aussi doué d’une immense culture : il connait le dictionnaire par cœur et peut réciter, sans se tromper, la plupart des définitions des mots de notre langue. Pendant dix ans, Dac et Rauzéna vont écrire des centaines de sketches pour la radio.

Un projet qu’il caresse depuis le lendemain de l’Appel du 18 juin : Rejoindre en Angleterre l’équipe du Général de Gaulle n’est toutefois pas facile et, pour y parvenir, il va traverser des moments extrêmement difficiles.
Plusieurs tentatives d’évasion lui sont en effet nécessaires pour quitter la France occupée.

Un premier essai par les Pyrénées se termine à la Carcel Modelo de Barcelone. « Si Louis XIV se les étaient farcies comme moi, il n’aurait jamais dit: il n’y a plus de Pyrénées », s’exclame-t-il avant d’être enfermé pendant quatre mois dans une cellule habituellement réservée aux condamnés à mort.
Reconduit à la frontière, il est aussitôt incarcéré, pendant trente jours, à la maison d’arrêt de Perpignan.
Au juge qui lui demande pourquoi il a voulu fuir son pays, il répond « en France, il y avait deux personnages célèbres, le Maréchal Pétain et moi. La nation ayant choisi le premier, je n’ai plus rien à faire ici ».

Il le confirme quelques semaines plus tard en repassant en Espagne, muni cette fois, d’un passeport canadien au nom de Pierre Duval.
Arrêté à bord d’un train, il passe près d’une année en détention, successivement à Barcelone, Lerida et Valencia de Alcantara.
Par l’intermédiaire de la Croix-Rouge, il finit par être échangé, comme beaucoup de prisonniers, contre des sacs de blé.

Le temps de traverser le Portugal et d’attendre, à Alger, le moment opportun, et le voici enfin sur ce qu’il considère comme sa terre promise.

Le 31 octobre 1943, Pierre Dac devient officiellement, au micro de la BBC à Londres, l’un des « Français qui parlent aux Français ».

Pendant neuf mois, à travers ses éditoriaux et ses chansons, il va combattre l’occupant à coups de polémiques qui vont toucher leurs cibles.
Plusieurs fois par semaine, sur les ondes de la BBC, Pierre Dac va engager des duels oratoires qui sont aujourd’hui entrés dans l’histoire.

Son monologue, prononcé en juin 1944 contre Philippe Henriot, demeure en particulier un modèle du genre.
Attaqué sur les ondes de Radio-Paris par cet éditorialiste au service de l’occupant, il lui répond par un texte d’une gravité extrême, intitulé Bagatelle pour un tombeau.
Des paroles prophétiques puisqu’il prononce l’épitaphe de son adversaire, quinze jours avant qu’il ne soit abattu par des résistants.

Ses interventions sont réalisées en direct, à l’inverse des chansons enregistrées plusieurs fois par semaine, dans les studios de Maida Vale, dans la banlieue de Londres.  »

Ses émissions sont un prélude à la carrière qu’il fera avec Francis Blanche.
Il crée alors le Parti d’en rire (1949) puis ‘le MOU’ mouvement ondulatoire unifié avec Jean Yanne et Goscinny : ces initiatives le conduisent à être candidat à la présidence de la République quelques années avant Coluche.
Il s’est également lancé dans l’écriture de romans parodiques comme Du côté d’ailleurs… (1953), Les Pédicures de l’âme en 1974.
Information méconnue du public, Pierre Dac s’avère être le précurseur du faux journal télévisé.

Sa vie maçonnique
• Initié à la Loge « Les inséparables d’Osiris »

JANUS

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TOI et MOI – Louis DUMORTIER 27 juin, 2021

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TOI & MOI – Louis DUMORTIER

 

L’Équerre, un jour, dit au Compas:

« Je suis le droit chemin sans déplacer la ligne

Qui relie gauche et droit dans l’angle rectiligne,

Ordonnant pas à pas, le chaos d’ici-bas!

Qui me suis sans façon/ ne se trompera pas.

Je souligne d’un trait, je supprime, j’aligne,

Plus de rêves tordus ni fantasias malignes

Affolant les esprits de leur sot charabia,

Matière, coeur, raison : tout doit marcher au pas!

Le parfait ou le Beau se taille au tire-ligne.

Hors de mon trait, le sort n’envoie que triste guigne.

Illusions et folies, obsessions et faux pas. »

Le Compas coupa court à ce galimatias: « Tu ne vois pas plus loin que le bout de la ligne.

Ton nez sur le droit fil de la règle égratigne Le vrai, sans jamais dominer ni le haut ni le bas.

Tout est ronde, ici-bas: Mondes en branle-bas,

Soleil, Lune, saisons, blé ou fruit de la vigne,

Et le Faux mensonger qui dans le Vrai s’esbigne

Fait tourner, tout pareil, la tête à l’apostat.

