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DE LA FAUSSE DEMOCRATIE A LA DEMOCRATIE VERITABLE 10 juin, 2008

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DE LA FAUSSE DEMOCRATIE A LA DEMOCRATIE VERITABLE

 

 

 

On a voulu définir la démocratie par une formule séduisante mais dont il semble bien qu’on n’ait pas mesuré toute la portée:  » C’est le gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple. « 

 

Il suffit d’une analyse sommaire pour se rendre compte des équivoques dont elle est grosse.

 

S’il y a gouvernement il y a direction, autorité, intention, but à atteindre, moyens à mettre en œuvre, et obéissance à obtenir. Gouverner n’est pas administrer. Un état peut avoir un gouvernement incapable et une administration compétente, ou inversement un gouvernement lucide et ferme et une administration défaillante.

 

Un peuple est une masse d’hommes qui fait corps en raison de liens organiques. La cohabitation, la communauté de biens, de mœurs, d’habitudes y sont des facteurs de cohésion plus forts que les idéaux, les distinctions de classes et de fonctions, les formes de l’économie et les barrières douanières.

 

Gouverner pour le peuple c’est avoir pour fins la satisfaction des besoins et des ambitions communs à tous, et non à tel ou tel groupement culturel, économique ou fonctionnel. C’est apporter au peuple ce qu’il attend pour tous, et non ce qu’une élite plus ou moins consciente plus ou moins organisée estime nécessaire de lui apporter. C’est faire de l’opinion générale la source même de l’action gouvernementale

 

Gouverner par le peuple peut s’entendre, soit; par le moyen du peuple, soit, par délégation du peuple. Dans le premier cas, c’est le peuple tout entier qui gouverne. Dans le second, c’est un corps constitué et spécialisé -momentanément ou non- qui assume les fonctions particulières du gouvernement.

 

 

Il suffit maintenant d’essayer une synthèse des données précédentes pour tomber dans l’incohérence.

 

On ne dirige un peuple qu’en l’organisant, c’est-à-dire en spécialisant les individus selon les fonctions nécessaires à la réalisation des fins poursuivies.

 

Un peuple n’a d’autres ambitions que celles élémentaires de la masse qui le compose, et dont les préoccupations ne vont pas au-delà de la satisfaction immédiate. Ces préoccupations sont parfaitement comprises par toute administration compétente qui ne se donne pour tâche que de les connaître et de répondre à leurs exigences.

 

Gouverner le peuple par le peuple est impensable si l’on entend par là que chaque citoyen fait partie du gouvernement. Gouverner par délégation du peuple c’est constituer un groupe d’individus qui ne peut agir qu’en vertu d’impératifs. Or le peuple est trop divisé, trop incertain, trop inégalement instruit pour formuler des règles d’actions. Il appartient au gouvernement d’interpréter les intentions populaires, et de se fixer en somme à lui-même des buts. Ce qui aboutit rapidement, par la nécessité de persuader, d’informer, de justifier, à déterminer l’opinion générale au lieu de la suivre.

 

Si la démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple il n’y a jamais eu de démocratie. Et cela pour des raisons assez claires. S’il y a choix, spécialisation, corps constitués, élection, il y a aristocratie de fait -sinon de droit- qui tend par la nature même des choses et par les nécessités de la fonction à se perpétuer en aristocratie de droit. S’il y a absence de gouvernement, soit: ni choix, ni spécialisation, ni durée dans la fonction, c’est l’anarchie, c’est-à-dire, retour aux formes élémentaires de la vie sociale, au grégarisme et à l’animalité.

 

Il faut considérer que les sociétés sont en général à la fois démocratiques, -car elles meurent si les exigences des masses ne sont pas satisfaites,- aristocratiques, -car elles ne savent pas ce qu’elles veulent, sans la présence d’une élite consciente et informée,- et despotiques, -car on n’agit point sans imposer l’obéissance.

 

Reste à savoir ce que le mot de démocratie signifie, et pourquoi tous les régimes à peu près s’en réclament, quel que soit par ailleurs l’équilibre qu’ils réalisent en eux-mêmes entre le despotique, l’aristocratique et le démocratique.

 

La notion qui caractérise la démocratie est la notion d’égalité. Il est certain que cette notion est ancienne et qu’on peut en retrouver partout la marque. Tous les sujets du tyran sont égaux devant lui. Les citoyens athéniens, les nobles vénitiens, les pairs du royaume ont le sentiment de l’égalité de leurs droits. Le respect de la personne humaine, l’égalité de toutes les créatures devant Dieu, l’individualisme sont des éléments qui de près ou de loin concourent à l’élaboration de la notion d’égalité.

 

Mais sur le plan des faits, et non sur celui des idées, l’égalité démocratique est une forme assez confuse qu’il convient de déterminer si l’on veut concevoir les exigences d’une démocratie véritable.

 

Sous le despotique, l’égalité est une égalité de devoirs. Chacun est soumis et n’a d’autre valeur que celle, provisoire, révocable et extrinsèque que lui confère sa fonction. C’est le cas du fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions.

 

Sous l’aristocratique, l’égalité est une égalité de compétence. Chacun a autant de droits et de devoirs réciproques que ses capacités lui donnent de liberté d’action. Chaque personne est responsable de ses actes et ne doit de comptes qu’à sa conscience. C’est le cas du juré dans un jury d’assises.

 

Sous le démocratique, l’égalité est une égalité de droits. Chacun a autant de droits que quiconque, et à la limite, ses droits se confondent avec ses besoins. Chaque individu attend de la communauté la satisfaction des exigences de sa nature particulière. C’est le cas du travailleur sans emploi.

 

Il est clair qu’aucune société ne peut s’organiser et durer si tous les individus sont privés de droits, de même que si tous les individus n’ont aucun devoir.

 

Il apparaît que ce que l’on entend par démocratie c’est le régime aristocratique étendu au plus grand nombre possible d’individus. Il convient d’étudier à ce sujet l’évolution continue qui s’est opérée dans ce sens. D’abord les pairs, puis les notables, puis les hommes majeurs non militaires ni enseignants, puis tous les hommes majeurs, puis les hommes, les femmes, enfin les projets en vue d’accorder le droit de vote, ou les possibilités d’émancipation à dix huit ans.

 

Quiconque assume une responsabilité doit être libre d’agir dans les limites de cette responsabilité. C’est en ce sens que la liberté est liée à l’égalité dans la notion moderne de la démocratie véritable.

