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Le Rugby et la Franc-Maçonnerie : des idéaux communs et un chemin partagé 8 avril, 2019

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Le Rugby et la Franc-Maçonnerie : des idéaux communs et un chemin partagé

Par Frédéric Bonnet

Merci aux rugbymen-Francs-Maçons qui ont bien voulu partager leur savoir et leurs connaissances au sujet du Rugby et de la Franc-Maçonnerie. En particulier Jean Jacques Berland et Gilbert Genevois, rugbymen-Francs-Maçons et troisièmes lignes respectivement des clubs d’Angoulème pour le premier et de Montchanin ou Rumilly pour le second dans les années 70-80. Mais aussi à ceux qui préfèrent rester anonymes.

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The William Webb Ellis Lodge No 9754

 

Comme le disait Sir Winston CHURCHILL (1874-1965), membre de la Studholme Lodge 1591 à de Londres, plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur.

Au regard de l’Histoire, le Rugby et la Franc-Maçonnerie partagent une naissance relativement récente, qui s’appuient cependant sur des traditions qui remontent à la nuit des temps. Notre sport, qui se veut jeu pédagogique, et la Franc-Maçonnerie suivent un chemin similaire et prônent les mêmes idéaux. D’ailleurs, à plusieurs moments clefs de sa création, le jeu de Rugby a croisé des « frères » Francs-Maçons. Tout sauf un hasard.

Les rapports de la Franc-Maçonnerie avec le sport

Comme le Rugby et le sport en général, la Franc-Maçonnerie est originaire des îles britanniques où elle va se structurer progressivement au cours du XVIIe siècle. C’est une société initiatique, une école de la perfection morale individuelle et collective, de contrôle des affects et de maîtrise de soi, dont les membres questionnent en permanence la portée philosophique et symbolique lors de rituels qu’ils pratiquent afin de progresser dans leur quête de la lumière. Au XVIIIe siècle, aucune autre forme de sociabilité volontaire ne peut soutenir la comparaison. A la veille de la révolution, on dénombre en France entre 40 000 et 50 000 « frères » Francs-Maçons répartis dans diverses loges pour moins de 30 millions d’habitants. 

A cette époque, les Francs-Maçons ne font pas que pratiquer l’Art Royal, ils se réunissent pour des parties de chasse, des bals, la pratique de musique et de théâtre. Ils sont au centre de la vie de la société et s’intéressent naturellement aux jeux d’adresse. Au XVIIIe siècle, les loges et les nobles partagent une conception chrétienne et chevaleresque de la vie. La Franc-Maçonnerie adopte donc rapidementdifférentes formes de jeux d’adresse, qui combinent à la fois apprentissage de la maîtrise du corps, contrôle de soi et une dimension sociale festive. Ainsi, les frères vont développer un goût prononcé pour le tir à l’arc et pour l’arbalète, ainsi que pour la pratique du golf.  Ils participent activement au développement de ces jeux bientôt appelés « sports » et surtout à leur règlementation et à la rédaction de leurs statuts. 

Ce bref historique met en lumière à la fois la dimension organisatrice de la Franc-Maçonnerie, mais aussi sa dimension corporelle trop souvent sous-estimée au profit de sa dimension philosophique.  Au XVIIIe siècle et encore plus au XIXe siècle, la pratique maçonnique promeut une sociabilité « amateur » au sens fort de celui du siècle des lumières : l’amateur est un homme de goût, cultivé, qui apprécie les délices de l’otium (c’est le temps durant lequel une personne profite du repos pour s’adonner à la méditation, au loisir studieux).

Le temps passant, les Francs-Maçons de l’Angleterre victorienne, vont pratiquer et diffuser via entre autres les publics schools (terme qui désigne un groupe d’environ 10 pour cent des écoles indépendantes et sont en général plus anciennes, plus coûteuses et plus exclusives, que les autres écoles anglaises) différents sports : tir, golf, polo, cricket… Les élites maçonniques auront d’ailleurs une place centrale dans l’organisation des jeux olympiques successifs.

En Angleterre, les sports sont donc régis, pratiqués et diffusés par de grandes figures de l’Establishment, tous issus des meilleures publics schools, des Universités d’Oxford ou de Cambridge. Tout homme bien né et bien éduqué fait parti d’une loge et d’un club sportif. 

A l’inverse en France et dans les loges continentales marquées par un fort anticléricalisme, le rapport au sport est différent. La Franc-Maçonnerie n’est plus le théâtre feutré de l’entre-soi et de l’excellence sociale. Au nom de l’engagement philanthropique et du combat pour le progrès social, les « frères » francs-Maçons français participent à différentes sociétés sportives qu’ils n’entendent pas abandonner aux cléricaux. Ils organisent des rencontres sportives qui vont au delà de l’appartenance ou non à la Franc-Maçonnerie (interobédience) avec un esprit de fraternité universelle. Ils contribuent largement au développement de l’éducation physique scolaire via les hussards de la République émanant de la Ligue de l’enseignement, inventée par un illustre Franc-Maçon, M. Jean Macé.

L’Angleterre et la France n’ont pas la même approche du sport, ils ne l’ont donc pas concernant le Rugby.

La Franc-Maçonnerie et le Rugby

Selon Daniel Herrero, rugbyman toulonnais puis niçois, entraineur charismatique du grand Rugby club toulonnais (RCT), puis du fameux Paris université club (PUC,) professeur d’EPS, chantre et poète des beautés du Rugby et de l’Humanité en général, le Rugby à XV se serait développé dans les îles britanniques au XIXe siècle, puis dans le Sud Ouest de la France, sous l’impulsion des Francs-Maçons. Ceux-ci, auraient vu dans ce jeu un moyen efficace d’éduquer la jeunesse aux valeurs maçonniques. 

De fait, les liens entre le Rugby et la Franc-Maçonnerie sont nombreux : une symbolique commune, des rugbymen Francs-Maçons à foison… Mieux, si l’on se penche sur l’histoire de la naissance du Rugby, on se rend compte que ce sont des Francs-Maçons qui ont créé, pensé, inventé, codifié, légiféré, pérennisé, puis diffusé le Rugby. Une histoire d’hommes et de symboles qui s’est écrite en quatre temps. Un jeu éducatif qui a été conçu et estampillé symboliquement par des « frères » Francs-Maçons au XIXe siècle. 

Un sport qu’ils n’ont pas façonné à partir du néant, mais qui est le fils de nombreux jeux de balle ovale de l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle : de la phéninde des Spartiates et de la Grèce antique, à l’harpastum des Romains, à la soule (qui vient du mot Soleil) et à la barrette des Français. Tous ces jeux étaient déjà la survivance de rites initiatiques ou de cérémonies célébrant entre autre la fertilité.

Premier temps : Le geste transgressif de William Webb Ellis en 1823.

Comme dans toutes les belles histoires humaines amenées à perdurer dans le temps, le Rugby nait d’une légende. Celle du geste transgressif d’un certain William Webb Ellis, élève du collège de la ville de Rugby, au cours d’un match de Football en novembre 1823. Dans un acte d’improvisation et en dehors du cadre légal, cet élève décida sur un coup de tête de se saisir à pleines mains du ballon et de courir à grandes enjambées vers le but adverse. Il plonge alors derrière la ligne d’embut adverse et réclame un point pour son équipe. On raconte que le professeur-arbitre releva ce manquement à la règle manifeste en félicitant ironiquement son jeune élève en s’exclamant « good try, traduction bien essayé ». 

Le culot du jeune homme renvoie à celui qu’il faut à un Franc-Maçon dans notre monde moderne, industrialisé, rationalisé et technocratique. Il faut du courage pour affirmer que la pensée symbolique garde tout son sens au XXIe siècle. 

L’homme devint pasteur, Franc-Maçon et finit sa vie à Menton en France où il fut enterré. Il ne sut jamais que son geste initial avait été repris bien plus tard pour assoir l’histoire du Rugby. Une statue à la gloire de l’élève a été érigée au collège de Rugby. Des générations successives de joueurs sont allées en pèlerinage années après années saluer sa mémoire. Une loge maçonnique porte d’ailleurs son nom, the William Webb Ellis Lodge N0 9754.

Avec cette légende incarnée par un étudiant emblématique, le Rugby détient l’équivalent des secrets antiques, des mystères égyptiens et des templiers de la Franc-Maçonnerie des premiers maçons spéculatifs d’Ecosse, des constructeurs de cathédrales ou des aristocrates londoniens. Il s’est donc construit une mythologie propre et pleine d’espoir.

Deuxième temps : Les 37 règles des élèves du collège de Rugby de Thomas Arnold en 1845.

En réalité, l’origine du Rugby est tout autre. C’est encore une fois l’histoire d’un homme, celle de Sir Thomas Arnold, proviseur du fameux collège de la ville de Rugby de 1828 à 1845, ancien professeur d’histoire et Franc-Maçon de grand rayonnement. Il est donc à double titre un spécialiste des sciences humaines.

Sir Thomas Arnold possède aussi la particularité d’être à la fois un homme d’église érastien (les érastiens soutenaient que l’Église n’a point d’autorité quant à la discipline, qu’elle n’a aucun pouvoir de faire des lois ni des décrets, encore moins d’infliger des peines, de porter des censures) et un farouche opposant à la doctrine anglicane majoritaire.

Il arrive dans une institution affaiblie par une hiérarchie entre élèves très dure : bizutages violents, humiliation des plus jeunes, tyrannie des ainés, alcoolisme et rébellion contre les professeurs. A cette époque de l’Angleterre victorienne, de nombreux collèges anglais étaient d’ailleurs débordés par le comportement agressif de leurs élèves. La plupart des proviseurs n’espèraient qu’une chose : se débarrasser de leurs garnements les plus récalcitrants et les renvoyer à la vie civile sans éducation.

Arnold décide lui de renverser les us et coutumes de l’époque. Il s’appuie sur la Franc-Maçonnerie car elle exerce une influence humaniste de plus en plus importante au sein de la société anglaise. S’apercevant immédiatement de l’urgence de réformes, il a la clairvoyance de ne pas s’imposer comme un chef autoritaire. Au contraire, il change l’état d’esprit qui prévalait au collège en mettant au coeur de son projet éducatif les valeurs de la Franc-Maçonnerie et en responsabilisant ses élèves. C’est donc avec eux, en les considérant comme ses assistants, qu’il entreprend de codifier les jeux de balles violents et anarchiques auxquels s’adonnaient ses élèves.

Il installe une éducation ludique, basée sur l’engagement, le combat et la solidarité. Il inculque la fraternité avec ses camarades, le courage de ne pas les abandonner dans la défaite et de ne pas se comporter en voyou avec les adversaires. Grace au Rugby, il donne à cette première génération d’élèves, puis aux suivantes à travers le temps, la possibilité d’acquérir des valeurs essentielles pour fonder la cohésion d’un groupe d’hommes ou de femmes.

Arrivé dans le collège de Rugby cinq années après le geste fondateur de William Webb Ellis, Sir Thomas Arnold et ses élèves de sixième ne formaliseront les 37 premières règles du Rugby qu’en août 1845. Elles avaient pour objectif d’apporter des réponses concrètes à l’organisation du jeu et aux conflits générés par les différences d’interprétation des situations d’opposition. Ces règles sont donc la base historique du Rugby.

En mettant ses élèves-rugbymen au coeur de leur propre éducation, Sir Thomas Arnold faisait et fait encore figure de visionnaire. Ces futurs joueurs s’approprièrent naturellement les règles du Rugby, à tel point qu’après leurs études ils propagèrent sa pratique dans toute l’Angleterre et dans les lointaines contrées de l’empire britannique, par exemple en Nouvelle Zélande.

Troisième temps : Les 59 lois de la Rugby football union (RFU) en 1871.

Malgré les efforts réalisés par les élèves de Thomas Arnold pour codifier le tout jeune Rugby, les différents collèges, clubs, écoles et universités anglaises s’étaient appropriés le jeu de Rugby à leur façon en développant des variantes dans les règles. Le premier match international entre l’Ecosse et l’Angleterre en 1870 au Kennington Oval va changer la donne. L’Angleterre bat l’Ecosse par 1 but à 0, mais cette victoire semble peu régulière au yeux des écossais. Non pas par manque de flair play, mais tout simplement parce que les deux pays n’appliquaient pas les mêmes règles. 

Les fédérations n’existant pas à cette époque, il fallut la bonne volonté de deux Francs-Maçons reconnus, Edwin Ash, secrétaire du club de Richmond, et L.J Maton, président des Wimbledon Hornets, pour mettre fin à cette cacophonie et rédiger les premières lois du Rugby. Ils décidèrent avec Algernon Rutter et EC Holmes (dirigeants du club de Richmond)  de réunir 21 clubs de Rugby en juin 1871 dans un restaurant nommé Pall Mall sur Regent street à Londres.

Etaient présents ce jour-là les clubs suivants : Harlequins, Blackheath, Guy’s Hospital, Civil Service, Wellington collège, King’s collège, St Paul’s school, Gipsies, Flamingoes, Wimbledon Hornets, Mohicans, Marlborough nomads, West Kent, Law, Lausanne, Addison, Belsize park, Ravenscourt park, Chapham rovers et Queen’s House. Cette réunion aboutit à la création de la Rugby football union (RFU).

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Les résultats de leurs travaux furent communiqués en juin 1871 avec la publication des 59 lois du Rugby. Les écossais firent de même de leur coté en rédigeant un livre « vert » commun à plusieurs clubs : Edinburgh Academical, Merchistonians et High school.

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D’âpres négociations commencèrent alors entre anglais et écossais pour organiser un second match, cet fois-ci officiel, selon les règles de la RFU. Ce match eut lieu à Rayburn Place le terrain de l’Académie d’Edimbourg en mars 1871 devant 4000 personnes. Chaque équipe était composée de vingt joueurs (l’effectif moyen d’une classe de collège) avec trois arrières, trois demis et 14 avants pour les anglais (dont la moitié venait du collège de Rugby) et trois arrières, deux demis et 15 avants pour les écossais. Pour l’anedocte, les écossais gagnèrent ce match. La revanche eut lieu en février 1872 à Londres et les anglais prirent leur revanche.

Quatrième temps : L’invention des Barbarians par William Percy Carpmael

Les Barbarians sont le symbole des loges maçonniques itinérantes. Cette équipe sans « temple » ni ville fut créée par un rugbyman Franc-Maçon, M. Carpmael, en 1890 dans un pub de Bradford. 

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On y entre par cooptation et parrainage selon des critères autant sportifs qu’humains : être reconnu gentilhomme et bon camarade entre autre. Ses couleurs traditionnelles sont des symboles de la Franc-Maçonnerie : le noir et le blanc originellement orné d’une tête de mort.

 

Une équipe idéale qui n’a d’autre enjeu que la fraternité, la joie de vivre et la solidarité. En somme, l’équipe témoin qui dit et rappelle à toutes et tous la vérité de ce que doit être le Rugby.

D’autres nations ont par la suite inventé leur équipe de Barbarians, de la France à la Suisse. Désormais, le représentant de cet esprit Barbarians en France est notre icône toulousain au casque d’or MJean Pierre Rives.

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Les symboles que les Francs-Maçons ont gravé dans le jeu de Rugby.

On retrouve dans le Rugby trois notions essentielles à la Franc-Maçonnerie :

Le Rugby présente encore pour le grand public, et ce malgré ses dérives actuelles, l’image d’un sport véhiculant des valeurs de combat, de fidélité, de courage, de force physique, de solidarité, de respect des autres et de fraternité.

Toutefois, il possède également l’image d’un jeu certes intelligent (comme le disait Françoise Sagan), mais aussi compliqué et inaccessible au premier abord. Avec ses règles complexes, voire confuses, sa propension à privilégier l’esprit de la règle (et donc ses interprétations) à leur application à la lettre, son langage symbolique singulier et sa pratique codée, il nécessite d’être introduit et initié pour l’apprécier pleinement.

Les rituels du Rugby, qui peuvent, à l’instar de ceux des Francs-Maçons, paraitre dérisoires aux néophytes, ne sont rien d’autre qu’une manière de réunir les hommes dans toute leur diversité intellectuelle et physique au sein d’un collectif tourné vers un but partagé.

Les pays, territoires, régions (le Sud Ouest en France) ou Universités (de Paris à Bordeaux) où le Rugby est pratiqué ont toujours un lien avec l’histoire britannique

On pourrait faire le parallèle entre les trois piliers de la Franc-Maçonnerie (camaraderie, charité et intégrité) et les avants de notre première ligne. Le talonneur les bras en croix, se sacrifie en fonçant tête baissée dans le pack adverse. Le pilier droit et le talonneur qui engagent leurs deux épaules sont les deux pierres angulaires de l’édifice de la mêlée. Dans une mêlée, les avants peuvent stabiliser ou écrouler la construction. Ils se prennent par les épaules dans l’obscurité de la mêlée (une fois celle-ci engagée, les huit joueurs sont aveugles, les yeux tournés vers la pelouse) et l’union des forces produit une alchimie sacrée. Les deux immenses deuxièmes lignes sont d’ailleurs appelés les poutres maitresses du pack.

Le Rugby possède une structure architecturale qui emprunte beaucoup au vocabulaire maçonnique : plaquage cathédrale, construction en lignes, lignes de perspective des trois quarts, formation des trois quarts en triangle, le soutien des joueurs qui partent dans les mêlées ouvertes.

Les stades de Rugby sont des temples avec leurs loges pour l’élite des connaisseurs. Les vestiaires figurent le secret et le mystère des loges où seuls les initiés peuvent entrer et sortir à la lumière pour combattre. Les poteaux en forme de H d’un terrain de Rugby représentent les deux colonnes de Jachin et Boaz (la Force et la Stabilité) des loges maçonniques, soit l’entrée dans le temple de Salomon. 

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Le ballon est comme accouché dans les pieds du troisième ligne centre à la fin de chaque mêlée. C’est le demi de mêlée qui extraie le ballon afin de le transmettre comme un cadeau à ses camarades, comme on transmet la parole ou la connaissance dans une loge.

