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Digression … Les Traditions initiatiques de la préhistoire à nos jours – Ludovic RICHER – Extrait 17 juillet, 2022

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Bacchus, Jésus et la Gnose

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Bacchus, Jésus et la Gnose par Tau Synesius.

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Tout mythe enferme implicitement la consécration de l’antique aphorisme : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas». Ce qui revient à dire que tout mythe est le résumé ingénieux, poétique, imagé, d’une double action conjointement accomplie sur plan hylique et sur le plan divin.

Prenons aujourd’hui pour élucider cette vérité Bacchus et son culte.

Ce mythe, résumons-le d’après le magnifique ouvrage de M. Decharme, sur la mythologie de la Grèce.

Sémélé, fille de Cadmus, est aimée de Zeus qui la féconde en descendant sur elle sous la forme d’une pluie d’or, mais cette mystique communion ne suffit pas aux passionnelles aspirations de Sémélé. Comme la Sophia gnostique, elle veut contempler le Dieu dans la splendeur de sa gloire, au milieu de sa foudre et de ses éclairs. Mais les feux divins l’éblouissent et la consument et, en mourant, elle laisse échapper son fruit que Zeus enferme dans sa cuisse jusqu’à l’époque où l’enfant sera viable. Remarquons, en passant, ainsi que le fait M. Decharme, l’analogie de la naissance de Bacchus avec celle du Soma des Védas, le Soma est, lui aussi, recueilli dans la cuisse d’Indra et son surnom est Vinas, l’aimé, comme plus tard Bacchus deviendra οἶνος, Vinum, le Vin. De Vinos, on peut aussi rapprocher le dorien φιντατοσ, Très aimée, pour φιλατοσ.

Bacchus, une fois issu de la cuisse de Zeus est confié aux Nymphes de Nysa, d’où il tire son nom grec de Dionysios. Elles l’élèvent au fond d’une grotte tapissée de vignes. Devenu grand, Bacchus goûte au fruit de ces vignes, ses nourrices l’imitent, et les voilà transportées d’une volupté nouvelle, gravissant les collines, pénétrant dans l’épaisseur des taillis, faisant éclater partout leurs cris de joie.

Le plus élémentaire évhémérisme explique le sens matériel de cette légende. Sémélé, c’est la Terre, en qui l’ondée bienfaisante symbolisée par Zeus, vient développer le germe vital de la vigne. Le cep sort du sol, s’élance vers le ciel, mais l’ardeur solaire brûle le sol ; le raisin périrait s’il ne se cachait sous le feuillage et surtout si le ciel ne se couvrait de nuages.

D’autre part, les Nymphes, les Hyades, nourrices de Bacchus, représentent les sèves vivifiantes et peut-être aussi les pluies rafraîchissantes. Quant aux courses de Bacchus à travers le monde, il n’est pas difficile d’y voir le développement successif de la culture de la vigne dans les diverses régions de l’univers.

Jusqu’ici nous n’avons pas, ce semble, quitté le plan hylique ; naissance et culture de la vigne, production d’un breuvage enivrant, etc. Et pourtant, insensiblement, nous arrivons au plan divin. Ouvrons, en effet, le catéchisme gnostique, que notre vaillant coopérateur, l’évêque Sophronius vient de livrer à l’édification des Parfaits. Il y est dit que le Christ, entre autres manifestations, se présente sur la terre sous les apparences de la boisson fermentée.  La boisson est le jus fermenté tiré soit des tiges du sarcostemma viminatie, soit des fruits de la vigne. Le sarcostemma était coupé en morceaux ; ceux-ci étaient écrasés dans un mortier au moyen d’un pilon et le jus filtré était placé dans un vase où on le laissait fermenter. Au bout de trois jours, le Soma était prêt. On sait comment se prépare le vin. Or du Soma aussi bien que du vin on tire l’eau-de-vie ou l’eau-de-feu, qui brûle avec flamme. Le vin et le Soma contiennent donc le feu, le Christ. Celui-ci a dit d’ailleurs par la bouche de léshu : « Je suis la vraie vigne » et montrant le vin : « Ceci est mon sang ».

Voici d’ailleurs que Bacchus est devenu un Dieu phallique, ainsi qu’il appert de la description que Plutarque nous donne de la Fête des Dionysies, c’est-à-dire une puissance féconde et créatrice, et aussi un Dieu de beauté, de grâce souveraine, de suggestive esthétique, ainsi qu’il résulte de la Fête des Anthestéries, ces pâques fleuries du paganisme. C’est encore un Dieu de bonté, un bienfaiteur de l’Humanité, s’opposant au farouche Arès, ce Démiurge hellénique, ainsi que l’indique S. G. Sophronius :

« Né bienfaisant et épris de gloire (de gloire pacifique, il faut entendre) Man (Bacchus) voulut faire participer les hommes aux utiles découvertes dont la cité céleste avait été dotée par les rois et enseigner au monde l’usage du blé et du vin. Il partit donc à la tête d’une armée considérable (une armée d’apôtres, il est à supposer) et visita un grand nombre de peuples, qui le reçurent comme un dieu, puisqu’il apportait partout l’abondance et la joie. »

Des influences asiatiques ne tardèrent pas à intervenir, qui transformèrent le concept initial du Dionysios grec en « un adolescent aux joues imberbes, au teint délicat, à la figure virginale, qu’encadrent les boucles flottantes d’une chevelure. À voir sa longue robe, sa molle et traînante démarche, sa grâce efféminée, on hésite à lui attribuer la nature masculine. C’est qu’en effet le génie religieux de l’Asie a marqué Dionysios de son empreinte, il en a fait un dieu à double nature, un symbole de l’Essence divine, qui embrasse tout, qui comprend tout qui se suffit à lui-même une divinité androgyne, comme Siva dans l’Inde où comme Astarté, en Syrie. » (Decharme. op. cit.).

