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La lemniscate : symbolisme et signification spirituelle du signe infini 7 février, 2021

Posté par hiram3330 dans : Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

La lemniscate : symbolisme et signification spirituelle du signe infini.

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Quel est le sens caché du 8 couché ?

Comment l’interpréter ?

La parole, en tant que synonyme de langage, est la faculté d’exprimer et de communiquer la pensée. Elle consiste à utiliser des concepts pour formuler et transmettre des idées.

La parole évoque aussi :

La parole évoque donc un phénomène à la fois divin (le Verbe porteur de la Création) et humain (la raison en soi), ces deux formes d’intelligence ayant vocation à se rencontrer et s’unir.

Mais la parole humaine se trouve limitée et imparfaite : elle s’écarte souvent du Verbe divin ; elle est dans l’incapacité d’approcher la Lumière : on parle alors de parole perdue.

La parole perdue évoque aussi la langue adamique, et la chute d’Adam et Ève après qu’ils aient croqué du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Parole versus parole perdue.

La parole est le propre de l’homme. Elle est à la base de la pensée, du raisonnement ; elle permet d’entrer en relation avec soi-même (réflexion) et avec les autres (dialogue). Elle est la base du lien social, elle fonde les cultures et les civilisations.

Quelle que soit la langue utilisée, la parole consiste en le maniement de mots qui sont autant de concepts abstraits.

Remarque : Un concept (du latin cum capio : “saisir ensemble”) est une construction mentale faite pour résumer et généraliser les caractéristiques des objets. A chaque concept correspond un mot porteur de sens qui joue le rôle de symbole, d’outil pour penser. Exemple : une table, une pomme, la liberté, la force.

Les concepts et la parole permettent de mieux saisir les choses. La pensée construite est une tentative de décrire la réalité, par conséquent elle aide à approcher la vérité.

Mais la parole peut aussi constituer un obstacle à la réalité et à la vérité : par leur caractère abstrait, les concepts et les théories forment des associations mentales qui transforment la réalité, créant ainsi une autre vérité, parallèle et déconnectée du monde réel.

Le risque est de passer à côté à l’essentiel, de perdre le sens : c’est bien la signification de la “parole perdue”.

La parole perdue : définition, signification.

La parole perdue pointe ce qui est difficilement accessible, à savoir :

La “parole perdue” évoque donc une vérité cachée, qui doit faire l’objet d’une quête : c’est la recherche d’une clé de compréhension des causes et des grandes lois de l’univers.

L’adjectif “perdu” sous-entend que cette vérité a été possédée par le passé. Il s’agit alors de retourner à un état antérieur, à une authenticité primordiale qui a été oubliée, celle du jardin d’Eden.

De nombreux voiles et obstacles dissimulent la vérité. La plupart sont en nous-mêmes, et ça n’est que par la connaissance de soi qu’ils pourront être levés.

Il s’agit d’identifier ce qui trouble notre appréhension et notre compréhension directe des choses : nos intérêts, nos envies, nos déterminismes, notre psychologie, nos passions, nos préjugés… Nous pourrons ainsi abandonner notre vision égoïste pour accéder à une vision universelle des choses.

Car la réalité est à portée de main : elle est une évidence pour qui sait lâcher-prise et ouvrir les yeux.

La parole perdue peut enfin désigner la Lumière divine qui nous éclaire : cette Lumière fait le lien entre la volonté de Dieu et la manifestation, tout comme la parole fait le lien entre l’émetteur et le récepteur. Il s’agit tout simplement de “reconnaître” cette Lumière.

Comment retrouver la parole perdue ?

Retrouver la parole perdue, c’est déchirer les voiles qui nous empêchent de voir la réalité telle qu’elle est, et qui nous barrent le chemin de la vérité.

Pour retrouver la parole perdue, il faut renoncer à nos illusions et dépasser nos désirs égoïstes : bref, tout ce qui nous sépare de l’universel. C’est un chemin d’unité et d’Amour.

Sur le plan philosophique et spirituel, de nombreux chemins ou méthodes existent pour retrouver la parole perdue :

La parole perdue pour les chrétiens.

Nous avons déjà évoqué le logos de l’Évangile selon Saint-Jean.

D’autres passages du Nouveau Testament évoquent la “parole” : Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment. Épître aux Colossiens, 3, 16

Ce passage évoque l’importance de l’imprégnation : connaître la parole du Christ n’est pas suffisant ; il faut la vivre, la laisser nous coloniser. Il faut pour cela s’ouvrir, lâcher-prise, se laisser habiter par Jésus, son message et son exemple : c’est la clé de la compréhension de notre propre existence, qui donne accès au Royaume de Dieu.

Mais à plusieurs reprises, Jésus avertit :

Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Ou encore : Que celui qui peut comprendre comprenne.

La parole perdue en franc-maçonnerie.

Le rapport aux mots et à la parole est central dans la tradition maçonnique :

La quête de la parole perdue est un thème phare de la franc-maçonnerie : l’assassinat d’Hiram a entraîné la perte du mot sacré, remplacé par un “mot substitué”. C’est l’ignorance, le fanatisme et l’ambition qui ont causé ce drame. L’alliance avec Dieu est rompue. Le chantier du Temple est arrêté.

Lire aussi notre article : Le fruit défendu, une interprétation maçonnique.

Par ailleurs, au 4ème degré du REAA (grade de Maître Secret), la parole perdue est symbolisée par la clé d’ivoire posée sur le Volume de la Loi Sacrée : c’est la clé de la compréhension, celle qui promet de rétablir l’alliance avec Dieu.

Dans les degrés suivants, il est fait allusion au nom ineffable de Dieu. Connaître ce nom, c’est le prononcer en conscience dans la maison de Dieu, une fois que les trois mauvais compagnons seront neutralisés et que le Temple sera achevé.

Enfin, les franc-maçons sont de grands adeptes du symbolisme, au même titre que d’autres courants ésotériques. Les symboles forment un langage universel, et à ce titre ils peuvent permettre de retrouver la parole perdue, c’est-à-dire “l’éternelle pensée vivante dont ils sont l’expression énigmatique” (Oswald Wirth).

Dans le bouddhisme.

Dans le bouddhisme, la quête de la parole perdue s’effectue dans le silence de la méditation, qui consiste “à laisser tomber la boue au fond de l’eau”. C’est la recherche du calme mental et de la vision profonde, qui mène à comprendre et expérimenter émotionnellement et intellectuellement la réalité. Ce chemin mène au nirvana.

Mais, avant même d’atteindre le nirvana, le bouddhisme invite à la “Parole Juste”, une pratique qui fait partie du Noble Sentier Octuple :

Qu’appelle-t-on, ô moines, la parole juste ? C’est éviter de dire des mensonges, éviter de calomnier, éviter de parler de façon haineuse ou injurieuse, éviter les paroles frivoles ou le bavardage futile. Moines, éviter ces quatre façons négatives de parler est appelé la parole juste. Enseignement du Bouddha.

Dans le taoïsme.

La taoïsme est la philosophie du “tao” : le tao est le principe à l’origine de toute chose, la “mère du monde”, la “grande source”, l’ordre de l’univers ou encore la Voie.

Selon Lao Tseu, le tao est inexprimable, car éternel, infini et intangible. La parole est impuissante à définir le tao :

Le tao qui peut être exprimé n’est pas le Tao éternel.

Le nom qui peut être nommé n’est pas le Nom éternel.

L’indicible est éternellement réel.

Nommer est l’origine de toutes choses particulières.

Tao Te King, 1

Le tao est à la fois invisible et omniprésent. Comprendre le tao, c’est retrouver la parole perdue.

Merci ma Sœur Dominique pour ce partage …

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Circulation de la Lumière … 27 octobre, 2019

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Circulation de la Lumière

Publié le 26 septembre 2016 par Gérard Baudou-Platon

Circulation de la Lumière en Loge

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Toute maçonnerie trouve sa justification dans la construction d’un monde harmonique …. Un monde qui respecterait des lois que l’on qualifierait d’universelles … un monde où les idées et les actes seraient conformes aux règles posées selon des voies qui ne nous sont pas connus et qui, pourtant, orchestrent tout …

Toni Ceron[v] formulera d’une autre manière ce désarroi de tout être face à la justification de sa propre destinée  … « notre absolue impuissance devant la Gnose est la seule Porte qui peut nous ouvrir aux processus vitaux de la grande Pyramide, à la mortification, à la genèse du Grand Œuvre … Seul ce sacrifice, ce broyage intérieur conscient et responsable du moi septuple, du moi entier … l’intérieur et le supérieur … cette impuissance fondamentale … cette innocence des premiers jours est acceptée par la Lumière des lumières, la Gnose  … il s’agit, alors d’être élève d’un apprentissage qui confesse intérieurement son propre état, qui accepte, maintenant ce qu’il est sans duplicité !!!! … les 33 vertèbres de sa forme animale s’apaisent, alors, sans forcer … une nouvelle colonne va pouvoir s’ériger … le vieux serpent de feu, la vieille colonne de mercure se posent afin de laisser l’intelligence, la lumière du nouveau matin circuler dans ce vieux corps moribond » …

Homme connais-toi, toi-même !!!!

Notre Rituel nous invite à nous souvenir … de notre source  !!!!

«  ….. Il est une Force qui ne cesse de pénétrer tout ce qui vit, et par laquelle toute Lumière trouve l’aliment qui lui est propre. »

Les éléments de notre réflexion étant posés ….

distrilum-00Le frère ou la sœur dans l’état d’esprit décrit ci-dessus ayant choisi son véhicule d’accès à la connaissance … la franc-maçonnerie et notamment la nôtre …. s’avancera sur le parvis du temple … puis pénétrant dans celui-ci … son espace sera empli de symboles vivants lesquels animés selon leurs rôles et fonctions par une rituélie appropriée  amènera à sa conscience une substantifique information … cette information … il devra l’ingérer … en comprendre sa raison dans le cheminement de sa vie  … et surtout elle facilitera le déploiement de champs successifs de conscience  ….

Ainsi la rituélie l’enveloppera d’un égrégore approprié au voyage initiatique … il sera invité à se mettre dans un état méditatif le plus parfait ….

1 : Nous appellerons ce stade … celui du Plan de Conscience Primordiale
distrilum-01aNous sommes, alors, dans des plans non manifestés mais bien présent … structurellement actif … dans le subtil et dans un espace encore occulte (ce sera le plan Monadique des Orientaux)  … Ce stade est représenté par le Naos … Seule la lumière éternelle est présente au centre du triangle …

Jusqu’à maintenant ce plan était le domaine réservé des occultistes.

Voilà posé le problème de nos origines, de l’origine de toute chose, les principes et les ressorts de la création du monde manifesté et notamment de la vie …

«  ….. Il est une Force qui ne cesse de pénétrer tout ce qui vit, et par laquelle toute Lumière trouve l’aliment qui lui est propre. »

Voilà qu’apparait la lumière primordiale unique … blanche enfermant en elle les 7 couleurs
de l’arc en ciel et pourtant son existence rassemble toutes les forces pénétrantes et agissantes … et à partir d’elles … tout devient possible

Le 21ième Siècle sera spirituel ou ne sera point (André Malraux dixit) … indiquent, en cela, que rationalisme et métaphysique doivent se rencontrer. Des avancées considérables en matière de physique et notamment avec la formation de nouvelles sciences associées à la « Physique Quantique » la relation entre « Science et spiritualité » émergent curieusement et rendent évident ce lien. De quoi réconcilier Scientifiques et Hermétistes ? … rien n’est moins sûr, encore et pourtant les deux rives de la connaissance … se rejoignent en une « Terre » ou l’unité fait loi

Ervin Laszlo, Philosophe & Scientifique, dans son livre « Science et Champ Akashique » nous rappelle ceci :

« Bien que l’on ait encore beaucoup à découvrir sur le vide quantique, il est, déjà, clair qu’il s’agit d’un médium cosmique super-dense qui transporte la lumière et toutes les forces universelles de la nature. Les ondes de pression peuvent s’y propager et ainsi traverser l’univers d’un bout à l’autre. C’est du moins ce qu’avance le physicien mathématicien Hartmut Muller, selon qui la dimension observée de tout objet, des atomes aux galaxies, est déterminée par l’interaction des ondes de pression qui se propagent dans le vide …. Étant donné que l’univers est fini, une fois rendues au « point dimensionnel critique les ondes se superposent et créent des ondes statiques durables. Ces ondes déterminent les interactions physiques en établissant la valeur des forces gravitationnelles et électromagnétiques, ainsi que des forces nucléaires fortes ou faible. Par résonance, ces ondes amplifient certaines vibrations et en restreignent d’autres. Elles sont donc responsables de la distribution de la matière partout dans le cosmos. Tous les processus ont un rythme interne propre qui dépend de leur résonance avec les ondes statiques du vide. Muller conclut que le vide est un arrière-plan cosmique ultrafaible qui agit tel un « champ morphogénétique » …

Alors, de récentes découvertes viennent confirmer la présence d’ondes de pression dans le vide. Les astronomes de l’observatoire Chandra-X-Ray de la NASA ont décelé une telle onde engendrée par le « trou-noir » supermassif se trouvant dans la constellation de Persée à quelques 250 millions d’années-lumière de la Terre. Cette onde de pression provenant du vide se traduit musicalement par un Si bémol[i]. IL s’agit d’une vraie note qui se déplace dans le vide depuis 2,5 milliards d’années et que notre système auditif ne peut entendre vu que sa fréquence se situe 57 octaves sous le Do central d’un piano …

Un champ qui transporte la lumière (ou des ondes de photons) et des ondes de pression dense, et qui, par ailleurs, remplace l’énergie perdue par les atomes et les systèmes solaires n’est pas du tout une entité théorique et abstraite … »

Erwin Laszlo ajoute « Ainsi le vide quantique transporte lumière, énergie, pression et son. Se pourrait-il aussi qu’il soit doté d’une autre propriété lui permettant de mettre en corrélation des évènements distants et séparés ? Qu’il crée les corrélations assurant l’incroyable cohérence des quanta, de l’organisme, de la conscience et de l’univers tout entier ? »

Le doute que le mystérieux champ mettant en en jeux des corrélations de transcendance spatio-temporelle dans le cosmos et la conscience  soit un champ d’in-formation situé au cœur même du cosmos est confirmé : « le champ du point zéro » du vide quantique est non seulement un champ énergétique « super-dense » mais il est un champ d’’in-formation « super-riche » … il est la mémoire holographique de l’univers …

En une phrase simple: Il (le vide quantique) contient de l’Information (ou de l’in-formation) c’est-à-dire des règles et des données nécessaires à la formation de l’univers dans son unité et dans ses parties !!!!

Ainsi la lumière éternelle (Lumière centrale) est-elle posée opportunément sur le triangle du Naos. Elle seule représente la nature réelle et subtile de toute chose dans état existant avant apparition de toute manifestation

2 : Dès lors, notre rituelie annonce un deuxième plan qui va naître de la propagation de la lumière universelle  … Le maître de cérémonie va recueillir les éléments nécessaires à la poursuite de l’ouverture de canaux de communication avec les énergies fondatrices  … Cela se traduit par la distrilum-02figuration d’un lien lumineux entre la flamme éternelle et une des étoiles du flambeau du Vénérable …

Le Maitre des Cérémonies tel l’Hermès  apporte la lumière au Vénérable Maître … ainsi le plan primordial … permet une première manifestation  … celle de mettre en jeu les premières fonctions nécessaires à la production de toutes manifestations … (nous sommes là sur le plan de la manifestation dans le sous plan trinitaire des déclinaisons fonctionnelles du Naos)

  • Le Vénérable Maître allume, alors, une étoile et pas n’importe la quelle avec un boutefeu allumé à la flamme éternelle … celle qui a la position centrale de son candélabre car elle est bien la réplication, à ce stade de la flamme primordiale …  mais déjà transposée dans un espace qui va se manifester du fait de la mise en œuvre des 3 premiers attributs

(Triangle équilatéral dont la symbolique rappelle les trois plans devant être présents avant toutes choses et avec toutes choses :  le plan Atmique[ii] où Volonté, le plan Bouddhique[iii] ou Amour-Sagesse et enfin le plan Manasique[iv] ou Intelligence-Action )

…. Dès lors apparait le mouvement … nécessaire à tout acte opératif  (effet miroir entre les mondes)

  • Mise en lumière des 3 premiers attributs à la position centrale du candélabre du Vénérable Maître

distrilum-03A : le premier surveillant allume son flambeau à la position centrale du candélabre du Vénérable Maître … dans le silence (ce qui va être actif de façon opérationnelle se nourrit ou se met en résonance vibratoirement avec la lumière primordiale)  … puis rejoint sa place

B : le second surveillant allume son flambeau à la position centrale du candélabre du VM … dans le silence (ce qui se prépare en vue d’être actif de façon opérationnelle se nourrit ou se met en résonance vibratoirement avec la lumière primordiale))  … puis rejoint sa place

C : le Scribe allume son flambeau à la flamme centrale … dans le silence (l’ensemble y compris la mémoire et la conscience s’éveille et se met en résonance vibratoirement avec la lumière primordiale … le lien avec l’Akasha doit être constitué et opérationnel))  … puis rejoint sa place

Ainsi, la flamme centrale, vient adombrer la loge de ses principes moteurs et opère un transfert équationnel ….

(Sur le plan symbolique apparait les premiers éléments d’un Carré long (Occident, Septentrion, diagonale NE-SO)

distrilum-04aCela fait le Vénérable Maître allume les deux autres étoiles de son candélabre (le Vénérable Maître devient alors la clef de voute … de ce qui va se mettre en place

… à ce moment, et à ce moment là seulement apparait le premier triangle opératif dans le monde manifesté

Nous parlons ici du Triangle (72-36-72): Second Surveillant – VM – Premier distrilum-05surveillant …. (Lequel aura son « répondant » Orateur – Couvreur – Scribe (nous remarquerons que dans ce deuxième triangle seul le Scribe est porteur de lumière) …. Et cela est logique car la lumière adombre tous les espaces … Eclairé par elle, l’Orateur représente bien, maintenant, celui qui fait respecter la loi et les processus d’organisation et d’Harmonie. Le Couvreur est bien, aussi, celui qui est dépositaire du passé et de l’histoire de la loge dans sa dimension « la plus inspirée » tant il est vrai que bien que surgi du Passé … il régule le présent dans ses flux et participe de l’avenir par sa sagesse 

…. Le monde, que nous venons de décrire, n’est pas encore tout à fait maçonnique (car en effet ce que nous venons de dire n’est pas vu comme cela seulement en Maçonnerie … on le trouve dans bien des décodages extrême orientaux notamment) … Le Monde Maçonnique est en cours de gestation (il sera, en effet, maçonnique seulement lorsque les joyaux de la loge seront en place.)

3 : Ce mouvement qui commence à se manifester dans la création, sur le plan opératif, ne peut être mis en œuvre que si l’esprit domine la volonté d’action distrilum-06et celle-ci doit être éclairée/illuminée par les trois piliers du temple (ou Petites lumières) … c’est le 3ième plan nécessaire afin que tout acte soit juste, harmonique et conforme à la loi de Maat

Notre temple et ceux qui s’y rassemblent seront sous l’influence de la « Sagesse », de la « Force » et de la « Beauté »

Le Vénérable Maître en Chaire descend de l’Orient. L’expert vient se placer à l’orient pour en garder fermement l’entrée …

Le Vénérable Maitre en Chaire allume son boutefeu à la lumière éternelle puis se dirige vers la colonne « Sagesse » l’autre

  • Sagesse,

Le VÉNÉRABLE MAITRE

« Mes sœurs et mes frères, les fondations de notre Temple sont posées, ce Lieu est saint, et notre œuvre séculaire peut reprendre son cours ….

….. Selon l’antique prophétie d’Hermès, voici que l’Égypte est devenue veuve et d’hommes et de Dieux. Mais nous, Vrais & Anciens Maçons de la Terre d’Égypte, nous conservons précieusement et maintenons le dépôt de la terre de Memphis.

C’est pourquoi, Seigneur de vérité, que tous les hommes connaissent sous tant de nom divers, …

  • Toi qui es pour nous l’Architecte Suprême de tous les Mondes …..
  • Toi qui as dit « J’ai créé toutes les formes avec ma Parole, alors qu’il n’y avait encore ni Ciel ni Terre »

… reçois en cet instant nos hommages. Éclaire nos travaux et dissipe les Ténèbres qui voilent Ta Vérité, afin que se révèlent à nous les Plans Parfaits de Ta Sagesse Éternelle gouvernant tous les Mondes »

Le PREMIER SURVEILLANT

« Toi qui a dit: « Je suis la source des existences et de tous les Êtres, je suis hier & je connais demain ……  » Salut à toi !! »

Le SECOND SURVEILLANT

« Toi qui a dit « Je suis l’Éternité, le Monde, le Temps, le Devenir, j’ai pour essence le Bien, le Beau, le Bon, le Véridique ….  » salut à Toi !!!! »

  • Force,

Le VÉNÉRABLE MAITRE

« Salut à Toi, Seigneur de l’Éternité, dont les Noms sont multiples et les formes mystérieuses ! Soutiens ce Temple par Ta FORCE, connue des seuls enfants de la Lumière » …..

Le PREMIER SURVEILLANT

.. « OSIRIS à la robe de Lumière, couleur du Principe éternellement pur, nous célébrons Ton Harmonie suprême, à laquelle nous espérons participer dans l’AMENTI. »

  • Beauté,

Le VÉNÉRABLE MAITRE

« ISIS qui sait rassembler la Parole Sacrée, la maintenir en son ordre et la communiquer aux Initiés, Toi qui les habitues à persister dans les Saintes Pratiques, dont la fin est d’obtenir la Connaissance de l’Être Premier et Souverain, accessible à la seule intelligence, les enfants de l’Art Royal saluent ici Ta BEAUTÉ Ineffable » …

Le SECOND SURVEILLANT

« ISIS, Divine Mère, au Voile teint des Couleurs innombrables du Monde, nous communions tous en la compréhension du Mystère que Tu as révélé aux Hommes » …

Lors de l’allumage des chacune des colonnes le Maître des Cérémonie devance le Vénérable Maître, se met à l’ordre de sa fonction et  frappe de façon énergique le sol avec son bâton lorsque l’étoile est allumée.

Cette frappe énergique ancre opérativement les forces de production du monde manifesté ….  sur le plan symbolique apparaissent les éléments suivants d’un Carré long (Sud-midi, Occident, diagonale NW-SE) … l’ensemble formant un réceptacle de la lumière d’Orient….

Pour mémoire, La Colonne corinthienne (H=10D) est celle de la Sagesse, la Colonne dorique (H=8D) est celle de la Force et la Colonne ionique (H=9D) est celle de la Beauté. La somme des trois nombres donne vingt-sept : Nombre de l’Univers.

 Il sera aisé de constater que les deux diagonales des deux « carrés long » se coupent très exactement à la position du Naos …. Exactement comme les diagonales du Carré long formées par la pose des phylactères lors de la sacralisation d’un temple qui permettent la pose de la Pierre Cubique à pointe !!!

4 : la sacralisation de tout action se confirmera par la cérémonie des parfums par le Vénérable Maître.

distrilum-07Celui-ci se place entre les colonnes « Force » et « Beauté » … avance vers le Naos. Il est dos à l’Occident  puis …..