 

Or il semble bien que nous assistions à un renversement de l’évolution et qu’au lieu d’un élargissement des fondements de la responsabilité sociale, nous allions vers un resserrement des attributions de caractère gouvernemental.

 

 

Etre libre se comprend de l’individu qui détermine son action sous le seul contrôle de sa conscience. Ce qui implique connaissance et pouvoir. Combien d’individus à l’heure actuelle possèdent à la fois connaissance et pouvoir ?

 

Une analyse sommaire des conjonctures politiques, tant nationales qu’internationales, permet d’affirmer qu’il n’y a qu’un nombre très restreint de personnes véritablement responsables. Et même que rarement le pouvoir et la connaissance se trouvent liés pour assurer à leurs détenteurs le caractère de liberté qui autorise et légitime la conduite d’un gouvernement.

 

Ce n’est donc que par conventions, plus ou moins discutées, que les gouvernements sont reconnus comme tels. D’où l’évolution de la notion de démocratie vers celle beaucoup plus exacte mais beaucoup moins rationnelle de légitimité.

 

On a tendance à désigner sous le nom de régime démocratique un régime dont la légitimité est reconnue par l’ensemble de la communauté. Un régime démocratique semble désigner un régime où le gouvernement est obéi et soutenu par le peuple, quelle que soit par ailleurs la nature des relations entre les individus et les représentants du corps gouvernemental.

 

Il serait vain d’espérer sur ce plan une forme particulière d’organisation sociale qui donne à l’ensemble des individus une responsabilité consciente. Tout au plus peut-on concevoir que leur soit attribuée une responsabilité formelle.

 

Les conditions d’existences des sociétés sont telles que le caractère fonctionnel l’emporte sur le caractère personnel des individus. D’où la spécialisation -qui se fige en hiérarchisation- et la nécessité de transcender le devoir social par l’universalisation de la conscience individuelle. Ce qui s’opère par l’élaboration des valeurs divines ou humanitaires.

 

Concluons qu’il n’y a pas de sociétés démocratiques possibles dans le cadre de l’humanité actuelle. Seules les évolutions commandées par les nécessités de l’existence sont les signes des impératifs complémentaires que sont le besoin d’ordre et le respect de la liberté individuelle.

Jean MOURGUES

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TOLERANCE 8 juin, 2008

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TOLERANCE

 

Qu’est-ce que la tolérance ? Et où en sont les limites ? A-t-elle des limites? Doit-on se montrer tolérant aussi à l’égard de l’intolérance?

De ce fait, comment doit-on aujourd’hui interpréter le principe de tolérance?

Comment peut-on et doit-on procéder pour lutter contre l’utilisation abusive de la tolérance par la droite ou par la gauche ? Cette question mérite d’être étudiée longuement parce qu’elle est au coeur de la philosophie maçonnique.

Dans la mesure où le mot tolérance est un mot qui peut prendre des résonances condescendantes, il est sans doute nécessaire de définir une attitude traduisant, sans puérilité et sans sentimentalité déplacée, ce que les notions d’amour et de charité portent de vertus humaines.

Effectivement, il faut bien se rendre compte que les considérations sur le problème de la tolérance, ou de l’intolérance, sont situées dans un cadre historique. Il n’y a de tolérance comme d’intolérance qu’au niveau du vécu. Seuls, les problèmes concrets peuvent permettre une approche claire, et intellectuellement honnête, des exigences d’une telle attitude. C’est quand on reçoit un coup que la question de tendre l’autre joue se pose, et non dans la quiétude de la chambre close. C’est dans le comportement quotidien, les repas, les coutumes, les jeux, les goûts que le racisme trouve ses épreuves, et non dans l’abstraction légaliste.

La tolérance, c’est l’acceptation d’un certain élément d’étrangeté dans un organisme, dans une communauté, dans un système de relations.

Chacun sait bien que cette acceptation peut être enrichissante, ou au contraire ruineuse. L’expérience prouve que ce qui ne tue pas fortifie.

Aller au-delà, c’est prendre bien des risques sans assumer de responsabilité, et c’est ce qu’un honnête homme ne peut et ne doit pas faire.

Les facteurs à considérer dans l’analyse de l’attitude, eu égard au problème de l’étrangeté sont, la persuasion, l’influence, le conditionnement, l’intoxication, et finalement la désorganisation (ruine, écrasement, ou conversion). L’imitation ou la sympathie n’entre pas en jeu, précisément parce qu’elle est l’antidote de l’intolérance.

Ces facteurs, jouent un rôle dans l’élaboration d’une réaction de défense, réaction qui de toute façon est nécessaire, dans tous les cas où la personne, l’organisme, la communauté, le système idéologique doivent se conserver et assurer une continuité, c’est-à-dire dans tous les cas où ils ont une existence.

Le principe de tolérance doit être considéré également, en fonction du temps et de l’espace. La diversité est un fait. Ce que l’on appelle la Nature en offre la manifestation évidente. Le changement, l’évolution, c’est encore un fait. Nous le constatons, en ce qui nous concerne, en ce qui concerne le monde, et l’histoire en témoigne en tant que science.

La tolérance, par ailleurs, s’inscrit dans le cadre de la nécessité dialectique de toute existence. Celle de la contradiction surmontée. Celle de l’opposition dépassée. Celle de la dualité résolue.

Je ne peux me développer sans recevoir d’une façon ou d’une autre un élément extérieur à moi-même, qui m’oblige à devenir autre, et sans provoquer en même temps la ruine de ce qui est moi. Je suis ce que je suis, par ce qui est étranger à moi-même, autant que par moi-même. Etranger mais pas incompatible. Et c’est là où se situe la sagesse, celle qui est faite de mesure et de jugement, de complaisance et de discernement.

Chaque être tend à se conserver, et rejette ce qui le dégrade, à moins que les effets de ce qui le dégrade soient destructeurs au point de provoquer sa ruine. Tout organisme est, dans une certaine mesure, capable d’assurer par des réactions, sa propre défense. Le véritable danger, c’est précisément de recevoir de l’extérieur, des atteintes telles que les réactions de défenses soient paralysées.

Une communauté se défend par ses lois, par le sentiment de ce qui est injuste, et par l’exercice de sanctions. En ce domaine l’opinion commune est souveraine.

