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Vous avez dit 33 … 95 répondit l’écho ! 16 juin, 2024

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Vous avez dit 33 … 95 répondit l’écho !

 

You said 33? … You said 95 ?

 

¿Has dicho 33? ¿Has dicho 95?

 
 
 
 
 

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Là, surgit une multitude de questionnements. Souvent avec un sourire moqueur … parfois avec un zeste d’admiration. Les vindictes sont à l’échelle, si je puis m’exprimer ainsi.

 

En numérologie la différence entre 33 et 95 est de 62 … et comme nous le savons tous, 62 est égal à 8. Le nombre 8 est le symbole du fondement

 

- 33 a pour valeur 6 dont la représentation symbolique suggère un équilibre parfait des polarités (triangle « pointe en haut » et triangle « pointe en bas », pour réaliser une fusion) … Équilibre difficile à réaliser cependant, raison pour laquelle les Maçons savent que « Ordo Ab Chaos ».

 

- 95 a pour valeur 5 qui est le symbole parfait de l’homme en devenir. Lequel par son ascèse atteint sa complétude par le 10 (son double), c’est à dire l’Unité … celle qui rassemble parfaitement ce qui est épars …

 

Notons que 9+5 vaut 14. C’est à 12 et son double. 12 est le nombre de fenêtres ouvertes, dans notre temple, vers le voûte sacrée. Le rapport de 10 à 12 est bien connu des constructeurs : Il participe d’un lien intime entre PI et PHI (Une invitation à considérer la spiritualité de la matière).

 

Pour simplifier notre propos le nombre 8 qui sépare le 33 de 95 est le symbole du fondement.

Cette méditation concerne, le lecteur l’aura deviné, plus particulièrement des Rites dits Égyptiens dont nous savons d’ailleurs qu’ils n’en portent que le nom puisque prétendre se référer à l’Ancienne Égypte pour accomplir sa métamorphose spirituelle. Cela me semble quelque peu osé si l’on regarde les matières symboliques, Philosophiques, Alchimiques et Hermétiques réellement travaillées.

 

Avant de partager ma méditation avec vous, je pense qu’il serait juste de me présenter.

 

Je suis né une deuxième fois le 27 février 1983 à la Respectable Loge Jean Moulin du Grand Orient de France à l’Orient de la « rue cadet » à Paris. Mes parrains sont le frère Paul Fortunet et Eric, mon deux fois frère. En cette espace « sacré » j’y ai pratiqué le Rite Français jusqu’en 1996. Mes cultures Chrétienne et Tibétaine ne pouvant pleinement s’exprimer le Frère Grand Orateur me dirigea vers une Obédience pleinement reconnue en ces temps là : La Grande Loge Française de Memphis Misraïm dont la sensibilité initiatique rassemblait un peu plus que les champs sociaux et philosophiques associés à la vie de l’homme … vivant dans un espace « sociétal » comme l’on dit aujourd’hui, même si, au demeurant, la spiritualité pouvait y être présente …

J’ai donc découvert ce Rite, surgi d’une histoire extra-ordinaire à la faveur des campagnes Napoléoniennes …  Celle qui la fit devenir le centre de rencontre de nombreuses traditions ésotériques, y compris certaines pouvant être comprises de nous en provenance d’artefacts  enfouis dans les terres de Memphis … là où Terre rouge fusionne avec la Terre noire … foyer de toute Alchimie … même spirituelle.

Ce Rite est le résultat d’une confrontation entre ces multiples sources. Allait-il devenir adulte, autonome, cohérent, utile au service de nos Frères et de nos Sœurs en cette fin de 20ème siècle ?

 

A l’aube du 21ème siècle,  se déroula « non un tremblement de terre, mais un chaos de l’esprit ».

 

Très exactement entre 1999 et 2002 … Ses principes de base sont tout simplement contestés : Grande Hiérophanie, Fonctions ad-Vitam, pas de Mixité, et … un parcours maçonnique dont beaucoup disait qu’il s’inspirait un peu trop du Rite Écossais Ancien et Accepté, sans oublier quelques teintures natives de Régime Écossais Rectifié. En plus 95 degrés !!! Fallait-il plusieurs vies pour en faire le tour ?

Rappelons-le : Tout est une question de fondement.

Voyons cela de plus près …

 

Après 20 ans d’études approfondies sur ce Rite hautement spirituel : le Rite ancien et Primitif de Memphis Misraïm, il m’est possible de dégager un point de vue.

 

Pour cela il me faut préciser sur quels piliers une Franc-Maçonnerie emprunte de spiritualité doit se reposer.

Elle doit être :

  • le centre de l’union fraternelle entre toutes les inspirations ésotériques.

  • un chemin de partage des savoirs et des connaissances acquises.

  • un athanor où les idées et les pensées se confrontent ou s’unissent.

  • véhicule menant à l’éveil et donc à la réalisation de soi.

Pour cela, elle doit être le lieu où initiations et réceptions informent (in-forment – forment à l’intérieur de soi) les frères et les sœurs afin que les savoirs transmis ou les connaissances acquises les mènent à des ouvertures de conscience élargie.

Ainsi, a l’instar de la maçonnerie opérative une maçonnerie spéculative peut apporter à ses membres les outils, moyens, nécessaires à l’apprentissage de leur métier : celui de constructeur de « ponts » entre les multiples univers qui ont pris forme sur notre planète ; celui de liant au sein des bigarrures ethniques et organisationnelles d’aujourd’hui pour combattre l’ignorance et l’injustice ; enfin celui de concepteur de futurs afin que, par leurs décisions et leurs visions éclairées, le monde retrouve une réelle harmonie au service de la vie

La Franc-maçonnerie doit, donc, être une école où ne sont pas suggérées des vérités mais où les Frères et les Sœurs apprennent à regarder le monde tel qu’il est, dans son essence. Pour cela les instruire par le biais de l’initiation et  la pratique individuelle de recherches et de méditations devient une urgence. Ainsi peuvent-ils devenir des vrais opératifs.

A la lumière de ces piliers, énoncés ainsi, il est, alors, possible de « peser » dans une balance nos nombres 33 et 95 …

 

Il est tentant, par une envie de simplicité un peu hâtive, de décréter que les Rites Égyptiens devraient, pour être considéré comme sérieux et … suffisamment modestes quant à leur ambition, accepter la parité avec le Rites Écossais Ancien et Accepté : 33 degrés cela est bien suffisant.

L’échelle des Rites Égyptiens ayant la même taille que celle du Rite Écossais Ancien et Accepté … les frères et les sœurs n’ont à se poser la question que sur le critère de la « reconnaissance ».

Cette « reconnaissance » n’étant accordé qu’aux Obédiences ou Ordres qui ont accepté la tutelle du Grand Ordre Égyptien du Grand Orient de France, un bon nombre d’entre-elles, pour obtenir « ces nouveaux land Marks » seront contraints à penser leur échelle qu’en 33 degrés.

A la question comment faire rentrer 1,5 litres dans une bouteille de 1 litres ? La réponse est ci-dessous.

 
 
 

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Le Rite Ancien et Primitif Ancien et Primitif de Memphis Misraïm[1] dont j’ai reçu toutes les transmissions est bien celui qui fut structuré par le T.S.F[2] Robert Ambelain et qui, alors, était reconnu par toutes les obédiences les plus enracinées dans le paysage maçonnique moderne. Comme dit supra ce Rite se pratiquait sous patente de la Grande Loge Française de Memphis Misraïm. Patente qui, cela dit en passant n’a jamais été donnée au Grand Ordre Égyptien (Celle de Yarker ne désigne, donc, pas le même Rite).

Ce Rite se déroule sur une échelle en 95 degrés dont seulement quelques degrés sont transmis selon les formes habituelles, c’est à dire avec la mise en œuvre d’une ouverture des travaux, puis d’une initiation ou d’une réception et, enfin, d’une fermeture des travaux. Précisons :

 

1 :  Apprenti …

 

2 : Compagnon … Dans ce cadre il y avait trois versions de transmissions rituelles : Une simplifiée, Une philosophique et une très enrichie de racines prises dans l’ancienne Égypte (Misraïm).   

 

3 : Maître selon la base mythologique de la passion de Maître Hiram … 

 

Puis, les degrés essentiels amenant à examiner la prise de conscience des hébreux à se considérer d’être assujettis à un modèle conceptuel d’existence à travers l’Arbre de vie, ses fameux séphiroth et ses canaux de liaisons. Lesquels introduisent, naturellement à l’art Kabbalistique.

 

Quatre degrés sont transmis : le Maître Secret, le Maître Élu des neuf, et enfin un tandem Chevalier Royal Arche et Chevalier Grand Élu de la Voûte Sacrée de Jacques VI d’Écosse.

 

Vient ensuite un espace charnière dans l’épopée judéo-chrétienne : le degré Chevalier Prince Rose+Croix (Rituel du bon Pasteur) ou Chevalier de l’Aigle noir (Plus Alchimique).

 

La sensibilité Rose+Croix permet aux maçons qui le pratiquent d’investir d’autres espaces non maçonniques tout à fait recherchés en matière de travail initiatique …

 

Ensuite viennent deux degrés d’importance : Chevalier du Soleil et Chevalier Kadosh.

 

Le premier, toujours, dans le champ judéo-chrétien, a pour objectif d’aborder des éléments d’Alchimie Spirituelle et de Théurgie. Le second de revisiter la passion templière et de méditer sur la jonction entre le mode temporel et spirituel.

 

Était naturellement  très recherchées des fonctions de gouvernance et notamment le tant désiré degré, pour ses prérogatives : le Souverain Grand Inspecteur Général (33ème degré).

 

Comment aller de ce degré, 33, à 90 puis 95 ?

Nous voici, dans un espace où les règles étaient très diverses et dépendaient des Grands Maîtres en charge de cette transmission. En tous les cas du 34ème degré au 86ème très très peu de degrés étaient transmis de façon rituelle …

Enfin, sans doute, avez-vous approché les quatre degrés qui forment les « fameux Arcanes ». Disons pour très simplifier les trois arcana et l’Arcana Arcanorum  (l’Arcane des Arcanes) …

 

Ces quatre degrés font la caractéristique essentiel de notre Rite … Je conseille vivement la lecture de :

 

- Isis, clef des métamorphoses au rite de Memphis Misraïm (de la TSS Bernadette Capello),

 

- Initiation à la lumière d’Orient (du T.S.F. Edmond Fieschi qui est un de mes Maître de référence),

 

- Les Arcana Arcanorum (du T.S.F. Axek Karol).

 

Dois-je compléter que ce Rite a une autre particularité : celle de voir dans ses rangs des « Patriarches Grands Consécrateurs » dont la mission est la « Sacralisation et la Fondation des temples ». La transmission de cette fonction contraint le récipiendaire à subir une réception secrète et à avoir le statut minimum de « Prêtre ».

Ce rite mis en œuvre par les T.S.F. Robert Ambelain avait donc pour objectif de formation, ces  14 degrés transmis de façon rituelle et 3 très souvent par communication. Comme nous le remarquons nous sommes assignés à un ésotérisme occidental inspiré largement de sources moyen-orientales … cela, laissait le temps à nos Frères puis ; aujourd’hui, à nos Sœurs de se diriger vers des pratiques ésotériques plus spécialisées comme : le Martinisme,  l’élu Coën, la Rose+Croix d’Orient, l’Ordre cabalistique de la Rose+Croix, les Églises Gnostiques, …

 

Le dernier degré (95) est le « Patriarche Grand Conservateur du Rite », son nom décrit sa fonction et son niveau de conscience (dans le principe).                                  

 

En conclusion temporaire 95 ? … en fait 17 réels plus le cheminement personnel du Frère ou de le Sœur, très souvent, dans le monde judéo-chrétien.

 

Même dans ce rétrécissement de champ de vision par rapport à une universalité recherchée … il y eut et il y a, encore de véritables Maîtres … pas beaucoup … 

 

En effet cette façon de travailler, même s’il elle n’est pas reconnue subsiste heureusement car conservée par d’authentiques Grands Conservateurs. Il faudra, cependant, savoir les choisir si l’on ne veut pas « prendre des vessies pour des lanternes ».

 
 
 

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L’aurore du 21ème siècle s’est levé avec une implosion des instances de direction du rite. Le Grand Orient de France fort d’une patente très ancienne que lui avait accordée par notre T.S.F John Yarker s’est pensé comme un Maître d’œuvre, constatant, ici et là, la désolation d’un Rite en crise. Ce Maître d’œuvre s’est mis à concevoir ce que devrait être un vrai « Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm. S’appuyant sur des éléments proposés par John Yarker et en le rectifiant, il donna corps au « Grand Ordre Égyptien ». A-t-il trouvé la pierre philosophale ? Rien n’est moins sûr. Ce rite compte 33 degrés (contenant) et un champ d’investigation spirituel « contenu » dans le monde « Égypto – Grec ».

Adieu l’approche universelle d’un monde multipolaire sur le plan spirituel. Bonjour la focalisation sur nos origines supposées Pythagoriciennes et sur des débordements initiatiques fort limités par les exigences de la raison.

Selon l’Objet de leurs « études », cité, notamment, dans le site officiel du G.O.E[3], le parcours maçonnique concerne « les rituels et les travaux qui plongent le cherchant véritable dans l’Égypte alexandrine, creuset des cultures, philosophies et religions de l’Égypte Ancienne, de la Grèce Antique, de la Mésopotamie et de l’Asie Mineure. Les Travaux de l’Académie Platon ou des Médicis sont aussi réactivés ».

Le Rite de John Yarker subit, alors, un méthodique épissage sous la houlette du Frère Ludovic Marcos avec  l’assistance zélée du Frère Jean Louis de Biasi.

Il est, dès lors aisé, de voir le recentrage symbolique, philosophique, hermétique et plus largement ésotérique opéré par le G.O.E[4] … nous sommes dans un autre monde … Exit le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm promu par le T.S.F Robert Ambelain.

 

Sur ces 33 degrés référencés en leur sein, très peu font l’objet d’une transmission rituelle :

 

- Apprenti,  Compagnon et Maître à condition de ne pas citer certaines invocations qui seraient par trop proches d’une posture d’adeptat.

- Le Chevalier de l’Aigle rouge (Monde Kabbalistique du Sefer Yetsirah) ; le Philosophe Hermétique (les mystères Grecs et Latins) ; Patriarche d’Isis (un retour à l’Égypte ancienne mais dont le rituel est une forme particulièrement édulcorée de la version du T.S.F. John Yarker) ; Les Sublimes Maîtres du Grand Œuvre qui « seraient réputés pour maîtriser une alchimie interne » dont on a du mal à voir les effets et les résultats opératifs ; Les Grands défenseurs du Rite (cela ne concerne que l’aspect de la « justice maçonnique ») ; les sublimes Princes de Memphis (Ceux qui maîtrisent l’ensemble) ; les Patriarches Grands Conservateurs du Rite.

Ainsi de 33 degrés de leur échelle, seuls 10 font l’objet d’une initiation ou réception rituelle. Les autres feraient l’objet de « communications ».

 

Alors 33 ou 95 ?

