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Les amulettes arabes 9 septembre, 2018

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Les amulettes arabes

Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 6 janvier 2016

Par Paul Pallary

 

Les amulettes arabes sont des sachets de cuir ou de toile cousus avec du fil généralement jaune ou vert dans lesquels se trouvent, enveloppés dans un morceau de papier ou d’étoffe cirée, soit quelques grains de sable ou de terre blanche, soit des versets du Coran ou des invocations à Dieu.

Ces sachets servent à combattre les maladies, à conjurer les sorts, à favoriser les joueurs et à préserver du mauvais œil et des blessures.

Les femmes arabes portent souvent aussi un collier de clous de girofle ou de graines à odeur aromatique qui ont la vertu de guérir les gerçures des seins, ou encore un petit sachet renfermant des feuilles d’un arbuste dont la principale propriété est de protéger contre la morsure des serpents.

Les amulettes ne doivent pas être ouvertes devant un profane, car alors l’influence du mauvais œil détruirait toutes leurs qualités. On ne peut les ouvrir que lorsque l’on est seul, et dans ce cas le protégé doit réciter des prières et faire des ablutions avant.

On accouple trois ou quatre de ces amulettes à un cordon que l’on porte autour du cou ou des parties malades. On en attache au gland de soie de la chéchia, et même dans l’intérieur de cette coiffure. On en porte également dans les vêtements.

Les femmes arabes ornent les amulettes avec quelques grains d’ambre, de verre, d’émail ou de corail, y ajoutent quelquefois des pendeloques en argent, et s’en servent comme parures.

Les marabouts et les thalebs en ont la spécialité et les vendent aux croyants. Lorsque le porteur des amulettes les égare, il fait ordinairement l’aumône d’une bougie au marabout qui les lui a données.

Les caractères employés pour ces écrits sont un peu différents de ceux de l’écriture ordinaire. Ils revêtent un caractère spécial, sacré. Aussi la lecture de ces papiers est-elle très difficile et exige-t-elle beaucoup de connaissances. La principale difficulté provient de l’omission de la ponctuation.

II

Les amulettes portent différents noms suivant leur usage, leur grandeur et les pays. Les plus connues portent le nom de Hourze ; elles servent à guérir les maladies et renferment un verset du Coran.

Celle qui préserve des sorciers contient une terre blanchâtre provenant de la tombe d’un marabout célèbre. On y ajoute aussi quelquefois un peu de benjoin ou du musc.

Le Djedouil préserve des maladies contagieuses et du mauvais œil. Il porte à sa surface extérieure gravée sur le cuir certaines figures magiques en forme de rectangles et d’étoiles.

Le Tehellil (Tebrede el R’ssass, textuellement : refroidir la balle) est un recueil plus ou moins étendu de versets choisis parmi les plus efficaces du Coran, ou encore une série d’invocations ayant le mérite d’attirer, sur celui qui en est porteur, la plénitude des grâces divines.

Le Tehellil se porte suspendu en sautoir et rend invulnérable celui qui le porte. Il est fréquemment employé par les pèlerins en voyage qu’il préserve des coups de feu et des mauvais borts. Pour essayer le tehellil, on le suspend au cou d’un bœuf ou d’un âne, et on tire sur lui, à bout portant, un coup de fusil ; si l’amulette est bien faite, la balle s’aplatit sur la bête.

Le talisman d’Andarous contient les versets de la préservation que nous citerons plus loin.

Le D’jouchan donne l’inspiration.

Le Mordj’ana est accompagné de sept carrés magiques.

L’Adjheub conserve la santé toujours florissante.

Les sachets destinés à guérir les maladies contiennent dans leur intérieur une pâte de préparation spéciale étroitement enveloppée dans du parchemin.

Sur ceux-ci se voient quelques lettres et signes magiques destinés à éloigner les mauvais esprits qui ont provoqué la maladie.

Ces sachets sont luxueux : ils sont en soie verte à bandes jaunes et rouges, et coûtent très cher.

Enfin signalons également les écrits enveloppés dans une chemise de fer-blanc et destinés à préserver contre les accidents.

Quand un malade est arrivé in extremis, un thaleb éminent, réputé par sa haute science, écrit avec une encre composée de laine brûlée et d’eau quelques versets du Coran sur une assiette ; il verse ensuite de l’eau de manière à délayer les caractères et administre ce médicament au malade : s’il le supporte, c’est qu’il doit vivre ; s’il le rejette, c’est qu’au contraire il mourra des suites de la maladie.