Les sentiments racistes sont fondés sur des convictions sincères et non sur la méchanceté. Tant que l’on n’a pas admis que tel ou tel est un être humain, il n’apparaît pas monstrueux de le chasser, et de le tuer.

Dans une société où l’esclavage est admis, la condition de l’esclavage n’apparaît pas comme une injustice. Même si cette condition est insupportable. Par contre dès que la condition de l’esclave apparaît comme injuste à l’opinion, un processus est engagé pour que cesse cette injustice.

On pourrait multiplier les exemples. Ce qui compte, c’est de situer le problème sur son plan véritable, c’est-à-dire au niveau des principes. Il est trop facile, et dérisoire de tourner la tête et d’accuser les autres. Nous sommes tous concernés.

Il est probable, en effet que tout ce qui se manifeste, dans l’ordre naturel et particulièrement sur le plan humain correspond à une nécessité, c’est à dire à une situation telle qu’elle est devenue irréversible.

Quand un phénomène comme l’Hitlérisme apparaît, par exemple, il est puéril, il est ridicule de dire : « c’est monstrueux, c’est criminel, c’est horrible! » Il convient de comprendre en quoi nous avons contribué à l’apparition de ce phénomène, et de chercher les causes et les explications critiques ; qui en éclairent l’avènement.

L’on constatera naturellement que ces causes sont non seulement l’existence au coeur même de chacun de nous de tendances perverses, mais encore qu’elles résultent de notre faiblesse, et d’une certaine façon de la tolérance dont nous avons fait preuve à l’égard de ce que notre conscience nous désignait comme le mal.

Mais d’abord, et avant tout, de ce que nous avons accepté de nous-mêmes, avec complaisance, et indulgence à sens unique.

La Tolérance maçonnique, c’est le contraire de la faiblesse à l’égard du mal, et du mal que nous portons en nous.

L’ascèse à poursuivre est une purification, qui concerne notre conduite et notre jugement. Elle doit aboutir à la maîtrise exercée sur nous-même, et donc à la pleine responsabilité de notre activité.

C’est en ce sens que nous ne devons pas perdre de vue les exigences de la personne. Accepter notre propre déchéance, tenir nos principes comme méprisables, et les laisser mépriser, refuser à la communauté la claire vision de ses motivations, c’est renoncer à ce qui nous fait homme.

Certains diront: Mais c’est l’ouverture à la violence!

Tôt ou tard il nous faut refuser. Tôt ou tard, il y a au niveau temporel une limite que nous jugeons impérative.

Mais, précisément, si cette limite s’impose à tout homme, le maçon en tant qu’initié doit la savoir relative, et contingente. Il doit pouvoir se situer à une hauteur où ne doivent pas interférer les luttes et les défenses nécessaires, mais où doivent s’élaborer l’intelligence des situations et l’amour de l’homme.

La plupart des difficultés de la relation entre les hommes, c’est en effet le résultat d’une intelligence déficiente, et d’un amour trop indigent.

Plus précisément encore, ne pas être capable, à un certain niveau de la relation humaine, de renoncer à soi, c’est orgueil, source d’agressivité permanente et cause de conflit.

Il faut écarter les tentations de la faiblesse. Il y a une bonté qui asservit, et une autorité qui libère. Il importe de déceler clairement ce qui convient, là où cela convient, et quand cela convient.

Nul n’a jamais dit qu’il était facile d’être, et d’être soi. Nul n’a jamais dit que la vie n’était pas une conquête continue, un combat perpétuel, et d’abord, contre soi.

Ce qui importe au Maçon, c’est de comprendre qu’il n’est pas de combat, qu’il n’est pas de quête, si la passion, si l’aveuglement, si l’agressivité, si la haine et l’incompréhension dévorent notre personnalité.

Le jugement serein est indispensable. L’action véritable doit partir d’un centre immobile et souverain. Il n’est de victoire possible pour l’homme qu’à partir de ce poste ou la lumière éclaire et où l’amour apaise.

C’est pourquoi, à la limite, seul le Maître est justifié dans ses actes.

La contradiction, l’obstacle à surmonter, c’est la nécessité de combattre pour s’élever, et pour atteindre cette souveraineté sur soi-même, qui permet la sérénité.

Celui qui a conquis la maîtrise de soi peut et doit défendre ce qu’en conscience il juge essentiel.

Mais en attendant ?

En attendant, faute de connaître la Vérité, puisque avec la meilleure volonté, nous marchons dans la nuit, en tâtonnant, et qu’il nous arrive de faire des fautes, il importe que chacun de nous soit accepté.

Bien que la victoire n’ait plus de sens, si nous ne savons pas si notre cause est juste, le combat est nécessaire.

Un ancien sage disait: c’est le juste qui dicte ses lois à l’univers. Oui ! Mais qui est le juste ?

Le mal est dans la nature, et dans notre nature, c’est pourquoi il importe que nous luttions pour le bien. Pour ce que nous croyons bien.

Non pas pour ce que nous SAVONS être le bien et la VERITE, mais pour ce que nous estimons être le bien et la vérité. Toute la nuance est là.

Si nous cessions un seul instant le combat contre le mal, si nous nous abandonnions au scepticisme, nous serions vite réduits à l’état de ruine, et bientôt nous deviendrions les instruments du mal même. Mais dans ce combat, le respect de l’autre est la loi d’amour.

La tolérance maçonnique, c’est le respect rigoureux de l’autre en tant que personne. En tant qu’esprit, si l’on veut. C’est le semblable qui nous impose notre propre loi. Lui permettre d’être lui-même, c’est nous justifier d’être ce que nous sommes.

Un homme tolérant, c’est celui qui accepte en tout homme la part de bien qui inspire sa conduite. L’essence de la tolérance c’est la reconnaissance fraternelle.

C’est une attitude qui ouvre des développements infinis, mais qu’on peut résumer: quelles sont les limites de l’humain ? Et à quoi nous oblige le devoir fraternel ?

En fait, l’humanité ne peut se comprendre qu’en fonction d’un principe fondamental, et ce principe c’est la vie. Elle est une manifestation de la vie et elle reçoit d’elle sa vertu.

L’homme dépend du milieu, et l’ordre naturel est sa loi. On peut concevoir entre la nature et l’homme des étapes, ou des écrans, mais quand on analyse la condition humaine, on s’aperçoit que tout s’organise autour de l’ordre Vital, qui finalement est l’ordre cosmique.

