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La langue des oiseaux … Langue des Anges ? 9 octobre, 2020

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

La Langue des oiseaux … Langue des Anges ?

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La Langue des Oiseaux est une manière très particulière de donner du sens aux lettres, aux mots ou aux phrases. Elle repose sur le jeu des sonorités et sur le symbolisme propre à chaque lettre, figuré par leur graphisme autant que par les résonances sonores qu’elles suscitent. 
 
 
S’affranchissant des règles de grammaire et d’orthographe, la Langue des Oiseaux recouvre aussi un ensemble de procédés qui permettent d’entendre différemment les sons, les mots et les expressions afin d’en faire émerger le sens secret.
C’est autant une tournure d’esprit qu’une disposition à capter la puissance symbolique du langage. Elle permet de donner du sens aux « maux » que nous exprimons en écoutant les « mots » que nous utilisons.
 
La Langue des Oiseaux et la Tradition initiatique occidentale
 
Évoquée dans le mythe de Tirésias et utilisée par tous ceux qui ne désirent pas être compris du plus grand nombre, elle fut employée par les Initiés du Moyen-Age pour déguiser le sens profond de leur pensée, et par les Alchimistes, qui se transmettaient ainsi leurs secrets de fabrication.
Elle doit son nom à son caractère volatil, léger et aérien autant qu’au symbolisme universel de l’oiseau, considéré de tous temps comme l’intermédiaire entre l’homme et les dieux.
A l’image du chant mélodieux des oiseaux, ce langage fut considéré comme celui de l’Esprit, ainsi, les cartouches des cathédrales, les blasons et certaines sculptures médiévales ne peuvent se décrypter sans une maîtrise de cette Langue.
Encore appelée Langue de Dieu, Langue des Anges (Dante), Langue Verte (Fulcanelli), Dive Bouteille (Rabelais), Gay Savoir ou Gay Science, la Langue des Oiseaux fut employée par les troubadours et utilisée par des auteurs comme François Villon, Rabelais ou Cyrano de Bergerac pour masquer la dimension ésotérique de leurs œuvres. 
 
 
Elle permet également d’appréhender de manière plus subtile les contes de Charles Perrault ou d’entendre différemment les péripéties de personnages tels Till l’Espiègle, Peter Pan ou Robin des Bois.
 
Les Procédés 
 
Parmi les procédés sur lesquels s’appuie la Langue des Oiseaux, citons entre autre l’utilisation des homonymes, des acrostiches, des palindromes, des anagrammes, des inversions, de l’euphonie, du lanternois, des rébus, de la contrepèterie, du symbolisme et de l’étymologie.
La partie la plus secrète de la Langue des Oiseaux comprend surtout, une lecture ésotérique et hiéroglyphique de chaque lettre de l’alphabet ainsi qu’une correspondance énergétique précise, qui s’apprend, se ressent et se comprend.
 
A l’image de l’oiseau quittant le sol, la pratique de la langue des oiseaux élève l’esprit et permet de saisir les sens, et même « l’essence » de toutes paroles. Nous aborderons d’abord les mécanismes de ce langage et surtout la symbolique que transporte son nom
La langue des oiseaux, considérée par certains comme une langue secrète tenant de la cryptographie, qui se fonde sur trois niveaux :
  • La correspondance sonore des mots énoncés avec d’autres non-dits     permet un rapprochement sémantique qui constitue un codage volontaire,     soit pour masquer une information, soit pour amplifier le sens du mot     premier ;
  • Les jeux de mots utilisés permettent un codage     davantage subtil et ésotérique, les mots se reflètent ad     libitum : verlan,      anagrammes,     fragments de mots, etc. ;
  • La graphie     enfin, fondée sur la symbolique mystique     des lettres des mots énoncés, peut renvoyer à un codage iconique     renforçant le sens des mots, comme dans les hiéroglyphes.
 
La Langue des Oiseaux est  la technique  de cryptage et de décryptage, donc de compréhension « en profondeur », de la langue française ; elle correspond à la Kabbale pour l’hébreu, à la Science des lettres (ilmul-hurûf ) pour l’arabe classique et à la Hiéroglyphie pour l’égyptien ancien.
Les premiers auteurs qui la mentionnèrent très précisément sous ce vocable ( Grasset d’Orcet, puis les alchimistes Fulcanelli et Canseliet, René Guénon,  Emmanuel-Yves Monin ) la nomment également, avec références,  Langue des Dieux (Platon), des Anges (R.Guénon qui cite le Coran XXVII.15), Langue sacrée, langue diplomatique, Cabale euphonique, phonétique, solaire, hermétique, langue des Cabaliers, Chevaliers, de Pégase,  Gaie science, Gaye sçavoir, (Fulcanelli), le Lanternois (Rabelais), la Langue farcie, la « Langue grecque réservée » (Troubadour Peire Cardenal).
 
Utilisée en général surtout pour « extraire l’esprit,(…) saisir la signification secrète » des ouvrages didactiques et des « sciences ésotériques »
 
Tous les ouvrages traitant de la Langue des Oiseaux  donnent d’identiques  techniques  pour décrypter les mots : par étymologie classique,  à partir des racines  entendues en d’autres mots ; par décomposition en   mots plus courts du français lui-même ( amuser = âme user) ; par racines ou mots grecs ayant des similitudes euphoniques ;  ce, dit Fulcanelli, à cause de l’origine (grec archaïque des Pélasges) de notre langue (Demeures philosophales .1); par lecture,  en concomitance,  des sonorités de lettres exprimant un mot (P = Paix, R = air ; etc.); par étude de la séquence sonore de toutes les  lettres d’un mot (Rite = hérité E), sans permutation des consonnes ; à l’aide, également, de leur symbolisme  (par la Hiéroglyphie); en permutant les consonnes pour les rapprocher d’autres mots et en étudiant le sens des lettres de la modification ;  parfois, par lecture inversée, pour la signification contraire ; ainsi, notaient les Troubadours, Roma est  le contraire d’Amor.
 
« Et Salomon fut l’héritier de David ; et il dit : O hommes ! Nous avons été instruits du langage des oiseaux [‘ullimna mantiqat-tayri] et comblés de toutes choses »
 
Le terme aç-çāffāt est considéré comme désignant littéralement les oiseaux, mais comme s’appliquant symboliquement aux anges (al-malā’ikah) par proximité phonétique. La langue des oiseaux serait donc une expression pour désigner la langue des anges. (Guénon cite notamment l’étude sur le symbolisme de l’« oiseau de paradis » de M. L. Charbonneau-Lassay fondée sur une sculpture où cet oiseau est figuré avec seulement une tête et des ailes, forme sous laquelle sont souvent représentés les anges).
Les comptines, comme les contes, ont une origine ésotérique certaine. À l’origine, ils ne s’adressaient pas aux enfants mais aux initiés ou aux apprentis. Nombre de références à l’alchimie sont codées au sein des comptines qui sont des mises en histoire dramatique des phases de la quête d’initiation. On peut ainsi voir la célèbre comptine « Au clair de la lune / Mon ami Pierrot » comme un texte codant un autre texte sous-jacent.
 
Le texte originel est :
 
Au clair de la lune Mon ami Pierrot Prête-moi ta plume Pour écrire un mot Ma chandelle est morte Je n’ai plus de Feu Ouvre-moi ta porte Pour l’amour de Dieu
On peut voir alors un autre texte, lu selon la langue des oiseaux :
Au clerc de la lune Mon ami pie héraut Prête mots à ta plume. Pour écrire un mot : Mâche chant d’ailes, et mots heurte. Jeu n’est plus de feu, Ouvre mots à ta porte. Pour l’âme, hourde d’yeux.
Ce texte contient un message codé et ésotérique qui peut se décomposer comme ci-après :
 
« Au clerc de la lune » fait référence au messager de l’ombre, le « clerc » étant habillé d’une soutane noire, proche de la nuit. Les versions très anciennes de cette chanson indiquent le mot « lume » et pas « lune », c’est-à-dire « lumière » en français moderne. Le « clerc de la lume » deviendrait alors « le gardien de la lumière », entendu comme « lumière intérieure ». « Mon ami pie héraut » : le clerc est le porteur du message qui est la « pie hérault » qui peut s’entendre comme la source d’inspiration : l’oiseau qui annonce une vérité. « Prête mots à ta plume » fait référence symboliquement aux mots comme des sens volatiles, à interpréter dans un sens figuré, aérien comme les oiseaux. « Mâche chant d’aile, et mots heurte» enjoint à briser la structure des mots pour en faire ressortir le sens phonétique, but de la langue des oiseaux. « Jeu n’est plus de feu » : il existe un sens caché dessous, une autre lumière, « defeü » signifiant en ancien français « misérable » (« je n’est plus misérable »). « Ouvre mots à ta porte » appelle à accepter les mots comme ils sont. Enfin, « Pour l’âme, hourde d’yeux » s’entend : si l’on veut connaître l’initiation, il faut ouvrir les yeux, savoir regarder, ce qui renvoie à la condition de spontanéité nécessaire au décodage de la langue des oiseaux.
 
 
Chaque lettre a un sens et la manière dont elle s’articule avec sa voisine donne une clef.
Par exemple, un mot important pour nous : le mot MORT. L’interprétation en est la suivante :
La forme de la première lettre (M) évoque une femme qui accouche, c’est la création, la mère. Nous pouvons aussi entendre « AIME ». Il y a ensuite, le (O) pour eau, le (R) pour l’air, et le (T) pour la terre. 
Nous pouvons constater qu’il manque un élément. C’est le Feu. Ne disons-nous pas d’un défunt qu’il est feu et c’est sans doute pourquoi ici il s’éteint. Ce qui nous permet de ne plus avoir peur de la mort puisque le Feu continue son chemin ailleurs. Ce travail lettre par lettre peut être utilisé à peu près pour tout, aussi bien pour des mots communs que des prénoms, des marques ou des sigles.
 
En comprenant la combinaison de ces lettres, mots et phrases, un certain nombre de clefs très intéressantes apparaissent.
 
De quoi aiguiser la curiosité de tous les cherchants en quête de Vérité.
 
 
Thierry Ronat
Source : l’excellent blog REFLEXIONS SUR TROIS POINTS
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L’Olivier : un arbre cosmique 18 septembre, 2020

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution , ajouter un commentaire

L’Olivier : un arbre cosmique

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Après avoir offert le grain et le vin, la Vénérable maîtresse offre l’huile, symbole de Paix et d’harmonie. C’est l’olivier qui nous offre cette huile sacrée.

L’olivier constitue avec le blé et la vigne, la trilogie des arbres symboliques que l’on retrouve lors de la cérémonie de la Saint-Jean d’été.

Généreux présent des Dieux, l’olivier est un arbre d’exception qui opère une véritable fascination. Sa silhouette noueuse évoque le soleil, la chaleur et le chant des cigales.

La multitude des symboles représentés par cet arbre permettent de mesurer l’impact culturel fondamental de l’olivier sur l’humanité. En effet, de nombreuses civilisations ont incorporé des symboles qui se rattachent à l’olivier. L’arbre est ainsi entré dans une dimension universelle, alors qu’il est cultivé essentiellement dans les pays méditerranéens. Depuis quelques années il est présent sous les tropiques et nous le voyons pousser dans nos jardins.

 

Un symbole culturel universel

 

Depuis les débuts de l’humanité, les Hommes, ont associé l’olivier à leurs les traditions et à leurs rites religieux.

Dès la plus haute antiquité l’olivier est une premières plantes cultivée par les Perses 12000 ans avant J.C. par les Egyptiens 6000 ans av. J.C., qui l’utilisent dans les soins du corps et les rites funéraires. Les Crétois extraient l’huile d’olive 2500 ans av. J.C. et il arrive dans le midi de la France vers 600 av J.C.

Il est symbole de longévité et de ténacité car il pousse quelles que soient les conditions. Aujourd’hui encore de jeunes rameaux pousseraient sur des racines de plus de 2000 ans. Dans tout le bassin méditerranéen, on rencontre des oliviers millénaires, et parfois même réputés plurimillénaires. Le plus vieil olivier du monde se trouve dans un village au sud de Jérusalem, il aurait entre 5.000 et 7.000 ans selon les estimations, et il est considéré comme un trésor national. L’Olivier le plus vieux de France se trouve à Roquebrune-Cap-Martin dans les Alpes Maritimes, il a 2000 ans.

 

L’olivier l’arbre béni des Dieux

 

Il est consacré à Athéna, la déesse de la pensée en Grèce, ses attributs sont la raison, la mesure, la pondération et la sagesse. Les oliviers étaient alors divinisés et protégés. Ceux qui les endommageaient étaient traduits en justice.

Le premier parfum offert aux dieux antiques fut de l’huile d’olive et les représentations des divinités étaient sculptées dans du bois d’olivier.

Dans la mythologie grecque et romaine

L’olivier est le symbole de force. Selon Homère, Hercule en faisait ses massues et le pieu qu’il utilise pour vaincre le Cyclope est fait de bois d’olivier.

Il est aussi symbole de fidélité car le lit dans lequel Pénélope resta fidèle à Ulysse pendant ses 20 ans d’absence était fait de bois d’olivier.

En 400 avant J.C., dans les jardins de l’Académie, Platon enseignait la philosophie à ses disciples à l’ombre d’un olivier.

 

L’olivier est un arbre sacré

Il est souvent cité dans la Bible. Le Roi Salomon livrait chaque année à Hiram, Roi de Tyr, du blé et vingt Kors d’huile d’olive soit entre 4000 et 8000 litres (I Rois 5 :11 ).

Dans la nuit qui précéda son arrestation, Jésus choisit le Mont des Oliviers pour se recueillir et prier. C’est dans ce lieu qu’il serait mort sur une croix faite de bois d’olivier et en cèdre. L’olivier est alors symbole d’amour et de sacrifice.

Olivier et huile d’olive signent le pacte entre l’homme et Dieu.

Seule l’huile d’olive vierge était admise dans les rites religieux, la médecine ou l’éclairage.

L’huile d’olive apaise, purifie nourrit et fournit un combustible. On brûlait l’huile dans les temples grecs : les héros et les dieux de l’Odyssée s’en frottaient pour préserver leur beauté immortelle.

L’onction à l’huile d’olive, dans une fonction sacralisant et purifiante, est souvent utilisée dans les rites de diverses religions, Dans le catholicisme et le judaïsme, l’huile d’olive est la divine source de lumière, servant de guide aux hommes.

Elle confère la puissance et l’autorité, aussi les Hébreux en enduisaient-ils leurs grands prêtres, leurs juges et leurs rois. David fait de l’olivier le symbole du succès et de la bénédiction divine. Cette fonction sacrée de l’huile se retrouve dans le Saint-Chrême avec lequel on fait des onctions lors des baptêmes, ou lors du sacre des rois, de l’ordination des prêtres et des malades avec l’extrême onction.

Le dimanche des Rameaux, ce sont des branches d’olivier que l’on fait bénir à la messe dans les régions méditerranéennes.

Le Coran enseigne que l’olivier est un arbre béni, « l’arbre central », symbole de l’homme universel. Il est l’axe du monde, associé au figuier, il tient le rôle d’arbre sacré du Paradis. Mahomet aurait dit : « Consommez de l’huile d’olive et frottez-vous en le visage, car elle provient d’un arbre béni ».

Pour les Soufis, c’est un arbre béni qui donne l’huile alimentant les lampes et répand la lumière. Arbre central, axe du monde, il est symbole de l’Homme universel, l’Homme réalisé spirituellement, et permet l’accès à la vie éternelle.

L’olivier est présent dans de nombreuses traditions

Il est symbole de victoire et de récompense.

Les vainqueurs des Jeux Olympiques d’Athènes étaient récompensés avec des branches d’olivier et des jarres d’huile d’olive en plus de la couronne de laurier.

Comme à Rome, arbre de Minerve (équivalente d’Athéna) et Jupiter qu’on fêtait à l’équinoxe de printemps et au solstice d’été, où le vainqueur de la grande course à pied était aussi récompensé par une couronne de rameaux d’olivier et une jarre d’huile d’olive.

Au Japon, c’est l’arbre de l’amabilité et de la victoire morale, il représente la réussite et le succès dans les entreprises qu’elles soient civiles ou guerrière.

Il est symbole de Paix

Le rameau d’olivier porté à Noé par une colombe à la fin du Déluge symbolise la paix entre Dieu et les hommes.

En Inde l’olivier est l’arbre de la pacification et de l’apaisement « Quand la nature est en furie, on offre de l’olivier à une rivière en crue pour la faire rentrer dans son lit, à un typhon pour le détourner d’une région, à un tremblement de terre pour qu’il reste mineur.

Quand les hommes sont saisis de folie meurtrière, on fait des sacrifices d’olivier pour mettre fin aux émeutes, aux guerres, aux troubles de toutes sortes qui viennent perturber le cours tranquille et naturel de l’existence »

On en offre aux couples qui se disputent. En France du sud on dit « Vous mettez si vous êtes victimes d’un époux ou d’une épouse acariâtre quelques feuilles d’olivier sous son matelas à hauteur de la tête. Vous aurez alors le plus doux et le plus aimable des partenaires et votre vie conjugale sera des plus heureuses »

L’olivier symbolise la paix universelle au travers du drapeau de l’ONU qui représente le monde entouré d’une couronne de rameaux d’olivier.

Les ambassadeurs de paix tenaient dans leurs mains des branches d’olivier entourés de laine.

Ses vertus médicinales sont impressionnantes

Ses feuilles dans l’Antiquité étaient utilisées contre les fièvres, pour se guérir d’une migraine ou de verrues. Elle renforcerait la fécondité des femmes ou la vigueur sexuelle des hommes.

Tandis qu’en Chine l’olivier joue un rôle protecteur contre le poison.

En Espagne on suspend des branches au dessus des portes pour éloigner tous maux de la maison.

Au Moyen-âge, alors qu’Hildegarde de Bingen recommandait son huile, l’olivier incarnait l’or et l’amour.

C’est l’arbre de la sagesse : l’habit vert des membres immortels de l’Académie française doit son nom aux broderies vertes qui le décorent et qui représentent une branche d’olivier.

 

Un arbre cosmique pour la Franc-maçonnerie

Dans l’univers symbolique, l’arbre correspond à l’axe cosmique reliant la terre au ciel.

