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Protégé : La sagesse antique – 1° - 31 août, 2017

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Protégé : La responsabilité – 1° - 30 août, 2017

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La Gnose ancienne et moderne 29 août, 2017

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La Gnose ancienne et moderne

Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 3 janvier 2016

Par Johannes (Joanny Bricaud).

Bricaud

Il existe une différence entre la Gnose telle qu’elle était enseignée aux premiers siècles de l’ère chrétienne et la Gnose moderne ; aussi, c’est une erreur que nous tenons à bien signaler que de considérer les gnostiques contemporains comme les disciples de Simon le Mage, de Valentin, de Basilides, etc.

Afin de bien établir cette différence, nous devons d’abord définir ce qu’est la gnose :

La Gnose est une doctrine religieuse traditionnelle qui fut confiée oralement à l’Église, et jusqu’au cinquième siècle de l’ère chrétienne, resta secrète, en sorte qu’elle n’était enseignée oralement qu’à certaines personnes choisies.

Cependant, une partie de cette doctrine traditionnelle fut écrite par portions et à des époques successives.

Vingt-cinq ans environ après la mort de Jésus, l’apôtre Mathieu, le seul qui sût écrire, mit par écrit ses souvenirs sur les principaux discours publics et les préceptes de Jésus. D’un autre côté, Marc, secrétaire de l’apôtre Pierre, mit en notes ce que son maître racontait des principaux faits de la vie de Jésus. Ces écrits des deux apôtres furent réunis en un seul, et ont formé l’Évangile selon saint Marc.

Plus tard, Mathieu, à la suite des discussions qui surgirent entre les Israélites et les disciples de Jésus, sentit le besoin de mettre sous les yeux des Israélites un écrit leur démontrant que Jésus, ayant accompli les prophéties messianiques, était bien le Messie attendu par eux. Tel fut l’origine de l’Évangile selon saint Mathieu.

Peu après, un certain Lucas, médecin, utilisant les deux évangiles précédents et d’autres traditions, relatives à la vie de Jésus, écrivit un troisième évangile, connu sous le nom d’Évangile selon saint Luc.

Voilà la base des Évangiles.

Ont-ils rapporté tous les faits de la vie publique du Maître et surtout toute sa doctrine ? Non.

Les Évangiles apocryphes, les Actes des apôtres, les Épîtres, montrent que tout n’avait pas été écrit puisque Saint Paul fait connaître aux fidèles des points de doctrine que l’on ne trouve pas dans les trois évangiles précédents. Nous savons aujourd’hui, qu’outre sa prédication populaire relative à la préparation et à la venue du royaume du ciel, consignée dans les évangiles, Jésus, dans ses entretiens particuliers avec ses disciples préférés : Pierre, Jacques et Jean, leur enseignait sa doctrine sur le royaume du ciel, sur sa venue, sur le chef qui l’établissait, etc.

Cette doctrine, que l’on trouve toute entière exposée dans le Zend-Avesta, était connue des prophètes juifs depuis la captivité de Babylone, mais, ils l’avaient adaptée à la mentalité juive et à ses espérances.

La doctrine de Jésus était donc celle du Zend Avesta ; ses premiers disciples le savaient et transmirent cela à leurs successeurs.

Or, depuis la fondation du royaume grec d’Égypte, les livres scientifiques et philosophiques de tous les pays s’accumulaient à Alexandrie, où des philosophes cherchaient à faire la synthèse des connaissances contenues dans ces livres.

Parmi les successeurs des premiers disciples de Jésus, les intellectuels, entraînés par ce courant éclectique, tentèrent, à l’aide de la philosophie grecque, de développer, d’expliquer la doctrine perse que leur avait enseignée Jésus.

Il s’établit alors un double courant composé :

1° de ceux qui ne voulaient trouver les antécédents de la doctrine chrétienne que dans la Bible hébraïque ; c’est-à-dire dans les traditions du peuple hébreu ;

2° de ceux qui reconnaissaient les antécédents du christianisme dans les traditions des divers peuples.