(met l’encens dans le brûle parfum) « Que ce parfum de suave odeur apaise nos âmes, (met l’encens dans le brûle parfum) atténue nos passions, (met l’encens dans le brûle parfum) et qu’il nous rende fraternel les uns pour les autres en élevant nos esprits et nos cœurs. »

Le brule parfum est placé à la pointe Occidentale du Naos … il repend sa subtile essence issue du monde divin modestement déjà décrit … il en imprègne tout espace de toute vie avant que ne se précise l’espace-temps opératif choisi par nos frères et sœurs pour œuvrer dans la matière

5 : La franc-maçonnerie est un sous-ensemble de l’humanité au service de cette harmonie universelle … elle vient jouer son rôle selon des règles et des principes distrilum-08qui lui sont propres au travers des outils de la manifestation que nous avons tous acceptés …. Et que nous nommons « Les trois grandes lumières » de la maçonnerie c’est-à-dire Equerre, Compas et la règle … lesquelles sont enlacés selon une symbolique particulière attaché au grade travaillé et propre à notre Rite …. Ces lumières ne sont pas d’ordre physique mais elles pointent sur une référence absolue en matière de pratique opérative !! (D’où leur empreint à la franc-maçonnerie de métier)

Nous noterons, que c’est à partir de ce moment qu’une loge devient clairement maçonnique et investie d’une mission pour le moins humaniste et, pour le mieux, dispensatrice de connaissance  … avec la totalité de ses « moyens » visibles ou invisibles …

Au moment où tous les joyaux de la loge sont enlacés le Delta Lumineux (36°108°36°) delta3610836as’éclaire …. 108° correspondront aux 108 rayons qui adombrent nos trois mondes à partir du plan Divin …  Dans nos Rites nous trouverons au centre « l’œil d’Horus » … 108 un clin d’œil sans doute aux 108 grains du « malla » dont la maitrise totale signifie « Eveil »

Dans d’autres le Nom ineffable « Iod He Vav He » … dans d’autre, encore, « un Point » …   Les travaux sont, alors, sous les meilleurs auspices

6 : Pour être complet dans le champ maçonnique … un autre élément important doit figurer :

naosextraitTout ce qui a été dit est peut-être d’un intellectualisme contestable mais souvenons-nous, nous sommes à ce stade des constructeurs !!!! … il nous manque les plans de l’architecture que nous construisons grâce au « formatage » que nous avons reçu en héritage par la structure linguistique de note ADN et les états de conscience transmis ….   Ces plans qui doivent guider les apprentis, Compagnons et Maître … doivent être mis dans une crypte … sous le pavé mosaïque …. Car ils ne peuventkeops-plan-001 pas être lu par le monde profane mais aussi par les frères et sœurs qui n’auraient pas, eux, fait l’effort de les découvrir, tel des spéléologues de la conscience intérieure …

Dans notre Rite : Nous ferons figurer un dessin d’architecte représentant une pyramide ….  Symbole s’il en est du lien fort et puissance entre Science et ésotérisme

Seule sera mise et à ce stade, en apparence la patente de Loge

Clôture des travaux 

… la fermeture des travaux se fera par le processus inverse ….

La loge ayant opéré son travail … le frère ou la sœur œuvrera dans le monde profane selon les connaissances nouvelles acquises … ainsi, transforme t’il le monde selon son état de conscience …

Dernière remarque

S’agissant des étoiles du temple nous retrouverons l’ennéade qui caractérise le temple symbolique …. Car nous avons réalisé l’équation 1 + 9 … le Un étant symbole de l’origine de tout monde manifesté (lumière éternelle) …  et le nombre 9  (3 pour le VM, 3 Scribe, Second Surv, Premier Surv, 3 Sagesse, Force, Beauté) … ainsi l’ennéade procède bien de l’Unité

Ennéade … qui comme le savent les frères et sœurs maçons du monde entier guide nos pas tout le long de nos échelles maçonniques …

Gérard Baudou-Platon

 

 

[i] L’on retrouvera sur ce thème de la musique des sphères de nombreux auteurs en particulier :

Aristote & Aristoxène qui établiront une première correspondance entre les planètes et des notes de musique

(Lune : « Ré », Mercure : « Do », Vénus : « Si bémol », Soleil : « La », Mars : « Sol », Jupiter : « Fa », Saturne : « Mi »)

  • Dans la famille des Pythagoriciens … Philolaos de Crotone, Platon, Ptolémée … auront leurs correspondances
  • De même au moyen âge avec les Néo-Platonicien (Plotin, Boèce …) & Copernic
  • Ensuite Kepler
  • Enfin, les temps modernes avec les Radiosources

[ii] Considération sur le plan Atmique … à rapprocher du Sanscrit « Âtma » … selon le dictionnaire de la Sagesse Orientale (Robert Laffont) … l’ÂtmaBoddha, littéralement « Connaissance de Soi » … le court mais important traité de l’Advaïta-Védenta, attribué à Shankara et régulièrement cité dans la littérature de cette philosophie, les 68 Sloka (vers) de l’œuvre traitent des principaux sujets important de l’indouïsme : Âtman, Brahman, l’effacement de da Brahman derrière les formes du monde sensible, ainsi que les méthodes qui mèment à la connaissance de Soi et à la délivrance

Âtman : Terme désignant, selon la conception hindouiste, le soi véritable et immortel de l’homme, ce que l’Occident appelle « l’âme » … spectateur impartial du « Jîva » .. il se situe, au-delà, du corps et de la pensée … conscience absolue …. Le Bouddhisme nie en revanche l’existence d’Atman …

JÎva :   « Vivre » … être vivant incarné … Le Soi incarné s’identifie à un corps, une pensée  … devenu égo, il se crée l’illusion d’une individualité et d’une causalité et s’enchaine ainsi au cycle de la naissance et de la mort …

 

[iii] Plan Bouddhique … à rapprocher de : le Bouddha considère que la vie est éphémère (Anitya), impersonnelle (Anâtman, Skandha) et donc douloureuse (Duhkha). La prise de conscience de ces Trois caractéristiques de l’existence (Trilakshana) marque le début du cheminement Bouddhique. La souffrance est le résultat du désir (Trishna) dont la disparition entraine la délivrance du Samsarâ …. Le Bouddhisme explique cet enchainement des êtres aux cycles des renaissances par la chaîne de production conditionnée (Pratîtya_Samutpada) …. La fin de ce cycle correspond à la réalisation du Nirvâna. Le Chemin pour y parvenir conformément aux quatre nobles vérités est le sentier Octuple qui enseigne la moralité (Shîla), la méditation (Samadhi, Dhyana), la sagesse et la connaissance (Prajnâ) ….

 

[iv] Plan Manasique …. Vient de Manas terme sanscrit ….

Pour les Hindous = Capacité de réflexion partie de l’Antahkarana, l’organe interne. Grace à Manas, nous recevons les impressions du monde extérieur qui dont soumise à la buddhi … manas nous incite au doute, nous aide à prendre des décisions et à changer nos désirs en actes …

Buddhi : composante de l’Antahkarana permettant de classifier les impressions sensibles grâce à sa capacité de discrimination …. Instrument inanimé qui, avec l’aide de l’intelligence et la connaissance de l’Âtman, développe toutes les facultés de l’homme jusqu’à l’intuition

Pour le bouddhisme : Esprit, intelligence. Manas désigne au sens le plus large l’ensemble des facultés et des activités intellectuelles, le fonctionnement intellectuel de la conscience.

Dernière des 6 bases (L’œil, l’Oreille, le Nez, la Langue, le Corps et l’Esprit), Manas en est là 6ième base et constitue le fondement de toutes activités psychiques  …. En tant que facultés de pensée, manas est considérée comme un sens supplémentaire adapté aux objets rationnels comme l’œil l’est aux objets visuels

Manas constitue le 7ième des 8 variétés de conscience

[v] Toni Ceron … Sphinx – Grande Pyramide – Alchimie Intérieure – Éditions du Col du Feu  –

Circulation de la Lumière ... dans Chaine d'union

A propos Gérard Baudou-Platon

Gérard Baudou-Platon Président du Souverain Sanctuaire Khorshed de l’Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm. Mes Formations philosophiques: Mathématiques, Physiques, Sciences de la vie, Bouddhisme, Taoïsme, Gnosticisme et Rose-Croix … Président du Centre d’étude sur les Civilisations Anciennes et Traditionnelles Sur le plan Profane: Ancien fonctionnaire de l’Administration des Postes, Télécommunications et de l’Espace (Administration Centrale) Ancien Chef de Service au GIE Caisse des Dépôts et Consignations et de la Caisse d’épargne de l’écureuil Ex Président de l’Association l’Albatros (Service aux personnes handicapées) Mes axes de compétences: Les Systèmes d’Information, l’Organisation des Entreprises , le Télétravail

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Un paysage Maçonnique, Un ordre, Un rêve, un appel ? Chez les « Egyptiens » Français 17 octobre, 2019

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Un paysage Maçonnique, Un ordre, Un rêve, un appel ?

Publié le 13 juin 2018

Rites … Obédiences … Ordres …

Chez les « Egyptiens »  Français

Avant-propos : Un dicton populaire nous dit « il n’y a pas qu’un âne qui s’appelle Martin !!! » ainsi les noms qui sont « burinés sur cette planche à tracer de pierre » ne désignent que des personnes ayant pu exister (ou pas) ou ayant rejoint d’autre Orient comme il est évoqué dans nos cénacle (ou pas) … si d’aventure certains noms pouvaient poser problème(s), ceux-ci auront été transformés, transposés voire cryptés de telle façon que « toute ressemblance avec une personne réelle ne serait que le fruit du hasard ». Sont évidemment conservés corrects les noms qui par leurs fonctions sont tracés dans des actes consultables par tous moyens habituels (ex Président d’association ou déclaration sur des sites d’information Web.  Cela dit, je peux poursuivre ma méditation. L’important ce sont les événements et les contextes !!!!

Sans faire œuvre d’historien précisons simplement qu’en France un nouveau paysage maçonnique se construisit dans la période 1998-2000. En ce temps-là  trois structures Un paysage Maçonnique, Un ordre, Un rêve, un appel ?   Chez les « Egyptiens »  Français dans Chaine d'union rites-300x301-299x300obédientielles : pour l’une, elle émergeait tout simplement et pour les autres, elles ré-émergeaient à la suite d’une crise dure et profonde. Pour la première, il s’agissait de la GLMMM (la Grande Loge Mixte de Memphis-Misraïm) ; pour les autres évoquons la GLMFMM (la Grande Loge Masculine Française de Memphis Misraïm) et la partie Féminine (Les fameuses Robes Jaunes). Ces dernières étaient alors sous la coupe d’une gérance internationale  (OIRAPMM : Ordre International du Rite Ancien & Primitif de Memphis Misraïm) dont le Grand Maître Mondial (et Grand Hiérophante) était le Frère Chekna Sylla. Il venait de succéder à Gérard Kloppel (lequel succédait, lui-même, à l’Illustre et Sublime frère Robert Ambelain. Une quatrième puissance maçonnique était déjà installée : la Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm (le GLFMM, les Robes Blanches) dont la gouvernance était sous la responsabilité de notre Sœur Julienne Bleyer.

Avant de poursuivre : un petit « flash-bak » : Tout observateur attentif de notre espace Maçonnique sera convaincu que les « Rites Égyptiens » ne viennent pas de nulle part … et, pour n’écrire que sur les nôtres, rendons hommage à nos fondateurs officiels « mondiaux » d’abord (Grands Maîtres Généraux et parfois Grand Hiérophante) et « Français », ensuite, (Grands Maitres de France) qui étaient tous, rappelons-le, Ad-Vitam.

Année Grands Maîtres Mondiaux Grands Maîtres de France
1838 Jean Etienne Marconis de Nègre (F)  
1869 Marquis de Beauregard (Egypt)  
1874 Salvatore A.Zola (Egypt)  
1881 Joseph Garibaldi (I)  
1900 Ferdinand Delli Odi (I)  
1902 John Yarker (UK)  
1908   Gérard Encausse dit Papus
1919   Jean Bricaud
1934   Constant Chevillon
1936 Guerino Trolio (Argentine)  
1944   Charles-Henri Dupont
1946 Georges Bogé de la Grèze (F)  
1960   Robert Ambelain
1965 Robert Ambelain (F)  
1985 Gérard Kloppel (F) Gérard Kloppel
1998 Georges Claude Vieilledent (F)(Contestation)  
1998 Chekna Sylla (CI)  
1998   Michel Kieffer
1998   Guy Renaudin

Donc, en 1998, comme toujours cet Ordre (l’OIRAPMM) garantissait la cohérence et la coordination des travaux maçonniques via un Souverain Sanctuaire International dans lequel étaient rassemblés tous les Grands Maîtres Nationaux … le TSF Guy Renaudin était, comme il est précisé dans le Tableau, en ce Temps-là le Grand Maître de France, ad-Vitam.

Les fondements de notre Rite impliquaient :

  • Des fonctions … à vie.
  • Une Grande Hiérophanie (c’est-à-dire un « humain plénipotentiaire » (mieux que Thot qui lui n’était que trois fois grand !!! … un peu d’humour ne nuit point pour qui reste modeste et humble)
  • Une échelle du premier degré au 95ième degré avec un GM (Grand Maitre Chargé des loges Bleues), un SLGC (Souverain Lieutenant Grand Commandeur) pour les degrés de 04 à 33 et un SGC (Souverain Grand Commandeur) pour les autres degrés
  • Un refus, au nom de la tradition, de la mixité … un refus qui venait d’être levé lors d’un fameux Convent exceptionnel … celui de l’an 2000. On ne peut se battre, manifestement longtemps, contre l’évolution des consciences et surtout contre un « apartheid » incompréhensible au crépuscule du 20ième siècle …  et à l’aube d’un siècle dont il est dit que celui-ci sera spirituel ou ne sera point !!! 

Lors de la formation de la « Mixité » au sein de notre Rite, à partir du questionnement des fonctions ad-vitam, mais, aussi, de l’acceptation d’une fonction suprême : « La grande Hiérophanie », apparurent les puissances maçonniques suivantes :

  • La Grande Loge Masculine Française de Memphis Misraïm (Masculine … Créée en 1960 par Robert Ambelain qui fut, quelques jours, sous l’administration provisoire de Gérard Tavol (en 1998) avant d’être sous la gouvernance du frère Guy Renaudin, GM de France Ad-Vitam,
  • La Grande Loge Mixte de Memphis Misraïm, dont le premier grand Maître fut Pierre Topilif
  • La Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm (Création en 1987 et devenue indépendante en 1990 sous Julienne Bleyer)
  • La Grande Loge Symbolique de France (Création par Georges Claude Vieilledent en 1998 à la suite d’un différend conséquent avec Gérard Kloppel d’où une scission rapidement diligentée … )
  • La Grande Loge Traditionnelle des Rites Egyptiens. La GLTRE fut créée par Claude Liew & Gérard Baudou-Platon en 2001 sous patente de Guy Renaudin (Claude Liew fut désigné selon un processus « symarchique » le premier Grand Maître).

Le Frère Guy Renaudin mit fin à la patente qu’il avait accordée au Frère Claude Liew le 07/03/2004 et poursuivit la construction de sa voie maçonnique avec Gérard Baudou-Platon au sein non plus d’une grande loge mais d’un Ordre « l’OIAPMM » où Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm (officiellement conçu en 2003 pour compléter l’institution Maçonnique prévue au service d’une échelle à 01 à 97°) …

La mise en activité de l’OIAPMM fut, donc, la conséquence directe des disfonctionnements patents au sein de la Grande Loge Française de Memphis Misraïm et de la recomposition du paysage maçonnique Egyptien à l’Orée du 21ième Siècle.

Au sein de l’Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm, il y eut :

  • D’abord une voie unique (Celle de Robert Ambelain),
  • Puis trois voies ont été expérimentées : Voie Théurgique avec le Frère Guy Renaudin, Voie Alchimique avec le Frère Claude Andréotto, Voie Orientale avec le Frère Gérard Baudou-Platon)
  • Puis est venue une voie complémentaire : la voie Celtique grâce à une patente donnée par une Druidesse au nom d’un héritage Celte et de son parcours personnel, de ses pratiques et études.
  • Aujourd’hui, après 16 ans d’expérimentation, Il peut être étudié quatre voies :

A : la voie dite de Robert Ambelain travaillant au Rite en 95 degrés (avec des degrés transmis obligatoirement par voie de transmission rituelique : 1,2,3,4,9,13-14,18,28,30,33 … 90,95 … (Sous la Houlette de notre Frère Guy Duval).

B : la voie dite Orientale mis en cohérence par Gérard Baudou-Platon travaillant toujours selon de Rite en 95 degrés et transmet 33 « étapes de l’échelle » sous forme rituellique (les autres sont « communiqués »)  au lieu de 14 degrés (le 66ième étant un degré à part).   Quant aux Arcana et l’Arcana-Arcanorum, cette voie effectue un réel travail sur le 87,88,89 et 90ième degré. Cette voie intègre la voie Celtique.

C : La voie Misraïmite Ancienne basée sur les prescriptions du Très Sublime Frère Robert Ambelain. Cf. « La Franc-Maçonnerie Oubliée » (Edit Robert Laffont)  et « la Franc-Maçonnerie d’Autrefois » (Edit Robert Laffont) … à confirmer

D : L’universalité du chemin impliquait un  « éventail initiatique ». Ainsi l’OIAPMM a « adopté » un Rit historique : Le Rite Primitif d’Écosse.

Ajoutons ici, qu’il serait opportun que renaisse, le Rite de Memphis (perdu corps et biens, enfin presque), sachant que l’essence du Régime Écossais Rectifié nous est offert par le Grand Prieuré Souverain de France et que l’essence du Rit Écossais Ancien et Accepté nous est rendu sensible par notre promiscuité avec des Frères et de Sœurs travaillant au sein de puissance maçonnique ad-hoc …

Appel est fait à nos frères et sœurs du Rite de Memphis s’ils jugent pertinent le fait de se rassembler au sein d’une entité dont la seule ambition serait de capitaliser nos savoirs et de tonifier notre connaissance

Quelles sont les règles de base associées à notre Rite et à nos Voies (dans le cadre de l’OIAPMM).

Nos Voies que nous qualifions « d’Éveil » sont assises sur Six concepts :

1 : L’existence de Trois degrés (et pas un de plus) … Apprenti – Compagnon & Maître avec les particularités suivantes :

  • Le degré d’apprenti dont la fonction est la « re-connaissance » de soi et l’observation du monde selon « le mythe de la caverne » de Platon …
  • Le degré de Compagnon dont l’utilité est d’acquérir les outils nécessaire à tout maçon désireux d’être un chercheur authentique, mu par son unique conscience … Ce point met en valeur la nature de notre ordre qui n’est pas rattaché à un égrégore collectif mais qui est rattaché à une source : celle que distille notre Rite. Cela exige l’acquisition d’un minimum de maitrise. La première « boite à outils : les « 7 Arts Royaux » et des philosophes « déclencheurs » d’intérêts … Tels Lycurgue, Pythagore, Socrate, Platon, Thalès, … et autres « lanceurs d’Alertes » spirituelles s’entend …
  • Les Maîtres, nouvellement exaltés, comprendront que notre Rite implique, après le voyage intérieur de l’Apprenti, puis les voyages « découvertes » des mondes du compagnon, un autre voyage beaucoup plus long à travers l’histoire symbolique, philosophique, métaphysique et ésotérique de toutes les IA-1-300x225 dans Contributioncivilisations que notre planète ait portée car les peuples passés ont construit peu à peu ce que nous sommes . Cela fait, ayant pénétré cette conscience universelle la voie de la Haute Maitrise permettra, au Maître, ainsi, réalisé, aguerri et informé de cheminer vers l’ultime initiation … être exhaustif … et « épuiser » sa vie afin que nous la rendions en ayant extirpé la substantifique moelle voilà le statut du Maître !!! … tant que cela n’est pas accompli nul repos ne les tente.

2 : La conviction que notre Rite et nos voies étaient, aujourd’hui, les plus à même de relier « Science et Spiritualité ».

3 : L’échelle de notre Rite resterait « une échelle en 95 degrés » en respect avec les transmissions que nous avons reçues. Cette échelle bien que nous ayant été transmise par le TSF Robert Ambelain (sur le plan historique) a été beaucoup enrichie grâce à des apports en provenance des USA, du Canada, de la Belgique et en moindre importance d’Allemagne. Le parcours des Maîtres s’organisant autour d’une progression logique pour servir la notion d’éveil dont nous avons parlé plus haut. Il sera pour nous aisé de faire savoir que ces 95° suppose un grand investissement personnel afin de pénétrer notre véritable nature et comprendre notre réelle destinée.

En résumé … Ancienne Égypte, Tradition primordiale, Judaïsme, Rayonnement Christique, Celtisme, Mithraïsme, retour aux apports des rites anciens, Védisme, Hindouisme, Bouddhisme, Shivaïsme, Soufisme … seront le lot des études poursuivies par le Maître l’obligeant à la souplesse de vue et à se sentir à l’aise dans un état de « conscience augmenté » et propre à concevoir une véritable  universalité.

4 : la Franc-Maçonnerie, avec sa teinture « voie orientale » devient une école opérative formant des  hommes et des femmes dont le métier est de construire en soi et hors de soi harmonie et futur pour le bien de l’humanité toute entière. Cette école opérative qui n’exclut en aucun cas les croyances individuelles qui peuvent émerger de la méditation Maçonnique  et qui permet même à chacun de vivre des voies « extra-maçonniques » qui répondent plus profondément à son aspiration (Martinisme, Église Gnostique, Réaux-Croix, Élus Coens, Rose+Croix d’Orient, Ordre Kabbalistique, … que sais-je encore).

5 : l’OIAPMM est une Organisation sans structure administrative hiérarchique puisque chaque atelier est  « libre », « indépendant » et « souverain » selon les modes d’organisation ayant cours au 18ième Siècle. Siècle des lumières dit-on avec justesse. Chaque atelier a, dès lors, l’obligation d’être en règle avec les lois du pays dans lequel il travaille. Cependant, pour asseoir leur autorité initiatique et pour garantir la qualité de leur transmission chaque atelier souscrit une Charte qui le lie au Souverain Sanctuaire Khorshed. Ce Souverain Sanctuaire a pour mission de rassembler les dépôts initiatiques nécessaires à la vie et à l’enrichissement du rite qui lui sert de voie initiatique.

6 : Le respect que l’on doit à tout être libre dans son cœur et dans son âme, chevalier dans sa fonction et dans l’humilité de son statut au regard d’un cosmos source de toute vie nous oblige :

  • à refuser toute labellisation sachant que la recherche de la vérité n’admet aucune entrave[i],
  • à refuser le statut de la Grande Hiérophanie[ii],
  • à marginaliser au maximum les contraintes profanes afin de parcourir son chemin spirituel avec le plus grand bénéfice personnel et pour autrui

Restons en-là sur les fondements de notre Rite

Nous devons maintenant aborder le mode de fonctionnement des ateliers de l’OIAPMM (Triangle – Loge juste – loge juste et parfaite – Collège – Chapitre – Sénat – aréopage – et autres consistoires – Cité Mystique – Souverain Sanctuaire …) …

La voie Égyptienne tout comme les philosophies orientales et Africaines nous enseignent que :

  • le Temps n’existe point … car il est sacré … et qu’entre deux parenthèses seul l’esprit circule !!
  • ce que nous faisons, ici et maintenant, doit rassembler toute notre attention, nos forces de méditation, d’inspiration et … notre authenticité …
  • et c’est pour cela qu’elle nous suggèrent que la recherche de la Vérité est notre seule et unique ambition, aucune irruption étrangère ni injonction du monde profane ne pouvant être tolérée. Le lieu de nos travaux étant, assurément, secret mais, aussi, sacré.
  • Nos assemblés rythmés par l’ouverture et la fermeture de nos travaux puis la présentation des « morceaux d’architecture » doivent s’inscrire dans ces deux parenthèses entre lesquelles tout espace-temps devient inconditionnel

Pour la voie dite « orientale » il sera ajouté un autre précepte :

Ne pensons point obtenir notre réalisation personnelle ni notre « réintégration dans notre statut d’origine » comme nous le suggère certains de nos rituels si nous refusions de faire comme les moines taoïstes le chemin tortueux de l’esprit de vie … re-connaitre d’où l’on vient, prendre conscience du « lieu » où nous sommes et se libérer pour accomplir sa destinée … et, chemin faisant, pratiquer la compassion et l’aide … voilà le devoir des Maçons Francs du 21ième siècle …     

Qu’écrire de plus sur le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm – Voie d’Eveil (Voie Orientale,  Voie Robert Ambelain et voie Misraïmite Ancienne)

Le « souverain Sanctuaire Khorshed[iii] » a rassemblé et réexaminé l’ensemble des dépôts initiatiques afin de rendre les rituels conformes aux principes que je viens de d’exposer. OIAPMM-SSKhorshed-Blanc-300x300 dans Recherches & ReflexionsNous devons juste nous convaincre de l’idée suivante :

« Une tradition (héritage culturel voire cultuel) qui ne s’actualise pas est une tradition qui meurt » … « Une tradition qui s’actualise nourrit et fortifie le passé – le Présent – et l’avenir, garantissant ainsi le respect de nos anciens (Maîtres passés :: « ancêtres ») et notre capacité à enfanter l’avenir par une belle transmission murie par le soleil de l’amour fraternel »

Malgré ce qui en est parfois dit, nos Rituels « ne sont pas longs » … ils agissent le temps nécessaires pour que notre être oppressé par des tensions profanes prenne le temps de retrouver une véritable écoute et le lien qui n’aurait jamais dû être coupé entre l’homme et son être profond …

Notre Ordre et le paysage Maçonnique actuel

Tout pourra être dit … Tout … et même son contraire sur ce sujet !!!! … Mais pour paraphraser une stance de nos rituels je dirais que « nous maçons d’Egypte nous ne prendrons jamais des vessies pour des lanternes » et que si nous dressons notre âme pour voguer dans des espaces plus subtils nous savons être rationnels et nous savons juger par nous-mêmes … Nul ne peut se présenter et déclarer être notre recteur de conscience.