Le Rugby emprunte beaucoup au vocabulaire général maçonnique. La chandelle, c’est le ballon que l’on tape le plus haut possible vers le Soleil. Les joueurs les plus véloces sont des flèches, on franchit les lignes adverse comme une épée, chaque international reçoit une cape (petite casquette), comme un frère maçon reçoit un tablier.

Quand les joueurs se regroupent avant, pendant ou après un match, ils forment un cercle ou une chaine d’union en se serrant au plus près pour se motiver ou s’expliquer. Car, sur un terrain de Rugby l’erreur doit être permise. Elle fait grandir, elle fait partie du processus d’apprentissage

Au Rugby, on se rencontre plus qu’on ne se croise. Les codes s’acquièrent avec le temps, novices et initiés partagent une culture et un état d’esprit commun. Dans toute équipe de Rugby, chacun des membres participe à l’égrégore (plusieurs personnes qui se focalisent sur un même objet) avec ses différences de caractère et de gabarit. Les individus sont au service des autres dans la sueur et le sang, dans la douleur et la joie.

L’idée de fusion, de solidarité et de partage sont développés comme des stratégies : ensemble, on est plus fort. Ces idées, ces valeurs sont transmises aux jeunes initiés par leurs ainés ou leurs parrains dès l’école de Rugby. Le rugbyman ne parle jamais de lui-même, il renvoit toujours son discours à la notion d’équipe. Comme le dit Pierre Albaladéjo, c’est un jeu qui n’accepte pas le je. En France d’ailleurs, grâce aux Francs-Maçon épris de progrès social, le Rugby anglo-saxon si élitiste et aristocratique s’est transformé progressivement en jeu éducatif permettant un vaste brassage sociétal et une ascension sociale des catégories socio-professionnelles les plus défavorisées .

Enfin, les matchs se terminent toujours par une poignée de main à cet autre, l’adversaire, celui avec lequel on se mesure. Les troisièmes mi-temps particulièrement arrosées sont semblables aux agapes célébrées après les tenues maçonniques.

L’organisation mondiale du Rugby va même jusqu’à ressembler à celle de la Franc-Maçonnerie. L’International Board est situé à Londres comme la loge mère fondatrice.

Enfin, et c’est peut être le symbole le plus maçonnique du Rugby, le ballon ovale représente l’incertitude propre à toute vie humaine à l’heure de faire des choix. Il exige un pouvoir d’adaptation, d’anticipation, une précision et une habileté extrême à tout rugbyman pour s’en saisir. Le geste de la passe à l’aveugle vers l’arrière, cette transmission du savoir à ses camarades ne peut se faire que s’il y a une connection affective et intellectuelle forte entre l’ensemble des hommes qui constituent une équipe. 

Comme un symbole, c’est l’esprit fédérateur de la Franc-Maçonnerie irlandaise, elle même unifiée en une seule loge, qui créa l’unique équipe nationale de Rugby irlandaise. Une équipe qui regroupe depuis le XIXe siècle des protestants, des catholiques et des laïcs provenants des 4 provinces irlandaises.

Le rugby aristocratique des collèges et des universités anglaises « débarqua » au Havre (le HAC est le premier club de rugby français) en 1872, mais poussa rapidement jusqu’à Paris. Sa diffusion quasi exclusive vers le Midi de la France, donc vers la zone où les français jouaient à la barette, a plusieurs explications :

Comme dans la Franc-Maçonnerie, beaucoup de joueurs ont été d’abord conquis et impressionnés par le discours et la rencontre avec leur premier éducateur, qui fait figure alors d’ainé. Ces maîtres des écoles primaires, du collège ou des écoles de Rugby ont su faire percevoir à leurs jeunes pousses le chemin des mystères du Jeu de Rugby. Un jeu qui a un rôle social et psychologique qui croît chaque jour de la semaine pour se dénouer tous les dimanches (jour de match) et plus généralement tout au long de la vie des femmes et des hommes.

La passe

Message de confiance

Don d’amitié

Talent d’initié

Oeuvre éphémère

Qui vit, survit, se transforme et s’embellit

Dans les souvenirs et les dires

Trouve l’éternité

JJ Berland

Et maintenant ?

La singularité et la beauté du Rugby n’est pas le fruit du hasard. Notre jeu est né et s’est développé selon la pensée et les valeurs d’hommes cultivés et intelligents, qui avaient avant toute chose le sens du bien commun et de l’amélioration des individus au service de leur collectivité. Ce n’est donc pas un hasard si les pionniers du Rugby étaient tous Franc-Maçons et/ou professeurs d’histoire et de littérature. Le jeu de Rugby est le fruit de leur pensée humaniste. 

Chaque organisation humaine est fragile et dépendante de l’intégrité de ses élites, tout n’était donc pas rose dans le Rugby avant 1996. L’argent circulait dans des réseaux cachés et obscurs, le dopage et la violence existaient, les luttes entre baronnies du temps de M.Ferrasse étaient sanglantes et la quête de l’intérêt supérieur du Rugby pouvait paraitre parfois illusoire.

Mais, après 22 années de professionnalisme, la chute s’est accélérée. Qu’est-il advenu de cette belle idée qu’était et que devrait encore être le Rugby ?

On ne parle plus que de fusion-acquisition de clubs qui n’ont plus ni d’identité ni d’histoire, de rentabilité financière, de racisme, d’injures, de dopage, de drogue, de suspicion de viol présumé, de réforme territoriale et d’organisation de coupe du monde. Notre jeu a été volé et confisqué par quelques chefs d’entreprises pour promouvoir leur marque ou leur groupe de média. Sitôt lassés de leur joujou, ils abandonneront leur club et le Rugby pour aller s’enrichir ailleurs.

Alors, dans quel état laisseront-ils ce sport et les hommes et femmes qui en sont amateurs ? Le Rugby vit une période de décadence vertigineuse, car il n’est consubstantiellement pas adapté au professionnalisme. Le CAC 14 le dénature et le tue à petit feu. Seules quelques règles originelles, les traces de son passé maçonnique, le tiennent dans un état de coma éveillé.

N’est-ce pas le temps pour les héritiers de ces pères fondateurs de le ramener à la vie ? La Franc-Maçonnerie ne devrait-elle pas sauver son oeuvre ? N’est-elle d’ailleurs pas un de nos derniers espoirs ?

Certes, la pugnacité des « frères rugbystiques » des loges maçonniques s’est sans doute émoussée depuis 1996 et l’arrivée du professionnalisme. On peut d’ailleurs leur reprocher de ne pas avoir assez lutté contre la disparition de l’amateurisme, même marron. On peut leur en vouloir de ne pas avoir assez dénoncé les turpitudes du Rugby-Spectacle-Business. 

Mais les rugbymen Francs-Maçons sont très majoritairement restés fidèles à leurs faisceaux de valeurs. Eux qui ont été à l’origine de tant de lois progressistes, du droit de vote des femmes à la laïcité, des hussards de la République de la ligue de l’enseignement à notre célèbre maxime ‘liberté, égalité, fraternité », ne devraient-ils pas redonner au Rugby sa fonction initiale et son intérêt collectif ? Ramener le Rugby au coeur de la vie sociale d’un quartier, d’une commune, d’un département ou d’une région, comme l’avait fait Sir Thomas Arnold au XIXe siècle, ne serait-il pas un moyen efficace pour pacifier la société française ?

Car le Rugby est une utopie, un projet humaniste exigeant, une magnifique incongruité, une idée pédagogique novatrice qu’il faut sans cesse défendre et réinventer. Plus de 194 années après l’acte fondateur de William Webb Ellis, le combat continue. Peut-être devrait-on distinguer, séparer et organiser à part les deux Rugbys contemporains qui n’ont plus grand chose en commun : le Rugby des initiés et le Rugby marchand. 

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Source : http://rugby-en-melee.com/rugby-franc-maconnerie-ideaux-communs-chemin-partage/

Du Cabinet De Réflexion À La Méditation Maçonnique 7 février, 2019

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Du Cabinet De Réflexion À La Méditation Maçonnique

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❝ Ce Qui Est Regrettable Surtout, C’est D’avoir Trop Souvent À Constater, Chez Un Grand Nombre De Maçons, L’ignorance Complète Du Symbolisme Et De Son Interprétation Ésotérique. ❞ René Guénon, L’Orthodoxie Maçonnique, La Gnose n°6, avril 1910.

Peut-on Penser Que La Pratique Maçonnique Traditionnelle Repose Sur Une Approche De La Méditation Comme, Par Exemple, Le Bouddhisme Zen Ou Tibétain ?

Il y a beaucoup plus de similitudes que l’on ne peut l’imaginer au prime abord. Mais avant de revenir sur ce point, il est nécessaire de remédier à un grave malentendu : La Méditation maçonnique n’est pas une pratique de la réflexion comme on l’entend actuellement. Le Cabinet de Réflexion, dans lequel le néophyte est — avant toute initiation — invité à descendre, justifie en soi la distinction de niveau qui devrait être établie entre Méditer et Réfléchir. Un auteur comme Jules Boucher a d’ailleurs judicieusement fait remarquer qu’il s’agissait d’un « Cabinet de Réflexion » et non d’un « cabinet de réflexions ».

Cet « Occulte » lieu de « Réflexion » qui, symboliquement, constitue une descente aux enfers vise davantage à « Choquer » le profane en le renvoyant à ses peurs et à ses angoisses « Fondamentales » face à l’approche de la Vérité, d’abord sur lui-même !, plutôt qu’à l’inciter à réfléchir de manière discursive. D’ailleurs, si le néophyte est conduit, au moment convenu, dans l’enceinte du Cabinet de Réflexion, il est amené bien plus au questionnement qu’à une réflexion discursive. La Parole Perdue que l’initié a pour tâche de retrouver est profondément enfouie sous cette habitude profane que nous avons tous : celle qui consiste à discuter ou à disserter sans cesse.

Voulez-vous dire qu’à l’instar des pratiques orientales, il faille s’abstenir de penser ?

Comme je le mentionnais, tout à l’heure, je ne veux aucunement comparer, pour l’instant, une pratique orientale avec la méditation maçonnique… Mais pour revenir à votre question, il ne s’agit pas du tout de s’interdire de penser ou de réfléchir, mais plutôt de découvrir la nature du « voile épais qui me couvrait les yeux ».

Le silence auquel, traditionnellement, est soumis l’apprenti confirme l’importance de cette approche : la parole et la pensée profane doivent être démasquées ; car la Parole Perdue ne peut être retrouvée sans Vigilance et Persévérance dans la découverte approfondie des éléments qui constituent la vanité insoupçonnée de notre vie profane.

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« Si la curiosité t’a conduit ici, va-t’en !
Si tu crains d’être éclairé sur tes défauts, tu seras mal parmi nous.
Si tu es capable de dissimulation, tremble, on te pénétrera.
Si tu tiens aux distinctions humaines, sors, on n’en connaît point ici !… »
 
Habituellement, on prend trop à la légère ces injonctions inscrites sur les murs du Cabinet de Réflexion. Les éléments symboliques que l’on y trouve — la tête de mort, les ossements, le sablier et la faux — devraient nous convier à reconsidérer complètement notre vie profane…
 
IL S’agit Donc D’une Réflexion…
Bien sûr, le Récipiendaire n’est pas encore capable de méditation ; mais toutes les indications du Cabinet de Réflexion convergent vers une pratique totalement nouvelle, complètement inhabituelle : une initiation qui étymologiquement signifie une « Entrée Dans Le Chemin ». 
 
Au-delà de la rédaction du fameux testament qui devrait marquer l’arrêt de la vie profane, la formule hermétique « Visitetis Interiora Terrae Rectificando Invenietis Occultum Lapidem Veram Medicinam » — Visitez les entrailles de la Terre, en rectifiant, vous trouverez la pierre cachée, véritable médecine — indique, très clairement, une voie de dissolution des métaux par le V.I.T.R.I.O.L.U.M.. 
 
Opération alchimique de dissolution de toutes nos manifestations profanes : « Véritable Médecine » ! L’analogie avec, par exemple, la Méditation Tantrique devient désormais évidente : le VITRIOL œuvre au cœur de la « Vigilance », cette qualité d’éveil sur laquelle repose également la méditation orientale.
Le Cabinet De Réflexion Selon Les Rites

Avant même la cérémonie d’initiation, le néophyte, les yeux bandés, est introduit dans une petite pièce. Il sera confronté à ses propres aspirations par « Réflexion ».
Selon les Rites Émulation et Nova Scotia, la « cellule » est nue, n’offrant aucun attrait extérieur. Une Bible et divers symboles ornent cette « cave » suivant les autres Rites.
 
― Au Rite Français, quelques maximes sont inscrites au mur et des tableaux représentent un coq et un sablier ; à gauche de la Bible, on peut voir, éclairés par une simple bougie, un crâne, du sel et du soufre, et, à droite, du pain et de l’eau.
 
― Au Rite Ecossais Rectifié, sont présentés deux tableaux : l’un avec des maximes d’Ordre, l’autre avec un crâne et deux os en sautoir joints au texte : « Tu viens de te soumettre à la mort ».
 
― Le Rite Ecossais Ancien et Accepté se rapproche du Rite Français auquel se joint un tableau sur lequel s’inscrit la formule alchimique « V.I.T.R.I.O.L. » dont la sentence latine, plus complète, « V.I.T.R.I.O.L.U.M. » – « Visitetis Interiora Terrae Rectificando Invenietis Occultum Lapidem Veram Medicinam » – signifie : Visitez les entrailles de la Terre, en rectifiant, vous trouverez la pierre cachée, véritable médecine.
 
N.B. :La Tradition n’est nullement exclusive de l’évolution et du progrès ; les rituels peuvent et doivent donc se modifier toutes les fois que cela est nécessaire, pour s’adapter aux conditions variables de temps et de lieu, mais, bien entendu, dans la mesure seulement où les modifications ne touchent à aucun point essentiel.
 
René Guénon, L’Orthodoxie Maçonnique, La Gnose N°6, avril 1910.
 
La Méditation Maçonnique Est Une Voie D’éveil Au Sens Oriental Du Terme, Cela Ne Fait Aucun Doute…
Cela ne fait aucun doute… La représentation du Coq, associée aux termes clef de l’Initiation que sont « Vigilance et Persévérance » évoque incontestablement un véritable Éveil, et non un soporifique discours pseudo-initiatique. Il est d’ailleurs aisé de voir une profonde similitude entre la Pierre Occulte, ou Pierre Cubique à Pointe, et le Diamant qui symbolise la voie de la Méditation Tantrique.
 
Cette « Pierre » extraordinaire, qu’est le diamant, est une métamorphose du charbon issu du vivant putréfié, réduit au silence de la mort et de l’oubli. La Méditation maçonnique n’a aucun rapport avec un mode de réflexion discursive, surtout sous son aspect « spéculatif ».
On entend pourtant par « Spéculation » une sorte de réflexion abstraite déconnectée de la réalité.
 
Le qualificatif de « Spéculatif » associé à la Maçonnerie moderne se rattache, traditionnellement, à une étymologie initiatique : la « Spectulatio » est l’« Art d’observer » qui au XIVe siècle est un « Ars d’amour » — « Spéculor », c’est « Être en observation d’en haut ». Dans l’explicitation que nous tentons de faire ici du Cabinet de Réflexion, cette « Art d’observer », de « Spéculer » réellement, se rattache autant au substantif « Specula » qui nomme un « lieu d’observation sur une hauteur », un observatoire, que « Speculum » qui désigne un miroir. Ces brèves remarques étymologiques ne sont pas sans évoquer la nécessité d’une pratique de connaissance libératrice de soi par élévation suivant la verticale des Trois Colonnes du Temple spirituel de la Maçonnerie que sont : Sagesse, Force et Beauté.
 
Cet « Art d’observer », Ars d’amour, est donc déjà suggéré dans le Cabinet de Réflexion comme voie alchimique.
En effet, tous les éléments présents dans le Cabinet de Réflexion indiquent la nécessité d’une opération alchimique – et sur ce point, tous les auteurs sont unanimes. Il reste, par conséquent, à apprendre à discerner ce qui, en nous, est profane ; pour découvrir ces qualités « Transformatrices », c’est-à-dire « Purificatrices », de l’« Art d’observer » que sont Vigilance et Persévérance. La tâche est extrêmement ardue, car c’est toute notre manière de penser qui est profane, de « Méditer », de « Réfléchir », de croire, d’espérer, d’aimer, de vouloir, etc., qui sont profanes.
Et ce n’est pas de manière ingénue qu’il est écrit sur les parois du Cabinet de Réflexion : « … Si Ton Âme A Senti L’effroi, Ne Va Pas Plus Loin ! ― Si Tu Persévères, Tu Seras Purifié Par Les Éléments, Tu Sortiras De L’abîme Des Ténèbres, Tu Verras La Lumière ! »
 
Pour L’Occidental Formé À Une Certaine Cogitation Méditative, Il Est Difficile D’accepter Cette Perspective Qui Semble Très Orientale.
L’Orient n’est pas du tout exclu du Temple maçonnique qui y est entièrement consacré. Une des « Missions » modernes de la Franc-Maçonnerie reste d’ailleurs de permettre cette inévitable et heureuse rencontre entre Orient et Occident. Ce ne serait qu’une vue partielle de se contenter de n’y voir que des images intérieures évoquant le cœur l’« Orient » et la raison l’« Occident », on risquerait de faire échouer cette si précieuse rencontre qui s’est précisée tout au long du XXe siècle avec l’affaissement du Catholicisme et du Protestantisme et l’implantation des spiritualités orientales.
 
Relier Orient et Occident implique la nécessité de découvrir le vécu intérieur du Cabinet de Réflexion qui nous habite, et nous interpelle dans les moments obscurs de nos vies profanes.

F••• ― G•••

 
Extrait De « 3e Millénaire 67 »
Prière Et Méditation
Vers Un Sens De La Profondeur Au-delà Des Techniques


Qu’avez-vous appris en entrant en Loge ? ― Rien que l’esprit humain puisse comprendre : un voile épais me couvrait les yeux.
 
Comment expliquez-vous cette réponse ? ― Il ne suffit pas à l’homme d’être mis en présence de la Vérité pour qu’elle lui soit intelligible. La lumière n’éclaire l’esprit humain que lorsque rien ne s’oppose à son rayonnement. Tant que les illusions ou les préjugés nous aveuglent.
 
