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Un paysage Maçonnique, Un ordre, Un rêve, un appel ? Chez les « Egyptiens » Français 17 octobre, 2019

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Un paysage Maçonnique, Un ordre, Un rêve, un appel ?

Publié le 13 juin 2018

Rites … Obédiences … Ordres …

Chez les « Egyptiens »  Français

Avant-propos : Un dicton populaire nous dit « il n’y a pas qu’un âne qui s’appelle Martin !!! » ainsi les noms qui sont « burinés sur cette planche à tracer de pierre » ne désignent que des personnes ayant pu exister (ou pas) ou ayant rejoint d’autre Orient comme il est évoqué dans nos cénacle (ou pas) … si d’aventure certains noms pouvaient poser problème(s), ceux-ci auront été transformés, transposés voire cryptés de telle façon que « toute ressemblance avec une personne réelle ne serait que le fruit du hasard ». Sont évidemment conservés corrects les noms qui par leurs fonctions sont tracés dans des actes consultables par tous moyens habituels (ex Président d’association ou déclaration sur des sites d’information Web.  Cela dit, je peux poursuivre ma méditation. L’important ce sont les événements et les contextes !!!!

Sans faire œuvre d’historien précisons simplement qu’en France un nouveau paysage maçonnique se construisit dans la période 1998-2000. En ce temps-là  trois structures Un paysage Maçonnique, Un ordre, Un rêve, un appel ?   Chez les « Egyptiens »  Français dans Chaine d'union rites-300x301-299x300obédientielles : pour l’une, elle émergeait tout simplement et pour les autres, elles ré-émergeaient à la suite d’une crise dure et profonde. Pour la première, il s’agissait de la GLMMM (la Grande Loge Mixte de Memphis-Misraïm) ; pour les autres évoquons la GLMFMM (la Grande Loge Masculine Française de Memphis Misraïm) et la partie Féminine (Les fameuses Robes Jaunes). Ces dernières étaient alors sous la coupe d’une gérance internationale  (OIRAPMM : Ordre International du Rite Ancien & Primitif de Memphis Misraïm) dont le Grand Maître Mondial (et Grand Hiérophante) était le Frère Chekna Sylla. Il venait de succéder à Gérard Kloppel (lequel succédait, lui-même, à l’Illustre et Sublime frère Robert Ambelain. Une quatrième puissance maçonnique était déjà installée : la Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm (le GLFMM, les Robes Blanches) dont la gouvernance était sous la responsabilité de notre Sœur Julienne Bleyer.

Avant de poursuivre : un petit « flash-bak » : Tout observateur attentif de notre espace Maçonnique sera convaincu que les « Rites Égyptiens » ne viennent pas de nulle part … et, pour n’écrire que sur les nôtres, rendons hommage à nos fondateurs officiels « mondiaux » d’abord (Grands Maîtres Généraux et parfois Grand Hiérophante) et « Français », ensuite, (Grands Maitres de France) qui étaient tous, rappelons-le, Ad-Vitam.

Année Grands Maîtres Mondiaux Grands Maîtres de France
1838 Jean Etienne Marconis de Nègre (F)  
1869 Marquis de Beauregard (Egypt)  
1874 Salvatore A.Zola (Egypt)  
1881 Joseph Garibaldi (I)  
1900 Ferdinand Delli Odi (I)  
1902 John Yarker (UK)  
1908   Gérard Encausse dit Papus
1919   Jean Bricaud
1934   Constant Chevillon
1936 Guerino Trolio (Argentine)  
1944   Charles-Henri Dupont
1946 Georges Bogé de la Grèze (F)  
1960   Robert Ambelain
1965 Robert Ambelain (F)  
1985 Gérard Kloppel (F) Gérard Kloppel
1998 Georges Claude Vieilledent (F)(Contestation)  
1998 Chekna Sylla (CI)  
1998   Michel Kieffer
1998   Guy Renaudin

Donc, en 1998, comme toujours cet Ordre (l’OIRAPMM) garantissait la cohérence et la coordination des travaux maçonniques via un Souverain Sanctuaire International dans lequel étaient rassemblés tous les Grands Maîtres Nationaux … le TSF Guy Renaudin était, comme il est précisé dans le Tableau, en ce Temps-là le Grand Maître de France, ad-Vitam.

Les fondements de notre Rite impliquaient :

  • Des fonctions … à vie.
  • Une Grande Hiérophanie (c’est-à-dire un « humain plénipotentiaire » (mieux que Thot qui lui n’était que trois fois grand !!! … un peu d’humour ne nuit point pour qui reste modeste et humble)
  • Une échelle du premier degré au 95ième degré avec un GM (Grand Maitre Chargé des loges Bleues), un SLGC (Souverain Lieutenant Grand Commandeur) pour les degrés de 04 à 33 et un SGC (Souverain Grand Commandeur) pour les autres degrés
  • Un refus, au nom de la tradition, de la mixité … un refus qui venait d’être levé lors d’un fameux Convent exceptionnel … celui de l’an 2000. On ne peut se battre, manifestement longtemps, contre l’évolution des consciences et surtout contre un « apartheid » incompréhensible au crépuscule du 20ième siècle …  et à l’aube d’un siècle dont il est dit que celui-ci sera spirituel ou ne sera point !!! 

Lors de la formation de la « Mixité » au sein de notre Rite, à partir du questionnement des fonctions ad-vitam, mais, aussi, de l’acceptation d’une fonction suprême : « La grande Hiérophanie », apparurent les puissances maçonniques suivantes :

  • La Grande Loge Masculine Française de Memphis Misraïm (Masculine … Créée en 1960 par Robert Ambelain qui fut, quelques jours, sous l’administration provisoire de Gérard Tavol (en 1998) avant d’être sous la gouvernance du frère Guy Renaudin, GM de France Ad-Vitam,
  • La Grande Loge Mixte de Memphis Misraïm, dont le premier grand Maître fut Pierre Topilif
  • La Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm (Création en 1987 et devenue indépendante en 1990 sous Julienne Bleyer)
  • La Grande Loge Symbolique de France (Création par Georges Claude Vieilledent en 1998 à la suite d’un différend conséquent avec Gérard Kloppel d’où une scission rapidement diligentée … )
  • La Grande Loge Traditionnelle des Rites Egyptiens. La GLTRE fut créée par Claude Liew & Gérard Baudou-Platon en 2001 sous patente de Guy Renaudin (Claude Liew fut désigné selon un processus « symarchique » le premier Grand Maître).

Le Frère Guy Renaudin mit fin à la patente qu’il avait accordée au Frère Claude Liew le 07/03/2004 et poursuivit la construction de sa voie maçonnique avec Gérard Baudou-Platon au sein non plus d’une grande loge mais d’un Ordre « l’OIAPMM » où Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm (officiellement conçu en 2003 pour compléter l’institution Maçonnique prévue au service d’une échelle à 01 à 97°) …

La mise en activité de l’OIAPMM fut, donc, la conséquence directe des disfonctionnements patents au sein de la Grande Loge Française de Memphis Misraïm et de la recomposition du paysage maçonnique Egyptien à l’Orée du 21ième Siècle.

Au sein de l’Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm, il y eut :

  • D’abord une voie unique (Celle de Robert Ambelain),
  • Puis trois voies ont été expérimentées : Voie Théurgique avec le Frère Guy Renaudin, Voie Alchimique avec le Frère Claude Andréotto, Voie Orientale avec le Frère Gérard Baudou-Platon)
  • Puis est venue une voie complémentaire : la voie Celtique grâce à une patente donnée par une Druidesse au nom d’un héritage Celte et de son parcours personnel, de ses pratiques et études.
  • Aujourd’hui, après 16 ans d’expérimentation, Il peut être étudié quatre voies :

A : la voie dite de Robert Ambelain travaillant au Rite en 95 degrés (avec des degrés transmis obligatoirement par voie de transmission rituelique : 1,2,3,4,9,13-14,18,28,30,33 … 90,95 … (Sous la Houlette de notre Frère Guy Duval).

B : la voie dite Orientale mis en cohérence par Gérard Baudou-Platon travaillant toujours selon de Rite en 95 degrés et transmet 33 « étapes de l’échelle » sous forme rituellique (les autres sont « communiqués »)  au lieu de 14 degrés (le 66ième étant un degré à part).   Quant aux Arcana et l’Arcana-Arcanorum, cette voie effectue un réel travail sur le 87,88,89 et 90ième degré. Cette voie intègre la voie Celtique.

C : La voie Misraïmite Ancienne basée sur les prescriptions du Très Sublime Frère Robert Ambelain. Cf. « La Franc-Maçonnerie Oubliée » (Edit Robert Laffont)  et « la Franc-Maçonnerie d’Autrefois » (Edit Robert Laffont) … à confirmer

D : L’universalité du chemin impliquait un  « éventail initiatique ». Ainsi l’OIAPMM a « adopté » un Rit historique : Le Rite Primitif d’Écosse.

Ajoutons ici, qu’il serait opportun que renaisse, le Rite de Memphis (perdu corps et biens, enfin presque), sachant que l’essence du Régime Écossais Rectifié nous est offert par le Grand Prieuré Souverain de France et que l’essence du Rit Écossais Ancien et Accepté nous est rendu sensible par notre promiscuité avec des Frères et de Sœurs travaillant au sein de puissance maçonnique ad-hoc …

Appel est fait à nos frères et sœurs du Rite de Memphis s’ils jugent pertinent le fait de se rassembler au sein d’une entité dont la seule ambition serait de capitaliser nos savoirs et de tonifier notre connaissance

Quelles sont les règles de base associées à notre Rite et à nos Voies (dans le cadre de l’OIAPMM).

Nos Voies que nous qualifions « d’Éveil » sont assises sur Six concepts :

1 : L’existence de Trois degrés (et pas un de plus) … Apprenti – Compagnon & Maître avec les particularités suivantes :

  • Le degré d’apprenti dont la fonction est la « re-connaissance » de soi et l’observation du monde selon « le mythe de la caverne » de Platon …
  • Le degré de Compagnon dont l’utilité est d’acquérir les outils nécessaire à tout maçon désireux d’être un chercheur authentique, mu par son unique conscience … Ce point met en valeur la nature de notre ordre qui n’est pas rattaché à un égrégore collectif mais qui est rattaché à une source : celle que distille notre Rite. Cela exige l’acquisition d’un minimum de maitrise. La première « boite à outils : les « 7 Arts Royaux » et des philosophes « déclencheurs » d’intérêts … Tels Lycurgue, Pythagore, Socrate, Platon, Thalès, … et autres « lanceurs d’Alertes » spirituelles s’entend …
  • Les Maîtres, nouvellement exaltés, comprendront que notre Rite implique, après le voyage intérieur de l’Apprenti, puis les voyages « découvertes » des mondes du compagnon, un autre voyage beaucoup plus long à travers l’histoire symbolique, philosophique, métaphysique et ésotérique de toutes les IA-1-300x225 dans Contributioncivilisations que notre planète ait portée car les peuples passés ont construit peu à peu ce que nous sommes . Cela fait, ayant pénétré cette conscience universelle la voie de la Haute Maitrise permettra, au Maître, ainsi, réalisé, aguerri et informé de cheminer vers l’ultime initiation … être exhaustif … et « épuiser » sa vie afin que nous la rendions en ayant extirpé la substantifique moelle voilà le statut du Maître !!! … tant que cela n’est pas accompli nul repos ne les tente.

2 : La conviction que notre Rite et nos voies étaient, aujourd’hui, les plus à même de relier « Science et Spiritualité ».

3 : L’échelle de notre Rite resterait « une échelle en 95 degrés » en respect avec les transmissions que nous avons reçues. Cette échelle bien que nous ayant été transmise par le TSF Robert Ambelain (sur le plan historique) a été beaucoup enrichie grâce à des apports en provenance des USA, du Canada, de la Belgique et en moindre importance d’Allemagne. Le parcours des Maîtres s’organisant autour d’une progression logique pour servir la notion d’éveil dont nous avons parlé plus haut. Il sera pour nous aisé de faire savoir que ces 95° suppose un grand investissement personnel afin de pénétrer notre véritable nature et comprendre notre réelle destinée.

En résumé … Ancienne Égypte, Tradition primordiale, Judaïsme, Rayonnement Christique, Celtisme, Mithraïsme, retour aux apports des rites anciens, Védisme, Hindouisme, Bouddhisme, Shivaïsme, Soufisme … seront le lot des études poursuivies par le Maître l’obligeant à la souplesse de vue et à se sentir à l’aise dans un état de « conscience augmenté » et propre à concevoir une véritable  universalité.

4 : la Franc-Maçonnerie, avec sa teinture « voie orientale » devient une école opérative formant des  hommes et des femmes dont le métier est de construire en soi et hors de soi harmonie et futur pour le bien de l’humanité toute entière. Cette école opérative qui n’exclut en aucun cas les croyances individuelles qui peuvent émerger de la méditation Maçonnique  et qui permet même à chacun de vivre des voies « extra-maçonniques » qui répondent plus profondément à son aspiration (Martinisme, Église Gnostique, Réaux-Croix, Élus Coens, Rose+Croix d’Orient, Ordre Kabbalistique, … que sais-je encore).

5 : l’OIAPMM est une Organisation sans structure administrative hiérarchique puisque chaque atelier est  « libre », « indépendant » et « souverain » selon les modes d’organisation ayant cours au 18ième Siècle. Siècle des lumières dit-on avec justesse. Chaque atelier a, dès lors, l’obligation d’être en règle avec les lois du pays dans lequel il travaille. Cependant, pour asseoir leur autorité initiatique et pour garantir la qualité de leur transmission chaque atelier souscrit une Charte qui le lie au Souverain Sanctuaire Khorshed. Ce Souverain Sanctuaire a pour mission de rassembler les dépôts initiatiques nécessaires à la vie et à l’enrichissement du rite qui lui sert de voie initiatique.

6 : Le respect que l’on doit à tout être libre dans son cœur et dans son âme, chevalier dans sa fonction et dans l’humilité de son statut au regard d’un cosmos source de toute vie nous oblige :

  • à refuser toute labellisation sachant que la recherche de la vérité n’admet aucune entrave[i],
  • à refuser le statut de la Grande Hiérophanie[ii],
  • à marginaliser au maximum les contraintes profanes afin de parcourir son chemin spirituel avec le plus grand bénéfice personnel et pour autrui

Restons en-là sur les fondements de notre Rite

Nous devons maintenant aborder le mode de fonctionnement des ateliers de l’OIAPMM (Triangle – Loge juste – loge juste et parfaite – Collège – Chapitre – Sénat – aréopage – et autres consistoires – Cité Mystique – Souverain Sanctuaire …) …

La voie Égyptienne tout comme les philosophies orientales et Africaines nous enseignent que :

  • le Temps n’existe point … car il est sacré … et qu’entre deux parenthèses seul l’esprit circule !!
  • ce que nous faisons, ici et maintenant, doit rassembler toute notre attention, nos forces de méditation, d’inspiration et … notre authenticité …
  • et c’est pour cela qu’elle nous suggèrent que la recherche de la Vérité est notre seule et unique ambition, aucune irruption étrangère ni injonction du monde profane ne pouvant être tolérée. Le lieu de nos travaux étant, assurément, secret mais, aussi, sacré.
  • Nos assemblés rythmés par l’ouverture et la fermeture de nos travaux puis la présentation des « morceaux d’architecture » doivent s’inscrire dans ces deux parenthèses entre lesquelles tout espace-temps devient inconditionnel

Pour la voie dite « orientale » il sera ajouté un autre précepte :

Ne pensons point obtenir notre réalisation personnelle ni notre « réintégration dans notre statut d’origine » comme nous le suggère certains de nos rituels si nous refusions de faire comme les moines taoïstes le chemin tortueux de l’esprit de vie … re-connaitre d’où l’on vient, prendre conscience du « lieu » où nous sommes et se libérer pour accomplir sa destinée … et, chemin faisant, pratiquer la compassion et l’aide … voilà le devoir des Maçons Francs du 21ième siècle …     

Qu’écrire de plus sur le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm – Voie d’Eveil (Voie Orientale,  Voie Robert Ambelain et voie Misraïmite Ancienne)

Le « souverain Sanctuaire Khorshed[iii] » a rassemblé et réexaminé l’ensemble des dépôts initiatiques afin de rendre les rituels conformes aux principes que je viens de d’exposer. OIAPMM-SSKhorshed-Blanc-300x300 dans Recherches & ReflexionsNous devons juste nous convaincre de l’idée suivante :

« Une tradition (héritage culturel voire cultuel) qui ne s’actualise pas est une tradition qui meurt » … « Une tradition qui s’actualise nourrit et fortifie le passé – le Présent – et l’avenir, garantissant ainsi le respect de nos anciens (Maîtres passés :: « ancêtres ») et notre capacité à enfanter l’avenir par une belle transmission murie par le soleil de l’amour fraternel »

Malgré ce qui en est parfois dit, nos Rituels « ne sont pas longs » … ils agissent le temps nécessaires pour que notre être oppressé par des tensions profanes prenne le temps de retrouver une véritable écoute et le lien qui n’aurait jamais dû être coupé entre l’homme et son être profond …

Notre Ordre et le paysage Maçonnique actuel

Tout pourra être dit … Tout … et même son contraire sur ce sujet !!!! … Mais pour paraphraser une stance de nos rituels je dirais que « nous maçons d’Egypte nous ne prendrons jamais des vessies pour des lanternes » et que si nous dressons notre âme pour voguer dans des espaces plus subtils nous savons être rationnels et nous savons juger par nous-mêmes … Nul ne peut se présenter et déclarer être notre recteur de conscience.

Nous savons aussi que nous sommes tous des Chevaliers (Samouraïs) ou des chevaliers en devenir car nous sommes des Francs-maçons constructeurs d’harmonies exécrant l’irrespect, l’exclusion, et toutes les attitudes sectaires d’où qu’elles viennent !!!

Dès lors nous avons à imposer un comportement qui honore la Franc-maçonnerie avec toutes ses magnifiques valeurs … (Droit à la conscience individuelle, liberté d’expression, droit de l’homme et plus généralement droit du vivant, protection de l’environnement, …)

A : Le paysage Maçonnique

Voici en 2018 une première classification des sensibilités Égyptiennes selon leur adhésion à la « Grande Hiérophanie » et à la nomination Ad-Vitam des  représentants du Rite.

  • Les puissances maçonniques acceptant la gouvernance selon les principes de la Grande Hiérophanie :
  • L’OIRAPMM (Ordre International du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm) :: GMG Willy Reamaker et Bernard Teuqnirt …
  • L’ORUMM (Ordre des Rites Unis de Memphis Misraïm) qui comprend, aussi, les Rites Confédérés :: Joseph Castelli … en son sein nous trouvons : La Grande Loge Egyptienne de France (ex Gérard Harel) :: La Grande Loge Orientale Régulière de France (Richard Ytram) :: …
  • Le GOSRE (Le Grand Ordre Souverain des Rites Egyptiens) dont le Grand Hiérophante est Michel Goudard de Soulages. En son sein résident : la Grande Loge Symbolique Burgonde (François Clouzet) :: la Grande Loge Internationale régulière de Memphis Misraïm :: l’Ordre maçonnique Oriental de Memphis Misraïm (jean Pascal Tollip)
  • Les puissances maçonniques intégrant des modes de gouvernance proches du monde électoral :
  • Le GOE le Grand Ordre Égyptien du GODF (Philippe Foussier)
  • La GLMFMM puis FedMM :: Fédération de Memphis Misraïm … Bernard Champigneux
  • La Grande loge Féminine de Memphis Misraïm :: Éléonore Lecoq
  • La Grande Loge Mixte de Memphis Misraïm :: Olivier Sartoux
  • La Grande Loge Traditionnelle de Memphis Misraïm Battini Jean Simon
  • L’Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm:: Patrick Theron
  • La Grande Loge Symbolique de France (& Grande Loge Traditionnelle Internationale) :: Jacques Lavilette.
  • La Grand Loge Unis de Memphis Misraïm :: François Evreux
  • La Grande Loge Mixte de France :: Édouard Habrant …
  • Et dans des parties de « sensibilité Egyptienne » inclus dans des Obédiences Multi-Rites (GLISRU : Grande Loge Indépendante et Souverain des Rites Unis, GLMN : Grande Loge Mixte Nationale, GLMF : Grande Loge Mixte de France, …)

Combien sommes-nous de frères ou de Sœurs Egyptiens en France ? Disons 4200 sur 182.400 FM[iv] (répartis en 7200 loges) environ  … la France représente 5,99% de la FM Mondiale (soit 3.051.000 FM) … pour une fois les Francs-maçons Français éternels nombrilistes pourront faire acte d’humilité !!!

Le nombre d’Egyptiens (4200 :: nombre statistique selon déclarations spontanées) en France est réparti en au moins 45 Ordres ou Obédiences … Nous nous rappellerons juste que :

  • La Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm en comptait il y encore peu de temps 1300 … (les sœurs ont récemment vécu des scissions du fait des exigences de reconnaissance du Grand Orient de France)
  • La Grande Loge mixte de Memphis Misraïm en comptait, il y a peu environ 300
  • La Grande Loge Française de Memphis Misraïm (aujourd’hui Fédération de Memphis Misraïm) en comptait, quant à elle entre 250 …
  • Le Grand Ordre Egyptien du GODF (Date Naissance : 19/09/2001) … 400 …
  • La Grande Loge Mixte de France … un peu moins de 200 ? …
  • Aujourd’hui le groupe ci-dessus ne représente plus que 2450 Frères et Sœurs !!! Il sera dès lors aisé de constater, alors, que 1750 autres frères et sœurs Egyptiens se sont répartis en 40 Obédiences !!! ….  Je n’ai pas compté la dernière naissance … il y a m’a-t-on dit, un an : l’Ordre Maçonnique Egyptien Mixte International (OMEMI, un nouveau système issu de « l’Océan Indien »  ….  Donc 41 !!!

Cela nous laisse rêveur. La consistance numérique de chacune d’entre-elle, sachant que certaines ont plus particulièrement résistée et « jaugent » à plus de 150 membres !!! (Nous faisons partie de celles-là) … reste bien légère, c’est-à-dire « poids plume » …

Avant d’aller plus avant nous pouvons nous convaincre de ceci, car nous sommes bien en France et il existe dans notre pays des principes de liberté inaliénables : Les hommes et les femmes peuvent se rassembler sans avoir de « tuteur » au travers de structures de type associative (Association de la loi de 1901 et de 1905)  de ce fait :

  • Il n’existe, donc aucune obligation pour des Maçons libres dans une loge libre d’adhérer à une fédération ou une confédération …
  • Les liens entre associations relèvent de la volonté pleine et entière des signataires et des puissances qui les formalisent. Il n’appartient dès lors à aucune autres autorités de les contester sur la base de principes qui dérogeraient à la liberté de conscience, à la liberté d’expression, au droit de s’unir pour des raisons qui les concernent.

Dans le cas contraire : la recherche de « tutorat » ou tout simplement la volonté de construire entre plusieurs associations (loges) des liens de dépendance ou de contrôle hiérarchique peuvent amener certaines d’entre-elles à rechercher une adhésion à une Fédération ou une confédération … ce que nous maçons appelons  « Grande Loge » ou « Confédération Maçonnique ».  Modèle de gouvernance largement inspiré des propositions du « Pasteur Anderson ».

Ce mode de gestion est devenu quasiment la règle depuis le 20ième Siècle … L’idée étant bien acquise par la « Grande Loge Unie d’Angleterre » (GLUA) (laquelle inventa, alors, l’abaque de la « régularité »  puis pour ne pas être « en reste » par rapport à nos frères anglo-saxons, cette idée fut reprise par le Grand Orient de France (lequel nous inventa la « reconnaissance »).  Sans polémique, aucune, nous dirons, alors, que chacun peut inventer ce qu’il veut mais il sera important pour nous maçon de savoir, de connaitre puis d’accepter (ou de ne point accepter) les affres qui sont les conséquences naturelles de toutes sectarisations et/ou de tout asservissement !!!!.

Il existe pourtant une formule « le Traité d’Amitié » efficace et chargée de sens,  dont la valeur reste inestimable puisqu’elle relie, normalement, des puissances maçonniques désireuses de partager et de travailler ensemble. Mais là encore quel gâchis !!!

En voyageant sur le Web et en nous arrêtant sur le site des diverses Grandes Loges ou Ordres l’on peut constater la publication d’une ou plusieurs pages listant les traités d’amitié et de reconnaissance. Il suffira de suivre trois Grandes Loges sur leur site Internet : GL3M, GLMN, FedMM où chacune d’entre-elle a entre 10 et 22 liens d’amitié. Est-il possible pour un frère et une sœur de faire vivre : une famille, un métier, une loge, une grande loge avec, si ce frère ou cette sœur, pratique les cénacles de perfection, un atelier spécifique, sa fédération associée et enfin ses propres recherches !!!! C’est assurément le grand écart et de douloureuses lombalgies éprouvantes … quand peut-on alors parler ésotérisme ? …  Comment peut-on penser au moindre échange initiatique de fond dans ces conditions ? !!!! Ces seuls liens résident, souvent et assurément, dans des participations protocolaires lors de tenues spécifiques que les maçons désignent par le terme de « Convent ».

Pour faire bon poids et être complet : même en en notre siècle, il semble qu’au titre de la « tradition » une grande partie de l’humanité est exclue (sur le plan du principe !!!) … sans pour cela ne soulever aucune indignation.

Prenons pour critère le « sexe » une grande majorité sera masculine, … prenons celui du substrat ésotérique la presque totalité sera … judéo-chrétienne !!!

Lorsque les loges et ateliers ont choisi de s’affilier à une Grande loge. L’on doit savoir cela :

Une puissance Maçonnique dite « régulière » ou « reconnue » dans la plupart  des cas (98%) est formée de deux parties :

  • Un ensemble de loges dites « Symboliques » ou « Allégoriques » qui sont sous le contrôle administratif d’une « Grande Loge » (C’est sur celle-ci que repose le qualificatif de « régulière » si elle répond aux « Landmark » de la GLUA ou de « reconnue » si elle répond aux exigences (à géométrie variable … nous en avons pour preuve la reconnaissance discutée, actuellement, avec la GL-AMF !!! ), par le GODF
  • Un deuxième ensemble les « Ateliers Supérieurs » ou de « Perfection » qui pratiquent leur Rite sous l’autorité d’un « Suprême Conseil », d’un « collège des Rites » ou autres désignations … ce deuxième ensemble ne souffre généralement pas de « reconnaissance » ni de « régularité » … dans le cas contraire il s’agirait là d’une forfaiture. Tout le monde sait que les échelles des hauts-grades sont d’une extrême variété et personne sur le plan historique ne peut déterminer ce qui serait opportun de designer comme « juste et parfait »

Voilà donc, quelques définitions posées.

Nous pouvons … continuer … en nous focalisant sur le groupe de maçons que constituent « les Egyptiens » (Terme générique, évidemment) … Précisons tout de même ce que cela signifie :

  • Au 19ième Siècle disons qu’il existait le Rite de Misraïm (dit Rite Egyptien), le Rite de Memphis (dit Oriental … Attention pas le nôtre) et le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm
  • Au 20ième Siècle nous y trouvons le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm et l’Antique Primitif Rite Oriental de Memphis Misraïm
  • Au 21ième siècle nous retrouvons le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm (dans lequel s’ajoute notre Voie Orientale – Voie d’Eveil), le Rite de Misraïm, l’Antique Primitif Rite Oriental de Memphis Misraïm mais aussi, un réémergence du Rite de Misraïm, et enfin, le Rite du Grand Ordre Egyptien (Cf. Note de fin)

Selon ces critères, nous somme 4200 Frères et Sœurs « egyptianisants »  (cf. supra). Ils se répartissent en deux catégories selon la notion de « reconnaissance du GODF » (la « Régularité » est à exclure de fait, naturellment ):

  • Les structures « reconnues » par le GODF[v],

Je reprends, ici, que celles qui pratiquent les « Rites Égyptiens » : Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm, La Grande Loge Française de Memphis Misraïm (qui est devenue aujourd’hui la Fédération Memphis Misraïm … Traité signé le 29/11/2017 à Paris), Grande Loge Mixte de Memphis Misraïm (Traité signé le 29/05/2004), Grande Loge Mixte de France, la Grande Loge Symbolique des Rites Unis …

  • Les structures « non reconnues » par le GODF 

Dans Celles qui sont reconnues comme puissances maçonniques selon les principes de la convention de Strasbourg de 1961 et qui sont « Amies » d’une puissance maçonnique reconnue (par le GODF):

     A : OIAPMM[vi] (Ordre Initiatique Ancien & Primitif de Memphis Misraïm), la Grande Loge Symbolique de France,  Grande Loge Française de Misraïm (Celle d’André Jacques, manifestement), …

B : La Grande Loge Unis de Memphis Misraïm,

C : La Grande Loge Symbolique de France,

Ici, notre attention doit être requise : « les Amis de mes Amis pourraient à priori être mes Amis ». Assertion que l’on retrouve souvent dans le monde profane, qui relève du bon sens et qui fonctionne souvent sauf cas particuliers !!!.