 

Le choix devrait dépendre de la liberté de croyance ou de l’état de conscience de chacun … mais les présupposés d’une maçonnerie qui se voudrait universelle du point de vue de la plus grande connaissance de l’humanité tout entière ne sont acquis en ce contexte.

Hélas, la loi de l’échelle en 33, selon la vision du G.O.E, qui forme la base de la « reconnaissance » des Institutions Maçonniques, ne contribuera pas à permettre la réalisation des piliers que nous avons définis plus haut !

 

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Pour éclairer la diversité des sensibilités. Celui de l’Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm, voie Orientale. Il présente une échelle qui tente de répondre le plus complètement possible aux piliers fondateurs évoqués en introduction. Comment prétendre semer harmonie et paix si nous nous interdisons de connaître l’autre dans sa différences, dans sa diversité d’expression. Comment dialoguer pour amorcer une osmose favorable à la rencontre entre nos cultures et  nos pratiques différentes. Comment ne pas devenir liberticide[5] ou épistémicide[6] par rejet de l’autre si nous ne faisons pas la démarche de pénétrer son univers ?

 

Ainsi ce « 95 » propose au Frère et au Sœur un chemin  … juste un chemin initiatique.  Partant, ainsi, sur cette voie initiatique en 95 refuges[7] obtiendra-t-il l’éveil qu’il/elle cherche ? Chaque maçon sur ce sentier apercevra des portes qui le mèneront, selon sa nature vers des pratiques plus conformes à sa véritable nature.  

 

Sera-t-il/elle, alors, celui ou celle par lequel (laquelle) tout monde futur trouvera les clefs vers une réelle fraternité universelle ? Dans cette « échelle » (ou chemin des refuges) :  

 

- Apprentis ? Les maçons voyageront dans un monde dit « Isiaque » c’est à dire un monde à la recherche des lois intimes qui régissent l’univers.

- Compagnons ? Ces mêmes maçons investigueront le monde réel, le monde objectif. Ils prendront conscience des outils qui sont à leur disposition pour comprendre, mesurer, peser, écouter, … , enfin comprendre que le réel pourrait ne pas être … « réel ». Pour cela, ils pratiquent les « Arts Royaux ».

- Maître Apprentis ? Ils seront inviter à pénétrer le monde subtil au moyen de la passion Osirienne. Un premier éveil à la transcendance.

- Maître Compagnons ? Ils partirons effectuer cinq voyages :

 

  1. > le premier les transportera dans un espace temps occupé par les Anciens Hébreux : « la longue épopée du peuple juif dans sa relation avec le divin ». (16 refuges).

  2. > le  second sera consacré à « celui qui fit, de nouveau jaillir la lumière ». (5 refuges).

  3. > le troisième pénétrera  « le monde des templiers » (6 refuges).

  4. > le quatrième surgira du second voyage (comme le troisième). Son espace temps sera celui de la pensée et la maîtrise de l’être profond. On y trouvera le souffle extrême oriental avec les Bouddhismes, l’Hindouisme et le shivaïsme. (2 refuges).

  5. > le cinquième voyage, il a été nommé celui du « flash ancestral ». (4 refuges). Les pas des frères et des sœurs seront conduits dans les arcanes de la mythologie, au sein des peuples premiers, dans les cultures nord européennes, mais, aussi, dans des espaces-temps très anciens tels que ceux du « croissant fertile » …

Enfin le groupe des Maîtres Accomplis qui comprend :

> les Sublimes Maîtres du Grand Œuvre (Memphis) du T.S.F Jean Étienne Marconis de Nègre. Ici règne la haute philosophie.

> les Sublimes Maîtres du Grand Œuvre (Régime de Naples) structurés en quatre refuge : les un arcana qui donnera vie à deux autres arcana et l’Arcana Arcanorum (l’arcane des arcanes).

> les Patriarches Grands Conservateurs du Rite.

Nous n’oublierons pas la fonction de « Patriarche Grand Consécrateur » dont nous avons déjà évoqué les attributs en présentant le Rite en 95 degrés du T.S.F Robert Ambelain.

Le 95 ainsi décrit comporte 41 transmissions rituelles au minimum… Dès lors le chemin parcourus enseigne … il est voyage-initiation … Il est ouverture de conscience maximale … Il inclut les moyens de l’universalité d’où naissent et se construisent des formes les plus abouties des actions humaines dans un amour profond de la vie sous tous ses aspects. 

 

Alors 33 ou 95 ?

 

Les Maçons tels des moines cheminent, incarnent ce qu’ils apprennent et ce qu’ils comprennent, agissent pour mettre en harmonie tout souffle de vie … car seule compte la « Sagesse », la « Force » et la « Beauté »

 

Pour comprendre la nature des incidences dans le choix d’un parcours maçonnique à « n » degrés, j’ai choisi ces trois exemples.

Le lecteur pourra découvrir que d’autres Rites Égyptiens ont d’autres échelles. Je dois les évoquer pour saluer leur sérieux dans leurs démarches initiatiques : l’Ancien et Primitif Rite Oriental de Misraïm Memphis (Grand Sanctuaire Adriatique[8]) ; le Rite d’Orient Égyptien  et le Rite de la Vielle Égypte (Ordre Maçonnique des Rites Anciens[9]) ; les Rites de Venise (Ordre des Rites de Venise[10]) ; Rite de la Voie Sacrée (Ordre Initiatique Maçonnique de la Voie Sacrée qui anime un cursus initiatique a-typique fondé sur les travaux de René et Isha Schwaller de lubicz) …    

 

 Alors : « Heureux[11] qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,Et puis est retourné, plein d’usage et raison, … »

 

… et reviennent dans le monde profane pour y faire ce que la conscience inspire !

 
 

33 ? ou 95 ? Pour ma part, le cherchant que je suis a choisi  95 dans sa version des 95 refuges … vous vous en doutiez ?

 
 
 
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Frère Gérard Baudou Platon,

Celui qui creuse

 
 
 

[1]Il est pratiqué à l’Ordre International du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm, filiation Robert Ambelain, Gérard Kloppel, Cheikna Sylla, Willy Reamaker  (https://memphismisraim.fr/) ; La Grande Loge Françaises de Memphis Misraïm historique qui s’est jointe à la Grande Loge Régulière de Memphis Misraïm pour fonder l’Ordre Philosophique Hermétique filiation Robert Ambelain, Gérard Kloppel, Cheikna Sylla, Gerard Lovat ; la Grande Loge Symbolique de France, filiation Robert Ambelain, Gérard Kloppel, Georges Claude Vieilledent (https://www.grandelogesymboliquedefrance.org/) ; l’Ordre Initiatique Ancien est primitif de Memphis Misraïm, Voie Traditionnelle, filiation Robert Ambelain, Gérard Kloppel, Cheikna Sylla, Gerard Lovat, Guy Duval …

 

[2]T.S.F (Très Sublime Frère)

 

[3]https://www.grandordreegyptien.net/

 

[4]Toutes les Grandes Loges ou Ordres reconnus font partie des cette catégorie …

 

[5]Liberticide … « qui prive de la jouissance de la liberté » … ici, de la liberté d’expression spirituelle

 

[6]Épistemicide … « action qui tend à effacer une culture ou à la rendre inaudible »

 

[7]l’Ordre Initiatique Ancien est primitif de Memphis Misraïm, Voie Traditionnelle, filiation Robert Ambelain, Gérard Kloppel, Cheikna Sylla, Guy Renaudin, Gérard Baudou Platon …

 

[8]https://www.sgsafrance.com/ … Suivre les travaux de la Respectable Loge Hathor …

 

[9]http://omra-fm.fr/ …

 

[10]https://omvs.fr/ …

 

[11] (Joachim Du Bellay)

 
 
 
 
 

You said 33? … You said 95 ?

 
 
 

There arises a multitude of questions. Often with a mocking smile… sometimes with a touch of admiration. The vindictives are on the scale, if I may put it that way.

 
 
 

In numerology the difference between 33 and 95 is 62…and as we all know, 62 is equal to 8. The number 8 is the symbol of foundation…

 

- 33 has the value 6, the symbolic representation of which suggests a perfect balance of polarities (“point up” triangle and “point down” triangle, to achieve a fusion)… A difficult balance to achieve, however, which is why Masons know that like “Ordo Ab Chaos.”

 

- 95 has the value 5 which is the perfect symbol of the man in the making. Which through its asceticism reaches its completeness through the 10 (its double), that is to say Unity… that which perfectly brings together what is scattered…

 

Note that 9+5 is worth 14. That’s 12 and its double. 12 is the number of windows open, in our temple, towards the sacred vault. The ratio of 10 to 12 is well known to builders: It is part of an intimate link between PI and PHI (An invitation to consider the spirituality of matter).

 
 
 

To simplify our subject, the number 8 which separates 95 from 33 is the symbol of the foundation.

 

This meditation concerns, the reader will have guessed, more particularly the so-called Egyptian Rites which we know moreover only bear the name since claiming to refer to Ancient Egypt to accomplish its spiritual metamorphosis. It seems to me to be somewhat little daring if we look at the symbolic, Philosophical, Alchemical and Hermetic materials actually worked.

 

Before I share my meditation with you, I think it would only be fair to introduce myself. I was born a second time on February 27, 1983 at the Respectable Loge Jean Moulin du Grand Orient de France in the Orient of “rue cadet” in Paris. My godfathers are brother Paul Fortunet and Eric, my brother twice. In this “sacred” space I practiced the French Rite until 1996. My Christian and Tibetan cultures could not fully express themselves, the Brother Great Orator directed me towards an Obedience fully recognized at that time: The French Grand Lodge of Memphis Misraïm whose initiatory sensitivity brought together a little more than the social and philosophical fields associated with the life of man… living in a « societal » space as we say today, even if, moreover, spirituality could be present there…

 

So I discovered this Rite, which emerged from an extra-ordinary history thanks to the Napoleonic campaigns… The one which made it become the meeting center of numerous esoteric traditions, including some that can be understood by us from artifacts buried in the lands of Memphis… where the red Earth merges with the black Earth… home of all Alchemy… even spiritual.

 
 
 

This Rite is the result of a confrontation between these multiple sources. Was he going to become adult, autonomous, coherent, useful in the service of our Brothers and Sisters at the end of the 20th century?

 
 
 

At the dawn of the 21st century, “not an earthquake, but a chaos of the spirit” took place. Exactly between 1999 and 2002… Its basic principles are quite simply contested: Great Hierophany, Ad-Vitam Functions, no Mixity, and… a Masonic path which many said was inspired a little too much by the Ancient Scottish Rite and Accepted, without forgetting some native tinctures of the Rectified Scottish Diet. Plus 95 degrees!!! Did it take several lifetimes to go around it?

 
 
 

Let’s remember: It’s all a question of foundation.

 

Let’s take a closer look…

 
 
 

After 20 years of in-depth study on this highly spiritual Rite: the ancient and Primitive Rite of Memphis Misraïm, it is possible for me to emerge from a point of view. For this I must specify on which pillars a Freemasonry imbued with spirituality must rest.

 

It must be the center of fraternal union between all esoteric inspirations.

 

It must be a path for sharing knowledge and acquired knowledge.

 

It must be an athanor where ideas and thoughts confront or unite.

 

It must be a vehicle leading to awakening and therefore to self-realization.

 

For this, it must be the place where initiations and receptions inform (in-form – form within oneself) the brothers and sisters, so that the knowledge transmitted or the knowledge acquired, leads them to openings of expanded consciousness.

 
 
 

Thus, like operative masonry, speculative masonry can provide its members with the tools and means necessary to learn their profession: that of constructor of “bridges” between the multiple universes which have taken shape on our planet. ; that of unifying within today’s ethnic and organizational divisions to combat ignorance and injustice; finally that of designer of futures so that, through their decisions and their enlightened visions, the world finds real harmony in the service of life.

 
 
 

Freemasonry must, therefore, be a school where truths are not suggested but where Brothers and Sisters learn to look at the world as it is, in its essence. To do this, instructing them through initiation and individual practice of research and meditation becomes an emergency. So, they can become truly operational.

 
 
 

In the light of these pillars, stated thus, it is, then, possible to “weigh” our numbers 33 and 95 in a balance…

 
 
 

It is tempting, out of a somewhat hasty desire for simplicity, to decree that the Egyptian Rites should, to be considered serious and… sufficiently modest in terms of their ambitions, accept parity with the Ancient and Accepted Scottish Rites: 33 degrees that is quite enough.

 
 
 

The scale of the Egyptian Rites being the same size as that of the Ancient and Accepted Scottish Rite… brothers and sisters only have to ask the question on the criterion of « recognition ».

 
 
 

This “recognition” being granted only to Obediences or Orders which have accepted the supervision of the Grand Egyptian Order of the Grand Orient of France, a good number of them, to obtain “these new Land Marks” will be forced to think their scale only in 33 degrees.

 
 
 

To the question how to fit 1.5 liters into a 1 liter bottle? The answer is below.

 
 
 

The Ancient and Primitive Rite of Memphis Misraïm of which I received all the transmissions is indeed the one which was structured by the T.S.F. Robert Ambelain and which, then, was recognized by all the most deeply rooted obediences in the modern Masonic landscape . As said above, this Rite was practiced under the license of the Grand French Lodge of Memphis Misraïm. Patent which, that said in passing, was never given to the Grand Egyptian Order (That of Yarker does not, therefore, designate the same Rite).

 

This Rite takes place on a 95 degree scale of which only a few degrees are transmitted according to the usual forms, that is to say with the implementation of an opening of the works, then an initiation or a reception and, finally, a closure of the works…

 
 
 

Let’s clarify

 

1: Apprentice…

 

2: Companion… In this context there were three versions of ritual transmissions: A simplified one, A philosophical

 

one and a very enriched one with roots taken in ancient Egypt (Misraïm).

 

3: Master according to the mythological basis of Master Hiram’s passion…

 
 
 

Then, the essential degrees leading to examine the awareness of the Hebrews to consider themselves subject to a conceptual model of existence through the Tree of life, its famous sephiroth and its connecting channels. Which

 

naturally introduce Kabbalistic art.

 

Four degrees are transmitted: the Secret Master, the Elect Master of the nine, and finally a tandem Royal Arch Knight and Grand Elect Knight of the Sacred Vault of James VI of Scotland.

 
 
 

Next comes a pivotal space in the Judeo-Christian epic: the degree Knight Prince Rose+Cross (Ritual of the Good Shepherd) or Knight of the Black Eagle (more Alchemical).

 
 
 

The Rose+Croix sensitivity allows masons who practice it to invest in other non-Masonic spaces that are highly sought after in terms of initiatory work…

 
 
 

Then come two degrees of importance: Knight of the Sun and Knight Kadosh.

 
 
 

The first, always, in the Judeo-Christian field, aims to address elements of Spiritual Alchemy and Theurgy. The second to revisit the Templar passion and to meditate on the junction between the temporal and spiritual mode.

 
 
 

Governance functions were naturally highly sought after and in particular the much desired degree, for its prerogatives: the Sovereign Grand Inspector General (33rd degree).

 
 
 

How do you go from this degree, 33, to 90 to 95?