Nous savons aussi que nous sommes tous des Chevaliers (Samouraïs) ou des chevaliers en devenir car nous sommes des Francs-maçons constructeurs d’harmonies exécrant l’irrespect, l’exclusion, et toutes les attitudes sectaires d’où qu’elles viennent !!!

Dès lors nous avons à imposer un comportement qui honore la Franc-maçonnerie avec toutes ses magnifiques valeurs … (Droit à la conscience individuelle, liberté d’expression, droit de l’homme et plus généralement droit du vivant, protection de l’environnement, …)

A : Le paysage Maçonnique

Voici en 2018 une première classification des sensibilités Égyptiennes selon leur adhésion à la « Grande Hiérophanie » et à la nomination Ad-Vitam des  représentants du Rite.

  • Les puissances maçonniques acceptant la gouvernance selon les principes de la Grande Hiérophanie :
  • L’OIRAPMM (Ordre International du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm) :: GMG Willy Reamaker et Bernard Teuqnirt …
  • L’ORUMM (Ordre des Rites Unis de Memphis Misraïm) qui comprend, aussi, les Rites Confédérés :: Joseph Castelli … en son sein nous trouvons : La Grande Loge Egyptienne de France (ex Gérard Harel) :: La Grande Loge Orientale Régulière de France (Richard Ytram) :: …
  • Le GOSRE (Le Grand Ordre Souverain des Rites Egyptiens) dont le Grand Hiérophante est Michel Goudard de Soulages. En son sein résident : la Grande Loge Symbolique Burgonde (François Clouzet) :: la Grande Loge Internationale régulière de Memphis Misraïm :: l’Ordre maçonnique Oriental de Memphis Misraïm (jean Pascal Tollip)
  • Les puissances maçonniques intégrant des modes de gouvernance proches du monde électoral :
  • Le GOE le Grand Ordre Égyptien du GODF (Philippe Foussier)
  • La GLMFMM puis FedMM :: Fédération de Memphis Misraïm … Bernard Champigneux
  • La Grande loge Féminine de Memphis Misraïm :: Éléonore Lecoq
  • La Grande Loge Mixte de Memphis Misraïm :: Olivier Sartoux
  • La Grande Loge Traditionnelle de Memphis Misraïm Battini Jean Simon
  • L’Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm:: Patrick Theron
  • La Grande Loge Symbolique de France (& Grande Loge Traditionnelle Internationale) :: Jacques Lavilette.
  • La Grand Loge Unis de Memphis Misraïm :: François Evreux
  • La Grande Loge Mixte de France :: Édouard Habrant …
  • Et dans des parties de « sensibilité Egyptienne » inclus dans des Obédiences Multi-Rites (GLISRU : Grande Loge Indépendante et Souverain des Rites Unis, GLMN : Grande Loge Mixte Nationale, GLMF : Grande Loge Mixte de France, …)

Combien sommes-nous de frères ou de Sœurs Egyptiens en France ? Disons 4200 sur 182.400 FM[iv] (répartis en 7200 loges) environ  … la France représente 5,99% de la FM Mondiale (soit 3.051.000 FM) … pour une fois les Francs-maçons Français éternels nombrilistes pourront faire acte d’humilité !!!

Le nombre d’Egyptiens (4200 :: nombre statistique selon déclarations spontanées) en France est réparti en au moins 45 Ordres ou Obédiences … Nous nous rappellerons juste que :

  • La Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm en comptait il y encore peu de temps 1300 … (les sœurs ont récemment vécu des scissions du fait des exigences de reconnaissance du Grand Orient de France)
  • La Grande Loge mixte de Memphis Misraïm en comptait, il y a peu environ 300
  • La Grande Loge Française de Memphis Misraïm (aujourd’hui Fédération de Memphis Misraïm) en comptait, quant à elle entre 250 …
  • Le Grand Ordre Egyptien du GODF (Date Naissance : 19/09/2001) … 400 …
  • La Grande Loge Mixte de France … un peu moins de 200 ? …
  • Aujourd’hui le groupe ci-dessus ne représente plus que 2450 Frères et Sœurs !!! Il sera dès lors aisé de constater, alors, que 1750 autres frères et sœurs Egyptiens se sont répartis en 40 Obédiences !!! ….  Je n’ai pas compté la dernière naissance … il y a m’a-t-on dit, un an : l’Ordre Maçonnique Egyptien Mixte International (OMEMI, un nouveau système issu de « l’Océan Indien »  ….  Donc 41 !!!

Cela nous laisse rêveur. La consistance numérique de chacune d’entre-elle, sachant que certaines ont plus particulièrement résistée et « jaugent » à plus de 150 membres !!! (Nous faisons partie de celles-là) … reste bien légère, c’est-à-dire « poids plume » …

Avant d’aller plus avant nous pouvons nous convaincre de ceci, car nous sommes bien en France et il existe dans notre pays des principes de liberté inaliénables : Les hommes et les femmes peuvent se rassembler sans avoir de « tuteur » au travers de structures de type associative (Association de la loi de 1901 et de 1905)  de ce fait :

  • Il n’existe, donc aucune obligation pour des Maçons libres dans une loge libre d’adhérer à une fédération ou une confédération …
  • Les liens entre associations relèvent de la volonté pleine et entière des signataires et des puissances qui les formalisent. Il n’appartient dès lors à aucune autres autorités de les contester sur la base de principes qui dérogeraient à la liberté de conscience, à la liberté d’expression, au droit de s’unir pour des raisons qui les concernent.

Dans le cas contraire : la recherche de « tutorat » ou tout simplement la volonté de construire entre plusieurs associations (loges) des liens de dépendance ou de contrôle hiérarchique peuvent amener certaines d’entre-elles à rechercher une adhésion à une Fédération ou une confédération … ce que nous maçons appelons  « Grande Loge » ou « Confédération Maçonnique ».  Modèle de gouvernance largement inspiré des propositions du « Pasteur Anderson ».

Ce mode de gestion est devenu quasiment la règle depuis le 20ième Siècle … L’idée étant bien acquise par la « Grande Loge Unie d’Angleterre » (GLUA) (laquelle inventa, alors, l’abaque de la « régularité »  puis pour ne pas être « en reste » par rapport à nos frères anglo-saxons, cette idée fut reprise par le Grand Orient de France (lequel nous inventa la « reconnaissance »).  Sans polémique, aucune, nous dirons, alors, que chacun peut inventer ce qu’il veut mais il sera important pour nous maçon de savoir, de connaitre puis d’accepter (ou de ne point accepter) les affres qui sont les conséquences naturelles de toutes sectarisations et/ou de tout asservissement !!!!.

Il existe pourtant une formule « le Traité d’Amitié » efficace et chargée de sens,  dont la valeur reste inestimable puisqu’elle relie, normalement, des puissances maçonniques désireuses de partager et de travailler ensemble. Mais là encore quel gâchis !!!

En voyageant sur le Web et en nous arrêtant sur le site des diverses Grandes Loges ou Ordres l’on peut constater la publication d’une ou plusieurs pages listant les traités d’amitié et de reconnaissance. Il suffira de suivre trois Grandes Loges sur leur site Internet : GL3M, GLMN, FedMM où chacune d’entre-elle a entre 10 et 22 liens d’amitié. Est-il possible pour un frère et une sœur de faire vivre : une famille, un métier, une loge, une grande loge avec, si ce frère ou cette sœur, pratique les cénacles de perfection, un atelier spécifique, sa fédération associée et enfin ses propres recherches !!!! C’est assurément le grand écart et de douloureuses lombalgies éprouvantes … quand peut-on alors parler ésotérisme ? …  Comment peut-on penser au moindre échange initiatique de fond dans ces conditions ? !!!! Ces seuls liens résident, souvent et assurément, dans des participations protocolaires lors de tenues spécifiques que les maçons désignent par le terme de « Convent ».

Pour faire bon poids et être complet : même en en notre siècle, il semble qu’au titre de la « tradition » une grande partie de l’humanité est exclue (sur le plan du principe !!!) … sans pour cela ne soulever aucune indignation.

Prenons pour critère le « sexe » une grande majorité sera masculine, … prenons celui du substrat ésotérique la presque totalité sera … judéo-chrétienne !!!

Lorsque les loges et ateliers ont choisi de s’affilier à une Grande loge. L’on doit savoir cela :

Une puissance Maçonnique dite « régulière » ou « reconnue » dans la plupart  des cas (98%) est formée de deux parties :

  • Un ensemble de loges dites « Symboliques » ou « Allégoriques » qui sont sous le contrôle administratif d’une « Grande Loge » (C’est sur celle-ci que repose le qualificatif de « régulière » si elle répond aux « Landmark » de la GLUA ou de « reconnue » si elle répond aux exigences (à géométrie variable … nous en avons pour preuve la reconnaissance discutée, actuellement, avec la GL-AMF !!! ), par le GODF
  • Un deuxième ensemble les « Ateliers Supérieurs » ou de « Perfection » qui pratiquent leur Rite sous l’autorité d’un « Suprême Conseil », d’un « collège des Rites » ou autres désignations … ce deuxième ensemble ne souffre généralement pas de « reconnaissance » ni de « régularité » … dans le cas contraire il s’agirait là d’une forfaiture. Tout le monde sait que les échelles des hauts-grades sont d’une extrême variété et personne sur le plan historique ne peut déterminer ce qui serait opportun de designer comme « juste et parfait »

Voilà donc, quelques définitions posées.

Nous pouvons … continuer … en nous focalisant sur le groupe de maçons que constituent « les Egyptiens » (Terme générique, évidemment) … Précisons tout de même ce que cela signifie :

  • Au 19ième Siècle disons qu’il existait le Rite de Misraïm (dit Rite Egyptien), le Rite de Memphis (dit Oriental … Attention pas le nôtre) et le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm
  • Au 20ième Siècle nous y trouvons le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm et l’Antique Primitif Rite Oriental de Memphis Misraïm
  • Au 21ième siècle nous retrouvons le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm (dans lequel s’ajoute notre Voie Orientale – Voie d’Eveil), le Rite de Misraïm, l’Antique Primitif Rite Oriental de Memphis Misraïm mais aussi, un réémergence du Rite de Misraïm, et enfin, le Rite du Grand Ordre Egyptien (Cf. Note de fin)

Selon ces critères, nous somme 4200 Frères et Sœurs « egyptianisants »  (cf. supra). Ils se répartissent en deux catégories selon la notion de « reconnaissance du GODF » (la « Régularité » est à exclure de fait, naturellment ):

  • Les structures « reconnues » par le GODF[v],

Je reprends, ici, que celles qui pratiquent les « Rites Égyptiens » : Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm, La Grande Loge Française de Memphis Misraïm (qui est devenue aujourd’hui la Fédération Memphis Misraïm … Traité signé le 29/11/2017 à Paris), Grande Loge Mixte de Memphis Misraïm (Traité signé le 29/05/2004), Grande Loge Mixte de France, la Grande Loge Symbolique des Rites Unis …

  • Les structures « non reconnues » par le GODF 

Dans Celles qui sont reconnues comme puissances maçonniques selon les principes de la convention de Strasbourg de 1961 et qui sont « Amies » d’une puissance maçonnique reconnue (par le GODF):

     A : OIAPMM[vi] (Ordre Initiatique Ancien & Primitif de Memphis Misraïm), la Grande Loge Symbolique de France,  Grande Loge Française de Misraïm (Celle d’André Jacques, manifestement), …

B : La Grande Loge Unis de Memphis Misraïm,

C : La Grande Loge Symbolique de France,

Ici, notre attention doit être requise : « les Amis de mes Amis pourraient à priori être mes Amis ». Assertion que l’on retrouve souvent dans le monde profane, qui relève du bon sens et qui fonctionne souvent sauf cas particuliers !!!.

De façon coutumière & objective, cet aphorisme est faux au sein de la franc-Maçonnerie Française dite « reconnue » c’est dire au sein des obédiences qui ont jugé utile se mettre sous la coupe d’un « Grand Ordre » … même si celui-ci s’auto-désigne comme « Égyptien » :

là: « Les amis de mes amis sont inexistants, non advenus ».

  • Enfin Les autres… au sein des quelles l’on trouve:

Les structures dites « sauvages » …  dont certaines appartiennent au Portail des loges libres et indépendantes. Disons le franchement: il y a des loges dites sauvages qui transmettent un enseignement de première importance et … il y a des loges dites reconnues qui pourraient les envier !!!

Remarques importantes: Toutes les loges inscrites au portail ne sont pas « sauvages » !!!. J’en pour preuve que 70% d’entre-elle font partie de structures parfaitement organisées :

> La Fédération des loges libres et Souveraines (FLLS),

> L’Alliance Maçonnique Universelle (ALMA),

> Mais aussi, d’un certain point de vue, L’OIAPMM (Eh oui nous faisons partie du portail … puisque tous nos ateliers sont libres et indépendants sur le plan administratif mais par contre ils sont reliés exclusivement par une Charte Initiatique. C’est notre particularité absolue. Cette particularité nous exclut statutairement de toute « reconnaissance » du GODF puisque la « reconnaissance » est attribuée dans le seul but d’évaluer les modes de gouvernances (« fourches caudines » administrative) et d’imposer, sur le plan initiatique, l’abandon du Rite d’origine par l’adoption d’un Rite reconconstruit en 2000 sur la base de l’Echelle de Yarker en 33 degrés  (Cf. Marcos // Biasi)

  • Les structures rattachées à la grande Hiérophanie donc irrémédiablement non reconnues

> OIRAPMM (Ordre International du Rite Ancien et Primitif de Memphis (dont le dernier Grand Hiérophante présumé … le 12ième … est Willy Reamaker) ;

> ORUMM (Ordre des Rites Unis de Memphis Misraïm) sous la gouvernance du Grand Hiérophante, présumé … le 12ième aussi : Joseph Castelli grand timonier de ce que l’on appelle « les Rites Confédérés » … espace dans lequel un grand nombre de sensibilités spirituelles sont rassemblées.

> GOSRE (Grand Ordre Souverain des Rites Egyptiens) dont le premier Grand Hiérophante se dit être (encore un) en fait le 12ième Grand hiérophante : Michel Goudard de Soulages !!!  …

  • Rajoutons aujourd’hui un phénomène nouveau : le réveil des courants qui avaient été mis sous le boisseau par le TSF Robert Ambelain … ce sont des sensibilités ésotériques allemandes et Italiennes (Naples, Venise, ..). réapparaissent, aussi, des filiations Jean Prévost, Jean Bernadac, Gian Carlo Seri, … Tous ces mouvements maçonniques n’ont pas été quantifié mais ne nous trompons point, ils sont loin d’être négligeables … et surtout nous ne savons pas encore sur quelles bases philosophiques ils sont réellement posés (Discrétion ? Secret ? )…  La position des autorités Italiennes laisse penser que la France pourrait, bien, être une Terre d’accueil. Situation intéressante quand l’on sait que la Franc-maçonnerie française (« reconnue » et la plus nombreuse) est incapable d’hospitalité sur son propre territoire.

(Je n’ai pas pu chiffrer ces deux dernières catégories … je compléterai mon analyse ultérieurement)

B : Paysage Maçonnique et Rites Egyptiens

  • Le Rite de Misraïm (Dit Egyptien),

C’est avec le Rite de Memphis Misraïm, les deux systèmes hermétiques importants. Dans le Rite de Misraïm se développèrent et se multiplièrent des degrés (hauts grades), il faut bien le dire de façon un peu anarchique. Il fut raillé par son nombre important de degrés. Railleries facile lorsque l’on est ignorant des contenus et de la valeur opérative de ses modes de fonctionnement. Le terme de   « Misraïm » se retrouve pour la première fois lors de la présentation des secondes Constitutions d’Anderson du Frère de la Tierce en 1742. « Misraïm »  désigne « l’Egypte » en Hébreux. A ce moment pourtant rien à voir avec l’inspiration de l’ancienne Egypte. La base initiatique est parfaitement Hébraïque. Une connotation Egyptienne apparait en 1767. En effet les frères de la Stricte Observance Templière et les maçons Ecossais en lien avec Fréderic de Prusse évoquent l’idée d’inclure dans le parcours initiatiques des frères un enchainement authentique sur le sentier de l’initiation : cela concerne, évidemment, l’ancienne Egypte. Le Rite Krata Repoa sera un support-soutien manifestement peu compris pour promouvoir un nouvel hermétisme. Rites païen et Rite Chrétien semblent faire bon ménage à tel point que les Frères des Rites Rectifiés s’en accommodent. Des Sources Inspiratrices

A : 1759 Les amis de Delphes « Rites des Philadelphes » travaillés dans une loge Narbonnaise (Théurgie). La fondation du rite est attribuée au Vicomte de Chefdebien d’Aigrefeuille

B : 1750-1760 des principes et des pratiques Rose+Croix ….

C : 1773, fondation à Lyon du Rite des Philalèthes dont les influences de Willermoz et de Cagliostro sont patentes. Jean solis expliquera que « Le système s’articule en trois séries : Symbolique à Ecossais, Chevaleresque avec une Rose+Croix et un Chevalier du Temple, sur trame alchimique, théosophique et Théurgique à connotation sacerdotale proche des Elus Cohen ».

D : Cagliostro et bien sûr le Rite de l’Etoile Flamboyante du Baron de Tschoudy.

Deux personnages se feront concurrence : Cagliostro et le Comte de St Martin !!! Cagliostro est un Mystique, Théurge, Thérapeute et alchimiste des voies internes et externes (escroc pour d’autres !!!) … il récolte des degrés particuliers à Malte (Fonseca) et à Naples. Il se forme au mysticisme chevaleresque de Willermoz. Toutes ces aptitudes le mènent à la création en 1784 du Rite Primitif qui porte son nom. Il en devient son patriarche !!! Là réside, peut-être, la source de l’Arcana Arcanorum …

L’ensemble fut recueilli par le patriarche Gad Bédarride dans des conditions … étranges … Marc-Badarrides-01-248x300mais c’est à ce moment que furent construits les 90 degrés du Rite de Misraïm …

L’histoire nous dit que les hauts degrés furent perdus et seuls les 77 premiers degrés restèrent entre les mains des fils Bédarrides. … les degrés manquant furent réinventés par eux, naturellement dénaturés … Où sont les véritables hauts degrés ? … personne ne peut, objectivement s’en prévaloir.

  • Le Rite de Memphis (Qui est dénommé à tort  « Oriental »),

Selon la tradition de notre voie maçonnique il est écrit : « La plupart des membres de la mission d’Egypte qui accompagnèrent Bonaparte était Maçons de très anciens Rites Marconis-De-Negre-01initiatiques : Philalethes, Frères Africains, Rite Hermétique, Philadelphes, Rite Primitif, sans omettre des frères issus du Grand Orient de France. C’est la découverte, au Caire d’une survivance gnostico-hermétique qui va, alors conduire ces frères à renoncer à la filiation reçue, jadis, par la Grande Loge Unie d’Angleterre. Ainsi sous la direction de Samuel Honis et de Marconis de Nègre, nait à Montauban en 1815, un nouveau courant maçonnique ne devant rien à l’Angleterre : le Rite de Memphis. Si ce Rite rassemble rapidement les Jacobins nostalgiques de la République avec les Carbonari, c’est bien au sein de Memphis que se regroupe les demi-solde de l’ex-grande armée et les bonapartistes demeurés fidèles à l’Aigle.

Les personnages emblématiques :

1 : Gabriel Mathieu Marconis (33° du REAA et les plus hauts degrés du Rite Primitif … et les hauts lieux kabbalistiques en Europe)

2 : Jacques Etienne Marconis de Nègre, son fils, Hauts degrés du Rite de Misraïm, Hermétisme Ecossais et Krata Repoa Germaniques et ésotérisme Egyptien grâce à l’épisode de l’épopée Napoléonienne.

En 1816 les deux Rites Misraïm et Memphis ont le même grand Maitre général … prémices d’une prompte réunion ?  … mais après quelques vissicitudes le Rite reprendra ses travaux le 23/03/1838. Le 30/04/1838 verra la constitution de la Grande Loge d’Osiris et les statuts du Rite déposés le 11 Janvier 1939.

Le Rite sera reconnu par le GODF en 1862 …

L’on notera que selon certains « témoins » Bonaparte aurait été initié Franc-Maçon dans Bonaparte-Arcole-02la loge « ISIS » au Caire. Le Vénérable Maître en aurait été « le Général Kleber ». Salvatore Avventore Zola écrit : qu’exactement en Aout 1798, Napoléon reçut les transmissions des antiques sages de l’Egypte. Cette initiation aurait été faite dans la pyramide Chéops. Ainsi naquit, sans doute le premier foyer « Memphis » en Egypte. En 1815, le 30 Avril à Montauban fut fondée la première loge en France sous la désignation « des Disciples de Memphis » par Sanuel Honis, Gabriel Mateo Marconis de Nègre, la Baron Dumas, le Marquis De Laroque et Hyppolite Labrunie.

  • L’Antique Primitif Rite Oriental de Memphis Misraïm,

Ce rite est essentiellement pratiqué en Italie au sein du GSA (Grand Sanctuaire Grand-Sanctuaire-Adriatique-03-300x281Adriatique) il est masculin mais admet des « loges d’adoption » féminines (pour lesquels la présence d’un « homme », patriarche de surcroît est requis !!! son fondement : La Grande Hiérophanie et l’accès à l’Arcana Arcanorum. Ce dernier est, selon cette puissance maçonnique, défini par Jean Pierre Judicelli de Cressac Bachelerie dans son livre « de la Rose Rouge à la Rose d’Or » (Cet enseignement concerne la Théurgie, c’est-à-dire une mise en relation avec des Eons-Guides qui doivent prendre le relais afin de faire comprendre un processus mais, aussi, une voie Alchimique très fermée qui est un « nei-tan » (voie Interne)). Cette version de rite égyptien est naturellement très intriquée avec les autres essences « Memphis Misraïm » mais s’inspire, aussi, de sources très anciennes (Venise). La maitrise est basée sur le thème du « Mythe Osirien » et les autres degrés détermineront l’aptitude de chacun à progresser sur un plan opérationnel et non intellectuel. L’astrologie et la Kabbale seront nécessaires pour l’accès aux arcanas (le retour à l’Unité). Leur grande Hiérophanie souscrit à une transmission de noblesse spirituelle. Dans ce cadre leur  « in Memoriam » souligne l’autorité des : marc Bédarride, Marconis de Nègre, Marco Edigio Allegri, Ottavio Ulderico Zasio, Gastone Ventura, Sébastiano Caracciolo …

  • Le rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm (Historique),

Le Rite ancien (REAA) et Primitif (Narbonne : hermétique et opératoire) de Memphis Misraïm résulte de la fusion effectuée, en 1881, entre le Rite de Memphis et celui de Misraïm sous la gouvernance de Giuseppe Garibaldi, Franc-maçon, général de l’Armée Italienne qui fit l’Unité Italienne. « Italia fara da se »  …

Ce rapprochement sera, évidemment, violemment rejeté par le Grand Orient d’Egypte (fondation 1856)

Rapidement brossé les deux premiers degrés ont une connotation égyptienne, le 3ième fait référence au Mythe de Salomon, puis du 4ième au 33ième le rite suit celui du Re2a dans les « stations » mais pas totalement dans les messages initiatiques, du 34ième au 68ième il développe la philosophie maçonnique et restitue les Mythes Anciens et enfin les suivants qui seront d’essence Théurgiques et Alchimiques.