De façon coutumière & objective, cet aphorisme est faux au sein de la franc-Maçonnerie Française dite « reconnue » c’est dire au sein des obédiences qui ont jugé utile se mettre sous la coupe d’un « Grand Ordre » … même si celui-ci s’auto-désigne comme « Égyptien » :

là: « Les amis de mes amis sont inexistants, non advenus ».

  • Enfin Les autres… au sein des quelles l’on trouve:

Les structures dites « sauvages » …  dont certaines appartiennent au Portail des loges libres et indépendantes. Disons le franchement: il y a des loges dites sauvages qui transmettent un enseignement de première importance et … il y a des loges dites reconnues qui pourraient les envier !!!

Remarques importantes: Toutes les loges inscrites au portail ne sont pas « sauvages » !!!. J’en pour preuve que 70% d’entre-elle font partie de structures parfaitement organisées :

> La Fédération des loges libres et Souveraines (FLLS),

> L’Alliance Maçonnique Universelle (ALMA),

> Mais aussi, d’un certain point de vue, L’OIAPMM (Eh oui nous faisons partie du portail … puisque tous nos ateliers sont libres et indépendants sur le plan administratif mais par contre ils sont reliés exclusivement par une Charte Initiatique. C’est notre particularité absolue. Cette particularité nous exclut statutairement de toute « reconnaissance » du GODF puisque la « reconnaissance » est attribuée dans le seul but d’évaluer les modes de gouvernances (« fourches caudines » administrative) et d’imposer, sur le plan initiatique, l’abandon du Rite d’origine par l’adoption d’un Rite reconconstruit en 2000 sur la base de l’Echelle de Yarker en 33 degrés  (Cf. Marcos // Biasi)

  • Les structures rattachées à la grande Hiérophanie donc irrémédiablement non reconnues

> OIRAPMM (Ordre International du Rite Ancien et Primitif de Memphis (dont le dernier Grand Hiérophante présumé … le 12ième … est Willy Reamaker) ;

> ORUMM (Ordre des Rites Unis de Memphis Misraïm) sous la gouvernance du Grand Hiérophante, présumé … le 12ième aussi : Joseph Castelli grand timonier de ce que l’on appelle « les Rites Confédérés » … espace dans lequel un grand nombre de sensibilités spirituelles sont rassemblées.

> GOSRE (Grand Ordre Souverain des Rites Egyptiens) dont le premier Grand Hiérophante se dit être (encore un) en fait le 12ième Grand hiérophante : Michel Goudard de Soulages !!!  …

  • Rajoutons aujourd’hui un phénomène nouveau : le réveil des courants qui avaient été mis sous le boisseau par le TSF Robert Ambelain … ce sont des sensibilités ésotériques allemandes et Italiennes (Naples, Venise, ..). réapparaissent, aussi, des filiations Jean Prévost, Jean Bernadac, Gian Carlo Seri, … Tous ces mouvements maçonniques n’ont pas été quantifié mais ne nous trompons point, ils sont loin d’être négligeables … et surtout nous ne savons pas encore sur quelles bases philosophiques ils sont réellement posés (Discrétion ? Secret ? )…  La position des autorités Italiennes laisse penser que la France pourrait, bien, être une Terre d’accueil. Situation intéressante quand l’on sait que la Franc-maçonnerie française (« reconnue » et la plus nombreuse) est incapable d’hospitalité sur son propre territoire.

(Je n’ai pas pu chiffrer ces deux dernières catégories … je compléterai mon analyse ultérieurement)

B : Paysage Maçonnique et Rites Egyptiens

  • Le Rite de Misraïm (Dit Egyptien),

C’est avec le Rite de Memphis Misraïm, les deux systèmes hermétiques importants. Dans le Rite de Misraïm se développèrent et se multiplièrent des degrés (hauts grades), il faut bien le dire de façon un peu anarchique. Il fut raillé par son nombre important de degrés. Railleries facile lorsque l’on est ignorant des contenus et de la valeur opérative de ses modes de fonctionnement. Le terme de   « Misraïm » se retrouve pour la première fois lors de la présentation des secondes Constitutions d’Anderson du Frère de la Tierce en 1742. « Misraïm »  désigne « l’Egypte » en Hébreux. A ce moment pourtant rien à voir avec l’inspiration de l’ancienne Egypte. La base initiatique est parfaitement Hébraïque. Une connotation Egyptienne apparait en 1767. En effet les frères de la Stricte Observance Templière et les maçons Ecossais en lien avec Fréderic de Prusse évoquent l’idée d’inclure dans le parcours initiatiques des frères un enchainement authentique sur le sentier de l’initiation : cela concerne, évidemment, l’ancienne Egypte. Le Rite Krata Repoa sera un support-soutien manifestement peu compris pour promouvoir un nouvel hermétisme. Rites païen et Rite Chrétien semblent faire bon ménage à tel point que les Frères des Rites Rectifiés s’en accommodent. Des Sources Inspiratrices

A : 1759 Les amis de Delphes « Rites des Philadelphes » travaillés dans une loge Narbonnaise (Théurgie). La fondation du rite est attribuée au Vicomte de Chefdebien d’Aigrefeuille

B : 1750-1760 des principes et des pratiques Rose+Croix ….

C : 1773, fondation à Lyon du Rite des Philalèthes dont les influences de Willermoz et de Cagliostro sont patentes. Jean solis expliquera que « Le système s’articule en trois séries : Symbolique à Ecossais, Chevaleresque avec une Rose+Croix et un Chevalier du Temple, sur trame alchimique, théosophique et Théurgique à connotation sacerdotale proche des Elus Cohen ».

D : Cagliostro et bien sûr le Rite de l’Etoile Flamboyante du Baron de Tschoudy.

Deux personnages se feront concurrence : Cagliostro et le Comte de St Martin !!! Cagliostro est un Mystique, Théurge, Thérapeute et alchimiste des voies internes et externes (escroc pour d’autres !!!) … il récolte des degrés particuliers à Malte (Fonseca) et à Naples. Il se forme au mysticisme chevaleresque de Willermoz. Toutes ces aptitudes le mènent à la création en 1784 du Rite Primitif qui porte son nom. Il en devient son patriarche !!! Là réside, peut-être, la source de l’Arcana Arcanorum …

L’ensemble fut recueilli par le patriarche Gad Bédarride dans des conditions … étranges … Marc-Badarrides-01-248x300mais c’est à ce moment que furent construits les 90 degrés du Rite de Misraïm …

L’histoire nous dit que les hauts degrés furent perdus et seuls les 77 premiers degrés restèrent entre les mains des fils Bédarrides. … les degrés manquant furent réinventés par eux, naturellement dénaturés … Où sont les véritables hauts degrés ? … personne ne peut, objectivement s’en prévaloir.

  • Le Rite de Memphis (Qui est dénommé à tort  « Oriental »),

Selon la tradition de notre voie maçonnique il est écrit : « La plupart des membres de la mission d’Egypte qui accompagnèrent Bonaparte était Maçons de très anciens Rites Marconis-De-Negre-01initiatiques : Philalethes, Frères Africains, Rite Hermétique, Philadelphes, Rite Primitif, sans omettre des frères issus du Grand Orient de France. C’est la découverte, au Caire d’une survivance gnostico-hermétique qui va, alors conduire ces frères à renoncer à la filiation reçue, jadis, par la Grande Loge Unie d’Angleterre. Ainsi sous la direction de Samuel Honis et de Marconis de Nègre, nait à Montauban en 1815, un nouveau courant maçonnique ne devant rien à l’Angleterre : le Rite de Memphis. Si ce Rite rassemble rapidement les Jacobins nostalgiques de la République avec les Carbonari, c’est bien au sein de Memphis que se regroupe les demi-solde de l’ex-grande armée et les bonapartistes demeurés fidèles à l’Aigle.

Les personnages emblématiques :

1 : Gabriel Mathieu Marconis (33° du REAA et les plus hauts degrés du Rite Primitif … et les hauts lieux kabbalistiques en Europe)

2 : Jacques Etienne Marconis de Nègre, son fils, Hauts degrés du Rite de Misraïm, Hermétisme Ecossais et Krata Repoa Germaniques et ésotérisme Egyptien grâce à l’épisode de l’épopée Napoléonienne.

En 1816 les deux Rites Misraïm et Memphis ont le même grand Maitre général … prémices d’une prompte réunion ?  … mais après quelques vissicitudes le Rite reprendra ses travaux le 23/03/1838. Le 30/04/1838 verra la constitution de la Grande Loge d’Osiris et les statuts du Rite déposés le 11 Janvier 1939.

Le Rite sera reconnu par le GODF en 1862 …

L’on notera que selon certains « témoins » Bonaparte aurait été initié Franc-Maçon dans Bonaparte-Arcole-02la loge « ISIS » au Caire. Le Vénérable Maître en aurait été « le Général Kleber ». Salvatore Avventore Zola écrit : qu’exactement en Aout 1798, Napoléon reçut les transmissions des antiques sages de l’Egypte. Cette initiation aurait été faite dans la pyramide Chéops. Ainsi naquit, sans doute le premier foyer « Memphis » en Egypte. En 1815, le 30 Avril à Montauban fut fondée la première loge en France sous la désignation « des Disciples de Memphis » par Sanuel Honis, Gabriel Mateo Marconis de Nègre, la Baron Dumas, le Marquis De Laroque et Hyppolite Labrunie.

  • L’Antique Primitif Rite Oriental de Memphis Misraïm,

Ce rite est essentiellement pratiqué en Italie au sein du GSA (Grand Sanctuaire Grand-Sanctuaire-Adriatique-03-300x281Adriatique) il est masculin mais admet des « loges d’adoption » féminines (pour lesquels la présence d’un « homme », patriarche de surcroît est requis !!! son fondement : La Grande Hiérophanie et l’accès à l’Arcana Arcanorum. Ce dernier est, selon cette puissance maçonnique, défini par Jean Pierre Judicelli de Cressac Bachelerie dans son livre « de la Rose Rouge à la Rose d’Or » (Cet enseignement concerne la Théurgie, c’est-à-dire une mise en relation avec des Eons-Guides qui doivent prendre le relais afin de faire comprendre un processus mais, aussi, une voie Alchimique très fermée qui est un « nei-tan » (voie Interne)). Cette version de rite égyptien est naturellement très intriquée avec les autres essences « Memphis Misraïm » mais s’inspire, aussi, de sources très anciennes (Venise). La maitrise est basée sur le thème du « Mythe Osirien » et les autres degrés détermineront l’aptitude de chacun à progresser sur un plan opérationnel et non intellectuel. L’astrologie et la Kabbale seront nécessaires pour l’accès aux arcanas (le retour à l’Unité). Leur grande Hiérophanie souscrit à une transmission de noblesse spirituelle. Dans ce cadre leur  « in Memoriam » souligne l’autorité des : marc Bédarride, Marconis de Nègre, Marco Edigio Allegri, Ottavio Ulderico Zasio, Gastone Ventura, Sébastiano Caracciolo …

  • Le rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm (Historique),

Le Rite ancien (REAA) et Primitif (Narbonne : hermétique et opératoire) de Memphis Misraïm résulte de la fusion effectuée, en 1881, entre le Rite de Memphis et celui de Misraïm sous la gouvernance de Giuseppe Garibaldi, Franc-maçon, général de l’Armée Italienne qui fit l’Unité Italienne. « Italia fara da se »  …

Ce rapprochement sera, évidemment, violemment rejeté par le Grand Orient d’Egypte (fondation 1856)

Rapidement brossé les deux premiers degrés ont une connotation égyptienne, le 3ième fait référence au Mythe de Salomon, puis du 4ième au 33ième le rite suit celui du Re2a dans les « stations » mais pas totalement dans les messages initiatiques, du 34ième au 68ième il développe la philosophie maçonnique et restitue les Mythes Anciens et enfin les suivants qui seront d’essence Théurgiques et Alchimiques.

Le 66ième degré consacre « une Eglise Intérieure » en relation avec le Gnosticisme assis sur une gnose de type Judéo-païenne  (Ordres Mineurs, Ordres Majeurs, Prêtrise, Episcopat) sensé s’inspiré du « Temps du Christianisme Primitif » … Ce degré donne assurément à ce Rite une « Régularité Sacerdotale »

Concernant les fameux « arcanas », couronnés de « l’Arcana Arcanorum », l’Arcane des arcanes ils donnent titre de Sublime Maître du Grand Œuvre. Il signifie, à priori, pour le titulaire sa réintégration dans l’Unité et sa capacité à avoir construit son « corps de Gloire ».

C’est pour ce faire que ces arcanas décernent « les secrets oraux de Naples » au « cherchant » et sans doute pour l’occasion « au souffrant » !!!

Les Adeptes « Egyptiens » progressent ainsi selon un cheminement individuel guidé par un déambulatoire le plus complet possible sur le plan initiatique. 4 caractéristiques peuvent, aujourd’hui, être recensées :

  • Les Rites judéo-chrétien de Robert Ambelain
  • Les Rites Orientaux … Il y en a quelques-uns … mais à ma connaissance seul l’OIAPMM est en lien avec des « pratiques » d’inspiration extrême orientale …

A : l’OMOMM (Ordre Maçonnique Oriental de Memphis-Misraïm). Leur filiation est celle de Bricaud – Constant Chevillon – Ambelain & Bricaud – Constant Chevillon – Chambellan.

B : ROM (Rite Oriental de Misraïm) : Cette puissance Maçonnique puise dans les Antiques Traditions du bassin méditerranéen … Pythagoriciens, Auteurs Hermétiques Alexandrins, Néoplatoniciens, Sabéen de Harrân, Ismaéliens … en 1792 des sources de Misraïm de l’Ile de Zante …

C : l’OMORAPMM (Ordre Maçonnique Oriental du Rite Ancien & Primitif de Memphis Misraïm en France … Voici une nouvelle résurgence de lignées Italiennes … ce que l’on peut dire c’est que cet Ordre reçut patente le 09/02/1988 des mains de Giancarlo Seri

D : Au sein de l’OIAPMM:

Cette puissance Maçonnique fait bien partie de la famille que nous décrivons mais il nous faut souligner leurs spécificités. Il n’y a que 3 degrés (Cela répond au critère de tous les systèmes maçonniques) : Apprenti, Compagnon et Maître.   Le degré de Compagnon est réservé à l’apprentissage des 7 Arts Royaux (et libéraux) ainsi qu’au contact avec certains philosophes emblématiques au regard de l’évolution des sociétés et civilisations. Le degré de Maitre est transmis selon la référence au mythe Osirien (pour la voie Orientale), la voie Robert Ambelain conserve la référence du Mythe d’Hiram..

Les autres « degrés » sont en fait des « Stations initiatiques » que les Maîtres rencontrent lors de leur cheminement dans le Rite. Et pour certaines d’entre-elles, il est réveillé (en complément des degrés classiques) de nombreuses sensibilités Egyptiennes, extrême-Orientales tel que le Chevalier de Mercy (Siddhârta Gautama), … , Patriarche des Védas Sacrés, …  

  • Les Rites Anciens,

Cf Supra (Rite Ecossais Ancien et Accepté, Régime Ecossais Primitif, Stricte Observance, Gnosticisme, Celtisme, Rose+Croix, … ) … au sein desquels, à ma connaissance, des Ordres font références: l’OMRA (Ordre Maçonnique des Rites Anciens), des Grands Prieurés (GPDG, GPIDF, GPERRO, GPSDF, GPITDG, …).

  • La grande Hiérophanie

C’est un système de gouvernance qui implique qu’un Grand Maitre Général ou un Grand Maitre National est nommé Ad-Vitam et qu’il possède l’autorité absolu pour désigner son successeur … à priori la statut minimum, pour un Grand Maître Général (Mondial, donc), est de posséder la connaissance au plus degré d’au moins trois voies Initiatiques. En général un Rite Egyptien, un Episcopat Gnostique, une voie Martiniste ou un Ordre Rose+Croix ou Kabbalistique …

Au sein de cette spécificité l’on trouvera le GSA, l’OIRAPMM, le GOSRE, l’ORUMM, ….

L’OIAPMM, comme le GOE, la FedMM, la GLMMM, …, ne sont donc pas concernés

  • Le Grand Ordre Egyptien[vii] (GOE) … il fut fondé la même année que notre voie initiatique !!!

Il est une juridiction de « hauts-grades » maçonniques travaillant au « Rite Ancien et Sceau-revu-BDMIPrimitif de Memphis-Misraïm » pratiqué selon une échelle en 33 degrés établie par Jacques-Etienne Marconis de nègre[viii], fondateur du Rite de Memphis, lorsqu’il entra dès 1862 au Grand Orient de France avec son rite. Celle-ci fut analysée et travaillée avec  l’aide de son Premier Grand Maître Adjoint, Ludovic Marcos, sans oublier la haute inspiration du frère Jean-Louis Biasi …

Le plan ésotérique prévu par le GOE institue un parcours conçu comme suit : « Les rituels et les travaux plongent le cherchant véritable dans l’Egypte alexandrine creuset des cultures, philosophies et religions de l’Egypte Ancienne, de la Grèce Antique, de la Mésopotamie et de l’Asie Mineure. Les Travaux de l’Académie Platon ou des Médicis sont aussi réactivés. Cette quête conduit nombre de participants vers la fameuse inscription qui ornait le temple d’Apollon à Delphes « connais-toi, toi-même, et tu connaitras l’Univers et les Dieux ». Pour cela, le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm en 33 degrés n’emprunte rien aux autres rites. Contrairement à l’échelle en 95 degrés du même rite, celle en 33 degrés n’utilise pas les grades du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Les rituels n’ont aucun lien avec la légende d’Hiram ou toute autre connotation judéo-chrétienne puisque ses fondamentaux sont préchrétiens ».

En 2018 … nous sommes contraints de constater une règle absolue imposée par le GODF … « toute puissance maçonnique qui souhaite être « reconnue » doit mettre en œuvre à court terme les rituelies prévue par le GOE[ix] ».

Ceci signe la disparition d’une grande partie du Rite Ancien & Primitif de Memphis Misraïm historique (Celui issu de Robert Ambelain, Gérard Kloppel … et si l’on sait compter : 2200 « reconnus » … implique 2000 « non reconnus » …

C : enfin : Organisation de l’OIAPMM (Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm)  pour y voir plus Clair

  • Il appartient au portail des loges libres et indépendantes (130) qui regroupe :

La Fédération des loges Libres et souveraines (FLLS) … Multi-Rites, L’alliance Maçonnique Universelle (ALMA) … Multi-Rites, Nous-mêmes (OIAPMM) … Mono-Rite, et enfin une quarantaine de loges résolument indépendantes. Lesquelles pour l’essentiel ne sont pas égyptiennes.

Dans ce portail une loge de recherche de première importance éditrice « d’une parole circule » la Respectable Loge Sud-Rosa à Genève, montre la qualité du travail accompli.

  • Nous respectons les lois de nos pays de rattachement et chaque loge ou atelier a signé la charte des loges libres et indépendantes du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm. Charte qui est sous le contrôle du  « Souverain Sanctuaire Khorshed ».
  •  Dans le cadre de sa partie initiatique notre système est conçu comme un « Ordre » et non comme une Obédience.  Son Assise est définie par trois degrés : « Apprentis », « Compagnons » et « Maîtres ».

> Apprentis ou la prise de conscience de Soi …

> Compagnons ou l’Apprentissage des 7 Arts Royaux, l’approche de la philosophie et la maîtrise de « ses sens ».

> Maîtres … le compagnonnage dans les sources philosophiques, Métaphysiques, Mythologiques et ésotériques (terme générique, évidemment) … avec en fin de parcours les travaux très individuels sur ce que l’on désigne sous le terme « Arcana Arcanorum». Ce parcours s’effectue sans notion de hiérarchie en 27 Stations réelles abordées par la « voie de l’initiation » …

  • Nous respectons les termes et l’esprit de la « Convention de Strasbourg du 22/01/clipsas011961 ». Nous somme en liens avec des structures qui elles-mêmes sont garantes de cet esprit :

> L’ex GLFrMM (Grande Loge Française de Memphis Misraïm) devenue Fed MM (Fédération Memphis Misraïm) (sur le plan National),

> La GLNC (Grande Loge Nationale du Canada (sur le plan International),

Nous avons, également, voulu rendre hommage à l’immense travail fourni par notre TSF Robert Ambelain en y ajoutant, dans nos relations, des courants qui ont constitué  les soubassements de notre Rite. Ainsi nous comptons parmi nos traités d’amitiés :

> L’Ordre Illustre de la Strict Observance Templière,

> L’Union Maçonnique Européenne,

> L’Ordre des Rites Anciens

  • Pour cette raison, nous avons choisi d’être clair dans notre mode de gouvernance :

> Une Charte qualité qui règle les modes de transmissions selon notre échelle à 3 degrés (AA ::CC ::MM) et 27 Stations (pour les Maîtres) de Transmission Rituellique et 3 de directions plus des dossiers d’instruction complémentaire. (Là il s’agit bien de degré transmis rituelliquement dans une Échelle en 95-96-97 degrés)

> Une « grammaire maçonnique » basée sur une rituelie non abrégée pour permettre l’examen en profondeur des suggestions proposées par le Rite

> Un mode de travail qui respecte la sensibilité de chacun … faisant, ainsi, de la loge un lieu sacré où partages et confrontations trouvent un espace serein d’expression (Non-jugement et respect des formes d’expression – être Franc-maçon c’est savoir écouter et accepter la diversité des « savoir-être ».

> Un système de recrutement appuyé sur les us et coutumes de toutes les maçonneries traditionnelles (Enquêtes, Passages sous le bandeau pour notre Rite et Publications)

> Des Loges et Ateliers construits, sacralisés et protégés des indiscrétions profanes selon les pratiques traditionnelles qui nous ont été transmises.

Conclusions Temporaires, évidemment …

Au travers cet exposé nous l’aurons compris : rien n’est simple. Mais l’on peut en tirer une leçon.

L’essentiel de la franc-maçonnerie est anglo-saxonne (avec une qualité recherchée la Régularité) … un ilot est Française (avec un statut désiré: la reconnaissance) … cette maçonnerie est à 99% Judéo-Chrétienne c’est-à-dire référent à une culture assise sur l’inspiration hébraïque et Christique. Elle est occidentale et se dit « Universelle ». Pourtant n’importe quel philosophe (je dis bien « philosophe ») sincère et sérieux ne pourrait affirmer que cette « désignation-jugement » soit conforme à la réalité.

Cette maçonnerie se rassemble (toujours pour l’essentiel)  au sein de Rites : le Régime Ecossais Rectifié (1778), le Rite Ecossais Ancien et Accepté (1801), le Rite d’York, le Rite Emulation (1823), le Rite Français 1783) … gérés par un nombre d’ordres et d’obédiences limité…

Notons encore le Rite Standard d’Écosse (Historique) de la famille du Rite Émulation, le Rite Suédois (1759), le Rote Primitif d’Écosse (1598), Le Rite Opératif de Salomon (1974), le Rite Écossais Primitif (Ambelain 1985)

Une infime partie de la maçonnerie est dite « Egyptienne » (Terme générique évidemment). Elle est gérée par un nombre « incalculable » d’officines Maçonniques. Elle pratique de nombreux Rites issus de courants ésotériques très divers.

En son temps (il y a un demi-siècle) le TSF Robert Ambelain avait réussi à rassembler « presque » tout cela (après la guerre de 1939-1945) en une seule structure !!! … après 40 ans d’excellents travaux de fondation il n’a pas fallu 10 ans pour qu’une tour de Babel s’érige en lieu et place de cette fondation dite » moderne.

Notre Rite le RAPMM est assurément universel puisque son contenu l’est !!! Il aurait pu être servi par des frères puis des sœurs qui auraient pu prendre cette caractéristique pour en faire un Rite référent pour notre 20ième et 21ième Siècle … relier, rallier  « l’Orient & l’Occident » … mettre toutes les cultures du monde dans un même creuset !!! Quelle magnifique perspective !!! … il ne nous faut pas être nombreux … il nous faut être des penseurs accompagnant l’émergence d’une nouvelle forme de travail maçonnique au service de nos civilisations

Après ce travail, trop rapide, en effet, il faut « remercier » le GODF  !!! et « apprécier » son choix Rituélique recadrant des sources de savoir et de connaissance (notamment le Grand Ordre Égyptien) … Il réalise ce que nos dirigeants d’aujourd’hui n’ont pas su conserver … Il accueille, dès lors en leur sein et dans le sein des officines qu’il reconnaît, des frères et des sœurs qui ne sont plus en mesure de valoriser les dépôts maçonniques transmis par nos anciens. C’est tant mieux s’il existe une telle possibilité pour celles et ceux qui cherchent un chemin tout tracé au sein d’une pensée quelque peu « prêt-à-porter », il est vrai …

Comprenons que la moitié de « l’infime partie » que nous venons d’évoquer reste fidèle aux transmissions que nous avons reçues et plus encore en ce qui nous concerne. Comme un excellent compagnon nous avons fait un pas de côté pour revenir dans l’axe de notre trajectoire. L’OIAPMM voie Orientale (Voie d’Eveil), Voie Robert Ambelain et d’une Voie d’étude sur la sensibilité Misraïmite s’est, alors, assigné une lourde tâche … Celle d’être des continuateurs de la richesse du passé, de faire vivre une réelle universalité grâce à un compagnonnage judicieusement organisé et enfin celle de faire respecter notre droit à la différence … (nous exécrons l’inhospitalité, l’exclusion et toutes formes de ségrégation ou de sectarisme revoyant toutes celles et tous ceux qui les pratiquent à leur enfermement doré).

Rappelons-vous : aucune loi n’oblige quelqu’un à recevoir chez elle quiconque …  cela est valable pour toute organisation !!! même associative … même maçonnique …

Par contre la chaleur d’un partage quand il est voulu et désiré est le véritable signe d’une fraternité assurément maçonnique car au-delà du plaisir d’être ensemble il y a cette magnifique générosité de transmettre ce que nous avons appris, vu et vécu.

Nous entendons bien le discours de nos frères et de nos sœurs qui par des incantations constantes voudraient défendre notre modèle de société (occidentale) basée sur « la Liberté, Égalité et la Fraternité » mais qui en même temps ferment les portent de leurs temples où laissent d’autres frères et nos sœurs dans l’ombre ou sur le bord du sentier de peur que ……..  au titre, bien sûr, d’un ségrégation d’un autre temps. Frilosité ? Servilité ? Peur d’une différence qu’ils portent pourtant haut et fort en burinant dans leurs travaux la stance  remarque d’Antoine De Saint-Ex « Si tu es différent de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis » (Citadelle 1948 … j’avais 3 ans … )

Nous Maçons de la Terre Égypte nous construisons la truelle à la main et l’épée de l’autre …  Nous serons aimés si nous sommes porteurs de futur dans le cas contraire nous resterons à tout jamais dans l’amalgame et prisonniers d’un passé qui n’est plus audible dans notre siècle.

Dès lors l’Ordre Initiatique Ancien & Primitif de Memphis Misraïm est fondé sur des principes très clairs :

1: Liberté de Conscience

2: Liberté d’investigation totale

3: l’accès à la connaissance n’admet aucune entrave

4: Universalité de notre recherche et confrontation avec « la science » (terme désignant toutes les sciences)

5: Aucun ancrage National obligatoire

6: Respect des filières initiatiques que la tradition nous a transmises

7: Respect inconditionnel à la convention de Strasbourg de 1961 …. Convention qui a aujourd’hui plus d’un demi-siècle !!! Sans oublier notre contribution incessante au respect des droits de l’homme et notre action pour la protection de notre planète.