Avec cette seconde phase, ou plutôt sous ce second aspect du mythe dionysiaque, nous voyons s’accuser de plus en plus le plan spirituel. Le dieu de Nysa devient une sorte d’incarnation delà Beauté éternelle, un vivant et merveilleux reflet des splendeurs du Plérome. Cette insexualité même, ou, pour mieux dire, cette fusion idéale des deux sexes, c’est le rêve sacré que la Gnose Valentinienne formulera dans le dogme de Bythos-Sigé, et dans celui des différentes Syzygios, qui en émanent.

Sans quitter le plan divin, où nous a amené cette épide, nous allons assister maintenant à une quasi-identification de Bacchus avec le Christ. Remarquez que cette nouvelle phase remonte, historiquement, au moins à cinq cents ans avant notre ère, mais cela soit dit, sans vouloir amoindrir les grandes choses de la foi chrétienne. Pour le divin, le temps n’est pas. Dans l’évolution historique, Bacchus a pu précéder Jésus : dans la réalité éternellement fixe de l’Au-delà, les deux ordres de faits se confondent, c’est là une vérité qu’on ne proclamera jamais assez haut, que cette inanité du temps dans le domaine divin.

Poursuivons. Comme le Fils de Miriam, Dionysios a ses souffrances, sa passion. Il a été surpris par les Titans qui, jaloux de lui, l’ont mis en pièces. Son cœur, échappé à leurs fureurs, a été recueilli par Pallas, et il est redevenu, au ciel, le centre d’une vie renaissante [1].

De là, la curieuse eucharistie pratiquée en Grèce, dès le temps de Thémistocle, sorte de banquet mystique où les Initiés mangeaient en commun la chair d’un taureau, qui était pour eux le propre corps de Bacchus. Pour comble de similitude, Iacchos qui est un des noms de Dionysios, n’est-il pas la traduction évidente du vocable hébraïque leschou ?

Bacchus fut ainsi que Jésus, l’objet d’une sorte de culte hystérique de la part des femmes. Ici, nous sortons du plan divin ou plutôt nous touchons à la ligne, ou plan di vin et plan hylique se copénètrent, à la région vague, où l’érotisme charnel se soude pour ainsi dire à la religiosité mystique dionysiaque, en vertu duquel, comme dit M. Decharme, « l’être humain affranchi de la raison, comme d’une entrave, n’obéissant qu’aux palpitations de son cœur et au délire de son cerveau, court se perdre dans l’objet inconnu de son adoration, auquel il abandonne la direction de sa vie et son âme tout entière », ce mysticisme, disons-nous, a sa frappante analogie dans les extases de Sainte-Thérèse et de Mme Guyon.

Desmarèts de Saint-Sorlin n’a-t-il pas écrit : « L’âme étant devenue un rien ne peut rien sentir ; quoi qu’elle fasse, n’ayant rien consenti, elle n’a pas péché. Par une dissolution entière de nous-mêmes, la vertu du Saint-Esprit s’écoule en nous, et nous devenons tout Dieu par une déformation admirable. »

Molinos n’a-t-il pas déclaré que les péchés sont une occasion d’humilité et une échelle pour monter au ciel ?

Enfin François de Sales lui-même n’a-t-il pas préconisé l’anéantissement de la volonté comme un idéal de perfection ?

Quant à ces fêtes orgiastiques, au cours desquelles les ménades échevelées se déchirent les seins et inondent les chemins de leur sang, n’est-ce pas une réalisation anticipée de ces tendances érotico-mystiques, qui feront surgir tour à tour les Flagellants du moyen âge, les ascètes des cloîtres et les convulsionnaires de Saint-Médard ?

Plus sur le sujet :

Bacchus, Jésus et la Gnose.

In L’Écho de l’Au-delà et d’Ici-bas, n° 4, 15 février 1900.

La revue ne cite pas son auteur, mais certains passages laissent penser qu’il est probable que ce soit Fabre des Essarts, Tau Synesius in ecclesia.

Image : Paul Véronèse / Public domain.


[1] Ce détail du mythe dionysiaque a pu par voie d’atavisme, donner naissance au culte moderne du Sacré-Cœur, si mal compris de tous, et principalement de ceux qui le pratiquent.

 

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Bacchus, Tau Synesius / Publié le : 24 mai 2020

Mis à jour le : 24 septembre 2020

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La théorie des signatures 16 juillet, 2022

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La théorie des signatures

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Tout est dans l’un et l’un dans le Tout !

Par cet adage hermétique, nous comprenons que nous sommes tous reliés aux mêmes principes de la création, magnifiquement représentés dans l’arbre de vie ou arbre des séphiroth (voir le lien).

Ainsi dans tout ce qui nous entoure nous pouvons y observer les 4 éléments (terre, eau, air et feu) et les 7 principes, ou étapes de la manifestation symbolisés par la Lune, Mercure, Vénus, Soleil, Mars, Jupiter et Saturne.