Avec ses racines qui plongent dans le sol, son tronc qui apparaît à la surface de la Terre, ses branches et ses feuillent qui montent vers le ciel, l’arbre est un sujet cosmique qui incite à la réflexion et notamment l’olivier est l’un des arbres dont le symbolique est particulièrement riche.

Une réflexion sur le temps : par sa longévité supérieure à celle de l’homme, par le temps qui semble ne pas l’atteindre, l’olivier est le symbole de l’éternité, il repousse inlassablement le temps, fidèle à la vie, tourné vers la lumière. Son tronc noueux souligne cette impression de force et de sagesse. Deux vertus qui nous sont chères.

Il évoque la vie par ses feuilles qui absorbent la lumière et la transforme en sève, en fleurs et en fruits par la magie de la chlorophylle.

Par ses racines et sa cime, il est l’axe vertical qui relie la terre au ciel.

Parmi tous les symboles évoqués nous en retiendrons cinq qui nous semblent particulièrement essentiels pour notre cheminement en Franc-maçonnerie.

 

1 – Le symbole d’éternité.

Cet arbre qui demeure vert, symbolisent l’immortalité et par conséquent le travail de recherche du franc Maçon, la quête perpétuelle qui ne s’achèvera jamais. La couleur verte est également la couleur de l’espérance en la vie éternelle ; la couleur de l’élément Eau et la couleur de la création.

2 – Le symbole de Paix

Dans notre rituel de la Saint-Jean, la VM offre l’huile en prononçant cette prière « offrons l’huile symbole de Paix et d’harmonie, nous offrons nous-mêmes au service de l’Amour fraternel. Que la Paix soit en nous et autour de nous. » Paix intérieure, harmonie, amour fraternel autant de sentiments nous recherchons toutes.

3. – Le symbole de force

L’olivier est réputé pour son bois très compact, très lourd et très dur. Notre force est à puiser dans cette huille vivifiante et purifiante qui nourrit le corps et l’esprit. Elle une fonction régénératrice et d’élévation spirituelle.

4 – Le symbole de sagesse

L’olivier se mérite. Cet arbre que ne rebute pas les rigueurs du climat donne à l’homme une leçon d’exigence et de vie : « Comme nous, il répugne à la facilité, dit l’écrivain algérien Mouloud Mammeri Contre toute logique, c’est en hiver qu’il porte ses fruits, quand la froidure condamne à mort tous les autres arbres. » Par la transformation des produits de la nature avec mesure, l’homme participe d’une certaine manière à la création, d’une évolution spirituelle.

5 – Le symbole de la lumière

Un des usages de l’huile d’olive est donner la lumière. La lumière émise est chaude et permet de communiquer A travers son huile, l’olivier transmet le message de lumière, mais aussi de justice et de miséricorde, de clarté intérieure et d’amour de son prochain.

Conclusion

Aucun arbre ne cumule autant de symboles : Sagesse, Longévité, Espérance, Sacrifice, Réconciliation, Symbole de vie, d’éternité, de victoire.

L’olivier est un arbre généreux : il nourrit l’homme, le réchauffe, l’éclaire, l’aide à se garder en bonne santé. En franc maçonnerie, cette huile fournie par l’olivier nous interpelle par la lumière qu’elle permet de diffuser.

Elle nous invite à réfléchir au symbolisme solaire qui se rattache si étroitement à la célébration de nos fêtes de la Saint-Jean, notre grand luminaire diurne, caractérisé par le rayonnement, la chaleur et la lumière qui en émanent.

Pour terminer je citerai une parabole extraite du Coran dans laquelle d’Allah oppose la lumière aux ténèbres de l’incrédulité :

« Dieu est la lumière des cieux et de la terre ! Sa lumière est comparable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un verre ; le verre est semblable à une étoile brillante. Cette lampe est allumée à un arbre béni : l’olivier qui ne provient ni de l’Orient ni de l’Occident et dont l’huile est près d’éclairer sans que le feu la touche. Lumière sur lumière !

 

Y.M. R.

 

LE TEMPS DE L’OLIVIER

 

Je suis du temps de l’olivier

des amitiés non dispersées

souvent bien lentes à pousser

mais au cœur enracinées.

Je suis du champ de l’olivier,

des cueillettes bien partagées.

Propriétaires et employés

tout simplement se mélangeaient.

Je suis du temps où s’échangeaient

poignées de mains plus que baisers,

regards droits en fraternité,

couplets et refrains de paix.

Je suis du chant de l’olivier.

 

Colette Muyard

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Qui était Confucius ? 9 août, 2020

Posté par hiram3330 dans : Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Qui était Confucius ?

 

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Comment comprendre les peuples étrangers sans connaître les chefs religieux qui modelèrent leur esprit ? Si la Chine, sous influence, se transforme, on ne peut néanmoins la pénétrer un peu sans interroger ses maîtres spirituels.

Vie et œuvre de Confucius.

L’histoire de la Chine est le perpétuel renouvellement d’un cycle.

Des hommes frustes et énergiques s’emparent d’un domaine ou d’un royaume puis l’exploitent et le développent. Devenus riches, ils s’intéressent à leur tour aux arts, à la littérature, à la poésie, et s’amollissent dans la prospérité et les pauvres aiguisent leur appétit en regardant gaspiller la richesse. Bientôt, se produit une rupture d’équilibre et une nouvelle vague conquérante submerge les possédants qui abandonnent leurs biens aux vainqueurs.

Tel fut, au IXe siècle, le sort du royaume de Yin, en face des montagnards Tchéou à peu près au moment où l’Egypte s’endormait dans une décadence définitive, où la Grèce émergeait de la barbarie et où le roi Salomon achevait la construction du Temple de Jérusalem.

Les Tchéou n’échappèrent pas à la loi commune et leur domination sombra comme celle de leurs prédécesseurs.

La dynastie Tchéou fut supplantée par l’un de ses grands vassaux, mais celui-ci ne put asseoir son autorité et la guerre civile se trouva instituée à l’état endémique, se superposant à l’anarchie locale et au banditisme.  » Malheur à celui qui vit près de la demeure d’un maître ou au nord de la grande route !  » dit un proverbe chinois de cette époque.

On reconnaissait, à des signes nombreux, l’aube d’une civilisation nouvelle. La Chine aspirait à son unité et commençait à se critiquer elle-même. Des artistes apparaissaient et une littérature abondante venait distraire et instruire les puissants dans leurs châteaux et leurs villes fortifiées. Des voyageurs allaient et venaient étudiant, comparant, tirant des conclusions.

Le besoin de nourriture spirituelle devenait impératif et l’inutilité des violences guerrières s’imposait à tout esprit réfléchi. Les rois se laissèrent sermonner par les sages qui exerçaient parfois de hautes charges dans leur administration et qui se mirent à codifier certaines généralités afin de dégager les leçons du perpétuel renouvellement des catastrophes.

 

Lao-tseu fut un de ces sages. Son enseignement reflète une profonde réaction contre le milieu dans lequel il vivait et qu’il désirait réformer. D’après lui, les trois vertus principales étaient l’économie, la modestie et la pitié. Il blâmait le luxe dont les grands seigneurs éclaboussaient leur cour et qui, par les rivalités suscitées, conduisait graduellement aux disputes et à la guerre. Il voulait que l’on renonçât à l’orgueil et à la vanité, prônait la pitié à l’égard des humbles et des pauvres.

Lao-tseu allait d’ailleurs plus loin, car il préconisait l’obligation de faire du bien même à ceux qui vous font du mal. Il réprouvait la vengeance et toute solution violente des problèmes humains.

Le Tao, c’est l’ordre du monde, le principe divin. Le but de l’homme devait être de le rejoindre en renonçant à toute agitation, à toute individualité. Il faut vomir l’intelligence, disait Lao-tseu, se concentrer en une méditation solitaire, se retrancher de tout désir, de toute affection, de toute affirmation, ressembler à l’eau qui coule, qui prend toutes les formes, qui accueille tout, qui reflète tout. Il ne fallait pas répondre à l’insulte parce que l’insulteur ne méritait que du mépris.

Lao-tseu trouva une réponse métaphysique à un matérialisme qui avait touché la frontière du désordre. Il atteignit les cimes de l’esprit humain et s’y retrouva en compagnie de Zoroastre, de Socrate et du Bouddha, ses presque contemporains, sa doctrine n’offrait cependant pas assez de points pratiques pour influencer profondément ses auditeurs. Seuls, quelques fervents parvinrent à le comprendre et à commenter ses idées.

 

Le père de Confucius était un noble de la province de Lou. Marié de bonne heure avec une femme de sa caste, il avait eu d’elle neuf filles. Une concubine-servante lui avait en outre donné deux garçons.

Sur la fin de sa vie, cette situation préoccupa le vieillard qui décida de répudier sa femme et de prendre une nouvelle épouse. Précisément, un de ses amis avait trois filles présentant les qualités requises. Il partit et fit sa demande.

L’ami fut embarrassé. Le prétendant venait d’atteindre soixante-dix ans, son aspect manquait d’attrait pour de jeunes personnes. La politesse exigeant de prendre en considération la requête honorable d’un ami, le père convoqua ses filles et leur exposa le cas.

L’aînée se jeta à ses pieds en pleurant, le suppliant de ne pas la donner à un homme tellement âgé. La seconde réagit de même. La troisième répondit :

- Je ne comprends pas pourquoi vous nous demandez notre avis. Parlez, et nous obéirons.

Soulagé par ce consentement tacite et satisfait de ne pas décevoir son ami, le père décida de conclure le marché et, quelques jours plus tard, après avoir échangé les compliments et les cadeaux usuels, le vieillard repartait avec sa jeune épouse âgée de dix-huit ans et l’installait dans sa maison. Un an après, en 551 av. J.-C., naissait Confucius.

Trois années s’écoulèrent ; puis le vieillard mourut, laissant sa fortune et ses biens à son fils légitime, sa mère étant instituée sa tutrice. Elle avait vingt-deux ans. Pendant une quinzaine d’années, elle éleva son enfant avec amour et fermeté.

Dès l’adolescence, Confucius témoignait d’une intelligence si remarquable qu’on ne parvint plus à trouver de maîtres pour l’instruire. Sa mère et lui ne se quittaient pour ainsi dire jamais.

Lorsque le jeune homme eut atteint sa vingt-deuxième année, elle décida de le marier et lui choisit une épouse dont il eut bientôt deux enfants. Tout semblait aller pour le mieux quand, brusquement, la mère de Confucius mourut.

Il en conçut un si violent chagrin qu’il s’enferma chez lui, ne voulant plus voir ni sa femme ni ses enfants ni personne. Il avait revêtu la robe chinoise des veufs inconsolables et ne retrouva un nouvel équilibre qu’au bout de deux ans de la plus sévère réclusion.

Après cette période, il se mit à enseigner la philosophie et à mener une vie d’anachorète, gardant une chasteté absolue et ne subsistant qu’avec le minimum de nourriture, sans laisser toutefois cet ascétisme affecter son apparence extérieure de grand bourgeois considéré.

Avant dépassé la trentaine, Confucius qui avait des idées précises et un don d’exposition remarquable, fut bientôt consulté par une jeunesse avide de comprendre les causes de l’anarchie dans laquelle baignait leur monde.

Non seulement il proposait une règle de vie pratique permettant de rester serein dans les malheurs mais, à l’encontre de maîtres comme Lao-tseu dont les remèdes prévoyaient une justice dans l’univers métaphysique de l’au-delà, il n’offrait que des solutions immédiates, applicables dès cette vie.

Confucius avait horreur de toute spéculation, de l’imagination et du merveilleux. Pour lui, ce que Dieu (si Dieu existait) avait voulu nous cacher, il ne convenait pas de chercher à le découvrir. Nous avions devant nous un champ d’activité assez vaste pour ne pas nous préoccuper de ce qui nous demeurait étranger. Un jour, comme on parlait devant lui du monde métaphysique de Lao-tseu, il dit à ses disciples :

Je sais comment les poissons nagent et comment les oiseaux volent. Je ne sais pas comment le dragon ailé qui s’élève dans les airs se cache derrière les nuages. Lao-tseu me fait penser au dragon.

 

La base de la philosophie de Confucius était l’étude du comportement des hommes entre eux. Il fut avant tout un économiste et un sociologue et, comme Platon, voulut être un homme de gouvernement. Les circonstances et les passions de ses contemporains ne lui permirent pas de vérifier ses idées et ses observations par l’expérience des faits.

Confucius recommandait une étude impartiale du caractère et de la situation avant de jeter un blâme sur l’environnement et sur les circonstances.

Le sage, dit-il, attend tout de lui-même, l’homme vulgaire attend tout des autres.

Et il ajoutait

- Ne pas se corriger après une faute involontaire, c’est commettre une faute véritable.

Il s’agissait donc pour l’individu d’étudier sa propre nature et sa propre vie pour les modeler dans le sens de l’amélioration. Cette amélioration devait être sociale. Avant de commencer une réunion d’études, Confucius débutait toujours par ces mots

Ne faites jamais aux autres ce que vous n’aimez pas pour vous.

Certains disciples lui demandèrent de résumer sa doctrine par un mot qu’ils pourraient conserver comme un talisman, il leur donna celui-ci : réciprocité. L’idéal humain devait être de rendre des services à ceux dont on dépendait par le jeu des contacts sociaux.

Aristocrate, bienveillant sans doute et prêt à reconnaître le talent d’où qu’il vienne, Confucius classait cependant les hommes en catégories dont les limites ne se franchissaient pas facilement. L’homme supérieur était le sage qui se contrôlait en tout, et qui appliquait les règles du bien-vivre.

Par leurs qualités innées, les hommes étaient relativement égaux. C’était par leurs qualités acquises qu’ils se distinguaient les uns des autres. En ce point, la doctrine du sage chinois était consolante car, dès cette vie, selon lui, il n’y avait pas de désastre dont on ne pût se relever ni de défauts dont on ne pût se guérir.

 » Il n’y a que les grands savants et les pires idiots qui ne changent jamais « , disait-il.

La poursuite de la sagesse ne devait pas avoir un but matériel mais se concentrer sur l’acquit d’une mentalité supérieure et altruiste. L’homme supérieur ne devait pas avoir honte d’être mal vêtu ou mal nourri. Il devait gagner de l’argent pour vivre, mais ne pas vivre pour gagner de l’argent.

L’amour de Confucius pour l’humanité s’exprimait par la politesse et la considération d’autrui. L’homme supérieur devait aimer ses proches et ceux qui lui inspiraient de la sympathie, mais être poli avec tout le monde. Cette conception a profondément influencé le monde chinois.

La forme pratique du génie de Confucius ne lui faisait pas perdre de vue la grandeur des buts spirituels. Si son horizon ne s’étendait pas au-delà de la durée de la vie, les aspirations auxquelles il conviait ses disciples étaient tellement élevées qu’une existence ultérieure paraissait en être la contrepartie gratuite et non exprimée. Quelle meilleure formule peut-on donner de la vie intérieure que cette définition :

 » L’homme supérieur est satisfait et tranquille, l’homme vulgaire est toujours angoissé. « 

Nous retrouvons d’ailleurs dans cette phrase la tournure de l’esprit socratique. Le sage doit renoncer à comprendre ce qui n’est pas fait pour lui et s’en remettre à l’ordre universel de la conduite de l’univers.

Son univers à lui c’est le champ clos de sa personnalité, le contrôle de ses passions et la bonne gestion de son existence. Cette tâche remplie, il fait confiance à Dieu et trouve ainsi la paix.

Le vulgaire ne remplit pas sa tâche créatrice ; il ne comprend pas que l’ordre universel est mécontent de cette dissonance, éprouve dans son subconscient une angoisse qui lui fait commettre des erreurs et l’amène à sombrer dans l’agitation. L’angoisse est synonyme de mauvaise économie de l’âme et doit détecter une inharmonie intérieure.

Confucius dit encore :  » L’homme supérieur ne doit pas être pour ou contre quelque chose, il doit être harmonieux. « 

Cette phrase résume l’unité de pensée du philosophe chinois. Aucun but, aucune réussite ne doivent être considérés pour eux-mêmes, mais seulement comme une forme passagère de l’action nécessaire pour obtenir un épanouissement spirituel.

Sans cette contrepartie, l’action est dangereuse et se transforme vite en agitation stérile. Le principe de la sagesse est de renoncer à toute forme extérieure du succès pour ne s’attacher qu’à la réussite propre et à l’harmonie intérieure.

 » L’homme supérieur, dit encore Confucius, pense à la vertu, l’homme petit pense au confort. « 

Nous devons donc renoncer aux plaisirs matérialistes pour nous dévouer à une éthique, grâce à laquelle la vie sociale devient facile et l’Etat fort. C’est, en effet, à la bonne marche de la vie de la communauté que tendent les efforts de Confucius. C’est lorsque les rouages d’une administration juste fonctionnent bien que l’individu se trouve le plus heureux.

Loin de se réfugier dans l’accomplissement d’une vertu parfaite dans la solitude d’un désert, Confucius ne la voit que dans une harmonieuse relation avec ses voisins et ses frères.

Il résultait de cette définition que la plus grande ambition du philosophe, la consécration de sa valeur devait être l’exercice du pouvoir et la transposition en faits réels de ce qu’il avait appris dans l’auditoire des sages.

 

Confucius voulut exercer un pouvoir politique et le voulut passionnément.

La principauté de Lou dont il dépendait- était régie par un prince faible, mais dont l’esprit était ouvert à toutes les curiosités. Il ne fut pas sans savoir qu’un de ses sujets exerçait en Chine une influence grandissante et que des disciples voyageant des journées entières se présentaient de plus en plus nombreux pour bénéficier de son enseignement. Il voulut le connaître.

Le philosophe, qui venait d’avoir cinquante et un ans, était dans le plein exercice de son talent et fit sur le prince une profonde impression. Au cours de leur conversation il lui offrit une place de juge que Confucius accepta.

Très vite, son manque d’expérience en matière politique et administrative, son intransigeance et son honnêteté valurent au nouveau magistrat des inimitiés violentes auprès de fonctionnaires qui ne vivaient que de rapines et de corruptions. Le prince le soutint et, pour imposer les idées de son nouvel ami, le nomma ministre du Travail, puis garde des sceaux. En cette capacité, il exerçait presque le pouvoir, car il voyait son maître chaque matin et prenait sur son esprit un ascendant grandissant.

La rude main du philosophe écarta du gouvernement les hommes qui remplaçaient le travail par l’intrigue.