 
 
 

Here we are, in a space where the rules were very diverse and depended on the Grand Masters in charge of this transmission. In any case from the 34th degree to the 86th very very few degrees were transmitted ritually…

 
 
 

Finally, without doubt, you have approached the four degrees which form the “famous Arcana”. Let’s say, to very simplify, the three arcana and the Arcana Arcanorum (the Arcana of Arcana)…

 
 
 

These four degrees are the essential characteristic of our Rite… I strongly recommend reading:

 

- Isis, key to metamorphoses in the rite of Memphis Misraïm (from the T.S.S. Bernadette Capello),

 

- Initiation to the light of the East (from T.S.F. Edmond Fieschi who was one of my reference Masters),

 

- The Arcana Arcanorum (from T.S.F. Axek Karol).

 
 
 

Should I add that this Rite has another particularity: that of seeing in its ranks “Patriarchs Great Consecrators” whose mission is the “Sacralization and Foundation of the temples”. The transmission of this function requires the recipient to undergo a secret reception and to have the minimum status of “Priest”.

 
 
 

This rite implemented by the T.S.F Robert Ambelain therefore had the training objective, these 14 degrees transmitted ritually and 3 very often by communication. As we notice, we are assigned to a Western esotericism inspired largely by Middle Eastern sources… this left time for our Brothers then; today, it is up to our Sisters to move towards more specialized esoteric practices such as: Martinism, the elect coën, the Rose+Croix of the Orient, the Cabalistic Order of the Rose+Croix, the Gnostic Churches, etc.

 

The last degree (95) is the “Patriarch Great Preserver of the Rite”, his name describes his function and his level of consciousness (in principle).

 
 
 

In temporary conclusion 95? … in fact 17 real ones plus the personal journey of the Brother or Sister, very often, in the Judeo-Christian world.

 
 
 

Even in this narrowing of field of vision in relation to a sought-after universality… there were and still are true Masters… not many…

 
 
 

Indeed, this way of working, even if it is not recognized, fortunately survives because it is preserved by authentic Great Conservatives. However, you will need to know how to choose them if you do not want to “mistake bladders for lanterns”.

 
 
 

The dawn of the 21st century dawned with an implosion of the rite’s management bodies. The Grand Orient of France, with the strength of a very old patent granted to it by our T.S.F. John Yarker saw himself as a Project Manager, noting, here and there, the desolation of a Rite in crisis. This Master Builder set about designing what a true “Ancient and Primitive Rite of Memphis Misraïm” should be. Building on elements proposed by John Yarker and correcting them, he gave substance to the “Grand Egyptian Order”. Did he find the Philosopher’s Stone?

 
 
 

Nothing is less sure. This rite has 33 degrees (containing) and a “contained” spiritual field of investigation in the “Egyptian – Greek” world.

 
 
 

Away ! the universal approach of a multipolar world on a spiritual level. Hello ! the focus on our supposed Pythagorean origins and on initiatory overflows very limited by the demands of reason.

 
 
 

According to the Object of their “studies”, cited, in particular, in the official website of the G.O.E, the Masonic course concerns “the rituals and the works which immerse the true seeker in Alexandrian Egypt, melting pot of cultures, philosophies and religions of Ancient Egypt, Ancient Greece, Mesopotamia and Asia Minor. The works of the Plato or Medici Academy are also reactivated ».

 
 
 

The Rite of John Yarker then underwent a methodical splicing under the leadership of Brother Ludovic Marcos with the zealous assistance of Brother Jean Louis de Biasi.

 
 
 

It is, therefore, easy to see the symbolic, philosophical, hermetic and more broadly esoteric refocusing carried out by the G.O.E… we are in another world… Exit the Ancient and Primitive Rite of Memphis Misraïm promoted by the T.S.F Robert Ambelain.

 
 
 

Of these 33 degrees referenced within them, very few are the subject of ritual transmission:

 

- Apprentice, Companion and Master provided that you do not cite certain invocations which would be too close to an adept posture.

 

- The Knight of the Red Eagle (Kabbalistic World of Sefer Yetsirah); the Hermetic Philosopher (the Greek and Latin mysteries); Patriarch of Isis (a return to ancient Egypt but whose ritual is a particularly watered down form of the T.S.F. John Yarker version); The Sublime Masters of the Great Work who “are said to have mastered an internal alchemy” whose effects and operative results are difficult to see; The Great Defenders of the Rite (this only concerns the aspect of “Masonic justice”); the sublime Princes of Memphis (Those who master the whole); the Patriarchs Great Preservers of the Rite.

 

Thus of 33 degrees of their scale, only 10 are the subject of an initiation or ritual reception. The others would be the subject of “communications”.

 
 
 

So 33 or 95?

 
 
 

The choice should depend on the freedom of belief or the state of conscience of each person… but the

 

presuppositions of a masonry which would like to be universal from the point of view of the greatest knowledge of all humanity are not acquired in this context.

 

Alas, the law of scale in 33, according to the vision of the G.O.E, which forms the basis of the “recognition” of

 

Masonic Institutions, will not contribute to enabling the realization of the pillars that we have defined above!

 

To illuminate the diversity of sensitivities, that of the Ancient and Primitive Initiatory Order of Memphis Misraïm,

 

Eastern Way. It presents a scale which attempts to respond as completely as possible to the founding pillars

 

mentioned in the introduction.

 

How can we claim to sow harmony and peace if we prohibit ourselves from knowing the other in their differences,

 

in their diversity of expression.

 

How to dialogue to initiate an osmosis favorable to the meeting between our different cultures and practices.

 
 
 

How can we not become liberticidal or epistemicidal through rejection of the other if we do not take the step of penetrating their universe?

 
 
 

So this “95” offers the Brother and Sister a path… just an initiatory path. Starting, thus, on this initiatory path in 95 refuges will he obtain the awakening that he/she seeks? Each mason on this path will see doors which will lead him, according to his nature, towards practices more in accordance with his true nature.

 
 
 

Will he/she, then, be the one through whom every future world will find the keys to a real universal fraternity?

 

In this “ladder” (or path of refuge):

 

- Apprentices? Masons will travel to a world called “Isiac”, that is to say a world in search of the intimate laws which govern the universe.

 
 
 

- Companions? These same masons will investigate the real world, the objective world. They will become aware of the tools that are at their disposal to understand, measure, weigh, listen, …, finally understand that reality might not be… « real ». For that they practice Royal Arts.

 

- Master Apprentices? They will be invited to penetrate the subtle world by means of Osirian passion. A first awakening to transcendence.

 

- Master Companions? They will leave on five trips:

 

> the first will transport them to a time space occupied by the Ancient Hebrews: “the long epic of the Jewish people in their relationship with the divine”. (16 refuges).

 

> the second will be dedicated to “the one who made the light shine again”. (5 refuges).

 

> the third will enter the “world of the Templars” (6 refuges).

 

> the fourth will emerge from the second journey (like the third). Its time space will be that of thought and mastery of the deep being. We will find the Far Eastern breath there with Buddhism, Hinduism and Shaivism. (2 refuges).

 

> the fifth journey, it was named that of the “ancestral flash”. (4 refuges). The footsteps of brothers and sisters will be led into the mysteries of mythology, among the first peoples, in northern European cultures, at the time of the « fertile crescent »…

 
 
 

Finally the group of Accomplished Masters which includes:

 

> the Sublime Masters of the Great Work (Memphis) of the T.S.F. Jean Étienne Marconis de Negre.

 
 
 

Here reigns high philosophy.

 

> the Sublime Masters of the Great Work (Regime of Naples) structured into four refuges: the one arcana which will give life to two other arcana and the Arcana Arcanorum (the arcana of arcana).

 

> the Patriarchs Great Preservers of the Rite.

 
 
 

We will not forget the function of “Patriarch Grand Consecrator” whose attributes we have already mentioned by presenting the 95 degree Rite of T.S.F. Robert Ambelain.

 
 
 

The 95 thus described includes 41 ritual transmissions at least… From then on the path traveled teaches… it is journey-initiation… It is opening of maximum consciousness… It includes the means of universality from which the most forms are born and constructed. results of human actions in a deep love of life in all its aspects.

 
 
 

So 33 or 95?

 
 
 

Masons like monks walk, embody what they learn and what they understand, act to bring into harmony every breath of life… because only « Wisdom », « Strength » and « Beauty » count.

 

To understand the nature of the implications in choosing an “n” degree Masonic path, I chose these three examples.

 
 
 

The reader will discover that other Egyptian Rites have other scales. I must mention them to salute their seriousness in their initiatory steps: the Ancient and Primitive Oriental Rite of Misraïm Memphis (Great Adriatic Sanctuary); the Egyptian Eastern Rite and the Rite of Old Egypt (Masonic Order of Ancient Rites); the Rites of Venice (Order of the Rites of Venice); Rite of the Sacred Way (Masonic Initiatory Order of the Sacred Way which runs an a-typical initiatory course based on the work of René and Isha Schwaller de lubicz)…

 
 
 

Then:

 

“Happy1 who, like Ulysses, has made a beautiful journey,

 

Or like those who conquered the fleece, And then returned, full of use and reason,… » (Joachim Du Bellay)

 

…and return to the secular world to do what conscience inspires!

 
 
 

33? or 95?

 

For my part, the seeker that I am chose 95 in his version of the 95 refuges… could you imagine that?

 
 
 
 
 

Brother Gerard Baudou Platon

 
 
 
 
 

¿Has dicho 33? ¿Has dicho 95?

 
 
 

Surgen multitud de preguntas. A menudo con una sonrisa burlona … a veces con un toque de admiración. La reivindicación está en una escala, si se puede decir así.

 

En numerología, la diferencia entre 33 y 95 es 62… y como todos sabemos, 62 es igual a 8. El número 8 es el símbolo del fundamento…

 

- 33 tiene un valor de 6, cuya representación simbólica sugiere un equilibrio perfecto de polaridades (triángulo « punta arriba » y triángulo « punta abajo », para lograr la fusión) … Un equilibrio difícil de alcanzar, sin embargo, lo que los masones saben: « Ordo Ab Chaos ».

 

- 95 tiene un valor de 5, que es el símbolo perfecto del hombre en formación. Mediante su ascetismo, alcanza la plenitud a través del 10 (su doble), es decir, la Unidad… lo que reúne perfectamente lo disperso…

 
 
 

Observa que 9+5 es igual a 14. Es decir, 12 y su doble. En nuestro templo, 12 es el número de oberturas hacia la bóveda celeste. La proporción de 10 a 12 es bien conocida por los constructores: forma parte de un vínculo íntimo entre PI (π) y PHI (φ) (una invitación a considerar la espiritualidad de la materia).

 
 
 

Para simplificar nuestro tema, el número 8 que separa el 33 del 95 es el símbolo de los cimientos.

 

Como el lector habrás adivinado, esta meditación se refiere más concretamente a los llamados Ritos Egipcios, que sólo conocemos por su nombre, ya que pretenden remitirse al Antiguo Egipto para realizar su metamorfosis espiritual. Esto me parece un tanto atrevido si nos fijamos en los materiales simbólicos, filosóficos, alquímicos y herméticos realmente utilizados.

 
 
 

Antes de compartir contigo mi meditación, creo que sería justo presentarme. Nací por segunda vez el 27 de febrero de 1983 en la Respetable Logia Jean Moulin del Gran Oriente de Francia, en el Oriente de la « rue cadet » de París.

 
 
 

Mis padrinos son el hermano Paul Fortunet y Eric, mi doble hermano. En este espacio « sagrado », practiqué el Rito Francés hasta 1996. Como mis culturas cristiana y tibetana no podían expresarse plenamente, el Hermano Gran Orador me orientó hacia una Obediencia plenamente reconocida en aquella época: la Gran Logia Francesa de Memphis Misraïm, cuya sensibilidad iniciática abarcaba algo más que los ámbitos social y filosófico asociados a la vida del hombre… viviendo en un espacio « societal », como decimos hoy, aunque, por cierto, la espiritualidad pudiera estar presente…

 

Así descubrí este Rito, que surgió de una historia extraordinaria durante las campañas napoleónicas … que lo convirtió en el punto de encuentro de muchas tradiciones esotéricas, incluidas algunas que podemos comprender a partir de artefactos enterrados en las tierras de Menfis … donde la Tierra Roja se funde con la Tierra Negra … el foco de toda Alquimia … incluso de la Alquimia espiritual.

 
 
 

Este Rito es el resultado de una confrontación entre estas múltiples fuentes. ¿Iba a hacerse adulto, autónomo, coherente y útil al servicio de nuestros Hermanos y Hermanas a finales del siglo XX?

 

En los albores del siglo XXI, se produjo « no un terremoto, sino un caos mental ». Entre 1999 y 2002, para ser exactos, se impugnaron sus principios básicos: la Gran Hierofanía, las funciones ad-Vitam, la no pertenencia mixta y una trayectoria masónica que, según muchos, se inspiraba demasiado en el Rito Escocés Antiguo y Aceptado, por no mencionar algunos tintes autóctonos del Régimen Escocés Rectificado. Además, ¡¡¡95 grados!!! ¿Harían falta varias vidas para abarcarlo todo?

 

Recuerda: todo es cuestión de fundamento.

 
 
 

Echemos un vistazo más de cerca…

 
 
 

Tras 20 años de estudio en profundidad de este Rito altamente espiritual: el Rito Antiguo y Primitivo de Memphis Misraïm, me es posible exponer un punto de vista. Para ello, debo precisar los pilares sobre los que debe apoyarse una Francmasonería de mentalidad espiritual.

 
 
 

Debe ser el centro de unión fraternal entre todas las inspiraciones esotéricas.

 

Debe ser una forma de compartir los conocimientos adquiridos.

 

Debe ser un athanor donde se confronten o se unan ideas y pensamientos.

 

Debe ser un vehículo para el despertar y la autorrealización.

 

Para lograrlo, debe ser el lugar donde las iniciaciones y recepciones informen (in-formen – formen dentro de uno mismo) a los hermanos y hermanas para que el conocimiento transmitido o el conocimiento adquirido les conduzca a aperturas más amplias de conciencia.

 
 
 

Así pues, al igual que la masonería operativa, la masonería especulativa puede proporcionar a sus miembros las herramientas y los recursos que necesitan para aprender su oficio: el de construir « puentes » entre los múltiples universos que han tomado forma en nuestro planeta; el de unir los fanatismos étnicos y organizativos actuales para combatir la ignorancia y la injusticia; y, por último, el de diseñar el futuro para que, mediante sus decisiones y sus visiones iluminadas, el mundo encuentre una armonía real al servicio de la vida.

 
 
 

La Masonería debe ser, por tanto, una escuela en la que las verdades no se sugieran, sino en la que los Hermanos y Hermanas aprendan a mirar el mundo tal como es, en su esencia. Para ello, es urgente instruirles mediante la iniciación y la práctica individual de la investigación y la meditación. De este modo, podrán llegar a ser verdaderamente operativos.

 
 
 

A la luz de estos pilares, expuestos de este modo, es entonces posible « pesar » nuestros números 33 y 95 en la balanza…

 
 
 

Resulta tentador, por un deseo de simplicidad un tanto precipitado, decretar que los Ritos Egipcios deberían, para ser considerados serios y… suficientemente modestos en su ambición, aceptar la paridad con los Ritos Escoceses Antiguos y Aceptados: 33 grados es más que suficiente.