▲ Aron O’Raney

SOURCE :  https://oraney.blogspot.com/

Chassez partout ! Ou analogies entres forces Sous-marines et Franc-maçonnerie 6 mai, 2018

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Chassez partout ! Ou analogies entres forces Sous-marines et Franc-maçonnerie

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27 Août 2017 , Rédigé par G\ L\

Cette planche a pour but de vous faire découvrir modestement et succinctement un monde que vous ne connaissez peut-être pas.

Préambule

Surface, chassez partout ! L’ordre du commandant fuse dans les hauts parleurs. Chassez partout ! Répète l’officier chef de quart, chassez partout ! Répète à son tour le Maître de central, chassez partout ! Reprend l’électricien de central en actionnant les leviers du tableau de chasse vers le bas. L’air comprimé s’engouffre dans les ballastes en un bruit strident y chassant l’eau. Le submersible s’allège et perce la surface en un instant, passant de la pénombre des fonds sous-marins à la lumière du jour. Sanglé dans mon uniforme, le panneau supérieur du sas ouvert, j’accède à la passerelle sur les talons du chef de quart. Après trois longues semaines de plongée, la lumière du soleil sur une mer étrangement calme me remplit de bonheur. Quelles ont été longues ces journées passées au fond, seulement rythmées par les quarts où seule la couleur de l’éclairage, blanc pour le jour et rouge pour la nuit, permet de ne pas perdre le fil du temps. J’ai 18 ans et je suis maintenant un vrai sous-marinier, reconnu par mes paires, je repense à mon baptême qui a consisté lors de la première descente à 300 mètres d’immersion à ingurgiter un bol d’eau de mer puisé à cette profondeur suivi d’un bol de vin rouge au goût âcre et amère. Combien de symboles maçonniques dans ce court préambule ? Répétition des ordres, grade d’officier, grade de maître, passage de l’ombre à la lumière, uniforme, calice d’amertume lors du baptême qui s’apparente à l’initiation… J’ai maintenant 49 ans et j’ai l’honneur et la fierté d’être compagnon Franc-maçon. Perdu dans mes pensées, je me rends compte des nombreuses similitudes entre ce que j’ai vécu durant mes quinze années passées au sein des forces sous marines et mon expérience actuelle au cœur de notre belle confrérie, cela me donne envie de poursuivre. Un sous marin peut-il s’apparenter à une loge ? Pourquoi ne pas essayer ? Après tout, il s’agit bien là d’un milieu clos, complètement isolé du monde extérieur. L’amitié et la fraternité y règne dans une vie monacale qui comporte également de nombreux rituels, des traditions et un langage particulier. Les repas pris à bord s’apparentent à l’agape.

Les grades

Comparons rapidement les différents grades des deux organisations qui nous intéressent en commençant par le bas : Le mousse ou le matelot, chapoté par un quartier-maître ou un second-maître est incontestablement l’apprenti. Il a été initié, il est là pour apprendre et se former durant quelques années. Tout comme l’apprenti, il se sent perdu, ne comprend pas, alors il observe, analyse, essaie de se familiariser avec les nombreuses coutumes et pratiques de la marine. A bord d’un sous marin, il est corvéable à merci, il met la table, sert ses compagnons, débarrasse, nettoie, fait la vaisselle. Il ne parle pas beaucoup, répond seulement lorsqu’on lui pose une question en faisant bien attention de ne pas dire d’idiotie. Les quartiers-maîtres sont les compagnons, durant leurs différentes affectations ou pourrait-on dire voyages, ils vont parfaire leur instruction et acquérir les connaissances nécessaires à la prochaine étape. Chacun va apprendre à utiliser les différents outils propres à sa spécialité. Comme chez nous cette période peu durer 5 ans avec une progression régulière vers l’acquisition complète de la pratique et de la théorie relatives à la formation de chacun. Nous avons bien là les cinq voyages de l’augmentation de salaire. Compagnon Franc-maçon je revis cette période. Je suis passé de la colonne J à la colonne B, j’ai gravi les cinq degrés mystérieux du temple, j’ai découvert l’étoile flamboyante et la lettre G, j’ai lu, j’ai travaillé avec mes frères surveillants, j’ai voyagé et visité d’autres loges et découvert d’autres rites, suis je maintenant digne de passer maître ? Grade ou tout commence m’a-t-on dit ? Dans la Marine comme en franc maçonnerie, le maître a acquis l’expérience indispensable à la pratique de sa spécialité. Tout en continuant à se perfectionner, il est maintenant apte à jouer le rôle d’instructeur vis-à-vis des matelots et quartiers-maîtres, il est habité d’un devoir de transmission. Maîtres mécanicien, maître électricien, maître timonier, détecteur, torpilleur, radio, et bien d’autres. Ces hommes constituent l’ossature, les piliers de l’équipage, sans eux et leur savoir rien n’est possible, au fond des mers et des océans aucune erreur n’est permise. Les officiers sont la pour diriger le bâtiment et l’équipage. L’officier en second serait le premier surveillant son rôle étant d’aider le commandant il est également le trésorier du bord, l’officier en troisième chargé de la navigation pourrait être le maître de cérémonie qui à la charge de faire entre guillemet naviguer les frères au sein de la loge. L’officier en quatrième plus particulièrement chargé de la détection, des munitions et des torpilles est le couvreur qui avec son épée garde la porte du temple en détectant puis empêchant toute intrusion utilisant son arme si nécessaire. L’officier en cinquième a la responsabilité des transmissions il est alors l’orateur car souvent en relation directe avec le commandant pour le tenir informé. Le commandant, seul maître à bord après Dieu ou devrais-je dire GADLU serait ainsi le Vénérable Maître en chair. Je reprends mon rituel d’apprenti : « de même que le soleil se lève à l’Orient pour ouvrir la carrière du jour, ainsi le maître de la loge se tient à l’Orient pour ouvrir la loge, éclairer les travaux, et mettre les ouvriers à l’œuvre ». Au poste de combat, le commandant est au périscope, il est alors le seul à voir la lumière du jour. Il dirige l’attaque, la responsabilité pèse sur ses épaules, de lui dépend la survie de l’équipage. Durant des siècles, combien de commandant de navires ont attendu avec impatience le levé du soleil à l’Orient afin de faire le point au sextant et connaître ainsi la position de leur bâtiment ? Action indispensable à l’équipage pour la poursuite du voyage ou de la mission. Au fait, outre le sextant, quels sont les instruments utilisés pour faire le point ? Une carte bien sûr, mais également un compas ainsi qu’une règle graduée, autant de symboles maçonniques forts. Dans ce cas, le compas sert à mesurer les distances, en traçant plusieurs arcs sur la carte il va permettre de situé précisément la position du navire, associé à la règle il sera utile pour tracer la route, nous retrouvons là la lettre G de géométrie.

Les autres symboles

Quels autres symboles pouvons-nous trouver ? La mer, l’océan ou le voyage initiatique Le premier qui me vient à l’esprit est l’état de la mer. En effet, celle-ci peut être déchaînée, passer par plusieurs étapes jusqu’à devenir calme, voir très calme, on appel cela une mer d’huile. Lorsque le sous marin transite en surface, et que la mer est déchaînée, la vie à bord devient extrêmement pénible, tout bouge, tout ce qui n’est pas arrimé tombe, le navire tremble, grince sous les coups de boutoir de l’océan. L’équipage est presque en survie dans ce mouvant tumulte, en passerelle les veilleurs, transis de froid, sont harnachés pour éviter de se faire emporter par une lame. Comment ne pas faire tout d’abord le rapprochement une fois de plus avec l’initiation. De nouveau je reprends mon rituel d’apprenti : le premier voyage, emblème de la vie humaine, tumulte des passions, difficulté, obstacle, une fois de plus beaucoup de similitudes. Puis comme par enchantement la météo s’améliore, le vent commence à faiblir. A bord, doucement tout se calme, la vie devient moins difficile, nous sommes au deuxième voyage puis après quelques temps l’océan devient lisse, la vie reprend son cours normale de nouveau la sérénité s’installe au sein de l’équipage, c’est le troisième voyage. La seconde idée serait de comparer l’état de la mer au pavé mosaïque. L’océan déchaîné étant le pavé noir, la mer calme le blanc… Nous avons là une notion de dualité extrêmement forte. Le poste de combat de vérification ou la mise en place de la loge Avant chaque appareillage, toujours le même rituel, l’équipage au grand complet procédait au poste de combat de vérification. Toujours à quai, il s’agissait de vérifier le bon état du bâtiment en faisant fonctionner tous ses matériels, des moteurs diésel au sonar en passant par les émetteurs radio et l’étanchéité, tout y passait car hors de question de partir en mer à bord d’un sous-marin déficient.Où avez-vous été reçu maçon ? Dans une loge juste et parfaite. Que faut-il pour qu’une loge soit juste et parfaite ? Trois la composent, cinq la gouvernent et sept la rendent juste et parfaite. En tant qu’apprenti j’ai eu souvent à effectuer la mise en place de la loge avant l’entrée du vénérable maître en chaire et de ses officiers. Comme pour le sous marin, pas question d’ouvrir les travaux si la loge n’est pas juste et parfaite.

L’uniforme ou le tablier

Dans la marine comme en franc Maçonnerie, chacun se reconnaît à son uniforme et à ses insignes, du mousse à l’amiral, comme de l’apprenti au Très Respectable Grand Maître de notre obédience. A chaque grade équivalent un uniforme et des galons ainsi que différents insignes définissant la spécialité de chacun. Tout comme chez nous, plus le grade est élevé, plus la tenue est étoffée. Tout ceci me fait immédiatement penser aux ornements de tablier et aux bijoux d’officiers.

La pesée ou le niveau

En plongée une de nos préoccupations principales est la pesée. Un sous marin bien pesé est un bâtiment qui, en immersion, moteur stoppé, ne doit ni monter, ni descendre et conserver une assiette stable, « être de niveau ». Le réglage s’effectue en admettant ou en chassant de l’eau et en passant celle-ci de l’avant vers l’arrière ou vice versa. La pesée parfaite ne s’obtient qu’après une multitude de mouvements d’eau et reste éphémère et sans cesse à corriger car au fil du temps le submersible s’allège au fur et a mesure de la consommation de gasoil, de vivre et d’eau douce. Quels symboles maçonniques pouvons-nous déduire ? J’en vois deux : – Le niveau, bijoux du second surveillant et symbole de l’équilibre ainsi que de l’égalité entre tous les frères. – D’autre part, dans mon esprit, ce sous marin bien pesé, donc parfait, pourrait être la pierre taillée, qui va s’imbriquer précisément au sein du temple en construction mais aussi l’emblème du frère en quête de perfectionnement, tentant de corriger en permanence ses défauts et de vaincre ses passions afin d’essayer d’arriver à la sérénité et à un équilibre satisfaisant.

L’échelle ou la verticale

Aucun moyen de sortir d’un submersible sans emprunter une échelle verticale faisant passer le sous-marinier de l’ombre à la lumière. Je retrouve là les notions de verticalité, d’élévation, de fil à plomb qui me semblent fondamentales.

Le matricule

Le matricule définit dans la Marine comme en franc maçonnerie l’ancienneté de ses membres. 057700083 j’ai été le 83ème marin à signer un engagement en 1977. 80221 je suis le 80221ème frère à avoir été initié au sein de notre obédience.

L’inspection générale ou la visite du Grand Maître Provincial

Une fois par an, nous avions droit à l’inspection générale de l’Amiral commandant les forces sous marines. Nettoyage, bricage, peinture, remise en état de tous les matériels, un mois avant la date fatidique tout l’équipage était au travail et sur les dents afin que tout soit parfait le moment venu. Le jour J, les hommes en grande tenue, rangés et alignés et au garde à vous attendaient cette visite non sans quelque anxiété pour le passage en revue. Combien de fois me suis-je remémoré ces instants lorsque étant à l’ordre, les frères surveillants passent entre nos colonnes afin de vérifier que nous sommes bien maçons. Puis c’était le départ pour une journée en mer avec inspection de tous les compartiments par l’amiral, accompagné du commandant et suivi par le maître d’hôtel tenant rituellement un plateau d’argent sur lequel est posé une paire de gants blancs que l’inspecteur pouvait utiliser à sa guise afin de vérifier la propreté du bord, gare à la poussière… La visite du grand maître Provincial n’est pas sans me rappeler ces moments.

Le salut ou le signe

Vous me reconnaitrez à mes mots, signes, et attouchement. Dans l’armée en général, le salut qui s’apparente à l’ordre et au signe est ancestral, il marque le respect et l’appartenance à un même clan. Il s’effectue en portant la main droite tendue, paume vers l’extérieur au niveau de la tempe, à ce moment, le bras forme une équerre avec la verticale du corps, encore un beau symbole.

Quart de nuit en surface ou La voute étoilée

Je me souviens comme si c’était hier de ces longues heures de quart de nuit, passées à faire la veille dans le kiosque lorsque le sous marin était en surface. Là, au milieu de l’océan, c’est-à-dire de nulle part, j’ai pu voir des ciels étoilés magnifiques car aucunement altérés par une quelconque source lumineuse humaine. Dans ces moments de méditation intense j’ai souvent ressenti une très grande sérénité prémices à l’égrégore rencontrée parfois en loge.

La corvée de câble ou le branchement du temple de st Colomban

Depuis mon arrivée parmi vous, j’ai l’impression que tout me ramène au passé même les choses les plus inattendues comme le spécifique branchement du câble pour éclairer notre loge. En effet lors de nos retours au port, une fois le bâtiment amarré il était indispensable de le raccorder électriquement au quai, s’ensuivait la sempiternelle corvée de câbles pour laquelle tous les matelots étaient requis.

Conclusion

Vous aurez compris, mes frères, que lorsque j’ai entendu parler de franc maçonnerie pour la première fois et après quelques recherches personnelles, je me suis rapidement rendu compte, comme une évidence que ma place était parmi vous tant les similitudes entre la vie d’une loge, d’une obédience et mon passé militaire sont grandes. Je retrouve cette même fraternité, la vraie, celle qui lie les hommes de bonne volonté. Je retrouve la rigueur, le travail et beaucoup d’autres choses avec en plus le côté spirituel qui m’ouvre de nouveaux horizons à explorer, des horizons encore plus vastes que l’océan. Pour finir, je ne résiste pas à l’envie de citer une phrase prononcée ici par un frère qui se reconnaîtra : « Souhaitons que cet homme qui fut maître dans la marine le redevienne un jour en franc-maçonnerie ».

J’ai dit très vénérable.

 

SOURCE : http://hautsgrades.over-blog.com/

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Qu’est-ce que la Franc-maçonnerie 10 mars, 2018

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Qu’est-ce que la Franc-maçonnerie ?

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La Franc-Maçonnerie d’aujourd’hui est le fruit d’un long mûrissement qui commença au Moyen-Âge sur les chantiers des abbayes romanes et des cathédrales gothiques.

Alors, les bâtisseurs étaient de simples artisans, détenteurs d’un savoir de métier qui leur avait été pieusement transmis, qu’ils gardaient hermétiquement secret et qu’ils transmettraient un jour à ceux qui reprendront leur flambeau.

Ce savoir est leur fond de commerce : pas question de le livrer à celui qui n’appartiendrait pas au métier. Aussi, pour être sûr de ne pas commettre de bévue, les maçons reçoivent-ils, lors de leur admission dans l’ordre maçonnique, des mots, signes et attouchements qui leur permettront, toute leur vie durant, de « re-connaître » un homme comme l’un des siens, comme l’un de ses frères dans cette vaste famille universelle qui regroupe tous les constructeurs authentiques, détenteurs des secrets des outils des tailleurs de pierre et de la géométrie des architectes. Là est l’origine de ce fameux « secret maçonnique » qui a fait couler tant (trop) d’encre.

Le Franc-Maçon d’aujourd’hui est l’héritier de ceux-là.

Mais il a quitté le chantier opératif (de « operare » : travailler de ses mains) des cathédrales pour s’engager dans le chantier spéculatif (de « speculare » : travailler avec sa pensée) de l’humain.

Aujourd’hui, la seule cathédrale à construire est l’homme lui-même, mais rien ne change quant aux méthodes, aux outils. Les tours de main d’antan deviennent des tours d’esprit et de cœur, voilà tout.

Cette mutation de l’opératif au spéculatif a commencé dès les XVIIème siècle, et s’est parachevée durant le XVIIIème siècle, spécialement en Angleterre.

Mais laissons là l’histoire : elle n’est que l’apparence externe des choses.

Mieux vaut plonger dans la chair de la Franc-Maçonnerie pour voir et comprendre sa place dans le monde d’aujourd’hui.

La Franc-Maçonnerie est, à la fois, une foi, un ordre et une fraternité.

FOI

Elle est une foi …

Foi en l’existence d’un Grand Architecte de l’Univers.

Par là, les Maçons indiquent qu’ils ne croient pas en un univers fruit du seul hasard matérialiste : l’univers est le fruit, la manifestation, l’expression de quelque chose qui le dépasse infiniment. La nature de ce « quelque chose » importe peu : elle est et restera mystère et c’est très bien ainsi. Au moins, les Maçons ne se querellent-ils pas entre eux, comme les profanes (les non-Maçons) sur le sexe des anges ou les attributs divins. C’est là probablement, la source profonde de cette « tolérance » maçonnique dont on nous rabâche parfois les oreilles. Les Maçons ne sont pas spécialement tolérants ; ils sont simplement lucides et ne disent pas savoir alors qu’ils ne savent pas mais qu’ils savent qu’ils ne sauront jamais.

En affirmant leur foi en le Grand Architecte de l’Univers, les Maçons récusent tout humanisme : l’homme n’est ni le centre, ni le sommet, ni le but de l’Univers. L’homme est un moyen, un instrument, un artisan sur le chantier du monde au service de l’Architecte suprême.