Dans la suite, les premiers abandonnèrent la dénomination de gnostiques pour se désigner uniquement sous le nom de chrétiens, et donnèrent à leur doctrine le nom de théologie.

Les seconds, qui conservèrent le nom de gnostiques, firent prédominer, dans la doctrine chrétienne, tantôt certaines idées philosophiques particulières aux Égyptiens, tantôt des idées d’origine perse. Ils avaient adopté le christianisme, mais comme complément de la Gnose, c’est-à-dire de la tradition universelle. Ils ne voulaient pas l’isoler des doctrines anciennes. Enfants du sanctuaire, ils avaient la conviction que la morale évangélique pouvait parfaitement s’accorder avec les doctrines théosophiques et philosophiques du temple, et c’est cette opinion qu’ils professaient publiquement.

Les Gnostiques avaient des écoles publiques et des temples. Dans les unes on enseignait les sciences profanes, dans les autres on s’occupait de choses religieuses.

Travailleurs acharnés et infatigables, ils n’établirent aucune théorie universitaire, mais, ils s’emparèrent de tous les systèmes de philosophie et de tout ce que la Chine, l’Inde, la Perse, l’Égypte et la Grèce avaient acquis de science. Cet amas de connaissances venues de pays différents fit qu’ils se divisèrent bientôt en une infinité de sectes, dont les deux principales ont été les sectes Valentiniennes et Manichéennes.

Toutes ces sectes furent désignées et confondues sous la même appellation de gnosticisme.

On sait comment le courant chrétien triompha du courant gnostique. Les gnostiques furent obligés de cesser leur enseignement public ; les écoles qu’ils avaient ouvertes en Syrie, en Italie et en Grèce furent fermées, et ils furent obligés de disparaître ou de se cacher.

Aujourd’hui, grâce aux travaux des savants du siècle passé, nous connaissons mieux l’antiquité orientale qu’on ne la connaissait jusqu’alors ; les livres sacrés des peuples de l’Orient ont été retrouvés, et la critique religieuse a remis au rang très modeste qu’elle doit occuper la Bible des Hébreux.

Nous revenons à la Gnose, telle qu’elle était entendue aux premiers jours du christianisme ; mais, armés de plus, des magnifiques découvertes de la science moderne, nous pouvons reprendre avec beaucoup plus de chance de succès le travail qu’avaient entrepris les anciens gnostiques.

Nous pouvons, à l’aide de la tradition véritable, des sciences d’observation et de la critique moderne, reconstituer la doctrine chrétienne intégrale, en l’expliquant et la développant, mieux que n’ont pu le faire les anciens gnostiques.

Ainsi entendue, la Gnose ne peut plus être confondue avec les systèmes gnostiques des premiers siècles de l’ère chrétienne.

De plus, les gnostiques d’aujourd’hui ne sont pas les disciples de Valentin, de Basilide ou de Manès, et ce serait une erreur de croire qu’ils veulent rajeunir les doctrines des anciens docteurs gnostiques en les adaptant aux idées modernes.

Johannes (Joanny Bricaud).

La Voie, mai – novembre 1904.

 

Source :

 https://www.esoblogs.net/wp-content/uploads/2012/09/EzoOccultlogo105.png

Ici et maintenant. Vivre l’instant présent 28 août, 2017

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Horloge

Travail présenté à l’occasion des Journées PAPUS 1996

Au fur et à mesure que je préparais ce travail, j’ai pris conscience de l’importance que revêt la notion de « ici et maintenant » au cours de notre quête spirituelle.

En effet, « vivre ici et maintenant », c’est tout d’abord vivre en paix ; pas uniquement sans conflits, mais dans un état positif et dynamique.

Si on comprend l’expression « vivre ici » au pied de la lettre, cela signifie vivre ici mais pas autre part, dans un monde créé de toutes pièces par notre mental pour échapper à une réalité qui dérangerait notre ego ; un autre lieu, où nous pourrions nous préoccuper plus de nos droits que de nos devoirs, échapper à une réalité sociale et émotionnelle qui nous effraie nous contraint à faire des choix, à prendre nos responsabilités. « Vivre ici » c’est ne pas se laisser submerger par l’illusion du mental.

