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Historique du rite ancien et primitif de Memphis – Misraïm 21 juillet, 2021

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Historique du rite ancien et primitif de Memphis – Misraïm

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15 Février 2016 , Rédigé par RAPMM

La Franc-maçonnerie est une institution pluri centenaire, car les premières révélations historiques remontent au XIIIème siècle. Cette association de métier, à l’origine dite opérative…, au caractère corporatiste autant que moral et spirituel, devient, dès le Carrefour de 1723, un « centre d’union » où se retrouvent, en toute fraternité, des hommes qui, sans elle, ne se seraient pas reconnus… Adopter une vision tranchée et univoque de la Franc-maçonnerie moderne, dite spéculative.., semble difficile, car celle-ci, selon les temps et les lieux, a revendiqué des origines et des finalités bien différentes, bien qu’elle s’inscrive dans le courant judéo-chrétien. En outre, sa philosophie ne s’exprime que par le truchement des symboles : or leur sens dépend de la tradition initiatique à laquelle se rattache chaque Rite, qui représente l’Esprit de chaque Ordre existant Ainsi, les différentes Obédiences françaises couvrent un large spectre, allant du social au spirituel, de l’athéisme au déisme ; elles ont toutes cependant en commun leur essence initiatique et leurs trois premiers degrés représentent un centre adogmatique de perfectionnement individuel, intellectuel, moral et de travail sur soi. Ce n’est que par la suite que l’empreinte du Rite, propre à chaque Obédience se manifeste dans toute son amplitude : il donne à ses cérémonies une qualité, une densité, une stabilité, une impulsion et une prégnance à nulle autre pareille. De telle sorte que cette juxtaposition de mille et une nuances dans l’Art Royal entrouvre l’accès à une voie adaptée à la nature du Cherchant et à ses exigences, dans le respect le plus strict de sa liberté absolue de conscience. La Franc-maçonnerie du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm possède ses spécificités propres, qui font d’elle une Maçonnerie peu connue, mais d’une grande richesse à la fois rituelle et historique. Parmi celles-ci, se distinguent entre autres :
Son orientation spiritualiste et déiste dans le cadre de la Voie Initiatique.
Sa volonté de donner l’accès à la Connaissance Essentielle par l’alliance de l’intelligence du cœur à celle du mental ;
Sa représentation en tant que gardien des traditions de l’ancienne Egypte, berceau de toute initiation. Sa vocation de conserver et de développer une Tradition intacte (comprise comme la Tradition Primordiale transmise dans les courants hermétiques, gnosticistes, kabbalistes, templiers et rosicruciens), propre à libérer l’homme de ses chaînes matérielles, au travers de son évolution spirituel
le. Cette Tradition se veut dépositaire des antiques initiations de la vallée du Nil, perpétuées au travers de divers mouvements, parmi lesquels se retrouvent les pythagoriciens (qui détiennent l’héritage d’une Géométrie d’essence sacrée), les Hermétistes Alexandrins (dont les ouvrages de référence sont le Corpus Hermeticum et La Table d’émeraude attribués à Hermès Trismégiste), les Néo-platoniciens, les Sabéens de Harrân, les Ismaéliens, les descendants d’Abraham, les Templiers et les Rose Croix. Pour une Obédience spiritualiste comme celle du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, le Rituel est donc l’occasion d’une régénération spirituelle, d’une réintégration métaphysique, de la personne qui y participe et joue le rôle de catalyseur sur le sentier de l’évolution intérieure. Mais en même temps, il reste attaché à son héritage humaniste, profondément engagé au côté des valeurs de la dignité, du droit, et de la défense de l’opprimé. C’est là sa grande force, son côté insolite, et la raison pour laquelle, peut-être, il attire autant qu’il intrigue…

LE RITE DE MISRAÏM

Il faut ici commencer à mi-chemin entre l’histoire et la légende… Peut-être par « il était une fois »…en présentant l’énigmatique personnage que fut Alexandre Cagliostro, de son vrai nom Joseph Balsamo, aigrefin de renom un peu souteneur et un peu espion pour les uns, Grand Initié sans attache, magicien et enchanteur pour les autres…en tout cas acteur occulte de la Révolution Française pour l’ensemble -, et certainement un être moralement indéfinissable, tant ce Rite attire des caractères trempés dans une eau qui n’a pas grand-chose à voir avec l’eau plate. Notre homme, très proche du Grand Maître de l’Ordre des Chevaliers de Malte Manuel Pinto de Fonseca avec lequel il aurait effectué des expériences alchimiques…, fonde en 1784 le « Rite de la Haute-Maçonnerie Egyptienne »… Bien que celui-ci n’ait eu que trois degrés (Apprenti, Compagnon et Maître Egyptien), le Rite de Misraïm semble lui être directement relié. On sait encore mal, aujourd’hui, où Cagliostro fut réellement initié (sans doute à Malte) et comment il bâtit son Rite : selon Gastone Ventura, il reçoit entre 1767 et 1775 du Chevalier Luigi d’Aquino, frère du Grand Maître National de la maçonnerie napolitaine, les Arcana Arcanorum, trois très hauts degrés hermétiques, venus en droite ligne des secrets d’immortalité de l’Ancienne Egypte, afin qu’il les dépose dans un Rite maçonnique d’inspiration magique, kabbalistique et divinatoire. Ce qu’il semble avoir fait en 1788, non loin de Venise, en y établissant une Loge où il opère le transfert des Arcana Arcanorum dans le Rite de Misraïm. Ce Rite, à demi-centenaire lorsque Cagliostro en fait le dépositaire du Secret des Secrets, est un écrin idéal pour le joyau qu’il reçoit, nourri de références alchimiques et occultistes, il attire alors de nombreux Adeptes. Il se réclame de plus d’une antique tradition égyptienne, le terme « Misraïm » signifiant ou « les Egyptiens » ou « Egypte » en hébreu…et possède 90 degrés… Dans l’état actuel des recherches, il apparaît surtout que les sources du Rite de Misraïm se situent dans la République de Venise et dans les Loges Franco-italiennes du Royaume de Naples de Joachim Murat, et qu’il a subi douloureusement à la fin du siècle l’occupation autrichienne qui en interdit la pratique. Les trois frères Bédarride, dont les plus marquants, Marc et Michel, auraient été initiés dans le Rite de Misraïm en 1803, l’introduisent en France à Paris en 1814 et 1815, à l’époque où les Ordres maçonniques sont interdits en Italie. Le Rite recrute aussi bien de hautes personnalités aristocratiques, que des bonapartistes et des républicains, parfois des révolutionnaires, Carbonari, comme Pierre Joseph Briot, – membre de la société secrète républicaine des Philadelphes…, ou bien encore Charles Teste, frère cadet du baron François Teste, lieutenant de Philippe Buonarrotti, le célèbre conspirateur qui utilisa la Charbonnerie pour servir la cause de son pré communisme, et qui fut, avec Babeuf, le coauteur du Manifeste des Egaux. Or, dès 1817, le Grand Orient, qui n’apprécie guère le système des Hauts Degrés, devient un vigoureux opposant au Rite de Misraïm. Ainsi, en 1822, alors que les affaires semblent florissantes, le Grand Orient, à cette époque monarchiste et catholique, profite de l’affaire des Quatre Sergents de La Rochelle et de l’inquiétude suscitée par les Carbonari pour dénoncer aux ordres de police, l’Ordre de Misraïm comme un repaire de séditieux « antimonarchiques et antireligieux » prêts pour l’insurrection armée. L’essor de ce nouveau Rite plein de promesses est ainsi stoppé net. En tant que Rite interdit, il devient tout naturellement un espace de rencontre pour tous les opposants au régime. Mais déjà il commence à péricliter. Vers 1890, les derniers Maçons du Rite attachés à leurs principes déistes et spiritualistes, se retrouvent bientôt dans une seule Loge, la fameuse Loge Arc-en-Ciel… Le Rite de Misraïm reviendra presqu’un siècle plus tard, lorsque Robert Ambelain, ancien Grand Maître ad vitam, démissionnaire du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, le ravive en 1992, malgré ses engagements pris de ne jamais le ranimer. (cf. les correspondances Robert Ambelain / Gérard Klopp el)

LE RITE DE MEMPHIS

Le Rite de Memphis est une variante du Rite de Misraïm, constitué par Jacques-Etienne Marconis de Nègre en 1838. Pour autant, s’il reprend la mythologie égypto-alchimique du Rire, il la fortifie d’emprunts templiers et chevaleresques…les références à la légende d’Ormuz et à la Chevalerie de Palestine sont là-dessus très significatives…Robert Ambelain estime pour sa part, …mais l’information demande encore sa confirmation définitive…que ce Rite serait né de la fusion de divers rites ésotériques d’origine occitane, notamment le Rite Hermétique d’Avignon, le Rite Primitif de Narbonne, le Rite des Architectes Africains de Bordeaux, et un Rite Gnostique d’origine Egyptienne… Là où Misraïm est le Rite des Adeptes entre Ciel et Terre, des révolutionnaires insaisissables, et des comploteurs libertaires…selon ce qu’en disent les documents de police de l’époque Memphis durcit la ligne des références mythiques, et veut conquérir des hommes de force, à l’idéal chevaleresque. Le Rite connaît un succès certain, justement du côté des Loges militaires, tant et si bien qu’en 1841, les frères Bédarride le dénoncent à leur tour aux autorités, et le Rite de Memphis est contraint de se mettre en sommeil… Il faudra attendre 1848 et la destitution de Louis-Philippe pour que le Rite de Memphis reprenne une vigueur toute relative, luttant pour ne pas péricliter… Mais c’est plutôt Outre-manche, que le Rite perdure… A partir des années 1850, des Loges anglaises, travaillant en français au Rite de Memphis, se multiplient. Elles sont restées célèbres pour avoir été essentiellement composées d’ardents républicains ayant fui la France après le coup d’Etat du 2 décembre 1851. On y retrouve Louis Blanc, Alfred Talandier, Charles Longuet le gendre de Karl Marx, et Joseph Garibaldi membre d’honneur dont nous reparlerons par la suite. En 1871, l’écrasement de la Commune attire en Grande-Bretagne de nouveaux réfugiés… Ceux-ci contribuent à la vivification du Rite, mais toutes ces Loges s’éteignent en 1880, lorsque le nouveau gouvernement républicain déclare l’amnistie. Parallèlement, le Rite de Memphis semble avoir connu un important développement en Egypte à partir de 1873, sous l’impulsion du Frère Solutore Avventore Zola, nommé Grand Hièrophante… Jusqu’à l’époque du roi Farouk, il ne cesse de se développer, en tant que continuateur des anciens Mystères Egyptiens, à telle enseigne que les frères de Memphis sont unanimement appréciés et respectés. Le Rite de Memphis s’implante également aux Etats-Unis vers 1856-57, lors du voyage à New-York de Marconis de Nègre… Il connaît un certain essor, notamment sous la grande maîtrise de Seymour en 1861, et sera reconnu, un temps, par le Grand Orient de France.

LE RITE DE MEMPHIS – MISRAÏM

Survient en fin décembre 1870 un événement, apparemment anodin, mais qui aura de grandes conséquences : le 28 décembre, quatre Maçons menés par Robert Wentworth Little, qui avait crée quatre ans auparavant la S.R.I.A. (Societas Rosicruciana In Anglia)…invoquent une prétendue consécration pour établir en Angleterre, auprès de Yarker, un « Suprême Conseil Général 90ème du Rite de Misraïm », Yarker associe donc au Rite de Memphis qui lui fut transmis par Seymour en 1872, le Rite de Misraïm introduit par Little puis légitimé par la Charte de Pessina en 1881… Et pour affermir cette alliance de Memphis et de Misraïm, il place à la tête du Rite la figure emblématique du chef des Camissia Rossa, Garibaldi, premier Grand Hiérophante des deux Rites en 1881, qui, trop âgé, ne put exercer ses fonctions et mourût peu après en 1882… …La réunification de la maçonnerie de Rite Egyptien fût brève, et des dissensions successives éclatèrent quant à la succession au titre de Grand Hiérophante entre les Souverains Sanctuaires des différents pays, principalement l’Egypte… Finalement, Yarker devient le Grand Hiérophante de Memphis-Misraïm pour tous les pays d’Europe seulement, de 1903 à 1913, date de son trépas. La fusion définitive des deux Rites ne devait réellement se faire, en fait, qu’en 1989…

LE RITE DE MEMPHIS-MISRAÏM en France

Il nous faut maintenant parler d’une autre figure mystérieuse et étrange, agaçante pour certain, fascinante pour d’autre, et dont le profil rappellera Cagliostro : le célèbre Docteur Gérard Encausse, alias Papus. Celui qu’Anatole France pressentait pour une chaire de Magie, si d’aventure elle se faisait, laissa un profond sillage dans cette France entre deux siècles. On suppose que Papus fut initié par des Frères dissidents de la Loge Souveraine L’Arc en Ciel avant la fin du siècle, mais on n’en a aucune preuve… En tout cas, en 1901, John Yarker lui délivre une patente, pour ouvrir son Chapitre I.N.R.I… Une Charte la transformera en « Suprême Grande Loge de France du Rite Swedenborgien » en 1906… Ce « Temple de Perfection » ne l’autorise pas cependant à initier aux trois premiers degrés… En 1906, Papus réussit à obtenir de Villarino del Villar, Grand Maître de la Grande Loge Symbolique Espagnole du Souverain Grand Conseil Ibérique, une charte du Rito National Espanol, Rite en sept degrés dérivé du Rite Italien de Memphi-Misraïm de Pessina et contesté par la Maçonnerie régulière. Celle-ci lui permet d’ouvrir une nouvelle Loge Symbolique Humanidad et d’y travailler aux trois premiers degrés du « Rite Ecossais ».Enfin, en juin 1908, Papus constitue à Paris un Suprême Grand Conseil et Grand Orient du Rite « Ancien et Primitif de la Maçonnerie», mais ce dernier n’a cependant pas le Statut de Souverain Sanctuaire et ne peut créer de Loges. Le Rite évoqué est vraisemblablement le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm en 97 degrés créé avec l’impulsion de John Yarker lors de la fusion des Rites de Memphis et de Misraïm entre 1881 et 1889. C’est donc par les initiatives de Papus que le Rite a pu revenir en France, par l’intermédiaire de sa Loge Mère Humanidad, pour les trois premiers degrés et de son Chapitre INRI converti au Rite Ancien et Primitif des Hauts-Degrés. Jean Bricaud, successeur de Papus, prend en main les affaires de l’Ordre, en 1919, et cherche à faire gagner à son Obédience une respectabilité maçonnique qu’elle négligeait un peu pendant les années d’avant-guerre. Il enrichit les Rituels, avec malheureusement un mélange d’apports gnostiques, ouvre le Rite vers les profanes, fait disparaître l’efflorescence des innombrables sociétés occultes atomisées du début du siècle en ouvrant l’accès à son Ordre Martiniste, à l’Ordre de la Rose Croix Kabbalistique et Gnostique, et à l’Eglise Catholique Gnostique. Quand Jean Bricaud s’éteint en 1934, Constant Chevillon est choisi pour lui succéder. Hélas, la menace de l’holocauste plane bientôt sur le monde. Le Rite, alors en pleine expansion subit de plein fouet la violence de la barbarie nazie. George Delaive, qui fut l’un des Grands Maîtres du Rite en Belgique, est emprisonné et bientôt assassiné par les nazis à la prison de Brandebourg, après avoir rejoint la Résistance en France. Raoul Fructus, qui avait de hautes responsabilités dans le Rite avant la guerre, meurt en déportation en février 1945. Otto Westphal, responsable du Rite en Allemagne, est interné en camp puis torturé, Constant Chevillon, Grand Maître National du Rite après Jean Bricaud, est abattu à quelques kilomètres de Lyon au printemps 1944, par la milice de Vichy après dénonciation…
…Le Rite de Memhis-Misraïm a donc payé un lourd tribut au fléau nazi, celui de son attachement à la Liberté. Au sortir de la guerre, c’est Henri-Charles Dupont qui prend légitimement la direction du Rite de Memphis-Misraïm pour la France. H-C Dupont nomme Pierre De Beauvais Grand Maître Général de Memphis-Misraïm, mais, comme celui-ci trop autoritaire, est mal perçu, il doit vite reprendre la Grande Maîtrise Générale par la suite. Peu avant sa mort, Henri-Charles Dupont remet le 13 août 1960 à Robert Ambelain une patente de Grand Administrateur du Rite et de successeur… Ce dernier a reçu de 1941 à 1945 tous les Hauts Degrés du Rite Ecossais Ancien Accepté, du Rite Ecossais Rectifié, en plus de ceux du Rite de Memphis-Misraïm, il détient également la transmission du Suprême Conseil du Rite Ecossais Primitif (Early Grand Scottish Rite dit Cerneau) conférée au Grand Maître Jean Bricaud, en 1920, par le Suprême Conseil des Etats-Unis. Robert Ambelain, une fois devenu Grand Maître, va tenter de rassembler, dans une même Obédience mondiale, les Ordres se réclamant du Rite de Memphis-Misraïm. Il parvient à établir des relations fraternelles avec la plupart des Grandes Obédiences Françaises. Il ne réussit pas néanmoins à unifier certains groupuscules de Memphis séparés, ni les Rites de Memphis-Misraïm d’Italie issus d’une filiation différente… Sous la Grande Maîtrise de Robert Ambelain, il est décidé que le siège de la Grand Maîtrise générale sera obligatoirement Paris et que le Grand Maître devra autant que possible être francophone… En outre, en 1963, les 33 premiers degrés de Memphis-Misraïm sont revus pour les conformer au « Rite Ecossais Ancien Accepté » et faciliter ainsi les contacts avec les autres Obédiences. Dans la nuit du 31 décembre 1984 au 1er janvier 1985, Robert Ambelain transmet sa charge de Grand Maître ad-vitam du Rite à Gérard Kloppel, alors Grand Maître Général adjoint depuis 2 ans et responsable de la pyramide jusqu’au 32ème degré. Quelques mois plus tard, en juillet, il lui transmettra également les degrés du Rite Ecossais Primitif…en 1987, Gérard Kloppel fonde le premier Souverain Sanctuaire féminin, mais ce Souverain Sanctuaire prend son indépendance en 1990 ; une nouvelle fédération féminine, devenue par la suite Grande Loge sera recréée en 1993. Depuis 1997 est mise en place la structure mixte…

En conclusion…

Le Rite de Memphis-Misraïm est un Rite de Tradition, c’est-à-dire qu’il suppose que le Rituel a une opérativité réelle pour retrouver cette Parole Perdue, qui n’est d’aucun siècle mais qui les traverse tous. Résolument spiritualiste et symbolique, il estime en outre que les Arts traditionnels, Alchimie, Kabbale, Théurgie, Gnose., sont essentiels pour quiconque veut travailler à son propre perfectionnement et à celui de la Nature et de l’Humanité toute entière… En outre, le Rite de Memphis-Misraïm s’est toujours attaché à défendre ces valeurs fondamentales que sont : la Liberté, l’Egalité et la Fraternité… Le courage n’a jamais manqué à ces « Maçons de la Terre de Memphis », lorsqu’il s’est agi de protéger l’opprimé contre le puissant…il lui en a coûté, on l’a vu, beaucoup de martyrs… Mais c’est le prix de l’intransigeance morale. Ce Rite a rayonné à chaque période de bouleversements sociaux ou politiques, lorsqu’il a fallu que des âmes fortes témoignent de leur attachement à l’humanisme et à la solidarité, tandis que s’étendait partout la plus sombre obscurité. Ainsi, fidèle à ses principes et à son identité historique le Rite demeure soucieux du monde à la fois spiritualiste, traditionnel et social : il a toujours contemplé avec le même attachement et le même Amour de la Voûte étoilée et ses Frères humains, fidèle à l’éternelle parole d’Hermès Trismégiste : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ». Car c’est là, à la croisée des Chemins, entre la contemplation des Cieux et l’engagement pour la Fraternité, les pieds ancrés dans la terre à la recherche de son être divin que se révèle et s’épanouit la Lumière du Rite de Memphis-Misraïm dans le cœur du maçon…

Source :

Hauts Grades

Hauts Grades

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Qu’est-ce que la parole perdue ? 18 mai, 2021

Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaire

Qu’est-ce que la parole perdue ?

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L’expression la parole perdue apparaît dans des rituels du 3e degré, où l’on parle aussi de la perte des secrets véritable du maître maçon. Il semble toutefois que les deux expressions soient relativement interchangeables ; ainsi le document Prichard de 1743 et l’instruction au 3e degré au rite écossais de la Mère Loge Écossaise de l’Orient d’Avignon de 1774 disent-ils :

Q : pourquoi vous a-t-on fait voyager ? – R : pour chercher ce qui a été perdu.
Q : qu’est ce qui a été perdu ? – R : la parole de Maître.
Q : comment la parole fut-elle perdue ? – R : par la mort de notre respectable maître Hiram.

 

Un homme meurt, refusant de livrer un banal mot de passe pour se faire payer, connu de tous les maîtres, et un secret dont il était détenteur, par ailleurs, disparaît. Le secret n’est donc pas le mot de passe. Alors, est-ce un savoir que lui seul possède ? Est-ce une partie d’un mot à prononcer avec d’autres pour qu’il soit complet et efficient ? La parole d’Hiram serait-elle autre chose que celle d’un seul homme ? Que peut-être cette parole pour le franc-maçon d’aujourd’hui ? N’oublions pas que le mot Hiram porte en lui-même des mystères et parmi ses nombreuses traductions de l’hébreu, il peut aussi être lu comme HaReM qui désigne la chose cachée.

 

Le savoir personnel

 

Quel serait ce savoir ?

  • Au Rite York, à la mort d’Hiram, il est dit : « Il n’y a pas de plans sur la planche à tracer pour permettre aux ouvriers de poursuivre leur travail, et le G :. M :. H :. A :.  a disparu ». Sur la planche, le maître d’œuvre modifie le plan selon lequel la construction du Temple devra s’effectuer. Cette planche sert en permanence de point de repaire pour l’ouvrage qui va être réalisé au fur à mesure de l’avancée des travaux. Lorsque l’ouvrage est terminé, il doit se superposer exactement au tracé qui est sur la planche. La conception théologique de l’art de la construction peut se résumer en une recherche de médiété parfaite entre la beauté pure qui n’appartient qu’à Dieu et le miroir que doit lui offrir, par son œuvre, l’architecte afin qu’elle se révèle aux yeux des hommes. Concrètement, ce qui fut perdu serait-ce cette capacité architecturale de concevoir l’édifice et de terminer l’œuvre ?
  • Mais allons plus loin. Hiram, a été envoyé par le roi de Tyr à Salomon pour ses savoirs aussi particuliers que ceux que possédait Betsaléel, le constructeur de l’Arche d’alliance du désert : il était habile pour les ouvrages en or, en argent, en airain et en fer, en pierre et en bois, en étoffes teintes en pourpre et en bleu, en étoffes de byssus et de carmin, et pour toute espèce de sculptures et d’objets d’art qu’on lui donne à exécuter (II Chroniques, 2, 13 et 14).

C’est grâce à 3 vertus que le premier temple fut construit par Betsaléel car il est écrit en Exode 31,3 : «Je [dieu] l’ai rempli de l’esprit d’Élohim en sagesse, en intelligence et en savoir»,  » בְּחָכְמָה וּבִתְבוּנָה וּבְדַעַת « , vertus que l’on retrouve en Hiram dans I Roi 7, 14 « rempli de sagesse, d’intelligence et de savoir »  » אֶת-הַחָכְמָה וְאֶת-הַתְּבוּנָה וְאֶת-הַדַּעַת « 

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Ces trois vertus, concepts, attributs divins, types de forces, ou niveaux de conscience, sont les processus à l’œuvre des structures vivantes, correspondant aux 3 séphiroth  :     Hokhmah, la sagesse ; Tébouna, alias Binah, l’intelligence ; Daath, le savoir, la connaissance.

La somme de leurs valeurs guématriques, après réduction, est équivalente à ce qui relie les 2 colonnes Yakin et Boaz[1] qu’Hiram a fondues. La parole perdue serait-elle l’esprit d’Elohim, cette capacité de création, comme celle du maharal de Prague avec son Golem dont aurait été doté Hiram ?

John Yarker qui, dans un article sur Le rite d’York et l’ancienne maçonnerie en général, remarque qu’«en vérité, des ouvriers complotèrent illégalement pour extorquer d’Hiram Abif un secret, celui de l’animal étonnant qui avait le pouvoir de couper les pierres.  Le secret qui a été perdu par les trois Grands Maîtres est celui de l’insecte shermah (shamir), qui a été employé pour donner un parfait polissage aux pierres. Considérant cette remarque de Yarker, le secret opératoire du shamir serait-il «ce qui a été perdu» ?

De même, dans la présentation du rituel Wooler, qui ressemble au texte de Yarker, on lit dans un catéchisme du troisième degré : «Après la construction du Temple, les ouvriers du plus haut degré, connus sous le nom de« Most «Excellent», ont accepté les grands secrets concernant le noble In… Sh…, qui était ce qui constituait le secret des trois Grands Maîtres et [pour] lequel HAB fut tué » ; l’utilisation d’abréviations prouvant le caractère autrefois ésotérique, ou supposé tel, de l’information.

Dans son Miscellanae Latomorum, le Dr William Wynn Westcott propose un passage d’un vieux rituel qui parle précisément du secret de l’insecte shamir et des trois Grands Maîtres. Voilà notre intérêt maçonnique éveillé.

Cette tradition maçonnique est ignorée de nos jours, mais intéressons nous à ce shamir ; essayons de trouver quelques sources à cette incroyable histoire.

Ce shamir miraculeux aurait été spécialement créée au début du monde pour cette utilisation opératoire. Selon cette légende, quand Salomon demanda aux rabbins comment construire le Temple sans utiliser d’outil de fer, pour se conformer, bien sûr, à l’injonction du Deutéronome (Exode, 20,21 ; Si toutefois tu m’ériges un autel de pierres, ne le construis pas en pierres de taille; car, en les touchant avec le fer, tu les as rendues profanes), ils attirèrent son attention sur le shamir par lequel Moïse avait gravé le Nom des tribus sur le pectoral du grand prêtre.

Voyons cela de plus près.

Ranulf Higden (1300-1363), dans son Polychronicon, cite la légende du ver de fendillement de pierre, qu’il nomme thamir.

Dans l’Encyclopédie juive on trouve cette légende qui raconte que, sur la recommandation des rabbins et afin de ne pas utiliser le fer, Salomon taillait les pierres au moyen du shamir, un animal, un ver dont le seul contact fendait la pierre. On retrouve cette légende également dans la littérature arabe et même dans  le Coran.

Dans la littérature talmudique, il existe de nombreuses références à Shamir. Des qualités inhabituelles lui ont été attribuées. Par exemple, il pourrait désintégrer quoi que ce soit, même dur comme des pierres. Parmi ses possessions, Salomon la considérait comme la plus merveilleuse. Le roi Salomon était désireux de posséder le Shamir parce qu’il en avait entendu parler. La connaissance du Shamir est en fait attribuée par des sources rabbiniques à Moïse. Après avoir beaucoup cherché le Shamir de la taille d’un grain d’orge, il a été trouvé dans un pays lointain, au fond d’un puits, rapporté à Salomon, mais étrangement, il perdra ses capacités et est deviendra inactif plusieurs siècles plus tard, à peu près au moment où le Temple de Salomon a été détruit par Nabuchodonosor.

Étonnant et curieux Shamir ? Qu’est-ce donc ?

  • Selon les auteurs médiévaux, Rachi, Maimonides et d’autres, Shamir était une créature vivante, un ver ; soutenant que Shamir ne pouvait pas être un minéral parce qu’il était actif. Ce ver magique était doté du pouvoir de modifier la pierre, le fer et le diamant, par son simple regard. Par ailleurs, les sources rabbiniques ont transmis la description de la gravure des noms des douze tribus sur les douze pierres précieuses de la cuirasse du grand-prêtre (le pectoral) ; Moïse le fit non pas par sculpture, mais en écrivant avec un certain fluide et en les «montrant» à Shamir, ou en les exposant à son action. De l’avis des auteurs modernes, l’expression «montré à Shamir » indique clairement que c’était le regard d’un être vivant qui a effectué la division de bois et de pierres. On admet cependant que dans les sources talmudiques et midrashiques, on ne dit jamais explicitement que le Shamir était une créature vivante. 3 Alors Shamir/ schamir/ samur, comme on en trouve l’expression, un ver de la taille d’un grain, ou autre chose, une pierre selon les différentes sources littéraires ?
  • Une vieille source, La Légende de Soliman et testament de Salomon[2], ouvrage écrit en grec, probablement au début du troisième siècle de l’ère actuelle, se réfère à Shamir comme une «pierre verte», page 10 note 31 : le shamir serait une pierre de cristal vert de grande puissance. Le nom dérive probablement de samir/ épine ou tranchant. Un seul shamir est reconnu avoir existé. Il est sculpté en forme de coléoptère, scarabée de l’espèce sacer ateuchus. C’est la raison pour laquelle on a confondu le shamir avec un insecte.

Mais comment une pierre verdâtre aurait-t-elle pu couper le plus dur des diamants avec son seul regard ?

Reprenons ce que raconte Louis Guinzberg, en 1909, dans Les légendes des juifs, qui, inspiré par l’exégèse rabbinique, rapporte l’histoire de manière très fantastique : le shamir fut créé au crépuscule du sixième jour avec d’autres choses extraordinaires. Il n’était pas plus grand qu’un grain d’orge et possédait le pouvoir remarquable de tailler les diamants les plus durs. C’est pour cette raison qu’il fut utilisé pour les pierres du pectoral porté par le grand prêtre. D’abord on traça à l’encre les noms des douze tribus sur les pierres qui devaient être serties dans le pectoral ensuite le shamir fut conduit sur les lignes tracées et celles-ci furent ainsi gravées. Circonstance miraculeuse, le tracé ne porta aucune particule de pierre. On avait également utilisé le shamir pour tailler les pierres dont fut construit le Temple, car la loi interdisait d’utiliser des ustensiles de fer pour tout ouvrage destiné au Temple. Pour le conserver, il ne faut placer le shamir dans aucun réceptacle de fer, ni d’aucun métal, il le ferait éclater. On le conserve enveloppé dans une couverture de laine qui à son est tour est placée dans une corbeille de plomb remplie de son d’orge. Le shamir fut gardé au Paradis jusqu’au jour où Salomon eut besoin de lui. Il envoya l’aigle pour y chercher le ver. Lors de la destruction du Temple, le shamir disparut[3].

La manière dont Shamir était gardé en sûreté peut nous donner un indice: «Le Shamir ne peut être mis dans un vase de fer pour la garde, ni dans aucun vaisseau métallique: il éclaterait un tel récipient. Il est gardé enveloppé dans de la laine à l’intérieur d’une boîte de plomb rempli de son d’orge. Cette phrase est tirée du chapitre 48b du Talmud de Babylone et contient un indice important ; car, avec la connaissance actuelle nous pouvons facilement deviner qui ou plutôt ce qu’était Shamir : c’était une substance radioactive ; les sels de radium, par exemple, agissant sur certaines autres substances chimiques, peuvent émettre une luminescence de couleur jaune-vert.

Cela expliquerait comment le pectoral du grand-prêtre avait été gravé : les lettres étaient écrites à l’encre, et les pierres étaient exposées l’une après l’autre au «regard» ou au rayonnement du Shamir. Cette encre devait contenir du plomb en poudre ou des oxydes de plomb. Les parties des pierres qui n’étaient pas protégées par le plomb se désintégrèrent sans laisser de particules de poussière qui, selon ce Talmud, paraissaient particulièrement merveilleuses. Les parties protégées par de l’encre de plomb se dressaient en relief sur la surface des pierres précieuses[4].

La possession la plus précieuse de Salomon, son Shamir, n’a pas survécu avec le temps, il est devenu inactif. La version habituelle de l’histoire, « le Shamir disparu », ne correspond pas à la traduction exacte texte hébreu. Le mot batel utilisé pour décrire la fin, ou la disparition, de Shamir  n’a qu’une seule signification : « Pour devenir inactif. ». Dans les quatre cents ans qui ont passé de la construction du premier Temple à sa destruction par Nabuchodonosor en -587, une substance radioactive aurait pu devenir inactive[5].

Le secret d’Hiram serait-il celui de l’utilisation d’une sorte de laser radioactif[6] ?

 

La connaissance partagée

 

Et si la « parole » était un ensemble d’éléments répartis entre plusieurs détenteurs dont la méconnaissance d’un seul entraînerait l’inefficacité du tout ? Un morceau de code en somme, un morceau de symbole !

Dans la légende, de fait, trois personnes forment un triangle : Salomon, le roi de Tyr et Hiram, les trois grands maîtres, chacun assigné à un rôle particulier et indispensable dans la construction du Temple. La légende dit que le Roi Salomon, Hiram Abiff, Roi de Tyr (1 Rois: 7:13), et Hiram Abi de la tribu de Dan (2 Chr.: 2:13) se sont réunis pour concevoir les plans de la construction du Temple, Salomon conçut, Hiram de Tyr fournit les moyens et Hiram réalisa l’œuvre. Nous apprenons que le grand savoir devait être gardé par ces trois personnes jusqu’au parachèvement du Temple. La parole leur aurait-elle été confiée en trois parties. Chaque membre du ternaire serait détenteur du mot sacré ou d’une fraction de celui-ci. Il fallait le concours des « trois premiers Grands-Maîtres », de sorte que l’absence ou la disparition d’un seul d’entre eux rendait cette communication impossible, et cela aussi nécessairement qu’il faut trois côtés pour former un triangle. Cela veut dire que chaque membre du triangle constitue la pointe d’une figure doté d’un centre commun. Ce centre, c’est le point de concordance des trois sensibilités magique, spirituelle et rationnelle qu’ils incarnent. Ce centre est donc l’essence de l’homme et de la nature c’est-à-dire l’essence de la vie qui se traduit concrètement en force de vie ou élan vital.

Comment se fait-il que, sachant que la parole ne pouvait être que par la réunion du 3 (le roi Salomon, le roi de Tyr et Hiram), comment se fait-il qu’aucun d’entre eux n’ait pensé à transmettre sa propre connaissance à un disciple pour que la chaîne ne se brise pas en cas de disparition? Était-ce se croire immortel ?

Les exégètes des rituels assimilent la prononciation du Tétragramme à la « parole perdue ». Elle devait être trisyllabique. La syllabe est l’élément réellement indécomposable de la parole prononcée, même si elle s’écrit naturellement en quatre lettres. En effet, quatre (4) se rapporte ici à l’aspect « substantiel » de la parole et 3 à son aspect « essentiel ». Il est d’ailleurs à remarquer que le mot substitué  lui-même, dans sa prononciation rituelle, sous ses différentes formes, est toujours composé de trois syllabes qui sont énoncées séparément.

Considérant que chez les Hébreux, le grand prêtre, le Cohen Gadol, était seul détenteur de la prononciation recta dictio et totale du mot sacré qu’il vocalisait une fois par an dans le saint des saints, cela pourrait vouloir dire que la parole ne fut pas perdue et que si Salomon la substitua, c’est qu’il pensait que son Maître d’œuvre avait cédé à la pression de ses agresseurs en la dévoilant : il fallut donc changer cette parole.

 

Dans ce même registre, on remarquera que lors de la destruction du Temple de Jérusalem et de la dispersion du peuple juif, la véritable prononciation du Nom tétragrammatique fut perdue ; il y eut bien un nom substitué, celui d’Adonaï, mais il ne fut jamais regardé comme l’équivalent réel de celui qu’on ne savait plus prononcer. En effet, la transmission régulière de la prononciation exacte du principal nom divin, désigné comme ha-Shem ou le Nom par excellence, était essentiellement liée à la continuation du sacerdoce dont les fonctions ne pouvaient s’exercer que dans le seul Temple de Jérusalem ; serait-il le centre spirituel de la tradition qui fut perdu ?

Les mystères des sociétés initiatiques de l’Antiquité perpétuaient les premières traditions du genre humain et les nouveaux acquits des corps savants pour élever, au-dessus de leurs semblables, des initiés jugés aptes à en faire un usage utile pour tous. Cet enseignement leur était donné de bouche à oreilles après avoir pris l’engagement, par un serment menaçant, de ne le transmettre à d’autres initiés que sous les mêmes formes et conditions. Il est raconté qu’ils étaient possesseurs de secrets scientifiques redoutables et bienfaisants, dont leur haute morale imposait le respect, mais susceptibles, étant détournés de leur action bénéfique, d’être transformés dans un but malfaisant. Les initiations furent interrompues ; des initiés s’éteignirent, emportant dans la mort les secrets qui leur avaient été confiés. Les secrets des rites initiatiques pour l’intromission des pharaons, véritables mystères de la lignée royale d’Égypte, furent définitivement perdus à la mort du roi Sekenenrê Taâ qui mourut sans les avoir dévoilés à son ennemi qui voulait les lui arracher.

 

Dans certains cas, au lieu de la perte d’une langue, il est parlé seulement de celle d’un mot, tel qu’un nom divin par exemple, caractérisant une certaine tradition et la représentant en quelque sorte synthétiquement ; et la substitution d’un nouveau nom remplaçant celui-là marquera alors le passage d’une tradition à une autre. Quelquefois aussi, il est fait mention de « pertes » partielles s’étant produites, à certaines époques critiques, dans le cours de l’existence d’une même forme traditionnelle : lorsqu’elles furent réparées par la substitution de quelque équivalent, elles signifient qu’une réadaptation de la tradition considérée fut alors nécessitée par les circonstances ; dans le cas contraire, elles indiquent un amoindrissement plus ou moins grave de cette tradition auquel il ne peut être remédié ultérieurement[7].

 

Que peut-être la parole perdue pour un F:. M:. d’aujourd’hui ?

 

Les remarques que nous venons de faire montrent que la parole perdue serait soit un savoir, soit une prononciation, soit une connaissance spirituelle ou magique soit encore la trace du passage d’une tradition à une autre. La parole perdue du F:. M:. me paraît un peu différente. Nous ne pouvons faire l’erreur des mauvais compagnons qui croyaient que le secret du maître maçon relevait de la communication d’un savoir ; notre recherche est bien différente puisqu’elle se place sur le plan de la Connaissance, celui de l’être et du spirituel, de l’immanence et de la transcendance.

Dans l’exotérisme judaïque, le mot qui est substitué au Tétragramme qu’on ne sait plus prononcer est un autre nom divin, Adonaï, qui est formé également de quatre lettres, mais qui est considéré comme moins essentiel ; il y a là quelque chose qui implique qu’on se résigne à une perte jugée irréparable, et qu’on cherche seulement à y remédier dans la mesure où les conditions présentes le permettent encore. Dans l’initiation maçonnique, au contraire, le « mot substitué » est une question qui ouvre la possibilité de retrouver la « parole perdue », donc de restaurer l’état antérieur à cette perte.

La parole perdue met en relief la nécessité d’une nouvelle perception et d’un nouveau langage relatif à la notion d’essence et de présence au-delà de la forme. Elle n’est pas à comprendre comme uniquement une perte dans la transmission, mais comme le commencement d’un apprentissage d’autres éléments de langages.

Il nous reste à nous interroger sur comment trouver cette parole[8] ou comment lui en substituer une autre de même puissance.

À suivre…

 


[1] Si, comme en guématrie simple on ne donne pas une valeur particulière aux lettres finales : Yakin s’écrit

«יָכִין» yod, kaph, yod, noun et a une valeur de 10+20+10+50 = 90 ; Bo’az s’écrit « בֹּעַז» beth, eïn, zaïn et a une valeur de 2+70+7 = 79.

Entre les deux il y a une différence, une présence de 11.