Le Mohaba se porte suspendu en sautoir et fait aimer des femmes celui qui le porte.

Quand un jeune homme est repoussé par une femme, il s’empresse d’aller voir un thaleb. Moyennant rétribution, ce dernier écrit sur la main droite du jeune homme quelques lignes et caractères magiques. Après quoi l’adepte, la main fermée, s’en va chez la rebelle ; arrive devant elle, il lui présente la main en détournant la tête, et s’enfuit après quelques instants.

Cinq jours après, le jeune homme peut revenir, la belle tombera dans ses bras !

Certains signes jouissent de vertus particulières et sont souvent reproduits sur les sachets en cuir, ce sont le triangle (fig. 1), le sceau de Salomon ou étoile à six branches formée par la superposition de deux triangles (fig. 2), une étoile à plusieurs rayons (fig. 3) et quelquefois le carré et le rectangle. Je n’ai jamais vu le croissant (fig. 4) employé comme préservatif.

Les amulettes arabes

L’encre la plus communément employée est l’encre noire, mais on se sert aussi de l’encre bleue et de l’encre jaune ; cette dernière est préparée avec du safran délayé avec un peu de musc.

Dans l’Asie Mineure et à Constantinople, beaucoup de monuments possèdent des propriétés préservatrices : ce sont de véritables talismans.

Les réguliers d’Abd-el-Kader portaient une décoration en forme de main : ce signe extérieur préservait du mauvais œil, des blessures, etc.

III

Versets du Coran employés comme amulettes

Je reproduis ici les versets du Coran les plus généralement usités, et je les fais suivre de la traduction de quelques amulettes qui m’ont été données par des thalebs de Mascara et de Sidi-Bel-Abbès.

Coran. Chapitre CXIII — L’Aube du jour —

1. Dis : Je cherche un refuge, un préservatif auprès du Seigneur de l’Aube du jour.

2. Contre la méchanceté des êtres qu’il a créés.

3. Contre le mal de la nuit sombre quand elle nous surprend.

4. Contre la méchanceté de celles qui soufflent sur les nœuds.

5. Contre le mal de l’envieux qui nous porte envie.

Ce chapitre est destiné à prémunir contre les malheurs qui peuvent atteindre le corps. Le chapitre suivant prémunit contre les dangers qui menacent l’âme.

Chapitre CXIV — Les Hommes —

1. Dis : Je cherche un refuge auprès du Seigneur des Hommes.

2. Roi des Hommes.

3. Dieu des Hommes.

4. Contre la méchanceté de celui qui suggère les mauvaises actions et se dérobe.

5. Qui souffle le mal dans les cœurs des Hommes.

6. Contre les génies et contre les Hommes.

Les versets suivants également usités sont épars dans le Coran.

Sourate XVI. Verset 100

Je cherche un refuge auprès de Dieu contre Satan le lapidé

Cette formule prémunit contre le danger de prononcer des blasphèmes. On la prononce avant la prière pour écarter le Diable.

Sourate XXIII. Versets 100 et 101.

Dis : Seigneur, je cherche un refuge auprès de toi contre les suggestions des démons. Je me réfugie vers toi afin qu’ils n’aient aucun accès auprès de moi.

IV

Traduction de quelques amulettes arabes

Dans la magie, disent les astrologues, c’est un esprit qui s’unit à un autre, et, dans la talismanique, c’est un esprit qui s’unit à un corps.

1— Au nom de Dieu clément et miséricordieux ! Qu’il répande ses grâces sur notre seigneur Mahomet, sur sa famille et ses compagnons, et qu’il leur accorde le salut !

Dieu est lui-même témoin de ce qu’il n’y a point d’autre Dieu que lui ; les anges et les hommes doués de science et de droiture répètent : Il n’y a point d’autre Dieu que lui, le puissant, le sage (Coran, sourate III, verset 1 6.). La religion de Dieu est l’Islam (Coran, sourate III, verset 17) ! l’Islam ! l’Islam !

Présentez-vous à la porte de la ville, dirent deux hommes craignant le Seigneur et favorisés de ses grâces, vous ne serez pas plus tôt entres que vous serez vainqueurs (Coran, sourate V, verset 26) ! vainqueurs ! vainqueurs !