Le monde est un chantier. L’homme est un chantier. Tout reste à construire, à créer, à édifier. Mais pas n’importe comment : il existe un Architecte suprême qui indique la voie, celle de l’harmonie universelle ou, encore, de la beauté, de la sagesse et de la force créatrices … Nietzsche dirait peut-être : de la Volonté de Puissance », Bergson : « de l’Elan Vital », Teilhard de Chardin : « du point Omega ». Cette voie est un mystère … Il faut donc sortir de son état natif d’homme aveugle et aller à la rencontre de la Lumière qui éclairera le chemin à suivre.

C’est le rôle de l’initiation que d’offrir cet accès à la Lumière.

La Franc-Maçonnerie est, en effet, initiatique c’est-à-dire qu’elle s’élabore sur base d’une méthode pédagogique bien particulière, à l’exact opposé de l’exposé dogmatique ou du cours ex-cathedra …

Cette méthode initiatique passe par un rituel qui exprime, sous forme du mythe et du symbole, les clés d’une connaissance à découvrir. Ces mythes et symboles sont des graines que le rituel sème à profusion dans le terreau d’un foi naissante. Et ces  graines, si le terreau est fertile et bien arrosé de sueur méditative, germeront et pousseront jusqu’à engendrer l’arbre de la vie intérieure de chacun, chacun pour soi, en soi, par soi. La Franc-Maçonnerie, en ce sens, est une forêt où aucun arbre n’est semblable aux autres mais où la vie de l’esprit s’épanouit et s’accomplit dans la différence et l’harmonie. Cette harmonisation organique des différences s’appelle « fraternité », mais nous y reviendrons …

En somme, devenir Franc-Maçon (on n’est pas Franc-Maçon, on le devient indéfiniment …), c’est surtout avoir cette foi inébranlable en ceci que la vocation ultime de l’homme est de construire un Temple qui le dépasse infiniment, un Temple qui le transcende radicalement, en ceci que l’homme n’a de sens qu’au service de ce qui le dépasse (Nietzsche dirait que l’homme ne devient homme qu’en étant pont vers le Surhumain, c’est-à-dire vers ce qui dépasse l’homme).

La Franc-Maçonnerie offre les outils pour tracer le plan de ce Temple et pour en édifier les structures. Et cette offrande est initiatique, c’est dire qu’elle s’adresse bien plus au cerveau droit (celui de l’intuition, de l’imagination, du qualitatif, du global, de la sensibilité, de l’herméneutique, du visuel …) qu’au cerveau gauche (celui de la rationalité, du calcul, du quantitatif, de l’analytique, de la logique, du verbal, …).

En ce sens, la Franc-Maçonnerie est un anti-rationalisme, comme un pont entre Moyen-Âge et contemporanéité, par dessus de ces cinq siècles de matérialisme rationaliste et scientiste qui s’étalent de la Renaissance italienne à la Chute du mur de Berlin.

ORDRE

« Là tout n’est qu’ordre et beauté

Luxe, calme et volupté » (Baudelaire)

La Franc-Maçonnerie est un ordre. Cela signifie qu’elle est ordonnée, qu’elle est régie par une Règle (la règle est aussi un outil d’architecte …), qu’elle doit être régulière, donc.

Cette règle, cet ordre repose sur quelques principes intangibles que l’on appelle les « landmarks » (les limites du terrain, le cadre de l’épure, en quelque sorte).

Outre la foi incontournable en l’existence d’un Grand Architecte de l’Univers, le nombre et le contenu des « landmarks » connaissent différents recensements.

Les principaux sont les suivants.

L’ordre initiatique se construit sur trois degrés qui sont, dans l’ordre : celui d’Apprenti où l’on n’est pas encore initié aux secrets du métier, mais où l’on est admis aux « travaux », à l’essai en quelque sorte ; celui de Compagnon où l’on apprend les outils de la Franc-Maçonnerie (le « comment ») ; et celui de Maître où l’on découvre la vocation profonde de la Franc-Maçonnerie (le « pourquoi »).

Les Francs-Maçons appartiennent tous à une Loge, c’est-à-dire à une structure de base, à une cellule du réseau. Chaque Loge porte un nom. C’est elle le lieu de la rencontre et de l’initiation des Francs-Maçons. L’ensemble des Loges d’un même Etat est fédéré au sein d’une Grande Loge (aussi appelée « obédience ») qui est une structure purement administrative ne détenant aucun pouvoir initiatique ou hiérarchique autre que d’être le garant que toutes les Loges qu’elle fédère respectent bien les « landmarks » exprimés dans sa constitution et ses règlements.

Ma Loge s’appelle « La Parfaite Fraternité », elle est située à Mons en Belgique, elle appartient à la Grande Loge Régulière de Belgique.

Depuis la fin du XIXème siècle, sous pression positiviste et scientiste, des Loges ont fait dissidence par rapport à la Règle universelle commune et ont voulu s’affranchir de certains « landmarks », spécialement ceux concernant la foi en l’existence d’un Grand Architecte de l’Univers (ouvrant ainsi la porte à une tendance matérialiste, athée, humaniste et rationaliste) et concernant la pure masculinité (on parlera plus loin). Ces dissidences, présentes essentiellement en France et en Belgique, vivent leur vie de leur côté et pratiquent une Maçonnerie non spirituelle, essentiellement laïque, politique et lobbyiste, n’ayant gardé de la Franc-Maçonnerie régulière que quelques apparences rituéliques et formelles. Ces obédiences dissidentes s’appellent généralement « Grand Orient » ou « Droit Humain », etc …

Originellement, le métier de maçon étant très physique, on n’y trouvait guère de femmes. Parfois, des veuves de maçon étaient accueillies sur les chantiers afin d’y gagner leur pitance, mais elles n’étaient jamais initiées aux secrets du métier : nous sommes alors dans la société très machiste du Moyen-Âge chrétien, ne l’oublions pas. Depuis, cette règle de la pure masculinité s’est maintenue non pas tant « contre » la femme que comme aveu de faiblesse des hommes à être incapables de se concentrer sur leur travail sur soi en présence du beau sexe.

Cela dit, les Loges régulières, purement masculines, ont suscité des structures maçonniques parallèles destinées à accueillir les femmes, en Europe comme aux USA. Les Grandes Loges Féminines, descendantes des Loges d’Adoption souchées au XVIIIème siècle sur des Loges masculines régulières, sont de celles-là.

Chaque Loge est dirigée par un Vénérable Maître élu par l’ensemble des Maîtres.

Ce Vénérable fait office de président de séance. Il dirige les rituels et détient l’autorité sur les Frères présents. Il faut ici ne jamais confondre : faire autorité n’est pas détenir un pouvoir !

Un Vénérable fait autorité : il est respecté et écouté parce qu’il est le plus apte à diriger les travaux en vertu de sa Connaissance du métier et de ses talents sur le chantier.

Dans sa tâche, le Vénérable est entouré d’Officiers dignitaires ayant chacun leur rôle précis. Il y a un Premier Surveillant qui s’occupe des Compagnons, un Second Surveillant qui s’occupe des Apprentis, un Secrétaire qui est la Mémoire de la Loge, un Orateur qui est le garant de l’orthodoxie, un Maître des Cérémonies qui règle tous les mouvements en Loge, un Couvreur qui empêche quiconque de pénétrer dans la Loge sans en avoir reçu la permission expresse, etc …

Les « travaux » de la Loge consistent essentiellement à préparer ou à exécuter les rituels initiatiques qui jalonnent la vie intérieure de chaque Maçon.

Il s’agit d’entendre les « planches » de « demande d’augmentation de salaire » de Frères Apprentis ou Compagnons qui demandent à être reçu au grade supérieur au leur ; il s’agit d’exécuter les rituels de ces réceptions ; il s’agit de recevoir un Frère conférencier qui parlera d’un sujet exclusivement maçonnique, d’une méditation, d’une herméneutique personnelles qu’il souhaite partager ; il s’agira de « tenue administrative » d’élection du nouveau Vénérable ; etc …

Mais jamais il ne faut jamais oublier que le travail du Maçon, de chaque Maçon, ne se fait pas en Loge, mais en lui-même, à tout moment.

La Loge n’est pas le Chantier.

La Loge n’est qu’un lieu de transmission et de ressourcement. Le travail est ailleurs. Le travail maçonnique est dans l’accomplissement de soi, au service du Grand Architecte de l’Univers, sur le chantier du monde.

La Loge nourrit ce processus et ce travail, mais elle ne s’identifie jamais à lui.

FRATERNITE

La Franc-Maçonnerie, enfin, est une Fraternité : tous les Maçons réguliers du monde sont des Frères, fils de la même Veuve (la mère de l’architecte Hiram qui construisit le Temple de Jérusalem pour le Roi Salomon en Israël).

Cette Fraternité est bien plus que du copinage ou de l’amitié : « on choisit ses amis, pas ses frères ! ».

La Fraternité maçonnique répond parfaitement à Saint-Exupéry : l’amour, ce n’est pas se regarder dans les yeux, c’est regarder ensemble dans la même direction ».

Et cette direction unique, c’est précisément le service du Grand Architecte sur le chantier de l’Univers et de l’homme dans le monde.

Ce qui unit les Franc-Maçons, bien au-delà des sympathies et amitiés interpersonnelles, c’est le processus d’accomplissement que chacun expérimente à chaque heure de sa vie d’homme en quête de perfectionnement et de création de soi.

Cette Fraternité n’est pas une fraternité de comptoir ; elle est une Fraternité de combat. Combat contre soi, contre sa paresse, contre la bêtise et la barbarie, contre l’orgueil et la suffisance.

Cette Fraternité nourrit une vraie solidarité entre Maçons.

Mais cette solidarité n’est jamais copinage, affairisme, complicité malsaine, collusion, sous peine de sanctions et d’exclusion.

L’histoire des obédiences dissidentes qui ont sombré dans la politique et dans le politique, a démontré à suffisance, surtout en France, combien la Fraternité se prostitue et s’avilit dès lors qu’elle se met à servir des intérêts humains, même si parfois ils furent louables.

La Fraternité maçonnique appelle chaque Maçon a vivre sa vie en étroite connivence avec ses Frères comme l’on vit en famille sans plus ni moins.

Elle convie à sortir des schémas mercantiles du donné et du rendu, de la comptabilité des plaisirs et des douleurs : « il faut laisser ses métaux à la porte de la Loge » dit-on en Maçonnerie, ce qui signifie que le Maçon doit s’efforcer de fonctionner avec ses Frères en communauté d’esprit et en rabotant son ego.

Au « Connais-toi toi-même » socratique, répond un « Oublie-toi toi-même » maçonnique.

Seule l’œuvre importe.

Seul le chantier et le travail qui s’y fait importent, et les individualités qui y évoluent s’effacent devant le Temple qui s’érige peu à peu.

Le travail est anonyme !

 

Merci à toi mon F:. Jean-Claude de cette communication

Cloudy_Square

PROPOS BADINS SUR L’INITIATION 16 juillet, 2017

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire
15 juillet 2017

PROPOS BADINS SUR L’INITIATION

basile-valentin

A travers les écrits de Jules Boucher notamment dans son livre La symbolique maçonnique j’ai tenté de comprendre ce que signifie le mot initiation que je rencontre dans tous les écrits émanant des frères à trois points. J’ai entrepris cette tentative de mise au point car elle s’avère être fondamentale dans toute recherche de la connaissance autre que la connaissance scientifique bien évidement. Aussi bien les Rosicruciens, que les Templier ou toutes sociétés ésotériques ce mot viens facilement à la bouche sans pour autant livrer sa signification profonde, réelle. J’ai posé la question à des Francs maçon sans obtenir de réponses satisfaisante où il était question d’un vague secret, ce qui a eu le don de me donner des boutons… Alors j’ai lu Jules Boucher pour savoir ce qu’il en pensait et tenter d’en tirer une définition satisfaisante pour le vulgum pecus dont je fais partie et dont les ésotéristes ne cachent pas mon appartenance avec un certain mépris.

Dans son avant-propos le célèbre Maçon ami de Fulcanelli écrit :

« La Franc-maçonnerie est une association qui garde bien vivantes certaines formes traditionnelles des enseignements secrets initiatiques »

Savez-vous que les contes tout comme certains aspect du folklore ne font pas autre chose ? Tel, par exemple, les contes de ma mère l’oie de Charles Perrault qui sont chargées d’enseignements « initiatiques » ? Nul n’ignore que Perrault était un ésotériste de grande valeur.

Ce que J. B. appelle « certaines formes traditionnelle des enseignements » laisse supposer, avec le mot « certaines » que tout cela est incertain, vague. Une valeur aussi fondamentale ne devrait pas s’y complaire… A moins d’ignorer ce qu’est réellement l’initiation. Mais ne soyons pas cynique puisque notre auteur mesurant l’imprécision de son propos tente d’être plus précis :

« La Maçonnerie ouvre la voie à l’initiation – c’est-à-dire à la Connaissance – et ses symboles donnent au Maçons la possibilité d’y accéder »

La Maçonnerie permet donc d’accéder à la Connaissance par le biais des symboles. Au premier abord cela ne manque pas de clarté. Sauf que le mot Connaissance est pourvu d’une initiale majuscule et que la manière d’utiliser les symboles reste à définir.

Le livre lui-même, fort bien documenté, donne de multiples explications (qui font mon régal) des différents symboles Maçonnique, ce qui est heureux. Sauf si l’on considère que le mot Connaissance inclue, par sa majuscule initiale, la dimension spirituelle. Dans ces conditions nous avons un conflit car l’étude symbolique reste matérialiste et de ce fait ne saurait conduire à la spiritualité et donc à la Connaissance.

Triturez un symbole, donnez-lui le sens que vous voulez, vous n’en tirerez que des spéculations intellectuelles. Dans le meilleur des cas une salade spirituelle plus ou moins brillante l’accompagnera avec une sauce onctueuse. Et cette sauce ne seras pas plus relevée que le sermon d’un curé conditionné par ses longues années passées au Séminaire. Les mots ne remplacent jamais les faits, les actions.

D’ailleurs les ecclésiastiques ont vite compris que le mot initiation provient de initium qui signifie commencement, c’est-à-dire « mis sur le chemin ». De ce fait ils renommèrent le baptême « initiation », comme si un marmot pouvait bénéficier d’une mise sur le chemin… Pour cela il faudrait baptiser les adultes comme à l’aube du christianisme qui à cette époque possédait des valeurs spirituelles à rendre jalouses toutes nos sociétés initiatiques.

La compréhension de l’initiation repose sur la compréhension du mot Connaissance.

Qu’est-ce que la Connaissance ?

Evidemment il est possible de se noyer dans les diverses opinions des philosophes sans sortir de notre bourbier de baratin. Leur exposé est logique certes, il est brillant, quelque fois un peu grandiloquent…mais cela reste un jeu de l’esprit qui ne nous fait pas évader du plan horizontal matérialiste. Les symbolistes manquent souvent d’ailes pour s’élever au-dessus du plan horizontal, au-dessus du plancher des vaches…

La question est : comment sortir du plan horizontal qui nous emprisonne pour accéder au plan vertical qui non libère ?

Une seule façon de procéder est de changer notre manière de penser. C’est ce que le Nouveau Testament, dans sa version grecque initiale, appelle Métanoïa.

Vous me direz que vous avez changé votre manière de penser vis-à-vis de nombreux sujets de votre vie. Je vous réponds que c’est bien de faire preuve de souplesse d’esprit et d’ouverture, mais cela ne change en rien votre manière de penser. Il est une loi que les écoles de mystère les plus ancienne appliquait : Il est impossible de changer notre manière de penser par l’intermédiaire de la pensée.

A partir de là la connaissance quitte le verbiage des philosophes et spiritualistes pour s’inscrire dans la non-pensée et dans la perception directe qui caractérise le rôle de notre encéphale cérébral droit. C’est pourquoi les anciens traduisaient cette connaissance par des images révélatrices.

Gravure d’après le Liber chronicarium, 1495. Hermann Schedel (1440-1514)

Cette gravure est suffisamment expressive pour donner une définition de la Connaissance.

Le chercheur après un long périple finit par passer la tête à travers la voute étoilée pour découvrir le « mécanisme » de l’univers. Connaitre les lois de l’univers est le but ultime de la connaissance. Connaitre l’univers c’est se connaître soi-même et tout ce qui existe. La connaissance de soi n’a pas ici une connotation psychanalytique. Pourquoi ? Parce qu’elle procède par une introspection mentale, et le mental aliène notre pensée. Il nous empêche d’accéder au sur-rationnel grâce aux capacités particulières, je viens de le dire, de l’encéphale cérébral droit de notre cerveau.

La perception de la « mère l’Oie », pour employer l’expression de Perrault, est nécessaire. Qu’est-ce que la « mère l’Oie ? » Cabalistiquement c’est la « Loi mère », la loi fondamentale de l’univers. Remarquez en passant, qu’il n’y en à qu’une seule !

L’alchimiste Fulcanelli la traduit simplement en affirmant que :

« La chimie est la science des effets et l’alchimie la science des causes. »

En d’autres termes la Connaissance réside dans la causalité de tout ce qui nous entoure, y compris nous-mêmes.

De nos jours il devient plus facile d’en parler puisque les pionniers de la physique quantique confirment l’existence de cet océan des causes à l’origine et donc substrat, et génèse, de notre réalité. Elle est responsable des synchronicités qui sont des émergences ponctuelles, issues de cette causalité génésiaque, de cet océan des causes comme je l’ai dit précédemment. Les synchronicités perturbent notre réalité car elles ne s’inscrivent pas toujours dans le contexte normal de notre vie. Elles sont comparables à des récifs en plein océan. Leurs racines plongent dans tous les devenirs. Si elles s’inscrivent dans notre vie elles ont un sens qu’il nous appartient d’interpréter. N’oublions pas cependant que la langue de l’univers n’est pas la notre, n’est pas une langue vernaculaire. Que les cabalistes prennent note.

Cet océan des causes créateur de tout ce qui existe n’est pas une vue de l’esprit, ni un besoin des ésotéristes d’inventer des merveilles pour épater le chaland.

Voici ce qu’écrivait, en 1944, le père de la théorie quantique Max Plank :

« Toute matière provient d’une force et n’existe que par celle-ci. Nous devons présumer l’existence, sous cette force, d’un Esprit conscient et intelligent. Ces Esprit est ma matrice de toute matière »

Il s’agit donc d’un champ d’énergie universel unissant tout ce qui existe dans notre monde : les organismes vivants, les monts et les vallées de nos beaux paysages terrestres sans oublier l’espace et le temps et donc la vie et l’histoire de tout ce qui existe. Tout repose sur un canevas immatériel.