Hakhmah, « חָכְמָה», la sagesse , (heith, kaph, mem, hé) soit 8+20+40+5 = 73

Tébouna, alias Binah, «תְבוּנָה »l’intelligence (tav, beith, vav, noun, hé) soit 400+2+6+50+5 = 463

Daath, « דַעַת » le savoir, la connaissance (dalethh, eïn, tav) soit 4+70+400 = 474

L’ensemble des  3 vertus : 73+463+474 = 1010 soit en réduction 11

[2] D’après les chroniques de Tabari Me d Ibn Djarir, Sabine Baring-Gould, Ahimaaz bin Tsadok, Louis Ginzberg, John D. Seymour. https://books.google.fr/books?id=-oEaEmuYFPoC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

[3] À rapprocher de l’Ourim et le Thoummim qui sont généralement considérés comme des objets ayant trait à l’art de la divination. En hébreu, le mot ourim signifie lumières, et thoummim, perfections, parfois traduit par vérité. Les érudits juifs les décrivent comme un instrument qui servait à donner la révélation et à déclarer la vérité. Ils disparurent avec la destruction du 1er Temple, le shamir, quant  lui, disparut avec la destruction du second Temple. Ils sont tous en rapport avec le pectoral porté par le Grand prêtre d’Israël.

[4] La plupart des gemmes, tels que le diamant, le saphir, l’émeraude ou la topaze, sont décolorés par la radioactivité. D’autres pierres précieuses, comme l’opale, sont constituées de cristaux de silice hydratée. Le rayonnement alpha les désintègre en rompant la liaison avec l’eau ; celle-ci se volatilise sans laisser de résidu.

[5] Le radium perd environ un pour cent de sa radioactivité tous les 25 ans

[6] Pour compléter cet aspect : http://www.lamed.fr/index.php?id=1&art=1424&mode=print

[7] La mort d’Hiram et la Parole perdue de René Guénon :  

https://legende-hiram.blogspot.fr/2016/05/1948-la-mort-dhiram-et-la-parole-perdue.html

[8] Rite émulation

V.- (au ler S.) Qu’est-ce donc qui est perdu ?

1er S.- Les véritables secrets des MM. MM.

V.- (au 2e S.) Comment se sont-ils perdus ?

2° S.- Par la mort prématurée de notre M. H.A.

V.- (au ler S.) Où espérez-vous les trouver ?

l er S.- Au Centre

V.- (au 2e S.) qu’est-ce que le Centre ?

2e S.- Un point à l’intérieur d’un cercle qui se trouve à une distance égale de toutes les parties de la circonférence.

V.- (au ler S.) Pourquoi au centre ?

ler S.- Parce que c’est le point où le M.M, ne peut faillir.

V.- Nous vous aiderons à réparer cette perte.

 

SOURCE : http://solange-sudarskis.over-blog.com/

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Réflexions sur le Prologue de Jean 28 mars, 2021

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

31 octobre 2020

Réflexions sur le Prologue de Jean.

jean

En loge, la Bible est placée sur le plateau du Vénérable, ouverte à la page du Prologue de Jean. L’équerre et le compas la recouvrent. Elle est le symbole d’une tradition immémoriale qui dicta nos règles de vie et notre morale collective.

La présence de la Bible est confirmée par les rituels les plus anciens. L’évangile de Jean est un livre capital de la spiritualité chrétienne. Le caractère ésotérique de ses écrits le distingue des évangiles dits synoptiques. Très tôt au sein de la première diaspora,  les adeptes de Jean se voulaient les gardiens de la part cachée de la tradition par opposition aux tenants de l’Eglise de Pierre exotérique et dogmatique.

Si un certain nombre de loges maçonniques s’intitulent « Loges de St Jean », la raison est peut-être due à cette particularité. La F.M. se plaça sous le patronage des deux St Jean. Le baptiste est considéré comme le précurseur et l’initiateur, Jean l’évangéliste, lui, nous appelle à nous ouvrir aux mystères de la vie de l’Esprit.

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Pour ma part, je remercie la franc-maçonnerie qui me l’a fait redécouvrir, car depuis de nombreuses années, Jean l’évangéliste est devenu mon « Maître ». Je prends donc le parti d’exprimer mon ressenti de franc-maçon-chrétien. Comme un viatique, ce prologue qui lui est attribué traduit l’essentiel de ma démarche maçonnique. 

Par contre c’est une tâche délicate que d’aborder ces sujets devant des Sœurs et Frères de sensibilités hétérogènes.

         Le Prologue – 1/18 – « Pro-logos » (avant le discours) ; c’est avant tout un hymne au LOGOS qui condense la pensée de Jean. Il emploie un langage poétique car il n’y a pas de mot qui sache exprimer de façon adéquate sa pensée. C’est un langage allusif qui indique quelques directions, quelques indices orientés pour qui a le désir de s’y aventurer. « La poésie n’est pas un jeu mais un moyen de haute connaissance » disait Henri Bosco.

Le cadre historique

En quelques versets (1/18), Jean nous plonge dans un espace-temps qui se contracte pour nous projeter dans la fulgurance d’une rencontre qui va changer le monde : nous sommes dans ces temps instables et anxiogènes où la culture vétérotestamentaire était battue en brèche par les occupations grecques puis romaines et les nombreuses invasions qui l’ont précédée.

De ce fait, au sein de ce peuple qui souffre et s’interroge, la résurgence de l’idée d’un sauveur que l’on pourrait dire « miraculeux », un Messie roi, « fils de David » qui viendrait libérer Israël du joug de l’occupant se fait de plus en plus prégnante.   Mais le profil de cet envoyé de Dieu reste flou; en effet de qui parle-t-on ? D’un messie prêtre ? D’un messie chef des armées ?

L’évangile de Jean vient interrompre ce temps d’incertitude : il fallut l’apparition de Jésus/Yeshoua sur les bords du Jourdain pour que le rideau se lève dévoilant un paysage inattendu. En effet, comme le décrit Jean, il est au-delà des schémas habituels : ce n’est pas un messie davidique au sens où on l’entend, il fuit ceux qui veulent le faire roi et proclame devant Pilate que sa royauté est d’en haut… C’est évidemment incompréhensible pour qui l’entend.

Tel que je le perçois, Jean prend le prétexte de la rencontre de Jean Baptiste et de Jésus-Yeshoua qu’il décrit comme capitale, comme un basculement : nous sommes à la croisée des chemins, au point de jonction de la Première Alliance abrahamique, l’ancien monde et l’Avènement d’une Nouvelle Alliance qui porte en elle le concept d’Amour et de Vie éternelle et cette Nouvelle alliance, Jean va clairement  l’identifier à une personne : Yeshoua,  l’Unique de Dieu.  Le Logos divin préexistant qui se manifeste au sein du monde.

Pour Jean, le message de Yechoua/Jésus, commence véritablement ce jour-là, au bord du Jourdain. Cette histoire s’inscrit dans l’histoire universelle… comme l’image d’un grouillement improbable et une Présence, une présence « discrète et irradiante ». Jean nous convie à nous approcher de ces textes avec audace, à les scruter, à nous ouvrir à l’appréhension des mystères, il nous fait entrer, en présence d’une « Altérité que ni l’intellect ni le cœur ne peut contenir ». Ces écrits sont, pour moi, comme une épiphanie…

Ceci traduit ma quête essentielle, et tout ce vers quoi je tends. Jean  me donne à entrevoir tout un contenu qui n’est pas explicitement signifié. Il m’apprend à voir « au-delà » et avec une plus juste mesure…  C’est, pour moi, la mise en état de regard avec cette Présence qui rencontre mon désir de sens et m’invite à une aventure… comme Yeshoua le dit simplement à Jean et son ami André qui lui demandaient : « Où demeures-tu », ils voulaient dire « Dis-nous ta vraie nature ». Il répond simplement : « Venez et voyez… ». 

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Avant d’étudier ce message transmis par Jean:

Qui était-il ce Jean, ce « disciple bien-aimé » auteur du quatrième évangile ?

Un personnage historique : Johannes – homme savant du clan Cohen ?  ou Jean, fils de Zébédée, l’Apôtre, frère de Jacques ? Ou une figure symbolique, l’archétype du disciple idéal ?

A-t-il été écrit en grec ou en araméen ? Les conjectures abondent et qu’importe de ne pas savoir exactement  qui  il était,  cela nous montre d’ailleurs  le degré d’humilité et de retrait qui l’habitait.

Innombrables sont les figures de Jean. L’Église chrétienne a remplacé le culte romain de Janus par celui des deux saints Jean en plaçant leurs fêtes aux dates des solstices. Jean le Baptiste ouvre la porte estivale et annonce le cycle d’obscuration. Jean l’Évangéliste ouvre la porte hivernale et annonce le cycle d’illumination.  L’évangéliste rapporte lui-même dans son évangile les paroles du Baptiste « Il faut que lui grandisse et que je décroisse ». Elles croisent ces belles paroles de François Cheng : « Vraie Lumière, celle qui jaillit de la Nuit » … « Vraie Nuit, celle d’où jaillit la Lumière ».

Ces fêtes sont restées présentes dans l’univers de la franc-maçonnerie, comme lente et sage respiration que rythment nos banquets d’ordre, notre fête solsticiale et les rites de notre année maçonnique. J’aime la figure sur les tableaux des loges des deux tangentes de part et d’autre du cercle avec son point de centre : le dernier des prophètes de l’ancienne alliance et le premier des témoins de la nouvelle alliance qui touchent au plus près la « figure » du Logos.   

Pour de nombreux francs-maçons (je cite Hubert Greven Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France), je cite « Jean fut un prodigieux médium, son évangile est essentiellement ésotérique… L’ésotérisme des écrits de Jean fait comprendre au mieux, en le faisant murir, le fond commun et traditionnel de toutes les religions… C’est un bâtisseur du Temple dont il présente les dimensions à l’échelle universelle, participant au Cosmos. L’Homme est comme un dieu en devenir.  Son message a pour but de dégager l’homme de son état strictement humain, de rendre effective la capacité qu’il possède d’accéder aux états supérieurs. » Jean est le patron des francs-maçons et des Templiers. 

Il poursuit : « Peut-on considérer que  l’évangile de Jean n’est que réflexions analogiques, intuition et actions symboliques, attribuées à des personnes… on peut considérer que ces personnes ont existé, nier leur réalité historique ou les regarder comme des archétypes comportementaux, selon son intime conviction personnelle, et selon l’adage : « tout est symbole ? L’important est de s’attacher au cheminement initiatique évoqué par les textes »

Quant à René Guénon il suggère : « L’idée principale… est que l’Être a de multiples états dont l’espèce humaine ne fait qu’en occuper un, mais que de l’un à l’autre de ces états on peut s’élever par des actes volontaires de son esprit, par son activité psychique et intellectuelle jusqu’à parvenir sur ce plan à l’identité suprême… Pour cela  il faut une initiation et des rites initiatiques.  Dans les états mystiques au contraire, il est enseigné depuis Abraham, que l’on ne peut obtenir une certaine élévation que par la grâce de Dieu qui répond à un désir… ce qu’il appelle le mysticisme passif… ».

Mais pour un grand nombre d’exégètes, Jean était avant tout un théologien sublime à la fois gnostique et mystique. Toute son intelligence et son amour disent la manifestation de l’Être ; il s’est élevé très haut dans la contemplation de cette manifestation… son emblème est l’aigle qui, seul, s’élève, porté par le vent de l’esprit jusqu’au zénith.

La lecture que nous pouvons faire de ce prologue sera donc polysémique, elle peut être vue sous un angle ésotérique, théologique ou mystique. « Notre cerveau est un « organe de tâtonnements, ce serait lui faire injure que de lui imposer des certitudes ».

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Et « Jean le Baptiste » : Qui était Iohanân ?

Il a été dit que Jean Baptiste avait été un adepte des communautés esséniennes. C’est une hypothèse plausible. Cette secte juive de stricte observance prêchait l’ascétisme et la repentance,  l’immersion quotidienne et même le célibat.

Leur théologie était une gnose-dualiste et eschatologique,  elle attendait et se préparait pour la fin des temps lors d’événements apocalyptiques décrits comme un gigantesque combat opposant les Fils de Lumière aux Fils de Ténèbres. 

Deux Figures eschatologiques étaient donc attendues intensément par cette communauté : un Prophète qui devait annoncer la venue d’un Messie, et ce Messie à la fois sacerdotal et royal. « Mashia’h » en araméen, c’est celui qui a reçu l’onction (Samuel a consacré David). Mais en élargissant cette fonction à l’image du « Parakletos grec », c’est celui qui intercède, vient en aide ou console.

Jean le Baptiste semble s’inscrire dans cette mouvance. Il va se retirer dans le désert. Il prophétise et baptise. Il prêche le renoncement et la conversion, la redécouverte des fondamentaux de la religion… et devient Jean le Précurseur, une « figure » dans la vie religieuse et politique de ce pays, et les gens viennent à lui en grand nombre.  Il est la voie qui crie : « Dans le désert déblayez, frayez les chemins du Seigneur ».

Appelé par Yeshoua « le plus grand parmi les fils de la femme », Fils de ce terreau qu’est notre humanité, il clôt le cycle des prophètes de la première Alliance. Il prêche la Téchouva… le retournement. Il est, pour nous francs-maçons,  un initiateur. Cette figure est essentielle, elle nous incite au grand déblaiement de notre « moi », avant tout choix de vie pour cheminer vers la Lumière, car il s’agit bien là de traversée du désert, de dépouillement, d’abandon, de dé-sécurisation.

A ce vide nécessaire, comme la « table d’attente » en héraldique,  répond, le « lâché prise », la vacuité totale d’esprit, d’âme et de corps qui nous est nécessaire pour  accueillir l’Infini/ la conscience du « Soi »,  l’Axe de notre condition humaine.

En une longue suite de mutations Mort/résurrection/ Mort/résurrection,  nous devons petit à petit nous détacher, mourir à nos attachements, accepter parfois de ne plus rien comprendre, comme notre père Abraham, mort à lui-même, devant son fils Isaac qu’il croyait devoir immoler.  Longue et périlleuse est la route qui nous conduit à notre verticalisation.

Jean le baptiste est le Précurseur, témoin de la Lumière. Notre mission d’initiés est d’être nous-même des témoins de la Lumière. 

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Alors entrons dans le texte : nous avons parlé de Jean l’évangéliste, et nous avons évoqué sa rencontre avec Jésus / Yeschoua.

 Verset 1 : Ce premier verset, on peut l’énoncer de différentes façons, issues de traducteurs, tous théologiens : « Au commencement était le verbe » , « Au commencement, le Logos, Le Logos est vers Dieu/Le Logos est Dieu », «Entête lui le Logos/ et le logos, lui pour Elohîms / et le logos, lui, Elohîms »,  « D’abord il y avait le Langage… », « Dans le principe, le verbe… »   Enfin, « Au commencement était la Parole, la Parole était en compagnie de la Lumière, la Parole était la Lumière », cette dernière traduction de Hubert Greven pour qui « ces écrits sont essentiellement un message ésotérique qu’il faut décrypter ».

Nous pouvons en effet l’interpréter selon ce point de vue car « tout est symbole » et Jean, le poète, l’ami fidèle de Yeshoua, nous y invite, son évangile et particulièrement le prologue est, pour moi, un rougeoiement qui attend notre désir mêlé au souffle divin pour nous illuminer. Sa lecture nous demande de rester ouverts … « le vent, on ne sait d’où il vient, ni où il va… » comme une parole lancée, on ne sait pas où elle va aboutir.

Ce n’est donc pas à proprement parler de la « lecture comparée », mais plutôt une approche collégiale. C’est mon choix, mon interprétation en est une parmi d’autres.  Il n’y a pas d’interprétation unique. Nous verrons que plus on approche et plus le sens se révèle infini en tant qu’il est inépuisable.

Ainsi Verset 1) : La première question qu’on ne peut éviter : « Au commencement… »  Jean Yves Leloup (philosophe et théologien) nous invite à poser cette question fondamentale : « Au commencement de quoi ? et quel commencement ?  Le commencement du monde, de cet espace-temps.  Mais avant ce commencement ?…  De rien, rien ne peut sortir ».

 On se souvient du premier mot de la Genèse : Bereshit.  André Chouraqui en bon exégète bibliste nous fait signe : avant le « beth » il y a « l’aleph », ce mystère qui est et qui nous dit qu’il y a quelque chose plutôt que rien.

Jean-Yves Leloup précise : « Il faut garder cette question ouverte car elle est fondamentale dans notre démarche de maçon : Connaître son origine, c’est connaître sa fin… ce pourquoi nous sommes faits.  Elle me force à m’identifier : quel est le lieu d’où je viens ?… Car le commencement n’est pas à chercher hier, autrefois, mais ici et maintenant ».  Qu’y a-t-il à l’origine de mes actes, à la source de mes pensées, de mes émotions, de mes sentiments ? A la source d’une pulsion, d’un cri, d’une angoisse ? ».

On rejoint la question de Jean et André : « Maître, d’où est-tu ?». On rejoint aussi, nous le verrons plus loin, l’analyse d’Annick de Souzenelle.

Si nous revenons au texte, en tout premier lieu, Jean nous invite à une réflexion : pour le premier verset, nous avons plusieurs traductions possibles.                                      

Mais avant tout, première digression :

On parle là de Dieu, ou plutôt des noms des dieux, tous improbables …car comme le dit Sylvie Germain : « On a tous une certaine conception de Dieu, et selon le nom qu’on lui octroie, cela peut déterminer le sens d’une croyance ou d’un comportement ».

Il faut rappeler que, pour les croyants « Dieu n’existe pas, il n’est rien de ce qui existe, Il est Incréé… il n’appartient pas au règne des Etants… il n’est pas du monde. Il est « l’Incréé » d’où vient toute créature ».

Et les francs-maçons précisent que « Dieu n’a rien à voir avec les religieux, dieu est un nom qui s’applique à aucune chose en particulier, bien qu’il les concerne toutes singulièrement. Du fond de leur réalité finie, exprime leur commune appartenance à une totalité infinie. »

C’est ainsi que dans beaucoup d’ateliers il est nommé « Grand Architecte De L’Univers », (pour moi, c’est un vocable « technique ») c’est la « Sagesse divine ».  

Au REP nous disons « Dieu » et parfois le « GADLU », les Juifs ne le prononcent pas, il est יהוה, ils l’appellent « Chaddaï » ou « Adonaï » ou « Eloïms ».

D’autres le nomment « l’Être », «la Lumière », « le Soi », « la Conscience ».

Les chrétiens disent « Yahvé » (c’est à mon avis une traduction hasardeuse), ou « Abbah /Père » comme l’appelle le Fils.  D’autres enfin ne veulent pas nommer ce qu’ils rejettent comme irrecevable.

Quelques précisions : Quand Jean parle du « Père », c’est l’origine, le fondement…

Pour Hubert Greven, c’est le père spirituel, l’initiateur, le Maître.

Le Fils : « Être fils », c’est entretenir une relation d’intimité avec ce qui sans cesse nous fonde et nous « origine ». Pour Hubert Greven : « fils » c’est le disciple privilégié, l’Initié, le fils spirituel.

Et « l’Esprit » est la relation (pneuma / souffle) spirituelle.  Relation de Présence-à-présence, présence du souffle humain au Souffle qui anime « tout ce qui vit et respire ».

Nous le voyons, autant de lectures et de sensibilités intéressantes. C’est la pluralité des lectures et leurs interprétations qui nous ouvrent à la connaissance de ce texte. Quant au LOGOS, j’ai retenu en premier lieu ce vocable pour la richesse d’interprétations qu’il offre :

 « Logos », selon un helléniste italien, le professeur Morani, est un mot clé qui pourrait résumer à lui tout seul l’expérience culturelle des grecs anciens : « LOGOS signifie parole, pensée, rationalité, capacité de l’être humain de relier et développer ses propres pensées ». Il note que la signification originelle de Logos est le fait de parler, d’être en capacité de communiquer quelque chose de rationnel. Logos n’est pas simplement la parole, mais un mot qui exprime l’intelligibilité (intelligence, parole, verbe, information créatrice…).

Ainsi nous parlons du Logos qui est « Parole créatrice ». Pour les sémites, parole et évènement sont liés ; c’est la Parole (Dabar en hébreu) de Dieu qui crée. C’est le concept d’information : pour qu’une chose existe, elle a besoin d’être informée.

« Au commencement, à l’origine, » il y a donc cette Intelligence, cette « Parole créatrice » qui informe toutes choses, elle est « agir et réalisation ».  Plus généralement  la parole est « créatrice » au sens où elle donne du sens et crée de la relation.

Osons aller au-delà, « la Parole » engendre « l’écoute, le lien », elle donne vie à « la relation ».  Dire (en 1) : « Au commencement : le Logos / Le logos est vers Dieu », c’est admettre et dire que ce qui est premier est de l’ordre de la « Relation » et qu’il y a « mouvement et orientation ».  Et Jean ajoute que ce « Logos est Dieu », en nous disant cela, il nous informe que ce Logos contient tout Dieu. Et comme nous le dit Jean Grosjean : « Il contient la totalité de sa source.  Il ne fait qu’un avec la lumière qu’il donne à contempler ». Il évoque là, en particulier « le mystère divin personnifié ». Je le cite : « Le Logos et le Théos sont distincts. Ils ne sont pas séparés. Ils ne sont pas confondus ou mélangés : ils sont Un… Entre l’aleph, l’inconnaissable et la création, il y a ce Logos ce « dialogue », qui pose la dualité et dans le même mouvement appelle et rend possible l’Unité… non l’unité indifférenciée ou fusionnelle, mais l’unité de relation. L’Unité n’est pas détruite par l’Altérité, l’Altérité n’est pas anéantie par l’Unité ».

Avec Jean, le regard plonge donc dans l’intime de l’Être. Nous  entrons  dans le mystère trinitaire.

Hubert Greven, lui parle de fusion : « La Parole était en compagnie de la Lumière, la Parole était la Lumière » Ceci revient à dire que la parole existe depuis l’origine du monde créé et accompagnait la Lumière. Tout a donc été fait par la Parole et par la Lumière… « la fusion de ces deux concepts implique un seul principe créateur qui est à la fois Parole et Lumière. »  Ailleurs, il dit : La parole est dans la Lumière, et la Lumière se manifeste par la Parole, celle de la sagesse suprême, envoyée sur la terre pour y révéler les secrets de la volonté divine et c’est ce postulat, cette espérance qui fonde la quête du F.M. »

Annick de Souzenelle a une vision toute différente et passionnante que je tente de résumer : elle rejette le terme « au commencement » pour « Dans le Principe, le Verbe ». Cette traduction nous projette dans ce qu’Annick de Souzenelle appelle « le temps ontologique », qui n’est plus « le temps historique » composé du passé, présent et futur, c’est au contraire « l’instant » Hic et Nunc, qui nous relie au divin, c’est le « non temps » de l’éternité.

Dans le Principe est le Verbe qui nous habite, ici et maintenant : c’est le temps et le lieu de l’accompli et du non-accompli. Cet inaccompli qui verra son accomplissement au fur et à mesure des dimensions de conscience successives qui nous habitent et nous habiteront. C’est une réflexion fondamentale qui nous met, non pas au pied du mur, mais aux pieds de l’échelle de Jacob et des nombreux paliers qui nous attendent. 

Puis Jean précise, il répète, et c’est un indice (en 2) : « Il est au commencement avec Dieu ».  C’est la révélation que Jean nous livre : le dévoilement de l’Uni /Trinité de l’Être. Quand j’ai pris conscience de cela, ce fut, pour moi, libérateur, car cette unité n’a rien de statique. Tout est Mouvement / Relation et Vie...        

Si l’on adopte cette révélation, il n’est plus question d’un Être solitaire et Omnipotent, mais d’une relation d’Amour. Pour Jean, l’Amour est avant tout le cœur et l’ADN de chaque chose. Il le dit plus loin (en 4) : « de tout être il est la vie… ». Lorsque rien n’existait à part l’Uni /Trinité de l’Être, il y avait donc l’Amour. Tout est contenu dans ce mot : mouvement/relation /vie

Fidèle de Jean, j’ai donc cette intuition toute personnelle, que ma vie, ici et maintenant, est pétrie de cet Eternel qui me fait…. Il me constitue, il me structure. Il est « L’AMOUR qui tient toutes choses ensemble. Inouï et Irreprésentable ». Le Logos n’est plus un « objet de connaissance », « quelque chose à comprendre », mais le dévoilement d’une Présence qui s’offre à mon intuition, à ma liberté et m’introduit dans son mouvement « vers l’Infini / l’Altérité absolue et l’Inconnu d’où nous venons ».

(En verset 3) – « Tout existe par Lui – Sans Lui : rien ». Traduction au plus près : « Le tout, en Lui, sa genèse et rien n’a de genèse en dehors de lui ». Pour Jean-Yves Leloup : « Il importe de s’éprouver sans cesse en genèse, en voie de création. Nous ne sommes pas faits une fois pour toute. Le Logos est sans cesse à l’œuvre pour nous tenir hors du Néant ».

Et pour Jean Grosjean, je cite : « L’univers est tramé, tout le temps, par le mouvement même de la parole. Et comme on ne sait jamais où va aboutir une phrase, on ne sait pas non plus où va l’histoire du monde… » question !!

(En verset 4) – « De tout être, Il est la vie. La vie est la lumière des hommes. »

(En verset 5) - « La lumière luit dans les ténèbres, les ténèbres ne peuvent l’atteindre ».

Jean proclame que Logos est la vie de nos vies. Il contient l’univers et tous les univers possibles… tout être vivant est « demeure de l’infini/Réel ». 

La lumière est par elle-même invisible, invisible au cœur même de tout ce qu’elle donne à voir ; cette Lumière incréée qui habite dans les profondeurs de l’être n’est pas accessible à l’esprit « sec », elle est d’une autre nature.  

Cette gnose, ce Souffle, nous donne à voir le Logos dans tous les êtres. C’est faire l’expérience de la Transfiguration, c’est le symbole du mont Thabor. Nous devons donc tenter de percevoir le Logos qui anime toutes choses : si nous l’oublions, le monde devient profane à nos yeux, « profané », vidé de la présence qui l’habite, vidé de sa Lumière.

Pour Hubert Greven : « De même que le soleil illumine la route, de même la lumière (c’est-à-dire illumination) est ce qui éclaire le chemin divin : c’est le principe même de l’initiation. La lumière est symbole de vie aux ténèbres de la captivité (le profane prisonnier de ses passions) s’opposant à la lumière de la libération et du savoir. »

« La vie de l’Esprit fait sortir l’homme des ténèbres.  La lumière de l’Esprit va lui permettre de s’ouvrir pour avoir la vision d’une autre réalité. C’est la source et le fondement de la Connaissance qui est symbole de ce qui éclaire la vie intérieure, de ce qui oriente. La véritable Lumière, c’est la Parole, l’ultime réalité qui est en « tout homme venant dans ce monde ». C’est un message qui demeure éternellement en accomplissement. »

(En verset 6) – « Paraît un homme, envoyé de Dieu – Iohanan est son nom ».

(En verset 7) « Il vient comme Témoin pour rendre témoignage à la Lumière afin que tous y adhèrent »

(En verset 8) – « Il n’est pas la Lumière mais témoin de la lumière ».

Jean le Baptiseur est l’archétype de l’envoyé, l’apôtre, « l’Ad Verbum ».  Il porte la Lumière et sa présence est pure capacité de l’Autre.

Jean le baptiste est nommé, il est l’envoyé de Dieu : être appelé par notre nom, est fondamental, au sens strict du terme. Quand Socrate nous dit : « Connais-toi toi-même », il nous invite à une introspection, soit, mais se « connaître soi-même », c’est se connaître comme individu, quand le soi est pris comme objet de connaissance ou d’investigation, on s’aperçoit qu’en vérité, on ne sait rien de soi, l’essentiel nous échappe. Mais si cette connaissance est vécue en une lente maturation, en toute humilité, par une attention toute intérieure à chacune de nos pensées, de nos silences, comme notre initiation doit être vécue et continue de l’être, on devient de plus en plus conscient de son souffle, de son axe et de ce qui nous entoure, conscient du Soi qui nous crée et constitue à chaque instant.

Car notre nom usuel n’est que nom substitué ; cette exigence d’identité demeure notre démarche fondamentale : rejoindre le tréfonds de nous-même pour nous placer dans l’axe du Très-Haut.

Exigence constante, comme l’est l’exigence de la transmission qui rejaillit à chaque étape de notre existence de Maître Maçon. A l’instar de Jean le Baptiste, notre mission d’initiés n’est-elle pas d’être nous-même des témoins de la Lumière pour que nos Frères humains soient eux-mêmes illuminés.

 (En verset 9) – « Le Logos est Lumière véritable qui éclaire tout homme. »

 (En verset 10)« Il est dans le monde, le monde existe par lui, le monde ne le connaît pas. »

 (En verset 11) – « Il vient chez les siens, les siens ne le reçoivent pas. »

Traduction de Hubert Greven : « La Parole était lumière, la vraie, celle à laquelle il appartient d’éclairer tout homme ; elle fit à ce moment son entrée dans le monde. »

Toute parole de vérité, quelle que soit son origine, est inspirée de l’Esprit.

Jean le baptiseur disait : « Il y a au milieu de vous quelqu’un que vous ne connaissez pas ».

Le monde est l’histoire des hommes, c’est ce que l’homme fait de l’Univers pour le meilleur et pour le pire, en harmonie avec le Logos qui l’anime ou au contraire contre Lui. Et Jean comprend qu’il n’y a pas de place pour l’Éternel dans notre temps, pas de place pour l’infini dans notre finitude.

Annick de Souzenelle nous le dit : « Le monde est comme dans un état « d’ignorance » (de non vision) qui n’est pas manque de savoir, mais oubli de l’Être, l’ignorance du Soi, à côté de ce qu’on est et de ce pour quoi on est fait vraiment, histoire purement horizontale, oublieuse de notre verticalité, de notre ouverture à la transcendance ». « Le monde extérieur est fait de compensations.  Nous sommes dans  l’archaïsme.  Nous pratiquons un humanisme à l’horizontal avec les valeurs de l’exil. Adam se croit devenir Dieu, il se croit accompli. Il a perdu conscience de son être intérieur. Nous n’avons que notre identité biologique. » Il s’agit alors de retrouver notre dimension ontologique : « Être dans le monde, sans être du monde ».

Le LOGOS s’incarne toujours aussi difficilement. L’homme n’est jamais « forcé » de croire ou d’accepter l’amour qui le constitue et qui lui offre une absolue liberté… C’est certainement un concept des plus difficiles à accepter, difficile à y adhérer.

 (En verset 12) – « A tous ceux qui le reçoivent, à ceux qui croient en son Nom, Il donne d’être Enfants de Dieu ».

(En verset 13) – « Engendrés ni du sang, ni de la chair, ni d’un vouloir d’homme mais de Dieu ».

De verset en verset, Jean nous conduits à nous ouvrir à cet exhaussement, ceux qui se font « capacité », le Logos les investit « Shema Israël… ». L’Ecoute conduit à la « fiance ». Croire en son Nom, c’est adhérer au dynamisme de vie, d’intelligence et d’Amour qu’il signifie, c’est devenir « enfant de Dieu » et ceux-là entrent dans une nouvelle dimension. Ils sont « d’ailleurs », ils sont « nés d’en haut, ainsi nait l’homme nouveau ! ».

Et comme le suggère Hubert Greven : « Lorsqu’il reçoit la lumière, l’Apprenti, mort aux séductions du monde phénoménal et des « demeures » profanes, entre dans la demeure initiatique, dans la voie de la Connaissance. De profane (hors de Temple), il devient initié (celui qui commence). Pénétrant dans le sanctuaire, il voit se dévoiler les mystères sacrés, s’ouvrir les seuils jadis interdits, éblouissants de lumière ». Nous sommes à la recherche de la Parole perdue, c’est une aventure (intérieure) spirituelle initiatique. La quête de perfectionnement ».

 (En verset 14) – « Le Logos a pris chair. Il a fait sa demeure parmi nous ». Le logos a fait sa genèse dans la chair (humanité corps et âme). « Et nous avons contemplé sa gloire, la gloire de l’Unique du Père, plein de grâce et de vérité. »

Le Logos nous a rejoints dans notre « histoire » en venant nous dire Dieu dans une « vie humaine ». L’Eternel est entré dans le temps. La matière est ici sanctifiée comme demeure du Logos/ Dieu.

Ce corps humain fragile abrite la Présence Divine et l’information qu’elle contient. Comme le dit Jean Grosjean, le poète : « Il a dressé sa tente de nomade parmi nous. Il campe, il est de passage, le temps de dire et de manifester aux hommes l’Amour dont ils sont aimés dès l’Origine. Depuis Abraham l’installation n’est pas notre nature, nous sommes des passants, nous sommes tissés de temps, notre vie est un mouvement imprévisible, le mouvement même du langage qui est venu en personne partager nos déplacements incertains ».

(En verset 15) – « Iohanan lui rend témoignage. Il crie : Voici celui dont j’ai dit : lui qui vient derrière moi est passé devant moi, parce qu’avant moi, Il était ».

Nous connaissons bien cet appel en Franc-Maçonnerie : « Il faut que je décroisse pour que lui grandisse ».  Qui a des oreilles, entende !

(En verset 16) – « De sa Plénitude, nous avons tout reçu, et grâce sur grâce ».

(En verset 17) « La Thora nous a été donnée par Moshé. La Grâce et la Vérité nous sont venues par Ieschoua, le Messie. »

On peut avancer cette explication : la grâce de la création en genèse, puis la grâce de la Thora par Moïse, enfin la grâce de la filiation. 

Jésus incarne la Thora, l’éclaire du dedans en la vivant comme une expression de l’Amour.  Il nous révèle que nos actes n’ont de valeur que par la liberté et l’amour qu’on y introduit. C’est ce qui leur donne leur « poids » de gloire.

Leloup : (En verset 18) – « Nul n’a jamais vu Dieu. Le Fils unique qui demeure au sein du Père, Lui, nous le fait connaître ». On ne connaît Dieu que par son Logos.  Personne n’a jamais vu Dieu. Le propre de Dieu est d’être inconnaissable. Le Logos est son Unique, ce Fils est le seul à connaître sa source. Cet Unique est entièrement dans le secret du Père puisqu’il en est l’expression parfaite.

Ieshoua ne dit pas : « J’ai la vérité », mais « Je suis la vérité ». Par-là, Jean affirme que Jésus est Vérité de Dieu et Vérité de l’homme, sans confusion, sans séparation. Il nous invite à changer de regard, à voir toutes choses enveloppées d’Invisible. Il nous montre que la moindre virgule d’humanité contient en secret le Nom Divin, fait à la fois d’intériorité et d’extériorité. Il nous oriente avec Lui sur le chemin de l’existence vers « le Père ».

Voilà, avec Jean, je vous ai dit mon angle de lecture.  Je suis sur le chemin… un chemin initiatique que je découvre à chaque instant.  Tout l’évangile de Jean dira que l’œuvre  du Logos dans le monde sera de rendre à l’homme Son Esprit (pneuma), son BON sens, tourné vers le Père/Origine et le restituer dans sa dimension de Fils. Ce sera en soi une invitation au retour dans cette intimité, qui est participation à la vie Trinitaire, à la vie intérieure de Dieu.

« Présence de l’infini dans les corps et le souffle fragile que nous sommes ».

« Que demandez-vous, mon frère ? La Lumière ! »

M.°.L.°.  -  R.°.L.°. « Le Chardon Ecossais » à l’O.°. de Besançon.

Auteurs cités :

Hubert GREVEN – Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France.

ORDO AB CHAO : Réflexions dur l’enseignement de St Jean.

Allocations faites en qualité de Ministre d’Etat, Grand Orateur du Suprême Conseil de France à l’occasion de la St Jean d’hiver de décembre 1989.

Jean-Yves LELOUP : Ecrivain, psychologue et philosophe, théologien orthodoxe. Fondateur de l’Institut pour la rencontre et l’étude des civilisations et du Collège international des thérapeutes. Il a donné des traductions et des interprétations innovantes de l’évangile, des Épitres et de l’apocalypse de Jean, ainsi que des évangiles considérés comme apocryphes (Philippe, Marie, Thomas).

André CHOURAQUI : (1917 en Algérie /+ 2007 à Jérusalem) Ecrivain, penseur, homme politique, traducteur et commentateur de la Bible, (hébraïque et évangiles).

Jean GROJEAN (1912 / +2006) Ecrivain, poète,  philosophe et exégète . Traducteur et commentateur de la Bible,  de l’évangile et de l’Apocalypse de Jean et du Coran.

Ami de Malraux,  Jean Grosjean participa à l’aventure NRF (éditions et revue) en tant que lecteur et éditeur, aux côtés de Claude Gallimard, Raymond Queneau et J.M.G. Le Clézio notamment.

Annick de SOUZENELLE :  née le 4 Novembre 1922. Infirmière anesthésiste pendant 15 ans, elle a suivi une formation Jungienne de psychothérapeute puis fait des études de théologie chrétienne orthodoxe et d’Hébreu biblique. Depuis 40 ans elle est écrivain et conférencière.  Elle est l’auteur de nombreux ouvrages de spiritualité. Sa recherche s’inspire de la spiritualité cabaliste. Citons « Le symbolisme du corps humain ».

 

SOURCE  : https://ecossaisdesaintjean.over-blog.com/

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DONNER UN SENS A CE QUI SEMBLE DEVOIR ETRE LA QUETE DU FM 24 mars, 2020

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

DONNER UN SENS A CE QUI SEMBLE DEVOIR ETRE LA QUETE DU FM

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La question des Lumières, disait le philosophe Michel Foucault, c’est celle de l’appartenance à un certain « nous ». Quand vous dites « nous, les enfants des Lumières » (voire FF de Lumière, qu’est-ce que cela signifie ?

Cela veut dire tout le monde. Un des apports des Lumières est d’avoir fait entrer dans l’humanité des catégories « de seconde zone » !!  Regardons Condorcet …. Il a réintroduit les femmes, les Noirs et les juifs dans l’humanité tout entière. Les Lumières, c’est la révélation que tous les humains sont égaux, se rappelant en cela notre principe républicaine comme l’art 1 des constitutions du GODF, et c’est cette idée que je ne cesse de répéter : voyons ce qui nous unit avant ce qui nous distingue.

Ce travail de réintégration passe dans ce cas cité préalablement par la littérature et dans tous les cas par l’Art en général.

A la question de savoir dans quel but voyagent les FM, l’instruction mac nous apporte, dans ses tous derniers mots, une réponse complète et sibylline : 
« Rechercher ce qui a été perdu. Rassembler ce qui est épars et répandre partout LA LUMIÈRE»   et si tout est dit dans cette ultime réponse il reste au FM à donner un sens à ce qui semble devoir être la quête de tout FM , cet idéal dont la réalisation ne sera peut-être jamais achevée .. un peu comme « Aduc stat ». 

C’est aussi dans les Constitutions d’Anderson que l’on trouve cette phrase: « La Franc-Maçonnerie est destinée à rassembler ceux qui, sans elle, ne se seraient jamais rencontrés ». Qu’entendre alors par « Rassembler ce qui est épars », au delà de cette vocation première de la FM quel que soit le rite pratiqué ? 
On peut y voir trois aspects complémentaires et indissociables symbolisant les trois forces créatrices d’une utopie fondatrice. 
« Rassembler ce qui est épars » est à la fois une valeur, un moyen et une finalité une fois établi le principe de choix volontaire en même temps soumis au sens d’accepté du FM. 