Il est illusoire d’isoler le fait humain, et de considérer l’homme comme une abstraction. C’est terre à terre que se pose le problème de la tolérance, et de ses limites.

Ce que l’on peut comprendre sous le terme d’humanité c’est l’ensemble des facteurs naturels qui contribuent à l’épanouissement de l’espèce, dans sa vocation de conscience universelle ou plus exactement universaliste.

Etre humain, c’est accepter d’être une conscience qui vise à l’universel à travers la personne. C’est en définitive une question de bon sens.

Il est évident, qu’en définitive, le véritable amour fraternel, c’est l’ancienne notion de charité qui l’éclaire. Compréhension et solidarité à l’égard de chacun. Mais amour et charité sont vains s’ils ne sont pas incarnés au niveau des personnes et des actions. Et s’ils ne commencent pas par l’amour de soi-même.

Car toute intolérance vient de ce qui nous dégrade à nos propres yeux. L’homme qui ne se connaît pas, qui ne se comprend pas, qui n’éprouve pas à l’égard de soi l’estime et l’indulgence qui lui permettent de vivre en paix avec lui-même, cet homme est incapable d’apporter aux autres les secours qui leur sont nécessaires dans leur détresse, ou leur folie, dans leur aveuglement ou leur haine, le secours d’un être pacifié, serein, rayonnant et lucide.

L’amour fraternel bien entendu peut se comprendre comme une action d’élémentaire solidarité, une entr’aide matérielle au sens profane.

Mais il ne semble pas que la Maçonnerie se grandisse en retenant ce seul sens. Parce que l’amour fraternel, c’est beaucoup plus : c’est le respect de l’originalité de chacun, c’est l’aide apportée par l’exemple, c’est la joie de vivre communiquée, le soutien moral, la solidarité spirituelle, toutes attitudes aussi nécessaires que l’aide simplement financière ou la protection de caractère professionnel.

Au reste, il faut dire clairement que la Franc Maçonnerie n’est ni une compagnie d’assurance, ni un syndicat professionnel.

Ce que souhaite le Maçon, c’est que son frère soit capable d’être un homme fait, d’être épanoui, heureux dans ses relations avec les autres, capable d’assumer les exigences de sa vocation, de réaliser l’aventure de sa vie, sans avoir à désespérer ni de lui-même, ni des autres.

Il est sans doute souhaitable que cette fraternité s’étende à tous les êtres qu’un destin commun, la mort, rend vulnérable. Qu’elle soit inspirée par la lucidité, le courage et l’espérance. Mais elle ne peut avoir de prix que sous la forme concrète et tangible d’une relation humaine réellement vécue, et c’est cette relation vécue que le Franc-maçon place sous le signe de la tolérance.

*

Le comportement fraternel n’est-il qu’une manifestation verbale ? Sommes-nous tolérants à l’égard de chaque homme, de chaque Frère, en toutes circonstances, ou bien la tolérance n’est-elle pour nous qu’une notion d’ordre général ?

Il est plus facile de déclamer sur l’amour de l’humanité que d’essayer seulement de supporter son frère.

Volonté de puissance, volonté d’être, sentiment de connaître le Juste, le bien, le vrai, agressivité à l’encontre de tout ce qui trouble notre quiétude et nos routines, de tout ce qui nous force à remettre en question nos idées, voilà le fond constant du comportement de chacun de nous dans ce monde tendu, dur et instable. Nous avons les meilleures intentions du monde, mais tout se passe comme si nous n’étions jamais à même de vivre en paix avec les autres. Sans doute parce que nous ne sommes pas en paix avec nous-même.

C’est vrai, le respect, l’amour de l’autre, du prochain est plus difficile que l’amour de l’humanité en général parce que la relation immédiate engage la sensibilité et les préjugés, tandis que la sentimentalité verbale se passe de preuve. Il n’y a de vérité que dans l’épreuve assumée au plus près du vécu, et c’est à ce niveau là que la fraternité a ou n’a pas de sens.

C’est le problème qui se pose dans le cadre de la Loge, dans le cadre de l’obédience, dans celui de la Cité. Il n’y a peut-être pas de devoir plus impératif pour un homme que celui qui consiste à faire de son comportement à l’égard des autres une source de paix. Et tout l’appareil rituel mondain, toute la codification dont la politesse est un aspect, semblent confirmer cette exigence.

L’important, c’est précisément que, dans le cadre de la loge se fasse le travail nécessaire. Il n’y a pas, si l’on y réfléchit, de plus légitime fonction au rassemblement solennel que constitue une tenue que celle qui consiste à élaborer un comportement fraternel, à définir une conduite à la fois pacifiante et libératrice.

C’est une sottise que de prétendre que la Maçonnerie a d’abord pour mission de traiter de questions profanes. Elle a pour mission de traiter en tout lieu et en tout temps de la fraternité. Les prétextes sont interchangeables, mais le véritable objectif est là.

Ce qui importe d’abord, c’est d’apprendre à maîtriser les signes. C’est-à-dire à n’exprimer que ce que l’on veut, à n’apparaître aux autres que sous l’aspect raisonnable et digne qui convient à l’homme fait.

Il convient ensuite de distinguer l’essentiel de l’accessoire dans les rapports humains.

Or, nonobstant les bonnes intentions, la seule chose qui importe vraiment, du moins pour le maçon, c’est la libre détermination, le jugement, la conscience de l’autre. Toute atteinte à la liberté de son information, à la clarté de son analyse, à l’expression de sa pensée est un abus que rien ne justifie du moins en loge

Il n’y a pas de raison d’Etat maçonnique, ni d’orthodoxie maçonnique sur le plan de la vie spirituelle.

Aussi, le véritable respect de l’autre, c’est la volonté de ne pas convertir, de ne pas asservir, de ne pas abuser. Auquel doit finir par s’ajouter la compréhension, puis l’accord.

Il n’est pas nécessaire de renoncer à sa propre démarche pour parvenir à ce résultat. Il convient au contraire de considérer que la diversité se justifie par son existence même, et que cette diversité justifie l’existence elle-même. Amour, exemple et foi.

Pour agir ainsi, en maçon, il faut être assuré de soi, ce que nous ne sommes pas toujours, ce que nous devrions être si nous étions des Maîtres.