Au lieu de se soumettre et d’accepter la décision du prince à leur endroit, ces derniers se groupèrent pour chasser Confucius, effrayés qu’ils étaient de l’influence exercée sur l’esprit d’un souverain devenu le disciple de son ministre et qui, au lieu de se livrer aux plaisirs de la chasse et des banquets, plongeait maintenant la tête dans les livres en cherchant à définir la vertu.

La crainte de ces hommes mauvais était partagée par le roi de Ts’i. Ce monarque, constatant les améliorations qui se produisaient chez son voisin en conçut du dépit. Maintes et maintes fois, il avait été le compagnon de plaisir du prince de Lou et connaissait ses points faibles.

Le roi de Ts’i rassembla soigneusement une troupe de quatre-vingts musiciennes et danseuses, plus jolies et délicates les unes que les autres, et les entraîna à danser et à chanter sous les ordres d’une maîtresse experte. Il fit venir de longs métrages de soie coûteuse et employa des ouvrières renommées pour parer les danseuses.

Enfin, il réunit sa troupe pour lui donner ses dernières instructions et, profitant d’une absence de Confucius en tournée d’inspection dans la principauté, l’envoya au palais de son ami avec un mot d’introduction.

Le prince de Lou reçut les chanteuses et demeura enfermé avec elles, refusant audience à quiconque. Confucius, rentré le soir même, et mis au courant des événements, ne put se faire recevoir. Il attendit à la porte de son maître, renouvelant d’heure en heure sa demande d’audience.

Le matin du quatrième jour, il rédigea sa démission et quitta la principauté.

Pendant treize années, le philosophe parcourut les routes, suivi de disciples auxquels il faisait part de ses réflexions sur l’organisation des Etats. Il annonçait qu’il était à la recherche d’un prince lui permettant de mettre ses idées en pratique.

Malheureusement, l’histoire de la principauté de Lou avait fait le tour des cours chinoises. Partout, Confucius était reçu avec considération, mais personne ne lui offrait un nouveau poste administratif. Les chefs d’Etat étaient mal impressionnés par la manière dont le philosophe avait voulu entraîner son prince dans la pratique d’une austérité trop dévouée à ses administrés.

Confucius comprit que personne ne lui laisserait désormais exercer ses talents et se résigna à n’être plus qu’un penseur. Revenu dans sa maison et guéri de ses illusions, il se consacra à l’étude et à la rédaction de son œuvre littéraire.

Il groupa les classiques chinois de l’époque Tchéou et même des maîtres antérieurs, sortes de trouvères dont il ne subsistait aucune tradition écrite puis, entouré de scribes et de disciples, donna à la Chine un code moral et une somme littéraire sur lesquels elle subsiste encore aujourd’hui.

L’œuvre de Confucius comprenait ainsi une synthèse de toutes les connaissances de l’époque et donnait sur l’avenir des vues si justes que la lecture en est encore profitable.

Peu d’hommes ont aussi bien compris l’âme humaine, ses limites et ses espoirs. Peu d’hommes ont décrit avec autant de justesse l’effort que l’on peut raisonnablement demander à l’individu.

Fut-il toujours suivi ? Ses dernières paroles furent

Pourquoi vivrai-je davantage ? Aucun prince n’a l’esprit à m’écouter, personne n’est capable de me comprendre ; autant vaut mourir. Il s’alita, ne parla plus et s’éteignit à l’âge de soixante-treize ans. Il fut enterré au nord de Kiou-fou. Sa tombe existe toujours.

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Le taoïsme 21 mai, 2020

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Le taoïsme

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Introduction

Rares sont ceux qui n’ont jamais entendu parler du yin et du yang, mais connaît-on vraiment la religion à laquelle se rattache ce symbole ? En effet, peu connaissent le taoïsme. Par contre, cette religion compte environ 20 millions d’adeptes à travers le monde (principalement en Chine), dont 30 000 en Amérique du Nord et 1 720 au Canada (d’après un recensement effectué en 1991). Beaucoup de gens sont également confrontés aux croyances et aux techniques taoïstes sans même le savoir… comme les sociétés de Taï-Chi et les diverses techniques de relaxation. Dans le cadre de notre recherche, nous avons donc choisi de recueillir différentes informations à propos de cette religion qui, à première vue, peut sembler mystérieuse…

Historique, fondateur et livre sacré

Le taoïsme qui, dans la tradition chinoise, fait partie de ce qu’on appelle les  » trois enseignements  » (avec le bouddhisme et le confucianisme) n’a pris forme que peu à peu en une lente gestation qui fut une intégration progressive de différents courants anciens. Aussi ne peut-on en dater la naissance de façon précise.

En outre, cette intégration d’éléments ambiants n’a cessé de se poursuivre. Si l’on ajoute à cela que, tout au long de son histoire, de nouvelles révélations ou de nouvelles impulsions sont venues l’enrichir, on comprendra combien le taoïsme est une religion ouverte, en perpétuelle progression et évolution, et combien il est difficile non seulement d’en cerner l’apparition, mais aussi d’en cerner les contours.

Quand à la date possible de l’émergence du taoïsme, dont il est clair qu’elle est liée à la définition qu’il faut donner à cette religion, certains retiennent la reconnaissance par Cao Cao, en 215 après J.-C., de l’Église des Tianshi (les  » Maîtres célestes « ). C’est un fait historique avéré, commode certes, mais on ne peut absolument pas réduire le taoïsme à cette Église. Une autre date peut alors s’ajouter : celle de la révélation du Shangqing (la  » Grande Pureté « ) entre 365 et 370, en ce qu’elle est une œuvre d’intégration et d’organisation de données antérieures rassemblées alors en un corpus qui a bénéficié d’une existence officiellement reconnue.

Nous arrivons ainsi à deux dates correspondant à deux tendances complémentaires du taoïsme qui ont pris une forme organisée et dont on peut considérer que la presque totalité des courants taoïstes ont hérité d’une façon ou d’une autre, à un degré ou à un autre. D’un certain point de vue, le taoïsme est davantage une philosophie de vie qu’une religion.

Celle-ci est basée sur l’observation de la nature et une profonde harmonie avec celle-ci. Lao-Tseu (né aux environs des III et IV siècles avant J-C) est considéré comme le fondateur de cette religion. Ce personnage, dont on ne sait s’il a vraiment existé, aurait, selon la légende, été archiviste-devin à la fin de la dynastie des Zhou (ou Tcheou). Il possède un statut ambigu dans le taoïsme. Par contre, si, pour certains, il est le  » père  » du taoïsme, pour d’autres, il n’est qu’un sage ou un Saint parmi d’autres.

Par ailleurs, en tant que divinité, il fait partie de la triade des dieux suprêmes du taoïsme liturgique, et sa figure est enrichie de légendes chargées de sens. Selon la légende du pays (la Chine), Lao-Tseu aurait acquis la sagesse et aurait été le grand astrologue des Tcheou. Vers la fin de sa vie, il aurait décidé de terminer ses jours dans les montagnes tibétaines. Grâce à sa réputation de sage rempli de vertu, il lui fut demandé par un officier chinois sur le chemin de la retraite de bien vouloir transmettre les fondements de son enseignement.

La légende veut que Lao-Tseu ait rédigé le Tao-Teh-Ching en une seule nuit. L’écriture de ce livre serait donc à la base de la religion taoïste. Le Tao-Teh-Ching, ou livre de la loi et de la vertu, ne contient qu’une vingtaine de pages. C’est pourquoi il est surnommé le livre des 5 000 mots (sous forme de caractères chinois). C’est un livre ayant exercé une très grande influence sur la culture chinoise. On dit même qu’il est le plus important de l’histoire de la Chine.

Outre le Tao-Teh-Ching, un autre livre est important dans la religion taoïste. Le Yi King ou  » Livre des transformations  » est un livre chinois de divination et de sagesse qui remonte à 3000 ans avant J.C. et qui s’organise autour de 64 hexagrammes, eux-mêmes constitués par six traits superposés Yin (- -) ou Yang ( — ). Dans certaines conditions, un trait Yin peut devenir Yang, et inversement. L’une des grandes richesses du Yi King est de nous suggérer des solutions (4 096 combinaisons possibles) qui dépassent de loin, en diversité et en sagesse, celles que nos habitudes nous dictent. Si la créativité de l’homme est sans limite, il faut admettre que nous utilisons souvent les mêmes programmes, ceux que nos expériences passées nous ont permis d’élaborer, et qui sont un frein à la résolution de bien des problèmes. Ainsi le Yi King fait merveille dans des situations de doutes, de choix difficiles, de conflit ou, plus simplement, quand il s’agit d’explorer des projets.

Il existe, bien entendu, beaucoup d’autres écrits taoïstes mais ceux-ci sont de moindre importance que ceux mentionnés plus haut.

Taoïsme religieux et philosophique

Avant l’an 25 après J.C. (environ) le taoïsme était surtout philosophique, c’est-à-dire que c’était plutôt un mode de réflexion qu’une religion. Le taoïsme était alors pratiqué par des prophètes qui recherchaient sans cesse des réponses à diverses questions et qui, aussi, cherchaient des moyens d’améliorer la vie humaine. Mais, principalement à cause de la carence de religion en Chine, certains ont fait du taoïsme une religion. Diverses sectes taoïstes sont alors apparues. Le taoïsme religieux a  » emprunté  » plusieurs croyances et divinités à la religion bouddhiste. Par exemple, une des déesses des taoïstes, Bodhisattva de la compassion, appartient au bouddhisme.

Les croyances des taoïstes, leur vision de la vie…

En deçà de son existence officielle, même lorsqu’il était bien en cour, le taoïsme a toujours eu un caractère secret, au moins en partie , aussi bien dans les couches populaires que chez les lettrés, pour qui l’adhésion au taoïsme était affaire privée; si bien qu’il serait vain de croire que tout en est connu. La vie taoïste est une vie de simplicité, d’humilité, de pureté, d’harmonie et de quiétude. Le taoïste ne connaît pas l’égoïsme et n’a que peu de désirs. De plus, il évite la discorde et rejette les profits et l’excès. À la haine, il répond par la vertu…

La religion taoïste a ses propres temples, prêtres, rites et images symboliques (dont le symbole représentant le yin et le yang). Le yin et le yang sont les deux principes de base de la religion taoïste. Ils se présentent toujours sous forme d’une dualité, c’est-à-dire d’une lutte et d’une transformation de deux principes opposés. Par exemple : le chaud et le froid, le feu et l’eau…

Le yin et le yang regroupent la totalité des phénomènes de la vie et leur étude approfondie s’applique à des domaines tels que l’astronomie, la géomancie, l’art divinatoire et la médecine chinoise. Le yin et le yang sont aussi un élément déterminant de la perception de l’humain par le taoïsme. Par exemple, le yin est souvent associé au côté féminin et le yang, au côté masculin. Mais cela ne veut pas dire que la femme n’a pas de yang et l’homme pas de yin. Bien au contraire, car chaque être vivant possède les deux polarités. Par exemple, imaginez un feu de foyer. Celui-ci se compose à la fois des bûches (qui représentent le yang) et des flammes (qui représentent le yin). La présence des deux, tout comme le yin et le yang est indispensable.

Parlons maintenant du symbole et de sa signification…Le monde est un cercle (ou une sphère) partagé par deux axes ; l’un, vertical, va du nord (placé en bas) au sud (en haut) : à gauche se situe le Yang et à droite, le Yin ; l’autre axe est horizontal et délimite une moitié supérieure qui est Yang et une autre inférieure qui est Yin. De la sorte, la sphère est partagée en quatre secteurs : celui du sud-est est yang, celui du nord-ouest est Yin ; les deux autres sont composés de Yin et de Yang, le quartier situé au nord-est étant, comme disent les Chinois, celui du Yang dans le Yin, et celui du sud-ouest celui du Yin dans le Yang. De manière beaucoup moins complexe, on pourrait dire que le point dans chaque partie signifie que le yin est dans le yang et le yang dans le yin, donc, que la nature est en perpétuelle transformation.

Au yang correspondent la chaleur du corps, la vigueur de l’énergie vitale, notre système immunitaire, le bon fonctionnement de nos organes, etc. Au yin correspondent les liquides corporels comme le sang, la qualité physique des tissus et la bonne lubrification des muqueuses.

En résumé, le yang est une énergie de chaleur et de vitalité, le yin est une énergie qui calme et ralentit. En somme, les deux sont indispensables.

Voici certains signes d’une carence de yin ou de yang dans le corps.

Si vous manquez de yin, vous pourriez avoir les symptômes suivants :
la nervosité, l’insomnie, l’irritabilité, urine foncée, hyperactivité, bouffées de chaleur, signe d’hyperfonctionnement.

Si vous corps souffre d’une carence en yang, vous pourriez être incommodé par :
la frilosité, la rétention d’eau, une incontinence urinaire, la fatigue et l’épuisement, urine fréquente et claire, des défenses du corps affaiblies, signe d’hypofonctionnement.

Lorsqu’il y a une carence en yin ou en yang, nous devons nourrir le corps avec des herbes spécialement sélectionnées pour leurs propriétés énergétiques yin ou yang ou les deux à la fois…

Les croyances des taoïstes

Le Tao est la première cause de l’univers.
L’objectif de tous est de ne faire qu’un avec le Tao.
Les trois bijoux que tout un chacun doit rechercher sont la compassion, la modération et l’humilité.
Le yin (côté foncé) est le souffle qui a formé la Terre.
Le yang (côté pâle) est le souffle qui a formé les cieux.
Chaque personne doit entretenir le souffle qui lui a été fourni.
Les 5 organes du corps correspondent aux 5 parties du ciel (eau, feu, bois, métal, terre).

Signification de l’eau, du feu, du bois, du métal et de la terre selon le tao

1. L’eau : métaphore de la mort pour le taoïste, elle est liée au mythe des  » sources jaunes « , pays des morts, que l’on enterrait au nord des villes, situées au fond du septentrion.
2. Le feu : image de la vie, de l’amour, le feu procure la chaleur bienfaisante à l’amour-explosion et à l’amour destruction.
3. Le bois : celui-ci représente l’abattage et la mort d’un arbre comme symbole d’une forêt, d’une nature réellement assassinée.
4. Le métal : tout comme le feu, le métal inverse l’objet perçu selon que l’on passe par la vue ou par l’écoute. De matière solide, il devient, après le choc, vibration pure.
5. La terre : avant la création, elle symbolisait la symétrie et l’immobilité. Ensuite, elle symbolise l’asymétrie, le mouvement, le choc, l’énergie libérée, les particules, l’organisation de la matière, le magma, le flux et le reflux, la manifestation de la matière et l’union. Elle peut aussi symboliser l’échec et la reprise…

La perception des dieux, la vie après la mort…

Le taoïsme n’a jamais été une religion unifiée et a constamment été une combinaison d’enseignements fondés sur des révélations originelles diverses. Elle s’exprime par la croyance en une société humaine primordiale et idéale où le souverain, ici le Saint, n’intervient pas, où la loi naturelle joue spontanément et sans entrave de telle sorte que l’ordre s’établit harmonieusement entre les hommes et avec la Nature et le Ciel. On parle également du taoïsme comme étant une religion animiste; tout ce qui compose la nature est donc partie intégrante de la vie des taoïstes.

Au début, la religion taoïste était monothéiste puis, au cours des siècles, de nombreux dieux et esprits subordonnés se sont ajoutés. Sauf de rares exceptions, les dieux taoïstes sont impersonnels. Au contraire des saints populaires et Lao Tseu mis à part, les dieux n’ont pas d’histoire, sinon purement éthérée, céleste et impersonnelle, et ils se distinguent par leurs titres plus que par leurs noms. Plus que des individus, ils sont l’incarnation de fonctions. Même lorsqu’ils ont une généalogie, comme les filles de la Reine mère de l’Ouest par exemple, on dit qu’ils sont nés par  » transformation du Souffle primordial  » et non d’un embryon, au contraire des esprits des morts. Voici les dieux les plus importants (ce sont les  » trois Purs « ) : le Yuanshi tianzun (le  » Vénérable céleste du Commencement originel « ), le Dao jun (Seigneur Tao) et Lao jun (Seigneur Lao).
Les taoïstes ont aussi une déesse d’importance secondaire, Bodhisattva de la compassion. Celle-ci serait en quelque sorte un ange gardien pour tous les taoïstes. Elle représente une personne qui ne serait jamais parvenue à l’élimination; elle est donc immortelle. Son rôle principal est d’aider les gens à atteindre les dieux taoïstes lors de leur mort corporelle.
Nous avions mentionné plus haut que le taoïsme avait ses propres prêtres… La situation de l’adepte ou du prêtre est double : pour une part, il est le maître de certains dieux qu’il rassemble et met à son service, pour l’autre il est leur solliciteur et en reçoit une sanctification. A l’égard de ceux auxquels il commande, il est dans la même situation que l’empereur vis-à-vis des fonctionnaires et de certains dieux, mais non pas devant les grands dieux célestes (qui n’ont pas de fonction définie), pas plus que l’empereur devant Shangdi ( » l’empereur d’en haut « ). Il existe fondamentalement une affinité étroite entre l’empereur et le maître taoïste qui s’est souvent manifestée dans l’histoire de la Chine. Les taoïstes possèdent des objets sacrés de nature semblable à celle des palladia garants de la légitimité du pouvoir impérial, et leurs talismans sont censés leur avoir été conférés par des souverains mythiques, faisant d’eux, en quelque sorte, leurs successeurs spirituels. L’investiture d’un maître taoïste est comparable à celle des empereurs, car elle le place au centre du monde, comme le maître des hommes, le met en relation avec les puissances célestes, et s’effectue selon un rite remontant à la dynastie des Tcheou qui plonge ses racines dans les rites féodaux d’alliance jurée avec délégation de pouvoir.

Le monde des taoïstes est avant tout le monde naturel, celui de la nature, plus que celui de la société. Les taoïstes sont connus pour cela ; souvent ermites dans les montagnes reculées, ce sont eux qui ont en quelque sorte appris aux Chinois à apprécier les paysages avec la sensibilité que l’on sait. On peut donc dire que c’est en étant en perpétuel contact avec la nature que les taoïstes communiquent avec leurs dieux. Ils utilisent aussi diverses formes de méditation pour entrer en contact avec les divinités et ainsi accroître leur sagesse. En ce qui a trait au lieu de culte des taoïstes, nous savons qu’ils se rencontrent en cérémonies et qu’ils ont leurs propres temples. Il existe également diverses sectes taoïstes à travers le monde. Certaines pensent que si nous pratiquons la méditation taoïste, nous emmagasinons trois types d’énergie :
l’énergie vitale, l’énergie spirituelle et l’énergie mentale. D’après eux,ces énergies se fusionnent dans notre être et, quand nous finissons notre vie terrestre, ces énergies (qui représentent alors tout ce que nous avons été dans notre vie) quittent notre corps et vont rejoindre les dieux taoïstes.