Les plantes généreuses parlent elles aussi ce langage et grâce à celles-ci nous pouvons élaborer des élixirs planétaires, c’est-à-dire que chaque élixir pourra correspondre à une signature particulière, afin de nous aider à nous ré-harmoniser là où nous sommes désaxés (maladie du mal à Dieu « mal à d i e » crée une ombre en notre principe de vie, générant chaos et souffrances).
Il est un merveilleux parcours que de réaliser les 7 élixirs planétaires et les prendre les uns après les autres, sur une période d’au moins un mois chacun et ce le jour planétaire correspondant.

 

Pour observer ces signatures, il est nécessaire de percevoir la plante dans son ensemble. C’est-à-dire dans ses formes, son développement, son entourage, et tout ce qui est la manifestation du vivant.
Sans oublier que le langage des oiseaux peut nous porter une aide précieuse pour les secrets cachés en son nom.

Les trois clés de la théorie des signatures :

Le Vivant :

Le vivant s’exprime au sein des trois règnes, chacun à son degré et avec ses qualités propres.

Le vivant est caractérisé par trois étapes ou alternances :

- L’apparition, l’inspire ou période de contraction, que l’on retrouve dans les graines et les racines, ce qui est dur, rétractée et qui peut être rapprochée de notre système nerveux (la pensée).

- L’expansion, la transition ou période intermédiaire, perceptible dans les tiges et feuilles, ce qui correspond à notre système rythmique comme les échanges respiratoires et cellulaires (cœur, émotions)

- La transmission, l’expire ou période d’éclosion qui précède sa disparition, bien visible dans les fleurs et les fruits, tout comme notre système métabolique (l’agir)

 

Les 4 éléments :

Les 4 éléments représentent les dynamiques du vivant qui ensemble, apportent l’équilibre.

 

La terre est la partie solide ou sur laquelle le corps s’appuie pour fonctionner.

Pour l’homme ce sont les os, les cartilages, le système nerveux et catabolique.
Les plantes ont des tiges ou des fruits ligneux, une texture froide et rigide, des formes en cloches, souvent retombantes, une odeur âcre, pénétrante, une saveur astringente, âpre, amère, comme chez les chénopodiacées (épinard, blette..) ou les plantes qui contiennent des alcaloïdes (bryone, belladone).

 

L’eau rassemble tous les liquides.

Pour l’homme c’est le sang, la lymphe et les liquides interstitiels (80 % de notre corps).

Les plantes ont des couleurs pastel, argentées, verdâtres, des formes rondes ou ondulées, une texture fraîche, une odeur fade et une saveur insipide ou acidulée ; comme chez toutes les plantes qui poussent au bord de l’eau (sureau, aulne, saule…).

 

L’air correspond aux échanges.

Pour l’homme c’est la respiration pulmonaire et cellulaire.

Les plantes ont des fleurs délicates, tendres, harmonieuses aux couleurs variées et douces, des formes rayonnantes, aérées, volubiles, des feuilles fines, évoquant des plumes d’oiseaux, une odeur agréable souvent légère, comme dans la grande famille des ombellifères (carotte sauvage, achillée).

Le feu est l’énergie de vie.

Pour l’homme c’est la digestion, sa fonction de reproduction, son métabolisme et son enthousiasme dans la vie.

Les plantes ont des couleurs chaudes, vives, une texture rêche, poilue, des feuilles ciselées, une odeur aromatique, comme par exemple l’ortie ou le millepertuis et les plantes aromatiques.

 

Les plantes et leurs correspondances planétaires :

Lune est l’intériorité, ce qui est en gestation.

Pour l’homme :

Les plantes lunaires ont les racines qui ont des formes de bulbe (ail, oignon), les feuilles, des formes arrondies, des couleurs délavées, et quand l’ensemble donne une impression de stagnation, de caché et lent à se développer, souvent relié à l’eau, à ce qui est en gestation au sein de la « Terre-mère ».

 

Mercure est l’échange et le mouvement.

Pour l’homme  :

Les plantes mercurielles sont de nature grimpantes (chèvrefeuille), rampantes (lierre terrestre), des manières de liane (lierre, tamier).

Vénus est l’expression des sentiments, de l’amour et du désir de vivre

Chez l’homme :

Les plantes vénusiennes ont des fleurs délicates aux parfums subtils et complexes et la plus expressive d’entre elles est la rose ; elles donnent l’impression de s’offrir à la lumière (l’églantier, l’anémone, la pensée, le coquelicot…).

 

Soleil est la manifestation du soi.

Pour l’homme :

Les plantes solaires ont une tige bien érigée, une fleur au sommet qui est d’or et semble rayonner (tournesol, souci, millepertuis).

 

Mars est l’énergie d’action.

Pour l’homme :

Les plantes martiales ont des épines, regarde dans toutes les directions, les abeilles la visitent pour butiner sont pollen abondant, elle traduit un élan vital et a des couleurs vives (ortie, asphodèle, bardane).

 

Jupiter est l’expansion.

Pour l’homme :

Les plantes jupitériennes sont généreuses et abondantes, les ombellifères, la sauge, les arbres fruitiers.

 

Saturne est l’intégration.

Pour l’homme :

Les plantes saturniennes sont avec beaucoup de graines, avec des enveloppes sèches et dures ; elles ont des formes concentrées, repliées, dépouillées et sombres, des odeurs narcotiques, et s’expriment par le violet et le bleu nuit (campanule, vipérine, consoude, aconit).

 

Lien pour un herbier planétaire : Herbier planétaire

 

Yann Leray 2021

 

 

SOURCE : http://www.lesamisdhermes.com/2021/01/la-theorie-des-signatures.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Protégé : Le Tableau de Loge – 1°- 15 juillet, 2022

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14 juillet 2022 14 juillet, 2022

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tu crois qu’il y a une vie après l’accouchement ?

