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Protégé : Le C:.K:.S:. face au droit à la désobéissance. Peut-on envisager un droit à la désobéissance ? -30°- 8 septembre, 2017

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Symbolisme de l’Air en Franc-maçonnerie 4 septembre, 2017

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Symbolisme De L’Air En Franc-Maçonnerie

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Un Des Quatre Éléments De L’occident Avec Le Feu, La Terre Et L’eau. Chaque Homme Par Sa Naissance Est Assujetti À L’une De Ces Influences Puisque Les Signes Zodiacaux Astrologiques Relèvent De Ces Correspondances « Fluidiques ».
On observe cependant une hiérarchie dans leur déclinaison.
Si en astrologie cela commence par le feu pour se terminer par l’eau, il n’en va pas de même au plan initiatique où l’air peut intervenir comme substitut de l’éther ou cinquième essence.
Depuis les temps les plus reculés, les chamans, les mages ou magiciens, les initiés ont perçu la signification de ce fluide. Inévitablement, à l’air se voient associés l’image et le désir de l’envol dans l’espace.
Il ne s’agit pas là d’une lubie de chercheur en mal de sensation ou aventure. Non, cela relève du mystère de la Vie, de la descente de l’esprit dans la matière, du purgatoire de l’incarnation.
Tous ceux qui se trouvent investis d’un « Pouvoir Sacerdotal » doivent « rompre » avec le monde terrestre. (1) Ainsi s’explique le fait que certains rois d’Asie orientale étaient portés sur des épaules : « ils volaient dans les airs » (2). L’apothéose des empereurs romains, divinités vivantes, découlait du même principe.
Le vol inévitablement associé au monde aérien, reste emblématique de la libération par l’Ascension. La rupture de niveau qui s’opère entre la Terre et le Ciel par l’action parfaite de la transcendance, de la victoire sur la matière, marque l’entrée dans l’éternité ou « libération ultime ».
Pour l’homme, la seule possibilité de transcender le monde s’inscrit dans le royaume spatial en s’élevant à des niveaux de conscience de plus en plus purs : tels les neuf Cieux de Dante, ou temporels, comme ce qui s’exprime par la « marche à reculons » (3).
Bien entendu, les « ascensions » rituelles s’effectuent toujours dans un centre symbolique : d’où la montée des marches du temple accomplie dans l’Univers qui se manifeste symboliquement entre les trois grands piliers (4), là où se situe le tableau de loge emblématique de la Création.
Le geste fait par le candidat a la réception dans l’Ordre, ou lors de l’accès à un nouveau degré, s’inscrit à la fois comme transcendance spatiale, ou marche vers le Céleste, et transcendance temporelle puisqu’il va redescendre les marches à reculons au Rite Écossais Rectifié, ce qui provoque un acte symbolique de « réintégration » au principe, a l’État du monde tel qu’il était avant la Création, avant la mise en branle du mouvement de l’énergie dans l’univers.
Ce qui le ramène au centre du monde, au point d’origine de la vie, à l’état de perfection absolue quand rien alors ne se trouvait souillé, dégradé, avili.
L’air, qui s’exprime aussi par le souffle, se trouve indissociablement lié à la vie physique puisqu’il contribue par sa dynamique et son essence à la constitution du son et « spiritueusement » (5) à l’expression du Verbe.
En lui apparaissent deux aspects de la vie, dans sa plénitude et ses deux pôles, Corporel et Spirituel. Son plan d’action se situe dans l’espace circonscrit entre la surface de la Terre et la partie inférieure du Ciel.
Invisible, à l’image du Créateur, il contient tout en potentialité et ressort du blanc ou de la lumière. Sans lui, nulle vie n’est possible car il demeure le support vital permettant l’invocation, la prière, la psalmodie.
