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Triangulation de la prise de parole et de la gestuelle en loge 14 mars, 2021

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Une étude attentive des rites maçonniques révèle l’omniprésence d’un principe de triangulation à différents niveaux, notamment ceux de la prise de parole, de la gestuelle, mais aussi de la gestion des distances spatiales et des données temporelles.

2Revêtant des fonctions psychologiques, sociales et symboliques, la triangulation maçonnique constitue un véritable modèle de communication. Un tel modèle, dans lequel prime le genre expressif, inscrit les membres de la communauté au-delà des schémas de type interpersonnel et vise un dépassement des contraires, censé opérer un processus de médiation-transformation au sein de l’individu même.

Triangulation de la prise de parole et de la gestuelle en loge

3La loge maçonnique est l’un des rares lieux sociaux où la prise de parole en public soit codifiée de manière aussi rigoureuse et dotée d’une charge symbolique aussi forte. L’une des particularités du rite maçonnique réside dans le fait que toute action des membres de la communauté, tout positionnement des objets dans le temple, est porteur d’information et de sens. Chaque chose est à sa place, chaque discours vient en son temps, et une telle distribution garantit la cohérence d’une totalité harmonieuse. L’ordre, recherché en permanence, ne naît pas du respect de consignes arbitraires. Il est produit par l’agencement savant des divers rouages d’un système global que l’adepte, en tant que pièce constitutive, s’efforce de comprendre et d’intégrer. Même les célébrations religieuses, qui exécutent un rituel strict où les propos, suivant un canevas précis et extrayant des passages du livre sacré, sont accompagnés d’une gestuelle spécifique (signes de croix, etc.), ne vont peut-être pas aussi loin dans la sémantisation et la participation agissante des membres du groupe, dans la mesure où les spectateurs-acteurs se contentent d’en suivre le cours sans pouvoir intervenir individuellement dans son déroulement.

  • 1  Dans cette étude, nous nous attacherons principalement à l’analyse du Rite écossais ancien et acce (…)

4Les modes de communication mis en place par le rituel maçonnique1 sont d’une telle singularité qu’ils méritent que l’on s’attarde sur eux. En loge, la communication s’inscrit dans un schéma qui n’a rien de linéaire, comme peut l’être le modèle télégraphique de Claude Shannon, avec sa chaîne Émetteur-Message-Récepteur ; ni même simplement interactif ou circulaire, comme celui établi par les théoriciens de l’École de Palo Alto. Elle suit un schéma triangulaire, et cela à plusieurs niveaux. La première forme de triangulation est relative au discours : en loge, on ne prend pas la parole, on la demande. Et lorsqu’on la demande, on ne s’adresse pas directement au Vénérable Maître dirigeant la loge, qui peut seul l’accorder, mais à l’un des deux intermédiaires que l’on nomme Premier Surveillant et Second Surveillant. Enfin, le Vénérable Maître lui-même accorde la parole en passant également par l’un des deux intercesseurs sus-cités, lequel relaie l’information au requérant. Ce dernier s’exprime alors, et nul ne peut l’interrompre ni même s’adresser à lui, à moins que la teneur de ses propos ne nécessite une censure brutale de la part du Vénérable Maître (tel serait le cas pour des discours véhiculant des idéologies intolérantes, extrémistes ou racistes).

  • 2  Pascal Lardellier (2003) distingue entre les « rites d’interaction », qui mobilisent un nombre réd (…)

5Certains pourraient ne voir dans ce procédé qu’un artifice pompeux, participant simplement de la théâtralité du cérémonial. Cependant, les raisons de cette triangulation de la parole sont plus profondes qu’il n’y paraît et dépassent largement le cadre de la dramaturgie. Procédé de médiation, elle a pour objectif d’évacuer toute communication interpersonnelle — forme la plus usuelle dans nos sociétés —, et de tisser un lien collectif en dépassant les échanges d’individu à individu (il n’est pas inutile de rappeler l’efficacité de ce que l’on appelle « l’effet de groupe » en psychosociologie, que les franc-maçons retrouvent à travers l’« Égrégore »). Les rites maçonniques ne relèvent donc pas de cette catégorie de rites que Erving Goffman a baptisés rites « d’interaction », mais bien de rites « sociaux » ou « communautaires », selon la typologie de Pascal Lardellier2. Et si l’on veut bien se souvenir du fait que le terme communication (de communicare), signifie étymologiquement « mettre en commun » et implique les notions de partage, alors le rituel maçonnique atteint probablement l’objectif de toute communication, dans ses formes les plus paroxystiques.

6Le rituel maçonnique apparaît doublement conjonctif. Il l’est d’abord en tant que rituel ainsi que le note Claude Lévi-Strauss :

[…] le rituel est conjonctif, car il institue une union (on peut dire une communion), ou, en tout cas, une relation organique, entre deux groupes (qui se confondent, à la limite, l’un avec le personnage de l’officiant, l’autre avec la collectivité des fidèles), et qui étaient dissociés au départ (1962 : 46-47).

  • 3  « La truelle, outil liant par définition », souligne Gilbert Garibal (2004 : 130).
  • 4  Sur cette distinction des différents niveaux de communication (contenu / relation), on consultera (…)
  • 5  Pour cette analyse du schéma de Claude Shannon, on se reportera à l’ouvrage de Philippe Breton et (…)

7Il l’est ensuite en tant que rituel particulier mettant en place des moyens de liaison internes, redondants avec sa fonction première. L’esprit de convivialité est crucial dans les loges, comme le prouve ce moment privilégié que constituent les « Agapes », mais aussi les nombreux vocables, symboles et métaphores exprimant la fraternité : la « truelle »3, le « ciment », la « corde à nœuds », les « lacs d’amour », la « chaîne d’union », le « compagnon », les « frères » et « sœurs ». Le poète Alphonse de Lamartine, grand admirateur de la res maçonnica, pleinement conscient de son essence fédératrice, déclarait dans un discours prononcé en loge en 1848 : « Vous écartez tout ce qui divise les esprits, vous professez tout ce qui unit les cœurs, vous êtes les fabricateurs de la concorde » (cité par Garibal, 2004 : 23). La franc-maçonnerie remplit une fonction phatique prépondérante, pour reprendre la terminologie que Roman Jakobson applique à la linguistique. Car s’il est vrai qu’elle agit à ce niveau de communication que représente le contenu du message, par la transmission de valeurs, elle œuvre principalement au niveau de la relation4. Là encore, nous nous trouvons fort éloignés du schéma de Claude Shannon, qui tend à réduire le réel à son aspect informationnel, à la notion de réseau et à la quantité d’informations qui circule en son sein5.

  • 6  Calendrier maçonnique du Grand Orient de France datant de 1873 partiellement reproduit par Gérard (…)

8La médiation que le rituel maçonnique établit dans le cadre de la prise de parole constitue une véritable discipline à laquelle il convient de se soumettre, et qui contrarie les inclinations naturelles des individus, habitués à parler librement ou à demander l’autorisation de s’exprimer directement à la personne qui dirige un débat. Or, toute discipline vise à transformer, par une action contraignante, une materia prima. Tel est bien le cas de la franc-maçonnerie, qui se définit elle-même comme une institution « philanthropique, philosophique et progressive »6, travaillant au perfectionnement moral et intellectuel de l’humanité et proposant à ses membres un changement de cadre mental, censé s’opérer durant le rituel.

9Ensuite cette médiation, précieux outil de régulation, favorise l’ordre et la pondération, car elle rend impossibles les interventions intempestives, les débats à plusieurs voix où nul ne s’entend, les conflits engendrés par des membres en désaccord ayant l’opportunité de s’adresser les uns aux autres. Le respect d’autrui et la courtoisie sont d’ailleurs inscrits comme autant de devoirs dans un texte fondateur de 1735, faisant office de Constitution pour la maçonnerie française. Ainsi est-il stipulé, au 6e devoir, qu’

[…] aucun Frère n’aura des entretiens secrets et particuliers avec un autre sans une permission expresse du Maître de la Loge, ni rien dire d’indécent ou d’injurieux sous quelque prétexte que ce soit, ni interrompre les Maîtres ou Surveillants, ni aucun Frère parlant au Maître, ni se comporter avec immodestie ou risée (partiellement reproduit par Gayot, 1991 : 62).

10Ce qui fait dire au franc-maçon Gilbert Garibal, docteur en philosophie et psycho-sociologue, que

[...] les frères, du néophite au « vétéran », fréquentent la loge pour communiquer, avec eux-mêmes et les autres. Cette communication fonctionne d’autant mieux que la loge est aussi « communicante ». Autrement dit, qu’elle prend bien soin d’éviter la formation de clans, castes et autres sous-groupes, nuisibles à son unité (2004 : 129).

11La parole maçonnique n’est donc pas, loin s’en faut, un instrument de pouvoir à des fins de manipulation, mais utilise une méthode originale d’accouchement des esprits, assez proche de la maïeutique et de la dialectique socratiques (à la différence près que celles-ci étaient interpersonnelles). En outre, en mettant les locuteurs dans une position d’attente de leur tour de parole, le rituel temporise — au sens étymologique du terme —, c’est-à-dire écarte toute spontanéité et oblige à une certaine maturation de la réflexion. Car comme le souligne Oswald Wirth « les idées se mûrissent par la méditation silencieuse, qui est une conversation avec soi-même. Les opinions raisonnées résultent de débats intimes, qui s’engagent dans le secret de la pensée. Le sage pense beaucoup et parle peu. » (2001 : 122)

12Accordant une importance aussi grande à la communication non-verbale (comme c’est le cas dans la plupart des traditions rituelles, qui font du corps un vecteur majeur de transmission de certaines valeurs), la maçonnerie applique un procédé de triangulation identique au plan de la gestuelle. À ce sujet, il est indispensable d’opérer « une partition entre ce qui relève de la gestuelle d’accompagnement et du message proprement dit », ainsi que le font remarquer Philippe Breton et Serge Proulx. « La gestuelle d’accompagnement est formée par tous ces gestes que nous faisons à l’appui d’une communication », elle est donc bien distincte « du langage des signes », où « c’est le geste qui constitue la communication » (2002 : 63 et 48). Dans ce cas, « la gestuelle se transforme en signes codés et signifiants ». Le rite maçonnique appartient à cette seconde catégorie. Il constitue l’un des rares langages des signes qui ne trouve pas son origine dans une incapacité à produire de l’oralité, comme c’est le cas avec le langage des sourds et des malentendants, par exemple.

  • 7  « Le ternaire s’impose à nous dans des domaines très divers parce qu’il réalise l’équilibre entre (…)

13Tandis que l’être humain s’approprie inconsciemment, par un phénomène de mimétisme, l’ensemble des codes corporels qui prévalent au sein de sa culture — ainsi que l’ont révélé des chercheurs en kinésique tels que Ray Birdwhistell (Winkin, 1981 : 61-77) —, et qui trahissent parfois malgré lui son état et ses intentions, le franc-maçon apprend un système de signes qu’il reproduit sciemment et adapte à divers contextes. Lorsqu’il rentre dans le temple, l’apprenti fait trois pas. Les bras, les mains et les pieds du maçon sont disposés en équerre. Les gestes sont précis, calculés, parfaitement maîtrisés. Ils traduisent en outre la médiation, leur modélisation ternaire représentant la réconciliation dialectique du même et de l’autre, la dualité dépassée car augmentée de l’unité7. Seule l’institution militaire s’est peut-être approchée de ce dispositif corporel complexe dans son cérémonial : les positions du garde-à-vous, le salut militaire, les demi-tours, forment d’ailleurs des équerres, ce qui n’a rien de surprenant si l’on considère les relations étroites que l’armée et la franc-maçonnerie ont entretenues à partir du xixe siècle, ainsi que l’a démontré Jean-Luc Quoy-Bodin (1987).

  • 8  Affirmation du philosophe allemand Friedrich Nietzsche.

14Là encore, il ne s’agit pas de faire exécuter au maçon une série de contorsions absurdes, mais plutôt de mettre ses membres en conformité avec son esprit. Inversement, on tente de produire un équarrissage de la pensée par la rigueur comportementale que l’on impose à une chair généralement livrée à une certaine liberté. La tension physique qu’engendrent des positions si peu familières à l’homme est en effet propice à l’effort et au travail. Combattant la nonchalance, qui se manifeste par une attitude de relâchement, ce maintien artificiel et peu confortable du corps requiert une attention soutenue, et suscite à son tour la concentration. Il a un effet structurant. Plantagenet ne s’y trompe pas lorsqu’il déclare : « remarquons combien cette marche rituelle est pénible : brutalement coupée par trois arrêts, elle brise notre élan ; à chaque fois elle nous contraint à un nouvel effort pour repartir » (2001 : 161). Au-delà de cette idée, tenace en Occident, selon laquelle « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort8 » et qui veut que toute souffrance fût revêtue d’un caractère initiatique, selon l’exemple de la passion christique, le formalisme rigide infligé au corps conduit avant tout à un dressage dont nous étudierons ultérieurement la nature et les effets.

15Enfin, force est de constater que la gestuelle extrêmement contraignante prescrite par le rituel recoupe l’aspect fonctionnel que recouvre la triangulation de la parole, aux effets pondérateurs. À propos de la position dite de l’ordre, posture obligatoire et assez inconfortable pour ceux et celles qui s’expriment oralement, Jules Boucher remarque ainsi que « indépendamment de la valeur réelle du signe, il faut remarquer que ce geste, si simple en apparence, empêche tout autre geste et par suite toute véhémence. Combien d’orateurs — profanes — parlent plus encore avec leurs mains qu’avec leur voix ! » (1998 : 323).

Triangulation de l’espace et du temps rituels

  • 9  Voir notamment La dimension cachée (1971).

16On sait, depuis les études fort éclairantes menées par Edward T. Hall dans le domaine de la proxémique9, que la gestion de l’espace et les distances qui séparent des individus sont, en elles-mêmes, un acte de communication, mais aussi des données remplies de sens révélant des appartenances culturelles parfois insoupçonnées. La franc-maçonnerie témoigne, si besoin en était encore, de l’importance que revêtent les données spatiales dans l’accomplissement et la compréhension des rôles incombant à chaque communicant dans un contexte particulier.

17En loge, le positionnement des individus dans l’espace du temple définit des fonctions spécifiques : à l’Orient, où se lève la lumière, est situé le Vénérable Maître, à l’Occident crépusculaire est le Couvreur, et ainsi de suite — c’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle la géométrie tient une place cruciale dans la voie maçonnique. De la même manière, le positionnement des objets de culte ne doit rien au hasard. Il est toujours investi d’une signification, il est signifiant par lui-même. Il va sans dire que cet ancrage territorial du système sémantique à travers une localisation pertinente des personnes et des choses permet de rendre très concrets les messages symboliques que véhicule la cérémonie (« ici, tout est symbole », déclare-t-on à l’apprenti lors de son initiation). C’est ainsi que la modélisation ternaire de la parole, médiatisée entre le requérant et le Vénérable Maître par une tierce personne (Premier ou Second Surveillant), s’enracine également dans une triangulation spatiale, ce qui aboutit à une répétition du schéma ternaire. En effet, celui qui sollicite la parole pour le requérant auprès du Vénérable Maître est toujours le Surveillant qui se trouve sur les colonnes opposées, face au requérant. Ce croisement des prises de parole forme donc un triangle visible, un triangle humain qui incarne géographiquement la dynamique du chiffre trois.

18Nous reproduisons ci-dessous le schéma en vigueur au Rite écossais (au Rite Français, la position des colonnes et des surveillants est inversée par rapport au Rite écossais, mais la triangulation spatiale demeure), qui montre bien le croisement systématique de la parole et la triangulation spatiale qui en résulte :

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19Il est à noter, cependant, qu’à l’inverse de la plupart des rites (notamment des rites politiques), où se « jouent des rapports de domination et de sujétion, hypostasiés à ce ballet qui définit les fonctions, exprime les allégeances, confirme les rangs et les statuts » (Lardellier, 2003 : 95), le rite maçonnique, créateur de lien social, ne fait guère reposer les rôles assignés aux adeptes sur la situation professionnelle et financière que chacun occupe sur l’échelle sociale, dans le monde profane. C’est ainsi qu’un ouvrier d’usine accèdera progressivement au grade de Maître, tandis que le PDG d’une grande entreprise ouvrira sa voie maçonnique au grade d’Apprenti, comme tout un chacun, avec les corvées qui accompagnent cette première étape (installation du Temple, préparation des Agapes et service durant le repas, etc.), qui se veut un apprentissage de la patience et de l’humilité, une familiarisation, aussi, avec une dimension symbolique souvent inconnue du néophyte.

20D’autre part, les fonctions de chacun ne sont guère figées, puisque les membres du groupe changent de rôle au fil des ans. Or, ce principe d’égalité et de circularité est, encore une fois, spatialement et communicationnellement inscrit. Au Rite Écossais Ancien et Accepté, par exemple, le Vénérable Maître, après avoir occupé des fonctions centrales à l’Orient durant quelques années, se voit-il relégué à l’Occident, près du Parvis. Outre que ce positionnement diamétralement opposé lui confère un angle de vision — et par conséquent un angle de compréhension — différent sur le Temple, il traduit le passage d’une position supérieure à une position inférieure. En devenant Couvreur, il quitte la place dominante et ordonnatrice pour une place d’exécution, en contre-bas. Il en va de même pour les autres officiers de la loge (citons l’interversion des Premier et Second Surveillants, notamment).

  • 10  Maria Deraisme, par exemple, avec la fondation du Droit Humain, en 1893. Avant cela, dès le xviiie(…)

21On ne s’étonnera donc guère que le niveau figure parmi les outils et symboles privilégiés de l’institution, ni même que le principe d’égalité présidant aux travaux maçonniques ait pu contribuer à la diffusion des idées émancipatrices jadis émises par les philosophes des Lumières. Sans verser dans la théorie du complot ou du projet intentionnel que certains, tel l’abbé Barruel (1803), prêtent à la franc-maçonnerie, il semble avéré qu’en favorisant le brassage social (puis la mixité, à partir du xixe siècle, dans quelques obédiences10), les loges précipitèrent la chute d’un régime inégalitaire. « La Franc-Maçonnerie vint ainsi offrir un excellent terrain de culture au ferment des idées révolutionnaires », souligne Oswald Wirth (2001 : 54). Les idées progressistes qu’elle véhiculait étaient d’ailleurs jugées subversives et dangereuses, tant par le pouvoir politique que par le pouvoir ecclésiastique. On peut aisément le comprendre à la lecture de certains textes du dix-huitième siècle : « Ramener les hommes à leur égalité primitive par le retranchement des distinctions que la naissance, le rang, les emplois ont apporté parmi nous. Tout maçon en loge est gentilhomme » (Le sceau rompu, 1745 : 22 ; cité par Gayot, 1991 : 125). Tout semble concourir à faire de l’espace maçonnique un espace sociopète, selon le mot de Edward T. Hall, un lieu de partage, de cohésion et d’intégration.

22Comme l’espace de la loge, le temps maçonnique se trouve lui aussi soumis au principe de triangulation. Il serait fastidieux et surtout ambitieux de vouloir dresser une liste exhaustive de ce temps triangulaire, tant celui-ci est riche. Quelques exemples significatifs suffiront néanmoins à en rendre compte. Les maçons, tout d’abord, travaillent entre les heures symboliques de « Midi » et « Minuit » (périodes elles-mêmes transitoires puisqu’elles marquent tout à la fois l’apogée du jour et de la nuit, et leur déclin imminent), à l’âge non moins symbolique et transitionnel de « trois ans ». Parmi les fêtes maçonniques, mentionnons également les fêtes de la Saint-Jean d’hiver et de la Saint-Jean d’été, correspondant aux deux équinoxes. Comme les heures de midi et de minuit, les équinoxes traduisent un point d’équilibre précaire et transitionnel, l’apogée d’un état et par conséquent sa proche déchéance, selon la loi de la dialectique des contraires.

23Autre expression de cette triangulation, lors de l’ouverture et de la fermeture des travaux, le Vénérable Maître, assisté des Premier et Second Surveillants, procède à l’allumage puis à l’extinction des feux. Au début de la tenue, chacun d’entre eux se tient devant l’un des trois piliers nommés Sagesse, Force et Beauté, afin d’allumer des bougies. Faisant le tour dans le sens des aiguilles d’une montre, ils échangent leur place et chaque officier se retrouve ainsi, l’instant d’après, face au pilier devant lequel était positionné son voisin de gauche. Ce mouvement circulaire en trois étapes autour des trois piliers forme une roue spatio-temporelle dynamique, proche de la svastika indienne. Certains maçons voient d’ailleurs dans ce moment cérémoniel une représentation de la création du monde (Doignon, 2005), un espace-temps zéro à partir duquel apparaissent progressivement l’espace et le temps sacrés. Cette interprétation semble corroborée par l’allumage des bougies qui provoque le passage des ténèbres à la lumière, ainsi qu’il est fait dans la Genèse où les mots fiat lux précèdent l’apparition des différents éléments du monde ; mais également par la signification attribuée aux trois piliers : la Sagesse « conçoit », la Force « exécute », et la Beauté « orne ». Il s’agit bien d’un acte de création primordial, similaire à celui du « Grand architecte de l’univers », et se déroulant en trois phases, à savoir conception, réalisation puis contemplation esthétique du produit fini.

24L’omniprésence de la figure deltaïque, suggérant, selon certains maçons, un triangle temporel, semble confirmer ces vues. Ainsi Jean-Marie Ragon perçoit-il les points de cette figure géométrique comme évoquant le Passé, le Présent et l’Avenir (1853 : 369). Le sens de cette triade correspond parfaitement à la philosophie maçonnique, ancrée dans la tradition et tournée vers l’avenir d’un monde meilleur via une tentative de perfectionnement au quotidien. Les franc-maçons se sont d’ailleurs souvent inspirés, dans leurs réflexions, du célèbre tableau de Gauguin intitulé D’où venons-nous ?, Qui sommes-nous ?, Où allons-nous ?, preuve que leur voie s’interroge sur l’identité et le devenir de l’homme à travers les trois temporalités classiques que nous reconnaissons. Car comme toute tradition, la franc-maçonnerie opère à un niveau à la fois diachronique et synchronique. Soucieuse de transmettre des valeurs régulatrices, elle agit sur l’axe vertical du passé, où la mémoire relie la chaîne générationnelle à un temps originel, mais également sur l’axe horizontal de l’espace communicationnel qui met les vivants en présence (Debray, 1997). Nous pouvons résumer ainsi ce mouvement maçonnique, qui se nourrit au présent de la sagesse des anciens pour tenter de construire une société idéale.

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  • 11  Il semble utile de rappeler que le terme sacré, issu du latin sacer, évoque ce qui est séparé (sép (…)

25Ajoutons enfin que le temps du rituel est rythmé par trois coups de maillet, répétés trois fois, par la triade Vénérable — Premier Surveillant — Second Surveillant, au début et à la fin de la tenue. Ce rythme ternaire ouvre et ferme l’accès au temps sacré, de même que les pas d’entrée sur le pavé mosaïque, puis la sortie hors du temple, équivalent à un va-et-vient entre l’espace sacré intra-muros et l’espace profane à laquelle les adeptes sont rendus dès la fin de la cérémonie rituelle11. Lorsque commencent les travaux, le Vénérable Maître n’affirme-t-il pas « nous ne sommes plus dans le monde profane » ? La figure du Vénérable est semblable à celle d’un chef d’orchestre (métaphore chère aux chercheurs de Palo Alto) qui, par ses coups de maillet injonctifs, introduit des ruptures rythmiques dans le temps mais aussi dans l’espace communicationnels de la cérémonie (silence/possibilité de prise de parole, immobilisme/gesticulation, position debout/assise), donnant le tempo d’une partition connue. Elle crée en outre une « synchronie interactionnelle », pour reprendre une expression de William Condon et de Edward T. Hall, chaque participant agissant en même temps que ses confrères et de manière identique à eux. Et si, pour les théoriciens modernes, toute communication doit être envisagée comme un système, dans lequel les multiples éléments interagissent les uns par rapport aux autres, le rituel maçonnique possède cette particularité rare qu’il est un système intentionnel et pré-régulé, qui cherche à optimiser au maximum ce caractère systémique et interactionnel. Ainsi en est-il de la « triple batterie » et de « l’acclamation », à l’annonce desquelles tous les maçons frappent rapidement trois fois dans leurs mains, et répètent ces gestes trois fois, en criant « Liberté », « Égalité », « Fraternité ».

  • 12  Sur le temps, voir l’ouvrage d’Edward T. Hall, La danse de la vie. Temps culturel, temps vécu (198 (…)

26Les penseurs de ce que l’on a appelé « la nouvelle communication », en effet, ont montré que l’espace et le temps12, au-delà de leur aspect physique, mathématiquement mesurable, forment des cadres culturels organisés et vécus de manière différente d’un continent à un autre, engendrant ainsi des modes de communication spécifiques. Mais de telles constructions, relatives puisque variant selon les époques et les lieux, sont généralement le fruit d’une élaboration longue et inconsciente, déterminée par l’histoire particulière des peuples et les paramètres environnementaux dans lesquels ils s’insèrent. Les individus répondent ainsi à des codes et règles tacites sans avoir conscience d’évoluer dans une dimension artificielle. Or, la maçonnerie offre l’exemple d’un programme culturel conscient et volontaire, d’une composition sémantique qui s’affiche comme telle, et qui a cependant — là est le paradoxe — une prétention universelle (les Ordres internationaux, faisant fi des divers particularismes locaux, appliquent le même rituel aux quatre coins de la planète), comme si sa valeur atteignait quelque absolu en saisissant l’essence de l’homme, le point nodal de ses aspirations.

Vers une triangulation de l’individu : pure métaphore ou symbolisme opératoire ?

27La franc-maçonnerie introduit l’homme dans l’« empire des signes », pour reprendre l’expression que Roland Barthes a forgée à propos de la culture japonaise. Signes corporels et symboles divers jalonnent le laborieux parcours de l’adepte. Mais au stade de ce constat, il convient de s’interroger sur la fonction que remplissent ces signes : simple jeu d’analogies au sein duquel l’individu se meut plaisamment ; ou véritable projet transmutatoire engageant l’être lui-même, faisant de lui l’objet d’un changement radical ? Déchiffrage d’un langage codé ou règles opératives modifiant l’humain en profondeur ?

28La réponse est donnée dès le grade d’apprenti, puisque l’on exhorte le jeune initié à dégrossir la pierre brute, qui n’est autre que lui-même. Oswald Wirth (2001) rappelle, en guise d’introduction au premier tome de son ouvrage : « De la création de l’homme par lui-même naît l’homme perfectionné, le Fils de l’Homme ». D’où l’importance accordée au corps, matière imparfaite qu’il faut patiemment ennoblir pour que s’ennoblisse aussi l’esprit, et dont la métanoïa ou conversion débute lors de l’initiation, ainsi que le relève Bruno Etienne (2002). Michel Foucault a fort bien montré que le dressage des esprits était indissociable du dressage des corps, ce que les institutions dites « totales » ont également compris et exploitent avec brio (1993 : 31-31). L’interaction corps-esprit/esprit-corps est reconnue depuis fort longtemps, puisqu’en des siècles reculés l’ascèse corporelle, au sein de l’institution religieuse et de certaines sociétés mystiques, avait pour but de purifier l’âme. Blaise Pascal ne déclarait pas autre chose lorsqu’il affirmait « qu’il faut s’agenouiller et faire les gestes de la foi pour croire »…

29En revanche, il existe une différence notable entre le dressage pratiqué par les institutions totales, au rang desquelles on peut ranger l’armée, et celui auquel procède l’institution maçonnique. Car le premier développe un conditionnement de type pavlovien, privatif de toute liberté de pensée, d’expression et de comportement, tandis que le second, anti-dogmatique et émancipateur, a pour effet de libérer le sujet de ses préjugés (le maçon est dit « libre et de bonnes mœurs »). Le rituel maçonnique ne peut donc être bénéfique que s’il est rigoureux et que son sens est parfaitement compris. « Tout symbole, tout rite — mise en action des symboles — perdent leur valeur, et ne sont plus que des “simagrées” dès qu’ils ne sont plus exactement respectés comme ils devraient l’être », affirme avec raison Jules Boucher. Puis de renchérir : « Et le plus souvent ils ne sont pas respectés, parce qu’ils ne sont pas compris » (1998 : 323).

  • 13  Selon Philippe Breton et Serge Proulx (2002), la communication se décline en trois modes : mode in (…)
  • 14  « Le geste est le signe extérieur de cette volition », déclare Jules Boucher (1998 : 323).
  • 15  Mircea Eliade affirme que « l’initiation correspond à une mutation ontologique du régime existenti (…)

30Le corps est bien plus qu’un vecteur de communication à visée informative. Favorisant le mode expressif13, il est le creuset matriciel dans lequel s’accomplissent de véritables transformations mentales14. Au-delà du fait qu’il est un langage dont il faut décoder le sens pour en saisir la pleine valeur, le dispositif matériel et physique du rituel maçonnique possède un caractère performatif, qui se révèle à son tour hautement signifiant par les changements cognitifs, sentimentaux et comportementaux qu’il introduit. On rejoint là la conviction de la philosophe Hannah Arendt, pour laquelle « être et paraître coexistent », et celle de nombreux penseurs avançant l’hypothèse que toute transformation ontologique s’enracine nécessairement dans une transformation phénoménale15. Ainsi pourrait-on appliquer, en l’inversant, l’approche de John Austin : « Quand faire, c’est dire ». Des bâtisseurs de cathédrales et maçons francs opératifs, en effet, qui en furent la source d’inspiration principale, la maçonnerie spéculative a conservé une certaine concrétude à travers la mise en geste des mots et la mise en acte des idées. Pascal Lardellier, évoquant le rôle de ce « corps, puissamment sémantique », souligne avec justesse que

[...] le rite exige toujours de ses participants une démonstration physique, « une création de présence » (E. Schieffelin). Ne pouvant en aucun cas être vécu de manière abstraite, in absentiae, il impose une incarnation, sans laquelle aucune action symbolique ne saurait être atteinte. Car pour être crédible, ce rite se doit d’être vécu, investi de l’intérieur (2003 : 94).

31En outre, l’effet cathartique produit par la mise en scène des corps — effet identique à celui que revêtait la tragédie selon Aristote — ne doit pas être négligé. L’élève de Platon évoquait avec raison « cette imitation qui est faite par des personnages en action et non au moyen du récit », et qui « opère la purgation propre à pareilles émotions » (1952 : 1449b). À son tour, Jacqueline de Romilly a mis en évidence la fonction psychologique et sociale de la tragédie grecque, qui permettait d’extérioriser la violence via un phénomène d’identification du spectateur à l’acteur-personnage, et de l’évacuer ainsi hors des murs de la cité. Le rituel maçonnique accomplit une purification assez semblable grâce au spectacle visuel qu’il livre. Il va même plus loin que la tragédie si l’on considère que tous les spectateurs sont également des acteurs de la pièce qui se joue, le geste se joignant à l’observation.

32Les gestes que l’apprenti exécute sont d’ailleurs très évocateurs : le bras et la main disposés en équerre au dessous de la gorge sont destinées à juguler les passions provenant du cœur et à les empêcher de troubler l’âme, ainsi que l’explique le rituel au premier degré du Rite écossais ancien et accepté. Ce signe dit « guttural » devient un signe « pectoral » au grade de compagnon, la main se situant alors au niveau du cœur.

Franc-maçon formé par les outils de sa loge (gravure anglaise du XVIIIe siècle, Bibliothèque nationale, Paris)

Franc-maçon formé par les outils de sa loge (gravure anglaise du XVIIIe siècle, Bibliothèque nationale, Paris)

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33L’objectif opératif est si prépondérant que certains, tel Jules Boucher, font remarquer que ces positions correspondent à des chakras et mobilisent ainsi les centres d’énergie de l’être. Par ailleurs, l’idée d’une thérapie de groupe fondée sur une approche systémique, c’est-à-dire sur une régulation des relations que les éléments du groupe entretiennent les uns avec les autres, est assez proche, même si elle diffère dans sa mise en œuvre, des thérapies familiales de Don D. Jackson et de Paul Watzlawick et plus largement du Mental Research Institute, fondées sur la notion d’homéostasie.

  • 16  Les devoirs enjoints aux Maçons libres, texte partiellement reproduit par Gérard Gayot (1991 : 61)

34L’aspect physique est tellement essentiel qu’un maçon doit être « un homme exempt de défaut du Corps, qui peut le rendre incapable d’apprendre l’Art »16, de l’avis de certains adeptes. Il ne s’agit bien évidemment pas de discrimination, mais de la conviction que les lumières de la maçonnerie demeureraient à jamais inaccessibles à celui dont un corps infirme ne permettrait pas l’accomplissement du rituel, la spécificité de l’initiation étant par ailleurs le vécu d’une progression extérieur/intérieur. On voit là tout ce qui peut séparer la tradition maçonnique de certaines mystiques ou traditions ésotériques proposant une élévation spirituelle en s’adressant directement et uniquement à l’esprit. Passer du contact sensible des choses matérielles à leur conceptualisation, de la conceptualisation à l’imagination, de l’imagination à la monstration, de la monstration à l’intériorisation, et de cette dernière à une appréhension de nature intuitive : tel est l’un des objectifs de la voie maçonnique. Mais à l’instar de la tradition alchimique, cette dernière s’appuie toujours, initialement, sur un support physique, un substrat matériel, destiné à servir de déclencheur transmutatoire.

  • 17  La physique quantique postule, par exemple, qu’un chat peut être à la fois mort et vif. Elle démon (…)

35Dans l’accession à un mode de connaissance intuitif, le maniement des symboles joue un rôle déterminant. Signifiant moins abstrait, moins arbitraire surtout, que ne le sont les mots, formés de lettres et de sons conventionnels selon la linguistique saussurienne, le symbole possède en effet une sorte de lien naturel avec le signifié, puisqu’il procède par substitutions et transferts sémantiques. Il tient lieu de jonction entre les réalités strictement matérielles et les concepts purement intelligibles, les sens et la raison (l’idée d’une réunion de deux parties séparées est d’ailleurs présente dans l’étymologie du mot symbole, « sumbolon », et du verbe grec « sumballein » qui signifie « mettre ensemble »). S’il est un vecteur d’information et de communication privilégié, c’est précisément parce qu’il est doté de cette nature bicéphale qui introduit l’adepte dans un entre-deux. Il crée une voie médiane, ou troisième voie, pour ceux qui refusent le réductionnisme du matérialisme et de l’idéalisme. Procédant par triangulation, évitant le piège du principe de non-contradiction d’Aristote, que la physique quantique a récemment mis à mal17, il ouvre des perspectives nouvelles. En outre, la plupart des symboles prétendent à l’universalité. Empruntant au registre de Jung, on peut dire que ceux-ci possèdent une dimension archétypale qui les rend accessibles à chacun.

  • 18  Sur cette distinction, voir Bruno Étienne (2002 : 21-22).
  • 19  Voir également François-André Isambert (1979).

36L’efficacité du symbole — notamment du symbole de condensation, réalisant une propagation affective et énergétique inconsciente, par opposition au symbole de référence18 —, a été relevée par nombre de chercheurs. Pascal Lardellier note ainsi : « Et le contexte rituel dans son ensemble va aller jusqu’à générer des états modifiés de conscience, la réalité devenant symbolique, et le symbolique performatif, puisque capable de transformer cette réalité » (2003 : 92)19. Les alchimistes, qui œuvraient également à partir d’une voie initiatique, hermétique et herméneutique, répétaient inlassablement les mêmes gestes dans les mêmes alambics, assortis des mêmes prières, paroles et symboles, ce qui était censé produire un éveil de la conscience et une transformation corporelle, conjointement à une transmutation de la matière hermétiquement scellée, sujet et objet ne faisant plus qu’un.

37En conclusion, on peut dire que le rituel maçonnique repose sur l’intuition que l’homme est une vaste structure de relations externes et internes, dont le perfectionnement dépend d’une alchimie communicationnelle à plusieurs niveaux. Proposant un modèle interactionniste global, fondé non seulement sur le « dire », mais aussi sur le « voir », le « faire » et le « ressentir », il utilise le principe de triangulation de la prise de parole, de la gestuelle ainsi que de la gestion spatio-temporelle, qui vise à produire une dialectique visible-invisible, transcendance-immanence, théorie-pratique. In fine, celle-ci doit engendrer une triangulation de l’agent lui-même (du type soufre-sel-mercure, soit esprit-âme-corps), c’est-à-dire une transmutation de l’individu par la réconciliation des contraires qu’opère le modèle ternaire, prélude à l’unification finale de l’être. La philosophie maçonnique, avec son approche praxéologique, semble bien faire partie de ces systèmes d’« idées » qui « deviennent des forces matérielles », selon les mots de Régis Debray (1994 : 22). Cette thèse médiologique se trouve d’ailleurs énoncée près d’un siècle auparavant et dans des termes similaires par le maçon Edouard Plantagenet (1992 : 142), lorsque ce dernier explique que « l’idée froide », purement abstraite, entre en contact avec les sentiments fécondants durant le rituel et « se transforme soudainement en idée-force en s’intégrant dans notre personnalité ». Loin de se cantonner au plan individuel, cette transformation du maçon vise à transformer à son tour l’ensemble de la collectivité maçonnique et même de la société profane, étant entendu que le perfectionnement des parties constitutives d’un groupe participe également du perfectionnent de la structure globale.

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Bibliographie

Abbé Barruel, Augustin (1803), Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme, cinq volumes, Hambourg, chez P. Fuache.

Aristote (1952), La poétique, traduction de J. Hardy, Paris, Les Belles lettres.

Boucher, Jules (1998), La symbolique maçonnique, Paris, Éditions Dervy.

Breton, Philippe, et Serge Proulx (2002), L’explosion de la communication : introduction aux théories et aux pratiques de la communication, Paris, Éditions de La Découverte.

Debray, Régis (1994), « Comment les idées deviennent des forces matérielles », Sciences humaines, no 38, avril.

Debray, Régis (1997), Transmettre, Paris, Odile Jacob.

Doignon, Olivier (2005), Comment naît une loge maçonnique ? L’ouverture des travaux et la création du monde, Paris, Éditions Maison de Vie.

Eliade, Mircea (1992), Initiation, rites, sociétés secrètes, Paris, Folio. (Coll. « Essais ».)

Étienne, Bruno (2002), L’initiation, Paris, Éditions Dervy.

Foucault, Michel (1993), Surveiller et punir. Naissance de la prison, Paris, Gallimard. (Coll. « Tel ».)

Garibal, Gilbert (2004), Devenir franc-maçon, Paris, Éditions de Vecchi.

Gayot, Gérard (1991), La franc-maçonnerie française, Paris, Gallimard.

Hall, Edward T. (1971), La dimension cachée, Paris, Éditions du Seuil.

Hall, Edward T. (1984), La danse de la vie. Temps culturel, temps vécu, Paris, Éditions du Seuil.

Isambert, François-André (1979), Rite et efficacité symbolique du rituel, Paris, Le Cerf.

Lardellier, Pascal (2003), Théorie du lien rituel : anthropologie et communication, Paris, L’Harmattan.

Lévi-Strauss, Claude (1962), Anthropologie structurale, Paris, Plon.

Plantagenet, Edouard (2001), Causeries initiatiques pour le travail en chambre du milieu, Paris, Éditions Dervy.

Plantagenet, Edouard (1992) Causeries initiatiques pour le travail en chambre de compagnons, Paris, Éditions Dervy.

Quoy-Bodin, Jean-Luc (1987), L’armée et la franc-maçonnerie, Paris, Éditions Economica.

Ragon, Jean-Marie (1853), Orthodoxie maçonnique, Paris, Dentu.

Watzlawick, Paul, Janet Helmick Beavin et Don D. Jackson (1976), Une logique de la communication, Paris, Éditions du Seuil.

Winkin, Yves (dir.) (1981), La nouvelle communication, Paris, Éditions du Seuil.

Wirth, Oswald (2001), La franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes. L’apprenti, tome 1, Paris, Éditions Dervy.

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Notes

Les obédiences maçonniques sont des « Ordres ». L’obédience mixte internationale « Le Droit Humain » a d’ailleurs fait de Ordo ab Chaos sa devise. Rappelons, enfin, que les franc-maçons se mettent « à l’ordre », l’ordre étant une position particulière constitutive du rituel.

1  Dans cette étude, nous nous attacherons principalement à l’analyse du Rite écossais ancien et accepté.

2  Pascal Lardellier (2003) distingue entre les « rites d’interaction », qui mobilisent un nombre réduit de personnes (deux à cinq), et les « rites sociaux ou communautaires ».

3  « La truelle, outil liant par définition », souligne Gilbert Garibal (2004 : 130).

4  Sur cette distinction des différents niveaux de communication (contenu / relation), on consultera avec profit l’ouvrage de Paul Watzlawick, Janet Helmick Beavin et Don D. Jackson (1976).

5  Pour cette analyse du schéma de Claude Shannon, on se reportera à l’ouvrage de Philippe Breton et Serge Proulx (2002 : 130-131).

6  Calendrier maçonnique du Grand Orient de France datant de 1873 partiellement reproduit par Gérard Gayot (1991 :111).

7  « Le ternaire s’impose à nous dans des domaines très divers parce qu’il réalise l’équilibre entre deux forces opposées : l’actif et le passif », affirme ainsi Jules Boucher (1998 : 92).

8  Affirmation du philosophe allemand Friedrich Nietzsche.

9  Voir notamment La dimension cachée (1971).

10  Maria Deraisme, par exemple, avec la fondation du Droit Humain, en 1893. Avant cela, dès le xviiie siècle, furent créées des « loges d’adoption » où la présence des femmes était attestée. Aujourd’hui, seules quelques loges encore attachées aux origines ne reconnaissent pas la mixité (la Grande Loge Nationale Française, notamment).

11  Il semble utile de rappeler que le terme sacré, issu du latin sacer, évoque ce qui est séparé (séparé précisément du monde profane, terme provenant de profanum, qui signifie « ce qui est devant le temple », à l’extérieur de l’enceinte sacrée).

12  Sur le temps, voir l’ouvrage d’Edward T. Hall, La danse de la vie. Temps culturel, temps vécu (1984).

13  Selon Philippe Breton et Serge Proulx (2002), la communication se décline en trois modes : mode informatif, mode argumentatif et mode expressif. Ce dernier mode est celui qui fait la part belle à l’imagination, à la création, au partage des sentiments.

14  « Le geste est le signe extérieur de cette volition », déclare Jules Boucher (1998 : 323).

15  Mircea Eliade affirme que « l’initiation correspond à une mutation ontologique du régime existentiel » (1992 : 12).

16  Les devoirs enjoints aux Maçons libres, texte partiellement reproduit par Gérard Gayot (1991 : 61).

17  La physique quantique postule, par exemple, qu’un chat peut être à la fois mort et vif. Elle démontre également que la lumière peut être considérée comme phénomène ondulatoire et phénomène corpusculaire, selon les instruments de mesure que l’on utilise.

18  Sur cette distinction, voir Bruno Étienne (2002 : 21-22).

19  Voir également François-André Isambert (1979).

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Pour citer cet article

Référence papier

Céline Bryon-Portet, « Le principe de triangulation dans les rites maçonniques », Communication, Vol. 27/1 | 2009, 259-277.

Référence électronique

Céline Bryon-Portet, « Le principe de triangulation dans les rites maçonniques », Communication [En ligne], Vol. 27/1 | 2009, mis en ligne le 05 juin 2013, consulté le 30 septembre 2019. URL : http://journals.openedition.org/communication/1353 ; DOI : 10.4000/communication.1353

Cet article est cité par

  • Bryon-Portet, Céline. (2011) La tension au coeur de la recherche anthropologique. Anthropologie et Sociétés, 35. DOI: 10.7202/1007863ar

Auteur

Céline Bryon-Portet

Céline Bryon-Portet est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, Directrice de la communication à l’ENSIACET-INP de Toulouse (École Nationale Supérieure des Ingénieurs en Arts Chimiques et Technologiques – Institut National Polytechnique) et chercheure associée à l’unité mixte de recherche « États Sociétés Idéologies Défense » (ESID) de l’Université Paul Valéry, Montpellier3. Courriel : soline33@yahoo.fr

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La lemniscate : symbolisme et signification spirituelle du signe infini 7 février, 2021

Posté par hiram3330 dans : Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

La lemniscate : symbolisme et signification spirituelle du signe infini.

lemniscate21

Quel est le sens caché du 8 couché ?

Comment l’interpréter ?

La parole, en tant que synonyme de langage, est la faculté d’exprimer et de communiquer la pensée. Elle consiste à utiliser des concepts pour formuler et transmettre des idées.

La parole évoque aussi :

La parole évoque donc un phénomène à la fois divin (le Verbe porteur de la Création) et humain (la raison en soi), ces deux formes d’intelligence ayant vocation à se rencontrer et s’unir.

Mais la parole humaine se trouve limitée et imparfaite : elle s’écarte souvent du Verbe divin ; elle est dans l’incapacité d’approcher la Lumière : on parle alors de parole perdue.

La parole perdue évoque aussi la langue adamique, et la chute d’Adam et Ève après qu’ils aient croqué du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Parole versus parole perdue.

La parole est le propre de l’homme. Elle est à la base de la pensée, du raisonnement ; elle permet d’entrer en relation avec soi-même (réflexion) et avec les autres (dialogue). Elle est la base du lien social, elle fonde les cultures et les civilisations.

Quelle que soit la langue utilisée, la parole consiste en le maniement de mots qui sont autant de concepts abstraits.

Remarque : Un concept (du latin cum capio : “saisir ensemble”) est une construction mentale faite pour résumer et généraliser les caractéristiques des objets. A chaque concept correspond un mot porteur de sens qui joue le rôle de symbole, d’outil pour penser. Exemple : une table, une pomme, la liberté, la force.

Les concepts et la parole permettent de mieux saisir les choses. La pensée construite est une tentative de décrire la réalité, par conséquent elle aide à approcher la vérité.

Mais la parole peut aussi constituer un obstacle à la réalité et à la vérité : par leur caractère abstrait, les concepts et les théories forment des associations mentales qui transforment la réalité, créant ainsi une autre vérité, parallèle et déconnectée du monde réel.

Le risque est de passer à côté à l’essentiel, de perdre le sens : c’est bien la signification de la “parole perdue”.

La parole perdue : définition, signification.

La parole perdue pointe ce qui est difficilement accessible, à savoir :

La “parole perdue” évoque donc une vérité cachée, qui doit faire l’objet d’une quête : c’est la recherche d’une clé de compréhension des causes et des grandes lois de l’univers.

L’adjectif “perdu” sous-entend que cette vérité a été possédée par le passé. Il s’agit alors de retourner à un état antérieur, à une authenticité primordiale qui a été oubliée, celle du jardin d’Eden.

De nombreux voiles et obstacles dissimulent la vérité. La plupart sont en nous-mêmes, et ça n’est que par la connaissance de soi qu’ils pourront être levés.

Il s’agit d’identifier ce qui trouble notre appréhension et notre compréhension directe des choses : nos intérêts, nos envies, nos déterminismes, notre psychologie, nos passions, nos préjugés… Nous pourrons ainsi abandonner notre vision égoïste pour accéder à une vision universelle des choses.

Car la réalité est à portée de main : elle est une évidence pour qui sait lâcher-prise et ouvrir les yeux.

La parole perdue peut enfin désigner la Lumière divine qui nous éclaire : cette Lumière fait le lien entre la volonté de Dieu et la manifestation, tout comme la parole fait le lien entre l’émetteur et le récepteur. Il s’agit tout simplement de “reconnaître” cette Lumière.

Comment retrouver la parole perdue ?

Retrouver la parole perdue, c’est déchirer les voiles qui nous empêchent de voir la réalité telle qu’elle est, et qui nous barrent le chemin de la vérité.

Pour retrouver la parole perdue, il faut renoncer à nos illusions et dépasser nos désirs égoïstes : bref, tout ce qui nous sépare de l’universel. C’est un chemin d’unité et d’Amour.

Sur le plan philosophique et spirituel, de nombreux chemins ou méthodes existent pour retrouver la parole perdue :

La parole perdue pour les chrétiens.

Nous avons déjà évoqué le logos de l’Évangile selon Saint-Jean.

D’autres passages du Nouveau Testament évoquent la “parole” : Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment. Épître aux Colossiens, 3, 16

Ce passage évoque l’importance de l’imprégnation : connaître la parole du Christ n’est pas suffisant ; il faut la vivre, la laisser nous coloniser. Il faut pour cela s’ouvrir, lâcher-prise, se laisser habiter par Jésus, son message et son exemple : c’est la clé de la compréhension de notre propre existence, qui donne accès au Royaume de Dieu.

Mais à plusieurs reprises, Jésus avertit :

Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Ou encore : Que celui qui peut comprendre comprenne.

La parole perdue en franc-maçonnerie.

Le rapport aux mots et à la parole est central dans la tradition maçonnique :

La quête de la parole perdue est un thème phare de la franc-maçonnerie : l’assassinat d’Hiram a entraîné la perte du mot sacré, remplacé par un “mot substitué”. C’est l’ignorance, le fanatisme et l’ambition qui ont causé ce drame. L’alliance avec Dieu est rompue. Le chantier du Temple est arrêté.

Lire aussi notre article : Le fruit défendu, une interprétation maçonnique.

Par ailleurs, au 4ème degré du REAA (grade de Maître Secret), la parole perdue est symbolisée par la clé d’ivoire posée sur le Volume de la Loi Sacrée : c’est la clé de la compréhension, celle qui promet de rétablir l’alliance avec Dieu.

Dans les degrés suivants, il est fait allusion au nom ineffable de Dieu. Connaître ce nom, c’est le prononcer en conscience dans la maison de Dieu, une fois que les trois mauvais compagnons seront neutralisés et que le Temple sera achevé.

Enfin, les franc-maçons sont de grands adeptes du symbolisme, au même titre que d’autres courants ésotériques. Les symboles forment un langage universel, et à ce titre ils peuvent permettre de retrouver la parole perdue, c’est-à-dire “l’éternelle pensée vivante dont ils sont l’expression énigmatique” (Oswald Wirth).

Dans le bouddhisme.

