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L’énigme de la cathédrale 20 août, 2016

Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaire

L’énigme de la cathédrale…. Un chemin ésotérique au cœur d’un cathédrale

ND Paris

Raymond LULLE passant devant un chantier, demande à un ouvrier qui taille des pierres : « Que fais-tu ? » : « Je gagne ma vie » lui répond cet homme. Il pose la question à un deuxième ouvrier qui lui répond : « Je taille des pierres » Enfin, le troisième, à qui il fait la même demande affirme resplendissant : »Je construis une cathédrale » …

Le Symbolisme révèle que la Cathédrale peut être comparée à l’homme.

Chaque symbole comprend plusieurs niveaux de lecture et de compréhension, en fonction de la recherche et de l’évolution de chacun.

Si les cathédrales véhiculent un enseignement général, elles donnent aussi chacune un enseignement particulier, possédant différentes étapes initiatiques ou énergétiques. On comprend alors pourquoi les compagnons entreprenaient leur Tour de France.

C’était non seulement pour acquérir la maîtrise de leur métier (maçon, charpentier, …) mais également pour progresser sur un niveau spirituel.

Ils essayaient de marier la matière avec la spiritualité, le lourd avec l’éther. Il faut savoir que les églises, et les cathédrales en particulier, ne sont pas construites n’importe où, au « hasard ». Généralement, elles ont été bâties sur des lieux de cultes plus anciens, dits païens : lieux sacrés celtiques, Culte de Mithra, Culte d’Isis…

Les fidèles ont su christianiser ces hauts lieux cosmo-telluriques. Les cathédrales sont placées sur des réseaux énergétiques connus et répertoriés. Une cathédrale est vivante. Il s’y passe des choses qui, pour le non averti, demeurent totalement inaperçues.

La cathédrale est le point central de la ville. Tous les chemins y convergent car c’est l’endroit le plus important. Elle est la représentation de la colline sacrée. Elle doit être ouverte à tous car c’est un endroit de prière et de spiritualité.

Le Symbolisme de la Cathédrale

Une cathédrale représente un homme accompli ou parfait. La cathédrale a généralement la forme d’une croix latine qui, en fait, représente l’homme debout les bras en croix. Elle est construite, la plupart du temps, sur trois niveaux : La Crypte, puis le sol et les colonnes et enfin la voûte.

Elle représente trois aspects de l’homme : Le corps, l’âme et l’esprit.

La Crypte représente notre grotte intérieure que nous devons explorer pour mieux nous connaître.

Une graine ne peut pas germer si elle n’est pas enfouie dans la terre. La crypte est donc propice à une deuxième gestation, celle de l’homme spirituel. La sortie de la crypte vers la lumière du jour est alors assimilable à la naissance à la vie spirituelle.

La crypte contient le puits sacré qui représente l’eau (90% du corps de l’homme). Ces eaux spermatiques reliées à la Mère Cosmique doivent être transmutées en feu dans la symbologie alchimiste.

L’Autel est le cœur de l’église. Il représente également le cœur de l’homme. C’est un point énergétique puissant.

L’Autel est une pierre cubique. Elle est parfaitement taillée. Elle est achevée. Autrefois, on trouvait à l’entrée de certaines églises, une ou plusieurs pierres brutes, non taillées.

Elles représentaient l’homme brut et animal, animé par sa subjectivité et son ignorance. Il fallait par la recherche et la compréhension de nos égos psychologiques, tailler cette pierre, la rendre parfaite. Au fur et à mesure que nous avançons vers la pureté de cœur, nous ressemblons à une pierre parfaite, la pierre de l’Autel.

Toutes les civilisations ont parlé de la Pierre Cubique. Les alchimistes l’ont assimilé à la Pierre Philosophale. Jésus disait : « Tu es Pierre et sur cette Pierre, je bâtirai mon Eglise ».

Certaines églises possèdent un labyrinthe dessiné sur le sol, entre la porte d’entrée et l’autel (Chartres, Amiens,..). Il représente la complexité de notre mental.

cathedrale-architecture-labyrinthe-2.jpgLa légende de Thésée, tirée de la mythologie grecque, est très explicite à ce sujet. Thésée représente l’homme que nous sommes. Nous devons rentrer dans les méandres de notre mental pour trouver la bête représentée par le Minotaure (c’est à dire nos défauts psychologiques, nos égos que sont la colère, la médisance, la jalousie, ou encore l’impatience) et que nous devons détruire au moyen de la compréhension. Nous devons nous libérer de notre animalité.