Commençons par la valeur. Issus d’une souche unique que les scientifiques s’accordent à situer en Afrique, les premiers Hommes ont migré pour finalement occuper la presque totalité de cet espace restreint qu’est notre planète Terre… pour les Hébreux c’est la sequinah loi de l’Eternel visant à répandre les Elus sur toute la surface de la terre.
Les conditions climatiques et géographiques ayant entrainé des adaptations morphologiques et culturelles importantes, l’Homme a créé des langues, des coutumes et cultures spécifiques et différentes. … car ce qui est épars, en premier lieu, c’est l’espèce humaine et c’est cette particularité qui a créé les différences…qui font toute la différence alors qu’aujourd’hui et nous le savons par la Génétique,  nous sommes issus de la même chaine ADN, homme femme, blanc ,noir comme d’ailleurs la drosophile … la mouche car seule la modification d1 élément … proton ou neutron ou autre permet d’arriver à une autre structure, de se transformer en fait … un autre être un peu comme s’il était passé dans un athanor et que l’on se mette à revivre après la mort de sa corporéité, renaissant  sous 1 autre aspect plus pur que le précèdent, rectifié et apuré d 1 partie de ses peurs, de ses vices, de ses préjugés voire de ses superstitions. La FM est aussi un réceptacle de diverses voies et influences spirituelles se rattachant à LA Tradition primordiale dans une totale liberté de con_science. En effet, Toutes les voies spirituelles conditionnées par le lieu ou l’époque où elles interviennent se rattachent à Une Tradition Primordiale par son es_sence et dont toutes les autres découlent … Elles sont chacune un morceau brisé d’un même miroir, de la même « source ». Et j’aime bien énoncer ce concept que les FM s’appellent tous FF ou SS car issus du même Père.!  Le GADLU bien entendu

C’est, par ailleurs, au nom de ces différences que l’Homme nain cad petit au sens du savoir, mal instruit et aveugle à ses de_voirs envers les autres et l’Humanité se déchire et se bat et souvent contre lui-même depuis la nuit des temps. Parfois pour l’imposer et vaincre, d’autres fois pour mourir sans la sauvegarder. 
Mission, projet ou utopie, qu’importe le mot, la FM via le symbole mac :. est une clé d’accès à l’Eveil qui engendre l’Action, le Travail volontaire et une non inertie qui nous permettra d’atteindre pour tous, croyants ou croyants l’Unité dont nous sommes tous issus et de se relever debout et grand les pieds en terre et la tête dans les Etoiles. 

Certains pourraient voir, dans cette volonté de rassembler, une contradiction entre la liberté de penser qui nous garde de tout dogmatisme et la réunion des diversités. Mais c’est sans compter sur la Fraternité, cette valeur humaniste qui nous anime et nous permet de nous réunir dans le respect de la différence, la tolérance de la diversité et nous encourage à construire l’œuvre autour d’un axe commun. 
Il nous vient alors à l’esprit cette maxime de Saint Exupéry si souvent reprise sur nos colonnes: 
« Si tu es différent de moi, loin de me léser, tu m’enrichis ». 
Il nous faut donc rassembler et non assembler, car la pensée unique serait destructrice d’une démarche qui consiste à respecter chacun dans sa différence et à construire ensemble dans une dynamique où les esprits s’additionnent plus qu’ils ne s’opposent. 

Ce qui est épars c’est la diversité de l’Homme, cette diversité qui fait de chacun de nous un Être à part, unique et complexe. 
La démarche M :. doit donc permettre à chacun de travailler, de construire et de s’élever marche après marche, vers l’Unité en s’enrichissant de la complexité de l’Autre. Et qu’importe que le « français « descende dans son cœur pour s’affronter ou mourir en s’abreuvant à la source de l’Origine, qu’importe que l »’Ecossais ancien et accepté « venge le meurtre du Maitre en désobéissant au titre d’une justice mal comprise, que le « régime rectifié »  fidèle à la religion chrétienne modifient sa structure géographique issue jusqu’alors de la Stricte observance templière en décidant de l’ abandon de toute filiation avec l’héritage templier et intégrant notamment des éléments de l’Ordre des Élus Cohëns, que le chevalier de l’aigle rouge enfourche son cheval et soit le cabbalier qui combatte pour transmettre savoir et connaissance … seule la Fraternité et le langage symbolique nous réunit tous et toutes, démarche qui, soulignons-le, tend à l’universalité dans l’unité sans jamais tomber dans l’uniformité. 
Alors tous ensembles nos chaines d’Union peuvent devenir une chaine de Fraternité qui nous invite à progresser ensemble vers notre idéal en associant la verticalité et l’horizontalité que sont la pensée et l’action. 

« Rassembler ce qui est épars » est donc également un moyen, et seul le symbolisme qui nous en donne la mesure, rapprochant les deux morceaux d’un même objet par des individus différents afin de leur permettre de se rejoindre et de se reconnaître.  « Faire symbole » c’est déjà poser un acte pour retrouver l’Unité. Ce qui présuppose que cette unité a existé, à été perdue, qu’elle est reconstructible et qu’il existe une démarche pour la retrouver. 
Le symbolisme maçonnique est un moyen, une démarche unificatrice qui permet l’échange au-delà des différences de cultures, d’origines de religions ou d’opinions. 
Il nous conduit à ce que Jung appelait l’inconscient collectif et nous reconnecte au sens le plus secret des représentations archétypales auxquelles nous pouvons nous accéder par l’intermédiaire du symbole. 
C’est la voie royale de la connaissance mais également un puissant moyen de réconciliation avec soi-même et par conséquent avec les autres. 
N’est-ce pas là une matérialisation du verbe « rassembler » ? 
C’est la démarche symbolique, en tant que moyen, qui nous conduit à l’Unité de l’Être en tant que finalité. Car elle nous plonge dans l’univers de la conscience en transcendant celui de notre mental et de notre moi. 
Ainsi l’Être et le Moi se trouvent rassemblés au plus intime de nous-mêmes. 
Le symbolisme est la voie qui permet l’émergence de l’Être et le silence de l’égo par les représentations intimes qu’il créé et l’espace sacré intemporel dans lequel il nous immerge. 

« Rassembler » est donc en troisième lieu, une finalité.  Comme dans le mythe d’Osiris dans lequel Isis l’épouse et veuve fidèle rassemble les morceaux épars de son mari puis insuffle une étincelle de vie pour être fécondée, nous avons, en tout premier lieu, perdu de façon volontaire et symbolique notre matérialité pour entrer dans le Temple … le Saint, l’Ame instruite et guidé par l’Esprit pour contribuer à la réalisation de l’idéal maçonnique, à rassembler, en nous, ce qui est épars et construire son temple intérieur, son corps de Gloire. 
 

Notre mental semble être comme un prisme qui décompose la réalité en plusieurs fragments de couleurs.  Ce qui pourrait sembler être un chaos intérieur est en fait le résultat d’une pensée multiple due à des structures psychiques différentes et parfois opposées.  Ordo ab Chao

Selon la tradition biblique, le monde naît d’un chaos originel par séparation. La Parole organise, in-forme l’univers, c’est à dire lui donne forme.

Selon la tradition ésotérique, l’esprit se dissout en se multipliant dans la matière, puis se recentre, se conscientise, en refaisant son unité dans la « divinité – Un ». C’est du centre que tout émane et c’est dans le centre que tout se recrée. Ce double mouvement est celui du solve et coagula des alchimistes.

La réconciliation de ces différentes structures est un premier objectif que le symbolisme peut nous permettre d’atteindre et exige une connaissance approfondie du « soi » dont on ne peut faire l’économie. 
Pour Unifier notre Temple intérieur  et contribuer à la création du Temple extérieur nous devons faire nôtre la maxime socratique : 
« Connais toi toi-même et tu connaitras l’Univers et les Dieux ». 

Bien que tiraillés et confrontés à des choix qui sont faits de renoncements et de sacrifices nous devons Vivre en harmonie avec soi-même, vaste entreprise de développement de soi, de conscientisation et de travail intérieur continuel, nous conduisant alors à distinguer l’Esprit de l’égo et de les unifier. 
« Rassembler ce qui est épars » revient à passer du multiple à l’Unité, c’est atteindre la Sagesse par la Connaissance, la Tolérance et l’Amour Fraternel.  C’est atteindre le centre de nous-mêmes où brille cette Lumière que nous pourrons alors répandre autour de nous et transmettre. 

Dans un monde où la pensée scientifique semble régler en maitre, le profane en vient à croire qu’il est un grain de sable noyé dans un Univers dont on ne connaît pas les limites. Le FM sur le chemin de son initiation accède a la connaissance de l’Univers tout entier qui est contenu au plus profond de lui car ce qui est épars n’est peut-être pas ce qui est perdu mais simplement ce qui est enfoui en lui-même et qu’il ne voit pas, n’entend pas mais que son Âme porte avec souffrance. 

Pour Mircea Eliade, c’est par une vision symbolique du monde que l’homme a de tout temps cherché à se relier. L’homme en quête de sens reconnaît un point fixe qui devient symboliquement Centre de l’univers, et autour duquel s’ordonne l’espace selon les deux directions cardinales. Ce centre est l’Axis Mundi, porte des cieux, liaison symbolique avec une réalité supérieure. A l’espace matériel fait d’une infinité éparse de lieux neutres, se superpose ainsi un espace sacré symboliquement ordonné….

La voie maçonnique est bien une voie qui ouvre la réalité à la dimension de l’esprit. Elle nous amène à concevoir le divin, le GADLU, l’Unité primordiale (appelons cela comme bon nous semble), par le travail sur les symboles, à perfectionner sa vision de soi et du monde, à vaincre cet ego aveuglant, à se détacher de la matière afin de s’élever en esprit pour mieux intervenir dans le réel et dans la société. C’est bien le but de toute quête spirituelle pour tous les FM : développer une vision de la réalité dans le domaine de l’esprit afin de favoriser l’humanisation de l’homme. Ainsi le développement spirituel en liberté de l’individu n’est pas sans intérêt pour l’humanité, il est la base de la liberté de conscience.

La lumière naissant d’elle-même, chacun d’entre nous l’a en soi, mais l’a simplement oubliée !!!  Dans certains rites au prologue de l’évangile selon St Jean où sont posés le compas et l’équerre il est dit : « Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu »

L’éveil spirituel Mac :. ou plus tôt le « réveil » de la lumière en chacun de nous FM  vise donc à se remettre dans l’état d’origine tel l’homme primordial, l’Adam avant la chute afin, comme il est dit dans l’invocation pendant la chaîne d’union, que puisse se faire « le retour de nos Âmes en Ta Lumière ».

SOURCE : http://anck131.over-blog.com/

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L’Etoile selon HERGE 12 mars, 2020

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

L’Etoile selon HERGE

etoiles

D’un symbolisme aérien, l’étoile évoque la lumière dans la nuit. Symbole de reconnaissance et d’esprit, elle affirme la fin des conflits, l’espoir puissant du phare qui guide le navire dans la nuit.

Image du Messie, l’étoile affirme l’esprit renouvelé.

Appelées fenêtres du monde, les étoiles sont des points dans la nuit, points de lumière prouvant que l’obscurité n’est jamais totale.

On les imagine aussi comme lieu de repos des âmes, portant aussi le double
de toute personne vivant sur terre. Les mythes, les contes et les légendes sur les étoiles sont nombreux.

Astres de la nuit, compagnes nocturnes des premiers hommes, elles ont été assimilées à des déités et à la mythologie avec les constellations zodiacales.

Elles furent les seuls repères pour les premiers marins, l’étoile polaire, étoile fixe, désignant toujours le nord.

On parle aussi de l’étoile du berger, la planète VENUS en réalité, souvent la première à briller au crépuscule. On raconte qu’elle aurait guidé les gardiens de troupeaux à l’endroit de la naissance du Christ.

L’ETOILE POLAIRE est souvent l’étoile qui oriente, servant ainsi de repère dans la nuit. De ce fait elle sert d’axe. D’ailleurs pour nos ancêtres l’étoile polaire était pour eux un centre remarquable dans l’univers.

En effet du point de vue d’une personne sur terre regardant le firmament, les étoiles et l’univers entier semble tourner comme une roue autour de cette étoile fixe, elle est comme l’axe du monde.

Ce symbolisme est puissant car il représente un point inaccessible, moteur de l’univers, nous ramenant a l’image du grand architecte de l’univers avec une dimension qui est la hauteur ou verticalité.

Notre état primaire était horizontal, en 2 dimensions comme le symbole d’une croix plate, mais l’élévation spirituelle ne peut se représenter qu’en ajoutant une 3ème dimension symbolique: … La VERTICALE.

Cela me fais revenir aux outils de la loge; La perpendiculaire et le niveau, outils indispensables pour visualiser l’axe immuable qui ordonne toutes choses et permet de passer de la matérialité à l’Esprit représentée par la position du Compas et de l’Equerre au centre du Naos.

Ainsi le centre du monde est souvent figuré par une élévation : montagne, colline, arbre, clocher d’église pierre levée comme les menhirs, tel le DJED .

C’est au centre du monde que se rencontre le ciel et la terre qui, en langage symbolique l’on nomme« AXIS MUNDI », ou AXE DU MONDE.
L’étoile polaire va unir le centre du monde terrestre au centre du ciel.

Celui qui atteint le centre pourra s’élever vers les états supérieurs par le long de cet axe.
Observons maintenant l’intérieur de notre loge et levons la tête pour y découvrir une nouvelle fois des étoiles, c’est : La VOÛTE ETOILEE de couleur bleu et parsemé d’étoiles, absence théorique de plafond permettant le passage de l’axe du monde et nous invitant à comprendre que notre progrès ne s’arrête à la  seule connaissance de soi mais aussi permettre d’atteindre un état de perfection supérieur ou autrement dit de supra-conscience.

Il n’y a donc pas de nuit au dessus de nos têtes, mais des étoiles rendues visibles de midi à minuit par la lumière de la loge.

Notre temple est donc à ciel ouvert, serait-elle donc interminable notre construction ?  

Il est dis dans notre langage, « apporter sa pierre à l’édifice » donc pour aider à construire un temple inachevé ( l’Aduc Stat du RER ).

Inachevé parce que le travail initiatique est interminable, mais aussi, là où il n’y a pas de toit il n’ya pas de dogme, mais seulement la voûte céleste avec ses étoiles visibles en plein jour.

La loge travail donc à ciel ouvert, forme de liberté où l’ont ne sent pas écraser par le poids morts des mondes finis.

Cela nous permet de nous mettre en cadence et en harmonie avec les constellations de la voûte étoilée, comme pour nous rappeler que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.(extrait de la table d’Hermès Trismégiste ).

Ces 5 minutes de symbolisme m’ont conduit sur une symbolique cryptée qui est : L’étoile dans l’œuvre d’Hergé

Hergé créateur des ouvrages d’aventures connus de tous, « Tintin et Milou »!

On compte exactement 22 albums d’Hergé en couleurs,

22 comme les 22 Lames majeurs du tarot;

22 comme les 22 sentiers de l’Arbre Kabbalistique.
Je ne pouvais manquer de vous présenter, en faisant cette planche sur l’étoile, cette formidable analogie symbolique des œuvres d’Hergé et de la maçonnerie,
cet ensemble d’ouvrages formant à mon avis un parcours initiatique a travers les 22 lames du tarot.

Qui de nous, un jour de sa vie n’ai pas ouvert un des albums de Tintin ?

Jamais dans ma recherche je n’aurais pensé que derrière ces formidables aventures, se cachaient une seconde lecture nous menant vers ce code crypté de la Connaissance…..J’ai trouvé cela merveilleux !
D’autres grands auteurs ont travaillé de cette façon derrière ces aventures que nous lisions étant enfant (je prendrai ici un autre auteur pour exemple… « Jules Verne »;

Ces œuvres sont riches de clefs initiatiques d’une immense valeur nous permettant d’approcher la Gnose, la Connaissance et ses mystères.
N’oublions pas que la connaissance dans le langage des oiseaux, «c’est connaître en naissant. »

Mais revenons a Hergé et aux aventures de Tintin.

Dans celle-ci nous y rencontrons différents personnages, des sages, des fous, des pharaons qui nous amène en Egypte.
« Les cigares du pharaons », où nous trouvons aussi des symboles connus de nos loges et notamment  une bague de cigare très spéciale qui ressemble à s’y méprendre à la symbolique du Ying et du Yang ;
la lune, dans « Ont a marché sur la lune ou objectif lune »

le soleil dans « Le temple du Soleil »

et bien sur l’étoile, dans « l’Etoile mystérieuse » .

Ne voyez-vous cette analogie avec les symboles maçonniques ?
Nous y trouvons aussi des temples, « Le temple du soleil ».

Chaque personnage revêt différents habits dans ces aventures.
Le professeur Tournesol que allons découvrir vêtu de la robe que porte l’Hermite, 9ème lame du tarot.
Le capitaine Hadock se cachant dans les habits du Pape qui est aussi la 5ème  lame du tarot.
Mais je suis sur en cherchant bien nous pourrions rencontrer de multitudes similitudes, des liens secrets qui par exemple :

- unissent le Diable « 15ème lame du tarot » au Yéti et à Rakam le rouge,

- les fameux Dupont aux jumeaux (principe de dualité) que nous trouvons sur le haut de la 19ème lame Le Soleil,

- et bien sur tintin représentant le fou ou le mat (arcane de valeur 0), marchant sur le chemin qui le conduit a travers le trésor de l’amitié de la Fraternité, le regard tourné  vers le haut fixant … la mystérieuse Etoile…

Tout ce récit concernant Hergé me permet d’arriver à l’aventure qui nous concerne.  « L’Etoile Mystérieuse ».
Cet astre mystérieux, c’est la 8ème étoile de la grande ourse, cette constellation que les Celtes nommaient le « Chariot d’Arthur »…..
Mais pour Tintin une étoile de plus dans la grande ourse était un mystère.

Cette 8ème étoile nous le retrouvons dans tout son éclat dans la 17ème lame du tarot « L’Etoile ».

Cet astre, à 16 branches dans la lame du tarot se trouve autour de 7 petites sœurs. Observons bien cette lame chargée d’un symbolisme puissant.

Nous y trouvons, éclairée par l’Etoile, une jeune femme nue, qui, agenouillée au bord d’un étang y déverse de la main droite le contenu d’une cruche d’Or, d’où s’écoule de celle-ci une eau chaude se déversant dans ce plan d’eau, nous y voyons bien dans l’image de la lame les vapeurs qu’elle dégage.

Dans l’autre main, elle tient une seconde cruche celle-ci d’argent.

Rappelons que l’or est un lien avec l’activité, l’énergie, le solaire et que l’argent représente la réceptivité, la féminité, le lunaire.

Une nouvelle fois cette correspondance avec nos symboles……

Cet arrosage entretient la végétation, plus particulièrement représenté par un rameau d’Acacia symbole d’espoir en l’immortalité et une rose épanouie.
Dans la légende d’Hiram, cette plante fait découvrir le tombeau du maitre, détenteur de la tradition et de la parole perdue.
La rose de cette même lame est celle des chevaliers de l’esprit, fleur qui sera posée sur la croix dont l’Acacia fournit le bois.

Mais la Connaissance réservée aux initiés n’est pas encore sortie des ténèbres. Car cette lame représente la Croissance, croissance qu’il ne faut pas confondre avec construction, celle-ci avance par sauts et par bonds, tandis que la croissance est continue répandant sa sève transformatrice.

Le principe féminin représenté par la femme symbole de fécondité, principe maternel, entre la constellation de l’espérance représentée par l’étoile se trouvant au dessus d’elle et du fleuve, symbole de continuité, au dessous d’elle.

C’est pourquoi l’étoile est croissance Vénus étoile du matin correspond à la grande étoile de l’arcane XVII. Projetant des feux verts à travers ces huit rayons d’or, il se dégage une pureté, une clarté qui renforce la beauté de cette lame du tarot. Ce qui est intéressant a savoir, c’est que l’Etoile est la 1ère carte céleste dans le tarot précédant la LUNE XVIIIème arcane et le SOLEIL XIX arcane.
Nous trouvons, comme je l’ai souligné auparavant, une grande partie de notre symbolique.

Tintin commence ici a lever les yeux vers le ciel pour entamer son travail intérieur lié par une perpendiculaire au Cosmique et arriver jusqu’à la Connaissance. Car il est dit que celui qui est capable de voir le soleil à minuit et aussi apte à découvrir la réalité des grands mystères cachés au cœur des ténèbres.
Il y a un énorme travail à faire pour comprendre toute la valeur initiatique de ces fabuleuses aventures. Il n’y a pas d’autres explications plus nettes pour comprendre qu’il s’agit de notre propre cheminement en tant que Franc-maçon. Mais je n’ai fait qu’ébaucher ce travail avec l’étoile mystérieuse en correspondance avec la lame du tarot.

Je vais maintenant juste vous laisser entrevoir la nombrologie de la lame XVII, « l’Etoile ».

Le nombre XVII correspond au symbolisme de l’Etoile. Ce nombre brille intensivement parce qu’il est le plus cosmique. 17 = 1 + 7, l’unité qui représente l’émanation et sept la création,
1= le monde supérieur
7= le monde inférieur. Ainsi s’exprime la Kabbale.
Le XVII c’est aussi l’union du ciel et de la terre.

Ce nombre recouvre tous les chapitres des 4 évangiles ; Mathieu 28 – Marc 16 -
Luc 24 – et Jean 21, total 89 l’addition théosophique nous donnes donc

 8 + 9 =17, donc 17 = 1 + 7 = 8.

Huit symbolise la justice « lame VIII du tarot la Justice ».

Si nous plaçons ce nombre à l’horizontal OO nous obtenons le symbole de l’infini.
L’arcane XVII est le plus cosmique des arcanes clefs. A travers l’arcane 17, on élimine toutes nos passions, nos folies, nos défauts pour aller vers l’Etoile de … l’Espérance.

La route est éclairée par les étoiles qui nous guident pour accomplir notre mission.

L’arcane XVII est chargé de mystères, de toutes les histoires et traditions que les hommes ont véhiculées au sujet des étoiles.

Aujourd’hui encore, ne fait-on pas un vœu au passage d’une étoile filante ?

Elles apportent messages d’espoir, de paix, d’harmonie.

 

VM :. Que ceux qui ont des oreilles entendent, que leurs yeux voient et que leur Âme comprenne.

J’ai dit

 

SOURCE : http://anck131.over-blog.com/article-l-etoile-selon-herge-98621789.html?fbclid=IwAR3nPNdpnYltS2e_JA7kXarb6vACeUJXZwG0nylNQMV838SnSfPXPy3KH_w

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Cagliostro et la franc-maçonnerie lyonnaise 9 décembre, 2019

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Cagliostro et la franc-maçonnerie lyonnaise 1

Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 4 décembre 2019

Cagliostro et la franc-maçonnerie lyonnaise 1 – première partie, par Jean Bricaud. 

Étrange personnage, que les uns ont pris pour un homme de génie et les autres pour un banal escroc, traversa la fin du XVIIIe siècle, remplissant le monde du bruit de ses prodiges : Joseph Balsamo, plus connu sous le nom de comte de Cagliostro. Il s’entourait volontairement de mystère et dissimulait les premières années de sa jeunesse, médiocrement honorables.

Né à Palerme en 1743, il était entré à l’âge de treize ans dans un ordre de religieux gardes-malades, les Benfratelli, où il avait pris l’habit de novice. Son inconduite lui ayant attiré bientôt les réprimandes les plus sévères, il avait dû, à la suite de diverses aventures quitter le couvent et Palerme. Il commença à parcourir le monde, étudia la chimie, la médecine, les sciences occultes, et, grâce à son intelligence, conquit en Europe la réputation d’un homme extraordinaire. Il alla de Rome à Barcelone, à Madrid, à Londres, à Varsovie, à Saint-Pétersbourg, entouré d’une réputation mystérieuse. Partout la curiosité s’éveillait à son sujet : on parlait de guérisons merveilleuses, d’évocations fantastiques, de découvertes importantes, d’une puissance complète de divination.

Cette renommée le précédait lorsqu’il vint de Russie en France et arriva à Strasbourg, au commencement de 1780.

Une foule énorme s’était portée à sa rencontre, et quand il parut, une longue acclamation s’éleva ; son entrée fut un vrai triomphe.

Il guérissait toutes les maladies sans daigner accepter la moindre rétribution de ceux de ses clients qui étaient riches ; il donnait de l’argent à ceux qui étaient pauvres (Funck-Brentano, l’Affaire du Collier).

Il prétendait posséder la science des anciens prêtres de l’Égypte.

Sa conversation roulait d’ordinaire sur trois points : 1° la médecine universelle dont il connaissait les secrets ; 2° la Maçonnerie égyptienne qu’il voulait restaurer en Europe ; 3° la pierre philosophale au moyen de laquelle il transmuait tous les métaux imparfaits en or fin. Ainsi, il apportait à l’humanité par sa médecine universelle, la santé du corps ; par la Maçonnerie égyptienne santé de l’âme, et, par la pierre philosophale, des richesses infinies. C’étaient là ses grands secrets, car il en avait beaucoup d’autres, mais de moindres importances.

Sa réputation était immense, et il réussit à éclipser pour un moment toutes les célébrités contemporaines. Dans le peuple, dans la bourgeoisie, chez les grands et surtout à la Cour, l’admiration alla pour lui jusqu’au fanatisme. On ne l’appelait que le divin Cagliostro. Son portrait était partout, sur les tabatières, sur les bagues et jusque sur les éventails des femmes. On posa même sur les murailles des affiches où l’on rappelait que Louis XVI avait déclaré coupable de lèse-majesté quiconque ferait injure à Cagliostro.

Nous avons dit qu’il vint en France en 1780. Il resta trois ans à Strasbourg, où il fit la connaissance du prince cardinal de Rohan. Au milieu de 1783, il fit un voyage à Rome, Naples, Florence et Antibes. Le 1er décembre 1783, il s’installa à Bordeaux. Les guérisons qu’il fit dans cette ville passèrent pour miraculeuses. Les malades affluèrent. La police fut obligée d’organiser un service d’ordre autour de sa maison pour éviter des désordres parmi la foule qui s’y précipitait. Aux jours de consultation, 8 ou 10 soldats montaient la garde à la porte et dans l’escalier.

LIRE  Grades Symboliques de Compagnon au REAA

Après être resté dix mois à Bordeaux, il se dirigea vers Lyon où il fut reçu par les francs-maçons avec de grands honneurs.

* * *

Il arriva à Lyon le 1er novembre 1784. Il y resta six mois pendant lesquels il déclara ne pas vouloir s’occuper de médecine, mais entreprendre de réformer la franc-maçonnerie suivant le rite égyptien dont il avait, disait-il, retrouvé les éléments dans l’intérieur des Pyramides.

Depuis plusieurs années, il s’était fait, en effet, le propagandiste zélé d’une maçonnerie nouvelle, dite Maçonnerie égyptienne, dont avait trouvé l’organisation et les détails non pas dans les Pyramides, comme il le disait, mais à Londres, dans les manuscrits d’un nommé Georges Couston, que le hasard lui avait mis entre les mains. Ces manuscrits exposaient un système maçonnique mêlé de magie et de superstition. Cagliostro résolut de créer sur le plan de ce Manuscrit un nouveau rite, en écartant, disait-il, tout ce qu’il jugeait impie ou superstitieux dans la doctrine qu’ils contenaient.

Déjà il avait établi une première loge à Strasbourg, en 1780. Son but était, expliquait-il, de conduire ses disciples à la perfection par une double régénération physique et morale. Il obtenait la première, grâce à la découverte d’une matière donnant la santé et l’éternelle jeunesse ; la seconde, par l’application du pentagone ou feuille vierge « sur laquelle les anges ont gravé leurs chiffres et leurs sceaux », et qui restituait à l’homme l’innocence primitive perdue par le péché originel.

Aucune religion n’était exclue. Les seules conditions imposées aux adeptes étaient de croire en Dieu, à l’immortalité de l’âme et (pour les hommes) d’avoir été admis dans la Maçonnerie ordinaire.

Les pratiques de son rite étaient un mélange de cérémonies religieuses, de réunions mondaines, d’opérations cabalistiques et d’évocations par lesquelles il correspondait avec les esprits et les anges.

La hiérarchie comprenait trois grades : apprenti, compagnon et maître égyptien. Les maîtres égyptiens prenaient les noms des anciens prophètes et les femmes — car elles étaient admises — ceux des sibylles. Cagliostro était lui-même le Grand Maître du Rite et s’appelait le Grand Kophte, mais le duc de Luxembourg-Montmorency avait le titre de grand maître protecteur de la Maçonnerie égyptienne.

Nous avons dit que le principal but du voyage de Cagliostro à Lyon était de chercher à y implanter son Rite égyptien. Dans ce but il visita d’abord la loge du Parfait-Silence, mais n’y obtint qu’un succès de curiosité. Il en fut autrement à la loge la Sagesse, du rite de la Haute Observance, dans laquelle il fut reçu avec de grands honneurs, sous la voûte d’acier. Il monta sur le trône du Vénérable, et ayant invoqué l’assistance divine, il prononça un long discours sur l’existence de Dieu, l’immortalité de l’âme et le respect dû aux souverains. Plusieurs membres de la Sagesse témoignèrent le désir de connaître sa doctrine d’une façon plus approfondie. À cet effet, Cagliostro leur enjoignit de préparer la loge selon son cérémonial, pour le lendemain, de choisir douze maîtres et une petite fille qu’il appelait une colombe.

LIRE  La Stricte Observance Templière

Le lendemain, il inaugura la séance par un discours dans lequel il démontra que tout homme doit être un Apôtre de Dieu, prêcher le bien et fuir le mal, et que, comme les apôtres avaient toujours pratiqué cette maxime, de même, étant douze comme eux, ils devaient tenir la même conduite, être ses douze apôtres et promettre avec serment de se conformer à tout ce qu’il leur imposerait.

Il leur fit alors prêter le serment prescrit par son rite. Ensuite, « je leur prédis (ce sont ses propres paroles extraites de la Procédure) que, de même que parmi les douze Apôtres, il y en avait eu un qui avait trahi Jésus-Christ, il s’en trouverait un aussi parmi eux qui trahirait la Société : ils déclarèrent que cela ne pouvait pas arriver ; mais je leur répétai deux fois la même prédiction, ajoutant que ce traître serait puni par la main de Dieu ». Il passa ensuite aux « travaux » de la colombe, qui s’exécutèrent soit à l’aide d’une carafe dans laquelle l’enfant apercevait des anges et des scènes prophétiques, soit derrière un paravent d’où elle répondait aux questions qui lui étaient posées, questions connues de celui seul qui l’interrogeait.

Ces expériences eurent le plus grand succès ; les anges descendirent et apparurent, en témoignage de l’assistance que Dieu prêtait à au Grand Kophte. On juge de l’étonnement des maçons lyonnais à la vue de tels phénomènes ; mais leur surprise augmenta encore lorsque, le lendemain, ils constatèrent la désertion d’un des membres de la loge.

Cet homme, affirma plus tard Cagliostro, au cours de son interrogatoire, fut bientôt puni par la main de Dieu, car, quelques mois après, on lui vola tout ce qu’il possédait, et de riche qu’il était, il devint misérable.

Ceux qui étaient restés fidèles prièrent Cagliostro de fonder à Lyon une Loge Mère du Rite égyptien : « J’instituai donc, dit-il, et je fondai dans ce lieu une loge du Rite égyptien, sous le nom de Loge Mère ; elle fut appelée ainsi, parce qu’elle devait avoir la primauté sur toutes les autres loges dont elle devait être la mère et la maîtresse. » (Procédure contre Joseph Balsamo, instruite à Rome en 1790).

La Loge Mère du Rite égyptien fut appelée la Sagesse Triomphante. Elle fut installée très luxueusement, avec un local distinct pour chacun des trois grades, d’apprenti, de compagnon et de maître.

Cagliostro l’inaugura lui-même avec un pompeux cérémonial. Il délégua ensuite ses pouvoirs de grand maître à deux vénérables à laissa l’original de son Rituel de la Maçonnerie égyptienne muni, au commencement et à la fin, de son sceau représentant un serpent percé d’une flèche.

Cagliostro et la franc-maçonnerie lyonnaise 1

Ces délégués reçurent également de lui la patente d’institution suivante que nous reproduisons in extenso :

« GLOIRE, UNION, SAGESSE, BIENFAISANCE, PROSPÉRITÉ.

Nous, Grand Kophte, fondateur et grand maître de la Haute Maçonnerie égyptienne dans toutes les parties orientales et occidentales du globe, faisons savoir à tous ceux qui verront ces présentes que, dans le séjour que nous avons fait à Lyon, beaucoup de membres de cet Orient, suivant le rite ordinaire et qui porte le titre de SAGESSE, nous ayant manifesté l’ardent désir qu’ils avaient de se soumettre à notre Gouvernement et de recevoir de nous les lumières et les pouvoirs nécessaires pour connaître et propager la maçonnerie dans sa vraie forme et dans sa primitive pureté, nous nous sommes rendu à leurs vœux, persuadés qu’en leur donnant des signes de notre bienveillance, nous aurons la douce satisfaction d’avoir travaillé pour la gloire de l’Éternel et pour le bien de l’humanité.

Sur ces motifs, après avoir suffisamment établi et vérifié auprès du Vénérable et de beaucoup de membres de ladite loge le pouvoir et l’autorité que nous avons à cet effet, avec le secours de ces mêmes frères, nous fondons et créons, à perpétuité, à l’Orient de Lyon, la présente loge égyptienne, et nous la constituons Loge Mère par tout l’Orient et l’Occident, lui attribuant pour toujours le titre distinctif de SAGESSE TRIOMPHANTE et nommant pour ses officiers perpétuels et inamovibles :

  1. N. vénérable et N. pour son substitut.
  2. N. orateur et N. pour son substitut.
  3. N. garde des sceaux, archiviste et trésorier et N. pour son substitut.
  4. N. grand inspecteur et maître des cérémonies et N. pour son substitut.

Nous accordons, une fois pour toutes, à ces officiers le droit et le pouvoir de tenir loge égyptienne avec les frères soumis à leur direction, de faire toutes les réceptions d’apprentis, de compagnons et maîtres maçons égyptiens, d’expédier les attestations, de tenir des relations et des correspondances avec tous les maçons de notre rite et avec les loges dont ceux-ci sont membres, en quelque lieu de la terre qu’elles soient situées, et d’adopter, après l’examen et avec les formalités prescrites par nous, les loges du rite ordinaire, qui désireront embrasser notre institution ; en un mot, d’exercer généralement tous les droits qui peuvent appartenir et appartiennent à une loge égyptienne juste et parfaite, qui a le titre, les prérogatives et l’autorité de maîtresse loge.

Nous ordonnons au vénérable, aux maîtres, aux officiers membres de la loge, d’avoir un soin continuel et une attention scrupuleuse pour les travaux de la loge, afin que les réceptions et généralement toutes les autres fonctions se fassent conformément aux règlements et aux statuts que nous avons expédiés séparément et munis de notre signature et du sceau de nos armes.

Nous ordonnons encore à chacun des frères de marcher constamment dans le sentier étroit de la vertu et de montrer, par la régularité de sa conduite, qu’il aime et connaît les principes et le but de notre ordre.

Pour donner de l’authenticité aux présentes, nous les avons signées de notre main, et nous avons appliqué le grand sceau que nous avons accordé à cette Loge Mère, de même que notre sceau maçonnique et notre cachet profane :

Donné à l’Orient de Lyon. »

Cagliostro et la franc-maçonnerie lyonnaise – première partie, par Jean Bricaud. 

Revue d’histoire de Lyon, 1910.

Illustration : Fondo Antiguo de la Biblioteca de la Universidad de Sevilla from Sevilla, España [CC BY 2.0], via Wikimedia Commons

Cagliostro et la franc-maçonnerie lyonnaise 2 – seconde partie, par Jean Bricaud.

En l’absence de Cagliostro, les deux vénérables devaient présider la loge et y faire des travaux avec les pupilles (jeunes garçons) et les colombes (jeunes filles). À cet effet, il leur communiqua son pouvoir qu’il avait, disait-il, reçu de Dieu, et sans lequel ils n’auraient pu réussir.

Le premier vénérable de la Sagesse Triomphante était le banquier Saint-Costard qui, déjà, à plusieurs reprises, avait été vénérable de la loge la Sagesse.

Avant son départ de Lyon, Cagliostro reçut des membres de la Sagesse Triomphante, pour lui et pour sa femme, des tabliers et autres symboles de la maçonnerie, tous richement brodés et ornés d’argent, d’or et de pierreries.

La consécration de la loge, dont le principal ornement était une statue du maître, eut lieu quelque temps après le départ de Cagliostro. Elle fut célébrée aussi solennellement que la consécration d’une église. Cagliostro envoya de Paris deux députés chargés de présider à sa place et de donner toutes les instructions nécessaires pour la cérémonie.

Elle fut très longue. Les adeptes, vêtus de blanc, un voile noir sur la tête, devaient rester en adoration, en se reposant une heure sur sept, jusqu’à ce que la colombe, enfermée dans un tabernacle, eût vu, dans une carafe, Moïse ou le Grand Kophte apparaître au milieu d’un nuage bleu et déclarer que le ciel était satisfait. À ce moment seulement, l’assistance pouvait rejeter les voiles de deuil et séparer.

L’adoration dura cinquante-quatre heures.

Voici d’ailleurs la lettre qu’un des adeptes écrivit à Cagliostro, qui se trouvait alors à Paris, pour lui donner quelques détails sur la consécration du nouveau local :

« Monsieur et Maître, rien ne peut égaler vos bienfaits, si ce n’est la félicité qu’ils nous procurent. Vos représentants se sont servis des clefs que vous leur avez confiées ; ils ont ouvert les Portes du grand temple, et nous ont donné la force nécessaire pour faire briller votre grande puissance.

L’Europe n’a jamais vu une cérémonie plus auguste et plus sainte ; mais nous osons le dire, Monsieur, elle ne pouvait avoir de témoins plus pénétrés de la grandeur du dieu des dieux, plus reconnaissants de vos sublimes bontés.  

Vos maîtres ont développé leur zèle ordinaire, et ce respect religieux qu’ils portent toutes les semaines aux travaux intérieurs de notre loge. Nos compagnons ont montré une ferveur, une piété noble et soutenue, et ont fait l’édification des deux frères qui ont eu l’honneur de vous représenter. L’adoration et les travaux ont duré trois jours et, par un concours remarquable de circonstances, nous étions réunis au nombre de 27, dans le temple ; sa bénédiction a été achevée le 27, et il y a eu cinquante-quatre heures d’adoration.

Aujourd’hui notre désir est de mettre à vos pieds la trop faible expression de notre reconnaissance. Nous n’entreprendrons pas de vous faire le récit de la cérémonie divine dont vous avez daigné nous rendre l’instrument ; nous avons l’espérance de vous faire parvenir bientôt ce détail par un de nos frères, qui vous le présentera lui-même. Nous vous dirons cependant qu’au moment où nous avons demandé à l’Éternel un signe qui nous fît connaître que nos vœux et notre temple lui étaient agréables, tandis que notre maître était au milieu de l’air, a paru sans être appelé le premier Philosophe du Nouveau Testament. Il nous a bénis après s’être prosterné devant la nuée bleue dont nous avons obtenu l’apparition, élevé sur cette nuée dont notre jeune colombe n’a pu soutenir la splendeur, dès l’instant qu’elle est descendue sur la terre.

Les deux grands prophètes et le législateur d’Israël nous ont donné des signes sensibles de leur bonté et de leur obéissance à vos ordres : tout a concouru à rendre l’opération complète et parfaite autant qu’en peut juger notre faiblesse.

Vos fils seront heureux, si vous daignez les protéger toujours et les couvrir de vos ailes ; ils sont encore pénétrés des paroles que vous avez adressées du haut de l’air à la colombe qui vous implorait pour elle et pour nous : dis-leur que je les aime et les aimerai toujours.

Ils vous jurent eux-mêmes un respect, un amour, une reconnaissance éternels, et s’unissent à nous pour vous demander votre bénédiction ; qu’elle couronne les vœux de vos très soumis, très respectueux fils et disciples.

Le frère aîné : ALEXANDRE TER… »

LIRE  Le Catéchisme de l’Eglise Gnostique 2

Nous ne possédons pas le texte de la réponse que fit Cagliostro aux membres de la loge de Lyon ; nous savons seulement qu’il leur affirma que, s’ils l’avaient vu en cette occasion dans les nuages, après sa mort, ils le verraient de même un jour dans sa gloire.