 
 
 

Puesto que la escala de los Ritos Egipcios es del mismo tamaño que la del Rito Escocés Antiguo y Aceptado … los hermanos y hermanas sólo tienen que preguntarse por el criterio del « reconocimiento ».

 

Como este « reconocimiento » sólo se concede a las Obediencias u Órdenes que han aceptado la tutela de la Gran Orden Egipcia del Gran Oriente de Francia, un buen número de ellas, para obtener « estas nuevas Marcas terrestres », se verán obligadas a pensar en su escala en términos de 33 grados.

 
 
 

Entonces, ¿cómo caben 1,5 litros en una botella de 1 litro? La respuesta está más abajo.

 
 
 

El Rito Antiguo y Primitivo de Memphis Misraïm, del que he recibido todas las transmisiones, es el que estructuró el T.S.F (Très Sage et Parfait) (Muy Sabio y Perfecto) Robert Ambelain y que, en su momento, fue reconocido por todas las obediencias más arraigadas en el panorama masónico moderno. Como ya se ha dicho, este Rito se practicaba bajo patente de la Grande Loge Française de Memphis Misraïm. Esta patente, por cierto, nunca se concedió a la Gran Orden Egipcia (la de Yarker no designa, por tanto, el mismo Rito).

 
 
 

El Rito se basa en una escala de 95 grados, de los cuales sólo unos pocos se transmiten de la forma habitual, es decir, con la apertura de los trabajos, seguida de una iniciación o recepción y, por último, la clausura de los trabajos.

 
 
 

Para aclarar:

 

1: Aprendiz …

 

2: Aprendiz … En este marco, existían tres versiones de la transmisión ritual: una versión simplificada, una versión filosófica y una versión enriquecida con raíces tomadas del antiguo Egipto (Misraïm).

 

3: El Maestro según la base mitológica de la pasión del Maestro Hiram …

 
 
 

A continuación, los pasos esenciales que conducen al examen de la conciencia de los hebreos de estar sujetos a un modelo conceptual de existencia a través del Árbol de la Vida, sus famosas sefirot y sus canales de conexión. Éstos conducen naturalmente al arte de la Cábala.

 
 
 

Se transmiten cuatro grados: el Maestro Secreto, el Maestro Elegido de los Nueve y, por último, un tándem de Caballero del Arco Real y Gran Caballero Elegido de la Bóveda Sagrada de Jaime VI de Escocia.

 
 
 

A continuación viene un punto de inflexión en la epopeya judeocristiana: el grado de Caballero Príncipe Rosa+Cruz (Ritual del Buen Pastor) o Caballero del Águila Negra (Más Alquímico).

 
 
 

La sensibilidad rosacruz permite a los masones practicantes adentrarse en otros ámbitos no masónicos muy solicitados para el trabajo iniciático…

 
 
 

A continuación vienen dos grados de importancia: Caballero del Sol y Caballero Kadosh.

 
 
 

El primero, aún en el ámbito judeocristiano, pretende abordar elementos de la Alquimia Espiritual y la Teurgia. El segundo, retomar la pasión templaria y meditar sobre la confluencia entre lo temporal y lo espiritual.

 
 
 

Las funciones de gobierno fueron naturalmente muy solicitadas, y en particular el grado tan esperado, por sus prerrogativas: el de Soberano Gran Inspector General (33o grado).

 
 
 

¿Cómo se pasa de este grado, el 33, al 90 y luego al 95?

 
 
 

Aquí estamos, en un espacio en el que las reglas eran muy diversas y dependían de los Grandes Maestros encargados de esta transmisión. En cualquier caso, del grado 34 al 86, muy pocos grados se transmitían ritualmente…

 
 
 

Por último, sin duda te has acercado a los cuatro grados que componen los « famosos Arcanos ». Para simplificar las cosas, digamos los tres arcanos y los Arcana Arcanorum (los Arcanos de los Arcanos)…

 
 
 

Estos cuatro grados son la característica esencial de nuestro Rito … Recomiendo encarecidamente la lectura de :

 

- Isis, clef des métamorphoses au rite de Memphis Misraïm (por la TSS Bernadette Capello),

 

- Initiation à la lumière d’Orient (de T.S.F. Edmond Fieschi, que es uno de mis maestros de referencia),

 

- Los Arcana Arcanorum (por el T.S.F. Axek Karol).

 
 
 

Es necesario añadir que este Rito tiene otra particularidad: la de contar entre sus filas con « Patriarcas Grandes Consagradores » cuya misión es la « Sacralización y Fundación de Templos ». La transmisión de esta función requiere que el destinatario se someta a una recepción secreta y que tenga el estatus mínimo de « Sacerdote ».

 

Este rito, puesto en práctica por el T.S.F. Robert Ambelain, tenía pues como objetivo de formación estos 14 grados transmitidos ritualmente y 3 muy a menudo por comunicación. Como hemos señalado, estamos adscritos a un esoterismo occidental inspirado en gran medida en fuentes de Oriente Medio… esto dejó tiempo a nuestros Hermanos y, hoy, a nuestras Hermanas para acercarse a prácticas esotéricas más especializadas como: el Martinismo, los elegidos de Coën, la Rosa+Croix de Oriente, la Orden Cabalística de la Rosa+Croix, las Iglesias Gnósticas, …

 
 
 

El último grado (95) es el « Patriarca Gran Conservador del Rito ». Su nombre describe su función y su nivel de conciencia (en principio).

 
 
 

En conclusión, un 95 temporal … en realidad 17 grados reales más el recorrido personal del Hermano o Hermana, muy a menudo, en el mundo judeocristiano.

 
 
 

Incluso en este estrechamiento del campo de visión en relación con una universalidad buscada … hubo y sigue habiendo verdaderos Maestros … no muchos …

 
 
 

De hecho, esta forma de trabajar, aunque no se reconozca, afortunadamente sobrevive porque la conservan auténticos Grandes Conservadores. Sin embargo, hay que saber elegirlos si no se quiere « tomar las vejigas por las linternas ».

 
 
 

Los albores del siglo XXI han amanecido con la implosión de los órganos de gobierno del rito. El Gran Oriente de Francia, fortalecido por una patente muy antigua que le concedió nuestro T.S.F. John Yarker, se consideró a sí mismo un Maestro constructor, constatando aquí y allá la desolación de un Rito en crisis. Este Maestro constructor se puso a diseñar lo que debería ser un verdadero « Rito Antiguo y Primitivo del Misraïm de Menfis ». Inspirándose en elementos propuestos por John Yarker y rectificándolos, dio sustancia al « Gran Orden Egipcio ». ¿Encontró la Piedra Filosofal? Nada es menos cierto. Este rito tiene 33 grados (contenedor) y un campo de investigación espiritual « contenido » en el mundo « egipcio-griego ».

 
 
 

Adiós al enfoque universal de un mundo espiritualmente multipolar. Hola al enfoque centrado en nuestros orígenes supuestamente pitagóricos y en arrebatos iniciáticos severamente limitados por las exigencias de la razón.

 
 
 

Según el Objeto de sus « estudios », citado en el sitio web oficial del G.O.E., la vía masónica se refiere a « rituales y trabajos que sumergen al verdadero buscador en el Egipto alejandrino, crisol de culturas, filosofías y religiones del Antiguo Egipto, la Antigua Grecia, Mesopotamia y Asia Menor. También se reviven las obras de la Academia de Platón y de los Médicis.

 
 
 

El Rito de John Yarker se sometió a un empalme metódico bajo la dirección del Hermano Ludovic Marcos con la celosa ayuda del Hermano Jean Louis de Biasi.

 

Por tanto, es fácil ver el reenfoque simbólico, filosófico, hermético y más generalmente esotérico llevado a cabo por la G.O.E. … estamos en otro mundo … Atrás queda el Rito Antiguo y Primitivo de Memphis Misraïm promovido por el T.S.F Robert Ambelain.

 
 
 

Muy pocos de los 33 grados referenciados en el Rito se transmiten ritualmente:

 

- Aprendiz, Compañero y Maestro, a condición de que no se citen ciertas invocaciones, ya que estarían demasiado cerca de una postura de adepto.

 

- El Caballero del Águila Roja (mundo cabalístico del Sefer Yetzirah); el Filósofo Hermético (misterios griegos y latinos); el Patriarca de Isis (un retorno al antiguo Egipto, pero cuyo ritual es una forma particularmente suavizada de la versión de la T.S.F.. John Yarker); los Sublimes Maestros de la Gran Obra que « tienen fama de dominar una alquimia interna » cuyos efectos y resultados operativos son difíciles de ver; los Grandes Defensores del Rito (esto sólo se refiere al aspecto de la « justicia masónica »); los sublimes Príncipes de Menfis (los que dominan el conjunto); los Patriarcas Grandes Conservadores del Rito.

 
 
 

De los 33 grados de su escala, sólo 10 son objeto de iniciación o recepción ritual. Los demás son objeto de « comunicaciones ».

 
 
 

Entonces, ¿33 o 95?

 
 
 

La elección debería depender de la libertad de creencia o del estado de conciencia de cada individuo… pero los presupuestos de una masonería que pretende ser universal desde el punto de vista del mayor conocimiento de toda la humanidad no se adquieren en este contexto.

 
 
 

Por desgracia, la ley de la escalera en el 33, según la visión del G.O.E., que constituye la base del « reconocimiento » de las Instituciones Masónicas, ¡no contribuirá a la realización de los pilares que hemos definido anteriormente!

 
 
 

Aclarar la diversidad de sensibilidades. La de la Antigua y Primitiva Orden Iniciática de Memphis Misraïm, Vía Oriental. Presenta una escala que intenta responder lo más plenamente posible a los pilares fundadores mencionados en la introducción. ¿Cómo podemos pretender sembrar la armonía y la paz si nos negamos la oportunidad de conocer a los demás en todas sus diferencias y diversidad de expresión? ¿Cómo podemos entablar un diálogo para iniciar una ósmosis favorable al encuentro entre nuestras diferentes culturas y prácticas? ¿Cómo evitar volvernos liberticidas o epistémicos rechazando a los demás si no damos el paso de penetrar en su universo?

 
 
 

Así que este « 95″ ofrece al Hermano y a la Hermana un camino… sólo un camino de iniciación. Si emprenden este camino de iniciación en 95 refugios, ¿encontrarán el despertar que buscan? Cada masón en este camino verá puertas que le conducirán, según su naturaleza, hacia prácticas más acordes con su verdadera naturaleza.

 
 
 

¿Será entonces aquel a través del cual todos los mundos futuros encontrarán las claves de la verdadera fraternidad universal? En esta « escalera » (o camino de refugios):

 

- ¿Aprendices? Los masones viajarán a un mundo conocido como « Isíaco », es decir, un mundo en busca de las leyes íntimas que rigen el universo.

 

- ¿Compañeros? Estos mismos masones investigarán el mundo real, el mundo objetivo. Tomarán conciencia de las herramientas de que disponen para comprender, medir, pesar, escuchar, etc., y finalmente comprenderán que la realidad puede no ser… « real ». Para ello, practican las « Artes Reales ».

 

- ¿Maestros aprendices? Se les invitará a penetrar en el mundo sutil a través de la pasión osiriana. Un primer despertar a la trascendencia.

 

- Maestros Compañeros ? Emprenderán cinco viajes:

 

> el primero les llevará a un espacio de tiempo ocupado por los antiguos hebreos: « la larga epopeya del pueblo judío en su relación con lo divino ». (16 refugios).

 

> El segundo estará dedicado a « aquél que hizo brillar de nuevo la luz ». (5 refugios).

 

> El tercero explorará « el mundo de los templarios » (6 refugios).

 

> el cuarto surgirá del segundo viaje (como el tercero). El cuarto surgirá del segundo viaje (como el tercero). Aquí encontraremos el aliento del Extremo Oriente con el budismo, el hinduismo y el shivaísmo (2 refugios).

 

> El quinto viaje, llamado « destello ancestral ». (4 refugios). Los pasos de los hermanos y hermanas les conducirán a los misterios de la mitología, al corazón de los primeros pueblos, a las culturas del norte de Europa, pero también a espacios temporales muy antiguos como los del « creciente fértil »…

 
 
 

Por último, el grupo de los Maestros Consumados, que incluye a :

 
 
 

> los Maestros Sublimes de la Gran Obra (Menfis) de la T.S.F. Jean Étienne Marconis de Nègre. Aquí reina la alta filosofía.

 

> los Sublimes Maestros de la Gran Obra (Régimen de Nápoles) estructurados en cuatro refugios: los arcanos únicos que darán vida a otros dos arcanos y los Arcana Arcanorum (los arcanos de los arcanos).

 

> los Patriarcas Grandes Conservadores del Rito.

 
 
 

No olvidaremos la función del « Patriarca Gran Consagrador », cuyos atributos ya hemos mencionado al presentar el Rito de 95 grados de la T.S.F. Robert Ambelain.

 
 
 

El 95 así descrito comprende un mínimo de 41 transmisiones rituales… A partir de ahí, el camino recorrido enseña… es un viaje de iniciación… Es una apertura máxima de la conciencia… Incluye los medios de universalidad de los que nacen las formas más logradas de la acción humana y se construyen en un profundo amor a la vida en todos sus aspectos.

 
 
 

¿Así que 33 o 95?

 
 
 

Como los monjes, los masones recorren el camino, encarnando lo que aprenden y comprenden, y actuando para que todo el aliento de la vida esté en armonía… porque sólo cuentan la « Sabiduría », la « Fuerza » y la « Belleza ».

 
 
 

He elegido estos tres ejemplos para comprender la naturaleza de las implicaciones de elegir un camino masónico con « n » grados. El lector podrá descubrir que otros Ritos Egipcios tienen otras escalas. Debo mencionarlos para saludar su seriedad en sus planteamientos iniciáticos: el Rito Oriental Antiguo y Primitivo de Misraïm Memphis (Gran Santuario Adriático); el Rito Oriental Egipcio y el Rito del Antiguo Egipto (Orden Masónica de los Ritos Antiguos); los Ritos de Venecia (Orden de los Ritos de Venecia); Rito de la Vía Sagrada (Orden Iniciática Masónica de la Vía Sagrada que lleva a cabo un curso iniciático atípico basado en la obra de René e Isha Schwaller de lubicz) . ..

 
 
 

Así pues: « Felices los que, como Ulises, han realizado un hermoso viaje, O como aquel que conquistó el vellocino, Y luego regresaron, llenos de utilidad y razón, … « . … ¡y vuelven al mundo profano para hacer lo que su conciencia les inspira!

 
 
 

¿33 ? o 95 ? Por mi parte, el buscador que soy eligió el 95 en su versión de los 95 refugios … ¿lo sospechabas?