Mais Max Planck n’est pas le seul physicien à penser de la sortes, il en est de même pour David Bohm (1917-1992).

Comment voir les mécanismes de l’univers et donc accéder à la connaissance, comme le préconise la gravure précédente, si ce n’est en parvenant à ce canevas universel ? C’est cela le chemin de la connaissance et non celui des spéculations intellectuelles plus ou moins acrobatiques, plus ou moins brillantes !

La question que l’on se pose inévitablement est comment accéder à ce canevas qui nous permet d’accéder à la connaissance ?

Seule l’alchimie AU LABORATOIRE permet de répondre à cette interrogation. Les adeptes parlent de la nécessité d’œuvrer sur la matière première (invisible) et sur la première matière (visible, généralement un minerais). La matière première est appelée Esprit par Fulcanelli. Tout réside dans la captation et accumulation de cet esprit dans la première matière. C’est le premier pas de la connaissance qui aboutit à la pierre philosophale laquelle, dans une seconde étape, ouvre l’accès au canevas universel.

Tout ce qui précède est succin mais vrais, ce qui permet de dire que l’alchimie au laboratoire est plus spirituelle que tout ce qui se passe dans un oratoire qui n’est que la préparation à un face à face impitoyable avec l’invisible qui rejette bien des imperfections dont chacun de nous est abondement pourvu.

SOURCE :

http://hermetisme.over-blog.com/2017/07/propos-badins-sur-l-initiation.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_header_bar

Tolérance et fraternité ?… 30 décembre, 2016

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution , ajouter un commentaire

Tolérance et fraternité ?…

§ chaine d'un.

A force d’être rabâchées, certaines notions, pourtant essentielles, en arrivent à perdre jusqu’à leur sens, voire à en devenir presque l’antithèse…

Constatation introductive

L’objet de cette réflexion est de se pencher sur deux notions qui semblent pratiquement constitutives de la franc-maçonnerie, au point que certains esprits n’hésitent pas à en faire des sortes de « propriétés intellectuelles » de notre Ordre, les plaçant au cœur d’une phraséologie mielleuse dont des chercheurs de lumière – donc aussi, suivant l’étymologie lux, de lucidité – gagneraient beaucoup à s’affranchir. Pourtant il vaut la peine, plutôt que d’entonner le couplet rassurant de ce qu’il faut bien appeler la « langue de bois » maçonnique, de tenter d’approfondir ces deux notions. Car la fraternité est bien plus que le fait d’être « gentil » avec tout le monde et en particulier avec ses Frères et/ou ses Sœurs, sous prétexte de ne pas leur faire de peine ; de les caresser dans les sens du poil afin de ne surtout pas interrompre le doux ronronnement qui n’est pas toujours absent de nos Loges. Quant à la tolérance, elle est aux antipodes de la tendance à tout entendre et tout laisser dire, des plus vaines âneries aux plus ineptes approximations. La méthode, une fois de plus, consiste à tenter de revenir à l’essentiel des choses, à l’élémentaire au sens propre du terme. Alors, ces deux notions vont pouvoir révéler ce qu’elles sont, à celui qui, comme Rabelais le préconise, osent rompre l’os pour en déguster la « substantifique moelle ».

Un « discours de la méthode »

Outre l’occasion de partager des agapes plus ou moins abondantes et souvent bien arrosées, le tout émaillé de propos dont la hauteur de vue forcerait l’admiration de bien des commentateurs sportifs, la franc-maçonnerie est aussi une voie initiatique ésotérique. C’est-à-dire qu’elle propose un instrumenta qui doit nous permettre à la fois de nous transmuter et d’aller au-delà des apparences. L’ésotérisme, en effet, s’oppose à l’exotérisme en ce sens que non seulement il ne s’adresse pas à tous, mais constitue encore une démarche intérieure, qui nous appelle notamment à aller plus loin que ce qui tombe sous les sens, afin de mettre en évidence la dimension cachée de ce sur quoi se pose notre regard. En outre, ce qui fait la spécificité de la voie maçonnique est l’utilisation des symboles, dont une bonne approche est constituée, à mon sens, par la définition issue de l’étymologie (on se souvient que le terme, originellement en Grèce antique, désigne les deux parties d’un tesson, partagé en signe d’alliance) : « quelque chose de visible qui conduit à quelque chose d’invisible. » Ainsi que nous y encourage le rituel, qui nous rappelle que « tout est symbole », nous allons donc tenter de considérer les deux notions de « fraternité » et de « tolérance » comme des symboles, dont il conviendra d’essayer de mettre en lumière la partie cachée, ou à tout le moins peu évidente, ce vers quoi ils conduisent, et dont nous savons que le langage est impuissant à rendre compte dans sa totalité. En conclusion, nous tenterons de tirer quelques conséquences des constatations que nous aurons faites.

La tolérance

Une étude passionnée du moyen-âge nous a conduit à nous intéresser de près à un texte riche de nombreux symboles : La Quête du Graal. Les non médiévistes apprendront sans doute avec plaisir qu’il est disponible en français moderne, dans l’excellente traduction d’Albert Béguin et Yves Bonnefoy, aux éditions du Seuil, dans la collection « Points Sagesses ». Allons au commencement de la Quête : les « compagnons » de la Table Ronde (notez le terme, c’est celui du texte) sont réunis à Camaalot le jour de la Pentecôte, qui est, premier signe, la commémoration de la descente de l’Esprit-Saint sur les apôtres. Au cours du repas, le Graal apparaît et passe devant chacun, lui servant exactement les mets qu’il désire. Alors, le bouillant Gauvain fait le serment d’entrer en Quête un an et un jour, jusqu’à ce qu’il ait retrouvé le Graal et éclairci son mystère. Naturellement, les autres Chevaliers, ne voulant passer pour des couards, s’empressent de prêter eux aussi le même serment. Comme le Vénérable accompagne un Frère hors de la Loge de certaine cérémonie, le Roi chemine alors avec les compagnons jusqu’à l’orée d’une forêt : Puis ils se séparèrent, le Roi s’en alla vers Camaalot, et les compagnons entrèrent dans la forêt. Et ils chevauchèrent tant qu’ils parvinrent au castel de Vagan. Ce Vagan était un prud’homme de bonne vie, qui avait été un des bons chevaliers du monde tant que dura sa jeunesse. Lorsqu’il vit les compagnons passer dans les rues de son castel, il fit fermer toutes les portes et dit que, puisque Dieu lui avait fait l’honneur de les mettre en son pouvoir, ils ne s’en iraient pas avant qu’il les eût comblés de tout ce qu’il avait. Il les retint de force, les fit désarmer et les dota de tant d’honneurs et de richesses qu’ils se demandaient d’où il pouvait tenir tout cela. Cette nuit-là, ils se consultèrent sur ce qu’il leur convenait de faire. Ils résolurent de se séparer et de suivre chacun son chemin, parce qu’on leur ferait honte s’ils allaient tous ensemble. Au matin, sitôt que le jour parut, les compagnons se levèrent, prirent leurs armes, et allèrent ouïr la messe dans une chapelle. Puis ils montèrent à cheval, recommandèrent à Dieu le seigneur de céans, et le remercièrent de l’honneur qu’il leur avait fait. Ils quittèrent alors le castel et se séparèrent comme ils l’avaient décidé, puis se dispersèrent dans la forêt, pénétrant là où elle était la plus épaisse, sans chemin ni sentier. Au moment de cette séparation, on vit pleurer ceux qui croyaient avoir le cœur dur et orgueilleux. Ce court passage, riche de symboles – comme tout le livre d’ailleurs – apporte à la conception que l’on peut se faire de la tolérance un éclairage nouveau. Il en ressort, à notre sens, que la tolérance consiste uniquement à accepter que ceux qui sont, comme nous, en quête de leur Graal, poursuivent une voie aussi valable que la nôtre, quelle que soit la direction qu’ils empruntent, car la même quête de la Lumière nous unit… pour autant que nous cherchions tous la Lumière… Ce qui permet aussi aux compagnons de la quête de se séparer sans dommage est le fait que tous sont unis, vivifiés par la même Tradition : ils ont tous « ouï la messe ». Cela nous semble fixer avec clarté le cadre où s’exerce la tolérance, et en marquer assez bien les limites : la tolérance semble se jouer dans un double mouvement :

  • d’une part dans l’origine commune, le partage des mêmes sources ;
  • d’autre part dans la quête d’un but commun lui aussi, mais que chacun cherche à sa propre manière.

Notons enfin, pour stimuler l’esprit d’aventure qui devrait animer les initiés, que chaque compagnon pénètre dans la forêt « là où elle était la plus épaisse, sans chemin ni sentier. » Il s’agit, bien entendu, du point d’entrée dans la quête, car plusieurs chevaliers seront amenés à se rencontrer au cours de l’aventure. Mais l’injonction est claire d’avoir à sortir des sentiers battus, du train-train rassurant du connu, pour oser affronter les profondeurs du mystère… Mais la maçonnerie étant « un sport individuel qui se pratique en équipe », il convient maintenant d’explorer le second point, la fraternité.

La fraternité

L’une des images qui nous a le plus frappé dans l’un des ouvrages qu’Oswald Wirth a consacrés à notre Ordre, fut l’Ouroboros entourant la devise grecque « en to pan », que l’on peut traduire littéralement – le verbe être est implicite dans les propositions prédicatives – par « le tout est un ». Si l’initiation est une voie qui doit nous permettre de nous transmuter, lorsque nous prenons conscience intérieurement de cette unité profonde du réel – dont la science moderne montre assez le processus dans le plan de la matière –, nous savons alors que nous sommes reliés essentiellement à tout ce qui est. Dès lors, comment ne pas voir se modifier de l’intérieur, petit à petit et à la mesure de l’intériorisation de cette prise de conscience, notre manière d’être au monde et, partant, nos relations avec autrui, comme avec tout ce qui est. L’extérieur en devient non plus « l’autre », l’ennemi potentiel, mais une modalité de ce qui est, une part du Tout dons nous sommes aussi partie. Alors, une fraternité profonde, ce que les bouddhistes appellent « compassion », marquera de plus en plus toute notre vie de son sceau. Ce ne sera plus un code comportemental exotérique qui guidera nos actions, mais ces dernières deviendront l’expression d’une conscience, d’une intériorité. Nous serons en marche, véritablement, dans une voie ésotérique. La caractéristique d’une telle voie, est qu’elle devient le pivot même de notre existence, la source d’une vie nouvelle… qui génère ipso facto un vécu de la fraternité propre à cette voie et à ce point commun essentiel des cherchants. On l’aura compris, la tolérance aussi bien que la fraternité, n’ont dans une perspective réellement initiatique, rien à voir avec leur assimilation moraliste, mais constituent des « effets secondaires » de l’Initiation.

Fraternellement à tous.

Source : http://www.masonic.ch/pages/editos/edito_04.htm

via l’excellent site : http://hautsgrades.over-blog.com/

tolérance

Discours de Reception au 2eme Degré symbolique rite de M:.M:. 29 décembre, 2016

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

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Discours de Réception au 2eme Degré symbolique rite de M:.M:.

Discours de Reception au 2eme Degré symbolique rite de M:.M:.

A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers,

 

Mon bien cher Frère Christ:. … Mon bien cher Frère Mic:. .., je vous ai rangé par ordre alphabétique, mais bien sûr, vous l’avez deviné il n’y a pas de préséance, vous êtes maintenant des Frères Compagnons Jumeaux. Quelle belle soirée  et quel honneur pour notre RL :.

Vous êtes sûrement abasourdis par tout ce qui s’est passé et vos esprits sont sans doute un peu emmêlés et confus.

Afin de vous aider à reprendre souffle et à vous remettre, si j’ose dire, « d’équerre et de niveau ! » je vais vous résumer et commenter les points essentiels qu’il vous faudra, bien sûr, étudier en profondeur.. Ce résumé espère être plus qu’une simple conclusion à cette cérémonie…

En effet, maintenant que la rituélie est terminée, maintenant que vous n’êtes plus au cœur de l’arène, maintenant que vos sens mis à rude épreuve, reprennent gentiment leurs rythmes naturels, ce résumé se propose de revenir sur les moments particulièrement riches, de façon à ce qu’ils suscitent d’emblée votre envie, de vous mettre au travail, dans votre nouvelle vie de Compagnon. Ces coups de projecteurs que je vais essayer d’orienter au mieux, sont aussi destinés à vous donner l’envie de revivre cette cérémonie, non plus comme acteurs, mais comme spectateurs attentifs et gourmands lors d’une prochaine cérémonie d’élévation au 2ème degré.

Grâce à cette « 2ème couche en live », si je puis dire, beaucoup de choses confuses vont s’ordonner de manière naturelle et surtout beaucoup plus facilement que par la lecture sèche du rituel. Je vous recommande de faire ce voyage dans un autre atelier, le plus vite possible, étant libérés maintenant du silence,  pendant que vos cœurs et vos esprits sont encore chauds de ces belles émotions. Une autre astuce que je vous propose, avant d’effectuer cette visite … ce voyage, c’est de bien relire tout le rituel du second degré, d’en noter les points obscurs à vos yeux pour les étudier avec votre Frère 1er Surveillant J-Claude. Vous pourrez effectuer ce voyage à votre guise car votre qualité de Compagnon vous autorise désormais à voyager librement sans être chaperonné par un Maître. Vous pourrez même demander à prendre la parole pour la 1ère fois…et vous verrez que ce n’est pas si facile afin de présenter les salutations de notre RL :. comme le veut la coutume et de son VM :. en chaire.

la 1ère fois…et les fois suivantes d’ailleurs…..  et si tel est votre désir, je vous accompagnerai volontiers… Vous connaissez mon goût prononcé pour les voyages, que cela soit dans le monde profane ou en Franc-Maçonnerie. C’est si enrichissant et souvent plein de surprises … comme dit un FF de notre Loge absent ce soir «  Que du bonheur »    … Et oui mes FF :.  Comment mieux assurer et consolider l’Universalisme de la Franc-Maçonnerie si ce n’est par des échanges fréquents entre les Frères, sous forme de voyages et, ce point est particulièrement important pour vous, mes Frères Compagnons, car l’une de vos tâches essentielles va être de découvrir le Monde extérieur, vous mettant ainsi dans les pas des premiers Compagnons opératifs.

 

Mes TC :. FF :.  Christ:. et Mic:. , après avoir connu une période d’introspection et de silence, orientée sur le principe « Connais-toi, toi-même », cher aux Francs-Maçons, vous nous avez présenté des planches remarquables et au vu de vos travaux, les Maîtres de la Loge ont estimé que vous méritiez maintenant de découvrir d’autres aspects de la Franc-Maçonnerie. Dans les épreuves de réception au grade d’Apprenti vous aviez été purifiés par les éléments : terre, air, eau, feu. On s’occupait de vous…on vous travaillait au corps…et à l’esprit… et l’on vous invitait vivement à continuer…

Au 2ème degré, tout change, et le Vénérable Maître vous a prévenu d’emblée ! Soyez attentifs, vous a t il dit, le Temple de la Franc Maçonnerie va s’éclairer et vous allez connaître de nouveaux symboles…. Vous allez maintenant découvrir le Monde extérieur ! Aujourd’hui, on vous a mis en possession des moyens et des objets de la Connaissance avec un grand C majuscule (plutôt qu’un grand G) pour mieux appréhender ce monde extérieur.

Au 1er voyage, on vous a montré les 5 sens : vue, ouïe, toucher, goût, odorat et vous apprenez qu’il va falloir continuer à tailler votre pierre… mais, ce n’est plus un travail de dégrossissement qui vous est proposé comme c’était le cas lors de votre apprentissage. Non, maintenant et avec une meilleure connaissance de vous-mêmes, par vos 5 sens, vous allez polir votre Pierre en un cube parfait. Le travail « connais-toi, toi-même » continue donc mais de manière plus précise, plus raffinée, plus subtile.

Au 2ème voyage, on vous a confié le niveau et la perpendiculaire.  Vous découvrez également les divers styles d’architecture, dorique, ionique, corinthien, toscan. Ainsi, il vous est proposé de construire le Temple en étant vous-même une colonne vivante, harmonieuse qui s’élève vers les hauteurs tout en vous appuyant sur la terre qui vous a donné naissance.. ce que nous dénommons l’Art Royal.

Au 3è Voyage, vous découvrez Les 7 arts libéraux, Grammaire, Rhétorique, Logique, Arithmétique, Géométrie, Musique, Astronomie et qui représentent l’ensemble des arts et des sciences humaines J’attire votre attention sur le dernier, l’Astronomie… Il est bien sur question des Sphères, céleste et terrestre qui vous suggèrent que désormais, c’est tout le domaine de l’Univers qui est proposé à vos investigations Vertigineux…quelle confiance on vous accorde par rapport à votre ancien degré d’Apprenti Attention, ne vous laissez pas griser non plus par votre nouvelle liberté…

le Vénérable Maître vous rappelle que l’Initié ne doit pas présumer de ses forces et qu’il doit demeurer modeste et c’est justement ainsi qu’il obtiendra des résultats qui sont refusés à la présomption du profane.

Au 4è voyage, vous n’avez plus qu’ deux outils dont un essentiel … la règle et je vous le rappelle qui représente la loi du GADLU. Toujours crescendo dans vos découvertes….. on vous propose, ni plus ni moins, de devenir l’intime de quelques-uns des plus grands Initiés de l’histoire de l’Humanité : Solon, Socrate, Lygure,  Pythagore et  I N R . Illustres grands Initiés qui, chacun, selon ses moyens et dans le cadre de son époque a délivré un enseignement basé sur la raison, l’imagination, l’amour. Sous ce sigle INRI bien entendu c’est bien tout un programme d’éducation mais surtout celui de nos illustres chevaliers R+C.