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- Bébé 1 : Et toi, tu crois qu’il y a une vie après l’accouchement ?

- Bébé 2 : Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Pour le moment, nous vivons ici dans l’utérus pour prendre des forces et nous préparer à ce qui nous attend dans l’autre monde, après l’accouchement.

- Bébé 1: … Tout ça, c’est insensé. Selon moi il n’y a rien après l’accouchement ! D’ailleurs, à quoi ressemblerait une vie hors de l’utérus ???

- Bébé 2 : Eh bien, il se dit beaucoup de choses à propos de « l’autre côté »… On dit que, là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d’émotions, des milliers de choses à faire, d’expériences à vivre… Par exemple, il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche.

- Bébé 1 : Mais c’est n’importe quoi ! Nous avons un cordon ombilical et c’est par là qu’on se nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche ! Et, bien sûr, personne n’est jamais revenu dans l’utérus pour témoigner de ce qui se passe après l’accouchement donc, tout ce qu’on raconte, ce sont des balivernes. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C’est comme ça, il faut l’accepter.

- Bébé 2 : Et bien, permets-moi de penser autrement. C’est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne peux rien te prouver. Mais j’aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.

Bébé 1 : « Maman » ? Tu veux dire que, sans l’avoir vue, tu crois en « maman » ??? Ah et dis-moi, si elle existe, où se trouve-t-elle en ce moment?

Bébé 2 : Mais elle est partout, autour de nous ! Nous vivons en elle, nous sommes faits d’elle et c’est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.

Bébé 1 : C’est absurde ! Je n’ai jamais vu aucune maman et donc pour moi c’est évident, elle n’existe pas !

Bébé 2 : Je ne suis pas d’accord avec ton point de vue car parfois, lorsque tout devient calme, on peut l’entendre parler ou chanter. Et, sans la voir, on peut sentir sa présence quand elle caresse notre monde. Je suis bien ici mais je suis certain que notre Vraie vie va commencer après l’accouchement, dans l’autre monde qui nous attend…

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Protégé : Evolution des sciences et Immuabilité initiatique – 1°- 13 juillet, 2022

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La Sagrada Familia à Barcelone, entre symboles et mystères de Gaudi 12 juillet, 2022

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La Sagrada Familia à Barcelone, entre symboles et mystères de Gaudi

 
La Sagrada Familia à Barcelone, entre symboles et mystères de Gaudi dans Recherches & Reflexions

Par La Rédaction
10 juillet 2022
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Sagrada Familia à Barcelone

De notre confrère fermataspettacolo.it

La  Sagrada Família, en catalan Temple Expiatori de la Sagrada Família est une basilique catholique (mineure) commencée en 1883, toujours en voie d’achèvement, on estime que les travaux seront achevés d’ici 2026. Elle est considérée comme le chef-d’œuvre d’Antoni Gaudí.

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Sagrada Familia

La grandeur du projet et son style typiquement guadinien en ont fait l’un des principaux symboles de la ville, ainsi que l’une des étapes obligatoires du tourisme de masse ; en 2011 c’était le monument le plus visité d’Espagne, avec 3,2 millions de visiteurs devant le musée du Prado à Madrid.

Comme cela s’est produit précédemment pour les œuvres religieuses dont les œuvres sont destinées depuis plusieurs siècles (par exemple la Basilique de San Pietro ou le Duomo de Milan), l’église a été consacrée encore inachevée, le 7 novembre 2010, par Benoît XVI, qui l’a élevée au rang de basilique mineure.

Dans le temple de la Sagrada Familia, vous pouvez observer et rechercher de nombreux symboles liés au mystère.

Le carré magique

Pour commencer on peut partir de la porte de la passion riche en symboles et plus précisément du carré du Sator qui est un carré contenant un plateau 5×5 où il est écrit : SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS.

La particularité de cette phrase réside dans le fait que les lettres peuvent être lues indépendamment de gauche à droite ou inversement ou de bas en haut ou inversement et pour cette raison on l’appelle  Palindrome. Dans la Kabbale , qui est une pratique ésotérique juive qui s’est répandue à partir du XIIe siècle. Il y a une équivalence entre des chiffres, des lettres ou des mots ou des phrases. Et c’est grâce à cette équivalence, cet échange entre les mots et les nombres que nous en sommes toujours venus à donner une explication de la création ou d’un mystère lié à Dieu.

Dans les églises médiévales qui représentaient la somme de toutes les théories, les palindromes sont nombreux, ce qui confirme une étude diversifiée des différentes religions par les architectes et les ouvriers qui les ont créés.
Un très beau Sator peut également être vu à Sienne près du Duomo, sur lequel j’aimerais revenir plus tard avec un futur article.

Concernant le tableau magique sur la façade de la Passion de la Sagrada Familia, Gaudì a inséré des chiffres au lieu de lettres.
Si nous essayons d’additionner n’importe laquelle des combinaisons nous arrivons toujours à 33 qui est l’âge de la mort de Jésus et que Gaudi a certainement voulu mettre en évidence, mais qui par coïncidence représente aussi le plus haut degré de la franc-maçonnerie le 33e degré du Rite Écossais et qui souligne à quel point l’architecte était au courant des théories kabbalistiques.