Le 66ième degré consacre « une Eglise Intérieure » en relation avec le Gnosticisme assis sur une gnose de type Judéo-païenne  (Ordres Mineurs, Ordres Majeurs, Prêtrise, Episcopat) sensé s’inspiré du « Temps du Christianisme Primitif » … Ce degré donne assurément à ce Rite une « Régularité Sacerdotale »

Concernant les fameux « arcanas », couronnés de « l’Arcana Arcanorum », l’Arcane des arcanes ils donnent titre de Sublime Maître du Grand Œuvre. Il signifie, à priori, pour le titulaire sa réintégration dans l’Unité et sa capacité à avoir construit son « corps de Gloire ».

C’est pour ce faire que ces arcanas décernent « les secrets oraux de Naples » au « cherchant » et sans doute pour l’occasion « au souffrant » !!!

Les Adeptes « Egyptiens » progressent ainsi selon un cheminement individuel guidé par un déambulatoire le plus complet possible sur le plan initiatique. 4 caractéristiques peuvent, aujourd’hui, être recensées :

  • Les Rites judéo-chrétien de Robert Ambelain
  • Les Rites Orientaux … Il y en a quelques-uns … mais à ma connaissance seul l’OIAPMM est en lien avec des « pratiques » d’inspiration extrême orientale …

A : l’OMOMM (Ordre Maçonnique Oriental de Memphis-Misraïm). Leur filiation est celle de Bricaud – Constant Chevillon – Ambelain & Bricaud – Constant Chevillon – Chambellan.

B : ROM (Rite Oriental de Misraïm) : Cette puissance Maçonnique puise dans les Antiques Traditions du bassin méditerranéen … Pythagoriciens, Auteurs Hermétiques Alexandrins, Néoplatoniciens, Sabéen de Harrân, Ismaéliens … en 1792 des sources de Misraïm de l’Ile de Zante …

C : l’OMORAPMM (Ordre Maçonnique Oriental du Rite Ancien & Primitif de Memphis Misraïm en France … Voici une nouvelle résurgence de lignées Italiennes … ce que l’on peut dire c’est que cet Ordre reçut patente le 09/02/1988 des mains de Giancarlo Seri

D : Au sein de l’OIAPMM:

Cette puissance Maçonnique fait bien partie de la famille que nous décrivons mais il nous faut souligner leurs spécificités. Il n’y a que 3 degrés (Cela répond au critère de tous les systèmes maçonniques) : Apprenti, Compagnon et Maître.   Le degré de Compagnon est réservé à l’apprentissage des 7 Arts Royaux (et libéraux) ainsi qu’au contact avec certains philosophes emblématiques au regard de l’évolution des sociétés et civilisations. Le degré de Maitre est transmis selon la référence au mythe Osirien (pour la voie Orientale), la voie Robert Ambelain conserve la référence du Mythe d’Hiram..

Les autres « degrés » sont en fait des « Stations initiatiques » que les Maîtres rencontrent lors de leur cheminement dans le Rite. Et pour certaines d’entre-elles, il est réveillé (en complément des degrés classiques) de nombreuses sensibilités Egyptiennes, extrême-Orientales tel que le Chevalier de Mercy (Siddhârta Gautama), … , Patriarche des Védas Sacrés, …  

  • Les Rites Anciens,

Cf Supra (Rite Ecossais Ancien et Accepté, Régime Ecossais Primitif, Stricte Observance, Gnosticisme, Celtisme, Rose+Croix, … ) … au sein desquels, à ma connaissance, des Ordres font références: l’OMRA (Ordre Maçonnique des Rites Anciens), des Grands Prieurés (GPDG, GPIDF, GPERRO, GPSDF, GPITDG, …).

  • La grande Hiérophanie

C’est un système de gouvernance qui implique qu’un Grand Maitre Général ou un Grand Maitre National est nommé Ad-Vitam et qu’il possède l’autorité absolu pour désigner son successeur … à priori la statut minimum, pour un Grand Maître Général (Mondial, donc), est de posséder la connaissance au plus degré d’au moins trois voies Initiatiques. En général un Rite Egyptien, un Episcopat Gnostique, une voie Martiniste ou un Ordre Rose+Croix ou Kabbalistique …

Au sein de cette spécificité l’on trouvera le GSA, l’OIRAPMM, le GOSRE, l’ORUMM, ….

L’OIAPMM, comme le GOE, la FedMM, la GLMMM, …, ne sont donc pas concernés

  • Le Grand Ordre Egyptien[vii] (GOE) … il fut fondé la même année que notre voie initiatique !!!

Il est une juridiction de « hauts-grades » maçonniques travaillant au « Rite Ancien et Sceau-revu-BDMIPrimitif de Memphis-Misraïm » pratiqué selon une échelle en 33 degrés établie par Jacques-Etienne Marconis de nègre[viii], fondateur du Rite de Memphis, lorsqu’il entra dès 1862 au Grand Orient de France avec son rite. Celle-ci fut analysée et travaillée avec  l’aide de son Premier Grand Maître Adjoint, Ludovic Marcos, sans oublier la haute inspiration du frère Jean-Louis Biasi …

Le plan ésotérique prévu par le GOE institue un parcours conçu comme suit : « Les rituels et les travaux plongent le cherchant véritable dans l’Egypte alexandrine creuset des cultures, philosophies et religions de l’Egypte Ancienne, de la Grèce Antique, de la Mésopotamie et de l’Asie Mineure. Les Travaux de l’Académie Platon ou des Médicis sont aussi réactivés. Cette quête conduit nombre de participants vers la fameuse inscription qui ornait le temple d’Apollon à Delphes « connais-toi, toi-même, et tu connaitras l’Univers et les Dieux ». Pour cela, le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm en 33 degrés n’emprunte rien aux autres rites. Contrairement à l’échelle en 95 degrés du même rite, celle en 33 degrés n’utilise pas les grades du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Les rituels n’ont aucun lien avec la légende d’Hiram ou toute autre connotation judéo-chrétienne puisque ses fondamentaux sont préchrétiens ».

En 2018 … nous sommes contraints de constater une règle absolue imposée par le GODF … « toute puissance maçonnique qui souhaite être « reconnue » doit mettre en œuvre à court terme les rituelies prévue par le GOE[ix] ».

Ceci signe la disparition d’une grande partie du Rite Ancien & Primitif de Memphis Misraïm historique (Celui issu de Robert Ambelain, Gérard Kloppel … et si l’on sait compter : 2200 « reconnus » … implique 2000 « non reconnus » …

C : enfin : Organisation de l’OIAPMM (Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm)  pour y voir plus Clair

  • Il appartient au portail des loges libres et indépendantes (130) qui regroupe :

La Fédération des loges Libres et souveraines (FLLS) … Multi-Rites, L’alliance Maçonnique Universelle (ALMA) … Multi-Rites, Nous-mêmes (OIAPMM) … Mono-Rite, et enfin une quarantaine de loges résolument indépendantes. Lesquelles pour l’essentiel ne sont pas égyptiennes.

Dans ce portail une loge de recherche de première importance éditrice « d’une parole circule » la Respectable Loge Sud-Rosa à Genève, montre la qualité du travail accompli.

  • Nous respectons les lois de nos pays de rattachement et chaque loge ou atelier a signé la charte des loges libres et indépendantes du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm. Charte qui est sous le contrôle du  « Souverain Sanctuaire Khorshed ».
  •  Dans le cadre de sa partie initiatique notre système est conçu comme un « Ordre » et non comme une Obédience.  Son Assise est définie par trois degrés : « Apprentis », « Compagnons » et « Maîtres ».

> Apprentis ou la prise de conscience de Soi …

> Compagnons ou l’Apprentissage des 7 Arts Royaux, l’approche de la philosophie et la maîtrise de « ses sens ».

> Maîtres … le compagnonnage dans les sources philosophiques, Métaphysiques, Mythologiques et ésotériques (terme générique, évidemment) … avec en fin de parcours les travaux très individuels sur ce que l’on désigne sous le terme « Arcana Arcanorum». Ce parcours s’effectue sans notion de hiérarchie en 27 Stations réelles abordées par la « voie de l’initiation » …

  • Nous respectons les termes et l’esprit de la « Convention de Strasbourg du 22/01/clipsas011961 ». Nous somme en liens avec des structures qui elles-mêmes sont garantes de cet esprit :

> L’ex GLFrMM (Grande Loge Française de Memphis Misraïm) devenue Fed MM (Fédération Memphis Misraïm) (sur le plan National),

> La GLNC (Grande Loge Nationale du Canada (sur le plan International),

Nous avons, également, voulu rendre hommage à l’immense travail fourni par notre TSF Robert Ambelain en y ajoutant, dans nos relations, des courants qui ont constitué  les soubassements de notre Rite. Ainsi nous comptons parmi nos traités d’amitiés :

> L’Ordre Illustre de la Strict Observance Templière,

> L’Union Maçonnique Européenne,

> L’Ordre des Rites Anciens

  • Pour cette raison, nous avons choisi d’être clair dans notre mode de gouvernance :

> Une Charte qualité qui règle les modes de transmissions selon notre échelle à 3 degrés (AA ::CC ::MM) et 27 Stations (pour les Maîtres) de Transmission Rituellique et 3 de directions plus des dossiers d’instruction complémentaire. (Là il s’agit bien de degré transmis rituelliquement dans une Échelle en 95-96-97 degrés)

> Une « grammaire maçonnique » basée sur une rituelie non abrégée pour permettre l’examen en profondeur des suggestions proposées par le Rite

> Un mode de travail qui respecte la sensibilité de chacun … faisant, ainsi, de la loge un lieu sacré où partages et confrontations trouvent un espace serein d’expression (Non-jugement et respect des formes d’expression – être Franc-maçon c’est savoir écouter et accepter la diversité des « savoir-être ».

> Un système de recrutement appuyé sur les us et coutumes de toutes les maçonneries traditionnelles (Enquêtes, Passages sous le bandeau pour notre Rite et Publications)

> Des Loges et Ateliers construits, sacralisés et protégés des indiscrétions profanes selon les pratiques traditionnelles qui nous ont été transmises.

Conclusions Temporaires, évidemment …

Au travers cet exposé nous l’aurons compris : rien n’est simple. Mais l’on peut en tirer une leçon.

L’essentiel de la franc-maçonnerie est anglo-saxonne (avec une qualité recherchée la Régularité) … un ilot est Française (avec un statut désiré: la reconnaissance) … cette maçonnerie est à 99% Judéo-Chrétienne c’est-à-dire référent à une culture assise sur l’inspiration hébraïque et Christique. Elle est occidentale et se dit « Universelle ». Pourtant n’importe quel philosophe (je dis bien « philosophe ») sincère et sérieux ne pourrait affirmer que cette « désignation-jugement » soit conforme à la réalité.

Cette maçonnerie se rassemble (toujours pour l’essentiel)  au sein de Rites : le Régime Ecossais Rectifié (1778), le Rite Ecossais Ancien et Accepté (1801), le Rite d’York, le Rite Emulation (1823), le Rite Français 1783) … gérés par un nombre d’ordres et d’obédiences limité…

Notons encore le Rite Standard d’Écosse (Historique) de la famille du Rite Émulation, le Rite Suédois (1759), le Rote Primitif d’Écosse (1598), Le Rite Opératif de Salomon (1974), le Rite Écossais Primitif (Ambelain 1985)

Une infime partie de la maçonnerie est dite « Egyptienne » (Terme générique évidemment). Elle est gérée par un nombre « incalculable » d’officines Maçonniques. Elle pratique de nombreux Rites issus de courants ésotériques très divers.

En son temps (il y a un demi-siècle) le TSF Robert Ambelain avait réussi à rassembler « presque » tout cela (après la guerre de 1939-1945) en une seule structure !!! … après 40 ans d’excellents travaux de fondation il n’a pas fallu 10 ans pour qu’une tour de Babel s’érige en lieu et place de cette fondation dite » moderne.

Notre Rite le RAPMM est assurément universel puisque son contenu l’est !!! Il aurait pu être servi par des frères puis des sœurs qui auraient pu prendre cette caractéristique pour en faire un Rite référent pour notre 20ième et 21ième Siècle … relier, rallier  « l’Orient & l’Occident » … mettre toutes les cultures du monde dans un même creuset !!! Quelle magnifique perspective !!! … il ne nous faut pas être nombreux … il nous faut être des penseurs accompagnant l’émergence d’une nouvelle forme de travail maçonnique au service de nos civilisations

Après ce travail, trop rapide, en effet, il faut « remercier » le GODF  !!! et « apprécier » son choix Rituélique recadrant des sources de savoir et de connaissance (notamment le Grand Ordre Égyptien) … Il réalise ce que nos dirigeants d’aujourd’hui n’ont pas su conserver … Il accueille, dès lors en leur sein et dans le sein des officines qu’il reconnaît, des frères et des sœurs qui ne sont plus en mesure de valoriser les dépôts maçonniques transmis par nos anciens. C’est tant mieux s’il existe une telle possibilité pour celles et ceux qui cherchent un chemin tout tracé au sein d’une pensée quelque peu « prêt-à-porter », il est vrai …

Comprenons que la moitié de « l’infime partie » que nous venons d’évoquer reste fidèle aux transmissions que nous avons reçues et plus encore en ce qui nous concerne. Comme un excellent compagnon nous avons fait un pas de côté pour revenir dans l’axe de notre trajectoire. L’OIAPMM voie Orientale (Voie d’Eveil), Voie Robert Ambelain et d’une Voie d’étude sur la sensibilité Misraïmite s’est, alors, assigné une lourde tâche … Celle d’être des continuateurs de la richesse du passé, de faire vivre une réelle universalité grâce à un compagnonnage judicieusement organisé et enfin celle de faire respecter notre droit à la différence … (nous exécrons l’inhospitalité, l’exclusion et toutes formes de ségrégation ou de sectarisme revoyant toutes celles et tous ceux qui les pratiquent à leur enfermement doré).

Rappelons-vous : aucune loi n’oblige quelqu’un à recevoir chez elle quiconque …  cela est valable pour toute organisation !!! même associative … même maçonnique …

Par contre la chaleur d’un partage quand il est voulu et désiré est le véritable signe d’une fraternité assurément maçonnique car au-delà du plaisir d’être ensemble il y a cette magnifique générosité de transmettre ce que nous avons appris, vu et vécu.

Nous entendons bien le discours de nos frères et de nos sœurs qui par des incantations constantes voudraient défendre notre modèle de société (occidentale) basée sur « la Liberté, Égalité et la Fraternité » mais qui en même temps ferment les portent de leurs temples où laissent d’autres frères et nos sœurs dans l’ombre ou sur le bord du sentier de peur que ……..  au titre, bien sûr, d’un ségrégation d’un autre temps. Frilosité ? Servilité ? Peur d’une différence qu’ils portent pourtant haut et fort en burinant dans leurs travaux la stance  remarque d’Antoine De Saint-Ex « Si tu es différent de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis » (Citadelle 1948 … j’avais 3 ans … )

Nous Maçons de la Terre Égypte nous construisons la truelle à la main et l’épée de l’autre …  Nous serons aimés si nous sommes porteurs de futur dans le cas contraire nous resterons à tout jamais dans l’amalgame et prisonniers d’un passé qui n’est plus audible dans notre siècle.

Dès lors l’Ordre Initiatique Ancien & Primitif de Memphis Misraïm est fondé sur des principes très clairs :

1: Liberté de Conscience

2: Liberté d’investigation totale

3: l’accès à la connaissance n’admet aucune entrave

4: Universalité de notre recherche et confrontation avec « la science » (terme désignant toutes les sciences)

5: Aucun ancrage National obligatoire

6: Respect des filières initiatiques que la tradition nous a transmises

7: Respect inconditionnel à la convention de Strasbourg de 1961 …. Convention qui a aujourd’hui plus d’un demi-siècle !!! Sans oublier notre contribution incessante au respect des droits de l’homme et notre action pour la protection de notre planète.

8: Respect des modes de gestions profanes en fonction du pays uniquement sur les plans juridiques et Fiscales

Un constat simple : en dehors de toute autre argument l’idée de « reconnaissance » est, dès lors, pour nous exclut compte tenu des contraintes associées à ce qualificatif

Un désir, voir un Appel

J’ose rêver, dans un premier temps, à une École des mystères Universelle et Libre d’Égypte assise sur des Rites référencés comme « Égyptiens » (c’est-à-dire dont la portée couvre l’Orient et l’Occident ainsi que la totalité des durées de vie des diverses civilisations ayant enrichi notre héritage philosophique et spirituel) … représentés par des Emule-Logo-02-400-1-300x300Organisations Maçonniques respectant les termes d’une Charte (telle que la nôtre, par exemple). Organisations qui permettraient un partage et un échange harmonieux dans le respect de la diversité pédagogique de transmission des savoirs et de la connaissance mis en place patiemment par chacune d’entre-elle. Une telle École des Mystères Universelle et Libre (EMULE) dont la seule mission serait la garantie de la qualité des dépôts initiatiques et la régularité des transmissions. La Franc-Maçonnerie de demain ne peut être basée que sur ces valeurs et l’autonomie responsable de ses animateurs quel que soit les modes de gouvernance profanes. La Maçonnerie de demain est une Maçonnerie d’éveil individuel et de compassion pour tout ce qui touche la création.

Il y a de multiple solutions pour donner réalité à cette idée … reste à le vouloir

Pour ce qui est des valeurs statistiques, je confesse la difficulté de pointer sur un « état des lieu » vrai … il est de l’intérêt de tout maçon désireux de faire rayonner son rite et son Obédience/Ordre de connaître son environnent. Petit il aura à cœur de faire savoir son existence et sa spécificité, Important il prendra conscience de la diversité de la « Canopée » Initiatique et Franc-maçonnique. Je remercie par avance celles et ceux qui m’informeront sur platon-gerard@vorap2m.com … leur Obédience, leur(s) Rite(s) et plus particulièrement Égyptien, nombre de membres, nombre de loges, nombre ateliers de perfection (terme générique pour toutes formes d’ateliers spécifiques). Dès lors, je pourrai fournir un ou deux tableaux de lecture … pour information seulement, évidemment !!! … Qu’en est-il pour 2017 ..

Gérard Baudou-Platon,

Président du Souverain Sanctuaire Khorshed


[i]… Sans nous insinuer dans les « questionnements » d’autrui je peux reproduire partie d’une publication sur Hiram.be (en voici le lien pour une étude complète : http://www.gadlu.info/gldf-scdf-peripetie-au-reaa.html …)

La Grande Loge de France (GLDF) remet en cause son autonomie, son indépendance et sa souveraineté par rapport au suprême conseil de France (SCDF) !

La bombe est lâchée : le Grand Maître Philippe Charruel, qui va descendre de charge dans un mois, vient de signer en catastrophe un décret destiné à interdire aux membres de la GLDF de poursuivre leur parcours dans le REAA en dehors du SCDF. Du moins c’est ce qu’il faut comprendre dans le préambule du décret, car le texte du décret lui-même est incompréhensible, jésuite, et rédigé dans des termes abscons.

DECRET – CF DU 18 05 2018

Le Grand Orateur de la GLDF demande aux loges de la GLDF d’intenter une action en justice maçonnique contre leurs membres qui auraient rejoint le Suprême Conseil d’Aquitaine du REAA.
En effet, nous avons appris que depuis 2017 plusieurs membres de la GLDF et d’autres obédiences ont décidé de poursuivre leur parcours du REAA en dehors du SCDF, en créant une alternative à
cette noble institution. Cette alternative s’appelle le Suprême Conseil d’Aquitaine du REAA. Or, cela déplaît profondément aux hiérarques du SCDF (comme on l’a déjà lu sur gadlu.info.). Ils font donc pression sur le Grand Maître de la GLDF pour mettre immédiatement fin à la participation des FF à ce nouveau suprême conseil.

Evidemment une telle situation ne doit pas pouvoir exister sauf à bafouer les plus élémentaires droits individuels … la maçonnerie dite « officielle » marche sur la tête !!!


[ii] Rappelons ici que, selon la règle posée par notre TSF Gérard Kloppel, pour être Grand Hiérophante il était convenu que l’impétrant devait être titulaire du plus haut degré dans 3 voies différentes. Notre TSF Robert Ambelain était au moins dépositaire des hauts degrés de Memphis Misraïm, de l’Eglise Gnostique (EGA), Réaux-Croix … ajoutons OKCR, Martinisme, …


[iii] Son président est :

  • Maître Maçon issu de GODF ayant travaillé au RFM durant 14 ans
  • Grand Patriarche grand conservateur du Rite soit un 95ième du RAPMM
  • Grand Patriarche grand consécrateur du Rite soit un 66ième du RAPMM
  • Grand Profess du Régime Ecossais Rectifie Eques a Vitus Fidéïs
  • Evêque de l’Eglise Gnostique : Tau Synésios de Cyrène n° 146 dans la filiation apostolique de Pierre
  • Membre de l’Ordre de la Rose Croix d’Orient.
  • Hermite dans les philosophies extrêmes orientales (Bouddhisme Tibétain et Taoïsme)

 


 

[iv] Franc-maçonnerie en France … Quelques chiffres statistiques datés 2014 par Hiram.be

Puissance Maçonnique Membres % Sœurs
GODF 50.000 2,60
GLDF 33.000 0,00
GLNF 25.000 0,00
FFDH 17.000 67,00
GLAMF 14.700 0,00
GLFF 14.000 100,00
GLMF 4.900 45,00
GLTSO 4.700 0,00
GLEFU 2,400 22,50
GLMU 1.400 52,00
GLFMM 1.300 100,00
OITAR 1.200 50,00
GLTF 1.100 0,00
GPDG 1.000 0,00
GLCS 550 47,00
GLFMM 500 25,00
GLIF 300 0,00
GLISRU 280 45,00
GOTM 140 33,00
GLNIRF 100  
     
LNFU (LNF+LNMF) 194  
OIAPMM 150 30,00
…. 27.986  
Total France 182.000  

[v]  Avant toute chose … Quelle légitimité à le GODF dans cette fonction de distribuer les « reconnaissances » … laissons les frères et sœurs juger eux-mêmes l’article premier de leur Grande Constitution :

« ARTICLE PREMIER

La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité ; elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité. Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience. Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle attache une importance fondamentale à la Laïcité. Elle a pour devise : Liberté, Egalité, Fraternité … »

L’on pourra immédiatement faire un lien avec l’objet de nos Grandes Constitutions qui stipule que nous sommes une institution essentiellement Symbolique, Philosophique et ésotérique et …  que nous sommes indifférents à tout mode de gouvernance des peuples ou tout mode d’organisation sociale à conditions que celui-ci respecte la libre conscience, la libre expression, les droits de l’homme et de toute forme de vie !!!!

Pourtant voici un extrait de la Circulaire n°1-2013-2014 du 16 Octobre 2013 émise par le GODF

Cette circulaire précise que 97 Obédiences sont reconnues par le GODF …

Dont 14 Françaises (avec la date de leur dernière validation …

1965 : GLTSO :: 1972 GLDF :: 1973 LNF :: 1975 FFDH :: 1982 GLFF :: 1993 :: GLFMM(*) (les Robes Blanches – Historique Robert Ambelain) :: 1993 GLMU :: 1993 GLMF(*) :: 2002 GLNF(**) :: 2003 GLISRU(*) :: 2003 OITAR :: 2003 GPG :: 2003 GLfrMM(*) (Elle est devenue Aujourd’hui Fédération Memphis Misraïm) et enfin 2010 GL3M(*)

Aujourd’hui (en 2018) suite à une récente « OPA » du GODF facilité par l’errance de nos Frères et Sœurs de nos Rites nous devons préciser que :

– le changement de nom de GLfrMM en Fédération Memphis Misraïm nécessite la publication officielle d’un nouveau protocole (lequel est en cours)

– le GODF pour renouveler ses accords de reconnaissance exige pour les rites égyptiens la pratique du Grand Ordre Egyptien. La conséquence directe est l’abandon du RAPMM Historique. Démarche accepté par :

/ La FedMM ::

/ La GLFMM (Robes Blanches … d’où une implosion qui a eu de lourdes conséquences notamment scission d’une partie de ses membres … elles étaient 1300 .. nous n’avons pas encore d’informations sur les nouvelles répartitions … 3 loges ont déjà rejoint le FedMM …)

/ La Création de la GLMN (Multi-Rite) qui possède un couple de loge travaillant aux Rites Egyptiens … la GLMF

(*) Au sein de ces puissances maçonniques sont pratiqués les Rites Egyptiens

La « reconnaissance » implique alors l’adoption de l’échelle Yarker en 33 degrés (Biasi) … de ce fait chaque obédience reconnue a reçu patente du GOE du GODF. Elle se doit de ce fait de créer, en son sein,  un Grand Ordre Egyptien à la tête duquel est nommé un « premier Grand Patriarche Grand Conservateur » de la dite échelle …

Ce GOE au sein de l’obédience est composé d’une Chambre d’Administration dont la mission est de gérer administrativement la progression initiatique … cette Chambre est composée de 33ième de l’Ordre … Elle ne semble pas statuer sur les degrés transmis par le Suprême Conseil (04-30) mais seulement sur les degrés 31 à 34 …

Trois structures sont créées pour coordonner tout cela : Les Souverains Collèges Egyptiens, l’Académie Egyptienne, le Souverain grand Conseil …

Le premier patriarche est chargé de l’exécution de ces dispositions.