Jean MOURGUES

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Protégé : LA VOIE INITIATIQUE – 1° -

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Le temps des cerises 6 juin, 2008

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Paroles: Jean-Baptiste Clément. Musique: Antoine Renard 1867
© Domaine
autres interprètes: Fred Gouin, André Dassary, Suzy Delair, Jean Lumière, Tino Rossi, Yves MontandNana Mouskouri, Colette Renard, Patrick Bruel (2002)
note: En 1871, cette chanson devint l’hymne des insurgés au cours des journées sanglantes de la fin de la Commune. Nana Mouskouri ne chante pas le troisième couplet.
(1955),

Sonnerie Monophonique

 

 


 

Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant

Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des peines d’amour

J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur

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Protégé : Vous aurez a méditer sur le Verbe – 14° -

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Egregore 5 juin, 2008

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Egregore

 

C’est à partir du livre d’Enoch que le mot s’est répandu ( le véritable mot « egregoros » est d’origine grec, il signifie « veiller/veilleur » , il a été littéralement adopté par les occultistes du XIX ème siècle sans être traduit), un Egregore est un agrégat de forces constituées de courants vitaux, émotionnels, mentaux et spirituels, suivant la qualité vibratoire de la forme-pensée.

 

j’ai recherché des définitions d’égrégore qui vibrent bien à mon oreille – voici celle de Robert Ambelain (1907-1997)  » Les égrégores sont des créatures psychiques artificielles, créées par la pensée unanime d’une réunion d’individualités dynamisées et entretenues en vie par des rites, voire des sacrifices et qui acquièrent une puissance occulte d’action en rapport avec celles des impulsions qui leur sont suggérées par leurs animateurs.« 

 

Egregore dans Chaine d'union pdf

egregorecastelli.pdf

 

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Protégé : Lumière – 1° - 4 juin, 2008

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Protégé : Souverain Prince Rose + Croix – 18° -

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Vaudou

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VAUDOU

 

LA MAGIE AFRICAINE

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Parfois, il suffit de faire quelques pas pour pénétrer dans un monde inconnu. Il suffit de marcher dans une flaque d’eau pour se retrouver dans une autre époque, dans un passé archaïque. Une simple ruelle de marché marque la frontière entre la vie et la mort. Nous sommes au marché DANTOKPA, à COTONOU. C’est un marché comme les autres, comme l’on trouve dans toutes les régions du sud africain. Les femmes vendent des ananas et des ignames, des vêtements, des ustensiles de cuisine et du coca-cola.

 

Dans l’air un mélange de musique africaine et la voix d’Elton John résonnent à la radio. Des marchands ambulants vendent des calculatrices électroniques. Des enfants hurlent et se chamaillent, dans des nuages de gaz bleus, malodorants dégagés par des motocyclettes Japonaises et l’on peu voir sur de grandes affiches publicitaires le cow-boy Marlboro tout sourire. Les emblèmes de notre civilisation, sont omniprésents au Benin, comme ailleurs.

 

 

Les commerçants avaient recouvert leurs marchandises de toiles de plastiques ; la saison des pluies avait commencée et des nuages noirs se pressaient au dessus du marché. L’air exhalait une odeur de mort et de pourriture. L’ambiance était angoissante et lourde. Des crânes de singes et de chiens aux dents acérées sont vendus sur le marché aux fétiches de Cotonou. Des têtes ensanglantées de chèvres sont posées à coté d’os de bœufs, des peaux de reptiles, s’entassent à coté de touffes de plumes de poules. Les sorciers et les guérisseurs viennent s’approvisionner en fournitures nécessaires à leurs rituels magiques. Et partout de grosses mouches bleues qui bourdonnent.

L’on peut s’approcher de certaines boutiques où sont écrites des enseignes tel que Dako- Zorro- naturaliste chercheur.Sa spécialité est la médecine Vaudou.Il fabrique des gris-gris très efficaces ;des amulettes consacrées aux divinité VAUDOU, qui nous protégeront des dangers qui guettent tout un chacun. Un rat mort gît le ventre ouvert…produit d’appel, à coté de serpents qui se tordent. Il faut s’assurer la protection des guérisseurs et les Prêtres peuvent acheter les fournitures pour les cérémonies magiques.Le naturaliste chercheur fabrique des gris-gris, avant de commencer le voyage dans l’univers inconnu du VAUDOU.

Moyennant une somme de 30 000 frs CFA l’on peu se procurer des gris-gris que l’on doit porter sur nous constamment, car ils contiennent une substance magique. L’on trouve un agencement d’objets du sacrifice Vaudou :des herbes dans une écuelle et une purée d’ignames, le tout mélangé à du sang de poule.Des bougies, du gin, des cigarettes et quelques billets de banque les divinité, Vaudou n’aident pas sans contrepartie. Le rituel de consécration peu commencer. Un assistant apporte une poule maigre, noire et une bouteille de gin de la marque « super schnaps ». Un fétiche est déposé sur le sol, pour prendre contact avec les Dieux, souvent en bois, terre cuite ou métal. Ces fétiches ont pour les vaudouistes des pouvoirs magiques. Etant pour ainsi dire le logis terrestre des divinités, ils sont considérés comme sacrés, de la même façon que la croix est sacrée pour les chrétiens. Le prêtre Vaudou invoque les Dieux en sonnant une vieille cloche rouillée, il asperge le fétiche de gin et en bois une gorgée ; tranche le cou du poulet et laisse dégouliner le sang sur le fétiche qui se trouve englué ainsi que le gris-gris. Le VAUDOU est une religion animiste qui compte plus de 50 millions d’adeptes rien qu’en Afrique de l’ouest. Il représente une culture ainsi qu’un mode de vie dont les origines remontent à plusieurs milliers d’années.

Les occidentaux ne savent pas grand chose sur le Vaudou : Pour eux il s’agit de superstition et de magie noire ; ses adeptes croient que la nature et les forces naturelles sont animées par les divinités et les esprits et qu’il est possible de rentrer avec eux en se mettant en transe. Vaudou vient du mot Vaudoun qui signifie en dialecte Fon, «ce qu’on ne peut élucider». Le terme a une signification complexe et se laisse également traduire par «DIEU» ou «ESPRIT».