Dans le bouddhisme, la quête de la parole perdue s’effectue dans le silence de la méditation, qui consiste “à laisser tomber la boue au fond de l’eau”. C’est la recherche du calme mental et de la vision profonde, qui mène à comprendre et expérimenter émotionnellement et intellectuellement la réalité. Ce chemin mène au nirvana.

Mais, avant même d’atteindre le nirvana, le bouddhisme invite à la “Parole Juste”, une pratique qui fait partie du Noble Sentier Octuple :

Qu’appelle-t-on, ô moines, la parole juste ? C’est éviter de dire des mensonges, éviter de calomnier, éviter de parler de façon haineuse ou injurieuse, éviter les paroles frivoles ou le bavardage futile. Moines, éviter ces quatre façons négatives de parler est appelé la parole juste. Enseignement du Bouddha.

Dans le taoïsme.

La taoïsme est la philosophie du “tao” : le tao est le principe à l’origine de toute chose, la “mère du monde”, la “grande source”, l’ordre de l’univers ou encore la Voie.

Selon Lao Tseu, le tao est inexprimable, car éternel, infini et intangible. La parole est impuissante à définir le tao :

Le tao qui peut être exprimé n’est pas le Tao éternel.

Le nom qui peut être nommé n’est pas le Nom éternel.

L’indicible est éternellement réel.

Nommer est l’origine de toutes choses particulières.

Tao Te King, 1

Le tao est à la fois invisible et omniprésent. Comprendre le tao, c’est retrouver la parole perdue.

Merci ma Sœur Dominique pour ce partage …

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Régularité et Reconnaissance 16 décembre, 2020

Posté par hiram3330 dans : Bleu,Chaine d'union,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Régularité et Reconnaissance

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Il m’est souvent arrivé d’écrire dans des diverses publications qu’on ne doit pas se considérer dans une étape exceptionnelle de l’histoire parce que tout le monde s’est imaginé cela dans toutes les époques et le plus souvent s’est trompe. On a besoin d’une perspective de siècles pour nous rendre compte quelle années ont vraiment été des moments principaux et pivotaires dans l’histoire de l’humanité. Les décennies ne suffisent pas. Il ne serait pas pourtant exclu que sur ce pas entre le deuxième et le troisième millénaire que nous venons de dépasser, nous ayons vit une période exceptionnelle de l’histoire de la Franc-maçonnerie moderne. Avec le risque de commettre une faute, je vais expliquer pourquoi je le pense et cela ne veut pas dire le millénarisme.

Le passage de peu de temps de l’année 2000 n’est pas une étiquette mise par les hommes sur le cours par parfois calme mais plus souvent trouble de l’histoire qui fait le croire aujourd’hui.

Nous savons, tout le monde sait, que la Franc-maçonnerie moderne est née avec la fondation en 1717 de la Grande Loge de Londres et Westminster. Cela s’est passe par l’union des quatre loges, avant cela indépendantes, qui sont ainsi devenues la première obédience maçonnique cela veut dire, la première fédération de loges décidées de mettre au commun l’intendance et pour pouvoir se concentrer sur certaines choses qui leur semblaient plus importantes, comme la mise en pratique de la fraternité, l’amélioration des gens et par cela et par eux l’amélioration du sort de l’humanité. Cela a donne à la maçonnerie anglaise une avance sur toutes les autres, même si les soit dites ancêtres de notre Ordre, les champions opératifs, étaient plus nombreux en France qu’en Angleterre.

De cette manière, et au cours de deux siècles et demi la maçonnerie anglaise a étendu ses ailes protectrices mais suffocantes de la Franc-maçonnerie universelle. Des choses qui n’existaient point dans la maçonnerie d’origine ont été ajoutées pour des raisons purement politiques, comme l’assimilation du Grand Architecte de l’Univers avec le Dieu de la Bible (voir les Vieux taches des constitutions d’Anderson). Les lois et les édits de la Grande Loge de Londres premièrement, et après cela, des grandes loges des Antiques et des Modernes, de la Grande loge Unie de l’Angleterre après 1813, déterminent dans le monde entier qui était Franc-maçon et qui ne l’était pas, quelle obédience était régulière et quelle ne l’était pas, par le simple jeu de la reconnaissance et de la ne reconnaissance. Ceux qui étaient reconnus à Londres jouissaient de relations privilégiées entre eux sons les yeux attendris et affectueux de la Grande Loge Unie de l’Angleterre tous les autres étant rejettes dans les contrées froides et assombries de la ne reconnaissance, donc, d’une manière automatique et par définition britannique de l’irrégularité.

L’influence de l’Angleterre s’est répandues encore après la révolution américaine, qui transforme treize colonies anglaises d’Amérique de Nord dans le plus grand pouvoir de langue anglaise et sans doute le plus grand pouvoir purement et simplement de l’entier histoire de l’humanité.

Cette révolution qui avait rompu les liaisons purement politiques et administratives avec le pouvoir colonial, n’a pas influence que très peu la Franc-maçonnerie nord-américaine. Cela a continué d’être extrêmement dépendant de nos amis Anglais et seulement avec beaucoup de timidité, au début du vingtième siècle s’est permis enfin de prendre quelques initiatives indépendantes, mais toujours au sens souhaite par la Grande Loge Unie de l’Angleterre. Par exemple l’idée qu’une seule obédience maçonnique doit être reconnue dans chaque pays ou étant, a pris naissance aux états Unis et cela au XIX éme siècle.

Nous savons tous que les guerres provoquent souvent des progrès technologiques et des réveils intellectuels et de l’âme. Cela s’est prouve aussi au sein de la Franc-maçonnerie. La fin des guerres napoléoniennes, de la guerre de Sécession aux États-Unis et d’autres guerres au XIX éme siècle, la fin de la première et la deuxième guerre mondiale, ont donne a la Franc-maçonnerie des impulses successifs qui agrandirent son nombre et son influence d’une manière tout a fait inédite.

Qui aurait pu s’imaginer que les petites réunions dans les salles cachées de quelques tavernes et parfois hilaires du début sont de la moitié du XVIII éme siècle donnera naissance ŕ quatre millions de maçons américains en 1959 est à deux millions de maçons dans l’empire Britannique à la même époque?

Le réveil de la Franc-maçonnerie Européenne de la fin de la deuxième guerre mondiale a été plus lent, moins spectaculaire mais plus solide.

Quelle est la situation actuelle ? Je voudrais vous parler de quelques choses dont peut être vous n’avez pas entendu jusqu’à présent, mais qui pèseront bien lourdement sur les décisions qui devrons être prises pendant cette décennie et pendant la décennie prochaine, ainsi comme sur le futur de la Franc-maçonnerie.

Mais, tout d’abord, quelles sont les règles (terme d’où surgit la parole réguler , régularité qui du début du XVIII éme siècle et de la Franc-maçonnerie de Grande Loge ont fait la différence entre les obédiences qui étaient Maçonniques et celles qui ne l’étaient pas ? Qu’on me pardonne si quelques éléments de cette énumération fâchent (au moins pour le moment) les convictions de quelques lecteurs, mais je ne peux pas, et je ne veux pas changer on maquille la réalité historique. Il est aussi possible que les solutions du futur ne dépendent entièrement de ces règles et nous allons bientôt voir pourquoi.

Du point de vue de 99% de la Franc-maçonnerie mondiale et de la Grande Loge Unie de l’Angleterre qui a invente les critères d’origine et nous a servi pour longtemps comme modèle, une obédience régulière.

1. Elle est formée seulement d’hommes ;

2. Elle applique un Rite et un Rituel traditionnel, ŕ la gloire et sous l’invocation du Grand Architecte de l’Univers ;

3. Elle le fait dans la présence des Trois Grandes Lumières de la Franc-maçonnerie qui sont et le Volume de la Loi Sacre, la Sainte Bible.

4. Elle a été crée, par filiation interrompue, par au moins trois loges venant d’une obédience régulière ;

5. Elle est souveraine et indépendante de tout autre Pouvoir Maçonnique, de tout autre système de Hauts Degrés, de tout parti ou organisation politique et de tout Église.

Nous pouvons voir tout de suite qu’une obédience qui, comme le Grand Orient de la France a abandonne en 1877 la Sainte Bible et toute référence au Grande Architecte de l’Univers est irrégulière. Mais que pouvons dire sur GLNF, la Grande Loge Nationale de la France, reconnue par l’Angleterre, un jour avant d’être crée en 1913, mais constituée seulement de deux loges irréguliers, le Grand Orient de la France et soumise a un pouvoir maçonnique étranger, la Grande Loge Unie de l’Angleterre d’on elle recrue souvent les Grands Officier.

Que pouvons nous dire sur la Grande loge du Suède, reconnu comme la Grande Loge de l’Angleterre mais qui impose a ses candidats l’appartenance à l’Église Nationale Suédoise (on n’y reçoit pas ni les membres d’une autre église protestante ni des catholiques, ni des hébreux et qui est dirigée par un Conseil Suprême des Hauts Dégrées on seulement les nobles pouvant prendre part ? Qu’est-ce qu’on peut dire sur la Grande Loge du Danemark, sur la Grande Loge de Norvège ou sur l’une des composants des Grandes Loges Unies de la Germanie, toutes régentées par de Suprêmes Conseils des Hautes Dégrées.

Évidemment, quelque part se passe quelque chose dont les Frères Maçons communs ne sont presque jamais informes. Une obédience régulière, conforme aux règles de la Grande Loge Unie de l’Angleterre n’est pas automatiquement reconnue et, via versa, des obédiences fortement irrégulières conformes aux mêmes règles sont reconnues. Mais, dans ce cas et si la régularité l’impose, comme son nom l’indique, le respect de certain règles, qu’est ce qui se passe avec la reconnaissance ?

La reconnaissance entre les obédiences maçonniques ne dépend point de la régularité de celles reconnues, mais des intérêts politiques (au sens de la politique maçonnique et des obédiences qui accordent cette reconnaissance. Ne vous imagine pas que nos amis anglais ne sont pas au courant, au moins en grandes lignes, avec la réalité maçonnique sur le continent Européen.

Ne vous imaginez pas qu’ils ne savent qui sont vraiment régulière parmi ceux ne sont pas reconnus ou qu’ils s’imaginent que les loges qu’ils reconnaissent, GLNF, les Suédois ou les Grandes Loges Unies de l’Angleterre (et beaucoup d’autres loges insignifiantes, surtout en Europe d’Est) seraient réguliers. C’est tout simplement dans leur intérêt d’avoir des relations maçonniques d’une partie avec les obédiences des pays importantes comme la France, l’Allemagne et les pays scandinaves et d’autre partie avec de petites obédiences des autres pays (l’Espagne, le Portugal, les pays de l’Orient) ayant des problèmes de régularité réelle, donc facilement a soumettre et a contrôler. Ils reconnaissent à qui ils veulent, sans aucun état d’âme, laissant a ces pauvres obédiences le souci de se croire régulières, car ils ont reconnus perdre leur souffle en essayant sans cesse de démonter qu’ils sont dignes de cette reconnaissance essayant souvent ętre plus Catholiques que le Pape.

Cette combinaison est marche assez bien jusqu’aux années 1980. A ce moment là, un point de rupture semble avoir été touche et quelques choses se sont rompues irréparablement dans le domaine de la Franc-maçonnerie anglo-américaine.

Le déclin était commence d’ailleurs plus antérieurement, d’une manière peu visible et pour beaucoup de temps les Grandes Loges touchées par cette maladie n’ont pas vu (ou elles n’ont pas voulu voir) le danger.

Depuis plus de quarrant ans, les obédiences anglaises et américaines perdent plusieurs membres au bien d’initier.

Le nombre des membres de la Maçonnerie de USA baisse du maximum atteint en 1959) rythme presque invariable de 3% chaque année.

Le nombre des membres de la maçonnerie anglaise, une fois presque deux millions (ci = compris les colonies), est baisse sous 200.000 de nos jours. D’autre part, la Grande Loge Unie de l’Angleterre a perdu récemment, après avoir tenté une fois de trop de s’imposer le point de vue aux autres, la puissante Franc-maçonnerie Indienne, italienne et grecque.

Mais une autre chose a été plus grave: c’était pour la première fois dans son histoire qu’elle n’a pas été suivie.

Ni les grandes loges de USA, ni celles de Canada, Australie et Nouvelle Zélande, ni même son fidèle vassal GLNF ne l’ont pas suivie et n’ont pas retiré la reconnaissance des Indes, des Grecques et des Italiens. La significations de ce fait ne peut pas être sous-estime.

En rupture avec l’opinion publique anglaise, autrefois favorable, avec l’Église Anglicane, autrefois une principale alliée, mais elle-même en difficulté de nos jours, la Franc-maçonnerie anglaise fait aujourd’hui des efforts désespérés pour ralentir son écroulement. Par exemple a l’occasion de l’anniversaire de la création en 1717, de la Grande Loge de Londres et Westminster, le Grand Maître, Son altesse Royale, le Duc de Kent a exprime devant une assistance de 6000 personnes, Maçons et profanes réunis pour une tenue maçonnique (ce qui n’était pas régulier) le désir d’imiter, en espérant une renaissance, la Franc-maçonnerie américaine par une extériorisation presque complète.

Pour répondre a une campagne dans la presse des scandales qu’elle pouvait autrefois, regarder avec mépris, la Grande Loge Unie de l’Angleterre a censure de ses rituels, tous les « serments pénaux ». Ceux ci sont aujourd’hui remplaces par un serment adouci et inoffensive. Elle a aussi publie dans la presse, il y a quelques ans, les signes et les mots des trios dégrées afin de prouver qu’elle n’a pas des secrets et rien a cacher. Ce qui prouve la grandeur de ses problèmes, ainsi que les sacrifices qu’elle est dispose de faire et consentir pour sauver son existence. Enfin et encore une fois, personne dans sa sphère d’influence ne semble pas dispose a la suivre.

Le plus grand problème pour une imitation des américains est, bien entendu, que les Américains mêmes sont de nos jours loin d’être un exemple à suivre pour les Anglais membres a chaque dix ans. La Franc-maçonnerie Américaine perde de nos jours et chaque année plus que tous les membres de la Franc-maçonnerie Française, environ de 100 000 personnes. Le nombre total des membres de la Franc-maçonnerie SUA est passé d’un maximum de Presque 4.200.000 en 1959 a moins de 1.800.00 de nos jours. Des chiffres d’ailleurs inflationnistes, parce qu’en vertu du système de numérotation qu’ils utilisent, un frère membre de trios loges est prés en compte trios fois. Enfin, après un rapport très official de la Société d’Ex Maîtres Vénérables de SUA. Seulement 10% des nouveaux maçon, reviennent jamais à la Loge après l’initiation et seulement 5 % sont plus ou moins assidus. Ce qui signifie qu’en dépit du grand nombre de membres annoncés (1.800.000), le nombre réel de Maçons aux États Unis qui fréquentent vraiment les loges est de 90.00 à 125.00, pour une population de Presque 260 millions d’habitants.

Des loges qui ont sur le papier 500 membres ont souvent des difficultés pour ouvrir une tenue.

Les Grandes Loges des USA se trouvent donc obligées d’adopter des mesures qui ne peuvent pas être considérées que désespérées. Une proposition récente de la Grande Loge de la Californie à la tendance d’obliger les loges avec moins de 500 membres, à se réunir dans une seule pour pouvoir amasser une douzaine nécessaire a une ouverte. Dans une autre tentative de stopper l’hémorragie, la Grande Loge de Floride initiait il y a un an dans une seule cérémonie et directement au dégrée de Maître plus de 1000 profanas en espérant de retenir au moins une centaine. Il n’est pas étonnant qu’on est tentes de comparer avec les problèmes de robinet et baignoire que nous devions résoudre de notre enfance. Si une baignoire, contenant 300 litres d’eau, perd quatre litres a chaque minute a cause d’un écoulement accidentel et que le robinet ne peut débiter que 3 litres et demie par minute, combine de temps s’écoulera jusqu’à ce que la baignoire soit vide?

Et pourtant, beaucoup de Franc-maçon du monde entière ne se rendent pas compte avec quelle vitesse va changer le paysage maçonnique international. Quelques frères s’agitent ici a Paris autour des problèmes lies aux relations avec la Franc-maçonnerie anglaise et américaine, comme s’ils vivaient pendant les années 1950. Quelqu’un devrait être extrêmement naïf pour penser qu’une Grande Loge au courant avec la situation exacte dans le monde anglo-saxonne puisse avoir le moindre envie de s’embarquer sur un navire a voiles qui prend de l’eau de toutes ses parties. Et pourtant, certains le font, et même en Roumanie si je ne me trompe pas.

Le future de la Franc-maçonnerie a beaucoup d’opportunités pour être une période extrêmement intéressant, à condition qu’on s’abstienne de commettre trop de bêtises et à perdre trop de terrains, choses pour lesquelles les obédiences maçonniques ont un immense talent.

Je vous propose de nous concentrer maintenant un peu sur ce future, car jusqu’ici nous n’avons pas parle que du passé et du présent. Je prendrai donc le risqué de faire quelques prophéties sur a un délai court et moyen, prophéties qui en fait valent aussi beaucoup que toutes les prophéties de nos jours mais ont autant de chances d’être la réalité de demain ou après demain.

Bien entendu, je ne les ferrai pas cette fois ci sur la Roumanie mais sur l’Europe Occidentale, ou je vis depuis la moitie du siècle passé. On voit déjà depuis des dizaines d’années que les obédiences liées a l’Angleterre et a l’Amérique décroisent et se diminuent parfois plus vite que celles anglo-saxonnes.

D’autre part, les obédiences régularise indépendantes, qui sont souvent des membres de la Confédération des Grandes Loges de l’Europe (ne pas être confondu a « l’Espace Maçonnique » ou autre chose) sont en permanente augmentation dans un rythme positif qui reflète le rythme négative de celles anglo-saxonnes et irréguliers: + 3% par année.

Le graphique de la diminution de la Franc-maçonnerie anglo-américaine s’entrecroisera avec celui de l’augmentation de la Franc-maçonnerie régulier indépendante dans une dizaine ou une douzaine d’années. Les obédiences réguliers indépendantes sont déjà plus nombreuses que les obédiences soumises a l’Angleterre. Le moment ou les relations maçonniques internationales sur la volonté indépendante et souveraine de chaque obédience, est bien proche.

Ce serait un moment exaltant mais difficile. Difficile à cause d’immenses différences de buts et de méthodes qui persisteront entre ces obédiences. La vaste majorité, je pense qu’environ de 90%, resteront fidèles aux principes de régularité énonces au début de cet article. Pourquoi les changeraient elles? Leur régularité n’est qu’un aspect des vieilles traditions et règles qu’elles n’ont aucun raison d’abandonner. Je pourrais imaginer la Franc-maçonnerie de l’avenir centre sur les obédiences européennes et latino-américaines avec un foyer dans la maçonnerie française. Les obédiences anglo-américaines commenceront a se diviser d’une partie en groupes assez grands pratiquant la charité, se lançon peut être dans l’action sociale et politique mais quittant, excepte quelques signes extérieurs, le rituel et la tradition maçonnique. D’autre part il y aura des groupes plus petits ou moyens, revenues a la régularité d’origine, mais qui auront abandonne, a cause de leurs nouvelles dimensions, toute velléité de hégémonie ou suprématie.

La même chose se passera avec les quelques bouts de ponts qu’elles ont constituées sur le continent européen et moins sur le continent central et sud américain.

Je peux imaginer la Franc-maçonnerie française et européenne gardant sa variété et sa multiplicité, mais revenant la où il est nécessaire, chez les portiques traditionnels. Je vois le Rite Ecossais Antique et Accepte, de loin le plus riche du point de vue intellectuel et moral, symbolique et ésotérique, s’étendant et remplacent les rites de type anglais qui ne permettent ni des affiches ni des discutions. Dans, ce contexte je pense que les obédiences européennes qui ont abandonne la tradition et les points de repère traditionnels pour l’action politique, sociale et charitable continueront a abandonner l’un après l’autre les éléments qui définissent la Franc-maçonnerie jusqu’à devenir autre chose, bien respectable peut-être mais qui aurait cesse entièrement de mériter le nom de Franc-maçonnerie.

Si la Franc-maçonnerie des futures décennies réussis à devenir, avec trois siècles en retard, une Maçonnerie Universelle dont ses fondateurs ne rêvaient pas, car leur rêve était beaucoup plus étroit, c’est qu’il est arrive le moment de travailler en harmonie. Pas pour s’épuiser en querelles stériles de préséance, de supériorité, de hégémonie et d’argents autant au sein des obédiences qu’entre elles. Il est plus urgent et important que nous soyons sincères les uns avec les autres, que nous nous rencontrions plus souvent, que nous nous connaissions mieux et nous nous entendions beaucoup mieux.

Quand a la régularité que plusieurs d’entre nous ont et que nous devons défendre a tout prix, parce qu’elle représente l’essence de ce que nous sommes dans le cas de quelques uns d’entre nous depuis Presque trios siècles.

La Régularité et seulement la régularité est ce qui fait la différence entre nous Maçons et le Rotary, Lions et la taverne du coin de la rue, entêtes respectables mais pas maçonniques.

Nous devons ainsi nous protéger envers les innovateurs, qui tachent a nous expliquer que nous sommer dans le XXI éme siècle et que nous devons simplifier et réduire nos rituels, nous débarrasser de cette vieillesse et de celle la qui sont des points de rituel et de tradition qu’ils n’ont pas compris. Et d’autant plus nous devons nous protéger envers les fabricants de nouveaux rituels, des rites et des dégrées qui tachent s’introduire des innovations partout, parfois pas bêtise et ignorance envers ce qu’ils ont déjà, parfois par la conviction qu’ils sont plus intelligents que tout le monde, mais surtout par volonté et pouvoir et donc, bien simple, pour se constituer un fondement d’où ils pourront conquérir le pouvoir.

Nous avons tous notre Tradition; au moins nous l’avons eue. La Tradition implique le devoir de la transmettre. Ce qui signifie la recevoir de nos prédécesseurs, de la maintenir en bon état, de la changer autant peu que possible et seulement s’il est absolument nécessaire et enfin de la transmettre la plus intact que possible a nos successeurs. Pour paraphraser ce que disait Antoine de Saint Exupéry sur la terre nous n’héritons pas la tradition de nos ancêtres, mais la prêtons de nos successeurs. Nous devons la transmettre dans son état d’origine, ou la remettre dans son état d’origine avant de la rendre a eux.

Comme dernière parole a l’égard de ce sujet, je dirais que nous devrions traiter la Franc-maçonnerie et nos rituels comme une foret: nous promener dans elle a l’aise, y trouver des paysages des routes et des itinéraires signes et décrits par les autres ou hors des chemins circules. Nous devons passer nos soirées sous ses branches mais la laisser dans le même état que nous l’avons trouvée quand nous y sommes arrivé.

L’étudier en général pour la connaître, l’étudier en détails si nous y sommes intéresses mais n’incruster pas notre nom et nos signes dans l’écorce des arbres. Ne plantons pas en elle des arbres étrangers sous de prétextes puérils. Ne la mettre pas en flammes, et ne nous imaginons nous mêmes envoyés pour la réinventer.

Et, enfin, nous devons savoir punir et attirer l’attention de ceux qui essaieraient de la dévaster et la gâter, soit par ambition, malice ou bêtise.

Michael Segall

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Le rite Opératif de Salomon. ROS. 31 mai, 2020

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Le rite Opératif de Salomon. ROS

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Le Rite opératif de Salomon est un rite maçonnique apparu dans le courant des années 1960 à l’issue d’un travail de recherche mené par Jacques de La Personne, alors président de la commission des rituels et grand orateur adjoint du Grand Orient de France. Il propose aux francs-maçons qui le pratiquent une approche très symboliste de la franc-maçonnerie, avec un accent particulier mis sur le cérémonial des réunions maçonniques. Ce rite est principalement pratiqué au sein de l’Ordre initiatique et traditionnel de l’Art royal (OITAR) que Jacques de La Personne crée en 1974.

La Franc-maçonnerie et particulièrement la franc-maçonnerie française, est organisée en différentes « structures maçonniques » : Obédiences, Ordres Initiatiques, Loges Indépendantes… chacune avec ses particularités et son histoire. La franc-maçonnerie en France est riche de cette diversité qui permet à tout « cherchant » d’emprunter la voie qui lui convient le mieux.

Le ROS se distingue des autres Rites par plusieurs aspects.

 

L’expression orale.

L’OITAR et le ROS propose une démarche axée sur le symbolisme et son étude, en privilégiant le travail oral.

Cette expression orale ne concerne pas le rituel, dont la densité ne permettrait pas une restitution « par cœur » suffisamment précise. Elle concerne les travaux en Loge qui sont faits sans l’aide d’un support écrit.

Le travail oral favorise une expression de soi et non la mise en avant d’une érudition ou d’un travail rédactionnel. Il incite à aller à l’essentiel. Mais l’expression orale est plus bien plus qu’un simple dispositif pratique. Elle replace « la parole » au centre de la démarche maçonnique.

Les Loges de l’OITAR ne pratiquent pas le système des « planches » tel qu’il est pratiqué dans les autres Loges. La « planche » est souvent un travail écrit, présenté depuis le plateau de l’Orateur et sur lequel les frères et sœurs de l’atelier peuvent poser des questions.

Ce dispositif est totalement repensé dans les loges de l’OITAR. Déjà le frère ou la sœur qui introduit le sujet le fait « entre les Colonnes », debout et « à l’ordre ». En aucun cas l’Orateur, officier de la Loge, ne cède son plateau. Ensuite la parole circule non par un système de « questions-réponses » mais pour proposer des apports différents sur le même sujet. Chacun expose donc sa vision. Le terme de « planche » est donc inapproprié au ROS, sauf à considérer que la planche est collective et qu’elle se constitue de l’apport de tous.

Cette disposition est rendue possible par les types de sujets abordés en Loge : seuls les sujets symboliques sont autorisés. Or le symbole ne permet pas de discours figé : le symbole est ouvert et le symbolisme permet l’apprentissage de la Parole de l’Autre et de son respect.

Les sujets abordés ne sont donc jamais prétextes à polémique : la stricte « triangulation de la parole », interdit l’interpellation directe de celui ou celle qui vient de s’exprimer, et limite voire interdit une discussion contradictoire. Le but est moins de démêler le vrai du faux que d’apporter une pierre à l’édifice, sans déconstruire les apports précédents.

 

Des loges de petites tailles.

Conséquence de cette méthode de travail et de l’esprit du ROS : les loges de l’OITAR sont de petite taille. Atteindre la trentaine de membres est souvent le signal pour la Loge de l’ouverture d’une réflexion sur « l’essaimage », c’est à dire de la création d’une nouvelle Loge, par scissiparité. Peu de Loges fonctionnent au-delà d’une quarantaine de membres, ce qui permet à tous les compagnons et les maîtres de s’exprimer au cours d’une tenue.

 

Les tenues « de galerie ».

Les «Galeries» sont une autre spécificité du Rite Opératif de Salomon. Ces réunions, organisées par les Loges, sont des espaces de rencontre entre une Loge et des non-maçons intéressés par la démarche offerte par la franc-maçonnerie. Lieu d’échanges, la Galerie s’enrichit des exposés des maçons qui l’animent et des questions posées par les visiteurs.

Les non-maçons y sont reçus à visage découvert, à condition qu’ils soient dûment invités par un membre d’une Loge de l’Ordre. Chaque « galerie » est l’occasion de rappeler les buts de la franc-maçonnerie, de présenter les diverses Obédiences existantes, d’expliquer les Rites, d’aborder le rôle du symbolisme. L’Histoire de la franc-maçonnerie est présentée à chaque cycle de Galerie. Il s’agit de donner une image positive de notre Confrérie mais également d’orienter les non-maçons dans la voie qui leur permettra de s’accomplir le mieux possible.

L’entrée en franc-maçonnerie se fait donc en confiance. Au bout d’un cycle de galeries (en moyenne trois), les non-maçons intéressés font une lettre simple au Maître de Loge. Cette lettre déclenche une ou deux rencontres avec des maîtres de l’atelier, discussions conçues non comme des enquêtes mais comme une étape de discussion libre, portant souvent sur les aspects « pratiques » de la démarche : cotisation, engagement d’assiduité, rôle du conjoint, etc.

Ce résultat de discussion complète l’apport du parrain qui a conduit le non-maçon jusqu’à la porte du Temple ; il permet à la « Chambre des maîtres » de voter ou non l’admission de l’impétrant aux épreuves de l’initiation maçonnique. Vote qui se fait, comme tous les votes à l’OITAR, à l’unanimité des votants.

 

Les cérémonies.

Le ROS se distingue par la beauté formelle de ces cérémonies. La cérémonie d’initiation, reprend les grands fondamentaux des cérémonies d’initiation maçonnique, et surprend plus d’un visiteur par sa richesse symbolique, la cohérence des symboles présentés et vécus par l’impétrant.

Au delà de la cérémonie d’initiation, chaque tenue maçonnique se doit d’être un moment privilégié. La forme occupe une place importante : la vêture est stricte pour les sœurs comme pour les frères et ne retient que le noir et le blanc. Les déplacements dans le Temple sont ritualisés avec précision. La disposition du tapis de Loge, constitués de véritables outils que l’on dépose sur un tapis mosaïque, se fait graduellement : les apprentis déposant leur outils, les compagnons les leurs, l’Expert et le Messager complétant avec les symboles de la Maîtrise.

Le rituel permet aux frères et aux sœurs de se penser dans un autre espace, dans un autre temps. La phrase est recherchée, les mots sont choisis, l’expression est poétique.

 

Les degrés

Le Rite opératif de Salomon pratiqué à l’OITAR se divise en neuf degrés répartis en trois ordres :

Les trois premiers degrés : apprenti, compagnon, maître, sont, comme le veut la tradition maçonnique, gérés indépendamment des degrés suivants dits « de Perfection » (à partir du quatrième degré). Les trois premiers degrés sont gérés par un grand maître général, entouré d’un conseil des grands maîtres territoriaux. Les degrés dits « de Perfection » sont gérés par le Suprême Conseil universel du Rite.

 

https://www.oitar.info/nous-connaitre/les-specificites-du-rite-operatif-de-salomon.html

OITAR

Les 32 Sentiers de la Sagesse 5 avril, 2020

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Les 32 Sentiers de la Sagesse

janvier 11, 2007

Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 31 décembre 2015

 

32 Sentiers de la Sagesse

Par Spartakus FreeMann

Ce texte se propose de présenter les 32 Sentiers de la Sagesse dans le cadre Kabbalistique. Il s’agit ici des 32 sentiers ou chemins de la Sagesse, comprenant les 10 Séphiroth, la Séphira “cachée”, Da’ath, Connaissance n’étant pas comprise dans les 10, et les 22 lettres de l’Alphabet Hébraïque l’Alephbeth.

Sentiers = Sekhel

Chemin = Nativ

1. Sekhel Moufla, Conscience Extraordinaire, également appelée Nativ Keter :

Correspond à la 1ère Séphira, Keter, la Couronne, Lumière Originelle. Aucune Créature ne peut parvenir à sa perfection.

2. Sekhel Mazhir, Conscience Splendide ou Radieuse, également appelée Nativ Hé :

Correspond à la lettre Hébraïque Hé, soit H dans les Langues Européennes. C’est le Hé du “souffle d’Elohim qui planait sur les eaux”.

3. Sekhel Meqoudesh, Conscience Sanctifiée, également appelée Nativ H’ockmah :

Correspond à la Séphira H’ockmah, la Sagesse. A ce stade, on réalise pleinement la notion d’expansion de Conscience et de toutes les facultés. Correspond à l’hémisphère gauche du cerveau, siège de la Logique et de la Raison, aux Mathématiques, à la Comptabilité, aux Sciences de l’Ingénieur…

4. Sekhel Kavoua, Conscience Permanente ou Réglée, également appelée Nativ Beith :

Correspond à la lettre Hébraïque Beth, soit B ou V dans les Langues Européennes. C’est aussi le chiffre 2. C’est la 1ère lettre du 1er mot de la Bible “Béréshit” (= commencement) et du mot “Bérakah” (= bénédiction). Réflexion : Regarde une chose et son opposé et rassemble-les en l’Un. Male et Femelle, Matière et Anti-Matière, Spirituel et Matériel, etc… .

5. Sekhel Nishrash, Conscience enracinée, également appelée Nativ Vav :

Correspond à la lettre Hébraïque Vav, soit V, O ou OU dans les Langues Européennes. Vav est une lettre de réunion, un crochet. Correspond aussi au “et” Français.

6. Sekhel Shéfa Nivdal, Conscience de l’influx différencié, également appelée Nativ Zeïn :

Correspond à la lettre Hébraïque Zeïn, soit Z dans les Langues Européennes.

7. Sekhel Nisstar, Conscience cachée, également appelée Nativ Binah :

Correspond à la Séphirah Binah Intelligence. Correspond à l’hémisphère droit du cerveau, siège de l’Intuition et de la Créativité, et donc aux facultés intuitives et créatives, quelle que soit la Spécialité Créative pour les Créatifs.

8. Sekhel Shalem, Conscience parfaite :

Cet état de Conscience, car ici il s’agit d’un état de Conscience, est la maitrise parfaite du flux qui passe de la Séphirah H’ockmah Sagesse à la Séphirah Binah Intelligence qui sont les 2 Séphiroth “parents” de la Séphirah “cachée” Daath Connaissance. Celui ou celle qui est à ce niveau d’état de Conscience et de Méditation, connait l’Harmonie entre les 2 hémisphères de son cerveau, et est capable à la fois de Logique et de Raison, mais aussi d’Intuition et de Créativité. Tout Créatif, en commençant par l’Architecte, mais aussi tout Chef d’Entreprise et tout Cadre Supérieur, a intérêt à atteindre cet état de Conscience, tant pour des raisons Spirituelles, que pour des raisons Professionnelles et Créatives.

9. Sekhel Tahor, Conscience pure, également appelée Nativ H’eith :

Correspond à la lettre Hébraïque H’eith, soit un H fortement aspiré très proche du R dans les Langues Européennes. C’est à la fois la purification et le péché, car la pureté s’acquiert par la connaissance de ce qu’est le péché.

10. Sekhel Mitnotsets, Conscience étincelante, également appelée Nativ H’essed :

Correspond à la Séphirah H’essed Clémence. Le mystique ayant réalisé cet état, devient un véritable facteur d’Harmonie pour son entourage.

11. Sekhel Metsou’htsa’h, Conscience limpide, également appelée Nativ Teith :

Correspond à la lettre Hébraïque Teith, soit un T dans les Langues Européennes. La connaissance du monde divin et occulte devient limpide.

12. Sekhel Bahir, Conscience claire :

Transporte le flux entre la Séphirah H’ockmah Sagesse et la Séphirah H’essed Clémence. C’est la révélation spontanée sans analyse, mais rien à voir avec la voyance.

13. Sekhel Manhig Ha’hdouth, Conscience de la cohésion de l’Unité, également appelée Nativ Gvourah :

Correspond à la Séphirah Gvourah Rigueur. C’est une force d’Unification. Cet état de Conscience correspond à la maîtrise des forces émotionnelles par la discipline intérieure.

14. Sekhel Meïr, Conscience de l’illumination :

C’est le sentier de la hiérarchisation des Forces Célestes. Il est l’essence du “Silence parlant”.

15. Sekhel Naamid, Conscience stabilisante, également appelée Nativ Tipheréth :

Correspond à la Séphirah Tipheréth Beauté. Parfait équilibre pour la Sensibilité Artistique, Amoureuse et autre.

16. Sekhel Nits’hi, Conscience glorieuse :

Écoule le flux entre la Séphirah H’essed Clémence et Gvourah Rigueur. Charnière permettant le passage entre le monde de l’En-bas et le monde de l’En-haut. La Méditation sur ce niveau de Conscience, devrait être faite régulièrement par les Professionnels du Droit (Magistrats, Avocats, etc.).

17. Sekhel Haharguesh, Conscience de la sensation, également appelée Nativ Yod :

Correspond à la lettre Hébraïque Yod, soit I ou Y dans les Langues Européennes. Appelle à résorber la multiplicité dans un point. C’est le point de l’Ein-Sof des Kabbalistes correspondant au Big-Bang des Astrophysiciens.

18. Sekhel Beit HaShefa, Conscience de la demeure de l’influx, également appelée Nativ Kaph :

Correspond à la lettre Hébraïque Kaph, soit C ou K dans les Langues Européennes. Le mystique voit des qualités qui dormaient en lui se réveiller et s’activer.

19. Sekhel Sod HaPolouth Ha Rou’haniyout Koulam, Conscience du mystère de toutes les Activités Spirituelles, également appelée Nativ Netsah’ :

Correspond à la Séphirah Netsah’ Victoire. Le mystique découvre que la qualité de sa Lumière intérieure se révèle à travers ses actes.

20. Sekhel HaRatson, Conscience de volonté, également appelée Nativ Lamed :

Correspond à la lettre Hébraïque Lamed, soit L dans les Langues Européennes. Le mystique commence à présenter des qualités d’Instructeur Spirituel.

21. Sekhel HaShafouts VéHaMevoukash, Conscience désirée et recherchée, également appelée Nativ Pé :

Correspond à la lettre Hébraïque Pé, soit P ou F dans les Langues Européennes. Le mystique connaît la puissance de la Parole Créatrice, notamment dans ses prières.

22. Sekhel Naaman, Conscience fidèle, également appelée Nativ Noun :

Correspond à la lettre Hébraïque Noun, soit N dans les Langues Européennes. L’Esprit du mystique se situe au plan de pensée des Sages.

23. Sekhel Kayam, Conscience de soutien, également appelée Nativ Hod :

Correspond à la Séphirah Hod Splendeur. Le mystique maîtrise la Pensée concrète.

24. Sekhel Dimyoni, Conscience imaginaire :

La maîtrise de ce flux est très importante pour l’équilibre du mystique et sa stabilité dans les sentiers les plus élevés.

25. Sekhel Nissiyoni, Conscience de la tentation, également appelée Nativ Reish :

Correspond à la lettre Hébraïque Reish, soit R dans les Langues Européennes. À ce stade, une éventuelle dispersion mentale peut gêner la Méditation et l’exploration intérieure.

26. Sekhel Me’houdesh, Conscience du renouvellement, également appelée Nativ Yessod :

Correspond à la Séphirah Yessod Fondement. Le mystique doit maîtriser son ego.

27. Sekhel Mourgash, Conscience palpable, également appelée Nativ Sameck :

Correspond à la lettre Hébraïque Sameck, soit S dans les Langues Européennes. Le mystique doit maîtriser un état de Conscience le mettant à l’abri de l’attachement aux forces de l’En-bas, tant sur le plan physique qu’émotionnel.

28. Sekhel Moutba, Conscience naturelle, également appelée Nativ Ayin :

Correspond à la lettre Hébraïque Ayin qui est une consonne où l’on lit en fait la voyelle qui y est rattachée, mais c’est souvent lu “é” dans les Langues Européennes. L’oeil du mystique doit apprendre à voir la Vérité, même cachée.

29. Sekhel Mougsham, Conscience physique, également appelée Nativ Tsadé :

Correspond à la lettre Hébraïque Tsadé, soit TS dans les Langues Européennes. Appelle à la notion de Charité, de Solidarité de la Tsédakah.

30. Sekhel Kelali, Conscience générale, également appelée Nativ Malkouth :

Correspond à la Séphirah Malkouth Royaume. À ce niveau, on fait circuler le Shéfa (l’Énergie Vitale Universelle) dans le Corps Physique, dans la Parole et dans la Pensée.

31. Sekhel Tamidi, Conscience perpétuelle :

Permet de différencier ce qui est bien et ce qui est mal, et la juste application du libre arbitre.

32. Sekhel Naavad, Conscience du Culte :

Met à l’abri de l’idolâtrie, et permet au mystique de devenir Maître de lui-même.

Maintenant, il faut méditer sur chacun de ces sentiers ou chemins afin d’atteindre les niveaux de conscience qui y correspondent, au fur et à mesure de votre avancement Spirituel.

Le Créatif, quelle que soit sa Spécialité Créative, doit surtout méditer sur les sentiers ou chemins 3, 7, 8, 15, 23, 29 et 30. Mais la Méditation sur les autres sentiers ou chemins, est également autorisée.

Les 32 sentiers ou chemins de la Sagesse, trouvent leur origine littéraire dans le Sepher Yetsirah, Livre (Kabbalistique) de la Formation, Livre où l’on trouve les “clés” de la Création.

SOURCE : https://www.esoblogs.net/4802/les-32-sentiers-de-la-sagesse/

https://www.esoblogs.net/wp-content/uploads/2012/09/EzoOccultlogo105.png

Le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm: Voie d’Eveil 5 novembre, 2019

Posté par hiram3330 dans : Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm: Voie d’Eveil … Partie 1

Publié le 16 décembre 2015 par Gérard Baudou-Platon

C’est la question que l’on pourrait bien se poser car la diversité des chemins initiatiques proposés par la Franc-maçonnerie Française, notamment, ne peut être que constatée. Qui trop embrasse mal étreint ? …  Y auraient-ils une ou plusieurs explications  à ce constat ? … La notion l’éveil en serait-elle une ?

Pour tenter de répondre nous allons :

1 : tenter de découvrir ce Franc-maçonnerie sous-tend,

2 : tenter d’aborder un des acteurs principal, animateur s’il en est de l’âme de ces espaces particuliers

3 : présenter très rapidement l’environnement Oriental lié à la notion d’éveil. 

4 : examiner cette voie particulière qu’est le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm et vous laisser juge  … Oui … Non ?  

Partie 1 : Méditation sur « la Franc-maçonnerie »

Il est toujours difficile de donner une idée sur l’essence d’un Rite … et même d’en définir l’opérativité. Nous poserons comme incontournable de définir la première pour en supputer la seconde.

Si l’on ajoute l’examen d’un lien, en plus, avec une fonction d’éveil …  alors la difficulté devient immense.

Pour initier cette méditation sur notre thème je ne résiste pas à citer la remarque d’une sœur qui souhaite se présenter comme anonyme mais qui écrit justement : « l’être éveillé s’est définitivement affranchi des apparences. Telle une âme vivant dans l’un ou l’autre monde il s’est totalement libéré des voiles de la matière, ce qui le rend capable de se vêtir à volonté d’une apparence ou d’une autre, tout en demeurant en permanence dans la lumière, dans la nature de l’esprit et la fusion des possibles. L’être vraiment  éveillé sait qu’il n’y a pas plus de frontières entre les mondes, pas plus que de dimension spatiale et que tout se joue ici et maintenant, dans la lumière et dans une communion incessante avec l’absolu »

« C’est par sa conscience que le maçon est relié au divin »

Tentons, alors, d’être exhaustif …

Pour décrire l’essence d’un Rite, certains, feront référence à des liens initiatiques que leur histoire leur permet … vu sous cet angle tout sera, alors, possible … tout et son contraire.

Lorsque nous aurons classé le dit rite en « Judéo-chrétien », « Chrétien »,  « Egyptien », « Hermétique »,  « Primordial »,  « Primitif », « Laïc », …,   aura-t’on fait œuvre d’analyse et de synthèse suffisante ? Rien n’est moins sûr … car les rites construisent des égrégores … et ceux-ci nous le savons dépendent largement de l’ouverture de conscience de celles et de ceux qui le créent et le servent.

Le rite dont nous parlons (RAPMM) se déroule dans un cadre un peu particulier … celui de la « Franc-maçonnerie ».

Il nous appartient, alors, de préciser un certain nombre d’aspects qui caractérisent la Maçonnerie en général.

 01

La franc-maçonnerie a l’ambition d’être, pour le moins :

Pour le meilleur, sans doute, la Franc-maçonnerie est d’être un moyen d’accéder au savoir puis à la connaissance sans lesquels personne ne peut objectivement transformer « le métal vil » en « Or ».

Alors de quoi parlons-nous ?

Il faut que le Franc-maçon devienne conscient, individuellement, de son utilité et de son importance par rapport à ces enjeux … Il comprend,  alors deux choses :

Au-delà de toute promenade historique dans le monde des Francs-maçons au regard de ces différents points … où tout pourra être dit  (nous laisserons bien volontiers les historiens tenter d’y voir clair)  … une autre déambulation devient impérative … celle de la découverte de notre véritable utilité dans un monde où l’espace et le temps se transforment à une vitesse folle grâce à la présence d’une information immédiatement préhensible et une technologie démultipliant les capacités et les potentialités humaines … il sera bon de se précipiter … mais lentement  … et ne pas confondre « vitesse » et « précipitation ».

Les homos Sapiens Sapiens que nous sommes ne sont pas simplement des Homo Faber qui auraient basculés dans un autre monde grâce à l’apparition d’une structure ADN propice … ainsi qu’à une évolution cérébrale étonnante … dont on ne s’explique pas, d’ailleurs, les circonstances de celle-ci … manque de chance, le chainon manquant … manque, aussi, à nos méthodes de rationalisation de nos découvertes scientifiques.

Nous pouvons nous mettre d’accord sur une constatation :

Nous ne sommes pas simplement des animaux (Reptiliens) qui auraient pressenti leur condition humaine et qui auraient décrété la nécessité d’être des Homo-Socio-Economicus … ayant, dès lors, aujourd’hui, un immense problème de gestion des ressources terrestres face à une démographie galopante … nous sommes aussi et sans doute surtout des êtres :

Les franc-maçonneries dites laïques sont aveugles pour ne pas prendre en compte l’importance de la métaphysique et les vecteurs de recherche éclairant des champs ésotériques. De même les philosophes et les ésotérismes sont inutiles s’ils n’intègrent pas dans leurs réflexions méditatives les nécessités du monde objectif.

La Franc-maçonnerie prend sa source dans cette complexité … défendre la liberté, l’égalité et suggérer la fraternité impose au maçon la résolution de la quadrature évoquée ci –dessus (Celle de l’enchevêtrement des plans d’existence) ..

Pour être complet nous ne manquerons pas de pointer les différences dans l’expression des Rites en général et du notre en particulier … et nous conclurons, alors, à l’étonnante richesse de nos maçonneries respectives… nous  pourrions développer cela de façon détaillée mais pour l’heure parlons de notre Rite … c’est-à-dire celui que nous utilisons comme « Merkaba » (ou véhicule comme le diraient les Orientaux) pour cheminer dans la pyramide initiatique des degrés et étapes proposés.

J’ai bien dit pour « Merkaba »  … pour véhicule … c’est-à-dire comme moyen de se  déplacer mais …  d’où vers où ?  … et dans quels buts ?

Alors quelques exemples de moyens et quelques chemins :

 02

A ce stade énonçons juste une nouvelle dimension qui ajoute de l’opacité au travail de recherche de la Vérité … celle qui résulte  de la tradition dans la Franc-maçonnerie Française  celle de classifier les « Institutions Maçonniques » qui constituent le corps de ces Rites en « Organismes Réguliers »,  « Organismes Reconnus », « Organismes Indépendants » ou en « Organismes Maçonniques Sauvages » … Cette classification est grave non pour l’opération qui consisterait à particulariser ses organisations afin de donner plus de pertinence à cette forme d’accès au savoir de la franc-maçonnerie mais, au contraire, pour créer des « arguments » d’exclusion et de rejet … La Franc-maçonnerie ne peut plus jouer son rôle de révélateur de « Vérité ».   

Cela dit revenons à notre thème « Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm » et Voie d’éveil et j’espère pouvoir démontrer que ce lien est, manifestement, possible tout en ayant conscience qu’il existe une multitude de voies possibles qui peuvent faire progresser l’Homme dans le domaine du Savoir et de la Connaissance.

Notre sujet pose le lien entre un Rite et sa capacité à amener le « pratiquant » à l’état désiré par tout chercheur : celui de connaitre la Vérité et de comprendre sa contribution à l’œuvre de vie qui se déroule sous ses yeux …

Ainsi, ce chercheur de vérité est candidat à l’accès à la vision juste afin d’avoir une action consciente et appropriée … Cela le conduit à atteindre un état particulier … celui qui est nommé par les orientaux comme « état d’éveil ». (Un état souvent décrit comme une fulgurance changeant de façon prompte et durable la vision de la réalité vécue)

Pour tenter de démontrer qu’un lien de cette nature est possible dans le Rite dont je me pénètre chaque jour examinons notre assertion et constatons.  

03

A : Le Rite Ancien & Primitif de Memphis Misraïm  (et notamment dans sa sensibilité orientale) n’est pas une Religion … ce n’est pas, non plus, une philosophie … ce n’est pas un volume de prescriptions dictant un art de vivre sa vie … ni un recueil de règles de savoir-faire …

B : Le Rite Ancien & Primitif de Memphis Misraïm n’est ni Judéo-chrétien, ni musulman, ni indou, ni tibétain, ni Égyptien ancien …. Il est tout simplement la vie dans sa complétude et offre ses ressources les plus subtiles … il est ce que l’homme fut, ce que l’homme est …. et sans doute, s’il a des yeux pour voir, des oreilles pour entendre et que son âme comprenne …alors, il est, déjà, … ce qu’il sera demain … c’est à dire un être en évolution ou en involution …

C : Ce Rite est une voie d’accès à la connaissance parmi tant d’autres, certes !!!… mais une voie d’accès très  particulière  … elle offre un déambulatoire où chacun peut découvrir le point à partir duquel il pourra développer sa propre équation et déployer, ainsi, sa propre personnalité… non pas celle des autres mais celle qui correspond à celui qui chemine !!!!… en cela pourrait-on dire qu’elle est « Pythagoricienne »

Dès lors, cette voie inventorie tous les champs investis par la pensée et l’esprit humain (Déambulatoire, Trajet labyrinthique) … elle est tournée vers la connaissance de la Nature considérant, qu’en cela, elle mène vers le divin (elle est, alors, « Taôiste », car la nature est harmonie universelle) … Elle incite les Sciences fondamentales et les voies opératives moins rationnelles tel que le Chamanisme à se côtoyer et dialoguer (En cela elle est « Scientifique, Expérimentale, Alchimique et même Magique » ) … de même elle invite l’Astronomie à prendre en compte Mythes et Symbolique de l’Astrologie traitant, ainsi, le lien non négligeable entre inconscient collectif, inconscient individuel et les corrélations avec le monde objectif  … Elle restaure un principe d’efficacité en acceptant l’idée que le plus court chemin pour l’accès à la vérité peut être l’intuition … ce qui n’exclura, à aucun moment, que la preuve puisse venir par « la voie de l’expérimentation »

Ce Rite fait passer le cherchant … d’être asservi par un égrégore collectif à un être libéré, autonome, transmuté ayant atteint sa propre Réalisation (en cela elle est « Tibétaine »).