Les conduites caractéristiques et les fêtes

À cause de leur profond respect de la nature et des animaux, certains taoïstes prônent le végétarisme. Ils croient aussi à l’astrologie mais, pour eux, celle-ci est basée sur le cycle lunaire et non sur le cycle du soleil. Pour les taoïstes, la santé du corps et de l’esprit est très importante, c’est pourquoi ils pratiquent diverses formes d’activités pour améliorer la santé physique et mentale. Tout le monde connaît sans doute le taï-chi…
La pratique régulière du taï-chi taoïste procure un exercice physiologique complet. Elle permet d’accroître la flexibilité, d’améliorer la circulation, de fortifier les muscles et de délier les points de tensions du corps, notamment ceux de la colonne vertébrale. Ses mouvements d’étirement et de rotation produisent un massage des organes internes favorisant l’harmonie de toutes les fonctions vitales.

Le Qi Gong est l’une des grandes sciences chinoises anciennes pour cultiver l’énergie vitale qui assure la santé et la jeunesse du corps et de l’esprit. L’approche consiste en une série de mouvements et de respirations très simples, basés sur la compréhension des forces complémentaires yin / yang inhérentes à tout ce qui vit. S’ajouteront à ces exercices auto-massage, visualisation, détentes guidées et techniques d’intériorisation. Cette approche énergétique offre des moyens de réduire le stress qui cause l’épuisement, l’angoisse ainsi que la difficulté d’être présent et de se centrer.

Les fêtes de la religion se retrouvent dans le calendrier chinois. Voici les principales :
5 février : fête de l’empereur de jade
17 mars : (avec la lune) Goon yam (ou Bouddhisadvra de la compassion)
22 août au 20 septembre : Festival de toutes les âmes
3 décembre: Seigneur du Royaume des eaux.

Annie Bourbonnais

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Autre

Taoïsme

La doctrine de Lao tseu est le Taoïsme. Lao-tseu avait pour nom de famille Ly et pour prénom Nhi, pour pseudonyme Ba Dung, pour nom posthume Dam. Originaire du village de Khuc-nhân dans le huyên de Hô, du pays de So, il naquit en la troisième année du règne de Dinh Vuong de la dynastie des Tcheou Orientaux, fut contemporain de Confucius. Sa mère le porta pendant 80 ans avant qu’il naquit et lorsqu’il vint au monde, il avait les cheveux tout blancs, c’est pourquoi on l’appela Lao-tseu. Lao-tu fut mandarin Tru Ha Su sous la dynastie des Tcheou, puis, constatant que la dynastie tombait en décadence, il cessa ses fonctions et se retira.
Il s’aperçut qu’à cette époque l’on attachait de l’importance aux rites et comme la question présentait de grandes confusions, il voulut réformer ce défaut et composa un ouvrage le Tao To King de plus de 5.000 mots dont l’idée maîtresse était de suivre le principe suivant : « en toutes choses il faut se fier à la nature; il n’est pas nécessaire de se faire du souci, alors on peut jouir du bonheur et de la joie ». Les Annales ont noté : Confucius demandant ce qu’étaient les rites, Lao-Tseu répondit : « L’homme supérieur, lorsqu’il en a l’occasion, va en voiture, s’il n’en a pas l’occasion, il porte un chapeau de feuilles et marche pieds nus. J’ai entendu dire : le commerçant habile à accumuler des richesses ne diffère pas d’un homme qui ne possède rien; l’homme supérieur qui est vertueux a apparemment l’aspect d’un ignorant. Rejetez l’aspect orgueilleux et le coeur vertueux, vous trouverez également l’esprit de luxure et la propension à la débauche nuisibles à l’homme ».

L’examen de ces quelques paroles suffisent pour nous faire connaître les principes de l’enseignement de Lao-tseu. On ignore en quelle année ce dernier est mort. Plus tard Liêt Ngu Khau rédigea le livre Liêt Tu, et Trang-Chu le livre Trang-tu.

Ils étaient des adeptes du taoïsme. Ce ne fut que sous les dynasties des Tsin et des Wei que l’enseignement de Lao-tseu se répandit. Depuis le roi, les princes, jusqu’aux lettrés, tout le monde honora le taoisme, respecta Lao Tseu et le nomma « Seigneur Lao, le très grand ».

Le taoïsme parvint dans notre pays pendant ces périodes de domination chinoise.

On ignore comment on le pratiquait à cette époque. Mais sous Dinh Tiên-hoàng Truong Ma Ni a été promu Tàng Luc et Ly Anh Tôn employa les lauréats des concours pour les trois religions; Lê Thân-tôn autorisa Trân-Lôc à fonder une école taoïste à l’intérieur du palais, ce sont là des témoignages de croyance du pays.

Le taoïsme ne s’est pas répandu comme le confucianisme et le bouddhisme, mais les gens de condition élevée et les intellectuels retirés, pour la plus grande part ont été influencés par le taoïsme et en ont saisi l’esprit. Les hommes indépendants, ceux à l’esprit subtil, les résignés, ceux qui aiment le calme et ceux qui sont las de l’existence ont tous compris l’esprit taoïste. Quant aux formes extérieures, comme les fantômes, les esprits, les interdits, les abstentions, les conjurations des calamités, les demandes de bonheur, ceux qui y croient sont nombreux; mais quels que soient les gens, ne croient que ceux qui le veulent ; il n’est pas de secte religieuse, de croyants, que l’on contraigne à croire.

Quant aux adeptes, ils ne sont pas très nombreux; ils comprennent quelques sorciers taoïstes. Ceux-ci se contentent de suivre quelques pratiques extérieures anciennes, d’utiliser amulettes et talismans pour exorciser les démons et cela pour gagner leur vie dans les basses classes de la société, mais ils ne saisissent pas grand chose aux principes de la doctrine taoïste.

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POURQUOI ET COMMENT LA FRANC MAÇONNERIE EST NÉE EN ANGLETERRE AU MILIEU DU XVI° SIECLE 6 mai, 2020

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POURQUOI ET COMMENT LA FRANC MAÇONNERIE EST NÉE EN ANGLETERRE AU MILIEU DU XVI° SIÈCLE

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Notre FM spéculative (un anglicisme signifiant «composé par l’esprit») est cette école de pensée humaniste, réglementée en 1723 par les «Constitutions» d’Anderson. Elle y est définie comme «le centre de l’union d’hommes de bien et loyaux» ayant pour but de promouvoir la fraternité universelle au service du bien commun de l’humanité, par la recherche de la vérité et la lutte contre les injustices.

En retraçant l’histoire de la pensée philosophique anglaise, l’on peut constater que l’Angleterre était destinée à voir naître notre FM sur son sol.

Avant d’exposer ce cheminement, il faut rappeler le contexte ambiant du Moyen-âge européen, où l’art et toute méditation de l’esprit devaient servir la même Foi monolithique tout en glorifiant le Christ. Or, il s’était trouvé que la pensée d’Aristote ayant réussi à traverser les Pyrénées à la fin du XII° siècle, beaucoup de moines savants furent séduits par sa dialectique entre l’essence et l’existence. Parmi eux, St Thomas d’Aquin (1226-1274) sut récupérer cette dialectique dans sa «Somme Théologique», où il affirme que Dieu seul réunit en Lui l’essence et l’existence et que c’est grâce à Son intervention dans l’essence de l’homme que celui-ci peut donner un sens à son existence. De la sorte, l’Eglise continua à imposer sa pensée unique, soutenue par l’Inquisition puis par l’Index. Et même Descartes, en 1637 encore, dut se réfugier en Hollande par suite de la mise à l’Index du « Discours de la méthode » où le « doute systématique » fut jugé contraire à la Foi.

 

L’EXCEPTION ANGLAISE

 

Seuls, les penseurs Anglais surent résister aux pressions du Pape, et ce, bien avant le schisme anglican de 1534. Cette exception anglaise s’explique, en partie,  par l’isolement insulaire et par son héritage de l’esprit indépendant et entreprenant des Vikings qui avaient envahi les côtes anglaises dès le VIII° siècle ; leur esprit se retrouva aussi chez les Normands, vikings d’origine, et qui instaurèrent le royaume d’Angleterre en 1066 à travers les troupes et la cour royale de Guillaume le Conquérant.

En outre, en 1071, ce 1er Roi d’Angleterre fit spécialement venir en Angleterre une communauté juive, composée d’hommes d’affaires et de savants, estimant que leurs compétences en ces domaines feraient prospérer son nouveau royaume. Et, parmi les savants juifs, se trouvait le grand astronome, Pedro Alfonso, qui avait fui les persécutions antisémites au Portugal. Evidemment, il fut invité par le Roi à diffuser sa nouvelle technique d’étudier l’astronomie à partir d’instruments de mesure et de calculs mathématiques, en faisant fi du dogme Ptoléméen de l’Eglise. Cette liberté de pensée dans la recherche marqua la façon de travailler des futurs savants anglais, du fait que l’astronomie était alors considérée comme la reine de toutes les sciences.

 

Et cette démarche intellectuelle eut pour conséquence que, début XIII°, le théologien Robert Grosseteste, Chancelier de l’Université naissante d’Oxford (qui bénéficiait alors d’un statut indépendant, unique en Europe, la mettant à l’abri de toutes pressions extérieures, royales ou ecclésiastiques) y institua le mode de pensée empirique, en appliquant les mathématiques à l’étude de la Nature tout en testant les hypothèses avancées, sans souci du reste. Devenu évêque, il osa critiquer les abus des droits féodaux et des bénéfices ecclésiastiques, au service du bien commun.

 

A la même époque, la «Grande Charte» de 1215 imposa au Roi de consulter la Noblesse avant la création de tous nouveaux impôts.

Ainsi, les libertés individuelles naquirent en Angleterre dès le début du  XIII° siècle, dans la faculté de critiquer et de dire NON.

Puis, à la fin XIII° siècle, le franciscain savant Roger Bacon (1214-1294) fonde la science expérimentale par sa phrase : «La preuve par le raisonnement ne suffit pas, il faut en plus l’expérimentation». Cela mit définitivement en place la recherche de la vérité humaine et expérimentale, distincte des Ecritures Saintes.

 

Aussi, tandis que les Papes cherchaient à soumettre les Rois chrétiens durant tout le XIII° siècle, le franciscain Duns Scot (1265-1308) professait à Oxford qu’il faut distinguer le domaine de la foi, qui est métaphysique, du domaine profane, qui exige des réponses claires et sans mystères.

 

A sa suite, un autre franciscain, William of Occam (1285-1347) va professer la séparation entre foi et raison en reniant toute hiérarchie entre philosophie et théologie. Il en déduit que le Pape n’a pas à s’ingérer dans les affaires temporelles où le bon sens humain suffit. Sa façon d’exposer s’apparente à celle de la philosophie analytique moderne, par son raisonnement rationnel reposant sur des faits, sans métaphysique, annonçant la méthode scientifique de Newton et du Siècle des Lumières.

 

Le statut totalement indépendant de l’Université d’Oxford et la liberté de pensée précoce des savants anglais, vont prédisposer l’Université d’Oxford à accueillir tous les ouvrages de l’Antiquité et de la civilisation arabe, qui étaient censurés par l’Eglise sur le Continent. Oxford devint alors le grand centre européen de recherches, où l’on pouvait débattre librement des idées, notamment des doctrines ésotériques de l’Antiquité (condamnées par l’Eglise) qui intéressaient tous les cherchants de la Renaissance, comme source de la Connaissance primordiale ayant existé avant la chute de l’Homme puni par le Déluge.

 

A ce sujet, il faut savoir que, pour comprendre et découvrir cette Vérité primordiale, ces doctrines ésotériques, émanant de l’Ecole d’Alexandrie datant des 1er/2ème/3ème siècles, stipulaient qu’il fallait atteindre une certaine illumination de l’esprit, laquelle exige sa purification préalable à travers une discipline de contemplation menant à l’extase qui, seule, peut unir l’homme à Dieu dans «l’Unité Primordiale». Cependant, il était aussi stipulé que, seule une élite (dits «Mages» de la Renaissance), pouvait accéder à cette Vérité primordiale, et que cette sélection était justifiée par la nécessité d’en protéger les secrets contre les esprits impurs, capables d’en faire mauvais usage pour nuire à l’Humanité. Et c’est pourquoi, pour transmettre cette «Vérité Primordiale» à l’homme, Dieu a usé du symbolisme (dont les hiéroglyphes des Pyramides), qui demeurent inaccessibles à la compréhension de tous ceux qui ne suivent pas ce cheminement initiatique, empreint de méditation et de mysticisme. Ce cheminement initiatique s’inspirait surtout de l’Hermétisme, philosophie attribuée à Hermès Trismégiste, censé avoir retransmis à l’humanité survivant au Déluge, la «Connaissance» et les 7 arts libéraux à l’humanité.

Notons, ici, que le symbolisme, l’Hermétisme sont repris par le REAA.

 

Par ailleurs, alors que la Renaissance européenne oppose partout les monarques à la noblesse et à la bourgeoisie d’affaires, il se trouve qu’en Angleterre, Henri VIII, en créant l’anglicanisme en 1534, va séculariser les biens du Clergé catholique pour les céder à bas prix à l’aristocratie et à la bourgeoisie pour en faire des alliés politiques.

 

Une autre exception anglaise se trouve dans le fait que, partout en Europe, des hommes d’Etat œuvraient pour renforcer l’absolutisme du pouvoir royal en invoquant la raison d’Etat (il suffit de se référer à Machiavel dans son ouvrage «LE PRINCE», publié en 1529), alors qu’en Angleterre Thomas More (1478-1535), Chancelier de Henri VIII, veut soumettre la raison d’Etat au bien-être du peuple. Il l’exprime dans son œuvre imaginaire, «UTOPIA» (=nulle part), publiée en 1516, où il décrit une société égalitaire, sans propriété privée, dont l’harmonie repose sur la loi qui organise le fonctionnement rationnel de la société, en lui évitant toute injustice et calamité. A travers cet ouvrage, diffusé à grande échelle à travers l’Université d’Oxford, Thomas More critique l’état misérable de la société et ses grandes inégalités depuis la «peste noire» qui l’avait affligée aux XIV° et XV° siècles. Il insinue notamment que les malheurs de la société ne sont pas des fatalités, mais le résultat d’une mauvaise gouvernance, qui a manqué d’instruire chaque citoyen à agir de façon responsable envers la société. C’est un message fort, disant que l’homme peut agir sur son destin et améliorer la société, annonçant, 2 siècles à l’avance, le but final de notre FM. Aussi, son immolation, par Henri VIII en 1536, servira-t-elle d’exemple socratique à la pensée politique anglaise.

 

Moins d’un siècle plus tard, un autre grand homme d’Etat, Chancelier et ami de Jacques 1er d’Angleterre, Francis Bacon (1561-1626), lancera une nouvelle forme de pensée, la logique expérimentale ainsi que l’introspection et l’élimination des aspérités de notre Pierre Brute. Dans son ouvrage «Novum Organum», publié en 1620, il propose «une purge de l’intellect» en faisant table rase des 4 catégories d’«idoles» qui encombrent l’esprit humain : l’hérédité, la culture acquise dans son milieu, les vices de son ego personnel et les habitudes acquises par ses fréquentations. Par ce moyen, chacun deviendra en un homme nouveau, libre, responsable et donc efficace au service de la société, sans plus avoir besoin de remonter aux doctrines de l’Antiquité pour orienter son action. Il croît au progrès de l’humanité, découlant des innovations de nos idées pour repenser le monde à venir et  des créations de techniques nouvelles pour accroître notre efficacité productive au service de la société.

 

C’est là une révolution dans la pensée européenne. Aussi, dans son livre «Nova Atlantis», il encourage l’Etat à créer des «instituts de recherche» et à favoriser les échanges entre savants du monde, servant à balayer le mythe obscurantiste des «Mages de la Nature», idolâtrés par la Renaissance.

 

En outre, il prône la tolérance religieuse comme facteur de progrès social, et la justifie par l’enrichissement que la diversité communautaire apporte à une nation. C’est alors qu’il plaide pour le retour de la communauté juive en Angleterre (dont elle avait été expulsée en 1290), ce que le Parlement de Cromwell adoptera en 1656 dans le souci de rebâtir la Nation ruinée par la guerre civile.

 

Ainsi Francis Bacon annonce-t-il le V.I.T.R.I.O.L, la mort de l’homme ancien en nous, la foi dans le progrès de l’Humanité ainsi que la tolérance, tout cela caractérisant notre méthode initiatique.

 

LA PLACE DE «INVISIBLE COLLEGE» DANS LA NAISSANCE DE LA FM

 

Il était de coutume de créer au sein des 21 «College» de l’Université d’Oxford, des groupes de recherche composés de chercheurs des divers «College» et ayant l’intérêt commun de traiter d’un thème. C’est ainsi que s’était constitué en 1574 le groupe «The Antiquarians», intéressé par l’archéologie et l’origine de la vérité primordiale chez les Druides au lieu d’aller la chercher dans l’Antiquité égyptienne ou grecque, comme cela se faisait sur le Continent.

Mais ce groupe fut interdit par Jacques 1er dès son accession au trône d’Angleterre en 1603, parce que les Antiquarians, comme les anciens Druides, rejetaient la légitimité du pouvoir royal comme étant de droit divin. C’est alors que ce groupe fut accueilli par le groupe «UTOPIA», qui fusionna ensuite avec le groupe «NOVA ATLANTIS» en 1645, pour donner naissance à un nouveau grand groupe, «INVISIBLE COLLEGE», ayant pour objet de traiter des problèmes de société.

 

Cet «Invisible College» fut animé par Elias Ashmole (1617-1692), Thomas Vaughan (1602-1666) et Robert Moray, tous trois rosicruciens prônant les principes de tolérance en cette période de guerre civile (1629-1659), où était souhaitable cette purification de l’être intérieur en vue de réaliser le grand œuvre alchimique d’une société parfaite.