 

Hermano Gérard Baudou Platón,

 

El que cava

 

[1] Il est pratiqué à l’Ordre International du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm, filiation Robert Ambelain, Gérard Kloppel, Cheikna Sylla, Willy Reamaker (https://memphismisraim.fr/) ; La Grande Loge Françaises de Memphis Misraïm historique qui s’est jointe à la Grande Loge Régulière de Memphis Misraïm pour fonder l’Ordre Philosophique Hermétique filiation Robert Ambelain, Gérard Kloppel, Cheikna Sylla, Gerard Lovat ; la Grande Loge Symbolique de France, filiation Robert Ambelain, Gérard Kloppel, Georges Claude Vieilledent (https://www.grandelogesymboliquedefrance.org/) ; l’Ordre Initiatique Ancien est primitif de Memphis Misraïm, Voie Traditionnelle, filiation Robert Ambelain, Gérard Kloppel, Cheikna Sylla, Gerard Lovat, Guy Duval …

[2]T.S.F (Très Sublime Frère)

[3] https://www.grandordreegyptien.net/

[4]Toutes les Grandes Loges ou Ordres reconnus font partie des cette catégorie …

[5]Liberticide … « qui prive de la jouissance de la liberté » … ici, de la liberté d’expression spirituelle

[6]Épistemicide … « action qui tend à effacer une culture ou à la rendre inaudible »

[7] l’Ordre Initiatique Ancien est primitif de Memphis Misraïm, Voie Traditionnelle, filiation Robert Ambelain, Gérard Kloppel, Cheikna Sylla, Guy Renaudin, Gérard Baudou Platon …

[8] https://www.sgsafrance.com/ … Suivre les travaux de la Respectable Loge Hathor …

[9] http://omra-fm.fr/

[10] https://omvs.fr/

[11] (Joachim Du Bellay)

SOURCE  : https://www.webfil.info/post/vous-avez-dit-33-95-r%C3%A9pondit-l-%C3%A9cho

La Franc-maçonnerie est-elle toujours d’actualité ?

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La Franc-maçonnerie est-elle toujours d’actualité ?

La question de savoir si la franc-maçonnerie est toujours pertinente dans notre société en constante évolution est souvent posée dans les forums maçonniques et par les profanes.

Cela indique que c’est important pour la majorité des Frères. De plus, la question est souvent posée lorsqu’on discute des conditions dans lesquelles se trouvent actuellement nos Loges, peut-être même du désespoir face à ce qui semble être l’avenir de la Franc-Maçonnerie. À mon avis, il s’agit d’un aspect plutôt limité de la « pertinence », c’est-à-dire de la capacité de contribuer positivement à la solution des problèmes ou des obstacles rencontrés par la franc-maçonnerie et les frères, en tant que tels, dans leur vie quotidienne.

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Le dictionnaire Webster définit « pertinent » comme suit : « Étymologie : latin médiéval « pertinent » -, du latin, participe présent de « révéler » élever. 1. Avoir un soutien significatif et démontrable sur le sujet en question 2. Fournir des preuves visant à prouver ou réfuter tout sujet en débat ou en discussion 3. Avoir une pertinence sociale 4. La qualité ou l’état d’être pertinent ; pertinence; applicabilité. »

Pour les besoins de cet article, je soulignerais les deux dernières définitions. Malgré tout, nous voulons nous assurer que ce que nous faisons vaut nos efforts !

Je vais essayer d’aborder cette question principalement sous ses aspects moraux. Cependant, il serait presque impossible de présenter un traité complet dans un seul article. Une discussion complète nécessite la preuve de chaque affirmation ou opinion, ce qui dépasse la portée des présentes réflexions. Ce qui reste est un effort pour souligner brièvement plusieurs angles possibles de « pertinence » et laisser le développement de ces questions aux lecteurs.

Lorsque nous discutons de la « pertinence » dans nos vies de francs-maçons, nous devons distinguer quatre aspects principaux :

  1. La franc-maçonnerie est-elle pertinente dans ma vie quotidienne ?
  2. Est-ce que d’autres personnes considèrent que le fait que je suis franc-maçon affecte mes attitudes et mes actions, ce qui prouve sa pertinence pour moi ?
  3. La franc-maçonnerie, en tant qu’organisation, a-t-elle une quelconque pertinence dans les sociétés actuelles, telles qu’elles existent ?
  4. La société considère-t-elle notre corps maçonnique comme pertinent pour résoudre les problèmes présents ou futurs de la société humaine ?

Dans le texte suivant, je tenterai de traiter uniquement du premier aspect ci-dessus. Il me semble que ce que les autres pensent de nous en tant que francs-maçons ou de notre organisation ne fait pas douter de notre pertinence auprès des Frères. C’est nous qui devons nous convaincre que l’appartenance à la franc-maçonnerie a de la valeur pour nous, en tant qu’individus.

La plupart d’entre nous sont confrontés à des expressions de doute, voire de ridicule, à l’égard de la franc-maçonnerie. Parfois, nous pouvons aussi douter de la pertinence de notre artisanat ancien face à notre société en évolution rapide et en évolution. Lorsque nous utilisons l’expression « un système particulier de moralité », évaluons-nous les enseignements moraux de notre système comme étant pertinents pour nos vies et les jugements moraux que nous devons porter, ou est-ce que tout cela est « passé » ? Pour répondre à ces questions, il faut remonter à nos ancêtres, qui se réunissaient pour spiritualiser ou moraliser, comme ils appelaient autrefois leur philosopher. Il est important de se poser quatre questions :

  1. Le besoin de l’homme de socialiser avec les autres a-t-il changé ?
  2. Le besoin de sentiments fraternels proches a-t-il complètement cédé la place au seul besoin de réalisations personnelles ?
  3. Le besoin de discuter ou de réfléchir aux questions morales a-t-il cessé d’exister ?
  4. Tous ces changements nécessitent-ils une modification de nos principes moraux ? 

Essayons d’examiner ces quatre questions :

a) Le besoin de socialisation de l’homme – Concernant la première question, j’espère que vous conviendrez avec moi que le besoin de socialisation de l’homme n’a certainement pas disparu. Les motivations ont peut-être changé, peut-être que les objectifs de la socialisation avec les autres servent également d’autres objectifs, mais le véritable besoin de l’individu existe toujours. L’homme reste un « animal social » et, malgré les moyens de communication modernes, nous avons toujours besoin d’un contact humain direct.

En même temps, nous devons comprendre les implications de l’accent mis sur le fait d’être une Fraternité, sur le maintien de relations fraternelles. Sans une longue discussion sur les significations sociologiques, on peut affirmer avec certitude qu’une telle relation est basée sur un lien émotionnel. Elle s’inscrit dans le domaine des relations familiales et ne peut exister que lorsqu’il y a une implication personnelle. Lorsque nous rencontrons un étranger pour la première fois, nous savons tous ce que nous ressentons dès que nous apprenons que cet étranger est un Frère. Pensez à la rapidité avec laquelle nous nous sommes ouverts les uns aux autres, en échangeant nos expériences. C’est à mes yeux une preuve de l’importance que nous accordons à l’appartenance à notre Ancienne Fraternité et à son système de principes moraux.

b) Compétitivité contre Fraternité – Sans aucun doute, dans les démocraties occidentales modernes, nous vivons dans une société compétitive, une société orientée vers la conquête. J’espère que vous conviendrez avec moi que ces aspects de notre vie moderne ne nient en aucun cas notre besoin de socialisation. La société moderne nous a rendus plus compétitifs et avec un besoin évident de faire nos preuves dans ce que nous faisons. Cependant, nous devons nous demander si les réalisations personnelles sont devenues, dans tous les cas, plus importantes que les contacts personnels (émotionnels). Est-il devenu prédominant dans nos activités quotidiennes, dépassant tout le reste ? À mon avis, la réponse est : NON. Nous avons encore besoin de notre place.

En même temps, nous devons comprendre que lorsque nous utilisons le terme « Frère », nous entendons un lien émotionnel, typique des petits groupes comme notre cellule familiale. Sans enquêter de manière exhaustive sur les théories sociologiques sur les petits groupes, j’espère qu’il est clair pour chacun, à partir de ses expériences personnelles, que, dans des groupes sociaux aussi petits, les forces augmentant la cohésion sont considérées comme légitimes et devraient être renforcées, tandis que la concurrence au sein d’un si petit groupe est considérée comme illégitime et est fortement censuré. Non seulement cela est considéré comme illégitime, mais cela donne aussi lieu à des antagonismes émotionnels très forts. Il s’ensuit que dès qu’il y a de rudes compétitions entre Frères au sein d’une Loge, elles suscitent des réactions émotionnelles très fortes – elles peuvent réduire une Loge en miettes. Une caractéristique typique des petits groupes est qu’ils ont tendance à être monolithiques et ne permettent pas la diversité. Contrairement à cela, notre société moderne est basée sur la diversité. Pourquoi prêchons-nous la tolérance et la modération ? Nous espérons bien sûr que les Frères laisseront leurs antagonismes hors des portes de la Loge, afin que l’harmonie puisse être préservée.

D’après ce que je viens de dire, nous devons réaliser qu’il existe une tension inhérente entre notre comportement compétitif et axé sur la réussite en dehors de la Loge et l’engagement fraternel entre nous en tant que Frères de la Loge et en tant que francs-maçons. De plus, cela peut indiquer pourquoi les compétitions au sein de nos Loges donnent souvent lieu à de fortes tensions et pourquoi elles sont contraires à ce que nous considérons comme des relations fraternelles.

c) La nécessité de discuter de questions générales – Bien que nous nous soyons engagés à ne pas discuter de politique (parti) et de religion (foi) dans les Loges, il me semble qu’échanger des points de vue sur des questions morales reste une nécessité pour l’homme moderne. C’est peut-être même l’un des attraits de la franc-maçonnerie. Moralisez, comme nos ancêtres le faisaient.

Ce qui me semble extrêmement important, c’est qu’on entre dans une Loge, et dans la Franc-maçonnerie, pour satisfaire d’autres besoins. Un néophyte initié estime généralement qu’il a suffisamment d’opportunités pour concourir en dehors de la Franc-Maçonnerie et de la Loge. Il semble qu’en fin de compte, après avoir pris soin de nos besoins matériels, après avoir satisfait à tous nos besoins personnels et familiaux, il nous reste encore à répondre à nos besoins sociaux et spirituels. C’est ce que nous souhaitons réaliser en devenant Frères de ce lien mystique. Devenir francs-maçons.

À mon avis, l’un des facteurs qui influencent la force ou la faiblesse de la franc-maçonnerie aujourd’hui est notre perception selon laquelle nous devons satisfaire ce besoin ou perdre l’intérêt de nombreux jeunes Frères. Ceux qui viennent chercher des relations intellectuelles – au moins comme facteur supplémentaire – seront déçus et partiront bientôt. C’est pourquoi je considère que répondre aux besoins intellectuels est une partie importante de nos Loges.

d) Devons-nous changer nos principes de moralité ? – Revenons à la question des principes moraux et à savoir si eux aussi évoluent rapidement au rythme où évolue la société moderne. Commençons par convenir que non seulement la société humaine évolue au fil du temps, mais que le degré de changement s’est considérablement accru, créant de nouvelles conditions et de nouveaux problèmes. La situation que nous appelons « Le Village Global », avec ses moyens de communication modernes, a sans aucun doute changé de nombreux aspects de nos vies. Cependant, j’espère que vous conviendrez avec moi que les principes fondamentaux de la moralité sont restés inchangés, même si leurs usages ont pu évoluer au fil du temps.

Considérons deux exemples. La question de l’égalité est le premier principe qui vient à l’esprit. Au XVIIIe siècle, « tous les hommes sont créés égaux » signifiait uniquement la noblesse. Ensuite, la bourgeoisie a été incluse et enfin tous les hommes ont été inclus, même si les femmes n’étaient pas considérées comme « égales » : elles ont été les dernières à être incluses.

Il est plus probable que nous soyons à l’origine du droit à l’autodétermination, qui est progressivement devenu applicable aux droits nationaux au XIXe siècle et au-delà, et que le droit des nations a influencé la question des minorités et de leurs droits. Comme nous pouvons le constater, le principe ne s’appliquait au départ qu’à une partie de la société et s’est progressivement étendu à tous les êtres humains.

Ce ne sont que deux exemples. Le principe de l’égalité avait été discuté dans les loges maçonniques et adopté par les réformateurs sociaux. Cela a commencé avec l’égalité des droits (politiques et judiciaires), mais s’applique désormais à l’égalité des chances pour tous, sans tenir compte de la race, de la religion et du sexe. L’idée de l’État providence est une descendante directe des principes moraux adoptés pour la première fois par les francs-maçons. Maintenant, en tant que maçons qui « atteignent le niveau », croyons-nous que cela s’applique uniquement à nos frères, ou acceptons-nous l’applicabilité plus large du principe d’égalité ? En tant que francs-maçons, avons-nous quelque chose à dire sur les inégalités dans la société en dehors de notre Loge ? Avons-nous que dire des violations des droits des minorités ? Cela ne nous concerne-t-il pas en tant que citoyens ?

J’espère que vous conviendrez avec moi que ce que nous venons de dire signifie que la nécessité de discuter de questions morales avec les autres est restée inchangée. Je vais plus loin et je dis qu’il est nécessaire d’évaluer constamment les principes eux-mêmes et de les ajuster si nécessaire aux nouvelles situations. En d’autres termes : lorsque nous parlons du principe de règle majoritaire, également répandu dans la franc-maçonnerie, nous discutons en réalité des principes moraux maçonniques qui caractérisent tout système de vie démocratique. C’est le besoin constant pour un citoyen démocratique de vérifier les limites de sa liberté par rapport à celles de ses voisins ; ses droits contre ceux d’autrui ; les limites qui devraient être imposées à la règle de la majorité. Ici aussi, nous devons conclure que les principes de notre « système moral particulier » sont toujours aussi valables qu’ils l’étaient il y a plusieurs décennies. Notre système est « particulier » dans la manière dont il est enseigné à travers des symboles et des allégories. C’est la seule particularité de notre système.

Alors, la franc-maçonnerie est-elle toujours d’actualité ? Qu’est-ce que tout ce qui précède a à voir avec la franc-maçonnerie ?

Tous!

La franc-maçonnerie est un système de moralité qui nous aide à nous reformater selon des principes moraux idéaux . Faites ce que Socrate appelait « vivre la bonne vie », c’est-à-dire : la seule vie qui vaut la peine d’être vécue, une vie conforme aux principes moraux en soi. Est-ce que nous réussissons tous ? Certainement pas! En tant qu’êtres humains normaux – du moins je l’espère – nous avons nos faiblesses humaines. Nous n’obtenons pas toujours ce que nous attendons, mais au moins nous essayons de nous rapprocher le plus possible de cet objectif. Ne serait-ce pas mieux ainsi, même si on allait seulement un peu plus loin ?

Il est intéressant de noter que la franc-maçonnerie prospère dans les sociétés dans lesquelles les hommes ont des croyances profondément ancrées et un sens de l’engagement. Une atmosphère dans laquelle quelqu’un se fait un devoir de se battre pour les causes auxquelles il croit. La franc-maçonnerie ne peut pas prospérer dans une société dans laquelle règne une atmosphère d’apathie, due à l’idée que rien ne peut être fait pour remédier aux injustices, et dont l’homme se sent aliéné.