Il est commun de dire que « la recherche de la vérité n’admet aucune entrave » … aucun éveil n’est possible sans cela, nous allons voir pourquoi plus avant … cela contraint même aux modes de gouvernance des différentes voies maçonniques de reconsidérer  leurs relations avec le monde profane …  le sacré se nourrit de la vie sous toutes ses formes.

Que l’on se comprenne bien … une recherche éclairée nécessite le libre arbitre absolu … ainsi contraint-elle au dialogue avec les meilleurs d’entre nous où qu’ils soient…

Siddharta Gautama … exprime cette idée magistralement

« Ne crois en rien par ce qu’on t’aura montré le témoignage écrit de quelque sage ancien,

Ne crois en rien sur l’autorité des Maîtres et des Prêtres.

Mais bien, ce qui s’accorde avec ton expérience (et après une étude approfondie) satisfera ta raison et tendra vers ton bien. Cela tu pourras l’accepter comme vrai et y conforter ta vie »

La liberté d’expression témoin de la diversité des formes et des processus de production de la vie nous contraint à des échanges non entravés par des visions réductrices A bien y songer, il nous importe peu de savoir à quelle chapelle appartient celui qui a la gentillesse d’apporter sa propre lumière … il est … et pratique, seulement, un acte d’amour qu’est le partage de ce qu’il est devenu au moment où ce partage a lieu …

Cette technique de la porte entre-ouverte ou pas tout à fait fermée doit être la forme moderne de la Franc-maçonnerie. Nos frères opératifs exposaient leurs créations au monde profane … et le monde profane pouvait de différentes façons inter-réagir créant, ainsi, une évolution constante et continue sur le chemin du savoir et de la connaissance ….

Aujourd’hui l’application inconsidérée de la notion de « secret » mais aussi la prolifération des actes d’exclusion font que le dynamisme indispensable à la recherche de notre essence réelle s’étouffe.

Beaucoup de Franc-maçon sont, aujourd’hui, entrés en esclavage … asservis qu’ils sont pas des règles qui ressemblent à des geôles de la « société bien-pensante » articulées autour de principes que l’on aurait voulu voir disparus « Discriminations, exclusions, rejets , limitations des champs de vision, peurs et refus de l’inconnu… »

Pour rendre l’opérativité à notre Rite nous l’aurons compris il sera urgent de refaire circuler le « sang informationnel dans nos cénacles » car aucun éveil ne s’instaure « dans une attitude consanguine »

Dès lors, quiconque gloserait sur la méthode … ou discréditerait une voie que les instigateurs considèrent comme essentielle (cf. Ouverture à la lumière d’Orient écrit par Edmond Fieschi) deviendrait lui-même un ignorant cristallisé dans ses propres schémas et certitudes … l’éloignant, du même coup, d’une rencontre possible avec lui-même au profit d’une satisfaction que je désignerai « de vérité de comptoir …

L’état de la Maçonnerie d’aujourd’hui nécessite un changement de vision immédiat … nous le savons « le temps passe … et nous passons » … il est, donc, urgent de se précipiter avec lenteur ….  sans perte de temps !!! … car tout doit être construit avec harmonie … inexorablement.

L’esprit soufflant où il veut et quand il veut …  celui qui marche sur le chemin ne peut définir ses propres règles, la découverte ne se fera que par l’acceptation de l’inattendu

Qu’est-ce que le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm … c’est assurément « un chantier » … c’est un chantier que l’on assimilerait à des fouilles, à des exégèses … extirpant des couches « géologiques » et des « sédiments » du Cortex et du néocortex la substantifique liqueur permettant de retrouver nos essences premières et nos potentialités foncières … Je reprendrai volontiers la remarque de Toni Ceron dans son livre « Sphinx, Grande Pyramide, l’Alchimie Intérieure » : « C’est pourquoi, une véritable école de l’esprit est un chantier, une mine, et ses élèves des charbonniers, non des bipèdes diaphanes qui ont plus appris à se renier qu’à se comprendre » … et il continue en disant: « Le chercheur, chevauchant le tigre, comme disent les orientaux, agira en conséquence, apprenant, ainsi, à laisser couler son âme à travers les apparences karmiques suscitées en lui dans une non-violence spontanée et fondamentale, comme un cadeau des Cieux » …

Ainsi  … le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm est Initiation … « uniquement initiation » … un chemin personnel à travers les mondes … et … les ouvertures de conscience successives …

Qui veut atteindre les hauts espaces éthérés a le choix de la montagne à escalader … de la vallée il contemple ce qu’il peut distinguer … pas la Vérité !!! mais le reflet de la Vérité (cf. la Caverne de Platon) mais il ne pourra pas faire l’économie de s’affronter, sur le chemin qu’il foule, à de multiples situations qui le mèneront vers sa réelle destinée …

Il en sera, ainsi, de notre Rite qui laisse apparaitre une échelle dont chaque barreau excite la convoitise d’autant qu’en apparence certains d’entre eux apportent gratifications et statut …. Temporel et spirituel … dès lors le danger est, omni présent, de prendre des « vessies pour des lanternes » …. Combien propulsé tout en haut de la dite échelle se retrouvent avec un hochet à la place du sceptre de sagesse ….

Combien, produits de l’histoire tumultueuse de cette voie initiatique se prennent pour des guides suprêmes et incontournables  …. En transformant le prince ou la princesse …. en citrouille …. Au pays des aveugles les borgnes sont rois …. Ne le dit-on point

Voici une première partie questionnante sur le rôle et l’utilité du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm.

N’ayant pas voulu le rattacher à l’histoire (avec un grand « H ») j’ai préféré le rattacher à ses potentialités opératives.

Fin de la partie I

 

Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm: Voie d’Eveil – Partie 2

Dans une première partie nous avons tenté de parler de la Franc-maçonnerie et de sa diversité.

Nous avons abordé le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm et ses premières particularités … maintenant devrons-nous parler de celui ou de celle qui incarne l’idéal de ces cercles d’études symbolique, philosophie et hermétique

Partie 2 : Méditation sur « Celui ou Celle qui a le statut de Franc-maçon »

Tout ce que nous avons dit en partie 1 est, assurément, important  mais  encore bien incomplet, car :

En ce contexte : le franc-maçon est un être hybride (Nous le savions car nous partageons tous un symbole bien connu : l’aigle bicéphale). Il est à la confluence de deux sources … Celle, subtile et vitale qui l’adombre de façon inconsciente et celle qui relève de la conscience objective …

04

Pour être le maçon qu’il doit être, il doit conscientiser ce qui chez lui n’est pas mis à jour, encore, … et rendre le fruit de sa « création »  conforme (d’où l’expression : « rendre la maison à son père ») …

Dans cette démarche à double détente  … une discipline s’impose :   

Telle la chrysalide il doit aborder en conscience  sa transformation ou sa transmutation  afin d’être en pleine résonnante  avec la création !!

Ne point faire cela ferait de la Franc-maçonnerie un moyen inutile au service, au mieux  d’une œuvre caritative ou humanitaire (ce qui est déjà très bien, disons-le, sans restriction d’aucune sorte) et au pire une institution symbolique et philosophie auto-satisfaisante génératrice de  circonvolutions cérébrales.

La discipline qui s’impose est le « domestiquage »  de la vache comme diraient nos frères Tibétains …. Seule condition d’accès à la deuxième source que nous avons évoqué plus haut

Pour comprendre voici quelques éléments de réflexion sur « cette » discipline … et … ayant fait cela nous regarderons, dans une dernière partie, la structure de notre  échelle maçonnique  pour savoir si notre Rite répond bien aux critères et nécessité qu’oblige une  « Voie d’Eveil »

Deux oiseaux étaient posés sur un même arbre,

Celui d’en haut était calme, majestueux, splendide, parfait …. (un simorgh ? )

05

Celui d’en bas sautillait continuellement de branche en branche. Tantôt il mangeait des fruits savoureux et il était joyeux  … Tantôt il mangeait des fruits amers et, bien sûr, il était malheureux

Un jour qu’il avait mangé un fruit encore plus acide que tous les autres, il leva son regard jusqu’à l’oiseau calme et majestueux au-dessus de lui … et il se dit :

« comme je voudrais être pareil  à cet oiseaux » …

et il s’en approcha un peu !!!

Bientôt il oublia son désir de ressembler à l’oiseau d’en haut  et il continua comme auparavant  à manger des fruits doux et des fruits amers, à être tantôt joyeux et … tantôt malheureux. De nouveau il éleva les yeux … et de nouveaux il s’approcha un peu plus de l’oiseau paisible et magnifique perché au-dessus de lui !!!

Ce manège de répéta souvent et finalement, notre oiseau se trouva tout près de l’autre  …  le plumage éclatant de celui-ci l’éblouit d’abord, …. Puis parut absorber le nouveau venu qui, finalement, à sa grande surprise  et à son émerveillement, s’aperçut qu’il n’existait  qu’un seul oiseau !!!

A l’instar de cette image … nous frères et Sœurs devront apprendre  que cette deuxième source est en nous …. Mais je compléterai cette certitude par la nuance suivante :

Entre, être convaincu que nous possédons la source en nous et,  l’ayant compris, croire que ce que l’on fait, alors, découle de cette source il y a un pas que nous ne franchirons point encore.

Attention à ne pas prendre nos désirs profonds pour des réalités … l’introspection … reste une vertu  utile !!!

Analysons cette séquence « Je Suis »

« Je » …

Le « Je » corresponds à la « Forme-Reflet » …

L’homme incarné est la Forme-reflet au plan physique par la prise de densité matière-chair (c’est l’état grossier dont nous sommes revêtus) … mais reflet de quoi ?

Reflet de la source de toute chose conformément au principe que tout vient de l’Unique (pour le scientifique ce sera de l’unité des lois cosmologique … pour les autres … mille et un noms feront l’affaire selon les convictions et les croyances de chacun …)

Le « Je » évoque « l’existence »  et cette existence se traduit pour les occidentaux par la présence de 3 corps essentiels :

« Suis » 

Le « Suis » correspond à la « Forme-Radiation » c’est dire l’aspect transfiguré de la matière  celle en rapport avec les plans subtils …

La source rectrice est celle qui vient de là  …

Tout ce qui est sur notre planète est relié au Monde Origine  …. Une sorte de « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut » avec un « comme » à vraiment interpréter, définir et commenter

Nous utiliserons ici, encore,  le langage des oiseaux … la meilleure façon pour moi d’être court mais clair …

Le frère et la sœur doit construire ce lien conscient et opératif  entre « Savoir » et « Connaissance »  … lien qui lui permettra, alors, d’incarner le « Je Suis » et dès lors trouvera ses actes assurés dans le monde profane …

Cela fait, il y a une contrepartie … réduire significativement son Ego …. Pas celui qui favorise la créativité mais celui qui cristallise l’humain dans sa « matière-chair »

Un dernier point est remarquable en Franc-maçonnerie celui de relier le « Je suis » à des actes de création conduits par l’Amour voire même la Compassion.

Tous nos Rites maçonniques comportent une fonction particulièrement importante et caractéristique du mouvement maçonnique … c’est la « fonction Chevaleresque » …

Un franc- maçon construit juste

Un Franc-maçon Chevalier accompagne ce qu’il construit d’un souffle d’harmonie pour tous les mondes vivants …

Le Chevalier est celui qui assemble en lui tout ce que nous venons de dire … et, dès lors, fait de la Chevalerie sa parure distinctive …. (Voilà un premier signe de changement d’état de conscience qui  aboutit à un nouvel état d’être) …

« Le regard du Chevalier est, alors, dirigé vers les fenêtres du ciel … son parfum est inspiré par l’Âme et il en imprègne tous ses Actes. Ses paroles découlent de la source ». Je cite, ici,  Platon, le Karuna dans son livre « les chevaliers d’aujourd’hui et de demain » …

Notre Rite qui organise un déambulatoire dans l’histoire de l’humanité à la fois au travers de la philosophie, de l’hermétisme mais aussi de la science (et dieu sait si  science et ésotérisme furent très liés  … et même aujourd’hui, en neurologie (Neurobiologie, Neuropsychiatrie), ces liens sont particulièrement fructueux  (frontière de la vie, tutoiement de la mort NDE  !!!).

Notre Rite, donc, est, à priori,  bienfondé pour faciliter l’accès à la connaissance mais aussi le moyen de nous « rectifier » ou d’opérer des nouvelles avancées dans le domaine de la relation Esprit-Matière.

En ce qui concerne la nécessaire transgression des cadres de description de notre humanité, reprenons les propos de Paul Brunton qui écrit dans « l’enseignement secret au de la du Yoga » …

« Je perçois avec une saisissante acuité que l’éclatement de cette carapace de vieille ignorance est la condition  sine qua non de l’avènement de la paix  … le nœud du problème mondial est trop simple pour être perçu par notre époque compliquée : tous les actes sont informés  par la source cachée de l’esprit, et lorsque l’homme apprendra à penser juste, alors seulement il agira en conséquence. Ses actes ne peuvent jamais être plus grands que ses idées, car les décisions silencieuses de l’esprit modèlent les bruyantes démarches du corps. Les amers chagrins  du monde et ses crimes ne sont que des symptômes d’une maladie dont la cause est la vieille ignorance, et qui peut être guérie que par une connaissance neuve. Il est du devoir impérieux de tout être humain doué d’intelligence et de raison, troublé par des aspirations à peine conscientes et encore moins formulées vers une vie meilleure, ne pas croupir dans l’indolence spirituelle mais de poursuivre sans relâche la queste … c’est à dire la lumière de la Vérité » … (Propos tenus en 1970 … il y a presque un demi-siècle)

Ainsi le Rite Ancien et Primitif de Memphis & Misraïm sous son aspect « véhicule menant à l’éveil »  … nous parle d’une incontournable nécessité …. Provoquer la « Mort du vieil homme » qui est en nous …

Il est souvent dit, aussi, que pratiquer notre Rite c’est « apprendre à Mourir » …. Il faudrait ajouter  « accomplir notre propre meurtre » afin de permettre « une nouvelle régénération voire permettre un ressourcement » … acte fondateur pour « une renaissance » sur des bases nouvelles

 

Fin de la partie II

Note de la partie 2

Une autre façon de structurer l’homme … Cf. Christian Boiron dans « la Source du Bonheur est dans notre cerveau » … Il détermine :

1 : un Corps reptilien ou Hypothalamus

C’est le ça :

Dès lors le bonheur reptilien est :

Le malheur reptilien est :

2 : un Corps Limbique ou mémoire Programmée ou programmante …

C’est le Sur-Moi

Ainsi le Bonheur Limbique : c’est Tirer des plaisirs des conditionnements actuels ou futurs

3 : un Néo-cortex préfrontal

Moi :

Les plaisirs du néo-cortex : ce sont le raisonnement, la créativité, l’expression artistique, les approches globales

Voici, donc, trois espaces mais qui sont relatifs à quoi ?

La conscience … Mais de quoi est-elle faite ? …

Tout ce passe comme si une autre entité, un autre cerveau distribuait le travail entre les deux cerveaux qui pensent … Est-ce, donc, un « Super-Cortex » qui arbitre en fonction de paramètre qui nous sont inconnus ?

Le physicien Régis Dutheil avançait, quelque temps avant sa mort, l’hypothèse très originale selon laquelle la conscience pourrait-être matérielle mais d’une matière « super lumineuse », c’est-à-dire dont les particules pourraient aller plus vite que la vitesse de la lumière !!!! … une conscience qui observe te qui décide de pousser chacun d’entre nous à conquérir sa liberté, sa vraie personnalité … personnalité qui serait constituée de l’organisme aux trois cerveaux et de la conscience

 

Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm: Voie d’Eveil – Partie 3

Dans une première partie nous avons tenté de définir la Franc-maçonnerie et sa diversité. Nous avons, aussi, abordé le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm dans sa particularité. Nous avons parlé de celui ou de celle, Franc-maçon de son état, qui incarne l’idéal de ces cercles d’études symboliques, philosophiques et hermétique  … regardons maintenant ce qui jouxte la notion d’Eveil … selon certaines cultures …

 

Partie 3 : Quelques éléments qui environnent la notion d’Eveil

Selon :

1 : Le Tchan,

Cela concerne la pratique du Tao dont le grand psychologue iranien G.A. MOKTAR disait : « Cette méthode est un véritable judo psychique car elle transforme en force les cent et une faiblesses de l’être humain »…

Le « Tchan » signifie : Méditation  ….

06

Son fondateur est l’indien Bodhidharma … sa doctrine refusait de voir le personnage Siddhârta Gautama, le bouddha historique comme fondateur d’une religion ou l’inventeur d’une voie unique libératricele pratiquant du Tchan peut appartenir à toutes les religions ou à aucune

Pour mémoire le Tchan donna naissance au Zen Japonais

Le but du Tchan est de « transformer l’être humain en ce qu’il devrait être. C’est-à-dire un « Tchen Jen » ou un « Humain Véritable »

Ce que nous venons d’écrire se retrouve très exactement dans certains degrés ou étapes du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm …

Livrons une autre définition qui justifierait une attention particulière de notre démarche occidentale au travers de l’institution maçonnique :

« Le but du Tchan est donc de former des humains véritables, libérés des conditionnements négatifs ; de faire disparaitre la déformation qui empêche l’humain de se déployer en fonction de ses réelles potentialités. L’Humain véritable apparait lorsque « l’adepte », par une autodiscipline de caractère psychologique, atteint l’état de conscience dit « tseu Jan », terme d’origine taoïste signifiant : parfait détachement, ou encore : lâcher prise. Les mots : Buddhi (qui est une expression bouddhiste qui vaut dire « éveil »), mosca, samadhi … sont des équivalents du terme « tseu Jan » »

Le Bouddha exprimait lui-même : « sois ton propre flambeau et ton propre refuge. Ne mets aucune tête au-dessus de la tienne. N’accepte pour vrai que ce que tu as vérifié personnellement … » …

Il existe en Extrême Orient deux grandes traditions. Une voie traditionnelle et une voie de l’évolutionnisme spirituel (que l’on peut affecter à une voie magique).

La voie rationnelle est strictement psychologique, non intellectuel, au sens occidental du terme.. ;. Son but est d’atteindre un degré de conscience d’où l’on percevra de fait que rien ne sépare l’individu du monde extérieur, que le cosmos et l’individu sont une seule et même entité … En quelque mot, le Tchan  est la recherche de la libération sans étape intermédiaire entre l’individu conditionné et le libéré qu’il sera … et au-delà de cela un but ultérieur et pressant subsiste : celui d’aider autrui à faire le même chemin libératoire …

La voie spiritualiste évolutionniste, l’homme de la voie dite « magique » estime que l’éveil, la libération, constitue le sommet, le couronnement d’une progression constante, marquée par des étapes intermédiaires dont chacune apporte à l’adepte au moins certains éléments de facultés supranormales de plus en plus importantes en fonction du trajet personnel de celui qui choisit cette ascèse …

N’en disons pas plus …

2 : Les principes du Changement de la MTC,

J’ai souhaité mettre ce paragraphe dans mon étude car là, encore, nous allons retrouver une vision propre à illustrer ce que nous avons déjà écrit en partie 1 et 2.

Il sera important de remarquer l’homme et la femme que nous sommes … et encore plus si nous sommes « francs-maçons » …. ne peut exister sans ces relations constantes entre le « moi » et le « Soi » … et … le « moi » et l’autre (que l’on désignera dans son acception la plus générale : l’autre étant l’environnement, tous les mondes vivants et, en particulier, les humains qui nous côtoient.

Le cadre d’examen est fluctuant puisqu’en constante transformation ce qui fait que chacun d’entre nous doit faire face à sa propre « transmutation » avec toutes les conséquences sur tous les plans de notre propre existence (Physique, Emotionnel, Mental, Spirituel) mais, aussi, faire face à la mutation de l’environnement dans lequel nous nous transformons …

Nous réalisons, alors, que notre espace intérieur et notre espace extérieur inter agissent mutuellement nous contraignant à chaque moment de notre vie à nous adapter de telle façon que le nécessaire changement à notre évolution « imposé » ne nous mène pas vers une impossible action …

Le MTC regarde l’homme dans cette double contrainte et permet à celui-ci de maitriser non seulement le changement utile et nécessaire mais, aussi, à le devancer …

Comment cela est-possible ?

En quelques mots : la MTC dira que

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Dès lors, chaque être vivant doit pratiquer « l’Introspection thérapeutique » … c’est-à-dire entrer en soi afin de reconnaitre les adéquations et d’identifier les inadéquations. Celles-ci étant mis en lumière une action de mise en harmonie devient possible …

Démarche applicable dans tous les domaines de l’action humaine  (social, économique, politique, financier, …)

Et dans le cas de nos propres comportements cela ne sera pas à démontrer car il est prouvé que l’inadéquation émotionnelle est porteuse des pires désordres

 

3 : Les bases du travail dans les Arts Martiaux Cino-Vietnamien,

Il est important d’évoquer cet aspect car, nous l’avons vu, la Franc-maçonnerie de haute philosophique voire hermétique fait appel à l’homme dans toutes ses parties et dans son unité … Nous avons vu, alors, que toute son action est sous la dépendance de deux sources de nature différentes devant être intégrée et synchronisée …

Une des missions des frères et sœurs c’est l’action en fonction de leurs convictions intimes … celles-ci se précisant au fur et à mesure que leur état de conscience s’ouvre et s’enrichit.

Le côté militant non asservi et résultant d’une liberté retrouvé par les savoirs et connaissances constamment renouvelés le transforme en une sorte de « samouraï » …

Examinons, alors ce que la Professeur Anne Cheng a écrit son livre sur « l’histoire de la pensée chinoise »

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«  l’Unité recherchée par la pensée chinoise tout au long de son évolution est celle du souffle (Qi), influx ou énergie vitale qui anime l’univers tout entier … Toute réalité physique ou mentale, n’étant rien d’autre qu’énergie vitale, l’esprit ne fonctionne pas détaché de son corps … source de l’énergie morale, le Qi, loin de présenter une notion abstraite, est ressenti jusqu’au plus profond d’un être et de sa chair. Tout en étant éminemment concret, il n’est cependant pas toujours visible  ou tangible : ce peut être le tempérament d’une personne ou l’atmosphère d’un lieu, la puissance expressive d’un poème ou la charge émotionnelle d’une œuvre d’Art »

L’homme étant lui-même une création particulière qui relie le Ciel à la Terre, l’homme parfait (ou Zhenren) de la tradition est alors un homme de Qi …

Dès lors par la maitrise l’homme peut inscrire ses actes dans la durée et dans la justesse

Le « rouleau de « Mawangdhui » à l’époque des Han (-190 à -168 av JC) évoquent des techniques particulières dans le but d’une longévité « Tuna » (Cracher / Avaler) ainsi que le Kingqi (faire mouvoir son souffle) … deux éléments bien décrits dans les techniques de respiration profonde  (Yangshen)

En Chine l’idée d’une complémentarité du « Wen » (le monde de la culture, de l’étude dans leur connotation littéraire et intellectuelle) et du « Wu » (aptitude physique et guerrière !!!) a émergé depuis le nuit des temps …

L’homme est, ainsi, à cheval entre un monde matériel (physique, objectif) et un monde immatériel (spirituel, à objectiver) …

En quelque une sorte de « men sana in corpore sano »

Un état particulier qui intéresse nos scientifiques avec l’avènement de la physique quantique  ….

 

4 : la dynamique des systèmes

Revenons en occident … cette particularité qu’a l’homme et, en particulier, les frères et les Sœurs en Franc-maçonnerie d’avoir à intégrer la totalité des plans d’existence pour ajuster leurs actions va nous mener à la nécessiter d’apprécier toute situation au travers de fourches caudines  toutes particulières construites sur les principes de « La dynamique des systèmes »

Selon cette théorie toute entité quelle qu’elle soit peut être considérée comme un ensemble plus au moins complexe inter-réagissant avec les autres entités qui composent le monde vivant ou non ….

Chaque entité outre le fait qu’elle doit faire face à ses propres nécessités d’existence mais aussi qu’en tant que système d’organisation et d’information est contrainte par la loi d’entropie, doit aussi gérer sa relation avec son environnement. (Action-Réaction-rétroaction, Ajustement mutuelle ou programmée)

Cela pose que tout système complexe comme l’homme, la société, l’entreprise serait réglé par des lois du type « Entités-Relations » … ainsi toute forme d’organisation se comporterait comme une cellule vivante ayant à jouer un rôle dans un ensemble plus grand … lequel interagit lui-même dans un ensemble encore plus grand …

Ceci conclut à l’interdépendance de toutes entités … en connaitre les lois qui permettent d’inscrire les décisions prises en toute conscience des conséquences qui résulteraient de leur exécution.

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Le météorologue Edward Lorenz dans sa conférence à « l’American Association for the Advenement of Science » sur le thème « The Prédicability » … « le battement d’aile d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? »

La question peut être regardée avec un sourire narquois mais le désastre planétaire qui se dessine dû à l’activité humaine en notre Siècle nous contraint plutôt à accepter cette théorie de la « dynamique des systèmes » comme un moyen unique de repenser le monde sous l’angle d’une « vision globale ».

Il nous faudra compter sous deux aspects de cette vision pour mettre l’homme au centre de notre attention :

Fin de la partie 3

Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm: Voie d’Eveil – Partie 4

Dans une première partie nous avons tenté de définir la Franc-maçonnerie et sa diversité. Nous avons, aussi, abordé le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm dans sa particularité. Nous avons parlé de celui ou de celle, Franc-maçon de son état, qui incarne l’idéal de ces cercles d’études symboliques, philosophiques et hermétique  … Enfin avons-nous regardé ce qui jouxtait la notion d’Eveil … selon certaines cultures … (Inventaire non exhaustif) … Il est maintenant le temps d’aborder l’échelle du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm (y compris dans sa sensibilité orientale)

 

Partie 4 : L’Echelle du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm …

 

Analyse de notre Rite

Il est temps maintenant, à la lumière de ce qui vient d’être dit, d’examiner l’échelle maçonnique à laquelle nous sommes rattachés

Pour éviter toute confusion : L’échelle retenue … est celle de l’Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm (OIAPMM) voie Orientale (Loge de la Charte des Loges libres et Indépendantes du RAPMM ….

Notons le terme de Voie …. Et ne pensons pas que prendre une voie c’est trouver toutes réponses à toutes les questions que l’on se pose … aucune voie ne répond aux questions posées … certaines voies feront qu’à un certain moment  il n’y aura plus de question à formuler …

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Dans le Taoïsme nous dirons, alors, il y aura unité entre le tireur-l’Arc-la Flèche et la Cible ….  C’est à dire une intention incarnée  se déployant justement dans un espace-temps précis participant à la réalisation d’un plan de création que d’aucun qualifieront de « selon le nom qu’ils préfèreront »

 

Le profane est accueilli par un appel à son subconscient :

Le profane est immédiatement sorti de ses repères habituels …  (environnement socioprofessionnel et familial) … un changement de paradigme  s’impose … le monde animal est porteur de Symbole mais aussi de perfection et de … Vérité

Ensuite se trouve-t-il dans le « Cabinet de réflexion » et commence le chemin de sa « mise à mort » …  il établit avant le voyage post-mortem son testament philosophique …  difficile pour lui d’exprimer ses dernières volontés  et ses ultimes convictions …

L’impétrant aura à définir pour chacune de ces trois assertions ce qu’il pense être du devoir de l’Homme …. Sa réponse sera fébrile, non ajustée, et trahira son ignorance …

Tout son environnement, ici et maintenant, lui rappellera sa finitude, sa nature liée à la « Terre », sa dépendance absolue avec les forces Cosmo-telluriques,  il constatera qu’il est le subtil résultat de transformation alchimique … prend-il conscience qu’il est le lieu de rassemblement d’énergies et de fonctions animatrices orientées vers un destin qu’il ne maîtrise point …

Dans cet espace post-mortem il reconstruira sa nouvelle forme d’existence en encapsulant au cours de ses 4 voyages les « éléments » nécessaires à son futur changement d’état … après la « Terre », « l’Eau », « l’Air »  « le Feu » …  (comme Isis reconstituant Osiris)

La voie orientale offre, ici, à l’impétrant, l’occasion de comprendre que ce qu’il est n’est pas le fruit du hasard … qu’il est structuré, architecturé avec une infinie précision … et que cette précision à un sens … celui de construire une vie potentialisée

Chaque Chakra a bien évidemment des liens étroits avec les expériences de vie de tout être vivant et par voie de conséquence avec toute disharmonie dans le monde objectif, dans le monde sentiment-émotions ou dans les attitudes mentales … lesquelles auront corrélativement des résonnances négatives … à contrario … une harmonie installée ou ré-installée sera source de rayonnement

Enfin pour rester dans l’essentiel et de ne garder que ce qui peut être retenu comme favorisant l’éveil :

C’est un élément que la littérature désigne sous le terme de « fragment d’Obélisque » … Il est parfois assimilé au Naos dans lequel le Grand Prêtre dans l’Egypte ancienne  y plaçait la présence divine …

Pour notre Rite le Naos est un ensemble d’épures symboliques nous référant à tous les principes primordiaux et toutes les forces de création de tous les mondes …

De haut en bas : Voute Céleste – Fils à Plomb – Naos Triangulaire strictement « équilatéral » –  Flamme éternelle – Pavée mosaïque – Plan de L’œuvre –

A partir de la flamme éternelle Lumière et Information mettent sous tension le temple qui deviendra maçonnique que lorsque les « joyaux » de la loge rayonnement

L’Apprenti constate que le Temple et sa symbolique représente un espace-temps donné … donc une fenêtre de vie dans laquelle il va œuvrer … de la « Porte basse » par un relèvement constructeur … il s’acheminera vers l’orient où une métamorphose l’attend

« Le Connais-toi, toi-même » … est réellement en marche … la découverte de la partie temporelle de l’apprenti par son irruption dans un monde où les signes d’une organisation intemporelle deviennent évidents va déplacer son centre de gravité. Dès lors sa vision, le sens de son existence va s’enrichir de nouvelles perspectives.

Que fera-t-il de ce déséquilibre salutaire ?

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Notre Rite ne lui donnera aucune piste car « notre Rite n’a rien à faire avec la Morale ».   A son stade il aura appris deux choses :

 

Une fois établie une « première conscience de lui-même » … une fois informé qu’il fait partie d’un système complexe dans lequel il a à interagir … une fois convaincu que « méditation et action » vont être le lot de sa progression l’apprenti va être mis en relation avec le réel … Non qu’il fut totalement ignorant de cela avant son entrée en maçonnerie mais dans ce nouveau contexte il devra « Mesurer la Terre » … examiner son espace-temps sous toutes ses formes … après avoir trier le bons grain de l’ivraie … apprendre à amener à la conscience ce qui est encore, chez lui inconscient … bref s’approprier le plus largement possible le monde des formes,  des radiations et des densités.

Pour cela son ascèse consistera à maitriser un certain nombre de moyens, de démarches ou de méthodes  afin que la profondeur de sa vision se renforce …

Ce degré, le poussera, d’abord à l’analyse … avant d’avoir à tenter une synthèse … ainsi devra t’il mettre à profit la puissance de révélation des outils suivants :

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Le moyen de son investigation ? Le voyage … cela est bon car sa vie ne sera faite que de cela … rien n’est fixe …. Tout se transforme par le mouvement …

A : « l’Ajna Chakra » dont l’objet est la « Vision », la vision intérieure, la vision profonde … aucun acte ne peut être juste et approprié sans elle  car elle est reliée à la conscience.

B : « Vishuddha Chakra » ou Chakra de la gorge … c’est le centre éthéré, celui de la centration Spatiale et celui du « Verbe » … créateur et générateur de « réalité »

Le verbe crée  … et il crée d’autant mieux que la vision de celui qui en est l’auteur soit inspiré par une vision … profonde

 

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Au stade de la Maitrise, du point de vue de la notion d’éveil, il peut être évoqué « 4 » points et, avant de préciser nous burinons qu’à issus de la cérémonie dite « d’exaltation », Le vieil homme aura fait place à un être régénéré …

Voici ces 4 points :

« Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultum Lapidem Veram Medicinam » (Visite l’intérieur de la Terre et en la rectifiant tu trouveras la Pierre médicinale …)

L’ouverture du « Sahasrara » … qui est le centre crânien … où est tapie la syllabe germe « OM » vibration primordiale, rayonnement générateur de tout ce qui est et qui n’est point encore  … pour les occidentaux là se trouve le siège de la « glande pinéale »

Pour les hindous, ce centre est situé au-dessus du sommet de la tête … en dehors de l’enveloppe corporelle grossière … au de-là de la « shushuma » où règne de la polarisation constructive …

…. Endroit claviculaire pour un échange Terre – Ciel. C’est là où « l’Unité devient multiple et que le multiple devient unitif » ….  C’est le centre du Lotus aux mille pétales … l’intégration de tous les savoirs et l’expression de toute connaissance ….

 

Nous sommes en maçonnerie et si tenté soit-il que nous sommes sur le chemin de l’Eveil … la grande caractéristique de la démarche maçonnique est de servir le monde profane pour l’amener à lui faire intégrer les valeurs découvertes   mais aussi de permettre à tous d’ouvrir leur  propre conscience …

De façon plus modeste l’apprenti devenu Maître en 5 ans sera loin encore d’être doté d’une omniscience  et d’une connaissance absolue mais … des germes, des pistes seront ancrées … le frère ou la sœur en ascente vers la lumière se verra proposer un ensemble de situation lui permettant de rentrer en lui-même exposant son « je » à l’exigence d’un « suis » de plus en plus net et impératif.

Pour me faire comprendre je ne dévoilerai qu’une assertion très éloquente par rapport à notre propos

« Ne profanez pas le mot de Vérité en l’accordant aux conceptions humaines ».

Vaste programme pour un Franc-maçon qui doit régler ses pas et dont la prétention est de construire le monde en accord avec les harmonies universelles

Comme une « mandala » notre Rite nous proposera de méditer sur les difficultés pour lever les entraves des hommes afin de construire le Temple inspiré par la progressive rencontre qui s’établit entre eux et leur « double  subtil »  …

Chaque degré règlera notre « mécanique » comme pas à pas l’horloger construira la montre qui s’accordera aux exigences cosmiques et aux espaces temps qu’il devra affronter … car la notion de temps ne sera pas la même pour tous … et les scientifiques le savent bien

Les champs investigués seront : la nature de nos désirs, les moteurs à notre action, la notion de Justice, nos modes de construction objectifs ou subjectifs, les racines de l’inspiration, les sources possibles d’idéation, les principes possibles de références, la capacité transmutatrice par la conscience « d’une quadrature »  …

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Tous ceci devant être destiné à une rectification individuelle drastique

La référence symbolique, jusqu’alors privilégiée, laisse, alors, la place à la philosophie … un premier aspect de la philosophie, seulement  !!!! … celui qui sera nécessaire d’être analysé pour permettre un éveil libérateur

 

Un Rite qui se propose de conduire à l’éveil doit impérativement tendre vers une digestion des différentes cultures qui structure le monde phénoménal … il doit réduire à néant les modes de  structurations mentales, idéologiques … chasser toute éducation ramenant l’être candidat à l’éveil à des contingences, des systèmes d’intégration ou des dispositifs d’éducation « locaux » ou « orientés vers des organisations dont les intérêts seraient contraires aux règles universelles découvertes sur le chemin de la progression initiatique …

Les travaux précédant étaient basés sur une mythologie de nature  hébraïque … cet espace nous fera, maintenant, cheminer dans un espace judéo-chrétien  …

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Ainsi de Babylone à la « mission » Rose-Croix … une transposition doit impérativement se faire … le frère et la sœur, par la nature de leur ascèse, pourront participer à la reconstruction de la Vérité primitive, de la Liberté rationnelle des droits de la libre Conscience et de la libre Pensée. Et cette reconstruction doit se faire dans le cœur des Hommes et parmi les nations … les ouvertures de conscience cumulées et encapsulées jusqu’alors sont assorties d’obligations opératives …

Faisons un clin d’œil vers l’Orient … « Bouddha » … transmit ce qu’il fallait … afin de permettre une mutation libératrice chez chacun … (l’épilogue se réalisera dans la strate ésotérique suivante)

Dès lors un rappel constant s’impose :

« Ne crois toutefois pas que tu devras t’engager dans une lutte contre d’autres que toi-même, car c’est au fond de ta conscience qu’il t’appartient surtout d’apporter une paix pure et lumineuse »

On n’oubliera pas cette formule « Igne Natura Renovatur Intégra »

Et enfin … sur le chemin de l’éveil … toujours « Ora, Labora » notre statut d’esprit incarné dans la matière l’exige …

Qu’est-ce qu’un Rose-Croix ?

C’est un Maçon qui, après avoir travaillé tous les degrés inférieurs de l’initiation, se livre à l’étude des forces primitives de la nature et à la recherche des causes secondes.

 

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Toujours la conscience d’une fonction bivalente des êtres que nous sommes … et la solution, enfin, sur la confrontation entre pouvoir Temporel et le pouvoir Spirituel  (voire la fonction Royale (ou régalienne)  et la fonction sacerdotale)

Cette espace est conçu comme un champ expérientiel … qui confronte ce que l’on est devenu avec l’histoire de notre humanité récente (celle plutôt, incarnée par l’occident, il faut bien le dire) et la façon dont s’est articulée et fondée la fusion des pouvoirs évoqué ci-dessus.

Cette auto-analyse est primordiale pour mettre en œuvre un « lâcher prise salutaire » nécessaire à un éveil réussi …

Compassion, Bienfaisance, Octuple sentiers de la libération, familiarisation avec les forces occultes et prise en compte d’une organisation cosmologique rectrice des mondes …

On l’aura compris le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm  voie Orientale, est loin de donner des clochettes et titres ronflant et contraint le méditant à vivre des situations obligeant à des prises de consciences foncières …  car « fondatrice d’un nouveau paradigme »

Enfin pour le dernier grade de cet espace ce sera rejoindre la Paix intérieure par la mise en lumière de la « mémoire » par la maitrise de l’échelle à double montant (7 Arts royaux et 7 états) et un méditation profonde sur le « VICARIUS FILII DEI »

 

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Dans ce cheminement vers l’éveil … la spéléologie des profondeurs de l’être ainsi que le nécessaire inventaire des environnements de fonctionnement de l’être sur le chemin du savoir et de la connaissance vont faire place à un autre inventaire : Celui d’un monde dont l’expression ne peut nous être contée que par la mythologie … même si une grande part de celle-ci nous sera expliquée par des découvertes archéologie. Une occasion, sans doute de se rendre compte  que nous sommes aussi fait de cette idéation là …

La démarche suggérée sera celle de « chamanes » … parcourir notre espace-temps … Egypte, Grèce, Scandinavie, Chaldée, Indes, …. Voire des mondes encore plus reculée si possible …

Cela fait … les chaines de l’attachement seront brisées … l’être en réalisation et maçon de surcroit peut apporter une contribution à la transformation du monde sur la base d’une conscience contemporaine inspirée …

Il aura une dernière étape pour obtenir la complétude de ses potentialités ce sera celle d’être non plus l’objet de sa méditation et de son attention opérative  mais de devenir l’acteur parfait et conforme à nature de l’œuvre qui se déroule

Ce sera l’objet de la dernière partie du chemin

 

Un dernier plan de travail proposé par notre Rite … du point de vue de sa justification, de l’utilité, de ses fondements, de son contenu, de son opérativité que n’a-t-on pas écrit, dit et fait !!!!

Il y a une chose de certaine.

Si tout ce que nous venons de buriner traduit bien une démarche indispensable pour que l’éveil puisse réellement se produire … il est nécessaire que s’installe une ascèse personnelle afin que deux réalités se rencontrent … que le « Je Suis » se manifeste … que le « Tat Sat » s’incarne, que la Terre et le Ciel s’unissent, que créature et créateur se rencontre … quel que soit la forme de cette rencontre.

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Aussi bien, pour parler de l’Arcane des Arcanes … pyramidion de notre échelle maçonnique … je prendrai la vision qui est la mienne et qui s’inspire largement du chemin que j’ai emprunté depuis longtemps … celui qui serpente en terre alchimique d’Orient …

Même préparé, comme nous l’avons vu, l’accès à l’éveil ne résulte pas de la mise en œuvre d’une recette de cuisine ni d’une identification personnelle à une variable mathématique participant à la résolution d’une équation cosmique à « n » degré. Celles et ceux qui disent l’avoir obtenu doivent faire très attention de ne pas se tromper lourdement dans leurs appréciations.

Reste que, pour obtenir la meilleure perception de la Vérité, pour s’immiscer dans une mécanique terrestre et céleste malgré notre opacité, notre densité nous devons nous rendre maintenant bien plus léger, nous rendre transparent afin que notre lumière intérieur puisse rayonner sans obstacle (réduction-dissolution de notre Ego) … c’est cette lumière qui est la source de toute les existences …

Obtenir l’arcane des arcanes c’est accepter de rentrer dans un processus de maitrise absolu de notre Moi, de notre Ego  … et même d’accepter la nécessaire dissolution de ce que nous avons été … la mort du vieil homme aura rempli son œuvre au profit d’une métamorphose …

Celui qui se trouve en situation d’éveil tout en restant incarné n’est plus le même … Il est un être bicéphale … qui ressemble les deux mondes. Les anciens Égyptiens diraient : celui qui rassemble la Terre Noire et la Terre Rouge … celui qui comme au temps du Zep Tepi réalise la jonction du Nil céleste (Voie lactée) et du Nil Terrestre    … les NDE ne nous donneraient-elles pas une certaine idée de ces rencontres « post-mortem » éphémères ?  … Difficile à dire car la littérature est peu prolixe à ce sujet pourtant de plus en plus de médecins commencent à concevoir justement cette existence « après la vie, ici et maintenant »

Tentons de préciser deux points  pour aller plus avant : …

Herman Hesse, dans une lettre écrite à un ami, donne la définition suivante de l’éveil: « atteindre cet éveil, cette union avec la totalité, non de manière intellectualisée mais en la vivant comme une réalité avec l’âme et le corps, devenir cette unité, voilà le but auquel aspirent tous les disciples du Zen ».

Karuna Platon explique : « la liberté est pour chacun. Le connaissant sait que la liberté ne signifie pas forcément faire ce que l’on veut mais assurément d’abord faire ce que l’on doit  … et si par bonheur, ce que l’on doit faire est, aussi, ce que l’on veut faire  … en somme, si l’on veut faire ce que l’on doit … voilà l’homme libre »  …

Obtenir cette union nécessite une ascèse qui fait l’objet de cette partie ésotérique

Pour comprendre prenons une simple image …  regardons la lumière d’une lanterne … elle rayonne  selon son énergie … Celle-ci n’est pas modifiée par quoi que ce soit pourtant sa manifestation extérieure est affectée en fonction de la qualité de la matière à travers laquelle cette lumière brille …

Ainsi accéder aux arcanes de l’arcane revient à rendre transparent, inopérant tout ce nous empêche de faire éclater cette lumière intérieure transmise à notre naissance …  Comment procéder ?

 

La Qualité de ce que nous sommes est liée à notre aptitude à être en conformité avec nos besoins réels … sur les trois piliers stabilisant notre existence :

A : l’alimentation qui correspond non seulement à la satisfaction impérative de notre corps reptilien mais, aussi, à sa capacité à nous permettre de développer l’efficacité des capteurs objectifs pour la connaissance de notre environnement physique et subtil   … nous sommes ce que nous mangeons

B : l’Air … cette forme volatile si nécessaire à la vie est loin de n’être que de l’oxygène nécessaire à la régénération de notre sang baignant toutes les cellules de notre corps … il informe et transporte les messages nécessaires à la vie et notre transmutation biologique.

C : l’Idéation …  seront mis dans cet espace l’ensemble des sensations, des perceptions, visuelles ou imaginaires … sans elles aucune vie n’est possible … avec elles tout se construit … le meilleur comme le pire

Par un travail assidu et avec l’exercice de la persévérance le Franc-maçon entre en lui-même et prend conscience de l’importance de ses propres centres fonctionnels :

Dès lors le Franc-maçon sera introduit :

 

Ce degré permet au frère ou à la sœur sur ce chemin de rencontre de se placer en résonnance avec les lois qui régissent l’univers, en l’harmonie avec « la musique des sphères » (Spiritualité et Science concluent une union sacrée) … Conscience aura-t-il que sa vie ne débute pas avec sa naissance ni ne termine avec son « désincarnement » !!!!  …

« Là doit naitre une pensée dirigée par une volonté pleinement consciente » …

Corps physique, Corps Astral, Corps mental et Corps subtil doivent œuvrer ensemble … dans une unité retrouvée

 

Il est le temps de comprendre que les Arts libéraux abordés au grade de compagnon et dans notre Rite sous le nom des 7 Arts Royaux … doivent être ré-analysés à la lumière du chemin parcouru … ils deviennent alors « des Arts Royaux Sacrés » parce que imageant le « Je Suis » dans son aspect « puissance de création et d’action »

Une « check-list » de maitrise  particulière est proposée au cherchant … celle énoncée par le « Kybalion »

 

Pourquoi cela ?

Parce que le chemin parcouru a mené à l’éveil  ou pour le moins à une grande ouverture de conscience… un éveil qui a produit sens … qui a replacé l’homme dans sa véritable histoire … qui permit à l’homme d’être le véritable relais  dans les actions de création de ces mondes transcendantaux … Le cheminant devient le « démiurge » entre guillemets tant il est important de rester humble quel que soit le stade où l’on pense se trouver …

Ainsi au 90ième degré devons-nous être  des alchimistes inspirés et conscient …

« L’unité se développe en deux, se perfectionne en trois à l’intérieur pour produire quatre à l’extérieur, d’où par six, huit, neuf, on passe et arrive à cinq, moitié du nombre sphérique dix, pour monter en passant du 11 au 12 et pour s’élever à travers le quatre fois dix, au nombre six fois douze … fin et sommet du bonheur éternel » …

Le rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm … voie d’Eveil ? au lecteur de le décider maintenant … Vrai ou Faux ?

Dernier point cependant: Classiquement 4 voies peuvent permettre la classification de nos  Maçonneries respectives … je vous les livre en conclusion …

Le Maçon réalisé … est assurément l’incarnation de ces 4 maçonneries

Reposons-nous la question: le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm est-elle une voie d’Eveil ?

L’on pourra pour le moins dire que la Voie Orientale de ce Rite cumule de nombreuses présomptions favorables …. mais le débat reste ouvert !!!!!

Fin de la partie IV …

Circulation de la Lumière … 27 octobre, 2019

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Circulation de la Lumière

Publié le 26 septembre 2016 par Gérard Baudou-Platon

Circulation de la Lumière en Loge

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Toute maçonnerie trouve sa justification dans la construction d’un monde harmonique …. Un monde qui respecterait des lois que l’on qualifierait d’universelles … un monde où les idées et les actes seraient conformes aux règles posées selon des voies qui ne nous sont pas connus et qui, pourtant, orchestrent tout …

Toni Ceron[v] formulera d’une autre manière ce désarroi de tout être face à la justification de sa propre destinée  … « notre absolue impuissance devant la Gnose est la seule Porte qui peut nous ouvrir aux processus vitaux de la grande Pyramide, à la mortification, à la genèse du Grand Œuvre … Seul ce sacrifice, ce broyage intérieur conscient et responsable du moi septuple, du moi entier … l’intérieur et le supérieur … cette impuissance fondamentale … cette innocence des premiers jours est acceptée par la Lumière des lumières, la Gnose  … il s’agit, alors d’être élève d’un apprentissage qui confesse intérieurement son propre état, qui accepte, maintenant ce qu’il est sans duplicité !!!! … les 33 vertèbres de sa forme animale s’apaisent, alors, sans forcer … une nouvelle colonne va pouvoir s’ériger … le vieux serpent de feu, la vieille colonne de mercure se posent afin de laisser l’intelligence, la lumière du nouveau matin circuler dans ce vieux corps moribond » …

Homme connais-toi, toi-même !!!!

Notre Rituel nous invite à nous souvenir … de notre source  !!!!

«  ….. Il est une Force qui ne cesse de pénétrer tout ce qui vit, et par laquelle toute Lumière trouve l’aliment qui lui est propre. »

Les éléments de notre réflexion étant posés ….

distrilum-00Le frère ou la sœur dans l’état d’esprit décrit ci-dessus ayant choisi son véhicule d’accès à la connaissance … la franc-maçonnerie et notamment la nôtre …. s’avancera sur le parvis du temple … puis pénétrant dans celui-ci … son espace sera empli de symboles vivants lesquels animés selon leurs rôles et fonctions par une rituélie appropriée  amènera à sa conscience une substantifique information … cette information … il devra l’ingérer … en comprendre sa raison dans le cheminement de sa vie  … et surtout elle facilitera le déploiement de champs successifs de conscience  ….

Ainsi la rituélie l’enveloppera d’un égrégore approprié au voyage initiatique … il sera invité à se mettre dans un état méditatif le plus parfait ….

1 : Nous appellerons ce stade … celui du Plan de Conscience Primordiale
distrilum-01aNous sommes, alors, dans des plans non manifestés mais bien présent … structurellement actif … dans le subtil et dans un espace encore occulte (ce sera le plan Monadique des Orientaux)  … Ce stade est représenté par le Naos … Seule la lumière éternelle est présente au centre du triangle …

Jusqu’à maintenant ce plan était le domaine réservé des occultistes.