Chemin d’élévation vers l’Éternel par l’expression du Verbe, l’air apparaît comme le véhicule privilégié de la théophanie puisque sans lui il n’y a pas de feu possible.
Par cet aspect, il devient le monde des Terres Célestes du Soufisme, l’archétype des portes de l’au-delà comme celui des perceptions lumineuses et des États correspondant aux couleurs vues, d’où les changements de couleur, aux différentes classes des grades maçonniques.
L’air se caractérise comme le vecteur particulier de l’âme. « Elle peut, comme la flamme des volcans s’élever au-dessus de ces gouffres, et voguer dans les régions pures de l’atmosphère ».
Dans les traditions les plus diverses, la découverte de soi et l’accès à la « réalisation initiatique » passent par la maîtrise du souffle et celle du Verbe.
Celui qui connaît le secret de l’Inspir et de l’Expir domine la matière ; il possède le mystère du Tétragramme hébraïque, celui du Saint Nom. En Inde, l’air et le souffle interviennent dans les divers yogas pour provoquer l’éveil de la Kundalini située au bas de la colonne vertébrale. On observe une variante de cet état révélateur dans la maîtrise du souffle par les pratiques dites de « longue vie » du Taoïsme et par le contrôle de sa respiration « embryonnaire ».
Ainsi l’air demeure le moyen qui permet l’accès aux nombreuses voies de réalisation. En Occident, le chant grégorien, pratiqué deux à trois heures par jour, selon les préconisations de Saint Bernard aux Pauvres Chevaliers de la milice du Christ, « lavait l’âme et favorisait la contemplation de Dieu ».
L’air ne pouvait se trouver absent des rituels initiatiques maçonniques.
Voici un extrait rituel : « Par trois fois, vous avez été purifié par l’air.
— La première, pour marquer la force des courants et la puissance des vents du chaos primordial.
— La seconde, pour témoigner de l’immanence du Verbe dans son souffle de vie manifesté. Autrement dit, pour exprimer « l’Inspir et l’Expir »  de l’univers.
— La troisième, pour suggérer le grand vent qui précéda le Déluge, après lequel s’établirent les premiers âges de la seconde humanité, sous le règne de la Loi élémentaire des Patriarches, avant que la Science perdue ne fût en  partie retrouvée ».
Le Rite Emulation greffe, sur l’épreuve de l’air, l’accès à un portail symbolisant le franchissement et l’élévation d’un plan à un autre : « 0, élément de l’Air, Voyez un enfant de mortels, aveuglé par l’ignorance et cherchant l’immortalité… »
Les données rituelles usuelles précisent immédiatement que l’air, ce fluide tout éthéré, ne constitue pas seulement l’aliment de la vie physique ou corporelle, mais qu’il apparaît essentiellement comme support ascensionnel, de rupture d’un niveau à un autre, en tant que moyen de « contact » spirituel de liaison entre l’âme et le Créateur.
(1) Ce que l’on retrouve à la réception du C.B.C.S qui, au moment de la circumambulation autour du mausolée, devait se trouver porté, élevé, ses pieds ne devant en aucun cas toucher le sol durant ce voyage particulier marquant son « entrée » dans le Saint Ordre. Les admissions modernes ne respectant pas ce principe deviennent caduques et risquent de rester sans effet pour celui qui n’a jamais « décollé » de la Terre.
(2) Hocart A.M. : Flying through the air. Indian Antiquary 1923.
(3) Au Rite Écossais Rectifié, cette marche est présente, dès le premier degré, puisque les candidats après avoir monté les marches du Temple doivent les redescendre en reculant. Il en va de même pour le candidat à la maîtrise mais d’une autre manière avec son entrée en loge. Au Rite Emulation, le Compagnon doit redescendre l’escalier à vis à reculons, ce qui reste identique en signification.
(4) Sauf à l’Émulation et aux rites qui ne disposent pas le tableau de loge au centre, c’est-à-dire dans l’Axi Mundi.
(5) Terminologie spécifique à l’ésotérisme du Rite Templier.
Extrait de « La Formation Maçonnique »
Christian Guigue
 