Accordez protection et un solide appui, ô mon Dieu ! au porteur des caractères que je trace, je vous le demande par (les mérites de ce verset) :

Celui qui était mort, et à qui nous avons donné la vie, à qui nous avons donné la lumière pour marcher au milieu des hommes, sera-t-il semblable à celui qui marche dans les ténèbres et qui n’en sortira point ? C’est ainsi que les actions des infidèles ont été préparés d’avance (Coran, sourate VI,). Accordez votre aide (ô mon Dieu !) à qui porte cet écrit.

Suit un carré de cinq cases sur cinq. Dans chacune est un fragment de ce passage du Coran : « L’assistance vient de Dieu et la victoire est prochaine (Coran, sourate LXI, verset 13) » Ce passage se trouve cinq fois répété dans l’ensemble du carré.

En plus des mots que l’on lit dans la première rangée de cases, on remarque dans chacune un chiffre. Groupés et lus de droite à gauche, ces chiffres donnent : 56 247, ce qui signifie : L’assistance (appartient) à (Dieu).

Au-dessous de ce carré sont les mots : « Talisman efficace ».

Au verso de la feuille, on lit : « Pour obtenir l’assistance », et au-dessous est une grossière imitation du « sceau de Salomon ».

2. — L’amulette suivante m’a été communiquée par M. Bernard, de Sidi-Bel-Abbès, un érudit en tout ce qui touche aux mœurs indigènes.

Dans un cadre carré :

Au nom de Dieu, De Dieu, de Dieu, de Dieu, de Dieu,

Du Dieu de Clémence, De Clémence, de Clémence, de Clémence, de Clémence

Et de Miséricorde.

O mon Dieu, ô Dieu tout-puissant ! exaucez la prière que je vous adresse en vue des mérites des « oui îles El âjana et Ez-zelzala et des mérites aussi, des fidèles croyants, qui, nuit et jour, courbait le front devant votre majesté, et couvrez-moi du manteau de votre divine protection.

O Dieu, ô Dieu, ô Dieu, ô maître des maîtres et source première de toute chose. O créateur des mers et trône de puissance, qui avez rendu Moïse à sa mère et Joseph à Jacob, écoutez, je vous en conjure, mon humble prière.

Veuillez, par la vertu de ces caractères, ô mon Dieu ! m’accorder les richesses de ce monde, écarter de moi les embûches, me mettre à l’abri des attaques calomnieuses, me rendre invulnérable et encore éloigner toute catastrophe de mon chemin.

Ne m’abandonnez pas, ô mon Dieu ! ne me faites pas périr et épargnez- moi le châtiment et les tourments de l’enfer ; n’avez-vous pas la toute- puissance ?

Et que les grâces divines soient sur le Prophète, ses compagnons et les membres de sa famille.

Sidi Krélid consacre le passage suivant aux vertus de l’amulette ci-dessus :

Au nom de Dieu clément et miséricordieux ! qu’il répande sa grâce sur notre seigneur Mohammed, sur sa famille, ses compagnons, et leur accorde le salut !

Cette amulette a, par elle-même, des vertus magiques : elle préserve des atteintes du fer des flèches et des canons, et met à l’abri des coups du sort ; au besoin encore, elle rend invisible son heureux possesseur. Elle lui permet en outre de braver sans crainte les ténèbres de la nuit, et le protège contre les événements.

Cette amulette, enfin, assure à celui qui la porte un bon accueil partout où il se présente et a le pouvoir d’épargner toute disgrâce à celui-ci.

En un mot elle est si puissante, que son heureux possesseur est entièrement sauvegardé, et dix mille canons seraient-ils braqués sur lui, qu’il n’aurait rien à craindre.

Quand on veut éprouver ses vertus, il faut la suspendre à un âne, et choisir pour cela une bête dont la robe n’ait aucune marque qui la fasse distinguer des autres. Mais l’on ne doit en arriver là que si l’on traverse une période de troubles.

Puisse Dieu nous épargner aux uns et aux autres la vue de semblables malheurs, et déjouer les complots des méchants !