(**) Cette puissance maçonnique est titulaire de la Régularité c’est-à-dire qu’elle respecte scrupuleusement les « Landmark » imposée par la GLUA (Grande Loge Unie d’Angleterre grande inspiratrice des « Constitutions d’Anderson » !!! comme quoi la conscience et la rigueur du GODF est à grande Géométrie Variable !!)

Ci-dessous les 12 points qui constituent ces « landmarks »

  1. La franc-maçonnerie est une fraternité initiatique qui a pour fondement traditionnel la foi en Dieu, Grand Architecte de l’univers.
  2. La franc-maçonnerie se réfère aux sources de la fraternité, notamment quant à l’absolu respect des traditions spécifiques de l’Ordre, essentielles à la régularité de la juridiction.
  3. La franc-maçonnerie est un Ordre, auquel ne peuvent appartenir que les hommes libres et respectables, qui s’engagent à mettre en pratique un idéal de paix, d’amour et de fraternité.
  4. La franc-maçonnerie vise ainsi, par le perfectionnement moral de ses membres, à celui de l’humanité tout entière;
  5. La franc-maçonnerie impose à tous ses membres la pratique exacte et rigoureuse des rituels et du symbolisme, moyens d’accès à la connaissance par les voies spirituelles et initiatiques qui lui sont propres.
  6. La franc-maçonnerie impose à tous ses membres le respect des opinions et des croyances de chacun. Elle leur interdit en son sein toute discussion ou controverse, politique ou religieuse. Elle est ainsi un centre permanent d’union fraternelle où règnent une compréhension tolérante et une fructueuse harmonie entre des hommes qui, sans elle, seraient restés étrangers les uns aux autres.
  7. Les Francs-maçons prennent leurs obligations sur un Volume de la Loi Sacrée, afin de donner au serment prêté sur lui le caractère solennel et sacré indispensable à sa pérennité.
  8. Les Francs-maçons s’assemblent, hors du monde profane, dans des loges où sont toujours exposées les trois grandes lumières de l’Ordre’: un volume de la Loi sacrée, une équerre et un compas, pour y travailler selon le rite, avec zèle et assiduité, et conformément aux principes et règles prescrits par la Constitution et les Règlements généraux de l’obédience.
  9. Les Francs-maçons ne doivent admettre dans leurs loges que les hommes majeurs, de réputation parfaite, gens d’honneur, loyaux et discrets, dignes en tous points d’être leurs frères et aptes à reconnaître les bornes du domaine de l’homme et l’infinie puissance de l’Éternel.;
  10. Les Francs-maçons cultivent dans leurs loges l’amour de la patrie, la soumission aux lois et le respect des autorités constituées. Ils considèrent le travail comme le devoir primordial de l’être humain et l’honorent sous toutes ses formes.
  11. Les Francs-maçons contribuent, par l’exemple actif de leur comportement sage, viril et digne, au rayonnement de l’Ordre dans le respect du secret maçonnique.
  12. Les Francs-maçons se doivent mutuellement, dans l’honneur, aide et protection fraternelle, même au péril de leur vie. Ils pratiquent l’art de conserver en toute circonstance le calme et l’équilibre indispensable à une parfaite maîtrise de soi.

[vi] Quand même une petite parenthèse … le Président du Souverain  de l’OIAPMM est un Maître du GODF … un Maitre de la GLMFMM historique donc reconnu par le GODF et de surcroit ancien fonctionnaire de l’Etat et donc sait, connait, et défend la liberté de penser, de conscience et prône l’amour entre toutes formes de vie … ce qui ne semble, tout de même, pas le cas nombreuses structures maçonniques dites « reconnues » qui sèment exclusions et souffrances à celles et ceux qui leur ont fait confiance …


[vii] L’un des points notables est de délivrer l’enseignement hermétiste dans son expression maçonnique dans le cadre d’une échelle de 33 grades :

  1. Maître Discret
  2. Maître Sublime-Maître des Angles
  3. Chevalier de l’Arche Sacrée
  4. Chevalier de la Voûte Secrète
  5. Chevalier de l’Epée
  6. Chevalier de Jérusalem
  7. Chevalier d’Orient
  8. Chevalier Rose-Croix
  9. Chevalier de l’Aigle Rouge
  10. Chevalier du Temple
  11. Chevalier du Tabernacle
  12. Chevalier du Serpent
  13. Sage de la Vérité
  14. Chevalier Kadosh
  15. Chevalier du Royale Mystère
  16. Grand Inspecteur
  17. Philosophe Hermétique
  18. Patriarche Grand Installateur
  19. Patriarche Grand Consécrateur
  20. Patriarche Grand Eulogiste
  21. Patriarche de la Vérité
  22. Patriarche des Planisphères
  23. Patriarche des Védas Sacrés
  24. Maître Egyptien Patriarche d’Isis
  25. Patriarche de Memphis
  26. Patriarche de la Cité Mystique
  27. Sublime Maître du Grand Œuvre
  28. Grand Défenseur du Rite, Chevalier de l’Aurore et de la Palestine
  29. Prince de Memphis
  30. Patriarche Grand Conservateur (Arcana Arcanorum)

Les degrés en vert sont transmis de façon rituelique les autres sont travaillés sur « document »


[viii] https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Étienne_Marconis_de_Nègre


[ix] Après les trois premiers degrés … les fondateurs du GOE expliquent :

« Les Collèges Egyptiens administrent les grades du 4° au 30°. Les Académies Egyptiennes rassemblent les grades du 28° au 32°. Le Conseil réunit les Frères du 33° grade.

Dans cette échelle, les grades pratiqués rituellement qui servent d’axe à la progression sont : dans le cadre des Collèges Egyptiens, le 12° Chevalier de l’Aigle Rouge, 17° Philosophe Hermétique, 27° Maître Egyptien Patriarche d’Isis et dans l’Académie celui de 30° Sublime Maître du Grand Œuvre. Contrairement à beaucoup de systèmes de Hauts-Grades, le 33° grade de Patriarche Grand Conservateur fait l’objet d’une cérémonie rituelle en pleine et due forme et ne peut être conféré que dans le cadre du Conseil. Les grades intermédiaires sont en général conférés par communication (avec des cahiers d’études) mais font aussi dans certains cas l’objet de rituels spécifiques. »


[x] Selon les Statut du GODF voici la définition qui serait recevable … « La Franc-maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité ; elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité. Elle a pour principe la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience. Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle attache une importance fondamentale à la laïcité » … Il y a, naturellement loin de la coupe aux lèvres !!

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A propos Gérard Baudou-Platon

Gérard Baudou-Platon Président du Souverain Sanctuaire Khorshed de l’Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm. Mes Formations philosophiques: Mathématiques, Physiques, Sciences de la vie, Bouddhisme, Taoïsme, Gnosticisme et Rose-Croix … Président du Centre d’étude sur les Civilisations Anciennes et Traditionnelles Sur le plan Profane: Ancien fonctionnaire de l’Administration des Postes, Télécommunications et de l’Espace (Administration Centrale) Ancien Chef de Service au GIE Caisse des Dépôts et Consignations et de la Caisse d’épargne de l’écureuil Ex Président de l’Association l’Albatros (Service aux personnes handicapées) Mes axes de compétences: Les Systèmes d’Information, l’Organisation des Entreprises , le Télétravail

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SOURCE : http://gerardplaton.neowordpress.fr/2018/06/13/un-paysage-maconnique-un-ordre-un-reve-un-appel/

Variation sur un itinéraire : moine zen et franc-maçon 8 juillet, 2019

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Variation sur un itinéraire : moine zen & franc-maçon

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D’aussi loin que je me souvienne, s’est posée pour moi la question du sens, de l’étonnement d’être là – vivant ? – et du questionnement sur la souffrance.

………

I.    PROLÉGOMÈNES

Quelque part, il me semble que quelque chose a toujours été là ; qu’au fur et à mesure des stratifications de la somme des expériences enregistrées par l’agrégat de ma conscience, comme une propension de moi, d’identité, aidait à faire apparaître.

Qu’est-ce qu’une vie d’homme réalisée ?

La vie a-t-elle du sens, un sens ?

Puis-je donner du sens à ma vie ?

Enfant, les éléments religieux, catholiques, de notre occident chrétien français, furent de bonne foi ingérés, et crus.

Il est un âge où l’on ne discute pas les affirmations des parents et des enseignants.

Enfant de chœur, scout, prières du soir, les histoires merveilleuses de la Bible à la Cecil B. Demille, l’assurance d’un monde meilleur, la récompense des bonnes actions, la vilenie des péchés, furent à l’ordre du jour.

J’étais un bon élève.

Et patatras ! vent de révolte.

L’adolescence libidineuse, la dépression de ma mère et sa disparition à mes 15 ans, le mutisme de mon père font s’effondrer ce bel édifice théorique qui ne résiste pas à l’épreuve des faits et à l’expérimentation du toucher.

Il n’est d’adolescent que révolté.

Mes séjours à l’Eglise m’ennuient. Je n’y comprends rien. Les propos me semblent vides, la gestuelle surannée, le message souvent abscons. Les mots sonnent creux et le rituel est vide de sens : « Mangez mon corps et buvez mon sang » me semble étrangement cannibale. Je ne comprends pas comment le corps de Jésus est du pain rompu, réduit à une hostie plâtreuse et comment le vin blanc que se tape le curé avec cérémonie, terminée par une méticuleuse vaisselle trop longue pourraient être le sang de Jésus.

A vrai dire, je ne le comprends toujours pas (même si je puis esquisser maintenant une tentative d’explication mais qui ne m’a jamais, paradoxalement, été fournie par ses auteurs).

La mort de proches m’est difficilement supportable et me rend l’incompréhension encore plus aiguë. Est-on condamné à être séparé de ceux qu’on aime et souffrir ? N’y a-t-il pas une issue autre que le mutisme (de mon père), la fuite, le rejet de ce monde cruel auquel je ne peux rien ?

La découverte post soixante-huitarde des émois affectifs et du corps de l’autre me taraude l’esprit et m’entraîne vers comme une solution. Mais là, nouveau paradoxe, je m’aperçois vite que ce qui est présenté comme du domaine du péché est délicieusement bon, que cela entraîne vers des rivages de douceur et parfois de plénitude.

L’âge de la philosophie arrive enfin. De nombreuses réponses fusent, souvent justes, immersion dans le monde des idées, merveilleux voyage qui me laisse une saveur sans nom, pour le silence des bibliothèques, l’odeur des librairies, merveilleux et paisible temps de l’exploration des sagesses des hommes.

Le temps de gagner sa vie arrive un peu trop vite, rongeur de l’insouciance et de la vie rêvée des idées.

A cette époque, l’idée de Dieu est loin. Le monde de la spiritualité ne sert pas à payer le loyer. C’est le temps de l’immersion dans le travail mercenaire, acharné, gage de réussite et d’obtention condition nécessaire, semble-t-il, du bonheur.

Ce mercenariat me conduira à gagner ma vie des querelles d’autrui, à chercher des stratégies habiles de jeux d’échecs, à vaincre un adversaire, à damer le pion à l’autre, à asseoir une reconnaissance, donc une puissance, une emprise ; je fais toujours à fond ce que je dois faire.

Comme ce métier est aussi un ascenseur social, je m’y investis totalement, découvrant le monde parfois ouaté des requins de la finance ou de l’assurance, l’âpreté de l’entreprise, le sort désespérant de la misère morale et intellectuelle se mariant souvent avec celui de la pauvreté tout court.

Je cours de la prison au palais, de mon bureau à mon appartement, sillonnant la ville sur un vieux solex. En fait, j’explore à l’époque le monde des trois poisons : l’avidité, la haine et l’ignorance.

II.    BALISES

J’ai 27 ans lorsqu’un médecin d’origine arménienne croise mon chemin. Il est victime d’une dénonciation calomnieuse et a besoin d’aide.

Je le prends en charge et partage son tourment. Je trouve cela normal. Fraternité, dira-t-on.

Sa sympathie tendre et son angoisse m’appellent à lui venir en aide. Il sera mon premier parrain en maçonnerie.

Je ne connais rien de cette institution. Il va m’en parler avec secret et connivence, comme d’un lieu mystérieux, d’hommes nobles et puissants qui agissent dans l’ombre.

Je vis la proposition comme un honneur.

Je reçois la visite de trois enquêteurs qui doivent sonder qui je suis. Les questions sont variées et je vis des échanges profonds avec des hommes passionnants.

Le premier est dans l’obtention : « il faut entrer en maçonnerie ». Il est volontaire et constructeur. Je suis séduit par son goût de l’effort, de vouloir bâtir, de l’intention dirigée vers un but, un idéal.

Il me dit : « l’utopie d’aujourd’hui doit être la réalité de demain ».

Le second me parle de Kant et de Saint Exupéry. C’est un esprit distingué, il est officier d’aviation à la retraite, enseignant à l’Institut des hautes études de la Défense Nationale.

Lui me dira : « si je t’aime mon frère, c’est justement parce que tu es différent de moi ».

Le troisième m’interrogera précisément sur mes opinions métaphysiques. Je répondrai, ce qui était le cas à l’époque, que je ne pouvais être qu’agnostique, mon cerveau n’ayant pas les moyens de dire si Dieu existait ou s’il n’existait pas, que ce qui était important était l’homme et que ce qui était de l’homme ne m’était pas indifférent.

La cérémonie de l’initiation eut lieu le 23 Mai 1980 où je fus reçu apprenti à la Loge lyonnaise les Chevaliers du Temple et le Parfait Silence Réunis.

Il ne m’appartient pas de décrire ici ce que chaque maçon peut vivre de cette alchimie où ce qui est fait, montré, symbolisé relève de ce que je cherchais depuis toujours : la quête du sens.

Néanmoins, parmi l’ensemble des moments tous inoubliables, l’un d’entre eux émerge avec une évidence constante qui m’ est  toujours resté cheville à l’âme.

L’officiant doit faire prêter un serment à l’impétrant. Le respect des valeurs de l’article premier de la constitution, «  institution philanthropique, philosophique et progressive, la Franc-Maçonnerie a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité. Elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité. Elle a pour principe la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.

Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique ; elle a pour devise : liberté, égalité, fraternité. »

Donc, il s’agissait pour moi d’affirmer solennellement l’engagement de respecter ces valeurs essentielles. Leur portée universelle m’apparaissaient évidentes.

L’officiant me dit : « Agenouillez-vous Monsieur, pour prêter votre obligation ». En ces moments-là, on ne discute guère alors je me suis agenouillé, un seul genou en terre.

Après avoir prêté mon obligation, l’officiant me dit –et tout ceci demeure gravé en moi : « Relevez-vous Monsieur et que ce soit la dernière fois que vous mettez un genou en terre ».

Cet appel clairvoyant à la liberté essentielle de l’homme résonne à mes oreilles encore aujourd’hui.

Les premières années furent assidues et intenses. J’y croyais. L’idéal nous fait avancer.

Arrive toujours un moment où la bêtise humaine, même si elle émane de frères animés des meilleures intentions, ressurgit et assène ses coups. Quelques déceptions ajoutées, il est vrai, à une affirmation d’un idéal du moi qui voulait exister aux yeux des autres et peut-être même des miens, réussir, parsemèrent la suite.

La Loge était laïque, voire laïcarde. Je fus élevé au biberon de la rationalité scientifique, frisant l’anticléricalisme, ce qui faisait qu’au nom de la liberté de conscience, la laïcité devenait dogmatique ; qu’au nom du respect de la tolérance, il fallait devenir des Saint Just du combat républicain. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté.

Une quinzaine d’années passèrent, des tempêtes affectives et d’autres morts, conjugués avec une vie professionnelle chargée où il s’agissait toujours de grimper sur d’éternels sommets pour toucher l’inaccessible étoile marquèrent cette époque.

Atteindre l’inaccessible étoile apparaissait comme le seul moyen d’être heureux, de changer le monde.

Je m’engageais en politique, chez les écolos (c’est d’ailleurs une planche d’un frère qui me montra cette évidence).

Et je dévorais Théodore Monod, René Dumont, Jean-Marie Pelt, Pierre Rahbi.

Le monde de la compétition, de la domestication de la nature, des nouvelles colonisations m’apparaissait absurde et inconscient, fou.

Il était possible par une prise de conscience politique de le changer. La Franc-Maçonnerie m’y invitait.

Construire un monde meilleur, être acteur, travailler au changement, au perfectionnement humain m’apparaissait indispensable.

En outre, les valeurs véhiculées alors par l’écologie, réponses « au assez rouler, on réfléchit » ou bien « nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous empruntons celles de nos enfants », permettait une levée de la tête du guidon qui se voulait aussi une réponse au surmenage professionnel et personnel qui m’acidifiait l’intérieur.

Je perdais pied quant au sens. Je versais dans la dépression sans toujours m’en rendre compte. Ne pas atteindre, obtenir, régenter le monde et les autres me laissait gagner par des colères dévastatrices où si je ne plantais pas mon piolet en haut de l’Himalaya, je versais dans la fosse marine, dépression de moins de 8.807 mètres de profondeur.

Malgré tous mes efforts, je me sentais comme en exil.

La Franc-Maçonnerie ne m’apportait pas les réponses à ce mal de vivre, cette désillusion et ces colères.

J’essayais de mettre en œuvre ce qu’elle préconisait, les valeurs indiscutables et réelles qu’elle portait. Ca ne marchait pas, il manquait toujours quelque chose.

L’APPARITION DE LA GNOSE PETITE LUMIERE

Qu’est-ce que ce monde où je me sentais comme en exil ? Un ami de bien, un frère, un vrai, qui se reconnaîtra, me donna le bonheur d’aborder les rivages du rite écossais rectifié. La recherche de la vérité par un chemin spirituel devenait éclairante. Je participais ainsi, en restant au Grand Orient de France avec ses valeurs, à la Fondation de la Loge Abraxas, au Rite Ecossais Rectifié, dont le cœur est la Gnose. Qu’est-ce que la Gnose ? C’est la connaissance possible de Dieu.

A l’opposé de la croyance, la Gnose est connaissance.

Il s’agit de comprendre le mystère.

Valentin, penseur gnostique du IIème siècle à Alexandrie nous dit : « Ce qui est libérateur, c’est la gnose. Qui étions-nous ? Que sommes-nous devenus ? Où avons-nous été jetés ? Qu’est-ce que la génération et la régénération ? Qu’est-ce que ce monde matériel où je me sens comme en exil ? Qu’est-ce que ce rêve de perfection me poursuit ? ».

Le rite écossais rectifié, riche de traditions chevaleresques et templières, fut l’ouverture sur ce chemin vers l’évidence de ma pratique actuelle.

Ce fut la petite lumière annonciatrice du rituel d’amour, son esprit de fraternité vécue, son approfondissement du cérémonial, sa quête spirituelle incessante.

J’avais trouvé ma voie maçonnique, cherchant, souffrant, persévérant. Ces trois étapes vécues pleinement et avec entêtement allaient bientôt être dépassées sans que je n’y prenne garde.

III.    GRANDE LUMIERE

Le mot Zen me parlait au cœur. Je ne savais pas pourquoi. Comme une intuition.

En septembre 2000, le hasard conduit mes pas au dojo Zen de LYON.

A l’époque j’étais comme une mouche qui voit la lumière derrière la vitre mais qui se fracasse la tête à vouloir la traverser pour aller vers la lumière, sans comprendre pourquoi elle se fracasse la tête.

J’allais ouvrir la fenêtre.

J’ai expérimenté, incrédule, la voie. La voie du Zen passe par l’expérimentation du corps car il n’y a pas de différence entre corps et esprit. De quoi s’agit-il ?

Il s’agit donc de s’asseoir dans l’introspection verticale (comme celle de l’apprenti) et dans le silence, comme celui de l’apprenti.

Sauf que le corps est confronté au réel, à l’éventuel inconfort voire à la douleur et à la non-fuite et là, on rencontre ce que nous désignons sous le vocable « esprit ».

Que faire d’autre, ainsi, sans bouger, que d’observer son esprit ?

La première fois que je fis cette expérience, j’attendais quelque chose. S’il faut s’asseoir sans bouger, c’est qu’il y a un effet attendu à cette pratique, la pratique a un but et un intérêt à le faire.

Là non, rien de tout cela.

Je constatais qu’il n’y avait rien d’autre que moi face à moi. Et d’abord, moi, qui c’est ? qui pense ? qui est là ? quoi est là ? quoi pense ? quoi souffre ?

Il y avait dans cette assise néanmoins comme une étrange familiarité, une énorme surprise. Rien à trouver. Seulement renverser la dualité.

Les débuts furent ceux de la découverte du Bouddha, histoire jusqu’alors inconnue et mythifiée.

Je fréquentais le dojo une fois par semaine, puis deux fois. Puis vint le temps d’une retraite ou sesshin qui veut dire « rencontre avec l’esprit ».

Expérience inoubliable bien que physiquement éprouvante. J’expérimentais comme un essentiel, un dépouillement, un examen de l’esprit.

Je revenais de cette sesshin bouleversé, pleurant de joie, j’avais trouvé ce que je cherchais depuis toujours, ce dont je n’avais en fait jamais été séparé.

Je trouvais d’étranges consonances entre la chevalerie gnostique templière et la voie du samouraï. Je fis un travail sur la question, constatais nombre de convergences.

Au fur et à mesure de la pratique, de l’expérimentation, la voie devenait tous les jours plus évidente. C’était comme si devenu aveugle, j’avais perdu la vue et que je la recouvrai progressivement.

Il était comme naturel que j’approfondisse, le sens de ma vie apparaissait enfin retrouvé : moine Zen. Tout me parlait, était comme familier.

Le retour sur soi, cette attention portée sur chaque geste, l’imprégnation de l’instant présent, l’unité corps et esprit. C’était comme rentrer chez moi ou tout au moins, je savais où se trouvait désormais ma maison.

De quelques convergences

« La sagesse n’est pas une culture, elle n’est pas l’intelligence. Elle vient d’un état, d’une ouverture si complète à la vie qu’elle en devient expression pure. Elle exprime la vie dans sa pureté cristalline avec ses attributs d’amour, de conscience, de liberté, de justice. » Alain Chevillat de Terre du Ciel

Franc-Maçonnerie et philosophie Zen ou bouddhiste convergent sur de nombreux points : tolérance, adogmatisme, écoute de l’autre qu’on appelle cela fraternité ou compassion, travail sur soi, voie de perfectionnement, intériorité, introspection, verticalité, silence de l’apprenti.

Chacun de ces termes mérite à lui seul un chapitre.

Convergence entre principe de laïcité et bouddhisme qui serait une religion laïque, une religion sans Dieu.

La liberté me semble être la convergence la plus essentielle.

Liberté absolue de conscience, dit la Franc-Maçonnerie. C’est le premier principe du triptyque « liberté égalité fraternité ».

C’est l’idéal de rompre ses chaînes, toutes ses chaînes. C’est ne plus dépendre que de sa conscience pure, de sa vérité intérieure, forgée dans le doute, voire dans la raillerie ou le rejet, dans l’insoumission du gnostique, la révolte des esclaves.

Victor SCHOELCHER était franc-maçon.

Il est dit dans l’Ecclésiaste « Le saint le sage ne discute plus, ne dispute plus et comme l’or est éprouvé dans le feu, il est éprouvé dans la fournaise de l’humiliation ».

La lucidité non complaisante avec l’ordre établi, la capacité incessante de se tenir debout après avoir trébuché.