8: Respect des modes de gestions profanes en fonction du pays uniquement sur les plans juridiques et Fiscales

Un constat simple : en dehors de toute autre argument l’idée de « reconnaissance » est, dès lors, pour nous exclut compte tenu des contraintes associées à ce qualificatif

Un désir, voir un Appel

J’ose rêver, dans un premier temps, à une École des mystères Universelle et Libre d’Égypte assise sur des Rites référencés comme « Égyptiens » (c’est-à-dire dont la portée couvre l’Orient et l’Occident ainsi que la totalité des durées de vie des diverses civilisations ayant enrichi notre héritage philosophique et spirituel) … représentés par des Emule-Logo-02-400-1-300x300Organisations Maçonniques respectant les termes d’une Charte (telle que la nôtre, par exemple). Organisations qui permettraient un partage et un échange harmonieux dans le respect de la diversité pédagogique de transmission des savoirs et de la connaissance mis en place patiemment par chacune d’entre-elle. Une telle École des Mystères Universelle et Libre (EMULE) dont la seule mission serait la garantie de la qualité des dépôts initiatiques et la régularité des transmissions. La Franc-Maçonnerie de demain ne peut être basée que sur ces valeurs et l’autonomie responsable de ses animateurs quel que soit les modes de gouvernance profanes. La Maçonnerie de demain est une Maçonnerie d’éveil individuel et de compassion pour tout ce qui touche la création.

Il y a de multiple solutions pour donner réalité à cette idée … reste à le vouloir

Pour ce qui est des valeurs statistiques, je confesse la difficulté de pointer sur un « état des lieu » vrai … il est de l’intérêt de tout maçon désireux de faire rayonner son rite et son Obédience/Ordre de connaître son environnent. Petit il aura à cœur de faire savoir son existence et sa spécificité, Important il prendra conscience de la diversité de la « Canopée » Initiatique et Franc-maçonnique. Je remercie par avance celles et ceux qui m’informeront sur platon-gerard@vorap2m.com … leur Obédience, leur(s) Rite(s) et plus particulièrement Égyptien, nombre de membres, nombre de loges, nombre ateliers de perfection (terme générique pour toutes formes d’ateliers spécifiques). Dès lors, je pourrai fournir un ou deux tableaux de lecture … pour information seulement, évidemment !!! … Qu’en est-il pour 2017 ..

Gérard Baudou-Platon,

Président du Souverain Sanctuaire Khorshed


[i]… Sans nous insinuer dans les « questionnements » d’autrui je peux reproduire partie d’une publication sur Hiram.be (en voici le lien pour une étude complète : http://www.gadlu.info/gldf-scdf-peripetie-au-reaa.html …)

La Grande Loge de France (GLDF) remet en cause son autonomie, son indépendance et sa souveraineté par rapport au suprême conseil de France (SCDF) !

La bombe est lâchée : le Grand Maître Philippe Charruel, qui va descendre de charge dans un mois, vient de signer en catastrophe un décret destiné à interdire aux membres de la GLDF de poursuivre leur parcours dans le REAA en dehors du SCDF. Du moins c’est ce qu’il faut comprendre dans le préambule du décret, car le texte du décret lui-même est incompréhensible, jésuite, et rédigé dans des termes abscons.

DECRET – CF DU 18 05 2018

Le Grand Orateur de la GLDF demande aux loges de la GLDF d’intenter une action en justice maçonnique contre leurs membres qui auraient rejoint le Suprême Conseil d’Aquitaine du REAA.
En effet, nous avons appris que depuis 2017 plusieurs membres de la GLDF et d’autres obédiences ont décidé de poursuivre leur parcours du REAA en dehors du SCDF, en créant une alternative à
cette noble institution. Cette alternative s’appelle le Suprême Conseil d’Aquitaine du REAA. Or, cela déplaît profondément aux hiérarques du SCDF (comme on l’a déjà lu sur gadlu.info.). Ils font donc pression sur le Grand Maître de la GLDF pour mettre immédiatement fin à la participation des FF à ce nouveau suprême conseil.

Evidemment une telle situation ne doit pas pouvoir exister sauf à bafouer les plus élémentaires droits individuels … la maçonnerie dite « officielle » marche sur la tête !!!


[ii] Rappelons ici que, selon la règle posée par notre TSF Gérard Kloppel, pour être Grand Hiérophante il était convenu que l’impétrant devait être titulaire du plus haut degré dans 3 voies différentes. Notre TSF Robert Ambelain était au moins dépositaire des hauts degrés de Memphis Misraïm, de l’Eglise Gnostique (EGA), Réaux-Croix … ajoutons OKCR, Martinisme, …


[iii] Son président est :

  • Maître Maçon issu de GODF ayant travaillé au RFM durant 14 ans
  • Grand Patriarche grand conservateur du Rite soit un 95ième du RAPMM
  • Grand Patriarche grand consécrateur du Rite soit un 66ième du RAPMM
  • Grand Profess du Régime Ecossais Rectifie Eques a Vitus Fidéïs
  • Evêque de l’Eglise Gnostique : Tau Synésios de Cyrène n° 146 dans la filiation apostolique de Pierre
  • Membre de l’Ordre de la Rose Croix d’Orient.
  • Hermite dans les philosophies extrêmes orientales (Bouddhisme Tibétain et Taoïsme)

 


 

[iv] Franc-maçonnerie en France … Quelques chiffres statistiques datés 2014 par Hiram.be

Puissance Maçonnique Membres % Sœurs
GODF 50.000 2,60
GLDF 33.000 0,00
GLNF 25.000 0,00
FFDH 17.000 67,00
GLAMF 14.700 0,00
GLFF 14.000 100,00
GLMF 4.900 45,00
GLTSO 4.700 0,00
GLEFU 2,400 22,50
GLMU 1.400 52,00
GLFMM 1.300 100,00
OITAR 1.200 50,00
GLTF 1.100 0,00
GPDG 1.000 0,00
GLCS 550 47,00
GLFMM 500 25,00
GLIF 300 0,00
GLISRU 280 45,00
GOTM 140 33,00
GLNIRF 100  
     
LNFU (LNF+LNMF) 194  
OIAPMM 150 30,00
…. 27.986  
Total France 182.000  

[v]  Avant toute chose … Quelle légitimité à le GODF dans cette fonction de distribuer les « reconnaissances » … laissons les frères et sœurs juger eux-mêmes l’article premier de leur Grande Constitution :

« ARTICLE PREMIER

La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité ; elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité. Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience. Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle attache une importance fondamentale à la Laïcité. Elle a pour devise : Liberté, Egalité, Fraternité … »

L’on pourra immédiatement faire un lien avec l’objet de nos Grandes Constitutions qui stipule que nous sommes une institution essentiellement Symbolique, Philosophique et ésotérique et …  que nous sommes indifférents à tout mode de gouvernance des peuples ou tout mode d’organisation sociale à conditions que celui-ci respecte la libre conscience, la libre expression, les droits de l’homme et de toute forme de vie !!!!

Pourtant voici un extrait de la Circulaire n°1-2013-2014 du 16 Octobre 2013 émise par le GODF

Cette circulaire précise que 97 Obédiences sont reconnues par le GODF …

Dont 14 Françaises (avec la date de leur dernière validation …

1965 : GLTSO :: 1972 GLDF :: 1973 LNF :: 1975 FFDH :: 1982 GLFF :: 1993 :: GLFMM(*) (les Robes Blanches – Historique Robert Ambelain) :: 1993 GLMU :: 1993 GLMF(*) :: 2002 GLNF(**) :: 2003 GLISRU(*) :: 2003 OITAR :: 2003 GPG :: 2003 GLfrMM(*) (Elle est devenue Aujourd’hui Fédération Memphis Misraïm) et enfin 2010 GL3M(*)

Aujourd’hui (en 2018) suite à une récente « OPA » du GODF facilité par l’errance de nos Frères et Sœurs de nos Rites nous devons préciser que :

– le changement de nom de GLfrMM en Fédération Memphis Misraïm nécessite la publication officielle d’un nouveau protocole (lequel est en cours)

– le GODF pour renouveler ses accords de reconnaissance exige pour les rites égyptiens la pratique du Grand Ordre Egyptien. La conséquence directe est l’abandon du RAPMM Historique. Démarche accepté par :

/ La FedMM ::

/ La GLFMM (Robes Blanches … d’où une implosion qui a eu de lourdes conséquences notamment scission d’une partie de ses membres … elles étaient 1300 .. nous n’avons pas encore d’informations sur les nouvelles répartitions … 3 loges ont déjà rejoint le FedMM …)

/ La Création de la GLMN (Multi-Rite) qui possède un couple de loge travaillant aux Rites Egyptiens … la GLMF

(*) Au sein de ces puissances maçonniques sont pratiqués les Rites Egyptiens

La « reconnaissance » implique alors l’adoption de l’échelle Yarker en 33 degrés (Biasi) … de ce fait chaque obédience reconnue a reçu patente du GOE du GODF. Elle se doit de ce fait de créer, en son sein,  un Grand Ordre Egyptien à la tête duquel est nommé un « premier Grand Patriarche Grand Conservateur » de la dite échelle …

Ce GOE au sein de l’obédience est composé d’une Chambre d’Administration dont la mission est de gérer administrativement la progression initiatique … cette Chambre est composée de 33ième de l’Ordre … Elle ne semble pas statuer sur les degrés transmis par le Suprême Conseil (04-30) mais seulement sur les degrés 31 à 34 …

Trois structures sont créées pour coordonner tout cela : Les Souverains Collèges Egyptiens, l’Académie Egyptienne, le Souverain grand Conseil …

Le premier patriarche est chargé de l’exécution de ces dispositions.

(**) Cette puissance maçonnique est titulaire de la Régularité c’est-à-dire qu’elle respecte scrupuleusement les « Landmark » imposée par la GLUA (Grande Loge Unie d’Angleterre grande inspiratrice des « Constitutions d’Anderson » !!! comme quoi la conscience et la rigueur du GODF est à grande Géométrie Variable !!)

Ci-dessous les 12 points qui constituent ces « landmarks »

  1. La franc-maçonnerie est une fraternité initiatique qui a pour fondement traditionnel la foi en Dieu, Grand Architecte de l’univers.
  2. La franc-maçonnerie se réfère aux sources de la fraternité, notamment quant à l’absolu respect des traditions spécifiques de l’Ordre, essentielles à la régularité de la juridiction.
  3. La franc-maçonnerie est un Ordre, auquel ne peuvent appartenir que les hommes libres et respectables, qui s’engagent à mettre en pratique un idéal de paix, d’amour et de fraternité.
  4. La franc-maçonnerie vise ainsi, par le perfectionnement moral de ses membres, à celui de l’humanité tout entière;
  5. La franc-maçonnerie impose à tous ses membres la pratique exacte et rigoureuse des rituels et du symbolisme, moyens d’accès à la connaissance par les voies spirituelles et initiatiques qui lui sont propres.
  6. La franc-maçonnerie impose à tous ses membres le respect des opinions et des croyances de chacun. Elle leur interdit en son sein toute discussion ou controverse, politique ou religieuse. Elle est ainsi un centre permanent d’union fraternelle où règnent une compréhension tolérante et une fructueuse harmonie entre des hommes qui, sans elle, seraient restés étrangers les uns aux autres.
  7. Les Francs-maçons prennent leurs obligations sur un Volume de la Loi Sacrée, afin de donner au serment prêté sur lui le caractère solennel et sacré indispensable à sa pérennité.
  8. Les Francs-maçons s’assemblent, hors du monde profane, dans des loges où sont toujours exposées les trois grandes lumières de l’Ordre’: un volume de la Loi sacrée, une équerre et un compas, pour y travailler selon le rite, avec zèle et assiduité, et conformément aux principes et règles prescrits par la Constitution et les Règlements généraux de l’obédience.
  9. Les Francs-maçons ne doivent admettre dans leurs loges que les hommes majeurs, de réputation parfaite, gens d’honneur, loyaux et discrets, dignes en tous points d’être leurs frères et aptes à reconnaître les bornes du domaine de l’homme et l’infinie puissance de l’Éternel.;
  10. Les Francs-maçons cultivent dans leurs loges l’amour de la patrie, la soumission aux lois et le respect des autorités constituées. Ils considèrent le travail comme le devoir primordial de l’être humain et l’honorent sous toutes ses formes.
  11. Les Francs-maçons contribuent, par l’exemple actif de leur comportement sage, viril et digne, au rayonnement de l’Ordre dans le respect du secret maçonnique.
  12. Les Francs-maçons se doivent mutuellement, dans l’honneur, aide et protection fraternelle, même au péril de leur vie. Ils pratiquent l’art de conserver en toute circonstance le calme et l’équilibre indispensable à une parfaite maîtrise de soi.

[vi] Quand même une petite parenthèse … le Président du Souverain  de l’OIAPMM est un Maître du GODF … un Maitre de la GLMFMM historique donc reconnu par le GODF et de surcroit ancien fonctionnaire de l’Etat et donc sait, connait, et défend la liberté de penser, de conscience et prône l’amour entre toutes formes de vie … ce qui ne semble, tout de même, pas le cas nombreuses structures maçonniques dites « reconnues » qui sèment exclusions et souffrances à celles et ceux qui leur ont fait confiance …


[vii] L’un des points notables est de délivrer l’enseignement hermétiste dans son expression maçonnique dans le cadre d’une échelle de 33 grades :

  1. Maître Discret
  2. Maître Sublime-Maître des Angles
  3. Chevalier de l’Arche Sacrée
  4. Chevalier de la Voûte Secrète
  5. Chevalier de l’Epée
  6. Chevalier de Jérusalem
  7. Chevalier d’Orient
  8. Chevalier Rose-Croix
  9. Chevalier de l’Aigle Rouge
  10. Chevalier du Temple
  11. Chevalier du Tabernacle
  12. Chevalier du Serpent
  13. Sage de la Vérité
  14. Chevalier Kadosh
  15. Chevalier du Royale Mystère
  16. Grand Inspecteur
  17. Philosophe Hermétique
  18. Patriarche Grand Installateur
  19. Patriarche Grand Consécrateur
  20. Patriarche Grand Eulogiste
  21. Patriarche de la Vérité
  22. Patriarche des Planisphères
  23. Patriarche des Védas Sacrés
  24. Maître Egyptien Patriarche d’Isis
  25. Patriarche de Memphis
  26. Patriarche de la Cité Mystique
  27. Sublime Maître du Grand Œuvre
  28. Grand Défenseur du Rite, Chevalier de l’Aurore et de la Palestine
  29. Prince de Memphis
  30. Patriarche Grand Conservateur (Arcana Arcanorum)

Les degrés en vert sont transmis de façon rituelique les autres sont travaillés sur « document »


[viii] https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Étienne_Marconis_de_Nègre


[ix] Après les trois premiers degrés … les fondateurs du GOE expliquent :

« Les Collèges Egyptiens administrent les grades du 4° au 30°. Les Académies Egyptiennes rassemblent les grades du 28° au 32°. Le Conseil réunit les Frères du 33° grade.

Dans cette échelle, les grades pratiqués rituellement qui servent d’axe à la progression sont : dans le cadre des Collèges Egyptiens, le 12° Chevalier de l’Aigle Rouge, 17° Philosophe Hermétique, 27° Maître Egyptien Patriarche d’Isis et dans l’Académie celui de 30° Sublime Maître du Grand Œuvre. Contrairement à beaucoup de systèmes de Hauts-Grades, le 33° grade de Patriarche Grand Conservateur fait l’objet d’une cérémonie rituelle en pleine et due forme et ne peut être conféré que dans le cadre du Conseil. Les grades intermédiaires sont en général conférés par communication (avec des cahiers d’études) mais font aussi dans certains cas l’objet de rituels spécifiques. »


[x] Selon les Statut du GODF voici la définition qui serait recevable … « La Franc-maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité ; elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité. Elle a pour principe la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience. Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle attache une importance fondamentale à la laïcité » … Il y a, naturellement loin de la coupe aux lèvres !!

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A propos Gérard Baudou-Platon

Gérard Baudou-Platon Président du Souverain Sanctuaire Khorshed de l’Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm. Mes Formations philosophiques: Mathématiques, Physiques, Sciences de la vie, Bouddhisme, Taoïsme, Gnosticisme et Rose-Croix … Président du Centre d’étude sur les Civilisations Anciennes et Traditionnelles Sur le plan Profane: Ancien fonctionnaire de l’Administration des Postes, Télécommunications et de l’Espace (Administration Centrale) Ancien Chef de Service au GIE Caisse des Dépôts et Consignations et de la Caisse d’épargne de l’écureuil Ex Président de l’Association l’Albatros (Service aux personnes handicapées) Mes axes de compétences: Les Systèmes d’Information, l’Organisation des Entreprises , le Télétravail

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SOURCE : http://gerardplaton.neowordpress.fr/2018/06/13/un-paysage-maconnique-un-ordre-un-reve-un-appel/

Rites et hauts grades 30 juillet, 2016

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Rites et hauts grades

25 Avril 2005 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Rites et rituels

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Les Rites ou Systèmes maçonniques posent les règles des Rituels particuliers à chaque degré et à chaque type de cérémonie maçonnique. Les premiers Rites pratiqués par la Franc-maçonnerie moderne de 1723 sont issus d’une synthèse d’anciens catéchismes maçonniques et de cérémonies antérieures à 1717, avec des emprunts probables à la Maçonnerie opérative écossaise synthèse à laquelle la Grande Loge de Londres (dite « des Modernes ») a apporté plusieurs innovations, notamment le troisième degré associé au mythe d’Hiram. Par la suite, les Loges du Continent, qui pratiquaient le Rite de cette Grande Loge apporteront leurs propres modifications, ce qui explique les nombreux Rites et Systèmes maçonniques pratiqués aujourd’hui dans le monde. Certains se limitent volontairement aux trois premiers degrés exclusivement, comme le Rite Schroeder, par exemple; d’autres, au contraire, y ajoutent une série de degrés complémentaires appelés Hauts Grades dans certains cas.

Les Rites peuvent varier suivant les loges ou les obédiences, certaines Obédiences regroupant des Loges d’un même Rite, d’autres regroupant des Loges de Rites différents..

Le Rite de Schroeder

Frédéric-Louis Schroeder (1744-1816), directeur du Théâtre Municipal de Hambourg et Grand Maître de la Grande Loge de Hambourg, passa près de vingt ans à la mise en forme définitive du Rite qui porte son nom. Allergique à l’aspect chevaleresque qui caractérise la symbolique de la plupart des Hauts Grades, il réforma les cérémonies de son Obédience dans le sens d’une plus grande simplicité, en remettant en vigueur l’usage du Rite anglais ancien et en ne prenant en considération que les trois premiers grades. Le Système de Schroeder était le plus démocratique de tous les Rites pratiqués en Allemagne avant la deuxième Guerre mondiale, ce qui fit son succès. Actuellement, il est pratiqué par la Grande Loge des Anciens Maçons Libres et Acceptés d’Allemagne, par la Grande Loge d’Autriche et par quelques Loges de la Grande Loge Suisse Alpina, ces dernières y ayant toutefois apporté quelques modifications mineures.

Le Rite Suédois

Le Rite Suédois est un mélange du rite dYork, des hauts-grades du rite Français et un prolongement de la Stricte Observance.

La première loge régulière a été consacrée en 1735 à Stockholm par le comte Axel Wrede-Sparre. Dés 1756 on fonde la première loge de St André, desprit comparable au grade dEcossais Vert de la Stricte Observance.

En 1760, fondation de la Grande Loge de Suède.

Il comporte 11 grades divisés en loges de St Jean, loges de St André, chapitre intérieur et Sanhédrin.Le rite suédois est réservé aux chrétiens et est sous la protection directe des souverains du pays.

Le Rite standard d’Ecosse

Pratiqué en France uniquement à la GLNF, c’est un rite basé sur l’oralité qui vient directement d’Ecosse, berceau de la Maçonnerie opérative.

Il exclut toute référence alchimique, kabbalistique et chevaleresque.

Il se rattache au rite pratiquée par la célèbre Kilwining Lodge n°0, la première de toutes les loges maçonniques.

Pas de Hauts-Grades pratiqués en France, uniquement les trois grades bleus.

Pour la petite histoire, les frères de ce rite portent leurs tabliers sous leurs vestes.

Il concerne environ 150000 maçons écossais.

Le Rite Emulation

Créé en 1813 par Peter Gilkes, le Rite Emulation revendique une filiation aux plus anciens rituels de la Franc-maçonnerie opérative. Il tient son nom de la Loge « Emulation of Improvement » (perfectionnement) qui s’est réunie pour la première fois en octobre 1823 au Freemason’s Hall à Londres. C’est le Rite le plus pratiqué au sein de la Grande Loge Unie d’Angleterre. Introduit en France en 1925, il fut adopté par plusieurs Loges de la Grande Loge Nationale Française et en Suisse par quelques Loges de la Grande Loge Suisse Alpina. Une des particularités de ce Rite, qui ne pratique que les trois premiers grades, Apprenti, Compagnon et Maître, est l’oralité: les cérémonies doivent être pratiquées par cœur; pratique qui provient de l’époque où, autant dans le Compagnonnage qu’en Franc-maçonnerie opérative, les Rituels étaient appris par cœur car, dans l’esprit de sauvegarde du secret du métier, rien ne devait être écrit. Des degrés additionnels (qui ne sont pas considérés comme des Hauts Grades, mais comme de simples compléments au 2e et au 3e grade) viennent compléter les 3 degrés symboliques du Rite Emulation tout en étant administrés séparément du Rite. Ce sont les degrés de Royal Arch et de Mark Master.

Le degré de Royal Arch est considéré comme un complément au grade de Maître (et non comme un 4e grade) censé contenir la quintessence de la philosophie maçonnique. Il possède son propre Rituel et est administré par un Chapitre autonome.

Le degré de Mark Master ou Mark Mason, dit de la Maçonnerie de la Marque, est, quant à lui, une continuation de l’ancien grade opératif de Compagnon (à l’origine, le grade de Compagnon était le dernier degré initiatique, l’appellation de Maître étant réservée uniquement au Maître ou Vénérable qui présidait la Loge). Son enseignement met l’accent sur la fameuse « pierre angulaire » rejetée par les bâtisseurs, dont il est fait mention dans la Bible (Psaume 118:22, Matthieu 21:42, Marc 12:10, Luc 20:17) et, qui est devenue la pierre d’angle maîtresse de l’uvre. Sur cette pierre en forme de coin, qui n’est autre que la clé de voûte de l’édifice, le Mark Master inscrit sa « marque », signe géométrique que l’on retrouve sur les édifices monumentaux et religieux.

Le Rite Français

Le Rite Français détient les formes les plus proches de la première Franc-maçonnerie pratiquée en France vers 1725 sous l’influence de Maçons anglais. C’est la traduction en français des rituels de la Maçonnerie andersonienne de 1717, qui donnera naissance au Rite Français, appelé aussi plus tard, au 19e siècle, Rite Français Moderne.

Ce rite est né en 1783 avec la constitution au sein du Grand Orient de France d’un Grand Chapitre Général de France, intégré à l’obédience en 1787.
Ses statuts et règlements généraux prévoyaient que le rite était composé de 5 ordres. C’est en 1801 que les rituels des différents ordres furent
publiés. La particularité de ce rite est son articulation autour de la symbolique de la Rose+Croix. Il était qualifié de « Moderne » car il faisait appel au symbolisme en usage à la Grande Loge d’Angleterre (dite des « Moderns »).
Avec les événements de 1877, le rite tel qu’il était pratiqué au Grand Orient de France a été modifié et une grande partie de sa symbolique relative au compagnonnage a disparu. Le rite Français d’aujourd’hui dit « Groussier » (tel qu’il est pratiqué par la plupart des loges du Grand Orient de France) n’a plus grand chose à voir avec le rite de 1783 même si, depuis une dizaine d’années des Frères du Grand Orient ont rallumé les feux du Grand Chapitre Général de France. La pratique du rite dans sa forme originelle a donc été conservée au sein du Grand Orient de France par quelques Loges.

Loges Bleues :

1-Apprenti
2-Compagnon
3-Maître

Premier Ordre de Rose+Croix :

4-Maître Élu

Second Ordre de Rose+Croix :

5-Maître Écossais

Troisième Ordre de Rose+Croix :

6-Chevalier Rose+Croix

Quatrième Ordre Rose+Croix :
7-Souverain Prince Rose+Croix

Un cinquième ordre a été prévu par le « Régulateur » du Rite Français. Il n’est pas toujours pratiqué dans les obédiences. Le Grand Orient de France n’est pas la seule obédience Française à pratiquer le Rite Français Moderne.
Ce rite est également répandu à la Grande Loge Nationale Française.

Le Rite Ecossais Ancien et Accepté

La doctrine connue sous le nom d’Ecossisme, qui servit de base à la constitution des premiers Hauts Grades de la Franc-maçonnerie ou grades chevaleresques, serait issue, entre autres, du célèbre « Discours » attribué au noble Ecossais André Michel de Ramsay, et prononcé pour la première fois le 26 décembre 1736.

Les premiers Hauts Grades apparaîtront alors en France sous l’appellation de Maîtres Ecossais, en 1743, suivis du grade de Chevalier d’Orient en 1749. Par la suite, des Chapitres et Conseils seront institués pour la pratique de ces grades. Puis viendront encore s’ajouter d’autres degrés qui seront à l’origine des Hauts Grades du Rite Ecossais Ancien et Accepté. C’est, en effet, un Maçon nommé Etienne Morin, originaire de Cahors, qui répandra aux Antilles et en Amérique du Nord ce Rite dont les degrés seront alors portés à trente-trois. De là naquirent les Suprêmes Conseils des Grands Inspecteurs Généraux du 33e et dernier degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA) de Charleston en 1801 et de Paris en 1804, dont le fondateur fut le comte Alexandre de Grasse-Tilly, fils du célèbre amiral français de la Guerre d’Indépendance des Etats-Unis. Réparti aujourd’hui en plusieurs Suprêmes Conseils indépendants dans le Monde, le REAA regroupe ses trente-trois degrés en différentes catégories:

Loges Bleues
1er. Apprenti Maçon
2e. Compagnon Maçon
3e. Maître Maçon

Loges de perfection
4e. Maître Secret
5e. Maître Parfait
6e. Secrétaire intime
7e. Prévôt et Juge
8e. Intendant des Bâtiments
9e. Maître Élu des Neufs
10e. Illustre Élu des Quinze
11e. Sublime Chevalier Élu
12e. Grand Maître Architecte

13e. Chevalier Royal-Arche
14e. Grand Élu de la Voûte Sacrée ou Sublime Maçon

Chapitres
15e. Chevalier d’Orient ou de l’Épée
16e. Prince de Jérusalem
17e. Chevalier d’Orient et d’Occident
18e. Souverain Prince Rose-Croix

Aréopages
19e. Grand Pontife ou Sublime Écossais dit de la Jérusalem Céleste
20e. Vénérable Grand Maître de toutes les Loges Régulières ou Maître ad Vitam
21e. Noachite ou Chevalier Prussien
22e. Chevalier Royal Hache ou Prince du Liban
23e. Chef du Tabernacle
24e. Prince du Tabernacle
25e. Chevalier du Serpent d’Airain
26e. Écossais Trinitaire ou Prince de Mercy
27e. Grand Commandeur du Temple ou Souverain Commandeur du Temple de Jérusalem
28e. Chevalier du Soleil

29e. Grand Écossais de Saint-André d’Écosse
30e. Grand Élu Chevalier Kadosch ou Chevalier de l’Aigle Blanc ou Noir

Tribunaux
31e. Grand Inspecteur Commandeur

Consistoires
32e. Sublime Prince du Royal Secret
33e. Souverain Grand Inspecteur Général

Le Convent international de Lausanne qui réunissait en 1875 les Suprêmes Conseils de l’époque, dont ceux de France et d’Angleterre, a posé et adopté les Principes de base qui définissent l’esprit du REAA. On y trouve notamment cette citation: « Pour relever l’homme à ses propres yeux, pour le rendre digne de sa mission sur la terre, la Maçonnerie pose le principe que le Créateur suprême a donné à l’homme comme bien le plus précieux, la Liberté; la liberté, patrimoine de l’humanité tout entière, rayon d’en haut qu’aucun pouvoir n’a le droit d’éteindre ni d’amortir et qui est la source des sentiments d’honneur et de dignité. » Ce Rite est pratiqué un peu partout dans le monde .

Le Rite Ecossais Rectifié

L’origine de ce Rite, créé par Jean-Baptiste Willermoz, remonte au Système de la Stricte Observance, fondé en 1756 par le baron de Hund, initié à Paris. Ce Rite invoquait bien sûr, comme la plupart des Systèmes de Hauts Grades de l’époque, la filiation templière.