Voilà posé le problème de nos origines, de l’origine de toute chose, les principes et les ressorts de la création du monde manifesté et notamment de la vie …

«  ….. Il est une Force qui ne cesse de pénétrer tout ce qui vit, et par laquelle toute Lumière trouve l’aliment qui lui est propre. »

Voilà qu’apparait la lumière primordiale unique … blanche enfermant en elle les 7 couleurs
de l’arc en ciel et pourtant son existence rassemble toutes les forces pénétrantes et agissantes … et à partir d’elles … tout devient possible

Le 21ième Siècle sera spirituel ou ne sera point (André Malraux dixit) … indiquent, en cela, que rationalisme et métaphysique doivent se rencontrer. Des avancées considérables en matière de physique et notamment avec la formation de nouvelles sciences associées à la « Physique Quantique » la relation entre « Science et spiritualité » émergent curieusement et rendent évident ce lien. De quoi réconcilier Scientifiques et Hermétistes ? … rien n’est moins sûr, encore et pourtant les deux rives de la connaissance … se rejoignent en une « Terre » ou l’unité fait loi

Ervin Laszlo, Philosophe & Scientifique, dans son livre « Science et Champ Akashique » nous rappelle ceci :

« Bien que l’on ait encore beaucoup à découvrir sur le vide quantique, il est, déjà, clair qu’il s’agit d’un médium cosmique super-dense qui transporte la lumière et toutes les forces universelles de la nature. Les ondes de pression peuvent s’y propager et ainsi traverser l’univers d’un bout à l’autre. C’est du moins ce qu’avance le physicien mathématicien Hartmut Muller, selon qui la dimension observée de tout objet, des atomes aux galaxies, est déterminée par l’interaction des ondes de pression qui se propagent dans le vide …. Étant donné que l’univers est fini, une fois rendues au « point dimensionnel critique les ondes se superposent et créent des ondes statiques durables. Ces ondes déterminent les interactions physiques en établissant la valeur des forces gravitationnelles et électromagnétiques, ainsi que des forces nucléaires fortes ou faible. Par résonance, ces ondes amplifient certaines vibrations et en restreignent d’autres. Elles sont donc responsables de la distribution de la matière partout dans le cosmos. Tous les processus ont un rythme interne propre qui dépend de leur résonance avec les ondes statiques du vide. Muller conclut que le vide est un arrière-plan cosmique ultrafaible qui agit tel un « champ morphogénétique » …

Alors, de récentes découvertes viennent confirmer la présence d’ondes de pression dans le vide. Les astronomes de l’observatoire Chandra-X-Ray de la NASA ont décelé une telle onde engendrée par le « trou-noir » supermassif se trouvant dans la constellation de Persée à quelques 250 millions d’années-lumière de la Terre. Cette onde de pression provenant du vide se traduit musicalement par un Si bémol[i]. IL s’agit d’une vraie note qui se déplace dans le vide depuis 2,5 milliards d’années et que notre système auditif ne peut entendre vu que sa fréquence se situe 57 octaves sous le Do central d’un piano …

Un champ qui transporte la lumière (ou des ondes de photons) et des ondes de pression dense, et qui, par ailleurs, remplace l’énergie perdue par les atomes et les systèmes solaires n’est pas du tout une entité théorique et abstraite … »

Erwin Laszlo ajoute « Ainsi le vide quantique transporte lumière, énergie, pression et son. Se pourrait-il aussi qu’il soit doté d’une autre propriété lui permettant de mettre en corrélation des évènements distants et séparés ? Qu’il crée les corrélations assurant l’incroyable cohérence des quanta, de l’organisme, de la conscience et de l’univers tout entier ? »

Le doute que le mystérieux champ mettant en en jeux des corrélations de transcendance spatio-temporelle dans le cosmos et la conscience  soit un champ d’in-formation situé au cœur même du cosmos est confirmé : « le champ du point zéro » du vide quantique est non seulement un champ énergétique « super-dense » mais il est un champ d’’in-formation « super-riche » … il est la mémoire holographique de l’univers …

En une phrase simple: Il (le vide quantique) contient de l’Information (ou de l’in-formation) c’est-à-dire des règles et des données nécessaires à la formation de l’univers dans son unité et dans ses parties !!!!

Ainsi la lumière éternelle (Lumière centrale) est-elle posée opportunément sur le triangle du Naos. Elle seule représente la nature réelle et subtile de toute chose dans état existant avant apparition de toute manifestation

2 : Dès lors, notre rituelie annonce un deuxième plan qui va naître de la propagation de la lumière universelle  … Le maître de cérémonie va recueillir les éléments nécessaires à la poursuite de l’ouverture de canaux de communication avec les énergies fondatrices  … Cela se traduit par la distrilum-02figuration d’un lien lumineux entre la flamme éternelle et une des étoiles du flambeau du Vénérable …

Le Maitre des Cérémonies tel l’Hermès  apporte la lumière au Vénérable Maître … ainsi le plan primordial … permet une première manifestation  … celle de mettre en jeu les premières fonctions nécessaires à la production de toutes manifestations … (nous sommes là sur le plan de la manifestation dans le sous plan trinitaire des déclinaisons fonctionnelles du Naos)

  • Le Vénérable Maître allume, alors, une étoile et pas n’importe la quelle avec un boutefeu allumé à la flamme éternelle … celle qui a la position centrale de son candélabre car elle est bien la réplication, à ce stade de la flamme primordiale …  mais déjà transposée dans un espace qui va se manifester du fait de la mise en œuvre des 3 premiers attributs

(Triangle équilatéral dont la symbolique rappelle les trois plans devant être présents avant toutes choses et avec toutes choses :  le plan Atmique[ii] où Volonté, le plan Bouddhique[iii] ou Amour-Sagesse et enfin le plan Manasique[iv] ou Intelligence-Action )

…. Dès lors apparait le mouvement … nécessaire à tout acte opératif  (effet miroir entre les mondes)

  • Mise en lumière des 3 premiers attributs à la position centrale du candélabre du Vénérable Maître

distrilum-03A : le premier surveillant allume son flambeau à la position centrale du candélabre du Vénérable Maître … dans le silence (ce qui va être actif de façon opérationnelle se nourrit ou se met en résonance vibratoirement avec la lumière primordiale)  … puis rejoint sa place

B : le second surveillant allume son flambeau à la position centrale du candélabre du VM … dans le silence (ce qui se prépare en vue d’être actif de façon opérationnelle se nourrit ou se met en résonance vibratoirement avec la lumière primordiale))  … puis rejoint sa place

C : le Scribe allume son flambeau à la flamme centrale … dans le silence (l’ensemble y compris la mémoire et la conscience s’éveille et se met en résonance vibratoirement avec la lumière primordiale … le lien avec l’Akasha doit être constitué et opérationnel))  … puis rejoint sa place

Ainsi, la flamme centrale, vient adombrer la loge de ses principes moteurs et opère un transfert équationnel ….

(Sur le plan symbolique apparait les premiers éléments d’un Carré long (Occident, Septentrion, diagonale NE-SO)

distrilum-04aCela fait le Vénérable Maître allume les deux autres étoiles de son candélabre (le Vénérable Maître devient alors la clef de voute … de ce qui va se mettre en place

… à ce moment, et à ce moment là seulement apparait le premier triangle opératif dans le monde manifesté

Nous parlons ici du Triangle (72-36-72): Second Surveillant – VM – Premier distrilum-05surveillant …. (Lequel aura son « répondant » Orateur – Couvreur – Scribe (nous remarquerons que dans ce deuxième triangle seul le Scribe est porteur de lumière) …. Et cela est logique car la lumière adombre tous les espaces … Eclairé par elle, l’Orateur représente bien, maintenant, celui qui fait respecter la loi et les processus d’organisation et d’Harmonie. Le Couvreur est bien, aussi, celui qui est dépositaire du passé et de l’histoire de la loge dans sa dimension « la plus inspirée » tant il est vrai que bien que surgi du Passé … il régule le présent dans ses flux et participe de l’avenir par sa sagesse 

…. Le monde, que nous venons de décrire, n’est pas encore tout à fait maçonnique (car en effet ce que nous venons de dire n’est pas vu comme cela seulement en Maçonnerie … on le trouve dans bien des décodages extrême orientaux notamment) … Le Monde Maçonnique est en cours de gestation (il sera, en effet, maçonnique seulement lorsque les joyaux de la loge seront en place.)

3 : Ce mouvement qui commence à se manifester dans la création, sur le plan opératif, ne peut être mis en œuvre que si l’esprit domine la volonté d’action distrilum-06et celle-ci doit être éclairée/illuminée par les trois piliers du temple (ou Petites lumières) … c’est le 3ième plan nécessaire afin que tout acte soit juste, harmonique et conforme à la loi de Maat

Notre temple et ceux qui s’y rassemblent seront sous l’influence de la « Sagesse », de la « Force » et de la « Beauté »

Le Vénérable Maître en Chaire descend de l’Orient. L’expert vient se placer à l’orient pour en garder fermement l’entrée …

Le Vénérable Maitre en Chaire allume son boutefeu à la lumière éternelle puis se dirige vers la colonne « Sagesse » l’autre

  • Sagesse,

Le VÉNÉRABLE MAITRE

« Mes sœurs et mes frères, les fondations de notre Temple sont posées, ce Lieu est saint, et notre œuvre séculaire peut reprendre son cours ….

….. Selon l’antique prophétie d’Hermès, voici que l’Égypte est devenue veuve et d’hommes et de Dieux. Mais nous, Vrais & Anciens Maçons de la Terre d’Égypte, nous conservons précieusement et maintenons le dépôt de la terre de Memphis.

C’est pourquoi, Seigneur de vérité, que tous les hommes connaissent sous tant de nom divers, …

  • Toi qui es pour nous l’Architecte Suprême de tous les Mondes …..
  • Toi qui as dit « J’ai créé toutes les formes avec ma Parole, alors qu’il n’y avait encore ni Ciel ni Terre »

… reçois en cet instant nos hommages. Éclaire nos travaux et dissipe les Ténèbres qui voilent Ta Vérité, afin que se révèlent à nous les Plans Parfaits de Ta Sagesse Éternelle gouvernant tous les Mondes »

Le PREMIER SURVEILLANT

« Toi qui a dit: « Je suis la source des existences et de tous les Êtres, je suis hier & je connais demain ……  » Salut à toi !! »

Le SECOND SURVEILLANT

« Toi qui a dit « Je suis l’Éternité, le Monde, le Temps, le Devenir, j’ai pour essence le Bien, le Beau, le Bon, le Véridique ….  » salut à Toi !!!! »

  • Force,

Le VÉNÉRABLE MAITRE

« Salut à Toi, Seigneur de l’Éternité, dont les Noms sont multiples et les formes mystérieuses ! Soutiens ce Temple par Ta FORCE, connue des seuls enfants de la Lumière » …..

Le PREMIER SURVEILLANT

.. « OSIRIS à la robe de Lumière, couleur du Principe éternellement pur, nous célébrons Ton Harmonie suprême, à laquelle nous espérons participer dans l’AMENTI. »

  • Beauté,

Le VÉNÉRABLE MAITRE

« ISIS qui sait rassembler la Parole Sacrée, la maintenir en son ordre et la communiquer aux Initiés, Toi qui les habitues à persister dans les Saintes Pratiques, dont la fin est d’obtenir la Connaissance de l’Être Premier et Souverain, accessible à la seule intelligence, les enfants de l’Art Royal saluent ici Ta BEAUTÉ Ineffable » …

Le SECOND SURVEILLANT

« ISIS, Divine Mère, au Voile teint des Couleurs innombrables du Monde, nous communions tous en la compréhension du Mystère que Tu as révélé aux Hommes » …

Lors de l’allumage des chacune des colonnes le Maître des Cérémonie devance le Vénérable Maître, se met à l’ordre de sa fonction et  frappe de façon énergique le sol avec son bâton lorsque l’étoile est allumée.

Cette frappe énergique ancre opérativement les forces de production du monde manifesté ….  sur le plan symbolique apparaissent les éléments suivants d’un Carré long (Sud-midi, Occident, diagonale NW-SE) … l’ensemble formant un réceptacle de la lumière d’Orient….

Pour mémoire, La Colonne corinthienne (H=10D) est celle de la Sagesse, la Colonne dorique (H=8D) est celle de la Force et la Colonne ionique (H=9D) est celle de la Beauté. La somme des trois nombres donne vingt-sept : Nombre de l’Univers.

 Il sera aisé de constater que les deux diagonales des deux « carrés long » se coupent très exactement à la position du Naos …. Exactement comme les diagonales du Carré long formées par la pose des phylactères lors de la sacralisation d’un temple qui permettent la pose de la Pierre Cubique à pointe !!!

4 : la sacralisation de tout action se confirmera par la cérémonie des parfums par le Vénérable Maître.

distrilum-07Celui-ci se place entre les colonnes « Force » et « Beauté » … avance vers le Naos. Il est dos à l’Occident  puis …..

(met l’encens dans le brûle parfum) « Que ce parfum de suave odeur apaise nos âmes, (met l’encens dans le brûle parfum) atténue nos passions, (met l’encens dans le brûle parfum) et qu’il nous rende fraternel les uns pour les autres en élevant nos esprits et nos cœurs. »

Le brule parfum est placé à la pointe Occidentale du Naos … il repend sa subtile essence issue du monde divin modestement déjà décrit … il en imprègne tout espace de toute vie avant que ne se précise l’espace-temps opératif choisi par nos frères et sœurs pour œuvrer dans la matière

5 : La franc-maçonnerie est un sous-ensemble de l’humanité au service de cette harmonie universelle … elle vient jouer son rôle selon des règles et des principes distrilum-08qui lui sont propres au travers des outils de la manifestation que nous avons tous acceptés …. Et que nous nommons « Les trois grandes lumières » de la maçonnerie c’est-à-dire Equerre, Compas et la règle … lesquelles sont enlacés selon une symbolique particulière attaché au grade travaillé et propre à notre Rite …. Ces lumières ne sont pas d’ordre physique mais elles pointent sur une référence absolue en matière de pratique opérative !! (D’où leur empreint à la franc-maçonnerie de métier)

Nous noterons, que c’est à partir de ce moment qu’une loge devient clairement maçonnique et investie d’une mission pour le moins humaniste et, pour le mieux, dispensatrice de connaissance  … avec la totalité de ses « moyens » visibles ou invisibles …

Au moment où tous les joyaux de la loge sont enlacés le Delta Lumineux (36°108°36°) delta3610836as’éclaire …. 108° correspondront aux 108 rayons qui adombrent nos trois mondes à partir du plan Divin …  Dans nos Rites nous trouverons au centre « l’œil d’Horus » … 108 un clin d’œil sans doute aux 108 grains du « malla » dont la maitrise totale signifie « Eveil »

Dans d’autres le Nom ineffable « Iod He Vav He » … dans d’autre, encore, « un Point » …   Les travaux sont, alors, sous les meilleurs auspices

6 : Pour être complet dans le champ maçonnique … un autre élément important doit figurer :

naosextraitTout ce qui a été dit est peut-être d’un intellectualisme contestable mais souvenons-nous, nous sommes à ce stade des constructeurs !!!! … il nous manque les plans de l’architecture que nous construisons grâce au « formatage » que nous avons reçu en héritage par la structure linguistique de note ADN et les états de conscience transmis ….   Ces plans qui doivent guider les apprentis, Compagnons et Maître … doivent être mis dans une crypte … sous le pavé mosaïque …. Car ils ne peuventkeops-plan-001 pas être lu par le monde profane mais aussi par les frères et sœurs qui n’auraient pas, eux, fait l’effort de les découvrir, tel des spéléologues de la conscience intérieure …

Dans notre Rite : Nous ferons figurer un dessin d’architecte représentant une pyramide ….  Symbole s’il en est du lien fort et puissance entre Science et ésotérisme

Seule sera mise et à ce stade, en apparence la patente de Loge

Clôture des travaux 

… la fermeture des travaux se fera par le processus inverse ….

La loge ayant opéré son travail … le frère ou la sœur œuvrera dans le monde profane selon les connaissances nouvelles acquises … ainsi, transforme t’il le monde selon son état de conscience …

Dernière remarque

S’agissant des étoiles du temple nous retrouverons l’ennéade qui caractérise le temple symbolique …. Car nous avons réalisé l’équation 1 + 9 … le Un étant symbole de l’origine de tout monde manifesté (lumière éternelle) …  et le nombre 9  (3 pour le VM, 3 Scribe, Second Surv, Premier Surv, 3 Sagesse, Force, Beauté) … ainsi l’ennéade procède bien de l’Unité

Ennéade … qui comme le savent les frères et sœurs maçons du monde entier guide nos pas tout le long de nos échelles maçonniques …

Gérard Baudou-Platon

 

 

[i] L’on retrouvera sur ce thème de la musique des sphères de nombreux auteurs en particulier :

Aristote & Aristoxène qui établiront une première correspondance entre les planètes et des notes de musique

(Lune : « Ré », Mercure : « Do », Vénus : « Si bémol », Soleil : « La », Mars : « Sol », Jupiter : « Fa », Saturne : « Mi »)

  • Dans la famille des Pythagoriciens … Philolaos de Crotone, Platon, Ptolémée … auront leurs correspondances
  • De même au moyen âge avec les Néo-Platonicien (Plotin, Boèce …) & Copernic
  • Ensuite Kepler
  • Enfin, les temps modernes avec les Radiosources

[ii] Considération sur le plan Atmique … à rapprocher du Sanscrit « Âtma » … selon le dictionnaire de la Sagesse Orientale (Robert Laffont) … l’ÂtmaBoddha, littéralement « Connaissance de Soi » … le court mais important traité de l’Advaïta-Védenta, attribué à Shankara et régulièrement cité dans la littérature de cette philosophie, les 68 Sloka (vers) de l’œuvre traitent des principaux sujets important de l’indouïsme : Âtman, Brahman, l’effacement de da Brahman derrière les formes du monde sensible, ainsi que les méthodes qui mèment à la connaissance de Soi et à la délivrance

Âtman : Terme désignant, selon la conception hindouiste, le soi véritable et immortel de l’homme, ce que l’Occident appelle « l’âme » … spectateur impartial du « Jîva » .. il se situe, au-delà, du corps et de la pensée … conscience absolue …. Le Bouddhisme nie en revanche l’existence d’Atman …

JÎva :   « Vivre » … être vivant incarné … Le Soi incarné s’identifie à un corps, une pensée  … devenu égo, il se crée l’illusion d’une individualité et d’une causalité et s’enchaine ainsi au cycle de la naissance et de la mort …

 

[iii] Plan Bouddhique … à rapprocher de : le Bouddha considère que la vie est éphémère (Anitya), impersonnelle (Anâtman, Skandha) et donc douloureuse (Duhkha). La prise de conscience de ces Trois caractéristiques de l’existence (Trilakshana) marque le début du cheminement Bouddhique. La souffrance est le résultat du désir (Trishna) dont la disparition entraine la délivrance du Samsarâ …. Le Bouddhisme explique cet enchainement des êtres aux cycles des renaissances par la chaîne de production conditionnée (Pratîtya_Samutpada) …. La fin de ce cycle correspond à la réalisation du Nirvâna. Le Chemin pour y parvenir conformément aux quatre nobles vérités est le sentier Octuple qui enseigne la moralité (Shîla), la méditation (Samadhi, Dhyana), la sagesse et la connaissance (Prajnâ) ….

 

[iv] Plan Manasique …. Vient de Manas terme sanscrit ….

Pour les Hindous = Capacité de réflexion partie de l’Antahkarana, l’organe interne. Grace à Manas, nous recevons les impressions du monde extérieur qui dont soumise à la buddhi … manas nous incite au doute, nous aide à prendre des décisions et à changer nos désirs en actes …

Buddhi : composante de l’Antahkarana permettant de classifier les impressions sensibles grâce à sa capacité de discrimination …. Instrument inanimé qui, avec l’aide de l’intelligence et la connaissance de l’Âtman, développe toutes les facultés de l’homme jusqu’à l’intuition

Pour le bouddhisme : Esprit, intelligence. Manas désigne au sens le plus large l’ensemble des facultés et des activités intellectuelles, le fonctionnement intellectuel de la conscience.

Dernière des 6 bases (L’œil, l’Oreille, le Nez, la Langue, le Corps et l’Esprit), Manas en est là 6ième base et constitue le fondement de toutes activités psychiques  …. En tant que facultés de pensée, manas est considérée comme un sens supplémentaire adapté aux objets rationnels comme l’œil l’est aux objets visuels

Manas constitue le 7ième des 8 variétés de conscience

[v] Toni Ceron … Sphinx – Grande Pyramide – Alchimie Intérieure – Éditions du Col du Feu  –

Circulation de la Lumière ... dans Chaine d'union

A propos Gérard Baudou-Platon

Gérard Baudou-Platon Président du Souverain Sanctuaire Khorshed de l’Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm. Mes Formations philosophiques: Mathématiques, Physiques, Sciences de la vie, Bouddhisme, Taoïsme, Gnosticisme et Rose-Croix … Président du Centre d’étude sur les Civilisations Anciennes et Traditionnelles Sur le plan Profane: Ancien fonctionnaire de l’Administration des Postes, Télécommunications et de l’Espace (Administration Centrale) Ancien Chef de Service au GIE Caisse des Dépôts et Consignations et de la Caisse d’épargne de l’écureuil Ex Président de l’Association l’Albatros (Service aux personnes handicapées) Mes axes de compétences: Les Systèmes d’Information, l’Organisation des Entreprises , le Télétravail

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Un paysage Maçonnique, Un ordre, Un rêve, un appel ? Chez les « Egyptiens » Français 17 octobre, 2019

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution,Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Un paysage Maçonnique, Un ordre, Un rêve, un appel ?

Publié le 13 juin 2018

Rites … Obédiences … Ordres …

Chez les « Egyptiens »  Français

Avant-propos : Un dicton populaire nous dit « il n’y a pas qu’un âne qui s’appelle Martin !!! » ainsi les noms qui sont « burinés sur cette planche à tracer de pierre » ne désignent que des personnes ayant pu exister (ou pas) ou ayant rejoint d’autre Orient comme il est évoqué dans nos cénacle (ou pas) … si d’aventure certains noms pouvaient poser problème(s), ceux-ci auront été transformés, transposés voire cryptés de telle façon que « toute ressemblance avec une personne réelle ne serait que le fruit du hasard ». Sont évidemment conservés corrects les noms qui par leurs fonctions sont tracés dans des actes consultables par tous moyens habituels (ex Président d’association ou déclaration sur des sites d’information Web.  Cela dit, je peux poursuivre ma méditation. L’important ce sont les événements et les contextes !!!!

Sans faire œuvre d’historien précisons simplement qu’en France un nouveau paysage maçonnique se construisit dans la période 1998-2000. En ce temps-là  trois structures Un paysage Maçonnique, Un ordre, Un rêve, un appel ?   Chez les « Egyptiens »  Français dans Chaine d'union rites-300x301-299x300obédientielles : pour l’une, elle émergeait tout simplement et pour les autres, elles ré-émergeaient à la suite d’une crise dure et profonde. Pour la première, il s’agissait de la GLMMM (la Grande Loge Mixte de Memphis-Misraïm) ; pour les autres évoquons la GLMFMM (la Grande Loge Masculine Française de Memphis Misraïm) et la partie Féminine (Les fameuses Robes Jaunes). Ces dernières étaient alors sous la coupe d’une gérance internationale  (OIRAPMM : Ordre International du Rite Ancien & Primitif de Memphis Misraïm) dont le Grand Maître Mondial (et Grand Hiérophante) était le Frère Chekna Sylla. Il venait de succéder à Gérard Kloppel (lequel succédait, lui-même, à l’Illustre et Sublime frère Robert Ambelain. Une quatrième puissance maçonnique était déjà installée : la Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm (le GLFMM, les Robes Blanches) dont la gouvernance était sous la responsabilité de notre Sœur Julienne Bleyer.

Avant de poursuivre : un petit « flash-bak » : Tout observateur attentif de notre espace Maçonnique sera convaincu que les « Rites Égyptiens » ne viennent pas de nulle part … et, pour n’écrire que sur les nôtres, rendons hommage à nos fondateurs officiels « mondiaux » d’abord (Grands Maîtres Généraux et parfois Grand Hiérophante) et « Français », ensuite, (Grands Maitres de France) qui étaient tous, rappelons-le, Ad-Vitam.

Année Grands Maîtres Mondiaux Grands Maîtres de France
1838 Jean Etienne Marconis de Nègre (F)  
1869 Marquis de Beauregard (Egypt)  
1874 Salvatore A.Zola (Egypt)  
1881 Joseph Garibaldi (I)  
1900 Ferdinand Delli Odi (I)  
1902 John Yarker (UK)  
1908   Gérard Encausse dit Papus
1919   Jean Bricaud
1934   Constant Chevillon
1936 Guerino Trolio (Argentine)  
1944   Charles-Henri Dupont
1946 Georges Bogé de la Grèze (F)  
1960   Robert Ambelain
1965 Robert Ambelain (F)  
1985 Gérard Kloppel (F) Gérard Kloppel
1998 Georges Claude Vieilledent (F)(Contestation)  
1998 Chekna Sylla (CI)  
1998   Michel Kieffer
1998   Guy Renaudin

Donc, en 1998, comme toujours cet Ordre (l’OIRAPMM) garantissait la cohérence et la coordination des travaux maçonniques via un Souverain Sanctuaire International dans lequel étaient rassemblés tous les Grands Maîtres Nationaux … le TSF Guy Renaudin était, comme il est précisé dans le Tableau, en ce Temps-là le Grand Maître de France, ad-Vitam.

Les fondements de notre Rite impliquaient :

  • Des fonctions … à vie.
  • Une Grande Hiérophanie (c’est-à-dire un « humain plénipotentiaire » (mieux que Thot qui lui n’était que trois fois grand !!! … un peu d’humour ne nuit point pour qui reste modeste et humble)
  • Une échelle du premier degré au 95ième degré avec un GM (Grand Maitre Chargé des loges Bleues), un SLGC (Souverain Lieutenant Grand Commandeur) pour les degrés de 04 à 33 et un SGC (Souverain Grand Commandeur) pour les autres degrés
  • Un refus, au nom de la tradition, de la mixité … un refus qui venait d’être levé lors d’un fameux Convent exceptionnel … celui de l’an 2000. On ne peut se battre, manifestement longtemps, contre l’évolution des consciences et surtout contre un « apartheid » incompréhensible au crépuscule du 20ième siècle …  et à l’aube d’un siècle dont il est dit que celui-ci sera spirituel ou ne sera point !!! 

Lors de la formation de la « Mixité » au sein de notre Rite, à partir du questionnement des fonctions ad-vitam, mais, aussi, de l’acceptation d’une fonction suprême : « La grande Hiérophanie », apparurent les puissances maçonniques suivantes :

  • La Grande Loge Masculine Française de Memphis Misraïm (Masculine … Créée en 1960 par Robert Ambelain qui fut, quelques jours, sous l’administration provisoire de Gérard Tavol (en 1998) avant d’être sous la gouvernance du frère Guy Renaudin, GM de France Ad-Vitam,
  • La Grande Loge Mixte de Memphis Misraïm, dont le premier grand Maître fut Pierre Topilif
  • La Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm (Création en 1987 et devenue indépendante en 1990 sous Julienne Bleyer)
  • La Grande Loge Symbolique de France (Création par Georges Claude Vieilledent en 1998 à la suite d’un différend conséquent avec Gérard Kloppel d’où une scission rapidement diligentée … )
  • La Grande Loge Traditionnelle des Rites Egyptiens. La GLTRE fut créée par Claude Liew & Gérard Baudou-Platon en 2001 sous patente de Guy Renaudin (Claude Liew fut désigné selon un processus « symarchique » le premier Grand Maître).

Le Frère Guy Renaudin mit fin à la patente qu’il avait accordée au Frère Claude Liew le 07/03/2004 et poursuivit la construction de sa voie maçonnique avec Gérard Baudou-Platon au sein non plus d’une grande loge mais d’un Ordre « l’OIAPMM » où Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm (officiellement conçu en 2003 pour compléter l’institution Maçonnique prévue au service d’une échelle à 01 à 97°) …

La mise en activité de l’OIAPMM fut, donc, la conséquence directe des disfonctionnements patents au sein de la Grande Loge Française de Memphis Misraïm et de la recomposition du paysage maçonnique Egyptien à l’Orée du 21ième Siècle.

Au sein de l’Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm, il y eut :

  • D’abord une voie unique (Celle de Robert Ambelain),
  • Puis trois voies ont été expérimentées : Voie Théurgique avec le Frère Guy Renaudin, Voie Alchimique avec le Frère Claude Andréotto, Voie Orientale avec le Frère Gérard Baudou-Platon)
  • Puis est venue une voie complémentaire : la voie Celtique grâce à une patente donnée par une Druidesse au nom d’un héritage Celte et de son parcours personnel, de ses pratiques et études.
  • Aujourd’hui, après 16 ans d’expérimentation, Il peut être étudié quatre voies :

A : la voie dite de Robert Ambelain travaillant au Rite en 95 degrés (avec des degrés transmis obligatoirement par voie de transmission rituelique : 1,2,3,4,9,13-14,18,28,30,33 … 90,95 … (Sous la Houlette de notre Frère Guy Duval).

B : la voie dite Orientale mis en cohérence par Gérard Baudou-Platon travaillant toujours selon de Rite en 95 degrés et transmet 33 « étapes de l’échelle » sous forme rituellique (les autres sont « communiqués »)  au lieu de 14 degrés (le 66ième étant un degré à part).   Quant aux Arcana et l’Arcana-Arcanorum, cette voie effectue un réel travail sur le 87,88,89 et 90ième degré. Cette voie intègre la voie Celtique.

C : La voie Misraïmite Ancienne basée sur les prescriptions du Très Sublime Frère Robert Ambelain. Cf. « La Franc-Maçonnerie Oubliée » (Edit Robert Laffont)  et « la Franc-Maçonnerie d’Autrefois » (Edit Robert Laffont) … à confirmer

D : L’universalité du chemin impliquait un  « éventail initiatique ». Ainsi l’OIAPMM a « adopté » un Rit historique : Le Rite Primitif d’Écosse.

Ajoutons ici, qu’il serait opportun que renaisse, le Rite de Memphis (perdu corps et biens, enfin presque), sachant que l’essence du Régime Écossais Rectifié nous est offert par le Grand Prieuré Souverain de France et que l’essence du Rit Écossais Ancien et Accepté nous est rendu sensible par notre promiscuité avec des Frères et de Sœurs travaillant au sein de puissance maçonnique ad-hoc …

Appel est fait à nos frères et sœurs du Rite de Memphis s’ils jugent pertinent le fait de se rassembler au sein d’une entité dont la seule ambition serait de capitaliser nos savoirs et de tonifier notre connaissance

Quelles sont les règles de base associées à notre Rite et à nos Voies (dans le cadre de l’OIAPMM).

Nos Voies que nous qualifions « d’Éveil » sont assises sur Six concepts :

1 : L’existence de Trois degrés (et pas un de plus) … Apprenti – Compagnon & Maître avec les particularités suivantes :

  • Le degré d’apprenti dont la fonction est la « re-connaissance » de soi et l’observation du monde selon « le mythe de la caverne » de Platon …
  • Le degré de Compagnon dont l’utilité est d’acquérir les outils nécessaire à tout maçon désireux d’être un chercheur authentique, mu par son unique conscience … Ce point met en valeur la nature de notre ordre qui n’est pas rattaché à un égrégore collectif mais qui est rattaché à une source : celle que distille notre Rite. Cela exige l’acquisition d’un minimum de maitrise. La première « boite à outils : les « 7 Arts Royaux » et des philosophes « déclencheurs » d’intérêts … Tels Lycurgue, Pythagore, Socrate, Platon, Thalès, … et autres « lanceurs d’Alertes » spirituelles s’entend …
  • Les Maîtres, nouvellement exaltés, comprendront que notre Rite implique, après le voyage intérieur de l’Apprenti, puis les voyages « découvertes » des mondes du compagnon, un autre voyage beaucoup plus long à travers l’histoire symbolique, philosophique, métaphysique et ésotérique de toutes les IA-1-300x225 dans Contributioncivilisations que notre planète ait portée car les peuples passés ont construit peu à peu ce que nous sommes . Cela fait, ayant pénétré cette conscience universelle la voie de la Haute Maitrise permettra, au Maître, ainsi, réalisé, aguerri et informé de cheminer vers l’ultime initiation … être exhaustif … et « épuiser » sa vie afin que nous la rendions en ayant extirpé la substantifique moelle voilà le statut du Maître !!! … tant que cela n’est pas accompli nul repos ne les tente.

2 : La conviction que notre Rite et nos voies étaient, aujourd’hui, les plus à même de relier « Science et Spiritualité ».

3 : L’échelle de notre Rite resterait « une échelle en 95 degrés » en respect avec les transmissions que nous avons reçues. Cette échelle bien que nous ayant été transmise par le TSF Robert Ambelain (sur le plan historique) a été beaucoup enrichie grâce à des apports en provenance des USA, du Canada, de la Belgique et en moindre importance d’Allemagne. Le parcours des Maîtres s’organisant autour d’une progression logique pour servir la notion d’éveil dont nous avons parlé plus haut. Il sera pour nous aisé de faire savoir que ces 95° suppose un grand investissement personnel afin de pénétrer notre véritable nature et comprendre notre réelle destinée.

En résumé … Ancienne Égypte, Tradition primordiale, Judaïsme, Rayonnement Christique, Celtisme, Mithraïsme, retour aux apports des rites anciens, Védisme, Hindouisme, Bouddhisme, Shivaïsme, Soufisme … seront le lot des études poursuivies par le Maître l’obligeant à la souplesse de vue et à se sentir à l’aise dans un état de « conscience augmenté » et propre à concevoir une véritable  universalité.

4 : la Franc-Maçonnerie, avec sa teinture « voie orientale » devient une école opérative formant des  hommes et des femmes dont le métier est de construire en soi et hors de soi harmonie et futur pour le bien de l’humanité toute entière. Cette école opérative qui n’exclut en aucun cas les croyances individuelles qui peuvent émerger de la méditation Maçonnique  et qui permet même à chacun de vivre des voies « extra-maçonniques » qui répondent plus profondément à son aspiration (Martinisme, Église Gnostique, Réaux-Croix, Élus Coens, Rose+Croix d’Orient, Ordre Kabbalistique, … que sais-je encore).

5 : l’OIAPMM est une Organisation sans structure administrative hiérarchique puisque chaque atelier est  « libre », « indépendant » et « souverain » selon les modes d’organisation ayant cours au 18ième Siècle. Siècle des lumières dit-on avec justesse. Chaque atelier a, dès lors, l’obligation d’être en règle avec les lois du pays dans lequel il travaille. Cependant, pour asseoir leur autorité initiatique et pour garantir la qualité de leur transmission chaque atelier souscrit une Charte qui le lie au Souverain Sanctuaire Khorshed. Ce Souverain Sanctuaire a pour mission de rassembler les dépôts initiatiques nécessaires à la vie et à l’enrichissement du rite qui lui sert de voie initiatique.

6 : Le respect que l’on doit à tout être libre dans son cœur et dans son âme, chevalier dans sa fonction et dans l’humilité de son statut au regard d’un cosmos source de toute vie nous oblige :

  • à refuser toute labellisation sachant que la recherche de la vérité n’admet aucune entrave[i],
  • à refuser le statut de la Grande Hiérophanie[ii],
  • à marginaliser au maximum les contraintes profanes afin de parcourir son chemin spirituel avec le plus grand bénéfice personnel et pour autrui

Restons en-là sur les fondements de notre Rite

Nous devons maintenant aborder le mode de fonctionnement des ateliers de l’OIAPMM (Triangle – Loge juste – loge juste et parfaite – Collège – Chapitre – Sénat – aréopage – et autres consistoires – Cité Mystique – Souverain Sanctuaire …) …

La voie Égyptienne tout comme les philosophies orientales et Africaines nous enseignent que :

  • le Temps n’existe point … car il est sacré … et qu’entre deux parenthèses seul l’esprit circule !!
  • ce que nous faisons, ici et maintenant, doit rassembler toute notre attention, nos forces de méditation, d’inspiration et … notre authenticité …
  • et c’est pour cela qu’elle nous suggèrent que la recherche de la Vérité est notre seule et unique ambition, aucune irruption étrangère ni injonction du monde profane ne pouvant être tolérée. Le lieu de nos travaux étant, assurément, secret mais, aussi, sacré.
  • Nos assemblés rythmés par l’ouverture et la fermeture de nos travaux puis la présentation des « morceaux d’architecture » doivent s’inscrire dans ces deux parenthèses entre lesquelles tout espace-temps devient inconditionnel

Pour la voie dite « orientale » il sera ajouté un autre précepte :

Ne pensons point obtenir notre réalisation personnelle ni notre « réintégration dans notre statut d’origine » comme nous le suggère certains de nos rituels si nous refusions de faire comme les moines taoïstes le chemin tortueux de l’esprit de vie … re-connaitre d’où l’on vient, prendre conscience du « lieu » où nous sommes et se libérer pour accomplir sa destinée … et, chemin faisant, pratiquer la compassion et l’aide … voilà le devoir des Maçons Francs du 21ième siècle …     

Qu’écrire de plus sur le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm – Voie d’Eveil (Voie Orientale,  Voie Robert Ambelain et voie Misraïmite Ancienne)

Le « souverain Sanctuaire Khorshed[iii] » a rassemblé et réexaminé l’ensemble des dépôts initiatiques afin de rendre les rituels conformes aux principes que je viens de d’exposer. OIAPMM-SSKhorshed-Blanc-300x300 dans Recherches & ReflexionsNous devons juste nous convaincre de l’idée suivante :

« Une tradition (héritage culturel voire cultuel) qui ne s’actualise pas est une tradition qui meurt » … « Une tradition qui s’actualise nourrit et fortifie le passé – le Présent – et l’avenir, garantissant ainsi le respect de nos anciens (Maîtres passés :: « ancêtres ») et notre capacité à enfanter l’avenir par une belle transmission murie par le soleil de l’amour fraternel »

Malgré ce qui en est parfois dit, nos Rituels « ne sont pas longs » … ils agissent le temps nécessaires pour que notre être oppressé par des tensions profanes prenne le temps de retrouver une véritable écoute et le lien qui n’aurait jamais dû être coupé entre l’homme et son être profond …

Notre Ordre et le paysage Maçonnique actuel

Tout pourra être dit … Tout … et même son contraire sur ce sujet !!!! … Mais pour paraphraser une stance de nos rituels je dirais que « nous maçons d’Egypte nous ne prendrons jamais des vessies pour des lanternes » et que si nous dressons notre âme pour voguer dans des espaces plus subtils nous savons être rationnels et nous savons juger par nous-mêmes … Nul ne peut se présenter et déclarer être notre recteur de conscience.

Nous savons aussi que nous sommes tous des Chevaliers (Samouraïs) ou des chevaliers en devenir car nous sommes des Francs-maçons constructeurs d’harmonies exécrant l’irrespect, l’exclusion, et toutes les attitudes sectaires d’où qu’elles viennent !!!

Dès lors nous avons à imposer un comportement qui honore la Franc-maçonnerie avec toutes ses magnifiques valeurs … (Droit à la conscience individuelle, liberté d’expression, droit de l’homme et plus généralement droit du vivant, protection de l’environnement, …)

A : Le paysage Maçonnique

Voici en 2018 une première classification des sensibilités Égyptiennes selon leur adhésion à la « Grande Hiérophanie » et à la nomination Ad-Vitam des  représentants du Rite.

  • Les puissances maçonniques acceptant la gouvernance selon les principes de la Grande Hiérophanie :
  • L’OIRAPMM (Ordre International du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm) :: GMG Willy Reamaker et Bernard Teuqnirt …
  • L’ORUMM (Ordre des Rites Unis de Memphis Misraïm) qui comprend, aussi, les Rites Confédérés :: Joseph Castelli … en son sein nous trouvons : La Grande Loge Egyptienne de France (ex Gérard Harel) :: La Grande Loge Orientale Régulière de France (Richard Ytram) :: …
  • Le GOSRE (Le Grand Ordre Souverain des Rites Egyptiens) dont le Grand Hiérophante est Michel Goudard de Soulages. En son sein résident : la Grande Loge Symbolique Burgonde (François Clouzet) :: la Grande Loge Internationale régulière de Memphis Misraïm :: l’Ordre maçonnique Oriental de Memphis Misraïm (jean Pascal Tollip)
  • Les puissances maçonniques intégrant des modes de gouvernance proches du monde électoral :
  • Le GOE le Grand Ordre Égyptien du GODF (Philippe Foussier)
  • La GLMFMM puis FedMM :: Fédération de Memphis Misraïm … Bernard Champigneux
  • La Grande loge Féminine de Memphis Misraïm :: Éléonore Lecoq
  • La Grande Loge Mixte de Memphis Misraïm :: Olivier Sartoux
  • La Grande Loge Traditionnelle de Memphis Misraïm Battini Jean Simon
  • L’Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm:: Patrick Theron
  • La Grande Loge Symbolique de France (& Grande Loge Traditionnelle Internationale) :: Jacques Lavilette.
  • La Grand Loge Unis de Memphis Misraïm :: François Evreux
  • La Grande Loge Mixte de France :: Édouard Habrant …
  • Et dans des parties de « sensibilité Egyptienne » inclus dans des Obédiences Multi-Rites (GLISRU : Grande Loge Indépendante et Souverain des Rites Unis, GLMN : Grande Loge Mixte Nationale, GLMF : Grande Loge Mixte de France, …)

Combien sommes-nous de frères ou de Sœurs Egyptiens en France ? Disons 4200 sur 182.400 FM[iv] (répartis en 7200 loges) environ  … la France représente 5,99% de la FM Mondiale (soit 3.051.000 FM) … pour une fois les Francs-maçons Français éternels nombrilistes pourront faire acte d’humilité !!!

Le nombre d’Egyptiens (4200 :: nombre statistique selon déclarations spontanées) en France est réparti en au moins 45 Ordres ou Obédiences … Nous nous rappellerons juste que :

  • La Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm en comptait il y encore peu de temps 1300 … (les sœurs ont récemment vécu des scissions du fait des exigences de reconnaissance du Grand Orient de France)
  • La Grande Loge mixte de Memphis Misraïm en comptait, il y a peu environ 300
  • La Grande Loge Française de Memphis Misraïm (aujourd’hui Fédération de Memphis Misraïm) en comptait, quant à elle entre 250 …
  • Le Grand Ordre Egyptien du GODF (Date Naissance : 19/09/2001) … 400 …
  • La Grande Loge Mixte de France … un peu moins de 200 ? …
  • Aujourd’hui le groupe ci-dessus ne représente plus que 2450 Frères et Sœurs !!! Il sera dès lors aisé de constater, alors, que 1750 autres frères et sœurs Egyptiens se sont répartis en 40 Obédiences !!! ….  Je n’ai pas compté la dernière naissance … il y a m’a-t-on dit, un an : l’Ordre Maçonnique Egyptien Mixte International (OMEMI, un nouveau système issu de « l’Océan Indien »  ….  Donc 41 !!!

Cela nous laisse rêveur. La consistance numérique de chacune d’entre-elle, sachant que certaines ont plus particulièrement résistée et « jaugent » à plus de 150 membres !!! (Nous faisons partie de celles-là) … reste bien légère, c’est-à-dire « poids plume » …

Avant d’aller plus avant nous pouvons nous convaincre de ceci, car nous sommes bien en France et il existe dans notre pays des principes de liberté inaliénables : Les hommes et les femmes peuvent se rassembler sans avoir de « tuteur » au travers de structures de type associative (Association de la loi de 1901 et de 1905)  de ce fait :

  • Il n’existe, donc aucune obligation pour des Maçons libres dans une loge libre d’adhérer à une fédération ou une confédération …
  • Les liens entre associations relèvent de la volonté pleine et entière des signataires et des puissances qui les formalisent. Il n’appartient dès lors à aucune autres autorités de les contester sur la base de principes qui dérogeraient à la liberté de conscience, à la liberté d’expression, au droit de s’unir pour des raisons qui les concernent.

Dans le cas contraire : la recherche de « tutorat » ou tout simplement la volonté de construire entre plusieurs associations (loges) des liens de dépendance ou de contrôle hiérarchique peuvent amener certaines d’entre-elles à rechercher une adhésion à une Fédération ou une confédération … ce que nous maçons appelons  « Grande Loge » ou « Confédération Maçonnique ».  Modèle de gouvernance largement inspiré des propositions du « Pasteur Anderson ».

Ce mode de gestion est devenu quasiment la règle depuis le 20ième Siècle … L’idée étant bien acquise par la « Grande Loge Unie d’Angleterre » (GLUA) (laquelle inventa, alors, l’abaque de la « régularité »  puis pour ne pas être « en reste » par rapport à nos frères anglo-saxons, cette idée fut reprise par le Grand Orient de France (lequel nous inventa la « reconnaissance »).  Sans polémique, aucune, nous dirons, alors, que chacun peut inventer ce qu’il veut mais il sera important pour nous maçon de savoir, de connaitre puis d’accepter (ou de ne point accepter) les affres qui sont les conséquences naturelles de toutes sectarisations et/ou de tout asservissement !!!!.

Il existe pourtant une formule « le Traité d’Amitié » efficace et chargée de sens,  dont la valeur reste inestimable puisqu’elle relie, normalement, des puissances maçonniques désireuses de partager et de travailler ensemble. Mais là encore quel gâchis !!!

En voyageant sur le Web et en nous arrêtant sur le site des diverses Grandes Loges ou Ordres l’on peut constater la publication d’une ou plusieurs pages listant les traités d’amitié et de reconnaissance. Il suffira de suivre trois Grandes Loges sur leur site Internet : GL3M, GLMN, FedMM où chacune d’entre-elle a entre 10 et 22 liens d’amitié. Est-il possible pour un frère et une sœur de faire vivre : une famille, un métier, une loge, une grande loge avec, si ce frère ou cette sœur, pratique les cénacles de perfection, un atelier spécifique, sa fédération associée et enfin ses propres recherches !!!! C’est assurément le grand écart et de douloureuses lombalgies éprouvantes … quand peut-on alors parler ésotérisme ? …  Comment peut-on penser au moindre échange initiatique de fond dans ces conditions ? !!!! Ces seuls liens résident, souvent et assurément, dans des participations protocolaires lors de tenues spécifiques que les maçons désignent par le terme de « Convent ».

Pour faire bon poids et être complet : même en en notre siècle, il semble qu’au titre de la « tradition » une grande partie de l’humanité est exclue (sur le plan du principe !!!) … sans pour cela ne soulever aucune indignation.

Prenons pour critère le « sexe » une grande majorité sera masculine, … prenons celui du substrat ésotérique la presque totalité sera … judéo-chrétienne !!!

Lorsque les loges et ateliers ont choisi de s’affilier à une Grande loge. L’on doit savoir cela :

Une puissance Maçonnique dite « régulière » ou « reconnue » dans la plupart  des cas (98%) est formée de deux parties :

  • Un ensemble de loges dites « Symboliques » ou « Allégoriques » qui sont sous le contrôle administratif d’une « Grande Loge » (C’est sur celle-ci que repose le qualificatif de « régulière » si elle répond aux « Landmark » de la GLUA ou de « reconnue » si elle répond aux exigences (à géométrie variable … nous en avons pour preuve la reconnaissance discutée, actuellement, avec la GL-AMF !!! ), par le GODF
  • Un deuxième ensemble les « Ateliers Supérieurs » ou de « Perfection » qui pratiquent leur Rite sous l’autorité d’un « Suprême Conseil », d’un « collège des Rites » ou autres désignations … ce deuxième ensemble ne souffre généralement pas de « reconnaissance » ni de « régularité » … dans le cas contraire il s’agirait là d’une forfaiture. Tout le monde sait que les échelles des hauts-grades sont d’une extrême variété et personne sur le plan historique ne peut déterminer ce qui serait opportun de designer comme « juste et parfait »

Voilà donc, quelques définitions posées.

Nous pouvons … continuer … en nous focalisant sur le groupe de maçons que constituent « les Egyptiens » (Terme générique, évidemment) … Précisons tout de même ce que cela signifie :

  • Au 19ième Siècle disons qu’il existait le Rite de Misraïm (dit Rite Egyptien), le Rite de Memphis (dit Oriental … Attention pas le nôtre) et le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm
  • Au 20ième Siècle nous y trouvons le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm et l’Antique Primitif Rite Oriental de Memphis Misraïm
  • Au 21ième siècle nous retrouvons le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm (dans lequel s’ajoute notre Voie Orientale – Voie d’Eveil), le Rite de Misraïm, l’Antique Primitif Rite Oriental de Memphis Misraïm mais aussi, un réémergence du Rite de Misraïm, et enfin, le Rite du Grand Ordre Egyptien (Cf. Note de fin)

Selon ces critères, nous somme 4200 Frères et Sœurs « egyptianisants »  (cf. supra). Ils se répartissent en deux catégories selon la notion de « reconnaissance du GODF » (la « Régularité » est à exclure de fait, naturellment ):

  • Les structures « reconnues » par le GODF[v],

Je reprends, ici, que celles qui pratiquent les « Rites Égyptiens » : Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm, La Grande Loge Française de Memphis Misraïm (qui est devenue aujourd’hui la Fédération Memphis Misraïm … Traité signé le 29/11/2017 à Paris), Grande Loge Mixte de Memphis Misraïm (Traité signé le 29/05/2004), Grande Loge Mixte de France, la Grande Loge Symbolique des Rites Unis …

  • Les structures « non reconnues » par le GODF 

Dans Celles qui sont reconnues comme puissances maçonniques selon les principes de la convention de Strasbourg de 1961 et qui sont « Amies » d’une puissance maçonnique reconnue (par le GODF):

     A : OIAPMM[vi] (Ordre Initiatique Ancien & Primitif de Memphis Misraïm), la Grande Loge Symbolique de France,  Grande Loge Française de Misraïm (Celle d’André Jacques, manifestement), …

B : La Grande Loge Unis de Memphis Misraïm,

C : La Grande Loge Symbolique de France,

Ici, notre attention doit être requise : « les Amis de mes Amis pourraient à priori être mes Amis ». Assertion que l’on retrouve souvent dans le monde profane, qui relève du bon sens et qui fonctionne souvent sauf cas particuliers !!!.

De façon coutumière & objective, cet aphorisme est faux au sein de la franc-Maçonnerie Française dite « reconnue » c’est dire au sein des obédiences qui ont jugé utile se mettre sous la coupe d’un « Grand Ordre » … même si celui-ci s’auto-désigne comme « Égyptien » :

là: « Les amis de mes amis sont inexistants, non advenus ».