Il en de même pour « vivre maintenant »: « vivre maintenant » c’est être présent au présent, pas attaché au passé ou par le passé. Si une personne reste attachée à un moment qu’elle a vécu, qu’il soit heureux ou malheureux, si l’accomplissement de ses désirs ne se réfère qu’au passé, elle vit le présent tel qu’il souhaiterait être selon son vécu passé ne lui laissant pas la possibilité d’exister tel qu’il est. Par conséquent, dans dix ans cette personne aura toujours le même passé puisqu’elle n’aura pas créé de présent. En fait le mental, préoccupé ou influencé par le passé, ne fait rien d’autre qu’échapper au présent, ce qui a pour résultat d’être en décalage avec sa réalité présente et de vivre dans un monde de fantasmes et d’illusions.

Il en est de même pour l’attachement au futur : une personne qui vit en fonction de son futur, c’est-à-dire qui a peur de devenir, ou qui ne s’attache qu’à la réalisation de ses buts et ses rêves ; n’acceptera pas que le présent puisse les transformer en une réalité différente. Cette personne sera souvent en conflit avec la réalité du présent, car elle aura du mal à accepter, à comprendre que sur le chemin de sa réalisation des étapes peuvent s’avérer difficiles. Elle les considérera comme des obstacles et seulement comme des obstacles à sa réalisation. Résultat : ce type de comportement, exclusif, est souvent dû à un refus de la réalité, freine notre évolution puisqu’elle se construit dans ce qui est actif, réel, donc présent. « Vivre ici et maintenant », c’est vivre, en pleine conscience l’instant présent.

Rien sauf ce qui est ici et maintenant n’existe en soi. Le passé et le futur restent flous, passifs. Le présent est actif, il contient tout ; il est potentiellement évolutif car il se transforme. Il devient le futur et est déjà le passé, alors que le passé ne sera plus ni présent ni futur, et que le futur est en attente de devenir. Le passé et le futur en soi n’existent pas. Le passé a été, le futur sera et le présent est. « Il est celui qui est ».

Vivre l’instant présent c’est être au carrefour de ce qui a été, est et sera c’est vivre le point, l’unité. En vivant ici et maintenant, nous occultons l’éphémère, c’est-à-dire le passé, pour ne vivre, dans un espace infini, que l’instant présent, permanent, éternel. Si nous concentrons notre présence globale : pensée, sentiment et volonté sur ici et maintenant, nous ne nous dispersons pas et nous avons la possibilité de cristalliser notre attention vers des pensées, des sentiments et des actions essentielles.

En vivant ici et maintenant, nous participons à symboliser un « combat » pour l’éternité, car le présent est continu et éternel. Par définition le temps humain est fini, alors que le divin est infini, sans limite, il est donc la négation du temps et de l’espace. Ainsi, « vivre ici et maintenant », c’est passer d’un espace et d’un temps humains, donc limités, à un espace et un temps sacrés. Ce n’est pas que le temps et l’espace deviennent plus longs et plus grands, c’est notre façon de les percevoir et d’agir qui change.

En percevant ce temps et cet espace dans ce qu’ils sont, c’est-à-dire dans leur aspect présent et divin ; on prend conscience que tout en surface n’est qu’illusion et qu’il ne reste que le profond, l’unité, l’amour.

« Vivre ici et maintenant » c’est sortir d’un temps défini tel que passé, présent, futur ; c’est sortir d’un espace défini : ici, en haut, en bas, à droite, à gauche, ailleurs ; c’est sortir de notre ordre cosmique, limité, ordonné, pour créer le « désordre », le « chaos », le vide, duquel naît un autre ordre ; « divin ».

Le passé, le présent et le futur ne sont que la manifestation des désirs et se dissolvent, tous trois, dans la conscience.

« Vivre ici et maintenant » aide à ne pas juger. Juger c’est comparer, se référer à … C’est faire appel à des valeurs fausses et illusoires du fait qu’elles se fondent sur la comparaison, qui elle-même est fausse, puisque toute chose, toute situation, tout être est unique, donc incomparable.