 

Et comme Ashmole, Professeur à Oxford, et Moray, 1er Président de la « Royal Society », avaient reconnu, dans leurs écrits, avoir été initiés « Accepted free mason », cela révèle qu’au XVI° siècle anglais, les 2 mouvements de pensée, «Rose+croix» et «Franc maçon accepté», étaient unis dans la pensée et l’action.

ET c’est ce cercle de pensée humaniste qui va pousser Robert Moray, proche du roi Charles II en exil, à convaincre celui-ci à créer la « Royal Society » en 1660, sorte d’Académie scientifique le conseillant utilement dans sa gouvernance du royaume, en vue de le redresser après 30 années de guerre civile.

Ainsi, cette forme d’institut de recherche, entourant spécialement le Roi, va agir conformément à la pensée de Francis Bacon, exprimée dans «NOVA ATLANTIS», en contribuant à l’amélioration de la gouvernance de la société, grâce à une équipe des meilleurs savants, accomplis à l’amour du prochain.

 

LA PLACE DE LA «ROYAL SOCIETY» DANS LA NAISSANCE DE LA FM

 

La «Royal Society» fera accepter par le Roi, en 1679, l’Act «Habeas Corpus», protégeant la personne contre toute arrestation arbitraire sans jugement préalable. Elle fit aussi adopter par le Roi, en 1683, le «Parliament Act» qui institue les droits du Parlement et donc la séparation des pouvoirs législatif et exécutif. En ces 2 lois se trouve le socle de toute démocratie républicaine. C’est ce qui inspirera Montesquieu (initié à Londres en 1730) dans «l’Esprit des lois» publié en 1758.

 

Ce rôle de la Royal Society est inspiré de Francis Bacon, qui voulait faire conseiller les gouvernants par les meilleurs savants soucieux de la meilleure façon de gérer la société. Il pensait qu’ainsi, les Rois rejetteraient l’influence des «Mages» de la Renaissance pour pouvoir préparer rationnellement l’avènement d’un ordre nouveau, conforme au vœu de la société des Rose+croix, dont F. Bacon est reconnu en avoir été un membre éminent, bien sûr dans le secret qui prévalait au XVI° siècle.

 

Et, conformément au souhait de Francis Bacon exprimé dans « Nova Atlantis », le règlement intérieur de la «Royal Society» spécifiait que les travaux des savants devaient servir le bien commun sous l’égide de «la raison générale de l’humanité». C’est d’ailleurs cela qui permit à l’Angleterre de dominer économiquement le monde durant les 2 siècles suivants.

 

Cependant, du fait que le nouveau Roi d’Angleterre, George de Hanovre, ne parlant pas l’anglais, ne réunissait plus la «Royal Society» depuis son accession au trône en 1714,  ce sont des membres de la « Royal Society », dont Desaguliers, qui créèrent la Grande Loge de Westminster au solstice d’été de 1717, dans le but secret de pouvoir remplir cette fonction informelle de conseiller les hommes politiques au service de la bonne gouvernance et du bonheur de l’humanité. C’est pourquoi les «Constitutions» d’Anderson ont pour 1er article  la règle de réunir des «gens de bien et loyaux» ayant le souci d’œuvrer pour le bien de l’humanité.

 

Il faut aussi savoir que, par souci d’instaurer la tolérance au sein de son groupe, la «Royal Society» avait dans son règlement intérieur que l’athéisme ne doit pas être « stupide », pour la simple raison qu’un tel ordonnancement de l’univers ne pouvait être que l’œuvre d’une puissance divine, dénommée « Grand Architecte ». Par contre, elle admettait qu’une certaine forme d’athéisme puisse se développer en réponse aux abus du pouvoir religieux, contraires au bien commun. Et c’est pourquoi le règlement intérieur de la «Royal Society» avait interdit toutes discussions à caractère politique ou religieux, et exigé que tout désaccord entre ses membres soit exprimé avec civilité. Or, c’est justement ce qu’on retrouvera comme règle des travaux en loge.

 

Par ailleurs, les travaux de l’équipe de Newton, (dont Desaguliers était le secrétaire général) ayant établi que l’univers est gouverné par la loi de gravitation universelle, cela ne fit que renforcer le prestige de l’alchimie et de la Kabbale, dont le contenu affirme que «tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas».

Ce concept put ainsi être repris dans les hauts grades du REAA.

 

LE ROLE DES «ANTIQUARIANS» DANS LE DIVORCE ENTRE LA FM ANGLAISE ET LA FM FRANÇAISE

 

Une opposition avait existé entre 2 sous-groupes de l’ «Invisible College», les «Antients» et les «Moderns». Ils donnèrent deux idéologies opposées au sein de la «Royal Society» :

- d’une part, ceux qui tenaient aux traditions druidiques et à leur Vérité Primordiale, surnommés « Antients » et croyants dogmatiques ;

- et d’autre part, ceux qui croyaient au progrès des sciences, surnommé « Moderns », plutôt déistes, regroupés autour de Newton et Desaguliers.

 

Cette dualité se répercutera plus tard sur l’évolution de la Franc-maçonnerie anglaise. En effet, 6 mois après la création, au solstice d’été de 1717, de la «Grande Loge» de Westminster, par le groupe des « Moderns » dirigé par J.T. Desaguliers, un autre groupe d «Antients» créèrent, au solstice d’hiver de 1717, une autre « Grande Loge», concurrente, dite druidique.

Ces 2 obédiences londoniennes se feront concurrence jusqu’en 1738, où interviendra un 1er rapprochement avec la 1ère révision des « Constitutions » de 1723 portant sur une foi en un «Dieu révélé» remplaçant la «Loi Morale» conçue par les Pasteurs Anderson et Desaguliers dans l’édition de 1723.

 

Puis, en 1813, les 2 Grandes Loges fusionneront en «Grande Loge Unie d’Angleterre», dominée par les «Antients» qui imposèrent la foi dogmatique en Dieu révélé de la Chrétienté. Cela débouchera sur la rupture avec la Franc-maçonnerie française, attachée à la laïcité et au déisme des «Moderns», la loi morale, plus conformes à la philosophie des Lumières. La rupture définitive interviendra au Convent de Lausanne en 1875, suite à l’adoption par le GODF du principe de «GADLU», et se différentiant de la GLUA, obédience anglaise se réclamant d’être la seule autorisée à donner sa patente à une seule obédience par pays, qu’elle qualifie de «régulière».

 

LIENS ENTRE LOGES OPERATIVES ECOSSAISES ET LA FM

 

Rien ne prédispose normalement de passer des professions manuelles à une association de cherchants intellectuels. Il a fallu un concours de circonstances exceptionnel pour que des Universitaires anglais empruntent à des loges de maçons opératifs leurs mots de passe ainsi que leur rituel.

Comment cela a-t-il pu se passer ?

 

Il s’est trouvé qu’en 1598/1599, Jacques VI d’Ecosse, un Roi de la Renaissance, ayant le souci de rattraper le retard de développement de son royaume par rapport aux autres royaumes d’Angleterre et de France, qui avaient déjà acquis leur propre style architectural, a décidé de confier à son intendant des édifices royaux, William Schaw, le soin de former des maçons/architectes, capables de créer un nouveau style d’architecture qui n’ait rien à envier aux autres royaumes.

Or, Jacques VI d’Ecosse était féru des doctrines ésotériques de l’Antiquité et notamment des doctrines ésotériques de l’hermétisme, et il estimait qu’en les faisant enseigner aux élèves maçons/architectes, cela les rendrait plus intelligents et plus créatifs, et donc capables de créer un nouvel ordre architectural à sa gloire. Et il fit mettre à leur programme d’enseignement, ces doctrines ésotériques ainsi que «l’Art de la mémoire» qui devait servir à les mémoriser pour mieux les assimiler.

Et pour enseigner ces matières, ignorées des loges opératives du Moyen-âge, il a dû faire appel à des enseignants-chercheurs de l’Université d’Oxford, réputée en la matière, puisque, même le Père dominicain Giordano Bruno dut s’y rendre plusieurs fois, venant d’Italie, pour enrichir ses connaissances hermétistes et les enseigner avant d’être brûlé comme hérétique en 1600 du fait que ces sciences étaient condamnées par Rome.

Et, durant 26 ans, de 1599 au décès de Jacques VI en 1625, des enseignants anglais vont donc venir former les maçons-architectes écossais dans une trentaine de loges de Schaw, répandues à travers l’Ecosse.

 

Puis, lorsque la guerre civile anglaise sévira entre 1629 et 1659, ces Intellectuels anglais, rentrés d’Ecosse (ayant reçu dans ces loges opératives dites de Schaw, le mot de passe ainsi que les signes de reconnaissance et la connaissance du rituel de ces loges en s’y faisant initier préalablement à l’autorisation d’y entrer comme «accepted free mason», c’est à dire acceptés et libérés de leurs obligations opératives), et choqués par l’intolérance pratiquée par les divers protagonistes de cette guerre civile, durent se rencontrer et se réunir en secret et en divers lieux, en usant des signes de reconnaissance et du «mot de maçon» leur permettant de se faire mutuellement confiance. Et, étant acquis à la philosophie de Francis Bacon qui avait animé l’«Invisible College», dont ils avaient été membres au cours de leurs études et recherches à Oxford,  ils devaient sûrement discuter des moyens de résoudre leur drame national de guerre civile, qui se déroulait sous leurs yeux. 

 

Et, comme cela était déjà de coutume dans «l’Invisible College» qu’ils avaient fréquenté à Oxford, ils ont dû reconduire cette habitude de se réunir dans une auberge («Tavern» en anglais), pour se reconnaître et travailler ensemble à l’abri des regards pour l’amélioration de la société. Et, pour donner un caractère solennel à ces réunions, rien de plus facile que de s’inspirer des pratiques des loges opératives qu’ils avaient fréquentées en Ecosse en y enseignant. Et, par la suite, ils ont dû recruter d’autres Intellectuels, cherchant le bien public, en les initiant et en les baptisant aussi de «accepted free mason», comme eux-mêmes l’avaient été dans les loges opératives d’Ecosse, dites «loges Schaw».

 

Et c’est pourquoi nous retrouvons dans nos rituels du 1er et du 2nd degré (dans les loges Schaw il n’y avait que 2 grades, «apprenti entrant» et «apprenti accompli») de fortes similitudes avec les 2 rituels des loges de Kilwinning, d’Edimbourg ou d’Aberdeen du début XVII° siècle, que William Schaw avait été pêché dans les «Old Charges» ou «Anciens devoirs», qu’il avait trouvé sur le Continent. Et, c’est ainsi qu’ils reçurent le mot de maçon, à l’occasion de leur acceptation en loge, d’où le titre de «ACCEPTED FREE MASON», signifiant qu’il était accepté en loge et, à la fois, libéré de ses obligations opératives de maçon/architecte.       J’ai Dit.        

N. M. Kalife <loeildecain@yahoo.fr>

 

P.S. En concluant, j’ajoute que ces 5 pages sont le condensé des pages 19 à 126 de mon livre intitulé «REFLEXIONS D’UN MAÇON SUR SON CHEMIN INITIATIQUE», Tome II, Editions DETRADE, 320 pages, et que ces recherches ont été effectuées entre 2001 et 2005. Paris 25.11.2010

Franc-maconnerie

Le Symbolisme du Bélier et du Taureau en Egypte Antique 26 avril, 2020

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Le Symbolisme du Bélier et du Taureau en Egypte Antique

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Beaucoup situent les origines de l’Alchimie en Egypte, où le culte de Thot est considéré comme l’ancêtre du culte d’Hermès. L’Histoire a montré que les origines de notre Art sont bien plus anciennes et proviendraient probablement d’Asie. Cependant, nous ne disposons d’aucune source incontestable. Tandis que de nombreux écrits égyptiens ont été traduits en Grec, ce qui constitue une source d’informations fiables et datables. Vous en saurez d’avantage sur les alchimistes d’Alexandrie à cette adresse :

http://www.cosmovisions.com/alchimieAlexandrieChrono.htm .

Les alchimistes employaient souvent des alphabets codés, truffés de symboles. Il est donc tout à fait intéressant d’étudier l’alphabet égyptien, mélange de symboles, d’éléments figuratifs et d’animaux représentant soit des lettres, soit des sons, soit des idées, voire même directement des mots.

Je vous partage cette définition très bien écrite de Yann Leray sur son blog « Les amis d’Hermès »

(http://www.lesamisdhermes.com/20…/…/la-magie-hermetique.html ):

« La science hiéroglyphique absolue avait pour base un alphabet où tous les dieux étaient des lettres, toutes les lettres des idées, toutes les idées des nombres, tous les nombres des signes parfaits.

Cet alphabet hiéroglyphique dont Moïse fit le grand secret de sa kabbale, et qu’il reprit aux Égyptiens ; car, suivant le Sepher Jezirah, il venait d’Abraham : cet alphabet, disons-nous, est le fameux livre de Thauth, soupçonné par Court de Gébelin de s’être conservé jusqu’à nos jours sous la forme de ce jeu de cartes bizarres qu’on appelle le tarot ; mal deviné ensuite par Eteilla, chez qui une persévérance de trente ans ne put suppléer au bon sens et à la première éducation qui lui manquaient ; existant encore, en effet, parmi les débris des monuments égyptiens, et dont la clef la plus curieuse et la plus complète se trouve dans le grand ouvrage du père Kircher sur l’Égypte. »

Mais quel lien avec le bélier et le taureau me direz-vous ? Nous y arrivons. Les Égyptiens étaient de fins observateurs de la nature, c’est pourquoi leur alphabet en représente diverses formes : eau, végétaux et animaux. En effet, chez les égyptiens, les animaux incarnaient une force divine, une force créatrice (qualité reconnue en les mots, voir l’étymologie de poésie, du grec Poïen, créer, ou des énoncés performatifs, la magie incantatoire etc.) Entres oiseaux, reptiles, poissons, insectes, on retrouve les hiéroglyphes du bélier et du taureau.

Voici ce qu’en dit Christian Jacq dans son « Petit Champollion illustré ».

Le taureau :

« Le roi des mammifères, et le mammifère incarnant Pharaon, est le taureau sauvage, un animal magnifique et puissant, que le futur monarque, tel le jeune Ramsès II, apprenait à capturer au lasso dans le désert. Ce taureau est le KA, « puissance créatrice » ; c’est pourquoi Pharaon porte une queue de taureau accrochée à son pagne. Cet animal sauvage n’est pas à confondre, bien sûr, avec le bœuf, animal de boucherie par excellence. La vache est synonyme de beauté, de bonheur et de joie de vivre ; (note personnelle, la vache et le signe du taureau sont des signes assignés à Vénus, cela semble faire sens) ; c’est l’oreille de vache qui sert à écrire la notion d’ « entendre, obéir, écouter », vertu majeure pour l’Egypte antique ». Ces notions ne sont pas sans rappeler les « Scire, Potere, Audere, Tacere » Zoroastriens ou « Savoir, Pouvoir, Oser, Se Taire ».

Le bélier :

« Le bélier, en qui s’incarnent Amon (le dieu caché) et Khnoum (« celui qui façonne »), sert aussi à écrire le terme BA, « manifestation ». La tête du bélier, est symbole de la dignité qui inspire la crainte. »

Nous remarquerons que les sons du taureau et du bélier peuvent faire KABA, coïncidence phonétique, sans doute, avec le mot KABBALE.

Après les hiéroglyphes, étudions ces deux animaux dans leur expression spirituelle :

 » Vaches, bœufs et dieux « :

« La religion égyptienne foisonnait de dieux, demi-dieux, démons et génies. Les figures de taureaux ou vaches divinisées sont nombreuses, mais parmi celles-ci quatre se distinguent : Boukhis, Nout, Apis et Hathor. Ces quatre dieux prennent la forme de bovins ou en ont les attributs. d’autres figures plus discrètes empruntent les mêmes formes. C’est le cas de la vache Ahet considérée comme la mère du soleil, de la vache blanche Hésat, mère d’Anubis, ou du taureau Mnévis, héraut du dieu Râ. Toutes ces divinités ont en commun d’être des figures positives. Cette symbolique de la vache s’explique car c’est un animal bon, de faible dynamisme mais de grande endurance. Elle est l’expression du maternel, de la chaleur et de la gestation. De plus, elle produit non seulement sa viande, mais surtout son lait qui est une véritable manne pour les hommes et peut être facilement transformée. « 

source : https://www.egyptos.net/…/le-boeuf-la-vache-le-taureau-en-e…

 » Le bélier en Egypte antique « 

Bélier se dit Bâ dans la langue hiéroglyphique, le taureau se dit Ka.
Le bélier (fait référence à la toison d’or) dans l’hermétisme l’image renvoie sur un des mythes fondateurs de l’alchimie, et on sait que les trois totems de l’Égypte sont le bélier, le taureau et le faucon.

Le Bélier en alchimie fait référence au feu, c’est un animal du printemps en alchimie, c’est donc le début de l’œuvre, nous sommes au début d’un processus au début de l’année philosophique, les travaux commencent au printemps (bélier, taureau, gémeaux). Quand on tombe sur ces trois là, on est sur d’être sur une base ancienne surtout que les béliers ont des cornes horizontales spiralées. Banebdjed djedet neter bélier de Mendès ville sainte du delta du Nord que les chrétiens diaboliseront (bouc des sabbats des sorcières) Neter hypostase, c’est-à-dire manifestation visible d’un principe invisible d’une forme d’Osiris ; mais Osiris est maître des Khépérou, c’est a dire, maître des transformations, Neter lié à la fertilité. Le bélier était le syncrétisme d’Osiris maître des transformations et de Rê d’Héliopolis.

Le rapport entre l’image du bélier et d’Ousir : le bélier dans la nature est toujours considéré comme une créature extrêmement génésique parfait complémentaire d’Osiris asexué autrement dit son hypostase qui va lui amener ce qu’on lui a supprimé. D’un coté nature extrêmement féconde, via le sexe, le sperme etc….. et d’un autre coté la nature qui n’a pas besoin du sexe pour être via l’hypostase, l’invisible complémentaire. Donc nous retombons sur le visible et l’invisible.

Le bélier c’est aussi Khnoum qui est le bélier d’Eléphantine l’île du sud, qui a un rapport avec les 9 constituants car c’est un dieu potier qui façonne le corps de chaque être, qui vient à l’existence mais aussi le Ka. En alchimie, c’est la conjonction c’est la réunion des 9 métaux, c’est-à-dire les constituants de la matière parfaite en une unité.