Se relever contre l’injustice, la bêtise, la prétention.

Cette valeur du courage de l’entêtement, de la capacité à douter, ces deux voies de sagesse : élévation initiatique, chemin d’éveil, je les ai vécues par étapes et la voie du Zen m’apparaît comme un prolongement de la voie de la Maçonnerie.

Et si j’ai aperçu de singulières coïncidences (par exemple, la valeur du travail qui est la rédemption de l’homme  dans la Franc-Maçonnerie; là où le Zen dit « un jour sans travail, un jour sans manger »)  singulière coïncidence  mais qui est encore insuffisante.

Car la Franc-Maçonnerie  ne m’apparaît que comme un préliminaire esquissé qui devient insuffisant lorsque justement elle se complait dans le suffisant.

DIVERGENCES ET COMPLEMENTARITES DE QUELQUES PROPOS VOLONTAIREMENT ICONOCLASTES

Le lieu unique, superposable de ces deux traditions, me semble être le « Etudie-toi toi-même » de Socrate, inscrit au fronton du temple de Delphes, et ce n’est que la première marche de l’escalier alors que selon Dogen, il y en a cinq.

1. Etudie-toi toi-même 2. Oublie-toi toi-même 3. Lorsque tu t’es étudié et oublié, tu peux vivre l’harmonie (il dit être certifié par tous les êtres et le cosmos) 4. Alors s’expérimente que corps et esprit sont laissés tomber, que l’on n’en dépend plus, existant ou non-existant. 5. Que s’expérimente alors un éveil sans trace d’éveil.

Et je pense que la Maçonnerie reste au stade 1.

Il ne me semble pas qu’elle soit toujours le lieu de l’oubli de soi, de l’humilité, de l’amour vécu, d’une forme de dépouillement nécessaire.

Ce serait plutôt le lieu projeté du parler, de la verbalisation.

Bien sûr, il est essentiel de réfléchir sur le monde et son devenir, sur toutes les possibilités d’en modifier l’absurde et la Franc-Maçonnerie a beaucoup œuvré et continuera sans doute à le faire pour améliorer le sort de l’humanité pour construire sans relâche un monde meilleur, mais elle demeure trop souvent au niveau du citoyen consommateur, réfléchissant d’éthiques et de lois.

Elle n’évite pas notre monde d’enfants gâtés occidentaux, insatisfaits et névrosés. Parfois, elle se complaît et vit du système. Elle croit au bonheur par la possession et la satisfaction des désirs.

Si elle veut améliorer ou changer le monde, elle entretient le narcissisme de ses acteurs.

A vrai dire, ce n’est guère étonnant car la Maçonnerie ne connaît que peu la dimension du corps. Elle se définit elle-même comme un laboratoire de pensée. Elle a perdu sa dimension opérative au sens très physique du mot, elle vit dans le monde des idées, de l’idéal, d’un monde rêvé, imaginé, différent de l’actuel, sans doute lumière pour construire un monde meilleur et ne voyant pas l’essentiel de d’ici et du maintenant ; différent parce que voulant, entretenant ainsi la dualité, source de souffrance.

Elle désire un autre monde, le construit en projet dans une cité idéale à atteindre, rêvée et espérée mais refusée comme n’étant pas de ce monde, cultivant de nouveau l’idée judéo-chrétienne d’un monde meilleur après la mort ou après la science mais jamais ici et maintenant.

Et si, si elle est nécessaire, elle n’est manifestement pas suffisante à qui veut réellement changer le monde.

Et je veux au contraire témoigner que changer le monde est possible d’abord et surtout par notre changement intérieur, de passant de sa vie, être passeur.

La pratique du Zen est d’abord une expérience, aussi simple que difficile à décrire avec des mots et du coup, il n’est pas si sûr que cela qu’au début était le verbe. On peut demander : au début de quoi ?

Au début de notre mental ? de notre volonté de discrimination et de domestication du monde sans doute, au début de notre raison, certainement, au début de notre capacité d’identité.

La pratique du Zen aboutit à nous montrer, à nous apprendre, à cesser d’être le jouet de notre mental, d’en être l’instrument, d’en être dépendant, esclave ou soumis.

Il enseigne la véritable liberté, la libération de cette emprise du mental qui ne devrait être qu’un instrument, sans doute merveilleux comme permettant la pleine conscience mais non et surtout pas la preuve ni la marque d’une identité substantielle d’un moi, l’inaltérable et l’immortel apparaissent lorsque le moi s’efface, se dissout quasi-proportionnellement à cet effacement.

L’éveil ne peut être à mon avis que graduel. La dissolution n’est jamais instantanée ou bien au dernier moment de la désintégration.

Et c’est pourquoi la question qui est posée à tout candidat à l’état de moine Zen est : Qu’abandonnes-tu ?

Cette question qui engage au dépouillement, à l’essentiel lâcher prise, à la frugalité, à la vision de l’inutile qui nous charge, aux valises trop lourdes à déposer (qui nous oblige à les porter ?), renoncement permettant d’entrevoir le chemin de la liberté, celui où nous devenons libres de nos attachements, non pas qu’ils n’existent pas, est le vrai sens de la vacuité, libre de nos  adhésivités, où nous cessons de perdre ou de gagner, de combattre ou de fuir, où les choses sont enfin prises pour ce qu’elles sont, ineffables parce que réelles.

Au-delà des mots du langage, de nos concepts, de nos idées, là où il n’existe pas de séparation, de peur, de démon intérieur, de début ou de fin.

Extrait du  SHODOKA :

« J’ai traversé montagnes et vallées, j’ai rencontré de nombreux maîtres et j’ai pratiqué le Zen. Depuis que je pratique la voie, vie et mort ne me concernent plus ».

Ayant touché ma véritable nature, que peut-il m’arriver ?

Ainsi, le Zen nous ramène à notre condition normale, d’être dans l’unité, dans l’instant présent qui est la même chose que l’éternité selon Einstein et Dogen, l’immersion dans le réel, le véritable esprit est l’esprit qui ne demeure sur rien, dit un Maître chinois du Vème siècle.

Ainsi, alors que par Zazen, j’expérimente la percée de la non-séparation, la démarche du zen étant d’inclure, d’englober, de ne plus discriminer, de ne plus rejeter qui est l’autre, pas un autre moi-même, l’autre c’est moi dans l’interdépendance, l’air que je respire, l’eau que je bois, le minéral qui me constitue sont les mêmes éléments que ceux des arbres, des forêts et des animaux de la terre.

Même au Rite Ecossais Rectifié, il existe une certaine mise à l’écart du  non initié, du profane à qui il ne faut pas montrer la lumière qui a éclairé nos travaux. Je ne peux pas être d’accord avec cette fermeture élitiste.

Le travail d’être humain éclairé solidaire est de ne pas garder pour soi plus ou moins jalousement les trésors qui nous ont été provisoirement remis. Transmettre est un impératif catégorique à tous, sans distinction.

Personne n’est vraiment incapable ou définitivement rayé de la carte.

Cela étant, la liberté de la Maçonnerie m’ a aussi enseigné ce bien précieux du refus d’obéir à ce qui est injuste, fut-ce à son Maître.

La Maçonnerie m’a mis sur la voie, elle m’a montré dans la voie à ne pas faillir ni transiger sur l’essentiel. Moine zen parce que Franc-maçon.

Qu’il existe une saine désobéissance, qu’il n’existe pas de relation de maître à esclave et que le véritable maître est l’égal de son esclave.

« Le sable se disperse et le mouvant demeure, Tout ce que nous croyons établi pour toujours, Un jour ou l’autre finit en morceaux. Ce n’est pas l’eau qui passe qui demeure, C’est le fait même de changer qui est permanent. »

Notre état normal que je touche en méditation est d’être en harmonie avec l’éparpillement des quatre éléments qui nous composent : eau, air, terre, feu, qui nous constituent pour un temps, avec ce miracle de la pleine conscience, que nous restituons en retournant à l’Essentiel qui est sans début ni fin, le Cosmos, l’Univers, le Grand Architecte de l’Univers, Dieu, si on veut.

Jean-Marc BAZY est Moine Zen. Il exerce la profession d’avocat. Il a reçu le Certificat de la Transmission de Maître Japonais Gudo Wafu NISHIJIMA  ( traducteur du SHOBOGENZO de DOGEN). Il est président de L’association DOGEN SANGHA.

SOURCE :

Variation sur un itinéraire : moine zen et franc-maçon dans Recherches & Reflexions

Bienvenue sur le site de l’association zen Dogen Sangha à Lyon-Villeurbanne, centre de pratique de la méditation assise. Les séances de méditation ont lieu au temple Gudo-Ji 156 ter Cours Tolstoï 69100 Villeurbanne

http://dogensangha.fr/index/le-zen/ecrits/variation-sur-un-itineraire-moine-zen-franc-macon/?fbclid=IwAR08lF6iVYcvETfbgPxmATlxaTt6sf8jrRyl9jWI_lfV4ytOGNZktElrLPo

 

Livres … Mai 6019 2 juin, 2019

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Livres

Même ne sachant ni Lire, ni Écrire …

Ce mois ci j’ai épelé avec un grand plaisir, entr’autres :

Δ

le livre de CHRISTOPHE RICHARD

« BOUDDHISME ET FRANC-MAÇONNERIE« 

bouddhismeetfrancmaconnerie

 Δ

le livre de DANIEL DUGES

 » ENTRE LA ROSE ET L’ÉQUERRE « 

ENTREROSEETEQUERRE

Δ

le livre de  JEAN-MARC SAVARY

« LA LÉGENDE DU GUERRIER« 

lalegendeduguerrier

 Δ

le livre de  FRANÇOIS BROUSSE

« LA TRINOSOPHIE DE L’ÉTOILE POLAIRE« 

LA TRISONOPHIEDELETOILEPOLAIRE

 Δ

 

 

Livres ... Mai 6019 dans Livres Emoticons-plus.com-21

Chris

mai 6019

Du Cabinet De Réflexion À La Méditation Maçonnique 7 février, 2019

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Du Cabinet De Réflexion À La Méditation Maçonnique

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❝ Ce Qui Est Regrettable Surtout, C’est D’avoir Trop Souvent À Constater, Chez Un Grand Nombre De Maçons, L’ignorance Complète Du Symbolisme Et De Son Interprétation Ésotérique. ❞ René Guénon, L’Orthodoxie Maçonnique, La Gnose n°6, avril 1910.

Peut-on Penser Que La Pratique Maçonnique Traditionnelle Repose Sur Une Approche De La Méditation Comme, Par Exemple, Le Bouddhisme Zen Ou Tibétain ?

Il y a beaucoup plus de similitudes que l’on ne peut l’imaginer au prime abord. Mais avant de revenir sur ce point, il est nécessaire de remédier à un grave malentendu : La Méditation maçonnique n’est pas une pratique de la réflexion comme on l’entend actuellement. Le Cabinet de Réflexion, dans lequel le néophyte est — avant toute initiation — invité à descendre, justifie en soi la distinction de niveau qui devrait être établie entre Méditer et Réfléchir. Un auteur comme Jules Boucher a d’ailleurs judicieusement fait remarquer qu’il s’agissait d’un « Cabinet de Réflexion » et non d’un « cabinet de réflexions ».

Cet « Occulte » lieu de « Réflexion » qui, symboliquement, constitue une descente aux enfers vise davantage à « Choquer » le profane en le renvoyant à ses peurs et à ses angoisses « Fondamentales » face à l’approche de la Vérité, d’abord sur lui-même !, plutôt qu’à l’inciter à réfléchir de manière discursive. D’ailleurs, si le néophyte est conduit, au moment convenu, dans l’enceinte du Cabinet de Réflexion, il est amené bien plus au questionnement qu’à une réflexion discursive. La Parole Perdue que l’initié a pour tâche de retrouver est profondément enfouie sous cette habitude profane que nous avons tous : celle qui consiste à discuter ou à disserter sans cesse.

Voulez-vous dire qu’à l’instar des pratiques orientales, il faille s’abstenir de penser ?

Comme je le mentionnais, tout à l’heure, je ne veux aucunement comparer, pour l’instant, une pratique orientale avec la méditation maçonnique… Mais pour revenir à votre question, il ne s’agit pas du tout de s’interdire de penser ou de réfléchir, mais plutôt de découvrir la nature du « voile épais qui me couvrait les yeux ».

Le silence auquel, traditionnellement, est soumis l’apprenti confirme l’importance de cette approche : la parole et la pensée profane doivent être démasquées ; car la Parole Perdue ne peut être retrouvée sans Vigilance et Persévérance dans la découverte approfondie des éléments qui constituent la vanité insoupçonnée de notre vie profane.

520px Pieter Claesz Still Life with a Skull and a Writing Quill
« Si la curiosité t’a conduit ici, va-t’en !
Si tu crains d’être éclairé sur tes défauts, tu seras mal parmi nous.
Si tu es capable de dissimulation, tremble, on te pénétrera.
Si tu tiens aux distinctions humaines, sors, on n’en connaît point ici !… »
 
Habituellement, on prend trop à la légère ces injonctions inscrites sur les murs du Cabinet de Réflexion. Les éléments symboliques que l’on y trouve — la tête de mort, les ossements, le sablier et la faux — devraient nous convier à reconsidérer complètement notre vie profane…
 
IL S’agit Donc D’une Réflexion…
Bien sûr, le Récipiendaire n’est pas encore capable de méditation ; mais toutes les indications du Cabinet de Réflexion convergent vers une pratique totalement nouvelle, complètement inhabituelle : une initiation qui étymologiquement signifie une « Entrée Dans Le Chemin ». 
 
Au-delà de la rédaction du fameux testament qui devrait marquer l’arrêt de la vie profane, la formule hermétique « Visitetis Interiora Terrae Rectificando Invenietis Occultum Lapidem Veram Medicinam » — Visitez les entrailles de la Terre, en rectifiant, vous trouverez la pierre cachée, véritable médecine — indique, très clairement, une voie de dissolution des métaux par le V.I.T.R.I.O.L.U.M.. 
 
Opération alchimique de dissolution de toutes nos manifestations profanes : « Véritable Médecine » ! L’analogie avec, par exemple, la Méditation Tantrique devient désormais évidente : le VITRIOL œuvre au cœur de la « Vigilance », cette qualité d’éveil sur laquelle repose également la méditation orientale.
Le Cabinet De Réflexion Selon Les Rites

Avant même la cérémonie d’initiation, le néophyte, les yeux bandés, est introduit dans une petite pièce. Il sera confronté à ses propres aspirations par « Réflexion ».
Selon les Rites Émulation et Nova Scotia, la « cellule » est nue, n’offrant aucun attrait extérieur. Une Bible et divers symboles ornent cette « cave » suivant les autres Rites.
 
― Au Rite Français, quelques maximes sont inscrites au mur et des tableaux représentent un coq et un sablier ; à gauche de la Bible, on peut voir, éclairés par une simple bougie, un crâne, du sel et du soufre, et, à droite, du pain et de l’eau.
 
― Au Rite Ecossais Rectifié, sont présentés deux tableaux : l’un avec des maximes d’Ordre, l’autre avec un crâne et deux os en sautoir joints au texte : « Tu viens de te soumettre à la mort ».
 
― Le Rite Ecossais Ancien et Accepté se rapproche du Rite Français auquel se joint un tableau sur lequel s’inscrit la formule alchimique « V.I.T.R.I.O.L. » dont la sentence latine, plus complète, « V.I.T.R.I.O.L.U.M. » – « Visitetis Interiora Terrae Rectificando Invenietis Occultum Lapidem Veram Medicinam » – signifie : Visitez les entrailles de la Terre, en rectifiant, vous trouverez la pierre cachée, véritable médecine.
 
N.B. :La Tradition n’est nullement exclusive de l’évolution et du progrès ; les rituels peuvent et doivent donc se modifier toutes les fois que cela est nécessaire, pour s’adapter aux conditions variables de temps et de lieu, mais, bien entendu, dans la mesure seulement où les modifications ne touchent à aucun point essentiel.
 
René Guénon, L’Orthodoxie Maçonnique, La Gnose N°6, avril 1910.
 
La Méditation Maçonnique Est Une Voie D’éveil Au Sens Oriental Du Terme, Cela Ne Fait Aucun Doute…
Cela ne fait aucun doute… La représentation du Coq, associée aux termes clef de l’Initiation que sont « Vigilance et Persévérance » évoque incontestablement un véritable Éveil, et non un soporifique discours pseudo-initiatique. Il est d’ailleurs aisé de voir une profonde similitude entre la Pierre Occulte, ou Pierre Cubique à Pointe, et le Diamant qui symbolise la voie de la Méditation Tantrique.
 
Cette « Pierre » extraordinaire, qu’est le diamant, est une métamorphose du charbon issu du vivant putréfié, réduit au silence de la mort et de l’oubli. La Méditation maçonnique n’a aucun rapport avec un mode de réflexion discursive, surtout sous son aspect « spéculatif ».
On entend pourtant par « Spéculation » une sorte de réflexion abstraite déconnectée de la réalité.
 
Le qualificatif de « Spéculatif » associé à la Maçonnerie moderne se rattache, traditionnellement, à une étymologie initiatique : la « Spectulatio » est l’« Art d’observer » qui au XIVe siècle est un « Ars d’amour » — « Spéculor », c’est « Être en observation d’en haut ». Dans l’explicitation que nous tentons de faire ici du Cabinet de Réflexion, cette « Art d’observer », de « Spéculer » réellement, se rattache autant au substantif « Specula » qui nomme un « lieu d’observation sur une hauteur », un observatoire, que « Speculum » qui désigne un miroir. Ces brèves remarques étymologiques ne sont pas sans évoquer la nécessité d’une pratique de connaissance libératrice de soi par élévation suivant la verticale des Trois Colonnes du Temple spirituel de la Maçonnerie que sont : Sagesse, Force et Beauté.
 
Cet « Art d’observer », Ars d’amour, est donc déjà suggéré dans le Cabinet de Réflexion comme voie alchimique.
En effet, tous les éléments présents dans le Cabinet de Réflexion indiquent la nécessité d’une opération alchimique – et sur ce point, tous les auteurs sont unanimes. Il reste, par conséquent, à apprendre à discerner ce qui, en nous, est profane ; pour découvrir ces qualités « Transformatrices », c’est-à-dire « Purificatrices », de l’« Art d’observer » que sont Vigilance et Persévérance. La tâche est extrêmement ardue, car c’est toute notre manière de penser qui est profane, de « Méditer », de « Réfléchir », de croire, d’espérer, d’aimer, de vouloir, etc., qui sont profanes.
Et ce n’est pas de manière ingénue qu’il est écrit sur les parois du Cabinet de Réflexion : « … Si Ton Âme A Senti L’effroi, Ne Va Pas Plus Loin ! ― Si Tu Persévères, Tu Seras Purifié Par Les Éléments, Tu Sortiras De L’abîme Des Ténèbres, Tu Verras La Lumière ! »
 
Pour L’Occidental Formé À Une Certaine Cogitation Méditative, Il Est Difficile D’accepter Cette Perspective Qui Semble Très Orientale.
L’Orient n’est pas du tout exclu du Temple maçonnique qui y est entièrement consacré. Une des « Missions » modernes de la Franc-Maçonnerie reste d’ailleurs de permettre cette inévitable et heureuse rencontre entre Orient et Occident. Ce ne serait qu’une vue partielle de se contenter de n’y voir que des images intérieures évoquant le cœur l’« Orient » et la raison l’« Occident », on risquerait de faire échouer cette si précieuse rencontre qui s’est précisée tout au long du XXe siècle avec l’affaissement du Catholicisme et du Protestantisme et l’implantation des spiritualités orientales.
 
Relier Orient et Occident implique la nécessité de découvrir le vécu intérieur du Cabinet de Réflexion qui nous habite, et nous interpelle dans les moments obscurs de nos vies profanes.

F••• ― G•••

 
Extrait De « 3e Millénaire 67 »
Prière Et Méditation
Vers Un Sens De La Profondeur Au-delà Des Techniques


Qu’avez-vous appris en entrant en Loge ? ― Rien que l’esprit humain puisse comprendre : un voile épais me couvrait les yeux.
 
Comment expliquez-vous cette réponse ? ― Il ne suffit pas à l’homme d’être mis en présence de la Vérité pour qu’elle lui soit intelligible. La lumière n’éclaire l’esprit humain que lorsque rien ne s’oppose à son rayonnement. Tant que les illusions ou les préjugés nous aveuglent.
 
▲ Aron O’Raney

SOURCE :  https://oraney.blogspot.com/

Savoir et connaissance 13 janvier, 2019

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Savoir et connaissance

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Le savoir nous l’utilisons tous. Rappelons-nous l’école et la façon d’apprendre. Il s’agit d’accumuler des informations, de les mémoriser, pour ensuite les réutiliser dans notre vie. Beaucoup de nos actions dépendent de ce type de mécanisme : au travail, nous nous souvenons de ce qui a été dit à la dernière réunion et que nous appliquons. Nous utilisons les mêmes procédés pour apprendre à parler, pour apprendre une langue étrangère. Le savoir est donc une accumulation d’informations qui influe sur notre comportement, ces informations font appel à la mémoire, et, se situent, temporellement, en amont de l’utilisation qui en est faite. On le voit, le savoir est nécessaire. Sans lui, la vie deviendrait vite impossible. Il ne s’agit donc pas d’opposer savoir et connaissance mais de reconnaître l’utilité de l’un et de l’autre.

Le savoir scientifique a considérablement fait progresser la condition humaine. Elle repose sur une accumulation de données, sur l’expérimentation. La science croit qu’elle est la mieux placée pour dire ce qu’est la réalité. Mais considère l’homme comme observateur extérieur à la démarche du savoir. A la différence de la connaissance et donc de la Franc Maçonnerie, qui place l’homme au centre de ses recherches. Où, d’observateur il devient acteur. « Connait toi même et tu connaitras l’univers et les Dieux ». Ce concept se retrouve dans toute l’ antiquité et dans la culture chrétienne  jusqu’à la renaissance où la vision scientifique du monde sépare radicalement le sujet  de l’objet de cette connaissance. Le monde est alors perçu comme une réalité que l’homme explore et exploite à son profit. Il est ainsi devenu, petit à petit étranger au monde et à lui même. C’est peut être une des explication qui fait que ce sont des hommes bien diplômés, plein de savoir qui ont jeté des avions contre les tours de New York. Cette analyse appartient, peut être, maintenant au passé car les progrès de la physique quantique semblent remettre en cause ce savoir. Jean Staune écrit « Un des grands enseignements de la physique quantique est que les particules élémentaires sont indéterminées en dehors de l’observation.  Elles ne sont pas fixes mais dépendent de la façon dont les observe.  Cela récuse l’idée d’une objectivité intrinsèque de la matière». Ainsi, nous découvrons que l’homme est un acteur, même pour le savoir scientifique, qui du coup trouve des corrélations entre les grandes traditions, en particulier orientales, et la science.

Ce que l’on appelle communément religion, c’est-à-dire une forme de croyance, appartient aussi au champ du savoir. Elle fait référence à des dogmes, l’expérience d’un saint ou d’un gourou, à un livre, pour que le croyant calque son comportement sur ces éléments du passé, qui sont présentés comme une vérité absolue. L’église a toujours été consciente du danger qu’est le connait toi toi même. Dans une encyclique, le Pape Jean Paul II précisait : «La conscience n’est pas une source autonome pour décider ce qui est bon et ce qui est  mauvais car la vérité n’est pas créée par l’être humain, elle est établie par la loi divine, norme universelle et objective de la moralité. » Un concile, par ailleurs déclarait que « c’est Dieu qui révèle et qu’il faut apporter l’obéissance de la foi. Et ainsi, la vérité que la révélation nous fait connaître n’est pas le fruit mûr ou le point culminant d’une pensée élaborée par la raison ». L’église a tellement combattu cette approche que ce n’est qu’en 1945 que l’on a retrouvé les principaux textes gnostiques à Nag Hammadi. Gnose. Il s’agit, selon wikipedia, « d’un concept dans lequel le salut de l’âme  passe par une connaissance  directe de la divinité, et donc par une connaissance de soi. Le mot Gnose a notamment été utilisé de façon polémique, par des théologiens chrétiens pour désigner certains mouvements du christianisme ancien dénoncés comme hérétiques.