Le cryptogramme de la Sagrada Familia

Dans la façade de la passion créée par Subirachs, un sculpteur catalan, quelques symboles sont insérés ; il n’est pas clair, cependant, si le sculpteur a repris l’idée originale de Gaudí. Sous la représentation de Veronica, qui se trouve à Lucques, se trouvent les symboles d’Alpha et d’Oméga, la première et la dernière lettre de l’alphabet grec. Ce sont des symboles stylisés et représentent le début et la fin du symbolisme chrétien, mais si nous les superposons, ils nous ramènent au symbole de l’étoile de David placé à l’extérieur du temple du roi Salomon, un temple construit par Hiram à Jérusalem.

Une fois de plus nous sommes face à un symbole maçonnique .

Le Pélican, dans la porte de naissance, placé à la base du cyprès, symbole de la vie éternelle, représente l’Eucharistie selon la symbolique de l’ère paléochrétienne mais aussi le 18ème degré de la maçonnerie.

Aussi dans la porte de naissance on trouve l’œil de la providence divine et la pyramide. La pyramide est formée de roseaux à l’intérieur desquels se trouvent la Madone et une fontaine. Le triangle de simplification de la pyramide, est aussi un symbole maçonnique. L’œil représente Dieu.

Le pélican sur la porte de la naissance de la Sagrada Familia

La pyramide avec l’œil de Dieu est également présente sur la pièce de un dollar américain , un symbole probablement voulu par le franc-maçon Benjamin Franklin comme un souhait pour la nation naissante des États-Unis d’Amérique.

En revenant au Sacré, également sur la façade de la Naissance, une croix en Tau a été placée au sommet du cyprès. Le signe du Tau a des origines très anciennes remontant à la Bible ; il est présent dans le livre de la Genèse, dans Job et dans Ezéchiel qui dit : « Le Seigneur a dit : Traversez la ville, au milieu de Jérusalem et marquez un Tau sur le front des hommes qui soupirent et pleurent ».

Le Tau étant la dernière lettre de l’alphabet hébreu assume la même signification que l’oméga pour les chrétiens. Le Tau est un symbole très cher à Saint François d’Assise et pour cette raison il s’est beaucoup répandu au Moyen Âge. Il a été adopté par les écuyers des Templiers qui plus tard est devenu une croix au moment de l’investiture. Plus tard, il fut également utilisé par les Chevaliers qui tirent leur nom de ce symbole, le Tau, ordre des chevaliers hospitaliers .

La façade de la Passion

Le Tau était un symbole pour la famille Rosencrutz, grâce à son fondateur, Christian Rosencreutz. Pour la franc-maçonnerie, le Tau symbolise le maillet et l’équerre à double angle droit.

Le Tau et le X au-dessus de l’arbre de vie pourraient à nouveau être interprétés comme l’étoile de David. L’image du X peut être vue comme deux V, le deuxième V à l’envers. Si le V assumait l’autre sens du Tau, dans l’ancien alphabet hébreu, le Tau était formé d’un X et d’un T, ce n’est qu’après s’être transformé en T que nous aurions à nouveau une étoile de David.
Gaudí a travaillé dur pour étudier les différentes religions et en particulier les symboles qui leur sont associés.

Dans cette analyse, j’ai essayé de mettre en évidence certains des aspects infinis liés à la Sagrada Familia qui, précisément en raison de sa complexité, peuvent être comparés aux grandes cathédrales médiévales et gothiques.

Lorsque vous la visitez, votre regard se perd à la recherche d’espaces, de lieux de la vie du Christ qui sont le résultat des interprétations des œuvres d’un des plus grands architectes de tous les temps et qui a consacré une grande partie de sa vie à la création de son paradis terrestre.

Redécouvrez nos précédents articles sur ce thème :

SOURCE : https://450.fm/2022/07/10/la-sagrada-familia-a-barcelone-entre-symboles-et-mysteres-de-gaudi/

 

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Protégé :  » PARCE QUE LE MAITRE AVAIT RECONNU EN MOI L’INTELLIGENCE NATURELLE ET LA DOCILITÉ » – 12°- 11 juillet, 2022

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Robert Ambelain : Rencontre avec un Frère Aîné Par Bertrand de Maillard 10 juillet, 2022

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Robert Ambelain Rencontre avec un Frère Aîné

Par Bertrand de Maillard

robert ambelain

Ce n’est pas une petite affaire que de parler d’un homme de la stature de Robert Ambelain, non pas bien sûr de sa stature physique, il était plutôt de petite taille, mais de sa stature intellectuelle, spirituelle, ésotérique, et n’ayons pas peur des mots, occultiste. Être surdoué en toutes matières, bénéficiant d’une mémoire prodigieuse qui lui avait permis d’acquérir une culture générale et une érudition peu communes – et cela en dehors de toutes études universitaires – il semble avoir été assisté, c’est là mon hypothèse (Robert Ambelain ne m’en a jamais touché mot), par une sorte de « daïmon », esprit familier qui le guidait dans ses recherches, comme ce fut le cas pour Stanislas de Guaïta.

Esprit positif et rationnel, cinq planètes en signe de Terre, sans être rationaliste, hyper intuitif, ce qui n’est pas contradictoire, il se référait souvent à la science officielle, non seulement comme base sur laquelle construire sa réflexion, mais peut-être aussi par complexe et regret de ne pas avoir fait des études scientifiques, et pour ce fait paraître sérieux en ses propos.

Homme de courage dans les commandos de la guerre 39-40, et dans l’insurrection de la capitale en 1944, il manifeste ce courage au quotidien, pendant l’occupation, dans son activité maçonnique clandestine, avec tous les risques que cela comportait.