Démiurges.

Khnoum est plus particulièrement attaché à la création des humains, Atoum c’est l’univers. à Eléphantine on dit par exemple :

« Khnoum qui a façonné le jeune être à venir avec son ka, lui donne un lieu pour s’installer sur la terre ».

Avec lui apparaît ce mythe d’un dieu qui modèle les êtres à partir de la boue. Dans toute l’Afrique une épouse qui veut avoir un enfant et qui n’y arrive pas pose auprès de son lit un vase d’eau boueuse, pour que le démiurge vienne déposer le germe qui lui permettra d’être enceinte, on retrouve cette même idée. Pour les égyptiens l’image de la boue et du limon était évidente puisque le Nil débordant posait année une nouvelle couche de limon, les égyptiens insistent beaucoup et disent : « il créée les hommes en tant qu’enfants des dieux ». Cela afin de perpétrer l’œuvre créatrice et ne pas briser le lien entre les dieux et les hommes. La théologie d’Eléphantine donne sur cette création des détails très précis, par exemple on nous dit ; Khnoum ne se contente pas de modeler les êtres, il leur donne aussi tout ce qui est nécessaire à la vie organique par exemple c’est lui qui va donner la circulation du sang dans le corps, les cheveux la peau, la bouche, les dents, le squelette, les vertèbres et la faculté de parler,»

source : http://neferhotep.over-blog.com/article-le-belier-en-egypte…

C’est ainsi que nous comprenons à quel point tout est lié et que le symbolisme attribué à un élément dans une culture se répercute sur d’autres. En Alchimie, le symbolisme du Taureau et du Bélier n’est plus à expliciter, mais cette correspondance avec leur symbolisme en Egypte Antique en confirme la portée spirituelle et leur importance de premier rang l’Art Sacré.

Il n’est pas non plus étonnant que ces deux animaux sacrés aient été choisis pour constituer deux signes astrologiques marquants une période faste et propice à la génération, mais les relations alchimie/astrologie sont tellement profuses et passionnantes que nous ne pourrons nous y étendre ici.

Bien à vous.

Charlisban

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Les 7 Seigneurs de l’Amenti 18 avril, 2020

Posté par hiram3330 dans : Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

7 Avril 2020

Publié par Yann Leray

Les 7 Seigneurs de l’Amenti

Les 7 Seigneurs de l’Amenti  dans Contribution

 

La Sagesse vient à tous ses enfants lorsqu’ils viennent à la sagesse. Depuis des époques reculées la lumière fut cachée. Éveille-toi homme et sois sage.

 

J’ai voyagé au cœur des mystères profonds de la vie pour chercher ce qui avait été caché. Écoute maintenant ce que j’ai à te dire Ô homme et sois Sage.

 

Très profondément sous la croûte terrestre, dans les Chambres de l’Amenti, j’ai vu des mystères qui sont dissimulés aux hommes. J’ai voyagé souvent dans ce passage caché à la recherche de la Lumière qui est la Vie des hommes. Là où les fleurs de vie sont toujours vivantes, j’ai sondé les cœurs et les secrets des hommes. J’ai vu que l’homme vit dans l’obscurité sans savoir que ce grand Feu est caché en lui, dans la terre de son corps.

 

C’est devant les Seigneurs de la secrète Amenti que j’ai appris la Sagesse que je donne maintenant aux hommes. Ce sont les maîtres de la grande Sagesse secrète qui provient du futur de la fin infinie.

 

Je t’ai déjà révélé que les Seigneurs de l’Amenti sont au nombre de sept. Sept suzerains, enfants du matin, Soleils des périodes et maîtres de la sagesse.

 

Ce ne sont pas des enfants des hommes. On les appelle TROIS, QUATRE, CINQ, SIX, SEPT, HUIT et NEUF. Sans forme tout en donnant forme aux hommes, ils proviennent du futur pour leur enseigner.

 

Sans vie et pourtant ils vivent pour toujours. Ils ne sont pas enchaînés à la vie et sont libres de la mort. Ils gouvernent pour toujours avec leur infinie sagesse, attachés et pourtant libres des Chambres de la mort. Ces seigneurs du Tout sont libres de tout et en eux se trouve la vie qui pourtant n’est pas la vie. Ces instruments qui donnent le pouvoir sur tout proviennent du Logos primordial. Vastes dans leurs limites, cachés par leur petitesse, formés par le sans forme, connus et pourtant inconnus.

 

Le TROIS détient la clef de toute magie cachée. C’est lui le créateur des Chambres de la mort ; il déploie son pouvoir pour enfermer les âmes des hommes dans l’obscurité. C’est le régisseur de tout ce qui est négatif pour les enfants des hommes.

 

Le QUATRE permet de se libérer du pouvoir du trois. C’est le Seigneur de la vie pour les enfants des hommes. Son corps est de lumière et les flammes sont ses modes d’expression. C’est le libérateur des âmes des enfants des hommes.

 

CINQ est le maître, le Seigneur de toute magie, la clef du VERBE qui résonne parmi les hommes

 

SIX est le Seigneur de la lumière, le sentier caché que suivent les âmes des hommes.

 

SEPT est le Seigneur de l’immensité de l’espace et la clef des Temps.

 

HUIT régule le progrès et ses étapes. Il pèse et équilibre le voyage des hommes.

 

NEUF est le père. Son mode d’expression est vase. Il prend forme et se transforme à partir du sans forme.

 

Médite sur ces symboles que je te donne. Ce sont les clefs cachées aux hommes. Monte toujours plus haut Ô Ame du matin. Élève tes pensées vers la lumière et la vie et TU TROUVERAS DANS LES CLEFS DES NOMBRES LA LUMIÈRE QUI ÉCLAIRERA TON CHEMIN D’UNE VIE À L’AUTRE.

 

Recherche la Sagesse et tourne tes pensées vers ton royaume intérieur. Ne ferme pas ton esprit à la fleur de lumière. Développe une forme pensée pour chacun des nombres. Ensuite fusionne cette pensée avec ton corps. Pense aux nombres qui guident ta vie. Le sentier de celui qui possède la sagesse est toujours clair. Ouvre la porte du royaume de la lumière.

 

Projette tes flammes comme le Soleil du matin. Éloigne l’obscurité et vit dans la lumière du jour.

 

PRENDS AVEC TOI CES SEPT CLEFS ET CONSIDÈRE LES COMME PARTIE DE TON ÊTRE. LES SEPT QUI SONT MAIS QUI NE SONT PAS CE QU’ILS SEMBLENT.

 

Ouvre-toi Homme, prends ma sagesse. Suis le sentier que j’ai ouvert pour toi Ô Maître de la Sagesse, Soleil de la lumière du matin et de la vie pour les enfants des hommes.

 

 

Les xv tablettes de Thoth – Tablette III – La clef de la sagesse

 

#Hermétisme, #Ancienne Egypte

Source : http://www.lesamisdhermes.com/

La tour de Babel 14 avril, 2020

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

La tour de Babel est un sujet incontournable dans l’univers du symbolisme constructif. Babel prend tout son sens si on veut bien considérer l’homme dans sa relation « idéale » entre la Terre et la Ciel. De cette relation idéale et imaginaire naîtront deux voies ascendantes : la première celle d’une Babel, instaurant la vanité et l’orgueil d’une immanence qui ne doit rien à un divin supérieur à soi, la seconde celle de l’échelle de Jacob donnant le modelé d’un plan graduel « spirituel » et donc le véritable sens à tout symbolisme constructif. Dans Babel la construction est littéralement « insensée ». Le sens véritable (l’essence de vérité ou de lumière) doit être recherché dans l’échelle de Jacob. L’immanence du plan et des fondations ne peuvent donc ignorer l’essence et la transcendance. Il semblerait que toute tentative d’élévation ne puisse se faire sans esprit.

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1er Partie La tour de BABEL de l’ego au symbole.

Je ne vais pas faire le tour des définitions, mais nous plonger directement dans celle qui nous intéresse. Cette tour est une construction de forme cylindrique nettement plus haute que large, dominant un édifice ou un ensemble architectural ayant généralement un rôle défensif et se dressant devant le zénith.

Un peu d’histoire… La tour de Babel fit sa première apparition avec le peuple Sumérien selon la Genèse. Je ne pourrai pas vous citer de date, car aucune de mes sources ne se coordonnent. Pour ce qui est de sa taille, elle est souvent décrite à huit étages. Chaque projet a un but. Il est dit, que les hommes, survivants du déluge, descendants de Noé, ne parlaient qu’une seule et même langue (dont on ne connaît même pas le nom). Il est peut-être là question de la langue primordiale. Deux hypothèses s’offrent à nous. Soit les hommes ont édifié la tour pour atteindre le ciel, Dieu et se sentir son égal. Soit les descendants de Noé, pour se protéger d’un second déluge, ont construit une tour de briques cuites et de bitume.

Pour les punir de leur vanité, Dieu multiplia les langues. L’incompréhension du langage a fait que le chantier de la tour s’arrêta. Et dans certains écrits il est même dit que c’est l’homme qui décida de la détruire. Citation Apocalypse de Saint-Jean Chapitre 14 Verset 8

Un autre Ange le suivit, en disant: Elle est tombée, elle est tombée, cette grande Babylone, qui a fait boire à toutes les nations le vin de la colère de son impudicité.

Dans beaucoup de textes sacrés, dont l’Apocalypse de Saint Jean, on retrouve des passages de Babylone faisant allusion à la tour de Babel et surtout à sa destruction annonciatrice de la fin des temps.Dans mes recherches sur la tour de Babel beaucoup d’interrogations et de points symboliques sont apparus.

Les francs-maçons lors de leur première venue découvrent un nouveau langage symbolique fort, réservé à la Franc-Maçonnerie. L’apprenti débute sont Initiation par les trois voyages, la Lumière, le discours de l’Orateur, ainsi que le mot de passe, les signes de reconnaissance, les outils, etc.… La preuve est là que le franc-maçon utilise quelque chose d’unique et donc de puissant pour se faire comprendre et reconnaître de ses Frères.

Nous ne bâtissons pas de temple apparent, mais avec nos Frères nous bâtissons notre propre temple intérieur, voire notre tour intérieure. Peut-être faut-il chercher là, une suite logique à une volonté qui nous dépasse? L’homme dans sa nature la plus primaire est toujours à la recherche de vérité. Peut-être son ego le pousse ? La tour de Babel est un des symboles qui nous montre les erreurs de l’homme. Pour trouver cette vérité, l’homme a des limites. Le chemin intérieur pour rejoindre le céleste est bien plus compliqué qu’il n’y parait.

Cette tour est effectivement un symbole de verticalité et de hauteur. Bien sûr le rapprochement entre le terrestre et le céleste est flagrant. La tour de Babel est un édifice. Qui dit édifice, dit fondation et étages. Elle est à la base un vecteur montant.

Dans un premier temps, elle est plus le liant de ces deux univers. Et pour communiquer, entre ces deux mondes, il faut gravir les étages pour pouvoir ensuite les descendre. Pour exemple de l’échelle de Jacob qui a été ou va être lu.

Dans un second temps, la Tour (enfin son sommet) permet à l’homme de voir et de découvrir ce qui l’entoure, en prenant de la hauteur par apport à sa base. Qui dit base dit point de départ, donc origine. Plus il va s’élever dans les étages (on peut y voir là un voyage spirituel), plus il va prendre du recul par rapport à son environnement et comprendre de nouvelles choses ou symboles. Il va ensuite se servir de ce qu’il a vu et compris, afin de le partager.

Comme nous franc-maçon qui sommes là pour transmettre à nos Frères. Je finirai par le langage universel. Pour moi, le langage universel n’existe pas sous forme parlée et n’a jamais existé. Mais le symbole ou langage symbolique, vu dans des précédentes planches, lui est vrai. C’est la rencontre entre deux mondes : le supérieur et l’inférieur, le plan extérieur et l’arrière-plan, le conscient et l’inconscient, l’idée et l’apparence.

Le mot « symbole » vient du verbe grec « symballein » qui veut dire « rapprocher ». Bien sûr, d’après l’histoire de la tour de Babel, un rapprochement des hommes au niveau de la compréhension a été inévitable pour construire cet édifice, qui au final est un symbole. Les symboles ne s’adressent pas à l’intellect, mais à l’âme qui s’éveille. Une onde porteuse confère au monde la beauté, et une force incite à créer pour toucher autrui.
Un symbole universel est une porte entre le temps et l’éternité, un message spirituel relié à la vie divine.

« La Vérité n’est pas apparue au monde nue mais en symboles et en images, sinon le monde ne pourrait pas la recevoir » (l’Évangile de Philippe)

Il est vrai que la communication entre les hommes quels qu’ils soient (profanes ou initiés), si elle est la même, nous permet plus facilement d’atteindre l’âme. Je pourrais citer pour conclure : Seuls, nous ne pourrions que nous isoler du monde ; réunis, nous allions pouvoir le transformer. L’Évangile selon Pilate

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2ème Partie La tour de Babel, ou l’exaltation dans la matière.

La tour de Babel (Genèse 11.1-9)

11 Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots.
Après avoir quitté l’est, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear et s’y installèrent.

3 Ils se dirent l’un à l’autre: «Allons! Faisons des briques et cuisons-les au feu!» La brique leur servit de pierre, et le bitume de ciment.

4 Ils dirent encore: «Allons! Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre.»
5 L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que construisaient les hommes,
6 et il dit: «Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté.
7 Allons! Descendons et là brouillons leur langage afin qu’ils ne se comprennent plus mutuellement.»
8 L’Eternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville. 9 C’est pourquoi on l’appela Babel: parce que c’est là que l’Eternel brouilla le langage de toute la terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre.

(Bible Louis Second)

 

1/ L’exaltation vaniteuse/ exaltation dans la matière

L’homme, s’éloignant de l’Orient et de sa lumière spirituelle (Est), à l’orgueil de vouloir se hisser jusqu’au ciel par la matière et l’accumulation des briques. Cet orgueil fera l’échec du projet.

Vouloir construire trop près des cieux c’est aller au-delà des limites de l’homme. « Construire une tour dont le sommet pénètre les Cieux » à l’aide de la même glaise que celle de l’homme, mais cuite par feu sans esprit. L’homme fabrique sa remontée au ciel à partir d’une matière sans esprit. C’est ce qu’on appelle la folie des grandeurs ! C’est ici une exaltation des attaches de l’homme avec la matière, ce n’est pas une exaltation de l’esprit. Cette exaltation rend l’homme mégalomane.

Cet orgueil d’être l’homme s’identifiant au ciel se retrouvera dans le mythe d’Icare. Ces deux mythes sont une exaltation de la matière dans l’homme et démontre les limites de l’excellence technique sans spiritualité. Dédale à inventé sa propre prison et une cire et des plumes qui n’élèvent pas l’esprit, c’est son fils qui en sera la victime. Les bâtisseurs de Babel ont utilisé une brique imparfaite en regard de sa destination spirituelle, c’est la collectivité des hommes qui sera dispersée. Ici la faute est collective, et dans le cas de Dédale l’orgueil technique se transmet au fils. J’en déduis que la vanité d’un Roi-soleil est une perversion de l’esprit, collective et transmissible.

La technique matérielle philosophique ou magique exaltant l’homme ne peut s’affranchir de l’esprit. Ce serait une exaltation vaniteuse. L’esprit peut être compris comme le principe organisateur de la matière a quelque niveau que ce soit. L’esprit est immédiatement lié au logos et donc au Verbe

Dans les deux cas, c’est l’Esprit qui inflige le châtiment : Dieu en regard du mythe biblique, ou le soleil en regard du mythe grec.

En tous les cas c’est l’absence d’harmonisation de l’acte matériel avec le directeur spirituel qui conduit à la chute ou à la dispersion. Le directeur spirituel de l’architecte est sa conscience de la dimension divine dans l’homme et dans la proportion du bâti. Il y a donc nécessité d’entendre cette norme supraconsciente.

 

2/ Le souffle de l’esprit / le secret de l’initié

Si l’architecte est doué sur un plan technique, s’il n’est pas initié, il ignore que la brique doit être cuite au feu de l’esprit. La perte de ce savoir est corrélative à l’eau du déluge qui engloutit l’antique science.

Aucune technique d’origine sacrée ne peut être détournée d’un usage spirituel. Il est connu dans toutes les civilisations que c’est à partir de la boue que Dieu façonna l’homme et qu’il lui insuffla le souffle vital par les narines. Ce souffle purificateur est celui de l’esprit, et donc la glaise est associée au souffle vital. Extrait de la Bible Second, Genèse II, 7-9.

2.7 L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant.

2.8 L’Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l‘orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé.

2.9 L’Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

On voit clairement une triple analogie : l’emploi de la boue pour l’homme est transféré à la brique pour la tour de Babel ; en lieu et place de l’homme veillant sur l’arbre à fruit, nous avons une tour fruit de l’orgueil de l’homme. L’arbre et le jardin sont à l’Orient alors que la Tour est à l’Occident.

Sur ces trois points, nous avons un parallélisme symbolique saisissant. Le point de rupture se situe dans l’absence d’esprit dans la construction babélienne, son intervention finale arrive comme une sanction. L’image Babélienne est l’inverse du jardin d’Éden de même que le Temple de Salomon sera l’inverse de la tour de Babel.

Dans ce passage de la Genèse l’homme se prend pour Dieu, mais il méconnaît la technique du souffle vital appelée aussi Esprit. La tour serait comme la Lettre sans l’Esprit. L’élévation orgueilleuse fondée sur la matière implique la chute dans une matérialisation grandissante. L’homme doit s’élever en esprit et l’ouvrage doit être serviteur de l’esprit (Orient) et non pas de la vanité technico-égotique (Occident).

3/ L’inversion démiurgique / le royaume de la matière

La tour de Babel est l’inversion du Temple de Salomon qui est le lieu de prière de toutes les nations selon Anderson et de la Tierce. Ce lieu de concorde est un lieu de concentration, de méditation et de contemplation. La tour de Babel est un lieu de concentration certes, mais aussi satisfaction égotique et de puissance des hommes seulement. On y médite qu’une image qu’une excroissance terrestre, on y contemple que l’exaltation de l’homme dans une matérialité conquérante de ciel.