Pour les esclavagistes et Missionnaires qui se rendirent en Afrique occidentale à partir du 16é siècle le Vaudou n’étaient qu’un culte païen des idoles. Culte qu’ils craignaient tout en le combattant violemment. En 1484 deux caravelles avaient déjà jetée l’encre dans la baie du Bénin. OUIDAH, qui devint plus tard un port où les marins s’approvisionnaient en eau et en vivres. Les Anglais, les Français et les Portugais fondèrent des comptoirs et firent du commerce avec les habitants des régions côtières ; tissus tabac, alcool, armes et cauris du Pacifique, contre des produits alimentaires, mais surtout contre des esclaves, qui étaient envoyés par bateau dans le sud des États Unis, aux Caraïbes ou au Brésil qui exigeaient beaucoup de matériel humain. Au début la traite des esclaves se développa sans trop d’enthousiasme. OUIDAH faisait parti du minuscule royaume de SAVI. Ses souverains n’avaient pas assez de sujets pour les vendre, ni assez de puissance pour asservir, les royaumes voisins. C’est le contraire qui arriva, le royaume de SAVI fut rayé de la carte par les Amazones du Roi Agayad’Aboméy qui conquirent OUIDAH, en 1727. Les ancêtres d’Agaya, les enfants de la Panthère », ont fondé le royaume de DAN- HOME au 16 e siècle sur le plateau d’ABOMEY. Le royaume existe toujours. Le Roi Dédramatiser réside dans un palais de grès rouge ; l’ancien policier de COTONOU n’a plus que des fonctions représentatives. Il arbitre les querelles conjugales et sert de juge de paix.Agaya le nouveau roi de Ouida était dominateur et cruel.

D’autres souverains du Dan- Homé avaient élargi leur territoire par des expéditions sanglantes ; les villages étaient incendiés et leurs habitants tués ou réduit en esclavage.La conquête du littoral mis Agaya en contact avec les trafiquants d’esclaves blancs. Les blancs convoitaient les énormes quantités du bois « d’ébène ». Le trafic sordide pris toute son ampleur. Au 18ème Siècle des dizaines de milliers d’êtres humain a foulés le « chemin des esclaves ». C’est le nom de la route de sable rouge, longue de trois km, qui relie Ouidah à la plage où étaient amarrés les navires négriers. Les hommes devaient faire neuf fois le tour de »l’arbre de l’oubli » les femmes et les enfants sept fois. Ils laissaient tout espoir derrière eux.On entassait les esclaves dans la « maison de Zomai ». Les portes et les fenêtres étaient fermées et ne laissaient filtrer aucune lumière. Les faibles étaient tués et jetés dans une fosse, souvent enterrés vivants, pour aller plus vite.

Pour éviter les suicides collectifs les esclavagistes dressèrent «l’arbre du retour » dont il fallait faire trois fois le tour. Si l’on mourrait à l’étranger l’âme retournait au Pays. Durant la traversée qui pouvait durée jusqu’à 90 jours il fallait éviter d’emmener des prêtres Vaudou afin qu’ils n’apportent aucune consolation ni secours d’une religion. Même dans les plantation on massacré les prêtres Vaudou. Malgré ce massacre, des petits groupes d’esclaves se retrouvaient la nuit dans des endroits tenus secret.

La religion Vaudou n’a pas de texte écrit. Jusqu’à ce jour, le culte est transmis par voix orale, uniquement dans des couvents, coupés du monde où des novices des deux sexes sont initié à la langue et au rituel. Mais il était impossible d’anéantir les croyances Vaudou ; que se soit dans les champs de cannes à sucre de Haïti ou les plantations de tabac du Brésil. De petits groupes se retrouvaient la nuit, dans des endroits gardés secret ; pour prier les anciens Dieux. Un HOU NON est un Prêtre. N’étant pas guidées par un HOU NON les premières communautés VAUDOU, s’appuyèrent sur des fragments de leurs souvenirs des cultes Théologiques.

 

 

L’autre difficulté était la diversité des langues parlées dans les plantations. Des dizaines d’ethnies vivent en Afrique de l’Ouest. Le culte VAUDOU emprunta des formes diverses lors de la diaspora. Bien que les esclaves soient été baptisés de force pas les Missionnaires, ils n’abandonnèrent pas leurs anciennes croyances.

 

 

Dans la partie supérieure de l’autel, ils plaçaient des images de Sts catholiques, mais dans le bas ils disposaient les fétiches de leurs Dieux Africains.

 

 

Au Brésil , pays catholique, des millions d’êtres humains reconnaissent êtres adeptes de l’UMBANDA et du CAMDONBLE- VAUDOU à HAITI – SANTERIA à CUBA -OBEAH à la JAMAIQUE ou HOODOO au sud des États- unis, dans les quartiers pauvres de NEW- YORK. Le Vaudou est bien vivant ? Et pas seulement en Afrique. Le Bénin est le berceau du VAUDOU.

 

Des découvertes archéologiques faites sur le littoral Ouest de l’Afrique, laisse penser que les cultes Vaudou est pratiqués depuis plus de 4OOOans.

Le plus souvent les chercheurs ne doivent leurs connaissances qu’aux réponses des dignitaires Vaudou ; le Vaudou ne possède pas de texte sacré. Si l’on imagine la Théologie du Vaudou pyramidale ment on peu placer GBEDOTO à son sommet. Il est le principe Divin de l’univers ; la puissance Divine, il s’est engendré lui-même cela s’est fait avec l’aide d’une énergie créatrice nommée ACE. Il se trouve en perpétuelle auto création. L’énergie cosmique ACE lui vient en aide .ACE à engendrer des centaines de Divinités Vaudou. Les Divinités Vaudou sont descendantes de l’énergie créatrice ACE.

Le Vaudou n’est pas fondé sur une conception dualiste du Monde ; la vie et la mort – le Ciel et la Terre- l’esprit et la Matière- ne sont pas considérés comme antagonistes.

La relation avec les Dieux qui représente le cœur de la religion Vaudou, s’établit au cour des rituels. Le sacrifice est un élément essentiel.

CHANGO est le Dieu du tonnerre.

GOU est le Dieu du fer et du feu.

FA ou IFA est le Dieu du destin.

MAMI-WATA. La déesse des eaux.