Cagliostro et la franc-maçonnerie lyonnaise 2

Il nous reste maintenant à examiner le rôle joué dans la maçonnerie française par le Rite égyptien et principalement par sa Mère-Loge, la Sagesse Triomphante.

Disons d’abord que le Rite égyptien ne fut pas reconnu par tous les autres Rites pratiqués en France. C’est ainsi que, quelques mois après la fondation de la Sagesse Triomphante, la Mère-Loge du Rite écossais philosophique ou Mère-Loge écossaise de France sous le nom de de Saint-Alexandre-d’Ecosse et du Contrat-Social réunis, arrêta qu’elle ne reconnaissait pas le Rite égyptien et qu’il serait adressé une circulaire aux loges et aux chapitres du régime philosophique pour les inviter à se défier des novateurs en maçonnerie, « lesquels sont d’autant plus dangereux qu’ils éloignent les véritables maçons du but auquel doivent tendre les frères de l’Ordre ». Et comme l’un de ses membres, le frère Devismes, devrait se rendre à Paris pour rendre compte de sa conduite.

Il en fut tout autrement du rite des Elus-Coëns (rite de Martinez Pascalis) ainsi que du régime des Philalètes ou chercheurs de la vérité, nouveau rite fondé par Savalette de Langes, qui avait installé à Paris la loge des Amis réunis dans le but de grouper les hauts maçons et illuminés, disciples de Swedenborg, de Pascalis, de Saint-Martin et de Weishaupt.

Le 24 août 1784, les Philalètes avaient décidé la réunion d’un Convent fraternel où se rencontreraient des représentants de tous les rites maçonniques, et qui aurait pour but principal d’étudier l’origine et la nature de la science maçonnique, ses rapports avec les sciences connues sous le nom de Sciences occultes ou secrètes enfin, de décider lequel était des régimes actuels le meilleurs à suivre, non comme coordination générale, mais pour faire faire aux disciples de prompts et utiles progrès dans la vraie science maçonnique.

Le Convent devait avoir lieu en janvier 1786. Mais, dans la suite, le Comité d’organisation décréta qu’il serait avancé d’une année, parce que le fameux Cagliostro étant en France, on en profiterait pour lui demander de venir exposer le système de son Rite égyptien.

On le voit, les Philalètes attachaient au Rite égyptien une très grande importance, et voyaient dans Cagliostro une des plus hautes personnalités de la Franc-Maçonnerie.

La proposition de convoquer Cagliostro avait été adoptée par le Comité organisateur, le 10 février 1785. Ce fut l’élu-coën Dessales, qui fut chargé de se rendre à Lyon, afin de savoir par Saint-Costard, vénérable de la Sagesse Triomphante, les intentions de Cagliostro. Il en rapporta la promesse que Cagliostro se rendrait au Convent s’il y était invité.

Le Convent fut ouvert le 19 février 1785, et le 10 mars le Comité organisateur écrivit officiellement à Cagliostro, par l’intermédiaire de Beyerlé, pour l’inviter à venir développer sa doctrine. Mais en dépit des promesses de Saint-Costard, Cagliostro ne se rendit pas à cette convocation. Il se contenta d’envoyer un manifeste emphatique qui, daté du 1er de l’an 5555, fut expédié le 6 avril par la Sagesse Triomphante. Ce manifeste était ainsi conçu :

LIRE  Aleister Crowley & la Franc-Maçonnerie

« Le Grand Maître inconnu de la maçonnerie véritable a jeté les yeux sur les Philalètes.

Touché de leur piété, ému par l’aveu sincère de leurs besoins, il daigne étendre la main sur eux et consent à porter un rayon de lumière dans les ténèbres de leur temple.

Ce sera par des actes et des faits, ce sera par le témoignage des sens qu’ils connaîtront Dieu, l’homme et les intermédiaires spirituels créés entre l’un et l’autre, connaissance dont la vraie maçonnerie offre les symboles et indique la route. Que les philalètes donc embrassent les dogmes de cette maçonnerie véritable, qu’ils se soumettent au régime de son chef suprême, qu’ils en adoptent les constitutions. Mais avant tout, le sanctuaire doit être purifié ; les Philalètes doivent apprendre que la lumière peut descendre dans le temple de la foi, et non dans celui de l’incertitude. Qu’ils vouent aux flammes ce vain amas de leurs archives ! Ce n’est que sur les ruines de la tour de confusion que s’élèvera le temple de la Vérité. »

Ce manifeste fut suivi d’une lettre de la Sagesse Triomphante, insistant pour que le Convent se pliât aux exigences de Cagliostro : « Ah ! bénissez, heureux Philalètes, le jour où vous attirâtes sur vous les regards de notre Maître, où il vous adressa les paroles de joie et de consolation contenues dans l’écrit ci-joint que nous vous envoyons de sa part. »

Un peu surpris par le ton du manifeste et par le lyrisme de la lettre, le Convent écrivit sans retard (le 12 avril) aux frères de Lyon pour leur demander une réponse plus précise et plus claire.

La réponse ne se fit point attendre. Elle est datée du 13e jour du 2e mois de l’an 5555 et porte au bas la signature hiéroglyphe de Cagliostro, ainsi que les signatures véritables de Montmorency, prince de Luxembourg, grand maître protecteur ; Laborde, grand inspecteur ; Saint-James, grand chancelier ; Devismes, grand secrétaire.

Les signataires de cette lettre déclaraient :

« Nous vous avons offert la vérité. Vous l’avez dédaignée. Nous donnons et vous avez voulu nous prescrire comment et à qui nous devons donner ; vous avez voulu gouverner notre marche dans une carrière où vous n’avez pas encore fait le premier pas.

Nous retirons donc nos offres, et ainsi tombent tous les scrupules et toutes les incertitudes que vous inspiraient vos formes… »

Après avoir donné lecture de cette lettre au Convent, Savalette de Langes expliqua que Cagliostro avait demandé que le Convent adhérât à son rite et formât une loge de la Maçonnerie égyptienne. Cette demande avait été transmise à la loge des Amis réunis, centre du régime des Philalètes qui, seule, pouvait y faire droit, et la Sagesse Triomphante avait été invitée à nommer des délégués pour donner tous les éclaircissements compatibles avec ses devoirs.

Cagliostro avait alors répondu par la lettre dont Savalette de Langes venait de donner lecture, déclarant que puisque l’Assemblée cherchait à établir une distinction entre le Convent et le régime des Philalètes pour arriver par une voie détournée à sauver des archives, dont la destruction lui était demandée, toute relation devait cesser entre elle et lui.

Le Convent résolut de déléguer auprès de Cagliostro le baron de Gleichen, dans le but de lui faire observer que, formé pour un temps limité et pour une besogne spéciale de maçons de divers rites, de pays différents, le Convent ne pouvait s’ériger en loge permanente et que, d’autre part, il serait désirable que ceux qui voudraient être initiés n’eussent pas besoin, pour obtenir leurs grades de faire le voyage de Lyon.

LIRE  Le Crata Repoa 2

Cagliostro répondit qu’il daignait permettre aux Phialètes de conserver leurs archives, mais qu’il était indispensable qu’une délégation de trois frères allât prendre à Lyon « les constitutions avec pouvoir et puissance ».

Trois délégués du Convent partirent pour Lyon : les frères Marnezia, Raimond et de Paul. Plusieurs entrevues eurent lieu, au cours desquelles le Grand Maître du Rite égyptien exposa sa doctrine et son rite.

Dans un rapport adressé au Convent, à la suite de leur seconde entrevue, les trois délégués se déclarèrent enchantés de Cagliostro.

« Sa doctrine, dirent-ils, doit être regardée comme sublime et pure et, sans avoir parfaitement l’usage de notre langue, il l’emploie comme les prophètes s’en servaient autrefois. » Après une troisième entrevue, les délégués écrivirent de nouveau au Convent une lettre enthousiaste. Ils annoncèrent qu’ils avaient fait les premiers pas dans la carrière égyptienne, que Cagliostro leur avait communiqué, sous le sceau de la parole d’honneur, les enseignements du Rite égyptien et qu’ils avaient entrevu dans cette communication une interprétation sublime de la Maçonnerie.

Les choses semblaient donc aller pour le mieux, lorsque, convaincus sans doute qu’ils n’avaient qu’à ordonner pour être obéis, Cagliostro et la loge la Sagesse Triomphante crurent de nouveau devoir exiger la destruction des archives des Philalètes et l’adhésion du Convent au Rite égyptien.

Les mêmes objections se reproduisirent. Irrité, Cagliostro envoya, le 30 avril, au Convent cette lettre qui est une véritable excommunication :

« À la gloire du Grand Dieu,

Pourquoi le mensonge est-il toujours sur les lèvres de vos députés, tandis que le doute est constamment dans vos cœurs ? Ne vous excusez point, car, je vous l’ai déjà écrit, vous ne m’avez point offensé. Dieu seul peul décider entre vous et moi.

Tous dites que vous cherchez la vérité ; je vous la présentai et vous l’avez méprisée. Puisque vous préférez un amas de livres et d’écrits puérils au bonheur que je vous destinais et que vous deviez partager avec les élus ; puisque vous êtes sans foi dans les promesses du Grand Dieu ou de son ministre sur la terre, je vous abandonne à vous-mêmes et, je vous le dis en vérité, ma mission n’est plus de vous instruire. Malheureux Philalètes, vous semez en vain, vous ne recueillerez que de l’ivraie. »

Après lecture de cette lettre, le Convent, se jugeant suffisamment éclairé sur les véritables intentions de Cagliostro, rompit toute négociation.

Le Convent clôtura ses séances le 26 mai 1785.

Cagliostro quitta Lyon le mois suivant. Il se rendit à Paris où devait éclater, quelques mois plus tard, la fameuse affaire du Collier, affaire qui fit le plus grand tort à sa réputation et, par là même, au Rite égyptien.

Peu à peu, ses fidèles l’abandonnèrent, ses loges disparurent. En 1789, la Sagesse Triomphante était la seule loge du Rite égyptien qui existât encore. En effet, lorsque vers la fin du mois de mai de l’année 1789, Cagliostro se rendait à Rome, où il devait être arrêté par ordre de l’Inquisition, il fit en route la connaissance de jeunes Romains qui lui demandèrent de les initier dans le Rite égyptien. Il leur réclama cinquante écus pour la patente, qui devait être expédiée de Lyon.

Peu après l’arrestation de Cagliostro, son internement au château Saint-Ange et sa mort mystérieuse portèrent le dernier coup au Rite égyptien déjà bien compromis. La Sagesse Triomphante disparut. Ses membres se rallièrent aux autres rites et il ne resta plus rien de l’œuvre maçonnique de Cagliostro.

J.-B. BRICAUD.

Retour à la première partie.

Cagliostro et la franc-maçonnerie lyonnaise 2 – seconde partie, par Jean Bricaud. Revue d’histoire de Lyon, 1910.

La dimension mystique de la femme dans la Gnose 4 mars, 2019

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La dimension mystique de la femme dans la Gnose

29 septembre 2005
La dimension mystique de la femme dans la Gnose EzoOccult

Article publié par EzoOccult le Webzine d’Hermès et mis à jour le : 3 décembre 2017

Par Volute

Le Féminin occupe une place très importante dans les textes mystiques et, en particulier, dans les écrits gnostiques. Ces doctrines accordent un rôle crucial au Principe Féminin dans la cosmogonie, lors de la Chute suivie de la Libération, puis, plus tard, avec l’apparition de figures féminines jouant des rôles prophétiques ou s’illustrant comme initiées.

Les mouvements gnostiques nous sont principalement connus à travers trois types de sources. Tout d’abord, les chercheurs ont longtemps dû « se contenter » des écrits des hérésiologues chez les Pères de l’Eglise, par exemple Origène ou Clément d’Alexandrie. Puis, des textes furent retrouvés en Egypte aux XVIIIème et XIXème siècles, dont le fameux Codex de Berlin, jusqu’à ce qu’enfin, en 1947, une découverte incroyable enrichisse considérablement notre connaissance des gnostiques : plus d’une quarantaine d’écrits furent retrouvés d’un coup dans la région de Nag-Hammadi, ensevelis tout simplement dans des jarres.

 Les gnostiques ne semblent pas considérer la femme comme intrinsèquement inférieure à l’homme, bien que le versant féminin de la bipolarité reste très contrasté. Par exemple, on lit parfois que le retour de l’élément féminin à sa contrepartie masculine reste une condition indispensable à l’accès à la perfection céleste. Par ailleurs, la Sophia est responsable de la chute vers la Matière…

 Ainsi l’Initiée, véritable héritière des traditions sémitiques les plus anciennes, est un personnage complexe, au sein duquel se côtoient pureté et décadence. Pour saisir la dimension du féminin dans les écrits gnostiques, il faut nous attacher aux figures très similaires de Myriam de Madgala et d’Hélène, la compagne de Simon le magicien, qui toutes deux présentent le triple visage de la déchue, de l’initiée et de la rédemptrice. Nous verrons ensuite de quelle manière elles se rattachent à la Sophia des cosmogonies gnostiques.

 I. Marie

 L’Evangile de Marie, texte incomplet rédigé en copte vraisemblablement vers les années 150 de notre ère, est le premier traité du Codex de Berlin acquis par l’Allemagne en 1896.

 Cet Evangile est attribué à Myriam de Magdala, plus communément dénommée Marie-Madeleine. Premier témoin de la Résurrection, elle peut à ce titre être considérée comme la fondatrice du christianisme. Cette place privilégiée de premier témoin peut aussi être le signe d’une initiation plus avancée. Elle serait ainsi l’apôtre des apôtres, l’Initiée, la Sagesse (Sophia) épouse du Logos. Ces aspects sont assez peu développés dans les Evangiles classiques, alors que les Evangiles dits « apocryphes » de Thomas, Philippe et bien sûr Marie y attachent plus d’importance.

 L’Evangile de Marie nous présente Jésus comme un humain à part entière, accompli dans sa vie d’homme (il a un métier, il aime sa compagne Marie) ainsi que dans son esprit. De même, Marie est un personnage entier, sa chair n’est pas séparée de son esprit. Il ne s’agit donc pas de nier le corps ou la matière, mais par un détachement du Monde, de le sanctifier, de le transfigurer pour redevenir l’Anthropos, l’Humain pleinement entier en qui coïncident les contraires classiques du plan matériel : Esprit et Corps, Masculin et Féminin.

 Le personnage de Marie est ambivalent, contrasté : elle est, d’une part, la pécheresse dont nous parle les évangiles canoniques, et d’autre part la compagne intime de Jésus, l’initiée qui transmet Ses enseignements les plus subtils. Il faut rappeler qu’à cette époque, les femmes n’avaient pas le droit d’étudier la Thora : elles n’avaient pas accès à la « connaissance ». La simple initiation de Marie constitue donc déjà un pêché, qui prendra ultérieurement une dimension plus charnelle.

 La tradition fera de Marie un archétype du Féminin présent dans tout être humain, et dont les évolutions sont susceptibles d’éclairer le chemin de tous. Parmi ces visages, on retrouve l’amante au désir perturbé qui est sa figure la plus connue. Mais c’est un aspect réducteur, car il fait ajouter d’autres figures : la contemplative, à l’écoute du Seigneur, la compatissante, la « sage-femme », assistant l’humain dans tous ses passages, dont la mort.

 01 ‘L’attachement à la matière

 02 engendre une passion contre nature.

03 Le trouble naît alors dans tout le corps ;

 04 c’est pourquoi je vous dis :

 05 « Soyez en harmonie… »

06 Si vous êtes déréglés,

 07 inspirez-vous des représentations

 08 de votre vraie nature.

 09 Que celui qui a des oreilles

 10 pour entendre entende.”

 12 Alors, Marie se leva,

 13 elle les embrassa tous et dit à ses frères :

 14 “Ne soyez pas dans la peine et le doute,

 15 car Sa grâce vous accompagnera et vous protègera :

 16 louons plutôt Sa grandeur,

 17 car Il nous a préparés.

 18 Il nous appelle à devenir pleinement Humains [Anthropos].”

 19 Par ces paroles, Marie tourna leurs coeurs vers le Bien ;

 20 Ils s’éclairèrent aux paroles de l’Enseigneur.’

 (L’Evangile de Marie)

La cène, Juan de Juanes, XVIe siècle. Museo del Prado, Madrid.

La cène, Juan de Juanes, XVIe siècle. Museo del Prado, Madrid.

II. Hélène

 Dès les Actes des Apôtres (Actes VIII, 5-11), Simon le Magicien est présenté comme thaumaturge, prophète, mystagogue. Des textes ultérieurs de Justin, Irénée, Hyppolite et Clément de Rome donnent des versions légèrement divergentes du personnage, dont on peut cependant retracer le parcours. Simon étudia à Alexandrie, capitale intellectuelle de la Diaspora juive. En Samarie, il reprit en main une secte fondée par Dosithée. Simon fut baptisé et faisait baptiser ses disciples : ils se voulaient et étaient chrétiens.

 Simon est accompagné d’Hélène, qui est à la fois son inspiratrice et l’associée de la double apothéose qu’il va formuler en un corps de doctrine. Celle-ci expose qu’au dessus de tout, il y a un Dieu des dieux, un Dieu inconcevable et inconnu, dont l’essence est Bonté. Le Démiurge de l’Ancien testament n’est pas un dieu de Bonté, mais un dieu de Justice : c’est un dieu méchant. L’imperfection de ce créateur ressort de son œuvre. Les âmes sont issues du Dieu supérieur, emmenées en captivité dans ce monde.

 Simon est alors l’incarnation de la puissance de Dieu, Hélène celle de la Hokhma juive, c’est-à-dire la Sagesse divine. On retrouve là le très classique couple divin Dieu Père – Déesse Mère, cette dernière étant associée à la Sagesse.

 Chez Justin, Hélène est présentée comme une femme ayant d’abord vécu dans un lieu de prostitution, et passant pour être devenue la Première Pensée (Ennoia) de Simon.

 Irénée, dans son Adversus haereses rédigé vers les années 180, parle d’Hélène comme un avatar de la Sagesse déchue, qui passait de corps en corps. Sa chute et son adoration rappellent le souvenir des déesses cananéennes et syro-mésopotamiennes, les Prostituées Sacrées.

 « C’est par elle qu’au commencement Dieu décida de créer les anges et les archanges.

 Et sa volonté jaillit hors de lui, connaissant la volonté de son Père ;

 Elle descendit dans les régions inférieures.

 Elle engendra les anges et les dominations par lesquels ce monde a été fait.

 Mais quand elle les eut engendrés elle fut retenue captive par eux.

 Par jalousie.

 Parce qu’ils ne voulaient par qu’on pensât d’eux qu’ils fissent engendrés.

 Car le Père lui-même leur était totalement inconnu. Mais sa pensée était retenue captive par eux.

 Les puissances émises par elle et les anges,

 Et d’eux elle souffrit toute espèce d’outrages,

 Tellement qu’elle ne pouvait remonter vers son Père,

 Mais demeurait emprisonnée dans un corps humain,

 Et à travers les âges, comme de vase en vase,

 Elle se réincarnait en corps féminins successifs.

 … Elle passait donc de corps en corps,

 Subissant des tourments toujours nouveaux

 Et pour finir elle devint une prostituée.

 Et c’est elle la brebis perdue,

 C’est pour elle qu’Il est venu,

 Pour la rendre libre,

 Et pour offrir aux hommes le salut

 En se faisant connaître d’eux… »

 Irénée, Adversus haereses (éd. W. Harvey, Cambridge 1857, p 162)

 III. Sophia

 Au tout début de notre ère, nous sommes au point de croisement des courants juif hétérodoxe, judéo-chrétien, chrétien orthodoxe et gnostique. Les sectes gnostiques forment un ensemble disparate d’églises qui ont commencé à se répandre un peu avant notre ère. Bien que la gnose ne soit pas exclusivement chrétienne, ces sectes furent combattues par l’Eglise, jusqu’à leur disparition vers le Vème siècle de notre ère.

 Bien que le terme gnose signifie « connaissance parfaite », ce qui caractérise le mieux les mouvements gnostiques n’est pas cette prétendue connaissance, que finalement d’autres traditions affirment aussi posséder, mais plutôt un dualisme Matière – Divin qui s’accompagne d’un rejet du monde Matériel. Ainsi Plotin définissait les gnostiques comme étant « ceux qui disent que le Démiurge de ce monde est mauvais et que le Cosmos est mauvais ».

 Le but principal du gnostique est la délivrance de la parcelle divine qu’il porte en lui-même. Il veut libérer cette parcelle du monde matériel corrompu qui l’aliène, et remonter vers les sphères célestes. Cette délivrance passe par la Gnose, la connaissance parfaite de la nature de l’esprit, des structures de l’univers et de son histoire passée et future.

 Un premier aspect de la gnose porte sur les origines du monde matériel et de l’homme, le mal s’expliquant par la chute accidentelle d’éléments supérieurs dans un cosmos matériel, temporel, sexué, au fond duquel ils se sont disjoints, dispersés et emprisonnés (sans pour autant perdre leur pureté). Le Principe Féminin, d’une façon ou d’une autre, joue très souvent un rôle clef dans cette chute.

 Un second aspect de la gnose vise la destinée de l’humanité et du cosmos, aboutissant à la dissolution finale de la Matière, la libération de l’Esprit, et au retour à l‘Unité Parfaite intemporelle dont les élus, ici-bas, gardent le souvenir.

 La cosmogonie de Valentin, qui fut un des plus importants maîtres gnostiques, s’articule autour de la Sophia corrompue. Valentin naquit en Egypte et fut éduqué à Alexandrie, puis enseigna à Rome entre 135 et 160. L’Evangile de Vérité, ainsi que d’autres textes découverts à Nag Hammadi, se rattachent à son école. La Matière a une origine spirituelle, c’est un état de l’Etre Absolu, mais l’ignorance (l’aveuglement de Sophia) est la cause première de l’existence du Monde et du Mal.

 Les autres traditions gnostiques ont des cosmogonies très similaires dans l’esprit à la version valentinienne, mais cette dernière illustre à merveille le rôle du Féminin.

 Le Père, Premier principe absolu et transcendant, est invisible et incompréhensible. Il s’unit à sa compagne, la Pensée (Ennoia), et engendre les 15 couples des Eons, formant le Plérôme. Prise d’un désir du monde supérieur, l’élément féminin du dernier couple d’éons, Sophia, lève les yeux vers la lumière des hauteurs et provoque ainsi une crise qui entraîne l’apparition du mal et des passions. Sophia et ses créations sont rejetées et produisent une sagesse inférieure.

 En haut, un nouveau couple est créé : le Christ et son partenaire féminin, le Saint-Esprit. Le Plérôme, de nouveau pur, engendre le Sauveur Jésus. En descendant dans les régions inférieures, le Sauveur mélange la matière, provenant de la sagesse inférieure, avec les éléments psychiques, ce qui engendra le Démiurge, le dieu de la Genèse, qui se croit seul Dieu.

 Le Démiurge crée le monde qu’il peuple de deux catégories d’hommes, les hyliques et les psychiques. Mais des éléments venant de la Sophia supérieure s’introduisent dans le souffle du Démiurge, donnant naissance aux pneumatiques, catégorie d’hommes supérieurs qui seuls pourront retourner au sein du Divin.

 Le Christ descend alors sur Terre pour révéler la connaissance libératrice. Les pneumatiques, réveillés par la gnose, remonteront petit à petit vers le Père. La rédemption du dernier pneumatique sera accompagnée par l’anéantissement du Monde, de la Matière.

 L’Elenchos d’Hippolyte nous apprend que, selon la tradition des sectes naassénienne et ophite, l’initiatrice de la doctrine secrète aurait été une femme, en qui il faut probablement voir le personnage de Marie-Madeleine.

 La grande Puissance, l’Esprit du Tout, est mâle et gouverne tout. La grande Pensée vient d’en bas, elle est femelle et enfante toutes choses.

 « Il est, parmi tous les Eons, deux rejetons n’ayant ni commencement, ni fin, issus d’une seule et même Racine, qui est Puissance, Silence, Invisible, Incompréhensible ; l’un d’eux vient d’en haut, c’est la grande Puissance, l’Esprit du Tout qui gouverne Tout, il est mâle ; l’autre rejeton vient d’en bas, c’est la grande Pensée, elle est femelle et enfante toutes choses. Par suite, ces deux rejetons symétriques s’accouplent et font apparaître leur espace intermédiaire, l’Air insaisissable qui n’a ni commencement ni fin. Dans cet intervalle est le Père, qui porte dans ses mains et nourrit tout ce qui a commencement et fin. Celui qui se tient debout, se tenait debout, se tiendra debout ; il est une puissance mâle et femelle, qui n’a ni commencement ni fin et existe isolée, car c’est de lui qu’est sortie la Pensée qui existait isolée pour devenir deux… De même donc que le Père s’est fait sortir lui-même de lui-même, se manifestant à lui-même sa propre pensée, de même la Pensée, une fois manifestée, ne créa pas, mais elle vit le Père et cacha en elle-même le Père, c’est-à-dire la Puissance ; et il y eut une Puissance mâle-femelle et sa Pensée ; dès lors, ils se répondent symétriquement – la Puissance ne diffère en rien de la Pensée – et sont un seul être ; la Puissance dans les régions supérieures, la Pensée en bas… Ainsi, l’Esprit est dans la Pensée ; ils sont inséparables l’un de l’autre et, tout en étant un, ils se trouvent être deux. » D’après H. Leisegang, La Gnose, Paris 1951.

 La Puissance infinie est assimilée au feu, l’extase est alors obtenue par un envahissement de ce feu libérateur, par un enthousiasme orgiastique. Après un rejet des conventions et de la morale, l’union sexuelle est spiritualisée par le biais de l’analogie, les adeptes participant ainsi à la commémoration de la grande parade primordiale. Cette sacralisation de l’union sexuelle rappelle le tantrisme indien.

 IV. Conclusion

 La découverte et la diffusion de l’agriculture avaient révolutionné le paysage religieux, faisant des Déesse-Mères des personnifications des forces de Vie et de Mort de la Nature. Les Prostituées Sacrées, telle que la déesse babylonienne de l’amour et de la guerre Ishtar, conjuguent tous les aspects de la fertilité bipolaire : reproduction, naissance, croissance, mais aussi violence et mort, avant une nouvelle naissance.

 La vision de la Femme, à travers les divers mouvements gnostiques, prolonge les conceptions de ces religions antiques. Les gnostiques conservent un Féminin lié à la Nature, héritier pas si lointain du Féminin archaïque qui prenait place, juste un peu en retrait, à côté du Masculin, dans l’association de la Terre et du Ciel.

 La Femme gnostique est donc liée au Monde matériel, en tant qu’hypostase de la Terre. Elle démontre un caractère et une activité sexuelle prononcés, caractéristiques de la Fertilité. Enfin, de par sa nature divine, la femme gnostique est l’Initiée. Ces trois éléments se mélangent pour lui donner le triple visage de la Déchue, de l’Initiée et de la Rédemptrice.

V. Bibliographie

 Mircea Eliade, Histoire des religions, 3 tomes, bibliothèque historique Payot.

 Mircea Eliade, Traité d’histoire des religions, bibliothèque historique Payot.

 Jean-Yves Leloup, L’Evangile de Thomas, Spiritualité vivantes, Albin Michel.

 Jean-Yves Leloup, L’Evangile de Marie, Spiritualité vivantes, Albin Michel.

 Robert Statlender : article « Gnose et hermétisme » dans l’Encyclopédie des mystiques, tome I, Petite Bibliothèque Payot.

 Jean Doresse, article « La Gnose » dans Histoire des religions II, Folio essai.

 Jean Doresse, Les livres secrets de l’Egypte, Petite Bibliothèque Payot.

 H.C. Puech, En quête de la Gnose, tome I : La Gnose et le Temps, bibliothèque des sciences humaines, Gallimard.

 H.C. Puech, En quête de la Gnose, tome II : Sur l’évangile selon Thomas, bibliothèque des sciences humaines, Gallimard.

Volute, voir le site Syster of Night.

SOURCE :

EzoOccult

Le webzine d’Hermès

La dimension mystique de la femme dans la Gnose dans Recherches & Reflexions Logo_ezotheque

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EzoOccult, le Webzine d’Hermès

L’Arbre de Vie 30 décembre, 2018

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L’Arbre de Vie

La Création de l’Univers  
 

Ain_Ain Sphi Keter

 

 

Au commencement était l’Ain, le néant, le vide Absolu. Puis vint l’Ain Soph, l’espace infini, sans limite. Et enfin l’Ain Soph Aur, la lumière infinie, qui emplit d’abord l’Ain Soph, puis se contracta, faisant naître la vie, essence même de la lumière : Kether.

Cette lumière illimitée se manifeste comme une étincelle, en haut de l’arbre de vie, au niveau de la première couronne que l’on appel Kether. A partir de Kether, la première manifestation de la lumière illimitée, l’étincelle va parcourir toute la structure de l’arbre de vie, de haut en bas, en passant successivement par les 10 Séphiroth qui représentent des émanations dégradées de la lumière.

 

L'Arbre de Vie dans Recherches & Reflexions

La lumière est née dans Ain Soph Aur (Lumière illimitée)

 

Le niveau le plus bas de l’arbre est représenté par Malkuth, correspondant à notre monde matériel.

La lumière adapte sa pureté ou sa fréquence, la dégradant au fur et à mesure qu’elle descend dans l’arbre de vie, afin que notre monde matériel puisse l’appréhender sans être aveuglé.

Chaque Séphirah représente une étape à comprendre et à intégrer pour être capable d’atteindre le niveau suivant, conduisant le disciple vers l’illumination, représenté par Kether.

La lumière descend jusqu’à nous, pour nous inviter à la comprendre et à la suivre, en remontant vers le sommet de l’arbre.

 
Les origines

L’arbre de vie Kabbalistique a été construit, pour l’essentiel, à partir d’un texte Hébreux très ancien ; Le Sépher Yetsirah, le livre Kabbalistique de la Formation, une sorte de traité de cosmologie qui représente la création de toutes choses par la permutation des lettres. On peut dire, sans trop se tromper, et pour simplifier (sachant qu’il existe une différence significative entre la tradition Juive officielle et l’Occidentale), que la tradition Kabbalistique puise ses sources dans l’arbre de vie, et donc par extension dans le Sépher Yetsirah.

Ceci dit, les enseignements contenus de cette Œuvre serait beaucoup plus anciens, renfermant des secrets d’une ancienne connaissance perdue depuis la nuit des temps. La tradition veut qu’Abraham soit le premier à avoir transmis ces précieux enseignements, et que la langue Hébraïque est été constituée à partir de la structure de cette connaissance. Abraham les aurait reçut de Melchisedeh, roi de Salem, grand prêtre du Très-Haut.

Ces connaissances ont certainement été véhiculées secrètement à travers les traditions égyptiennes, et protégé dans l’Arche d’alliance, par Moïse, puis transmis ensuite dans les rituels magiques du temple de Salomon. La Menora, le chandelier d’Or, est d’ailleurs la première représentation de cet Arbre de vie, ainsi que la structure du temple tout entier, qui a été perdu lors de sa destruction.

 

mondes

Philosophie de l’Arbre de Vie

L’arbre de vie est un arbre de lumière. De la plus pure et rayonnante étincelle en son sommet, elle transmet son énergie éternelle en descendant progressivement jusqu’aux racines, éclairant au passage chaque sphères de conscience, et retenant à chaque niveaux un peu plus de sa puissance, jusqu’à ce que cette lumière divine devienne matière. Commence alors le voyage de l’illumination qui consiste à retransformer la matière en lumière pure, en réponse à la générosité et à l’humilité de la Source infinie.

Matrice de l’Arbre de Vie

Il existe dans l’Arbre de vie une structure, une matrice, qui ordonne et oriente les choses de la vie. En observant ou en méditant sur cet enchevêtrement de relations harmonieuses, l’arbre de vie se présente comme une clé, qui permet, à tous ceux qui savent l’utiliser avec sagesse, d’atteindre les objectifs les plus ambitieux.

Il semblerait que cette matrice renferme tous les secrets du déroulement de toutes choses, à tous les niveaux et dans tous les contextes, une sorte de matrice universelle. En appliquant toutes sortes de thèmes sur cette structure, on s’aperçoit que le système qui engendre l’évolution pas à pas du sujet étudié, est parfaitement synchrone avec la matrice, elle coule de source, comme une évidence, comme un puzzle où chaque pièce a une place unique.

D’ailleurs son aspect visuel, qui relève de la géométrie sacrée, est une des clés du mystère de sa conception et de sa magie. L’arbre de vie est inscrit dans la Fleur de vie, qui elle-même est engendrée par la Graine et l’Oeuf de vie.

 dans Recherches & Reflexions

l’Arbre dans la Fleur de Vie

 

Si l’on tente de mesurer par radiesthésie, le niveau vibratoire de cette fleur de vie, le pendule dépasse tous les indices. En fait il s’agit de l’infini non mesurable, de même que la Parole de Dieu dans Ses Révélations. J’ajoute que ce dessin bien placé dans une pièce (voir le Feng Shui) augmente énormément le niveau vibratoire de la pièce en rétablissant l’équilibre avec les forces telluriques plus ou moins fortes du lieu. De plus cela annihile tous les effets néfastes des ordinateurs et autres émetteurs d’ondes électromagnétiques. Il est donc recommandé pour un cabinet de travail thérapeutique, mais pas pour une chambre à coucher ou une pièce à vivre.

La « Fleur de Vie »  est un dessin géométrique qui représente toute la structure de l’Univers, le Cosmos et son ordre parfait. Elle contient dans ses proportions, tous les principes vibratoires et aspects géométriques de l’Univers (dont les solides de Platon) et l’Etoile tétraédrique (découlant de l’icosaèdre à 20 côtés) qu’on dit être la forme du véhicule de conscience appelé MER KA VA. On trouve cette Fleur de Vie visuellement sur certains murs d’un des temples d’Abydos en Égypte, mais aussi dans de nombreuses cultures à travers le monde.

Elle est constituée d’un cercle, par le centre duquel passent 6 autres cercles qui engendrent eux-mêmes d’autres cercles ; on se limite à 5 cercles dans le sens de la hauteur et à 5 dans les diagonales, le tout étant contenu dans un grand cercle. L’Arbre des Sephiroth, dont nous avons parlé, est une des figures logées dans ce schéma.

Si vous réalisez vous-mêmes ce dessin et que vous tentez de le projeter en 3 dimensions, vous y découvrirez les 5 corps platoniciens ou polyèdres réguliers, bases de tous nos systèmes de vie : le cube à partir du carré, le tétraèdre à partir du triangle équilatéral divisé en 3, un octaèdre à partir de l’hexagone qui comporte 8 faces de triangles équilatéraux identiques et enfin un dodécaèdre pentagonal qui comporte douze facettes pentagonales identiques, et enfin l’icosaèdre à 20 faces triangulaires équilatérales et 12 sommets.

La rotation du cube à l’intérieur d’un cercle sur un angle de 72°, crée la molécule d’ADN qui est la base même de la vie. Ce nombre de 72, lié au nombre d’or, se rapporte au treillis de la Conscience cosmique existant tout autour de notre globe terrestre. Pour en savoir plus, lire le livre de Drunvalo « L’ancien secret de la Fleur de Vie » aux éditions Ariane (prendre bien le temps d’intégrer le tome I avant de lire la suite).

 

(1) Le symbolisme du corps humain aux éditions Dangles et en poche chez Albin Michel. Voir aussi le reste de sa bibliographie, plus tournée vers l’évolution spirituelle, mais tout aussi passionnante.

(2) La simple visualisation de nos maux sur l’Arbre des Sephiroth ne suffit pas à nous guérir. Encore faut-il entamer un travail de fond avec le thérapeute adéquat qui saura débusquer au fond de notre inconscient la douleur primale qui a engendré nos blocages. Bien entendu il s’agit en premier d’un travail actif de la part du consultant auquel le thérapeute apporte sa collaboration. Chacun apportera alors sa technique comme par exemple, l’analyse trans-générationnelle et psychosomatique ou une certaine forme de kinésiologie. Nous verrons au chapitre de la pratique Psycho-Spagyrique, qu’en cours de séances, et selon les personnes, des mémoires s’ouvrent d’elles-mêmes (sans régression programmée) amenant ainsi ces personnes à prendre conscience ou les mettant sur la voie de leur choc émotionnel primal). C’est la surveillance de nos comportements et réactions qui nous disent si on est débarrassé ou non de nos « démons ». En effet, on peut facilement retomber dans nos travers compte tenu des mauvaises habitudes prises et ancrées en nous depuis de nombreuses années. Après, il faut souvent avoir recours, à certains auxiliaires médicaux qui travailleront aussi sur nos blocages nerveux, musculaires et articulaires. Le Christ guérisseur est en fait notre part spirituelle, l’énergie de vie qui VEUT notre redressement et notre positionnement d’Homme Conscient dans sa voie d’évolution. C’est le Médecin Fidèle de Paracelse.

 

Les Sephiroth de l’Arbre de Vie

L’arbre kabbalistique est un concept purement hébraïque sans équivalence dans d’autres religions, il réflète une très belle  réalité, celle de l’énergie émanant de la Source des Sources qui se dirige d’une sphère de dilution vers une autre jusqu’au royaume de la matière, soit la Terre et son Humanité.

Extrait du livre « Mystères de la Kabbale » de Marc-Alain Ouaknin : « Lorsque la lumière primordiale de l’infini descend dans le monde pour donner le souffle de vie à tous les mondes et à toutes les créatures, elle se déploie, se diffracte sous forme de dix lumières, qui contiennent chacune un aspect de la puissance de la lumière nécessaire à la possibilité du vivant … » Dix lumières brillants dans l’éternité, guidant les hommes vers leur ultime évolution ; l’illumination.

L’énergie provenant de DIEU (de la Source) arrive donc au sommet de l’Arbre et est diluée par la première Sphère. Cette énergie nourrit chacune des sphères ou Séphiroth. La première Sphère (Séphira) représente aussi l’énergie d’une Qualité Divine. La Kabbale nous enseigne que pour bénéficier des ces Qualités, nous devons recevoir et faire mûrir les « fruits » de cette arbre de vie, chaque sphère ou fruit étant un ensemble de symboles et de qualités que nous pouvons étudier selon un certain système de concordances.
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Dans l’Arbre Kabbalistique, il y a 10 Séphiroth :

De Kether procède une série des neuf autres émanations divines, les Sephiroth ou sphères de Dieu, réunis l’un à l’autre par “l’Eclair étincelant” qui descend de Kether.

Le mot Sephira (pluriel Sephiroth) désigne une « émanation numérique » et suggère l’idée qu’une chose est engendrée par autre chose en respectant un certain ordre depuis Kether, l’étincelle divine de la vie, pour arriver à Malkut, le monde matériel.

Les Sephiroth sont donc, dans l’ordre d’involution : Kether, Hokmah, Binah, Chesed, Geburah, Tipheret, Netzah, Hod, Yesod et Malkut.  Cet ordre est dit « d’involution » car il est celui dans lequel l’univers a été créé. (A noter que la Séphira DAATH n’est pas considéré car elle n’est pas porteuse d’une «Qualité Divine Manifestée» selon la Kabbale; elle n’est pas comptée non plus parmi les 10 et ne porte donc aucun numéro bien qu’elle soit toujours dessinée sur l’Arbre. Son énergie est importante mais subtile).

 

DAAT est une lumière dissimulée. Pourtant, cette sphère cachée fait partie des étapes indispensables à la création, et marque en quelques sortes un passage obligé entre notre monde et celui du divin.

L’ordre d’évolution, est ce lui que l’on devra emprunter afin de pouvoir renouer avec l’origine, l’étincelle de vie divine qui sommeille en chacun de nous.  Il est important de signaler que chacune de ces Sephiroth contient une parcelle de toutes les autres situées « en amont » et l’énergie nécessaire pour engendrer celles qui se trouvent « en aval ».

 

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Les kabbalistes présentent parfois l’Arbre sous forme de 10 cercles concentriques comme sur la figure ci-contre.