3.  Traduction d’une autre amulette :

Sidi Krélid dit, autre part, que l’on peut suspendre à une bête un papier contenant le nom de Dieu, mais il ajoute qu’alors ce papier doit être renfermé dans une étroite enveloppe.

Au nom de Dieu clément et miséricordieux ! Que Dieu répande ses grâces sur notre seigneur Mahomet, sur sa famille et ses compagnons, et qu’il leur donne la paix, la paix !

Louange à Dieu, maître de l’Univers, le clément, le miséricordieux, souverain au jour de la rétribution.

C’est toi que nous adorons, c’est toi dont nous implorons le secours. Dirige-nous dans le sentier droit, dans le sentier de ceux que tu as comblés de tes bienfaits, non pas de ceux qui ont encouru ta colère, ni de ceux qui s’égarent (C’est la première sourate du Coran).

Au nom de Dieu clément et miséricordieux ! Dieu est le seul Dieu ; il n’y a point d’autre Dieu que lui, le vivant, l’immuable. Ni l’assoupissement, ni le sommeil n’ont de prise sur lui. Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre lui appartient. Qui peut intercéder auprès de lui sans sa permission ?

Il connaît ce qui est devant eux et ce qui est derrière eux » et les hommes n’embrassent de sa science que ce qu’il a voulu leur apprendre. Son trône s’étend sur les cieux et sur la terre, et leur garde ne leur coûte aucune peine.

Il est le Très-Haut et le Grand (Verset 256 de la deuxième sourate du Coran, La sourate CXII, « l’Unité de Dieu »).

Au nom de Dieu clément et miséricordieux ! Dis : Dieu est un. C’est le Dieu à qui tous les êtres s’adressent dans leurs besoins. Il n’a point enfanté et n’a pas été enfanté.

Il n’a pas d’égal en qui que ce soit.

Au nom de Dieu clément et miséricordieux ! Dis : Je cherche un refuge auprès du Seigneur de l’Aube du jour, contre la méchanceté des êtres qu’il a créés, contre le mal de la nuit sombre qui nous surprend, contre la méchanceté de ceux qui soufflent sur les nœuds, contre le mal de l’envieux qui nous porte envie (La sourate CXIII, « l’Aube du jour »).

Au nom de Dieu clément et miséricordieux ! Dis : Je cherche un refuge auprès du Seigneur des Hommes, roi des Hommes, Dieu des Hommes ; contre la méchanceté de celui qui suggère les mauvaises pensées et se dérobe, qui souffle le mal dans le cœur des hommes ; contre les génies et contre les hommes (La sourate CXIV, « les Hommes »).

Au dos, au-dessus d’une croix à cinq branches (« le Sceau de Salomon ») tracée grossièrement, on remarque des lettres non groupées. En ajoutant un ra, la lettre arabe, après la neuvième et un autre après la seizième, on lit : Au nom de Dieu clément et miséricordieux !

L’usage des amulettes est universel : il se trouve dans tous les pays et à toutes les époques. Chose curieuse, la forme des amulettes est aussi la même partout à fort peu de choses près. Les sachets de cuir des Arabes sont semblables à ceux des indigènes du Cap Vert, du Çomâl et de l’Afrique centrale, Les campagnards français et les paysans espagnols font aussi grand cas des amulettes religieuses avec cette différence que sur l’enveloppe sont brodés des symboles chrétiens. Toutes ont les mêmes usages et la même destination : ils servent à procurer les faveurs divines.

Les amulettes magdaléniennes et surtout robenhausiennes ne sont-elles pas les équivalents de celles que l’on rapporte des îles de l’Océanie ? Que penser de cet esprit d’intuition qui se retrouve dans des conditions si diverses. Il y aurait matière à écrire, si l’on voulait faire une étude générale. Au point de vue ethnographique et philosophique, cette étude serait intéressante, et j’espère bien qu’elle se fera.

Paul Pallary – Séance du 3 Janvier 1889, lu par M. A. de Morcillet. Pallary (P.). Les amulettes arabes, Bulletins et Mémoires de la Société d’Anthropologie de Paris, 1889, n° 1, pp. 26-34.

Khamsa - Main de Fatima - Humna

Khamsa – Hand of Fatima, Humna. Visiter sa page.