Les cathares qui sont souvent présentés comme inspirés par la gnose » ont subit le sort que l’on connaît. D’autre part, il aura fallu attendre 750 ans pour qu’en 2010 Maître Eckart soit réhabilité.

Un savoir plus subtil est celui qui concerne notre psychologie. Nous accumulons des sentiments, des plaisirs, des blessures, une éducation, des jugements, en bref tout un conditionnement qui agit sur nous de façon plus ou moins consciente. Henri Michaux dit cela d’une façon poétique et humoristique : « Je suis habité, je parle à qui je fus et qui je fus me parlent. Parfois, j’éprouve une gêne comme si j’étais étranger. Ils font à présent toute une société et il vient de m’arriver que je ne m’entend plus moi même ». Nous croyons entendre, voir, être en contact avec le monde, mais, le filtre de notre conscience fait que nous ne voyons le plus souvent qu’une projection de nous même, de notre mémoire. Il en résulte une erreur de perception qui fait que le monde extérieur n’a pas le caractère de réalité absolue que nous lui accordons. C’est donc ainsi, que nous sommes dans l’impossibilité de voir le monde tel qu’il est. Les psychologues, les psychanalystes ont beaucoup travaillé pour libérer l’homme de cette forme de savoir.

Voici, donc, 3 descriptions de savoirs. On pourrait en trouver d’autres.  Le savoir sépare, il appartient, à un groupe humain, on peut ainsi parler d’un savoir scientifique, religieux, philosophique ou psychanalytique. Il a ses mots, son schéma de pensée, ses communautés. C’est pour dépasser les limites que nous accueillons des hommes de toutes nationalité, de toute religion et que nous laissons nos métaux à la porte du temple. Le savoir est comme des pommes que l’on met dans un panier, chaque pomme est une part de notre culture, de notre expérience mais qui, malgré le panier, restent toujours séparé, fragmenté, prêt à susciter l’opposition, le conflit. C’est notre pavé mosaïque. Le savoir à pris dans nos sociétés une place importante, en envahissant le champ de la conscience. Il fonctionne comme une sorte de comblement en réaction à la peur, l’isolement, une recherche du plaisir, une façon de se sentir vivre, peut être, pour conjurer la peur de la mort. Les nouvelles technologies de communication on accentué cette emprise. C’est quand l’Esprit se détache de cette emprise qu’apparaît alors ce qui a toujours été là mais que le savoir cachait. La connaissance a quelque chose à voir avec le silence et le vide. Si le savoir fonctionne par accumulation, la connaissance fonctionne par épuration comme lorsque l’on taille une pierre brute. L’ignorance spirituelle n’est pas un manque d’accumulation de faits, de données, mais, un manque de connaissance de soi. Savoir c’est apprendre de l’autre, connaître est apprendre de soi. Il y a, donc, à l’intérieur de nous quelque chose à découvrir, qui nous met en relation avec le tout, avec les autres hommes par un sentiment de compassion, avec l’univers par la reconnaissance d’un ordre à la fois individuel et cosmique. C’est ce que dit, abondamment  notre rituel avec Vitriol, le fil à plomb, la pierre brute, la voute étoilée… La connaissance unit les oppositions du pavé mosaïque qui recouvre la loge, réunit se qui est épars, jusqu’à l’Orient, jusqu’au sommet du delta lumineux, jusqu’au Principe, à la non dualité. La connaissance est relation. Elle est intérieure à l’individu. Elle est unique. Elle demande une introspection, mais, se réalise aussi dans la relation: « si tu as un véritable ami, tu n’as pas besoin de miroir » dit un proverbe indien. D’où l’importante de la bienveillance, de la fraternité, du dialogue que notre rituel régit.

Une autre  bonne représentation de ce qu’est le savoir est l’ordinateur. Cette machine a la capacité d’apprendre beaucoup plus vite et infiniment plus de choses que le cerveau qui l’a pourtant inventé. Avec sa mémoire vive et son disque dur, il fait, toujours référence à la mémoire, il croise un fait, une information avec ce que sa mémoire contient et cela ne fonctionne que si sa mémoire contient quelque chose en relation à cette information.

Donc le savoir n’est jamais neuf, il fait toujours référence  au passé. Il ne peut découvrir que ce qu’il contient. Le savoir, par définition est inapte au renouveau, ne connaît pas la fraicheur. Le savoir, ne peut donc  fonctionner que dans le champ  du connu et pas au delà. Pozarnik écrit : «Du vieil homme, nous ne pouvons créer que du vieux. L’inconnu est toujours ce qui se trouve au-delà du connu, des certitudes. Là où nous refusons d’aller voir. Il faut vraiment oser aller vers l’inconnu en nous, même s’il est contraire à notre personnalité habituelle, et ainsi aborder aux rives de notre essence oubliée. » Et Krishnamurti disait : « Le passé et l’inconnu ne peuvent se rencontrer. Aucun acte, quel qu’il soit, ne peut les rassembler. Le passé doit cesser pour que puisse être cette immensité. » Le savoir ne pourra donc pas approcher le Grand Architecte, car l’infini, la spiritualité et plus sûrement le sacré, c’est l’inconnu, l’inimaginable, l’informulé. Le passage du savoir à la connaissance est vécu comme une mort suivie d’une naissance. Cette naissance est l’entrée dans l’inconnu, dans le neuf, dans un autre monde de pensée. C’est ce qu’indique ce que l’on prend souvent pour l’étymologie de co naitre. Naître avec. En fait, il s’agit d’un jeu de mot, qui rend bien compte de ce dont il s’agit, que l’on trouve dans plusieurs écrits. L’Etymologie du mot « Connaissance » nous vient du latin et du grec, et au delà du mot sanskrit « jna » qui donne le mot « janati » qui signifie « connaître ». Cette racine sanskrite à évolué pour donner to know en anglais, gnose, ignorance, et connaitre en français. Le jnana yoga est encore aujourd’hui une part importante de la pensée hindou. Sa philosophie, l’Advaita, trouverait son origine dans les Védas dont les premiers écrits dateraient d’il y a 15000 ans. La plupart des maîtres hindous ont sont issus. Le contemporain le plus connu est Ramana Maharshi. Ce concept spirituel s’est propagé à tout le monde oriental : bouddhisme, taoïsme, puis au monde occidental avec Platon, les stoïciens, les néoplatoniciens, la gnose, le soufisme, Spinoza, maître Eckart, Jean de la Croix, Jung. Il a conservé le principal de cette philosophie en se propageant et il est intéressant de constater que l’étymologie en garde le souvenir.

Jean Pierre Bayard disait « que la Sagesse ne s’enseigne pas « . En effet, la connaissance ne se transmet pas, car comme la plus belle fille du monde, nous ne pouvons donner, transmettre que ce que l’on a, ce que l’on possède. La connaissance n’appartient à personne. Elle ne s’enseigne pas. Elle est de ce fait inaltérable. Nous ne pouvons transmettre que la façon de la reconnaître. Et, cette transmission est toute relative car il s’agit d’abord d’une enquête personnelle.

Le prologue de Jean présent dans la loge dès le début des travaux nous dit : « Au commencement était le logos, la parole. En elle était la vie, la lumière des hommes. Et les ténèbres ne l’ont point saisie ». Le Logos nous vient de la Grèce antique et selon le dictionnaire :  » il est parole, discours, raison, relation »(Wikipedia) Il s’agit de la raison divine, raison organisatrice, explicative de l’univers. Logos, c’est la manifestation de l’être ou de la raison suprême. C’est la « loi du monde »(CNRTL). Pour Héraclite le logos est à l’origine de la pensée humaine. Il est  dans le non manifesté, il  est le principe, l’un, qui gouverne le cosmos, le tout. La source de toute activité, de toute création. Le logos, but de recherche initiatique, ne se reconnait pas par la croyance, mais par la connaissance qui suppose le doute. En FM, en loge de St Jean, nous devons retrouver la lumière et la parole. Cela rejoint  cette phrase d’Aurobindo qui pourrait être un résume de la symbolique d’une loge maçonnique, et, qui conclura cette planche : « Mais quand fut le commencement ? A nul instant dans le temps, car le commencement est à tous les instants ; le commencement toujours fut, toujours est et toujours sera. »

M. D.

Source : http://www.masoniclib.com/

http://hautsgrades.over-blog.com/

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Circulation de la Lumière 15 octobre, 2016

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Toute maçonnerie trouve sa justification dans la construction d’un monde harmonique …. Un monde qui respecterait des lois que l’on qualifierait d’universelles … un monde où les idées et les actes seraient conformes aux règles posées selon des voies qui ne nous sont pas connus et qui, pourtant, orchestrent tout …

Toni Seron formulera d’une autre manière ce désarroi de tout être face à la justification de sa propre destinée  … « notre absolue impuissance devant la Gnose est la seule Porte qui peut nous ouvrir aux processus vitaux de la grande Pyramide, à la mortification, à la genèse du Grand Œuvre … Seul ce sacrifice, ce broyage intérieur conscient et responsable du moi septuple, du moi entier … l’intérieur et le supérieur … cette impuissance fondamentale … cette innocence des premiers jours est acceptée par la Lumière des lumières, la Gnose  … il s’agit, alors d’être élève d’un apprentissage qui confesse intérieurement son propre état, qui accepte, maintenant ce qu’il est sans duplicité !!!! … les 33 vertèbres de sa forme animale s’apaisent, alors, sans forcer … une nouvelle colonne va pouvoir s’ériger … le vieux serpent de feu, la vieille colonne de mercure se posent afin de laisser l’intelligence, la lumière du nouveau matin circuler dans ce vieux corps moribond » …

Homme connais-toi, toi-même !!!!

Notre Rituel nous invite à nous souvenir … de notre source  !!!!

«  ….. Il est une Force qui ne cesse de pénétrer tout ce qui vit, et par laquelle toute Lumière trouve l’aliment qui lui est propre. »

Les éléments de notre réflexion étant posés ….

distrilum-00Le frère ou la sœur dans l’état d’esprit décrit ci-dessus ayant choisi son véhicule d’accès à la connaissance … la franc-maçonnerie et notamment la nôtre …. s’avancera sur le parvis du temple … puis pénétrant dans celui-ci … son espace sera empli de symboles vivants lesquels animés selon leurs rôles et fonctions par une rituélie appropriée  amènera à sa conscience une substantifique information … cette information … il devra l’ingérer … en comprendre sa raison dans le cheminement de sa vie  … et surtout elle facilitera le déploiement de champs successifs de conscience  ….

Ainsi la rituélie l’enveloppera d’un égrégore approprié au voyage initiatique … il sera invité à se mettre dans un état méditatif le plus parfait ….

1 : Nous appellerons ce stade … celui du Plan de Conscience Primordiale
distrilum-01anous sommes, alors, dans des plans non manifestés mais bien présent … structurellement actif … dans le subtil et dans un espace encore occulte (ce sera le plan Monadique des Orientaux)  … Ce stade est représenté par le Naos … Seule la lumière éternelle est présente au centre du triangle …

Jusqu’à maintenant ce plan était le domaine réservé des occultistes.

Voilà posé le problème de nos origines, de l’origine de toute chose, les principes et les ressorts de la création du monde manifesté et notamment de la vie …

«  ….. Il est une Force qui ne cesse de pénétrer tout ce qui vit, et par laquelle toute Lumière trouve l’aliment qui lui est propre. »

Voilà qu’apparait la lumière primordiale unique … blanche enfermant en elle les 7 couleurs
de l’arc en ciel et pourtant son existence rassemble toutes les forces pénétrantes et agissantes … et à partir d’elles … tout devient possible

Le 21ième Siècle sera spirituel ou ne sera point (André Malraux dixit) … indiquent, en cela, que rationalisme et métaphysique doivent se rencontrer. Des avancées considérables en matière de physique et notamment avec la formation de nouvelles sciences associées à la « Physique Quantique » la relation entre « Science et spiritualité » émergent curieusement et rendent évident ce lien. De quoi réconcilier Scientifiques et Hermétistes ? … rien n’est moins sûr, encore et pourtant les deux rives de la connaissance … se rejoignent en une « Terre » ou l’unité fait loi

Ervin Laszlo, Philosophe & Scientifique, dans son livre « Science et Champ Akashique » nous rappelle ceci :

« Bien que l’on ait encore beaucoup à découvrir sur le vide quantique, il est, déjà, clair qu’il s’agit d’un médium cosmique super-dense qui transporte la lumière et toutes les forces universelles de la nature. Les ondes de pression peuvent s’y propager et ainsi traverser l’univers d’un bout à l’autre. C’est du moins ce qu’avance le physicien mathématicien Hartmut Muller, selon qui la dimension observée de tout objet, des atomes aux galaxies, est déterminée par l’interaction des ondes de pression qui se propagent dans le vide …. Etant donné que l’univers est fini, une fois rendues au « point dimensionnel critique les ondes se superposent et créent des ondes statiques durables. Ces ondes déterminent les interactions physiques en établissant la valeur des forces gravitationnelles et électromagnétiques, ainsi que des forces nucléaires fortes ou faible. Par résonance, ces ondes amplifient certaines vibrations et en restreignent d’autres. Elles sont donc responsables de la distribution de la matière partout dans le cosmos. Tous les processus ont un rythme interne propre qui dépend de leur résonance avec les ondes statiques du vide. Muller conclut que le vide est un arrière-plan cosmique ultrafaible qui agit tel un « champ morphogénétique » …

Alors, de récentes découvertes viennent confirmer la présence d’ondes de pression dans le vide. Les astronomes de l’observatoire Chandra-X-Ray de la NASA ont décelé une telle onde engendrée par le « trou-noir » supermassif se trouvant dans la constellation de Persée à quelques 250 millions d’années-lumière de la Terre. Cette onde de pression provenant du vide se traduit musicalement par un Si bémol[i]. IL s’agit d’une vraie note qui se déplace dans le vide depuis 2,5 milliards d’années et que notre système auditif ne peut entendre vu que sa fréquence se situe 57 octaves sous le Do central d’un piano …

Un champ qui transporte la lumière (ou des ondes de photons) et des ondes de pression dense, et qui, par ailleurs, remplace l’énergie perdue par les atomes et les systèmes solaires n’est pas du tout une entité théorique et abstraite … »

Erwin Laszlo ajoute « Ainsi le vide quantique transporte lumière, énergie, pression et son. Se pourrait-il aussi qu’il soit doté d’une autre propriété lui permettant de mettre en corrélation des évènements distants et séparés ? Qu’il crée les corrélations assurant l’incroyable cohérence des quanta, de l’organisme, de la conscience et de l’univers tout entier ? »

Le doute que le mystérieux champ mettant en en jeux des corrélations de transcendance spatio-temporelle dans le cosmos et la conscience  soit un champ d’in-formation situé au cœur même du cosmos est confirmé : « le champ du point zéro » du vide quantique est non seulement un champ énergétique « super-dense » mais il est un champ d’’in-formation « super-riche » … il est la mémoire holographique de l’univers …

En une phrase simple: Il (le vide quantique) contient de l’Information (ou de l’in-formation) c’est-à-dire des règles et des données nécessaires à la formation de l’univers dans son unité et dans ses parties !!!!

Ainsi la lumière éternelle (Lumière centrale) est-elle posée opportunément sur le triangle du Naos. Elle seule représente la nature réelle et subtile de toute chose dans état existant avant apparition de toute manifestation

2 : Dès lors, notre rituelie annonce un deuxième plan qui va naître de la propagation de la lumière universelle  … Le maître de cérémonie va recueillir les éléments nécessaires à la poursuite de l’ouverture de canaux de communication avec les énergies

fondatrices  … Cela se traduit par ladistrilum-02figuration d’un lien lumineux entre la flamme éternelle et une des étoiles du flambeau du Vénérable …

Le Maitre des Cérémonies tel l’Hermès  apporte la lumière au Vénérable Maître … ainsi le plan primordial … permet une première manifestation  … celle de mettre en jeu les premières fonctions nécessaires à la production de toutes manifestations … (nous sommes là sur le plan de la manifestation dans le sous plan trinitaire des déclinaisons fonctionnelles du Naos)

  • Le Vénérable Maître allume, alors, une étoile et pas n’importe la quelle avec un boutefeu allumé à la flamme éternelle … celle qui a la position centrale de son candélabre car elle est bien la réplication, à ce stade de la flamme primordiale …  mais déjà transposée dans un espace qui va se manifester du fait de la mise en œuvre des 3 premiers attributs

(Triangle équilatéral dont la symbolique rappelle les trois plans devant être présents avant toutes choses et avec toutes choses :  le plan Atmique[ii] où Volonté, le plan Bouddhique[iii] ou Amour-Sagesse et enfin le plan Manasique[iv] ou Intelligence-Action )

…. Dès lors apparait le mouvement … nécessaire à tout acte opératif  (effet miroir entre les mondes)

  • Mise en lumière des 3 premiers attributs à la position centrale du candélabre du Vénérable Maître

distrilum-03A : le premier surveillant allume son flambeau à la position centrale du candélabre du Vénérable Maître … dans le silence (ce qui va être actif de façon opérationnelle se nourrit ou se met en résonance vibratoirement avec la lumière primordiale)  … puis rejoint sa place

B : le second surveillant allume son flambeau à la position centrale du candélabre du VM … dans le silence (ce qui se prépare en vue d’être actif de façon opérationnelle se nourrit ou se met en résonance vibratoirement avec la lumière primordiale))  … puis rejoint sa place

C : le Scribe allume son flambeau à la flamme centrale … dans le silence (l’ensemble y compris la mémoire et la conscience s’éveille et se met en résonance vibratoirement avec la lumière primordiale … le lien avec l’Akasha doit être constitué et opérationnel))  … puis rejoint sa place

Ainsi, la flamme centrale, vient adombrer la loge de ses principes moteurs et opère un transfert équationnel ….

(Sur le plan symbolique apparait les premiers éléments d’un Carré long (Occident, Septentrion, diagonale NE-SO)

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Cela fait le Vénérable Maître allume les deux autres étoiles de son candélabre (le Vénérable Maître devient alors la clef de voute … de ce qui va se mettre en place

… à ce moment, et à ce moment là seulement apparait le premier triangle opératif dans le monde manifesté

Nous parlons ici du Triangle (72-36-72): Second Surveillant – VM – Premierdistrilum-05surveillant …. (Lequel aura son « répondant » Orateur – Couvreur – Scribe (nous remarquerons que dans ce deuxième triangle seul le Scribe est porteur de lumière) …. Et cela est logique car la lumière adombre tous les espaces … Eclairé par elle, l’Orateur représente bien, maintenant, celui qui fait respecter la loi et les processus d’organisation et d’Harmonie. Le Couvreur est bien, aussi, celui qui est dépositaire du passé et de l’histoire de la loge dans sa dimension « la plus inspirée » tant il est vrai que bien que surgi du Passé … il régule le présent dans ses flux et participe de l’avenir par sa sagesse 

…. Le monde, que nous venons de décrire, n’est pas encore tout à fait maçonnique (car en effet ce que nous venons de dire n’est pas vu comme cela seulement en Maçonnerie … on le trouve dans bien des décodages extrême orientaux notamment) … Le Monde Maçonnique est en cours de gestation (il sera, en effet, maçonnique seulement lorsque les joyaux de la loge seront en place.)

3 : Ce mouvement qui commence à se manifester dans la création, sur le plan opératif, ne peut être mis en œuvre que si l’esprit domine la volonté d’actiondistrilum-06et celle-ci doit être éclairée/illuminée par les trois piliers du temple (ou Petites lumières) … c’est le 3ième plan nécessaire afin que tout acte soit juste, harmonique et conforme à la loi de Maat

Notre temple et ceux qui s’y rassemblent seront sous l’influence de la « Sagesse », de la « Force » et de la« Beauté »

Le Vénérable Maître en Chaire descend de l’Orient. L’expert vient se placer à l’orient pour en garder fermement l’entrée …

Le Vénérable Maitre en Chaire allume son boutefeu à la lumière éternelle puis se dirige vers la colonne « Sagesse » l’autre

  • Sagesse,

Le VÉNÉRABLE MAITRE

« Mes sœurs et mes frères, les fondations de notre Temple sont posées, ce Lieu est saint, et notre œuvre séculaire peut reprendre son cours ….

….. Selon l’antique prophétie d’Hermès, voici que l’Égypte est devenue veuve et d’hommes et de Dieux. Mais nous, Vrais & Anciens Maçons de la Terre d’Égypte, nous conservons précieusement et maintenons le dépôt de la terre de Memphis.

C’est pourquoi, Seigneur de vérité, que tous les hommes connaissent sous tant de nom divers, …

  • Toi qui es pour nous l’Architecte Suprême de tous les Mondes …..
  • Toi qui as dit « J’ai créé toutes les formes avec ma Parole, alors qu’il n’y avait encore ni Ciel ni Terre »

… reçois en cet instant nos hommages. Éclaire nos travaux et dissipe les Ténèbres qui voilent Ta Vérité, afin que se révèlent à nous les Plans Parfaits de Ta Sagesse Éternelle gouvernant tous les Mondes »

Le PREMIER SURVEILLANT

« Toi qui a dit: « Je suis la source des existences et de tous les Êtres, je suis hier & je connais demain ……  » Salut à toi !! »

Le SECOND SURVEILLANT

« Toi qui a dit « Je suis l’Éternité, le Monde, le Temps, le Devenir, j’ai pour essence le Bien, le Beau, le Bon, le Véridique ….  » salut à Toi !!!! »

  • Force,

Le VÉNÉRABLE MAITRE

« Salut à Toi, Seigneur de l’Éternité, dont les Noms sont multiples et les formes mystérieuses ! Soutiens ce Temple par Ta FORCE, connue des seuls enfants de la Lumière » …..

Le PREMIER SURVEILLANT

.. « OSIRIS à la robe de Lumière, couleur du Principe éternellement pur, nous célébrons Ton Harmonie suprême, à laquelle nous espérons participer dans l’AMENTI. »

  • Beauté,

Le VÉNÉRABLE MAITRE

« ISIS qui sait rassembler la Parole Sacrée, la maintenir en son ordre et la communiquer aux Initiés, Toi qui les habitues à persister dans les Saintes Pratiques, dont la fin est d’obtenir la Connaissance de l’Être Premier et Souverain, accessible à la seule intelligence, les enfants de l’Art Royal saluent ici Ta BEAUTÉ Ineffable » …

Le SECOND SURVEILLANT

« ISIS, Divine Mère, au Voile teint des Couleurs innombrables du Monde, nous communions tous en la compréhension du Mystère que Tu as révélé aux Hommes » …

Lors de l’allumage des chacune des colonnes le Maître des Cérémonie devance le Vénérable Maître, se met à l’ordre de sa fonction et  frappe de façon énergique le sol avec son bâton lorsque l’étoile est allumée.

Cette frappe énergique ancre opérativement les forces de production du monde manifesté ….  sur le plan symbolique apparaissent les éléments suivants d’un Carré long (Sud-midi, Occident, diagonale NW-SE) … l’ensemble formant un réceptacle de la lumière d’Orient….

Pour mémoire, La Colonne corinthienne (H=10D) est celle de la Sagesse, la Colonnedorique (H=8D) est celle de la Force et la Colonne ionique (H=9D) est celle de laBeauté. La somme des trois nombres donne vingt-sept : Nombre de l’Univers.

 Il sera aisé de constater que les deux diagonales des deux « carrés long » se coupent très exactement à la position du Naos …. Exactement comme les diagonales du Carré long formées par la pose des phylactères lors de la sacralisation d’un temple qui permettent la pose de la Pierre Cubique à pointe !!!

4 : la sacralisation de tout action se confirmera par la cérémonie des parfumspar le Vénérable Maître.

distrilum-07Celui-ci se place entre les colonnes « Force » et « Beauté » … avance vers le Naos. Il est dos à l’Occident  puis …..