Si le cercle de plus petit diamètre est associé à Kéther, le déploiement de l’Arbre peut faire penser à l’action d’une pierre jetée dans un lac paisible. Plus l’observateur est éloigné de l’impact, plus il y a d’ondes (de voiles) entre le centre et lui.

Si, au contraire, le plus petit cercle est associé à Malkuth, le parcours vers Kéther correspond à une augmentation progressive de la sphère de conscience. Celle-ci, active dans des enclaves de moins en moins denses, devient de plus en plus libre.

 

En revenant sur le schéma de l’Arbre des Sephiroth…  

·  Au-dessus de Kether, il existe trois autres étapes appelées Aïn (qui veut dire rien, point d’en haut, mais aussi œil (2) Aïn Soph (sans fin, infini), Aïn Soph Aor (infinie lumière), trois aspects divins, non inscrits dans l’arbre, expriment l’Inconnaissable, l’Innommable qui cependant S’est fait connaître et S’est laissé nommer à travers les 10 Séphiroth. Toutes émanent de Kether, la première d’entre elles et se déploient jusqu’en Malkhuth, la dernière qui les reçoit avant qu’elles ne se re-contractent en Kether (Annick de Souzenelle, Le symbolisme du corps humain page 43 – Edition Dangles – livre conseillé qui existe en « poche »).

·  L’entraînement vers le Rien passe d’abord par le Daath (au moment du franchissement de la Porte des Dieux) qui est une « non sephira », porte d’entrée de la Ténèbre Sacrée (où se tient le Sphinx), pour accéder au Labyrinthe intérieur (voir la littérature de Toni Céron sur le passage du Sphinx à la Pyramide et la déambulation initiatique dans cette Pyramide – Édition Col de Feu à Orcier).

Daath est celle qui a disparu de l’Arbre lors de la grande involution et de la formation du psychisme humain. Dans l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal, l’humanité expérimente la dualité et Daath reste voilée. Cette Daath est le Royaume béni, la Coupe première, l’Épouse du Roi. Cette coupe est située au-dessus du soleil de Tiphereth, ce point si particulier à hauteur du sternum chez l’homme mais intérieur au milieu d’une sorte de Pyramide. Cette coupe existait bien avant la création de l’Arbre car elle est la lumière du Premier Jour, lumière émanent de l’Unique qui s’y contempla. Elle est son Épouse éternelle. C’est le principe féminin par excellence mais bien au-delà de la compréhension humaine de ce concept, uni de toute éternité à son Roi. Elle ne regarde que Lui, le Joyau au centre de Kether. Leur regard est la Source de la Lumière vivante qui coule dans les univers.

C’est pourquoi, plus tard, au centre du Rien qu’est Aïn on va trouver la Source de tout qu’est Ayin. C’est quand à partir de rien que l’Époux et l’Épouse voulurent créer les mondes, l’Arbre se déploya, Daath se transféra en Binah et devint Mère. Alors la Lumière (ou énergie) du Très-Haut peut descendre vers les humains à travers les différents filtres (Sephiroth). Dieu ne peut être contemplé en face faute d’être brûlé immédiatement (c’est pourquoi on appelle le Triangle supérieure la Petite Face). Seul celui qui est passé par l’abandon absolu (en donnant la bonne réponse au Sphinx), peut enfin contempler la Grande Face.

· Toute la kabbale est contenue dans Daath et avec elle toutes les connaissances qu’on n’a pas besoin de chercher ailleurs. Mais la Connaissance accessible aux hommes est jusqu’à présent bien fragmentée, et chacun entretient cette division en revendiquant la vérité de la branche qu’il a trouvée, la compare et l’oppose à son voisin sans comprendre la beauté de l’Arbre qui pourrait les réunir.

· Lorsque Daath se dévoile, c’est le Saint-Graal qui apparaît, la coupe enchantée que les chevaliers des temps modernes recherchent encore aujourd’hui. Celui qui arriverait au bout de sa quête et trouverait enfin la Coupe serait emporté avec elle dans les plans subtils, hors de la matière. Mais contrairement à ce que d’aucuns veulent faire accroire, ce n’est pas l’homme qui doit ascensionner, comme Jésus en son temps, mais la totalité de la matière du corps de l’humain et du corps de la terre. Le Graal n’emportera pas l’homme hors de la matière mais l’illuminera enfin. Il sera la Pierre philosophale qui révèlera le Royaume et couronnera la terre.

· Ce sera alors la réduction à néant de tout ce que nous représentons en tant qu’humain qui couronnera finalement le parcours sephirotique. Et encore….

· Après avoir fait un tant soit peu l’expérience du Rien, au cours de laquelle, on peut vraiment arriver à se sentir perdu, puisque nous faisons l’expérience de quelque chose qui est avant la Conscience, l’Absolu de Dieu qu’on ne peut ni nommer ni objectiver. En effet, qui ne le serait, s’il devait d’un seul coup revivre les premiers temps de la Création du monde, avant que le Créateur ne se soit manifesté en créant la Conscience. C’est l’état du chaos indifférencié où rien n’existe pas plus l’esprit que la matière et encore moins la conscience de soi.

·  Il ne faut pas oublier que lorsqu’on a rompu avec le Faux-Prophète (celui qui est induit par Lucifer), on n’a plus rien sur quoi s’appuyer si ce n’est sur Dieu par la Prière et donc sur sa véritable identité qui est divine. Dans cette expérience du Rien, du vide, qui est la Création avant la Création, on peut vraiment se croire perdu. Si l’on a ce sentiment c’est que tout n’a pas été réglé dans notre vie d’humain et qu’il reste quelques « oripeaux » accrochés aux diverses portes. Alors, pour se sortir de ce sentiment de perte de soi, on doit repartir vers la matière de Malkhuth pour recommencer un périple et repasser par toutes les expériences déjà vécues (ou mal vécues ou insuffisamment). C’est pour cela que la tradition alchimique parle de refaire plusieurs fois le périple (7×7). Il convient de reprendre, après tests, les textes sur les étapes séphirotiques à repasser.

·  Vous recommencez alors l’ascension en repassant par chacune des Sephiroth (ou celles spécifiées), mais que vous allez aborder cette fois-ci d’une manière beaucoup plus libre, car vous connaissez déjà le chemin. Vous allez mettre à profit ce dernier parcours pour commencer à construire votre champ missionnaire (celui qui vous est indiqué par l’archétype de votre Licorne, le Nœud Nord lunaire mais aussi l’hexagramme de conception en YI Jing).

· Toutefois, il peut arriver que le passage de certaines portes ayant été fait préalablement sans douleur (car hors conscience) se fasse maintenant dans la douleur de la prise de conscience, comme le passage de la Porte des Hommes qui pourrait déclencher une « belle » sciatique ou un pincement discal ou alors celle de Yesod que beaucoup oublie de vivre complètement ou ignore tout simplement considérant la chasteté comme une condition d’élévation. Lorsque la porte de Yesod est fermée, l’androgyne Tsaddé (voir « La Lettre chemin de vie « d’Annick de Souzenelle) ne peut pas rejoindre son Dieu. Or il ne faut pas oublier que l’Androgyne est la justice parfaite puisqu’elle équilibre les forces opposées et différentes. Le Père-Mère voulut que l’humain, l’Adam originel puisse connaître la félicité et la puissance créatrice de l’amour. Il divisa alors en deux ses polarités pour qu’elles puissent se contempler et échanger leur regard, à l’image de leur Père et de leur Mère, à la fois deux et un.

· C’est pourquoi dans Yesod on doit parfaire ce travail de séparation-réunion. Alors le 3ème œil (Ayin) pourra s’ouvrir au centre du front de chacun, représentant une conscience infinie.

·  C’est au cours de ce nouveau parcours, que vous pouvons être amenés à régler des problématiques secondaires (filaments de la problématique principale restés accrochés) ou bien de libérer quelques ancêtres (co-latéraux de votre filiation directe) qui ont besoin de vous pour continuer leur évolution.

· Chaque étape va donc être conscientisée beaucoup plus profondément et affiner peu à peu notre perception de tous les aspects de la vie et nous affirmer de plus en plus dans votre identité en devenir en rendant de plus en plus limpide la vision trine. L’Œil de Dieu est partout, rien ne lui échappe car rien n’est en dehors de Son Corps. Ne craignez pas ce Regard qui vous met à nu, mais au contraire appelez-le pour vous unir à Lui. C’est comme cela que vous pourrez franchir la Porte Unique qui vous attend sur votre chemin.

· Sachez utiliser le 3ème œil pour voir la réalité derrière les apparences, les faux messies, faux-être réalisés (en fait il n’y a pas plus d’être réalisé que d’êtres réincarnés) et autres envoyés de Lucifer, écarter le doute et enfin utiliser le pouvoir de votre Verbe.

·  Si vous n’en avez pas encore fait plus tôt, c’est le moment de participer à des séances de PMT (Pyramidal Memories Transmutation) afin d’éliminer les mémoires archaïques sur lesquelles vous avez travaillé au long de votre développement. Mais a priori, vous n’en avez plus besoin car vous avez fini vos tours de lemniscate (croix karmique de la Lune noire – voir explications dans le livre de Luc Bigé).

 

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Les relations principales de l’Arbre de Vie

Chaque lumière entretient des relations particulières avec certaines autres lumières, formant ainsi des groupes spécifiques, et permettent d’aboutir à des objectifs communs. Les sentiers entre les sphères lumineuses constituent les générateurs d’évolutions et de changement, et sont presque plus importantes que les sephirot elle-même.

Il en existe 22, et elles ont formés l’écriture Hébraïque.

Les 22 sentiers et les 10 sephirot forment les 32 voies de la sagesse.

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AZILOUT, monde de l’émanation

BRIAT, monde de la création

YETSIRAH, monde de la formation

ASSIAH, monde de l’action

Colonne Gauche, la justice

Colonne Centrale, l’harmonie

Colonne Droite, l’amour

Horizontale du Haut, les expériences

Horizontale du Milieu, les sentiments

Horizontale du Bas, les relations

Triangle KETHER-HOCKMAH-BINAH, l’équilibre des trois célestes

Triangle HOCKMAH-BINAH-DAAT, l’équilibre entre le rationnel et l’émotionnel

Triangle DAAT-HESED-GUEBURAH, l’accès aux connaissances secrètes

Triangle HESED-GUEBURAH-TIPHERETH, l’éthique du bien et du mal

Triangle TIPHERETH-NETSAH-HOD, la maîtrise des passions

Triangle NETSAH-HOD-YESOD, la fondation de la logique et des émotions

Relation YESOD-MALKUT, la transmission

 

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Les 3 Seuils

Si l’on considère l’Arbre comme un parcours initiatique décrivant divers états psychologiques, il est courant de placer sur le dessin de l’Arbre, trois seuils, trois prises de  conscience remarquables.

En partant de Malkuth, le premier fossé à franchir est appelé le Seuil.

Au-dessous de Tiphereth se trouve le Gouffre.

Enfin l’accès aux sephiroth Kether, Chokmah et Binah nécessite le franchissement de l’Abîme.

 

 

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Arbre des Séphiroth

 

Les quatre mondes

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Selon la Kabbale, l’Arbre peut être divisé en quatre Mondes,de la Lumière originelle (or qadoum) qui emplissait l’Infini (En Sof) de manière égale et sans différence de degré avant le tsimtsoum jaillit une lumière émanée (or nietsal) dans le vide laissé par la rétraction du tsimtsoum. De cette lumière émanée dérivent quatre mondes éternels cachés (Olamim).
•le monde de l’Emanation ou du Divin, le « olam ha-Atziluth« ,
•le monde de la Création, le olam haBriah,
•le monde de la Formation, le olam haYetzirah,
•et le monde de l’Action, le olam haAssiah

Le premier monde contient seulement Kether. Il est appelé Monde des Emanations ou encore Monde des Archétypes »Atziluth »). C’est le lieu du tout indivisible, de l’ensemble des potentialités, la racine des mondes.

Le deuxième monde comprend Chokmah et Binah. Il est appelé Monde de la Création (« Briah »). C’est le lieu de la première scission, de la complémentarité, des outils primordiaux.

Le troisième monde regroupe six sephiroth : Chesed, Geburah, Tiphereth, Netza’h, Hod et Yesod. Il est appelé Monde de la Formation (« Yetzirah »). C’est le lieu de la construction, du modelage, de l’architecte et du terrassier.

Le quatrième monde contient uniquement Malkuth. Il est appelé Monde de la Matière (« Assiah »). C’est le lieu où les éléments prennent forme, s’élèvent, résistent et se dégradent.

 

- Le monde de l’Emanation ou du Divin, le « olam ha-Atziluth « , monde de l’intuition et des archétypes. Ce monde donna naissance aux trois autres mondes qui contiennent chacun une répétition des Sephiroth, mais dans une échelle dégressive de luminosité.

- Le monde de la Création, le olam haBeryah, monde mental de la création. C’est l’émanation directe d’Atziluth où les Sephiroth y sont reflétées et y sont donc plus limitées bien qu’étant de la plus pure nature et sans adjonction de matière.

- Le monde de la Formation, le olam haYetzirah, monde astral de la formation. C’est le monde angélique où ces intelligences et êtres incorporels résident drapés dans un habit de lumière et qui prennent forme pour apparaître aux hommes.

- Le monde de l’Action monde de l’Action, le olam haAsiah, monde physique et concret de l’action. C’est le monde de la matière constitué des éléments les plus grossiers du précédant arbre. C’est aussi le domicile des esprits démoniaques nommés « coques » par la Qabalah. Les démons sont répartis en dix classes…

 

Les Démons sont les plus grossières et les plus déficientes de toutes les formes. Leur dix degrés correspondent à la décade Sephirothique, mais dans un degré inverse, ainsi, les ténèbres et l’impureté augmentent avec la descente de chaque degré. Les deux premiers ne sont rien qu’absence de forme visible et d’organisation. Le troisième est le domicile des ténèbres. Les sept Enfers suivants représentent les vices humains incarnés, où sont torturés ceux qui se sont adonnés à ces vices durant leur existence terrestre. Leur prince est Samael, l’ange du poison et de la mort. Sa femme est la Prostituée, Isheth Zenunim ; et unis, ils sont appelés Bête, CHIVA. Ainsi est complétée la trinité infernale qui est, pour ainsi dire, l’avers et la caricature de la Supernelle. Samaël est considéré identique à Satan.

L’essence de la Divinité se manifeste d’abord dans le Monde Atziluthique en se concentrant dans les Sephiroth, et les réflexions de ces dernières sont produites successivement dans chacun des quatre plans, avec une diminution graduelle de l’éclat et de la pureté, jusqu’à ce que le monde matériel soit atteint. Quelques auteurs nomment ces quatre plans les Mondes Intellectuel, Moral, Sensuel et Matériel.

Ces 4 Mondes, parfois appelés Plans, sont autant de dimensions subtiles de la Réalité de l’Univers que des étapes dans le processus selon lequel l’Esprit se densifie petit à petit sous forme de Matière.L’essence divine du Triple Voile de l’Ineffable / Inconnaissable dans la Kabbale (appelés Aïn Soph Aur, Aïn Soph et Aïn) se manifeste par le biais de la Sephirah Kether jusqu’à la Sephirah Malkuth, du plan le plus supérieur au plan le plus inférieur.

Il y a quatre noms secrets qui se réfèrent aux quatre mondes d’Atziluth, de Briah, de Yetzirah et d’Assiah ; et enfin, le Tétragrammaton est censé s’écrire d’une certaine manière dans chacun de ces mondes.

Le nom secret d’Atziluth est OB, celui de Briah est SEG, celui de Yetzirah est MAH, et celui d’Assiah est BEN. Ces noms opèrent ensemble avec les Sephiroth au travers des « 231 portes, » ainsi que les combinaison de l’alphabet sont appelées, mais prendrait trop de place ici que d’entrer trop profondément dans ce sujet.

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Aziluth ou la Grande Triade

C’est le 1er sous-ensemble qui comprend 3 Séphiroth Kether – Hochmah – Binah

On l’appelle Aziluth et c’est le monde de l’émanation et de l’union, le monde des archétypes, le monde de la volonté première où s’élabore l’intention de créer, émotion spirituelle.

Quand la lumière de l’infini entre dans l’espace vide qui résulte du tsimtsoum

C’est le premier monde qui se constitue

Pas encore tout à fait matière, mais plus seulement lumière, il est à la tangence des deux.

Il représente le monde le plus élevé de l’esprit, là ou l’homme peut entrer en contact avec le en sof

C’est le monde de la spiritualité qui englobe à la fois actions, sentiments, et pensées mais tous orientés vers un but d’élévation spirituelle et dans une volonté de contact avec la lumière de l’infini.

Pour exemple: Aziluth c’est l’intention de construire un bâtiment. Ce bâtiment n’a encore aucune existence, même pas sur papier. Pour bien comprendre la nature d’Aziluth, il est nécessaire de se souvenir de la dualité de Kether qui est en relation avec le plan le plus bas du « Ciel » au dessus d’elle: la triplicité Aïn Soph Aur – Aïn Soph – Aïn, et le sommet de l’Arbre. Kether est une porte entre 2 mondes. Kether c’est un peu notre tête , le poste de commande du corps. En Kether la pensée est unique et de cette pensée en émanent 2 autres contradictoires. Une thèse et une antithèse (la synthèse se fera en Daath). En Hochmah et Binah, Kether se dédouble, c’est pourquoi le Triangle d’Aziluth est pointé en haut.

 

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Briah

C’est le second monde qui est constitué du Triangle: Hesed – Gueburah – Tiphereth.

C’est le monde de la création, où la possibilité de créer devient effective. C’est le lieu de la première scission, de la complémentarité, des outils primordiaux.

C’est un monde de puresprit, ce qui ne signifie pas une  essence exclusivement intellectuelle ;

Ce monde représente davantage a capacité d’appréhender l’essence  authentique et intime des  choses. C’est l’esprit dans sa capacité  créatrice autant que dans sa faculté de concevoir et d’intégrer la connaissance.

C’est le point central où le flux qui s’élève des mondes inférieurs rencontre celui qui descend des centres supérieurs et où une sorte  de relation peut s’établir entre eux.

Pour reprendre notre exemple d’édification d’un bâtiment: le futur propriétaire en a eu l’idée en Kether et il a pesé le pour et le contre en Hochmah et Binah. Il a résolu de le faire en Daath. Il va voir l’architecte, il discute de son projet avec lui et tous deux tombent d’accord. Le bâtiment n’existe toujours pas , pas même sur papier. Mais ,il y a eu une première action. De l’intention, nous en sommes passé à un contrat de réalisation. Ce Triangle est pointé en bas, car Hesed et Gueburah fusionnent en Tiphereth. Tiphereth est l’accord de l’échange entre le propriétaire et l’architecte, représenté par la dualité Hesed – Gueburah.

Les créatures qui y vivent, si elles sont moins puissantes que celles d’Atziluth, n’en restent pas moins dotées d’un grand pouvoir, et on les appelle généralement les Archanges.

Briah est le monde de l’esprit, de l’élévation intellectuelle, et la couleur qu’on lui associe est le bleu du ciel. On met également parfois Briah en correspondance avec l’élément Air, l’air de l’élévation spirituelle, et donc dans le tarot avec l’Arcane Mineur de l’Epée.

 

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Yetzirah

C’est le 3ème monde, composé de:
Netzah – Hod – Yesod

Yetzirah est le monde de la formation. C’est un plan psychique où les formes s’élaborent.

C’est un monde dont les diverses émotions que l’on peut éprouver constituent la principale substance, les sentiments.

Les existences vivantes que l’on y trouve sont soit des manifestations conscientes d’élans particuliers, destinés à agir ou réagir, soit  les manifestations de l’énergie nécessaire pour satisfaire, au travers d’une stimulation, telle inclination ou telle inspiration.

C’est le lieu de la construction, du modelage, de l’architecte et du terrassier.
L’architecte fait des calculs, choisit les matériaux en fonction de leurs prix, de leurs résistances et tout aboutit à un plan.
Puisqu’il y a aboutissement, Yetzirah sera également un Triangle pointé vers le bas.
Le bâtiment n’existe pas encore sur le terrain. Mais il est prévu sur le papier jusque dans ses moindres détails.

Yetzirah évoque la formation du monde, l’ultime étape avant la formation de la Terre, et donc chaque Sephirah est associée, en Yetzirah, à une planète de notre univers, la Terre étant bien sûr postérieure aux autres corps célestes et correspondant donc à Malkut. Yetzirah est le monde de l’émotion, de la psyché, intermédiaire entre le Ciel et la Terre. La couleur qui lui est associée est donc le violet, union du bleu de Briah et du rouge d’Assiah. On met également parfois Yetzirah en correspondance avec l’élément Eau, l’eau de la source, qui nourrit le monde et qui coule des sphères supérieures, et donc dans le tarot avec l’Arcane Mineur de la Coupe.

 

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Assiah

C’est le 4ème monde qui est le monde de l’action, de la fabrication. C’est le plan matériel, les faits et phénomènes, l’existence. C’est le lieu où les éléments prennent forme, s’élèvent, résistent et se dégradent.
Il est constitué d’une seule Séphire Malkuth.
L’architecte a passé le relais aux artisants et à différents corps de métier qui suivront ses plans. Le bâtiment s’élève et s’achève.

Sa couleur associée est le rouge, le rouge du sang, le rouge de la terre. On met également parfois Assiah en correspondance avec l’élément Terre, la terre de notre planète et de notre monde matériel, et donc dans le tarot avec l’Arcane Mineur du Denier.

C’est  le  monde  ou  nous  vivons qui  comprend  à  la  fois notre  expérience  sensorielle  et  extrasensorielle

Ce  monde  à  deux  dimensions :

Sa  partie  inférieure, appelée monde des  actes matériels est constituée par le monde  physique, ou  prédominent les lois naturelles et en  particulier le principe de causalité.

Sa partie supérieure est  le  « monde  de  l’action  spirituelle « 

Chaque aspect de l’existence humaine est constituée à la fois de matière et  ’esprit

La pensée appartient au monde de l’action.

 

Certains kabbalistes font le regroupement suivant : Kether pour Atziluth ; Hokmah et Binah pour Briah ; Chesed, Geburah, Tipheret, Netzah, Hod et Yesod pour Yetzirah et Malkut pour Assiah. Cette façon de regrouper les Sephiroth n’est ni meilleure ni pire que celle présentée ici, car il faut bien se rendre compte que les limites ne sont pas rigides. L’important est de se souvenir de cette idée : Atziluth, le monde de l’émanation, a engendré Briah, le monde de la création, par une rupture (que cette rupture soit la rupture de Daath ou bien la division de Kether en deux principes masculin et féminin). Briah a pu ensuite donner naissance à Yetzirah, un monde où pourrait être formé Malkut, la seule Sephirah d’Assiah, le monde matériel. Par ailleurs, comme on le verra plus tard, seules les six Sephiroth de Chesed à Yesod ont des correspondances planétaires bien établies. Cela justifie ce regroupement original, qui place dans Yetzirah, le monde des correspondances planétaires, les six Sephiroth en question.  

 

Sagesse, Intelligence et Savoir

Hochma, Binah, Daath

La forme selon laquelle ces trois sefirots sont organisées est un segol, voyelle qui se prononce é.

Le segol est constitué de trois points qui forment un triangle équilatéral avec la base en haut . C’est le  symbole de l’équilibre et de l’harmonie.

La Binah est la capacité de déduire une chose de l’autre ou de l’induire.

La Hochma est la dimension d’écoute et d’ouverture, refus du dogmatisme. Elle ouvre au lieu de fermer, interroge au lieu de prouver, questionne au  lieu de vouloir posséder une réponse. C’est la force  du  quoi ?

Le Daath n’est pas le savoir positif et statique  mais le ressenti, ce que l’on nomme aujourd’hui, l’intelligence émotionnelle, résultant d’une  expérience existentielle.

Dans le langage de la kabbale, Hochma est appelée aba ( père ) et Binah est appelée ima ( mère ). Bina hest le langage logique, Hochma le langage poétique.

Hohma, Binah et Daath sont trois modalités différentes d’aborder le monde : poétique, logique et émotionnelle.

 

L’asymétrie cérébrale: les fonctions du cerveau

Les informations traitées de manière verbale, le sont par le cerveau gauche, celles traitées de manière visuelle, le sont par le cervea  droit.

La  musique est spécialement traitée, mémorisée, et comprise par le cerveau droit. Le rythme et la mesure sont perçus par le cerveau gauche, la mélodie, le ton et le timbre par le cerveau droit.

Le cerveau gauche est analytique et logique. C’est celui de la Binah, l’intelligence.

Le cerveau droit  perçoit  et comprend les émotions, les relations visuelles, spatiale, traite les informations de façon globale, synthétique. Il a  une connaissance plus intuitive qu’ nalytique. C’est celui de la Hochma

 

Hessed, Din et Tiferet

Ces trois séfirot offrent aussi une réflexion éthique sur la question du bien et du mal, et sur celle plus générale des structures ouvertes ou  fermées.

 

Pour la kabbale :

Est  »mal », ce qui consiste à refuser la réalité d’un monde imparfait, c.a.d. la possibilité même du processus de perfectionnement et de la liberté  qui le met en œuvre.

Par opposition le bien est donc d’accepter la réalité de ce monde imparfait et de mettre en œuvre la liberté que nous avons de  le faire  progresser vers la perfection.

Le mal dans notre monde réside dans tout ce qui diminue le rythme du perfectionnement et du développement, tant dans la nature et la matière, que dans le domaine de l’esprit .

Tout ce qui fige et affaiblit la libre volonté , par des habitudes, des répétions mécaniques, des inhibitions spirituelles et une passivité de  l’intelligence, est une porte ouverte sur le domain du mal.

 

La dialectique du parfait et de l’imparfait

Dans le talmud de Babylone, manque le premier feuillet de chaque traité, c.a.d. que tous les traités commencent à la page 2. Il explique cela en  disant :

C’est pour signifier à l’homme d’étude que quel que soit le nombre de pages qu’il aura lues, il ne doit jamais perdre de vue qu’il n’est point encore  parvenu à la première  page.

Le bien pour l’homme réside dans le décalage entre la perfection de Dieu et la transgression de cette perfection par la création du monde. Cette  création est un rupture dans l’immanence de la perfection.

Toute création est moins parfaite que la Source de toute perfection.

La réalité imparfaite du monde en dehors de Dieu, s’oppose logiquement à sa perfection. Mais pour l’homme, c’est cette imperfection qui devient son entrée dans la perfection au sens de la formule kabbaliste d’André  Neher :

 » La perfection de l’homme, c’est sa perfectibilité  » ….

 

La kabbale et l’art

L’art est la perfection des formes inexactes. Celles ci ne sont pas équilibrées en elles mêmes, à la différence des formes mathématiques, dont la  structure exprime la constance d’une loi.

L’œuvre d’art n’est pas une forme dans une matière, elle est ce qui traverse la matière de part en part, en lui offrant son rythme et son énergie.

 

Le cercle et la droite : Nécessité et Liberté 

Pour dire ces deux états que sont le parfait et l’imparfait, la kabbale de Louria propose le images du cercle et de la droite.

Le cercle symbolise la nécessité enclose à l’intérieure de ses lois, la fermeture qui interdit tout progrès de la liberté.

La  ligne droite qui se prolonge sans limitation aucune, symbolise la liberté ou l’essence de la réalité en développement .

La kabbale utilise deux termes clefs pour définir la situation fermée du cercle et l’ouverture du mouvement infini de la droite le Din et le Hessed.

 

Le Din ou la nécessité de structuration des formes

Le Din c’est ce qui permet essentiellement l’organisation des choses, physiques, organiques, sociales. C’est la rigueur et la justice. C’est  l’organisation contre l’anarchie

Les lois du Din sont nécessaires, car, sans elle il n’y aurait aucun point de repère et aucune forme possible.

Le Din est une configuration close. Il rend possible le vivant, car il donne forme aux choses .

Cependant le Din absolu qui ne contient pas l’ouverture que lui offrira le Hessed est un mouvement qui se retranche du lieu de la création et de la vie.

 

Le Hessed ou la Liberté réatrice

Le Hessed se rencontre dans tous les gestes qui disent le don et l’amour. Mouvement à l’extérieur de soi pour l’autre. Le Hessed c’est le geste de bonté concret pour l’autre homme. C’est aussi le désir insatiable d’infini.

Dans la dimension du Hessed l’homme ne tend pas seulement à mieux être ou à plus être, il désire avant tout être autre

Le Hessed est animé par la volonté dynamique d’être qui cherche à dépasser la pure nécessité de la physique des lois du monde pour atteindre une  métaphysique de la lumière et de la liberté créatrice.

 

Le Tiferet ou l’Harmonie

Dans la réalité, il est rare de rencontrer le Din et le Hessed à l’état absolu.

La rencontre équilibrée de ces deux états est l’harmonie du Din et du Hessed appelée Tiferet.

Dans toute réalité finie, il faut distinguer ce qui relève de la nécessité Din et ce qui relève de la volonté (Hessed) .

Toute réalité (sauf celle de Dieu) est finie. Et donc tout ce qui existe en ce monde,  a un fondement de nécessité (Din) et un fondement  de liberté (Hessed).

Tiferet est l’équilibre entre le clos (Din) et l’ouvert (Hessed)

 

Netsah et Hod

Maitrise et beauté, politique et esthétique

Netsah et Hod forment un diptyque dont l’image est celle de la voyelle tséré.

 

La politique, l’économie, la morale

Netsah en hébreu c’est la  »victoire » dans le sens de la maîtris sur quelque chose. C’est aussi  l’éternité .

L’homme de la  kabbale, ne peut se contenter d’être un contemplatif, il doit aussi s’investi dans les réalités concrètes de ce monde, donc dans l’organisation de la cité.

C’est la  nécessité du politique, de l’économie et de la maîtrise des passions.

 

Hod: esthétique et éthique

Le kabbaliste est par essence un artiste. Pour que le monde soi en harmonie, il ne suffit pas de satisfaire les besoins vitaux mais il faut y ajouter une dimension fondamentale, l’esthétique

 

Keter insiste sur la dimension du tempos présent sans pour autant nier les autres dimensions du temps.

Pour la kabbale les trois temps doivent être assumés  pleinement,  c’est le sens même du tétragramme qui signifie passé, présent et futur.

Est vieux celui qui a perdu l’espérance  .

La sefira de Hod c’est ne jamais désespérer, se dire que demain sera toujours possible, même si demain ne verra pas le  our.

Espérance pour rendre possible la naissance et la renaissance è un  seul  mot en  hébreu tiqva .

 

Yessod et Malkhout

Fondement et Royauté

Recevoir, transmettre, donner

Les deux dernières sefirot sont organisées comme  un diptyque et  dessinent la  voyelle  e  scheva

C’est une miniature du schéma fondamentale de la kabbale. C’est le donner et le recevoir en même temps que le masculin et le féminin

 

Yessod donne et Malkhot reçoit

Yessod et Malkhout c’est l’homme et la femme, l’homme et son prochain, les parents et les enfants,  le maitre et les disciples…..

La kabbale est une réception , un art de savoi recevoir la lumière de l’infini. C’est aussi un art de savoir donner. Le don et la réception son  totalement liés dans la kabbale.

 

 

Correspondances

Figura3

create3

Venons-en maintenant à un deuxième regroupement que l’on peut effectuer. Si l’on reprend l’histoire de la création de l’univers, on se rend compte que certaines Sephiroth sont regroupées par couples. Ainsi on peut noter la présence du couple Hokmah-Binah, qui a engendré le couple Chesed-Geburah, et enfin le couple Netzah-Hod, issu de Tipheret. Et à chaque fois, dans chaque couple, on pourra noter la présence d’un principe masculin, positif, porteur de la semence, du principe actif, et la présence d’un principe féminin, qui permet de concrétiser passivement cette semence, détruisant par là-même la raison d’être du couple. Les Sephiroth sont ainsi classées en d’une part celles qui sont associées au principe masculin, d’autre part celles qui sont associées au principe féminin.

 

Arbre des Séphiroth

 

Nous discernons 3 colonnes verticales ; ce sont les piliers de la SAGESSE.

1. A gauche le pilier de la RIGUEUR, dominé par la LUNE, représente notre colonne du Nord, il part de BINAH et descend sur HOD, qui est représentée par le 2ième Surveillant.

2. A droite, le pilier de la MISERICORDE dominé par le soleil, part de HOCHMAH et descend sur NETZAH qui est représenté par le 1er Surveillant, c’est lui qui reçoit l’impulsion du Vénérable Maître et la transmet au 2ième surveillant.

• Vision détaillée de la descente du Pouvoir Divin

Conventionnellement le pilier de la MISERICORDE placé sur le Soleil est Mâle ; de la même manière le pilier de la RIGUEUR placé sous la LUNE est féminin Logiquement le pilier de l’EQUILIBRE est androgyne. Il est placé sous le DELTA LUMINEUX, c’est d’ici que partira l’ECLAIR scintillant impulsé par le Vénérable Maître. Cet éclair représente la LUMIERE qui passant d’un pilier à l’autre se charge de la PAROLE annoncée par le PROLOGUE DE JEAN. Nous sommes dans la doctrine du VERBE-LUMIERE et venons de vivre une fois de plus la recréation de l’Univers ; la mémoire des choses est l’assise de la Tradition.

 

Les trois piliers de la Sagesse

Enfin, un troisième groupe rassemble les Sephiroth qui, à l’équilibre entre les deux, ne font pas partie d’un tel couple. Ces trois groupes sont appelés les piliers ou colonnes, en référence aux piliers du temple de Salomon :

La colonne de gauche est appelée DIN soit la Justice et celle de droite HESED l’Amour. La colonne centrale est l’Harmonie nommée TIPHERETH,
découlant ou réunissant les deux autres.

Le pilier de la miséricorde, placé à droite, est appelé Yachin. Il comporte les Sephiroth porteuses de semence, de l’aspect masculin, positif de la création, à savoir Hokmah, Chesed et Netzah. Il est associé au yang asiatique, à tout ce qui insuffle la vie et pousse à son développement. Marqué de la lettre hébraïque Yod (la première du mot Yachin), il est souvent représenté comme une colonne de couleur blanche. On l’appelle aussi parfois pilier de la Force, par opposition à la Forme, en tant que Force créative

En loga maçonnique : droite, le pilier de la MISERICORDE dominé par le soleil, part de HOCHMAH et descend sur NETZAH qui est représenté par le 1er Surveillant, c’est lui qui reçoit l’impulsion du Vénérable Maître et la transmet au 2ième surveillant.

Conventionnellement le pilier de la MISERICORDE placé sur le Soleil est Mâle ; de la même manière le pilier de la RIGUEUR placé sous la LUNE est féminin . Logiquement le pilier de l’EQUILIBRE est androgyne. Il est placé sous le DELTA LUMINEUX, c’est d’ici que partira l’ECLAIR scintillant impulsé par le Vénérable Maître. Cet éclair représente la LUMIERE qui passant d’un pilier à l’autre se charge de la PAROLE annoncée par le PROLOGUE DE JEAN. Nous sommes dans la doctrine du VERBE-LUMIERE et venons de vivre une fois de plus la recréation de l’Univers ; la mémoire des choses est l’assise de la Tradition.

 

Le pilier de la rigueur, placé à gauche, est appelé Boaz. Il comporte les Sephiroth réceptacles de la semence, les Sephiroth teintées de l’aspect féminin, négatif de la création, en ce sens qu’elles tendent à restreindre cette création : Binah, Geburah et Hod. Il est associé au yin asiatique, à tout ce qui contient, résorbe et confine la vie afin de mieux la contrôler. Marqué de la lettre hébraïque Beth (la première du mot Boaz), il est souvent représenté comme une colonne de couleur noire. On l’appelle aussi parfois pilier de la sévérité, ou même pilier de la Forme, par opposition à la Force, en tant que Forme du moule dans lequel vient s’inscire la Force de Yachin.

Loge maçonnique : A gauche le pilier de la RIGUEUR, dominé par la LUNE, représente notre colonne du Nord, il part de BINAH et descend sur HOD, qui est représentée par le 2ième Surveillant.

 

Le pilier de l’équilibre, le pilier central, est celui auquel le kabbaliste doit tendre in fine. Ce pilier comporte les Sephiroth qui se trouvent marquées d’une union équilibrée entre les deux principes, à savoir Malkut, notre monde, Yesod, la porte vers les sphères plus hautes, Tipheret, l’enfant divin de Chesed et Geburah, et enfin Kether, la Sephirah de l’illumination, parfait équilibre entre ces deux principes qu’elle a elle-même engendrés. L’Arbre de Vie présente donc une structure géomètrique où ces regroupements peuvent être visibles. Quatre cercles, représentant les quatre Olanim, s’intersectent les uns avec les autres, tout en restant centrés sur un axe vertical, entouré de deux autres axes, ces trois segments représentant les trois piliers.

Dominé en loge maçonnique par le DELTA LUMINEUX, représente la ligne de VOLONTE DIVINE appelé KAV dans la Cabbale. Ce pilier part de KETHER (le CREATEUR) passe par THIPHERETH, Sephirah qui représente le Messie phare de l’Humanité et descend jusqu’à MALKUTH (le Royaume) qui représente l’INITIE potentiel au fond de chaque être humain, la ligne KAV descend jusque dans l’INFRA-HUMAIN (prouvant ainsi que chaque humain est secourable) et va jusqu’à KLIPOTH la Sephirah satanique. Le Vénérable Maître qui envoie la pulsion créatrice représente KETHER et le couvreur représente MALKUTH.

 

La présence sur les 4 figures proposées de l’Arbre, d’une mystérieuse SEPHIRAH (en pointillés) appelée DAATH n’aura pas échappé à votre vigilance. DAATH est située sur le pilier central, celui de l’EQUILIBRE sous la grande TRIADE sommitale entre la VOLONTE CREATRICE et la CREATION. DAATH représente cette Espérance que nous avons que l’évolution à un sens, qu’elle conduit à un aboutissement. DAATH est l’INTUITION, le sixième sens ajouté à nos cinq sens biologiques. Cette intuition est le reflet de KETHER dans MALKUTH, elle est le moteur de notre évolution vers plus de conscience

 

Le travail avec l’Office du Christ

Ce travail de co-création, sous la Lumière d’Aïn Soph Aor – se réalisera en coopération avec une triade se situant au-delà du triangle supérieur de l’Arbre mais en rapport subtil avec les trois dernières Sephiroth : c’est l’Office du Christ.

-  dans la colonne de la Justice et de la Force, nous collaborerons avec Melchitsedech et son Ordre de Prêtres-Rois de paix, celui qui bénit et désigne les guides terrestres ; les énergies des 10 Sephiroth par lesquelles nous sommes passés, sont sensées être intégrées. Melchitsedech nous donne alors la capacité d’ouvrir le pouvoir sephirotique directement d’en bas (dans l’humanité), afin que la nature créatrice de la Hiérarchie et la nature créatrice de l’homme puissent participer au même Arbre de Vie. En contrepartie, des « sacrifices » doivent être offerts, comme Abraham a donné jadis à Melchitsedech la dîme de ses biens (aujourd’hui le rite est celui de la Mémoire du Sacrifice tel que défini dans la R.d’A. (veillée 8 etc.). En quelque sorte, nous sommes adoubés par Melchitsedech pour parler des Lois divines au peuple, nous sacrifiant ainsi à la Flamme de l’Esprit en engendrant les Formes-pensées du Père.