 

Ces Dieux ont des tâches bien spécifiques et des traits humains. Les chercheurs Béninois ont identifiés plus de 260 entités Vaudou. Celle-ci n’est que des incarnations du créateur hermaphrodite. Le vaudou ne connaît pas d’intermédiaire entre la vie et la mort ; entre le visible et l’invisible. Dans la cosmogonie Vaudou l’Univers ressemble à une calebasse dont les deux moitiés sont le Ciel et la Terre. Dans ce système fermé pas de différence entre ce qui est en haut et ce qui est en bas. Pas de différence entre la vie et la Mort ; entre l’Humain et le non humain. Les Dieux et les esprits sont partout. La Religion Vaudou, ne promet pas le Paradis comme il est promis dans la Religion Chrétienne ; mais elle ne les effraie pas non plus de visions infernales. Mais pour adoucir l’humeur irritable des Dieux l’on doit rester en communication avec eux.

Durant le rituel, l’homme est l’égal des Dieux. Être « monté » par les Dieux est considéré comme un grand honneur. Selon les Vaudouistes, le Dieu ou l’esprit d’un ancêtre, se glisse dans le corps de l’être humain en transe.

Les cérémonies durent deux à trois heures, on y fait des sacrifices pour remercier les Dieux. Les danseurs se frottent le visage avec le sang d’une poule sacrifiée. Selon le rituel on offre des animaux ou des fruits ; de la bouillie de millet du tabac ou des boissons. Le Dieu CHANGO aime les taureaux, le Dieu DAN – les céréales, MAMI-WATA les parfums. Ce n’est pas le courroux des Dieux qui apporte le mal, dans le Monde ce sont les sorciers et les jeteurs de sort. Chez les Vaudouistes âgés et les Prêtres la transe est imperceptible.Ils glissent sans effort dans un état de conscience spécifique ; ce qui leur permet d’obtenir une quiétude profonde.

 

Les Dieux ne sont pas les seuls à châtier les hommes, les esprits des Ancêtres le peuvent aussi. Pour les adeptes du Vaudou, si les morts ne sont plus des êtres vivants, ils ne le sont pas au sens ou l’entend un esprit rationnel. L’esprit des Ancêtre se glisse dans le corps des danseurs masqués au cours des cérémonies ; celui qui ose toucher aux masques intégraux risque la maladie et même la mort. Les porteurs de masques sont des membres de la société secrète EGOUNGOUN ; ils sont les enfants de OYA, la Déesse des tornades et leur mission est d’amener les ancêtres dans le présent.

 

Pour les Vaudoussi, le destin est personnifié par la déesse FA, nommée aussi IFA ou AFA. Elle se présente sous la forme d’une boule, ou de L’ELEIS. Avec cette noix le BOKONON « Devin Vaudou », peut renter en contact avec le destin. Il a deux cordelettes ou sont fixées huit coques, lorsque le BOKONON les lâches, elles tombent sur leur face ouverte ou fermée. A partir des 16 signes de base ; c’est l’Oracle- 256 combinaisons sont possibles. Cet Oracle remonte à la nuit des temps. Le I. GING Chinois n’a que huit signes de base, qui permettent 64 combinaisons. L’Oracle FA a la même importance dans le cadre du Vaudou ; que la Bible- la THORA- le CORAN ou le I. GING. Fa est le système moral et codifié du Vaudou.

 

Il existe le culte Vaudou KOKOU. Les danseurs sont habillés de pagnes de raphia. C’est un culte cruel, il faut avoir le cœur solide pour y assister. Les hommes s’enfoncent des couteaux dans les bras et se lassèrent la poitrine. Ils paraissent insensibles à la douleur. Cette partie violente du rituel est réservée aux hommes.

 

La société secrète ZANGBETO est aussi un organe de la Justice Vaudou. Les « gardiens de la nuit « appelés aussi meules dansantes à cause de leurs maques intégraux en raphia, qui les recouvrent entièrement. Lorsqu’ils circulent la nuit et surtout au crépuscule, la police se retire discrètement. Ces gardiens de la nuit contrôlent les méfaits des habitants, passent devant leurs habitations et font des injonctions. Sila faute est grave ils peuvent aller jusqu’à tuer…

 

Les ZANGBETO tiennent secret l’intérieur de leur Temples, et leurs cérémonies religieuses ainsi que le nom de leurs adeptes. Il est interdit aux femmes, sous peine de mort de pénétrer dans cet univers d’homme. Paradoxalement les « meules de foin dansantes « étant photogéniques de nombreux spectacles dansants sont offerts aux touristes. Le passage du culte Vaudou au pur spectacle Vaudou semble parfois assez flou. Sur le plan local les zongbeto ont des influences. Ils exercent leurs fonctions de police Vaudou sur l’ordre des Dieux.

Les Prêtres et guérisseurs Vaudou connaissent très bien le psychisme des gens. Le Vaudou a bien sûr ses charlatans. A coté de leurs qualités de psychothérapeutes les AZONGBETO pratiquent la médecine des plantes. On n’a pas pu prouver scientifiquement les effets de la sorcellerie ; on tente de percer les mystères des Zombies. Le VAUDOU est puissant au Bénin. Son Prêtre le plus influant est le grand commandeur SOSSA GHEDEHOUNGUE, c’est un homme riche, qui possède plusieurs voitures, il a 19 femmes.

Vingt% des Béninois sont catholiques et se chiffre regroupe pratiquement la totalité de l’élite politique et intellectuelle de l’Etat. Même l’Islam avec 12% de musulmans reste en arrière. Les Vaudous ne cherchent pas la confrontation avec d’autres Religions. Le Grand Commandeur a rencontré le Pape Jean Paul II au printemps 1993. Le Grand Commandeur a attesté que le st Père avait de grands pouvoirs magiques…

 

Le culte de MAMI-WATA- Quelques Dieux Vaudou sont sévères et violents. MAMI-WATA sait se monter joyeuse ; elle est souvent représentée sous les traits d’une ondine, avec de longs cheveux et une queue de poisson, car elle vient de la mer. Ce qui est atypique pour une divinité Vaudou. Ce serais l’image de la sirène nordique…ou sortie de la mythologie germanique, serait arrivée sur les côtes de l’Afrique Occidentale sur la proue des navires européens et serait à l’origine de ce culte. Bien que souvent représentée sous des traits Européen, elle n’en reste pas moins une Divinité Vaudou. Elle est honorée en tant que Déesse des eaux.

Le talc et le drap blanc sont des signes de base des Vaudou. Le jour des cérémonies les Dieux sont nourris on leurs apporte leurs plats préférés. MAMI-WATA à horreur de l’alcool elle boit que du parfum ou de l’eau de Cologne ou de la limonade.