A la mort du baron de Hund en 1776, le Rite de la Stricte Observance, constitué en Directoires Ecossais, allait évoluer et préciser ses objectifs lors des Convents de Lyon, 1778, et de Wilhelmsbad, 1782, sous la présidence de son nouveau Grand Maître, le duc Ferdinand de Brunswick. Depuis lors, le Rite a pris le nom de Rite Ecossais Rectifié et se compose des Loges de Saint-André, d’une part, correspondant au grade de Maître Ecossais, et de l’Ordre intérieur, d’autre part, comprenant les Ecuyers Novices et les Chevaliers bienfaisants de la Cité Sainte (CBCS). Un Grand Prieuré, organisé en Commanderies et Préfectures, dirige l’ensemble.

Loges Bleues :
1-Apprenti
2-Compagnon
3-Maître Maçon

Loges Vertes dites « de St André »:

4-Maître Écossais de Saint André

Ordre Intérieur :
5-Écuyer Novice
6-Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte

Profession (classe secrète) :
7-Profès
8-Grand Profès

Ce rite est pratiqué en France par le Grand Prieuré des Gaules, la Grande
Loge Traditionnelle et Symbolique – Opéra, la Grande Loge Nationale
Française, le Grand Orient de France et la Grande Loge de France.

Le Rite de Memphis-Misraïm

Le Rite de Memphis-Misraïm résulte de la fusion opérée en 1881 par GARIBALDI qui en fut le premier Grand-Maître général, des deux rites de Misraïm et de Memphis. Le Rite de Misraïm avait été constitué en 1788 à Venise; il tenait sa filiation de CAGLIOSTRO, qui lui avait confié les grades inférieurs de la Grande Loge d’Angleterre et les hauts grades de ma Maçonnerie templière allemande. Le Rite de Memphis fut constitué à Montauban en 1815 par des maçons ayant participé à la mission d’Egypte avec Bonaparte. Furent associés à ces deux obédiences, des grades initiatiques venant des anciennes Obédiences ésotériques du XVIIIème siècle: Rite PRIMITIF, Rite des PHILADELPHES,etc.
Ce rite est surtout le lieu de rassemblement des Maçons que lient un attrait pour l’Esotérisme, l’Occultisme, le Symbolisme, etc. C’est en somme un carrefour de rencontre.

Le rite de MEMPHIS-MISRAIM continue en outre la tradition d’attachement aux principes de tolérance et de liberté de pensée qui en firent, au XIXème siècle, sous la Terreur Blanche, le refuge et la pépinière des Carbonari.
Ce Rite perpétue ses traditions de fidélité aux principes démocratiques et aux sciences initiatiques. Déiste, sans aucune intransigeance, il fait sienne la définition de la « religion maçonnique », précisée par les Constitutions d’Anderson de 1723, et consistant dans « la morale générale des honnêtes gens ». Ses Loges symboliques travaillent soit au Rite Templier (Misraïm) soit au Rite Egyptien (Memphis), mais sur les autels, elles joignent la Règle au traditionnel enlacement du Compas et de l’Equerre.

Le violet est la couleur maçonnique de ses rituels, le bleu étant celui du Rite Français et le bleu bordé de rouge celui du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Le violet constituait un rappel de la couleur de la violette de Parme, duché où résidait le petit roi de Rome, alors âgé de quatre ans.
Le Rite de Memphis-Misraïm a associé le violet de ces origines au bleu turquoise attribué à la grande Isis dans l’ancienne Egypte, unissant ainsi un double symbolisme ésotérique.
Les grades d’instruction du rite Memphis-Misraïm sont:

Loges bleues :
1-Apprenti
2-Compagnon
3-Maître-Maçon

Ateliers de Perfection :
4-Maître Secret
5-Maître Parfait
6-Secrétaire Intime ou Maître par Curiosité
7-Prévôt et Juge
8-Indépendant des Bâtiments ou Maître en Israël
9-Maître Élu des Neuf
10-Illustre Élu des Quinze
11-Sublime Chevalier Élu ou Élu des Douze
12-Grand Maître Architecte
13-Royal Arche
14-Grand Élu, Élu Parfait ou Grand Écossais de la Voûte Sacrée,

Chapitres :
15-Chevalier d’Orient ou de l’Épée, ou Chevalier Maçon Libre
16-Prince de Jérusalem
17-Chevalier d’Orient et d’Occident
18-Souverain Prince ou Chevalier Rose-croix ( d’Hérédom )

Aréopages :
19-Grand Pontife ou Sublime Écossais de la Jérusalem céleste
20-Chevalier du Temple ou Vénérable Grand Maître de toutes les Loges
21-Noachite ou Chevalier Prussien
22-Chevalier de Royal Arche ou Prince du Liban
23-Chef du Tabernacle
24-Prince de Tabernacle
25-Chevalier de Serpent d’Airain
26-Écossais Trinitaire ou Prince de Merci
27-Grand Commandeur du Temple, dit Souverain Commandeur du Temple de
Jérusalem
28-Chevalier du Soleil ou Prince Adepte
29-Grand Écossais de Saint André d’Écosse dit Patriarche des Croisades
30-Grand Élu Chevalier Kadosch, dit Chevalier de l’Aigle Blanc et Noir

Degrés Administratifs Ecossais :
31-Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur
32-Sublime Prince du Royal Secret
33-Souverain Grand Inspecteur Général

Degrés Ésotériques :

66-Patriarche Grand Consécrateur
90-Patriarche Sublime Maître du Grand Oeuvre

Degrés Administratifs :
95-Grand Conservateur
96-Grand et Puissant Souverain de l’Ordre
97-Député Grand Maître International
98-Grand Maître International
99-Grand Hiérophante

Ce rite est pratiqué au Grand Orient de France, à la Grande Loge Symbolique de France ainsi qu’à la Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm.

Le Rite dYork

Les États-Unis détiennent une place un peu particulière sur l’échiquier de la Franc-Maçonnerie mondiale; d’abord parce que leurs effectifs sont très nombreux (aux alentours de 4 millions), ensuite parce qu’ils pratiquent une maçonnerie uniquement axée sur le rituel. En loge bleue, ils pratiquent le « Ancient Work », le rite standard des loges bleues américaines. Les hauts grades souchés sur le Rite Américain sont appelés Rite d’York. Il est fréquent que les membres du Rite d’York appartiennent également au hauts grades du Rite Écossais Ancien et Accepté. Ainsi aux USA, un Maçon aura le droit d’être Chevalier du Temple au Rite d’York et Sublime Prince du Royal Secret (32°) au REAA. Il existe d’ailleurs des équivalences (ou passerelles) entre ces différents rites et degrés. Le Rite York comporte 15 degrés dans son ensemble qui sont:

Loges Bleues :

1. Apprenti
2. Compagnon
3. Maître maçon

Chapitres :

4. Maître Maçon de Marque
5. Passé Maître
6. Très Excellent Maître
7. Maçon de l’Arche Royale

Conseils :

8. Maître Royal
9. Maître Select
10.Très Excellent Maître

Commanderies :

11. Chevalier de la Croix-Rouge
12. Chevalier de Malte
13. Chevalier de l’ordre du Temple

Grand Champs :
14. Chevalier de la Croix-Rouge de Constantin

Collège Royal de York

15. Chevalier de York

Les Side Degrees

Order of the Allied Masonic degrees

Tout grade contrôlé par le Grand Conseil ne peut être conféré qu’à des Maçons de la Sainte Arche Royale, Princes de l’Ordre du Moniteur Secret, admis depuis au moins douze mois Les grades de l’Ordre sont ceux de :

Maçon de St Lawrence le Martyr
Chevalier de Constantinople
Grand Tuileur de Salomon
Croix-Rouge de Babylone
Saint Ordre des Grands Prêtres
Order of Eri

sergent d’armes

écuyer

chevalier
Ce magnifique degré est basé sur l’histoire de l’Irlande et l’ésotérisme chrétien irlandais.
Le rituel évoque l’invasion de l’Irlande par les danois,la bataille de Clontarf, l’origine des ordres chevaleresques dans ce pays, les anciens noms de l’Irlande(17 noms!), les débuts de la Franc-Maçonnerie, St Patrick et les rois Brian Boru et Malachi.

La Sociétas Rosicruciana in Anglia

La Societas Rosicruciana In Anglia est une organisation chrétienne fondée en 1865 et indépendante de toute structure maçonnique. Tous ces membres sont néanmoins Maîtres Maçons actifs dans leurs loges symboliques. Les degrés conférés par cet organisation ne sont pas considérés comme des degrés « supérieurs » mais plutôt comme un complément à la Maîtrise. Elle utilise le symbolisme et les Traditions d’une société beaucoup plus ancienne connue sous le nom de Fraternité de la Rose+Croix, se réclamant de son fondateur légendaire : Christian Rosenkreutz. La SRIA a essaimé en Écosse, aux États Unis, en France ainsi que dans d’autres pays d’Europe.

La SRIA est organisée en 9 degrés, chacun possédant un rituel spécifique. La finalité étant d’apporter à ses membres une ouverture d’esprit supplémentaire sur la Vraie Nature des choses et une compréhension du Monde dans lequel ils évoluent. Les membres de la SRIA se regroupent en Collèges. L’admission à la SRIA est limitée aux Maîtres Maçons qui sont membres d’une obédience régulière, qui sont de foi Chrétienne et qui croient en la Sainte Trinité. Les degrés sont répartis en 3 Ordres :

Premier Ordre
I° – Zelator
II° – Theoricus
III° – Practicus
IV° – Philosophus
V° – Adeptus Minor

Deuxième Ordre
VI° – Adeptus Major
VII° – Adeptus Exemptus

Troisième Ordre
VIII° – Magister
IX° – Magus

Royal Order of Scotland

L’Ordre Royal d’Écosse est composé de deux degrés qui sont :

Hérédom de Kilwinning
Chevalier Rose+Croix.

Le mot Hérédom dérive du mot hébreu Harodim, signifiant « les règles » et du nom de Kilwinning qui se rapporte au rétablissement de l’ordre par le Roi Robert Bruce à Kilwinning, où il a présidé en tant que premier Grand Maître de l’Ordre.

Le degré de Hérédom de Kilwinning est en particulier intéressant puisqu’il traite de l’enseignement et du symbolisme des trois premiers degrés de la Maçonnerie de Saint Jean (Loges Bleues).

La Tradition veut que le degré de Chevalier Rose+Croix ait été institué par Robert Bruce sur le champ de bataille de Bannockburn le jour de la Saint Jean d’été 1314 au moment des combats pour l’indépendance de l’Écosse.

Source : http://hautsgrades.over-blog.com/

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Albrecht Dürer Oules trois voies de la réalisation initiatique 1 novembre, 2014

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Albrecht Dürer oules trois voies de la réalisation initiatique

16 juin 2012, 16:50

Albrecht Dürer oules trois voies de la réalisation initiatique

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Jacques Trescases

Réalisées en une année, les  » Meisterstische « , chefs d’œuvre du Maître de Nuremberg, sont trois gravures sur cuivre qui révèlent la maîtrise de leur auteur et la pleine maturité de sa pensée :  » Le Chevalier, le diable et la mort « , exécutée en 1513,  » Saint-Jérôme dans sa cellule « , et  » Mélancolie « , gravées en 1514, apparaissent a priori fort différentes, par leur facture autant que par leur sujet. Pourtant, ces œuvres ont toujours été considérées comme faisant partie d’un même ensemble, comme un triptyque destiné à transmettre un message unique.

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Certains ont vu dans ces trois gravures l’illustration des trois sortes de vertus, selon la classification scolastique : morales, théologales et intellectuelles . Le Chevalier représenterait ainsi la vie du chrétien dans le monde. Luthérien convaincu, Dürer pouvait effectivement imaginer le  » soldat du Christ  » armé et casqué pour affronter un monde plein de tentations et de fausses pistes, d’autant que cette image était classique et avait été maintes fois utilisée dans l’iconographie religieuse. Saint-Jérôme figurerait la voie mystique, tandis que la Mélancolie illustrerait la recherche intellectuelle, accompagnée de tristesse et de découragement. Cette interprétation paraît juste, mais il convient de la préciser en tenant compte du fait qu’Albert Dürer, initié, se devait de transmettre un message initiatique. Les trois gravures apparaissent dès lors comme l’expression des trois voies :

*La voie chevaleresque ;*La voie monastique ;*L’Art Royal.

Profondément enraciné dans son siècle et son terroir germanique, A. Dürer s’affirma rapidement comme l’un des plus grands peintres, dessinateurs et graveurs de tous les temps tandis que son génie était reconnu comme universel. Se définissant lui-même comme Maître artisan, il fut non seulement un artiste de grand talent, mais un créateur et un théoricien de l’art et des sciences, ami des humanistes les plus prestigieux et de scientifiques les plus renommés dans les domaines les plus variés (géographie, astronomie, naturalisme, mathématiques)Nombre d’indices permettent d’affirmer qu’il était initié :

* Il reçut probablement son initiation de son propre père, maître orfèvre, auprès de qui il fit son premier apprentissage. À l’époque, chaque corps de métier avait vraisemblablement sa propre initiation, transmettant à la fois les secrets de l’art et l’enseignement ésotérique. Parmi tous les métiers, celui d’orfèvre était sans doute l’un des plus nobles, et l’un des plus proches de celui de constructeur, par le soubassement géométrique qu’il impliquait, la technique du trait et l’art architectural.* Encore jeune homme, il entreprit ses  » voyages de compagnon  » auprès des plus grands maîtres d’alors, ce qui le conduisit notamment à Colmar, Strasbourg et Bâle, villes réputées pour leur tradition initiatique.* Où qu’il aille, où qu’il se trouve, il entre immédiatement en contact avec les meilleurs esprits de toutes les disciplines. À peine arrive-t-il à Venise, par exemple, qu’il se voit confié la confection du retable de San Bartolomo, église de la colonie allemande. * « La fête du rosaire », sujet de ce retable, semble avoir été commanditée par une  » confrérie du rosaire « , ordre initiatique dont Stabius aurait pu être une personnalité influente, peut-être même le Grand Maître.Dürer éprouvait une véritable vénération pour cet homme, qu’il a représenté plusieurs fois, notamment sous les traits de Saint-Coloman pèlerin, dont les armes comportent un aigle à deux têtes.

Les écrits de Dürer expriment des points de vue qu’aucun initié ne saurait renier : auteur d’un  » Traité des proportions « , il y révèle, au delà des techniques de son art, ses convictions intimes :  » L’art est dans la nature « , expose-t-il,  » tout ce qui est opposé à la nature est mauvais « . Mais la nature entière a été elle-même conçue sur des bases géométriques :  » Les éléments primordiaux de toute connaissance sont le triangle, le carré et le cercle « . Nul doute que, dans son esprit, la nature ne soit l’œuvre d’un artisan-géomètre, un Grand Architecte de l’Univers : La Beauté est pour lui témoignage de la Vérité, expression de la Divinité. Si l’art est le fait de l’artisan, honnête ouvrier intégré dans son équipe, il est inspiré par Dieu.  » Toute inspiration vient d’en Haut « . L’origine de l’art est divine et les plus grandes œuvres ne sauraient relever que de l’Art sacré. Dürer éprouva une prédilection pour les thèmes à portée ésotérique : le tarot, l’astrologie, la mort, l’Apocalypse de Saint-Jean, (dont il fut le plus prodigieux illustrateur). Même les sujets religieux, auxquels il consacra une grande part de son talent, s’offrent à une interprétation ésotérique, comme en témoigne cette ravissante  » Vierge à l’enfant  » : Sise sur un croissant de lune, elle patronne ainsi toutes les initiations ; inscrite dans un triangle, lui-même inscrit dans un cercle au centre d’un carré, elle tient sur son sein l’enfant Jésus, centre du tableau et centre du monde, ce qui est une manière, compte tenu de ses convictions, de montrer le parfait ordonnancement du Cosmos. Aimant faire son autoportrait, il se représente une fois sous les traits du Christ, ce qui ne saurait être interprété comme une folie paranoïaque, mais comme l’idéal d’un homme naturellement humble, qui doit s’efforcer de ressembler à l’image du Fils. Une autre fois, il se peint exhibant un chardon. Peut-être est-ce une référence à un ordre initiatique : Robert Bruce n’avait-il pas institué un Ordre de Saint-André du Chardon ?Albert Dürer, initié, se veut naturellement porteur d’une Parole :Les trois  » Meisterstiche  » constituent évidemment le meilleur support de l’enseignement ésotérique que le Maître génial de Nuremberg voulait inscrire dans son œuvre :

Melancolia IOu la quête de la Connaissance

Pour un non initié, cette gravure doit paraître bien déconcertante : une jeune fille ailée est montrée accablée et pensive au milieu d’objets insolites et hétéroclites. Elle n’est émouvante et signifiante que parce que son sujet, apparemment banal, a fait l’objet, de la part de l’artiste, d’une triple transmutation.

De l’humeur chagrine à la quête spirituelle

Dürer connaissait, pour l’avoir lui-même illustrée, la théorie des humeurs prévalant chez les médecins de l’époque : l’humeur prédominante caractérisait les individus susceptibles, dès lors, d’être classés en quatre catégories : les sanguins, les colériques, les lymphatiques, les mélancoliques. L’excès de bile noire ne donnait pas à ces derniers des caractéristiques très sympathiques : De complexion pessimiste, à l’aspect triste et au teint olivâtre, les mélancoliques étaient réputés malchanceux, déplaisants, maladroits, avares et avides, lâches, rancuniers et méchants. Fuyant leurs semblables et méprisant le sexe opposé, ils avaient une inclination pour l’étude solitaire.

Toutefois, à la suite de la publication en Allemagne des  » Lettres  » de Marsile Ficin et de ses  » livres de vie « , le concept de mélancolie s’était modifié et était devenu à la mode. Personnalité dominante de l’académie néoplatonicienne de Florence, – point de passage privilégié de la Renaissance de l’humanisme antique, dont Durer était friand, – Marsile Ficin était lui-même de constitution délicate et de disposition mélancolique. Il s’était consolé en découvrant chez Aristote une théorie réhabilitant les mélancoliques, dont il s’était fait le propagateur. Selon cette analyse psychophysiologique, le mélancolique se caractériserait par une sensibilité particulière, lui permettant d’atteindre, dans tous les domaines de la spéculation, des sommets inaccessibles au commun des mortels. Le mélancolique, réceptif à la  » furor divinis  » chère à Platon, pourrait connaître ces extases mystérieuses, qui lui donnent accès aux plus sublimes vérités. Les meilleurs peintres, poètes ou philosophes seraient des mélancoliques.

Cette nouvelle célébration de l’humeur mélancolique s’accompagne de la réhabilitation et de l’ennoblissement de Saturne et de sa planète, qui relève de la même complexion (froide et sèche). Les néoplatoniciens de Florence avaient découvert que Plotin et ses disciples avaient de Saturne une aussi bonne opinion qu’Aristote de la mélancolie :ayant engendré Jupiter, Saturne lui serait antérieur et supérieur. Il symboliserait l’Esprit du Monde alors que Jupiter n’en serait que l’âme. Saturne inspirerait notamment ceux  » dont l’esprit est enclin à la contemplation et à la recherche des choses les plus élevées et les plus secrètes « . Pourtant, vieux, sec et froid, lié à la Terre et même au monde souterrain, Saturne conserve des aspects néfastes dont il importe de se préserver : un Carré magique, figurant sur la gravure étudiée, permettait à cette fin de  » changer le mal en bien « 

Le caractère saturnien de cette gravure est en effet souligné par la présence du chien et de la chauve souris, attributs traditionnels de Saturne. Celui-ci était également associé, par une sorte de conséquence logique, à la géométrie, loi cachée du Cosmos et de la vie. À ce titre, Saturne avait déjà été représenté comme le grand Géomètre de la Terre. La Mélancolie saturnienne de Dürer est donc naturellement entourée des outils du géomètre (un géomètre architecte) et des produits de son art, la sphère et l’hexaèdre, dont la forme, insolite, est en fait significative.

Ainsi, à partir de figures connues, transposées par son génie, Dürer parvient-il à exprimer le caractère sublime et quasi désespéré de la quête de la connaissance, l’impuissance à savoir manier les outils dispersés et à utiliser la clef, dont le personnage central est muni, mais dont il ne sait apparemment pas se servir.

De la conception philosophique à la confession de l’artiste

Cette gravure nous touche parce qu’au delà de l’exposé d’une vision théorique, elle nous apparaît comme un aveu. La mélancolie de Dürer n’est en rien l’état naturel résultant d’un déséquilibre humoral ! C’est celle de l’artiste, parvenu au sommet de son art, qui a entrevu des vérités sublimes, qu’il se voit incapable d’exprimer.La maîtrise consommée résulte, selon ses propres écrits, de la parfaite coordination de deux acquis, le savoir théorique et, en particulier, une connaissance approfondie de la géométrie, ( » die Kunst) et l’habileté de l’art (« der Brauch « ).  » Les deux doivent aller de pair car l’un ne va pas sans l’autre « . Cette conception explique la torpeur du personnage central, (féminin), qui sait ce qu’il pense, mais ne peut agir, et, en contrepoint, la fébrilité activiste de l’angelot (masculin), qui griffonne sur son ardoise des graffitis dépourvus de sens. De la désunion de la théorie et de la pratique, ne peuvent résulter qu’impuissance et tristesse.

Exprimant ainsi son désespoir de ne pouvoir, malgré son talent, exprimer par son art les vérités sublimes qu’il perçoit dans le firmament, il rejoint l’aveu désabusé du Docteur Faust :

 » J’ai étudié toute la philosophie,Tout le Droit, toute la médecine,Et suis aussi ignorant qu’au premier jour « 

Le souci de perfectionnement est à la base de la Franc-maçonnerie des trois premiers degrés.  » J’ai à me perfectionner  » constate aussi le Grand Elu de la Voûte Sacrée du REAA, à l’issue du long périple de la Loge de Perfection.

De l’expérience de l’artiste à l’essence de l’Art Royal

Dürer nous offre dans ce tableau une double leçon d’ésotérisme, il démontre sa virtuosité dans la maîtrise de l’Art Royal. Le fourneau et le creuset sont des références alchimiques explicites ; mais les allusions invitent à approfondir la recherche dans cette direction ; ainsi, par exemple, nous savons que l’alchimie est représentée dans le médaillon central de la façade de Notre Dame de Paris par un visage de femme devant une échelle. La composition de Dürer représente également une jeune femme ailée devant une échelle, composée de sept barreaux, quatre visibles, trois invisibles, qui relie la Terre au Ciel, et dont, précisément, la jeune femme semble avoir perdu le secret.

L’artiste a glissé dans sa composition quelques rébus, dont la solution est à trouver dans l’ésotérisme : ainsi, par exemple, l’objet de la quête ésotérique consiste symboliquement à rechercher la  » quadrature du cercle » ; la juxtaposition du carré magique, du sablier et du compas, peut se lire , en allemand  » Quadra  » « Ur  » der  » Zirkel « . Un autre rébus propose une balance, l’échelle et la planète, qui peuvent se lire  » Waage –Leiter-Project « , décrivant ainsi trois phases du processus alchimique. Loin d’être un jeu puéril, le rébus est pour Dürer, comme pour les humanistes, le moyen de montrer que, derrière l’apparence du dessin, il convient de rechercher le sens caché.

Cette intention apparaît dans toute sa splendeur avec la présence du carré magique qui, au delà de la virtuosité arithmétique, porte un message initiatique d’un intérêt majeur :

16 3 2 13 5 10 11 8 9 6 7 12 4 15 14 1

La somme des nombres inscrits dans chaque case est toujours égale à 34, quel que soit le sens dans lequel l’addition est faite : horizontal, vertical, ou en diagonale. Ce carré se divise en quatre carrés de quatre cases : le total des nombres de chaque carré fait encore 34. Au total, on trouve 22 fois le nombre 34, lequel peut se lire 3 + 4. Le nombre 7 est celui de la maîtrise, celui où la Terre s’ouvre à la lumière du Ciel (raison pour laquelle l’échelle a sept barreaux). Le nombre 7 est bien le nombre clef : le carré magique comprend 16 cases : 6+1.22 : 7 = 3,14116 = Pi, nombre permettant de passer du carré au cercle, soit, pour nous, de l’équerre au compas, le chiffre qui résout le problème de la quadrature du cercle. Les deux volumes qui figurent au centre de la composition sont précisément l’hexaèdre et la sphère. L’hexaèdre est un polyèdre à six faces en forme de pentagone : il contient le secret du passage du cube à la sphère. On notera sans surprise que 6+1 correspond à la batterie du Maître Secret. Ce rapprochement n’a rien d’artificiel, car, en fait, c’est tout le cycle de la quête de la Connaissance que peut figurer cette gravure. Quête bien décevante, car l’adepte est incapable de définir la lumière qu’il a perçue, qui ne brille que faiblement au cœur de l’arc-en-ciel. Cette lumière n’éclaire plus l’héroïne du tableau, dont les ailes semblent indiquer que c’est un ange non pas crânement déchu, comme Lucifer, mais simplement égaré, par ce qu’il a perdu le secret du sens ; la Parole est Perdue et tout semble promis à la désespérance.

Il a perdu  » la droite voie  » dont parle Dante au seuil de la Divine Comédie, qui le plonge dans le même état d’accablement. Mais cet abattement n’est que provisoire : tout invite à le dépasser ; d’ailleurs notre héroïne porte sur elle la Clef, comme le Maître Secret, qui ne sait quoi en faire. C’est le sens du I qui figure à côté du titre  » Melancolia « , mot latin qui se traduit par  » Sehnsucht  » en allemand, la  » nostalgie « , la nostalgie de ce qui a été perdu, qui nous apportait le bonheur de vivre. La Parole Perdue invite donc l’adepte à changer de voie, à en explorer une autre pour la retrouver.

La voie mystique Ou L’éclosion de l’ Amour sublime

Saint-Jérôme dans sa cellule. Cette gravure donne l’impression exactement inverse de celle produite par la précédente : tout est calme, serein, ordonné. Même si le tableau comporte nombre d’éléments, ces derniers sont délibérément secondaires, subordonnés au sujet central, focalisé par le jeu subtil de la perspective et de la lumière. Au delà de la prouesse technique, le message est clair : le don total de soi apporte Paix et Joie.

Depuis son plus jeune âge, Dürer avait été fasciné par Saint-Jérôme. Il l’a représenté au moins dans cinq circonstances différentes : près d’un saule, battant sa coulpe, près d’un crâne, dans une grotte, et, à deux reprises, dans sa cellule. La forte personnalité de ce saint permet de comprendre cette fascination : docteur et  » père  » de l’Eglise, Saint-Jérôme, ou HIERONYMUS, avait été un savant et un érudit. Féru de culture classique, il connaissait le grec, le latin, l’hébreu et l’arménien. Il avait été successivement, prêtre, moine, anachorète, cardinal. Dürer admirait surtout en lui le lettré qui avait su faire le pont entre sa culture classique et sa foi chrétienne, donc un précurseur des humanistes dans lesquels l’artiste se reconnaissait.

Le personnage que Dürer représente dans cette gravure n’est pas l’érudit, mais le saint, même s’il reste penché sur son écritoire. Il a surmonté l’appréhension de la mort, dont la présence lui reste familière (crâne posé devant lui, sablier qui lui compte son temps), apaisé ses pulsions terrestres (chien endormi) et domestiqué sa vanité (lion assagi). Triplement illuminé par le soleil, qui filtre à travers les vitres, la Croix du Christ, offerte à sa contemplation et sa propre lumière intérieure, il peut, en toute humilité, se consacrer à son œuvre au service de l’humanité entière. En effet, il apporte au Monde  » la Parole « , en traduisant la Bible, porteuse pour l’humanité entière, de foi, d’espérance et de charité.

Cette œuvre, qu’il ne suspend que lorsque ses forces doivent être renouvelées, correspond au but d’un Rose-Croix, un grade charnière du REAA :  » Combattre l’orgueil, (son chapeau de cardinal est négligemment accroché à un piton), l’égoïsme et l’ambition, afin de faire régner à leur place le dévouement et la charité  » . Comme celui-ci, il ne découvre sa vocation qu’après avoir traversé le désert, l’impasse que constituait l’acquisition de la connaissance, si l’on ne la partage pas dans un acte d’amour totalement gratuit. Il n’est porteur de Parole que par ce qu’il se veut  » le plus humble de tous « , parce qu’il est  » le plus éclairé  » et qu’il sait  » que toute inspiration vient d’en Haut « 

Le CHEVALIER , LE DIABLE ET LA MORT. ou L’action de l’Initié dans le Monde.