S’il est vrai, par ailleurs, qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’opinion, il ne pouvait qu’être supérieurement intelligent, si l’on considère les volte-faces de sa pensée, et ce de façon subite. De l’Eglise Gnostique Apostolique qu’il avait fondée et dont il était le Patriarche à la trilogie : Jésus et le mortel secret des Templiers, La vie secrète de Saint Paul, et Les lourds secrets du Golgotha, quel abîme à franchir !

De la Bible comme référence habituelle au récent Secret d’Israël, de la doctrine de la réincarnation qui transparaît dans ses premiers ouvrages à une « certaine pérennité posthume », voilà quelques exemples, entre autres, de ses variations intellectuelles, sans parler du Camelot du Roi au délégué C.G.T. de la Société Five Lille.

Homme affable, bon vivant, bon convive, vrai hospitalier, ne dédaignant pas l’esprit gaulois, bon orateur, excellent écrivain au style agréable, il savait aussi manier la rigueur et la miséricorde, comme en témoignent ses relations tantôt amicales, tantôt autres (c’est un euphémisme !) avec des personnages disparus dont j’aurai à parler plus loin.

Mon premier contact avec Robert Ambelain remonte au 5 mars 1956, dans l’oratoire de Philippe Encausse, 46 boulevard de Montparnasse. Ce soir-là, il me transmet, ainsi qu’à Théo Brockly de Strasbourg et, si je ne me trompe, à Georges Crepin de Meaux, l’initiation libre de Supérieur inconnu. Impression inoubliable, sans doute supérieure en intensité émotive aux autres initiations reçues, même celle du 17 juin 1952 quand je reçois la lumière au sein de la R:. L:. Spartacus et la tradition maçonnique au Droit Humain. Je viens alors de faire la connaissance d’un homme hors du commun, dont l’amitié ne se démentira pas pendant plusieurs décennies, et qui m’a profondément marqué par sa façon de penser, ses enseignements, sa logique.

Je m’honore d’avoir servi, sous sa direction, avec mes faibles moyens, la Franc-Maçonnerie de Memphis-Misraïm, à laquelle il avait redonné force et vigueur.

Le cursus maçonnique de Robert Ambelain se trouve présenté au début de son ouvrage paru en 1985, La Franc-Maçonnerie oubliée. J’en reprends ici l’essentiel :

  • Apprenti le 26 mars 1939 a la R:. L :. La Jérusalem des vallées égyptiennes, Rite de Memphis-Misraïm. Son parrain n’est autre que Constant Chevillon.
  • Compagnon et Maître le 24 juin 1941, il est chargé par C. Savoire, R. Wibaux, R. Crampn et G. Lagrèze, tous hauts dignitaires du Rite de Memphis-Misraïm, du Rite Ecossais Ancien et Accepté, du Rite Ecossais Rectifié, de maintenir le Rite de Memphis-Misraïm dans la clandestinité. Il constitue, avec des membres de diverses obédiences ralliées à la résistance maçonnique, la Loge Alexandrie d’Egypte, puis plus tard son chapitre qui fonctionne de façon rituelle à son domicile. Pour mener à bien sa tâche, il recevra :

Ø Tous les degrés du Rite Ecossais Ancien et Accepté jusqu’au 33ème inclus.

Ø Tous les degrés du Rite Ecossais Rectifié y compris ceux de l’Ordre intérieur, Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte, Profès et Grand Profès.

Ø Tous les degrés du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, 95ème inclus.

Ø Tous les degrés du Rite suédois jusqu’au Chevalier du Temple.

Il sera nommé Grand Maître ad vitam pour la France et substitut Grand Maître Mondial du Rite de Memphis-Misraïm en 1943 et 1944. c’est en 1962 qu’il deviendra Grand Maître Mondial du dit Rite.

A la fin de l’année 1984, il démissionne et abandonne sa fonction. Il devient Grand Maître Mondial d’Honneur du Rite de Memphis-Misraïm.

Parmi les autres titres qui lui furent conférés, citons : Grand Maître d’Honneur du Grand Orient Mixte du Brésil, Grand Maître d’Honneur de l’ancien Grand Orient du Chili, Président du Suprême Conseil des Rites Confédérés pour la France, Grand Maître pour la France du Rite Ecossais Primitif (Early Grand Scottish Rite).

Je ne trouve pas trace dans mes souvenirs de l’activité maçonnique de Robert entre la Tenue solennelle de la R:. L:. Alexandrie d’Egypte, en février 1945 dans les locaux de la Grande Loge de France, sous la présidence de Michel Dumesnil de Grammont, et les années 60. il fréquente probablement des loges du Grand Orient de France et surtout du Grand Collège des Rites. En effet, à la suite de malentendus, les relations avec la Grande Loge de France sont difficiles.

C’est en 1958 que se produit un événement important : un certains nombre de FF:. de la Grande Loge Nationale Française quittent cette obédience, considérant comme usurpé le qualificatif de « française » de cette obédience, vu la majorité d’américains et d’anglais que l’on y rencontre à l’époque en raison de la présence des troupes de l’O.T.A.N. en France. D’autre part, la nature des travaux ne correspond pas à leurs aspirations. Ils fondent ce qui est actuellement la Grande Loge Traditionnel et Symbolique OPERA, du nom de l’avenue où se trouve le Cercle Républicain qui leur sert de temple provisoire.
Très vite, Robert Ambelain, Philippe Encausse et leurs fidèles respectifs, vont intégrer OPERA où deux loges, La France et L’Arche d’Alliance, seront des foyers martinistes. Ils retrouveront là quelques grands noms comme Pierre de Ribeaucourt, son fils Edouard, Vincent Planque, Victor Michon, Massiou, etc. Dans les années 60 se constitue le Grand Prieuré Martiniste.
C’est l’occasion pour certains de recevoir les hauts degrés du Rite Ecossais Rectifié, Maître Ecossais de Saint-André, Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte, voire la Profession et la Grande Profession.