Il faut peut-être comprendre que de nouveaux mouvements d’extrémistes politiques et religieux, de fondamentalisme, se sont développés à travers le monde et tentent d’accéder à la suprématie. Qu’avons-nous, en tant que francs-maçons, à dire à ce sujet, sur la base de nos principes moraux ?

Dois-je en dire plus ? Il me semble que dans toute société moderne, la franc-maçonnerie peut contribuer à un meilleur climat social et à une plus grande sensibilité aux besoins de tous les membres de cette société. Surtout les faibles et les nécessiteux. En tant que francs-maçons, nous devrions en être fiers.

En tant qu’organisation, nous nous abstenons de nous impliquer dans les questions politiques et religieuses, mais les francs-maçons – en tant qu’individus – font partie d’une confrérie internationale d’hommes qui ont exprimé leur attachement à certains principes moraux et à leur conservation permanente ; d’hommes qui pourraient influencer la société en donnant le bon exemple. Nous ne prêchons pas et ne faisons pas de publicité pour nos contributions. D’autre part, nous nous efforçons de certifier et de re-certifier constamment, et essayons d’être dignes du titre « homo sapiens ». Sommes-nous prêts à être – au moins de temps en temps – plus attentifs aux autres et plus critiques envers nous-mêmes et non envers les autres ?

Nos propres vies deviendront-elles plus riches du fait d’être francs-maçons en actes et en pensées ? Eh bien, je laisse à chacun d’entre vous le soin d’y réfléchir.

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SOURCE : Daniel Doro, 33e – Grande Loge d’Israël 

(Adapté de la traduction de Rafael Rocca dos Santos)

Liberté, Égalité, Fraternité : de l’idéal au réel en Franc-maçonnerie ?

Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaire

Liberté, Égalité, Fraternité : de l’idéal au réel en Franc-maçonnerie ?

 
Solange Sudarskis

Par Solange Sudarskis
14 juillet 2023
Liberté, Égalité, Fraternité : de l’idéal au réel en Franc-maçonnerie ? dans Contribution liberte-egalite-fraternite-696x418

Liberté, égalité, Fraternité. Ces 3 mots qui représentent des valeurs humanistes fortes, partagées par plusieurs pays ou institutions qui en ont fait leur devise, ont une origine historique incertaine : maçonnique pour certains, révolutionnaire ou républicaine pour d’autres. En effet, les recherches engendrées par le Bicentenaire de la Révolution montrent que l’antériorité maçonnique de la devise Liberté, Égalité, Fraternité n’a aucun fondement concerté au sein des obédiences et des rites maçonniques de l’époque considérée.

De nombreuses anecdotes peuvent expliquer les rivalités d’attribution de l’origine de la devise. On a retrouvé à la Bibliothèque Nationale une trace de la création, par le GODF, d’une loge militaire portant le titre distinctif «Liberté, égalité, Fraternité» sise à l’orient de la Légion franche étrangère. Cette loge a été installée le 14 mars 1793 par la Respectable Loge «Amitié et Fraternité» (Orient de Dunkerque). Certes, il s’agit d’un titre distinctif, d’un nom de loge ; or, ce titre de la loge est évoqué à chaque tenue, au moins deux fois, à l’ouverture et à la fermeture des travaux comme aujourd’hui. De là à en faire une devise… la chose est d’autant plus facile qu’une loge militaire se déplace et reçoit de nombreux visiteurs.

Portées par la Renaissance, ces trois valeurs se sont retrouvées au sein de différents courants de pensée humaniste soucieux de lutter contre l’injustice et l’arbitraire. La maxime «Liberté, égalité, Fraternité» puise ses origines au XVIIIe siècle, le siècle des Lumières.

La devise liberté-égalité-fraternité

En 1755, dans une ode à la gloire du gouvernement helvétique, Voltaire associe implicitement  les 3 termes : «La Liberté ! J’ai vu cette déesse altière avec égalité répandant tous ses biens…Les états sont égaux et les hommes sont frères». Mais c’est Rousseau qui, dans son Discours sur l’économie (1755), propose cette triade comme une des bases du Contrat social.

La devise n’est toutefois pas officiellement constituée en 1789 et, contrairement aux idées reçues, elle ne devient pas une création officielle de la Révolution, bien qu’elle en incarne certaines valeurs clefs. Seuls les deux premiers termes ont été associés dans la Déclaration des Droits de l’homme du 26 août 1789 : «Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit.»

C’est en 1790 qu’Antoine-François Momoro, second couteau sanguinaire, révolutionnaire de la Terreur, qui finira sur l’échafaud avec son compagnon de route Jacques Hébert, propose comme devise au Club des Cordeliers, liberté, égalité, fraternité. Ce slogan, pétri de chimères, sera repris par Lamartine comme principe de la République et sera inscrit pour la première fois dans le préambule de la Constitution du 4 novembre 1848. Pour d’autres, la première triple association est attribuée à Robespierre à la 16ème proposition de décret dans son discours prononcé en décembre 1790 lors de la création des Gardes Nationales : «Elles[les gardes nationales] porteront sur leur poitrine ces mots gravés : Le Peuple français, & au-dessous : Liberté, égalité, Fraternité». Les mêmes mots seront inscrits sur leurs drapeaux, qui porteront les trois couleurs de la nation». Cette expression a accompagné l’aventure révolutionnaire de Juin 1793 jusqu’au Consulat en 1799. À partir de 1793, les Parisiens, rapidement imités par les habitants des autres villes, peignent sur la façade de leur maison les mots suivants : “unité, indivisibilité de la République ; liberté, égalité ou la mort”. Mais ils sont bientôt invités à effacer la dernière partie de la formule, trop associée à la Terreur… Comme beaucoup de symboles révolutionnaires, la devise tombe en désuétude sous l’Empire. Elle réapparaît lors de la Révolution de 1848, empreinte d’une dimension religieuse : les prêtres célèbrent le Christ-Fraternité et bénissent les arbres de la liberté qui sont alors plantés. Lorsque rédigée la Constitution de 1848, la devise ” Liberté, Égalité, Fraternité “est définie comme un ” principe” de la République. Sans avoir été devise officielle, l’expression a tout de même marqué les esprits et s’est imposée comme le symbole des acquis politiques et sociaux révolutionnaires, comme un programme politique et, à terme, comme un point de ralliement pour les républicains.

De 1790 à 1830, la devise n’est plus utilisée ; suivent des années de grande tension sociale et politique qui aboutissent à la Révolution de février 1848.

La IIe République consacre l’expression après que le gouvernement provisoire l’ait employée dans sa première déclaration le 24 Février 1848. Cette année-là voit l’apparition de la devise sur le drapeau français, Lamartine, qui n’était pas franc-maçon (mais qui adhérait à l’idéal libéral  maçonnique), proclama la IIe République et déclara : «Sur le drapeau national sont écrit ces mots : République Française, Liberté, égalité, Fraternité, mots qui expliquent le sens le plus étendu des doctrines démocratiques dont le drapeau est le symbole, en même temps que ses couleurs en continuent la tradition». L’importance du mot liberté à cette époque est à comprendre comme l‘abolition de l’esclavage qui promeut tout individu au niveau d’un être humain; il ne sera plus un objet mais un sujet.

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Boudée par le Second Empire, la devise finit par s’imposer sous la IIIème République. La IIIe République coïncide avec la renaissance de l’expérience républicaine et la réactivation de la devise triptyque en 1871. C’est dans son ouvrage de 1875 intitulé  Le droit et la Loi  que Victor Hugo écrit : «Liberté, égalité, Fraternité… ce sont les trois marches du perron suprême. La liberté, c’est le droit ; l’égalité, c’est le fait ; la fraternité c’est le devoir».

Cependant, il faut attendre la révision constitutionnelle de 1879 pour que soit prise la décision de réinscrire les trois mots à tous les frontons des bâtiments officiels. On observe toutefois encore quelques résistances, y compris chez les partisans de la République : la solidarité est parfois préférée à l’égalité qui implique un nivellement social et la connotation chrétienne de la fraternité ne fait pas l’unanimité.

La devise est réinscrite sur le fronton des édifices publics à l’occasion de la célébration du 14 juillet 1880.

Le périple de la triade s’achève glorieusement puisque la Constitution du 4 octobre 1958 l’impose comme la devise constitutionnelle de la République française. Elle fait aujourd’hui partie intégrante de notre patrimoine national. On la trouve sur des objets de grande diffusion comme les pièces de monnaie ou les timbres.

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L’usage maçonnique de la devise

En franc-maçonnerie, la devise va progressivement devenir l’acclamation (dans certains rites seulement)

Un des  plus anciens documents où l’égalité et la liberté sont formellement présentées comme points principaux de la doctrine maçonnique est un ouvrage (cependant antimaçonnique écrit par l’Abbé Larudan) de 1747, Les francs-maçons écrasés où on peut lire p.299 : « le portier l’ouvre et demande à l’aspirant : s’il a vocation à la liberté, à l’égalité, … ? Il « répond que oui, on l’introduit ». Plus loin p. 313  « le soir de sa réception, on ne lui dit autre chose, sinon que la liberté& l’égalité sont l’unique but de la Société».

L’égalité et la liberté sont également invoquées avec insistance comme principes régulateurs, dans la première circulaire du Grand Orient. Celle de 1775 les présente comme «l’apanage précieux des francs-maçons». 

Dans sa circulaire de 1791, la Mère Loge du Rite Écossais Philosophique, St Jean du Contrat Social on peut lire :« Bien des siècles avant que Rousseau, Mably, Raynal, eussent écrit sur les droits de l’Homme et eussent jeté dans l’Europe la masse des Lumières qui caractérisent leurs ouvrages, nous pratiquions dans nos Loges tous les principes d’une véritable sociabilité. L’égalité, la liberté, la fraternité, étaient pour nous des devoirs d’autant plus faciles à remplir que nous écartions soigneusement loin de nous les erreurs et les préjugés qui, depuis si longtemps, ont fait le malheur des nations. »

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Le premier Compte rendu lors de la reprise des travaux de la GLDF le 24 juin 1795 commence par cette devise.

En 1877, le pasteur Frédéric Desmons propose la formulation suivante qui va être adoptée «La Franc-maçonnerie est une institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, elle a pour objet la recherche de la vérité, l’étude la morale universelle, des sciences et des arts et l’exercice de la bienfaisance. Elle a pour principe la liberté absolue de conscience et la solidarité humaine. Elle n’exclue personne pour ses croyances. Elle a pour devise Liberté, égalité, Fraternité».

 «Que la Liberté soit l’assise du Temple, Que l’Égalité en soit la Clé de Voûte, Que la Fraternité soit le Ciment du Temple» comme il est dit au Rite Français Philosophique, 2017.

La liberté comme base, l’égalité comme moyen, la fraternité comme but.

En 1849 : au niveau du GODF, l’acclamation devient Liberté, égalité, Fraternité en lieu et place de vivat, vivat, semper vivat.

En ces temps, Adolphe Crémieux, franc-maçon et membre du Gouvernement Provisoire, reçut une délégation des Loges maçonniques et prononça au nom du Gouvernement, la phrase suivante : «Dans tous les temps, dans toutes les circonstances, sous l’oppression de la pensée comme sous la tyrannie du pouvoir, la maçonnerie a répété sans cesse ces mots sublimes : Liberté égalité, Fraternité !» Jules Barbier de la délégation maçonnique a ajouté : «Nous saluons des acclamations les plus vives le Gouvernement républicain qui a inscrit sur la bannière de la France cette triple devise qui fut toujours celles de la Franc-maçonnerie: Liberté, égalité, Fraternité».

Pour le Rite écossais, Adolphe Crémieux, devenu Souverain Grand Commandeur du Rite écossais ancien et accepté en 1869, entreprit de refondre les Règlements Généraux du Rite qui dataient de 1846. Entre autres propositions, il souhaitait inclure à la fin de l’article II, la phrase : «l’Ordre Maçonnique a pour devise Liberté, égalité, Fraternité…» Sur ce point  précis, point d’opposition ; le blocage portait sur l’invocation au GADLU. Ce blocage suivi de la guerre franco-allemande, de la surveillance des loges par la police (1874), du début des actions anticléricales ont détourné les préoccupations des francs-maçons du Rite écossais. Finalement, la devise maçonnique fut affirmée dans un décret datant du 2 décembre 1873 avec effet le 1er mai 1874. Le GODF explicite que cette triple devise est la transformation logique, naturelle et progressiste des devises anciennes : foi, espérance, charité (Cahier des grades capitulaires (du 4e au 18e degré) : Rituel des Chev[aliers] Rose-Croix, 1890).

Au REAA, après les batteries, on retrouve les acclamations Houzza Houzzé Houzzé, ou bien Liberté Égalité, Fraternité. Au RER, Vivat–vivat–semper vivat. Au ROPM : Vie ! Force ! Santé ! L’acclamation est doublée avec le ternaire Liberté, Égalité, Fraternité. Au Rite MM, l’acclamation Liberté, égalité, Fraternité est souvent suivie ou «couverte», en France, par une seconde acclamation « Unité, Continuité, Stabilité » en hommage à l’Ordre. Spécifiquement au Rite de Misraïm, l’acclamation qui remplace ou couvre Liberté est « Adonaï, Adonaï, Adonaï », du nom d’un des aspects de la divinité dans la tradition israélite. Il est des obédiences, telle le OITAR, qui ont remplacé la devise, lorsque cela se présente, par « Liberté Équité Amitié » ou par «énergie, émulation, altruisme ».

Il est à l’honneur de la Franc-maçonnerie française, et latine en général, d’avoir nourri cette devise, d’en avoir perçu le caractère fondateur et d’en avoir favorisé la synthèse dans le temple et dans le monde profane. Pour le franc-maçon, cette devise possède une force symbolique intrinsèque dont il prend la mesure lorsqu’il la prononce en loge après l’acclamation écossaise.

Cette devise est le «principe de la véritable sociabilité maçonnique». Alors comme le dit notre TCF Christian Roblin : devisons gaiment

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LA FRANC-MAÇONNERIE EST UNE SPIRITUALITÉ DE LA LIBERTÉ

«Nous sommes des Maçons libres, c’est-à-dire, pour qui sait l’entendre, des artisans de notre propre bonheur, qui sans porter de rebelles atteintes aux lois civiles et religieuses, travaillons sur des plans tracés par la nature et compassez par la Raison, à reconstruire un édifice moral dont le modèle exécuté dans les premiers âges du monde, nous est conservé par l’idée universelle de l’Ordre» (l’Almanach des Cocus ou amusemens pour le beau Sexe pour l’année MDCCXLII auquel on a joint un recueil de Pièces sur les Francs-Maçons, 1742, comportant, outre la Réception d’un Frey-Maçon du chevalier Hérault, une suite de discours prononcés en loge à l’occasion de rencontres entre Ateliers ou pour servir à l’instruction des Apprentis).