Au 5ème Voyage…grande surprise…vous voilà mes chers Frères, mains libres……et vous découvrez le dernier cartouche … Ce cartouche vous a peut – être paru, dans un premier temps, bien rébarbatif… travail impératif… devoir incontournable…etc…. Mais le Vénérable Maître vous a souligné qu’en tant qu’Initiés, nous ne devons pas travailler à contrecœur, sous la pression de la nécessité, mais au contraire, avec entrain, en artistes. Oui, mon TC FF :. , travailler en artiste, au sens le plus noble du terme, pour qui, l’œuvre seule compte et n’est pas nécessairement subordonnée à une récompense.

Vous connaissez, peut-être déjà, cette histoire qui se déroule sur un chantier du temps des Cathédrales.

Le Maître demande à 2 Compagnons tailleurs de pierre :

« que fais-tu sur ce chantier ? »

le 1er répond d’un air fatigué : « je taille des pierres ! »

le 2ème répond avec enthousiasme : « je construis une cathédrale ! »

Voilà toute la différence entre le travail subi et le travail sublimé par le grand Œuvre, qui devient alors plaisir, joie, épanouissement partagé avec les autres Hommes Quelle que soit la place que vous occuperez sur le chantier, même la plus humble, vous saurez que votre effort concourt à la réalisation de l’ordre cosmique et qu’ainsi vous coopérerez à l’exécution du Grand Œuvre selon le plan du Grand Architecte de l’Univers. Enfin, à l’issue de cet ultime voyage, vous avez été conduit au pied de l’Orient et où brillait à vos yeux le grand symbole du Compagnon … l’Etoile Flamboyante …

Ah…mes Frères, vous n’avez pas fini de découvrir des choses inouïes derrière ce symbole, en premier lieu, l’interprétation qui est traditionnellement donnée par les anciens rituels : à savoir : – Le Grand Architecte de l’Univers, créateur du Monde entier Ou bien…..tenez-vous bien, mes Frères… L’Initié, celui qui a été élevé jusqu’au faite du temple sacré…c’est-à-dire …Vous, mes Frères … ou tout au moins…Vous, potentiellement… comme tous les Frères ici présents…… Vous imaginez le travail à accomplir…. mais que ce travail proposé est bien enthousiasmant au regard du but, de l’idéal à atteindre. Mon cher Christ:. , mon cher Mic:. , cela peut vous paraître bien fou, bien insensé, étant donné notre petitesse par rapport à l’Univers…..mais n’oubliez pas que, comme l’indique notre rituel ; en tant qu’Initiés, vous savez que vous portez en vous-mêmes un reflet de la Grande Lumière et que par conséquent, vous pouvez vous mettre au travail avec confiance, ardeur, joie pour exécuter ce Grand Œuvre selon le plan du Grand Architecte de l’Univers.

Que de clins d’œil encore vous allez découvrir… 5 Que l’Homme s’inscrit parfaitement dans l’Etoile à 5 branches et que c’est sans doute le symbole de l’Alliance entre l’Humain et le « Divin », entre la Terre et le Ciel, le Tout, le Grand Architecte de l’Univers…… Quand vous aurez vraiment travaillé, vraiment étudié, ce symbole si riche, ainsi que les autres symboles du 2ème degré, vous vous approcherez de plus en plus de l’Initié, réconcilié avec lui-même, intérieurement harmonisé et heureux. Vous serez alors parmi les Hommes, facteurs de paix, de Joie et d’Amour.

L’Etoile Flamboyante vous donnera la clé du passage de l’Equerre au Compas. A ce stade, mon cher Christ:., mon cher Mic:., et avec l’aide bienveillante de tous vos FF :. Et principalement du Frère 1er Surveillant, JClaude vous reviendrez vers nous, les bras chargés d’un superbe morceau d’architecture, digne d’un Maître.

En attendant ce moment heureux pour toute la Loge, Je vous dis simplement…

Allez mes Frères… Au Travail !!!

Dans la Confiance, la Joie et la bonne humeur….

et que l’Etoile Flamboyante illumine votre chemin !

 

J’ai dit, V:. M:.

Discours de Reception au 2eme Degré symbolique rite de M:.M:.
SOURCE : l’excellent blog  de anck131 http://anck131.over-blog.com/
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Tolérance 26 novembre, 2016

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution , 1 commentaire

Tolérance

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Publié le 18 février 2015 par Ordre de Lyon

Vénérable maître, Très chers frères,

Depuis quelque temps, les voix les plus autorisées s’élèvent l’une après l’autre pour annoncer tristement la prochaine décadence de notre institution. L’ingra­titude habituelle à la société moderne ne justifierait pas de telles craintes, car nos aînés ont souffert de dures persécutions sans que la bonne cause ne se soit jamais trouvée sérieusement compromise. Mais le danger qui s’affirme aujourd’hui n’a point d’analogue dans notre histoire. Ce n’est pas à la méchanceté des hommes, c’est à notre propre imprudence que nous le devons. Il faut bien le reconnaître : en abandonnant cette haute culture des facultés humaines qui devait rester pour elle un souci constant, la Maçonnerie a largement ouvert aux passions profanes les portes de ses temples et voici qu’elle ne pratique plus elle-même cette universelle tolérance à laquelle elle voulait conquérir le monde.

C’est pourtant à un respect absolu de la liberté morale que notre ordre a dû ses plus beaux succès. Sans remonter bien haut, ne voyait-on pas encore au siècle dernier les génies les plus divers porter avec orgueil le tablier d’apprenti ? Apôtres des idées nouvelles ou défenseurs zélés des vieilles doctrines, tous voulaient prendre part à ces travaux de haute philosophie qui devaient assurer un jour l’union des cœurs et des âmes. Aujourd’hui, il n’en va plus de même : de fort bons esprits hésitent à se joindre à nous, parce qu’ils ne nous ont pas toujours vu rester fidèles à notre programme.

On se plaît à répéter que la lutte a ses exigences et qu’en face d’adversaires sans loyauté, toutes les armes sont bonnes, mais quelle étrange justification ! Et de quel mépris ne témoigne-t-elle pas à l’égard de nos traditions les plus sacrées ! Ce qu’il faut combattre, n’est-il pas vrai, ce ne sont pas des hommes, mais bien des passions dont ces hommes sont esclaves : quel succès peut-il donc espérer, celui qui ne prend soin tout d’abord de s’affranchir lui­-même ? Et puis, ne l’oublions pas, ceux-là seulement n’hésitent devant aucune manœuvre qui sentent la victoire leur échapper. On ne sacrifie sa conscience, on ne vend son âme qu’aux heures de désespoir. Or, il est impossible que le triomphe final du bien soit douteux pour aucun de nous, car celui qu’un tel scepticisme aurait saisi ne serait plus maçon. Sans doute, aujourd’hui comme hier, les pires instincts peuvent s’unir pour d’horribles attentats, mais qu’importe, puisque leur règne ne durera jamais plus d’un jour ! Notre foi dans les destinées de l’humanité est inébranlable. L’évolution de l’espèce peut être lente aux yeux de l’individu, elle n’en est pas moins certaine. Quant à notre institution, tant que nous ne travaillerons pas nous-mêmes à la détruire, les dissolvants les plus énergiques ne pourront rien sur elle car elle est le dernier anneau de la grande chaîne d’or qui rattache l’avenir au passé.

Ne pouvant douter de nos forces, d’où vient donc que nous manquons si souvent de sang-froid ? Pourquoi l’aspect de l’obstacle à vaincre nous porte-t-il à la violence, au lieu d’exciter simplement notre activité ? Pourquoi la sottise des uns, l’injustice des autres nous irritent-elles, nous qui cherchons, pour les détruire, toutes les formes de l’erreur ? Est-ce la passion même de la vérité qui nous égare ? Ceux qu’éclaire la lumière divine n’ont-ils pu résister au désir de la répandre en tout lieu, au risque d’aveugler à jamais des yeux trop faibles pour de si purs rayons ? Il serait à souhaiter, mes Frères, que nous ayons péché par excès de zèle, mais nos regrets seront, hélas! d’un autre ordre. Loin de nous attacher trop étroitement à la science traditionnelle, jugeant sans doute pénible les efforts qu’exige à toute heure son intelligence intégrale, nous n’avons pas craint de substituer à l’expérience des siècles notre expérience d’un jour et voilà l’unique cause de nos déceptions. Si le serment prêté semble à beaucoup difficile à tenir, c’est qu’ils ont négligé d’en étudier la formule. Si l’impartialité absolue leur paraît impossible à garder, c’est qu’ils ne savent plus au nom de quelle loi prononcer leurs jugements. Il est nécessaire, pour s’en convaincre, de bien définir cette tolérance dont le règne a si malheureusement cessé et d’éviter certaine confusion en laquelle notre siècle paraît se complaire.

La mode est aujourd’hui fort répandue de rester impassible en face des crimes les mieux caractérisés comme d’écouter sans trouble les plus mauvais paradoxes. L’indignation vertueuse ayant été jugée de mauvais goût, on pardonne les fautes commises en accusant la nature de les avoir exigées, comme si la nature n’était pas simplement le champ toujours ouvert à l’exercice de nos facultés. La vie, dit-on volontiers, n’est-elle pas trop dure, pour qu’on ajoute aux difficultés matérielles des obstacles tirés d’une prétendue loi morale ? Et, puis, la science moderne n’a-t-elle pas à tout jamais ruiné la vieille conception du libre arbitre ? Hérédité, influence du milieu, lutte pour la vie, ne voilà-t-il pas de quoi justifier les pires défaillances ? Tant il est vrai, mes Frères, que grâce à une imprudente vulgarisation, l’idée devient parfois la servante des instincts ! Mais de tels abus sont de tous les temps et, pour les avoir commis à son tour, notre époque ne mérite pas l’anathème.

D’ailleurs, en bonne justice, l’intention n’importe pas moins que l’acte lui-même et certes, si les tendances nouvelles étaient nées d’un véritable esprit de charité, si leur unique effet devait être d’amener l’association humaine à châtier sans colère, à réprimer avec douceur, il faudrait se réjouir d’un tel progrès. Malheureusement, l’apparente générosité dont nous sommes témoins n’est guère qu’une impuissance déguisée. Privé de toute culture philosophique, ne pouvant tirer aucun enseignement du passé, ne se sachant pas responsable de l’avenir, le monde accueille tout ce qui s’offre à lui, action ou pensée, avec indifférence. C’est assez pour satisfaire quelques optimistes peu clairvoyants, mais pour nous, quel que soit notre désir d’universelle harmonie, nous ne croirons pas aussi vite à l’apaisement des passions. Nous ne prendrons pas le dédain de l’ignorant pour l’indulgence du sage, nous n’appellerons pas tolérance un scepticisme sans valeur.

Un homme qui s’efforcerait de ne plus penser, de ne plus rien croire et de ne plus rien vouloir, afin d’éviter tout conflit avec ses semblables, se tromperait, certes, grossièrement. Il sentirait son cœur se fermer peu à peu à toute espèce d’affections ; satisfaire ses besoins matériels deviendrait son unique souci, et c’est à l’égoïsme absolu qu’il parviendrait en fin de compte. Pour devenir juste et bon, il faut au contraire s’intéresser à toutes les manifestations de l’activité humaine et chercher à reconnaître en chacune d’elles le vrai, le beau et le bien qui peuvent y être contenus. Mais cette curiosité sympathique ne va pas sans une science profonde et, s’il faut tout dire, l’impartialité parfaite n’appartient qu’aux initiés puisqu’eux seuls possèdent la vérité suprême.

Ici, une comparaison s’impose, bien simple et bien claire. Que faut-il pour qu’au sein d’une grande nation, les intérêts de tous soient sauvegardés ? Il faut des magistrats libres et instruits, qui ne tremblent devant personne, mais qui sachent déterminer exactement les droits de chacun, qui n’appartiennent à aucun parti tout en connaissant les besoins des différentes classes sociales. De même, pour juger les doctrines qui se partagent la foi de l’humanité, il faut des esprits hardis et cultivés qui n’hésitent devant aucune étude et que des connaissances d’ordre supérieur guident dans leurs recherches. Ces deux conditions sont également nécessaires et la bonne volonté serait inutile où la science ferait défaut. Comment se prononcer sur un essai métaphysique, si on ne possède une vue synthétique de l’univers ? Comment apprécier un système politique, si on ne se fait une idée nette de la société idéale ? Comment enfin examiner une doctrine religieuse si on n’est pas encore parvenu à une conception raisonnable du Grand Architecte des Mondes ? La société antique ne s’y trompait pas et pour s’assurer des chefs capables de la diriger, donnait une instruction vraiment complète à ceux qui s’en montraient dignes. Il nous appartient de rebâtir ces écoles modèles où le développement des facultés humaines était poussé si loin.

Nous sommes aujourd’hui les seuls héritiers des civilisations mortes. Les vieux sanctuaires abolis, la pensée des sages a pris nos demeures pour asile et dès lors les choses et les êtres nous sont apparus sous un aspect nouveau. Les nombres nous ont laissé surprendre leur intime signification. Nous avons pu concevoir la gradation hiérarchique ternaire qui règle la constitution du monde et de l’homme, retrouver l’unité de la Raison suprême à travers le dualisme qui caractérise la vie, reconnaître la réalisation progressive de l’idéal divin sous la lutte apparente du bien et du mal. Nous n’ignorons plus ni la puissance de la parole, ni la force créatrice de l’imagination. Nous savons enfin comment la Volonté humaine peut se faire obéir de la Nature. Voyez, mes Frères, de quelle hauteur l’initié va descendre, l’homme qui a vu flamboyer l’étoile du mystère ne participera plus, à moins d’une étrange folie, aux œuvres de ténèbres.

Mais ce n’est pas tout. En même temps que la science elle-même, la méthode nous fut transmise qui seule fait des savants. Il ne s’agit pas ici d’imposer à la mémoire quelques formules plus on moins heureuses ; c’est l’être entier qui doit en quelque sorte s’imprégner de la vérité. De là ce symbolisme merveilleux qui s’adresse à la fois aux sens, à l’entendement et à l’intelligence. S’il faut quelques exemples, est-il difficile de trouver dans le triangle et les colonnes du temple les principes philosophiques essentiels dont nous parlions tout à l’heure ? Le compas et l’équerre, la perpendiculaire et le niveau ne résument-ils pas, à eux seuls, une morale et une sociologie parfaites ? L’épreuve par les éléments n’attire-t-elle pas notre attention dès le premier jour sur les quatre modalités de l’agent universel, objet de toute physique ? Certes, il y a là une synthèse propre à satisfaire l’esprit le plus exigeant et si quelque danger accompagne une semblable révélation, c’est bien l’orgueil qu’elle peut faire naître au cœur du nouvel adepte. Mais cet orgueil même, ne nous pressons pas trop de le maudire. A défaut de sentiments plus élevés, c’est lui qui contiendra les instincts rebelles à une volonté imparfaitement développée. C’est grâce à lui que le savant encore timide trouvera un noble emploi à ses forces et s’élèvera peu à peu au-dessus des désirs grossiers et des jugements iniques. Plus tard, l’âme devenue maîtresse d’elle-même saura bien se débarrasser de cet orgueil désormais inutile et la tolérance trouvera dans le cœur du sage de moins compromettants défenseurs.

Personne en effet ne peut espérer rompre d’un coup avec l’injustice. Il faut se fatiguer longtemps avant de connaître la valeur de l’effort et le plus heureux résultat de la difficulté vaincue, c’est d’apprendre à juger sans rigueur ceux qui ont lutté courageusement avec des succès divers. On se montre moins exigeant en matière de morale, quand on a senti l’égoïsme maudit s’opposer aux plus nobles mouvements de l’âme, moins dédaigneux en matière de science, quand on a vu l’erreur se glisser sournoisement au milieu des recherches les plus précises, plus indulgent en matière de religion quand on sait quelles étranges rêveries le seul désir de la foi peut mêler aux inductions les plus logiques. Une part de notre respect appartient à tous les hommes de bonne volonté, à tous les ouvriers du temple futur, aux moins habiles comme aux plus adroits. Si nous tenons à être sévères malgré tout, que ce soit à l’égard des esprits négatifs qui ont détruit sans songer à rebâtir. Ceux-là, on ne peut guère les aimer, mais encore faut-il ne pas oublier que leur œuvre était une conséquence inéluctable de l’imperfection générale. Les philosophes et les historiens modernes ont entrevu la vérité, en reconnaissant que tels désastres dont un malheureux avait répondu au prix de son honneur ou de sa vie avaient eu pour cause réelle l’imprudence d’une nation on d’une race. Mais nous en savons plus à ce sujet que les profanes n’en peuvent deviner et nous l’affirmons sans crainte : chaque fois qu’un juste est mort pour la bonne cause, c’est l’humanité tout entière qui l’a tué. La loi, du reste, est en quelque sorte réversible ; l’effort et la douleur d’un homme servent au développement de tous les peuples. Telle est cette notion de solidarité absolue dont l’esprit de charité et l’esprit de justice découlent logiquement, et qui, bien comprise, fait voir dans l’intolérance une simple absurdité.

L’erreur existera tant que les hommes ne se seront pas unis pour appeler la vérité de toute la force de leur désir. Si nous pouvions examiner l’une après l’autre les différentes doctrines qui ont su sortir de l’ombre, nous reconnaîtrions dans chacune d’elles deux portions bien distinctes, l’une faite d’idées secondaires, intéressantes seulement pour le siècle qui les a vu naître et souvent fausses, l’autre, expression plus ou moins pure de quelque sublime notion. Il en est ainsi non seulement pour les philosophies dont les auteurs ont eu des rapports certains avec quelque centre d’initiation, mais pour tous les systèmes logiquement construits, non seulement pour les religions inspirées à leur origine par l’esprit même qui nous guide encore, mais pour toutes les croyances des peuples civilisés. Dans chaque doctrine, il y a un peu de cette science que la Maçonnerie possède en entier et qu’elle saura répandre autour d’elle quand de nombreux essais de synthèse auront préparé les esprits pour une révélation com­plète. Rejeter comme inutile et sans examen sérieux l’un ou 1′autre de ces essais serait donc bien à la fois injuste et maladroit.