  • Enfin Les autres… au sein des quelles l’on trouve:

Les structures dites « sauvages » …  dont certaines appartiennent au Portail des loges libres et indépendantes. Disons le franchement: il y a des loges dites sauvages qui transmettent un enseignement de première importance et … il y a des loges dites reconnues qui pourraient les envier !!!

Remarques importantes: Toutes les loges inscrites au portail ne sont pas « sauvages » !!!. J’en pour preuve que 70% d’entre-elle font partie de structures parfaitement organisées :

> La Fédération des loges libres et Souveraines (FLLS),

> L’Alliance Maçonnique Universelle (ALMA),

> Mais aussi, d’un certain point de vue, L’OIAPMM (Eh oui nous faisons partie du portail … puisque tous nos ateliers sont libres et indépendants sur le plan administratif mais par contre ils sont reliés exclusivement par une Charte Initiatique. C’est notre particularité absolue. Cette particularité nous exclut statutairement de toute « reconnaissance » du GODF puisque la « reconnaissance » est attribuée dans le seul but d’évaluer les modes de gouvernances (« fourches caudines » administrative) et d’imposer, sur le plan initiatique, l’abandon du Rite d’origine par l’adoption d’un Rite reconconstruit en 2000 sur la base de l’Echelle de Yarker en 33 degrés  (Cf. Marcos // Biasi)

  • Les structures rattachées à la grande Hiérophanie donc irrémédiablement non reconnues

> OIRAPMM (Ordre International du Rite Ancien et Primitif de Memphis (dont le dernier Grand Hiérophante présumé … le 12ième … est Willy Reamaker) ;

> ORUMM (Ordre des Rites Unis de Memphis Misraïm) sous la gouvernance du Grand Hiérophante, présumé … le 12ième aussi : Joseph Castelli grand timonier de ce que l’on appelle « les Rites Confédérés » … espace dans lequel un grand nombre de sensibilités spirituelles sont rassemblées.

> GOSRE (Grand Ordre Souverain des Rites Egyptiens) dont le premier Grand Hiérophante se dit être (encore un) en fait le 12ième Grand hiérophante : Michel Goudard de Soulages !!!  …

  • Rajoutons aujourd’hui un phénomène nouveau : le réveil des courants qui avaient été mis sous le boisseau par le TSF Robert Ambelain … ce sont des sensibilités ésotériques allemandes et Italiennes (Naples, Venise, ..). réapparaissent, aussi, des filiations Jean Prévost, Jean Bernadac, Gian Carlo Seri, … Tous ces mouvements maçonniques n’ont pas été quantifié mais ne nous trompons point, ils sont loin d’être négligeables … et surtout nous ne savons pas encore sur quelles bases philosophiques ils sont réellement posés (Discrétion ? Secret ? )…  La position des autorités Italiennes laisse penser que la France pourrait, bien, être une Terre d’accueil. Situation intéressante quand l’on sait que la Franc-maçonnerie française (« reconnue » et la plus nombreuse) est incapable d’hospitalité sur son propre territoire.

(Je n’ai pas pu chiffrer ces deux dernières catégories … je compléterai mon analyse ultérieurement)

B : Paysage Maçonnique et Rites Egyptiens

  • Le Rite de Misraïm (Dit Egyptien),

C’est avec le Rite de Memphis Misraïm, les deux systèmes hermétiques importants. Dans le Rite de Misraïm se développèrent et se multiplièrent des degrés (hauts grades), il faut bien le dire de façon un peu anarchique. Il fut raillé par son nombre important de degrés. Railleries facile lorsque l’on est ignorant des contenus et de la valeur opérative de ses modes de fonctionnement. Le terme de   « Misraïm » se retrouve pour la première fois lors de la présentation des secondes Constitutions d’Anderson du Frère de la Tierce en 1742. « Misraïm »  désigne « l’Egypte » en Hébreux. A ce moment pourtant rien à voir avec l’inspiration de l’ancienne Egypte. La base initiatique est parfaitement Hébraïque. Une connotation Egyptienne apparait en 1767. En effet les frères de la Stricte Observance Templière et les maçons Ecossais en lien avec Fréderic de Prusse évoquent l’idée d’inclure dans le parcours initiatiques des frères un enchainement authentique sur le sentier de l’initiation : cela concerne, évidemment, l’ancienne Egypte. Le Rite Krata Repoa sera un support-soutien manifestement peu compris pour promouvoir un nouvel hermétisme. Rites païen et Rite Chrétien semblent faire bon ménage à tel point que les Frères des Rites Rectifiés s’en accommodent. Des Sources Inspiratrices

A : 1759 Les amis de Delphes « Rites des Philadelphes » travaillés dans une loge Narbonnaise (Théurgie). La fondation du rite est attribuée au Vicomte de Chefdebien d’Aigrefeuille

B : 1750-1760 des principes et des pratiques Rose+Croix ….

C : 1773, fondation à Lyon du Rite des Philalèthes dont les influences de Willermoz et de Cagliostro sont patentes. Jean solis expliquera que « Le système s’articule en trois séries : Symbolique à Ecossais, Chevaleresque avec une Rose+Croix et un Chevalier du Temple, sur trame alchimique, théosophique et Théurgique à connotation sacerdotale proche des Elus Cohen ».

D : Cagliostro et bien sûr le Rite de l’Etoile Flamboyante du Baron de Tschoudy.

Deux personnages se feront concurrence : Cagliostro et le Comte de St Martin !!! Cagliostro est un Mystique, Théurge, Thérapeute et alchimiste des voies internes et externes (escroc pour d’autres !!!) … il récolte des degrés particuliers à Malte (Fonseca) et à Naples. Il se forme au mysticisme chevaleresque de Willermoz. Toutes ces aptitudes le mènent à la création en 1784 du Rite Primitif qui porte son nom. Il en devient son patriarche !!! Là réside, peut-être, la source de l’Arcana Arcanorum …

L’ensemble fut recueilli par le patriarche Gad Bédarride dans des conditions … étranges … Marc-Badarrides-01-248x300mais c’est à ce moment que furent construits les 90 degrés du Rite de Misraïm …

L’histoire nous dit que les hauts degrés furent perdus et seuls les 77 premiers degrés restèrent entre les mains des fils Bédarrides. … les degrés manquant furent réinventés par eux, naturellement dénaturés … Où sont les véritables hauts degrés ? … personne ne peut, objectivement s’en prévaloir.

  • Le Rite de Memphis (Qui est dénommé à tort  « Oriental »),

Selon la tradition de notre voie maçonnique il est écrit : « La plupart des membres de la mission d’Egypte qui accompagnèrent Bonaparte était Maçons de très anciens Rites Marconis-De-Negre-01initiatiques : Philalethes, Frères Africains, Rite Hermétique, Philadelphes, Rite Primitif, sans omettre des frères issus du Grand Orient de France. C’est la découverte, au Caire d’une survivance gnostico-hermétique qui va, alors conduire ces frères à renoncer à la filiation reçue, jadis, par la Grande Loge Unie d’Angleterre. Ainsi sous la direction de Samuel Honis et de Marconis de Nègre, nait à Montauban en 1815, un nouveau courant maçonnique ne devant rien à l’Angleterre : le Rite de Memphis. Si ce Rite rassemble rapidement les Jacobins nostalgiques de la République avec les Carbonari, c’est bien au sein de Memphis que se regroupe les demi-solde de l’ex-grande armée et les bonapartistes demeurés fidèles à l’Aigle.

Les personnages emblématiques :

1 : Gabriel Mathieu Marconis (33° du REAA et les plus hauts degrés du Rite Primitif … et les hauts lieux kabbalistiques en Europe)

2 : Jacques Etienne Marconis de Nègre, son fils, Hauts degrés du Rite de Misraïm, Hermétisme Ecossais et Krata Repoa Germaniques et ésotérisme Egyptien grâce à l’épisode de l’épopée Napoléonienne.

En 1816 les deux Rites Misraïm et Memphis ont le même grand Maitre général … prémices d’une prompte réunion ?  … mais après quelques vissicitudes le Rite reprendra ses travaux le 23/03/1838. Le 30/04/1838 verra la constitution de la Grande Loge d’Osiris et les statuts du Rite déposés le 11 Janvier 1939.

Le Rite sera reconnu par le GODF en 1862 …

L’on notera que selon certains « témoins » Bonaparte aurait été initié Franc-Maçon dans Bonaparte-Arcole-02la loge « ISIS » au Caire. Le Vénérable Maître en aurait été « le Général Kleber ». Salvatore Avventore Zola écrit : qu’exactement en Aout 1798, Napoléon reçut les transmissions des antiques sages de l’Egypte. Cette initiation aurait été faite dans la pyramide Chéops. Ainsi naquit, sans doute le premier foyer « Memphis » en Egypte. En 1815, le 30 Avril à Montauban fut fondée la première loge en France sous la désignation « des Disciples de Memphis » par Sanuel Honis, Gabriel Mateo Marconis de Nègre, la Baron Dumas, le Marquis De Laroque et Hyppolite Labrunie.

  • L’Antique Primitif Rite Oriental de Memphis Misraïm,

Ce rite est essentiellement pratiqué en Italie au sein du GSA (Grand Sanctuaire Grand-Sanctuaire-Adriatique-03-300x281Adriatique) il est masculin mais admet des « loges d’adoption » féminines (pour lesquels la présence d’un « homme », patriarche de surcroît est requis !!! son fondement : La Grande Hiérophanie et l’accès à l’Arcana Arcanorum. Ce dernier est, selon cette puissance maçonnique, défini par Jean Pierre Judicelli de Cressac Bachelerie dans son livre « de la Rose Rouge à la Rose d’Or » (Cet enseignement concerne la Théurgie, c’est-à-dire une mise en relation avec des Eons-Guides qui doivent prendre le relais afin de faire comprendre un processus mais, aussi, une voie Alchimique très fermée qui est un « nei-tan » (voie Interne)). Cette version de rite égyptien est naturellement très intriquée avec les autres essences « Memphis Misraïm » mais s’inspire, aussi, de sources très anciennes (Venise). La maitrise est basée sur le thème du « Mythe Osirien » et les autres degrés détermineront l’aptitude de chacun à progresser sur un plan opérationnel et non intellectuel. L’astrologie et la Kabbale seront nécessaires pour l’accès aux arcanas (le retour à l’Unité). Leur grande Hiérophanie souscrit à une transmission de noblesse spirituelle. Dans ce cadre leur  « in Memoriam » souligne l’autorité des : marc Bédarride, Marconis de Nègre, Marco Edigio Allegri, Ottavio Ulderico Zasio, Gastone Ventura, Sébastiano Caracciolo …

  • Le rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm (Historique),

Le Rite ancien (REAA) et Primitif (Narbonne : hermétique et opératoire) de Memphis Misraïm résulte de la fusion effectuée, en 1881, entre le Rite de Memphis et celui de Misraïm sous la gouvernance de Giuseppe Garibaldi, Franc-maçon, général de l’Armée Italienne qui fit l’Unité Italienne. « Italia fara da se »  …

Ce rapprochement sera, évidemment, violemment rejeté par le Grand Orient d’Egypte (fondation 1856)

Rapidement brossé les deux premiers degrés ont une connotation égyptienne, le 3ième fait référence au Mythe de Salomon, puis du 4ième au 33ième le rite suit celui du Re2a dans les « stations » mais pas totalement dans les messages initiatiques, du 34ième au 68ième il développe la philosophie maçonnique et restitue les Mythes Anciens et enfin les suivants qui seront d’essence Théurgiques et Alchimiques.

Le 66ième degré consacre « une Eglise Intérieure » en relation avec le Gnosticisme assis sur une gnose de type Judéo-païenne  (Ordres Mineurs, Ordres Majeurs, Prêtrise, Episcopat) sensé s’inspiré du « Temps du Christianisme Primitif » … Ce degré donne assurément à ce Rite une « Régularité Sacerdotale »

Concernant les fameux « arcanas », couronnés de « l’Arcana Arcanorum », l’Arcane des arcanes ils donnent titre de Sublime Maître du Grand Œuvre. Il signifie, à priori, pour le titulaire sa réintégration dans l’Unité et sa capacité à avoir construit son « corps de Gloire ».

C’est pour ce faire que ces arcanas décernent « les secrets oraux de Naples » au « cherchant » et sans doute pour l’occasion « au souffrant » !!!

Les Adeptes « Egyptiens » progressent ainsi selon un cheminement individuel guidé par un déambulatoire le plus complet possible sur le plan initiatique. 4 caractéristiques peuvent, aujourd’hui, être recensées :

  • Les Rites judéo-chrétien de Robert Ambelain
  • Les Rites Orientaux … Il y en a quelques-uns … mais à ma connaissance seul l’OIAPMM est en lien avec des « pratiques » d’inspiration extrême orientale …

A : l’OMOMM (Ordre Maçonnique Oriental de Memphis-Misraïm). Leur filiation est celle de Bricaud – Constant Chevillon – Ambelain & Bricaud – Constant Chevillon – Chambellan.

B : ROM (Rite Oriental de Misraïm) : Cette puissance Maçonnique puise dans les Antiques Traditions du bassin méditerranéen … Pythagoriciens, Auteurs Hermétiques Alexandrins, Néoplatoniciens, Sabéen de Harrân, Ismaéliens … en 1792 des sources de Misraïm de l’Ile de Zante …

C : l’OMORAPMM (Ordre Maçonnique Oriental du Rite Ancien & Primitif de Memphis Misraïm en France … Voici une nouvelle résurgence de lignées Italiennes … ce que l’on peut dire c’est que cet Ordre reçut patente le 09/02/1988 des mains de Giancarlo Seri

D : Au sein de l’OIAPMM:

Cette puissance Maçonnique fait bien partie de la famille que nous décrivons mais il nous faut souligner leurs spécificités. Il n’y a que 3 degrés (Cela répond au critère de tous les systèmes maçonniques) : Apprenti, Compagnon et Maître.   Le degré de Compagnon est réservé à l’apprentissage des 7 Arts Royaux (et libéraux) ainsi qu’au contact avec certains philosophes emblématiques au regard de l’évolution des sociétés et civilisations. Le degré de Maitre est transmis selon la référence au mythe Osirien (pour la voie Orientale), la voie Robert Ambelain conserve la référence du Mythe d’Hiram..

Les autres « degrés » sont en fait des « Stations initiatiques » que les Maîtres rencontrent lors de leur cheminement dans le Rite. Et pour certaines d’entre-elles, il est réveillé (en complément des degrés classiques) de nombreuses sensibilités Egyptiennes, extrême-Orientales tel que le Chevalier de Mercy (Siddhârta Gautama), … , Patriarche des Védas Sacrés, …  

  • Les Rites Anciens,

Cf Supra (Rite Ecossais Ancien et Accepté, Régime Ecossais Primitif, Stricte Observance, Gnosticisme, Celtisme, Rose+Croix, … ) … au sein desquels, à ma connaissance, des Ordres font références: l’OMRA (Ordre Maçonnique des Rites Anciens), des Grands Prieurés (GPDG, GPIDF, GPERRO, GPSDF, GPITDG, …).

  • La grande Hiérophanie

C’est un système de gouvernance qui implique qu’un Grand Maitre Général ou un Grand Maitre National est nommé Ad-Vitam et qu’il possède l’autorité absolu pour désigner son successeur … à priori la statut minimum, pour un Grand Maître Général (Mondial, donc), est de posséder la connaissance au plus degré d’au moins trois voies Initiatiques. En général un Rite Egyptien, un Episcopat Gnostique, une voie Martiniste ou un Ordre Rose+Croix ou Kabbalistique …

Au sein de cette spécificité l’on trouvera le GSA, l’OIRAPMM, le GOSRE, l’ORUMM, ….

L’OIAPMM, comme le GOE, la FedMM, la GLMMM, …, ne sont donc pas concernés

  • Le Grand Ordre Egyptien[vii] (GOE) … il fut fondé la même année que notre voie initiatique !!!

Il est une juridiction de « hauts-grades » maçonniques travaillant au « Rite Ancien et Sceau-revu-BDMIPrimitif de Memphis-Misraïm » pratiqué selon une échelle en 33 degrés établie par Jacques-Etienne Marconis de nègre[viii], fondateur du Rite de Memphis, lorsqu’il entra dès 1862 au Grand Orient de France avec son rite. Celle-ci fut analysée et travaillée avec  l’aide de son Premier Grand Maître Adjoint, Ludovic Marcos, sans oublier la haute inspiration du frère Jean-Louis Biasi …

Le plan ésotérique prévu par le GOE institue un parcours conçu comme suit : « Les rituels et les travaux plongent le cherchant véritable dans l’Egypte alexandrine creuset des cultures, philosophies et religions de l’Egypte Ancienne, de la Grèce Antique, de la Mésopotamie et de l’Asie Mineure. Les Travaux de l’Académie Platon ou des Médicis sont aussi réactivés. Cette quête conduit nombre de participants vers la fameuse inscription qui ornait le temple d’Apollon à Delphes « connais-toi, toi-même, et tu connaitras l’Univers et les Dieux ». Pour cela, le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm en 33 degrés n’emprunte rien aux autres rites. Contrairement à l’échelle en 95 degrés du même rite, celle en 33 degrés n’utilise pas les grades du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Les rituels n’ont aucun lien avec la légende d’Hiram ou toute autre connotation judéo-chrétienne puisque ses fondamentaux sont préchrétiens ».

En 2018 … nous sommes contraints de constater une règle absolue imposée par le GODF … « toute puissance maçonnique qui souhaite être « reconnue » doit mettre en œuvre à court terme les rituelies prévue par le GOE[ix] ».

Ceci signe la disparition d’une grande partie du Rite Ancien & Primitif de Memphis Misraïm historique (Celui issu de Robert Ambelain, Gérard Kloppel … et si l’on sait compter : 2200 « reconnus » … implique 2000 « non reconnus » …

C : enfin : Organisation de l’OIAPMM (Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm)  pour y voir plus Clair

  • Il appartient au portail des loges libres et indépendantes (130) qui regroupe :

La Fédération des loges Libres et souveraines (FLLS) … Multi-Rites, L’alliance Maçonnique Universelle (ALMA) … Multi-Rites, Nous-mêmes (OIAPMM) … Mono-Rite, et enfin une quarantaine de loges résolument indépendantes. Lesquelles pour l’essentiel ne sont pas égyptiennes.

Dans ce portail une loge de recherche de première importance éditrice « d’une parole circule » la Respectable Loge Sud-Rosa à Genève, montre la qualité du travail accompli.

  • Nous respectons les lois de nos pays de rattachement et chaque loge ou atelier a signé la charte des loges libres et indépendantes du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm. Charte qui est sous le contrôle du  « Souverain Sanctuaire Khorshed ».
  •  Dans le cadre de sa partie initiatique notre système est conçu comme un « Ordre » et non comme une Obédience.  Son Assise est définie par trois degrés : « Apprentis », « Compagnons » et « Maîtres ».

> Apprentis ou la prise de conscience de Soi …

> Compagnons ou l’Apprentissage des 7 Arts Royaux, l’approche de la philosophie et la maîtrise de « ses sens ».

> Maîtres … le compagnonnage dans les sources philosophiques, Métaphysiques, Mythologiques et ésotériques (terme générique, évidemment) … avec en fin de parcours les travaux très individuels sur ce que l’on désigne sous le terme « Arcana Arcanorum». Ce parcours s’effectue sans notion de hiérarchie en 27 Stations réelles abordées par la « voie de l’initiation » …

  • Nous respectons les termes et l’esprit de la « Convention de Strasbourg du 22/01/clipsas011961 ». Nous somme en liens avec des structures qui elles-mêmes sont garantes de cet esprit :

> L’ex GLFrMM (Grande Loge Française de Memphis Misraïm) devenue Fed MM (Fédération Memphis Misraïm) (sur le plan National),

> La GLNC (Grande Loge Nationale du Canada (sur le plan International),

Nous avons, également, voulu rendre hommage à l’immense travail fourni par notre TSF Robert Ambelain en y ajoutant, dans nos relations, des courants qui ont constitué  les soubassements de notre Rite. Ainsi nous comptons parmi nos traités d’amitiés :

> L’Ordre Illustre de la Strict Observance Templière,

> L’Union Maçonnique Européenne,

> L’Ordre des Rites Anciens

  • Pour cette raison, nous avons choisi d’être clair dans notre mode de gouvernance :

> Une Charte qualité qui règle les modes de transmissions selon notre échelle à 3 degrés (AA ::CC ::MM) et 27 Stations (pour les Maîtres) de Transmission Rituellique et 3 de directions plus des dossiers d’instruction complémentaire. (Là il s’agit bien de degré transmis rituelliquement dans une Échelle en 95-96-97 degrés)

> Une « grammaire maçonnique » basée sur une rituelie non abrégée pour permettre l’examen en profondeur des suggestions proposées par le Rite

> Un mode de travail qui respecte la sensibilité de chacun … faisant, ainsi, de la loge un lieu sacré où partages et confrontations trouvent un espace serein d’expression (Non-jugement et respect des formes d’expression – être Franc-maçon c’est savoir écouter et accepter la diversité des « savoir-être ».

> Un système de recrutement appuyé sur les us et coutumes de toutes les maçonneries traditionnelles (Enquêtes, Passages sous le bandeau pour notre Rite et Publications)

> Des Loges et Ateliers construits, sacralisés et protégés des indiscrétions profanes selon les pratiques traditionnelles qui nous ont été transmises.

Conclusions Temporaires, évidemment …

Au travers cet exposé nous l’aurons compris : rien n’est simple. Mais l’on peut en tirer une leçon.

L’essentiel de la franc-maçonnerie est anglo-saxonne (avec une qualité recherchée la Régularité) … un ilot est Française (avec un statut désiré: la reconnaissance) … cette maçonnerie est à 99% Judéo-Chrétienne c’est-à-dire référent à une culture assise sur l’inspiration hébraïque et Christique. Elle est occidentale et se dit « Universelle ». Pourtant n’importe quel philosophe (je dis bien « philosophe ») sincère et sérieux ne pourrait affirmer que cette « désignation-jugement » soit conforme à la réalité.

Cette maçonnerie se rassemble (toujours pour l’essentiel)  au sein de Rites : le Régime Ecossais Rectifié (1778), le Rite Ecossais Ancien et Accepté (1801), le Rite d’York, le Rite Emulation (1823), le Rite Français 1783) … gérés par un nombre d’ordres et d’obédiences limité…

Notons encore le Rite Standard d’Écosse (Historique) de la famille du Rite Émulation, le Rite Suédois (1759), le Rote Primitif d’Écosse (1598), Le Rite Opératif de Salomon (1974), le Rite Écossais Primitif (Ambelain 1985)

Une infime partie de la maçonnerie est dite « Egyptienne » (Terme générique évidemment). Elle est gérée par un nombre « incalculable » d’officines Maçonniques. Elle pratique de nombreux Rites issus de courants ésotériques très divers.

En son temps (il y a un demi-siècle) le TSF Robert Ambelain avait réussi à rassembler « presque » tout cela (après la guerre de 1939-1945) en une seule structure !!! … après 40 ans d’excellents travaux de fondation il n’a pas fallu 10 ans pour qu’une tour de Babel s’érige en lieu et place de cette fondation dite » moderne.

Notre Rite le RAPMM est assurément universel puisque son contenu l’est !!! Il aurait pu être servi par des frères puis des sœurs qui auraient pu prendre cette caractéristique pour en faire un Rite référent pour notre 20ième et 21ième Siècle … relier, rallier  « l’Orient & l’Occident » … mettre toutes les cultures du monde dans un même creuset !!! Quelle magnifique perspective !!! … il ne nous faut pas être nombreux … il nous faut être des penseurs accompagnant l’émergence d’une nouvelle forme de travail maçonnique au service de nos civilisations

Après ce travail, trop rapide, en effet, il faut « remercier » le GODF  !!! et « apprécier » son choix Rituélique recadrant des sources de savoir et de connaissance (notamment le Grand Ordre Égyptien) … Il réalise ce que nos dirigeants d’aujourd’hui n’ont pas su conserver … Il accueille, dès lors en leur sein et dans le sein des officines qu’il reconnaît, des frères et des sœurs qui ne sont plus en mesure de valoriser les dépôts maçonniques transmis par nos anciens. C’est tant mieux s’il existe une telle possibilité pour celles et ceux qui cherchent un chemin tout tracé au sein d’une pensée quelque peu « prêt-à-porter », il est vrai …

Comprenons que la moitié de « l’infime partie » que nous venons d’évoquer reste fidèle aux transmissions que nous avons reçues et plus encore en ce qui nous concerne. Comme un excellent compagnon nous avons fait un pas de côté pour revenir dans l’axe de notre trajectoire. L’OIAPMM voie Orientale (Voie d’Eveil), Voie Robert Ambelain et d’une Voie d’étude sur la sensibilité Misraïmite s’est, alors, assigné une lourde tâche … Celle d’être des continuateurs de la richesse du passé, de faire vivre une réelle universalité grâce à un compagnonnage judicieusement organisé et enfin celle de faire respecter notre droit à la différence … (nous exécrons l’inhospitalité, l’exclusion et toutes formes de ségrégation ou de sectarisme revoyant toutes celles et tous ceux qui les pratiquent à leur enfermement doré).

Rappelons-vous : aucune loi n’oblige quelqu’un à recevoir chez elle quiconque …  cela est valable pour toute organisation !!! même associative … même maçonnique …

Par contre la chaleur d’un partage quand il est voulu et désiré est le véritable signe d’une fraternité assurément maçonnique car au-delà du plaisir d’être ensemble il y a cette magnifique générosité de transmettre ce que nous avons appris, vu et vécu.

Nous entendons bien le discours de nos frères et de nos sœurs qui par des incantations constantes voudraient défendre notre modèle de société (occidentale) basée sur « la Liberté, Égalité et la Fraternité » mais qui en même temps ferment les portent de leurs temples où laissent d’autres frères et nos sœurs dans l’ombre ou sur le bord du sentier de peur que ……..  au titre, bien sûr, d’un ségrégation d’un autre temps. Frilosité ? Servilité ? Peur d’une différence qu’ils portent pourtant haut et fort en burinant dans leurs travaux la stance  remarque d’Antoine De Saint-Ex « Si tu es différent de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis » (Citadelle 1948 … j’avais 3 ans … )

Nous Maçons de la Terre Égypte nous construisons la truelle à la main et l’épée de l’autre …  Nous serons aimés si nous sommes porteurs de futur dans le cas contraire nous resterons à tout jamais dans l’amalgame et prisonniers d’un passé qui n’est plus audible dans notre siècle.

Dès lors l’Ordre Initiatique Ancien & Primitif de Memphis Misraïm est fondé sur des principes très clairs :

1: Liberté de Conscience

2: Liberté d’investigation totale

3: l’accès à la connaissance n’admet aucune entrave

4: Universalité de notre recherche et confrontation avec « la science » (terme désignant toutes les sciences)

5: Aucun ancrage National obligatoire

6: Respect des filières initiatiques que la tradition nous a transmises

7: Respect inconditionnel à la convention de Strasbourg de 1961 …. Convention qui a aujourd’hui plus d’un demi-siècle !!! Sans oublier notre contribution incessante au respect des droits de l’homme et notre action pour la protection de notre planète.

8: Respect des modes de gestions profanes en fonction du pays uniquement sur les plans juridiques et Fiscales

Un constat simple : en dehors de toute autre argument l’idée de « reconnaissance » est, dès lors, pour nous exclut compte tenu des contraintes associées à ce qualificatif

Un désir, voir un Appel

J’ose rêver, dans un premier temps, à une École des mystères Universelle et Libre d’Égypte assise sur des Rites référencés comme « Égyptiens » (c’est-à-dire dont la portée couvre l’Orient et l’Occident ainsi que la totalité des durées de vie des diverses civilisations ayant enrichi notre héritage philosophique et spirituel) … représentés par des Emule-Logo-02-400-1-300x300Organisations Maçonniques respectant les termes d’une Charte (telle que la nôtre, par exemple). Organisations qui permettraient un partage et un échange harmonieux dans le respect de la diversité pédagogique de transmission des savoirs et de la connaissance mis en place patiemment par chacune d’entre-elle. Une telle École des Mystères Universelle et Libre (EMULE) dont la seule mission serait la garantie de la qualité des dépôts initiatiques et la régularité des transmissions. La Franc-Maçonnerie de demain ne peut être basée que sur ces valeurs et l’autonomie responsable de ses animateurs quel que soit les modes de gouvernance profanes. La Maçonnerie de demain est une Maçonnerie d’éveil individuel et de compassion pour tout ce qui touche la création.

Il y a de multiple solutions pour donner réalité à cette idée … reste à le vouloir

Pour ce qui est des valeurs statistiques, je confesse la difficulté de pointer sur un « état des lieu » vrai … il est de l’intérêt de tout maçon désireux de faire rayonner son rite et son Obédience/Ordre de connaître son environnent. Petit il aura à cœur de faire savoir son existence et sa spécificité, Important il prendra conscience de la diversité de la « Canopée » Initiatique et Franc-maçonnique. Je remercie par avance celles et ceux qui m’informeront sur platon-gerard@vorap2m.com … leur Obédience, leur(s) Rite(s) et plus particulièrement Égyptien, nombre de membres, nombre de loges, nombre ateliers de perfection (terme générique pour toutes formes d’ateliers spécifiques). Dès lors, je pourrai fournir un ou deux tableaux de lecture … pour information seulement, évidemment !!! … Qu’en est-il pour 2017 ..

Gérard Baudou-Platon,

Président du Souverain Sanctuaire Khorshed


[i]… Sans nous insinuer dans les « questionnements » d’autrui je peux reproduire partie d’une publication sur Hiram.be (en voici le lien pour une étude complète : http://www.gadlu.info/gldf-scdf-peripetie-au-reaa.html …)

La Grande Loge de France (GLDF) remet en cause son autonomie, son indépendance et sa souveraineté par rapport au suprême conseil de France (SCDF) !

La bombe est lâchée : le Grand Maître Philippe Charruel, qui va descendre de charge dans un mois, vient de signer en catastrophe un décret destiné à interdire aux membres de la GLDF de poursuivre leur parcours dans le REAA en dehors du SCDF. Du moins c’est ce qu’il faut comprendre dans le préambule du décret, car le texte du décret lui-même est incompréhensible, jésuite, et rédigé dans des termes abscons.

DECRET – CF DU 18 05 2018

Le Grand Orateur de la GLDF demande aux loges de la GLDF d’intenter une action en justice maçonnique contre leurs membres qui auraient rejoint le Suprême Conseil d’Aquitaine du REAA.
En effet, nous avons appris que depuis 2017 plusieurs membres de la GLDF et d’autres obédiences ont décidé de poursuivre leur parcours du REAA en dehors du SCDF, en créant une alternative à
cette noble institution. Cette alternative s’appelle le Suprême Conseil d’Aquitaine du REAA. Or, cela déplaît profondément aux hiérarques du SCDF (comme on l’a déjà lu sur gadlu.info.). Ils font donc pression sur le Grand Maître de la GLDF pour mettre immédiatement fin à la participation des FF à ce nouveau suprême conseil.

Evidemment une telle situation ne doit pas pouvoir exister sauf à bafouer les plus élémentaires droits individuels … la maçonnerie dite « officielle » marche sur la tête !!!


[ii] Rappelons ici que, selon la règle posée par notre TSF Gérard Kloppel, pour être Grand Hiérophante il était convenu que l’impétrant devait être titulaire du plus haut degré dans 3 voies différentes. Notre TSF Robert Ambelain était au moins dépositaire des hauts degrés de Memphis Misraïm, de l’Eglise Gnostique (EGA), Réaux-Croix … ajoutons OKCR, Martinisme, …


[iii] Son président est :

  • Maître Maçon issu de GODF ayant travaillé au RFM durant 14 ans
  • Grand Patriarche grand conservateur du Rite soit un 95ième du RAPMM
  • Grand Patriarche grand consécrateur du Rite soit un 66ième du RAPMM
  • Grand Profess du Régime Ecossais Rectifie Eques a Vitus Fidéïs
  • Evêque de l’Eglise Gnostique : Tau Synésios de Cyrène n° 146 dans la filiation apostolique de Pierre
  • Membre de l’Ordre de la Rose Croix d’Orient.
  • Hermite dans les philosophies extrêmes orientales (Bouddhisme Tibétain et Taoïsme)

 


 

[iv] Franc-maçonnerie en France … Quelques chiffres statistiques datés 2014 par Hiram.be

Puissance Maçonnique Membres % Sœurs
GODF 50.000 2,60
GLDF 33.000 0,00
GLNF 25.000 0,00
FFDH 17.000 67,00
GLAMF 14.700 0,00
GLFF 14.000 100,00
GLMF 4.900 45,00
GLTSO 4.700 0,00
GLEFU 2,400 22,50
GLMU 1.400 52,00
GLFMM 1.300 100,00
OITAR 1.200 50,00
GLTF 1.100 0,00
GPDG 1.000 0,00
GLCS 550 47,00
GLFMM 500 25,00
GLIF 300 0,00
GLISRU 280 45,00
GOTM 140 33,00
GLNIRF 100  
     
LNFU (LNF+LNMF) 194  
OIAPMM 150 30,00
…. 27.986  
Total France 182.000  

[v]  Avant toute chose … Quelle légitimité à le GODF dans cette fonction de distribuer les « reconnaissances » … laissons les frères et sœurs juger eux-mêmes l’article premier de leur Grande Constitution :

« ARTICLE PREMIER

La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité ; elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité. Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience. Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle attache une importance fondamentale à la Laïcité. Elle a pour devise : Liberté, Egalité, Fraternité … »

L’on pourra immédiatement faire un lien avec l’objet de nos Grandes Constitutions qui stipule que nous sommes une institution essentiellement Symbolique, Philosophique et ésotérique et …  que nous sommes indifférents à tout mode de gouvernance des peuples ou tout mode d’organisation sociale à conditions que celui-ci respecte la libre conscience, la libre expression, les droits de l’homme et de toute forme de vie !!!!

Pourtant voici un extrait de la Circulaire n°1-2013-2014 du 16 Octobre 2013 émise par le GODF

Cette circulaire précise que 97 Obédiences sont reconnues par le GODF …

Dont 14 Françaises (avec la date de leur dernière validation …

1965 : GLTSO :: 1972 GLDF :: 1973 LNF :: 1975 FFDH :: 1982 GLFF :: 1993 :: GLFMM(*) (les Robes Blanches – Historique Robert Ambelain) :: 1993 GLMU :: 1993 GLMF(*) :: 2002 GLNF(**) :: 2003 GLISRU(*) :: 2003 OITAR :: 2003 GPG :: 2003 GLfrMM(*) (Elle est devenue Aujourd’hui Fédération Memphis Misraïm) et enfin 2010 GL3M(*)

Aujourd’hui (en 2018) suite à une récente « OPA » du GODF facilité par l’errance de nos Frères et Sœurs de nos Rites nous devons préciser que :

– le changement de nom de GLfrMM en Fédération Memphis Misraïm nécessite la publication officielle d’un nouveau protocole (lequel est en cours)

– le GODF pour renouveler ses accords de reconnaissance exige pour les rites égyptiens la pratique du Grand Ordre Egyptien. La conséquence directe est l’abandon du RAPMM Historique. Démarche accepté par :

/ La FedMM ::

/ La GLFMM (Robes Blanches … d’où une implosion qui a eu de lourdes conséquences notamment scission d’une partie de ses membres … elles étaient 1300 .. nous n’avons pas encore d’informations sur les nouvelles répartitions … 3 loges ont déjà rejoint le FedMM …)

/ La Création de la GLMN (Multi-Rite) qui possède un couple de loge travaillant aux Rites Egyptiens … la GLMF

(*) Au sein de ces puissances maçonniques sont pratiqués les Rites Egyptiens

La « reconnaissance » implique alors l’adoption de l’échelle Yarker en 33 degrés (Biasi) … de ce fait chaque obédience reconnue a reçu patente du GOE du GODF. Elle se doit de ce fait de créer, en son sein,  un Grand Ordre Egyptien à la tête duquel est nommé un « premier Grand Patriarche Grand Conservateur » de la dite échelle …

Ce GOE au sein de l’obédience est composé d’une Chambre d’Administration dont la mission est de gérer administrativement la progression initiatique … cette Chambre est composée de 33ième de l’Ordre … Elle ne semble pas statuer sur les degrés transmis par le Suprême Conseil (04-30) mais seulement sur les degrés 31 à 34 …

Trois structures sont créées pour coordonner tout cela : Les Souverains Collèges Egyptiens, l’Académie Egyptienne, le Souverain grand Conseil …

Le premier patriarche est chargé de l’exécution de ces dispositions.

(**) Cette puissance maçonnique est titulaire de la Régularité c’est-à-dire qu’elle respecte scrupuleusement les « Landmark » imposée par la GLUA (Grande Loge Unie d’Angleterre grande inspiratrice des « Constitutions d’Anderson » !!! comme quoi la conscience et la rigueur du GODF est à grande Géométrie Variable !!)

Ci-dessous les 12 points qui constituent ces « landmarks »

  1. La franc-maçonnerie est une fraternité initiatique qui a pour fondement traditionnel la foi en Dieu, Grand Architecte de l’univers.
  2. La franc-maçonnerie se réfère aux sources de la fraternité, notamment quant à l’absolu respect des traditions spécifiques de l’Ordre, essentielles à la régularité de la juridiction.
  3. La franc-maçonnerie est un Ordre, auquel ne peuvent appartenir que les hommes libres et respectables, qui s’engagent à mettre en pratique un idéal de paix, d’amour et de fraternité.
  4. La franc-maçonnerie vise ainsi, par le perfectionnement moral de ses membres, à celui de l’humanité tout entière;
  5. La franc-maçonnerie impose à tous ses membres la pratique exacte et rigoureuse des rituels et du symbolisme, moyens d’accès à la connaissance par les voies spirituelles et initiatiques qui lui sont propres.
  6. La franc-maçonnerie impose à tous ses membres le respect des opinions et des croyances de chacun. Elle leur interdit en son sein toute discussion ou controverse, politique ou religieuse. Elle est ainsi un centre permanent d’union fraternelle où règnent une compréhension tolérante et une fructueuse harmonie entre des hommes qui, sans elle, seraient restés étrangers les uns aux autres.
  7. Les Francs-maçons prennent leurs obligations sur un Volume de la Loi Sacrée, afin de donner au serment prêté sur lui le caractère solennel et sacré indispensable à sa pérennité.
  8. Les Francs-maçons s’assemblent, hors du monde profane, dans des loges où sont toujours exposées les trois grandes lumières de l’Ordre’: un volume de la Loi sacrée, une équerre et un compas, pour y travailler selon le rite, avec zèle et assiduité, et conformément aux principes et règles prescrits par la Constitution et les Règlements généraux de l’obédience.
  9. Les Francs-maçons ne doivent admettre dans leurs loges que les hommes majeurs, de réputation parfaite, gens d’honneur, loyaux et discrets, dignes en tous points d’être leurs frères et aptes à reconnaître les bornes du domaine de l’homme et l’infinie puissance de l’Éternel.;
  10. Les Francs-maçons cultivent dans leurs loges l’amour de la patrie, la soumission aux lois et le respect des autorités constituées. Ils considèrent le travail comme le devoir primordial de l’être humain et l’honorent sous toutes ses formes.
  11. Les Francs-maçons contribuent, par l’exemple actif de leur comportement sage, viril et digne, au rayonnement de l’Ordre dans le respect du secret maçonnique.
  12. Les Francs-maçons se doivent mutuellement, dans l’honneur, aide et protection fraternelle, même au péril de leur vie. Ils pratiquent l’art de conserver en toute circonstance le calme et l’équilibre indispensable à une parfaite maîtrise de soi.

[vi] Quand même une petite parenthèse … le Président du Souverain  de l’OIAPMM est un Maître du GODF … un Maitre de la GLMFMM historique donc reconnu par le GODF et de surcroit ancien fonctionnaire de l’Etat et donc sait, connait, et défend la liberté de penser, de conscience et prône l’amour entre toutes formes de vie … ce qui ne semble, tout de même, pas le cas nombreuses structures maçonniques dites « reconnues » qui sèment exclusions et souffrances à celles et ceux qui leur ont fait confiance …


[vii] L’un des points notables est de délivrer l’enseignement hermétiste dans son expression maçonnique dans le cadre d’une échelle de 33 grades :

  1. Maître Discret
  2. Maître Sublime-Maître des Angles
  3. Chevalier de l’Arche Sacrée
  4. Chevalier de la Voûte Secrète
  5. Chevalier de l’Epée
  6. Chevalier de Jérusalem
  7. Chevalier d’Orient
  8. Chevalier Rose-Croix
  9. Chevalier de l’Aigle Rouge
  10. Chevalier du Temple
  11. Chevalier du Tabernacle
  12. Chevalier du Serpent
  13. Sage de la Vérité
  14. Chevalier Kadosh
  15. Chevalier du Royale Mystère
  16. Grand Inspecteur
  17. Philosophe Hermétique
  18. Patriarche Grand Installateur
  19. Patriarche Grand Consécrateur
  20. Patriarche Grand Eulogiste
  21. Patriarche de la Vérité
  22. Patriarche des Planisphères
  23. Patriarche des Védas Sacrés
  24. Maître Egyptien Patriarche d’Isis
  25. Patriarche de Memphis
  26. Patriarche de la Cité Mystique
  27. Sublime Maître du Grand Œuvre
  28. Grand Défenseur du Rite, Chevalier de l’Aurore et de la Palestine
  29. Prince de Memphis
  30. Patriarche Grand Conservateur (Arcana Arcanorum)

Les degrés en vert sont transmis de façon rituelique les autres sont travaillés sur « document »


[viii] https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Étienne_Marconis_de_Nègre


[ix] Après les trois premiers degrés … les fondateurs du GOE expliquent :

« Les Collèges Egyptiens administrent les grades du 4° au 30°. Les Académies Egyptiennes rassemblent les grades du 28° au 32°. Le Conseil réunit les Frères du 33° grade.

Dans cette échelle, les grades pratiqués rituellement qui servent d’axe à la progression sont : dans le cadre des Collèges Egyptiens, le 12° Chevalier de l’Aigle Rouge, 17° Philosophe Hermétique, 27° Maître Egyptien Patriarche d’Isis et dans l’Académie celui de 30° Sublime Maître du Grand Œuvre. Contrairement à beaucoup de systèmes de Hauts-Grades, le 33° grade de Patriarche Grand Conservateur fait l’objet d’une cérémonie rituelle en pleine et due forme et ne peut être conféré que dans le cadre du Conseil. Les grades intermédiaires sont en général conférés par communication (avec des cahiers d’études) mais font aussi dans certains cas l’objet de rituels spécifiques. »


[x] Selon les Statut du GODF voici la définition qui serait recevable … « La Franc-maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité ; elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité. Elle a pour principe la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience. Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle attache une importance fondamentale à la laïcité » … Il y a, naturellement loin de la coupe aux lèvres !!

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A propos Gérard Baudou-Platon

Gérard Baudou-Platon Président du Souverain Sanctuaire Khorshed de l’Ordre Initiatique Ancien et Primitif de Memphis Misraïm. Mes Formations philosophiques: Mathématiques, Physiques, Sciences de la vie, Bouddhisme, Taoïsme, Gnosticisme et Rose-Croix … Président du Centre d’étude sur les Civilisations Anciennes et Traditionnelles Sur le plan Profane: Ancien fonctionnaire de l’Administration des Postes, Télécommunications et de l’Espace (Administration Centrale) Ancien Chef de Service au GIE Caisse des Dépôts et Consignations et de la Caisse d’épargne de l’écureuil Ex Président de l’Association l’Albatros (Service aux personnes handicapées) Mes axes de compétences: Les Systèmes d’Information, l’Organisation des Entreprises , le Télétravail

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SOURCE : http://gerardplaton.neowordpress.fr/2018/06/13/un-paysage-maconnique-un-ordre-un-reve-un-appel/

L’Arbre de Vie 30 décembre, 2018

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

L’Arbre de Vie

La Création de l’Univers  
 

Ain_Ain Sphi Keter

 

 

Au commencement était l’Ain, le néant, le vide Absolu. Puis vint l’Ain Soph, l’espace infini, sans limite. Et enfin l’Ain Soph Aur, la lumière infinie, qui emplit d’abord l’Ain Soph, puis se contracta, faisant naître la vie, essence même de la lumière : Kether.

Cette lumière illimitée se manifeste comme une étincelle, en haut de l’arbre de vie, au niveau de la première couronne que l’on appel Kether. A partir de Kether, la première manifestation de la lumière illimitée, l’étincelle va parcourir toute la structure de l’arbre de vie, de haut en bas, en passant successivement par les 10 Séphiroth qui représentent des émanations dégradées de la lumière.

 

L'Arbre de Vie dans Recherches & Reflexions

La lumière est née dans Ain Soph Aur (Lumière illimitée)

 

Le niveau le plus bas de l’arbre est représenté par Malkuth, correspondant à notre monde matériel.

La lumière adapte sa pureté ou sa fréquence, la dégradant au fur et à mesure qu’elle descend dans l’arbre de vie, afin que notre monde matériel puisse l’appréhender sans être aveuglé.

Chaque Séphirah représente une étape à comprendre et à intégrer pour être capable d’atteindre le niveau suivant, conduisant le disciple vers l’illumination, représenté par Kether.

La lumière descend jusqu’à nous, pour nous inviter à la comprendre et à la suivre, en remontant vers le sommet de l’arbre.

 
Les origines

L’arbre de vie Kabbalistique a été construit, pour l’essentiel, à partir d’un texte Hébreux très ancien ; Le Sépher Yetsirah, le livre Kabbalistique de la Formation, une sorte de traité de cosmologie qui représente la création de toutes choses par la permutation des lettres. On peut dire, sans trop se tromper, et pour simplifier (sachant qu’il existe une différence significative entre la tradition Juive officielle et l’Occidentale), que la tradition Kabbalistique puise ses sources dans l’arbre de vie, et donc par extension dans le Sépher Yetsirah.

Ceci dit, les enseignements contenus de cette Œuvre serait beaucoup plus anciens, renfermant des secrets d’une ancienne connaissance perdue depuis la nuit des temps. La tradition veut qu’Abraham soit le premier à avoir transmis ces précieux enseignements, et que la langue Hébraïque est été constituée à partir de la structure de cette connaissance. Abraham les aurait reçut de Melchisedeh, roi de Salem, grand prêtre du Très-Haut.

Ces connaissances ont certainement été véhiculées secrètement à travers les traditions égyptiennes, et protégé dans l’Arche d’alliance, par Moïse, puis transmis ensuite dans les rituels magiques du temple de Salomon. La Menora, le chandelier d’Or, est d’ailleurs la première représentation de cet Arbre de vie, ainsi que la structure du temple tout entier, qui a été perdu lors de sa destruction.

 

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Philosophie de l’Arbre de Vie

L’arbre de vie est un arbre de lumière. De la plus pure et rayonnante étincelle en son sommet, elle transmet son énergie éternelle en descendant progressivement jusqu’aux racines, éclairant au passage chaque sphères de conscience, et retenant à chaque niveaux un peu plus de sa puissance, jusqu’à ce que cette lumière divine devienne matière. Commence alors le voyage de l’illumination qui consiste à retransformer la matière en lumière pure, en réponse à la générosité et à l’humilité de la Source infinie.

Matrice de l’Arbre de Vie

Il existe dans l’Arbre de vie une structure, une matrice, qui ordonne et oriente les choses de la vie. En observant ou en méditant sur cet enchevêtrement de relations harmonieuses, l’arbre de vie se présente comme une clé, qui permet, à tous ceux qui savent l’utiliser avec sagesse, d’atteindre les objectifs les plus ambitieux.

Il semblerait que cette matrice renferme tous les secrets du déroulement de toutes choses, à tous les niveaux et dans tous les contextes, une sorte de matrice universelle. En appliquant toutes sortes de thèmes sur cette structure, on s’aperçoit que le système qui engendre l’évolution pas à pas du sujet étudié, est parfaitement synchrone avec la matrice, elle coule de source, comme une évidence, comme un puzzle où chaque pièce a une place unique.

D’ailleurs son aspect visuel, qui relève de la géométrie sacrée, est une des clés du mystère de sa conception et de sa magie. L’arbre de vie est inscrit dans la Fleur de vie, qui elle-même est engendrée par la Graine et l’Oeuf de vie.

 dans Recherches & Reflexions

l’Arbre dans la Fleur de Vie

 

Si l’on tente de mesurer par radiesthésie, le niveau vibratoire de cette fleur de vie, le pendule dépasse tous les indices. En fait il s’agit de l’infini non mesurable, de même que la Parole de Dieu dans Ses Révélations. J’ajoute que ce dessin bien placé dans une pièce (voir le Feng Shui) augmente énormément le niveau vibratoire de la pièce en rétablissant l’équilibre avec les forces telluriques plus ou moins fortes du lieu. De plus cela annihile tous les effets néfastes des ordinateurs et autres émetteurs d’ondes électromagnétiques. Il est donc recommandé pour un cabinet de travail thérapeutique, mais pas pour une chambre à coucher ou une pièce à vivre.

La « Fleur de Vie »  est un dessin géométrique qui représente toute la structure de l’Univers, le Cosmos et son ordre parfait. Elle contient dans ses proportions, tous les principes vibratoires et aspects géométriques de l’Univers (dont les solides de Platon) et l’Etoile tétraédrique (découlant de l’icosaèdre à 20 côtés) qu’on dit être la forme du véhicule de conscience appelé MER KA VA. On trouve cette Fleur de Vie visuellement sur certains murs d’un des temples d’Abydos en Égypte, mais aussi dans de nombreuses cultures à travers le monde.

Elle est constituée d’un cercle, par le centre duquel passent 6 autres cercles qui engendrent eux-mêmes d’autres cercles ; on se limite à 5 cercles dans le sens de la hauteur et à 5 dans les diagonales, le tout étant contenu dans un grand cercle. L’Arbre des Sephiroth, dont nous avons parlé, est une des figures logées dans ce schéma.