Tout projet visant l’accès au ciel ne peut se fonder sur la seule matérialité. Aucune spiritualité n’a guidé les mains des bâtisseurs babéliens, seule l’envie d’être Dieu dans la matière, et la rémunération de l’acte les motiva collectivement. Il s’agit non pas d’une démarche cultivant la relation entre la chair l’âme et l’esprit, mais plutôt le dictat de la matière sur l’esprit. L’esprit fut nié au profit de la vanité d’être à l’image de Dieu. Cet élan contraire fit de l’homme un démiurge cherchant une Gloire sans lien avec l’esprit divin. Sa motivation provient de ses muscles de l’asservissement des ouvriers, du mépris de leurs vies et de la volonté de conquérir la matière. Une pierre ne peut avoir plus de prix qu’une vie.

C’est le syndrome de la chute qui suggère à l’homme différents moyens pour rejoindre le Ciel. Ces moyens sont pris dans la matière et non pas dans l’esprit qui est ignoré. L’enjeu est de rétablir l’axe du Monde. L’homme ne comprend pas que cet axe est spirituel, car son corps ne serait plus insufflé par l’esprit, son âme serait en exil. Il veut à tout prix sa porte vers le Ciel pour avoir raison de l’esprit.

4/ Comment se situe l’épisode de la tour de Babel dans le feuilleton biblique ? (Cycle de la matière et des idoles)

Il intervient dans le corpus des textes de la Première Alliance dans la Genèse après la fameuse chute de l’Adam-Eve dans le monde matériel. Le paradis était un jardin cultivé et entretenu, soit une harmonie entre la matière sauvage et le diligentement de l’esprit.

Adam, autrefois jardinier et berger du paradis, chargé expressément de « le cultiver et le garder » pratiquait l’entretient de l’harmonie, jusqu’au moment ou il chuta pour avoir ingéré un fruit mortel à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, malgré l’interdit divin.

L’homme était animé du désir d’avoir les yeux ouverts sur son horizon. Il rompit l’harmonie et tenta d’être comme les dieux connaissant le bien et le mal. La chute est donc une âme qui s’incarne dans la chair et qui va vivre le bien et le mal, la douleur le travail et la mort.

Cette chute est antérieure à la vie terrestre de l’humanité, elle scelle la divergence entre la volonté divine et la volonté humaine. Elle ne concerne que l’âme et non pas le corps.

Les chutes successives correspondent à trois états d’être en disharmonie : Adam-(Isch « l’intellect », et Ischa « l’imagination », unis dans l’exaltation des désirs terrestres) est révolté contre l’Esprit, Caïn sera le possédant-fratricide et Babel sera la substitution du fabriqué-idolâtre au révélé. L’appel de l’esprit semble mis de côté, le désir de matière et la satisfaction cumulative semblent sans limites.

Le devenir de cette chute fut qu’Adam nomma « Ève » comme il nomma les animaux autrefois dans le jardin d’Éden. De sa nature unitaire et androgyne il se différencia en Homme et Femme. Il eut d’abord deux enfants qui s’entretuèrent, symbolisant ainsi l’opposition entre le peuple des bergers et le peuple des cultivateurs. Abel succomba sous les coups de Caïn. Les générations qui succédèrent à Caïn eurent en mémoire non seulement la chute, mais aussi le fratricide, ce sera le germe de toutes les guerres. Caïn est l’archétype du meurtre de l’esprit au profit de la maîtrise de la matière et du territoire. Caïn est condamné à l’horizontalité, il a perdu la verticalité.

C’est la victoire de l’infra conscience sur la supraconscience. Caïn fut exilé et errant sur terre.

Arrive une nouvelle chute : L’épisode du déluge et la période des géants en âge que Dieu avait voulu noyer pour leurs déviances, seul Noé et son arche aux proportions sacrées survécurent aux flots. Cette génération d’avant le déluge disparaît, mais gagnée par l’oubli associé aux eaux de l’oubli, les nouvelles générations réitèrent les erreurs des géants et se perdirent dans l’orgueil de se croire Dieu.

La génération de la tour de Babel est notre génération.

C’est l’idée d’un homme capable d’atteindre le ciel et d’en être maître qui entraîna une troisième chute. La génération de Babel ne fut pas détruite comme celle du déluge, mais elle reçut à la fois la foudre du divin qui « dispersa loin de là sur la surface de la Terre » les bâtisseurs et « confondit leur langage » afin qu’ils n’entendent plus la langue les uns des autres. La dispersion fut comme l’inondation elle rompit l’élan d’orgueil en de multiples royaumes et en autant de montagnes sacrées ou pyramides. Les hommes en restèrent sur l’idée d’une œuvre de reconquête du ciel inachevée, comme un état d’orgueil blessé unifiant les mois inférieurs dans un élan collectif de matérialisation des âmes. De ces tentatives d’élévation dans le bâti, on distinguera celles qui bâtissent en esprit autour de lieux telluriques forts et celles qui sont de simples performances matérielles et techniques.

La poursuite de l’excellence technique démiurgique verra apparaître le délire mortel de l’Homme-Dieu. Certains verront dans l’idée du surhomme de Nietzsche l’expression philosophée de cet état dont on verra l’aboutissement dans le Nazisme. Mais tous les mois inférieurs fussent-ils unis dans le même acte matériel finissent par rencontrer la sanction de l’esprit. Ainsi l’acte matériel ne peut être dissocié du jugement divin ou plus simplement de notre appréciation spirituelle. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, ceci implique une harmonisation entre l’acte et la pensée, par le truchement de la volonté.

Il faut donc constamment mettre en harmonie notre Pensée notre Volonté et notre Action dans le Plan avec l’axe « Corps, Âme Esprit ». C’est ce que nous fait découvrir la franc-maçonnerie.

5/ La lumière de Saint-Jean (cycle de la lumière et de l’harmonie) À cet état de dispersion dans la matière arriva un événement.

Le message de la Nouvelle Alliance dit que la Lumière, c’est-à-dire l’esprit, est en tout homme et que l’amour est le socle à partir duquel l’homme peut croître en esprit sans qu’il soit nécessaire de croître en matière. Les tours d’orgueil pourront ainsi être abolies.

L’élan vital et spirituel de l’homme ne se fait pas dans une construction de matière bâtie sur de fausses fondations qui sont celle du désir du multiple, de l’accumulation, de l’excitation ou de l’exaltation du sentiment de possession, d’appropriation ou de grandeur. Les véritables fondations sont l’amour de l’essence de la vie, de l’esprit et la confiance en la vie renouvelée. L’acte qui scelle cette confiance est l’abandon final de la vie corporelle au profit d’un renouvellement, d’une résurrection comme la graine semée en terre germe croit et essaime pour renaître ici bas sans doute, et peut-être dans un ailleurs.

C’est ce mystère de l’alliance vitale entre ce qui est du domaine de la matérialité et ce qui est du domaine de l’esprit. Cette alliance vitale sans cesse renouvelée forme l’idée divine et assoit la confiance de l’homme en lui-même. Alors l’idée d’être à l’égal de Dieu comme le bâtisseur de la tour de Babel disparaît.

L’angoisse de la mort peut aussi bien nous enfermer dans la matière comme nous faire découvrir la voie de l’esprit. L’homme ne se réalise pas dans la plus haute tour, mais dans son progrès sur la voie d’une plus grande humanisation et dans son renouvellement par l’esprit.

Ici on oppose la vanité à la réalisation de soi. La réalisation de soi fait une place à l’esprit, la vanité lui barre la route. L’esprit n’est alors plus une notion extérieure à soi, mais au contraire constructive de soi.

Ici on touche de prés la dimension spirituelle de l’homme face à la mort. Il attache à ses actes une signification haute. Il ne s’agit point d’exploit à accomplir ou de guerre à mener, il s’agit de mettre en harmonie la chair l’âme et l’esprit. La chair qui fut à l’époque de Saint-Jean, l’évangéliste « incarnée » par la lumière, se marie à l’âme pour qu’elle anime ce corps en demande. La demande devient désir et il faut se garder de l’accumulation matérielle ou d’insatisfaction, il faut que l’âme prépare la place à l’esprit.

Psychiquement l’homme se met en phase harmonieuse. Son état d’homme responsable « animé » du sentiment d’amour de son espèce, accepte sa double nature humaine et divine. Il en conçoit l’intervention en lui comme une supra conscience qui agit en directrice censée et harmonisante. Nous reprenons ici Luc XIV, 11, « Quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé. »

 

6/ L’élévation matérielle n’est pas synonyme d’élévation spirituelle. (Le franc-maçon jardinier)   Adam était jardinier, pas maçon !

Le dénuement matériel serait propice à la connaissance de l’esprit, c’est l’état Édénique qui permet de vivre dans la proximité du Divin.

Ainsi l’Adam du jardin d’Éden n’était pas un bâtisseur, mais un jardinier, or il est courant de confondre la tour bâtie et l’arbre. Ce sont deux symboles axiaux qui tendent vers le ciel, mais la tour est fabriquée, ce qui sous-entend « une spiritualité construite », alors que l’arbre est une graine germée, née du mystère de la vie soit « une spiritualité révélée ».

Le bâtisseur est un spécialiste de l’élévation technique, le jardinier est le gardien de la graine et de son mystère. La graine donne la croissance dans le domaine ésotérique. Le maître maçon doit d’abord être le jardinier de son cœur et accessoirement le spécialiste de l’élévation de la pierre taillée. L’élévation matérielle n’est qu’une impasse, un substitut exotérique ou philosophique. C’est un système, une mécanique de pensée qui ne peut prendre que l’objet pour la cause. Ce système se cristallise sous forme d’une tour sans respiration spirituelle entre le haut et le bas. La Lame XVI du tarot atteste d’une tour frappée par la foudre, c’est-à-dire par la sanction divine et la lumière de l’esprit. On y voit deux hommes en chute attestant de leur carence spirituelle. La chute est toujours due à une carence spirituelle.

Ainsi le franc-maçon, s’il n’est jardinier, ne sera qu’un orgueilleux détenteur de secret technique figé.

Il sera donc nécessaire un jour de détruire la colonne ou le temple pour faire comprendre que le secret initiatique réside dans la Foi, l’Esperance et l’amour, mais aussi dans l’acceptation de l’esprit en soi soit de la supraconscience comme directrice de l’âme. Ainsi la pensée se réalisera sur deux plans, le plan matériel et le plan spirituel. La volonté du franc-maçon sera éclairée par ce double aspect où les symboles de l’arbre et de la tour lui serviront de guide.

Or l’arbre n’est rien d’autre que l’homme intégral, chair, âme esprit en harmonie. L’homme doit croître en esprit et non pas en matière. Le franc-maçon trouvera dans l’alliance de la matière avec l’esprit, un motif utopique pour rebâtir spirituellement le temple de Salomon pour honorer le Grand architecte de l’univers. Il lui faut pour cela, réapprendre la langue commune, celle des symboles et de l’esprit, conditionnés par l’abandon préalable des métaux, mais aussi celle du signe de l’attouchement et du Mot. Le franc-maçon détient le langage commun aux bâtisseurs qui allient l’esprit à la matière et qui savent trouver dans la substance l’essence. Ce langage est celui de l’Art Royal qui met au service de l’esprit le bon usage de la matière.

Il y a non pas dispersion et incommunicabilité suite à Babel, mais unité dans le langage symbolique et dans l’action spirituelle ; Babel et sa chute ne peuvent que déboucher sur un état qui sera « la construction en esprit ». Nous passerons du savoir-faire au savoir-être. C’est l’absence d’esprit dans l’acte de bâtir qui entraîna la sanction de la chute babélienne. La chute Babelienne est une chute en la matière. C’est ainsi que le franc-maçon peut réunir les quatre parties du Monde éloignées à l’époque Babélienne en se situant au centre du cercle à équidistance de tout les points de l’horizon humain. C’est une manière symbolique de se retrouver dans un Orient intemporel, au pied de l’arbre planté au centre d’un fameux Jardin irrigué par quatre fleuves.

SOURCE : http://anck131.over-blog.com/

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DONNER UN SENS A CE QUI SEMBLE DEVOIR ETRE LA QUETE DU FM 24 mars, 2020

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DONNER UN SENS A CE QUI SEMBLE DEVOIR ETRE LA QUETE DU FM

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La question des Lumières, disait le philosophe Michel Foucault, c’est celle de l’appartenance à un certain « nous ». Quand vous dites « nous, les enfants des Lumières » (voire FF de Lumière, qu’est-ce que cela signifie ?

Cela veut dire tout le monde. Un des apports des Lumières est d’avoir fait entrer dans l’humanité des catégories « de seconde zone » !!  Regardons Condorcet …. Il a réintroduit les femmes, les Noirs et les juifs dans l’humanité tout entière. Les Lumières, c’est la révélation que tous les humains sont égaux, se rappelant en cela notre principe républicaine comme l’art 1 des constitutions du GODF, et c’est cette idée que je ne cesse de répéter : voyons ce qui nous unit avant ce qui nous distingue.

Ce travail de réintégration passe dans ce cas cité préalablement par la littérature et dans tous les cas par l’Art en général.

A la question de savoir dans quel but voyagent les FM, l’instruction mac nous apporte, dans ses tous derniers mots, une réponse complète et sibylline : 
« Rechercher ce qui a été perdu. Rassembler ce qui est épars et répandre partout LA LUMIÈRE»   et si tout est dit dans cette ultime réponse il reste au FM à donner un sens à ce qui semble devoir être la quête de tout FM , cet idéal dont la réalisation ne sera peut-être jamais achevée .. un peu comme « Aduc stat ». 

C’est aussi dans les Constitutions d’Anderson que l’on trouve cette phrase: « La Franc-Maçonnerie est destinée à rassembler ceux qui, sans elle, ne se seraient jamais rencontrés ». Qu’entendre alors par « Rassembler ce qui est épars », au delà de cette vocation première de la FM quel que soit le rite pratiqué ? 
On peut y voir trois aspects complémentaires et indissociables symbolisant les trois forces créatrices d’une utopie fondatrice. 
« Rassembler ce qui est épars » est à la fois une valeur, un moyen et une finalité une fois établi le principe de choix volontaire en même temps soumis au sens d’accepté du FM. 

Commençons par la valeur. Issus d’une souche unique que les scientifiques s’accordent à situer en Afrique, les premiers Hommes ont migré pour finalement occuper la presque totalité de cet espace restreint qu’est notre planète Terre… pour les Hébreux c’est la sequinah loi de l’Eternel visant à répandre les Elus sur toute la surface de la terre.
Les conditions climatiques et géographiques ayant entrainé des adaptations morphologiques et culturelles importantes, l’Homme a créé des langues, des coutumes et cultures spécifiques et différentes. … car ce qui est épars, en premier lieu, c’est l’espèce humaine et c’est cette particularité qui a créé les différences…qui font toute la différence alors qu’aujourd’hui et nous le savons par la Génétique,  nous sommes issus de la même chaine ADN, homme femme, blanc ,noir comme d’ailleurs la drosophile … la mouche car seule la modification d1 élément … proton ou neutron ou autre permet d’arriver à une autre structure, de se transformer en fait … un autre être un peu comme s’il était passé dans un athanor et que l’on se mette à revivre après la mort de sa corporéité, renaissant  sous 1 autre aspect plus pur que le précèdent, rectifié et apuré d 1 partie de ses peurs, de ses vices, de ses préjugés voire de ses superstitions. La FM est aussi un réceptacle de diverses voies et influences spirituelles se rattachant à LA Tradition primordiale dans une totale liberté de con_science. En effet, Toutes les voies spirituelles conditionnées par le lieu ou l’époque où elles interviennent se rattachent à Une Tradition Primordiale par son es_sence et dont toutes les autres découlent … Elles sont chacune un morceau brisé d’un même miroir, de la même « source ». Et j’aime bien énoncer ce concept que les FM s’appellent tous FF ou SS car issus du même Père.!  Le GADLU bien entendu

C’est, par ailleurs, au nom de ces différences que l’Homme nain cad petit au sens du savoir, mal instruit et aveugle à ses de_voirs envers les autres et l’Humanité se déchire et se bat et souvent contre lui-même depuis la nuit des temps. Parfois pour l’imposer et vaincre, d’autres fois pour mourir sans la sauvegarder. 
Mission, projet ou utopie, qu’importe le mot, la FM via le symbole mac :. est une clé d’accès à l’Eveil qui engendre l’Action, le Travail volontaire et une non inertie qui nous permettra d’atteindre pour tous, croyants ou croyants l’Unité dont nous sommes tous issus et de se relever debout et grand les pieds en terre et la tête dans les Etoiles. 

Certains pourraient voir, dans cette volonté de rassembler, une contradiction entre la liberté de penser qui nous garde de tout dogmatisme et la réunion des diversités. Mais c’est sans compter sur la Fraternité, cette valeur humaniste qui nous anime et nous permet de nous réunir dans le respect de la différence, la tolérance de la diversité et nous encourage à construire l’œuvre autour d’un axe commun. 
Il nous vient alors à l’esprit cette maxime de Saint Exupéry si souvent reprise sur nos colonnes: 
« Si tu es différent de moi, loin de me léser, tu m’enrichis ». 
Il nous faut donc rassembler et non assembler, car la pensée unique serait destructrice d’une démarche qui consiste à respecter chacun dans sa différence et à construire ensemble dans une dynamique où les esprits s’additionnent plus qu’ils ne s’opposent. 

Ce qui est épars c’est la diversité de l’Homme, cette diversité qui fait de chacun de nous un Être à part, unique et complexe. 
La démarche M :. doit donc permettre à chacun de travailler, de construire et de s’élever marche après marche, vers l’Unité en s’enrichissant de la complexité de l’Autre. Et qu’importe que le « français « descende dans son cœur pour s’affronter ou mourir en s’abreuvant à la source de l’Origine, qu’importe que l »’Ecossais ancien et accepté « venge le meurtre du Maitre en désobéissant au titre d’une justice mal comprise, que le « régime rectifié »  fidèle à la religion chrétienne modifient sa structure géographique issue jusqu’alors de la Stricte observance templière en décidant de l’ abandon de toute filiation avec l’héritage templier et intégrant notamment des éléments de l’Ordre des Élus Cohëns, que le chevalier de l’aigle rouge enfourche son cheval et soit le cabbalier qui combatte pour transmettre savoir et connaissance … seule la Fraternité et le langage symbolique nous réunit tous et toutes, démarche qui, soulignons-le, tend à l’universalité dans l’unité sans jamais tomber dans l’uniformité. 
Alors tous ensembles nos chaines d’Union peuvent devenir une chaine de Fraternité qui nous invite à progresser ensemble vers notre idéal en associant la verticalité et l’horizontalité que sont la pensée et l’action. 