(met l’encens dans le brûle parfum) « Que ce parfum de suave odeur apaise nos âmes, (met l’encens dans le brûle parfum) atténue nos passions, (met l’encens dans le brûle parfum) et qu’il nous rende fraternel les uns pour les autres en élevant nos esprits et nos cœurs. »

Le brule parfum est placé à la pointe Occidentale du Naos … il repend sa subtile essence issue du monde divin modestement déjà décrit … il en imprègne tout espace de toute vie avant que ne se précise l’espace-temps opératif choisi par nos frères et sœurs pour œuvrer dans la matière

5 : La franc-maçonnerie est un sous-ensemble de l’humanité au service de cette harmonie universelle … elle vient jouer son rôle selon des règles et des principesdistrilum-08qui lui sont propres au travers des outils de la manifestation que nous avons tous acceptés …. Et que nous nommons « Les trois grandes lumières » de la maçonnerie c’est-à-dire Equerre, Compas et la règle … lesquelles sont enlacés selon une symbolique particulière attaché au grade travaillé et propre à notre Rite …. Ces lumières ne sont pas d’ordre physique mais elles pointent sur une référence absolue en matière de pratique opérative !! (D’où leur empreint à la franc-maçonnerie de métier)

Nous noterons, que c’est à partir de ce moment qu’une loge devient clairement maçonnique et investie d’une mission pour le moins humaniste et, pour le mieux, dispensatrice de connaissance  … avec la totalité de ses « moyens » visibles ou invisibles …

Au moment où tous les joyaux de la loge sont enlacés le Delta Lumineux (36°108°36°)delta3610836as’éclaire …. 108° correspondront aux 108 rayons qui adombrent nos trois mondes à partir du plan Divin …  Dans nos Rites nous trouverons au centre « l’œil d’Horus » … 108 un clin d’œil sans doute aux 108 grains du « malla » dont la maitrise totale signifie « Eveil »

Dans d’autres le Nom ineffable « Iod He Vav He » … dans d’autre, encore, « un Point » …   Les travaux sont, alors, sous les meilleurs auspices

6 : Pour être complet dans le champ maçonnique … un autre élément important doit figurer :

naosextraitTout ce qui a été dit est peut-être d’un intellectualisme contestable mais souvenons-nous, nous sommes à ce stade des constructeurs !!!! … il nous manque les plans de l’architecture que nous construisons grâce au « formatage » que nous avons reçu en héritage par la structure linguistique de note ADN et les états de conscience transmis ….   Ces plans qui doivent guider les apprentis, Compagnons et Maître … doivent être mis dans une crypte … sous le pavé mosaïque …. Car ils ne peuventkeops-plan-001pas être lu par le monde profane mais aussi par les frères et sœurs qui n’auraient pas, eux, fait l’effort de les découvrir, tel des spéléologues de la conscience intérieure …

Dans notre Rite : Nous ferons figurer un dessin d’architecte représentant une pyramide ….  Symbole s’il en est du lien fort et puissance entre Science et ésotérisme

Seule sera mise et à ce stade, en apparence la patente de Loge

Clôture des travaux 

… la fermeture des travaux se fera par le processus inverse ….

La loge ayant opéré son travail … le frère ou la sœur œuvrera dans le monde profane selon les connaissances nouvelles acquises … ainsi, transforme t’il le monde selon son état de conscience …

Dernière remarque

S’agissant des étoiles du temple nous retrouverons l’ennéade qui caractérise le temple symbolique …. Car nous avons réalisé l’équation 1 + 9 … le Un étant symbole de l’origine de tout monde manifesté (lumière éternelle) …  et le nombre 9  (3 pour le VM, 3 Scribe, Second Surv, Premier Surv, 3 Sagesse, Force, Beauté) … ainsi l’ennéade procède bien de l’Unité

Ennéade … qui comme le savent les frères et sœurs maçons du monde entier guide nos pas tout le long de nos échelles maçonniques …

Gérard Baudou-Platon

 

[i] L’on retrouvera sur ce thème de la musique des sphères de nombreux auteurs en particulier :

Aristote & Aristoxène qui établiront une première correspondance entre les planètes et des notes de musique

(Lune : « Ré », Mercure : « Do », Vénus : « Si bémol », Soleil : « La », Mars : « Sol », Jupiter : « Fa », Saturne : « Mi »)

  • Dans la famille des Pythagoriciens … Philolaos de Crotone, Platon, Ptolémée … auront leurs correspondances
  • De même au moyen âge avec les Néo-Platonicien (Plotin, Boèce …) & Copernic
  • Ensuite Kepler
  • Enfin, les temps modernes avec les Radiosources

[ii] Considération sur le plan Atmique … à rapprocher du Sanscrit « Âtma » … selon le dictionnaire de la Sagesse Orientale (Robert Laffont) … l’ÂtmaBoddha, littéralement « Connaissance de Soi » … le court mais important traité de l’Advaïta-Védenta, attribué à Shankara et régulièrement cité dans la littérature de cette philosophie, les 68 Sloka (vers) de l’œuvre traitent des principaux sujets important de l’indouïsme : Âtman, Brahman, l’effacement de da Brahman derrière les formes du monde sensible, ainsi que les méthodes qui mèment à la connaissance de Soi et à la délivrance

Âtman : Terme désignant, selon la conception hindouiste, le soi véritable et immortel de l’homme, ce que l’Occident appelle « l’âme » … spectateur impartial du « Jîva » .. il se situe, au-delà, du corps et de la pensée … conscience absolue …. Le Bouddhisme nie en revanche l’existence d’Atman …

JÎva :   « Vivre » … être vivant incarné … Le Soi incarné s’identifie à un corps, une pensée  … devenu égo, il se crée l’illusion d’une individualité et d’une causalité et s’enchaine ainsi au cycle de la naissance et de la mort …

 

[iii] Plan Bouddhique … à rapprocher de : le Bouddha considère que la vie est éphémère (Anitya), impersonnelle (Anâtman, Skandha) et donc douloureuse (Duhkha). La prise de conscience de ces Trois caractéristiques de l’existence (Trilakshana) marque le début du cheminement Bouddhique. La souffrance est le résultat du désir (Trishna) dont la disparition entraine la délivrance du Samsarâ …. Le Bouddhisme explique cet enchainement des êtres aux cycles des renaissances par la chaîne de production conditionnée (Pratîtya_Samutpada) …. La fin de ce cycle correspond à la réalisation du Nirvâna. Le Chemin pour y parvenir conformément aux quatre nobles vérités est le sentier Octuple qui enseigne la moralité (Shîla), la méditation (Samadhi, Dhyana), la sagesse et la connaissance (Prajnâ) ….

 

[iv] Plan Manasique …. Vient de Manas terme sanscrit ….

Pour les Hindous = Capacité de réflexion partie de l’Antahkarana, l’organe interne. Grace à Manas, nous recevons les impressions du monde extérieur qui dont soumise à la buddhi … manas nous incite au doute, nous aide à prendre des décisions et à changer nos désirs en actes …

Buddhi : composante de l’Antahkarana permettant de classifier les impressions sensibles grâce à sa capacité de discrimination …. Instrument inanimé qui, avec l’aide de l’intelligence et la connaissance de l’Âtman, développe toutes les facultés de l’homme jusqu’à l’intuition

Pour le bouddhisme : Esprit, intelligence. Manas désigne au sens le plus large l’ensemble des facultés et des activités intellectuelles, le fonctionnement intellectuel de la conscience.

Dernière des 6 bases (L’œil, l’Oreille, le Nez, la Langue, le Corps et l’Esprit), Manas en est là 6ième base et constitue le fondement de toutes activités psychiques  …. En tant que facultés de pensée, manas est considérée comme un sens supplémentaire adapté aux objets rationnels comme l’œil l’est aux objets visuels

Manas constitue le 7ième des 8 variétés de conscience

Source : http://gerardplaton.neowordpress.fr/

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Le scoutisme, école initiatique inventée par un général franc-maçon ? 25 août, 2010

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Le scoutisme, école initiatique inventée par un général franc-maçon ?

 

 

Le scoutisme, école initiatique inventée par un général franc-maçon ? dans Chaine d'union arton44-5e82f

 

Article paru dans le numéro 7 de mai 2001 du trimestriel « Histoire du Christianisme Magazine »

jeudi 11 mars 2004 , par Jean-Jacques Gauthé

 

Lord Baden Powell of Gilwell ? Un homme dangereux. Motif : il a inventé le scoutisme ! Une institution inutile et dangereuse, voire « pire que les soviets », pour ses plus ardents détracteurs. Au début du XXe siècle, échaudés par les luttes qui les opposent à l’Etat, beaucoup de catholiques français ne voient dans le scoutisme qu’une invention protestante et franc-maçonnne. Bref, une école initiatique pour les enfants et les adolescents.

 

 

 

  Sommaire  

« Nous supplions nos amis de repousser énergiquement cette société, [les Éclaireurs de France] qui n’est qu’une franc-maçonnerie déguisée pour enfants. (…) Nous adjurons nos amis qui seraient invités à souvenir cette œuvre de la combattre énergiquement (…) Leur but [celui des fondateurs du scoutisme] est d’enlever l’adolescence à l’Église catholique et de préparer des générations de futurs francs-maçons. » C’est en ces termes inquiets que la revue catholique L’Idéal présente le scoutisme dans son numéro d’octobre 1912.

Cet article n’est que l’un de la multitude de ceux qui vont être publiés sur ce sujet entre 1911 et 1914, dans pratiquement toute la presse catholique. Dans la dénonciation du scoutisme, les Semaines religieuses, hebdomadaires publiés par les évêques, seront souvent à l’avant-garde du combat. C’est l’une d’entre elles, la Semaine religieuse de Cambrai, dirigée par Mgr Henri Delassus, infatigable dénonciateur de la conjuration antichrétienne, qui le 21 octobre 1911, publie le premier article dénonçant le scoutisme. La Semaine religieuse ne cache pas l’origine de ses informations sur le scoutisme : il s’agit d’articles publiés par la Correspondance de Rome. Ce bulletin est l’organe de la Sapinière [1], actif réseau intégriste, qui depuis Rome combat par tous les moyens les ennemis de l’Eglise ou ceux qu’il juge tels. Jusqu’à sa disparition, fin 1912, la Correspondance de Rome ne mentionnera pas moins de dix-sept fois des articles hostiles au scoutisme publiés dans la presse en France, en Belgique, en Allemagne, au Canada, aux Etats-Unis. L’Agence internationale Roma qui succèdera à ce bulletin continuera à publier jusqu’en 1914 de nombreuses dépêches de dénonciation du scoutisme dans le monde entier, des Philippines à l’Uruguay. La presse catholique va abondamment reprendre ces informations. Plusieurs évêques prennent officiellement position contre le scoutisme.

Ainsi, Mgr Gieure, évêque de Bayonne, publie, le 10 mai 1914, dans son bulletin diocésain, une circulaire de seize pages A l’occasion des boy-scouts qu’il qualifie « d’institution suspecte, dangereuse, inutile, réprouvée par l’Eglise ». Mgr de Cormont, évêque d’Aire-et-Dax consacre tout un développement condamnant le scoutisme dans son mandement de Carême 1913. Plus d’une trentaine d’autres Semaines religieuses publieront ou reproduiront des textes hostiles au scoutisme. Les congrès diocésains des œuvres de jeunesse vont aussi le dénoncer vigoureusement.

 Le dieu de Baden Powell

La principale critique faite au scoutisme par les catholiques est sa neutralité religieuse. Baden-Powell (1857-1941), général anglais inventeur de cette méthode éducative en 1907 est, circonstance aggravante pour eux, protestant. Certes, l’un des buts du scoutisme est la découverte de Dieu. Mais le dieu de Baden Powell est plus une divinité supérieure que celui d’une religion déterminée. D’autre part, les membres des Unions chrétiennes de jeunes gens [2] sont des promoteurs actifs du scoutisme en France. Et dès fin 1911, une association de scoutisme protestant, les Éclaireurs unionistes, a été fondée. Ne s’agit-il pas d’une tentative de prise de contrôle de la jeunesse catholique par les protestants ?

Parallèlement aux Éclaireurs unionistes, deux autres associations ont été fondées à la même époque, la Ligue d’éducation nationale et les Éclaireurs de France. Celles-ci sont neutres au plan religieux, par volonté d’union nationale. Elles se veulent ouvertes à tous les jeunes français, quelle que soit leur religion. Et elles les encouragent à la pratiquer. Un certain nombre de catholiques font de plus partie du comité directeur des Éclaireurs de France aux côtés de personnalités d’autres sensibilités. Mais pour les catholiques d’avant 1914, neutralité religieuse signifie opposition au catholicisme. Dans le passage de son mandement sur le scoutisme, Mgr de Cormont n’hésite pas, à propos de la neutralité, à citer l’Évangile : « Qui n’est pas avec moi est contre moi. »

Certains aspects étranges du scoutisme choquent également les catholiques : « Afin de se reconnaître entre eux et de distinguer les grades, les patrouilles, il existe tout un code de signes secrets, d’habillements divers, d’insignes, de cris d’animaux qui semblent bien puérils (…) et ont un vague relent de franc-maçonnerie « , affirme la Correspondance de Rome. L’uniforme scout, inspiré de celui du corps de police créé par Baden Powell en Afrique du Sud en 1900, apparaît d’une grande étrangeté ainsi que les cris de reconnaissance « des patrouilles » (unité de base de la troupe scoute). Et les trois grades du scoutisme (aspirant à la promesse, scout de 2e classe, de 1re classe) qui permettent à l’enfant de mesurer sa progression personnelle ne sont-ils pas un démarquage des trois grades maçonniques d’apprenti, compagnon et maître ?

 Apprenti franc-maçon

La promesse scoute, engagement de l’adolescent à suivre la loi scoute, code moral en dix articles, apparaît tout aussi suspecte. Qu’est-ce que ce serment qui n’évoque pas Dieu, au moins chez les Éclaireurs de France et à la Ligue d’éducation nationale ? Ce serment n’est-il pas celui d’une obéissance passive envers les chefs scouts ? N’y a-t-il pas un parallèle avec le serment fait par l’apprenti franc-maçon ?

Enfin, la place que le scoutisme accorde à la nature semble bien suspecte aux catholiques. N’est-ce pas tout simplement du naturalisme, courant philosophique s’opposant à l’existence de Dieu 7 Pour nombre de catholiques, ces éléments signifient clairement que le scoutisme est contre les catholiques puisque créé à côté d’eux. De plus, ceux-ci rappellent que le pape Léon XIII dans son encyclique du 20 avril 1884 Humanum genus a condamné la franc-maçonnerie et les sociétés secrètes. Or, celles-ci sont celles où il y a la loi du secret et le serment de ne rien révéler. Donc, on retrouve dans le scoutisme une partie des éléments qui caractérisent les sociétés secrètes condamnées par l’Eglise.

La situation des catholiques dans la société française d’avant 1914 explique largement ces prises de position. Depuis les lois contre les congrégations et surtout la loi de séparation des Églises et de l’État de décembre 1905, l’Église catholique a le sentiment d’être attaquée sur tous les fronts. Et c’est un fait que les anticléricaux et les francs-maçons ne lui font aucun cadeau. Les associations anti-maçonniques, souvent liées au monde catholique, sont d’autant plus actives que le pape a officiellement condamné la franc-maçonnerie.

L’Église réagit donc avec une mentalité de forteresse assiégée. Dans le combat qu’elle mène contre les forces du mal, la jeunesse représente un enjeu important. Si un général anglais a créé une nouvelle structure un peu étrange pour la jeunesse, religieusement neutre, encouragée par les protestants, c’est bien qu’il s’agit de faire contre-poids à la puissante fédération des patronages catholiques, la Fédération gymnique et sportive des patronages de France (FGSPF) crée en 1898 qui regroupe trois cent mille jeunes.

 Écho dans l’Église

A partir de ces éléments, les associations de lutte contre la franc-maçonnerie vont rivaliser dans la polémique contre le scoutisme. Leur discours va trouver un écho dans l’Église avant 1914 et se prolongera jusqu’à la fin des années 30. Les révélations les plus étonnantes se succèdent : c’est le convent maçonnique [3] de septembre 1909 qui a décidé de la création des Éclaireurs de France. Ce qui n’est pas étonnant puisque Baden Powell est un franc-maçon de haut grade. De plus, parmi les membres du bureau de la Ligue d’éducation nationale, se trouvent « un juif, trois francs-maçons dont l’affiliation maçonnique est certaine et deux membres éminemment suspects d’affiliation maçonnique ». Des polémistes incisifs, tels Paul Copin-Albancelli, Joseph Santo, avant 1914, Mgr Ernest Jouin ou l’abbé Paul Boulin, après 1920 vont multiplier brochures et articles.

En 1921, Mgr Jouin découvre ainsi que le scoutisme est l’un des éléments du complot juif contre la chrétienté. En 1924, l’abbé Boulin signale gravement : « Les Soviets font peur. Un danger plus pressant parce que plus subtil, c’est le boy-scoutisme dont personne ne s’alarme. » En 1924, un religieux lié à la Sapinière prépare un dossier très argument en vue d’aboutir à la condamnation du scoutisme par Rome. Il tente de démontrer comment le scoutisme n’est qu’une création de la Société théosophique, organisation ésotérique empruntant au bouddhisme et à la franc-maçonnerie. La tentative échouera mais inquiétera vivement les scouts catholiques.

 Action française

La méfiance de l’Église vis-à-vis du scoutisme explique qu’il faut attendre 1920 pour qu’un mouvement de scoutisme catholique, les Scouts de France, puisse se créer. Les changements d’évêques qu’induiront le renouvellement des générations et la condamnation de l’Action française en 1926 permettront de rattraper le retard initial et un développement rapide du scoutisme catholique en France.

Deux exceptions notables doivent toutefois être notées : celle du Sillon et celle du diocèse de Nice. Marc Sangnier, fondateur du Sillonboy-scouts. Pourquoi n’y aurait-il pas des boy-scouts catholiques ? », écrit-il dans un éditorial de son quotidien La Démocratie le 28 avril 1912 intitulé Boy-scouts catholiques. Ce journal présente avec sympathie le scoutisme et l’engagement des catholiques en son sein. C’est ainsi qu’il détaille longuement la création à Nice d’un groupe de scouts catholiques au sein d’un patronage catholique animé par des prêtres proches du Sillon. En juillet 1913, ce groupe se constitue en association sous le nom d’Éclaireurs des Alpes. Dès janvier 1914, il regroupe cent cinquante jeunes à Nice et s’organise dans tout le diocèse, appuyé par l’évêque, Mgr Chapon, évêque proche du Sillon. La Semaine religieuse de Nice rend compte également avec sympathie de leurs activités. Enfin, dans un certain nombre de villes (Montélimar, Avignon, Sète, Paris, Mâcon…), des initiatives locales de jeunes catholiques ou de prêtres, souvent liés au Sillon, sans coordination entre eux, tendent à créer des scouts catholiques dès avant 1914. Ce n’est qu’après 1920 que leurs efforts seront couronnés de succès. C’est donc dans les milieux catholiques les plus avancés que l’idée d’un scoutisme catholique chemine d0s avant la Première Guerre mondiale. prend en effet très tôt nettement position en faveur de la création de scouts catholiques. « Il me semble que les catholiques auraient mieux à faire que de critiquer et de rejeter en bloc l’institution des

 Vénérable de la loge

L’idée du scoutisme constituant une franc-maçonnerie pour enfants a donc semblé relever du fantasme… jusqu’au jour où un scout franc-ma¿on publie des textes allant dans ce sens. En effet, en 1938, la revue maçonnique La Chaîne d’union publie un texte de Pierre Deschamps, commissaire Éclaireurs de France, vénérable de la loge Les Amis du Travail du Grand Orient de France, analysant précisément les points communs entre scoutisme et franc-maçonnerie. En 1952, il revient sur le sujet, toujours dans le même sens, en publiant dans cette revue un autre texte sous le pseudonyme maçonnique de Ben-Hiram. « Quand un franc-maçon s’intéresse au scoutisme, il ne fait que veiller sur la croissance d’un enfant dont les liens de parenté avec la franc-maçonnerie sont certains et que les adversaires de notre Ordre voudrait lui ravir », écrit-il. Il remarque de nombreuses analogies entre la franc-maçonnerie et le scoutisme et définit celui-ci comme une société préinitiatique. Les deux méthodes emploient des gestes rituels et des symboles communs, telle la chaîne d’union [4]. Mais surtout, la méthode de formation du caractère du scoutisme s’apparente à la méthode ésotérique de la franc-maçonnerie : nul ne s’initie réellement que par lui-même. La promesse scoute est considérée comme le début d’une initiation. Quant à la place de Dieu dans le scoutisme, elle est très comparable à celle qu’elle a dans la franc-maçonnerie britannique : Dieu est indispensable mais chacun adore le sien. D’autre part, le scoutisme et la franc-maçonnerie se définissent tous deux comme des fraternités mondiales animées du désir de servir. Et Deschamps revendique la qualité de franc-maçon de Baden Powell.

Il pourrait être tentant de voir dans ces textes un phénomène marginal aujourd’hui dépassé. Or, dans les pays anglo-saxons, des loges de francs-maçons scouts existent très officiellement. C’est le cas notamment en Grande-Bretagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud, au Canada.

 Compas et fleur de lys

Rassemblant des cadres ou des anciens du scoutisme et des maçons s’intéressant à la jeunesse, ces loges combinent dans leur emblème l’équerre et le compas maçonniques avec la fleur de lys du scoutisme. Leurs noms font généralement référence à des éléments du scoutisme : la boussole, la fleur de lys, le foulard, voire à Baden Powell lui-même. Celui-ci, toutefois, n’était pas franc-maçon quoiqu’il ait pu être dit ou écrit. C’est pourquoi aucune loge scoute anglaise ne porte son nom. Cet usage n’est toutefois pas suivi dans les autres pays. La première loge scoute a été créée le 29 septembre 1930 en Australie, à Victoria. Elle prit le nom du fondateur du scoutisme et fût baptisée Baden Powell Lodge 488. Baden-Powell lui a rendu visite le 12 mai 1931 et a dédicacé le volume de la Loi sacrée de la loge en y notant : « Avec les meilleurs vœux pour le succès de la loge dans son bon travail, Baden Powell of Gilwell. » Son petit-fils David Michael Baden-Powell est membre de cette loge. En juillet 1944, la première loge de ce type a été créée en Grande-Bretagne. Les activités de ces loges scoutes peuvent facilement être suivies sur Internet.

Le scoutisme, une franc-maçonnerie pour enfants et adolescents ? Le débat ne présente plus aujourd’hui qu’un intérêt limité. Mais avec le recul, il est manifeste qu’un certain aspect ésotérique existe dans le scoutisme. Des francs-maçons y ont (ont cru ?) retrouver une partie de leur spiritualité. Mais, bien évidemment, le scoutisme n’a pas été créé par la franc-maçonnerie pour combattre l’Église catholique ou protestantiser la jeunesse. Dans les deux cas, des jeunes ou des adultes se sont rassemblés pour, à la fois, venir en aide aux autres et pour se développer sur le plan personnel. Il n’est donc pas étonnant que malgré leurs différences, leurs routes comportent un tronçon commun.

 

Notes

[1]Fondé en 1907 par un prélat de la curie romaine, Mgr Benigni, ce réseau secret international antimoderniste a beaucoup frappé les imaginations. Regroupant une centaine de membres en Europe, il lutte contre tous les adversaires de l’Église et constitue le noyau de l’intégrisme catholique jus-qu’à sa disparition en 1921. Utilisant une correspondance codée, diffusant La Correspondance de Rome jusqu’en 1912, puis les dépêches de l’Agence internationale Roma et Les Cahiers Romains, la Sapinière est soutenue par le pape Pie X.
Elle entretient des polémiques impitoyables avec ses adversaires, notamment les catholiques libéraux. A partir de 1911, elle mène un combat incessant contre le scoutisme naissant. « Quant au bar anglais (le scoutisme dans le langage rodé de la Sapinière), il faut lui faire une guerre sans pitié (…) mais avec beaucoup d’adresse », affirme une correspondance de Mgr Benigni du 3 février 1913, Cette campagne aura de nombreuses retombées dans les milieux catholiques.

[2]Les Unions chrétiennes de jeunes gens (UCJG) sont un grand mouvement international de jeunesse protestant créé en 1855.

[3]Assemblée générale de francs-maçons.

[4]Les bras croisés devant lui, chaque scout (ou franc-maçon !) donne la main à ses voisins au moment de la fin d’un rassemblement, ce cérémonial s’accompagnant en général du chant des adieux. Elle symbolise l’union fraternelle autour du monde.

 

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Source : http://www.scoutunjour.org/spip.php?rubrique43

Rencontres Bouddhisme & franc-maçonnerie 14 juillet, 2010

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

 

 

 

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