Si vous réalisez vous-mêmes ce dessin et que vous tentez de le projeter en 3 dimensions, vous y découvrirez les 5 corps platoniciens ou polyèdres réguliers, bases de tous nos systèmes de vie : le cube à partir du carré, le tétraèdre à partir du triangle équilatéral divisé en 3, un octaèdre à partir de l’hexagone qui comporte 8 faces de triangles équilatéraux identiques et enfin un dodécaèdre pentagonal qui comporte douze facettes pentagonales identiques, et enfin l’icosaèdre à 20 faces triangulaires équilatérales et 12 sommets.

La rotation du cube à l’intérieur d’un cercle sur un angle de 72°, crée la molécule d’ADN qui est la base même de la vie. Ce nombre de 72, lié au nombre d’or, se rapporte au treillis de la Conscience cosmique existant tout autour de notre globe terrestre. Pour en savoir plus, lire le livre de Drunvalo « L’ancien secret de la Fleur de Vie » aux éditions Ariane (prendre bien le temps d’intégrer le tome I avant de lire la suite).

 

(1) Le symbolisme du corps humain aux éditions Dangles et en poche chez Albin Michel. Voir aussi le reste de sa bibliographie, plus tournée vers l’évolution spirituelle, mais tout aussi passionnante.

(2) La simple visualisation de nos maux sur l’Arbre des Sephiroth ne suffit pas à nous guérir. Encore faut-il entamer un travail de fond avec le thérapeute adéquat qui saura débusquer au fond de notre inconscient la douleur primale qui a engendré nos blocages. Bien entendu il s’agit en premier d’un travail actif de la part du consultant auquel le thérapeute apporte sa collaboration. Chacun apportera alors sa technique comme par exemple, l’analyse trans-générationnelle et psychosomatique ou une certaine forme de kinésiologie. Nous verrons au chapitre de la pratique Psycho-Spagyrique, qu’en cours de séances, et selon les personnes, des mémoires s’ouvrent d’elles-mêmes (sans régression programmée) amenant ainsi ces personnes à prendre conscience ou les mettant sur la voie de leur choc émotionnel primal). C’est la surveillance de nos comportements et réactions qui nous disent si on est débarrassé ou non de nos « démons ». En effet, on peut facilement retomber dans nos travers compte tenu des mauvaises habitudes prises et ancrées en nous depuis de nombreuses années. Après, il faut souvent avoir recours, à certains auxiliaires médicaux qui travailleront aussi sur nos blocages nerveux, musculaires et articulaires. Le Christ guérisseur est en fait notre part spirituelle, l’énergie de vie qui VEUT notre redressement et notre positionnement d’Homme Conscient dans sa voie d’évolution. C’est le Médecin Fidèle de Paracelse.

 

Les Sephiroth de l’Arbre de Vie

L’arbre kabbalistique est un concept purement hébraïque sans équivalence dans d’autres religions, il réflète une très belle  réalité, celle de l’énergie émanant de la Source des Sources qui se dirige d’une sphère de dilution vers une autre jusqu’au royaume de la matière, soit la Terre et son Humanité.

Extrait du livre « Mystères de la Kabbale » de Marc-Alain Ouaknin : « Lorsque la lumière primordiale de l’infini descend dans le monde pour donner le souffle de vie à tous les mondes et à toutes les créatures, elle se déploie, se diffracte sous forme de dix lumières, qui contiennent chacune un aspect de la puissance de la lumière nécessaire à la possibilité du vivant … » Dix lumières brillants dans l’éternité, guidant les hommes vers leur ultime évolution ; l’illumination.

L’énergie provenant de DIEU (de la Source) arrive donc au sommet de l’Arbre et est diluée par la première Sphère. Cette énergie nourrit chacune des sphères ou Séphiroth. La première Sphère (Séphira) représente aussi l’énergie d’une Qualité Divine. La Kabbale nous enseigne que pour bénéficier des ces Qualités, nous devons recevoir et faire mûrir les « fruits » de cette arbre de vie, chaque sphère ou fruit étant un ensemble de symboles et de qualités que nous pouvons étudier selon un certain système de concordances.
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Dans l’Arbre Kabbalistique, il y a 10 Séphiroth :

De Kether procède une série des neuf autres émanations divines, les Sephiroth ou sphères de Dieu, réunis l’un à l’autre par “l’Eclair étincelant” qui descend de Kether.

Le mot Sephira (pluriel Sephiroth) désigne une « émanation numérique » et suggère l’idée qu’une chose est engendrée par autre chose en respectant un certain ordre depuis Kether, l’étincelle divine de la vie, pour arriver à Malkut, le monde matériel.

Les Sephiroth sont donc, dans l’ordre d’involution : Kether, Hokmah, Binah, Chesed, Geburah, Tipheret, Netzah, Hod, Yesod et Malkut.  Cet ordre est dit « d’involution » car il est celui dans lequel l’univers a été créé. (A noter que la Séphira DAATH n’est pas considéré car elle n’est pas porteuse d’une «Qualité Divine Manifestée» selon la Kabbale; elle n’est pas comptée non plus parmi les 10 et ne porte donc aucun numéro bien qu’elle soit toujours dessinée sur l’Arbre. Son énergie est importante mais subtile).

 

DAAT est une lumière dissimulée. Pourtant, cette sphère cachée fait partie des étapes indispensables à la création, et marque en quelques sortes un passage obligé entre notre monde et celui du divin.

L’ordre d’évolution, est ce lui que l’on devra emprunter afin de pouvoir renouer avec l’origine, l’étincelle de vie divine qui sommeille en chacun de nous.  Il est important de signaler que chacune de ces Sephiroth contient une parcelle de toutes les autres situées « en amont » et l’énergie nécessaire pour engendrer celles qui se trouvent « en aval ».

 

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Les kabbalistes présentent parfois l’Arbre sous forme de 10 cercles concentriques comme sur la figure ci-contre.

Si le cercle de plus petit diamètre est associé à Kéther, le déploiement de l’Arbre peut faire penser à l’action d’une pierre jetée dans un lac paisible. Plus l’observateur est éloigné de l’impact, plus il y a d’ondes (de voiles) entre le centre et lui.

Si, au contraire, le plus petit cercle est associé à Malkuth, le parcours vers Kéther correspond à une augmentation progressive de la sphère de conscience. Celle-ci, active dans des enclaves de moins en moins denses, devient de plus en plus libre.

 

En revenant sur le schéma de l’Arbre des Sephiroth…  

·  Au-dessus de Kether, il existe trois autres étapes appelées Aïn (qui veut dire rien, point d’en haut, mais aussi œil (2) Aïn Soph (sans fin, infini), Aïn Soph Aor (infinie lumière), trois aspects divins, non inscrits dans l’arbre, expriment l’Inconnaissable, l’Innommable qui cependant S’est fait connaître et S’est laissé nommer à travers les 10 Séphiroth. Toutes émanent de Kether, la première d’entre elles et se déploient jusqu’en Malkhuth, la dernière qui les reçoit avant qu’elles ne se re-contractent en Kether (Annick de Souzenelle, Le symbolisme du corps humain page 43 – Edition Dangles – livre conseillé qui existe en « poche »).

·  L’entraînement vers le Rien passe d’abord par le Daath (au moment du franchissement de la Porte des Dieux) qui est une « non sephira », porte d’entrée de la Ténèbre Sacrée (où se tient le Sphinx), pour accéder au Labyrinthe intérieur (voir la littérature de Toni Céron sur le passage du Sphinx à la Pyramide et la déambulation initiatique dans cette Pyramide – Édition Col de Feu à Orcier).

Daath est celle qui a disparu de l’Arbre lors de la grande involution et de la formation du psychisme humain. Dans l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal, l’humanité expérimente la dualité et Daath reste voilée. Cette Daath est le Royaume béni, la Coupe première, l’Épouse du Roi. Cette coupe est située au-dessus du soleil de Tiphereth, ce point si particulier à hauteur du sternum chez l’homme mais intérieur au milieu d’une sorte de Pyramide. Cette coupe existait bien avant la création de l’Arbre car elle est la lumière du Premier Jour, lumière émanent de l’Unique qui s’y contempla. Elle est son Épouse éternelle. C’est le principe féminin par excellence mais bien au-delà de la compréhension humaine de ce concept, uni de toute éternité à son Roi. Elle ne regarde que Lui, le Joyau au centre de Kether. Leur regard est la Source de la Lumière vivante qui coule dans les univers.

C’est pourquoi, plus tard, au centre du Rien qu’est Aïn on va trouver la Source de tout qu’est Ayin. C’est quand à partir de rien que l’Époux et l’Épouse voulurent créer les mondes, l’Arbre se déploya, Daath se transféra en Binah et devint Mère. Alors la Lumière (ou énergie) du Très-Haut peut descendre vers les humains à travers les différents filtres (Sephiroth). Dieu ne peut être contemplé en face faute d’être brûlé immédiatement (c’est pourquoi on appelle le Triangle supérieure la Petite Face). Seul celui qui est passé par l’abandon absolu (en donnant la bonne réponse au Sphinx), peut enfin contempler la Grande Face.

· Toute la kabbale est contenue dans Daath et avec elle toutes les connaissances qu’on n’a pas besoin de chercher ailleurs. Mais la Connaissance accessible aux hommes est jusqu’à présent bien fragmentée, et chacun entretient cette division en revendiquant la vérité de la branche qu’il a trouvée, la compare et l’oppose à son voisin sans comprendre la beauté de l’Arbre qui pourrait les réunir.

· Lorsque Daath se dévoile, c’est le Saint-Graal qui apparaît, la coupe enchantée que les chevaliers des temps modernes recherchent encore aujourd’hui. Celui qui arriverait au bout de sa quête et trouverait enfin la Coupe serait emporté avec elle dans les plans subtils, hors de la matière. Mais contrairement à ce que d’aucuns veulent faire accroire, ce n’est pas l’homme qui doit ascensionner, comme Jésus en son temps, mais la totalité de la matière du corps de l’humain et du corps de la terre. Le Graal n’emportera pas l’homme hors de la matière mais l’illuminera enfin. Il sera la Pierre philosophale qui révèlera le Royaume et couronnera la terre.

· Ce sera alors la réduction à néant de tout ce que nous représentons en tant qu’humain qui couronnera finalement le parcours sephirotique. Et encore….

· Après avoir fait un tant soit peu l’expérience du Rien, au cours de laquelle, on peut vraiment arriver à se sentir perdu, puisque nous faisons l’expérience de quelque chose qui est avant la Conscience, l’Absolu de Dieu qu’on ne peut ni nommer ni objectiver. En effet, qui ne le serait, s’il devait d’un seul coup revivre les premiers temps de la Création du monde, avant que le Créateur ne se soit manifesté en créant la Conscience. C’est l’état du chaos indifférencié où rien n’existe pas plus l’esprit que la matière et encore moins la conscience de soi.

·  Il ne faut pas oublier que lorsqu’on a rompu avec le Faux-Prophète (celui qui est induit par Lucifer), on n’a plus rien sur quoi s’appuyer si ce n’est sur Dieu par la Prière et donc sur sa véritable identité qui est divine. Dans cette expérience du Rien, du vide, qui est la Création avant la Création, on peut vraiment se croire perdu. Si l’on a ce sentiment c’est que tout n’a pas été réglé dans notre vie d’humain et qu’il reste quelques « oripeaux » accrochés aux diverses portes. Alors, pour se sortir de ce sentiment de perte de soi, on doit repartir vers la matière de Malkhuth pour recommencer un périple et repasser par toutes les expériences déjà vécues (ou mal vécues ou insuffisamment). C’est pour cela que la tradition alchimique parle de refaire plusieurs fois le périple (7×7). Il convient de reprendre, après tests, les textes sur les étapes séphirotiques à repasser.

·  Vous recommencez alors l’ascension en repassant par chacune des Sephiroth (ou celles spécifiées), mais que vous allez aborder cette fois-ci d’une manière beaucoup plus libre, car vous connaissez déjà le chemin. Vous allez mettre à profit ce dernier parcours pour commencer à construire votre champ missionnaire (celui qui vous est indiqué par l’archétype de votre Licorne, le Nœud Nord lunaire mais aussi l’hexagramme de conception en YI Jing).

· Toutefois, il peut arriver que le passage de certaines portes ayant été fait préalablement sans douleur (car hors conscience) se fasse maintenant dans la douleur de la prise de conscience, comme le passage de la Porte des Hommes qui pourrait déclencher une « belle » sciatique ou un pincement discal ou alors celle de Yesod que beaucoup oublie de vivre complètement ou ignore tout simplement considérant la chasteté comme une condition d’élévation. Lorsque la porte de Yesod est fermée, l’androgyne Tsaddé (voir « La Lettre chemin de vie « d’Annick de Souzenelle) ne peut pas rejoindre son Dieu. Or il ne faut pas oublier que l’Androgyne est la justice parfaite puisqu’elle équilibre les forces opposées et différentes. Le Père-Mère voulut que l’humain, l’Adam originel puisse connaître la félicité et la puissance créatrice de l’amour. Il divisa alors en deux ses polarités pour qu’elles puissent se contempler et échanger leur regard, à l’image de leur Père et de leur Mère, à la fois deux et un.

· C’est pourquoi dans Yesod on doit parfaire ce travail de séparation-réunion. Alors le 3ème œil (Ayin) pourra s’ouvrir au centre du front de chacun, représentant une conscience infinie.

·  C’est au cours de ce nouveau parcours, que vous pouvons être amenés à régler des problématiques secondaires (filaments de la problématique principale restés accrochés) ou bien de libérer quelques ancêtres (co-latéraux de votre filiation directe) qui ont besoin de vous pour continuer leur évolution.

· Chaque étape va donc être conscientisée beaucoup plus profondément et affiner peu à peu notre perception de tous les aspects de la vie et nous affirmer de plus en plus dans votre identité en devenir en rendant de plus en plus limpide la vision trine. L’Œil de Dieu est partout, rien ne lui échappe car rien n’est en dehors de Son Corps. Ne craignez pas ce Regard qui vous met à nu, mais au contraire appelez-le pour vous unir à Lui. C’est comme cela que vous pourrez franchir la Porte Unique qui vous attend sur votre chemin.

· Sachez utiliser le 3ème œil pour voir la réalité derrière les apparences, les faux messies, faux-être réalisés (en fait il n’y a pas plus d’être réalisé que d’êtres réincarnés) et autres envoyés de Lucifer, écarter le doute et enfin utiliser le pouvoir de votre Verbe.

·  Si vous n’en avez pas encore fait plus tôt, c’est le moment de participer à des séances de PMT (Pyramidal Memories Transmutation) afin d’éliminer les mémoires archaïques sur lesquelles vous avez travaillé au long de votre développement. Mais a priori, vous n’en avez plus besoin car vous avez fini vos tours de lemniscate (croix karmique de la Lune noire – voir explications dans le livre de Luc Bigé).

 

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Les relations principales de l’Arbre de Vie

Chaque lumière entretient des relations particulières avec certaines autres lumières, formant ainsi des groupes spécifiques, et permettent d’aboutir à des objectifs communs. Les sentiers entre les sphères lumineuses constituent les générateurs d’évolutions et de changement, et sont presque plus importantes que les sephirot elle-même.

Il en existe 22, et elles ont formés l’écriture Hébraïque.

Les 22 sentiers et les 10 sephirot forment les 32 voies de la sagesse.

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AZILOUT, monde de l’émanation

BRIAT, monde de la création

YETSIRAH, monde de la formation

ASSIAH, monde de l’action

Colonne Gauche, la justice

Colonne Centrale, l’harmonie

Colonne Droite, l’amour

Horizontale du Haut, les expériences

Horizontale du Milieu, les sentiments

Horizontale du Bas, les relations

Triangle KETHER-HOCKMAH-BINAH, l’équilibre des trois célestes

Triangle HOCKMAH-BINAH-DAAT, l’équilibre entre le rationnel et l’émotionnel

Triangle DAAT-HESED-GUEBURAH, l’accès aux connaissances secrètes

Triangle HESED-GUEBURAH-TIPHERETH, l’éthique du bien et du mal

Triangle TIPHERETH-NETSAH-HOD, la maîtrise des passions

Triangle NETSAH-HOD-YESOD, la fondation de la logique et des émotions

Relation YESOD-MALKUT, la transmission

 

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Les 3 Seuils

Si l’on considère l’Arbre comme un parcours initiatique décrivant divers états psychologiques, il est courant de placer sur le dessin de l’Arbre, trois seuils, trois prises de  conscience remarquables.

En partant de Malkuth, le premier fossé à franchir est appelé le Seuil.

Au-dessous de Tiphereth se trouve le Gouffre.

Enfin l’accès aux sephiroth Kether, Chokmah et Binah nécessite le franchissement de l’Abîme.

 

 

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Arbre des Séphiroth

 

Les quatre mondes

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Selon la Kabbale, l’Arbre peut être divisé en quatre Mondes,de la Lumière originelle (or qadoum) qui emplissait l’Infini (En Sof) de manière égale et sans différence de degré avant le tsimtsoum jaillit une lumière émanée (or nietsal) dans le vide laissé par la rétraction du tsimtsoum. De cette lumière émanée dérivent quatre mondes éternels cachés (Olamim).
•le monde de l’Emanation ou du Divin, le « olam ha-Atziluth« ,
•le monde de la Création, le olam haBriah,
•le monde de la Formation, le olam haYetzirah,
•et le monde de l’Action, le olam haAssiah

Le premier monde contient seulement Kether. Il est appelé Monde des Emanations ou encore Monde des Archétypes »Atziluth »). C’est le lieu du tout indivisible, de l’ensemble des potentialités, la racine des mondes.

Le deuxième monde comprend Chokmah et Binah. Il est appelé Monde de la Création (« Briah »). C’est le lieu de la première scission, de la complémentarité, des outils primordiaux.

Le troisième monde regroupe six sephiroth : Chesed, Geburah, Tiphereth, Netza’h, Hod et Yesod. Il est appelé Monde de la Formation (« Yetzirah »). C’est le lieu de la construction, du modelage, de l’architecte et du terrassier.

Le quatrième monde contient uniquement Malkuth. Il est appelé Monde de la Matière (« Assiah »). C’est le lieu où les éléments prennent forme, s’élèvent, résistent et se dégradent.

 

- Le monde de l’Emanation ou du Divin, le « olam ha-Atziluth « , monde de l’intuition et des archétypes. Ce monde donna naissance aux trois autres mondes qui contiennent chacun une répétition des Sephiroth, mais dans une échelle dégressive de luminosité.

- Le monde de la Création, le olam haBeryah, monde mental de la création. C’est l’émanation directe d’Atziluth où les Sephiroth y sont reflétées et y sont donc plus limitées bien qu’étant de la plus pure nature et sans adjonction de matière.

- Le monde de la Formation, le olam haYetzirah, monde astral de la formation. C’est le monde angélique où ces intelligences et êtres incorporels résident drapés dans un habit de lumière et qui prennent forme pour apparaître aux hommes.

- Le monde de l’Action monde de l’Action, le olam haAsiah, monde physique et concret de l’action. C’est le monde de la matière constitué des éléments les plus grossiers du précédant arbre. C’est aussi le domicile des esprits démoniaques nommés « coques » par la Qabalah. Les démons sont répartis en dix classes…

 

Les Démons sont les plus grossières et les plus déficientes de toutes les formes. Leur dix degrés correspondent à la décade Sephirothique, mais dans un degré inverse, ainsi, les ténèbres et l’impureté augmentent avec la descente de chaque degré. Les deux premiers ne sont rien qu’absence de forme visible et d’organisation. Le troisième est le domicile des ténèbres. Les sept Enfers suivants représentent les vices humains incarnés, où sont torturés ceux qui se sont adonnés à ces vices durant leur existence terrestre. Leur prince est Samael, l’ange du poison et de la mort. Sa femme est la Prostituée, Isheth Zenunim ; et unis, ils sont appelés Bête, CHIVA. Ainsi est complétée la trinité infernale qui est, pour ainsi dire, l’avers et la caricature de la Supernelle. Samaël est considéré identique à Satan.

L’essence de la Divinité se manifeste d’abord dans le Monde Atziluthique en se concentrant dans les Sephiroth, et les réflexions de ces dernières sont produites successivement dans chacun des quatre plans, avec une diminution graduelle de l’éclat et de la pureté, jusqu’à ce que le monde matériel soit atteint. Quelques auteurs nomment ces quatre plans les Mondes Intellectuel, Moral, Sensuel et Matériel.

Ces 4 Mondes, parfois appelés Plans, sont autant de dimensions subtiles de la Réalité de l’Univers que des étapes dans le processus selon lequel l’Esprit se densifie petit à petit sous forme de Matière.L’essence divine du Triple Voile de l’Ineffable / Inconnaissable dans la Kabbale (appelés Aïn Soph Aur, Aïn Soph et Aïn) se manifeste par le biais de la Sephirah Kether jusqu’à la Sephirah Malkuth, du plan le plus supérieur au plan le plus inférieur.

Il y a quatre noms secrets qui se réfèrent aux quatre mondes d’Atziluth, de Briah, de Yetzirah et d’Assiah ; et enfin, le Tétragrammaton est censé s’écrire d’une certaine manière dans chacun de ces mondes.

Le nom secret d’Atziluth est OB, celui de Briah est SEG, celui de Yetzirah est MAH, et celui d’Assiah est BEN. Ces noms opèrent ensemble avec les Sephiroth au travers des « 231 portes, » ainsi que les combinaison de l’alphabet sont appelées, mais prendrait trop de place ici que d’entrer trop profondément dans ce sujet.

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Aziluth ou la Grande Triade

C’est le 1er sous-ensemble qui comprend 3 Séphiroth Kether – Hochmah – Binah

On l’appelle Aziluth et c’est le monde de l’émanation et de l’union, le monde des archétypes, le monde de la volonté première où s’élabore l’intention de créer, émotion spirituelle.

Quand la lumière de l’infini entre dans l’espace vide qui résulte du tsimtsoum

C’est le premier monde qui se constitue

Pas encore tout à fait matière, mais plus seulement lumière, il est à la tangence des deux.

Il représente le monde le plus élevé de l’esprit, là ou l’homme peut entrer en contact avec le en sof

C’est le monde de la spiritualité qui englobe à la fois actions, sentiments, et pensées mais tous orientés vers un but d’élévation spirituelle et dans une volonté de contact avec la lumière de l’infini.

Pour exemple: Aziluth c’est l’intention de construire un bâtiment. Ce bâtiment n’a encore aucune existence, même pas sur papier. Pour bien comprendre la nature d’Aziluth, il est nécessaire de se souvenir de la dualité de Kether qui est en relation avec le plan le plus bas du « Ciel » au dessus d’elle: la triplicité Aïn Soph Aur – Aïn Soph – Aïn, et le sommet de l’Arbre. Kether est une porte entre 2 mondes. Kether c’est un peu notre tête , le poste de commande du corps. En Kether la pensée est unique et de cette pensée en émanent 2 autres contradictoires. Une thèse et une antithèse (la synthèse se fera en Daath). En Hochmah et Binah, Kether se dédouble, c’est pourquoi le Triangle d’Aziluth est pointé en haut.

 

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Briah

C’est le second monde qui est constitué du Triangle: Hesed – Gueburah – Tiphereth.

C’est le monde de la création, où la possibilité de créer devient effective. C’est le lieu de la première scission, de la complémentarité, des outils primordiaux.

C’est un monde de puresprit, ce qui ne signifie pas une  essence exclusivement intellectuelle ;

Ce monde représente davantage a capacité d’appréhender l’essence  authentique et intime des  choses. C’est l’esprit dans sa capacité  créatrice autant que dans sa faculté de concevoir et d’intégrer la connaissance.

C’est le point central où le flux qui s’élève des mondes inférieurs rencontre celui qui descend des centres supérieurs et où une sorte  de relation peut s’établir entre eux.

Pour reprendre notre exemple d’édification d’un bâtiment: le futur propriétaire en a eu l’idée en Kether et il a pesé le pour et le contre en Hochmah et Binah. Il a résolu de le faire en Daath. Il va voir l’architecte, il discute de son projet avec lui et tous deux tombent d’accord. Le bâtiment n’existe toujours pas , pas même sur papier. Mais ,il y a eu une première action. De l’intention, nous en sommes passé à un contrat de réalisation. Ce Triangle est pointé en bas, car Hesed et Gueburah fusionnent en Tiphereth. Tiphereth est l’accord de l’échange entre le propriétaire et l’architecte, représenté par la dualité Hesed – Gueburah.

Les créatures qui y vivent, si elles sont moins puissantes que celles d’Atziluth, n’en restent pas moins dotées d’un grand pouvoir, et on les appelle généralement les Archanges.

Briah est le monde de l’esprit, de l’élévation intellectuelle, et la couleur qu’on lui associe est le bleu du ciel. On met également parfois Briah en correspondance avec l’élément Air, l’air de l’élévation spirituelle, et donc dans le tarot avec l’Arcane Mineur de l’Epée.

 

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Yetzirah

C’est le 3ème monde, composé de:
Netzah – Hod – Yesod

Yetzirah est le monde de la formation. C’est un plan psychique où les formes s’élaborent.

C’est un monde dont les diverses émotions que l’on peut éprouver constituent la principale substance, les sentiments.

Les existences vivantes que l’on y trouve sont soit des manifestations conscientes d’élans particuliers, destinés à agir ou réagir, soit  les manifestations de l’énergie nécessaire pour satisfaire, au travers d’une stimulation, telle inclination ou telle inspiration.

C’est le lieu de la construction, du modelage, de l’architecte et du terrassier.
L’architecte fait des calculs, choisit les matériaux en fonction de leurs prix, de leurs résistances et tout aboutit à un plan.
Puisqu’il y a aboutissement, Yetzirah sera également un Triangle pointé vers le bas.
Le bâtiment n’existe pas encore sur le terrain. Mais il est prévu sur le papier jusque dans ses moindres détails.

Yetzirah évoque la formation du monde, l’ultime étape avant la formation de la Terre, et donc chaque Sephirah est associée, en Yetzirah, à une planète de notre univers, la Terre étant bien sûr postérieure aux autres corps célestes et correspondant donc à Malkut. Yetzirah est le monde de l’émotion, de la psyché, intermédiaire entre le Ciel et la Terre. La couleur qui lui est associée est donc le violet, union du bleu de Briah et du rouge d’Assiah. On met également parfois Yetzirah en correspondance avec l’élément Eau, l’eau de la source, qui nourrit le monde et qui coule des sphères supérieures, et donc dans le tarot avec l’Arcane Mineur de la Coupe.

 

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Assiah

C’est le 4ème monde qui est le monde de l’action, de la fabrication. C’est le plan matériel, les faits et phénomènes, l’existence. C’est le lieu où les éléments prennent forme, s’élèvent, résistent et se dégradent.
Il est constitué d’une seule Séphire Malkuth.
L’architecte a passé le relais aux artisants et à différents corps de métier qui suivront ses plans. Le bâtiment s’élève et s’achève.

Sa couleur associée est le rouge, le rouge du sang, le rouge de la terre. On met également parfois Assiah en correspondance avec l’élément Terre, la terre de notre planète et de notre monde matériel, et donc dans le tarot avec l’Arcane Mineur du Denier.

C’est  le  monde  ou  nous  vivons qui  comprend  à  la  fois notre  expérience  sensorielle  et  extrasensorielle

Ce  monde  à  deux  dimensions :

Sa  partie  inférieure, appelée monde des  actes matériels est constituée par le monde  physique, ou  prédominent les lois naturelles et en  particulier le principe de causalité.

Sa partie supérieure est  le  « monde  de  l’action  spirituelle « 

Chaque aspect de l’existence humaine est constituée à la fois de matière et  ’esprit

La pensée appartient au monde de l’action.

 

Certains kabbalistes font le regroupement suivant : Kether pour Atziluth ; Hokmah et Binah pour Briah ; Chesed, Geburah, Tipheret, Netzah, Hod et Yesod pour Yetzirah et Malkut pour Assiah. Cette façon de regrouper les Sephiroth n’est ni meilleure ni pire que celle présentée ici, car il faut bien se rendre compte que les limites ne sont pas rigides. L’important est de se souvenir de cette idée : Atziluth, le monde de l’émanation, a engendré Briah, le monde de la création, par une rupture (que cette rupture soit la rupture de Daath ou bien la division de Kether en deux principes masculin et féminin). Briah a pu ensuite donner naissance à Yetzirah, un monde où pourrait être formé Malkut, la seule Sephirah d’Assiah, le monde matériel. Par ailleurs, comme on le verra plus tard, seules les six Sephiroth de Chesed à Yesod ont des correspondances planétaires bien établies. Cela justifie ce regroupement original, qui place dans Yetzirah, le monde des correspondances planétaires, les six Sephiroth en question.  

 

Sagesse, Intelligence et Savoir

Hochma, Binah, Daath

La forme selon laquelle ces trois sefirots sont organisées est un segol, voyelle qui se prononce é.

Le segol est constitué de trois points qui forment un triangle équilatéral avec la base en haut . C’est le  symbole de l’équilibre et de l’harmonie.

La Binah est la capacité de déduire une chose de l’autre ou de l’induire.

La Hochma est la dimension d’écoute et d’ouverture, refus du dogmatisme. Elle ouvre au lieu de fermer, interroge au lieu de prouver, questionne au  lieu de vouloir posséder une réponse. C’est la force  du  quoi ?

Le Daath n’est pas le savoir positif et statique  mais le ressenti, ce que l’on nomme aujourd’hui, l’intelligence émotionnelle, résultant d’une  expérience existentielle.

Dans le langage de la kabbale, Hochma est appelée aba ( père ) et Binah est appelée ima ( mère ). Bina hest le langage logique, Hochma le langage poétique.

Hohma, Binah et Daath sont trois modalités différentes d’aborder le monde : poétique, logique et émotionnelle.

 

L’asymétrie cérébrale: les fonctions du cerveau

Les informations traitées de manière verbale, le sont par le cerveau gauche, celles traitées de manière visuelle, le sont par le cervea  droit.

La  musique est spécialement traitée, mémorisée, et comprise par le cerveau droit. Le rythme et la mesure sont perçus par le cerveau gauche, la mélodie, le ton et le timbre par le cerveau droit.

Le cerveau gauche est analytique et logique. C’est celui de la Binah, l’intelligence.

Le cerveau droit  perçoit  et comprend les émotions, les relations visuelles, spatiale, traite les informations de façon globale, synthétique. Il a  une connaissance plus intuitive qu’ nalytique. C’est celui de la Hochma

 

Hessed, Din et Tiferet

Ces trois séfirot offrent aussi une réflexion éthique sur la question du bien et du mal, et sur celle plus générale des structures ouvertes ou  fermées.

 

Pour la kabbale :

Est  »mal », ce qui consiste à refuser la réalité d’un monde imparfait, c.a.d. la possibilité même du processus de perfectionnement et de la liberté  qui le met en œuvre.

Par opposition le bien est donc d’accepter la réalité de ce monde imparfait et de mettre en œuvre la liberté que nous avons de  le faire  progresser vers la perfection.

Le mal dans notre monde réside dans tout ce qui diminue le rythme du perfectionnement et du développement, tant dans la nature et la matière, que dans le domaine de l’esprit .

Tout ce qui fige et affaiblit la libre volonté , par des habitudes, des répétions mécaniques, des inhibitions spirituelles et une passivité de  l’intelligence, est une porte ouverte sur le domain du mal.

 

La dialectique du parfait et de l’imparfait

Dans le talmud de Babylone, manque le premier feuillet de chaque traité, c.a.d. que tous les traités commencent à la page 2. Il explique cela en  disant :

C’est pour signifier à l’homme d’étude que quel que soit le nombre de pages qu’il aura lues, il ne doit jamais perdre de vue qu’il n’est point encore  parvenu à la première  page.

Le bien pour l’homme réside dans le décalage entre la perfection de Dieu et la transgression de cette perfection par la création du monde. Cette  création est un rupture dans l’immanence de la perfection.

Toute création est moins parfaite que la Source de toute perfection.

La réalité imparfaite du monde en dehors de Dieu, s’oppose logiquement à sa perfection. Mais pour l’homme, c’est cette imperfection qui devient son entrée dans la perfection au sens de la formule kabbaliste d’André  Neher :

 » La perfection de l’homme, c’est sa perfectibilité  » ….

 

La kabbale et l’art

L’art est la perfection des formes inexactes. Celles ci ne sont pas équilibrées en elles mêmes, à la différence des formes mathématiques, dont la  structure exprime la constance d’une loi.

L’œuvre d’art n’est pas une forme dans une matière, elle est ce qui traverse la matière de part en part, en lui offrant son rythme et son énergie.

 

Le cercle et la droite : Nécessité et Liberté 

Pour dire ces deux états que sont le parfait et l’imparfait, la kabbale de Louria propose le images du cercle et de la droite.

Le cercle symbolise la nécessité enclose à l’intérieure de ses lois, la fermeture qui interdit tout progrès de la liberté.

La  ligne droite qui se prolonge sans limitation aucune, symbolise la liberté ou l’essence de la réalité en développement .

La kabbale utilise deux termes clefs pour définir la situation fermée du cercle et l’ouverture du mouvement infini de la droite le Din et le Hessed.

 

Le Din ou la nécessité de structuration des formes

Le Din c’est ce qui permet essentiellement l’organisation des choses, physiques, organiques, sociales. C’est la rigueur et la justice. C’est  l’organisation contre l’anarchie

Les lois du Din sont nécessaires, car, sans elle il n’y aurait aucun point de repère et aucune forme possible.

Le Din est une configuration close. Il rend possible le vivant, car il donne forme aux choses .

Cependant le Din absolu qui ne contient pas l’ouverture que lui offrira le Hessed est un mouvement qui se retranche du lieu de la création et de la vie.

 

Le Hessed ou la Liberté réatrice

Le Hessed se rencontre dans tous les gestes qui disent le don et l’amour. Mouvement à l’extérieur de soi pour l’autre. Le Hessed c’est le geste de bonté concret pour l’autre homme. C’est aussi le désir insatiable d’infini.

Dans la dimension du Hessed l’homme ne tend pas seulement à mieux être ou à plus être, il désire avant tout être autre

Le Hessed est animé par la volonté dynamique d’être qui cherche à dépasser la pure nécessité de la physique des lois du monde pour atteindre une  métaphysique de la lumière et de la liberté créatrice.

 

Le Tiferet ou l’Harmonie

Dans la réalité, il est rare de rencontrer le Din et le Hessed à l’état absolu.

La rencontre équilibrée de ces deux états est l’harmonie du Din et du Hessed appelée Tiferet.

Dans toute réalité finie, il faut distinguer ce qui relève de la nécessité Din et ce qui relève de la volonté (Hessed) .

Toute réalité (sauf celle de Dieu) est finie. Et donc tout ce qui existe en ce monde,  a un fondement de nécessité (Din) et un fondement  de liberté (Hessed).

Tiferet est l’équilibre entre le clos (Din) et l’ouvert (Hessed)

 

Netsah et Hod

Maitrise et beauté, politique et esthétique

Netsah et Hod forment un diptyque dont l’image est celle de la voyelle tséré.

 

La politique, l’économie, la morale

Netsah en hébreu c’est la  »victoire » dans le sens de la maîtris sur quelque chose. C’est aussi  l’éternité .

L’homme de la  kabbale, ne peut se contenter d’être un contemplatif, il doit aussi s’investi dans les réalités concrètes de ce monde, donc dans l’organisation de la cité.

C’est la  nécessité du politique, de l’économie et de la maîtrise des passions.

 

Hod: esthétique et éthique

Le kabbaliste est par essence un artiste. Pour que le monde soi en harmonie, il ne suffit pas de satisfaire les besoins vitaux mais il faut y ajouter une dimension fondamentale, l’esthétique

 

Keter insiste sur la dimension du tempos présent sans pour autant nier les autres dimensions du temps.

Pour la kabbale les trois temps doivent être assumés  pleinement,  c’est le sens même du tétragramme qui signifie passé, présent et futur.

Est vieux celui qui a perdu l’espérance  .

La sefira de Hod c’est ne jamais désespérer, se dire que demain sera toujours possible, même si demain ne verra pas le  our.

Espérance pour rendre possible la naissance et la renaissance è un  seul  mot en  hébreu tiqva .

 

Yessod et Malkhout

Fondement et Royauté

Recevoir, transmettre, donner

Les deux dernières sefirot sont organisées comme  un diptyque et  dessinent la  voyelle  e  scheva

C’est une miniature du schéma fondamentale de la kabbale. C’est le donner et le recevoir en même temps que le masculin et le féminin

 

Yessod donne et Malkhot reçoit

Yessod et Malkhout c’est l’homme et la femme, l’homme et son prochain, les parents et les enfants,  le maitre et les disciples…..

La kabbale est une réception , un art de savoi recevoir la lumière de l’infini. C’est aussi un art de savoir donner. Le don et la réception son  totalement liés dans la kabbale.

 

 

Correspondances

Figura3

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Venons-en maintenant à un deuxième regroupement que l’on peut effectuer. Si l’on reprend l’histoire de la création de l’univers, on se rend compte que certaines Sephiroth sont regroupées par couples. Ainsi on peut noter la présence du couple Hokmah-Binah, qui a engendré le couple Chesed-Geburah, et enfin le couple Netzah-Hod, issu de Tipheret. Et à chaque fois, dans chaque couple, on pourra noter la présence d’un principe masculin, positif, porteur de la semence, du principe actif, et la présence d’un principe féminin, qui permet de concrétiser passivement cette semence, détruisant par là-même la raison d’être du couple. Les Sephiroth sont ainsi classées en d’une part celles qui sont associées au principe masculin, d’autre part celles qui sont associées au principe féminin.

 

Arbre des Séphiroth

 

Nous discernons 3 colonnes verticales ; ce sont les piliers de la SAGESSE.

1. A gauche le pilier de la RIGUEUR, dominé par la LUNE, représente notre colonne du Nord, il part de BINAH et descend sur HOD, qui est représentée par le 2ième Surveillant.

2. A droite, le pilier de la MISERICORDE dominé par le soleil, part de HOCHMAH et descend sur NETZAH qui est représenté par le 1er Surveillant, c’est lui qui reçoit l’impulsion du Vénérable Maître et la transmet au 2ième surveillant.

• Vision détaillée de la descente du Pouvoir Divin

Conventionnellement le pilier de la MISERICORDE placé sur le Soleil est Mâle ; de la même manière le pilier de la RIGUEUR placé sous la LUNE est féminin Logiquement le pilier de l’EQUILIBRE est androgyne. Il est placé sous le DELTA LUMINEUX, c’est d’ici que partira l’ECLAIR scintillant impulsé par le Vénérable Maître. Cet éclair représente la LUMIERE qui passant d’un pilier à l’autre se charge de la PAROLE annoncée par le PROLOGUE DE JEAN. Nous sommes dans la doctrine du VERBE-LUMIERE et venons de vivre une fois de plus la recréation de l’Univers ; la mémoire des choses est l’assise de la Tradition.

 

Les trois piliers de la Sagesse

Enfin, un troisième groupe rassemble les Sephiroth qui, à l’équilibre entre les deux, ne font pas partie d’un tel couple. Ces trois groupes sont appelés les piliers ou colonnes, en référence aux piliers du temple de Salomon :

La colonne de gauche est appelée DIN soit la Justice et celle de droite HESED l’Amour. La colonne centrale est l’Harmonie nommée TIPHERETH,
découlant ou réunissant les deux autres.

Le pilier de la miséricorde, placé à droite, est appelé Yachin. Il comporte les Sephiroth porteuses de semence, de l’aspect masculin, positif de la création, à savoir Hokmah, Chesed et Netzah. Il est associé au yang asiatique, à tout ce qui insuffle la vie et pousse à son développement. Marqué de la lettre hébraïque Yod (la première du mot Yachin), il est souvent représenté comme une colonne de couleur blanche. On l’appelle aussi parfois pilier de la Force, par opposition à la Forme, en tant que Force créative

En loga maçonnique : droite, le pilier de la MISERICORDE dominé par le soleil, part de HOCHMAH et descend sur NETZAH qui est représenté par le 1er Surveillant, c’est lui qui reçoit l’impulsion du Vénérable Maître et la transmet au 2ième surveillant.

Conventionnellement le pilier de la MISERICORDE placé sur le Soleil est Mâle ; de la même manière le pilier de la RIGUEUR placé sous la LUNE est féminin . Logiquement le pilier de l’EQUILIBRE est androgyne. Il est placé sous le DELTA LUMINEUX, c’est d’ici que partira l’ECLAIR scintillant impulsé par le Vénérable Maître. Cet éclair représente la LUMIERE qui passant d’un pilier à l’autre se charge de la PAROLE annoncée par le PROLOGUE DE JEAN. Nous sommes dans la doctrine du VERBE-LUMIERE et venons de vivre une fois de plus la recréation de l’Univers ; la mémoire des choses est l’assise de la Tradition.

 

Le pilier de la rigueur, placé à gauche, est appelé Boaz. Il comporte les Sephiroth réceptacles de la semence, les Sephiroth teintées de l’aspect féminin, négatif de la création, en ce sens qu’elles tendent à restreindre cette création : Binah, Geburah et Hod. Il est associé au yin asiatique, à tout ce qui contient, résorbe et confine la vie afin de mieux la contrôler. Marqué de la lettre hébraïque Beth (la première du mot Boaz), il est souvent représenté comme une colonne de couleur noire. On l’appelle aussi parfois pilier de la sévérité, ou même pilier de la Forme, par opposition à la Force, en tant que Forme du moule dans lequel vient s’inscire la Force de Yachin.

Loge maçonnique : A gauche le pilier de la RIGUEUR, dominé par la LUNE, représente notre colonne du Nord, il part de BINAH et descend sur HOD, qui est représentée par le 2ième Surveillant.

 

Le pilier de l’équilibre, le pilier central, est celui auquel le kabbaliste doit tendre in fine. Ce pilier comporte les Sephiroth qui se trouvent marquées d’une union équilibrée entre les deux principes, à savoir Malkut, notre monde, Yesod, la porte vers les sphères plus hautes, Tipheret, l’enfant divin de Chesed et Geburah, et enfin Kether, la Sephirah de l’illumination, parfait équilibre entre ces deux principes qu’elle a elle-même engendrés. L’Arbre de Vie présente donc une structure géomètrique où ces regroupements peuvent être visibles. Quatre cercles, représentant les quatre Olanim, s’intersectent les uns avec les autres, tout en restant centrés sur un axe vertical, entouré de deux autres axes, ces trois segments représentant les trois piliers.

Dominé en loge maçonnique par le DELTA LUMINEUX, représente la ligne de VOLONTE DIVINE appelé KAV dans la Cabbale. Ce pilier part de KETHER (le CREATEUR) passe par THIPHERETH, Sephirah qui représente le Messie phare de l’Humanité et descend jusqu’à MALKUTH (le Royaume) qui représente l’INITIE potentiel au fond de chaque être humain, la ligne KAV descend jusque dans l’INFRA-HUMAIN (prouvant ainsi que chaque humain est secourable) et va jusqu’à KLIPOTH la Sephirah satanique. Le Vénérable Maître qui envoie la pulsion créatrice représente KETHER et le couvreur représente MALKUTH.

 

La présence sur les 4 figures proposées de l’Arbre, d’une mystérieuse SEPHIRAH (en pointillés) appelée DAATH n’aura pas échappé à votre vigilance. DAATH est située sur le pilier central, celui de l’EQUILIBRE sous la grande TRIADE sommitale entre la VOLONTE CREATRICE et la CREATION. DAATH représente cette Espérance que nous avons que l’évolution à un sens, qu’elle conduit à un aboutissement. DAATH est l’INTUITION, le sixième sens ajouté à nos cinq sens biologiques. Cette intuition est le reflet de KETHER dans MALKUTH, elle est le moteur de notre évolution vers plus de conscience

 

Le travail avec l’Office du Christ

Ce travail de co-création, sous la Lumière d’Aïn Soph Aor – se réalisera en coopération avec une triade se situant au-delà du triangle supérieur de l’Arbre mais en rapport subtil avec les trois dernières Sephiroth : c’est l’Office du Christ.

-  dans la colonne de la Justice et de la Force, nous collaborerons avec Melchitsedech et son Ordre de Prêtres-Rois de paix, celui qui bénit et désigne les guides terrestres ; les énergies des 10 Sephiroth par lesquelles nous sommes passés, sont sensées être intégrées. Melchitsedech nous donne alors la capacité d’ouvrir le pouvoir sephirotique directement d’en bas (dans l’humanité), afin que la nature créatrice de la Hiérarchie et la nature créatrice de l’homme puissent participer au même Arbre de Vie. En contrepartie, des « sacrifices » doivent être offerts, comme Abraham a donné jadis à Melchitsedech la dîme de ses biens (aujourd’hui le rite est celui de la Mémoire du Sacrifice tel que défini dans la R.d’A. (veillée 8 etc.). En quelque sorte, nous sommes adoubés par Melchitsedech pour parler des Lois divines au peuple, nous sacrifiant ainsi à la Flamme de l’Esprit en engendrant les Formes-pensées du Père.

-  dans la colonne de la Sagesse, nous rencontrerons Michaël, le Chef des Armées divines, capable de maîtriser l’adversaire Satanaël et ses alliés. En effet, c’est lui qui a su protéger les expérimentations de la Voie Infinie qui furent menacées lorsque les Cieux inférieurs et intermédiaires furent séparés par la rébellion angélique et hiérarchique. Il a, en outre, renégocié leurs pouvoirs. Ce sont ces hiérarchies déchues (encore en force, malgré tout) qui empêchent l’évolution spirituelle de notre planète en inspirant et en donnant des pouvoirs aux capitaines d’industrie et de la finance, aux chefs de partis politiques, aux mandarins scientifiques et médicaux, aux chefs religieux non adoubés par Melchitsedech. Pour casser leurs pouvoirs et libérer « les captifs », Michaël a établi un haut Commandement avec les Pères des Constellations et les Conseils de Lumière afin que le DAAT puisse s’accélérer (les humains qui ont réussi à franchir la Porte des Dieux, doivent savoir qu’ils le doivent en grande partie à ce travail michaëlique et aussi le fait qu’ils ont été choisi par Melchitsedech) et que les justes de toutes les nations puissent alors trouver la voie du retour dans le partenariat avec cette expression michaëlique de la Déité qui a la capacité de maîtriser les forces contraires.

-  dans la colonne du Milieu, celle de la Royauté, Metatron, le Porte Parole direct du UN (il est le marche pieds de Dieu) : c’est l’Initiateur à la lumière, pour pouvoir accéder à AÏN SOPH AOR, le jour où…

A ces niveaux subtils, ce n’est plus nous qui décidons de quoi que ce soit ; nous nous devons de continuer à appliquer les activités déjà mises en route, en rapport avec notre programme : nous pouvons alors subir une régénération de notre corps physique afin d’entreprendre une nouvelle action terrestre, ou alors, continuer nos activités malgré le vieillissement qui nous amènera, un jour, à disparaître (ascension ou mort physique) pour aller accomplir une autre mission ailleurs selon le bon vouloir des hiérarchies célestes, ou nous refondre tout simplement dans le UN.

 

1. Aspect psycho-spirituel

C’est surtout sous cet aspect qu’on peut le rattacher à l’Arbre de Vie structurant. A ce stade, il est un guide, car il pose des jalons sur notre chemin évolutif, en permettant de nous repérer quant aux étapes de travail sur soi. Pour « revenir à l’Image et Ressemblance de Dieu », l’humain à travers l’Arbre va intégrer devoir intégrer les divers attributs de Dieu, ceux qui avait été confiés à Adam.

La Lumière divine recueillie dans ses 10 réceptacles (sephiroth qui deviennent alors des roues d’énergie) est organisée selon un ordre irréprochable pour réaliser la vie sur terre.

Aujourd’hui, nous découvrons que le dessin de l’Arbre est contenu dans la Fleur de Vie, ce qui traduit une belle vision des kabbalistes du 16 ème siècle et notamment de Rabbi Issac Louria qui semble être à l’origine de la première représentation de l’Arbre sous la forme que l’on connaît, et notamment en la faisant superposer avec le corps humain (même si certains pensent que les principes de la Kabbale remonteraient à l’origine de notre civilisation à Sumer : pourquoi pas ? En tout cas, les Égyptiens anciens en avaient la connaissance).

Et comme nos étapes d’évolution sont intimement liées aux dérèglements psycho-organiques (et vice-versa), nous pouvons ainsi, dans l’autre sens, relier nos décalages de santé à nos blocages d’évolution, c’est-à-dire aux endroits en nous où l’énergie de Dieu ne pénètre pas.

Toute évolution spirituelle reste bloquée, tant que le problème soulevé ou désigné de la sorte n’est pas réglé et que la prise de Conscience des comportements erronés n’est pas venue.

 

Amour, Rigueur, Harmonie

Cet Arbre repose sur 3 colonnes qui permettent l’harmonie et l’équilibre du monde : la responsabilité réside bien sûr dans les hommes qui voudront ou non mettre en application la philosophie qui s’en dégage.

La colonne de gauche est appelée DIN soit la Justice et celle de droite HESED l’Amour. La colonne centrale est l’Harmonie nommée TIPHERETH, découlant ou réunissant les deux autres.

Le mot « Amour » de la colonne de droite relève sans doute d’une traduction juste dans un contexte général, mais certainement pas dans celui où nous l’entendons couramment dans notre société. En effet, sur un plan ontologique, « Hesed (1ère sephira de la colonne de droite) est une force d’expansion et d’extension qui se laisse aller à sa nature, de manière large, généreuse et spontanée. C’est la force qui va, la force de l’être qui n’est que ce qu’il est et qui travaille par identification, par union, communion, proximité, intimité et ressemblance. C’est la totalité. » (Armand Abecassis, Les temps du partage). Le Hesed est donc l’énergie incorporée par celui qui recherche son Dieu (dans son image première) et pour ce faire il est obligé de se désorganiser (casser ses structures premières) au maximum pour rejoindre « l’Etalé sur l’univers » (Dieu dans la Révélation d’Arès) en se donnant (en physique : entropie=désorganisation), et qui peut prendre toutes les formes de manière indifférenciée (en psychologie cela représente tous les lâchers-prises que l’on est obligé de faire en abandonnant toutes nos croyances et actes de vie erronés, grâce aux outils de discernement qui nous fait comprendre les vraies facettes de l’amour et permet ainsi de franchir la Porte des Dieux – sortie de l’Œuvre au Blanc). On pourrait, d’une certaine manière le comparer au dernier hexagramme du Yi-Jing n°64 « Avant l’accomplissement », ou tout est à faire maintenant que toutes les énergies ont été nommées. Et comment faire autrement que par l’Amour, qui est l’agent de créativité par excellence.