« Vivre ici et maintenant » c’est vivre la neutralité ; vierge de toute comparaison entre ce qui est bien ou mal, mieux ou moins bien, puisque dans le présent tout est. C’est aussi s’offrir la possibilité d’accomplir son « Dharma », son devoir, non pas dans ce qu’il devrait être, mais dans ce qu’il est.

Si on reste attaché au présent, passé et futur on génère des regrets, des doutes et des espoirs, donc des désirs égotiques. Si on vit « ici et maintenant », on engendre la confiance puisque ce qui compte n’est pas ce qui fut ou sera mais ce qui est. Le devenir est dans le présent. Ainsi on évolue.

La notion d’ici et maintenant est une notion dynamique et évolutive. C’est être arrêté, en mouvement, ou vivre la discontinuité dans la continuité. Je m’explique : Imaginez une droite. On considère une partie de cette droite composée des points A, B, C, D, E, F, G. Cette partie de droite commence au point A et finit au point G. C’est une façon simple et évidente de la définir. Mais si on regarde au-delà du premier coup d’oeil, de la première prise de conscience, on sait qu’entre chacun de ces points définis il existe une multitude de points. Si on considère que cette partie de droite symbolise la notion d’ici et maintenant, on comprend que vivre ici et maintenant c’est vivre la discontinuité, c’est-à-dire le point, dans la continuité, c’est-à-dire la droite. Dans notre quête de l’instant présent, c’est cette multitude de points, qui est entre chaque point défini, non évidente, non définie d’abord, qui nous intéresse. En fait, il s’agit de chercher au-delà de ce qu’on voit, de ce qu’on croit voir, au-delà de ce qu’on croit, de ce qu’on croit croire.

Pour terminer, permettez-moi de proposer à votre conscience quelques petites réflexions :

Voila ce qui nous est proposé en vivant nos réunions dans un espace et un temps sacré, puisque vivre l’instant présent c’est entrer dans un autre ordre sacré, infini et éternel.

« Là où on ne voit rien d’autre, où on entend rien d’autre, où on ne connaît rien d’autre: c’est l’infini. Là où on voit autre chose, où on entend autre chose, où on connaît autre chose: c’est tout petit. Seul l’infini est immortel. Le fini est mortel « 

Chandogya Up. 7.23.1.
FAGON
Groupe PERSIVAL
Collège de Paris

Source : Grand Loge du Québec http://www.glmdq.org/loges/

Nîmes (30) : le Temple du Grand Orient | Nimes (30): The Temple of the Grand Orient [AT]

 

Protégé : « L’ Ordre et la Bienfaisance » – 18°- 26 août, 2017

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Protégé : Guibulum est un bon maçon ! En est-il de même de Johaben et de Stolkin ? – 14°- 25 août, 2017

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Protégé : « Non praevalebunt portae inferi » – 30°- 23 août, 2017

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Comment une société secrète est-elle construite ? 21 août, 2017

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Comment une société secrète est-elle construite ?

Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 28 décembre 2015

 

skull bones

Par Kate Hoolu

Cet article est rédigé sous la forme d’une plaisanterie, une sorte de checklist sociologique portant sur les ordres magiques – plutôt que sur les sociétés secrètes au sens large. Il est à noter qu’il s’inspire d’une véritable Organisation de Training Occulte. Mais ils ont tendance à intenter des procès…

De quoi une société secrète est-elle constituée ?

D’une multitude d’unités plus petites ; de sous-groupes unis par un lien quelconque, comme un secret détenu en commun – ou, comme certains le pensent, une blague cosmique que l’on vous communiquerait par degrés. Quelle que soit la nature de ces petites unités, elles sont toutes constituées par l’élément de base de toute construction sociétale : des êtres humains individuels.

Comment une société secrète opère-t-elle ou fonctionne-t-elle ?