Comme pour la gravure précédente, le double jeu des ombres et de la lumière fait montre d’une virtuosité stupéfiante. Ainsi, ou remarque moins, au premier abord, que la composition s’inscrit élégamment dans un pentagramme étoilé, symbole d’harmonie parfaite. Nous connaissons suffisamment Dürer pour savoir que cette composition n’est ni fortuite ni gratuite. La détermination sereine du cavalier dominant sa monture, qui chemine d’un pas mesuré, est encore rendue plus manifeste par le contrepoint du DIABLE, bouc et pourceau, plus répugnant que jamais, et de la MORT, cadavre en décomposition, horrible et ricanante pour se faire plus effrayante.

Moine-soldat et pèlerin :Tandis que Saint-Jérôme figurait la vie du saint dans le monde spirituel, isolé des bruits et violences du monde, le Chevalier représente le chrétien en action, dans sa vie quotidienne, confronté à son hostilité, à ses tentations, à ses illusions. Comme pour les deux gravures déjà étudiées, Dürer trouve le modèle de son personnage central dans l’iconographie populaire que son génie propre métamorphose et transfigure. Le thème de  » soldat du Christ « , maintes fois traité avant lui, trouve sa source dans les Ecritures : déjà Saint Paul exhortait les chrétiens à  » revêtit l’armure de Dieu « ,  » la cuirasse de justice « ,  » le casque du salut  » tout en précisant que  » les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas celles de la chair, mais de l’esprit « . Cette métaphore reste courante durant tout le Moyen-âge et l’on en trouve de nombreuses xylographies. En revanche, le Diable et la Mort accompagnent plutôt le pèlerin, qui affronte un monde hostile pour effectuer son cheminement. Comme pour  » Mélancolie « , Dürer mélange donc deux thèmes pour qu’ils s’enrichissent mutuellement.

L’image de  » soldat du Christ  » avait été reprise par Erasme, précisément au moment où Dürer réalisait sa gravure :  » Afin que vous ne soyez pas détournés du chemin de la vertu, parce qu’il apparaît ardu et lugubre, parce qu’il peut exiger que vous renonciez aux avantages du monde et que vous combattiez incessamment trois ennemis déloyaux qui sont la chair, le diable et le monde, voici une troisième règle qui se propose à vous ; tous ces mauvais esprits et ces fantômes qui viennent vous assaillir comme dans les gorges de l’Enfer, vous devez les compter pour rien, suivant l’exemple de l’Enée de Virgile.  »

C’est exactement ce que représente l’artiste dans cette gravure, différente en cela de toutes les illustrations antérieures : les ennemis de l’homme, si effrayants et horribles soient-ils, ne semblent pas avoir de réalité : ils ne sont que des fantômes, des fantasmes, pourrait-on dire, que le chevalier doit ignorer. Sûr de lui, armé de sa vertu et casqué par sa foi, il passe sans les voir et poursuit calmement son chemin,  » les yeux fixés intensément et sans faiblir  » , vers l’objet de sa quête.

Chevalier de l’Universel et de l’éternel. Jusqu’alors, l’Initié avait progressé dans un milieu artificiel et protégé. Le maçon reçoit son initiation et reçoit toutes ses élévations de salaire dans une Loge ou un Atelier supérieur, espace-temps sacré, en dehors de la vie courante. L’Ordre constitue un cadre protecteur où il peut exercer ses vertus à l’abri des exigences, tentations et agressions du monde extérieur. Mais il est évident que l’acquisition de sa propre maîtrise et la libération de son inclinaison à l’altruisme n’ont de sens que s’il peut les vivre dans sa vie quotidienne et sait les faire partager dans sa famille et les divers milieux qu’il fréquente. Un statut intermédiaire est celui des travaux en salle humide. Où les discussions suscitent échanges et nécessitent maîtrise de soi.

À titre d’exemple, Au 30éme degré du REAA, le Kadosch (saint) est considéré suffisamment armé pour affronter le monde extérieur : C’est sur le monde et dans le monde, qu’il doit agir. Il  » a acquis la notion d’un plan supérieur qui est celui de l’absolu, où la dualité se résout en unité,  » mais ne peut pas vivre sur ce plan supérieur. Il lui faut donc redescendre sur celui de l’humanité et s’y affermir pour agir efficacement « . Ce cheminement sera pour lui un combat, un combat permanent pour le Droit et la Justice. À cette fin, il est armé du  » glaive flamboyant de Saint-Michel « , de la  » lance inflexible de Saint-Georges « , et du  » Caducée de Mercure « . Le Chevalier de Dürer,  » der Reiter « , a aussi ces trois armes : l’épée, le bâton de pèlerin et son propre détermination, la composition le plaçant au milieu du Diable et de la mort, dont l’ensemble forme précisément le caducée. Il est guidé par la lumière de la Jérusalem céleste que l’on voit représentée en haut et vers laquelle il se dirige, même si cet objectif paraît inaccessible, sa voie le maintenant actuellement dans un chemin sombre où toutes les embûches sont à craindre.

 » L’homme qui se régénère, se spiritualise, se dépouille pour ainsi dire de l’homme de chair, franchit les portes de la mort pour entrer dans le cycle de la vie éternelle  »  » Chercheur de lumière, celle de la vérité et de la Justice, le chevalier est véritablement  » saint « , puisque protégé par son casque et sa cuirasse contre les exigences, les tentations et les illusions qu’il rencontre. Prêt à combattre  » toutes les ignorances, tous les fanatismes, qui sont les oppresseurs de la pensée, de la Justice et du Droit « ,  » sa profonde foi l’éclaire dans le combat qu’il mène « . Ses alliés sont le chien, saturnien, en contact avec la Terre et le monde souterrain, entièrement domestiqué, symbole de fidélité, de zèle et d’obstination, et la salamandre, animal mythique qui survit, dit-on, à son immixtion dans le feu, donc symbole de la régénérescence par l’Initiation. Ses ennemis, si redoutables et répugnants qu’ils paraissent, sont faciles à maîtriser : il suffit de les ignorer et de les tenir à distance : ce ne sont que les produits morbides d’une imagination exaltée.

Le DIABLE-POURCEAU, figure de l’instinctivité primaire, ne parvient pas à troubler, ni avec sa corne (naturelle), ni avec sa pioche (artificielle), le sage qui a su mettre un écart entre ses pulsions et son esprit souverain. L’assise solide du chevalier exprime la même idée : l’impulsivité du cheval est parfaitement maîtrisée par le cavalier qui contient sa fougue et maintient sa monture au rythme qu’il lui impose. Quant à la MORT, le Kadosch n’a pas à la craindre : elle viendra à son heure, nécessairement, au bout du chemin, (crâne et sablier sont là pour le rappeler). Mais le seul ennemi à redouter, c’est la seconde mort, décrite par l’auteur de l’Apocalypse, que Dürer connaît bien, quand il écrit :  » Le vainqueur, jamais ne connaîtra la seconde mort « .

Au terme de cette étude, deux conclusions. Certains rapprochements sont audacieux, mais ils ne sont arbitraires. Albrecht Dürer, maître ésotériste incontestable, a montré que les jeux de mots et d’esprit peuvent être porteurs de vérités supérieures. On chercherait évidemment en vain le nom de Dürer sur les registres de Loges ou de sociétés initiatiques ayant survécu.

En revanche, à la lumière de ses trois œuvres maîtresses, toute progression initiatique, quelle qu’en soit la forme, à emprunter et explorer, successivement, puis simultanément, les trois voies de la Connaissance, de l’Amour et de l’Action. Ces trois éléments apparaissent bien entendu dans les trois premiers degrés de la Maçonnerie et sont à développer en parallèle.

Merci Ana de cette trouvaille et du partage.

durer carre

Les Rites maçonniques égyptiens 29 mai, 2013

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Les Rites maçonniques égyptiens

Les Rites maçonniques égyptiens forment une famille de rites maçonniques utilisés par un assez petit nombre de loges maçonniques (de l’ordre de la centaine), principalement en France, réparties dans un assez grand nombre d’obédiences (de l’ordre d’une vingtaine). Il s’agit de rites d’inspiration mystique et hermétique. Les principaux d’entre eux sont:
* Le Rite de Misraïm
* Le Rite de Memphis
* Le Rite de Memphis et Misraïm (époque de Garibaldi)
* Le Rite de Memphis-Misraïm (tel que rénové par Ambelain)

Origine et Histoire
L’origine des rites maçonniques dits « égyptiens » remonte à plus de 200 ans. Ces rites ont revendiqué une première filiation, venant d’un Rite Primitif qui aurait été pratiqué à Paris en 1721, mais dont l’existence n’a jamais été historiquement démontrée. Ils se réclament aussi du Rite Primitif des Philadelphes à Narbonne en 1779.

Cependant leur histoire est plus complexe. Ceci est dû principalement à une triple particularité:

* la légitimité maçonnique y est réputée provenir principalement de la transmission de pouvoirs de dirigeant à dirigeant, via des documents appelés « chartes ».
* leurs dirigeants étaient, jusqu’à la scission de 1998, tous nommés à vie.
* leur pratique ayant toujours été extrêmement minoritaire dans la maçonnerie mondiale, la littérature les concernant est moins fournie et moins facilement accessible que pour d’autres rites.

Les origines
Plusieurs Rites ou Ordres initiatiques ont existé en France à la fin du XVIIIe siècle. Ils se présentaient comme héritiers de divers courants mystiques non maçons beaucoup plus anciens. C’est le cas par exemple en 1767 des Architectes africains, en 1780 du Rite primitif des philadelphes, en 1785 du Rite des parfaits initiés d’Egypte, en 1801 de l’Ordre sacré des Sophisiens et en 1806 des Amis du désert.

Ces Rites s’inspiraient de ce que l’on appelait la « tradition égyptienne », et consistaient en une association de traditions et de textes, telles qu’ils étaient comprises à cette époque. C’est le cas par exemple du « Séthos » de l’Abbé Jean Terrasson (1731), « l’Oedipus aegyptianicus » d’Athanasius Kircher (1652) et du « Monde primitif » d’Antoine Court de Gébelin (1773). La Kabbale judéo-chrétienne, l’hermétisme néo-platonicien, l’ésotérisme, les traditions chevaleresques et autres trouvaient également là une source naturelle d’expression. C’est ainsi que Cagliostro, par exemple, qualifia le rite qu’il constitua dans les années 1780 de « Rite de la haute maçonnerie égyptienne »

Mais c’est surtout au début du XIXe siècle, suite à la campagne d’Égypte, que l’égyptomanie se développa le plus dans la franc-maçonnerie comme dans l’ensemble de la société française

Au XIXe siècle
Rite de Misraïm ou égyptien

De 1810 à 1813, les frères Bédarride développèrent le rite de Misraïm (Misraïm siginifiant « Égypte » en hébreu) dans les milieux français d’Italie, puis en France à partir de 1814. Bien que controversé, il semble que leur système et leurs chartes aient convaincu divers maçons, dont Thory et le Comte Muraire, qui les mirent en relation avec d’autres maçons du rite écossais. Quelques Loges furent créées. Mais divers problèmes de détournement des fonds de la part des frères Bédarride poussèrent de nombreux frères à se retirer et à fonder une nouvelle Puissance Suprême égyptienne qui demandera en 1816 et sans succès à être admise au sein du « Grand Consistoire » du Grand Orient de France. Le rite de Misraïm poursuivra son histoire avec des hauts et des bas jusqu’en 1822, date à laquelle, ayant été utilisé comme couverture par des réseaux politiques libéraux et républicains, il fut interdit par la police de la Restauration. Celle-ci ferma la dizaine de loges qui le composaient et confisqua une grande partie de ses archives, qui se trouvent aujourd’hui aux Archives Nationales.

En 1831, le rite obtint de la Monarchie de Juillet le droit de se reconstituer, mais seules 4 Loges parisiennes y parvinrent. Le frère Morrison (1780-1849) joua également un rôle notable dans l’histoire de ce rite. Originaire d’Écosse, ancien médecin militaire des armées britanniques pendant les guerres napoléoniennes, il s’établit à Paris en 1822. Passionné par les hauts grades maçonniques, il fut dignitaire de tous les systèmes de hauts grades existant à l’époque à Paris et contribua à la reconstitution du rite.

Entre les années 1848 et 1862, le rite de Misraïm traversa une crise. Michel Bédarride ayant un comportement très contestable à plusieurs reprises (entre autres sur le plan financier), de nombreux frères quittèrent l’obédience et, ne pouvant créer une autre structure, entrèrent au Grand Orient de France où ils ouvrirent, entre autres, la Loge « Jérusalem des Vallées Egyptiennes ».
En 1858, le Grand Maître du Grand Orient de France fit savoir que les frères de Misraïm ne pouvaient être reçus en visite dans les Loges du Grand Orient de France. M. Bédaride transmit avant sa mort la charge de diriger l’ordre à Hayère auquel succédèrent Girault et Osselin. Ce dernier ferma la Grande loge Misraïmite en 1899

En 1889, le Rite de Misraïm placé sour la juridiction française comptait 3 Loges à Paris, 8 en province, 2 à New-York, 1 à Buenos-Aires et 1 à Alexandrie. À celles-ci, il convenait d’ajouter les loges de la juridiction italienne qui était alors indépendante

Rite de Memphis ou oriental
Le Rite de Memphis naquit peu avant 1838, sous l’influence de Jean Étienne Marconis de Nègre (1795-1868). Exclu du rite de Misraïm, il fonda en 1838 l’Ordre de Memphis dont il devint le Grand Maître et Grand Hiérophante. Son rite ne compta jamais plus de 5 ou 6 loges au XVIIIe siècle, mais il l’implanta aussi aux États-Unis, en Roumanie et en Égypte. En 1841, sur la dénonciation des frères Bédarride, son rite fut interdit en France sous l’accusation d’afficher des sympathies républicaines.

En 1862, répondant à l’appel du Maréchal Magnan, Grand Maître du Grand Orient de France, pour l’unité de l’Ordre Maçonnique en France, Marconis proposa la réunion de son rite à l’Obédience, ce qui fut fait la même année: les Loges qui composaient l’Obédience se réunirent au Grand Orient de France

Rite ancien et primitif de Memphis et Misraïm
Devenu ainsi dépositaire du Rite de Memphis, le Grand Collège des Rites du Grand Orient de France accorda une reconnaissance officielle au Souverain Sanctuaire de Memphis aux États-Unis. Sous la grande maîtrise de Seymour, celui-ci ouvrit d’assez nombreuses loges non seulement aux États-Unis mais aussi dans différents pays du monde. Il fonda en particulier un Souverain Sanctuaire pour la Grande-Bretagne et l’Irlande, dont John Yarker était le grand-maître. En 1881, Yarker procéda à un échange de chartes avec le rite réformé de Misraïm de Pessina, sous l’Égide de Giuseppe Garibaldi, qui devint « Grand Hiérophante » des deux rites réunis, « Memphis et Misraïm ». À la mort de celui-ci, Yarker lui succéda.

Au XXe siècle
Antique et Primitif Rite Oriental de Memphis-Misraïm

En France, le docteur Gérard Encausse (dit Papus), fondateur de l’Ordre martiniste et adversaire du Grand Orient de France, s’intéressait à la tradition maçonnique ésotérique. Après avoir sans succès demandé son admission à la Grande Loge Misraïmite et à la Grande Loge de France, il obtint de Yarker une patente lui permettant d’ouvrir une loge au rite Swedenborgien. En 1906, il obtint de Yarker l’autorisation de constituer une Grande Loge et en 1908, Théodore Reuss l’autorisa à ouvrir en compagnie de Teder la loge Humanidad qui devient l’Antique et Primitif Rite Oriental de Memphis-Misraïm en France. Il en devint le Grand Maître. Lui succédèrent Téder (de 1916 à 1918), puis Jean Bricaud (de 1818 à 1934), Constant Chevillon (de 1934 à son assassinat en 1944 par la Milice française), Henri-Charles Dupont (de 1945 à 1960)

Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm
Robert Ambelain, ayant pris la direction du rite en 1960, en réformera les rituels en profondeur et renommera son obédience du nom de « Grande Loge Française du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm ». Il transmettra sa succession à Gérard Kloppel en 1985.

L’éclatement de la Grande Loge Française du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm
Les prémisses de l’éclatement de la Grande Loge de Memphis-Misraïm eurent lieu à partir de 1995. Les conflits étaient principalement liés:
* A la question de la mixité des loges.
* A celle de l’indépendance des ateliers des trois premiers grades vis à vis de ceux des hauts grades.
* A la question de la nomination à vie des dirigeants.
* Au débat sur la distinction entre rite et obédience.
* Ainsi peut-être qu’à quelques querelles de personnes.

Après la création d’une « Voie » égyptienne mixte, intervint en 1997 le projet de modification de la structure de l’obédience. Le conflit conduisit à la désintégration de l’obédience le 24 janvier 1998, et à la séparation de l’obédience en deux branches, l’une formant la Grande Loge Symbolique de France sous l’impulsion de Georges Claude Vieilledent, l’autre restant fidèle à Gérard Kloppel sous le nom de Grande Loge française masculine de Memphis Misraïm. A la suite de cette scission, après avoir créé la Grande Loge Traditionnelle de Memphis-Misraim, Gérard Kloppel démissionna le 5 mai 1998 en transmettant ses pouvoirs à Cheikna Sylla. La dissolution de la Grande Loge française du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm fut ensuite prononcée par le tribunal de Créteil. On assista ensuite à l’apparition d’une trentaine d’autres scissions au cours des années suivantes.

L’obédience d’origine ayant été dissoute par voie de justice, personne ne pouvait reprendre le même titre sans assumer la charge du passif relativement lourd. Ceci explique, notamment, qu’il existe aujourd’hui différentes Grandes Loges françaises qui reprennent le nom de Memphis-Misraïm mais qu’aucune d’entre elles ne soit officiellement déclarée sous ce nom selon la loi de 1901.

En 1999, six loges et quatre triangles se rapprochèrent du Grand Orient de France, tant par affinités personnelles que philosophiques, et y obtinrent leur intégration, ainsi que le réveil de la patente du rite égyptien détenue par le Grand Orient depuis 1862, offrant ainsi un pôle de stabilité au Rite.

Le 2 mars 2000, à Bruxelles, Gérard Kloppel organisa un Souverain Sanctuaire International qui décida de destituer Cheikna Sylla. Le 12 juillet 2007, bien que n’ayant plus aucune prérogative selon ses propres constitutions, il participa à la création d’une association dénommée « Confédération Internationale Franc-Maçonnique » et décida de « restaurer » l’Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm.

Cette destitution est considérée comme nulle et non avenue par Cheikna Sylla et son successeur au sein de l’ordre maçonnique international du rite ancien et primitif de Memphis-Misraim, Willy Raemakers. Ce dernier prit le 26 janvier 2008 un décret de radiation du rite de Gérard Kloppel.

Se placent notamment sous la Grande Hiérophanie de W. Raemakers les obédiences suivantes: la Grande Loge Symbolique de Belgique, la Grande Loge Symbolique du Canada, la Grande Loge Symbolique Masculine d’Afrique, le Conseil National de France, et la Grande Loge Mixte de Memphis-Misraim.

De nos jours
Le Rite de Memphis-Misraïm est pratiqué par de nombreuses obédiences à travers le monde. Cependant, il est divisé en une multitude de « branches » et de groupes qui ne se reconnaissent pas forcément les uns les autres. On constate que ces nombreuses obédiences sont souvent « groupusculaires » et isolées.

Le problème vient en partie de ce que, contrairement aux autres Rites Maçonniques, la filiation d’un Rite Egyptien repose sur un seul homme ou une seule femme, ce qui permet non seulement à tout(e) franc-maçon(ne) de fonder une nouvelle branche du Rite, une fois un certain degré atteint (90e pour le rite de Misraïm, 95e pour le Rite de Memphis-Misraïm ), mais facilite aussi parfois les impostures et rend la légitimité de chaque branche pratiquement invérifiable.

De plus, la Maçonnerie Egyptienne use beaucoup plus des « communications », à savoir de la transmission de degrés sur simple base d’un document écrit, sans faire passer les épreuves « physiques » de l’initiation. On a parfois également dit que certains « hauts dignitaires » du Rite, peu scrupuleux, auraient tout simplement fait commerce de chartes et de patentes, qu’ils auraient émises « à tout vent » en échange de sommes d’argent rondelettes. De telles accusations furent en leur temps portées contre les frères Bédarride. C’est ainsi que certaines loges et obédiences du Rite auraient été fondées par des personnes n’ayant qu’une faible pratique des loges, mais ayant en leur possession une patente ou une charte les ayant élevés aux plus hauts degrés du Rite, leur conférant ainsi autorité sur leur(s) structure(s).

La meilleure manière de savoir si une branche d’un Rite Égyptien est légitime est de vérifier sa patente. Cette patente doit être détenue par un possesseur d’un des degrés cités ci-dessus et avoir été obtenue de façon régulière auprès d’une autre structure elle-même authentique.

Fonctionnement
L’originalité du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm réside principalement dans ses grades maçonniques spécifiques, bien qu’elle s’affirme également, dans une moindre mesure, dès son premier degré. Ses degrés d’instruction et d’enseignement se situent sur une échelle de 99 grades divisés en plusieurs séries distinctes:
* La Maçonnerie symbolique, du premier au troisième degré, travaille sur le symbolisme et énonce les prémices de la recherche philosophique.
* La Maçonnerie philosophique, du 4e au 33e degré, s’attache à l’étude de la philosophie et des mythes. Le but est de mettre sur la voie de la recherche des causes et des effets originels.
* La Maçonnerie hermétique et ésotérique, du 34e au 99e degré, privilégie la haute philosophie, étudie les mythes religieux des différents âges de l’Humanité et accède au travail philosophique et ésotérique le plus avancé.

A noter que la plupart d’entre eux ne sont pas pratiqués et sont conférés par simple communication. On remarquera que ce rite a complètement intégré la hiérarchie du rite écossais ancien et accepté qu’il a prolongé par des grades qui lui sont spécifiques (donc à partir du 34e, ce qui fait donc 66 degrés spécifiquement misraïmites).

Il convient de remarquer qu’il existe toujours des Loges qui pratiquent le seul rite de Misraïm en 90 degrés et d’autres le seul rite de Memphis.

Les Grades
Loges symboliques

Les rites égyptiens étant à leur origine des systèmes de hauts grades maçonniques, il n’y avait pas, jusqu’à une date relativement récente, de spécificité égyptienne dans les rituels des loges symboliques: C’était le Rite français qui y était utilisé, dans ses trois grades:
* 1er Apprenti
* 2e Compagnon
* 3e Maître

Loges de hauts grades
Du 4e au 33e degrés, les rites égyptiens utilisèrent le plus souvent l’échelle des grades du Rite écossais ancien et accepté, avec parfois des variantes et avec cette différence avec le REAA que ces trente grades étaient généralement tous pratiqués dans le cadre d’un même atelier, susceptible de prendre symboliquement différentes dénominations suivant le grade auquel il travaillait. C’était le cas en particulier du système en 33 degrés que pratiquait Yarker et qu’il publia à Londres en 1875. En 1934, au convent de Bruxelles, le rite égyptien de Memphis-Misraïm décida de réactiver l’échelle complète de 90 grades d’instruction et de 9 grades administratifs telles que définie comme ci-dessous. Toutefois, la plupart de ces degrés étaient conférés sans aucune cérémonie rituelle, par simple communication. Seule une petite minorité d’entre eux donnait lieu à une cérémonie d’intiation et à une pratique réelles. Robert Ambelain lui-même considérait qu’à ses yeux les seuls obligatoires étaient les 9e, 18e, 30e, 32e et 33e.

Échelle en 99 grades
Loges de Perfection:
* 4e Maître Secret
* 5e Maître Parfait
* 6e Secrétaire Intime
* 7e Prévôt et Juge
* 8e Intendant des Bâtiments
* 9e Maître Élu des Neuf
* 10e Illustre Élu des Quinze
* 11e Sublime Chevalier Élu
* 12e Grand Maître Architecte
* 13e Royal Arche
* 14e Grand Élu de la Voûte Sacrée, dit Jacques VI ou Sublime Maçon

Chapitres:
* 15e Chevalier d’Orient ou de l’Épée
* 16e Prince de Jérusalem
* 17e Chevalier d’Orient et d’Occident
* 18e Sublime Prince Rose-croix

Sénats :
* 19e Grand Pontife ou Sublime Écossais dit de la Jérusalem céleste
* 20e Chevalier du Temple
* 21e Noachite ou Chevalier Prussien
* 22e Chevalier de Royal Arche ou Prince du Liban
* 23e Chef du Tabernacle
* 24e Prince de Tabernacle
* 25e Chevalier de Serpent d’Airain
* 26e Écossais Trinitaire ou Prince de Merci
* 27e Grand Commandeur du Temple
* 28e Chevalier du Soleil ou Prince Adepte
* 29e Grand Écossais de Saint André d’Écosse, Prince de la Lumière

Aréopages et Tribunaux :
* 30e Grand Élu Chevalier Kadosch, dit Chevalier de l’Aigle Blanc et Noir
* 31e Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur
* 32e Sublime Prince du Royal Secret
* 33e Souverain Grand Inspecteur Général

Grands Consistoires:
* 34e Chevalier de Scandinavie
* 35e Sublime Commandeur du Temple
* 36e Sublime Negociate
* 37e Chevalier de Shota (adepte de la Vérité)
* 38e Sublime Élu de la Vérité
* 39e Grand Élu des Eons
* 40e Sage Sivaïste (Sage Parfait)
* 41e Chevalier de l’Arc-en-Ciel
* 42e Prince de la Lumière
* 43e Sublime Sage Hermétique
* 44e Prince du Zodiaque
* 45e Sublime Sage des Mystères
* 46e Sublime Pasteur des Huts
* 47e Chevalier des Sept Étoiles
* 48e Sublime Gardien du Mont Sacré
* 49e Sublime Sage des Pyramides
* 50e Sublime Philosophe de Samothrace
* 51e Sublime Titan du Caucase
* 52e Sage du Labyrinthe
* 53e Chevalier du Phoenix
* 54e Sublime Scalde
* 55e Sublime Docteur Orphique
* 56e Pontife de Cadmée
* 57e Sublime Mage
* 58e Prince Brahmine
* 59e Grand Pontife de l’Ogygie
* 60e Sublime Gardien des Trois Feux
* 61e Sublime Philosophe Inconnu
* 62e Sublime Sage d’Eleusis
* 63e Sublime Kawi
* 64e Sage de Mithra
* 65e Patriarche Grand Installateur
* 66e Patriarche Grand Consécrateur
* 67e Patriarche Grand Eulogiste
* 68e Patriarche de la Vérité
* 69e Chevalier du Rameau d’Or d’Eleusis
* 70e Patriarche des Planisphères
* 71e Patriarche des Védas Sacrés

Grands Conseils:
* 72e Sublime Maître de la Sagesse
* 73e Docteur du Feu Sacré
* 74e Sublime Maître du Sloka
* 75e Chevalier de la Chaîne Lybique
* 76e Patriarche d’Isis
* 77e Sublime Chevalier Théosophe
* 78e Grand Pontife de la Thébaïde
* 79e Chevalier du Sadah Redoutable
* 80e Sublime Élu du Sanctuaire
* 81e Patriarche de Memphis
* 82e Grand Élu du Temple de Midgard
* 83e Sublime Chevalier de la Vallée d’Oddy
* 84e Docteur des Izeds
* 85e Sublime Maître de l’anneau Lumineux
* 86e Pontife de Sérapis
* 87e Sublime Prince de la Maçonnerie
* 88e Grand Élu de la cour Sacrée
* 89e Patriarche de la Cité Mystique
* 90e Patriarche Sublime Maître du Grand Œuvre

Grands Tribunaux:
* 91e Sublime Patriarche Grand Défenseur de l’ordre

Grands Temples Mystiques:
* 92e Sublime Cathéchrist
* 93e Grand Inspecteur Régulateur Général
* 94e Sublime Patriarche de Memphis

Souverains Sanctuaires:
* 95e Sublime Patriarche Grand Conservateur de l’Ordre
* 96e Substitut Grand Maître National, Vice-Président du Souverain Sanctuaire National
* 97e Grand Maître National, Président du Souverain Sanctuaire National
* 98e Substitut Grand Maître Mondial, Vice-Président du Souverain Sanctuaire International
* 99e Sérénissime Grand Maître Mondial, Grand Hiérophante, Président du Souverain Sanctuaire International

Échelle en 33 grades
En ce qui concerne les hauts grades des rites égyptiens tels qu’ils sont pratiqués au Grand Orient de France, la situation est différente, puisqu’ils sont pratiqués suivant l’échelle ramenée à 33 degrés définie par l’accord de la fusion de 1862 menée par Marconis de Nègre (en gras, les grades conférés par initiations, les autres étant communiqués sans cérémonie particulière):

Collèges égyptiens
* 4 Maître discret
* 5 Maître sublîme-Maître des angles
* 6 Chevalier de l’Arche Sacrée
* 7 Chevalier de la Voûte Secrète
* 8 Chevalier de l’Épée
* 9 Chevalier de Jérusalem
* 10 Chevalier d’Orient
* 11 Chevalier Rose-Croix
* 12 Chevalier de l’Aigle Rouge
* 13 Chevalier du Temple
* 14 Chevalier du Tabernacle
* 15 Chevalier du Serpent
* 16 Sage de la Vérité
* 17 Philosophe hermétique
* 18 Chevalier Kadosh
* 19 Chevalier du Royal Mystère
* 20 Grand Inspecteur
* 21 Patriarche Grand Installateur
* 22 Patriarche Grand Consécrateur
* 23 Patriarche Grand Eulogiste
* 24 Patriarche de la Vérité
* 25 Patriarche des Planisphères
* 26 Patriarche des Védas Sacrés
* 27 Maître Égyptien – Patriarche d’Isis
* 28 Patriarche de Memphis
* 29 Patriarche de la Cité Mystique
* 30 Sublîme Maître du Grand Œuvre

Académie égyptienne
* 31 Grand Défenseur du Rite
* 32 Prince de Memphis

Souverain Sanctuaire
* 33 Patriarche Grand Conservateur (Arcana Arcanorum)

 

Source : Les Rites maçonniques égyptiens forment une famille de rites maçonniques utilisés par un assez petit nombre de loges maçonniques (de l’ordre de la centaine), principalement en France, réparties dans un assez grand nombre d’obédiences (de l’ordre d’une vingtaine). Il s’agit de rites d’inspiration mystique et hermétique. Les principaux d’entre eux sont:
* Le Rite de Misraïm
* Le Rite de Memphis
* Le Rite de Memphis et Misraïm (époque de Garibaldi)
* Le Rite de Memphis-Misraïm (tel que rénové par Ambelain)

Origine et Histoire
L’origine des rites maçonniques dits « égyptiens » remonte à plus de 200 ans. Ces rites ont revendiqué une première filiation, venant d’un Rite Primitif qui aurait été pratiqué à Paris en 1721, mais dont l’existence n’a jamais été historiquement démontrée. Ils se réclament aussi du Rite Primitif des Philadelphes à Narbonne en 1779.