Devenir libre et rejoindre la divinité représentée par le fil d’Ariane. Le fil donné à Thésée par Ariane symbolise l’aide spirituelle apportée à celui qui s’engage sur le chemin intérieur du labyrinthe. En effet, le mental s’oppose toujours au cœur car il est la manifestation de croyances, idéologies, préjugés et de jugements mal erronés. Il peut nuire à notre réalité et à notre devenir.

Dante représentait le mental par la forêt sombre et vaste.

Tout ce qui concerne la décoration de la cathédrale (tableaux, statues, vitraux, etc) révélait un enseignement qui permettait à l’homme de se perfectionner jusqu’à s’élever sur un plan supérieur, sacré.

Toute progression spirituelle passe par un nécessaire face à face avec soi-même. Elle ne se contente pas de dresser un catalogue de vertus et défauts mais elle donne le sens d’une marche de transmutation de défauts en vertus.

Par exemple, si nous prenons conscience que l’égo de l’impatience se manifeste très souvent quand nous conduisons notre voiture. Nous pouvons transformer cette psychologie négative et nous positiver, en nous disant que de toute façon cela ne changera rien si nous nous énervons, comprendre le peu de valeur de cet épisode dans la Réalité de notre vie, écouter de la musique, etc.

Les gargouilles, extérieures à la cathédrale sont la représentation de nos égos ou défauts psychologiques encore appelés agrégats psychiques dans la philosophie bouddhiste Tibétaine, elles sont la vive représentation du mensonge, de l’avarice, la vanité,… mais aussi de toutes les ornières psychologiques, les façons de penser,… qui nous ont été inculquées par la société, la famille, l’éducation et qui sont souvent en opposition avec notre Etre réel.

Les gargouilles sont laides et nombreuses. Elles sont toujours tournées vers l’extérieur, car elles rejettent loin du lieu sacré les eaux de pluie, comme nous gaspillons nous-mêmes inconsciemment nos énergies quand nos égos se manifestent.

N’avez-vous jamais remarqué qu’après une colère, nous éprouvons une grande fatigue ? Voilà un exemple où l’égo brûla notre énergie. Après une colère, nous ressentons un vide psychosomatique et cet état est propice à déclencher, en nous, une maladie.

A nous de transformer nos gargouilles psychologiques en statues spirituelles.

La cloche. Elle représente le Verbe rappelant les fidèles à la réalité de leur vie. Elle dit : « reviens vers ta réalité intérieure, vit l’instant présent, lâches ton mental et son lot de préoccupations matérielles ». Elle est la clef de sol.

C’est aussi la vive représentation alchimique de l’homme (le battant, le phallus,..) et de la femme (la yoni, le réceptacle de la cloche). L’union tantrique de ces deux corps/énergies produisent le Verbe. Le son des cloches ne se borne pas à identifier le sacré. Il va aussi, jouer un rôle d’exorcisme.

Déjà chez les grecs et les romains, dans la maison d’un défunt, on agitait une clochette afin que l’ombre de la mort s’éloigne.

Le Coq est souvent placé au sommet de la cathédrale.

Par son chant, il annonce la Lumière renaissante après les Ténèbres de la nuit. Le coq est un symbole universel. En Inde, au Japon, il personnifie l’énergie solaire. Dans l’Islam, le prophète dit : « Le coq blanc est mon ami, il est l’ennemi de l’ennemi de Dieu ».

C’est parce qu’il est symbole des forces de la lumière renaissante, que le coq est sacrifié dans les rites sataniques, dans le but d’empêcher le triomphe de la spiritualité consciente. Symboliquement, il annonce l’arrivée en nous de la lumière (la conscience de l’Etre) qui dissipera nos ténèbres (notre subjectivité, nos égoïsmes) après la lutte contre nos égos.

Toutes les cathédrales sont orientées vers l’est de façon à ce que le fidèle soit face au soleil levant.

Cette lumière, devenue magique en traversant les vitraux, illumine non seulement la cathédrale mais également la conscience des fidèles provoquant ainsi une prise de conscience.

La Croix n’est pas un symbole propre à la Chrétienté. C’est un symbole Universel. On retrouve la Croix dans toutes les civilisations (Inde, Egypte, Aztèque, Celte,…). Chacun n’a-t-il jamais eu l’impression de porter une croix dans les moments difficiles de l’existence d’où le fameux dicton populaire « porter sa Croix ». Dans ce cas, elle est la somme des souffrances et des épreuves que la vie réserve à l’homme.