En 1960 se produit un événement important. Sentant sa vie prochaine, Charles Henry Dupont qui détient la succession régulière de Memphis-Misraïm, du Martinisme (l’Union des Ordres Martinistes a été réalisée peu avant) et de l’Eglise Gnostique de Jean Bricaud, convoque Robert Ambelain chez lui, à Coutances et, en présence de témoins, Irénée Séguret, Paul Corcellet et Philippe Encausse, transmet tous ses pouvoirs à Robert. Deux mois plus tard, en octobre 1960, Charles Henry Dupont décède.

En mars 1962, ou 63, dans un temple de la Grande Loge de France, a lieu le réveil du Rite de Memphis-Misraïm. La Loge Hermès devient Loge-Mère du Rite. Installée dans un temple du Grand Orient de France, rue Ramey, elle émigrera rue Froidevaux, avant d’autres locaux, jusqu’aux locaux actuels à Saint-Mandé.
Robert Ambelain, Victor Michon, Jean Pierre T.rtr., Albert Cools, votre serviteur et bien d’autres la dirigeront. Des travaux de valeur y seront présentés, bien souvent par Robert Ambelain.

Dans l’année 1965, arrive un F:. du Grand Orient de France, Albert Cools qui, semble t-il, aura une certaine influence sur Robert. Est-ce une coïncidence, mais c’est à partir de 1966 que Robert commence les études qui se concrétiseront dans la trilogie d’ouvrages énoncée ci-dessus.

Nous avons droit en tenue à la primeur de certains chapitres, mais aussi à des commentaires enthousiastes au fur et à mesure de ses découvertes, lorsque nous dînons après les tenues en petit comité dans un restaurant du Châtelet. Un exemple :
« Vous savez, mes Frères, je viens de découvrir que Jésus avait un jumeau, Thomas le didyme (du grec didumos, jumeau) ». Bien entendu, pour lui, l’origine de Jésus n’était pas celle que l’on nous enseigne. Il était le fils de Judas de Gamala, le héros de la révolte du Recensement.

Ces études sur le Christianisme vont modifier l’orientation de Robert, mais elles seront aussi une source de dissensions parmi les maçons martinistes ou gnostiques, et donc chrétiens. Les uns suivront Robert, les autres demeureront outrés par ses prises de position. Quant à lui, il saura tirer les conclusions de ses nouvelles convictions.

En 1968, il « excommunie » le martinisme de Philippe Encausse en créant l’Ordre Martiniste Initiatique. De même, il transmet tous ses pouvoirs de Patriarche de l’Eglise Gnostique Apostolique, qu’il a fondée, à André Mauer. Ses relations avec Philippe Encausse vont se détériorer. Il y a déjà eu des heurts dans le passé. Philippe parlera des « crachats sur le Christ Jésus » à propos du livre de Robert, Jésus ou le mortel secret des Templiers (titre qui avait été choisi par Robert après consultation de ses intimes, dont moi-même).
Tout finira par s’apaiser à partir de 1975 jusqu’à la mort de Philippe en 1984.

Avec Jacques Duvielbourg, les rapports seront folkloriques. Deux personnages de forte dimension se retrouvent face à face : bien sûr, à propos du livre précité.

Jacques, évêque gnostique ne saurait être d’accord, mais également sur le sujet des pratiques magiques. J’entends encore Robert m’appelant un matin au téléphone :
« Tu sais, cette nuit, j’ai eu des angoisses et des palpitations. Or hier, Jacques m’a appelé et je n’entendais dans l’appareil que son souffle très fort, sans parole, c’était pour établir le lien. Il travaillait contre moi. » Guerre des mages en miniature ! Mais quelques temps après, Robert et Jacques tombaient dans les bras l’un de l’autre. Il en sera de même avec d’autres FF:. dont je tais les noms car toujours présents, bien vivants, parmi nous.

Les relations de Robert avec les obédiences maçonniques seront de la même veine. Nous avons vu que la première tenue de la Loge Alexandrie d’Egypte, après la libération, se tient dans un temple de la Grande Loge de France, rue Puteaux.
Or, par la suite, il ne semble pas que Robert ait été considéré persona grata rue Puteaux.

Certes, il y sera toujours reçu avec les honneurs, mais les FF:. de Memphis-Misraïm ne serons reçus dans les temples de la Grande Loge de France que récemment. D’après les écrits de Robert, il semble bien qu’un malentendu se soit installé dès le départ et qu’en raison de son activité clandestine pendant la guerre, il ait cru pouvoir reprendre à son compte la direction de plusieurs obédiences, ayant reçu toutes les initiations des différents rites et mission de les sauvegarder. Il ignorer alors qu’à Alger, la plupart des obédiences avaient reconstitué leurs états-majors, préparant leur retour en métropole.