-  dans la colonne de la Sagesse, nous rencontrerons Michaël, le Chef des Armées divines, capable de maîtriser l’adversaire Satanaël et ses alliés. En effet, c’est lui qui a su protéger les expérimentations de la Voie Infinie qui furent menacées lorsque les Cieux inférieurs et intermédiaires furent séparés par la rébellion angélique et hiérarchique. Il a, en outre, renégocié leurs pouvoirs. Ce sont ces hiérarchies déchues (encore en force, malgré tout) qui empêchent l’évolution spirituelle de notre planète en inspirant et en donnant des pouvoirs aux capitaines d’industrie et de la finance, aux chefs de partis politiques, aux mandarins scientifiques et médicaux, aux chefs religieux non adoubés par Melchitsedech. Pour casser leurs pouvoirs et libérer « les captifs », Michaël a établi un haut Commandement avec les Pères des Constellations et les Conseils de Lumière afin que le DAAT puisse s’accélérer (les humains qui ont réussi à franchir la Porte des Dieux, doivent savoir qu’ils le doivent en grande partie à ce travail michaëlique et aussi le fait qu’ils ont été choisi par Melchitsedech) et que les justes de toutes les nations puissent alors trouver la voie du retour dans le partenariat avec cette expression michaëlique de la Déité qui a la capacité de maîtriser les forces contraires.

-  dans la colonne du Milieu, celle de la Royauté, Metatron, le Porte Parole direct du UN (il est le marche pieds de Dieu) : c’est l’Initiateur à la lumière, pour pouvoir accéder à AÏN SOPH AOR, le jour où…

A ces niveaux subtils, ce n’est plus nous qui décidons de quoi que ce soit ; nous nous devons de continuer à appliquer les activités déjà mises en route, en rapport avec notre programme : nous pouvons alors subir une régénération de notre corps physique afin d’entreprendre une nouvelle action terrestre, ou alors, continuer nos activités malgré le vieillissement qui nous amènera, un jour, à disparaître (ascension ou mort physique) pour aller accomplir une autre mission ailleurs selon le bon vouloir des hiérarchies célestes, ou nous refondre tout simplement dans le UN.

 

1. Aspect psycho-spirituel

C’est surtout sous cet aspect qu’on peut le rattacher à l’Arbre de Vie structurant. A ce stade, il est un guide, car il pose des jalons sur notre chemin évolutif, en permettant de nous repérer quant aux étapes de travail sur soi. Pour « revenir à l’Image et Ressemblance de Dieu », l’humain à travers l’Arbre va intégrer devoir intégrer les divers attributs de Dieu, ceux qui avait été confiés à Adam.

La Lumière divine recueillie dans ses 10 réceptacles (sephiroth qui deviennent alors des roues d’énergie) est organisée selon un ordre irréprochable pour réaliser la vie sur terre.

Aujourd’hui, nous découvrons que le dessin de l’Arbre est contenu dans la Fleur de Vie, ce qui traduit une belle vision des kabbalistes du 16 ème siècle et notamment de Rabbi Issac Louria qui semble être à l’origine de la première représentation de l’Arbre sous la forme que l’on connaît, et notamment en la faisant superposer avec le corps humain (même si certains pensent que les principes de la Kabbale remonteraient à l’origine de notre civilisation à Sumer : pourquoi pas ? En tout cas, les Égyptiens anciens en avaient la connaissance).

Et comme nos étapes d’évolution sont intimement liées aux dérèglements psycho-organiques (et vice-versa), nous pouvons ainsi, dans l’autre sens, relier nos décalages de santé à nos blocages d’évolution, c’est-à-dire aux endroits en nous où l’énergie de Dieu ne pénètre pas.

Toute évolution spirituelle reste bloquée, tant que le problème soulevé ou désigné de la sorte n’est pas réglé et que la prise de Conscience des comportements erronés n’est pas venue.

 

Amour, Rigueur, Harmonie

Cet Arbre repose sur 3 colonnes qui permettent l’harmonie et l’équilibre du monde : la responsabilité réside bien sûr dans les hommes qui voudront ou non mettre en application la philosophie qui s’en dégage.

La colonne de gauche est appelée DIN soit la Justice et celle de droite HESED l’Amour. La colonne centrale est l’Harmonie nommée TIPHERETH, découlant ou réunissant les deux autres.

Le mot « Amour » de la colonne de droite relève sans doute d’une traduction juste dans un contexte général, mais certainement pas dans celui où nous l’entendons couramment dans notre société. En effet, sur un plan ontologique, « Hesed (1ère sephira de la colonne de droite) est une force d’expansion et d’extension qui se laisse aller à sa nature, de manière large, généreuse et spontanée. C’est la force qui va, la force de l’être qui n’est que ce qu’il est et qui travaille par identification, par union, communion, proximité, intimité et ressemblance. C’est la totalité. » (Armand Abecassis, Les temps du partage). Le Hesed est donc l’énergie incorporée par celui qui recherche son Dieu (dans son image première) et pour ce faire il est obligé de se désorganiser (casser ses structures premières) au maximum pour rejoindre « l’Etalé sur l’univers » (Dieu dans la Révélation d’Arès) en se donnant (en physique : entropie=désorganisation), et qui peut prendre toutes les formes de manière indifférenciée (en psychologie cela représente tous les lâchers-prises que l’on est obligé de faire en abandonnant toutes nos croyances et actes de vie erronés, grâce aux outils de discernement qui nous fait comprendre les vraies facettes de l’amour et permet ainsi de franchir la Porte des Dieux – sortie de l’Œuvre au Blanc). On pourrait, d’une certaine manière le comparer au dernier hexagramme du Yi-Jing n°64 « Avant l’accomplissement », ou tout est à faire maintenant que toutes les énergies ont été nommées. Et comment faire autrement que par l’Amour, qui est l’agent de créativité par excellence.

Une image de hessed est l’eau, qui peut prendre toutes les formes de façon indifférenciée. Si elle n’est pas maîtrisée, elle déborde et se  répand partout. De même qu’un enfant à qui on dirait qu’il peut faire ce qu’il veut serait conduit à des situations non maîtrisables et  dangereuses pour lui et son entourage.

 

La colonne de gauche « Justice » ou « Rigueur » est la force de limitation, de détermination et de définition. C’est l’univers de la maîtrise et du pouvoir, de la justesse. Par la différence et l’altérité, elle permet l’extériorisation radicale. Elle est la séparation et la distinction entre les termes en relation. Mais par sa force de retenue et de suspension au sein même de l’expansion, elle évite le débordement. Le Yi-Jing offre encore ici une image comparative avec son avant-dernier hexagramme n°63 « Après l’accomplissement », ou les 2 énergies de la vie – Feu et Eau – se trouvent distinguées et en parfait équilibre qui est aussi un arrêt du mouvement, donc de la vie. C’est aussi la structuration nécessaire, le cadre indispensable à la créativité, qui doit passer par des règles et lois.

On comprend dès lors que le monde ne peut reposer ni sur l’amour seul, ce qui serait destructeur, ni sur la seule justice, ce qui serait insupportable. L’enfant a besoin de limites pour s’épanouir et pour devenir ensuite l’adulte (a-dualité), comme le fleuve a besoin d’un lit pour ne pas déborder sur les champs alentours… comme une partition musicale qui possède des lois est plus riche qu’une libre improvisation, même la plus brillante, et comme les millions de combinaisons offertes au jeu d’échecs, résultent de règles que les joueurs connaissent et respectent.

 

La colonne du milieu « Harmonie » est la réalité véritable qui consiste dans l’équilibre de ces deux forces, ce qui consiste pour un être humain à rester lui-même dans la relation à l’autre (encore cela nécessite-il qu’il ait intégré son archétype, son identité véritable), et de ce fait respecté dans sa singularité (ou qui devrait l’être). Il s’agit d’aller de tout son élan généreux vers l’autre et de le laisser « être » en même temps, selon ce qu’il est et ce qu’il désire être (à noter qu’il y a à ce niveau tout un travail psychothérapeutique – trop souvent tardif – à réaliser, puisque malheureusement les éducations sont organisées hors de la connaissance du plan de l’être). Il s’agit d’autoriser et, en même temps, de donner les règles du jeu (ontologiques et divines et non pas celles créées par les humains, quoiqu’il faille aussi malheureusement composer avec elles). Pour pouvoir aimer tout le monde, il faut d’abord être capable d’aimer quelqu’un dans sa singularité, en commençant par soi-même, en s’adressant à lui en tant qu’être de réalité unique et irremplaçable. C’est dans la différence reconnue et aimée que chacune des parties en relation émerge alors de la confusion, du désordre et de l’anonymat. Beaucoup de professionnels de l’entraide, et du service social – religieux ou non, et les politiques, devraient bien méditer cela avant de lancer « leurs mesures » sur le terrain.

La relation sépare et relie à la fois, relie parce qu’elle sépare et ne peut relier que parce qu’elle distingue. L’amour a besoin de distinction : c’est telle personne et pas une autre, tel visage et tel parfum, etc. Aimer c’est s’adresser à quelqu’un qui existe à titre de réalité unique, irremplaçable. Un Hesed sans Din conduirait à cette forme de confusion radicale qui irait jusqu’à l’inceste. L’Amour équilibré par la « Rigueur » se produit donc dans la lucidité et la maturité, et leur rencontre dans la limitation réciproque (on peut ainsi comprendre pourquoi tant de mariages et concubinages ne durent qu’un temps). La différence de l’autre s’impose comme appel à l’enrichissement et à l’ouverture. On peut alors avancer que « Compassion » et « Splendeur » découlent de la relation à égale distance entre domination et soumission, fusion et altérité, continuité et séparation. C’est ce qui peut alors se déployer à partir de la sephira « Malkhuth », le royaume (correspondant au chakra de base où est lovée la Kundalini, l’énergie de vie), entraînant alors l’humain dans son évolution qui est aussi ascension pour son retour vers Dieu (ou dit autrement pour retrouver l’Image et la Ressemblance).

 

2. Aspect physiologique

C’est ainsi que l’Arbre est la représentation du corps humain au plan physiologique, et à ce titre, les dix Sephiroth sont organisées, on pourrait dire dressées à la manière d’un corps (c’est là qu’on va commencer à comprendre que c’est vraiment une structure de vie, le squelette temporel de l’homme divin). L’Énergie première de Dieu se matérialisant dans la première Sephira représente les racines que sont les jambes (Malkuth : le Royaume), puis monte au complexe uro-génital et ses fonctions éliminatrices et sexuelles (Yesod), ensuite viennent le ventre et le torse avec leurs organes transformateurs et enfin le retour à la tête au poste de commande (Kether). De par leur rapport avec les organes, les Sephiroth ont également leurs correspondances avec l’énergétique chinoise et l’enseignement indien et nous y retrouverons, outre les huit « merveilleux vaisseaux », les centres d’énergie que sont les « chakras ».

 

3. Aspect guérisseur

C’est parce qu’il y a en permanence un échange entre physique, énergétique, psychologique et spirituel, que l’Arbre des Sephiroth peut être considéré comme un Arbre guérisseur ; en fait il nous renvoie invariablement à notre conscience et nos propres capacités internes de guérison. C’est le Christ guérisseur que Paracelse appelait « Médecin fidèle », qui est en nous et qui fera le travail, dans la mesure où il est sollicité : pour cela il nous faut entrer dans l’acceptation que nous sommes réellement des « Elohim », des êtres divins par essence.

Chaque individu, en pénétrant l’Arbre des Sephiroth, incorpore en même temps le Tétragramme divin YHVH (l’Arbre en étant aussi une projection puisque comme nous l’avons dit il est le réceptacle de la Lumière de Dieu) et entre donc bien dans sa destinée terrestre qui est avant tout spirituelle (la matérialité n’étant qu’un outil pour la réaliser). Le cheminement sur notre voie d’évolution devient alors une véritable progression alchimique (transformations successives) qui nous emmène du sommeil de l’inconscience vers l’Œuvre au Noir, puis vers l’Œuvre au Blanc par la Porte des Hommes, pour nous préparer au « Banquet des Dieux », c’est-à-dire les « Noces Alchimiques » avec notre Créateur, aboutissement de l’Œuvre au Rouge en passant la Porte des Dieux…, et après avoir réussi à faire le Vide pour saisir l’insaisissable, comme nous l’avons dit plus haut (voir définition).

 

Ajoutons que selon une certaine tradition alchimique, l’être humain doit parcourir plusieurs fois le circuit complet de l’Arbre, avant d’entrer dans cette pleine conscience. C’est ainsi qu’à chaque passage, il affine le travail sur lui, en débusquant certaines facettes de lui qui étaient restées masquées aux précédents passages.

Les Mondes

Enfin, une dernière structure kabbalistique peut être établie si l’on prête attention aux humeurs des créatures. Ceci est toutefois difficile, et reconnaître le monde d’origine d’une entité nécessite déjà une grande maîtrise des Arcanes de cette science occulte. Ainsi seuls les Kabbalistes ayant atteint le deuxième cercle d’initiation, celui des Pentacles, peuvent prétendre saisir toutes les subtilités que cela implique. En effet, l’Arbre de Vie est présent dans tous les champs magiques, tous éléments confondus. Cependant, si l’on observe en vision-Ka un fil particulier d’un champ magique donné, on notera qu’il possède certaines caractéristiques (dont sa couleur) qui font qu’il appartient à cet élément, mais également une sorte de « comportement » qui le distingue des autres fils. Ceci est très difficile à discerner, et les kabbalistes ont dû attendre pas moins d’un millénaire après la diffusion de la Kabbale grâce à Jésus pour qu’une classification rigoureuse puisse être établie. Chaque « fil » de champ magique appartient donc à une parmi cinq catégories d’ »humeurs ». Ces humeurs correspondent en fait à ce qu’on appelle couramment les Mondes de Kabbale, dans lesquels vivent les créatures que l’on invoque par les rituels kabbalistiques. Chaque Monde contient l’Arbre de Vie en entier et possède son humeur, et toutes les créatures de ce Monde ont en général un caractère assez proche. On recense :

Sohar, le Monde Parfait. Sohar est un monde où tout est structures, codes à respecter, interdits à observer. Les créatures de ce monde sont très pointilleuses sur les principes, ce qui a pour conséquence que les Kabbalistes qui se penchent plus sur l’étude de ce monde s’entourent de quantités de rituels répétitifs et rigoureusement codifiés. Ainsi sont-ils considérés comme les plus religieux des Kabbalistes, des mystiques qui respectent des traditions millénaires dont le sens reste souvent très obscur.

Zakaï, le Monde Pur. Zakaï est un monde où la nature de l’univers s’exprime dans sa plus grande pureté. Ainsi, les créatures de ce monde sont souvent très proches des éléments, et les Kabbalistes qui suivent les voies de ce monde sont souvent attachés à la préservation de cette pureté élémentaire, mise en danger depuis la Chute et la corruption de l’Orichalque. Ils ont conscience de ce danger, et sont tels des chevaliers luttant dans l’honneur pour restaurer l’intégrité des champs magiques.

Pachad, le Monde de l’Apocalypse. Pachad est un monde où les champs magiques sont perpétuellement soumis au cycle du changement. Les lieux que recèle Pachad sont souvent emprunts d’une grande beauté, mais cette beauté n’est jamais que temporaire, et laisse souvent place à la décrépitude la plus sordide, à la dissolution, à la pourriture, avant que de ce terreau fertile ne renaissent à nouveau de sublimes paysages. Les créatures de ce monde sont souvent les ouvrières du cycle du renouveau permanent, et les Kabbalistes de Pachad sont souvent d’humeur changeante, difficiles à cerner. Ils oeuvrent en général en accord avec les cycles de la nature, qu’il s’agisse de cycles ascendants, créateurs, ou de cycles descendants, destructeurs.

Meborack, le Monde de l’Equilibre. Meborack est un monde où tout n’est qu’harmonie, subtiles nuances savamment dosées. Dans Meborack, toute chose est le résultat de mélanges fins mais balancés, c’est d’ailleurs certainement ce qui donne aux paysages de ce monde une beauté si saisissante. Les créatures de ce monde sont toujours soucieuses de cet équilibre, et de même les Kabbalistes de Meborack sont les plus attachés à la recherche de l’équilibre du pilier central de l’Arbre de Vie. Ce sont ceux qui cherchent à rétablir en toute chose l’harmonie, synonyme de perfection.

Aresh, le Monde de l’Adversité. Aresh est un monde où tout n’est que bataille et furie. Les cinq éléments s’y livrent une guerre qui dure depuis l’aube des temps, et toutes les créatures d’Aresh sont, à un degré ou à un autre, destinées au combat. De même, les Kabbalistes d’Aresh sont en général des combattants redoutables, emportés, qui recherchent dans cette voie le dépassement de soi par l’adversité. Leur but n’est pas tant l’anéantissement de l’adversaire que la progression au travers des épreuves, tant physiques que spirituelles.

On voit maintenant de façon plus claire comment est organisé l’Arbre de Vie. A une double structure de Sephiroth, réparties sur trois piliers, et de Mondes (Sohar, Zakaï, Pachad, Meborack et Aresh), vient s’ajouter la structure des Olanim, présents dans chacune des Sephiroth, mais dominants dans certaines d’entre elles (ce quel que soit le regroupement que l’on ait choisi d’adopter). Une créature de Kabbale sera donc déterminée par toutes ces caractéristiques à la fois : la Sephirah dont elle vient, le monde dont elle vient, l’Olam auquel elle appartient, et bien sûr, son Ka-élément, lorsqu’elle est monoélémentaire. Or, si l’on a vu à quoi correspondaient les Mondes et les Olanim, les Sephiroth ne sont pour l’instant regroupées que par piliers et par Olanim.

 

Correspondances

 

A chaque Séphira est associé une Qualité Divine mais aussi une lettre hébraïque, un ordre angélique, un Archange et encore bien d’autres concordances. A Kether (la couronne) se trouve l’Archange le plus puissant et le seul à pouvoir regarder Dieu sur son Trône, Métatron. Son jumeau, Sandalphon, est associé quant à lui à la Séphira Malkuth (le Royaume), soit le monde de la matière (la Terre), il n’y a aucune hiérarchie dans l’attribution des Archanges aux Séphiroth. Il y a un ordre dans la circulation des énergies mais pas de grade, tous les Archanges sont à égalité, seule leur fonction diffèrent. Ces associations ou correspondance sont un ensemble de symboles et de qualités qui donne une certaine idée de ce que la Sephira représente.

Si nous transposons l’arbre séphirotique sur le corps humain, nous découvrons où se situe en nous les Séphiroth ainsi que les énergies de celles-ci. Nous recevons les énergies du Ciel par la couronne puis elles descendent dans notre corps selon les principes de l’Arbre Kabbalistique et ressortent par la Séphira Malkut à nos pieds pour être redistribuées à la Terre (ancrage). La Terre Gaïa, reçoit des énergies de la Source par l’intermédiaire des êtres vivants à sa surface et l’Homme y joue un rôle capital dans la réception et la diffusion de celle-ci. Selon les kabbalistes modernes, les Sephiroth seraient en réalité de vrais mondes aussi réels que notre monde physique. « Yesod serait ce que certains appellent le monde astral, lunaire où se rendent ceux qui expérimentent les états proches de la mort et également toutes les personnes décédées dans les premiers moments de leur vie non physique ». – extrait de Wikipedia.

Il est possible  d’entrer en communication avec chacun des Archanges liés aux Séphiroth et de recevoir leurs messages, ceux-ci nous guident vers la maîtrise de chacune de ces Qualités Divines.

 

Méditation séphirotique  

Ordre d’Evolution :  

Malkuth : le Royaume : Planète ou relation au cosmos : Cholem Yesodeth (la sphère des éléments, la Terre), Elément : la terre, Couleur : le brun, Nombre : 10, Image utilisée lors de la méditation : une Jeune Femme Couronnée, assise sur un Trône, Correspondance briatique ou essence de la sphère : la stabilité,Vertu : discernement et Vice : avarice & inertie, le vice et la vertu sont les énergies propres à la sphère et émanées par elle, Qlipah (écorce) ou énergie négative associée à la séphira : stase, Expérience Spirituelle : Vision du Saint Ange Gardien, Titres ou noms alternatifs: la Porte, la Porte de la Mort, la Porte des Larmes, la Porte de la Justice, la Mère inférieure, Malkah, la Reine, Kallah, la Promise, la Vierge, Nom de Dieu ou clé pour invoquer la puissance de la sphère en aziluth : Adonaï ha Aretz, Adonaï Malekh, Archange ou médiateur de l’énergie de la séphira en briah : Sandalphon, Ordre Angélique qui gouverne l’energie de la sphère en yetsirah : Ishim, Noms Communs ou signification humaine : le monde réel, la matière physique, la terre, la Terre-Mère, les éléments physiques, le monde naturel, la solidité, la stabilité, l’inertie, la mort corporelle, l’incarnation, …

Yesod : Fondation : Planète : Levanah (la Lune), Elément : l’Ether, Couleur : le mauve, Nombre : 9, Image : une Bel Homme très fort, Correspondance briatique : la réceptivité, la perception, Vertu : l’indépendance, Qlipah : obéissance aveugle, Expérience Spirituelle : la Vision du Mécanisme de l’Univers, Titres : le Palais aux Images, Nom de Dieu : Shaddaï el Chaï,  Archange : Gabriel, Ordre Angélique : Chérubin, Noms Communs : perception, imagination, instinct, apparence, la lune, l’inconscient, l’instinct, les liens, l’illusion, les rêves, la divination, l’éther, le sexe, les portes secrètes, …

Hod : Gloire, Splendeur : Planète : Kokab (Mercure), Elément : Air, Couleur : orange, Nombre : 8, Image : un Hermaphrodite, Correspondance briatique : l’abstraction, Vertu : honnêteté, confiance, Vice : volonté, Qlipah : la rigidité Expérience Spirituelle : la Vision de la Splendeur, Nom de Dieu : Elohim Tzabaoth, Archange : Raphaël, Ordre Angélique : Bnei Elohim, Noms Communs : la raison, l’abstraction, la communication, la conceptualisation, les sciences, le langage, l’argent, les mathématiques, la médecine, la philosophie, la Qabale, la loi, les « droits », la magie rituelle.

Netzach : Victoire, Fermeté : Planète : Nogah (Vénus), Elément : l’Eau, Couleur briatique : le vert, Nombre : 7, Image : une magnifique femme nue, Vertu : ouverture sur les autres, Vice : fermeture aux autres Qlipah : routine, habitude, Expérience Spirituelle : Vision de la Beauté Triomphante, Nom de Dieu : IHVH, Tsabaoth, Archange : Haniel, Ordre Angélique : Elohim, Noms Communs : la passion, le plaisir, la luxure, la beauté sensuelle, les sentiments, les émotions – l’amour, la haine, la rage, la joie, la dépression -, la misère, l’excitation, la sympathie, l’empathie, le désir, la magie extatique.

Tipheret : Beauté : Planète : Shemesh (le Soleil), Elément : le Feu, Couleur briatique : le jaune, Nombre : 6, Image : un roi, un Enfant, un Dieu sacrifié, Correspondance briatique : centré, totalité, Vertu : la dévotion au Grand Oeuvre, Vice : fierté, importance donnée à sa propre personne, Qlipah : fausseté Expérience Spirituelle : la vision de l’Harmonie, Titres : Lelek, le Roi ; Zoar Anpin, le microprosope ; le Fils ; Rachamin, la charité, Nom de Dieu : Aloah ve Daath,  Archange : Michaël, Ordre Angélique : Malachim, Noms Communs : l’harmonie, l’intégrité, la totalité, l’auto-sacrifice, la Pierre de Dieu, centre, la Pierre philosophale, l’identité, le plexus solaire, un Roi, le Grand Œuvre.

Gevurah : Force: Planète : Madim (Mars), Couleur briatique : le rouge, Nombre : 5,  Image : un Puissant Guerrier Correspondance briatique : le pouvoir, Vertu : le courage & l’énergie, Vice : la cruauté,  Qlipah : la bureaucratie, Expérience Spirituelle : la vision de la Puissance, Titres : Pachad, la Peur ; Din, la Justice Nom de Dieu : Elohim Gibor,  Archange : Kamaël, Ordre Angélique : Seraphim, Noms Communs : la puissance, la justice, la rétribution, la Loi dans son exécution, la cruauté, l’oppression, la domination, la sévérité, les arts martiaux.

Chesed : Miséricorde : Planète : Tzadekh (Jupiter),  Couleur briatique : le bleu, Nombre : 4, Image : un Puissant Roi, Correspondance briatique : l’autorité, Vertu : l’humilité & l’obéissance, Vice : la tyrannie, l’hypocrisie, la bigoterie & la gloutonnerie, Qlipah : l’idéologie, Expérience Spirituelle : la Vision de l’Amour, Titres : Gedulah, la Magnificence, l’Amour, la Majesté, Nom de Dieu : El,  Archange : Tzadkiel, Ordre Angélique : Chasmalim, Noms Communs : l’autorité, la créativité, l’inspiration, la vision, l’excès, le pouvoir séculier & spirituel, la soumission, la naissance.   Daath : la Connaissance : Cette Sephirah, qui n’en est pas une, n’a aucune qualité manifestée & ne peut être invoquée directement. Noms Communs : un trou, un tunnel, une porte, un trou noir, un vortex.

Binah : Compréhension :  Planète : Shabbathaï (Saturne), Couleur briatique : le noir, Nombre : 3 Image : une Vieille Femme sur un Trône, Correspondance briatique : la compréhension, Vertu : le silence, Vice : l’inertie,  Qlipah : le fatalisme, Expérience Spirituelle : la Vision de la Peine, Titres : Aïma, la Mère ; Ama, la Couronne ; Marah, la Mer d’Amertume ; la Mère des Formes, la Mère Supérieure. Nom de Dieu : Elohim, Archange : Cassiel, Ordre Angélique : Aralim, Noms Communs : la limitation, la contrainte, la lenteur, la stérilité, l’incarnation, la karma, le destin, la mère, la fertilité, la mort.

Hochmah : Sagesse :  Planète : Mazlot (le Zodiac, les Etoiles Fixes), Couleur briatique : argenté, gris-blanc, Nombre : 2, Image : un Homme Barbu, Correspondance briatique : la révolution, Vertu : le bien, Vice : le mal, Qlipah : l’arbitraire, Expérience Spirituelle : la Vision de Dieu, Titres : Abba, le Père, le Père Supernel. Nom de Dieu : Jah, Archange : Ratziel, Ordre Angélique : Auphanim, Noms Communs : la pure énergie créatrice, la force de vie.

Kether : Couronne :  Planète : Rashith ha Gilgalim, le Feu Tourbillonnant (le Big Bang), Couleur briatique : la blanc pur, Nombre : 1, Image : un Homme Barbu vu de côté, Correspondance briatique : l’Unité, Vertu : le sucès Qlipah : la futilité, Expérience Spirituelle : l’Union avec Dieu Titres : l’Ancien des Jours, le Macroprosope, la Tête Blanche, l’Existence des Existences, Rum Maalah. Nom de Dieu : Eheieh Archange : Metatron, Ordre Angélique : Hahioth ha Qodesh Noms Communs : l’unité, l’union, tout, la pure conscience, Dieu, la Divinité, la Manifestation, le Commencement, la Source, l’Emanation.

 

Ordre d’Involution ou le Sentier Inversé :

L’Arbre de Mort. Celui que NUL ne devrait arpenter sous peine d’être détruit.

Après la Malkuth de l’Arbre de Vie, nous sommes au seuil de l’anti-Malkuth, la Prostituée.   Ici nous entrons dans le domaine du Mal, dans le sens de contre-nature.  » Tout ce qui, dans la Vie, est corrompu, contraire aux éternels dessins de l’ABSOLU, éternellement rejeté par Lui, dot être expulsé et cette sorte d’exécration métaphysique a lieu dans l’Arbre Inversé, l’ARBRE DE MORT, hors de l’EPOUSE, dans la PROSTITUEE  » R. Ambelain – La Kabbale Pratique éd. Bussière.

Si Malkuth est le point le plus bas au sein de la Création, au sein d’Assiah, l’on se trouve en fait devant l’Attribut à partir duquel une remontée vers Kether est possible, mais aussi au seuil de la descente dans l’Arbre de Mort !

La Qlipah ! (Epluchure)   Tout ce qui est contraire à la Création et aux objectifs de Dieu se trouve projeté de l’Autre Côté, chez la Prostituée, dans cet Arbre de Mort.

La Malkuth de l’Arbre de Mort est en contact avec la Malkuth de l’Arbre de Vie et à partir de celle-ci nous descendons vers la Kether de la Klipah ( écorce , épluchure) … éminemment inverse de celui des 32 Sentiers de la Sagesse…

Voici très succintement des données sur cet Avers, mais il ne faut  pas s’essayer à la méditation sur les images qui vont être ici données !

La tradition kabbalistique classe les être pervers dans cet Arbre inversé dans des catégories qui sont les miroirs ténébreux des Classes de Bienheureux et des Choeurs angéliques.

 

Voici en regard des noms des Sephiroth de l’Arbre de Vie, le nom des Sephiroth de l’Arbre de Mort et les noms des Etres Pervers et les « images » de visualisation :

Malkuth – Aretz (Le Monde) – Behemoth (la Bête) – Femme Ecarlate parée d’or assise sur une hydre écarlate à sept têtes et dix cornes.   Yesod – Sheol (La Fosse) – Mammon (La Cupidité) – Femme cornue montée sur un taureau, vêtue de blanc et de vert, deux serpents s’enroulent à ses cornes et à chacun de ses pieds et de ses mains.

Hod – Abron (La Perdition) – Astaroth (L’Espion) – Homme à cheval sur un paon, aux pieds d’aigle, une crète sur la tête tenant du feu dans sa main gauche.

Netzah - Tit Aïsoun (L’Ordure) – Abbadon (L’Exterminateur) – Femme à tête d’oiseau et aux pieds d’aigle tenant une flèche dans sa senestre.

Tipheret – Bershoat (Le Puit de l’Abîme) – Meririm (Le Démon de Midi) – Roi couronné vêtu de jaune assis sur un trône avec un corbeau en son sein et sous ses pieds un globe.   Geburah – Irasthoum (L’Ombre de la Mort) – Shatan (L’Adversaire) -Homme armé, monté sur un lion à la dextre une épée nue et à la senestre une tête d’homme.

Chesed – Ozlomoh (Les Portes de la Mort) – Asmodée (L’Exécutant) – Homme à tête de bélier aux pieds d’aigle et vêtu de jaune.

Binah – Gehenne (La Vallée du Sommeil) – Bélial (Le Rebel) – Homme à tête de cerf, assis sur une pierre d’aimant, elle-même sur un dragon. Pieds de chameau, tient une faux à sa main droite et une flèche à la gauche.

Hokhmah – Gehenoum (Le Vallée de l’Oubli) – Python (le Serpent) – Léopard ayany sept têtes et dix cornes aux pieds d’ours et aux gueules de lions.

Kether – Gehenomoth (La Vallée de la Mort) – Belzébuth (La Vieux Dieu) – Dragon roux ayant sept têtes et dix cornes.
Relations des Séphiroth avec les noms de Dieu, les anges, les planètes, l’homme et les 10 commandements :

Dix  Séphiroths Dix  noms de Dieu Dix  membres de l’homme archétype, ou dix ordres des anges Dix  planètes, ou membres de l’homme céleste Dix  membres de l’homme terrestre Les  dix commandements de la Loi
La  Couronne Je  suis celui qui suis. Haiot,  Hakkodes, ou les Séraphins le  ciel empyrée Le  Cerveau Tu  n’auras point d’autre Dieu
La  Sagesse Jah,  l’Essence Ophanim,ou  chérubins Le  Premier Mobile Le  Poumon Tu  ne te feras point d’image taillée
L’Intelligence yaveh Aralim,  ou Trônes Le  firmament Le  Coeur Tu  ne prendras point le nom de Dieu en vain
La  Magnificence Dieu  créateur Haschemalim,  ou Dominations Saturne L’Estomac Tu  sanctifieras le jour du repos
La  Force Dieu  puissant Séraphim,  ou Vertus Jupiter Le  Foie Honore  ton père et ta mère
La  Beauté Dieu  fort Mélachim  ou Puissances Mars Le  Fiel Tu  ne tueras point
La  Victoire Dieu  des armées Elohim,  ou les Principautés Le  soleil La  Rate Tu  ne paillarderas point
La  Gloire Le  Seigneur Dieu des armées Ben  Elohim, ou les Archanges Vénus Les  Reins Tu  ne déroberas point
Le  Fondement Le  Tout-Puissant Chérubin,  ou les Anges Mercure Les  Parties nobles de l’homme Tu  ne diras point de faux témoignage
Le  Royaume Le  Seigneur Adonaï Ischim,  ou les Ames La  Lune La  Matrice Tu  ne convoiteras point

 

 

Numérologie : Les nombres et les Sephiroth nous parlent   Un livre à télécharger d’urgence : Le Sepher Yetsirah

ou le livre de la Formation est un des plus anciens traités rabbiniques de philosophie Kabbalistique qui nous soit parvenu.

Ce manuel philosophique traite de l’origine de l’univers et de l’humanité. Il est important de préciser que la langue hébraïque associe des lettres et des nombres : chaque lettre suggérant un nombre et chaque groupe de lettres possède une signification numérique vitale.

Le principe de renversement des lettres et de leur substitution par d’autres lettres selon des combinaisons préalablement définies est également utilisé. D’après, le Sepher Yetzirah, l’esprit humain est fixé sur la vérité et sur la raison tout en étant capable de prendre en compte les développements de l’intelligence par des nombres.

Le Zohar représente la vérité absolue et le Sepher Yetsirah fournit les moyens de l’atteindre et de l’utiliser. Les dix sefirot (Sephiroth ) sont les dix nombres primordiaux.

Le terme est dérivé de la racine hébraïque SFR signifiant compter (numération – numérologie).

Le terme sefirot signifie qu’il ne s’agit pas de nombres ordinaires mais de « nombres principes» identifiés comme étant les dix dimensions infinies du cosmos, à savoir les six dimensions de l’espace, les deux du temps et celles du bien et du mal.

0. Tout le pouvoir qui fut ou sera est ici, maintenant. Le point Source de tous les potentiels, celui vers lequel nous devons tendre puisque depuis notre séparation de ce plan, nous avons oublié notre réelle identité.

1. Je suis un centre d’expression pour le Désir du Bien Primal qui crée éternellement et soutient l’univers. Avec lui nous osons quitter le familier pour aller vers le mystérieux, nous expérimentons l’affirmation, l’indépendance, l’énergie Yang de notre Masculin Intérieur.

2. Par ma Sagesse infaillible, je prends forme en pensée et en parole. Là nous allons à la rencontre de l’autre en nous, l’énergie yin de notre Féminin Intérieur, dans l’acceptation de sa différence, de la Complémentarité.

3. Empli de la Compréhension de la loi parfaite, je suis guidé, seconde par seconde, sur le chemin de la libération. De l’union du Masculin et du Féminin naît l’Enfant Intérieur. Le premier ternaire est construit : Corps/Ame/esprit, prêt à libérer l’Oeuvre, la Création.

4. Des richesses inépuisables de la Substance Illimitée, je retire toutes choses nécessaires à ma fois spirituelles et matérielles. Voici venu le Temps de l’Intégration qui engendre la Maturation, la première pierre de l’édifice en Construction est posée.

5. Je reconnais la manifestation de la Justice qui ne dévie pas dans toutes les circonstances de ma vie. Avec lui, l’Ame anime le Mouvement, l’Audace et L’Intuition se conjuguent pour expérimenter la Liberté Individuelle.

6. En toutes choses, grandes et petites, je vois la Beauté de l’expression divine. Avec lui nous célébrons les Noces, il est l’Etoile de David ou le Sceau de Salomon. Le Masculin et le Féminin sont couronnés et prêts pour les grandes Noces Alchimiques. Fin du deuxième Ternaire.

7. Vivant par cette volonté, soutenu par sa Sagesse et ma compréhension infaillible, ma Vie est Victorieuse. Avec lui nous expérimentons la descente solitaire dans les profondeurs de l’Etre, l’ouverture du 3ème Oeil, la connexion au Soi Supérieur. Sur l’Autel de notre Etre, nous présentons notre Oeuvre pour la faire bénir par nos Instances Supérieures.

8. J’attends impatiemment et avec confiance la réalisation parfaite de la Splendeur Éternelle de la Lumière Illimitée. Avec lui, nous atteignons la Foi et la Paix, il faut désormais accepter l’Initiation qui apporte la Puissance, nous sommes construits, nous devenons Bâtisseur.

9. En pensée, en parole et en action, je repose ma vie, jour après jour sur le Fondement certain de l’Être Éternel. Avec lui nous entrons dans le transpersonnel, nous devenons Porteur de Lumière pour un monde de Progrès et de Partage.

10. Le Royaume de l’Esprit a pris corps dans ma chair : le Nombre 10 est le symbole de l’univers,  il exprime également l’ensemble des connaissances humaines. Somme de 5 + 5, il représente les deux sens de courant contraire de la conscience: celle en involution et celle en évolution. Selon H.‑P. Blavatsky, le 1 suivit du 0 indique la colonne et le cercle, c’est‑à‑dire le principe mâle et femelle, et ce symbole se rapporterait à la nature Androgyne et aussi à celle de YHVH, qui est à la fois mâle et femelle.

Le zéro en forme de cercle est un symbole d’unité, complétant ainsi la signification du chiffre 1 pour montrer que le nombre 10 renferme tous les nombres précédents comme un tout contient ses parties. Il représente le premier couple, le mariage: 1 = l’homme, 0 l’oeuf fécondé par le 1. Le dix donne l’image d’une régression spirituelle puisque le mariage est une conséquence de la chute de l’homme.

 

Les sephiroth servent à décrire la naissance du monde ( bereshit).  La première sephirah est le pneuma divin.  De celui-ci sort la seconde sephirah, l’air…

De l’air sont issus l’eau et le feu.

Les 6 dernières sephiroth représentent les six directions dans l’espace.  Elles sont scellées au moyen de 6 permutations du grand nom de dieu YHW.

Une Structure mathématique les six permutations : le YI KING ou Livre des Transformations   Le Livre des Transformations était à l’origine une collection de signes à usage d’oracles. Les oracles étaient partout en usage dans l’antiquité et les plus anciens d’entre eux se limitaient aux réponses « oui » et « non ». Ce type de jugement oraculaire se trouve également à la base du Yi King. Le « oui » était exprimé par un simple trait plein et le « non », par un trait brisé .

La nécessité d’une différenciation plus grande paraît s’être fait sentir de très bonne heure et les traits simples donnèrent naissance à des combinaisons par redoublement auxquelles un troisième élément vint s‘ajouter, produisant ainsi la série des huit trigrammes donnant naissance aux soixante quatre Hexagrammes.

 

On consulte le Yi King à travers les deux Trigrammes formant un Hexagramme, que l’on tire trait par trait.

Les hexagrammes sont des figures basées sur la combinaison de six traits dont chacun peut prendre l’une de ces deux formes : le trait plein Yang  et le trait redoublé Yin . Ces deux formes elles-mêmes se subdivisent en deux catégories : trait naissant et trait mutant. A chaque hexagramme a été ajouté ultérieurement un commentaire comportant des indications sur la qualité de l’état concerné.

Le Sefer Yetsirah nous apprend donc que « le réel » est constitué par la combinaison des 22 lettres hébraïques, générant les 231 combinaisons binaires, à l’origine de la création du monde.

Le premier groupe de lettres est composé des trois consonnes mères aleph, mem, shin. Le second groupe est composé des sept consonnes doubles.  Elles représentent les sept planètes du cosmos, les sept jours de la semaine ainsi que les sept orifices de la tête de l’homme. Le dernier groupe est celui des douze consonnes simples placées en rapport avec les douze manifestations psychosomatiques qui se déroulent chez l’homme ainsi qu’avec les douze organes principaux. Elles représentent les douze mois de l’année.