Une image de hessed est l’eau, qui peut prendre toutes les formes de façon indifférenciée. Si elle n’est pas maîtrisée, elle déborde et se  répand partout. De même qu’un enfant à qui on dirait qu’il peut faire ce qu’il veut serait conduit à des situations non maîtrisables et  dangereuses pour lui et son entourage.

 

La colonne de gauche « Justice » ou « Rigueur » est la force de limitation, de détermination et de définition. C’est l’univers de la maîtrise et du pouvoir, de la justesse. Par la différence et l’altérité, elle permet l’extériorisation radicale. Elle est la séparation et la distinction entre les termes en relation. Mais par sa force de retenue et de suspension au sein même de l’expansion, elle évite le débordement. Le Yi-Jing offre encore ici une image comparative avec son avant-dernier hexagramme n°63 « Après l’accomplissement », ou les 2 énergies de la vie – Feu et Eau – se trouvent distinguées et en parfait équilibre qui est aussi un arrêt du mouvement, donc de la vie. C’est aussi la structuration nécessaire, le cadre indispensable à la créativité, qui doit passer par des règles et lois.

On comprend dès lors que le monde ne peut reposer ni sur l’amour seul, ce qui serait destructeur, ni sur la seule justice, ce qui serait insupportable. L’enfant a besoin de limites pour s’épanouir et pour devenir ensuite l’adulte (a-dualité), comme le fleuve a besoin d’un lit pour ne pas déborder sur les champs alentours… comme une partition musicale qui possède des lois est plus riche qu’une libre improvisation, même la plus brillante, et comme les millions de combinaisons offertes au jeu d’échecs, résultent de règles que les joueurs connaissent et respectent.

 

La colonne du milieu « Harmonie » est la réalité véritable qui consiste dans l’équilibre de ces deux forces, ce qui consiste pour un être humain à rester lui-même dans la relation à l’autre (encore cela nécessite-il qu’il ait intégré son archétype, son identité véritable), et de ce fait respecté dans sa singularité (ou qui devrait l’être). Il s’agit d’aller de tout son élan généreux vers l’autre et de le laisser « être » en même temps, selon ce qu’il est et ce qu’il désire être (à noter qu’il y a à ce niveau tout un travail psychothérapeutique – trop souvent tardif – à réaliser, puisque malheureusement les éducations sont organisées hors de la connaissance du plan de l’être). Il s’agit d’autoriser et, en même temps, de donner les règles du jeu (ontologiques et divines et non pas celles créées par les humains, quoiqu’il faille aussi malheureusement composer avec elles). Pour pouvoir aimer tout le monde, il faut d’abord être capable d’aimer quelqu’un dans sa singularité, en commençant par soi-même, en s’adressant à lui en tant qu’être de réalité unique et irremplaçable. C’est dans la différence reconnue et aimée que chacune des parties en relation émerge alors de la confusion, du désordre et de l’anonymat. Beaucoup de professionnels de l’entraide, et du service social – religieux ou non, et les politiques, devraient bien méditer cela avant de lancer « leurs mesures » sur le terrain.

La relation sépare et relie à la fois, relie parce qu’elle sépare et ne peut relier que parce qu’elle distingue. L’amour a besoin de distinction : c’est telle personne et pas une autre, tel visage et tel parfum, etc. Aimer c’est s’adresser à quelqu’un qui existe à titre de réalité unique, irremplaçable. Un Hesed sans Din conduirait à cette forme de confusion radicale qui irait jusqu’à l’inceste. L’Amour équilibré par la « Rigueur » se produit donc dans la lucidité et la maturité, et leur rencontre dans la limitation réciproque (on peut ainsi comprendre pourquoi tant de mariages et concubinages ne durent qu’un temps). La différence de l’autre s’impose comme appel à l’enrichissement et à l’ouverture. On peut alors avancer que « Compassion » et « Splendeur » découlent de la relation à égale distance entre domination et soumission, fusion et altérité, continuité et séparation. C’est ce qui peut alors se déployer à partir de la sephira « Malkhuth », le royaume (correspondant au chakra de base où est lovée la Kundalini, l’énergie de vie), entraînant alors l’humain dans son évolution qui est aussi ascension pour son retour vers Dieu (ou dit autrement pour retrouver l’Image et la Ressemblance).

 

2. Aspect physiologique

C’est ainsi que l’Arbre est la représentation du corps humain au plan physiologique, et à ce titre, les dix Sephiroth sont organisées, on pourrait dire dressées à la manière d’un corps (c’est là qu’on va commencer à comprendre que c’est vraiment une structure de vie, le squelette temporel de l’homme divin). L’Énergie première de Dieu se matérialisant dans la première Sephira représente les racines que sont les jambes (Malkuth : le Royaume), puis monte au complexe uro-génital et ses fonctions éliminatrices et sexuelles (Yesod), ensuite viennent le ventre et le torse avec leurs organes transformateurs et enfin le retour à la tête au poste de commande (Kether). De par leur rapport avec les organes, les Sephiroth ont également leurs correspondances avec l’énergétique chinoise et l’enseignement indien et nous y retrouverons, outre les huit « merveilleux vaisseaux », les centres d’énergie que sont les « chakras ».

 

3. Aspect guérisseur

C’est parce qu’il y a en permanence un échange entre physique, énergétique, psychologique et spirituel, que l’Arbre des Sephiroth peut être considéré comme un Arbre guérisseur ; en fait il nous renvoie invariablement à notre conscience et nos propres capacités internes de guérison. C’est le Christ guérisseur que Paracelse appelait « Médecin fidèle », qui est en nous et qui fera le travail, dans la mesure où il est sollicité : pour cela il nous faut entrer dans l’acceptation que nous sommes réellement des « Elohim », des êtres divins par essence.

Chaque individu, en pénétrant l’Arbre des Sephiroth, incorpore en même temps le Tétragramme divin YHVH (l’Arbre en étant aussi une projection puisque comme nous l’avons dit il est le réceptacle de la Lumière de Dieu) et entre donc bien dans sa destinée terrestre qui est avant tout spirituelle (la matérialité n’étant qu’un outil pour la réaliser). Le cheminement sur notre voie d’évolution devient alors une véritable progression alchimique (transformations successives) qui nous emmène du sommeil de l’inconscience vers l’Œuvre au Noir, puis vers l’Œuvre au Blanc par la Porte des Hommes, pour nous préparer au « Banquet des Dieux », c’est-à-dire les « Noces Alchimiques » avec notre Créateur, aboutissement de l’Œuvre au Rouge en passant la Porte des Dieux…, et après avoir réussi à faire le Vide pour saisir l’insaisissable, comme nous l’avons dit plus haut (voir définition).

 

Ajoutons que selon une certaine tradition alchimique, l’être humain doit parcourir plusieurs fois le circuit complet de l’Arbre, avant d’entrer dans cette pleine conscience. C’est ainsi qu’à chaque passage, il affine le travail sur lui, en débusquant certaines facettes de lui qui étaient restées masquées aux précédents passages.

Les Mondes

Enfin, une dernière structure kabbalistique peut être établie si l’on prête attention aux humeurs des créatures. Ceci est toutefois difficile, et reconnaître le monde d’origine d’une entité nécessite déjà une grande maîtrise des Arcanes de cette science occulte. Ainsi seuls les Kabbalistes ayant atteint le deuxième cercle d’initiation, celui des Pentacles, peuvent prétendre saisir toutes les subtilités que cela implique. En effet, l’Arbre de Vie est présent dans tous les champs magiques, tous éléments confondus. Cependant, si l’on observe en vision-Ka un fil particulier d’un champ magique donné, on notera qu’il possède certaines caractéristiques (dont sa couleur) qui font qu’il appartient à cet élément, mais également une sorte de « comportement » qui le distingue des autres fils. Ceci est très difficile à discerner, et les kabbalistes ont dû attendre pas moins d’un millénaire après la diffusion de la Kabbale grâce à Jésus pour qu’une classification rigoureuse puisse être établie. Chaque « fil » de champ magique appartient donc à une parmi cinq catégories d’ »humeurs ». Ces humeurs correspondent en fait à ce qu’on appelle couramment les Mondes de Kabbale, dans lesquels vivent les créatures que l’on invoque par les rituels kabbalistiques. Chaque Monde contient l’Arbre de Vie en entier et possède son humeur, et toutes les créatures de ce Monde ont en général un caractère assez proche. On recense :

Sohar, le Monde Parfait. Sohar est un monde où tout est structures, codes à respecter, interdits à observer. Les créatures de ce monde sont très pointilleuses sur les principes, ce qui a pour conséquence que les Kabbalistes qui se penchent plus sur l’étude de ce monde s’entourent de quantités de rituels répétitifs et rigoureusement codifiés. Ainsi sont-ils considérés comme les plus religieux des Kabbalistes, des mystiques qui respectent des traditions millénaires dont le sens reste souvent très obscur.

Zakaï, le Monde Pur. Zakaï est un monde où la nature de l’univers s’exprime dans sa plus grande pureté. Ainsi, les créatures de ce monde sont souvent très proches des éléments, et les Kabbalistes qui suivent les voies de ce monde sont souvent attachés à la préservation de cette pureté élémentaire, mise en danger depuis la Chute et la corruption de l’Orichalque. Ils ont conscience de ce danger, et sont tels des chevaliers luttant dans l’honneur pour restaurer l’intégrité des champs magiques.

Pachad, le Monde de l’Apocalypse. Pachad est un monde où les champs magiques sont perpétuellement soumis au cycle du changement. Les lieux que recèle Pachad sont souvent emprunts d’une grande beauté, mais cette beauté n’est jamais que temporaire, et laisse souvent place à la décrépitude la plus sordide, à la dissolution, à la pourriture, avant que de ce terreau fertile ne renaissent à nouveau de sublimes paysages. Les créatures de ce monde sont souvent les ouvrières du cycle du renouveau permanent, et les Kabbalistes de Pachad sont souvent d’humeur changeante, difficiles à cerner. Ils oeuvrent en général en accord avec les cycles de la nature, qu’il s’agisse de cycles ascendants, créateurs, ou de cycles descendants, destructeurs.

Meborack, le Monde de l’Equilibre. Meborack est un monde où tout n’est qu’harmonie, subtiles nuances savamment dosées. Dans Meborack, toute chose est le résultat de mélanges fins mais balancés, c’est d’ailleurs certainement ce qui donne aux paysages de ce monde une beauté si saisissante. Les créatures de ce monde sont toujours soucieuses de cet équilibre, et de même les Kabbalistes de Meborack sont les plus attachés à la recherche de l’équilibre du pilier central de l’Arbre de Vie. Ce sont ceux qui cherchent à rétablir en toute chose l’harmonie, synonyme de perfection.

Aresh, le Monde de l’Adversité. Aresh est un monde où tout n’est que bataille et furie. Les cinq éléments s’y livrent une guerre qui dure depuis l’aube des temps, et toutes les créatures d’Aresh sont, à un degré ou à un autre, destinées au combat. De même, les Kabbalistes d’Aresh sont en général des combattants redoutables, emportés, qui recherchent dans cette voie le dépassement de soi par l’adversité. Leur but n’est pas tant l’anéantissement de l’adversaire que la progression au travers des épreuves, tant physiques que spirituelles.

On voit maintenant de façon plus claire comment est organisé l’Arbre de Vie. A une double structure de Sephiroth, réparties sur trois piliers, et de Mondes (Sohar, Zakaï, Pachad, Meborack et Aresh), vient s’ajouter la structure des Olanim, présents dans chacune des Sephiroth, mais dominants dans certaines d’entre elles (ce quel que soit le regroupement que l’on ait choisi d’adopter). Une créature de Kabbale sera donc déterminée par toutes ces caractéristiques à la fois : la Sephirah dont elle vient, le monde dont elle vient, l’Olam auquel elle appartient, et bien sûr, son Ka-élément, lorsqu’elle est monoélémentaire. Or, si l’on a vu à quoi correspondaient les Mondes et les Olanim, les Sephiroth ne sont pour l’instant regroupées que par piliers et par Olanim.

 

Correspondances

 

A chaque Séphira est associé une Qualité Divine mais aussi une lettre hébraïque, un ordre angélique, un Archange et encore bien d’autres concordances. A Kether (la couronne) se trouve l’Archange le plus puissant et le seul à pouvoir regarder Dieu sur son Trône, Métatron. Son jumeau, Sandalphon, est associé quant à lui à la Séphira Malkuth (le Royaume), soit le monde de la matière (la Terre), il n’y a aucune hiérarchie dans l’attribution des Archanges aux Séphiroth. Il y a un ordre dans la circulation des énergies mais pas de grade, tous les Archanges sont à égalité, seule leur fonction diffèrent. Ces associations ou correspondance sont un ensemble de symboles et de qualités qui donne une certaine idée de ce que la Sephira représente.

Si nous transposons l’arbre séphirotique sur le corps humain, nous découvrons où se situe en nous les Séphiroth ainsi que les énergies de celles-ci. Nous recevons les énergies du Ciel par la couronne puis elles descendent dans notre corps selon les principes de l’Arbre Kabbalistique et ressortent par la Séphira Malkut à nos pieds pour être redistribuées à la Terre (ancrage). La Terre Gaïa, reçoit des énergies de la Source par l’intermédiaire des êtres vivants à sa surface et l’Homme y joue un rôle capital dans la réception et la diffusion de celle-ci. Selon les kabbalistes modernes, les Sephiroth seraient en réalité de vrais mondes aussi réels que notre monde physique. « Yesod serait ce que certains appellent le monde astral, lunaire où se rendent ceux qui expérimentent les états proches de la mort et également toutes les personnes décédées dans les premiers moments de leur vie non physique ». – extrait de Wikipedia.

Il est possible  d’entrer en communication avec chacun des Archanges liés aux Séphiroth et de recevoir leurs messages, ceux-ci nous guident vers la maîtrise de chacune de ces Qualités Divines.

 

Méditation séphirotique  

Ordre d’Evolution :  

Malkuth : le Royaume : Planète ou relation au cosmos : Cholem Yesodeth (la sphère des éléments, la Terre), Elément : la terre, Couleur : le brun, Nombre : 10, Image utilisée lors de la méditation : une Jeune Femme Couronnée, assise sur un Trône, Correspondance briatique ou essence de la sphère : la stabilité,Vertu : discernement et Vice : avarice & inertie, le vice et la vertu sont les énergies propres à la sphère et émanées par elle, Qlipah (écorce) ou énergie négative associée à la séphira : stase, Expérience Spirituelle : Vision du Saint Ange Gardien, Titres ou noms alternatifs: la Porte, la Porte de la Mort, la Porte des Larmes, la Porte de la Justice, la Mère inférieure, Malkah, la Reine, Kallah, la Promise, la Vierge, Nom de Dieu ou clé pour invoquer la puissance de la sphère en aziluth : Adonaï ha Aretz, Adonaï Malekh, Archange ou médiateur de l’énergie de la séphira en briah : Sandalphon, Ordre Angélique qui gouverne l’energie de la sphère en yetsirah : Ishim, Noms Communs ou signification humaine : le monde réel, la matière physique, la terre, la Terre-Mère, les éléments physiques, le monde naturel, la solidité, la stabilité, l’inertie, la mort corporelle, l’incarnation, …

Yesod : Fondation : Planète : Levanah (la Lune), Elément : l’Ether, Couleur : le mauve, Nombre : 9, Image : une Bel Homme très fort, Correspondance briatique : la réceptivité, la perception, Vertu : l’indépendance, Qlipah : obéissance aveugle, Expérience Spirituelle : la Vision du Mécanisme de l’Univers, Titres : le Palais aux Images, Nom de Dieu : Shaddaï el Chaï,  Archange : Gabriel, Ordre Angélique : Chérubin, Noms Communs : perception, imagination, instinct, apparence, la lune, l’inconscient, l’instinct, les liens, l’illusion, les rêves, la divination, l’éther, le sexe, les portes secrètes, …

Hod : Gloire, Splendeur : Planète : Kokab (Mercure), Elément : Air, Couleur : orange, Nombre : 8, Image : un Hermaphrodite, Correspondance briatique : l’abstraction, Vertu : honnêteté, confiance, Vice : volonté, Qlipah : la rigidité Expérience Spirituelle : la Vision de la Splendeur, Nom de Dieu : Elohim Tzabaoth, Archange : Raphaël, Ordre Angélique : Bnei Elohim, Noms Communs : la raison, l’abstraction, la communication, la conceptualisation, les sciences, le langage, l’argent, les mathématiques, la médecine, la philosophie, la Qabale, la loi, les « droits », la magie rituelle.

Netzach : Victoire, Fermeté : Planète : Nogah (Vénus), Elément : l’Eau, Couleur briatique : le vert, Nombre : 7, Image : une magnifique femme nue, Vertu : ouverture sur les autres, Vice : fermeture aux autres Qlipah : routine, habitude, Expérience Spirituelle : Vision de la Beauté Triomphante, Nom de Dieu : IHVH, Tsabaoth, Archange : Haniel, Ordre Angélique : Elohim, Noms Communs : la passion, le plaisir, la luxure, la beauté sensuelle, les sentiments, les émotions – l’amour, la haine, la rage, la joie, la dépression -, la misère, l’excitation, la sympathie, l’empathie, le désir, la magie extatique.

Tipheret : Beauté : Planète : Shemesh (le Soleil), Elément : le Feu, Couleur briatique : le jaune, Nombre : 6, Image : un roi, un Enfant, un Dieu sacrifié, Correspondance briatique : centré, totalité, Vertu : la dévotion au Grand Oeuvre, Vice : fierté, importance donnée à sa propre personne, Qlipah : fausseté Expérience Spirituelle : la vision de l’Harmonie, Titres : Lelek, le Roi ; Zoar Anpin, le microprosope ; le Fils ; Rachamin, la charité, Nom de Dieu : Aloah ve Daath,  Archange : Michaël, Ordre Angélique : Malachim, Noms Communs : l’harmonie, l’intégrité, la totalité, l’auto-sacrifice, la Pierre de Dieu, centre, la Pierre philosophale, l’identité, le plexus solaire, un Roi, le Grand Œuvre.

Gevurah : Force: Planète : Madim (Mars), Couleur briatique : le rouge, Nombre : 5,  Image : un Puissant Guerrier Correspondance briatique : le pouvoir, Vertu : le courage & l’énergie, Vice : la cruauté,  Qlipah : la bureaucratie, Expérience Spirituelle : la vision de la Puissance, Titres : Pachad, la Peur ; Din, la Justice Nom de Dieu : Elohim Gibor,  Archange : Kamaël, Ordre Angélique : Seraphim, Noms Communs : la puissance, la justice, la rétribution, la Loi dans son exécution, la cruauté, l’oppression, la domination, la sévérité, les arts martiaux.

Chesed : Miséricorde : Planète : Tzadekh (Jupiter),  Couleur briatique : le bleu, Nombre : 4, Image : un Puissant Roi, Correspondance briatique : l’autorité, Vertu : l’humilité & l’obéissance, Vice : la tyrannie, l’hypocrisie, la bigoterie & la gloutonnerie, Qlipah : l’idéologie, Expérience Spirituelle : la Vision de l’Amour, Titres : Gedulah, la Magnificence, l’Amour, la Majesté, Nom de Dieu : El,  Archange : Tzadkiel, Ordre Angélique : Chasmalim, Noms Communs : l’autorité, la créativité, l’inspiration, la vision, l’excès, le pouvoir séculier & spirituel, la soumission, la naissance.   Daath : la Connaissance : Cette Sephirah, qui n’en est pas une, n’a aucune qualité manifestée & ne peut être invoquée directement. Noms Communs : un trou, un tunnel, une porte, un trou noir, un vortex.

Binah : Compréhension :  Planète : Shabbathaï (Saturne), Couleur briatique : le noir, Nombre : 3 Image : une Vieille Femme sur un Trône, Correspondance briatique : la compréhension, Vertu : le silence, Vice : l’inertie,  Qlipah : le fatalisme, Expérience Spirituelle : la Vision de la Peine, Titres : Aïma, la Mère ; Ama, la Couronne ; Marah, la Mer d’Amertume ; la Mère des Formes, la Mère Supérieure. Nom de Dieu : Elohim, Archange : Cassiel, Ordre Angélique : Aralim, Noms Communs : la limitation, la contrainte, la lenteur, la stérilité, l’incarnation, la karma, le destin, la mère, la fertilité, la mort.

Hochmah : Sagesse :  Planète : Mazlot (le Zodiac, les Etoiles Fixes), Couleur briatique : argenté, gris-blanc, Nombre : 2, Image : un Homme Barbu, Correspondance briatique : la révolution, Vertu : le bien, Vice : le mal, Qlipah : l’arbitraire, Expérience Spirituelle : la Vision de Dieu, Titres : Abba, le Père, le Père Supernel. Nom de Dieu : Jah, Archange : Ratziel, Ordre Angélique : Auphanim, Noms Communs : la pure énergie créatrice, la force de vie.

Kether : Couronne :  Planète : Rashith ha Gilgalim, le Feu Tourbillonnant (le Big Bang), Couleur briatique : la blanc pur, Nombre : 1, Image : un Homme Barbu vu de côté, Correspondance briatique : l’Unité, Vertu : le sucès Qlipah : la futilité, Expérience Spirituelle : l’Union avec Dieu Titres : l’Ancien des Jours, le Macroprosope, la Tête Blanche, l’Existence des Existences, Rum Maalah. Nom de Dieu : Eheieh Archange : Metatron, Ordre Angélique : Hahioth ha Qodesh Noms Communs : l’unité, l’union, tout, la pure conscience, Dieu, la Divinité, la Manifestation, le Commencement, la Source, l’Emanation.

 

Ordre d’Involution ou le Sentier Inversé :

L’Arbre de Mort. Celui que NUL ne devrait arpenter sous peine d’être détruit.

Après la Malkuth de l’Arbre de Vie, nous sommes au seuil de l’anti-Malkuth, la Prostituée.   Ici nous entrons dans le domaine du Mal, dans le sens de contre-nature.  » Tout ce qui, dans la Vie, est corrompu, contraire aux éternels dessins de l’ABSOLU, éternellement rejeté par Lui, dot être expulsé et cette sorte d’exécration métaphysique a lieu dans l’Arbre Inversé, l’ARBRE DE MORT, hors de l’EPOUSE, dans la PROSTITUEE  » R. Ambelain – La Kabbale Pratique éd. Bussière.

Si Malkuth est le point le plus bas au sein de la Création, au sein d’Assiah, l’on se trouve en fait devant l’Attribut à partir duquel une remontée vers Kether est possible, mais aussi au seuil de la descente dans l’Arbre de Mort !

La Qlipah ! (Epluchure)   Tout ce qui est contraire à la Création et aux objectifs de Dieu se trouve projeté de l’Autre Côté, chez la Prostituée, dans cet Arbre de Mort.

La Malkuth de l’Arbre de Mort est en contact avec la Malkuth de l’Arbre de Vie et à partir de celle-ci nous descendons vers la Kether de la Klipah ( écorce , épluchure) … éminemment inverse de celui des 32 Sentiers de la Sagesse…

Voici très succintement des données sur cet Avers, mais il ne faut  pas s’essayer à la méditation sur les images qui vont être ici données !

La tradition kabbalistique classe les être pervers dans cet Arbre inversé dans des catégories qui sont les miroirs ténébreux des Classes de Bienheureux et des Choeurs angéliques.

 

Voici en regard des noms des Sephiroth de l’Arbre de Vie, le nom des Sephiroth de l’Arbre de Mort et les noms des Etres Pervers et les « images » de visualisation :

Malkuth – Aretz (Le Monde) – Behemoth (la Bête) – Femme Ecarlate parée d’or assise sur une hydre écarlate à sept têtes et dix cornes.   Yesod – Sheol (La Fosse) – Mammon (La Cupidité) – Femme cornue montée sur un taureau, vêtue de blanc et de vert, deux serpents s’enroulent à ses cornes et à chacun de ses pieds et de ses mains.

Hod – Abron (La Perdition) – Astaroth (L’Espion) – Homme à cheval sur un paon, aux pieds d’aigle, une crète sur la tête tenant du feu dans sa main gauche.

Netzah - Tit Aïsoun (L’Ordure) – Abbadon (L’Exterminateur) – Femme à tête d’oiseau et aux pieds d’aigle tenant une flèche dans sa senestre.

Tipheret – Bershoat (Le Puit de l’Abîme) – Meririm (Le Démon de Midi) – Roi couronné vêtu de jaune assis sur un trône avec un corbeau en son sein et sous ses pieds un globe.   Geburah – Irasthoum (L’Ombre de la Mort) – Shatan (L’Adversaire) -Homme armé, monté sur un lion à la dextre une épée nue et à la senestre une tête d’homme.

Chesed – Ozlomoh (Les Portes de la Mort) – Asmodée (L’Exécutant) – Homme à tête de bélier aux pieds d’aigle et vêtu de jaune.

Binah – Gehenne (La Vallée du Sommeil) – Bélial (Le Rebel) – Homme à tête de cerf, assis sur une pierre d’aimant, elle-même sur un dragon. Pieds de chameau, tient une faux à sa main droite et une flèche à la gauche.

Hokhmah – Gehenoum (Le Vallée de l’Oubli) – Python (le Serpent) – Léopard ayany sept têtes et dix cornes aux pieds d’ours et aux gueules de lions.

Kether – Gehenomoth (La Vallée de la Mort) – Belzébuth (La Vieux Dieu) – Dragon roux ayant sept têtes et dix cornes.
Relations des Séphiroth avec les noms de Dieu, les anges, les planètes, l’homme et les 10 commandements :

Dix  Séphiroths Dix  noms de Dieu Dix  membres de l’homme archétype, ou dix ordres des anges Dix  planètes, ou membres de l’homme céleste Dix  membres de l’homme terrestre Les  dix commandements de la Loi
La  Couronne Je  suis celui qui suis. Haiot,  Hakkodes, ou les Séraphins le  ciel empyrée Le  Cerveau Tu  n’auras point d’autre Dieu
La  Sagesse Jah,  l’Essence Ophanim,ou  chérubins Le  Premier Mobile Le  Poumon Tu  ne te feras point d’image taillée
L’Intelligence yaveh Aralim,  ou Trônes Le  firmament Le  Coeur Tu  ne prendras point le nom de Dieu en vain
La  Magnificence Dieu  créateur Haschemalim,  ou Dominations Saturne L’Estomac Tu  sanctifieras le jour du repos
La  Force Dieu  puissant Séraphim,  ou Vertus Jupiter Le  Foie Honore  ton père et ta mère
La  Beauté Dieu  fort Mélachim  ou Puissances Mars Le  Fiel Tu  ne tueras point
La  Victoire Dieu  des armées Elohim,  ou les Principautés Le  soleil La  Rate Tu  ne paillarderas point
La  Gloire Le  Seigneur Dieu des armées Ben  Elohim, ou les Archanges Vénus Les  Reins Tu  ne déroberas point
Le  Fondement Le  Tout-Puissant Chérubin,  ou les Anges Mercure Les  Parties nobles de l’homme Tu  ne diras point de faux témoignage
Le  Royaume Le  Seigneur Adonaï Ischim,  ou les Ames La  Lune La  Matrice Tu  ne convoiteras point

 

 

Numérologie : Les nombres et les Sephiroth nous parlent   Un livre à télécharger d’urgence : Le Sepher Yetsirah

ou le livre de la Formation est un des plus anciens traités rabbiniques de philosophie Kabbalistique qui nous soit parvenu.

Ce manuel philosophique traite de l’origine de l’univers et de l’humanité. Il est important de préciser que la langue hébraïque associe des lettres et des nombres : chaque lettre suggérant un nombre et chaque groupe de lettres possède une signification numérique vitale.

Le principe de renversement des lettres et de leur substitution par d’autres lettres selon des combinaisons préalablement définies est également utilisé. D’après, le Sepher Yetzirah, l’esprit humain est fixé sur la vérité et sur la raison tout en étant capable de prendre en compte les développements de l’intelligence par des nombres.

Le Zohar représente la vérité absolue et le Sepher Yetsirah fournit les moyens de l’atteindre et de l’utiliser. Les dix sefirot (Sephiroth ) sont les dix nombres primordiaux.

Le terme est dérivé de la racine hébraïque SFR signifiant compter (numération – numérologie).

Le terme sefirot signifie qu’il ne s’agit pas de nombres ordinaires mais de « nombres principes» identifiés comme étant les dix dimensions infinies du cosmos, à savoir les six dimensions de l’espace, les deux du temps et celles du bien et du mal.

0. Tout le pouvoir qui fut ou sera est ici, maintenant. Le point Source de tous les potentiels, celui vers lequel nous devons tendre puisque depuis notre séparation de ce plan, nous avons oublié notre réelle identité.

1. Je suis un centre d’expression pour le Désir du Bien Primal qui crée éternellement et soutient l’univers. Avec lui nous osons quitter le familier pour aller vers le mystérieux, nous expérimentons l’affirmation, l’indépendance, l’énergie Yang de notre Masculin Intérieur.

2. Par ma Sagesse infaillible, je prends forme en pensée et en parole. Là nous allons à la rencontre de l’autre en nous, l’énergie yin de notre Féminin Intérieur, dans l’acceptation de sa différence, de la Complémentarité.

3. Empli de la Compréhension de la loi parfaite, je suis guidé, seconde par seconde, sur le chemin de la libération. De l’union du Masculin et du Féminin naît l’Enfant Intérieur. Le premier ternaire est construit : Corps/Ame/esprit, prêt à libérer l’Oeuvre, la Création.

4. Des richesses inépuisables de la Substance Illimitée, je retire toutes choses nécessaires à ma fois spirituelles et matérielles. Voici venu le Temps de l’Intégration qui engendre la Maturation, la première pierre de l’édifice en Construction est posée.

5. Je reconnais la manifestation de la Justice qui ne dévie pas dans toutes les circonstances de ma vie. Avec lui, l’Ame anime le Mouvement, l’Audace et L’Intuition se conjuguent pour expérimenter la Liberté Individuelle.

6. En toutes choses, grandes et petites, je vois la Beauté de l’expression divine. Avec lui nous célébrons les Noces, il est l’Etoile de David ou le Sceau de Salomon. Le Masculin et le Féminin sont couronnés et prêts pour les grandes Noces Alchimiques. Fin du deuxième Ternaire.

7. Vivant par cette volonté, soutenu par sa Sagesse et ma compréhension infaillible, ma Vie est Victorieuse. Avec lui nous expérimentons la descente solitaire dans les profondeurs de l’Etre, l’ouverture du 3ème Oeil, la connexion au Soi Supérieur. Sur l’Autel de notre Etre, nous présentons notre Oeuvre pour la faire bénir par nos Instances Supérieures.

8. J’attends impatiemment et avec confiance la réalisation parfaite de la Splendeur Éternelle de la Lumière Illimitée. Avec lui, nous atteignons la Foi et la Paix, il faut désormais accepter l’Initiation qui apporte la Puissance, nous sommes construits, nous devenons Bâtisseur.

9. En pensée, en parole et en action, je repose ma vie, jour après jour sur le Fondement certain de l’Être Éternel. Avec lui nous entrons dans le transpersonnel, nous devenons Porteur de Lumière pour un monde de Progrès et de Partage.

10. Le Royaume de l’Esprit a pris corps dans ma chair : le Nombre 10 est le symbole de l’univers,  il exprime également l’ensemble des connaissances humaines. Somme de 5 + 5, il représente les deux sens de courant contraire de la conscience: celle en involution et celle en évolution. Selon H.‑P. Blavatsky, le 1 suivit du 0 indique la colonne et le cercle, c’est‑à‑dire le principe mâle et femelle, et ce symbole se rapporterait à la nature Androgyne et aussi à celle de YHVH, qui est à la fois mâle et femelle.

Le zéro en forme de cercle est un symbole d’unité, complétant ainsi la signification du chiffre 1 pour montrer que le nombre 10 renferme tous les nombres précédents comme un tout contient ses parties. Il représente le premier couple, le mariage: 1 = l’homme, 0 l’oeuf fécondé par le 1. Le dix donne l’image d’une régression spirituelle puisque le mariage est une conséquence de la chute de l’homme.

 

Les sephiroth servent à décrire la naissance du monde ( bereshit).  La première sephirah est le pneuma divin.  De celui-ci sort la seconde sephirah, l’air…

De l’air sont issus l’eau et le feu.

Les 6 dernières sephiroth représentent les six directions dans l’espace.  Elles sont scellées au moyen de 6 permutations du grand nom de dieu YHW.

Une Structure mathématique les six permutations : le YI KING ou Livre des Transformations   Le Livre des Transformations était à l’origine une collection de signes à usage d’oracles. Les oracles étaient partout en usage dans l’antiquité et les plus anciens d’entre eux se limitaient aux réponses « oui » et « non ». Ce type de jugement oraculaire se trouve également à la base du Yi King. Le « oui » était exprimé par un simple trait plein et le « non », par un trait brisé .

La nécessité d’une différenciation plus grande paraît s’être fait sentir de très bonne heure et les traits simples donnèrent naissance à des combinaisons par redoublement auxquelles un troisième élément vint s‘ajouter, produisant ainsi la série des huit trigrammes donnant naissance aux soixante quatre Hexagrammes.

 

On consulte le Yi King à travers les deux Trigrammes formant un Hexagramme, que l’on tire trait par trait.

Les hexagrammes sont des figures basées sur la combinaison de six traits dont chacun peut prendre l’une de ces deux formes : le trait plein Yang  et le trait redoublé Yin . Ces deux formes elles-mêmes se subdivisent en deux catégories : trait naissant et trait mutant. A chaque hexagramme a été ajouté ultérieurement un commentaire comportant des indications sur la qualité de l’état concerné.

Le Sefer Yetsirah nous apprend donc que « le réel » est constitué par la combinaison des 22 lettres hébraïques, générant les 231 combinaisons binaires, à l’origine de la création du monde.

Le premier groupe de lettres est composé des trois consonnes mères aleph, mem, shin. Le second groupe est composé des sept consonnes doubles.  Elles représentent les sept planètes du cosmos, les sept jours de la semaine ainsi que les sept orifices de la tête de l’homme. Le dernier groupe est celui des douze consonnes simples placées en rapport avec les douze manifestations psychosomatiques qui se déroulent chez l’homme ainsi qu’avec les douze organes principaux. Elles représentent les douze mois de l’année.

 

Les 22 Arcanes Majeurs du TAROT :  

Selon Alexandro JODOROWSKI : « les Arcanes du tarot sont un coffre où a été déposé un Trésor Spirituel. l’ouverture de ce coffre équivaut à une révélation. Le travail initiatique consiste à rassembler les fragments jusqu’à retrouver l’unité… » -LA VOIE DU TAROT – éditions Albin Michel.   L’origine du Tarot semble se perdre dans la nuit des temps. Même l’étymologie du mot reste obscure, certains parlent d’origine égyptienne : Tar« voie ou chemin » et Ro « roi ou royal » qui signifierait « voie royale de la vie »… ou la déformation de Ptah « Maître de la création » et RA « Dieu Soleil », ou encore RA-TA, « Grand prêtre descendant des Atlantes », ou de Taroet  » Celui qui consulte ». D’autres penchent pour une origine Tzigane, ou hindoue: Taru « sagesse amassée » aux indes ou Torok « jeu de cartes » en Hongrie. On parle aussi de Torah « tradition hébraîque » ou Rota « roue de l’existence » en latin. Il y a aussi le terme sanscrit Tar-Ô « étoile polaire ou guide », le perse Tarok « réponds-moi », l’arabe Tariqa « manière de vivre » ou Turuq « les quatre chemins ».

Les Tarots pourraient être tout aussi bien d’origine Egyptienne, Maya, inca, Hébraïque, Hindoue, Islamique, etc… ou tout simplement d’origine Atlante …

 

L’ ATLANTIDE: Un mythe qui n’a pas encore été démontré scientifiquement, le concept de l’ Atlantide  a traversé toutes les civilisations connues depuis des millénaires. Toutes les religions – même y compris la Bible – parlent de grands ancêtres supérieurs, de dieux, demi-dieux et géants. Allégorie, fantaisie des anciens peuples ?

Toutes ces histoires se retrouvent néanmoins dans les traditions orales – transmises de génération en génération – de toutes les cultures amérindiennes et méditerranéennes. On parle aussi de déluge: qui lui, a été scientifiquement prouvé par des fouilles géologiques… Donc, selon la légende, le peuple Atlante aurait été très avancé côté connaissances et technologie. Néanmoins, il semble qu’au fil du temps beaucoup de ses gens avaient perdu leur but premier dans la vie (la spiritualité), en ne se préoccupant que du monde matériel et de la puissance. Ce peuple, autrefois spirituel, a été déchiré entre deux groupes distincts: alors que l’un perpétuait la tradition spirituelle de leurs aïeux, l’autre s’absorbait à satisfaire ses appétits physiques et ses désirs.

Cette division mena à une guerre entre les deux clans; puis à la chute du continent, et à sa destruction. Selon le mythe, les Atlantes en vinrent à se concentrer presque exclusivement que sur la matérialité: tout en ignorant leur vraie nature spirituelle. Conséquemment, ils auraient attiré sur eux une série de trois cataclysmes.

Le premier, survenu quelques 50 000 années avant J.C., aurait détruit leur source principale de pouvoir. Le second, vers l’an 28 500 avant J.C., aurait disloqué le continent en trois îles plus petites. Alors que la troisième et dernière destruction – celle dont parle le philosophe Platon – se serait produite aux environs des années 10 500 avant J.C. et aurait causé l’engloutissement des trois îles (le Déluge); ceux qui ont réussi à survivre ont dû émigrer vers d’autres parties du monde, dont l’Égypte et l’Amérique.

Plusieurs survivants de la légendaire Atlantide ayant émigré en Égypte, ceux-ci se sont finalement intégrés dans une culture qui a atteint le sommet de sa gloire en même temps que le troisième cataclysme atlante.  Il semble que sous la direction d’un Grand Prêtre nommé Ra Ta – référence très possible à « TARO », « ROTA » ou Tarot -, l’Égypte a commencé à mener le monde à une politique sociale visant à l’égalité, la transformation personnelle, et la responsabilité morale vis à vis les autres. Rappelons que la civilisation égyptienne est considérée comme non égalée dans l’histoire scientifique du monde; et est créditée de l’introduction de l’écriture, de la science médicale, de l’irrigation, de l’architecture, et du nationalisme.

Quand à l’arbre de vie, selon Drunvalo Melkizedek,: « son origine remonterait à la nuit des Temps : « Beaucoup de gens pensent que l’Arbre de vie tient son origine des Juifs ou des Hébreux, mais la vérité est autre. La kabbale n’est pas à l’origine de l’Arbre de vie, et en voici la preuve. L’Arbre de vie n’appartient à aucune culture – pas même à celle des Égyptiens, qui l’ont sculpté sur deux piliers en Egypte, à la fois à Karnak et à Luqsor, il y a environ cinq mille ans. Il est en dehors de toute race et de toute religion. Ce dessin fait intimement partie de la nature.Tout récemment, nous avons trouvé l’image de la Fleur de vie dans dix-huit endroits différents dans le monde, y compris en Suède, en Laponie, en Islande et dans le Yucatan.  L’Arbre de vie et la Graine de vie inscrits l’un dans l’autre, sur d’autres planètes où la conscience existe, je suis sûr que vous trouverez la même image. »

Le secret de l’arbre de Vie par Drunvalo melkizedek qui nous donne aussi une origine du peuple hébreu qui n’est pas habituelle mais qui pourrait expliquer bien des choses …..

Trouvez une mine de renseignements relatifs à l’Atlantide, sur ce site:  « L’ÉPOPÉE ATLANTE AUTOUR DE L’ATLANTIDE – Rêves, mythes, hypothèses et réalités ».

 

La Magie des Mondes  

L’Arbre de Vie est présent dans tous les champs magiques, tous éléments confondus. C’est l’Arbre de Vie Kabbalistique duquel toutes choses dépendent. Il y a une grande analogie entre celui-ci et l’arbre Yggdrasil des Scandinaves. Cependant, si l’on observe en vision-Ka un fil particulier d’un champ magique donné, on notera qu’il possède certaines caractéristiques (dont sa couleur) qui font qu’il appartient à cet élément, mais également une sorte de « comportement » qui le distingue des autres fils. Ceci est très difficile à discerner, et les kabbalistes ont dû attendre pas moins d’un millénaire après la diffusion de la Kabbale grâce à Jésus pour qu’une classification rigoureuse puisse être établie. Chaque « fil » de champ magique appartient donc à une parmi cinq catégories d’ « humeurs ». Ces humeurs correspondent en fait à ce qu’on appelle couramment les Mondes de Kabbale, dans lesquels vivent les créatures que l’on invoque par les rituels kabbalistiques.

Chaque Monde contient l’Arbre de Vie en entier et possède son humeur, et toutes les créatures de ce Monde ont en général un caractère assez proche. On recense :

• Sohar, le Monde Parfait. Sohar est un monde où tout est structures, codes à respecter, interdits à observer. Les créatures de ce monde sont très pointilleuses sur les principes, ce qui a pour conséquence que les Kabbalistes qui se penchent plus sur l’étude de ce monde s’entourent de quantités de rituels répétitifs et rigoureusement codifiés. Ainsi sont-ils considérés comme les plus religieux des Kabbalistes, des mystiques qui respectent des traditions millénaires dont le sens reste souvent très obscur.

Zakaï, le Monde Pur. Zakaï est un monde où la nature de l’univers s’exprime dans sa plus grande pureté. Ainsi, les créatures de ce monde sont souvent très proches des éléments, et les Kabbalistes qui suivent les voies de ce monde sont souvent attachés à la préservation de cette pureté élémentaire, mise en danger depuis la Chute et la corruption de l’Orichalque. Ils ont conscience de ce danger, et sont tels des chevaliers luttant dans l’honneur pour restaurer l’intégrité des champs magiques.

Pachad, le Monde de l’Apocalypse.

Pachad est un monde où les champs magiques sont perpétuellement soumis au cycle du changement. Les lieux que recèle Pachad sont souvent emprunts d’une grande beauté, mais cette beauté n’est jamais que temporaire, et laisse souvent place à la décrépitude la plus sordide, à la dissolution, à la pourriture, avant que de ce terreau fertile ne renaissent à nouveau de sublimes paysages. Les créatures de ce monde sont souvent les ouvrières du cycle du renouveau permanent, et les Kabbalistes de Pachad sont souvent d’humeur changeante, difficiles à cerner. Ils oeuvrent en général en accord avec les cycles de la nature, qu’il s’agisse de cycles ascendants, créateurs, ou de cycles descendants, destructeurs.

Meborack, le Monde de l’Equilibre. Meborack est un monde où tout n’est qu’harmonie, subtiles nuances savamment dosées.

Dans Meborack, toute chose est le résultat de mélanges fins mais balancés, c’est d’ailleurs certainement ce qui donne aux paysages de ce monde une beauté si saisissante. Les créatures de ce monde sont toujours soucieuses de cet équilibre, et de même les Kabbalistes de Meborack sont les plus attachés à la recherche de l’équilibre du pilier central de l’Arbre de Vie. Ce sont ceux qui cherchent à rétablir en toute chose l’harmonie, synonyme de perfection.

Aresh, le Monde de l’Adversité. Aresh est un monde où tout n’est que bataille et furie. Les cinq éléments s’y livrent une guerre qui dure depuis l’aube des temps, et toutes les créatures d’Aresh sont, à un degré ou à un autre, destinées au combat. De même, les Kabbalistes d’Aresh sont en général des combattants redoutables, emportés, qui recherchent dans cette voie le dépassement de soi par l’adversité. Leur but n’est pas tant l’anéantissement de l’adversaire que la progression au travers des épreuves, tant physiques que spirituelles.

On voit maintenant de façon plus claire comment est organisé l’Arbre de Vie. A une double structure de Sephiroth, réparties sur trois piliers, et de Mondes (Sohar, Zakaï, Pachad, Meborack et Aresh), vient s’ajouter la structure des Olamim, présents dans chacune des Sephiroth, mais dominants dans certaines d’entre elles (ce quel que soit le regroupement que l’on ait choisi d’adopter).

Une créature de Kabbale sera donc déterminée par toutes ces caractéristiques à la fois : la Sephirah dont elle vient, le monde dont elle vient, l’Olam auquel elle appartient, et bien sûr, son Ka-élément, lorsqu’elle est monoélémentaire. Or, si l’on a vu à quoi correspondaient les Mondes et les Olamim, les Sephiroth ne sont pour l’instant regroupées que par piliers et par Olamim.

Les quatre Kerubim sont fortement associés aux lettres du Tétragrammaton. Maintenant, il ne doit pas être oublié que ces formes dans les visions d’Ezechiel supportent le trône de la Divinité, sur lequel l’Homme Céleste est assis – l’Adam Qadmon, l’image Sephirothique ; et qu’entre le trône et les créatures vivantes (hayoth hakodesh), il y a le firmament.

Ici, nous avons donc les quatre mondes – Atziluth, la forme déifiée ; Briah, le trône ; Yetzirah, le firmament ; Assiah, les Kerubim. Donc, les Kerubim représentent le pouvoir des lettres du Tétragrammaton sur le plan matériel, et tous quatre représentent l’opération des quatre lettres dans chacun des quatre mondes.

 

Donc, les Kerubim sont les formes vivantes des lettres, symbolisés dans le Zodiaque par le Taureau, le Lion, le Poisson et le Scorpion.

Le mystère de l’homme terrestre et mortel suit le mystère du Surpernel et Immortel, et ainsi fut créée l’image de Dieu sur la terre. Dans la forme du corps trouve-t-on le Tétragrammaton. La tête est Yod, les bras et les épaules sont Hé, le corps est Vav et les jambes représentent le Hé final. Donc, comme la forme extérieure de l’homme correspond au Tétragrammaton, ainsi l’âme animée correspondra-t-elle aux dix Sephiroth, et comme celles-ci trouvent leur expression dans la trinité de la Couronne, du Roi et de la Reine, ainsi, la division principale de l’âme sera-t-elle :

- La première est Neshamah, qui est le plus haut degré de l’être, correspondant à la Couronne.

- Le second est Ruah’, le siège du bien et du mal, correspondant à Tiphereth, le monde moral.

- La troisième à Nephesh, la vie animale et les désires, correspondant à Yesod, le monde matériel, sensuel.

 

Toutes les âmes préexistaient dans le monde des émanations et ont leur état originel dans l’androgynat, mais, en descendant sur terre ils se séparent en mâles et femelles et habitent différents corps. Ainsi, si dans cette vie mortelle, la moitié masculine rencontre sa moitié féminine, un grand attachement naît entre eux et ils est dit que dans le mariage les moitiés séparées sont conjointes, et les formes cachées s’apparentent alors aux Kerubim.   Mais cette vision triple de l’âme est seulement applicable aux trois formes de l’intellectuel, du moral et du matériel. Ne perdons pas de vue la grande idée kabbalistique que la trinité est toujours complétée et trouve sa réalisation dans le quaternaire ; d’où, YHV est complété et réalisé dans YHVH.

La trinité de : Couronne Roi Reine Père Fils Esprit Absolu Formation Réalisation

Est complétée par le quaternaire de : Absolu Père et Mère Fils Fiancée Macroprosopus Père et Mère Microprosopus Malkuth, la Reine et Fiancée •Atziluth.- Archétype •Briah- Créatif •Yetzirah – Formatif •Assiah – Matériel

Et à ces quatre, l’âme répond dans les quatre formes suivantes :

•H’ayah à Atziluth.

•Neshamah à Briah.

•Ruah’ à Yetzirah.

•Nephesh à Assiah.

 

Mais, H’ayah est, en l’âme, une forme archétypale analogue au Macroprosopus, alors que Neshamah, Ruach et Nephesh représentent en elles-mêmes le Tétragrammaton, sans H’ayah, qui néanmoins symbolisée « dans le point le plus haut du Yod, » ; comme le Macroprosopus est censé être symbolisé par le point la haut du Yod de YHVH. Car, « Yod est l’Ancien caché et occulté. »

Dans les enseignements qabalistiques d’Eliphas Levi dans sa « Clés des mystères. » Il donne l’essence des idées de Rabbi Moïse Cordoverro et de Rabbi Yitzh’aq Luria. « L’âme est une lumière voilée.

Cette lumière est triple : ’Neshamah = pur esprit ; Ruah’ = esprit ou âme ; Nephesh = médiateur plastique.’ »Le voile de l’âme est la coque de l’image. ’L’image est double car elle reflète à la fois l’ange du bien et du mal de l’âme. Nephesh est immortelle car elle se renouvelle elle-même par la destruction des formes ; Ruah’ progresse au travers de l’évolution des idées ; Neshamah progresse sans destruction .’

« Il y a trois demeures à l’âme : ’l’Abîme de la Vie ; Le Paradis supérieur ; Le Paradis inférieur.’ »

L’image Tzelem est un sphinx qui propose une énigme de vie. ’L’image fatale (c-à-d, à laquelle on succombe à l’extérieur) dote Nephesh de ses attributs, mais Ruah’ peut substituer l’image conquise par l’inspiration de Neshamah. Le corps est le voile de Nephesh, Nephesh est le voile de Ruah’ qui est le voile de Neshamah. La lumière se personnifie elle-même en se voilant, et la personnification est stable uniquement quand le voile est parfait. Cette perfection sur terre est relative à l’âme universelle de la terre (c-à-d comme macrocosme, donc le microcosme est l’homme.)’   « Il y a trois atmosphères pour les âmes. La troisième finit là où l’attraction planétaire des autres mondes commence. Les âmes qui se sont perfectionnées sur cette terre passent alors à un autre plan. Après avoir traversé les planètes elle arrivent au soleil ; puis, elles montent dans un autre univers et recommencent leurs évolutions planétaires de mondes en mondes et de soleils en soleils. »

Dans les soleils elles se rappellent et dans les planètes, elles oublient. Les vies solaires sont les jours de la vie éternelle, et les vies planétaires sont les nuits avec leurs rêves.