Source l’excellent site : http://oraney.blogspot.fr/
vent-souffle-contre-le-ciel-bleu

Protégé : De Blanche Neige et les sept nains au symbolisme du miroir – 1° - 3 septembre, 2017

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Protégé : Quelle place le Chevalier Rose-Croix fait-il à l’autre dans sa quête au 18ème degré ? – 18°- 2 septembre, 2017

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Protégé : La Franc-Maçonnerie n’est pas une doctrine mais une méthode. – 4°- 1 septembre, 2017

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Protégé : La sagesse antique – 1° - 31 août, 2017

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Protégé : La responsabilité – 1° - 30 août, 2017

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La Gnose ancienne et moderne 29 août, 2017

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La Gnose ancienne et moderne

Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 3 janvier 2016

Par Johannes (Joanny Bricaud).

Bricaud

Il existe une différence entre la Gnose telle qu’elle était enseignée aux premiers siècles de l’ère chrétienne et la Gnose moderne ; aussi, c’est une erreur que nous tenons à bien signaler que de considérer les gnostiques contemporains comme les disciples de Simon le Mage, de Valentin, de Basilides, etc.

Afin de bien établir cette différence, nous devons d’abord définir ce qu’est la gnose :

La Gnose est une doctrine religieuse traditionnelle qui fut confiée oralement à l’Église, et jusqu’au cinquième siècle de l’ère chrétienne, resta secrète, en sorte qu’elle n’était enseignée oralement qu’à certaines personnes choisies.

Cependant, une partie de cette doctrine traditionnelle fut écrite par portions et à des époques successives.

Vingt-cinq ans environ après la mort de Jésus, l’apôtre Mathieu, le seul qui sût écrire, mit par écrit ses souvenirs sur les principaux discours publics et les préceptes de Jésus. D’un autre côté, Marc, secrétaire de l’apôtre Pierre, mit en notes ce que son maître racontait des principaux faits de la vie de Jésus. Ces écrits des deux apôtres furent réunis en un seul, et ont formé l’Évangile selon saint Marc.

Plus tard, Mathieu, à la suite des discussions qui surgirent entre les Israélites et les disciples de Jésus, sentit le besoin de mettre sous les yeux des Israélites un écrit leur démontrant que Jésus, ayant accompli les prophéties messianiques, était bien le Messie attendu par eux. Tel fut l’origine de l’Évangile selon saint Mathieu.

Peu après, un certain Lucas, médecin, utilisant les deux évangiles précédents et d’autres traditions, relatives à la vie de Jésus, écrivit un troisième évangile, connu sous le nom d’Évangile selon saint Luc.

Voilà la base des Évangiles.

Ont-ils rapporté tous les faits de la vie publique du Maître et surtout toute sa doctrine ? Non.

Les Évangiles apocryphes, les Actes des apôtres, les Épîtres, montrent que tout n’avait pas été écrit puisque Saint Paul fait connaître aux fidèles des points de doctrine que l’on ne trouve pas dans les trois évangiles précédents. Nous savons aujourd’hui, qu’outre sa prédication populaire relative à la préparation et à la venue du royaume du ciel, consignée dans les évangiles, Jésus, dans ses entretiens particuliers avec ses disciples préférés : Pierre, Jacques et Jean, leur enseignait sa doctrine sur le royaume du ciel, sur sa venue, sur le chef qui l’établissait, etc.

Cette doctrine, que l’on trouve toute entière exposée dans le Zend-Avesta, était connue des prophètes juifs depuis la captivité de Babylone, mais, ils l’avaient adaptée à la mentalité juive et à ses espérances.

La doctrine de Jésus était donc celle du Zend Avesta ; ses premiers disciples le savaient et transmirent cela à leurs successeurs.