Il faudrait maintenant rappeler à ceux qui ne s’en souviennent plus que le respect de la conscience d’autrui est nécessaire à l’harmonie sociale. Il faudrait enfin, après avoir parlé à la raison, s’adresser au cœur et lui faire reconnaître dans la tolérance une forme de l’amour. Mais il nous suffit, pour l’instant, d’avoir signalé un oubli de nos devoirs qui menace de nous perdre et qui provient, on a pu s’en convaincre, d’une fausse direction donnée à nos travaux. Personne ici ne songe à faire le procès de tel ou tel atelier. Ce serait méconnaître cette loi de solidarité, qui, si elle, est vraie pour le genre humain, l’est a fortiori pour notre institution. Ce que nous proclamons, c’est la nécessité pour la Maçonnerie tout entière d’étudier plus sérieusement son dogme et ses symboles. Là est le salut pour elle et pour les principes dont elle a la garde. Le chemin tracé par la sagesse antique conduit aux plus hautes vérités intelligibles. A nous de nous élever chaque jour pour atteindre enfin ces cimes baignées d’air pur où les passions, humaines ne sauraient nous suivre.

Source : l’excellent blog Hauts Grades - http://hautsgrades.over-blog.com/

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Circulation de la Lumière 15 octobre, 2016

Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Contribution , ajouter un commentaire

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Toute maçonnerie trouve sa justification dans la construction d’un monde harmonique …. Un monde qui respecterait des lois que l’on qualifierait d’universelles … un monde où les idées et les actes seraient conformes aux règles posées selon des voies qui ne nous sont pas connus et qui, pourtant, orchestrent tout …

Toni Seron formulera d’une autre manière ce désarroi de tout être face à la justification de sa propre destinée  … « notre absolue impuissance devant la Gnose est la seule Porte qui peut nous ouvrir aux processus vitaux de la grande Pyramide, à la mortification, à la genèse du Grand Œuvre … Seul ce sacrifice, ce broyage intérieur conscient et responsable du moi septuple, du moi entier … l’intérieur et le supérieur … cette impuissance fondamentale … cette innocence des premiers jours est acceptée par la Lumière des lumières, la Gnose  … il s’agit, alors d’être élève d’un apprentissage qui confesse intérieurement son propre état, qui accepte, maintenant ce qu’il est sans duplicité !!!! … les 33 vertèbres de sa forme animale s’apaisent, alors, sans forcer … une nouvelle colonne va pouvoir s’ériger … le vieux serpent de feu, la vieille colonne de mercure se posent afin de laisser l’intelligence, la lumière du nouveau matin circuler dans ce vieux corps moribond » …

Homme connais-toi, toi-même !!!!

Notre Rituel nous invite à nous souvenir … de notre source  !!!!

«  ….. Il est une Force qui ne cesse de pénétrer tout ce qui vit, et par laquelle toute Lumière trouve l’aliment qui lui est propre. »

Les éléments de notre réflexion étant posés ….

distrilum-00Le frère ou la sœur dans l’état d’esprit décrit ci-dessus ayant choisi son véhicule d’accès à la connaissance … la franc-maçonnerie et notamment la nôtre …. s’avancera sur le parvis du temple … puis pénétrant dans celui-ci … son espace sera empli de symboles vivants lesquels animés selon leurs rôles et fonctions par une rituélie appropriée  amènera à sa conscience une substantifique information … cette information … il devra l’ingérer … en comprendre sa raison dans le cheminement de sa vie  … et surtout elle facilitera le déploiement de champs successifs de conscience  ….

Ainsi la rituélie l’enveloppera d’un égrégore approprié au voyage initiatique … il sera invité à se mettre dans un état méditatif le plus parfait ….

1 : Nous appellerons ce stade … celui du Plan de Conscience Primordiale
distrilum-01anous sommes, alors, dans des plans non manifestés mais bien présent … structurellement actif … dans le subtil et dans un espace encore occulte (ce sera le plan Monadique des Orientaux)  … Ce stade est représenté par le Naos … Seule la lumière éternelle est présente au centre du triangle …

Jusqu’à maintenant ce plan était le domaine réservé des occultistes.

Voilà posé le problème de nos origines, de l’origine de toute chose, les principes et les ressorts de la création du monde manifesté et notamment de la vie …

«  ….. Il est une Force qui ne cesse de pénétrer tout ce qui vit, et par laquelle toute Lumière trouve l’aliment qui lui est propre. »

Voilà qu’apparait la lumière primordiale unique … blanche enfermant en elle les 7 couleurs
de l’arc en ciel et pourtant son existence rassemble toutes les forces pénétrantes et agissantes … et à partir d’elles … tout devient possible

Le 21ième Siècle sera spirituel ou ne sera point (André Malraux dixit) … indiquent, en cela, que rationalisme et métaphysique doivent se rencontrer. Des avancées considérables en matière de physique et notamment avec la formation de nouvelles sciences associées à la « Physique Quantique » la relation entre « Science et spiritualité » émergent curieusement et rendent évident ce lien. De quoi réconcilier Scientifiques et Hermétistes ? … rien n’est moins sûr, encore et pourtant les deux rives de la connaissance … se rejoignent en une « Terre » ou l’unité fait loi

Ervin Laszlo, Philosophe & Scientifique, dans son livre « Science et Champ Akashique » nous rappelle ceci :

« Bien que l’on ait encore beaucoup à découvrir sur le vide quantique, il est, déjà, clair qu’il s’agit d’un médium cosmique super-dense qui transporte la lumière et toutes les forces universelles de la nature. Les ondes de pression peuvent s’y propager et ainsi traverser l’univers d’un bout à l’autre. C’est du moins ce qu’avance le physicien mathématicien Hartmut Muller, selon qui la dimension observée de tout objet, des atomes aux galaxies, est déterminée par l’interaction des ondes de pression qui se propagent dans le vide …. Etant donné que l’univers est fini, une fois rendues au « point dimensionnel critique les ondes se superposent et créent des ondes statiques durables. Ces ondes déterminent les interactions physiques en établissant la valeur des forces gravitationnelles et électromagnétiques, ainsi que des forces nucléaires fortes ou faible. Par résonance, ces ondes amplifient certaines vibrations et en restreignent d’autres. Elles sont donc responsables de la distribution de la matière partout dans le cosmos. Tous les processus ont un rythme interne propre qui dépend de leur résonance avec les ondes statiques du vide. Muller conclut que le vide est un arrière-plan cosmique ultrafaible qui agit tel un « champ morphogénétique » …

Alors, de récentes découvertes viennent confirmer la présence d’ondes de pression dans le vide. Les astronomes de l’observatoire Chandra-X-Ray de la NASA ont décelé une telle onde engendrée par le « trou-noir » supermassif se trouvant dans la constellation de Persée à quelques 250 millions d’années-lumière de la Terre. Cette onde de pression provenant du vide se traduit musicalement par un Si bémol[i]. IL s’agit d’une vraie note qui se déplace dans le vide depuis 2,5 milliards d’années et que notre système auditif ne peut entendre vu que sa fréquence se situe 57 octaves sous le Do central d’un piano …

Un champ qui transporte la lumière (ou des ondes de photons) et des ondes de pression dense, et qui, par ailleurs, remplace l’énergie perdue par les atomes et les systèmes solaires n’est pas du tout une entité théorique et abstraite … »

Erwin Laszlo ajoute « Ainsi le vide quantique transporte lumière, énergie, pression et son. Se pourrait-il aussi qu’il soit doté d’une autre propriété lui permettant de mettre en corrélation des évènements distants et séparés ? Qu’il crée les corrélations assurant l’incroyable cohérence des quanta, de l’organisme, de la conscience et de l’univers tout entier ? »

Le doute que le mystérieux champ mettant en en jeux des corrélations de transcendance spatio-temporelle dans le cosmos et la conscience  soit un champ d’in-formation situé au cœur même du cosmos est confirmé : « le champ du point zéro » du vide quantique est non seulement un champ énergétique « super-dense » mais il est un champ d’’in-formation « super-riche » … il est la mémoire holographique de l’univers …

En une phrase simple: Il (le vide quantique) contient de l’Information (ou de l’in-formation) c’est-à-dire des règles et des données nécessaires à la formation de l’univers dans son unité et dans ses parties !!!!

Ainsi la lumière éternelle (Lumière centrale) est-elle posée opportunément sur le triangle du Naos. Elle seule représente la nature réelle et subtile de toute chose dans état existant avant apparition de toute manifestation

2 : Dès lors, notre rituelie annonce un deuxième plan qui va naître de la propagation de la lumière universelle  … Le maître de cérémonie va recueillir les éléments nécessaires à la poursuite de l’ouverture de canaux de communication avec les énergies

fondatrices  … Cela se traduit par ladistrilum-02figuration d’un lien lumineux entre la flamme éternelle et une des étoiles du flambeau du Vénérable …

Le Maitre des Cérémonies tel l’Hermès  apporte la lumière au Vénérable Maître … ainsi le plan primordial … permet une première manifestation  … celle de mettre en jeu les premières fonctions nécessaires à la production de toutes manifestations … (nous sommes là sur le plan de la manifestation dans le sous plan trinitaire des déclinaisons fonctionnelles du Naos)

  • Le Vénérable Maître allume, alors, une étoile et pas n’importe la quelle avec un boutefeu allumé à la flamme éternelle … celle qui a la position centrale de son candélabre car elle est bien la réplication, à ce stade de la flamme primordiale …  mais déjà transposée dans un espace qui va se manifester du fait de la mise en œuvre des 3 premiers attributs

(Triangle équilatéral dont la symbolique rappelle les trois plans devant être présents avant toutes choses et avec toutes choses :  le plan Atmique[ii] où Volonté, le plan Bouddhique[iii] ou Amour-Sagesse et enfin le plan Manasique[iv] ou Intelligence-Action )

…. Dès lors apparait le mouvement … nécessaire à tout acte opératif  (effet miroir entre les mondes)

  • Mise en lumière des 3 premiers attributs à la position centrale du candélabre du Vénérable Maître

distrilum-03A : le premier surveillant allume son flambeau à la position centrale du candélabre du Vénérable Maître … dans le silence (ce qui va être actif de façon opérationnelle se nourrit ou se met en résonance vibratoirement avec la lumière primordiale)  … puis rejoint sa place

B : le second surveillant allume son flambeau à la position centrale du candélabre du VM … dans le silence (ce qui se prépare en vue d’être actif de façon opérationnelle se nourrit ou se met en résonance vibratoirement avec la lumière primordiale))  … puis rejoint sa place

C : le Scribe allume son flambeau à la flamme centrale … dans le silence (l’ensemble y compris la mémoire et la conscience s’éveille et se met en résonance vibratoirement avec la lumière primordiale … le lien avec l’Akasha doit être constitué et opérationnel))  … puis rejoint sa place

Ainsi, la flamme centrale, vient adombrer la loge de ses principes moteurs et opère un transfert équationnel ….

(Sur le plan symbolique apparait les premiers éléments d’un Carré long (Occident, Septentrion, diagonale NE-SO)

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Cela fait le Vénérable Maître allume les deux autres étoiles de son candélabre (le Vénérable Maître devient alors la clef de voute … de ce qui va se mettre en place

… à ce moment, et à ce moment là seulement apparait le premier triangle opératif dans le monde manifesté

Nous parlons ici du Triangle (72-36-72): Second Surveillant – VM – Premierdistrilum-05surveillant …. (Lequel aura son « répondant » Orateur – Couvreur – Scribe (nous remarquerons que dans ce deuxième triangle seul le Scribe est porteur de lumière) …. Et cela est logique car la lumière adombre tous les espaces … Eclairé par elle, l’Orateur représente bien, maintenant, celui qui fait respecter la loi et les processus d’organisation et d’Harmonie. Le Couvreur est bien, aussi, celui qui est dépositaire du passé et de l’histoire de la loge dans sa dimension « la plus inspirée » tant il est vrai que bien que surgi du Passé … il régule le présent dans ses flux et participe de l’avenir par sa sagesse 

…. Le monde, que nous venons de décrire, n’est pas encore tout à fait maçonnique (car en effet ce que nous venons de dire n’est pas vu comme cela seulement en Maçonnerie … on le trouve dans bien des décodages extrême orientaux notamment) … Le Monde Maçonnique est en cours de gestation (il sera, en effet, maçonnique seulement lorsque les joyaux de la loge seront en place.)

3 : Ce mouvement qui commence à se manifester dans la création, sur le plan opératif, ne peut être mis en œuvre que si l’esprit domine la volonté d’actiondistrilum-06et celle-ci doit être éclairée/illuminée par les trois piliers du temple (ou Petites lumières) … c’est le 3ième plan nécessaire afin que tout acte soit juste, harmonique et conforme à la loi de Maat

Notre temple et ceux qui s’y rassemblent seront sous l’influence de la « Sagesse », de la « Force » et de la« Beauté »

Le Vénérable Maître en Chaire descend de l’Orient. L’expert vient se placer à l’orient pour en garder fermement l’entrée …

Le Vénérable Maitre en Chaire allume son boutefeu à la lumière éternelle puis se dirige vers la colonne « Sagesse » l’autre

  • Sagesse,

Le VÉNÉRABLE MAITRE

« Mes sœurs et mes frères, les fondations de notre Temple sont posées, ce Lieu est saint, et notre œuvre séculaire peut reprendre son cours ….

….. Selon l’antique prophétie d’Hermès, voici que l’Égypte est devenue veuve et d’hommes et de Dieux. Mais nous, Vrais & Anciens Maçons de la Terre d’Égypte, nous conservons précieusement et maintenons le dépôt de la terre de Memphis.

C’est pourquoi, Seigneur de vérité, que tous les hommes connaissent sous tant de nom divers, …

  • Toi qui es pour nous l’Architecte Suprême de tous les Mondes …..
  • Toi qui as dit « J’ai créé toutes les formes avec ma Parole, alors qu’il n’y avait encore ni Ciel ni Terre »

… reçois en cet instant nos hommages. Éclaire nos travaux et dissipe les Ténèbres qui voilent Ta Vérité, afin que se révèlent à nous les Plans Parfaits de Ta Sagesse Éternelle gouvernant tous les Mondes »

Le PREMIER SURVEILLANT

« Toi qui a dit: « Je suis la source des existences et de tous les Êtres, je suis hier & je connais demain ……  » Salut à toi !! »

Le SECOND SURVEILLANT

« Toi qui a dit « Je suis l’Éternité, le Monde, le Temps, le Devenir, j’ai pour essence le Bien, le Beau, le Bon, le Véridique ….  » salut à Toi !!!! »

  • Force,

Le VÉNÉRABLE MAITRE

« Salut à Toi, Seigneur de l’Éternité, dont les Noms sont multiples et les formes mystérieuses ! Soutiens ce Temple par Ta FORCE, connue des seuls enfants de la Lumière » …..

Le PREMIER SURVEILLANT

.. « OSIRIS à la robe de Lumière, couleur du Principe éternellement pur, nous célébrons Ton Harmonie suprême, à laquelle nous espérons participer dans l’AMENTI. »

  • Beauté,

Le VÉNÉRABLE MAITRE

« ISIS qui sait rassembler la Parole Sacrée, la maintenir en son ordre et la communiquer aux Initiés, Toi qui les habitues à persister dans les Saintes Pratiques, dont la fin est d’obtenir la Connaissance de l’Être Premier et Souverain, accessible à la seule intelligence, les enfants de l’Art Royal saluent ici Ta BEAUTÉ Ineffable » …

Le SECOND SURVEILLANT

« ISIS, Divine Mère, au Voile teint des Couleurs innombrables du Monde, nous communions tous en la compréhension du Mystère que Tu as révélé aux Hommes » …

Lors de l’allumage des chacune des colonnes le Maître des Cérémonie devance le Vénérable Maître, se met à l’ordre de sa fonction et  frappe de façon énergique le sol avec son bâton lorsque l’étoile est allumée.

Cette frappe énergique ancre opérativement les forces de production du monde manifesté ….  sur le plan symbolique apparaissent les éléments suivants d’un Carré long (Sud-midi, Occident, diagonale NW-SE) … l’ensemble formant un réceptacle de la lumière d’Orient….

Pour mémoire, La Colonne corinthienne (H=10D) est celle de la Sagesse, la Colonnedorique (H=8D) est celle de la Force et la Colonne ionique (H=9D) est celle de laBeauté. La somme des trois nombres donne vingt-sept : Nombre de l’Univers.

 Il sera aisé de constater que les deux diagonales des deux « carrés long » se coupent très exactement à la position du Naos …. Exactement comme les diagonales du Carré long formées par la pose des phylactères lors de la sacralisation d’un temple qui permettent la pose de la Pierre Cubique à pointe !!!

4 : la sacralisation de tout action se confirmera par la cérémonie des parfumspar le Vénérable Maître.

distrilum-07Celui-ci se place entre les colonnes « Force » et « Beauté » … avance vers le Naos. Il est dos à l’Occident  puis …..