« Les anges sont de lumineuses émanations personnifiées, pas par jugement ni voile, mais par l’influence divine. Les anges aspirent à devenir des hommes, car l’homme parfait, l’homme-Dieu, (pour le distinguer du Dieu-homme) est au-dessus de tous les anges. » Les vies planétaires sont composées de dix rêves d’une centaine d’années chacun, et chaque vie solaire est d’un millier d’années. Ainsi, il est dit qu’un millier d’années sont à la vue de dieu comme un jour.

« Chaque semaine – c’est à dire chaque 14.000 ans – l’âme se baigne et se repose dans un rêve jubilatoire d’oubli. En se réveillant de là, elle a oublié le mal et ne s’est rappelée que le bien. »

De Ruah et de Nephesh, influencées par les bonnes aspirations de Neshamah, procède Michaël, l’ange bénéfique de l’âme ; c’est à dire, le hiéroglyphe synthétique des bonnes idées, ou, dans une phraséologie bouddhiste ésotérique, le « Bon Karma » de l’homme. De Nephesh dominant Ruah’ et sans l’influence bénéfique de Neshamah, procède Samaël, l’ange maléfique de l’âme ; c’est à dire, le hiéroglyphe synthétique des idées mauvaises, le « mauvais Karma de l’homme. Et le Tzelem, ou image, est double car elle reflète et Michaël et Samaël.

Il existe un cinquième niveau de l’âme appelé Yéhidah.

L’âme a cinq noms :  •Rouah’  •Nefech  •Nechama  •Haya  •Yehida

Ces niveaux de l’âme sont à mettre en rapport avec les quatre mondes de l’arbre des Sephiroth :

néfèch : monde de l’action ;

rouah : monde de la formation ;

nechama : monde de la création ;

haya : monde de l’émanation ;

yehida : tangence avec le en sof (l’infini) – (situation de devéqout – adhésion/union à D.ieu).

 

La nechama correspond au programme de la création, sa bonne organisation.   Pour ce qui est de la yehida…Tous les membres, dans le corps, vont par deux. Mais elle est une. (Tanhouma Noah 1)

La nechama est appelée lumière. (Devarim raba : 82)   Programme de la création ?

Ce qui, en toi, t’incite à acquérir ta stature, ta valeur, ta beauté. Cette lumière, en toi, qui te voit aimer la grandeur, la noblesse, la bonté.Quant à la yehida, elle fait de toi un être unifié.Même si tu as deux bras, deux jambes, deux yeux, deux oreilles, deux narines, deux glandes génitales, tu es Un. La dualité ne t’ampute pas, ne te dénature pas, ne te dupe pas.

Le niveau d’âme de YEHIDA que possédait Adam avant la faute lui permettait d’unifier extériorité et intériorité. Le jour où Adam a fauté, la YEHIDA l’a quitté. Depuis la faute d’Adam, aucun homme au monde n’est parvenu à ce degré d’unification. Lorsque HENOCH (fils d’Adam) parvint à ce niveau, le monde ne put le supporter et il fut obligé de le quitter. De même le prophète ELIE quitta ce monde lorsqu’il fut atteint de cet éclat supérieur. La YEHIDA désigne l’âme du MACHIAH qui unifiera le monde d’en haut et le monde d’en bas.

L’animal possède les quatre modalités de l’être, désignées par les termes néfèch, rouah, nechama, haya. Il ne posséderait pas la modalité designée par le terme « yehida ». D’après Marc-Alain Ouaknin, selon la tradition hébraïque yehida désigne la manière d’être unique à chaque être humain. Celui-ci a une vocation propre qu’il doit réaliser et qu’il est le seul à pouvoir réaliser. La ressemblance avec Dieu se trouverait à ce niveau-ci (Cf Marc-Alain Ouaknin, « Tsimtsoum », Spiritualités vivantes, série judaïsme, Albin Michel, Paris 1992, pp. 182-186).

 

Définition des niveaux de l’âme  

Néfèch   La première dimension de la personne est son néfèch. Le néfèch est tout d’abord le corps et l’ensemble de ses possibilités d’action. De ce fait, il correspond au monde de l’action (Olam ha Assia). Pour bien comprendre les différents niveaux de l’âme de la personne, il est important de faire une distinction entre ce que le texte biblique nomme demout et tsélèm. Dans le premier chapitre de la Genèse, nous lisons à propos de la création de l’homme :

Et Dieu-Elohim dit : « Faisons l’homme à notre image selon notre ressemblance » ; et Il créa, Dieu-Elohim, l’homme à son image, à l’image de Dieu-Elohim Il le créa, masculin et féminin Il les créa.

Ce verset, mille fois traduit et dix mille fois commenté, propose une terminologie intéressante et importante qui va nous éclairer sur la question du corps.

En plus de l’étonnant pluriel « faisons », le redoublement de l’« image » par la « ressemblance » pose un problème fondamental.

Le verset met en place la distinction fondamentale entre l’image (tsélèm) et la ressemblance (demout).   Que recouvrent précisément ces termes de tsélèm et de demout ?

Le sens de demout est donné par les commentaires comme celui d’aspect « visible et extérieur » ; celui de tsélèm comme dimension « invisible et intérieure ». Ainsi Rabbi Itshaq Ben Hayyim, le fils de Rabbi Hayyim de Volozhin, écrit-il : « Le Zohar et les écrits du Ari affirment que le tsélèm se rapporte au monde caché, tandis que le demout se rapporte au monde révélé. »

Rouah   Le rouah, c’est tout d’abord l’ensemble des émotions, pulsions et autres forces intérieures qui nous poussent en avant et nous font exister ; c’est le moteur émotionnel du néfèch. Selon la terminologie que nous avons utilisée plus haut, c’est l’image spirituelle que nous nous faisons de notre corps. La manière, non seulement physique mais aussi intérieure, que nous avons de nous sentir dans notre corps. Le rouah correspond au monde de la formation (Olam ha Yetsira).

Respiration et parole  

D’un point de vue sémantique, le mot rouah signifie « vent, air, souffle, respiration, esprit ». Il s’agit d’un aspect du système respiratoire depuis la bouche et le nez jusqu’aux poumons. Les poumons sont l’« interface » entre l’intérieur et l’extérieur en ce qui concerne l’oxygène. La circulation de l’air, entre le nez et la bouche d’une part, et les poumons d’autre part, est le rouah.

Le mot a subi deux évolutions. Il a commencé par signifier « esprit » puis aussi « parole ». De fait, la parole est aussi une modulation du souffle sur les cordes vocales. Dans le Zohar et le Tiqouné Zohar, les organes du rouah se retrouvent dans le Tétragramme sous la forme de la lettre vav (la trachée) et des deux hé (les poumons). La physiologie de la respiration, bien que très complexe, peut cependant être présentée schématiquement comme un lieu d’échange au niveau des poumons, qui prennent en charge l’oxygène qui passe dans le sang, fixé sur les globules rouges, et qui rejettent le gaz carbonique porté par le sang depuis les cellules et fixé sur l’hémoglobine.

Quand nous respirons, très souvent nous pensons « air-oxygène » (entrée et sortie), en oubliant l’articulation des systèmes circulatoire et respiratoire. Le rouah vivant est conséquent d’une vie émotionnelle riche. Celle-ci peut s’atteindre par une prise de conscience des échanges qui existent entre notre corps et nos émotions avec le monde extérieur.

Nechama   La nechama est le troisième niveau de l’âme et correspond au monde de la création (Olam ha Beriya). De ce fait, c’est plus la dimension intellectuelle de l’âme. Il est intéressant cependant de noter que ce terme plus que les deux précédents est devenu synonyme de l’« âme » au sens vague et populaire de ce mot. En fait, originellement, la nechama vient de la racine nacham qui veut dire « respirer ». Le mot nechima, c’est la respiration, le souffle.

Il est donc a priori bien difficile de faire une distinction entre rouah et nechama.

Cependant, on peut dire que la nechama est la dimension spirituelle de l’homme. Une fois qu’il possède un corps sain (néfèch) dans lequel les énergies circulent correctement et qu’il est capable par sa respiration et sa parole d’énergétiser son corps d’une manière vécue profondément en équilibrant ses émotions (rouah), l’homme peut organiser sa vie spirituelle en approfondissant les textes de la tradition et ses commentaires. C’est le moment où la méditation se fait étude.

 

Lecture et interprétation.  

Le premier niveau concerne le corps, le second, la voix et les émotions, le troisième, le texte et l’esprit. La nechama est donc une respiration intellectuelle et spirituelle qui va passer par un rapport au texte. L’homme n’est plus, comme dans le second niveau du rouah, un « animal – parlant – sentant », mais un « animal – lisant – pensant – commentant ». En dehors de l’étude des textes de la tradition, il est possible de faire des exercices de méditation liés à l’écriture et à la visualisation.

Une respiration intellectuelle : l’étude  

L’étude est l’un des niveaux les plus élevés de la méditation. Il est dit dans la michna : « Talmud Tora kenéguèd koulam » ; c’est-à-dire : « L’étude de la Tora a autant d’importance que tous les autres rites réunis. » Les maîtres de la qabale font remarquer que le verbe « étudier » est symbolisé par la lettre lamèd (voulant dire « étude »), qui a la particularité d’être la seule des vingt-deux lettres de l’alphabet à dépasser la ligne d’écriture vers le haut. Etudier, c’est s’élever, se dépasser, ouvrir la porte de l’infini..

Un des lieux fondamentaux de la vie du qabaliste est la maison d’étude ou bèt-hamidrach. On parle aussi de yechiva, au pluriel yechivot). C’est un lieu où se retrouvent à la fois les talmudistes et les qabalistes. Pas besoin de diplômes pour entrer… Seul est nécessaire le désir d’apprendre. Pas de limite d’âge non plus. Monde hors du temps, on y rencontre des enfants et des sages. Sans doute est-il important de faire une visite dans ce « dojo » des qabalistes

 

Poussons la porte…

La salle d’étude n’a pas beaucoup changé avec le temps. Il y règne la même atmosphère que dans les yechivot de Pologne, de Russie ou du Maroc aux siècles derniers. Les récits et les témoignages nous confirment cette impression d’atemporalité et nous donnent parfois la sensation de nous rapprocher de quelque dimension nommée par les poètes « éternité ».

Désordre, brouhaha, gesticulation véhémente, allées et venues incessantes, ainsi se présente le bèt-hamidrach. La maison d’étude est un lieu de vie qui sert aussi de synagogue, voire, à de nombreuses occasions, de salle à manger. Les étudiants talmudistes ou qabalistes n’ont pas la quiétude du moine. Le silence n’est pas de règle autour des tables, rarement alignées, où foisonnement pêle-mêle des livres ouverts empilés les uns sur les autres.

Les étudiants – assis, debout, un genou sur le banc ou la chaise – sont penchés sur les textes ; l’un à côté de l’autre, ou plus généralement l’un en face de l’autre, il lisent à haute voix, se balançant d’avant en arrière, de gauche à droite, ponctuant les articulations difficiles du raisonnement de larges gestes du pouce, frappant parfois frénétiquement les livres ou la table, voire l’épaule du compagnon d’étude, feuilletant avec fébrilité les pages des commentaires pris et remis rapidement dans les rayons de l’immense bibliothèque qui fait le tour de la salle. Les protagonistes de cette « guerre du sens » essaient de comprendre, d’interpréter et d’expliquer.

Avant la leçon magistrale, c’est la hakhana ou « préparation ». Après la leçon, c’est la hazara ou « répétition ». Il n’y a qu’un seul cours par jour, et dans les grandes classes, il ne peut y avoir qu’un seul cours par semaine !

Le plus surprenant est que les couples d’étudiants ne sont pas systématiquement constitués de personnes du même âge. Il peut y avoir un jeune de vingt ans avec un homme de quarante, voire de soixante ans ou plus. Ici, le savoir n’a pas d’âge ! Les étudiants vont consulter le maître – rarement, heureusement, quant au sens du passage étudié -, qui explique, prend position sur les thèses proposées et calme, pour un instant, le combat passionné des consultants.

Ici, deux hommes âgés, aux barbes blanches, s’approchent d’un jeune homme pour lui demander d’arbitrer un différend dans l’interprétation d’un texte. Le jeune homme doit être un ilouï (nom que l’on donne aux étudiants particulièrement doués). Certains relèvent plus du génie que de la simple sagesse. L’étude étant essentiellement orale, on écrit rarement dans la maison d’étude : il se développe chez les talmudistes et les qabalistes une extraordinaire mémoire visuelle du texte, au point que certains ilouïm (« génies ») sont capables non seulement de réciter des milliers de pages du Talmud avec leurs commentaires, mais aussi de situer des passages sur la page talmudique. Il existait en Europe de l’Est ou en Afrique du Nord, comme aujourd’hui en Israël ou aux Etats-Unis, des personnes capables de réciter tous les mots traversés par une épingle que l’on aurait plantée dans un traité du Talmud.

Sur une autre table, plus loin, un étudiant s’est endormi, les bras croisés sur un texte du Talmud ; à côté de lui, un autre sirote un café et fume une cigarette en prenant un air méditatif, concentration nécessaire à la poursuite de l’étude. Tout à coup, les corps se soulèvent et on a l’impression de voir des vagues sur une mer agitée. Les étudiants se sont levés et rassis, mus par une force invisible qui les a effleurés : le maître est passé ! Le respect dû au maître s’est traduit par cette danse des corps en harmonie avec le déroulement de la réflexion.

L’étude n’est pas seulement une science ou un art, mais la possibilité même de l’existence de la force cosmique qui maintient le monde. Pour les mystiques de l’étude, il est nécessaire de faire des tours de garde pour que jamais l’étude ne s’arrête un seul instant : le monde pourrait en venir à disparaître…

Tout bouge ! Le bèt-hamidrach connaît une effervescence ininterrompue où, de jour comme de nuit, résonnent les voix, le bruissement infini de l’étude… le chant de l’étude.

L’étude hébraïque concerne l’esprit. C’est un acte spirituel d’une grande portée dès lors qu’on comprend qu’étudier, c’est se lier à la lumière de l’infini qui arrive en ce monde portée par les lettres de l’alphabet hébraïque ou, comme dit le texte du Tiqouné Zohar, portée par des « chevaux de feu ».

 

Haya

C’est le quatrième niveau de l’âme, qui correspond au monde de l’émanation (atsilout). C’est un degré de spiritualité qui englobe aussi bien la conscience du corps que les sentiments et les réflexions intellectuelles.

Haya est un mot qui apparaît aussi dans le livre de la Genèse lors de la « formation » de l’homme et qui est associé aux mots néfèch et nechama : « vayitsère hachem Elohim èt haadam afar min haadama, vayipah beapav nichmat hayyim, vayehi haadam lenéfèch haya », ce qui veut dire : « Et Yhvh-Elohim forma l’homme : poussière de la terre. Il souffla dans ses narines une respiration de vie [nichmat hayyim] et l’homme fut un être vivant [néfèch haya]. » Le mot haya, du verbe hayo, signifie « vivre ». Hayim, c’est la vie.

D’après le texte biblique, néfèch haya désigne toute créature vivante, homme ou animal. Ce souffle de vie n’est pas seulement le fait que l’homme respire et parle, mais que celui-ci est aussi capable de prier.

Le niveau de haya se traduit par la prière : la tefila.

La prière est un des plus hauts niveaux de la méditation.   Haya est l’état dans lequel l’homme ressent la possibilité d’un dialogue avec l’infini et se perçoit comme recevant la lumière du en sof. Si la prière possède une structure complexe, on peut cependant dire qu’elle est essentiellement construite sur les psaumes de David.

 

Yehida  

Yehida est le plus haut niveau de l’âme. Très rares sont ceux qui peuvent l’atteindre.   C’est un état d’être au-delà du monde de l’émanation où le mystique entre en contact tangentiellement avec le divin. Certains maîtres pensent qu’il existe une véritable devéqout, unio mystica, d’autres pensent que l’on s’approche d’une véritable communion avec la lumière de l’infini, mais que le qabaliste ne perd pas conscience de son propre moi.   Etymologiquement, le mot yehida signifie « singularité », « unicité ». Dans une première approche, cela correspond au niveau éthique, c’est la manière d’être unique de chacun. Unicité fondamentale d’où découle l’idée de responsabilité. Pour la tradition hébraïque, chaque être humain a une vocation propre, singulière à réaliser, et qu’il est seul à pouvoir réaliser. Il doit répondre à cette vocation, ce projet unique. Là est sa responsabilité.   Au niveau de la méditation, c’est une stade au-delà de la prière.

Les paroles prononcées ici ne sont pas celles qui se disent dans les mots communs des prières que tous prononcent, ce qui était le cas des psaumes. Ici, le qabaliste invente ses propres prières au cours d’une retraite solitaire dans la forêt ou dans la nature.

C’est ce que l’on nomme la hitbodébout (« esseulement »). Cette méditation est très pratiquée encore de nos jours dans le groupe mystique des hassidim de Braslav. Une grande littérature est consacrée à ce sujet.

Le mystique seul médite en silence sur sa vie et son comportement. Il est dans un retour sur lui-même (techouva) et souvent se laisse aller à des pleurs. La qabale contient en effet de nombreux récits où le qabaliste entre dans un état de « pleurement » mystique et de lamentations diverses.

 

Les 12 sephiroth

 

Les dix Sephiroth de vibration universelle émanent de l’Ain Soph qui est l’étoile microcosmique qui guide notre intérieur, l’Être réel de notre Être (voir l’étoile à cinq pointes et le Pentagramme de l’Arcane 5 du Tarot nde). •On parle des dix Sephiroth, mais en réalité elles sont au nombre de douze Sephiroth.

L’Ain Soph est la onzième Sephiroth et son antithèse ténébreuse l’abîme est la douzième Sephiroth (les Kliphos nde).

Ce sont douze sphères ou régions universelles qui se pénètrent et s’interpénètrent mutuellement sans se confondre. Les douze sphères gravitent dans l’atome central du signe de l’infini. Dans ces douze sphères se développe l’humanité solaire. Nous avons déjà dit que le signe de l’infini se trouve au centre de la Terre, dans son cœur. •Les Sephiroth sont atomiques. •Les dix Sephiroth peuvent se réduire à trois tables : 1.La table des quanta, de l’énergie rayonnante qui vient du Soleil ; 2.La table des poids atomiques des éléments de la nature ; 3.La table des poids moléculaires des composés.

* C’est l’échelle de Jacob, qui va de la terre jusqu’au ciel. Tous les mondes de conscience cosmique se réduisent aux trois tables.

** Une Sephiroth ne peut être comprise sur un seul plan, car sa nature est quadruple. C’est pourquoi les kabbalistes s’expriment clairement en disant qu’il y a quatre mondes.

 

Aziluth : C’est le monde des archétypes ou monde des émanations. C’est le monde divin.

Briah : C’est le monde de la création, aussi appelé Khorcia, c’est-à-dire le monde des sections.

Yetzirah : C’est le monde de la formation et des anges.

Assiah : C’est le monde de l’action, le monde de la matière. •Les Trois Sephiroth de la forme se trouvent sur le Pilier de la Rigueur (Binah, Geburah, Hod). •Les Trois Sephiroth de l’énergie se trouvent sur le Pilier de la Miséricorde (Chokmah, Chesed, Netzah).

Entre ces deux Piliers se trouve le Pilier de l’Equilibre, où sont les différents niveaux de la conscience (Kether, Tiphereth, Jesod, Malkuth).

•Les dix Sephiroth connues proviennent de Sephira, la Mère divine qui réside dans le Temple Cœur.

 

IO est le mantra de la Mère divine et les émanations de la Prakriti sont au nombre de 10, en d’autres mots les dix Sephiroth.

 

* Kether est le Père en nous, un souffle de l’Absolu qui est en lui-même profondément inconnu. Kether est l’Ancien des Jours et chacun de nous au fond, est un bienheureux Ancien des Jours.

Chokmah est le Fils (le Fils de l’Homme nde), le Christ atomique en nous. Binah est la Mère en nous, l’Esprit Saint en nous.

Kether, Chokmah et Binah sont notre Couronne des Sephiroth (le chakra Sahasrara, chakra coronal ou chakra couronne, appelé église de Laodicée en ésotérisme chrétien – voir les chakras dont les sept chakras ou 7 chakras, les sept églises ou 7 églises de la fin des temps nde).

* Le Père très aimé, le Fils très adoré et le très sage Esprit Saint vivent dans les profondeurs de notre conscience superlative, attendant l’instant suprême de notre réalisation.

* L’Esprit Saint est notre Mère divine, qui revêt un manteau bleu et une blanche tunique aux splendeurs exquises. La Mère porte dans sa main une lampe précieuse. Cette lampe est l’Intime qui brille au fond de nos cœurs.

 

L’Intime est contenu dans un vase d’albâtre fin et transparent. Ce vase est notre propre conscience superlative, c’est notre Bouddhi. L’Intime est la sephiroth Chesed, la Bouddhi est la sephiroth Geburah. •L’Intime et la Bouddhi s’expriment à travers l’âme humaine.

L’âme humaine est Tiphereth, la volonté, la beauté. Ainsi donc l’Intime avec ses deux âmes, la divine (âme spirituelle nde) et l’humaine, officie sur son trône qui est le système nerveux cérébro-spinal. •L’Intime est couronné de la Couronne des Sephiroth. •L’Intime habite dans son Temple.

Le Temple de l’Intime a deux Colonnes : Jakin et Bohaz. Jakin est le corps mental et Bohaz est le corps astral. Le mental est la Sephiroth Netzah, l’astral est la Sephiroth Hod.

** Ces deux Colonnes du Temple s’appuient sur la pierre cubique de Jesod. Cette pierre cubique sert également de fondement au royaume de Malkuth. Cette pierre cubique est le corps éthérique et Malkuth est le corps physique.

 

L’homme est donc une décade complète. Nous avons dix doigts dans les mains, dix Sephiroth et dix commandements. •Lorsque l’Ancien des Jours réalise les dix Sephiroth en lui-même, il se transforme en Adam-Kadmon, en homme céleste.

Celui qui réalise les dix Sephiroth en lui-même resplendit dans le monde de la lumière avec un éclat christique ineffable. •Quand l’Ancien des Jours réalise les dix Sephiroth en lui-même, les dix Sephiroth resplendissent dans le monde de la lumière comme des pierres précieuses, comme des pierres resplendissantes dans le corps de l’Ancien des Jours.

« Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’esprit dit aux Eglises (les sept églises nde) : au vainqueur, je ferai manger de l’Arbre de Vie placé dans le Paradis de Dieu. » Apocalypse 2:7 (le Message du Verseau est le livre de l’Apocalypse dévoilé pour la fin des temps nde). •Les dix Sephiroth resplendissent comme des pierres précieuses dans le corps de l’ANCIEN DES JOURS.

 

C’est ainsi que nous nous convertissons en la Jérusalem Céleste, qui est ainsi décrite :

« Les assises de son rempart sont rehaussées de pierreries de toute sorte : la première assise est de jaspe, la deuxième de saphir, la troisième de calcédoine, la quatrième d’émeraude, la cinquième de sardoine, la sixième de cornaline, la septième de chrysolite, la huitième de béryl, la neuvième de topaze, la dixième de chrysoprase, la onzième d’hyacinthe, la douzième d’améthyste. » Apocalypse 21:19-20. •Les dix Sephiroth sont atomiques. •Les dix Sephiroth sont la ville sainte, la Jérusalem Céleste qui vient à resplendir au fond de notre cœur.

« Au milieu de la place de part et d’autre du fleuve, il y a des arbres de vie qui fructifient douze fois, une fois chaque mois ; et leurs feuilles peuvent guérir les païens ».

« De malédiction, il n’y en aura plus ; le Trône de Dieu et de l’Agneau sera dressé dans la ville, et les serviteurs de Dieu l’adoreront, ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. » (voir le chakra Ajna, le chakra frontal ou chakra du troisième oeil, appelé église de Philadelphie nde).

« De nuit, il n’y en aura plus ; ils se passeront de lampe ou de soleil pour s’éclairer, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et ils régneront pour les siècles des siècles. » Apocalypse 22:2-5.

* Quand l’homme aura incarné en lui-même sa Couronne de Sephiroth, alors l’Ancien des Jours l’éclairera et régnera pour les siècles des siècles.

** Cependant, frères de mon âme, je vous dis en vérité que personne ne parvient au Père si ce n’est par le Fils (le fils de l’homme nde). Le Fils est le Christ atomique en nous, il est Chokmah, la divine sagesse christique, la Gnose qui resplendit au fond de notre cœur (la doctrine du coeur est Amour, Don et Compassion nde).

# Nous devons inonder tous nos véhicules d’atomes de nature christique (cultiver l’Amour, le Don et la Compassion avec l’Esprit de Dieu nde), nous devons former le Christ en nous pour monter au Père, car personne ne parvient au Père sans passer par le Fils.

*** Même si le Christ naissait mille fois à Bethléem, cela ne servirait à rien s’il ne naissait aussi dans notre cœur. Il faut former le Christ en nous pour entrer par les portes de la ville triomphante et victorieuse, le dimanche des Rameaux.

La nativité est un événement cosmique qui doit se réaliser en chacun de nous. La nativité est absolument individuelle. Il est nécessaire que le Christ naisse en nous, la nativité du cœur est urgente.

Il faut transformer l’Arbre de la science du bien et du mal en l’Agneau immolé de la cité sainte.

 

« Le vainqueur, j’en ferai une Colonne dans le Temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus jamais. » Apocalypse 3:12.

« Reste fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la Couronne de Vie. » Apocalypse 2:10.

« Je suis le pain de vie, Je suis le pain vivant. Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier Jour (voir la résurrection nde). Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. » Jean 6:48,51,54,56.

 

Le Christ est réellement une Couronne de Sephiroth d’une sagesse incommensurable, dont les atomes les plus purs resplendissent dans Chokmah, le monde d’Ophanim.

* Cette Couronne de Sephiroth incommensurable envoya son Bouddha, Jésus de Nazareth, qui se prépara à travers d’innombrables réincarnations dans notre évolution terrestre. Ce fut dans le Jourdain que la couronne christique, le Logos solaire, resplendit et pénétra dans son Bouddha, Jésus de Nazareth.

C’est là le mystère de la double personnalité humaine, l’un des mystères les plus grands de l’occultisme. •Quand l’homme reçoit sa Couronne de Sephiroth, alors l’Ancien des Jours l’illumine et le conduit vers les eaux pures de la vie (les eaux très pures de l’Eden sont le divin miroir de l’Amour nde).

Cependant, mes frères, personne ne parvient au Père sans passer par le Fils, et le Fils (le Fils de Dieu nde) se trouve au fond de l’Arche de l’Alliance, attendant l’instant de la réalisation.

Cette Arche de l’Alliance, ce sont les organes sexuels. Ce n’est qu’au moyen de la chasteté parfaite que nous pouvons former le Christ en nous et monter au Père.

Maintenant, mes frères, je vous ai livré l’Arche du Nouveau Testament. Je vous ai maintenant enseigné le chemin de la Magie sexuelle (le sentier du fil du rasoir nde).

« Alors s’ouvrit le temple de Dieu dans le ciel et son Arche d’Alliance apparut, dans le temple ; puis ce furent des éclairs et des voix et des tonnerres et un tremblement de terre, et la grêle tombait dru. » Apocalypse 11:19.

 

Source : compilation

Qi Gong et Gestuelle Maçonnique 17 novembre, 2018

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Qi Gong et Gestuelle Maçonnique

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Rappel sur la gestuelle

Le mouvement du corps, c’est par définition le geste ; cela n’intéresse pas uniquement la main comme on pourrait le croire. On peut définir huit grandes fonctions dans les mouvements du corps ; ce sont :

Le déplacement,

La communication,

La prise de nourriture,

La sexualité,

Le combat pour la vie,

La préparation au repos,

Le ressenti,

Le soin.

Dans les sociétés modernes, le mouvement lié au combat pour la vie a changé de nature ; on parlera d’activité productrice et créatrice, de sport ou de jeu.

Dans ce préambule, évoquons trois sujets connexes en rapport avec la gestuelle : il s’agit du lien entre gestuelle et langage, de l’influence du transfert sur la gestuelle et de la gestuelle dans la symbolique de l’Egypte Antique :

A proprement parler le langage fait partie du mouvement mais on a pris l’habitude de distinguer langage et gestuelle pour en faire les deux composantes de la communication : il est classique de dire qu’une communication comporte 20 à 30 % d’éléments verbaux et 70 à 80% d’éléments gestuels non verbaux. Le geste spontané est plus riche de sens que le langage pour la simple raison qu’il est souvent plus authentique.

le transfert pourrait se définir comme la préoccupation inconsciente qui, chez chacun d’entre nous, fait un lien avec les premiers objets de notre investissement ; cela touche bien sûr notre petite enfance. Cette préoccupation inconsciente affecte notre comportement et donc notre gestuelle.

On peut examiner la gestuelle dans la symbolique de l’Egypte Antique en étudiant l’iconographie ; à titre d’exemple, chacun ici sait que pour les égyptiens les mains renvoient à un code binaire : actif pour la main droite ou réceptif pour la main gauche ; on verra donc des représentations de personnages avec deux mains droites ou deux mains gauches pour bien signifier de quelle polarité il s’agit. On pourrait aussi parler de l’attribut de la barbe qui permet d’en affubler une déesse sans choquer le moins du monde ; mais tout cela dépasse mon modeste travail.

Les gestuelles sont utilitaires, mais elles s’adressent aussi à la jouissance et bien sûr à la réflexion, la philosophie et la religion. Le sujet de ce soir renvoie à deux gestuelles imprégnées de pensée philosophique. J’ai pratiqué le Qi Gong et j’en garde un très bon souvenir ; la gestuelle maçonnique ne m’est pas inconnue : mais en travaillant ce sujet, je me suis étonné d’y découvrir des nouveautés que je n’imaginais pas ! Je vais essayer de vous les faire partager !

Le Qi-Gong

 

Le Qi gong est souvent présenté comme une simple gymnastique procurant souplesse articulaire et détente musculaire. En réalité, cette simplicité apparente cache la complexité de la relation entre le contenu symbolique du geste et la notion de Qi (aussi appelé Chi).

Le Qi (souvent traduit par énergie) est un concept issu de la connaissance intuitive des phénomènes naturels que possédaient les anciens sages de la Chine antique. Pour eux, le Qi est à l’origine du monde ; chaque élément de l’Univers résulte de ses mouvements et de ses modifications. Ainsi il est écrit :

«Tout être et toute chose résultent du Qi du Ciel et de la Terre. »

Le Qi fait partie des trois trésors (ou San Bao) avec le Jing assimilé au corps et le Shen qui se rapporte à l’esprit. En ce qui concerne le geste, le shen (l’esprit) donne un ordre (l’intention), le qi transforme celui-ci en « impulsion » et le jing (le corps) déclenche la manifestation physique de cet ordre.

Cette conception taoïste, qui date de plusieurs siècles avant Jésus-Christ, offre une lecture originale du fonctionnement de l’être vivant : la transformation de l’énergie vitale, la notion d’énergie saine et l’influence d’énergies perverses en expliquent les perturbations.

Le Qi Gong, par une gestuelle appropriée, permet à l’individu de conscientiser son immersion dans l’univers énergétique ; ce faisant il peut prendre une distance avec sa quotidienneté et rechercher une mise en harmonie avec l’Univers. De nos jours, le Qi Gong se pratique avec une grande variété de modalités selon le degré de connaissance des participants et des animateurs des séances.

Il existe même une utilisation simplifiée qui a facilité sa pratique dans tous les continents au-delà du berceau géographique d’origine. Sans exégèse, la voie choisie du geste, de la respiration et de la concentration suffit à produire ses effets.

Il arrive parfois que les européens qui découvrent le qi gong soient fixés sur le geste à accomplir tel que le professeur le leur montre ; pour eux, toute la séance consistera à tenter de reproduire le geste de manière si possible parfaite.

Tendre la main droite en plaçant la paume vers le haut peut être un geste à réaliser ; au premier degré, c’est un geste banal sans signification ; si je donne un contenu à ce geste, par exemple en le présentant comme une offrande et qu’en l’exécutant, je me concentre sur cette main, sur le sens que j’ai donné, en pratiquant une respiration ventrale, toutes les idées parasites négatives disparaissent, la main devient l’offrande !

L’intelligence du Qi Gong n’est pas de demander une perfection du geste mais de mettre dans le geste une perfection d’intention.

Par ailleurs, il se trouve qu’à la suite des travaux scientifiques effectués depuis les années 1980, nous savons aujourd’hui que cette intention, en réalisant une concentration mentale sur le contenu symbolique du geste, provoque une activité cérébrale spécifique avec une augmentation significative de l’activité alpha à l’électro-encéphalogramme. Cette activité cérébrale a plusieurs conséquences : elle procure, en particulier :

Une plus grande capacité de concentration,

Et une sensation de détente et de relâchement.

Comme la gestuelle du Qi Gong vise aussi à faciliter la circulation énergétique, on comprend mieux les gestes pratiqués en visualisant le trajet des méridiens et le sens de la circulation énergétique.

Rappelons que, selon la conception taoïste, l’énergie circule dans les 12 méridiens principaux de chaque hémicorps et dans les circuits spécialisés (les 8 méridiens dits curieux et les 12 méridiens dits distincts). L’énergie imprègne le méridien pendant une heure chinoise (qui correspond à deux heures classiques) ; la journée est ainsi découpée en 12 heures. Le passage de l’énergie dans un méridien se fait à toujours à la même heure chinoise.

Globalement, le Qi Gong, à travers des gestuelles adaptées, permet une meilleure concentration, une plus grande capacité d’adaptation et un bien-être ressenti. Il se rapporte essentiellement aux fonctions de communication, de combat pour la vie et de soin.

On peut s’interroger sur la fonction soin présente dans le Qi Gong : en fait, le taoïsme a la grande sagesse de modéliser la fragilité du fonctionnement de l’être humain ! Cette fragilité est une réalité scientifique, mais nous n’en avons pas toujours conscience !

Fragilité physique mais aussi psychologique et mentale qui explique combien la folie humaine est une compagne qui n’hésite pas à venir influencer nos pensées … à l’insu de notre plein gré pour reprendre une célèbre expression !

Par cette fonction dans le soin, le Qi Gong nous aide à prendre conscience de notre dysfonctionnement énergétique, à y remédier et nous aide à nous protéger.

Un mot sur une gestuelle particulière qui, à mon humble avis pourrait symboliser la réussite d’une séance de Qi Gong quand on y arrive : il s’agit du sourire intérieur. Lorsque l’harmonie est rétablie, « le sourire intérieur» resplendit.

La gestuelle maçonnique

On étudiera successivement :

La gestuelle maçonnique intégrée dans les rituels,

Et celle qui est pratiquée par les francs-maçons en dehors des rituels,

 

A – La gestuelle maçonnique intégrée dans les rituels

Dans la franc-maçonnerie opérative des tailleurs de pierre, au XVème siècle, si les gestes sont nombreux, deux gestes rituels semblent essentiels :

le geste de reconnaissance propre à chaque corporation ;

Et le serment en rapport avec la sauvegarde du secret du Maître ; on sait maintenant la nature de ce secret qui lui était vital.

Dans les premières réunions de la franc-maçonnerie spéculative, au XVIIème siècle, les gestes rituels restent les gestes de reconnaissance et le serment ; ensuite, progressivement on verra s’ajouter (en particulier sous influence française) une prolifération de compositions. Ces ajouts dénotent souvent la volonté d’influencer la démarche maçonnique en y intégrant des gestuelles empruntées à d’autres courants de pensée ou à des modes.

Aujourd’hui, la gestuelle maçonnique du premier degré se subdivise en une trentaine de gestuelles spécifiques. Certains gestes sont destinés à produire un son : comme par exemple, le coup de maillet, le claquement des mains, les tapes sur l’épaule ou la pose des canons ; ils avaient des significations précises mais on continue à les pratiquer.

Mis à part, l’allongement du dernier apprenti, l’agenouillement du récipiendaire pendant la consécration et la demande de parole, la gestuelle maçonnique est principalement pratiquée en position debout.

Il n’est pas possible de détailler le contenu symbolique de tous les gestes pratiqués pendant les rituels. Il y aurait tant à dire. Limitons-nous au signe d’ordre et à des observations sur d’autres gestes.

1 / La gestuelle du signe d’ordre

En Angleterre : on l’appelle SIGN OF AN ENTERED APPRENTICE ( que l’on pourrait traduire par le signe du nouvel apprenti) ! Je cite une traduction des instructions : «Il se fait, en étant debout les deux pieds en équerre, le bras droit horizontal replié, paume de la main tournée vers le sol, pouce à l’équerre contre le cou.»

Il est classique de lire dans les manuels que ce signe d’ordre signifie : je cite :

« Je contrôle et j’apaise mes instincts, j’apprends à modérer mes paroles, à maîtriser mes passions… »

« La main droite, placée en équerre sur la gorge, paraît contenir le bouillonnement des passions qui s’agitent dans la poitrine et préserver ainsi la tête de toute exaltation fébrile susceptible de compromettre la lucidité de l’esprit. L’Ordre de l’Apprenti signifie qu’il cherche à être en possession de lui-même et qu’il s’attache à juger avec impartialité.»

A vrai dire, ces interprétations n’ont aucune référence biblique ou historique ; ce sont de libres propos dus à des auteurs comme Boucher et Wirth ; ils sont d’ailleurs fréquemment repris dans le cadre des instructions des apprentis.

Ce signe du nouvel apprenti ou signe d’ordre est historique pour deux raisons essentielles :

Il était pratiqué par les membres des loges compagnonniques bien avant la création de la grande loge de Londres en 1717. Il prouve ainsi notre filiation compagnonnique.

il constitue le geste rituel commun à toute la fraternité maçonnique de tous les pays et de tous les continents !

Dans les anciens rituels compagnonniques, son existence est consubstantielle de celle du signe pénal ; l’important c’était d’abord le serment de garder secret de ce que l’on pourrait savoir ; ensuite, le signe pénal était une confirmation du serment par un engagement sacrificiel ; au final, le signe d’ordre se comprend comme un passage obligé dans la compréhension du signe pénal.

Cependant, l’absence dans les rituels d’explication quant à la signification du signe d’ordre en lui-même, m’a interpellé. Après avoir beaucoup cherché, et n’ayant rien trouvé dans les ouvrages de maçonnologie, c’est en analysant les termes hébreux utilisés dans la Bible que j’en suis venu à élaborer une explication dont je voudrais vous parler.

Cette interprétation est fondée sur l’importance du symbolisme de la gorge dans la bible ; on en déduit que le sacré impacte le corps humain dans cette zone corporelle : la gorge est non seulement le passage du souffle, c’est-à-dire l’esprit, mais aussi ce qui pénètre dans le corps que cela soit l’air ou la nourriture !

La bible en hébreu fait référence à la gorge de différentes manières ; l’utilisation du mot Nèphésh mérite toute notre attention. Une étude répertorie 754 références à Nèphésh dans l’ancien testament. Le plus souvent, Nèphésh est traduit par esprit, âme ou élan vital. Mais en hébreu le sens est beaucoup plus large ; Daniel Lys dans son ouvrage « Nèphésh, Histoire de l’âme dans la révélation d’Israël au sein des religions proche-orientales » paru en 1959 aux PUF, nous met sur la piste quand il relève que, dans plusieurs passages, Nèphésh doit se comprendre comme signifiant la gorge. Nèphésh désigne la gorge mais également le pouce !

Mettre la main à la gorge c’est approcher la main du souffle vital et on pourrait ajouter, c’est donner à la main ce souffle vital ; cette transmission se fait par l’intermédiaire du pouce placé sur la gorge : le même mot se retrouve dans les trois éléments : l’esprit, la gorge en qualité de contenant et le pouce !

Mettre la main à la gorge en prenant appui sur le pouce c’est transmettre à la main une part de sacré qui nous vient du souffle !

Quoi de plus logique quand on sait que cette main va transformer la pierre brute pour en faire une pierre taillée constituante du temple de Salomon ; et cette main, c’est la nôtre à nous francs-maçons, nous qui avons ce génie dans nos gènes !

Cette symbolique du signe d’ordre se prolonge dans la symbolique du premier travail du nouvel apprenti qui prend possession du maillet et du ciseau pour tailler la pierre brute : si on a conscience du sens de ces deux gestes, ne pourrait-on pas affirmer qu’avec eux tout est dit ?

A partir d’une inspiration divine, nos initiateurs nous orientent vers une dynamique de construction, construction qui chez les opératifs était religieuse et militaire, et qui, dans la loge maçonnique, devient une construction sociale fondée sur la solidarité imprégnée de spiritualité.

Le signe du nouvel apprenti, que nous appelons signe d’ordre, avec le pouce sur la gorge, est un geste fondamental et riche de sens : c’est un signe qui nous identifie ! C’est un signe qui met en œuvre une intention et une réalisation !

2 / De quelques observations personnelles :

Comme chacun peut s’en rendre compte, la gestuelle pratiquée en loge est très diverse et pas toujours spécifiquement maçonnique ; pour illustrer cette remarque voici deux exemples (sachant qu’il vous sera facile d’en trouver d’autres) :

1ère situation : si pendant la lecture d’une planche, je regarde mon ipad ou mon smartphone pour surveiller l’arrivée d’un post ou d’un mail, ma gestuelle fait douter de l’intérêt que je porte au suivi des travaux ;

2ème exemple : En imposant certains éléments de leurs gestuelles dans les rituels, des idéologies ont voulu nous annexer ! A titre d’exemples citons les symboliques napoléonienne, aristocratique ou templière pour ne citer que les déviations les plus criantes et malheureusement toujours actuelles.

Mais parlons de quatre sujets qui permettent de faire allusion à d’autres apports de la gestuelle.

a / à propos des quatre épreuves de l’initiation :

Dans l’initiation, comme pour d’autres phases du rituel, on peut confronter la verbalisation du rituel et la gestuelle ; lors des quatre épreuves de la terre, de l’eau, de l’air et du feu, le rituel évoque une purification ; or ces quatre éléments par leur contenu symbolique biblique renvoient directement à l’initiation chrétienne : à partir de la terre, le profane est mis en contact avec Jésus-Christ (par le symbolisme de l’eau), puis avec l’esprit sain (par le symbolisme du souffle c’est-à-dire l’air) et enfin avec Dieu (par le symbolisme du feu et de l’épée flamboyante dont vous savez que dans la Bible elle est, par l’intermédiaire des chérubins, un élément du geste divin) ; tout se passe comme si la gestuelle complétait la verbalisation du rituel en ajoutant un sens caché.

b / à propos de la gestuelle en rapport avec la fraternité :

Si la fraternité est un élément de langage maçonnique, la gestuelle porteuse de fraternité apparaît un peu figée et réduite : seule la chaîne d’union fait exception.

Dès lors, comment expliquer que les rituels aient aussi peu de gestes pratiqués avec une réelle intention d’amour fraternel ?

En vérité, la fraternité ne doit pas être confondue avec l’amour fraternel ; aujourd’hui lorsqu’on évoque la fraternité on introduit un contenu affectif ; il ne me semble pas que c’était le cas au XVIIème siècle ; à cette époque la fraternité est un concept essentiel de partage de l’objet commun à tous les frères, c’est-à-dire l’amour de Dieu. Quand la bible évoque l’amour, on met d’abord en avant l’amour pour Dieu.

c / à propos de la gestuelle du signe pénal

Evoquer le signe pénal permet de rappeler qu’il rentre dans le cadre d’une gestuelle particulière rencontrée dans les rituels maçonniques : la gestuelle des châtiments rituels.

Dans l’ouvrage Masonry Dissected de Samuel Prichard, paru en 1730, il est écrit : je cite la traduction :

- « Sachant que j’aurais ma gorge tranchée, ma langue arrachée et mon corps enterré dans les sables grossiers de la côte à marée basse, chahuté par le flux et le reflux journalier des vagues, pourrai- je violer sciemment mon obligation d’Apprenti ? « 

Sans pouvoir développer ce chapitre, on peut relever que dans le rituel, la menace d’avoir la gorge coupée, affirme l’assurance d’une mort horrible spirituellement car elle sera sans sépulture !

Faire le signe pénal, c’est aussi renouveler l’engagement à respecter le serment, cette obligation du secret dont on sait qu’il est lui d’origine compagnonnique et non biblique !

Signalons aussi que le geste pénal n’est pas spécifiquement maçonnique ; on le retrouve dans le monde profane soit avec la main soit plus souvent avec l’index ou le pouce : il signifie la menace de meurtre par égorgement généralement pour se venger ou par volonté de faire peur en particulier à celles et ceux qui ne respecteraient pas la loi du silence !

d / à propos de la colonne d’harmonie

La colonne d’harmonie, héritière du Shofar, est une gestuelle très particulière ; elle ne prend tout son sens que si elle est prévue par le rituel et produite en loge par les membres de l’atelier.

Il serait sûrement intéressant de conceptualiser l’utilisation contemporaine de l’apport du son dans le rituel pour ne pas le réduire à ce qu’il a tendance à devenir aujourd’hui, c’est-à-dire un divertissement !

 

B – La gestuelle maçonnique pratiquée en dehors des rituels.

En dehors du rituel, on parle de gestuelle maçonnique parce qu’il s’agit de gestes pratiqués par des francs-maçonnes ou des francs-maçons ; elle est très intéressante à observer et à analyser ; on y découvre en particulier nos secrets ; comme précédemment on pourra distinguer :

une gestuelle ritualisée utilisée par un ou plusieurs groupes de francs-maçons ;

et une gestuelle spontanée propre à chacun – chacune d’entre nous.

Ces gestes, plus ou moins discrets, sont très variables selon les pays, les orients et les loges ; je pense en particulier :

aux attouchements des doigts et des mains selon le degré des interlocuteurs,

à la triple accolade

à la triple tape de l’épaule droite

au sourire

au signe d’ordre,

à l’utilisation d’accessoires vestimentaires.

Bien d’autres gestes existent aussi.

Cette gestuelle maçonnique a essentiellement une fonction de reconnaissance ; mais la tape sur l’épaule est aussi un encouragement et un témoignage de sympathie. Il est d’ailleurs classique de voir une modulation des triples tapes selon l’humeur et le lien existant entre les frères et les sœurs qui se saluent.

Dans ce chapitre, un mot sur le sourire ! Gestuelle non prévue dans le rituel, omniprésente en loge et en dehors de la loge.

Physiologiquement le sourire correspond à l’activité musculaire des 13 muscles faciaux qui affectent les lèvres, les paupières, le nez, les sourcils, les oreilles et les muscles peauciers proprement dits ; cette musculature est principalement sous l’influence du nerf facial. Chez l’adulte, la mise en œuvre du sourire est sous la dépendance d’une action volontaire ; par l’apprentissage social le sourire fait aussi partie du comportement communautaire.

En loge, on sourit souvent ; la plupart du temps, ce sont des sourires de façade, réflexes, habituels dans la sphère commerciale ou politique ; mais il arrive aussi qu’il s’agisse d’un vrai sourire affectueux témoignant d’une réelle fraternité.

Schématiquement on parlera de sourires sincères ou de sourires composés ; on pourrait les distinguer car en réalité ils ne mettent pas en jeu la même musculature mais cela suppose un regard spécialisé.

 

Conclusion

Redécouvrir le contenu symbolique du geste a renforcé mon adhésion à un rituel renouvelé : telle est la première conclusion que je tire de ce travail.

On retrouve dans le Qi Gong et la gestuelle maçonnique quatre points communs :

Leurs gestes sont chargés de sens,

On retrouve, de la part des initiateurs, l’inspiration spiritualiste,

Ces deux gestuelles nous viennent du passé mais conservent une actualité contemporaine,

Ces deux gestuelles bénéficient aujourd’hui d’une approche renouvelée avec la liberté de conscience.

Et aussi des différences ; je me limiterai à deux :

Le Qi Gong a une fonction de soin qui n’existe pas dans la gestuelle maçonnique ;

La gestuelle maçonnique est très diversifiée et impose différentes grilles de lecture.

Evoquer la fonction de soin du Qi Gong renvoie au débat récurrent sur la capacité ou non pour l’engagement maçonnique de transformer un individu. Ne pourrait-on pas imaginer que le volontarisme judéo-chrétien de la démarche maçonnique bénéficie de l’apport de la profonde humilité taoïste ? Cet apport pourrait peut-être permettre de favoriser la transformation bénéfique des nouveaux et anciens initiés !

Quoi qu’il en soit, j’ai pris un grand intérêt à ce travail ; bien sûr, dans la vie courante, nous savons que la plupart de nos gestes sont exécutés de façon machinale et nous n’y attachons que peu d’importance ; mais en loge, à l’image de ce qui se fait au Qi Gong, la gestuelle ne mériterait-elle pas d’être réalisée en « pleine conscience » pour reprendre une expression d’origine boudhique ?

Personnellement, je rêve d’une gestuelle maçonnique débarrassée de ce que j’appellerai des anachronismes :

Le port de l’épée ;

Le salut romain qui est devenu un symbole nazi ; son remplacement par le signe de fidélité serait plus conforme à notre symbolique ;

Le déplacement dans le temple avec son allure martiale à connotation militariste pourrait évoluer vers une déambulation plus intimiste et plus fraternelle retrouvant le sens premier du cercle et de l’orientation ;

les attitudes théâtrales, peu crédibles ici.

Par ailleurs, si une démarche de vérité et d’authenticité était recherchée dans le consensus, la loge pourrait collectivement ré investir deux positions corporelles:

D’une part la position d’écoute : le regard tourné vers le pavé mosaïque, les mains sur les genoux, en effectuant une respiration ventrale et en se concentrant sur les paroles entendues sans se laisser aller à une réactivité spontanée.

D’autre part, la position à l’ordre : la pratiquer en se concentrant sur cette relation entre l’esprit, la gorge, le pouce et la main droite devrait renforcer son contenu.

J’ai dit

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source : https://www.idealmaconnique.com/?fbclid=IwAR1EUCwB2egdU6DjOAzQSgbUbgsnoG3Ln41tBBd6dlS38s3-4867B2y_WrU

Qi Gong et Gestuelle Maçonnique dans Recherches & Reflexions
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