Or, depuis la fondation du royaume grec d’Égypte, les livres scientifiques et philosophiques de tous les pays s’accumulaient à Alexandrie, où des philosophes cherchaient à faire la synthèse des connaissances contenues dans ces livres.

Parmi les successeurs des premiers disciples de Jésus, les intellectuels, entraînés par ce courant éclectique, tentèrent, à l’aide de la philosophie grecque, de développer, d’expliquer la doctrine perse que leur avait enseignée Jésus.

Il s’établit alors un double courant composé :

1° de ceux qui ne voulaient trouver les antécédents de la doctrine chrétienne que dans la Bible hébraïque ; c’est-à-dire dans les traditions du peuple hébreu ;

2° de ceux qui reconnaissaient les antécédents du christianisme dans les traditions des divers peuples.

Dans la suite, les premiers abandonnèrent la dénomination de gnostiques pour se désigner uniquement sous le nom de chrétiens, et donnèrent à leur doctrine le nom de théologie.

Les seconds, qui conservèrent le nom de gnostiques, firent prédominer, dans la doctrine chrétienne, tantôt certaines idées philosophiques particulières aux Égyptiens, tantôt des idées d’origine perse. Ils avaient adopté le christianisme, mais comme complément de la Gnose, c’est-à-dire de la tradition universelle. Ils ne voulaient pas l’isoler des doctrines anciennes. Enfants du sanctuaire, ils avaient la conviction que la morale évangélique pouvait parfaitement s’accorder avec les doctrines théosophiques et philosophiques du temple, et c’est cette opinion qu’ils professaient publiquement.

Les Gnostiques avaient des écoles publiques et des temples. Dans les unes on enseignait les sciences profanes, dans les autres on s’occupait de choses religieuses.

Travailleurs acharnés et infatigables, ils n’établirent aucune théorie universitaire, mais, ils s’emparèrent de tous les systèmes de philosophie et de tout ce que la Chine, l’Inde, la Perse, l’Égypte et la Grèce avaient acquis de science. Cet amas de connaissances venues de pays différents fit qu’ils se divisèrent bientôt en une infinité de sectes, dont les deux principales ont été les sectes Valentiniennes et Manichéennes.

Toutes ces sectes furent désignées et confondues sous la même appellation de gnosticisme.

On sait comment le courant chrétien triompha du courant gnostique. Les gnostiques furent obligés de cesser leur enseignement public ; les écoles qu’ils avaient ouvertes en Syrie, en Italie et en Grèce furent fermées, et ils furent obligés de disparaître ou de se cacher.

Aujourd’hui, grâce aux travaux des savants du siècle passé, nous connaissons mieux l’antiquité orientale qu’on ne la connaissait jusqu’alors ; les livres sacrés des peuples de l’Orient ont été retrouvés, et la critique religieuse a remis au rang très modeste qu’elle doit occuper la Bible des Hébreux.

Nous revenons à la Gnose, telle qu’elle était entendue aux premiers jours du christianisme ; mais, armés de plus, des magnifiques découvertes de la science moderne, nous pouvons reprendre avec beaucoup plus de chance de succès le travail qu’avaient entrepris les anciens gnostiques.

Nous pouvons, à l’aide de la tradition véritable, des sciences d’observation et de la critique moderne, reconstituer la doctrine chrétienne intégrale, en l’expliquant et la développant, mieux que n’ont pu le faire les anciens gnostiques.

Ainsi entendue, la Gnose ne peut plus être confondue avec les systèmes gnostiques des premiers siècles de l’ère chrétienne.

De plus, les gnostiques d’aujourd’hui ne sont pas les disciples de Valentin, de Basilide ou de Manès, et ce serait une erreur de croire qu’ils veulent rajeunir les doctrines des anciens docteurs gnostiques en les adaptant aux idées modernes.

Johannes (Joanny Bricaud).

La Voie, mai – novembre 1904.