« Rassembler ce qui est épars » est donc également un moyen, et seul le symbolisme qui nous en donne la mesure, rapprochant les deux morceaux d’un même objet par des individus différents afin de leur permettre de se rejoindre et de se reconnaître.  « Faire symbole » c’est déjà poser un acte pour retrouver l’Unité. Ce qui présuppose que cette unité a existé, à été perdue, qu’elle est reconstructible et qu’il existe une démarche pour la retrouver. 
Le symbolisme maçonnique est un moyen, une démarche unificatrice qui permet l’échange au-delà des différences de cultures, d’origines de religions ou d’opinions. 
Il nous conduit à ce que Jung appelait l’inconscient collectif et nous reconnecte au sens le plus secret des représentations archétypales auxquelles nous pouvons nous accéder par l’intermédiaire du symbole. 
C’est la voie royale de la connaissance mais également un puissant moyen de réconciliation avec soi-même et par conséquent avec les autres. 
N’est-ce pas là une matérialisation du verbe « rassembler » ? 
C’est la démarche symbolique, en tant que moyen, qui nous conduit à l’Unité de l’Être en tant que finalité. Car elle nous plonge dans l’univers de la conscience en transcendant celui de notre mental et de notre moi. 
Ainsi l’Être et le Moi se trouvent rassemblés au plus intime de nous-mêmes. 
Le symbolisme est la voie qui permet l’émergence de l’Être et le silence de l’égo par les représentations intimes qu’il créé et l’espace sacré intemporel dans lequel il nous immerge. 

« Rassembler » est donc en troisième lieu, une finalité.  Comme dans le mythe d’Osiris dans lequel Isis l’épouse et veuve fidèle rassemble les morceaux épars de son mari puis insuffle une étincelle de vie pour être fécondée, nous avons, en tout premier lieu, perdu de façon volontaire et symbolique notre matérialité pour entrer dans le Temple … le Saint, l’Ame instruite et guidé par l’Esprit pour contribuer à la réalisation de l’idéal maçonnique, à rassembler, en nous, ce qui est épars et construire son temple intérieur, son corps de Gloire. 
 

Notre mental semble être comme un prisme qui décompose la réalité en plusieurs fragments de couleurs.  Ce qui pourrait sembler être un chaos intérieur est en fait le résultat d’une pensée multiple due à des structures psychiques différentes et parfois opposées.  Ordo ab Chao

Selon la tradition biblique, le monde naît d’un chaos originel par séparation. La Parole organise, in-forme l’univers, c’est à dire lui donne forme.

Selon la tradition ésotérique, l’esprit se dissout en se multipliant dans la matière, puis se recentre, se conscientise, en refaisant son unité dans la « divinité – Un ». C’est du centre que tout émane et c’est dans le centre que tout se recrée. Ce double mouvement est celui du solve et coagula des alchimistes.

La réconciliation de ces différentes structures est un premier objectif que le symbolisme peut nous permettre d’atteindre et exige une connaissance approfondie du « soi » dont on ne peut faire l’économie. 
Pour Unifier notre Temple intérieur  et contribuer à la création du Temple extérieur nous devons faire nôtre la maxime socratique : 
« Connais toi toi-même et tu connaitras l’Univers et les Dieux ». 

Bien que tiraillés et confrontés à des choix qui sont faits de renoncements et de sacrifices nous devons Vivre en harmonie avec soi-même, vaste entreprise de développement de soi, de conscientisation et de travail intérieur continuel, nous conduisant alors à distinguer l’Esprit de l’égo et de les unifier. 
« Rassembler ce qui est épars » revient à passer du multiple à l’Unité, c’est atteindre la Sagesse par la Connaissance, la Tolérance et l’Amour Fraternel.  C’est atteindre le centre de nous-mêmes où brille cette Lumière que nous pourrons alors répandre autour de nous et transmettre. 

Dans un monde où la pensée scientifique semble régler en maitre, le profane en vient à croire qu’il est un grain de sable noyé dans un Univers dont on ne connaît pas les limites. Le FM sur le chemin de son initiation accède a la connaissance de l’Univers tout entier qui est contenu au plus profond de lui car ce qui est épars n’est peut-être pas ce qui est perdu mais simplement ce qui est enfoui en lui-même et qu’il ne voit pas, n’entend pas mais que son Âme porte avec souffrance. 

Pour Mircea Eliade, c’est par une vision symbolique du monde que l’homme a de tout temps cherché à se relier. L’homme en quête de sens reconnaît un point fixe qui devient symboliquement Centre de l’univers, et autour duquel s’ordonne l’espace selon les deux directions cardinales. Ce centre est l’Axis Mundi, porte des cieux, liaison symbolique avec une réalité supérieure. A l’espace matériel fait d’une infinité éparse de lieux neutres, se superpose ainsi un espace sacré symboliquement ordonné….

La voie maçonnique est bien une voie qui ouvre la réalité à la dimension de l’esprit. Elle nous amène à concevoir le divin, le GADLU, l’Unité primordiale (appelons cela comme bon nous semble), par le travail sur les symboles, à perfectionner sa vision de soi et du monde, à vaincre cet ego aveuglant, à se détacher de la matière afin de s’élever en esprit pour mieux intervenir dans le réel et dans la société. C’est bien le but de toute quête spirituelle pour tous les FM : développer une vision de la réalité dans le domaine de l’esprit afin de favoriser l’humanisation de l’homme. Ainsi le développement spirituel en liberté de l’individu n’est pas sans intérêt pour l’humanité, il est la base de la liberté de conscience.

La lumière naissant d’elle-même, chacun d’entre nous l’a en soi, mais l’a simplement oubliée !!!  Dans certains rites au prologue de l’évangile selon St Jean où sont posés le compas et l’équerre il est dit : « Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu »

L’éveil spirituel Mac :. ou plus tôt le « réveil » de la lumière en chacun de nous FM  vise donc à se remettre dans l’état d’origine tel l’homme primordial, l’Adam avant la chute afin, comme il est dit dans l’invocation pendant la chaîne d’union, que puisse se faire « le retour de nos Âmes en Ta Lumière ».

SOURCE : http://anck131.over-blog.com/

diogene

L’Etoile selon HERGE 12 mars, 2020

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

L’Etoile selon HERGE

etoiles

D’un symbolisme aérien, l’étoile évoque la lumière dans la nuit. Symbole de reconnaissance et d’esprit, elle affirme la fin des conflits, l’espoir puissant du phare qui guide le navire dans la nuit.

Image du Messie, l’étoile affirme l’esprit renouvelé.

Appelées fenêtres du monde, les étoiles sont des points dans la nuit, points de lumière prouvant que l’obscurité n’est jamais totale.

On les imagine aussi comme lieu de repos des âmes, portant aussi le double
de toute personne vivant sur terre. Les mythes, les contes et les légendes sur les étoiles sont nombreux.

Astres de la nuit, compagnes nocturnes des premiers hommes, elles ont été assimilées à des déités et à la mythologie avec les constellations zodiacales.

Elles furent les seuls repères pour les premiers marins, l’étoile polaire, étoile fixe, désignant toujours le nord.

On parle aussi de l’étoile du berger, la planète VENUS en réalité, souvent la première à briller au crépuscule. On raconte qu’elle aurait guidé les gardiens de troupeaux à l’endroit de la naissance du Christ.

L’ETOILE POLAIRE est souvent l’étoile qui oriente, servant ainsi de repère dans la nuit. De ce fait elle sert d’axe. D’ailleurs pour nos ancêtres l’étoile polaire était pour eux un centre remarquable dans l’univers.

En effet du point de vue d’une personne sur terre regardant le firmament, les étoiles et l’univers entier semble tourner comme une roue autour de cette étoile fixe, elle est comme l’axe du monde.

Ce symbolisme est puissant car il représente un point inaccessible, moteur de l’univers, nous ramenant a l’image du grand architecte de l’univers avec une dimension qui est la hauteur ou verticalité.

Notre état primaire était horizontal, en 2 dimensions comme le symbole d’une croix plate, mais l’élévation spirituelle ne peut se représenter qu’en ajoutant une 3ème dimension symbolique: … La VERTICALE.

Cela me fais revenir aux outils de la loge; La perpendiculaire et le niveau, outils indispensables pour visualiser l’axe immuable qui ordonne toutes choses et permet de passer de la matérialité à l’Esprit représentée par la position du Compas et de l’Equerre au centre du Naos.

Ainsi le centre du monde est souvent figuré par une élévation : montagne, colline, arbre, clocher d’église pierre levée comme les menhirs, tel le DJED .

C’est au centre du monde que se rencontre le ciel et la terre qui, en langage symbolique l’on nomme« AXIS MUNDI », ou AXE DU MONDE.
L’étoile polaire va unir le centre du monde terrestre au centre du ciel.

Celui qui atteint le centre pourra s’élever vers les états supérieurs par le long de cet axe.
Observons maintenant l’intérieur de notre loge et levons la tête pour y découvrir une nouvelle fois des étoiles, c’est : La VOÛTE ETOILEE de couleur bleu et parsemé d’étoiles, absence théorique de plafond permettant le passage de l’axe du monde et nous invitant à comprendre que notre progrès ne s’arrête à la  seule connaissance de soi mais aussi permettre d’atteindre un état de perfection supérieur ou autrement dit de supra-conscience.

Il n’y a donc pas de nuit au dessus de nos têtes, mais des étoiles rendues visibles de midi à minuit par la lumière de la loge.

Notre temple est donc à ciel ouvert, serait-elle donc interminable notre construction ?  

Il est dis dans notre langage, « apporter sa pierre à l’édifice » donc pour aider à construire un temple inachevé ( l’Aduc Stat du RER ).

Inachevé parce que le travail initiatique est interminable, mais aussi, là où il n’y a pas de toit il n’ya pas de dogme, mais seulement la voûte céleste avec ses étoiles visibles en plein jour.

La loge travail donc à ciel ouvert, forme de liberté où l’ont ne sent pas écraser par le poids morts des mondes finis.

Cela nous permet de nous mettre en cadence et en harmonie avec les constellations de la voûte étoilée, comme pour nous rappeler que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.(extrait de la table d’Hermès Trismégiste ).

Ces 5 minutes de symbolisme m’ont conduit sur une symbolique cryptée qui est : L’étoile dans l’œuvre d’Hergé

Hergé créateur des ouvrages d’aventures connus de tous, « Tintin et Milou »!

On compte exactement 22 albums d’Hergé en couleurs,

22 comme les 22 Lames majeurs du tarot;

22 comme les 22 sentiers de l’Arbre Kabbalistique.
Je ne pouvais manquer de vous présenter, en faisant cette planche sur l’étoile, cette formidable analogie symbolique des œuvres d’Hergé et de la maçonnerie,
cet ensemble d’ouvrages formant à mon avis un parcours initiatique a travers les 22 lames du tarot.

Qui de nous, un jour de sa vie n’ai pas ouvert un des albums de Tintin ?

Jamais dans ma recherche je n’aurais pensé que derrière ces formidables aventures, se cachaient une seconde lecture nous menant vers ce code crypté de la Connaissance…..J’ai trouvé cela merveilleux !
D’autres grands auteurs ont travaillé de cette façon derrière ces aventures que nous lisions étant enfant (je prendrai ici un autre auteur pour exemple… « Jules Verne »;

Ces œuvres sont riches de clefs initiatiques d’une immense valeur nous permettant d’approcher la Gnose, la Connaissance et ses mystères.
N’oublions pas que la connaissance dans le langage des oiseaux, «c’est connaître en naissant. »

Mais revenons a Hergé et aux aventures de Tintin.

Dans celle-ci nous y rencontrons différents personnages, des sages, des fous, des pharaons qui nous amène en Egypte.
« Les cigares du pharaons », où nous trouvons aussi des symboles connus de nos loges et notamment  une bague de cigare très spéciale qui ressemble à s’y méprendre à la symbolique du Ying et du Yang ;
la lune, dans « Ont a marché sur la lune ou objectif lune »

le soleil dans « Le temple du Soleil »

et bien sur l’étoile, dans « l’Etoile mystérieuse » .

Ne voyez-vous cette analogie avec les symboles maçonniques ?
Nous y trouvons aussi des temples, « Le temple du soleil ».

Chaque personnage revêt différents habits dans ces aventures.
Le professeur Tournesol que allons découvrir vêtu de la robe que porte l’Hermite, 9ème lame du tarot.
Le capitaine Hadock se cachant dans les habits du Pape qui est aussi la 5ème  lame du tarot.
Mais je suis sur en cherchant bien nous pourrions rencontrer de multitudes similitudes, des liens secrets qui par exemple :

- unissent le Diable « 15ème lame du tarot » au Yéti et à Rakam le rouge,

- les fameux Dupont aux jumeaux (principe de dualité) que nous trouvons sur le haut de la 19ème lame Le Soleil,

- et bien sur tintin représentant le fou ou le mat (arcane de valeur 0), marchant sur le chemin qui le conduit a travers le trésor de l’amitié de la Fraternité, le regard tourné  vers le haut fixant … la mystérieuse Etoile…

Tout ce récit concernant Hergé me permet d’arriver à l’aventure qui nous concerne.  « L’Etoile Mystérieuse ».
Cet astre mystérieux, c’est la 8ème étoile de la grande ourse, cette constellation que les Celtes nommaient le « Chariot d’Arthur »…..
Mais pour Tintin une étoile de plus dans la grande ourse était un mystère.

Cette 8ème étoile nous le retrouvons dans tout son éclat dans la 17ème lame du tarot « L’Etoile ».

Cet astre, à 16 branches dans la lame du tarot se trouve autour de 7 petites sœurs. Observons bien cette lame chargée d’un symbolisme puissant.

Nous y trouvons, éclairée par l’Etoile, une jeune femme nue, qui, agenouillée au bord d’un étang y déverse de la main droite le contenu d’une cruche d’Or, d’où s’écoule de celle-ci une eau chaude se déversant dans ce plan d’eau, nous y voyons bien dans l’image de la lame les vapeurs qu’elle dégage.

Dans l’autre main, elle tient une seconde cruche celle-ci d’argent.

Rappelons que l’or est un lien avec l’activité, l’énergie, le solaire et que l’argent représente la réceptivité, la féminité, le lunaire.

Une nouvelle fois cette correspondance avec nos symboles……

Cet arrosage entretient la végétation, plus particulièrement représenté par un rameau d’Acacia symbole d’espoir en l’immortalité et une rose épanouie.
Dans la légende d’Hiram, cette plante fait découvrir le tombeau du maitre, détenteur de la tradition et de la parole perdue.
La rose de cette même lame est celle des chevaliers de l’esprit, fleur qui sera posée sur la croix dont l’Acacia fournit le bois.

Mais la Connaissance réservée aux initiés n’est pas encore sortie des ténèbres. Car cette lame représente la Croissance, croissance qu’il ne faut pas confondre avec construction, celle-ci avance par sauts et par bonds, tandis que la croissance est continue répandant sa sève transformatrice.

Le principe féminin représenté par la femme symbole de fécondité, principe maternel, entre la constellation de l’espérance représentée par l’étoile se trouvant au dessus d’elle et du fleuve, symbole de continuité, au dessous d’elle.

C’est pourquoi l’étoile est croissance Vénus étoile du matin correspond à la grande étoile de l’arcane XVII. Projetant des feux verts à travers ces huit rayons d’or, il se dégage une pureté, une clarté qui renforce la beauté de cette lame du tarot. Ce qui est intéressant a savoir, c’est que l’Etoile est la 1ère carte céleste dans le tarot précédant la LUNE XVIIIème arcane et le SOLEIL XIX arcane.
Nous trouvons, comme je l’ai souligné auparavant, une grande partie de notre symbolique.

Tintin commence ici a lever les yeux vers le ciel pour entamer son travail intérieur lié par une perpendiculaire au Cosmique et arriver jusqu’à la Connaissance. Car il est dit que celui qui est capable de voir le soleil à minuit et aussi apte à découvrir la réalité des grands mystères cachés au cœur des ténèbres.
Il y a un énorme travail à faire pour comprendre toute la valeur initiatique de ces fabuleuses aventures. Il n’y a pas d’autres explications plus nettes pour comprendre qu’il s’agit de notre propre cheminement en tant que Franc-maçon. Mais je n’ai fait qu’ébaucher ce travail avec l’étoile mystérieuse en correspondance avec la lame du tarot.

Je vais maintenant juste vous laisser entrevoir la nombrologie de la lame XVII, « l’Etoile ».

Le nombre XVII correspond au symbolisme de l’Etoile. Ce nombre brille intensivement parce qu’il est le plus cosmique. 17 = 1 + 7, l’unité qui représente l’émanation et sept la création,
1= le monde supérieur
7= le monde inférieur. Ainsi s’exprime la Kabbale.
Le XVII c’est aussi l’union du ciel et de la terre.

Ce nombre recouvre tous les chapitres des 4 évangiles ; Mathieu 28 – Marc 16 -
Luc 24 – et Jean 21, total 89 l’addition théosophique nous donnes donc

 8 + 9 =17, donc 17 = 1 + 7 = 8.

Huit symbolise la justice « lame VIII du tarot la Justice ».

Si nous plaçons ce nombre à l’horizontal OO nous obtenons le symbole de l’infini.
L’arcane XVII est le plus cosmique des arcanes clefs. A travers l’arcane 17, on élimine toutes nos passions, nos folies, nos défauts pour aller vers l’Etoile de … l’Espérance.

La route est éclairée par les étoiles qui nous guident pour accomplir notre mission.

L’arcane XVII est chargé de mystères, de toutes les histoires et traditions que les hommes ont véhiculées au sujet des étoiles.

Aujourd’hui encore, ne fait-on pas un vœu au passage d’une étoile filante ?

Elles apportent messages d’espoir, de paix, d’harmonie.

 

VM :. Que ceux qui ont des oreilles entendent, que leurs yeux voient et que leur Âme comprenne.

J’ai dit

 

SOURCE : http://anck131.over-blog.com/article-l-etoile-selon-herge-98621789.html?fbclid=IwAR3nPNdpnYltS2e_JA7kXarb6vACeUJXZwG0nylNQMV838SnSfPXPy3KH_w

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