Pour moi, je sais cerner sans aucun embarras De courbes en points, l’Idée que je consigne,

Matée, dictée dans le grand livre que je signe, Ouvert et fraternel aux hommes d’ici-bas. »

L’Équerre convaincue répondit au Compas;

« Marchons de compagnie! Partons! Je me résigne

À parcourir les mondes ronds dans l’interligne

Remuant et dansant de tes deux échalas. »

Depuis, les deux amis, liés en entrelacs,

Guident le compagnon qui jamais ne rechigne,

Quêtant le Vrai, le Beau dans les sentiers insignes

Qui mène par-delà l’Alpha et l’Oméga.

 

Louis DUMORTIER Grand Prix – Ex aequo 1995

 

Festival de Poésies Maçonniques créé par notre regretté Frère Jean CHAMP

RL ESMERALDA

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SOURCE : https://valdeloire.blog4ever.com/articles/poames-contes-maaonniques

Les hommes et les pouvoirs … 26 juin, 2021

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                            Il y a … et plus, j’ai eu la faveur de pouvoir rencontrer et d’échanger (surtout écouter … ..), dans un cadre très discret et en compagnie d’une poignée de « privilégiés » (pourquoi nous ?), avec Jean Mourgues et deux de ses amis sans âge.

                            C’était au millénaire précédent, c’était hier, ce fut … indescriptible, passionnant, étonnant, émouvant, c’était au siècle dernier à Nîmes, c’était … « ici et maintenant » …

                            Aujourd’hui je n’ai pas oublié … comme pouvoir oublier ces instants hors de « l’espace-temps » habituel, comment pouvoir oublier cette lumière de simplicité et de modestie, comment oublier la paire d’amis très chers qui étaient à ses côtés, comment oublier cette poignée de « jeunes » que nous étions … alors comme la môme Piaf je peux fredonner « non, rien de rien  (…) ».

                            Aussi j’ai recopié quelques lignes de ce veilleur de l’esprit que je vous « livre » sans aucune modification … D’ailleurs je vous invite fraternellement à re-trouver l’encre de ses pensées dans un (parmi une multitude d’autres …) ouvrage intitulé « Les hommes et les pouvoirs » 1975 – 1979 – club lectures et culture.

                            Le « Partage » était aussi sa vocation au-delà de tous dogmes, limites, frontières, qu’il en soit remercié dans l’infinitude de l’incommensurable de nos mémoires, et actions personnelles et collectives.

 

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Il faut préserver la voie de l’esprit

 

                Quand je lis les déclarations des babouvistes, des socialistes utopiques – St Simon, Fourier – et celles de leurs disciples, je me dis que l’esprit de révolte est bien à la fois le plus général, le plus constant et le plus infantile de tous les esprits. La proclamation de l’égalité, l’organisation de la cité, l’aspiration à la liberté ne peuvent se concevoir que comme des espérances. Dans la mesure où ces hommes ont appelé de leurs vœux le pouvoir de réaliser leurs rêves, dans la mesure même où, sous une forme de coopératives, de phalanstères, de camps d’émigrés, ils ont tenté d’établir dans les faits ces projets conçus par leur imagination, ils ont témoigné de leur méconnaissance radicale de la nature humaine dont cependant leurs analyses avaient parfaitement rendu compte.

                Le visionnaire en eux était curieusement doublé d’une volonté dévoyée. Jamais une révolte, jamais une révolution n’ont servi la liberté. Il y a toujours – ce n’est pas moi qui le dit mais Lénine – il y a toujours, à la suite d’un mouvement révolutionnaire, un resserrement de l’autorité.

                Bien sûr, il se peut que les préfets de Napoléon aient été les animateurs de la Constituante ou de la Convention, bien sûr, il se peut que les commissaires de Staline aient été les initiateurs de la révolte contre l’autorité de la noblesse tsariste : ce qui compte, c’est que l’aboutissement de la révolte ne soit jamais, en fait, la liberté.

Il y a là un signe important. Dans toute la force du terme, ce signe, les chrétiens des deux premiers siècles l’avaient perçu. Ils avaient su opposer à l’ordre contraignant l’action corrosive du jugement droit de la conscience pure. Ils avaient su, par la résignation et par la lucidité, témoigner de la puissance éternelle de l’esprit.

Il n’y a évidemment aucune communauté d’attitude entre les inquisiteurs du quatorzième et du quinzième siècle, et les martyrs des cirques romains. Mais qu’on le veuille ou non, il y en a une entre les martyrs chrétiens et les hérétiques – cathares, hussistes, vaudois, protestants de tous ordres – .