Une réponse cynique serait : elle ne fonctionne pas. En mettant mes croyances de côté un instant, je peux dire qu’une société secrète fonctionne comme le résultat des interactions coopératives – ou du moins non obstructives, entre divers groupes et/ou individus. Simple truisme…

Pourquoi certains groupes au sein de sociétés secrètes sont-ils plus puissants que d’autres ?

Pour emprunter la métaphore de la meute de loups, je dirais qu’il y aura toujours des mâles dominants suffisamment puissants, volontaires et possédant l’intelligence nécessaire pour assumer – ou se battre pour – le leadership. Dans le cas des loups, il est dans l’intérêt du groupe que le leader soit le plus fort, car ce seront ses gènes qui s’implanteront dans les générations futures afin d’assurer la survie du groupe. Il n’en est pas nécessairement de même pour les humains. Le pouvoir dans une société secrète repose aussi sur le capital, à savoir : qui possède les livres & outils magiques, qui a écrit les Chartes régissant le groupe (qui sont généralement hiérarchiques plutôt qu’héritées génétiquement), qui assure la vitrine publique de l’ordre & qui décide quelle personne sera ou non initiée & quand – chacune de ces capacités étant enseignées. Une alternative peut être que, pour une raison quelconque, une famille ou autre groupe d’individus détient une position de leadership ; par exemple un individu qui a été initié par « X », un ancien grand leader… Les positions deviennent alors peu ou prou héréditaires en l’absence de bouleversements dus à une révolution.

Qu’est-ce qui peut causer un changement social dans une société secrète ?

Le désir d’opérer des changements peut venir d’un ou plusieurs éléments dirigeants de la société ou de ceux qui sont dirigés. Si les dirigeants ont un contrôle effectif ou que les dirigés ont une volonté collective suffisamment forte, alors, le changement aura lieu. Soit lentement, sous la forme d’un changement pacifique et évolutionnaire ; soit brutalement, sous la forme d’un changement violent et révolutionnaire. Des batailles juridiques pour les copyrights, des diffamations, des calomnies, des guerres magiques & des bagarres de rues sont tout à fait possibles.

Une société secrète est-elle normalement en équilibre ou en conflit ?

Considérez l’histoire. Aucun des deux. La meilleure métaphore est celle de la chimie… Deux éléments chimiques peuvent se trouver dans un état d’équilibre, mais ils le seront d’une manière dynamique : les molécules sont en évolution permanente, mais ces mouvements sont globalement équilibrés par des modifications opposées dans les autres molécules. Bien sûr, ce n’est qu’une métaphore & le fonctionnement d’un groupe magique est rarement aussi simple.

Quelle est la relation de l’individu à la société secrète ?

L’existence de l’individu ne dépend pas de la société. La société secrète, par contre, est entièrement dépendante de l’individu, car elle n’a aucune existence en soi, mais n’existe qu’à travers ses membres, & grâce à l’héritage supposé dont elle est dépositaire. Une société secrète est une combinaison des qualités, actions & pensées des membres, passés & présents, & comme telle elle peut devenir plus ou moins déshumanisante. Du fait de sa nature collective, la société paraît plus « grande » que l’individu, c’est-à-dire plus puissante. Un résumé de cette relation pourrait se formuler ainsi : une « suspicion tacite » usuelle & des périodes occasionnelles de tolérance générale.

Quel est le but premier d’une étude sociologique d’une société secrète ?

Tout d’abord, donner du travail aux sociologues. Mais également étudier les différentes facettes du comportement humain, d’une manière supposant la manipulation de données fiables et dans le but de faire de la vie quelque chose de plus que ce qu’elle est (subjectif !). Il s’agit de comprendre ce que représente l’occultisme pour celui qui y participe. Et d’étudier les choses sous un angle qui ne donne pas l’occasion à quelque agence de protection de la loi de trouver des langues arrachées sur des plages & des corps pendus par le cou sous un pont avec les poches pleines de cailloux.Machiavel avait raison : « (Un prince) doit examiner en profondeur toutes les peines qu’il peut être nécessaire d’infliger, & de les infliger toutes en une seule fois afin de ne point avoir à les répéter journellement, & donc en ne brusquant pas les hommes il sera capable de les rassurer & de les gagner à sa propre personne pour son bénéfice ». Réciproquement, John Stuart Mill qui n’aurait jamais pu diriger un groupe de tricot, encore moins un groupe magique : « l’individu n’a pas à rendre compte à la société de ses actes pour autant qu’ils ne concernent que ses propres intérêts. Des conseils, des instructions, de la persuasion & la mise à l’écart de l’individu par les autres si cela leur semble nécessaire pour leur propre bien, sont les seules mesures par lesquelles la société peut manifester sa désapprobation ou son aversion envers sa conduite ».