Le Rituel : durant la transe les initié se comportent comme la Divinité. Ils boivent du parfum- se couvrent la poitrine et le visage de talc et se déplacent d’une manière bizarre. MAMI-WATA aime tout ce qui est beau ; les initiés portent des vêtements blancs et veillent à ce que le Temple soit balayé. Les Élus hommes sont peu nombreux MAMI-WATA préfère les femmes.

Les Vaudoussi s’occupent de ceux qui sont tombés en transe et leur enfile des tabliers blancs, caractéristiques du culte. Même ceux qui ne sont pas initiés aux mystères de MAMI-WATA peuvent être « montés » par rythme des tam-tams, la Prêtresse joue une pantomime qu’elle interrompt sans cesse pour pouffer la déesse. Pendant la transe, la Prêtresse de MAMI-WATA, rit. Embrasée par le de rire.

La Secte des chrétiens célestes au Bénin. Ce sont des Églises chrétiennes et sectes qui rivalisent d’ardeur pour sauver les âmes des Africains de l’Ouest. Des courants religieux ont été importés par des Missionnaires blancs ; comme les Méthodistes- les Baptistes- les Témoins de Jéhovah. C’est un africain qui a « l’église de la chrétienté céleste » au Bénin. Le Prophète SAMUEL OSHOFFA, un charpentier, en 1947 il s’est tué dans un accident de voiture. Dix millions d’adeptes sont recensés- GHANA-TOGO- NIGERIA-BENIN. Cette secte combat le Vaudou.

Dans leur église, leur autel est décoré des images de Jésus –Marie. Les évangélistes organisent les baptêmes et les communions. Les leaders sont les prédicateurs de l’Eglise ; les visionnaires les Prophètes. Il existe douze commandements. Les bougies de couleur sont formellement interdites dans l’Eglise céleste ; la viande de porc ; l’alcool et le tabac ; il est interdit de pratiquer la magie noire et le culte des idoles et de porter des vêtements rouge et noir. Les hommes sont séparés des femmes ; les femmes sont interdites durant leurs règles et qui de plus ne sont pas autorisées à exercer une fonction. Certaines femmes portent une écharpe bleu- celles qui reçoivent des messages célestes- elles se mettent en transe durant les cérémonies religieuses et parlent le langage des Anges.Cette secte ressemble, étrangement, à des Vaudoussi en blanc. Les chrétiens Célestes ne se soignent avec aucune médecine, seulement des prières et de l’eau bénite, mais ils n’interdisent pas d’aller consulter un médecin.

Magie blanche et magie noire : La croyance dans les magiciens mal intentionnés est très forte au Bénin. Beaucoup de gens dépensent énormément d’argent pour se protéger des mauvais sorts ou jeter un sort à un ennemi, ou faire pratiquer la magie blanche pour avoir l’amour, la réussite et l’argent. Toute une source informelle de revenu pour les Prêtre et les Magiciens. La magie noire est couramment pratiquée.

SOSSA GUEDEHOUNGUE, le Grand Commandeur du culte Vaudou du Bénin, dit que la magie noire est en contradiction avec le Vaudou. Celui qui fait envoûter autrui se veut aussi puissant que les Dieux. Or c’est eux seuls qui décident du sort à accorder à chacun.

Malgré cela la magie noire est couramment appliquée au Bénin. L’on cite l’usage du « pistolet africain » ; un cocktail mortel dont les ingrédients, lames de rasoir, clous, ne peuvent êtres localiser dans le corps de la victime.

Le sorcier Vaudou GERMAIN BAMENOU de Cotonou, protège ses clients contre les envoûtements, il soigne aussi bien les hémorroïdes que la stérilité féminine. Son activité n’est pas délictueuse, au Bénin. BAMENOU se trouve obligeant envers ses clients, ils ne paieront que lorsque leurs souhaits seront exaucés.

La puissance à laquelle se heurte l’homme n’est jamais ressentie comme quelque chose de naturel. Ca n’est pas concevable pour un primitif. Tout évènement peut être compris comme la manifestation d’une puissance, laquelle peut obéir à des « loi ». La caractéristique de cette Puissance est qu’elle est conçue comme magique. Mais cette causalité ne repose pas sur des observations rationnelles. On peu la commander à condition de connaître ses lois.La nature de cette Puissance est qu’elle peut être partout présente ; aussi bien dans l’ « ici bas »,

Que dans l’ »au- de là ». La forêt et le champ sont un lieu de croissance, sont également le siège d’une puissance, il en va aussi de l’eau, dont la force mystérieuse réside dans son pouvoir rafraîchissant. De même certains animaux passent pour êtres particulièrement chargés de Puissance : il s’agit en général de reptiles ou d’oiseaux.

Les esprits- À côté des âmes des morts, il y a d’autres êtres qui apparaissent souvent qui agissent de façon invisible. On les appelle les esprits.

Les Dieux- toute l’Afrique semble avoir des Dieux. Chaque tribu lui donne un nom différent. L’on distingue le grand Dieu et des Dieux secondaires ; Dieu des eaux ; de la forêt ; des animaux …etc …

Depuis l’époque de Bernard Maupoil, qui étudia dans les années trente la culture et l’imaginaire FON au sud du Bénin, les ethnologues et professeurs d’études religieuses, essaient de comprendre la théologie et les rites du Vaudou. Un travail conséquent, le vaudou ne comportant pas de texte sacré, et les Prêtres n’écrivant aucun texte qui analyse leur religion.

« Si vous voulez pénétrer les mystères du Vaudou, il vous faudra attendre jusqu’à la fin du monde, » dit un chant Vaudou.

 

 

 

« A titre de mémoire : COTONOU vient de KOTU-UNU : KOU= mort, TO= lagune, NU=bord, rive : Au bord de la lagune de la mort, en langue FON. : est le nom donné au petit village de pêcheurs, devenu COTONOU. (BENIN : ancien DAHOMAY).

« C’est la couleur teintée de rouge des eaux de la lagune qui aurait été à l’origine du nom de COTONOU. Les arbres bordant le Kouto y laissaient tomber leurs feuilles qui par photosynthèse roussissaient dans la lagune les eaux stagnantes. Ce qui faisait dire que c’étaient les morts qui teintaient l’eau, avant d’aller se jeter dans la mer. La croyance était que les morts passaient par la mer avant de rejoindre l’eau delà.

Raymond DELL

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Protégé : Installation ésotérique du Maître de Loge – 1° - 3 juin, 2008

Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Contribution , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

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