Avec le Grand Orient de France, les relations sont paradoxalement meilleures et il en fréquente les ateliers, mais plutôt ceux du Grand Collège des Rites. Certes, entre Memphis [1] et le Grand Orient de France existent des accords anciens (1862 quand Marconis de Nègre fait allégeance au Maréchal Magnan Grand Maître du Grand Orient de France et restreint les degrés du Rite à 33…), mais il est un fait qu’entre une obédience à tendance générale rationaliste et une obédience ultra spiritualiste il ne peut guère y avoir de concurrence…

Avec OPERA, les relations resteront bonnes, mises à part les turbulences créées par ses ouvrages sur le christianisme et ses appréciations sur les Convents de Wilhemsbad et Lyon.

Avec le Droit Humain, Robert va donner toute sa mesure. Le Droit Humain exclut-il une sœur qu’il en fait immédiatement la Vénérable Maîtresse de la première Loge d’Adoption du Rite, la Loge Hathor. Protestation de la rue Jules Breton ? Robert s’attache à démontrer « l’irrégularité originelle » de cette obédience. Ce qui ne l’empêchera pas d’y présenter sa fille qui y sera reçue, comme il sera reçu lui-même en visiteur à plusieurs reprises. Mais Robert Ambelain récidivera en acceptant pour la loge d’adoption la compagne d’un F:. de la Loge Hermès. Cette deuxième S:. en rupture de ban avec le Droit Humain, sera expulsée séance tenante de la rue Breton.

Plus tard, il sera encore le premier à reconnaître la Grande Loge Mixte Universelle, scission du Droit Humain entraînée par la S:. Braud et le F:. Jallu.

Parmi les cinquante et quelques livres écrits par Robert, trois seulement concernent la Franc-Maçonnerie. Je laisse de côté l’ouvrage La Franc-Maçonnerie occultiste et mystique : le Martinisme, tant il s’agit d’une branche particulière de la Franc-Maçonnerie dans le concert maçonnique général. Robert publie donc, en 1967, Cérémonies et rituels de la maçonnerie symbolique, ouvrage plusieurs fois réédité.

C’est le résultat des décisions d’un Convent du Rite, en 1965, et de l’accord de deux obédiences, le Grand Orient de France et le Droit Humain. L’idée est de fixer ne varietur les rituels, même si des détails pourront être modifiés, afin de couper court aux altérations fondamentales ou aux fantaisies de certaines loges, car le dépôt légal garde trace de tous les livres ou journaux. Il s’agit de plus de montrer aux adversaires de la Franc-Maçonnerie que nous n’avons pas de véritables secrets, le seul véritable secret maçonnique étant en notre cœur.

Le deuxième ouvrage maçonnique est Scala Philosophorum ou la Symbolique maçonnique des Outils, réédité sous la simple seconde partie du titre. Ouvrage capital qui va bien au-delà du symbolisme classique vers l’interprétation ésotérique et alchimique des trois premiers degrés maçonniques, basée sur le schéma de la Tétractys pythagoricienne. Ce texte est à étudier par tout maçon épris de connaissance, et particulièrement par les maçons de Memphis-Misraïm.

Enfin, troisième livre, La Franc-Maçonnerie oubliée étudie, chapitre après chapitre, de nombreuses questions importantes : les origines compagnonniques opératives de la Franc-Maçonnerie et le passage de l’opératif au spéculatif. Y est abordé également le hiatus entre la Franc-Maçonnerie stuardiste avec ses loges venuesde France au côté de Jacques II après la chute des Stuart, et la Franc-Maçonnerie orangiste avec la constitution de la Grande Loge d’Angleterre en 1717, les Constitutions d’Anderson et le rôle de Désaguliers. Plusieurs chapitres s’attachent à démontrer l’irrégularité fondamentale de la « Rome » de la Franc-Maçonnerie, celle qui prétend précisément être la seule régulière et dicter sa loi à toute la Franc-Maçonnerie, cette Grande Loge Unie d’Angleterre dont les lointains fondateurs, Désaguliers et Anderson, n’avaient même pas été initiés convenablement. Il fallait oser. Robert Ambelain osa !

De même, Robert Ambelain réalisa une analyse critique de la légende d’Hiram et de son introduction dans les rituels de Maîtrise maçonnique, ce qui en fait selon lui un rite luciférien. De nouveau, Robert montre sa faculté d’adaptation, si l’on songe à ce qu’il a écrit sur la possession du nouveau Maître maçon par l’esprit et l’égrégore de la Maçonnerie, libérant le nouvel initié de ses préjugés antérieurs.

Robert Ambelain a dit, et écrit, que la Franc-Maçonnerie, comme toutes les institutions humaines en cette fin de siècle, subissait la décadence ambiante. Nous sommes bien obligés de constater la perspicacité de son observation. C’est une raison supplémentaire pour que les francs-maçons sincères, épris de symbolisme et d’ésotérisme, œuvrent pour que la Tradition perdure et qu’enfin, l’Ordre s’installe sur le Chaos.

T:. Ill:. F:.
Bertrand de MAILLARD

[1] Memphis et non Memphis-Misraïm qui n’ont été réunis qu’en 1881 par Garibaldi. Mais en 1862, Misraïm et Memphis sont en conflit. Alors que Marconis de Nègre, en perte d’influence, est ravi de répondre à l’appel du Maréchal Magnan (initié dans la même journée du grade d’Apprenti au 33ème degré !), Misraïm refuse avec hauteur la proposition (ou plutôt l’ordre) de rejoindre le Grand Orient de France, attitude qui sera imitée par le Grand Commandeur Viennet du Rite Ecossais Ancien et Accepté.

 
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