SOURCE : https://www.esoblogs.net/

Les amulettes arabes dans Recherches & Reflexions EzoOccultlogo105

Protégé : « Ne profanez pas le mot de Vérité en l’accordant aux conceptions humaines» – 4°- 8 septembre, 2018

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Protégé : « La cérémonie de la Cène » – 18°- 7 septembre, 2018

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Protégé : « Notre Devoir et la quête de la Parole Perdue ». – 4°- 5 septembre, 2018

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Digression … LA TRANSMISSION DES ENSEIGNEMENTS SECRETS 4 septembre, 2018

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Il y a longtemps, très loin dans le passé …

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A long time ago, very far in the past …

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Au milieu du désordre que les révolutions religieuses avaient provoqué, une renaissance de l’Esprit … se produisit encore ; elle était représentée par une sorte de congrégation sacrée, assemblée secrète de gens sages et religieux qui se répandit en Europe, en Asie et même en Afrique, et qui lutta contre l’ignorance et l’impiété.

Cette société secrète tendait à devenir universelle, elle rendit à l’humanité des services immenses. C’est ce que les Grecs ont caché sous le nom de Pythagore, quand on arriva à fonder à Crotone une succursale de cette société, déjà répandue partout.

Cette renaissance ne semble être qu’un aspect particulier d’un grand mouvement d’idées qui aurait pénétré le monde civilisé six siècles avant notre ère. Il y avait alors des sectes qui par leur science, leur vie austère, leur morale supérieure, faisaient opposition à l’envahissement de l’erreur et du mal que l’ignorance générale avait fait naître.

Origène, citant Celse, dit que les peuples les plus sages sont les Galactophages d’Homère, les Druides des Gaulois et les Gètes ; ces derniers, établis sur le Pont-Euxin, sont appelés aussi Galactophages parce qu’ils ne se nourrissaient guère que de lait et de fromage.

C’est évidemment parmi ces sages qu’il faut chercher le fondateur ou la fondatrice d’une nouvelle congrégation qui va devenir une société secrète appelée le Rite d’Hérodom.

Il existe encore dans la Franc-Maçonnerie moderne un Rite dit d’Hérodom, qui est considéré comme la continuation directe du Rite qui a précédé tous les autres. On l’appelle aussi Rite de Kilwinning, et encore Rite ancien et de Perfection.

On a beaucoup cherché l’étymologie du mot Hérodom, sans rien trouver parce qu’on n’est pas remonté assez loin dans l’histoire des sociétés secrètes. On y retrouve le mot latin hœres, héritier, au génitif pluriel hœredum, et, pour comprendre la réelle signification de ce mot, il faut se rappeler que Junon est appelée Souveraine, Hera, en grec, et que ceux qui avaient hérité étaient appelés Hérès. Ceux qui servaient Junon étaient les Hérésides, et c’est de ce mot qu’on a fait héritier.

Des représentations symboliques en l’honneur de Junon étaient appelées Héréenes, d’où Hérodom.

Les initiés de Kilwinning donnaient le nom de Très-Sage à leur président.

Ragon, ayant à parler de la légendaire montagne d’Hérodom, l’appelle une « montagne fictive ». (Rituel du Maître, p. 72,)

Ida est la montagne consacrée à Cybèle, quelquefois appelée Idæe, ou surnommée Idéenne. Les Corybanthes, qu’on trouve dans les Mystères, sont appelées Idéennes.

Rappelant les traditions passées, on montre que la grande Déesse des Galates portait le nom de Mater Idæa, que ses fidèles lui prêtaient serment sur le dolmen (eedt signifie serment, et hito pierre noire), et que de Madre Idæa on a fait Madrid. Enfin, sur les pierres qui formaient cette enceinte olympienne étaient les momies, c’est-à-dire les Grandes Déesses, oor-ahn (oor, grand, ahn, parent), ce qui fit donner au ciel symbolique le nom de Ouranos (Dictionnaire Celtique).

Nous trouvons encore une autre façon de représenter le Mont Ida. Le pays Kymris se disait aussi Cimmérien, et de ce mot on fit cime ; comme de Kaldée, qu’il avait formée, on fit crête ; une élévation, une montagne, une cime.

De là cette métaphore : « entasser montagne sur montagne pour escalader le ciel ».

Et pour prouver que ce sont bien les Kymris qui ont cette supériorité, on rappelle qu’un prêtre de Bélénus, d’après Ausone, est appelé Beleni Ædituus (professeur).