 

Source :

 https://www.esoblogs.net/wp-content/uploads/2012/09/EzoOccultlogo105.png

Ici et maintenant. Vivre l’instant présent 28 août, 2017

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Horloge

Travail présenté à l’occasion des Journées PAPUS 1996

Au fur et à mesure que je préparais ce travail, j’ai pris conscience de l’importance que revêt la notion de « ici et maintenant » au cours de notre quête spirituelle.

En effet, « vivre ici et maintenant », c’est tout d’abord vivre en paix ; pas uniquement sans conflits, mais dans un état positif et dynamique.

Si on comprend l’expression « vivre ici » au pied de la lettre, cela signifie vivre ici mais pas autre part, dans un monde créé de toutes pièces par notre mental pour échapper à une réalité qui dérangerait notre ego ; un autre lieu, où nous pourrions nous préoccuper plus de nos droits que de nos devoirs, échapper à une réalité sociale et émotionnelle qui nous effraie nous contraint à faire des choix, à prendre nos responsabilités. « Vivre ici » c’est ne pas se laisser submerger par l’illusion du mental.

Il en de même pour « vivre maintenant »: « vivre maintenant » c’est être présent au présent, pas attaché au passé ou par le passé. Si une personne reste attachée à un moment qu’elle a vécu, qu’il soit heureux ou malheureux, si l’accomplissement de ses désirs ne se réfère qu’au passé, elle vit le présent tel qu’il souhaiterait être selon son vécu passé ne lui laissant pas la possibilité d’exister tel qu’il est. Par conséquent, dans dix ans cette personne aura toujours le même passé puisqu’elle n’aura pas créé de présent. En fait le mental, préoccupé ou influencé par le passé, ne fait rien d’autre qu’échapper au présent, ce qui a pour résultat d’être en décalage avec sa réalité présente et de vivre dans un monde de fantasmes et d’illusions.

Il en est de même pour l’attachement au futur : une personne qui vit en fonction de son futur, c’est-à-dire qui a peur de devenir, ou qui ne s’attache qu’à la réalisation de ses buts et ses rêves ; n’acceptera pas que le présent puisse les transformer en une réalité différente. Cette personne sera souvent en conflit avec la réalité du présent, car elle aura du mal à accepter, à comprendre que sur le chemin de sa réalisation des étapes peuvent s’avérer difficiles. Elle les considérera comme des obstacles et seulement comme des obstacles à sa réalisation. Résultat : ce type de comportement, exclusif, est souvent dû à un refus de la réalité, freine notre évolution puisqu’elle se construit dans ce qui est actif, réel, donc présent. « Vivre ici et maintenant », c’est vivre, en pleine conscience l’instant présent.

Rien sauf ce qui est ici et maintenant n’existe en soi. Le passé et le futur restent flous, passifs. Le présent est actif, il contient tout ; il est potentiellement évolutif car il se transforme. Il devient le futur et est déjà le passé, alors que le passé ne sera plus ni présent ni futur, et que le futur est en attente de devenir. Le passé et le futur en soi n’existent pas. Le passé a été, le futur sera et le présent est. « Il est celui qui est ».

Vivre l’instant présent c’est être au carrefour de ce qui a été, est et sera c’est vivre le point, l’unité. En vivant ici et maintenant, nous occultons l’éphémère, c’est-à-dire le passé, pour ne vivre, dans un espace infini, que l’instant présent, permanent, éternel. Si nous concentrons notre présence globale : pensée, sentiment et volonté sur ici et maintenant, nous ne nous dispersons pas et nous avons la possibilité de cristalliser notre attention vers des pensées, des sentiments et des actions essentielles.

En vivant ici et maintenant, nous participons à symboliser un « combat » pour l’éternité, car le présent est continu et éternel. Par définition le temps humain est fini, alors que le divin est infini, sans limite, il est donc la négation du temps et de l’espace. Ainsi, « vivre ici et maintenant », c’est passer d’un espace et d’un temps humains, donc limités, à un espace et un temps sacrés. Ce n’est pas que le temps et l’espace deviennent plus longs et plus grands, c’est notre façon de les percevoir et d’agir qui change.