 

Les 22 Arcanes Majeurs du TAROT :  

Selon Alexandro JODOROWSKI : « les Arcanes du tarot sont un coffre où a été déposé un Trésor Spirituel. l’ouverture de ce coffre équivaut à une révélation. Le travail initiatique consiste à rassembler les fragments jusqu’à retrouver l’unité… » -LA VOIE DU TAROT – éditions Albin Michel.   L’origine du Tarot semble se perdre dans la nuit des temps. Même l’étymologie du mot reste obscure, certains parlent d’origine égyptienne : Tar« voie ou chemin » et Ro « roi ou royal » qui signifierait « voie royale de la vie »… ou la déformation de Ptah « Maître de la création » et RA « Dieu Soleil », ou encore RA-TA, « Grand prêtre descendant des Atlantes », ou de Taroet  » Celui qui consulte ». D’autres penchent pour une origine Tzigane, ou hindoue: Taru « sagesse amassée » aux indes ou Torok « jeu de cartes » en Hongrie. On parle aussi de Torah « tradition hébraîque » ou Rota « roue de l’existence » en latin. Il y a aussi le terme sanscrit Tar-Ô « étoile polaire ou guide », le perse Tarok « réponds-moi », l’arabe Tariqa « manière de vivre » ou Turuq « les quatre chemins ».

Les Tarots pourraient être tout aussi bien d’origine Egyptienne, Maya, inca, Hébraïque, Hindoue, Islamique, etc… ou tout simplement d’origine Atlante …

 

L’ ATLANTIDE: Un mythe qui n’a pas encore été démontré scientifiquement, le concept de l’ Atlantide  a traversé toutes les civilisations connues depuis des millénaires. Toutes les religions – même y compris la Bible – parlent de grands ancêtres supérieurs, de dieux, demi-dieux et géants. Allégorie, fantaisie des anciens peuples ?

Toutes ces histoires se retrouvent néanmoins dans les traditions orales – transmises de génération en génération – de toutes les cultures amérindiennes et méditerranéennes. On parle aussi de déluge: qui lui, a été scientifiquement prouvé par des fouilles géologiques… Donc, selon la légende, le peuple Atlante aurait été très avancé côté connaissances et technologie. Néanmoins, il semble qu’au fil du temps beaucoup de ses gens avaient perdu leur but premier dans la vie (la spiritualité), en ne se préoccupant que du monde matériel et de la puissance. Ce peuple, autrefois spirituel, a été déchiré entre deux groupes distincts: alors que l’un perpétuait la tradition spirituelle de leurs aïeux, l’autre s’absorbait à satisfaire ses appétits physiques et ses désirs.

Cette division mena à une guerre entre les deux clans; puis à la chute du continent, et à sa destruction. Selon le mythe, les Atlantes en vinrent à se concentrer presque exclusivement que sur la matérialité: tout en ignorant leur vraie nature spirituelle. Conséquemment, ils auraient attiré sur eux une série de trois cataclysmes.

Le premier, survenu quelques 50 000 années avant J.C., aurait détruit leur source principale de pouvoir. Le second, vers l’an 28 500 avant J.C., aurait disloqué le continent en trois îles plus petites. Alors que la troisième et dernière destruction – celle dont parle le philosophe Platon – se serait produite aux environs des années 10 500 avant J.C. et aurait causé l’engloutissement des trois îles (le Déluge); ceux qui ont réussi à survivre ont dû émigrer vers d’autres parties du monde, dont l’Égypte et l’Amérique.

Plusieurs survivants de la légendaire Atlantide ayant émigré en Égypte, ceux-ci se sont finalement intégrés dans une culture qui a atteint le sommet de sa gloire en même temps que le troisième cataclysme atlante.  Il semble que sous la direction d’un Grand Prêtre nommé Ra Ta – référence très possible à « TARO », « ROTA » ou Tarot -, l’Égypte a commencé à mener le monde à une politique sociale visant à l’égalité, la transformation personnelle, et la responsabilité morale vis à vis les autres. Rappelons que la civilisation égyptienne est considérée comme non égalée dans l’histoire scientifique du monde; et est créditée de l’introduction de l’écriture, de la science médicale, de l’irrigation, de l’architecture, et du nationalisme.

Quand à l’arbre de vie, selon Drunvalo Melkizedek,: « son origine remonterait à la nuit des Temps : « Beaucoup de gens pensent que l’Arbre de vie tient son origine des Juifs ou des Hébreux, mais la vérité est autre. La kabbale n’est pas à l’origine de l’Arbre de vie, et en voici la preuve. L’Arbre de vie n’appartient à aucune culture – pas même à celle des Égyptiens, qui l’ont sculpté sur deux piliers en Egypte, à la fois à Karnak et à Luqsor, il y a environ cinq mille ans. Il est en dehors de toute race et de toute religion. Ce dessin fait intimement partie de la nature.Tout récemment, nous avons trouvé l’image de la Fleur de vie dans dix-huit endroits différents dans le monde, y compris en Suède, en Laponie, en Islande et dans le Yucatan.  L’Arbre de vie et la Graine de vie inscrits l’un dans l’autre, sur d’autres planètes où la conscience existe, je suis sûr que vous trouverez la même image. »

Le secret de l’arbre de Vie par Drunvalo melkizedek qui nous donne aussi une origine du peuple hébreu qui n’est pas habituelle mais qui pourrait expliquer bien des choses …..

Trouvez une mine de renseignements relatifs à l’Atlantide, sur ce site:  « L’ÉPOPÉE ATLANTE AUTOUR DE L’ATLANTIDE – Rêves, mythes, hypothèses et réalités ».

 

La Magie des Mondes  

L’Arbre de Vie est présent dans tous les champs magiques, tous éléments confondus. C’est l’Arbre de Vie Kabbalistique duquel toutes choses dépendent. Il y a une grande analogie entre celui-ci et l’arbre Yggdrasil des Scandinaves. Cependant, si l’on observe en vision-Ka un fil particulier d’un champ magique donné, on notera qu’il possède certaines caractéristiques (dont sa couleur) qui font qu’il appartient à cet élément, mais également une sorte de « comportement » qui le distingue des autres fils. Ceci est très difficile à discerner, et les kabbalistes ont dû attendre pas moins d’un millénaire après la diffusion de la Kabbale grâce à Jésus pour qu’une classification rigoureuse puisse être établie. Chaque « fil » de champ magique appartient donc à une parmi cinq catégories d’ « humeurs ». Ces humeurs correspondent en fait à ce qu’on appelle couramment les Mondes de Kabbale, dans lesquels vivent les créatures que l’on invoque par les rituels kabbalistiques.

Chaque Monde contient l’Arbre de Vie en entier et possède son humeur, et toutes les créatures de ce Monde ont en général un caractère assez proche. On recense :

• Sohar, le Monde Parfait. Sohar est un monde où tout est structures, codes à respecter, interdits à observer. Les créatures de ce monde sont très pointilleuses sur les principes, ce qui a pour conséquence que les Kabbalistes qui se penchent plus sur l’étude de ce monde s’entourent de quantités de rituels répétitifs et rigoureusement codifiés. Ainsi sont-ils considérés comme les plus religieux des Kabbalistes, des mystiques qui respectent des traditions millénaires dont le sens reste souvent très obscur.

Zakaï, le Monde Pur. Zakaï est un monde où la nature de l’univers s’exprime dans sa plus grande pureté. Ainsi, les créatures de ce monde sont souvent très proches des éléments, et les Kabbalistes qui suivent les voies de ce monde sont souvent attachés à la préservation de cette pureté élémentaire, mise en danger depuis la Chute et la corruption de l’Orichalque. Ils ont conscience de ce danger, et sont tels des chevaliers luttant dans l’honneur pour restaurer l’intégrité des champs magiques.

Pachad, le Monde de l’Apocalypse.

Pachad est un monde où les champs magiques sont perpétuellement soumis au cycle du changement. Les lieux que recèle Pachad sont souvent emprunts d’une grande beauté, mais cette beauté n’est jamais que temporaire, et laisse souvent place à la décrépitude la plus sordide, à la dissolution, à la pourriture, avant que de ce terreau fertile ne renaissent à nouveau de sublimes paysages. Les créatures de ce monde sont souvent les ouvrières du cycle du renouveau permanent, et les Kabbalistes de Pachad sont souvent d’humeur changeante, difficiles à cerner. Ils oeuvrent en général en accord avec les cycles de la nature, qu’il s’agisse de cycles ascendants, créateurs, ou de cycles descendants, destructeurs.

Meborack, le Monde de l’Equilibre. Meborack est un monde où tout n’est qu’harmonie, subtiles nuances savamment dosées.

Dans Meborack, toute chose est le résultat de mélanges fins mais balancés, c’est d’ailleurs certainement ce qui donne aux paysages de ce monde une beauté si saisissante. Les créatures de ce monde sont toujours soucieuses de cet équilibre, et de même les Kabbalistes de Meborack sont les plus attachés à la recherche de l’équilibre du pilier central de l’Arbre de Vie. Ce sont ceux qui cherchent à rétablir en toute chose l’harmonie, synonyme de perfection.

Aresh, le Monde de l’Adversité. Aresh est un monde où tout n’est que bataille et furie. Les cinq éléments s’y livrent une guerre qui dure depuis l’aube des temps, et toutes les créatures d’Aresh sont, à un degré ou à un autre, destinées au combat. De même, les Kabbalistes d’Aresh sont en général des combattants redoutables, emportés, qui recherchent dans cette voie le dépassement de soi par l’adversité. Leur but n’est pas tant l’anéantissement de l’adversaire que la progression au travers des épreuves, tant physiques que spirituelles.

On voit maintenant de façon plus claire comment est organisé l’Arbre de Vie. A une double structure de Sephiroth, réparties sur trois piliers, et de Mondes (Sohar, Zakaï, Pachad, Meborack et Aresh), vient s’ajouter la structure des Olamim, présents dans chacune des Sephiroth, mais dominants dans certaines d’entre elles (ce quel que soit le regroupement que l’on ait choisi d’adopter).

Une créature de Kabbale sera donc déterminée par toutes ces caractéristiques à la fois : la Sephirah dont elle vient, le monde dont elle vient, l’Olam auquel elle appartient, et bien sûr, son Ka-élément, lorsqu’elle est monoélémentaire. Or, si l’on a vu à quoi correspondaient les Mondes et les Olamim, les Sephiroth ne sont pour l’instant regroupées que par piliers et par Olamim.

Les quatre Kerubim sont fortement associés aux lettres du Tétragrammaton. Maintenant, il ne doit pas être oublié que ces formes dans les visions d’Ezechiel supportent le trône de la Divinité, sur lequel l’Homme Céleste est assis – l’Adam Qadmon, l’image Sephirothique ; et qu’entre le trône et les créatures vivantes (hayoth hakodesh), il y a le firmament.

Ici, nous avons donc les quatre mondes – Atziluth, la forme déifiée ; Briah, le trône ; Yetzirah, le firmament ; Assiah, les Kerubim. Donc, les Kerubim représentent le pouvoir des lettres du Tétragrammaton sur le plan matériel, et tous quatre représentent l’opération des quatre lettres dans chacun des quatre mondes.

 

Donc, les Kerubim sont les formes vivantes des lettres, symbolisés dans le Zodiaque par le Taureau, le Lion, le Poisson et le Scorpion.

Le mystère de l’homme terrestre et mortel suit le mystère du Surpernel et Immortel, et ainsi fut créée l’image de Dieu sur la terre. Dans la forme du corps trouve-t-on le Tétragrammaton. La tête est Yod, les bras et les épaules sont Hé, le corps est Vav et les jambes représentent le Hé final. Donc, comme la forme extérieure de l’homme correspond au Tétragrammaton, ainsi l’âme animée correspondra-t-elle aux dix Sephiroth, et comme celles-ci trouvent leur expression dans la trinité de la Couronne, du Roi et de la Reine, ainsi, la division principale de l’âme sera-t-elle :

- La première est Neshamah, qui est le plus haut degré de l’être, correspondant à la Couronne.

- Le second est Ruah’, le siège du bien et du mal, correspondant à Tiphereth, le monde moral.

- La troisième à Nephesh, la vie animale et les désires, correspondant à Yesod, le monde matériel, sensuel.

 

Toutes les âmes préexistaient dans le monde des émanations et ont leur état originel dans l’androgynat, mais, en descendant sur terre ils se séparent en mâles et femelles et habitent différents corps. Ainsi, si dans cette vie mortelle, la moitié masculine rencontre sa moitié féminine, un grand attachement naît entre eux et ils est dit que dans le mariage les moitiés séparées sont conjointes, et les formes cachées s’apparentent alors aux Kerubim.   Mais cette vision triple de l’âme est seulement applicable aux trois formes de l’intellectuel, du moral et du matériel. Ne perdons pas de vue la grande idée kabbalistique que la trinité est toujours complétée et trouve sa réalisation dans le quaternaire ; d’où, YHV est complété et réalisé dans YHVH.

La trinité de : Couronne Roi Reine Père Fils Esprit Absolu Formation Réalisation

Est complétée par le quaternaire de : Absolu Père et Mère Fils Fiancée Macroprosopus Père et Mère Microprosopus Malkuth, la Reine et Fiancée •Atziluth.- Archétype •Briah- Créatif •Yetzirah – Formatif •Assiah – Matériel

Et à ces quatre, l’âme répond dans les quatre formes suivantes :

•H’ayah à Atziluth.

•Neshamah à Briah.

•Ruah’ à Yetzirah.

•Nephesh à Assiah.

 

Mais, H’ayah est, en l’âme, une forme archétypale analogue au Macroprosopus, alors que Neshamah, Ruach et Nephesh représentent en elles-mêmes le Tétragrammaton, sans H’ayah, qui néanmoins symbolisée « dans le point le plus haut du Yod, » ; comme le Macroprosopus est censé être symbolisé par le point la haut du Yod de YHVH. Car, « Yod est l’Ancien caché et occulté. »

Dans les enseignements qabalistiques d’Eliphas Levi dans sa « Clés des mystères. » Il donne l’essence des idées de Rabbi Moïse Cordoverro et de Rabbi Yitzh’aq Luria. « L’âme est une lumière voilée.

Cette lumière est triple : ’Neshamah = pur esprit ; Ruah’ = esprit ou âme ; Nephesh = médiateur plastique.’ »Le voile de l’âme est la coque de l’image. ’L’image est double car elle reflète à la fois l’ange du bien et du mal de l’âme. Nephesh est immortelle car elle se renouvelle elle-même par la destruction des formes ; Ruah’ progresse au travers de l’évolution des idées ; Neshamah progresse sans destruction .’

« Il y a trois demeures à l’âme : ’l’Abîme de la Vie ; Le Paradis supérieur ; Le Paradis inférieur.’ »

L’image Tzelem est un sphinx qui propose une énigme de vie. ’L’image fatale (c-à-d, à laquelle on succombe à l’extérieur) dote Nephesh de ses attributs, mais Ruah’ peut substituer l’image conquise par l’inspiration de Neshamah. Le corps est le voile de Nephesh, Nephesh est le voile de Ruah’ qui est le voile de Neshamah. La lumière se personnifie elle-même en se voilant, et la personnification est stable uniquement quand le voile est parfait. Cette perfection sur terre est relative à l’âme universelle de la terre (c-à-d comme macrocosme, donc le microcosme est l’homme.)’   « Il y a trois atmosphères pour les âmes. La troisième finit là où l’attraction planétaire des autres mondes commence. Les âmes qui se sont perfectionnées sur cette terre passent alors à un autre plan. Après avoir traversé les planètes elle arrivent au soleil ; puis, elles montent dans un autre univers et recommencent leurs évolutions planétaires de mondes en mondes et de soleils en soleils. »

Dans les soleils elles se rappellent et dans les planètes, elles oublient. Les vies solaires sont les jours de la vie éternelle, et les vies planétaires sont les nuits avec leurs rêves.

« Les anges sont de lumineuses émanations personnifiées, pas par jugement ni voile, mais par l’influence divine. Les anges aspirent à devenir des hommes, car l’homme parfait, l’homme-Dieu, (pour le distinguer du Dieu-homme) est au-dessus de tous les anges. » Les vies planétaires sont composées de dix rêves d’une centaine d’années chacun, et chaque vie solaire est d’un millier d’années. Ainsi, il est dit qu’un millier d’années sont à la vue de dieu comme un jour.

« Chaque semaine – c’est à dire chaque 14.000 ans – l’âme se baigne et se repose dans un rêve jubilatoire d’oubli. En se réveillant de là, elle a oublié le mal et ne s’est rappelée que le bien. »

De Ruah et de Nephesh, influencées par les bonnes aspirations de Neshamah, procède Michaël, l’ange bénéfique de l’âme ; c’est à dire, le hiéroglyphe synthétique des bonnes idées, ou, dans une phraséologie bouddhiste ésotérique, le « Bon Karma » de l’homme. De Nephesh dominant Ruah’ et sans l’influence bénéfique de Neshamah, procède Samaël, l’ange maléfique de l’âme ; c’est à dire, le hiéroglyphe synthétique des idées mauvaises, le « mauvais Karma de l’homme. Et le Tzelem, ou image, est double car elle reflète et Michaël et Samaël.

Il existe un cinquième niveau de l’âme appelé Yéhidah.

L’âme a cinq noms :  •Rouah’  •Nefech  •Nechama  •Haya  •Yehida

Ces niveaux de l’âme sont à mettre en rapport avec les quatre mondes de l’arbre des Sephiroth :

néfèch : monde de l’action ;

rouah : monde de la formation ;

nechama : monde de la création ;

haya : monde de l’émanation ;

yehida : tangence avec le en sof (l’infini) – (situation de devéqout – adhésion/union à D.ieu).

 

La nechama correspond au programme de la création, sa bonne organisation.   Pour ce qui est de la yehida…Tous les membres, dans le corps, vont par deux. Mais elle est une. (Tanhouma Noah 1)

La nechama est appelée lumière. (Devarim raba : 82)   Programme de la création ?

Ce qui, en toi, t’incite à acquérir ta stature, ta valeur, ta beauté. Cette lumière, en toi, qui te voit aimer la grandeur, la noblesse, la bonté.Quant à la yehida, elle fait de toi un être unifié.Même si tu as deux bras, deux jambes, deux yeux, deux oreilles, deux narines, deux glandes génitales, tu es Un. La dualité ne t’ampute pas, ne te dénature pas, ne te dupe pas.

Le niveau d’âme de YEHIDA que possédait Adam avant la faute lui permettait d’unifier extériorité et intériorité. Le jour où Adam a fauté, la YEHIDA l’a quitté. Depuis la faute d’Adam, aucun homme au monde n’est parvenu à ce degré d’unification. Lorsque HENOCH (fils d’Adam) parvint à ce niveau, le monde ne put le supporter et il fut obligé de le quitter. De même le prophète ELIE quitta ce monde lorsqu’il fut atteint de cet éclat supérieur. La YEHIDA désigne l’âme du MACHIAH qui unifiera le monde d’en haut et le monde d’en bas.

L’animal possède les quatre modalités de l’être, désignées par les termes néfèch, rouah, nechama, haya. Il ne posséderait pas la modalité designée par le terme « yehida ». D’après Marc-Alain Ouaknin, selon la tradition hébraïque yehida désigne la manière d’être unique à chaque être humain. Celui-ci a une vocation propre qu’il doit réaliser et qu’il est le seul à pouvoir réaliser. La ressemblance avec Dieu se trouverait à ce niveau-ci (Cf Marc-Alain Ouaknin, « Tsimtsoum », Spiritualités vivantes, série judaïsme, Albin Michel, Paris 1992, pp. 182-186).

 

Définition des niveaux de l’âme  

Néfèch   La première dimension de la personne est son néfèch. Le néfèch est tout d’abord le corps et l’ensemble de ses possibilités d’action. De ce fait, il correspond au monde de l’action (Olam ha Assia). Pour bien comprendre les différents niveaux de l’âme de la personne, il est important de faire une distinction entre ce que le texte biblique nomme demout et tsélèm. Dans le premier chapitre de la Genèse, nous lisons à propos de la création de l’homme :

Et Dieu-Elohim dit : « Faisons l’homme à notre image selon notre ressemblance » ; et Il créa, Dieu-Elohim, l’homme à son image, à l’image de Dieu-Elohim Il le créa, masculin et féminin Il les créa.

Ce verset, mille fois traduit et dix mille fois commenté, propose une terminologie intéressante et importante qui va nous éclairer sur la question du corps.

En plus de l’étonnant pluriel « faisons », le redoublement de l’« image » par la « ressemblance » pose un problème fondamental.

Le verset met en place la distinction fondamentale entre l’image (tsélèm) et la ressemblance (demout).   Que recouvrent précisément ces termes de tsélèm et de demout ?

Le sens de demout est donné par les commentaires comme celui d’aspect « visible et extérieur » ; celui de tsélèm comme dimension « invisible et intérieure ». Ainsi Rabbi Itshaq Ben Hayyim, le fils de Rabbi Hayyim de Volozhin, écrit-il : « Le Zohar et les écrits du Ari affirment que le tsélèm se rapporte au monde caché, tandis que le demout se rapporte au monde révélé. »

Rouah   Le rouah, c’est tout d’abord l’ensemble des émotions, pulsions et autres forces intérieures qui nous poussent en avant et nous font exister ; c’est le moteur émotionnel du néfèch. Selon la terminologie que nous avons utilisée plus haut, c’est l’image spirituelle que nous nous faisons de notre corps. La manière, non seulement physique mais aussi intérieure, que nous avons de nous sentir dans notre corps. Le rouah correspond au monde de la formation (Olam ha Yetsira).

Respiration et parole  

D’un point de vue sémantique, le mot rouah signifie « vent, air, souffle, respiration, esprit ». Il s’agit d’un aspect du système respiratoire depuis la bouche et le nez jusqu’aux poumons. Les poumons sont l’« interface » entre l’intérieur et l’extérieur en ce qui concerne l’oxygène. La circulation de l’air, entre le nez et la bouche d’une part, et les poumons d’autre part, est le rouah.

Le mot a subi deux évolutions. Il a commencé par signifier « esprit » puis aussi « parole ». De fait, la parole est aussi une modulation du souffle sur les cordes vocales. Dans le Zohar et le Tiqouné Zohar, les organes du rouah se retrouvent dans le Tétragramme sous la forme de la lettre vav (la trachée) et des deux hé (les poumons). La physiologie de la respiration, bien que très complexe, peut cependant être présentée schématiquement comme un lieu d’échange au niveau des poumons, qui prennent en charge l’oxygène qui passe dans le sang, fixé sur les globules rouges, et qui rejettent le gaz carbonique porté par le sang depuis les cellules et fixé sur l’hémoglobine.

Quand nous respirons, très souvent nous pensons « air-oxygène » (entrée et sortie), en oubliant l’articulation des systèmes circulatoire et respiratoire. Le rouah vivant est conséquent d’une vie émotionnelle riche. Celle-ci peut s’atteindre par une prise de conscience des échanges qui existent entre notre corps et nos émotions avec le monde extérieur.

Nechama   La nechama est le troisième niveau de l’âme et correspond au monde de la création (Olam ha Beriya). De ce fait, c’est plus la dimension intellectuelle de l’âme. Il est intéressant cependant de noter que ce terme plus que les deux précédents est devenu synonyme de l’« âme » au sens vague et populaire de ce mot. En fait, originellement, la nechama vient de la racine nacham qui veut dire « respirer ». Le mot nechima, c’est la respiration, le souffle.

Il est donc a priori bien difficile de faire une distinction entre rouah et nechama.

Cependant, on peut dire que la nechama est la dimension spirituelle de l’homme. Une fois qu’il possède un corps sain (néfèch) dans lequel les énergies circulent correctement et qu’il est capable par sa respiration et sa parole d’énergétiser son corps d’une manière vécue profondément en équilibrant ses émotions (rouah), l’homme peut organiser sa vie spirituelle en approfondissant les textes de la tradition et ses commentaires. C’est le moment où la méditation se fait étude.

 

Lecture et interprétation.  

Le premier niveau concerne le corps, le second, la voix et les émotions, le troisième, le texte et l’esprit. La nechama est donc une respiration intellectuelle et spirituelle qui va passer par un rapport au texte. L’homme n’est plus, comme dans le second niveau du rouah, un « animal – parlant – sentant », mais un « animal – lisant – pensant – commentant ». En dehors de l’étude des textes de la tradition, il est possible de faire des exercices de méditation liés à l’écriture et à la visualisation.

Une respiration intellectuelle : l’étude  

L’étude est l’un des niveaux les plus élevés de la méditation. Il est dit dans la michna : « Talmud Tora kenéguèd koulam » ; c’est-à-dire : « L’étude de la Tora a autant d’importance que tous les autres rites réunis. » Les maîtres de la qabale font remarquer que le verbe « étudier » est symbolisé par la lettre lamèd (voulant dire « étude »), qui a la particularité d’être la seule des vingt-deux lettres de l’alphabet à dépasser la ligne d’écriture vers le haut. Etudier, c’est s’élever, se dépasser, ouvrir la porte de l’infini..

Un des lieux fondamentaux de la vie du qabaliste est la maison d’étude ou bèt-hamidrach. On parle aussi de yechiva, au pluriel yechivot). C’est un lieu où se retrouvent à la fois les talmudistes et les qabalistes. Pas besoin de diplômes pour entrer… Seul est nécessaire le désir d’apprendre. Pas de limite d’âge non plus. Monde hors du temps, on y rencontre des enfants et des sages. Sans doute est-il important de faire une visite dans ce « dojo » des qabalistes

 

Poussons la porte…

La salle d’étude n’a pas beaucoup changé avec le temps. Il y règne la même atmosphère que dans les yechivot de Pologne, de Russie ou du Maroc aux siècles derniers. Les récits et les témoignages nous confirment cette impression d’atemporalité et nous donnent parfois la sensation de nous rapprocher de quelque dimension nommée par les poètes « éternité ».

Désordre, brouhaha, gesticulation véhémente, allées et venues incessantes, ainsi se présente le bèt-hamidrach. La maison d’étude est un lieu de vie qui sert aussi de synagogue, voire, à de nombreuses occasions, de salle à manger. Les étudiants talmudistes ou qabalistes n’ont pas la quiétude du moine. Le silence n’est pas de règle autour des tables, rarement alignées, où foisonnement pêle-mêle des livres ouverts empilés les uns sur les autres.

Les étudiants – assis, debout, un genou sur le banc ou la chaise – sont penchés sur les textes ; l’un à côté de l’autre, ou plus généralement l’un en face de l’autre, il lisent à haute voix, se balançant d’avant en arrière, de gauche à droite, ponctuant les articulations difficiles du raisonnement de larges gestes du pouce, frappant parfois frénétiquement les livres ou la table, voire l’épaule du compagnon d’étude, feuilletant avec fébrilité les pages des commentaires pris et remis rapidement dans les rayons de l’immense bibliothèque qui fait le tour de la salle. Les protagonistes de cette « guerre du sens » essaient de comprendre, d’interpréter et d’expliquer.

Avant la leçon magistrale, c’est la hakhana ou « préparation ». Après la leçon, c’est la hazara ou « répétition ». Il n’y a qu’un seul cours par jour, et dans les grandes classes, il ne peut y avoir qu’un seul cours par semaine !

Le plus surprenant est que les couples d’étudiants ne sont pas systématiquement constitués de personnes du même âge. Il peut y avoir un jeune de vingt ans avec un homme de quarante, voire de soixante ans ou plus. Ici, le savoir n’a pas d’âge ! Les étudiants vont consulter le maître – rarement, heureusement, quant au sens du passage étudié -, qui explique, prend position sur les thèses proposées et calme, pour un instant, le combat passionné des consultants.

Ici, deux hommes âgés, aux barbes blanches, s’approchent d’un jeune homme pour lui demander d’arbitrer un différend dans l’interprétation d’un texte. Le jeune homme doit être un ilouï (nom que l’on donne aux étudiants particulièrement doués). Certains relèvent plus du génie que de la simple sagesse. L’étude étant essentiellement orale, on écrit rarement dans la maison d’étude : il se développe chez les talmudistes et les qabalistes une extraordinaire mémoire visuelle du texte, au point que certains ilouïm (« génies ») sont capables non seulement de réciter des milliers de pages du Talmud avec leurs commentaires, mais aussi de situer des passages sur la page talmudique. Il existait en Europe de l’Est ou en Afrique du Nord, comme aujourd’hui en Israël ou aux Etats-Unis, des personnes capables de réciter tous les mots traversés par une épingle que l’on aurait plantée dans un traité du Talmud.

Sur une autre table, plus loin, un étudiant s’est endormi, les bras croisés sur un texte du Talmud ; à côté de lui, un autre sirote un café et fume une cigarette en prenant un air méditatif, concentration nécessaire à la poursuite de l’étude. Tout à coup, les corps se soulèvent et on a l’impression de voir des vagues sur une mer agitée. Les étudiants se sont levés et rassis, mus par une force invisible qui les a effleurés : le maître est passé ! Le respect dû au maître s’est traduit par cette danse des corps en harmonie avec le déroulement de la réflexion.

L’étude n’est pas seulement une science ou un art, mais la possibilité même de l’existence de la force cosmique qui maintient le monde. Pour les mystiques de l’étude, il est nécessaire de faire des tours de garde pour que jamais l’étude ne s’arrête un seul instant : le monde pourrait en venir à disparaître…

Tout bouge ! Le bèt-hamidrach connaît une effervescence ininterrompue où, de jour comme de nuit, résonnent les voix, le bruissement infini de l’étude… le chant de l’étude.

L’étude hébraïque concerne l’esprit. C’est un acte spirituel d’une grande portée dès lors qu’on comprend qu’étudier, c’est se lier à la lumière de l’infini qui arrive en ce monde portée par les lettres de l’alphabet hébraïque ou, comme dit le texte du Tiqouné Zohar, portée par des « chevaux de feu ».

 

Haya

C’est le quatrième niveau de l’âme, qui correspond au monde de l’émanation (atsilout). C’est un degré de spiritualité qui englobe aussi bien la conscience du corps que les sentiments et les réflexions intellectuelles.

Haya est un mot qui apparaît aussi dans le livre de la Genèse lors de la « formation » de l’homme et qui est associé aux mots néfèch et nechama : « vayitsère hachem Elohim èt haadam afar min haadama, vayipah beapav nichmat hayyim, vayehi haadam lenéfèch haya », ce qui veut dire : « Et Yhvh-Elohim forma l’homme : poussière de la terre. Il souffla dans ses narines une respiration de vie [nichmat hayyim] et l’homme fut un être vivant [néfèch haya]. » Le mot haya, du verbe hayo, signifie « vivre ». Hayim, c’est la vie.

D’après le texte biblique, néfèch haya désigne toute créature vivante, homme ou animal. Ce souffle de vie n’est pas seulement le fait que l’homme respire et parle, mais que celui-ci est aussi capable de prier.

Le niveau de haya se traduit par la prière : la tefila.

La prière est un des plus hauts niveaux de la méditation.   Haya est l’état dans lequel l’homme ressent la possibilité d’un dialogue avec l’infini et se perçoit comme recevant la lumière du en sof. Si la prière possède une structure complexe, on peut cependant dire qu’elle est essentiellement construite sur les psaumes de David.

 

Yehida  

Yehida est le plus haut niveau de l’âme. Très rares sont ceux qui peuvent l’atteindre.   C’est un état d’être au-delà du monde de l’émanation où le mystique entre en contact tangentiellement avec le divin. Certains maîtres pensent qu’il existe une véritable devéqout, unio mystica, d’autres pensent que l’on s’approche d’une véritable communion avec la lumière de l’infini, mais que le qabaliste ne perd pas conscience de son propre moi.   Etymologiquement, le mot yehida signifie « singularité », « unicité ». Dans une première approche, cela correspond au niveau éthique, c’est la manière d’être unique de chacun. Unicité fondamentale d’où découle l’idée de responsabilité. Pour la tradition hébraïque, chaque être humain a une vocation propre, singulière à réaliser, et qu’il est seul à pouvoir réaliser. Il doit répondre à cette vocation, ce projet unique. Là est sa responsabilité.   Au niveau de la méditation, c’est une stade au-delà de la prière.

Les paroles prononcées ici ne sont pas celles qui se disent dans les mots communs des prières que tous prononcent, ce qui était le cas des psaumes. Ici, le qabaliste invente ses propres prières au cours d’une retraite solitaire dans la forêt ou dans la nature.

C’est ce que l’on nomme la hitbodébout (« esseulement »). Cette méditation est très pratiquée encore de nos jours dans le groupe mystique des hassidim de Braslav. Une grande littérature est consacrée à ce sujet.

Le mystique seul médite en silence sur sa vie et son comportement. Il est dans un retour sur lui-même (techouva) et souvent se laisse aller à des pleurs. La qabale contient en effet de nombreux récits où le qabaliste entre dans un état de « pleurement » mystique et de lamentations diverses.

 

Les 12 sephiroth

 

Les dix Sephiroth de vibration universelle émanent de l’Ain Soph qui est l’étoile microcosmique qui guide notre intérieur, l’Être réel de notre Être (voir l’étoile à cinq pointes et le Pentagramme de l’Arcane 5 du Tarot nde). •On parle des dix Sephiroth, mais en réalité elles sont au nombre de douze Sephiroth.

L’Ain Soph est la onzième Sephiroth et son antithèse ténébreuse l’abîme est la douzième Sephiroth (les Kliphos nde).

Ce sont douze sphères ou régions universelles qui se pénètrent et s’interpénètrent mutuellement sans se confondre. Les douze sphères gravitent dans l’atome central du signe de l’infini. Dans ces douze sphères se développe l’humanité solaire. Nous avons déjà dit que le signe de l’infini se trouve au centre de la Terre, dans son cœur. •Les Sephiroth sont atomiques. •Les dix Sephiroth peuvent se réduire à trois tables : 1.La table des quanta, de l’énergie rayonnante qui vient du Soleil ; 2.La table des poids atomiques des éléments de la nature ; 3.La table des poids moléculaires des composés.

* C’est l’échelle de Jacob, qui va de la terre jusqu’au ciel. Tous les mondes de conscience cosmique se réduisent aux trois tables.

** Une Sephiroth ne peut être comprise sur un seul plan, car sa nature est quadruple. C’est pourquoi les kabbalistes s’expriment clairement en disant qu’il y a quatre mondes.

 

Aziluth : C’est le monde des archétypes ou monde des émanations. C’est le monde divin.

Briah : C’est le monde de la création, aussi appelé Khorcia, c’est-à-dire le monde des sections.

Yetzirah : C’est le monde de la formation et des anges.

Assiah : C’est le monde de l’action, le monde de la matière. •Les Trois Sephiroth de la forme se trouvent sur le Pilier de la Rigueur (Binah, Geburah, Hod). •Les Trois Sephiroth de l’énergie se trouvent sur le Pilier de la Miséricorde (Chokmah, Chesed, Netzah).

Entre ces deux Piliers se trouve le Pilier de l’Equilibre, où sont les différents niveaux de la conscience (Kether, Tiphereth, Jesod, Malkuth).

•Les dix Sephiroth connues proviennent de Sephira, la Mère divine qui réside dans le Temple Cœur.

 

IO est le mantra de la Mère divine et les émanations de la Prakriti sont au nombre de 10, en d’autres mots les dix Sephiroth.

 

* Kether est le Père en nous, un souffle de l’Absolu qui est en lui-même profondément inconnu. Kether est l’Ancien des Jours et chacun de nous au fond, est un bienheureux Ancien des Jours.

Chokmah est le Fils (le Fils de l’Homme nde), le Christ atomique en nous. Binah est la Mère en nous, l’Esprit Saint en nous.

Kether, Chokmah et Binah sont notre Couronne des Sephiroth (le chakra Sahasrara, chakra coronal ou chakra couronne, appelé église de Laodicée en ésotérisme chrétien – voir les chakras dont les sept chakras ou 7 chakras, les sept églises ou 7 églises de la fin des temps nde).

* Le Père très aimé, le Fils très adoré et le très sage Esprit Saint vivent dans les profondeurs de notre conscience superlative, attendant l’instant suprême de notre réalisation.

* L’Esprit Saint est notre Mère divine, qui revêt un manteau bleu et une blanche tunique aux splendeurs exquises. La Mère porte dans sa main une lampe précieuse. Cette lampe est l’Intime qui brille au fond de nos cœurs.

 

L’Intime est contenu dans un vase d’albâtre fin et transparent. Ce vase est notre propre conscience superlative, c’est notre Bouddhi. L’Intime est la sephiroth Chesed, la Bouddhi est la sephiroth Geburah. •L’Intime et la Bouddhi s’expriment à travers l’âme humaine.

L’âme humaine est Tiphereth, la volonté, la beauté. Ainsi donc l’Intime avec ses deux âmes, la divine (âme spirituelle nde) et l’humaine, officie sur son trône qui est le système nerveux cérébro-spinal. •L’Intime est couronné de la Couronne des Sephiroth. •L’Intime habite dans son Temple.

Le Temple de l’Intime a deux Colonnes : Jakin et Bohaz. Jakin est le corps mental et Bohaz est le corps astral. Le mental est la Sephiroth Netzah, l’astral est la Sephiroth Hod.

** Ces deux Colonnes du Temple s’appuient sur la pierre cubique de Jesod. Cette pierre cubique sert également de fondement au royaume de Malkuth. Cette pierre cubique est le corps éthérique et Malkuth est le corps physique.

 

L’homme est donc une décade complète. Nous avons dix doigts dans les mains, dix Sephiroth et dix commandements. •Lorsque l’Ancien des Jours réalise les dix Sephiroth en lui-même, il se transforme en Adam-Kadmon, en homme céleste.

Celui qui réalise les dix Sephiroth en lui-même resplendit dans le monde de la lumière avec un éclat christique ineffable. •Quand l’Ancien des Jours réalise les dix Sephiroth en lui-même, les dix Sephiroth resplendissent dans le monde de la lumière comme des pierres précieuses, comme des pierres resplendissantes dans le corps de l’Ancien des Jours.

« Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’esprit dit aux Eglises (les sept églises nde) : au vainqueur, je ferai manger de l’Arbre de Vie placé dans le Paradis de Dieu. » Apocalypse 2:7 (le Message du Verseau est le livre de l’Apocalypse dévoilé pour la fin des temps nde). •Les dix Sephiroth resplendissent comme des pierres précieuses dans le corps de l’ANCIEN DES JOURS.

 

C’est ainsi que nous nous convertissons en la Jérusalem Céleste, qui est ainsi décrite :

« Les assises de son rempart sont rehaussées de pierreries de toute sorte : la première assise est de jaspe, la deuxième de saphir, la troisième de calcédoine, la quatrième d’émeraude, la cinquième de sardoine, la sixième de cornaline, la septième de chrysolite, la huitième de béryl, la neuvième de topaze, la dixième de chrysoprase, la onzième d’hyacinthe, la douzième d’améthyste. » Apocalypse 21:19-20. •Les dix Sephiroth sont atomiques. •Les dix Sephiroth sont la ville sainte, la Jérusalem Céleste qui vient à resplendir au fond de notre cœur.

« Au milieu de la place de part et d’autre du fleuve, il y a des arbres de vie qui fructifient douze fois, une fois chaque mois ; et leurs feuilles peuvent guérir les païens ».

« De malédiction, il n’y en aura plus ; le Trône de Dieu et de l’Agneau sera dressé dans la ville, et les serviteurs de Dieu l’adoreront, ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. » (voir le chakra Ajna, le chakra frontal ou chakra du troisième oeil, appelé église de Philadelphie nde).

« De nuit, il n’y en aura plus ; ils se passeront de lampe ou de soleil pour s’éclairer, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et ils régneront pour les siècles des siècles. » Apocalypse 22:2-5.

* Quand l’homme aura incarné en lui-même sa Couronne de Sephiroth, alors l’Ancien des Jours l’éclairera et régnera pour les siècles des siècles.

** Cependant, frères de mon âme, je vous dis en vérité que personne ne parvient au Père si ce n’est par le Fils (le fils de l’homme nde). Le Fils est le Christ atomique en nous, il est Chokmah, la divine sagesse christique, la Gnose qui resplendit au fond de notre cœur (la doctrine du coeur est Amour, Don et Compassion nde).

# Nous devons inonder tous nos véhicules d’atomes de nature christique (cultiver l’Amour, le Don et la Compassion avec l’Esprit de Dieu nde), nous devons former le Christ en nous pour monter au Père, car personne ne parvient au Père sans passer par le Fils.