Cependant leur histoire est plus complexe. Ceci est dû principalement à une triple particularité:

* la légitimité maçonnique y est réputée provenir principalement de la transmission de pouvoirs de dirigeant à dirigeant, via des documents appelés « chartes ».
* leurs dirigeants étaient, jusqu’à la scission de 1998, tous nommés à vie.
* leur pratique ayant toujours été extrêmement minoritaire dans la maçonnerie mondiale, la littérature les concernant est moins fournie et moins facilement accessible que pour d’autres rites.

Les origines
Plusieurs Rites ou Ordres initiatiques ont existé en France à la fin du XVIIIe siècle. Ils se présentaient comme héritiers de divers courants mystiques non maçons beaucoup plus anciens. C’est le cas par exemple en 1767 des Architectes africains, en 1780 du Rite primitif des philadelphes, en 1785 du Rite des parfaits initiés d’Egypte, en 1801 de l’Ordre sacré des Sophisiens et en 1806 des Amis du désert.

Ces Rites s’inspiraient de ce que l’on appelait la « tradition égyptienne », et consistaient en une association de traditions et de textes, telles qu’ils étaient comprises à cette époque. C’est le cas par exemple du « Séthos » de l’Abbé Jean Terrasson (1731), « l’Oedipus aegyptianicus » d’Athanasius Kircher (1652) et du « Monde primitif » d’Antoine Court de Gébelin (1773). La Kabbale judéo-chrétienne, l’hermétisme néo-platonicien, l’ésotérisme, les traditions chevaleresques et autres trouvaient également là une source naturelle d’expression. C’est ainsi que Cagliostro, par exemple, qualifia le rite qu’il constitua dans les années 1780 de « Rite de la haute maçonnerie égyptienne »

Mais c’est surtout au début du XIXe siècle, suite à la campagne d’Égypte, que l’égyptomanie se développa le plus dans la franc-maçonnerie comme dans l’ensemble de la société française

Au XIXe siècle
Rite de Misraïm ou égyptien

De 1810 à 1813, les frères Bédarride développèrent le rite de Misraïm (Misraïm siginifiant « Égypte » en hébreu) dans les milieux français d’Italie, puis en France à partir de 1814. Bien que controversé, il semble que leur système et leurs chartes aient convaincu divers maçons, dont Thory et le Comte Muraire, qui les mirent en relation avec d’autres maçons du rite écossais. Quelques Loges furent créées. Mais divers problèmes de détournement des fonds de la part des frères Bédarride poussèrent de nombreux frères à se retirer et à fonder une nouvelle Puissance Suprême égyptienne qui demandera en 1816 et sans succès à être admise au sein du « Grand Consistoire » du Grand Orient de France. Le rite de Misraïm poursuivra son histoire avec des hauts et des bas jusqu’en 1822, date à laquelle, ayant été utilisé comme couverture par des réseaux politiques libéraux et républicains, il fut interdit par la police de la Restauration. Celle-ci ferma la dizaine de loges qui le composaient et confisqua une grande partie de ses archives, qui se trouvent aujourd’hui aux Archives Nationales.

En 1831, le rite obtint de la Monarchie de Juillet le droit de se reconstituer, mais seules 4 Loges parisiennes y parvinrent. Le frère Morrison (1780-1849) joua également un rôle notable dans l’histoire de ce rite. Originaire d’Écosse, ancien médecin militaire des armées britanniques pendant les guerres napoléoniennes, il s’établit à Paris en 1822. Passionné par les hauts grades maçonniques, il fut dignitaire de tous les systèmes de hauts grades existant à l’époque à Paris et contribua à la reconstitution du rite.

Entre les années 1848 et 1862, le rite de Misraïm traversa une crise. Michel Bédarride ayant un comportement très contestable à plusieurs reprises (entre autres sur le plan financier), de nombreux frères quittèrent l’obédience et, ne pouvant créer une autre structure, entrèrent au Grand Orient de France où ils ouvrirent, entre autres, la Loge « Jérusalem des Vallées Egyptiennes ».
En 1858, le Grand Maître du Grand Orient de France fit savoir que les frères de Misraïm ne pouvaient être reçus en visite dans les Loges du Grand Orient de France. M. Bédaride transmit avant sa mort la charge de diriger l’ordre à Hayère auquel succédèrent Girault et Osselin. Ce dernier ferma la Grande loge Misraïmite en 1899

En 1889, le Rite de Misraïm placé sour la juridiction française comptait 3 Loges à Paris, 8 en province, 2 à New-York, 1 à Buenos-Aires et 1 à Alexandrie. À celles-ci, il convenait d’ajouter les loges de la juridiction italienne qui était alors indépendante

Rite de Memphis ou oriental
Le Rite de Memphis naquit peu avant 1838, sous l’influence de Jean Étienne Marconis de Nègre (1795-1868). Exclu du rite de Misraïm, il fonda en 1838 l’Ordre de Memphis dont il devint le Grand Maître et Grand Hiérophante. Son rite ne compta jamais plus de 5 ou 6 loges au XVIIIe siècle, mais il l’implanta aussi aux États-Unis, en Roumanie et en Égypte. En 1841, sur la dénonciation des frères Bédarride, son rite fut interdit en France sous l’accusation d’afficher des sympathies républicaines.

En 1862, répondant à l’appel du Maréchal Magnan, Grand Maître du Grand Orient de France, pour l’unité de l’Ordre Maçonnique en France, Marconis proposa la réunion de son rite à l’Obédience, ce qui fut fait la même année: les Loges qui composaient l’Obédience se réunirent au Grand Orient de France

Rite ancien et primitif de Memphis et Misraïm
Devenu ainsi dépositaire du Rite de Memphis, le Grand Collège des Rites du Grand Orient de France accorda une reconnaissance officielle au Souverain Sanctuaire de Memphis aux États-Unis. Sous la grande maîtrise de Seymour, celui-ci ouvrit d’assez nombreuses loges non seulement aux États-Unis mais aussi dans différents pays du monde. Il fonda en particulier un Souverain Sanctuaire pour la Grande-Bretagne et l’Irlande, dont John Yarker était le grand-maître. En 1881, Yarker procéda à un échange de chartes avec le rite réformé de Misraïm de Pessina, sous l’Égide de Giuseppe Garibaldi, qui devint « Grand Hiérophante » des deux rites réunis, « Memphis et Misraïm ». À la mort de celui-ci, Yarker lui succéda.

Au XXe siècle
Antique et Primitif Rite Oriental de Memphis-Misraïm

En France, le docteur Gérard Encausse (dit Papus), fondateur de l’Ordre martiniste et adversaire du Grand Orient de France, s’intéressait à la tradition maçonnique ésotérique. Après avoir sans succès demandé son admission à la Grande Loge Misraïmite et à la Grande Loge de France, il obtint de Yarker une patente lui permettant d’ouvrir une loge au rite Swedenborgien. En 1906, il obtint de Yarker l’autorisation de constituer une Grande Loge et en 1908, Théodore Reuss l’autorisa à ouvrir en compagnie de Teder la loge Humanidad qui devient l’Antique et Primitif Rite Oriental de Memphis-Misraïm en France. Il en devint le Grand Maître. Lui succédèrent Téder (de 1916 à 1918), puis Jean Bricaud (de 1818 à 1934), Constant Chevillon (de 1934 à son assassinat en 1944 par la Milice française), Henri-Charles Dupont (de 1945 à 1960)

Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm
Robert Ambelain, ayant pris la direction du rite en 1960, en réformera les rituels en profondeur et renommera son obédience du nom de « Grande Loge Française du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm ». Il transmettra sa succession à Gérard Kloppel en 1985.

L’éclatement de la Grande Loge Française du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm
Les prémisses de l’éclatement de la Grande Loge de Memphis-Misraïm eurent lieu à partir de 1995. Les conflits étaient principalement liés:
* A la question de la mixité des loges.
* A celle de l’indépendance des ateliers des trois premiers grades vis à vis de ceux des hauts grades.
* A la question de la nomination à vie des dirigeants.
* Au débat sur la distinction entre rite et obédience.
* Ainsi peut-être qu’à quelques querelles de personnes.

Après la création d’une « Voie » égyptienne mixte, intervint en 1997 le projet de modification de la structure de l’obédience. Le conflit conduisit à la désintégration de l’obédience le 24 janvier 1998, et à la séparation de l’obédience en deux branches, l’une formant la Grande Loge Symbolique de France sous l’impulsion de Georges Claude Vieilledent, l’autre restant fidèle à Gérard Kloppel sous le nom de Grande Loge française masculine de Memphis Misraïm. A la suite de cette scission, après avoir créé la Grande Loge Traditionnelle de Memphis-Misraim, Gérard Kloppel démissionna le 5 mai 1998 en transmettant ses pouvoirs à Cheikna Sylla. La dissolution de la Grande Loge française du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm fut ensuite prononcée par le tribunal de Créteil. On assista ensuite à l’apparition d’une trentaine d’autres scissions au cours des années suivantes.

L’obédience d’origine ayant été dissoute par voie de justice, personne ne pouvait reprendre le même titre sans assumer la charge du passif relativement lourd. Ceci explique, notamment, qu’il existe aujourd’hui différentes Grandes Loges françaises qui reprennent le nom de Memphis-Misraïm mais qu’aucune d’entre elles ne soit officiellement déclarée sous ce nom selon la loi de 1901.

En 1999, six loges et quatre triangles se rapprochèrent du Grand Orient de France, tant par affinités personnelles que philosophiques, et y obtinrent leur intégration, ainsi que le réveil de la patente du rite égyptien détenue par le Grand Orient depuis 1862, offrant ainsi un pôle de stabilité au Rite.

Le 2 mars 2000, à Bruxelles, Gérard Kloppel organisa un Souverain Sanctuaire International qui décida de destituer Cheikna Sylla. Le 12 juillet 2007, bien que n’ayant plus aucune prérogative selon ses propres constitutions, il participa à la création d’une association dénommée « Confédération Internationale Franc-Maçonnique » et décida de « restaurer » l’Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm.

Cette destitution est considérée comme nulle et non avenue par Cheikna Sylla et son successeur au sein de l’ordre maçonnique international du rite ancien et primitif de Memphis-Misraim, Willy Raemakers. Ce dernier prit le 26 janvier 2008 un décret de radiation du rite de Gérard Kloppel.

Se placent notamment sous la Grande Hiérophanie de W. Raemakers les obédiences suivantes: la Grande Loge Symbolique de Belgique, la Grande Loge Symbolique du Canada, la Grande Loge Symbolique Masculine d’Afrique, le Conseil National de France, et la Grande Loge Mixte de Memphis-Misraim.

De nos jours
Le Rite de Memphis-Misraïm est pratiqué par de nombreuses obédiences à travers le monde. Cependant, il est divisé en une multitude de « branches » et de groupes qui ne se reconnaissent pas forcément les uns les autres. On constate que ces nombreuses obédiences sont souvent « groupusculaires » et isolées.

Le problème vient en partie de ce que, contrairement aux autres Rites Maçonniques, la filiation d’un Rite Egyptien repose sur un seul homme ou une seule femme, ce qui permet non seulement à tout(e) franc-maçon(ne) de fonder une nouvelle branche du Rite, une fois un certain degré atteint (90e pour le rite de Misraïm, 95e pour le Rite de Memphis-Misraïm ), mais facilite aussi parfois les impostures et rend la légitimité de chaque branche pratiquement invérifiable.

De plus, la Maçonnerie Egyptienne use beaucoup plus des « communications », à savoir de la transmission de degrés sur simple base d’un document écrit, sans faire passer les épreuves « physiques » de l’initiation. On a parfois également dit que certains « hauts dignitaires » du Rite, peu scrupuleux, auraient tout simplement fait commerce de chartes et de patentes, qu’ils auraient émises « à tout vent » en échange de sommes d’argent rondelettes. De telles accusations furent en leur temps portées contre les frères Bédarride. C’est ainsi que certaines loges et obédiences du Rite auraient été fondées par des personnes n’ayant qu’une faible pratique des loges, mais ayant en leur possession une patente ou une charte les ayant élevés aux plus hauts degrés du Rite, leur conférant ainsi autorité sur leur(s) structure(s).

La meilleure manière de savoir si une branche d’un Rite Égyptien est légitime est de vérifier sa patente. Cette patente doit être détenue par un possesseur d’un des degrés cités ci-dessus et avoir été obtenue de façon régulière auprès d’une autre structure elle-même authentique.

Fonctionnement
L’originalité du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm réside principalement dans ses grades maçonniques spécifiques, bien qu’elle s’affirme également, dans une moindre mesure, dès son premier degré. Ses degrés d’instruction et d’enseignement se situent sur une échelle de 99 grades divisés en plusieurs séries distinctes:
* La Maçonnerie symbolique, du premier au troisième degré, travaille sur le symbolisme et énonce les prémices de la recherche philosophique.
* La Maçonnerie philosophique, du 4e au 33e degré, s’attache à l’étude de la philosophie et des mythes. Le but est de mettre sur la voie de la recherche des causes et des effets originels.
* La Maçonnerie hermétique et ésotérique, du 34e au 99e degré, privilégie la haute philosophie, étudie les mythes religieux des différents âges de l’Humanité et accède au travail philosophique et ésotérique le plus avancé.

A noter que la plupart d’entre eux ne sont pas pratiqués et sont conférés par simple communication. On remarquera que ce rite a complètement intégré la hiérarchie du rite écossais ancien et accepté qu’il a prolongé par des grades qui lui sont spécifiques (donc à partir du 34e, ce qui fait donc 66 degrés spécifiquement misraïmites).

Il convient de remarquer qu’il existe toujours des Loges qui pratiquent le seul rite de Misraïm en 90 degrés et d’autres le seul rite de Memphis.

Les Grades
Loges symboliques

Les rites égyptiens étant à leur origine des systèmes de hauts grades maçonniques, il n’y avait pas, jusqu’à une date relativement récente, de spécificité égyptienne dans les rituels des loges symboliques: C’était le Rite français qui y était utilisé, dans ses trois grades:
* 1er Apprenti
* 2e Compagnon
* 3e Maître

Loges de hauts grades
Du 4e au 33e degrés, les rites égyptiens utilisèrent le plus souvent l’échelle des grades du Rite écossais ancien et accepté, avec parfois des variantes et avec cette différence avec le REAA que ces trente grades étaient généralement tous pratiqués dans le cadre d’un même atelier, susceptible de prendre symboliquement différentes dénominations suivant le grade auquel il travaillait. C’était le cas en particulier du système en 33 degrés que pratiquait Yarker et qu’il publia à Londres en 1875. En 1934, au convent de Bruxelles, le rite égyptien de Memphis-Misraïm décida de réactiver l’échelle complète de 90 grades d’instruction et de 9 grades administratifs telles que définie comme ci-dessous. Toutefois, la plupart de ces degrés étaient conférés sans aucune cérémonie rituelle, par simple communication. Seule une petite minorité d’entre eux donnait lieu à une cérémonie d’intiation et à une pratique réelles. Robert Ambelain lui-même considérait qu’à ses yeux les seuls obligatoires étaient les 9e, 18e, 30e, 32e et 33e.

Échelle en 99 grades
Loges de Perfection:
* 4e Maître Secret
* 5e Maître Parfait
* 6e Secrétaire Intime
* 7e Prévôt et Juge
* 8e Intendant des Bâtiments
* 9e Maître Élu des Neuf
* 10e Illustre Élu des Quinze
* 11e Sublime Chevalier Élu
* 12e Grand Maître Architecte
* 13e Royal Arche
* 14e Grand Élu de la Voûte Sacrée, dit Jacques VI ou Sublime Maçon

Chapitres:
* 15e Chevalier d’Orient ou de l’Épée
* 16e Prince de Jérusalem
* 17e Chevalier d’Orient et d’Occident
* 18e Sublime Prince Rose-croix

Sénats :
* 19e Grand Pontife ou Sublime Écossais dit de la Jérusalem céleste
* 20e Chevalier du Temple
* 21e Noachite ou Chevalier Prussien
* 22e Chevalier de Royal Arche ou Prince du Liban
* 23e Chef du Tabernacle
* 24e Prince de Tabernacle
* 25e Chevalier de Serpent d’Airain
* 26e Écossais Trinitaire ou Prince de Merci
* 27e Grand Commandeur du Temple
* 28e Chevalier du Soleil ou Prince Adepte
* 29e Grand Écossais de Saint André d’Écosse, Prince de la Lumière

Aréopages et Tribunaux :
* 30e Grand Élu Chevalier Kadosch, dit Chevalier de l’Aigle Blanc et Noir
* 31e Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur
* 32e Sublime Prince du Royal Secret
* 33e Souverain Grand Inspecteur Général

Grands Consistoires:
* 34e Chevalier de Scandinavie
* 35e Sublime Commandeur du Temple
* 36e Sublime Negociate
* 37e Chevalier de Shota (adepte de la Vérité)
* 38e Sublime Élu de la Vérité
* 39e Grand Élu des Eons
* 40e Sage Sivaïste (Sage Parfait)
* 41e Chevalier de l’Arc-en-Ciel
* 42e Prince de la Lumière
* 43e Sublime Sage Hermétique
* 44e Prince du Zodiaque
* 45e Sublime Sage des Mystères
* 46e Sublime Pasteur des Huts
* 47e Chevalier des Sept Étoiles
* 48e Sublime Gardien du Mont Sacré
* 49e Sublime Sage des Pyramides
* 50e Sublime Philosophe de Samothrace
* 51e Sublime Titan du Caucase
* 52e Sage du Labyrinthe
* 53e Chevalier du Phoenix
* 54e Sublime Scalde
* 55e Sublime Docteur Orphique
* 56e Pontife de Cadmée
* 57e Sublime Mage
* 58e Prince Brahmine
* 59e Grand Pontife de l’Ogygie
* 60e Sublime Gardien des Trois Feux
* 61e Sublime Philosophe Inconnu
* 62e Sublime Sage d’Eleusis
* 63e Sublime Kawi
* 64e Sage de Mithra
* 65e Patriarche Grand Installateur
* 66e Patriarche Grand Consécrateur
* 67e Patriarche Grand Eulogiste
* 68e Patriarche de la Vérité
* 69e Chevalier du Rameau d’Or d’Eleusis
* 70e Patriarche des Planisphères
* 71e Patriarche des Védas Sacrés

Grands Conseils:
* 72e Sublime Maître de la Sagesse
* 73e Docteur du Feu Sacré
* 74e Sublime Maître du Sloka
* 75e Chevalier de la Chaîne Lybique
* 76e Patriarche d’Isis
* 77e Sublime Chevalier Théosophe
* 78e Grand Pontife de la Thébaïde
* 79e Chevalier du Sadah Redoutable
* 80e Sublime Élu du Sanctuaire
* 81e Patriarche de Memphis
* 82e Grand Élu du Temple de Midgard
* 83e Sublime Chevalier de la Vallée d’Oddy
* 84e Docteur des Izeds
* 85e Sublime Maître de l’anneau Lumineux
* 86e Pontife de Sérapis
* 87e Sublime Prince de la Maçonnerie
* 88e Grand Élu de la cour Sacrée
* 89e Patriarche de la Cité Mystique
* 90e Patriarche Sublime Maître du Grand Œuvre

Grands Tribunaux:
* 91e Sublime Patriarche Grand Défenseur de l’ordre

Grands Temples Mystiques:
* 92e Sublime Cathéchrist
* 93e Grand Inspecteur Régulateur Général
* 94e Sublime Patriarche de Memphis

Souverains Sanctuaires:
* 95e Sublime Patriarche Grand Conservateur de l’Ordre
* 96e Substitut Grand Maître National, Vice-Président du Souverain Sanctuaire National
* 97e Grand Maître National, Président du Souverain Sanctuaire National
* 98e Substitut Grand Maître Mondial, Vice-Président du Souverain Sanctuaire International
* 99e Sérénissime Grand Maître Mondial, Grand Hiérophante, Président du Souverain Sanctuaire International

Échelle en 33 grades
En ce qui concerne les hauts grades des rites égyptiens tels qu’ils sont pratiqués au Grand Orient de France, la situation est différente, puisqu’ils sont pratiqués suivant l’échelle ramenée à 33 degrés définie par l’accord de la fusion de 1862 menée par Marconis de Nègre (en gras, les grades conférés par initiations, les autres étant communiqués sans cérémonie particulière):

Collèges égyptiens
* 4 Maître discret
* 5 Maître sublîme-Maître des angles
* 6 Chevalier de l’Arche Sacrée
* 7 Chevalier de la Voûte Secrète
* 8 Chevalier de l’Épée
* 9 Chevalier de Jérusalem
* 10 Chevalier d’Orient
* 11 Chevalier Rose-Croix
* 12 Chevalier de l’Aigle Rouge
* 13 Chevalier du Temple
* 14 Chevalier du Tabernacle
* 15 Chevalier du Serpent
* 16 Sage de la Vérité
* 17 Philosophe hermétique
* 18 Chevalier Kadosh
* 19 Chevalier du Royal Mystère
* 20 Grand Inspecteur
* 21 Patriarche Grand Installateur
* 22 Patriarche Grand Consécrateur
* 23 Patriarche Grand Eulogiste
* 24 Patriarche de la Vérité
* 25 Patriarche des Planisphères
* 26 Patriarche des Védas Sacrés
* 27 Maître Égyptien – Patriarche d’Isis
* 28 Patriarche de Memphis
* 29 Patriarche de la Cité Mystique
* 30 Sublîme Maître du Grand Œuvre

Académie égyptienne
* 31 Grand Défenseur du Rite
* 32 Prince de Memphis

Souverain Sanctuaire
* 33 Patriarche Grand Conservateur (Arcana Arcanorum)

source : Les Rites maçonniques égyptiens forment une famille de rites maçonniques utilisés par un assez petit nombre de loges maçonniques (de l’ordre de la centaine), principalement en France, réparties dans un assez grand nombre d’obédiences (de l’ordre d’une vingtaine). Il s’agit de rites d’inspiration mystique et hermétique. Les principaux d’entre eux sont:
* Le Rite de Misraïm
* Le Rite de Memphis
* Le Rite de Memphis et Misraïm (époque de Garibaldi)
* Le Rite de Memphis-Misraïm (tel que rénové par Ambelain)

Origine et Histoire
L’origine des rites maçonniques dits « égyptiens » remonte à plus de 200 ans. Ces rites ont revendiqué une première filiation, venant d’un Rite Primitif qui aurait été pratiqué à Paris en 1721, mais dont l’existence n’a jamais été historiquement démontrée. Ils se réclament aussi du Rite Primitif des Philadelphes à Narbonne en 1779.

Cependant leur histoire est plus complexe. Ceci est dû principalement à une triple particularité:

* la légitimité maçonnique y est réputée provenir principalement de la transmission de pouvoirs de dirigeant à dirigeant, via des documents appelés « chartes ».
* leurs dirigeants étaient, jusqu’à la scission de 1998, tous nommés à vie.
* leur pratique ayant toujours été extrêmement minoritaire dans la maçonnerie mondiale, la littérature les concernant est moins fournie et moins facilement accessible que pour d’autres rites.

Les origines
Plusieurs Rites ou Ordres initiatiques ont existé en France à la fin du XVIIIe siècle. Ils se présentaient comme héritiers de divers courants mystiques non maçons beaucoup plus anciens. C’est le cas par exemple en 1767 des Architectes africains, en 1780 du Rite primitif des philadelphes, en 1785 du Rite des parfaits initiés d’Egypte, en 1801 de l’Ordre sacré des Sophisiens et en 1806 des Amis du désert.

Ces Rites s’inspiraient de ce que l’on appelait la « tradition égyptienne », et consistaient en une association de traditions et de textes, telles qu’ils étaient comprises à cette époque. C’est le cas par exemple du « Séthos » de l’Abbé Jean Terrasson (1731), « l’Oedipus aegyptianicus » d’Athanasius Kircher (1652) et du « Monde primitif » d’Antoine Court de Gébelin (1773). La Kabbale judéo-chrétienne, l’hermétisme néo-platonicien, l’ésotérisme, les traditions chevaleresques et autres trouvaient également là une source naturelle d’expression. C’est ainsi que Cagliostro, par exemple, qualifia le rite qu’il constitua dans les années 1780 de « Rite de la haute maçonnerie égyptienne »

Mais c’est surtout au début du XIXe siècle, suite à la campagne d’Égypte, que l’égyptomanie se développa le plus dans la franc-maçonnerie comme dans l’ensemble de la société française

Au XIXe siècle
Rite de Misraïm ou égyptien

De 1810 à 1813, les frères Bédarride développèrent le rite de Misraïm (Misraïm siginifiant « Égypte » en hébreu) dans les milieux français d’Italie, puis en France à partir de 1814. Bien que controversé, il semble que leur système et leurs chartes aient convaincu divers maçons, dont Thory et le Comte Muraire, qui les mirent en relation avec d’autres maçons du rite écossais. Quelques Loges furent créées. Mais divers problèmes de détournement des fonds de la part des frères Bédarride poussèrent de nombreux frères à se retirer et à fonder une nouvelle Puissance Suprême égyptienne qui demandera en 1816 et sans succès à être admise au sein du « Grand Consistoire » du Grand Orient de France. Le rite de Misraïm poursuivra son histoire avec des hauts et des bas jusqu’en 1822, date à laquelle, ayant été utilisé comme couverture par des réseaux politiques libéraux et républicains, il fut interdit par la police de la Restauration. Celle-ci ferma la dizaine de loges qui le composaient et confisqua une grande partie de ses archives, qui se trouvent aujourd’hui aux Archives Nationales.

En 1831, le rite obtint de la Monarchie de Juillet le droit de se reconstituer, mais seules 4 Loges parisiennes y parvinrent. Le frère Morrison (1780-1849) joua également un rôle notable dans l’histoire de ce rite. Originaire d’Écosse, ancien médecin militaire des armées britanniques pendant les guerres napoléoniennes, il s’établit à Paris en 1822. Passionné par les hauts grades maçonniques, il fut dignitaire de tous les systèmes de hauts grades existant à l’époque à Paris et contribua à la reconstitution du rite.