Épreuves qui lui faut les transcender pour grandir intérieurement. Le Tao dit : « au jour du bonheur, soit heureux. Au jour du malheur, réfléchis ». Ainsi, chacune des épreuves constitue une marche qui nous amène vers la compréhension intime de nous même.

L’encens qui est la sève, l’essence du bois, est indissociable de la Magie de la cathédrale. Pour les fidèles, l’encens est un véhicule des ondes spirituelles puisqu’il facilite le recueillement mystique. Il aurait la faculté d’attirer les Anges des mondes invisibles ainsi qu’un pouvoir curatif. En effet, dans les anciens temples, autrefois, on enveloppait les malades de fumée d’encens pour les soigner. Depuis toujours l’encens a été utilisé par les religions du monde entier.

En conclusion, nous pouvons constater tous ces symboles sont universels. Les bâtisseurs des cathédrales n’ont rien inventé. Ils se sont contentés de transmettre l’enseignement immuable par l’allégorie de la cathédrale.

La Vérité étant éternelle, elle ne change pas. Elle peut prendre une apparence différente selon les époques et les religions. Mais nous avons pu constater que grâce à ces symboles le même enseignement est toujours donné. Le symbole, c’est ce qui unit l’homme avec lui-même, loin des dogmes et des institutions religieuses. Si les religions utilisaient la compréhension du symbole, les guerres n’existeraient plus et une grande fraternité pourrait naître dans le monde spirituel.

La symbolique de la cathédrale est inspirée par la mystique. Autrement, elle perd toute sa valeur et ne devient qu’une simple œuvre architecturale.

La cathédrale est une invitation à découvrir le sens caché de la réalité de l’homme sur terre, en adoptant une attitude intérieure, ouverte, méditative.

En sachant qu’au fil de notre progression les symboles prendront un caractère plus précis dans notre processus d’éveil. La cathédrale est un outil extraordinaire pour aider l’homme dans sa quête d’individualité.

L’Homme a le devoir de trouver sa place, son rôle, dans le grand plan cosmique.

Le temple n’est pas à l’image de l’homme qui l’a construit, mais à l’image de l’homme terrestre qui désire éveiller en lui l’homme cosmique.

Nous ne sommes pas des êtres humains qui vivent une expérience spirituelle mais des êtres spirituels qui vivent une expérience humaine.

 Guy DECA.

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Merci Julien de cet apport …

Science, alchimie et Franc Maçonnerie 23 juillet, 2016

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution , ajouter un commentaire

« Essence et Souffle s’unissent et donnent naissance à l’Embryon mystérieux; celui – ci se noue et donne naissance à un corps. C’est le procédé du Cinabre intérieur ( nei-tan ) qui conduit à ne pas mourir. » (T’ai-si king ).

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Introduction

Cet extrait du T’ai – si king ou Livre de la respiration embryonnaire ne donne certes qu’un petit aperçu de ce qu’était l’alchimie intérieure chinoise appelée nei-tan, qui s’est développée au début de notre ère dans l’empire du Milieu. Il résume néanmoins en quelques phrases tout le processus de cet Art et sert d’introduction au but de ce travail, qui est celui de m’attaquer aux préjugés, aux mythes et à l’incompréhension, qui se sont perpétués au fil des siècles, au sujet de l’alchimie, non seulement dans le monde profane, mais aussi parmi nos Frères. Et de contester en premier lieu une idée préconçue et tenace en Occident, celle qui veut que sans un laboratoire dans sa cave avec fourneaux et alambics l’on ne puisse être considéré comme un alchimiste. Cette idée est fausse. L’alchimie intérieure chinoise, dont le support principal était le Taoïsme, nous a donné la preuve que l’on peut faire de l’alchimie sans travailler dans sa cave, en ne pratiquant que le nei-tan ou alchimie intérieure, dont le seul laboratoire est l’homme et ses différents « corps », grossiers et subtils. Cette alchimie intérieure était constituée par une véritable école initiatique basée sur une discipline morale et spirituelle, ainsi que des exercices ritueliques englobant le corps et l’esprit. Les pratiques de laboratoire avec travail sur les métaux et le cinabre furent vite considérées comme secondaires et sans grand intérêt par la grande majorité des Adeptes. Comme l’affirme Isabelle Robinet, éminente spécialiste du taoïsme: « L’alchimie intérieure, qui apparaît vers le VIII ème siècle en Chine, succède à la fois à l’alchimie de laboratoire ou extérieure et aux pratiques corporelles dont elle est l’héritière…… Elle élabore une discipline mentale qui doit induire en l’adepte une vision multi-dimensionelle du monde et le conduire à la coïncidence des contraires et à l’illumination, en lui faisant prendre conscience de la parcelle de lumière éternelle qui est en chaque être, qu’il doit nourrir et développer. »