En percevant ce temps et cet espace dans ce qu’ils sont, c’est-à-dire dans leur aspect présent et divin ; on prend conscience que tout en surface n’est qu’illusion et qu’il ne reste que le profond, l’unité, l’amour.

« Vivre ici et maintenant » c’est sortir d’un temps défini tel que passé, présent, futur ; c’est sortir d’un espace défini : ici, en haut, en bas, à droite, à gauche, ailleurs ; c’est sortir de notre ordre cosmique, limité, ordonné, pour créer le « désordre », le « chaos », le vide, duquel naît un autre ordre ; « divin ».

Le passé, le présent et le futur ne sont que la manifestation des désirs et se dissolvent, tous trois, dans la conscience.

« Vivre ici et maintenant » aide à ne pas juger. Juger c’est comparer, se référer à … C’est faire appel à des valeurs fausses et illusoires du fait qu’elles se fondent sur la comparaison, qui elle-même est fausse, puisque toute chose, toute situation, tout être est unique, donc incomparable.

« Vivre ici et maintenant » c’est vivre la neutralité ; vierge de toute comparaison entre ce qui est bien ou mal, mieux ou moins bien, puisque dans le présent tout est. C’est aussi s’offrir la possibilité d’accomplir son « Dharma », son devoir, non pas dans ce qu’il devrait être, mais dans ce qu’il est.

Si on reste attaché au présent, passé et futur on génère des regrets, des doutes et des espoirs, donc des désirs égotiques. Si on vit « ici et maintenant », on engendre la confiance puisque ce qui compte n’est pas ce qui fut ou sera mais ce qui est. Le devenir est dans le présent. Ainsi on évolue.

La notion d’ici et maintenant est une notion dynamique et évolutive. C’est être arrêté, en mouvement, ou vivre la discontinuité dans la continuité. Je m’explique : Imaginez une droite. On considère une partie de cette droite composée des points A, B, C, D, E, F, G. Cette partie de droite commence au point A et finit au point G. C’est une façon simple et évidente de la définir. Mais si on regarde au-delà du premier coup d’oeil, de la première prise de conscience, on sait qu’entre chacun de ces points définis il existe une multitude de points. Si on considère que cette partie de droite symbolise la notion d’ici et maintenant, on comprend que vivre ici et maintenant c’est vivre la discontinuité, c’est-à-dire le point, dans la continuité, c’est-à-dire la droite. Dans notre quête de l’instant présent, c’est cette multitude de points, qui est entre chaque point défini, non évidente, non définie d’abord, qui nous intéresse. En fait, il s’agit de chercher au-delà de ce qu’on voit, de ce qu’on croit voir, au-delà de ce qu’on croit, de ce qu’on croit croire.

Pour terminer, permettez-moi de proposer à votre conscience quelques petites réflexions :

Voila ce qui nous est proposé en vivant nos réunions dans un espace et un temps sacré, puisque vivre l’instant présent c’est entrer dans un autre ordre sacré, infini et éternel.

« Là où on ne voit rien d’autre, où on entend rien d’autre, où on ne connaît rien d’autre: c’est l’infini. Là où on voit autre chose, où on entend autre chose, où on connaît autre chose: c’est tout petit. Seul l’infini est immortel. Le fini est mortel « 

Chandogya Up. 7.23.1.
FAGON
Groupe PERSIVAL
Collège de Paris

Source : Grand Loge du Québec http://www.glmdq.org/loges/

Nîmes (30) : le Temple du Grand Orient | Nimes (30): The Temple of the Grand Orient [AT]

 

Protégé : « L’ Ordre et la Bienfaisance » – 18°- 26 août, 2017

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