Entre les années 1848 et 1862, le rite de Misraïm traversa une crise. Michel Bédarride ayant un comportement très contestable à plusieurs reprises (entre autres sur le plan financier), de nombreux frères quittèrent l’obédience et, ne pouvant créer une autre structure, entrèrent au Grand Orient de France où ils ouvrirent, entre autres, la Loge « Jérusalem des Vallées Egyptiennes ».
En 1858, le Grand Maître du Grand Orient de France fit savoir que les frères de Misraïm ne pouvaient être reçus en visite dans les Loges du Grand Orient de France. M. Bédaride transmit avant sa mort la charge de diriger l’ordre à Hayère auquel succédèrent Girault et Osselin. Ce dernier ferma la Grande loge Misraïmite en 1899

En 1889, le Rite de Misraïm placé sour la juridiction française comptait 3 Loges à Paris, 8 en province, 2 à New-York, 1 à Buenos-Aires et 1 à Alexandrie. À celles-ci, il convenait d’ajouter les loges de la juridiction italienne qui était alors indépendante

Rite de Memphis ou oriental
Le Rite de Memphis naquit peu avant 1838, sous l’influence de Jean Étienne Marconis de Nègre (1795-1868). Exclu du rite de Misraïm, il fonda en 1838 l’Ordre de Memphis dont il devint le Grand Maître et Grand Hiérophante. Son rite ne compta jamais plus de 5 ou 6 loges au XVIIIe siècle, mais il l’implanta aussi aux États-Unis, en Roumanie et en Égypte. En 1841, sur la dénonciation des frères Bédarride, son rite fut interdit en France sous l’accusation d’afficher des sympathies républicaines.

En 1862, répondant à l’appel du Maréchal Magnan, Grand Maître du Grand Orient de France, pour l’unité de l’Ordre Maçonnique en France, Marconis proposa la réunion de son rite à l’Obédience, ce qui fut fait la même année: les Loges qui composaient l’Obédience se réunirent au Grand Orient de France

Rite ancien et primitif de Memphis et Misraïm
Devenu ainsi dépositaire du Rite de Memphis, le Grand Collège des Rites du Grand Orient de France accorda une reconnaissance officielle au Souverain Sanctuaire de Memphis aux États-Unis. Sous la grande maîtrise de Seymour, celui-ci ouvrit d’assez nombreuses loges non seulement aux États-Unis mais aussi dans différents pays du monde. Il fonda en particulier un Souverain Sanctuaire pour la Grande-Bretagne et l’Irlande, dont John Yarker était le grand-maître. En 1881, Yarker procéda à un échange de chartes avec le rite réformé de Misraïm de Pessina, sous l’Égide de Giuseppe Garibaldi, qui devint « Grand Hiérophante » des deux rites réunis, « Memphis et Misraïm ». À la mort de celui-ci, Yarker lui succéda.

Au XXe siècle
Antique et Primitif Rite Oriental de Memphis-Misraïm

En France, le docteur Gérard Encausse (dit Papus), fondateur de l’Ordre martiniste et adversaire du Grand Orient de France, s’intéressait à la tradition maçonnique ésotérique. Après avoir sans succès demandé son admission à la Grande Loge Misraïmite et à la Grande Loge de France, il obtint de Yarker une patente lui permettant d’ouvrir une loge au rite Swedenborgien. En 1906, il obtint de Yarker l’autorisation de constituer une Grande Loge et en 1908, Théodore Reuss l’autorisa à ouvrir en compagnie de Teder la loge Humanidad qui devient l’Antique et Primitif Rite Oriental de Memphis-Misraïm en France. Il en devint le Grand Maître. Lui succédèrent Téder (de 1916 à 1918), puis Jean Bricaud (de 1818 à 1934), Constant Chevillon (de 1934 à son assassinat en 1944 par la Milice française), Henri-Charles Dupont (de 1945 à 1960)

Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm
Robert Ambelain, ayant pris la direction du rite en 1960, en réformera les rituels en profondeur et renommera son obédience du nom de « Grande Loge Française du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm ». Il transmettra sa succession à Gérard Kloppel en 1985.

L’éclatement de la Grande Loge Française du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm
Les prémisses de l’éclatement de la Grande Loge de Memphis-Misraïm eurent lieu à partir de 1995. Les conflits étaient principalement liés:
* A la question de la mixité des loges.
* A celle de l’indépendance des ateliers des trois premiers grades vis à vis de ceux des hauts grades.
* A la question de la nomination à vie des dirigeants.
* Au débat sur la distinction entre rite et obédience.
* Ainsi peut-être qu’à quelques querelles de personnes.

Après la création d’une « Voie » égyptienne mixte, intervint en 1997 le projet de modification de la structure de l’obédience. Le conflit conduisit à la désintégration de l’obédience le 24 janvier 1998, et à la séparation de l’obédience en deux branches, l’une formant la Grande Loge Symbolique de France sous l’impulsion de Georges Claude Vieilledent, l’autre restant fidèle à Gérard Kloppel sous le nom de Grande Loge française masculine de Memphis Misraïm. A la suite de cette scission, après avoir créé la Grande Loge Traditionnelle de Memphis-Misraim, Gérard Kloppel démissionna le 5 mai 1998 en transmettant ses pouvoirs à Cheikna Sylla. La dissolution de la Grande Loge française du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm fut ensuite prononcée par le tribunal de Créteil. On assista ensuite à l’apparition d’une trentaine d’autres scissions au cours des années suivantes.

L’obédience d’origine ayant été dissoute par voie de justice, personne ne pouvait reprendre le même titre sans assumer la charge du passif relativement lourd. Ceci explique, notamment, qu’il existe aujourd’hui différentes Grandes Loges françaises qui reprennent le nom de Memphis-Misraïm mais qu’aucune d’entre elles ne soit officiellement déclarée sous ce nom selon la loi de 1901.

En 1999, six loges et quatre triangles se rapprochèrent du Grand Orient de France, tant par affinités personnelles que philosophiques, et y obtinrent leur intégration, ainsi que le réveil de la patente du rite égyptien détenue par le Grand Orient depuis 1862, offrant ainsi un pôle de stabilité au Rite.

Le 2 mars 2000, à Bruxelles, Gérard Kloppel organisa un Souverain Sanctuaire International qui décida de destituer Cheikna Sylla. Le 12 juillet 2007, bien que n’ayant plus aucune prérogative selon ses propres constitutions, il participa à la création d’une association dénommée « Confédération Internationale Franc-Maçonnique » et décida de « restaurer » l’Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm.

Cette destitution est considérée comme nulle et non avenue par Cheikna Sylla et son successeur au sein de l’ordre maçonnique international du rite ancien et primitif de Memphis-Misraim, Willy Raemakers. Ce dernier prit le 26 janvier 2008 un décret de radiation du rite de Gérard Kloppel.

Se placent notamment sous la Grande Hiérophanie de W. Raemakers les obédiences suivantes: la Grande Loge Symbolique de Belgique, la Grande Loge Symbolique du Canada, la Grande Loge Symbolique Masculine d’Afrique, le Conseil National de France, et la Grande Loge Mixte de Memphis-Misraim.

De nos jours
Le Rite de Memphis-Misraïm est pratiqué par de nombreuses obédiences à travers le monde. Cependant, il est divisé en une multitude de « branches » et de groupes qui ne se reconnaissent pas forcément les uns les autres. On constate que ces nombreuses obédiences sont souvent « groupusculaires » et isolées.

Le problème vient en partie de ce que, contrairement aux autres Rites Maçonniques, la filiation d’un Rite Egyptien repose sur un seul homme ou une seule femme, ce qui permet non seulement à tout(e) franc-maçon(ne) de fonder une nouvelle branche du Rite, une fois un certain degré atteint (90e pour le rite de Misraïm, 95e pour le Rite de Memphis-Misraïm ), mais facilite aussi parfois les impostures et rend la légitimité de chaque branche pratiquement invérifiable.

De plus, la Maçonnerie Egyptienne use beaucoup plus des « communications », à savoir de la transmission de degrés sur simple base d’un document écrit, sans faire passer les épreuves « physiques » de l’initiation. On a parfois également dit que certains « hauts dignitaires » du Rite, peu scrupuleux, auraient tout simplement fait commerce de chartes et de patentes, qu’ils auraient émises « à tout vent » en échange de sommes d’argent rondelettes. De telles accusations furent en leur temps portées contre les frères Bédarride. C’est ainsi que certaines loges et obédiences du Rite auraient été fondées par des personnes n’ayant qu’une faible pratique des loges, mais ayant en leur possession une patente ou une charte les ayant élevés aux plus hauts degrés du Rite, leur conférant ainsi autorité sur leur(s) structure(s).

La meilleure manière de savoir si une branche d’un Rite Égyptien est légitime est de vérifier sa patente. Cette patente doit être détenue par un possesseur d’un des degrés cités ci-dessus et avoir été obtenue de façon régulière auprès d’une autre structure elle-même authentique.

Fonctionnement
L’originalité du Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm réside principalement dans ses grades maçonniques spécifiques, bien qu’elle s’affirme également, dans une moindre mesure, dès son premier degré. Ses degrés d’instruction et d’enseignement se situent sur une échelle de 99 grades divisés en plusieurs séries distinctes:
* La Maçonnerie symbolique, du premier au troisième degré, travaille sur le symbolisme et énonce les prémices de la recherche philosophique.
* La Maçonnerie philosophique, du 4e au 33e degré, s’attache à l’étude de la philosophie et des mythes. Le but est de mettre sur la voie de la recherche des causes et des effets originels.
* La Maçonnerie hermétique et ésotérique, du 34e au 99e degré, privilégie la haute philosophie, étudie les mythes religieux des différents âges de l’Humanité et accède au travail philosophique et ésotérique le plus avancé.

A noter que la plupart d’entre eux ne sont pas pratiqués et sont conférés par simple communication. On remarquera que ce rite a complètement intégré la hiérarchie du rite écossais ancien et accepté qu’il a prolongé par des grades qui lui sont spécifiques (donc à partir du 34e, ce qui fait donc 66 degrés spécifiquement misraïmites).

Il convient de remarquer qu’il existe toujours des Loges qui pratiquent le seul rite de Misraïm en 90 degrés et d’autres le seul rite de Memphis.

Les Grades
Loges symboliques

Les rites égyptiens étant à leur origine des systèmes de hauts grades maçonniques, il n’y avait pas, jusqu’à une date relativement récente, de spécificité égyptienne dans les rituels des loges symboliques: C’était le Rite français qui y était utilisé, dans ses trois grades:
* 1er Apprenti
* 2e Compagnon
* 3e Maître

Loges de hauts grades
Du 4e au 33e degrés, les rites égyptiens utilisèrent le plus souvent l’échelle des grades du Rite écossais ancien et accepté, avec parfois des variantes et avec cette différence avec le REAA que ces trente grades étaient généralement tous pratiqués dans le cadre d’un même atelier, susceptible de prendre symboliquement différentes dénominations suivant le grade auquel il travaillait. C’était le cas en particulier du système en 33 degrés que pratiquait Yarker et qu’il publia à Londres en 1875. En 1934, au convent de Bruxelles, le rite égyptien de Memphis-Misraïm décida de réactiver l’échelle complète de 90 grades d’instruction et de 9 grades administratifs telles que définie comme ci-dessous. Toutefois, la plupart de ces degrés étaient conférés sans aucune cérémonie rituelle, par simple communication. Seule une petite minorité d’entre eux donnait lieu à une cérémonie d’intiation et à une pratique réelles. Robert Ambelain lui-même considérait qu’à ses yeux les seuls obligatoires étaient les 9e, 18e, 30e, 32e et 33e.

Échelle en 99 grades
Loges de Perfection:
* 4e Maître Secret
* 5e Maître Parfait
* 6e Secrétaire Intime
* 7e Prévôt et Juge
* 8e Intendant des Bâtiments
* 9e Maître Élu des Neuf
* 10e Illustre Élu des Quinze
* 11e Sublime Chevalier Élu
* 12e Grand Maître Architecte
* 13e Royal Arche
* 14e Grand Élu de la Voûte Sacrée, dit Jacques VI ou Sublime Maçon

Chapitres:
* 15e Chevalier d’Orient ou de l’Épée
* 16e Prince de Jérusalem
* 17e Chevalier d’Orient et d’Occident
* 18e Sublime Prince Rose-croix

Sénats :
* 19e Grand Pontife ou Sublime Écossais dit de la Jérusalem céleste
* 20e Chevalier du Temple
* 21e Noachite ou Chevalier Prussien
* 22e Chevalier de Royal Arche ou Prince du Liban
* 23e Chef du Tabernacle
* 24e Prince de Tabernacle
* 25e Chevalier de Serpent d’Airain
* 26e Écossais Trinitaire ou Prince de Merci
* 27e Grand Commandeur du Temple
* 28e Chevalier du Soleil ou Prince Adepte
* 29e Grand Écossais de Saint André d’Écosse, Prince de la Lumière

Aréopages et Tribunaux :
* 30e Grand Élu Chevalier Kadosch, dit Chevalier de l’Aigle Blanc et Noir
* 31e Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur
* 32e Sublime Prince du Royal Secret
* 33e Souverain Grand Inspecteur Général

Grands Consistoires:
* 34e Chevalier de Scandinavie
* 35e Sublime Commandeur du Temple
* 36e Sublime Negociate
* 37e Chevalier de Shota (adepte de la Vérité)
* 38e Sublime Élu de la Vérité
* 39e Grand Élu des Eons
* 40e Sage Sivaïste (Sage Parfait)
* 41e Chevalier de l’Arc-en-Ciel
* 42e Prince de la Lumière
* 43e Sublime Sage Hermétique
* 44e Prince du Zodiaque
* 45e Sublime Sage des Mystères
* 46e Sublime Pasteur des Huts
* 47e Chevalier des Sept Étoiles
* 48e Sublime Gardien du Mont Sacré
* 49e Sublime Sage des Pyramides
* 50e Sublime Philosophe de Samothrace
* 51e Sublime Titan du Caucase
* 52e Sage du Labyrinthe
* 53e Chevalier du Phoenix
* 54e Sublime Scalde
* 55e Sublime Docteur Orphique
* 56e Pontife de Cadmée
* 57e Sublime Mage
* 58e Prince Brahmine
* 59e Grand Pontife de l’Ogygie
* 60e Sublime Gardien des Trois Feux
* 61e Sublime Philosophe Inconnu
* 62e Sublime Sage d’Eleusis
* 63e Sublime Kawi
* 64e Sage de Mithra
* 65e Patriarche Grand Installateur
* 66e Patriarche Grand Consécrateur
* 67e Patriarche Grand Eulogiste
* 68e Patriarche de la Vérité
* 69e Chevalier du Rameau d’Or d’Eleusis
* 70e Patriarche des Planisphères
* 71e Patriarche des Védas Sacrés

Grands Conseils:
* 72e Sublime Maître de la Sagesse
* 73e Docteur du Feu Sacré
* 74e Sublime Maître du Sloka
* 75e Chevalier de la Chaîne Lybique
* 76e Patriarche d’Isis
* 77e Sublime Chevalier Théosophe
* 78e Grand Pontife de la Thébaïde
* 79e Chevalier du Sadah Redoutable
* 80e Sublime Élu du Sanctuaire
* 81e Patriarche de Memphis
* 82e Grand Élu du Temple de Midgard
* 83e Sublime Chevalier de la Vallée d’Oddy
* 84e Docteur des Izeds
* 85e Sublime Maître de l’anneau Lumineux
* 86e Pontife de Sérapis
* 87e Sublime Prince de la Maçonnerie
* 88e Grand Élu de la cour Sacrée
* 89e Patriarche de la Cité Mystique
* 90e Patriarche Sublime Maître du Grand Œuvre

Grands Tribunaux:
* 91e Sublime Patriarche Grand Défenseur de l’ordre

Grands Temples Mystiques:
* 92e Sublime Cathéchrist
* 93e Grand Inspecteur Régulateur Général
* 94e Sublime Patriarche de Memphis

Souverains Sanctuaires:
* 95e Sublime Patriarche Grand Conservateur de l’Ordre
* 96e Substitut Grand Maître National, Vice-Président du Souverain Sanctuaire National
* 97e Grand Maître National, Président du Souverain Sanctuaire National
* 98e Substitut Grand Maître Mondial, Vice-Président du Souverain Sanctuaire International
* 99e Sérénissime Grand Maître Mondial, Grand Hiérophante, Président du Souverain Sanctuaire International

Échelle en 33 grades
En ce qui concerne les hauts grades des rites égyptiens tels qu’ils sont pratiqués au Grand Orient de France, la situation est différente, puisqu’ils sont pratiqués suivant l’échelle ramenée à 33 degrés définie par l’accord de la fusion de 1862 menée par Marconis de Nègre (en gras, les grades conférés par initiations, les autres étant communiqués sans cérémonie particulière):

Collèges égyptiens
* 4 Maître discret
* 5 Maître sublîme-Maître des angles
* 6 Chevalier de l’Arche Sacrée
* 7 Chevalier de la Voûte Secrète
* 8 Chevalier de l’Épée
* 9 Chevalier de Jérusalem
* 10 Chevalier d’Orient
* 11 Chevalier Rose-Croix
* 12 Chevalier de l’Aigle Rouge
* 13 Chevalier du Temple
* 14 Chevalier du Tabernacle
* 15 Chevalier du Serpent
* 16 Sage de la Vérité
* 17 Philosophe hermétique
* 18 Chevalier Kadosh
* 19 Chevalier du Royal Mystère
* 20 Grand Inspecteur
* 21 Patriarche Grand Installateur
* 22 Patriarche Grand Consécrateur
* 23 Patriarche Grand Eulogiste
* 24 Patriarche de la Vérité
* 25 Patriarche des Planisphères
* 26 Patriarche des Védas Sacrés
* 27 Maître Égyptien – Patriarche d’Isis
* 28 Patriarche de Memphis
* 29 Patriarche de la Cité Mystique
* 30 Sublîme Maître du Grand Œuvre

Académie égyptienne
* 31 Grand Défenseur du Rite
* 32 Prince de Memphis

Souverain Sanctuaire
* 33 Patriarche Grand Conservateur (Arcana Arcanorum)

 

source : http://www.equi-nox.net/

&

http://hautsgrades.over-blog.com/article-les-rites-ma-onniques-egyptiens-102779125.html

376484_106685499476684_901813702_n-300x297 dans Chaine d'union

Rites et Hauts Grades … 25 avril, 2009

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Rites et Hauts Grades

 

Les Rites ou Systèmes maçonniques posent les règles des Rituels particuliers à chaque degré et à chaque type de cérémonie maçonnique. Les premiers Rites pratiqués par la Franc-maçonnerie moderne de 1723 sont issus d’une synthèse d’anciens catéchismes maçonniques et de cérémonies antérieurs à 1717, avec des emprunts probables à la Maçonnerie opérative écossaise – synthèse à laquelle la Grande Loge de Londres (dite « des Modernes ») a apporté plusieurs innovations, notamment le troisième degré associé au mythe d’Hiram.

Par la suite, les Loges du Continent, qui pratiquaient le Rite de cette Grande Loge apporteront leurs propres modifications, ce qui explique les nombreux Rites et Systèmes maçonniques pratiqués aujourd’hui dans le monde. Certains se limitent volontairement aux trois premiers degrés exclusivement, comme le Rite Schroeder, par exemple; d’autres, au contraire, y ajoutent une série de degrés complémentaires appelés Hauts Grades dans certains cas.

Les Rites peuvent varier suivant les Loges ou les Obédiences: certaines Obédiences regroupant des Loges d’un même Rite, d’autres regroupant des Loges de Rites différents. Le cas de la Grande Loge Suisse Alpina (GLSA) est, à cet égard, assez particulier. La Grande Loge Suisse Alpina est en effet une fédération de Loges qui, au moment de leur union en 1844, dépendaient d’Obédiences étrangères ou s’en réclamaient, ce qui explique la diversité de Rites et Systèmes pratiqués. Cette diversité est encore accentuée par le fait que les Loges demeurent souveraines en matière de Rituels pour les trois premiers degrés d’Apprenti, Compagnon et Maître, sous réserve de l’approbation des autorités de la GLSA. De leur côté, les autorités des Rites administrant les degrés complémentaires et les Hauts Grades sont indépendantes des autorités de la GLSA et souveraines pour la pratique de ces degrés. Mais elles doivent recruter leurs membres uniquement dans les Loges de la Grande Loge Suisse Alpina, où elles n’ont, par ailleurs, aucun droit ni privilège à faire valoir.

Les Systèmes ou Rites maçonniques pratiqués au sein de la Grande Loge Suisse Alpina sont actuellement au nombre de cinq: le Rite de Schroeder, proche du Rite anglais ancien et qui se limite aux trois premiers degrés; le Rite Emulation qui revendique une filiation aux plus anciens rituels de la Franc-maçonnerie opérative anglaise; le Rite Français qui détient les formes les plus proches de la Maçonnerie moderne de 1717 pratiquée en France sous l’influence de Maçons anglais; le Rite Ecossais Ancien et Accepté, basé sur les Grandes Constitutions de 1786 attribuées à Frédéric II de Prusse, qui comprend 33 degrés; le Rite Ecossais Rectifié qui comprend 6 degrés, il est issu en 1778 du Système de la Stricte Observance qui avait été fondé en 1756 en Allemagne par le baron de Hund.

Le Rite de Schroeder

Frédéric-Louis Schroeder (1744-1816), directeur du Théâtre Municipal de Hambourg et Grand Maître de la Grande Loge de Hambourg, passa près de vingt ans à la mise en forme définitive du Rite qui porte son nom. Allergique à l’aspect chevaleresque qui caractérise la symbolique de la plupart des Hauts Grades, il réforma les cérémonies de son Obédience dans le sens d’une plus grande simplicité, en remettant en vigueur l’usage du Rite anglais ancien et en ne prenant en considération que les trois premiers grades. Le Système de Schroeder était le plus démocratique de tous les Rites pratiqués en Allemagne avant la deuxième Guerre mondiale, ce qui fit son succès. Actuellement, il est pratiqué par la Grande Loge des Anciens Maçons Libres et Acceptés d’Allemagne, par la Grande Loge d’Autriche et par quelques Loges de la Grande Loge Suisse Alpina, ces dernières y ayant toutefois apporté quelques modifications mineures.

Le Rite Emulation

Créé en 1813 par Peter Gilkes, le Rite Emulation revendique une filiation aux plus anciens rituels de la Franc-maçonnerie opérative. Il tient son nom de la Loge “Emulation of Improvement” (perfectionnement) qui s’est réunie pour la première fois en octobre 1823 au Freemason’s Hall à Londres. C’est le Rite le plus pratiqué au sein de la Grande Loge Unie d’Angleterre. Introduit en France en 1925, il fut adopté par plusieurs Loges de la Grande Loge Nationale Française et en Suisse par quelques Loges de la Grande Loge Suisse Alpina. Une des particularités de ce Rite, qui ne pratique que les trois premiers grades, est l’oralité: les cérémonies doivent être pratiquées par cœur; pratique qui provient de l’époque où, autant dans le Compagnonnage qu’en Franc-maçonnerie opérative, les Rituels étaient appris par cœur car, dans l’esprit de sauvegarde du secret du métier, rien ne devait être écrit.

Des degrés additionnels (qui ne sont pas considérés comme des Hauts Grades mais comme de simples compléments au 2e et au 3e grade) viennent compléter les 3 degrés symboliques du Rite Emulation tout en étant administrés séparément du Rite. Ce sont les degrés de Royal Arch et de Mark Master.

Le degré de Royal Arch est considéré comme un complément au grade de Maître (et non comme un 4e grade) censé contenir la quintessence de la philosophie maçonnique. Il possède son propre Rituel et est administré par un Chapitre autonome.

Le degré de Mark Master ou Mark Mason, dit de la Maçonnerie de la Marque, est, quant à lui, une continuation de l’ancien grade opératif de Compagnon (à l’origine, le grade de Compagnon était le dernier degré initiatique, l’appellation de Maître étant réservée uniquement au Maître ou Vénérable qui présidait la Loge). Son enseignement met l’accent sur la fameuse “pierre angulaire” rejetée par les bâtisseurs, dont il est fait mention dans la Bible (Psaume 118:22, Matthieu 21:42, Marc 12:10, Luc 20:17) et, qui est devenue la pierre d’angle maîtresse de l’œuvre. Sur cette pierre en forme de coin, qui n’est autre que la clé de voûte de l’édifice, le Mark Master inscrit sa “marque”, signe géométrique que l’on retrouve sur les édifices monumentaux et religieux.

Le Rite Français

Le Rite Français détient les formes les plus proches de la première Franc-maçonnerie pratiquée en France vers 1725 sous l’influence de Maçons anglais. C’est la traduction en français des rituels de la Maçonnerie andersonienne de 1717, qui donnera naissance au Rite Français, appelé aussi plus tard, au 19e siècle, Rite Français Moderne.

Ce Rite se caractérise par le fait qu’il n’a pas subi d’influence étrangère; il s’est simplement développé et enrichi au cours du temps par son dynamisme propre. Il est le meilleur représentant actuel de la pratique générale des Loges françaises du 18e siècle et comprend 7 degrés: Apprenti, Compagnon, Maître, Elu, Ecossais, Chevalier d’Orient et Chevalier Prince Rose-Croix. Il est pratiqué aujourd’hui en France, en Belgique et en Amérique du Sud, ainsi que, mais seulement pour les trois premiers degrés, dans certaines Loges de la Grande Loge Suisse Alpina.

Le Rite Ecossais Ancien et Accepté

La doctrine connue sous le nom d’Ecossisme, qui servit de base à la constitution des premiers Hauts Grades de la Franc-maçonnerie ou grades chevaleresques, serait issue, entre autres, du célèbre “Discours” attribué au noble Ecossais André Michel de Ramsay, et prononcé pour la première fois le 26 décembre 1736.

Les premiers Hauts Grades apparaîtront alors en France sous l’appellation de Maîtres Ecossais, en 1743, suivis du grade de Chevalier d’Orient en 1749. Par la suite, des Chapitres et Conseils seront institués pour la pratique de ces grades. Puis viendront encore s’ajouter d’autres degrés qui seront à l’origine des Hauts Grades du Rite Ecossais Ancien et Accepté. C’est, en effet, un Maçon nommé Etienne Morin, originaire de Cahors, qui répandra aux Antilles et en Amérique du Nord ce Rite dont les degrés seront alors portés à trente-trois. De là naquirent les Suprêmes Conseils des Grands Inspecteurs Généraux du 33e et dernier degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA) de Charleston en 1801 et de Paris en 1804, dont le fondateur fut le comte Alexandre de Grasse-Tilly, fils du célèbre amiral français de la Guerre d’Indépendance des Etats-Unis.

Réparti aujourd’hui en plusieurs Suprêmes Conseils indépendants dans le Monde, le REAA regroupe ses trente-trois degrés en différentes catégories:

Loges bleues ou symboliques, du 1er au 3e degré, Maître;
Loges de Perfection, du 4e au 14e degré, Grand Elu de la Voûte Sacrée;
Chapitres, du 15e au 18e degré, Chevalier Rose-Croix;
Aréopages, du 19e au 30e degré, Chevalier Kadosh;
Tribunaux, 31e degré, Grand Inspecteur;
Consistoires, 32e degré, Maître du Royal Secret;
Suprême Conseil, 33e degré, Grand Inspecteur Général.
Les trois derniers degrés sont des grades administratifs, le trentième ou Chevalier Kadosh constituant la synthèse finale des grades initiatiques du Rite. Le Suprême Conseil du Rite est pour les grades 4 à 33 l’équivalent de l’Obédience pour les Loges bleues.

Le Convent international de Lausanne qui réunissait en 1875 les Suprêmes Conseils de l’époque, dont ceux de France et d’Angleterre, a posé et adopté les Principes de base qui définissent l’esprit du REAA. On y trouve notamment cette citation: “Pour relever l’homme à ses propres yeux, pour le rendre digne de sa mission sur la terre, la Maçonnerie pose le principe que le Créateur suprême a donné à l’homme comme bien le plus précieux, la Liberté; la liberté, patrimoine de l’humanité tout entière, rayon d’en haut qu’aucun pouvoir n’a le droit d’éteindre ni d’amortir et qui est la source des sentiments d’honneur et de dignité.” Ce Rite est pratiqué un peu partout dans le monde et par bon nombre de Loges de la Grande Loge Suisse Alpina pour les trois premiers degrés et sous les auspices du Suprême Conseil de Suisse pour les degrés suivants.

Le Rite Ecossais Rectifié

L’origine de ce Rite remonte au Système de la Stricte Observance, fondé en 1756 par le baron de Hund, initié à Paris. Ce Rite invoquait bien sûr, comme la plupart des Systèmes de Hauts Grades de l’époque, la filiation templière.