Il n’est pourtant pas difficile de comprendre que, contrairement à ce que pensent certains occidentaux, le but de la transmutation alchimique est l’homme lui – même et non de vulgaires métaux. C’est là le vrai sens du terme « opératif ». De toute façon ceux qui ont passé leur vie au milieu des fourneaux se sont plutôt ruinés ou sont morts intoxiqués par le mercure, sans connaître le Secret de l’alchimie qui est de tout autre ordre. C’est le secret de la Vie. Car telle est la définition de l’alchimie : Science de la Vie, Science de la Vérité, Science de l’Immortalité ( immortalité de l’Ame bien sûr car il serait bien prétentieux et insensé de prétendre à l’immortalité de notre support temporaire corporel).

Je le répète à l’instar des Adeptes : « il y a un seul Vase, une seule Matière, un seul Four et un seul Laboratoire ». C’est l’homme lui même dans sa réalité grossière et subtile, ses corps de chair et d’esprit.

Il y a une autre idée préconçue au sujet de l’alchimie. Je l’ai parfois entendue sur la bouche de mes Frères. « Non, l’alchimie est trop compliquée pour moi. Je n’y arriverai jamais. Tous ces symboles abstrus et anachroniques à décrypter ! » Il est facile d’y répondre. Imaginez, mes Très Chers Frères, un profane qui entre dans un Temple maçonnique…et qui est confronté à nos symboles et rituels. Comment réagira-t-il ? Comme celui qui m’a dit un jour: « Mais pourquoi est-ce que vous, les Francs- Maçons, utilisez des symboles compliqués au lieu de vous exprimer comme tout le monde ? ».

Il faut bien reconnaître que si l’on veut aller plus loin qu’une vision morale ou sociale, les symboles maçonniques sont tout aussi difficiles à interpréter que ceux de l’alchimie. On peut même se demander combien de Francs – Maçons ont fait l’effort de déchiffrer le sens des différents mots, batteries, signes, couleurs, légendes ou symboles propres à chaque Grade. J’en conviens, tout cela nécessite d’une bonne dose de volonté et de perspicacité, plus qu’en a le commun des occidentaux, plus préoccupé par la vie profane effrénée, que par la quête fondamentale sur le pourquoi de son existence sur terre. Et ceci même parmi nous Francs- Maçons.

Quant à ceux qui prétextent que l’alchimie est une utopie irréalisable, je leur poserais la même question au sujet des buts de notre Ordre. Au risque d’en choquer certains, je suis persuadé que les buts spirituels de la Franc-Maçonnerie, les mêmes que ceux de l’alchimie, sont tout à fait réalisables et ne consistent pas seulement en un idéal que l’on ne pourra de toute façon jamais atteindre dans la réalité. Cette dernière affirmation est typique de la mentalité occidentale, qui sous le couvert d’une fausse modestie, démontre son manque de foi et de confiance en ses propres capacités. Une excuse en quelque sorte pour ne pas faire l’effort demandé.

Je dirais même que les symboles maçonniques et alchimiques voilent une Vérité non seulement réalisable, mais aussi d’une extrême simplicité de compréhension. La Vérité ne peut être que simple dans sa Grandeur. Son accès a été rendu sciemment compliqué. Ce sont les Adeptes qui ont créé un rempart presque infranchissable, afin que la Science ne tombe pas en mains mal intentionnées, afin que seul le chercheur perspicace et de bonne volonté, mu par l’intelligence du cœur, puisse l’atteindre. Si en alchimie on parle de transformer le Plomb en Or, c’est aussi pour mettre sur la fausse piste les profanes avides ou pour détourner vers le laboratoire ceux qui ne croient qu’en la matière et en elle seule.
– Et l’Amour dans tout ça ?- me répondit un jour un Frère à qui je faisais noter l’importance de l’alchimie dans la Voie initiatique. Il voulait par là me faire comprendre que cette recherche paraissait à ses yeux trop solitaire, égoïste et peu intéressée à l’évolution de l’humanité. J’aurais aimé lui répondre que l’Amour sans la Connaissance est tout aussi néfaste et aveugle que la Connaissance sans Amour et que le perfectionnement moral et spirituel de l’humanité n’est possible que par le préalable perfectionnement moral et spirituel individuel. Mais je lui répondis autrement: que les Adeptes en alchimie ne faisaient pas étalage de leurs qualités de cœur comme le font certains qui parlent à tort et à travers de tolérance et d’amour et qui au premier écueil se comportent en parfaits égoïstes, plus sensibles aux défauts des autres qu’aux leurs.