L’expression « libre et accepté » est adoptée dans la deuxième édition du Livre des Constitutions dites d’Anderson, en 1738, dont le titre devient  Le Nouveau Livre des Constitutions de l’Ancienne et Honorable Fraternité des Maçons Libres et Acceptés. Dans la première édition de 1723 le titre était, Les Constitutions des francs-maçons. Le titre plus récent continue à être utilisé par la Grande Loge d’Angleterre, suivi par celles de l’Écosse et l’Irlande ; une majorité des Grands Loges aux États-Unis ont adopté le même style et se disent Grand Loges de Maçons libres et acceptés. Mackey dans son Encyclopédie de la Franc-maçonnerie explique les termes, libre et accepté, à partir des anciens textes utilisés en Angleterre qui donnent le récit suivant de leur origine : Les maçons qui furent choisis pour construire le Temple de Salomon furent simplement déclarés libres et furent exemptés, avec leurs descendants, des droits et des impôts. Ils avaient aussi le privilège de porter des armes. Au cours de leur déportation à Babylone, Cyrus leur donna la permission d’élever un second Temple, les ayant mis en liberté à cette fin. C’est de cette époque que nous portons le nom de Maçons Libres et Acceptés [sic].

La déclaration du Convent de Lausanne en  septembre 1875 (qui réunit les Suprêmes Conseils de onze pays) proclame la liberté comme le bien le plus précieux : «la liberté, patrimoine de l’humanité tout entière, rayon d’en haut qu’aucun pouvoir n’a le droit d’éteindre ni d’amortir et qui est la source des sentiments d’honneur et de dignité.»

La liberté n’est pas de refuser des obligations auxquelles le franc-maçon consent (la Franc-maçonnerie est un Ordre, ses membres s’engagent, par serment, à observer scrupuleusement les prescriptions de la Constitution internationale, les statuts, les Règlements généraux et à défendre l’Ordre) mais de mesurer avec sa liberté de conscience s’il peut continuer à s’obliger, à adhérer, face aux contraintes de l’autorité de tutelle. Il ne peut  renverser sa dépendance en liberté pour se rendre à son tour maître de sa situation qu’à la condition de reconnaître en conscience la pleine valeur de cette liberté et de se tenir pour responsable de ce qu’il met en œuvre pour la conquérir.

Dans l’étude lexicographique des rituels, c’est à partir de 1840 que l’on voit l’utilisation du concept de liberté prendre de l’importance .

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Certaines personnes se battent concrètement pour leur liberté, leur choix et leurs engagements, défiant les obstacles, les dangers et les lourdeurs de l’habitude. Elles accomplissent de nouveaux horizons pour se transformer et transformer aussi le monde qui les entourent.

La démission de tout membre de la Franc-maçonnerie, son retrait demeure sa liberté absolue.

La liberté juridique ou civile consiste dans le droit de faire tout ce qui n’est pas défendu par la loi. Elle se présente comme une prérogative ouvrant à son bénéficiaire, lorsqu’il le désire, un libre accès aux situations juridiques qui se situent dans le cadre de cette liberté. Une liberté est en principe non définie ni causée (susceptible non pas d’abus, mais d’excès) ; elle est également, en principe, inconditionnée (ainsi se marier ou non, contracter ou non, acquérir ou aliéner, tester, faire concurrence à d’autres commerçants…). Cette liberté personnelle est cependant à compléter par la reconnaissance de celle de l’autre: ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux (Luc;6,31). Alors ma liberté commence là où commence celle de l’autre .«Car pour être libre, il ne suffit pas de se libérer de ses chaînes, il faut vivre en respectant et en augmentant la liberté des autres.» (Nelson Mandela).

Le franc-maçon transforme sa liberté en autonomie et responsabilité.

La liberté de conscience est irréductible en Franc-maçonnerie

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On peut en trouver l’expression dans l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 : «Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.» Cette Déclaration consacre l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 : «La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.».

Toutefois cette déclaration n’était qu’une résolution de principe non obligatoire.

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À l’opposé, la Convention de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, communément appelée Convention européenne des droits de l’Homme, signée à Rome le 4 novembre 1950 a un caractère obligatoire à travers les sanctions et le fonctionnement de la Cour européenne des droits de l’Homme. Dans son article 9, cette Convention précise de façon explicite la liberté de conscience :

  • Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.
  • La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.

Encore faudrait-il définir la conscience !

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Cette liberté s’étend aux convictions morales et philosophiques qui découlent des choix faits, à la liberté d’opinion, en particulier politique. Toutefois, l’Administration, qui ne peut pas écarter les convictions politiques, peut éventuellement prendre en compte l’extériorisation de ces convictions.

Les clauses de conscience sont de plus en plus nombreuses à la lumière de la diversité sociale (par exemple, des dispenses peuvent aussi être accordées pour que des personnes ne travaillent pas un jour religieux).

Le rite permet à tous les francs-maçons de concilier liberté de conscience et Art royal ; la liberté de conscience a pour corollaire la Tolérance sans laquelle la Franc-maçonnerie adogmatique ne pourrait se revendiquer en tant que Centre de l’Union. La liberté de conscience ouvre la possibilité d’adhérer ou non selon son libre arbitre à telle ou telle religion. La liberté de conscience, au sens strict du terme, s’inscrit donc dans la sphère de la question de la liberté religieuse. La liberté de penser, plus large encore, confère à l’homme la possibilité d’user de sa raison pour pousser sa recherche du vrai jusqu’où il le peut sans rencontrer aucune entrave, fût-elle religieuse. Ainsi du XVIIe siècle au XVIIIe siècle où les défenseurs de la liberté de conscience comme Bayle et ceux de la liberté de penser comme Spinoza s’inspirent soit de références bibliques soit de la critique scripturaire naissante pour affirmer non seulement le droit à la liberté de conscience et de penser mais encore la nécessité de cette liberté pour le progrès de l’homme. L’originalité de la maçonnerie spéculative consiste précisément à affirmer cette double nécessité mais dans le cadre d’une quête spirituelle. Ce n’est qu’au convent du GODF de 1877 que sera abandonnée la référence au Gadlu. L’après-Convent de 1877 conduit à des retouches plus hardies. En 1879, le Grand Collège des Rites, chargé par le Conseil de l’Ordre du Grand Orient, fait disparaître des rituels les formules trop ouvertement religieuses, comme la référence au Grand Architecte de l’Univers, les devoirs envers Dieu au 1°, l’explication métaphysique de la lettre G au 2° et l’invocation à Dieu du signe d’horreur au grade de maître. En 1886, une commission de 12 membres, présidée par l’avocat Louis Amiable (1837-1897), procède à une nouvelle révision adoptée en Conseil de l’Ordre les 15-16 avril. Le nouveau rituel français, qui prendra le nom de son principal rédacteur, est accompagné d’un Rapport sur les nouveaux rituels pour les loges rédigé par Amiable lui-même. Ce codicille explique que le nouveau texte, en partie inspiré des rituels du Grand Orient de Belgique, se réfère grandement au positivisme. Sa philosophie générale est la “neutralité entre les diverses croyances” et le fait que  les données certaines fournies par l’état actuel de la science devaient être par nous mises à profit».

La Franc-maçonnerie offre une voie spirituelle qui est une voie spécifique en dehors de tout dogme et de toute doctrine, qui permet à chaque homme de poursuivre son chemin vers la Connaissance. La Franc-maçonnerie propose un idéal de liberté, de tolérance et de fraternité dans le respect des opinions de chacun, laissant à l’homme une liberté de travail qui lui permet de poser son propre rythme et de reculer constamment ses limites sur le chemin de l’élévation spirituelle et morale n’acceptant aucune entrave dans sa recherche.

La liberté de conscience est le fondement de la laïcité. S’il était besoin de le démontrer, écoutez notre TCF Christian Roblin dans le podcast de France Culture enregistré le 18 avril 2021, Liberté de conscience et laïcité

On ne confondra la liberté de conscience avec la libre pensée. «La libre pensée est un courant de pensée diffus qui refuse tout dogme et milite en faveur d’une pensée libre où aucune idée révélée, décrétée, ou présentée comme une certitude, ne fait autorité, en particulier dans les questions religieuses. La réflexion est guidée par la raison et les religions révélées sont vues comme des obstacles à l’émancipation de la pensée. Par extension, le terme est utilisé lorsqu’on s’affranchit de toute croyance religieuse.»

Un franc-maçon ne saurait être seulement libre, il doit, aussi, être de bonnes mœurs

En effet, ce sont les deux qualités nécessaires à tout profane qui souhaite entrer en Franc-maçonnerie.

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Au début du XVIIIe  siècle, l’instruction, le pouvoir, la représentativité étaient uniquement masculins et l’on doutait encore à cette époque qu’une femme puisse avoir une âme ; en fait, elle était considérée comme légalement mineure, donc non libre de l’autorité de leur père ou du mari. Alors comment imaginer une femme en Franc-maçonnerie? On comprend mieux pourquoi, dans les Constitutions fondatrices, la Franc-maçonnerie lui était interdite. La Franc-maçonnerie était le reflet de la société de l’époque. À remarquer qu’en ce temps, il n’y avait naturellement pas de Juifs en Maçonnerie, puisque ceux-ci, comme les femmes, étaient privés de droits civiques avant la Révolution Française. Aucun règlement maçonnique n’avait besoin de préciser ce qui allait alors de soi.

Dans le contexte du Royaume d’Angleterre, au début du XVIIIe siècle,  «être libre» était en fait très précis et lié :

  • aux Liberties des Cités face à la Couronne, notamment de la Cité de Londres, écrite dès 16 juin1215 dans la Magna Carta,
  • aux privilèges des guildes (Liveries aujourd’hui, et toujours en usage) d’affranchir des hommes pour en faire des freemen dans les Cités et Bourgs.
  • aux Charges attribués aux Freemen élevés au statut de Liverymen, chargés de réglementer les affaires de la Cité ou du Bourg (édicter de nouvelles lois et taxes locales, régler des actes de Justice).

Pour être un freeman, deux possibilités principales étaient offertes :

  • obtenir rédemption par achat et après 7 années d’apprentissage minimum obligatoire auprès d’un Freeman,
  • obtenir rédemption par achat (mais plus cher bien sûr).

Être Freeman permettait de monter une affaire et d’être autorisé à travailler dans la Cité ou le Bourg, plus une zone d’exclusivité et réglementée de quelques miles autour (de 1 à 8 miles selon la Guilde/Livery). Il s’agissait d’une règle de Corporations dont ils se portaient également garant de la qualité des produits et services (surveiller par les Maîtres et Surveillants des Liveries). Il y avait un aspect protectionniste des marchés économiques et des savoir-faire, puisqu’il était interdit dans les Liveries d’embaucher des apprentis qui n’étaient pas fils de freeman (pas d’étrangers, pas d’esclaves). Dans le plus ancien texte connu des Devoirs anglais, le Manuscrit Regius (ou Halliwell), daté de la fin du XIVe siècle, il y est clairement spécifié que «le maître doit bien veiller à ne pas prendre de serf comme apprenti, ni à en engager un par obstination, car le seigneur à qui le serf est lié peut venir le chercher où qu’il se trouve». Il y est encore dit que «l’apprenti doit être bien né, de naissance légitime». Ainsi, ces constitutions laissaient clairement entendre qu’il fallait être fils de freeman. James Anderson l’était d’ailleurs, puisque fils d’un Maître verrier d’une Loge de la Cité d’Aberdeen (il fut d’ailleurs Maître de Loge et a reconstitué le Livre des Marques des membres de la loge).

Les  tout premiers textes de la maçonnerie opérative il était écrit : «né libre et de bonnes humeurs» qui devient «libre et de bon renom» ensuite, et pour insister sur les valeurs morales, est devenu «libre et de bonnes mœurs». Les deux notions fréquemment accolées de mœurs et de coutumes perdurent de l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle. Si la première regarde les manières d’être comme implicitement structurées par des systèmes de valeurs, la seconde désigne des habitudes, et donc des systèmes de pratiques.

À  la première fête solsticiale d’hiver qui suivit la fondation du Grand Orient, le 27 décembre 1773, un discours sur le caractère et le rôle de la Franc-maçonnerie fut prononcé par le F. Henrion de Pensey. On remarquera  ce qu’il dit des «bonnes mœurs» : «Les [bonnes] mœurs, aussi bien que les lois, sont les colonnes sur lesquelles repose la prospérité des empires. Avec des mœurs on se passerait de lois. Sans les mœurs, les plus sages règlements sont inefficaces.»

Aux exigences des bonnes mœurs citoyennes, la Franc-maçonnerie ajoute des exigences qui lui sont propres parmi lesquelles l’esprit du lien fraternel. À la morale coutumière, la Franc-maçonnerie associe une morale transcendantale, un idéal moral développé dans les catéchismes devenus mémentos et dans les rituels à travers questions et réponses. Ainsi viendront, suivant les grades, des propositions d’élévation morale.

C’est avec un regard malicieux que notre TCF Fouqueray nous demande si l’application de la devise par les frères et sœurs est bien réelle !

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Les trois fêtes de pèlerinage à Jérusalem, prescrites par la Torah sont pour la Liberté (Pessa’h), pour l’Égalité (Souccot) et pour la Fraternité (Chavouot).

SOURCE  :  https://450.fm/2023/07/14/liberte-egalite-fraternite-de-lideal-au-reel-en-franc-maconnerie/

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Obédiences ? Pourquoi ? Pour faire quoi ? 15 juin, 2024

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Obédiences ? Pourquoi ? Pour faire quoi ?

 
Jacques Fontaine

Par Jacques Fontaine
Obédiences ? Pourquoi ? Pour faire quoi ? dans Recherches & Reflexions Humanimal-696x509

S’il est un besoin irrépressible de la meute humaine, c’est, à l’instar des autres animaux de meute, de se regrouper selon une forme que la nature a sanctifiée. C’est ce que j’appelle dans mes livres et mes conférences l’« organisation pyramidale ». Or notre première exigence dès la naissance est d’apprendre à se conformer à vivre avec les autres, selon les lois inflexibles et inchangeable de cette organisation, la meute.

En fait je prétends qu’il y a un au-delà de nos histoires personnelles, individuelles de notre enfance qui décideraient de tout ce que nous sommes, selon les psychologies et autres psychanalyses. Une pression bien plus forte s’incrusterait dans nos têtes :la manière dont la plupart des mammifères ont de vivre ensemble.

 Sans que cela, jusqu’à aujourd’hui, ne soit vraiment dénoncé : la pyramide est, de toute évidence, pour le marmot, la seule façon de vivre en groupe : la meute !

Les lois de la meute sont depuis toujours considérées comme d’une évidence d’airain. Sauf pour les anarchistes, qui méritent, à eux seuls, des articles dans les revues maçonniques. Pourquoi ? Parce que l’Ordre se targue de prôner la liberté et de l’enflammer de vertus en toutes circonstances .

Pourtant force est de reconnaître l’évidence : Les guerres sont un effet délirant de la panoplie de l’organisation pyramidale : « Un pour tous, tous pour un ». Et tout est dit, même dans nos démocraties. Car le serpent de la soumission à la pyramide est omniprésent, omni fluctuant et dictatorial, partout où des vertébrés de meute sévissent. Nous, les humanimaux, comme le dit D. Béresniak, sommes des mammifères de meute.