A la mort du baron de Hund en 1776, le Rite de la Stricte Observance, constitué en Directoires Ecossais, allait évoluer et préciser ses objectifs lors des Convents de Lyon, 1778, et de Wilhelmsbad, 1782, sous la présidence de son nouveau Grand Maître, le duc Ferdinand de Brunswick. Depuis lors, le Rite a pris le nom de Rite Ecossais Rectifié et se compose des Loges de Saint-André, d’une part, correspondant au grade de Maître Ecossais, et de l’Ordre intérieur, d’autre part, comprenant les Ecuyers Novices et les Chevaliers bienfaisants de la Cité Sainte (CBCS). Un Grand Prieuré, organisé en Commanderies et Préfectures, dirige l’ensemble.

Le Rite Ecossais Rectifié est pratiqué en France et en Suisse. En Suisse, plusieurs Loges de la Grande Loge Suisse Alpina pratiquent ce Rite pour les trois premiers grades et le Grand Prieuré Indépendant d’Helvétie administre les degrés suivants de Maître Ecossais à CBCS.

GLSA

Loge : La Bonne Harmonie – Orient de Neuchâtel – Suisse

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Les 33 degrés du REAA 27 décembre, 2008

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Les 33 degrés du REAA

 

Il n’existe pas en franc-maçonnerie de rang supérieur au troisième degré, celui de maître maçon. C’est un des principes fondamentaux de la « régularité maçonnique » que tous les maîtres maçons soient placés sur un pied d’égalité, sans considération de position sociale ou d’appartenance à d’autres degrés maçonniques. C’est pourquoi les degrés d’un numéro supérieur au troisième doivent être considérés comme des degrés d’instruction, ou de perfectionnement, et non pas comme des grades impliquant un pouvoir particulier et dont pourrait se prévaloir un maître maçon pour se prétendre supérieur aux autres.

Dans de nombreux pays, les trois premiers degrés peuvent être pratiqués à un autre rite que le REAA avant l’accès aux autres grades de celui-ci.

Degré n°

Titre

Jur.Sud France

Belgique

Angleterre

Jur.Nord

Apprenti

Loge symbolique
(dans certains pays,
ces degrés sont pratiqués à un autre rite)

Compagnon

Maître

Maître Secret

Loge de Perfection

Chapitre

Chapter

Lodge of Perfection

Maître Parfait

Secrétaire Intime

Prévôt et Juge

Intendant des Bâtiments

Maître Élu des Neuf

10°

Illustre Élu des Quinze

11°

Sublime Chevalier Élu

12°

Grand Maître Architecte

13°

Chevalier de Royal Arche

14°

Grand Élu Parfait et Sublime maçon ou Grand Élu de la Voûte Sacrée

15°

Chevalier d’Orient ou de l’Épée

Chapitre

Council

16°

Prince de Jérusalem

17°

Chevalier d’Orient et d’Occident

Chapter

18°

Souverain Prince Chevalier Rose + Croix

19°

Grand Pontife

Aréopage ou Council

Aréopage

Supreme Council

Consistory

20°

Maître Ad Vitam

21°

Chevalier Prussien

22°

Prince du Liban

23°

Chef du Tabernacle

24°

Prince du Tabernacle

25°

Chevalier du Serpent d’Airain

26°

Prince de Mercy

27°

Grand Commandeur du Temple

28°

Chevalier du Soleil

29°

Grand Ecossais de Saint-André d’Écosse

30°

Chevalier Kadosh

31°

Grand Inspecteur Inquisiteur

Consistoire

Consistoire

32°

Sublime Prince du Royal Secret

33°

Souverain Grand Inspecteur Général

Conseil suprême

Conseil suprême

Supreme Council

Exceptions, particularités, désaccords

Dans de nombreuses juridictions, il existe également des particularités, généralement minimes, mais parfois plus importantes. Elles concernent principalement les degrés qui sont réellement pratiqués, les autres degrés sont transmis « par communication », suivant l’usage fréquent du XVIIIe siècle, c’est à dire sans que le rituel du degré ne soit réellement pratiqué.

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Circulaire aux deux Hémisphères – REAA 21 décembre, 2008

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Circulaire aux deux Hémisphères

reaa.jpg

 

Cette circulaire, qui date de 1802, a créé la structure du R.E.A.A.

 

UNIVERSI TERRARUM ORBIS ARCHITECTONIS
GLORIA AB INGENTIS

Deus Meumque Jus

ORDO AB CHAO

 

De l’Orient du Grand et Suprême Conseil des Très Puissants Souverains, Grands Inspecteurs Généraux, sous la Voûte Céleste du Zénith situé par 32 deg. 45 Min. de L.N A nos Illustres, très Vaillants et Sublimes Princes du Royal Secret, Chevaliers K.H, Illustres Princes et Chevaliers, Grands, Ineffables et Sublimes Maçons, Francs Maçons Acceptés de tous les degrés, Anciens et Modernes, répandus à la surface des deux Hémisphères. A tous ceux auxquels parviendra cette correspondance: Santé Constance et VigueurLors d’une assemblée de Souverains Grands Inspecteurs Généraux en Conseil Suprême du 33e degré, dûment et légalement réunie, tenue dans la Chambre du Grand Conseil, le 14e jour du 7e Mois appelé Tisri 5563, l’an de Vraie Lumière 5802, et 10e jour d’Octobre 1802 de l’Ère chrétienne. Union Plénitude et Sagesse

Le Grand Commandeur a informé les Inspecteurs qu’ils avaient été convoqués afin de prendre en considération l’opportunité d’adresser aux Grandes Loges Symboliques, aux Grandes Loges Sublimes et aux Grands Conseils répandus sur les deux Hémisphères, des Lettres circulaires expliquant l’origine et la nature des Degrés Sublimes de la Maçonnerie et leur institution en Caroline du Sud.

Une proposition à cet effet fut alors adoptée sur-le-champ, et une commission, composée des Illustres Frères le Dr. Frederick Dalcho, le Dr. Isaac Auld et M. Emmanuel De La Motta, Grands Inspecteurs Généraux, fut nommée pour rédiger et soumettre cette lettre au Conseil lors de sa prochaine tenue.

A l’assemblée des Souverains Grands Inspecteurs Généraux en Conseil Suprême du 33e &c. &c. &c. Ie 10e jour du 8e Mois appelé Chislev 5563, an de la V. L.. 5802, ce 4e jour de Décembre 1802 de l’Ère chrétienne.
La Commission, qui avait été saisie de ladite résolution, soumit respectueusement au Conseil le Rapport suivant:

Retracer le cours de la Maçonnerie depuis l’époque la plus lointaine et fixer avec précision les dates de la constitution de chacun des degrés, relève de la plus grande difficulté. En tant que Maçons Symboliques, nous faisons remonter notre origine à la Création du Monde, lorsque le Créateur Tout-Puissant, le Grand Architecte de l’Univers, instaura les lois immuables qui ont donné naissance aux Sciences.
Des nécessités et besoins communs poussèrent nos frères originels à rechercher assistance mutuelle. La diversité de leurs aptitudes, dons et inclinations les rendit, dans une certaine mesure, dépendants les uns des autres, et c’est ainsi que se constitua la société profane; il s’ensuivit tout naturellement que les hommes de dispositions et de caractères semblables s’associèrent plus intimement, ce qui donna naissance a des institutions se rapportant à leurs desseins et adaptées à leur esprit; ceci aboutit à l’exclusion de ceux qui, par leurs aptitudes, leur tempérament ou leur condition, étaient incapables de participer au savoir des autres, ou inutiles, voire dangereux au bien-être de l’intérêt général.

Comme la civilisation commençait à se propager de par le monde, et que l’esprit des hommes se développait de par la contemplation des Oeuvres de la nature, les hommes les plus intelligents cultivèrent les arts et les sciences. La contemplation du système Planétaire, en tant qu’Oeuvre d’un Artiste Tout-Puissant, ainsi que des attributs de leur Dieu, donna naissance à la religion et à la Science de l’Astronomie. La mesure de la terre, la division et le bornage de leur propriété donnèrent naissance à la Géométrie. Ces trois occupations, mises en commun, donnèrent naissance à l’Ordre Mystique ; et l’on institua des mots, signes et attouchements d’ordre pour désigner les membres initiés ou reconnus.

Il est probablement impossible de fixer avec précision le moment où les premiers degrés furent constitués sous la forme où ils nous sont conférés de nos jours, par suite de la perte ou de la destruction en Angleterre de la majeure partie des archives du Métier au cours des guerres contre les Danois et les Saxons . L’imaginaire se mêle grandement à l’histoire de la Maçonnerie des premiers âges et la poussière du temps la recouvre à un point tel qu’il est impossible d’en tirer des conclusions satisfaisantes; mais, à mesure que nous remontons vers l’époque actuelle, nous possédons d’authentiques archives pour notre gouverne. La façon particulière dont les trois premiers degrés, ou degrés Bleus, sont conférés, ainsi que leur contenu prouvent à l’évidence que ce sont purement et simplement des symboles des degrés supérieurs, ou degrés sublimes. Ils ont été formés pour représenter le meilleur de la conduite et des capacités des initiés avant qu’ils soient admis à la connaissance des mystères les plus importants. Au troisième degré, on nous informe que, par suite de la mort de H.A, le mot du Maître fut perdu et qu’un nouveau mot, qui n’était pas connu avant la construction du Temple, lui fut substitué. Si, selon la croyance générale, et comme l’indiquent nombre de nos anciennes archives, la Maçonnerie tire son origine de la création et s’est développée dès les premiers âges de l’humanité, les Maîtres possédaient un mot secret dont les Maçons du temps de Salomon n’avaient pas connaissance. Voici donc un changement de l’un des principes fondamentaux du métier et une suppression de l’un des anciens Landmarks; cependant, nous ne sommes pas disposés à admettre ce fait. Le Maître Bleu sait bien que le Roi Salomon et son royal visiteur possédaient le vrai mot primitif, mais qu’il doit rester dans l’ignorance, à moins d’être initié aux degrés sublimes. La preuve de l’authenticité de ce mot Mystérieux, tel que nous le connaissons et pour lequel notre vénéré Maître est mort, est établie, même à l’esprit le plus sceptique, dans les pages
sacrées des Saintes Écritures et dans l’histoire juive dès l’aube des temps.

Le Docteur Priestley, dans ses lettres aux Juifs, écrit ce remarquable passage quand il parle des miracles du Christ: « et il a été dit depuis par vos auteurs qu’il a accompli ses miracles par quelque nom Ineffable de Dieu, qu’il avait dérobé au Temple ». Bien que les Maçons Symboliques déclarent que leurs sociétés tirent leurs origines des premiers âges du monde et remontent à la création, on ne leur enseigne pourtant dans leurs degrés que des événements qui ont eu lieu à la construction du premier Temple (sur une période infime de sept ans), 2992 ans après la création. Ils ignorent l’histoire de leur ordre antérieurement à cette période et les progrès considérables et importants de l’art à la fois avant et depuis cette période.

De nombreuses Planches des degrés Sublimes contiennent un abrégé des arts et des sciences; et dans leur histoire sont consignés nombre de faits d’importance et de valeur recueillis dans les archives authentiques dont dispose notre société et qui, de la façon dont ils sont communiqués, ne pourront jamais être tronqués ou déformés. Ceci constitue un objet de première grandeur dans une société dont les principes et les pratiques devraient être invariables. Malheureusement des variantes et des irrégularités se sont insinuées en masse dans les degrés Symboliques, par suite du manque de connaissance maçonnique chez nombre de ceux qui président aux tenues bleues; et c’est particulièrement le cas chez ceux qui ne connaissent pas la langue hébraïque où tous les Mots et Mots de Passe sont donnés. Ceci est si fondamentalement nécessaire à un homme de science pour présider une Loge qu’un grand préjudice peut naître de la plus infime dérogation au cours d’une cérémonie d’initiation ou dans les Planches d’instruction on lit dans le Livre des Juges que la transposition d’un simple point sur le schîn, par suite d’un défaut de prononciation inhérent à la nation éphraïmite a trahi les Cowans et a abouti au massacre de quarante-deux mille d’entre eux. La représentation Sublime de la Divinité formée dans le degré de Compagnon ne peut être expliquée de façon correcte que par ceux qui ont quelque connaissance du Talmud. La plupart des Mots dans les degrés Sublimes sont dérivés des langues chaldéenne, hébreux et latine. Les diverses traductions d’une langue à l’autre, qu’ont fréquemment subies les degrés Symboliques depuis leur création, par des hommes ignares même dans leur langue maternelle, constituent une deuxième cause de la diversité que nous déplorons. Il en va différemment des degrés supérieurs qui se présentent dans la parure Sublime que leur ont donnée leurs auteurs et qui sont fondés sur la science et agrémentés par leur pouvoir évocateur.

Nombre de degrés Sublimes sont fondés sur les arts savants et dévoilent aux Maçons une masse de connaissances de prime importance. Bien que nombre de degrés Sublimes soient, en fait, le prolongement des degrés Bleus, il n’y a pas pour autant ingérence entre les deux institutions. D’un bout à l’autre du continent européen et aux Antilles, où ils sont universellement connus, ces degrés sont reconnus et leur essor favorisé. Les Maçons Sublimes ne procèdent jamais à des initiations aux degrés Bleus sans autorisation de droit accordée dans ce but par une Grande Loge Symbolique; excepté lorsqu’ils communiquent les secrets de la présidence d’un Atelier aux postulants qui n’y ont pas encore été admis, préalablement à leur initiation dans une Loge Sublime, mais dans ce cas les postulants sont informés que cela ne leur confère pas le rang de Passé Maître dans la Grande Loge.

La Grande Loge Sublime, parfois appelée Loge Ineffable ou Loge de Perfection, va du 4e au 14e degré inclus, dont le dernier est celui de Perfection. Le 16e degré constitue le Grand Conseil des Princes de Jérusalem qui exerce sa juridiction sur le 15e degré appelé Chevalier de l’Orient et également sur la Grande Loge Sublime; ce Grand Conseil est par rapport à elle ce qu’est une Grande Loge Symbolique par rapport à ses Loges subordonnées. Sans charte et sans Constitution délivrées par les Grands Conseils ou par un Conseil plus élevé ou par un Inspecteur, ces loges sont jugées irrégulières et sanctionnées en conséquence. Tous les degrés supérieurs au 16e sont placés sous la juridiction du Suprême Conseil des Grands Inspecteurs Généraux qui sont Souverains de la Maçonnerie. Quand il est nécessaire de constituer les degrés Sublimes dans un pays où ils sont inconnus, un Frère du 29′ degré, appelé K.H., est désigné comme Inspecteur Général Délégué pour ce territoire. Il sélectionne parmi les Frères du Métier ceux qu’il estime faire honneur à la société et confère les degrés Sublimes au nombre de Frères nécessaire à la première organisation de la Loge; celle-ci élit alors ses propres officiers et se gouverne au moyen de la Constitution et de la charte qui lui a été fournie. La juridiction d’une Loge de Perfection s’étend sur vingt-cinq lieues .

Il est notoire qu’environ 27.000 Maçons accompagnèrent les Princes chrétiens aux Croisades, pour reprendre la Terre Sainte aux Infidèles. Pendant leur séjour en Palestine, ils découvrirent chez les descendants des anciens Juifs plusieurs manuscrits Maçonniques importants qui sont venus enrichir nos Archives d’authentiques actes, et sur lesquels sont fondés certains de nos degrés.
Certaines découvertes extraordinaires furent faites et certains événements extraordinaires se produisirent au cours des années 5304 et 5311, et ceci donne à l’Histoire Maçonnique de cette période une importance extrême. Cette période est chère au coeur du Maçon plein d’ardeur pour la cause de son Ordre, de son Pays et de son Dieu.
Une autre découverte d’importance fut faite en l’an 5553: il s’agit d’un registre en caractères syriaques concernant la plus haute antiquité, d’après lequel il semblerait que le monde soit plus vieux de plusieurs milliers d’années que ne l’indique le récit mosaïque; c’est un avis que partagent nombre d’érudits. Seuls quelques passages ont été traduits avant le règne de notre Illustre et très Éclairé Frère Frédéric II Roi de Prusse, dont l’ardeur bien connue pour le métier fut la cause de grand avancement de la société qu’il daigna présider.
A mesure que progressait la société et que d’anciens documents étaient découverts, le nombre de nos degrés augmenta jusqu’au moment où, avec le temps, le système fut achevé.
D’après celles de nos archives qui sont authentiques, nous sommes informés de la constitution des degrés Sublimes et Ineffables de la Maçonnerie en Écosse, en France et en Prusse sitôt après les Croisades.

Mais à la suite de circonstances de nous inconnues, après l’an 4658 (18), ils tombèrent dans l’oubli jusqu’en l’an 5744, lorsqu’un gentilhomme d’Écosse vint visiter la France et rétablit la Loge de Perfection de Bordeaux .
En 5761, les Loges et conseils des degrés supérieurs s’étant étendus sur l’ensemble du continent européen, Sa Majesté le Roi de Prusse, en qualité de Grand Commandeur de l’ordre de Prince du Royal Secret, fut reconnu par la totalité des membres du Métier comme chef des degrés Sublimes et Ineffables de la Maçonnerie sur l’ensemble des deux Hémisphères. Son Altesse Royale Charles, Prince Héréditaire des Suédois, des Goths et des Vandales, Duc de Sudermanie, Héritier de Norvège, &c. &c. &c. fut et est toujours le Grand Commandeur et protecteur des Maçons Sublimes de Suède; et son Altesse Royale Louis de Bourbon, Prince du sang, Duc de Chartres, &c. &c. &c., et le Cardinal, Prince et Évêque de Rouen, furent à la tête de ces degrés en France.

Le 25 Octobre 5762, les Grandes Constitutions Maçonniques furent définitivement ratifiées à Berlin et proclamées pour le gouvernement de toutes les Loges de Maçons Sublimes et Parfaits, Chapitres, Conseils, Collèges et Consistoires de l’Art Royal et Militaire de la Franc Maçonnerie sur la surface des deux Hémisphères. Il y a des Constitutions secrètes, existant de temps immémorial, auxquelles il est fait allusion dans ces documents.

La même année, ces Constitutions furent transmises à notre Illustre Frère Stephen Morin qui, le 27 Août 5761, avait été nommé Inspecteur Général de toutes les Loges, &c. &c. &c. du nouveau monde par le Grand Consistoire des Princes du Royal Secret réuni à Paris et que présidait le délégué du Roi de Prusse, Chaillon de Jonville, suppléant Général de l’Ordre, Très Vénérable Maître de la première Loge de France, appelée de Saint-Antoine, Chef des degrés Éminents, Commandeur et Sublime Prince du Royal Secret, &c. &c. &c.

Étaient également présents les Illustres Frères suivants:
Le Frère Prince de Rouen, Maître de la Grande Loge l’Entendement, et Souverain Prince de la Maçonnerie, &c.
La Corne, suppléant du Grand Maître, Très Vénérable Maître de la Loge la Trinité, Grand Élu, Parfait Chevalier et Prince des Maçons, &c. Maximilien de St. Simon, Premier Grand Surveillant Grand Élu, Parfait Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Savalette de Buchelay, Grand Garde des Sceaux, Grand, Élu, Parfait Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Ie Duc de Choiseul, Très Vénérable Maître de la Loge les Enfants de la Gloire, Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Topin, Grand Ambassadeur de son Altesse Sérénissime Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Boucher de Lenoncour, Très Vénérable Maître de la Loge la Vertu, Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Brest de la Chaussée, Très Vénérable Maître de la Loge l’Exactitude, Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Les Sceaux de l’Ordre furent apposés et la Patente contresignée par Daubertain, Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, Très Vénérable Maître de la Loge St. Alphonso, Grand Secrétaire de la Grande Loge et du Conseil Sublime des Princes Maçons, &c.

Quand le Frère Morin arriva à St. Domingue, conformément à sa Patente, il nomma un Inspecteur Général Délégué pour l’Amérique du Nord. Ce grand honneur fut conféré au Frère M.M. Hayes, avec pouvoir de nommer d’autres Inspecteurs Généraux en cas de besoin. Le Frère Morin nomma également le Frère Frankin Inspecteur Général Délégué pour la Jamaïque et les Iles Britanniques sous le Vent, et le Frère Colonel Provost pour les Iles au Vent et l’Armée britannique.

Le Frère Hayes nomma Inspecteur Général Délégué pour l’état de Caroline du Sud le Frère Isaac Da Costa lequel, en l’an 5783, établit la Sublime Grande Loge de Perfection à Charleston. Après la mort du Frère Da Costa, le Frère Joseph Myers fut nommé Inspecteur Général Délégué pour cet état par le Frère Hayes qui avait au préalable également nommé le Frère Colonel Solomon Bush Inspecteur Général Délégué pour l’état de Pennsylvanie et le Frère Barend M. Spitzer au même titre pour la Géorgie; ces décisions furent ratifiées lors d’une réunion d’inspecteurs quand ils furent assemblés à Philadelphie le 15 Juin 5781.

Le 1er Mai 5786, la Grande Constitution du 33e degré appelé, le Conseil Suprême des Souverains Grands Inspecteurs Généraux fut définitivement ratifiée par Sa Majesté le Roi de Prusse qui, en sa qualité de Grand Commandeur de l’ordre de Prince du Royal Secret, détenait le pouvoir Maçonnique Suprême sur l’ensemble du Métier. Dans la nouvelle Constitution, ces hauts Pouvoirs furent conférés dans chaque Nation à un Suprême Conseil de neuf Frères qui détiennent dans leur propre territoire toutes les prérogatives Maçonniques que Sa Majesté détenait à titre individuel; et ce sont les Souverains de la Maçonnerie.

Le 20 Février 5788, fut ouvert dans cette Ville le Grand Conseil des Princes de Jérusalem auquel étaient présents le Frère J. Myers, I.G.D. pour la Caroline du Sud, le Frère B.M. Spitzer, I.G.D. pour la Géorgie, et le Frère A. Forst, I.G.D. pour la Virginie. Peu après l’ouverture du Conseil, une lettre fut adressée à Son Altesse Royale le Duc d’Orléans à ce propos sollicitant l’envoi de certains actes des archives de la société française; dans sa réponse par l’entremise du Colonel Shee, son Secrétaire, il promit très aimablement de les transmettre; mais malheureusement, les prémices de la révolution française empêchèrent cet envoi.

Le 2 Août 5795, le Frère Colonel John Mitchell, ci-devant Sous-Intendant Général des Armées des États-Unis, fut fait Inspecteur Général Délégué pour cet état par le Frère Spitzer par suite du départ de ce pays du Frère Myers.
L’action du Frère Mitchell fut limitée jusqu’après la mort du Frère Spitzer qui survint l année suivante.
De nombreux Frères de degrés éminents étant arrivés de l’étranger, des Consistoires de Princes du Royal Secret se tinrent de temps à autre pour des initiations et pour d’autres propos.

Le 31 Mai 5801, le Suprême Conseil du 33e degré pour les États-Unis fut inauguré avec toutes les hautes personnalités de la Maçonnerie par les Frères John Mitchell et Frederick Dalcho, Souverains Grands Inspecteurs Généraux, et, dans le courant de la présente année, le nombre total de Grands Inspecteurs Généraux fut complété, conformément aux Grandes Constitutions.

Le 21 Janvier 5802, une charte de Constitution accorda le sceau du Grand Conseil des Princes de Jérusalem pour l’établissement d’une Loge de Maîtres Maçons de la Marque dans cette Ville .

Le 21 Février 5802 notre Illustre Frère le Comte Alexandre François Auguste De Grasse, Inspecteur Général Délégué fut nommé par le Suprême Conseil Grand Inspecteur Général et Grand Commandeur des Antilles françaises; et notre Illustre Frère Jean-Baptiste Marie De La Hogue, Inspecteur Général Délégué, fut également reçu Grand Inspecteur Général et nommé Lieutenant Grand Commandeur des mêmes Iles.

Le 4 Décembre 5802, une charte de Constitution accorda le sceau du Grand Conseil des Princes de Jérusalem pour l’établissement d’une Grande Loge Sublime à Savannah, Géorgie.

Les Dénominations des Degrés Maçonniques sont comme suit, à savoir:
le Degré Apprenti Admis
2e Compagnon
3e Maître Maçon, conférés par la Loge Symbolique
4e Maître Secret
5e Maître Parfait
6e Secrétaire Intime
7e Prévôt et Juge
8e Intendant des Bâtiments
9e Maître Élu des Neuf, conférés par la G. Loge Sublime
10e Illustre Élu des Quinze
11e le Sublime Chevalier Élu
12e Grand Maître Architecte
13e Royal-Arche
14e Perfection
15e Chevalier d’Orient,conférés par les Princes de Jérusalem, qui forment un Conseil Souverain
16e Prince de Jérusalem
17e Chevalier d’Orient et d’Occident
18e Souverain Prince de Rose-Croix d’Hérodom
19e Grand Pontife
20e Grand Maître de toutes les Loges Symboliques
21e Patriarche Noachite ou Chevalier Prussien
22e Prince du Liban
23e Chef du Tabernacle,
24e Prince du Tabernacle, conférés par le Conseil des Grands Inspecteurs qui sont Souverains de la Maçonnerie.
25e Prince de Merci,
26e Chevalier du Serpent d’Airain
27e Commandeur du Temple
28e Chevalier du Soleil
29e K H
30 31 32e Prince du Royal Secret, Prince des Maçons, conférés par le Conseil des Grands Inspecteurs qui sont Souverains de la Maçonnerie
33e Souverains Grands Inspecteurs Généraux, Officiers nommés à vie.

Outre ces degrés, qui se succèdent régulièrement, la plupart des Inspecteurs possèdent un certain nombre de degrés séparés, conférés dans diverses parties du monde et qu’ils communiquent en général, sans frais, aux Frères qui ont l’élévation suffisante pour les comprendre. Ainsi les Maçons Choisis des 27 et le Royal-Arche, conférés sous l’égide de la Constitution de Dublin. Six degrés de la Maçonnerie D’Adoption, Compagnon Écossais, Le Maître Écossais & Le Grand Maître Écossais, &c., faisant en tout 52 degrés.

La Commission soumet respectueusement à la réflexion du Conseil le rapport ci-dessus sur les principes et l’établissement des degrés Sublimes en Caroline du Sud, extraits des archives de la Société. Elle ne saurait, toutefois, conclure sans exprimer ses voeux ardents de prospérité et de dignité aux Institutions que préside ce Suprême Conseil; et elle se flatte que, si des Frères des degrés Bleus ont pu avoir des impressions défavorables par méconnaissance des principes et pratiques de la Maçonnerie Sublime, cela sera aboli, et que l’harmonie et l’affection seront l’heureux ciment de la société universelle des Francs Maçons Acceptés. Que, de même que tous aspirent à l’amélioration de la condition générale de l’humanité par la pratique de la vertu et l’exercice de la liberté, de même la Commission souhaite sincèrement qu’il soit mis fin aux petits différends qui ont pu naître, à l’occasion de formalités insignifiantes entre Anciens et Modernes, pour faire place aux principes originels de l’ordre qui sont les nobles remparts de la société: l’universelle bonté et l’amour fraternel; et que la vaste confrérie des Francs Maçons sur l’ensemble des deux Hémisphères ne forme qu’un seul lien de Fraternité. « Voyez comme il est bon et agréable pour des Frères de cohabiter dans l’unité. »

La Commission salue respectueusement votre Suprême Conseil par les Nombres Sacrés .
Charleston, Caroline du Sud, ce 10e jour du 8e Mois appelé Chisleu 55v3′ année de VL. 5802, le 4e jour de Décembre 1802 de l’Ère chrétienne.
FREDERICK DALCHO, K.H – P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e et Lieutenant Grand Commandeur des États-Unis d’Amérique.
ISAAC AULD, K.H – P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e.
E. DE LA MOTTA, K.H – P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e et Illustre Trésorier du S. Empire.

Le rapport ci-dessus a été pris en considération et le Conseil exprimé sa satisfaction en lui accordant sa totale approbation. Après quoi, le Conseil a décidé que ledit rapport soit imprimé et transmis à toutes les Grandes Loges Sublimes et à toutes les Grandes Loges Symboliques répandues sur les deux Hémisphères.
Signé JOHN MITCHELL K.H – P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e et Grand Commandeur des États-Unis d’Amérique.

Extrait fidèle des délibérations du Conseil.
Signé Ab. ALEXANDER K.H – P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e, Grand Inspecteur Général du 33e et Illustre Secrétaire du Saint-Empire.

DEUS MEUMQUE JUS

 

 

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© Léo Taxil & Cie, 04/27/2002

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