Un exemple de la façon dont un groupe se forme se trouve à l’aube de notre système politique actuel, lorsque des individus se sont rassemblés autour d’un but commun & ont choisi un chef qui a participé à un rassemblement régional ou national avec les chefs des autres groupes. Ce système est celui que nous connaissons en Grande-Bretagne, avec des groupes politiques locaux choisissant un candidat au parlement, qui, s’il est élu, ira siéger à la Commune pour représenter sa localité. Le système parlementaire est donc basé initialement sur des individuels et, en retour, il peut contrôler les vies de ces mêmes personnes. Comme dans un ordre magique… Des analogies avec le monstre de Frankenstein ont été proposées & c’est une idée valable que de penser que la création devient souvent plus importante que le(s) créateur(s). J’ignore si un ordre magique marxiste véritablement égalitaire existe quelque part – peut-être que quelqu’un pourra m’éclairer là-dessus ?

L’une des principales prémisses de Durkheim est que la société conserve sa cohésion grâce à la volonté consensuelle de la majorité. C’est à dire, que les membres d’une société secrète détiennent & suivent un ensemble de valeurs (traditionnelles, religieuses, morales, etc.) validées comme étant un comportement normal & acceptable, & permettant à la société secrète de vivre dans la paix. Il y a des individus & des groupes qui font exception à cette règle, mais pour la majorité, la société secrète continue de fonctionner comme elle l’a toujours fait, acceptant des changements majeurs, mais qui se mettent en place lentement sur plusieurs générations. Avec le consensus, se met en place la perception qu’une société secrète tellement grande, puissante & immuable (du moins durant un certain laps de temps) qu’elle est susceptible de modeler les individus. Cela n’est pas nouveau, plus de 2000 ans avant Durkheim, Aristote était arrivé aux mêmes conclusions concernant les besoins du groupe : « Toutes les communautés sont comme des sous-parties de la communauté politique… Chacun croit que les associations politiques ont été constituées & poursuivent leurs activités pour le bien de tous, car c’est cela l’objet des légistes & le peuple dit que ce qui est pour le bien commun est juste ».

La principale implication de cela est qu’une société secrète est une « chose » très statique avec des cloisons entre elle & les individus ; d’où il y a peu de chance que quelqu’un puisse avoir un impact sur elle… Au pire l’interaction se résume à une science de l’inaction & à des attentes réduites. Comme pour toutes les ambitions sociétales, une grande part dépend de l’opérateur qui, le premier, les a mises en application ; peut-être que les Russes ont été malchanceux d’avoir Staline comme développeur du marxisme de la même manière que l’Aube Dorée avait à la fois Mathers & Yeats en compétition, quand arriva Crowley. On peut trouver des corollaires avec le voyage inaugural du Titanic ; un navire identiquement insubmersible & un ensemble identique de formidables moyens de libération pour la majorité de l’humanité. Et un résultat identique dans tous les cas.

En y repensant, cela n’est pas vraiment une plaisanterie…

Titre original “Occult : The Nature of Initiation”, par Kate Hoolu. Traduction française, Spartakus FreeMann, Libertalia, juillet 2002 e.v.

Source :https://www.esoblogs.net/

Comment une société secrète est-elle construite ? dans Recherches & Reflexions EzoOccultlogo105

Protégé : Secret, Sacrifice et Sacré… – 3°- 20 août, 2017

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Protégé : Le travail – 2°- 19 août, 2017

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