Pour rappel voici les caractéristiques de ce type d’organisation : En deux mots, les éthologues l’ont observé : tout en haut, couronné de pouvoirs, au moins de lustres, le « mâle alpha » ; puis autour de lui, les « lieutenants » qui le vénèrent et chopent la partie de pouvoir que le mâle dominant concède. Puis, au fur et à mesure que l’on descend, de plus en plus nombreux, les inféodés… le peuple… Mais aussi, à un degré moindre mais bien réel, les Frères, les Sœurs, enivrés de cette soumission révérée par tous. Elle les conforte dans leur sécurité, exigence première du vivant. Avec l’organisation pyramidale, rien ne fout le camp, tout est à sa place, chacun € a un rôle à jouer.

 Bref et sans tomber dans l’invective sarcastique comme mes phrases peuvent amener à le croire, la nature s’est bien débrouillée pour que survivent les animaux de meute. Et cela fonctionne bien.

En quelques mots, l’organisation pyramidale est le nec plus ultra pour paître en tranquillité, pour jouir de la soumission dite « librement consentie » (une formule maçonnique !). Toute la vie des mammifères se plie sans broncher et sans la moindre conscience, à cette manière de vivre en groupe. Les maçons, évidemment aussi !

Or notre franc-maçonnerie s’enorgueillit de ne jamais se reposer là où des libertés sont menacées. Nos déclarations officielles, nos serments en loges attestent de notre croyance forte en cette valeur de base, la liberté. La réalité est inverse ! En fait, sans s’en douter le moins du monde, les maçons se plient en quatre, en huit, sous les férules de l’organisation pyramidale de l’obédience et de leur loge. C’est le comble pour une association qui clame l’indépendance d’esprit, la tolérance, et la libre pensée !

Bref et sans tomber dans l’invective sarcastique comme mes phrases peuvent amener à le croire, la nature s’est bien débrouillée pour que survivent les animaux de meute. Et cela fonctionne bien.

Il ne nous viendrait pas à l’idée de remettre en cause les soubassements idéologiques in conscients qui nous gouvernent. Nous sommes coulés, roulés, moulés dans ce modèle de vie groupale. 90% des obédiences, (pas toutes) ne se posent pas la question du substrat sociologique, qui les modèle et les aligne. Surtout celles où les initié(e)s chantent la liberté de pensée, dans l’égalité, en garant(e)s de la fraternité. Des plus petites aux plus grandes. Et je n’évoque pas la Maçonnerie anglo-saxonne (Emulation, York) : la soumission pyramidale y est vécue comme la chantaison harmonieuse du vivre ensemble.

Nous voici donc devant l’irrésolu, le contradictoire, l’hypocrisie inconsciente des méandres neuronaux. Nous dénonçons sans cesse les saignements des blessures à la liberté. Mais tout en nous conformant à la loi dictatoriale mais tout à fait naturelle de l’organisation pyramidale. C’est ainsi que naissent les obédiences : dans ce mot, geint une évidence : « Ob » pour obéir et « ience » pour silence !

La critique fuse partout, de tout temps : Dans un monde insensé où serait dénoncés nos présupposés animaux de la vie en meute, la vie deviendrait le fruit insupportable de l’anarchie.

Tout ce que je viens de développer, n’est pas nouveau : les refus de la pyramide des pouvoirs et la disposition en triangle, fut, et est encore, dénoncé par quelques initié (e)s. Les anciens se rappelleront, parmi d’autres, Léo Campion, ce frère gentil et anarchiste qui dénonçait, cette soumission. Quelques émules. Et aujourd’hui même des Frères, des Sœurs osent porter l’étendard de l’anarchie. Mais les obédiences ne les tolèrent pas et ne cessent de les dénoncer en loucedé ou -en déclarations hostiles.

Pourtant, en France, il existe toujours des « cordées » de quelques loges qui ne dépendent ni d’un quelconque règlement principiel, ni de sonores déclarations de vertus. J’en connais trois ou quatre : les Loges sont en relations fraternelles et sans dépendance les unes des autres. Pas de mots d’Ordre, pas de clairon ni de fanfare sur les grandes et belles valeurs prétendument défendues.

L’anarchie est ce trublion au cœur des agitations cervicales, toujours socialement apaisées : Lisons la définition de Wikipédia : << anarchie, ou société libertaire, est une société fondée sur la démocratie directe sans système de pouvoir vertical tel qu’un gouvernement non soumis au peuple (les anarchistes prônent le mandat impératif et le référendum d’initiative populaire), une économie d’exploitation (refus de l’existence du salariat, des monopoles, des cartels, du capitalisme d’État) ou une religion d’État. C’est la situation d’un milieu social où il n’existe pas de rapports de pouvoir verticaux et qui est de ce fait dépourvu de classes sociales.>>

Moi, j’aime beaucoup le très bref : l’anarchie « C’est l’ordre dans le pouvoir ».

Les obédiences ont une mise en organisation spontanée et qui fonctionne dans les perspectives de la grande symphonie de la soumission. Dans leur vocation proclamée, dans les déclarations des loges et des mâles alpha (femelles aussi), les règlements et tout le tintouin qui les organisa en pyramide de pouvoirs jugulés, toujours pareil : Les obédiences sont remises en cause avec prudence et par de rares initié(e)s peu patenté(e)s.

Mais pour autant tout cela fonctionne bien, voire avec harmonie. Alors pourquoi chercher des poux dans les têtes couronnées de ces obédiences ? Pour rien puisqu’il apparaît que le mode d’organisation verticale des pouvoirs soit fait de nature et non choix car les meutes sont soumises à l’intemporalité. Alors que faire, quand nous nous agenouillons devant les réponses à nos désirs libertaires ? A mon sens, rien de fondamental. Sauf à prendre conscience des rets qui nous entortillent parfois à l’excès. Peut-être est-ce là notre possibilité de tentative anarchique pour ceux, celles qui rêvent, d’un autre monde, comme l’on dit ! Nous serions, nous, Maçons, les gardiens de la Loi. Certes ! Mais d’une Loi qui déclare à cris rares, préserve, cajole la folle inventivité sociale de quelques-uns-es.

Heureusement, des obédiences ont sourdement ingéré la discordance entre le baryton de pouvoir et les flûtes insolentes de quelques Loges. Loin des commissions officielles qui sont des outils pyramidaux, de ci de là, des Loges s’ébattent, pour se pâmer devant des organisations de meute nouvelles et créatives. J’ai évoqué tout à l’heure, ces quelques cordées de Loges qui s’aiment, sans autre dépendance que les relations affectueuses et la floraison des richesses spontanées, dans leurs relations et leurs tenues parfois partagées. Oui, les rites peuvent vaciller. Quelle horreur pour ces références intangibles sacralisés par le passé et les grands causeurs ! Mais qu’importe ?

Un rite, selon moi, n’est pas une prison consentie mais une embrassade de la socialité humanimale !

Que la dépendance qui plaît tant à nos inconscients s’incline enfin devant la reliance.

J’entends s’écrier : « Mais avec ce qu’il dit, tout va foutre le camp, aller dans tous les sens, les repères vont éclater, » Au bout du compte, la belle et grande unité humaine maçonnique que nous défendons, va se fracasser sur les humeurs caillouteuses de ces réflexions hasardeuses et saignantes. Adogmatique, libérale, parfois libertaire c’est ce que chantèrent quelques initiés, comme Oswald Wirth, Léo Campion et d’autres, aujourd’hui encore. Relisons Jules Le Gall : anarchiste (1881-1944). Franc-maçon, libertaire et libre-penseur. Je salue ce Frère visionnaire ou aliéné. Mais peu m’importe !
La grande majorité des maçons de style français, (selon mon expérience de maçon bien ancien !), jubile en entendant ces qualificatifs. Il reste à oser, en chassant l’ignorance, l’hypocrisie et le fanatisme : Sous leurs comptines planquées au fond de moi torpillent des rafales d’air frais. Elles feraient basculer l’opiniâtre organisation pyramidale.

 Pour terminer cet appel à la prise de conscience de ce qui nous enchaîne, éclatons de rire ou de sarcasmes en nous rappelant bêtement que le symbole de la Maçonnerie est un triangle. Il avoue tout ! Serions-nous donc une espèce de meute soumise ? Une meute, bien sûr ; la nature nous a forgés ainsi. Mais soumise ? Oui les animaux de meute recherchent la calmante et sécurisante soumission. Ne pourrions-nous pas trouver la troisième voie ? Pour devenir vraiment des humanimaux ? Nos descendants modèleront peut-être, à partir de leur pâte initiale, ce nouveau cheminement. Après sans doute des cataclysmes, des terreurs, des envolées, des folies ; et vers des horizons régénérés. Inventons-les !

SOURCE :  https://450.fm/2024/06/13/obediences-pourquoi-pour-faire-quoi/

Protégé : Les grades de vengeance et leur légende – 12°- 14 juin, 2024

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution,Perfection.... , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

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J ai pardonné des erreurs presque impardonnables 13 juin, 2024

Posté par hiram3330 dans : Contribution,Silhouette , ajouter un commentaire

J’ai pardonné des erreurs presque impardonnables

 

j’ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables.

J’ai agi par impulsion, j’ai été déçu par des gens que j’en croyais incapables,

mais j’ai déçu des gens aussi.

J’ai tenu quelqu’un dans mes bras pour le protéger

J’ai ri quand il ne fallait pas

Je me suis fait des amis éternels

J’ai aimé et l’ai été en retour, mais j’ai aussi été repoussé

J’ai été aimé et je n’ai pas su aimer

J’ai crié et sauté de tant de joies,

j’ai vécu d’amour et fait des promesses éternelles,

mais je me suis brisé le cœur, tant de fois !

J ai pardonné des erreurs presque impardonnables dans Contribution chaplin

J’ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos

J’ai téléphoné juste pour entendre une voix,

je suis déjà tombé amoureux d’un sourire

J’ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et…

…J’ai eu peur de perdre quelqu’un de très spécial (que j’ai fini par perdre)…

Mais j’ai survécu !

Et je vis encore ! Et la vie, je ne m’en passe pas …

Et toi non plus tu ne devrais pas t’en passer. Vis !!!

Ce qui est vraiment bon, c’est de se battre avec persuasion,

embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant,

parce que le monde appartient à celui qui ose

ET LA VIE EST BEAUCOUP TROP pour être insignifiante !

CHARLIE CHAPLIN

♥   ♥   ♥

SOURCE : https://www.gadlu.info/charlie-chaplin-j-ai-pardonne-des-erreurs-presque-impardonnables/

 

« 39-45, la face cachée du Vatican » : la correction 1/2. Avec Annie Lacroix-Riz (2018) 12 juin, 2024

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

 

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Un peu d’Histoire !!! 11 juin, 2024

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Un peu d’Histoire !!!

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« Belteine, Beltaine ou Belltaine (…) signifie « mois de mai ; jour du Premier Mai », (…) Le Glossaire de Cormac explique le nom par « feu de Bel* » beil-tine .i. tene Bil, du nom d’un dieu païen. L’étymologie par *bhel « briller » est contredite par l’absence de syncope dans -lt- (qui pourrait toutefois s’expliquer, analogiquement, par le sentiment que Belteine contient le nom du feu). (…) Beltaine est une appellation spécialisée, sans doute issue du rituel, de Cétsoman « début de la période *samon- ».

Célébrée à Uisnech (…), Beltaine est marqué par des rites où le feu occupe la première place. (…). C’est à Beltaine que Midhe, éponyme de la province centrale, alluma un feu de six années pour les enfants de Nemed et coupa la langue des mauvais druides, image de la controverse menée par le Feu de la parole. »

Bonne fête Bellenos !

Le 1er mai est une des quatre grandes fêtes religieuses dans le calendrier gaulois correspondant au passage de la saison sombre à la saison claire.

La fête de Bellenos est la troisième fête de l’année chez les Gaulois, après la fête de Samonos le 1er novembre (correspondant aujourd’hui à la Toussaint), et la fête d’Imbiuolcaia le 1er février (correspondant aujourd’hui à la Chandeleur, commémorant la présentation de Jésus au Temple).

La fête de Lug le 1er août clos le calendrier religieux gaulois avant le début d’un nouveau cycle avec la fête de Samonos le 1er novembre.

La fête du 1er mai est donc le troisième temps fort de l’année religieuse chez les Gaulois.
Signifiant littéralement « brillant », « éclatant », ou « resplendissant », Bellenos est le surnom d’un dieu solaire et guérisseur, assimilé à Apollon par les historiens grecs de l’Antiquité.

La trace la plus ancienne de ce culte est attestée par Poséidonios d’Apamée lorsqu’il réalise son voyage de la Gaule vers -100.
Associé au ministère des druides, le culte de Bellenos est probablement pratiqué en Gaule depuis au moins les années -300.

Le calendrier gaulois surnommé « de Coligny » (correspondant au lieu où il a été retrouvé) qui a été réalisé vers 180 de l’ère chrétienne atteste que le culte de Bellenos se poursuit en Gaule après la conquête romaine.

Lors des fêtes du 1er mai, les druides prononcent notamment des incantations protectrices des épidémies pendant que les paysans font passer leur bétail entre des feux allumés pour l’occasion.

Car les feux de Bellenos sont associés à l’idée de purification qui est bénéfice si elle est associée aux incantations des druides.

Dans les îles britanniques où un peuplement celte s’est maintenu et a pu réaliser un syncrétisme avec la religion chrétienne, la fête de Bellenos s’appelle aujourd’hui la fête de Beltaine.

Le nom de Bellenos, et la volonté des Gaulois de se placer sous sa protection, se retrouve probablement dans le nom de nombreuses communes de France.
C’est le cas des toponymes dérivées de « Beaune » : Beaune en Côte d’Or, Beaune-la-Rolande dans le Loiret ou encore Beaune-d’Allier chez les Arvernes, aujourd’hui dans l’Allier.

L’évolution de la toponymie de Bellenos a pu également donner « Bligny » (qu’on appelait Beligny au Moyen-Age) ou Bellenot (Belllenot-sous-Pouilly, toujours en Côte d’Or).

L’îlot de Tombelaine à proximité du Mont-Saint-Michel pourrait également être associé à Bellenos dont les druides privilégiaient le culte sur des sommets.
Tombelaine serait en effet littéralement « Tombe-Bélen », soit le Mont (tombe) de Bellenos (Belaine).
On retrouve cette association de nom en Bretagne armoricaine avec la commune de Plougonvelin dans l’actuel département du Finistère, littéralement « Plou kuno Bélénos ».

Illustration : Un feu d’osier pour les fêtes de Beltaine à Butser Ancient Farm, près de Winchester aujourd’hui en Angleterre. Winchester était l’oppidum des Belges de Bretagne insulaire avant la conquête romaine, la ville s’appelait alors Venta Belgarum.

Source citation et pour aller plus loin : Philippe Jouët, « Dictionnaire de la mythologie et de la religion celtiques », Fouesnant, Yoran emb., 2012.
2124 très approximativement de date à date, 1er mai 100 avant Jésus-Christ.

Dr Ch. Soumah

Protégé : « La descente à travers les 7 cieux de la manifestation » – 30°- 10 juin, 2024

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Dieu / Yahvé : Les mystères du Dieu de la Bible 9 juin, 2024

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