Or les prêtres de Bélénus, ce sont les Druides.

Le rite d’Hérodom se compose actuellement de 25 degrés ; mais sa première classe, qui fut sans doute la primitive, comprend trois degrés comme les Mystères druidiques. Ce sont les trois degrés de l’Ecole Pythagoricienne.

Si nous rapprochons maintenant le nom de Junon de sa forme première, nous voyons que c’est un dérivé du nom de Ana (Jana) qui signifie ancien.

Hera représente donc l’héritage de la science ancienne, celle qui fut formulée dans l’A-Vesta par Ardui-Ana-ita.

Le mot as (ans ou hans), qui signifie ancien (d’où ancêtre), est le titre honorifique des Mères (les anciennes). De là, la hanse germanique et les villes hanséatiques.

La Mère, appelée aïeule, donne l’idée du culte des ancêtres. On honore la Voluspa (Edda) et Thot, la première révélatrice.

C’est ce qui irrite l’orgueil des masculinistes. Pourquoi honorer une femme et pas un homme ? Et c’est là le premier germe de l’idée qui fit créer des dieux mâles.

Nous trouvons ces nouveaux Mystères en Egypte, d’où ils passent à Corinthe où Isis porte le surnom de Pélasgique.

En l’honneur de Cybèle, on célébrait les Phrygies. Cette Déesse est la Mère de la Phrygie, la Mère Phrygienne (Mater Phrygia), la bonne Mère, Mâ, appelée Dindymène par les Grecs. (N’est-ce pas de ce mot qu’on a fait dinde ?) De la Grèce, ces Mystères passent à Rome vers le temps de Sylla, dit-on.

Les Mégalésies étaient des fêtes et des jeux solennels en l’honneur de la Grande Mère des dieux.

Les Matralies étaient des fêtes en l’honneur de Matuta. La fête des Dames romaines était appelée Matronalies.

Il y avait aussi les Matères ou les Mères, qui étaient symbolisées par des Déesses révérées à Engyon, ville de Sicile.

On célébrait aussi des Mystères à Samos, île de la mer Méditerranée, vis-à-vis de l’Ionie, en l’honneur de Junon qui y était adorée et qu’on avait surnommée Samienne.

On appelait lustration une cérémonie religieuse très fréquente chez les Romains. Elle se faisait ordinairement par des aspersions, des processions, des sacrifices d’expiation. Les plus solennelles à Rome étaient celles des fêtes lustrales, qui se célébraient de cinq ans en cinq ans, d’où vient l’usage de compter par lustres (comme les Olympiades). C’était la période de renouvellement des unions consacrées pour cinq ans.

Le mot lustration, qui éveille une idée de propreté, rappelle le mot sabéisme (voir l’article sur la Perse) qui contenait la même idée ; ce qui prouve que les hommes n’ont gardé que ce souvenir, alors que toute la partie abstraite de l’enseignement donné dans les Mystères avait disparu. Les ministres de Cybèle se nommaient Galli, ainsi que les ministres de Mabog. (Voir Cailleux, Or. Celt., p. 298.)

On ridiculisa Cybèle et les Sibylles.

De Cybèle on fit Cyboleth, en attendant les Catholiques qui en feront Saint Sabadius, et comme les Sibylles avaient rétabli la loi de la communion sanctifiée et réglementée, la Sibylle devint le vase d’élection, ce qui fera donner le nom de ciboire au vase dans lequel les prêtres catholiques conservaient les hosties consacrées, image des anciens épis de la Déesse Cybèle.

La Sibylle garda le prestige mystérieux de la femme cachée comme l’antique Schyl (Achille) d’Homère, dont elle semble une résurrection. Faisons remarquer que les Mystères sont toujours fondés par trois femmes : un triangle. Et c’est de là que vient l’idée du tré-pied des Prêtresses. Dans la langue germanique, trois se dit drey et pied fus. Voilà donc un nom, Dreyfus, qui a une haute signification mystique.

La Prêtresse, pour enseigner, s’asseyait sur un trépied sacré, ordinairement d’or ou d’argent, devenu une espèce de petite table triangulaire qui existe encore dans les Loges maçonniques.

Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/

Cordialement.

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Merci ANWEN pour ce partage

Digression … Les Anunnaki, les Sumériens et l’Homme 3 septembre, 2018

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