(met l’encens dans le brûle parfum) « Que ce parfum de suave odeur apaise nos âmes, (met l’encens dans le brûle parfum) atténue nos passions, (met l’encens dans le brûle parfum) et qu’il nous rende fraternel les uns pour les autres en élevant nos esprits et nos cœurs. »

Le brule parfum est placé à la pointe Occidentale du Naos … il repend sa subtile essence issue du monde divin modestement déjà décrit … il en imprègne tout espace de toute vie avant que ne se précise l’espace-temps opératif choisi par nos frères et sœurs pour œuvrer dans la matière

5 : La franc-maçonnerie est un sous-ensemble de l’humanité au service de cette harmonie universelle … elle vient jouer son rôle selon des règles et des principesdistrilum-08qui lui sont propres au travers des outils de la manifestation que nous avons tous acceptés …. Et que nous nommons « Les trois grandes lumières » de la maçonnerie c’est-à-dire Equerre, Compas et la règle … lesquelles sont enlacés selon une symbolique particulière attaché au grade travaillé et propre à notre Rite …. Ces lumières ne sont pas d’ordre physique mais elles pointent sur une référence absolue en matière de pratique opérative !! (D’où leur empreint à la franc-maçonnerie de métier)

Nous noterons, que c’est à partir de ce moment qu’une loge devient clairement maçonnique et investie d’une mission pour le moins humaniste et, pour le mieux, dispensatrice de connaissance  … avec la totalité de ses « moyens » visibles ou invisibles …

Au moment où tous les joyaux de la loge sont enlacés le Delta Lumineux (36°108°36°)delta3610836as’éclaire …. 108° correspondront aux 108 rayons qui adombrent nos trois mondes à partir du plan Divin …  Dans nos Rites nous trouverons au centre « l’œil d’Horus » … 108 un clin d’œil sans doute aux 108 grains du « malla » dont la maitrise totale signifie « Eveil »

Dans d’autres le Nom ineffable « Iod He Vav He » … dans d’autre, encore, « un Point » …   Les travaux sont, alors, sous les meilleurs auspices

6 : Pour être complet dans le champ maçonnique … un autre élément important doit figurer :

naosextraitTout ce qui a été dit est peut-être d’un intellectualisme contestable mais souvenons-nous, nous sommes à ce stade des constructeurs !!!! … il nous manque les plans de l’architecture que nous construisons grâce au « formatage » que nous avons reçu en héritage par la structure linguistique de note ADN et les états de conscience transmis ….   Ces plans qui doivent guider les apprentis, Compagnons et Maître … doivent être mis dans une crypte … sous le pavé mosaïque …. Car ils ne peuventkeops-plan-001pas être lu par le monde profane mais aussi par les frères et sœurs qui n’auraient pas, eux, fait l’effort de les découvrir, tel des spéléologues de la conscience intérieure …

Dans notre Rite : Nous ferons figurer un dessin d’architecte représentant une pyramide ….  Symbole s’il en est du lien fort et puissance entre Science et ésotérisme

Seule sera mise et à ce stade, en apparence la patente de Loge

Clôture des travaux 

… la fermeture des travaux se fera par le processus inverse ….

La loge ayant opéré son travail … le frère ou la sœur œuvrera dans le monde profane selon les connaissances nouvelles acquises … ainsi, transforme t’il le monde selon son état de conscience …

Dernière remarque

S’agissant des étoiles du temple nous retrouverons l’ennéade qui caractérise le temple symbolique …. Car nous avons réalisé l’équation 1 + 9 … le Un étant symbole de l’origine de tout monde manifesté (lumière éternelle) …  et le nombre 9  (3 pour le VM, 3 Scribe, Second Surv, Premier Surv, 3 Sagesse, Force, Beauté) … ainsi l’ennéade procède bien de l’Unité

Ennéade … qui comme le savent les frères et sœurs maçons du monde entier guide nos pas tout le long de nos échelles maçonniques …

Gérard Baudou-Platon

 

[i] L’on retrouvera sur ce thème de la musique des sphères de nombreux auteurs en particulier :

Aristote & Aristoxène qui établiront une première correspondance entre les planètes et des notes de musique

(Lune : « Ré », Mercure : « Do », Vénus : « Si bémol », Soleil : « La », Mars : « Sol », Jupiter : « Fa », Saturne : « Mi »)

  • Dans la famille des Pythagoriciens … Philolaos de Crotone, Platon, Ptolémée … auront leurs correspondances
  • De même au moyen âge avec les Néo-Platonicien (Plotin, Boèce …) & Copernic
  • Ensuite Kepler
  • Enfin, les temps modernes avec les Radiosources

[ii] Considération sur le plan Atmique … à rapprocher du Sanscrit « Âtma » … selon le dictionnaire de la Sagesse Orientale (Robert Laffont) … l’ÂtmaBoddha, littéralement « Connaissance de Soi » … le court mais important traité de l’Advaïta-Védenta, attribué à Shankara et régulièrement cité dans la littérature de cette philosophie, les 68 Sloka (vers) de l’œuvre traitent des principaux sujets important de l’indouïsme : Âtman, Brahman, l’effacement de da Brahman derrière les formes du monde sensible, ainsi que les méthodes qui mèment à la connaissance de Soi et à la délivrance

Âtman : Terme désignant, selon la conception hindouiste, le soi véritable et immortel de l’homme, ce que l’Occident appelle « l’âme » … spectateur impartial du « Jîva » .. il se situe, au-delà, du corps et de la pensée … conscience absolue …. Le Bouddhisme nie en revanche l’existence d’Atman …

JÎva :   « Vivre » … être vivant incarné … Le Soi incarné s’identifie à un corps, une pensée  … devenu égo, il se crée l’illusion d’une individualité et d’une causalité et s’enchaine ainsi au cycle de la naissance et de la mort …

 

[iii] Plan Bouddhique … à rapprocher de : le Bouddha considère que la vie est éphémère (Anitya), impersonnelle (Anâtman, Skandha) et donc douloureuse (Duhkha). La prise de conscience de ces Trois caractéristiques de l’existence (Trilakshana) marque le début du cheminement Bouddhique. La souffrance est le résultat du désir (Trishna) dont la disparition entraine la délivrance du Samsarâ …. Le Bouddhisme explique cet enchainement des êtres aux cycles des renaissances par la chaîne de production conditionnée (Pratîtya_Samutpada) …. La fin de ce cycle correspond à la réalisation du Nirvâna. Le Chemin pour y parvenir conformément aux quatre nobles vérités est le sentier Octuple qui enseigne la moralité (Shîla), la méditation (Samadhi, Dhyana), la sagesse et la connaissance (Prajnâ) ….

 

[iv] Plan Manasique …. Vient de Manas terme sanscrit ….

Pour les Hindous = Capacité de réflexion partie de l’Antahkarana, l’organe interne. Grace à Manas, nous recevons les impressions du monde extérieur qui dont soumise à la buddhi … manas nous incite au doute, nous aide à prendre des décisions et à changer nos désirs en actes …

Buddhi : composante de l’Antahkarana permettant de classifier les impressions sensibles grâce à sa capacité de discrimination …. Instrument inanimé qui, avec l’aide de l’intelligence et la connaissance de l’Âtman, développe toutes les facultés de l’homme jusqu’à l’intuition

Pour le bouddhisme : Esprit, intelligence. Manas désigne au sens le plus large l’ensemble des facultés et des activités intellectuelles, le fonctionnement intellectuel de la conscience.

Dernière des 6 bases (L’œil, l’Oreille, le Nez, la Langue, le Corps et l’Esprit), Manas en est là 6ième base et constitue le fondement de toutes activités psychiques  …. En tant que facultés de pensée, manas est considérée comme un sens supplémentaire adapté aux objets rationnels comme l’œil l’est aux objets visuels

Manas constitue le 7ième des 8 variétés de conscience

Source : http://gerardplaton.neowordpress.fr/

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L’engagement maçonnique 14 octobre, 2016

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

L’engagement maçonnique

compassglobe

21 Avril 2016 , Rédigé par Y\B\ Publié dans #Planches

Lors d’une discussion avec notre V\M\ sur la vie de notre Loge, nous en sommes venu à évoquer l’engagement et c’est à partir delà qu’il m’a demandé de plancher sur l’engagement maçonnique. Selon moi l’engagement maçonnique se décline en de nombreux engagements.
Ces engagements peuvent se classifier en deux catégories correspondant à deux plans ou deux mondes distincts et intimement liés: Le monde le monde sacré (c’est à dire dans le Temple) et par opposition le monde profane. Il est en effet un engagement bien au delà des portes du Temple . Voici en quelques mots comment je caractérise l’engagement dans le monde profane et dans le monde sacré (dans le Temple):

Engagement dans le monde sacré (dans le Temple)
Assiduité (prenez place)
Respecter et pratiquer nos rituels (les vivre)
Travailler (faire des planches, s’exprimer)
Assumer des charges (offices, représentation de la Loge, transmission…)

Engagement dans le monde profane
Répandre au dehors…
Etre dans l’action, agir
Avoir un comportement fidèle à son idéal
Travailler à son perfectionnement
En effet, le chemin sur lequel je me suis engagé à progresser implique un comportement à l’extérieur de l’espace sacré du Temple et du temps sacré des tenues.
C’est un engagement d’homme d’honneur respectueux de son idéal, de la vie et des Hommes. Pour la suite de ma planche, je vous précise que mon domaine de réflexion se limitera à l’engagement maçonnique dans le mode sacré. L’engagement du franc-maçon se traduit par de nombreux serments qui jalonnent le parcours maçonnique. Dés le premier degré, la franc-maçonnerie exige de nous un engagement. Laissez-moi-vous en rappeler l’essentiel:
1. Avant la cérémonie d’initiation – engagement de travailler – mains libres et yeux bandés
« Si vous êtes admis parmi nous, vous devrez prendre la ferme résolution de travailler sans relâche à votre perfectionnement intellectuel et moral.
Mais ce travail est pénible et demande des sacrifices. »
Persistez-vous, malgré cela, dans votre désir de vous faire recevoir Franc-maçon ?
2. Au début de la cérémonie d’initiation – engagement de garder le silence – main sur le cœur, yeux bandés
« Je m’engage sur l’honneur au silence le plus absolu sur tous les genres d’épreuves que l’on pourra me faire subir ».
3. En fin de cérémonie d’initiation – engagement de fidélité – main droite sur les trois Grandes Lumières, yeux bandés
« Moi, N…sous l’invocation du Grand Architecte de l’Univers et en présence de cette Respectable Loge de Francs-maçons régulièrement réunie et dûment consacrée.
De ma propre et libre volonté, je jure solennellement sur les Trois Grandes Lumières de la Franc-maçonnerie de ne jamais révéler aucun des Secrets de la Franc-maçonnerie à qui n’a pas qualité pour les connaître ni de les tracer, écrire, buriner, graver ou sculpter ou les reproduire autrement. Je jure d’observer consciencieusement les principes de l’Ordre Maçonnique, de travailler à la prospérité de ma Respectable Loge, d’en suivre régulièrement les Travaux, d’aimer mes Frères et de les aider par mes conseils et mes actions. Je jure solennellement tout cela sans évasion, équivoque ou réserve mentale d’aucune sorte, sous peine, si je devais y manquer, d’avoir la langue arrachée et la gorge coupée, et d’être jugé comme un individu dépourvu de toute valeur morale et indigne d’appartenir à la Franc-maçonnerie».
4. Au terme de la cérémonie d’initiation – confirmation de l’engagement de fidélité – main droite sur les trois Grandes Lumière, sans bandeau
« Néophyte, adhérez-vous entièrement aux obligations que vous venez de contracter ? Confirmez-vous sincèrement et sans restriction le serment solennel que vous avez prêté, il y a quelques instants, sous le bandeau ?
Jurez-vous, de plus, d’obéir fidèlement aux chefs de notre Ordre en ce qu’ils vous commanderont de conforme et non contraire à nos lois ? »
5. Au terme de la tenue d’initiation – à propos des métaux – le V\M\ au nouvel initié
La charité cesse, en effet, d’être une vertu si elle est faite au préjudice de devoirs plus sacrés et plus pressants : une famille à entretenir, des enfants à élever, de vieux parents à soutenir, des engagements civils à remplir : ce sont là les premiers devoirs que la nature et la conscience nous imposent.
Voilà, j’en terminé avec le rappel de notre rituel du 1er degré, mais cela me paraissait important car tout est dit ou presque. Tous les engagements futurs contractés dans les degrés suivants, enfin, ceux que je connais à ce jour ne sont que des compléments.
Un tout dernier rappel qui concerne notre engagement relevant de nos Règlements Généraux :
Art. 135. – Tout Frère admis dans une Loge, soit par initiation, soit par affiliation, prend lʼengagement de lui payer ses cotisations et d’en rester membre actif pendant trois ans, à moins qu’il n’en soit dispensé par elle.
Maintenant, je vais rapidement vous commenter ma perception de l’engagement maçonnique qui se décline suivant deux axes : engagement vis-à-vis des Frères et de soit même

Engagement en vers soi-même:
Certains se contentent d’être des Franc-maçon, d’autres tentent de devenir des initiés.
Notre admission en Franc-maçonnerie nous ouvre des Droits mais elle nous impose surtout des Devoirs. Le Franc-maçon est avant tout un homme de Devoir – à chacun d’en définir le contour en fonction de ses capacités, de ses disponibilités, de sa sensibilité.
En homme libre – c’est-à-dire détaché des préjugés et du vulgaires – nous fixons nous même la hauteur de la barre des obligations. Bien entendu cette hauteur variera tout au long de notre parcours initiatique. Les contingences profanes auxquelles nous essayons de nous soustraire lors de nos travaux en Loge nous obligeront parfois à baisser cette barre voir à la déposer et quitter la Franc-maçonnerie quelques temps car nous ne serons plus disponible à l’ascèse indispensable. La démarche maçonnique est une chance dont seuls profitent ceux qui ont le privilège d’assurer sans trop de difficulté leurs obligations profanes (familiale et professionnel) et qui de plus bénéficient d’une santé satisfaisante. Ces prés requis ne sont pas donnés à tous le monde et leur pérennité n’est pas assurée lors de notre première entrée dans la Loge. La Franc-maçonnerie organisation philanthropique basée sur la fraternité et donc la tolérance nous permet contrairement à une organisation sectaire de décider de prendre de la distance et de nous soustraire à nos obligations dés que nous ressentons des difficultés à les honorer. A ce sujet il convient de souligner que l’engagement d’assiduité n’est pas destiné comme dans les organisations sectaires à créer une dépendance. Tel un sportif ou un musicien, chacun reste libre de définir la fréquence de ses entraînements, mais il me semble évident que la répétition des entraînements et la régularité des exercices sont la clef de la progression. Cependant, aucun maçon digne de son tablier ne portera de jugement de valeur sur la décision d’un Frère de se retiré pendant une période plus ou moins longue ou même définitivement. Je pense qu’il faut avoir de la lucidité pour demander sa mise en congé ou sa radiation quand l’équilibre de sa vie profane est mise en danger par l’activité maçonnique. L’activité maçonnique est exigeante car elle ne se pratique pas nonchalamment en dilettante – ce n’est pas un club de rencontre de joyeux illuminés, une amicale des gentils bien pensant, une association de sages bien fêtards (et non bienfaiteurs) – l’activité maçonnique requiert de l’engagement. L’art royal que la Franc-maçonnerie nous propose de pratiquer dans nos Loges requiert de la rigueur. Et si le Franc-maçon est un bon vivant en dehors de l’espace et du temps sacralisé en tenue c’est qu’il apprécie la vie et que le bonheur terrestre à un sens. L’initié que je cherche à devenir n’est ni un austère, ni un moine, ni un taciturne, c’est homme éclairé par les étoiles et ancré dans le présent. Serviteur d’un idéal qu’il défini lui-même, conscient de son inaccessibilité mais désirant dépasser sa finitude. Cet engagement désintéressé, seulement récompensé par la conquête de l’estime de soi, vise à projeter dans le monde les valeurs et idéaux qu’il s’est forgé comme des armes pour venir au secours de l’humanité. Un pied dans le sacré, un pied dans le profane le Franc-maçon est un passeur d’idéal engagé volontaire.

Engagement en vers mes Frères
En abandonnant l’assurance arrogante des certitudes que mes expériences dans le monde profane m’ont forgées, je peux entreprendre une démarche humble de reconnaissance par ceux qui deviennent mes Frères. Nous avons tous eu l’occasion d’être interloqué par une intervention que nous jugions caricaturale, outrancière, décalée,…Cependant, rendons nous à l’évidence, l’éveil de la conscience se nourri des interventions qui nous dérangent quelque peu. Il y a loin entre l’idéal commun et la pensée unique. Mais pour nous bousculer dans nos schémas de pensées engluées dans les préjugés que nous avons parfois du mal à laisser à la porte du Temple, il nous faut la participation active de nos Frères en général et de ceux qui pensent différemment en particulier. Sans eux je ne peux avancer sur mon chemin initiatique. Mon ego si prompt à prendre son indépendance dans le monde profane est démuni. Cela tombe bien, c’est justement lui que je viens chercher dans les ténèbres de mon moi – c’est lui que je viens éclairer d’une lumière intérieure pour mieux l’apprivoiser afin de mieux le maitriser. Un maçon se doit de construire sa réflexion par l’usage des outils dont il a appris le maniement. Il se doit de partager son ouvrage avec ses Frères. L’ouvrage est la résultante de l’art que chacun de nous développe dans l’utilisation des symboles et que chacun d’entre nous peut à loisir utiliser pour construire sa propre œuvre. Chacun est libre de pratiquer l’art royal avec sa sensibilité pourvu qu’il participe par son engagement à l’œuvre commune dans le respect de la Règle. En effet, la méthode maçonnique que je qualifie d’individuelle repose sur l’engagement collectif – Individuelle ne veut pas dire égoïste – Imaginez une tenue ou personne ne planche, ou personne n’exprime sa réflexion! Quel intérêt pour les participants si la pensée se meurt?! Parce que mes Frères sont nécessaires à mon propre cheminement, chacun d’eux m’est important. Dés lors l’engagement en vers mes Frères s’impose: je me dois d’assister, de défendre, d’aider autant que de besoin celui dont la présence m’est nécessaire pour progresser, et à la progression de qui, par réciprocité, je suis indispensable. N’est-ce pas aussi cela la fraternité?

Conclusion
Le respect de ses engagements introduit naturellement la définition de l’honneur. Ainsi par le respect de ces engagements le franc-maçon devient un homme d’honneur prompt à assumer ses paroles et ses actes dans le profane comme dans le sacré. Cependant, les engagements de chacun ne sont pas l’engagement de tous, car personne ne peut prétendre détenir la Vérité, il n’existe donc pas de modèle qui puisse servir de patron, de plan général ou de programme. L’engagement est et demeure personnel, singulier et sa diversité contribue également à l’enrichissement de nos différences. A chacun sa conscience dans son engagement sur le chemin périlleux et ingrat de la recherche et de l’approfondissement.
Mais attention mes Frères, il me semble que dans sa liberté éclairée, le véritable initié, se retrouve seul devant sa seule conscience jusqu’à n’avoir de comptes à rendre qu’à lui-même en étant plus intransigeant envers lui même que le plus redoutable de ses pairs ou de ses juges. Enfin, tout ceci n’engage que moi !

J’ai dit

Source l’excellent blog  :  http://hautsgrades.over-blog.com/

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