*** Même si le Christ naissait mille fois à Bethléem, cela ne servirait à rien s’il ne naissait aussi dans notre cœur. Il faut former le Christ en nous pour entrer par les portes de la ville triomphante et victorieuse, le dimanche des Rameaux.

La nativité est un événement cosmique qui doit se réaliser en chacun de nous. La nativité est absolument individuelle. Il est nécessaire que le Christ naisse en nous, la nativité du cœur est urgente.

Il faut transformer l’Arbre de la science du bien et du mal en l’Agneau immolé de la cité sainte.

 

« Le vainqueur, j’en ferai une Colonne dans le Temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus jamais. » Apocalypse 3:12.

« Reste fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la Couronne de Vie. » Apocalypse 2:10.

« Je suis le pain de vie, Je suis le pain vivant. Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier Jour (voir la résurrection nde). Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. » Jean 6:48,51,54,56.

 

Le Christ est réellement une Couronne de Sephiroth d’une sagesse incommensurable, dont les atomes les plus purs resplendissent dans Chokmah, le monde d’Ophanim.

* Cette Couronne de Sephiroth incommensurable envoya son Bouddha, Jésus de Nazareth, qui se prépara à travers d’innombrables réincarnations dans notre évolution terrestre. Ce fut dans le Jourdain que la couronne christique, le Logos solaire, resplendit et pénétra dans son Bouddha, Jésus de Nazareth.

C’est là le mystère de la double personnalité humaine, l’un des mystères les plus grands de l’occultisme. •Quand l’homme reçoit sa Couronne de Sephiroth, alors l’Ancien des Jours l’illumine et le conduit vers les eaux pures de la vie (les eaux très pures de l’Eden sont le divin miroir de l’Amour nde).

Cependant, mes frères, personne ne parvient au Père sans passer par le Fils, et le Fils (le Fils de Dieu nde) se trouve au fond de l’Arche de l’Alliance, attendant l’instant de la réalisation.

Cette Arche de l’Alliance, ce sont les organes sexuels. Ce n’est qu’au moyen de la chasteté parfaite que nous pouvons former le Christ en nous et monter au Père.

Maintenant, mes frères, je vous ai livré l’Arche du Nouveau Testament. Je vous ai maintenant enseigné le chemin de la Magie sexuelle (le sentier du fil du rasoir nde).

« Alors s’ouvrit le temple de Dieu dans le ciel et son Arche d’Alliance apparut, dans le temple ; puis ce furent des éclairs et des voix et des tonnerres et un tremblement de terre, et la grêle tombait dru. » Apocalypse 11:19.

 

Source : compilation

Le Pavé Mosaïque au rite de Memphis Misraïm 25 juin, 2016

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Le Pavé Mosaïque au rite de Memphis Misraïm

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Par les 3 plans du monde, il divise le ciel en 12 secteurs et 12 signes du zodiaque.
Il comporte 108 cases. Sa réduction théosophique est 9 (1+8).
Il est formé de dalles carrées, noires et blanches, formant alternativement un damier de 9 x 12 de forme rectangulaire.

Le symbolisme de 9

o          Dans les écrits homériques, ce nombre a une valeur rituelle. Déméter parcourt le monde pendant neuf jours à la recherche de sa fille Perséphone.
o          Les neufs muses sont nées de Zeus, lors des neuf nuits d’Amour.
o          Neuf semble-t-il est la mesure des gestations, des recherches fructueuses et     symbolise le couronnement de l’effort L’achèvement d’une création.
o          Les Anges sont hiérarchisés en 9 chœurs ou triades :
la perfection de la perfection
l’ordre dans l’ordre
l’unité dans l’unité
o Chaque monde est symbolisé par un 9 : triangle – le ciel, la terre, les enfers 9 est la totalité des 3 mondes.
o          Les Francs-Maçons en ont fait le nombre éternel
de l’immortalité humaine et 9 maîtres retrouvèrent le corps et le tombeau d’Hiram. Dans la symbolique maçonnique le nombre 9 représente aussi dans son graphisme une germination vers le bas, donc maternelle, tandis que le chiffre 6 représente au contraire une germination vers le haut donc spirituelle.
o          Dans l’ordre humain, le 9 est en effet celui des mois nécessaire à l’achèvement du fœtus. 9 étant le dernier de la série des chiffres, annonce à la fois une fin et un recommencement, c’est à dire une transposition sur un nouveau plan.

Le symbolisme du 12 

D’après Jean CHEVALIER, 12 est le nombre des divisions spacio-temporelles.
est le produit des 4 points cardinaux. II symbolise aussi l’univers dans sa complexité interne.
12 représente aussi la multiplication des 4 éléments : l’erre — Eau Air — Feu.
Dans le symbolisme chrétien, la combinaison du 4 du monde spatial et du 3 mesurant le temps sacré donne le chiffre 12, qui est celui du monde achevé.
C’est celui de la Jérusalem Sacrée (12 portes, 12 apôtres).
C’est celui de l’année de 12 mois. 12 est le nombre de l’élection :
o          les 12 lits de Jacob
o          les 12 tribus du peuple hébreu
o          l’arbre de vie porte 12 fruits
o          12 chevaliers de la Table Ronde
o          12 est le nombre d’un accomplissement, d’un cycle achevé.

Revenons au chiffre 108 

Comme le démontrent de longs calculs ésotériques, il est 4 fois le nombre 27 trouvé dans la Tetraktys de PLATON.
II est surtout la périphérie d’un triangle basé sur le chiffre 37 et dont le total des côtés est 111 ( nombre christique).
Il symbolise le sommet qu’un homme peut atteindre sur le sentier pendant sou incarnation et il est ainsi le Nombre de l’accomplissement.
Le nombre 108 est surtout en rapport avec la loi des cycles et du temps ; ce chiffre sacré parle beaucoup pour l’Orient,

en effet :
o          Au Ladakh (appelé aussi Petit Tibet) existe une lamaserie du nom de LAMAYUIW qui autrefois était occupé par un lac, lequel fut asséché grâce à un bouddhiste – et s ‘en suivit que le roi du Ladakh fit construire 108 temples dans tout le Tibet oriental.
o          PADMA – SHAN,11iFIAVA, le grand guru tibétain, qui a rétabli l’ésotérisme du Tibet après la mort de BOUDHA, a préservé tons les écrits les plus sacrés qui furent révélés dans les mondes célestes (archives akashiques) et les cacha à la frontière du Népal, au nord du Tibet. Il y eu ainsi 108 ouvrages.
o          existe en orient 108 faiblesses. Telles que
l’illusion, les désirs, la haine, l’attachement, l’orgueil etc… qui correspondent aux 108 grains du chapelet bouddhiste. Celui des Shivaïstes a aussi 108 grains.
Ces 108 faiblesses sont appelées les 108 liens kartniques.
o          Dans le mandala Kango-Kaï des Japonais, dont
l’utilisation est identique à celle du labyrinthe de la cathédrale de Chartres, il existe 108 personnages appelés les honorables du VA1RABEIATU. Sans oublier qu’à Shambhala, il existe 108 grands initiés et maîtres.

Le pavé mosaïque 

Emblème de la vie humaine partagée cistre le bien et le !rial (émulation), pavage du temple de Salomon.

11 prend la place du Sanctum Sanctorum, on ne peut entrer que le grand prêtre.

Symbole de la dualité que l’on retrouve souvent en loge. Représentation des différences marquées (philosophie, opinions, caractères, sexes, couleurs, races etc .. . ) qui finissent par s’harmoniser en se respectant.

Le pavé mosaïque prend toute sa force lorsqu’il entoure les 3 piliers egzek, (colonnettes) Sagesse – Force – Beauté.

Le pavé mosaïque symbolise pour RADON, l’union de tous les maçons du globe unis par un même serment symbolique ; malgré les différences de couleurs, de races, de religion. Ces pierres blanches et noires sont une image du bien et du mal qui pavent les chemins de la vie.

Pour PLANTAGENET, le pavé mosaïque continue dans le. Temple le binaire des 2 colonnes et on peut en déduire que le Maçon, comme le profane est soumis aux rigueurs de la loi des contrastes, confirmation du caractère relatif qui peut sc révéler au néophyte en loge d’Apprentis.

La symbolique du pavé mosaïque généralement admis est en effet celui du bien et du mal inhérent à l’existence terrestre niais c’est aussi te corps et l’esprit unis niais non confondus. Ténèbres et Lumières sont liées dans le pavé mosaïque, si l’on considère les rangées de dalles. Mais les traits virtuels qui les séparent forment un chemin rectiligne avant le blanc et le noir tantôt à droite, tantôt à gauche, en haut, en bas.

Ces lignes sont la vie de l’initié qui doit non pas rejeter le monde ordinaire, niais s’élever au-dessus d’elle. Ces lignes n’apparaissent pas aux yeux du profane. Il ne voit que les dalles blanches et noires et suivant la voie large, voie exotérique, il passe alternativement du blanc au noir et du noir au blanc. L’initié, au contraire, suit la voie étroite (ésotérique), plus line que le 111 du rasoir et passe entre le blanc et le noir. L’étroitesse du chemin indique assez par elle-même que ce chemin ne peut être celui du profane.

Au cours de la réalisation du « Grand Œuvre des Alchimistes », la matière changeait plusieurs fois de couleur. Ces couleurs apparaissent les unes après les autre dans un ordre invariable, leur succession régulière indiquait que l’œuvre était en bonne voie. On peut en effet diviser les couleurs de l’œuvre en 2 classes :

o Les couleurs principales, au nombre de 3 ; dont tous les alchimistes parlent, qui sont : le noir, le blanc, le rouge.
o Les couleurs secondaires ou intermédiaires, qui servent de transition pour passer du noir au blanc et du blanc au rouge.

Les philosophes hermétiques ont donné plusieurs noms au noir: la noirceur, signe de putréfaction ; les adeptes l’ont appelé occident, ténèbres, éclipse, tête de corbeau, mort.

Le noir était l’indice de l’opération appelée putréfaction par quoi tout commençait.

Commencement de l’œuvre devait être corruption, putréfaction ; après quoi la matière vivifiée évoluait et se perfectionnait jusqu’au rouge. De plus la putréfaction est le symbole de la mort d’où jaillira la vie.

Ainsi du point de vue de l’art hermétique, le pavé mosaïque pourrait-il aussi symboliser la voie étroite que doit emprunter l’initié dans son voyage qui le conduira du noir de la mort au blanc, lumière de la vie.

Pour Oswald Wirth, le pavé mosaïque est l’image de l’objectivité, car les contrastes créent le constatable et sans eux l’uniformité nous échapperait et su confondrait avec le néant.

Les distinctions retournent souvent tout au long de sa carrière maçonnique dans la bienfaisante ambiance du cabinet de réflexion. Il ne faudrait pas cependant qu’il tombe dans l’excès de se préoccuper uniquement de lui-même, ce qui, à la longue, développerait un complexe narcissique qu’il faut à tout prix éviter car il devient difficile par la suite de réduire les complexes de quelque nature qu’ils soient.

Quand à la fin des épreuves, après avoir fait l’inventaire de nos forces et de nos faiblesses, le Vénérable Maître intime l’ordre de faire tomber le bandeau noir, nous recevons comme un choc psychologique. Après les ténèbres, nous voici ébloui par l’illumination de la Loge et face à des symboles qui permettent d’explorer toute la symbolique universelle. Et comme disait Hermès Trismégiste : «Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », l’initié apprend donc par le microcosme que constitue la loge, le macrocosme qui est la dimension de l’univers.

La connaissance de soi passe aussi par la souffrance : « L’homme est un apprenti, la douleur est son maître, et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert », disait Alfred de Musset.

Nous naissons effectivement dans la douleur.

Remémorons-nous encore notre passage du cabinet de réflexion fi notre entrée clans k Temple en passant par la porte basse. Ce geste pourrait très bien être assimilé à une renaissance : le cabinet de réflexion représentant la matrice où se développe le germe, la corde que nous portons autour du cou nous rappelant le cordon ombilical qui nous retient à la Terre mère. En pénétrant ainsi dans le temple, nous entrons dans la vraie vie et c’est à ce moment précis que le profane se trouve transformé en apprenti, c’est -à -dire en enfant viable.

En conséquence, l’initiation maçonnique place bien l’homme face à la connaissance de lui-même, à cette connaissance subtile et profonde des composants intrinsèques de sa personnalité.

L’homme est dans sa composition, son fonctionnement et sa finalité,, à l’image de l’univers cosmique dans lequel il évolue. Sa connaissance pour lui-même passe par sa dimension spirituelle et par sa relation avec le divin.

En cherchant à s’intégrer dans le divin, il prend conscience de lui, il s’analyse et se regarde. Dans le miroir du cabinet de réflexion, le futur initié dépasse la contemplation de sa propre nature pour s’intégrer clans la nature divine ; mais il ne peut voir Dieu. 11 voit donc sa propre forme à travers la contemplation divine. Le miroir lui renvoie une image qui déjà n’est plus la sienne. Dans un miroir matériel, on ne considère plus la glace, mais la forme réfléchie tout en sachant que le reflet n’est dû qu’au miroir. Ainsi, l’Etre suprême joue le rôle miroir, il est Ici révélation, celui qui permet que l’on prenne conscience de soi, niais on continue d’ignorer ce miroir divin. Le miroir n’a pas d’existence objective, .et il reste cependant indispensable puisqu’il permet notre propre reflet.

Les mystiques, nos prédécesseurs, dans les antiques écoles de mystères affirmaient déjà sans aucune connotation religieuse, que l’homme est triple dans sa constitution, c’est- à -dire qu’il a un corps, une âme et un esprit.

Nous autres cherchants qui pratiquons un rite déiste et spiritualiste, comprenons aisément que l’émancipation et la libération de l’homme passe par la prise de conscience de cette trilogie.

La connaissance de soi-même implique donc la prise en compte de l’aspect universel qui existe cri chaque être.

Mais, la connaissance de soi, est-ce seulement un besoin vital chez l’homme ? Est-ce que, à la différence des animaux et des végétaux, l’homme a-t-il besoin seulement de survivre ? N’a-t-il pas également besoin de connaître le inonde dans lequel il vit ? Et comment connaître ce monde ? Ici encore les stratégies sont multiples.

On peut penser que, malgré la diversité humaine, il a forcément beaucoup de traits communs entre tous les hommes. C’est vrai qu’il existe entre nous des différences de caractère, de race de religion, de civilisation, mais une fois cette barrière franchie, nous admettons cette réalité : c’est qu’il y a quelque part en nous une nature humaine qui tait que tous les Hommes sont des I tommes et que si on connaît un, or les connaît tous dans leur unité.

C’est exactement cette démarche qu’a suivi Aimé Césaire dans sa recherche de la négritude qui se voulait non pas le contraire d’un quelconque racisme, mais le point de départ de la connaissance du monde. Dans son œuvre : « Cahier d’un retour au pays natal », il dit « Vous savez que ce n’est point par haine des autres races que je m’exige bêcheur de cette unique race, que ce que je veux, c’est ta faim universelle pour la soif universelle ». fin de citation.

Ouvrons donc nos barrières et partons à la connaissance de l’Univers, car ne connaître que soi-même peut engendrer des inconvénients tels que : tomber dans l’ethnocentrisme, le repli sur soi, le nombrilisme. « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ! » disait Pascal. Cette pensée ne traduit-elle pas le risque qu’encourent ceux qui ne s’arrêtent qu’à la connaissance de leur moi, à savoir le rejet de l’autre, de l’étranger ?

Comment éviter l’ethnocentrisme, le repli sur soi ou le nombrilisme ?

Le rituel nous l’apprend. Nous devons continuer l’Œuvre au-delà du temple. Aller vers l’autre, côtoyer « d’autres soi – même ». D’abord ceux de son entourage pour finir par le monde entier. Qu’est ce qui crée le racisme et la xénophobie ? C’est la différence des autres par rapport à nous, leur étrangeté, le l’ait qu’il ne parle pas la même langue que nous, ne s’habille pas comme nous, ne mange pas comme nous. En fréquentant ces étrangers de plus près, en apprenant à les connaître, nous constatons qu’il y a parmi eux des gentils, des méchants, des intellectuels, bref, ils deviennent des individus distincts qu’on aime ou qu’on n’aime pas en fonction de Ictus qualités propres et non plus à cause de leur appartenance à une race ou à une civilisation.

A propos de cette démarche, rappelons-nous ce qu’en disait déjà Pascal à son époque pour qui le moi était haïssable : « Si l’Homme s’étudiait le premier, il verrait combien il est incapable de passer outre. Continent se pourrait-il qu’une partie connût le tout »

Son objection mérite toute notre attention. La connaissance de soi-même sans erreur est forcément empreinte de subjectivité et ne donne pas ipso facto la garantie d’accéder à l’universel. Or, nu des principes que nous apprend l’universel, c’est la relativité des choses, et par, là même, la tolérance envers ceux qui sont différents de nous.

La chitine d’union nous enseigne que nos différences, loin de nous séparer doivent nous rapprocher car elles nous complètent et nous fortifient. lei, aucun de nous ne délient la vérité dans son entier niais seulement une ou deux des innombrables facettes qui la composent. Et comme le disait Diderot : « Si nous exigeons que vous cherchiez la vérité, par contre, nous ne pouvons exiger que vous la trouviez ».

En conclusion, si « Connais-toi toi-même » est le premier pas vers la connaissance de l’Univers et de ses dieux, il ne peut ni ne doit être le seul.

C’est la conjugaison de la connaissance des autres confrontée à la connaissance de soi-même, qui permettra de comprendre le inonde dans son unité, dans sa diversité, et qui nous permettra de prêcher ainsi la tolérance.

·         108 est le nombre de l’homme

·         32 et 76 sont les nb de la Terre et du ciel

·         Selon les rosicruciens, il symbolise le sommet qu’un homme peut atteindre sur le Sentier pendant son incarnation et il est ainsi le nombre de l’accomplissement.

·         Nombre Universel, en tant que produit de 9, nombre de Finition, et de 12, nombre Cosmique.

·         Blanquart fait remarquer que de la fête des Morts – 2 novembre –  25 décembre – il y a 54 jours et 54 nuits, c’est-a-dire 54 unités positives et 54 unités négatives: 54 + 54 = 108. En ce sens, 108 symboliserait le cheminement des ténèbres vers la lumière.

·         René Guénon a qualifié le 108 de nombre cyclique.

Symbolisme de 32

·         Selon R. Allendy, « c’est la différenciation apparaissant dans le monde organisé ». Il ne serait pas la génération créatrice comme 23, qui est l’inverse de 32, mais plutôt le plan, le schéma, des diverses formes de créatures modelées par le Créateur. Il serait aussi la libération karmique via les épreuves de la loi naturelle, 8 x 4 = 32.

·         Représente l’ensemble des hommes sur la terre.

·         Nombre inspirant à l’homme la vérité et lui apprenant comment la vivre.

·         Symbole de justice, selon les pythagoriciens.

Général

·         Dans les révélations faites par Jésus à Gemma, dans son livre « Parole d’amour », Jésus affirme que sur la croix, Il avait 32 os de fracturés.

·         Le monde a été crée par 32 voies et ils forment les 32 sentiers mystérieux de la Sagesse selon la Kabbale, formé par les vingt-deux lettres de l’alphabet hébreu et les dix Sephirot – singulier: sephira – de l’arbre sephirothique, qui sont des attributs du nom divin.

·         Les 32 chapitres de l’Apocalypse d’Abraham – 80-100 après J.C. – dans lesquels sont racontés la chute de l’homme et l’idolâtrie des descendants d’Abraham, la fin des temps et que les nations païennes seront bientôt punies, et enfin le Messie qui viendra rassembler son peuple et passer ses ennemis au feu.

·         C’est le nombre de lettres de l’alphabet que Dieu aurait enseignées à Adam. Certaines d’entre elles se seraient perdues. On prétend en effet que le visage de Dieu serait formé de 32 lettres qui n’ont pas toutes été découvertes, ni déchiffrer et ordonner. Si cela avait été le cas, l’homme aurait retrouvé sa dignité de fils de Dieu. Les évangiles ont réussi à déchiffrer 24 lettres, le Pentateuque 22 et le Coran 28.

·         Selon la tradition bouddhiste, la mère de Bouddha observa 32 mois d’abstinence et se devait de disposer de 32 qualités. C’est ainsi que Bouddha possédait dit-on 32 vertus caractéristiques.

·         Un des exercices fondamentaux de méditation consiste à orienter son attention successivement sur les 32 parties du corps.

·         La bouche contient normalement 32 dents: 16 à la mâchoire supérieure et 16 à la mâchoire inférieure.

·         En degrés Fahrenheit, c’est le point de congélation de l’eau au niveau de la mer.

·         Aux échecs, la quantité totale de carrés noirs sur l’échiquier, la quantité totale de carrés blancs, et la quantité totale de pièces (blanches et noires) au début de la partie.

SOURCE :

Le blog de anck131

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La transmission du savoir 15 mai, 2016

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

« L’Homme a toujours cherché à améliorer sa connaissance, de façon à maîtriser son avenir.

Cette amélioration des connaissances se fait souvent par le biais des expériences : ne dit-on pas que « l’on est la somme de nos actions » ?

Cependant, il semble impossible de maitriser tout le savoir du monde simplement par l’expérience : l’homme a une durée de vie bien trop limitée pour cela. Pire encore, quel intérêt y-a-t-il à ce que chaque génération reproduise les erreurs du passé ? Quelles solutions nos ancêtres ont mis en place pour s’assurer la pérennité de leurs connaissances ?

Et, plus important, pourquoi ces solutions ?

Pourquoi ne pas vivre dans l’insouciance du lendemain, pourquoi toujours en vouloir tant et plus ?

Voilà la question à laquelle ce dossier s’efforce de répondre. »

Comment, et pourquoi, transmettre le savoir de l’Autre ?

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La transmission du savoir

Dossier de CCSH sur l’Autre et l’Ailleurs

24/05/2008
Introduction

L’Homme a toujours cherché à améliorer sa connaissance, de façon à maîtriser son avenir.
Cette amélioration des connaissances se fait souvent par le biais des expériences : ne dit-on pas que « l’on est la somme de nos actions » ?

Cependant, il semble impossible de maitriser tout le savoir du monde simplement par l’expérience : l’homme a une durée de vie bien trop limitée pour cela. Pire encore, quel intérêt y-a-t-il à ce que chaque génération reproduise les erreurs du passé ? Quelles solutions nos ancêtres ont mis en place pour s’assurer la pérennité de leurs connaissances ?

Et, plus important, pourquoi ces solutions ?

Pourquoi ne pas vivre dans l’insouciance du lendemain, pourquoi toujours en vouloir tant et plus ?

Voilà la question à laquelle ce dossier s’efforce de répondre.

A propos de la mise en page.

Des notes apparaissent tout au long du dossier, leur signification est présente en fin de dossier.
Point de vue historique

Avant de réfléchir sur le « Pourquoi », un bref retour sur le « Comment » semble s’imposer. Bref retour en arrière donc…sur quelques pages, nous allons tenter de parcourir des millénaires.
La transmission orale

Transmission orale Au commencement, l’Homme transmettait son savoir directement, de façon orale. L’exemple le plus connu est sans aucun doute l’Ancien Testament, (ou tout du moins les cinq livres constituant le Pentateuque), qui furent transmis pendant des générations de père en fils.

De nos jours encore,

L’éducation religieuse d’un enfant juif repose d’abord sur la transmission orale. La Thora, c’est à dire l’ensemble des cinq livres formant le Pentateuque, se lit à haute voix.1

Les premiers livres

Transmission écrite. Rapidement, on s’aperçut que cette tradition orale ne pouvait suffire. Elle présentait en effet de nombreux problèmes : tout d’abord, elle dépendait directement de la mémoire du « gardien du Savoir » : qu’il meure avant d’avoir pu la transmettre, et l’information était définitivement perdue.

De plus, l’information pouvait ne pas s’implanter durablement chez le receveur : si, par exemple, on lui enseignait comment s’occuper d’un animal particulier, et que le jeune devenait religieux, son savoir non exploité disparaissait avec lui, car il n’avait pas vu l’intérêt de le transmettre à sa progéniture.

Sans compter l’instabilité importante : de génération en génération, la connaissance se déformait, parfois jusqu’à en perdre sons sens original.

C’est dans ce contexte qu’apparut l’écriture : elle permettait de fixer les choses de façon durable, et permettait aussi une diffusion plus large que le cadre familial. Cependant, cette méthode ne permit pas à tout un chacun d’avoir accès à une bibliothèque2 ; le coût d’un livre étant bien trop élevé pour le commun des mortels. Cependant, l’idée fit son chemin, et avec le temps, le livre se démocratisa, sous l’influence du Livre, la Bible :

Le mot « bible » vient du grec ancien biblía, qui signifie « livres » au pluriel neutre, par l’intermédiaire du latin (bíblia). Le sens était : « Les Livres (saints) » ou « la bibliothèque (sacrée) » en désignant l’ensemble du corpus religieux.3

Plusieurs techniques se succèdent pour propager le savoir. Les Assyriens écrivent sur des tablettes d’argile, les Égyptiens sur des rouleaux de papyrus et les Chinois sur des livres de bois et de soie. Les Romains adoptent le parchemin et emploient le livre non roulé reprenant la forme des tablettes. Plus facile d’emploi, cette forme reçoit le nom de codex. Certaines initiatives commencèrent à se mettre en place, avec pour but de sauvegarder la mémoire commune de l’humanité : on citera entres autres la bibliothèque d’Alexandrie

La naissance de l’imprimerie.

L’imprimerie. Même si le livre gommait beaucoup des imperfections de la tradition orale, sa diffusion était lente et coûteuse : ainsi, certains moines copistes passaient leurs journées à reproduire des enluminures, rendant le livre tellement précieux qu’il n’était jamais consulté.

C’est dans ce contexte qu’au XVI° siècle, Johannes Gensfleisch, plus connu sous son nom francisé Gutenberg, invente la presse à imprimer : il est alors possible, pour une somme relativement faible, de recopier des centaines de fois un livre. Cependant, le coût de diffusion, même s’il chute drastiquement, reste trop élevé pour le petit peuple. En revanche, un livre acheté est dorénavant lu, et non plus gardé précieusement comme preuve de sa richesse.

On oublie souvent de le préciser, mais Gutenberg (en allemand, on ne note pas de m devant le b) était loin d’être le premier à avoir cette idée : en Asie, un million de textes bouddhiques chinois furent imprimés sur l’ordre de l’impératrice Koken entre 764 et 770, soit presque un millénaire avant Gutenberg !

De progrès en progrès.

La linotype. Même si l’imprimerie a évoluée parallèlement en Occident et en Orient, aucune révolution majeure n’arrive sur ces continents avant le XIX° siècle.

C’est uniquement en 1880 qu’enfin arrive une modification importante : la linotype (photo).

Jusqu’à présent manuelle, la composition des textes devient mécanique avec l’apparition de la linotype en 1886 qui permet de composer du texte à partir d’un clavier et de fondre automatiquement une ligne bloc sur une justification déterminée. Les recherches sur la chimie, les métaux et la lumière ainsi que les travaux de l’imprimeur Firmin Gillot (1820-1872) débouchent sur de nouvelles techniques photomécaniques pour préparer des formes imprimantes à partir d’images créées sur des films par photographie.

De nos jours encore, les polices utilisées par la linotype sont placées sous copyright, et utilisées dans certains cas.
Avec l’invention de la linotype, c’est l’ouverture d’une nouvelle ère de modernisation : les machines s’améliorent à un rythme soutenu : citer toutes les améliorations serait long et fastidieux.

La dématérialisation du savoir.

Le virtuel. La dernière évolution en date concernant le stockage du savoir est sans aucun doute l’ordinateur personnel. Désormais, nul besoin de stocker des ouvrages poussiéreux aux prix « exorbitants » quand tout ce dont on peut avoir besoin est disponible instantanément et de façon agréable !

On estime que quotidiennement, 40 Pétaoctets transitent sur le Web, ce qui représente l’équivalent de 10 000 000 000 000 (10^12) livres !
Devant une telle abondance, la possibilité d’effectuer des recherches devient un point important du développement : en quelques mots clés, on peut trouver un correspondant parfaitement au point des techniques actuelles.
Et demain ?

Au vu des extraordinaires progrès dans le domaine du stockage du savoir effectués ces dernières années, on est en droit de se demander si le titre de cette partie doit être pris au propre ou au figuré. Dans tous les cas, qui peut imaginer comment évoluera un système vieux de plusieurs siècles, et sur lesquels se sont penché d’innombrables générations ? Peut-être serait-il prétentieux de vouloir prédire l’avenir.
Alors laissons de côté le point de vue historique pour entrer dès à présent dans le vif du sujet : Pourquoi ?

Pourquoi tant d’efforts ?

Pourquoi une telle soif, une des plus grandes et plus longues que le genre humain a engendrée ?

Le pourquoi.

Explications de la démarche

Nous venons de voir comment le stockage de la Connaissance s’est développé avec l’histoire de l’humanité. Nous allons maintenant nous intéresser aux racines plus profondes ; i.e. aux raisons d’un tel stockage.

Selon Darwin, l’homme n’est qu’un animal parmi tant d’autres. Mais l’Homme est bien plus que cela : c’est un être pensant doué de parole. Peut être y a-t-il là matière à réflexion ? Cela sera la première partie de notre explication.

Cependant, l’Homme seul n’est rien. C’est la société qui le rend humain, qui lui confère sa capacité à penser et à évoluer. Et pour cela, la société à besoin d’outils performants de communication !

Ceci s’avère de plus en plus crucial ces dernières années, ou la possession de la bonne information au bon moment est devenue une clé du pouvoir.

Trois points de départs pour une réflexion qui nous amènera à considérer la nature propre de l’Homme….explorons sans plus tarder le premier point.

Un animal, et bien plus encore.

L’Homme est-il différent d’un animal ? Il serait présomptueux de vouloir répondre à cette question en quelques lignes alors que des générations de philosophes se sont acharnées sur la question. Et cet acharnement prouve par les actes ce qu’on ne saurait expliquer par les mots : après tout, aucun autre animal ne s’est jamais posé cette question !

C’est cet acharnement envers la Connaissance et le Savoir qui nous ramène au sujet initial. Car chaque génération de « Chercheurs de l’âme » n’est pas repartie de zéro ! Chacune profitait des acquis précédents. Et c’est cela qui a aidé à concevoir la pyramide technologique dont nous sommes le sommet. Si personne ne profitait du savoir ancien, quelque soit le vecteur de transmission (oral, écrit, voire même virtuel), alors rien n’évoluerait ! Prenons l’exemple des mathématiques. C’est en utilisant les travaux de Pythagore qu’Euclide posa les bases de la géométrie. Gauss partit des travaux d’Euclide pour les inclure dans un tout encore plus large. Des générations plus tard, Mandelbrot s’inspira des travaux de Gauss pour imaginer le monde des fractales.

L’homme n’est pas éternel : sa durée de vie moyenne est de 70 ans ! Sans transmission, aucun de ces chercheurs n’aurait pu progresser, chacun aurait dépensé temps, argent et énergie pour revenir en arrière et recréer les bases. Ce qui prouve bien la nécessité des moyens de transmissions…sans eux, pas de civilisations, pas d’évolution ! L’exemple des mathématiques se transpose aisément dans d’autres cas : littérature, politique…l’école elle-même est un vecteur de transmission : le savoir de base d’une société est passé de personne en personne, de façon à former rapidement et sûrement les élèves.

A la lecture de ces arguments, peut-on réellement considérer l’homme comme un animal ? Non ! Et comme on le voit, c’est grâce aux architectures de Transmission que l’Homme, « d’un animal stupide et borné » devient « un être intelligent et un homme ». Cette situation de Rousseau, certes sortie de son contexte, vient du Contrat Social. Nous allons justement examiner maintenant les aspects sociaux de la problématique de ce dossier.

La vie en société.

De nos jours, il semble inconcevable d’imaginer une entreprise composée d’un unique employé.

Certaines entreprises vont même jusqu’à compter plusieurs milliers d’employés ! Dans ces cas là, la communication devient un point crucial : si deux personnes travaillent sur la même chose au même moment, c’est une perte de temps et d’argent pour l’entreprise. Et il semble tout aussi inconcevable que chaque employé s’exprime quotidiennement devant toute l’entreprise afin d’exprimer ses progrès…la solution est simple : utiliser les vecteurs de communication mis en place par la société : documentation, archives…toute cette architecture facilite le travail en groupe.
En dehors du cadre professionnel, existe aussi le problème de la vie familiale. Une journée ne dure que 24 heures, dont une partie est dépensée en sommeil. Ce la laisse peu de temps pour la communication à l’intérieur d’une famille…et pourtant, il faut bien trouver le temps de s’exprimer et de s’informer…quelle maison ne possède pas son stock de petits papiers, dédiés à la communication de petits mots ou de problèmes importants à résoudre instamment ?

Bien entendu, une personne lâchée seule dans la nature survivrait sans outil de communications. Cependant, elle serait incapable de réaliser ne serait-ce que les bases de notre société, et sa vie serait extrêmement complexe en comparaison avec la vie communautaire qui est la notre.
Une nouvelle fois, la vie nous prouve que l’Homme a besoin de son prochain pour (sur ?)-vivre.

La transmission à l’heure de la mondialisation

Il faudrait avoir vécu sur une planète étrangère pour ne pas avoir entendu parler de la mondialisation…
Ce terme passe partout est désormais employé partout. Avant de commencer cette partie, une définition s’impose donc.

Mondialisation : Terme définissant l’homogénéisation dans différents domaines (comme l’économie, la culture, ou la politique) de modèles communs provoquant une interdépendance entre différents ensembles géographiques.5

Depuis l’émergence de cette culture globale qu’est la mondialisation, le monde entier est presque instantanément lié ! (Le mot exact est hypermonde, un néologisme de Régis Messac repris par Pierre Berger pour désigner « l’espace immatériel créé par la convergence des technologies de l’information. »)

Les informations relayées par le journal du 20h sont suivies par des millions de personnes ! De plus, avec l’avènement d’Internet, c’est l’abolition des distances : toute personne est virtuellement joignable instantanément.

C’est dans ce contexte de rapidité de communication que l’information, et sa transmission, sont devenues importants : les cours de la Bourse, la guerre…la possession rapide d’une information fiable est devenu l’un des principaux moteurs de notre société.
Cela conduit malheureusement à certains excès : nous allons maintenant les examiner.
En toutes choses l’excès nuit…

Comme on l’a vu, la communication et la transmission se sont révélés des points capitaux pour nos sociétés passées, présentes et futures.
Malheureusement, cette hégémonie du Savoir et de sa transmission ne va pas sans causer quelques problèmes…
Les informations : phénomène de société

On vient de le voir, le monde entier ressent un besoin incoercible d’être constamment informé des moindres faits et gestes du réseau mondial. Malheureusement, ceci crée une relation hypocrite : les journalistes ont alors tendance à vouloir faire du profit pour le profit, et non des informations pour des informations, en parlant de choses faciles et joyeuses, et en laissant de côté les informations plus graves mais pour lesquelles peu de documents ont filtrés. L’exemple actuel de la Birmanie semble s’imposer : plusieurs milliers de morts, mais les infos font leurs unes sur le festival de Cannes…fort heureusement, ce manque d’objectivité des médias dits traditionnels est de plus en plus compensé par la vague (légèrement) plus objective du Web, qui peut se permettre (dans une certaine mesure) de critiquer sans avoir de conflits d’intérêts.

Mais pourquoi une telle soif d’informations ? Pourquoi un homme semble-t-il fasciné par la souffrance des autres, pourquoi s’intéresse-t-il à un people mexicain qu’il ne rencontrera, selon toutes probabilités, aucune fois dans sa courte vie ?
Plusieurs réponses à cette question complexe :

Un certain sadisme à voir souffrir son prochain. Cela peut paraitre cruel à dire, mail il est cependant reconnu que la vue d’une personne encore plus malheureuse que soi peut être conçu comme un exutoire à sa propre souffrance. Indirectement, « cet enfant qui souffre me remonte le moral, et j’ai besoin de cela pour survivre… » (belle société que celle dans laquelle nous vivons…)

Le besoin de s’informer. Cela pourra ainsi amener à une discussion le lendemain avec des amis ou des collègues, permettant d’exprimer son point de vue, et plus important, d’entendre l’opinion des Autres. Cela permet aussi de donner des points de départs à des conversations entres différentes cultures (l’Autre et l’Ailleurs). Ce partage d’opinions est, comme nous l’avons vu dans le premier point, une des caractéristiques de l’humain : ceci en est une nouvelle fois la preuve.

La volonté d’omniscience : en étant au courant des moindres faits et gestes de toute personne sur la Terre (et même en orbite autour de la Terre), l’Homme a l’impression d’être un Dieu tout-puissant. Ce concept est justement à la base des émissions de téléréalités, mais là n’est pas le sujet de ce dossier.

La dépendance envers l’autre.

On pourrait croire que de pouvoir profiter de la quasi-totalité des acquis des générations précédentes ne comporte que des avantages. Malheureusement, c’est loin d’être le cas : deux inconvénients majeurs viennent salir ce beau tableau.
L’apprentissage corrompu

Comme on l’a vu dans la première partie, il est courant de s’inspirer d’une œuvre préexistante. Ceci n’est certes pas condamnable, mais peut tout de même poser certains problèmes : si le document d’origine est faux, corrompu, ou mal compris, alors le travail qui sera effectué dessus le sera aussi.

Ce cas est arrivé plusieurs fois dans l’histoire, ou pendant des générations, une poignée d’individus se sont fourvoyés dans des impasses : doctrines politiques, religieuses, militaires…des milliers de personnes ont eu à souffrir ou souffrent encore de ces doctrines corrompues.
La perte du sens critique

Le moine qui recopiait un livre le faisait sans réfléchir : il ne faisait que recopier les unes après les autres les phrases composant le livre.
De la même façon, recevoir en « prémâché »une œuvre n’aide pas à sa bonne assimilation.

Il faut fournir un minimum de travail pour réussir à la comprendre, et il en faut encore plus pour pouvoir la réutiliser de façon cohérente : tout comme on ne comprend pas un roman simplement en lisant la première et la dernière phrase, on ne peut pas profiter du savoir transmis s’il est transmis de façon brute.

Lire un ouvrage de façon passive n’est d’aucune utilité : il faut tenter d’éclaircir certains points, de comprendre le point de vue de l’auteur…seule une lecture active peut permettre la compréhension de l’œuvre.

De plus, profiter aveuglément d’une œuvre n’est pas forcément la situation idéale. Dans certains cas, il peut être utile de rebâtir les fondations d’un sujet, et de les bâtir d’une façon différente que celle(s) connue(s). C’est le cas de ce dossier : afin de ne pas biaiser le raisonnement, peu de sources externes ont été utilisées, afin de ne pas être trop influencé par des publications externes, excès condamnable et peu utile à une réflexion de l’esprit.

Conclusion

Ce dossier a tenté de répondre à certaines questions.

Partant d’un point de vue historique, nous avons progressé pour finalement entamer une réflexion plus profonde sur l’origine même de la transmission du Savoir : pourquoi une telle soif ? Telle était la question à laquelle tentait de répondre la seconde partie.

« Est-ce dangereux ? » était la question de la troisième partie.

Que retenir de ce dossier ?

Tout d’abord, que la transmission est vitale aux hommes : que ce soit dans notre société numérique actuelle, ou dans des temps plus reculés, la possession d’une information et son passage de générations en générations permettent à l’Homme de clamer son Humanité et son intelligence.

Ensuite, que la transmission de savoir ne se fait pas obligatoirement à travers le temps : l’exemple des entreprises a bien montré que chaque personne faisait partie d’un réseau, réseau dont elle est à la fois dépendante et bénéficiaire.

Enfin, il est très important de noter que même si cette transmission (ce réseau) profite souvent, cela ne doit pas se faire de façon aveugle : un minimum de discernement s’impose pour pouvoir utiliser un ouvrage à bon escient.

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