                Toutefois, je me demande s’il faut en arriver à l’affrontement. Je me demande s’il faut jamais en arriver à l’affrontement. La partie est difficile : il faut ruser. La puissance cohérente d’une classe d’opprimés peut donner l’illusion de la force. Mais pour ceux qui n’entendent pas seulement que la force change de main, mais qui souhaiteraient que la justice et l’amour président aux rapports sociaux, l’accès au pouvoir du plus grand nombre est une aberration parmi d’autres. Aussi, je suis de plus en plus persuadé que les voies de l’esprit sont la profondeur secrète de l’enseignement, l’expression discrète et détournée du jugement et le refus de se résigner à l’oppression des maîtres nantis.

Il y a une voie de l’esprit : il faut la préserver coûte que coûte.

 

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leshommesetlespouvoirs.MOURGUES

 

Je vous invite également à (re)lire, entres tant et tant de ses écrits

choix de l'homme Mourgues

Poèmes d’Auschwitz 25 juin, 2021

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Poèmes d’Auschwitz

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Lors d’une cérémonie rituelle, la loge Abbé Grégoire a fêté, en présence du Grand Maître de la Grande Loge de France et d’une Importante délégation du Conseil Fédéral, le jubilé maçonnique de sept de ses membres, qui avaient atteint ou dépassé trente- trois années de vie maçonnique.
Une grande tradition de la Franc-Maçonnerie veut qu’une loge soit composée, non seulement des Frères nouvellement initiés, et des anciens comme ceux qui étaient fêtés au cours de cette cérémonie, mais aussi de tous les frères passés à l’Orient éternel, qui ont participé à la construction du temple et ont rendu possible l’existence de la loge.
C’est ainsi que toute l’assistance a été profondément émue d’entendre la lecture de deux poèmes de Pierre Créange, ancien Vénérable de la loge Abbé Grégoire, probablement écrits en 1942 au camp d’Auschwitz où Pierre Créange est passé à l’Orient éternel.

EXIL
 
Horizons fermés,
Fils barbelés,
Banales baraques interchangeables.
Travail morne qui ne console pas.
Frères de misère,
Qui parfois à nos misères ajoutez…
Solitude dans la multitude,
Langues étrangères,
Paysages et visages hostiles,
Ou fermés.
Notre destin nous est rivé
A toi, mon aimée,
Comme à moi
Pour des jours et des jours,
Longs à traîner.
Nous sommes séparés,
A l’absence s’ajoute le silence.
Si parfois la violence de ma peine décroît,
Et semble s’assoupir,
Comme s’atténue le froid quand tombe la neige,
C’est que ta pensée,
De ton aile impalpable, m’a caressé.
La vie nous semblera une merveilleuse aventure
Lorsque nous serons réunis.
Parfois je crois voir notre retour,
Mon Amour…
Les embrassements triomphants
De nos enfants,
Grandis et mûris par l’épreuve.
L’étreinte de nos parents,
Vieillis mais retrouvés…
Les yeux tendres du vieux chien,
Et l’accueil même des choses,
Et le sourire perlé de nos roses.
Jamais nous n’aurons été
Si près l’un de l’autre.
La maison nous sera douce, si douce…
Nous deviendrons casaniers
Parmi les amis et les livres retrouvés,
Sous les yeux attendris des aïeux
Dans leurs cadres patinés.
Horizons fermés,
Fils barbelés,
Banales baraques interchangeables,
Travail morne qui ne console pas.
Frères de misère
Qui parfois à nos misères ajoutez…
Solitude dans la multitude,
Langues étrangères,
Paysages et visages hostiles,
Vous serez comme un cauchemar,
Dont le jour d’un coup délivre.
Je reverrai bientôt tes yeux mon adorée,
Et j’embrasserai en pleurant tes cheveux.

 

FAIT-DIVERS AU LAGER
 
Il est arrivé un soir,
Juif parmi d’autres juifs,
– Inconnu parmi les inconnus –
Il est arrivé un soir
Avec vingt autres hommes.
Sa valise et sa peine
Courbant ses épaules.
……………………….
C’était un être au destin banal.
Ou peut-être avait-il été quelqu’un.
Tu n’as rien livré de toi ;
Tu ne nous as pas parlé ;
Passant discret, tu es passé,
A peine as-tu donné ton nom,
Et ton regard déjà atone…
On t’a couché
Et tu ne t’es pas relevé.
……………………….
Tu es parti à midi.
Le vent d’ouest hurlait.
Une charrette a porté à travers la plaine
Le pauvre cercueil de bois blanc,
Et quatre des nôtres ont suivi ton corps.
Tandis qu’un soldat en armes
Gardait le mort et les vivants —
Alors j’ai vu de furtives larmes anonymes de femmes,
— Prélude aux larmes qui couleront ailleurs…
Enfin au cimetière,
Quelques prières,
Et les rituelles pelletées de terre…
……………………….
Un Juif à rayer sur les registres,
Et c’est tout.

 

Publié dans le PVI N° 37 – 2éme trimestre 1980  -  Abonnez-vous : PVI c’est 8 numéros sur 2 ans
SOURCE : https://valdeloire.blog4ever.com/articles/poames-contes-maaonniques
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