Physique quantique et alchimie

Un préjugé tenace fait de l’alchimie une véritable utopie sans aucun fondement scientifique. Or rien n’est plus faux. Les dernières découvertes de la physique quantique se rapprochent de façon étonnante des anciennes théories alchimiques, qui se révèlent comme une connaissance scientifique avant la lettre. Nous savons que la méthode expérimentale a été bousculée ces dernières décennies. L’observateur, par sa présence en chair et en os, modifie la valeur d’une expérience donnée. L’alchimiste, qui agit sur le plan subtil, en dehors de l’espace-temps, lui ne modifie pas la valeur de l’expérience.

De plus, la théorie de la relativité a balayé non seulement le caractère absolu de l’espace et du temps, mais aussi l’opposition entre matière et énergie. La matière selon la théorie quantique peut apparaître suivant les circonstances sous un aspect corpusculaire ou un aspect ondulatoire. Ce sont deux aspects d’une même réalité. Le réel n’est donc pas toujours visible et le visible n’est pas toujours réel.

Or, cette dualité de la matière est un des leitmotiv de l’alchimie. Cette dernière affirme en effet que la Matière première se transforme en énergie; que cette énergie obtenue ou extraite de la Matière agit en retour sur les éléments « corpusculaires » en les transmuant, en leur donnant une autre forme. L’alchimie affirme aussi qu’il y a deux états ou fonctions de la matière qui coexistent en alternance, le Solve et le Coagula, le Solve, appelé aussi le Volatil, état de dissolution, de décomposition de la matière, symbolisé par une sinusoïde et le Coagula, dit, aussi le Fixe, état condensé et corpusculaire, symbolisé par une ligne droite. Le Fixe ou aspect corpusculaire, déterminé, individuel correspond au Soufre et le Volatil, aspect vibratoire, ondulatoire, indéterminé correspond au Mercure. Le Sel est l’union du Soufre et du Mercure, soit l’état à la fois ondulatoire et corpusculaire, dont le sigle est bien connu en Franc-Maçonnerie, l’équerre et le compas réunis. Il suffit aussi d’observer le caducée d’Hermes pour comprendre cette union des deux états. Le Mercure y est représenté par les deux serpents qui s’entrecroisent dont le caractère ondulatoire formé par la lettre S est évident. Le Soufre ou Fixe correspond à la ligne droite centrale qui forme un T majuscule. Réunis il forment le Sel ou caducée d’Hermes….et les deux aspects coexistants de la matière selon la physique quantique. Les lettres S symbolisant le Mercure et T, le Soufre, réunies, forment le caducée et ne représentent rien d’autre que la Pierre des Philosophes tant recherchée par les alchimistes et les Francs-Maçons. Il s’agit bien de notre Pierre, soit un ensemble de deux choses, qui réunies par une troisième, nous ramènent à l’Unité.

L’écroulement de notions scientifiques qui paraissaient absolues telles que celle d’espace-temps, de réalité matérielle d’un objet, de loi de cause à effet, de méthode expérimentale infaillible, amène la physique moderne vers une réalité tout autre que celle, soumise à nos sens, à laquelle le matérialisme absolu des siècles passés nous avait habitué. Il faudra du temps pour réapprendre à vivre la réalité…à moins d’avoir assimilé l’enseignement hermético-alchimique.

Certains physiciens vont encore plus loin dans le rapprochement entre la science et l’alchimie, sans l’affirmer explicitement bien sûr. Le Professeur Régis Dutheil nous propose une théorie explicative de l’univers basée sur la notion de lumière et précisément sur le dépassement de la vitesse de la lumière. Il y aurait selon lui un monde en deçà de la vitesse de la lumière, le notre, soumis à l’espace-temps et un autre situé au delà de la vitesse de la lumière dit univers « superlumineux », où le temps n’existe plus et où la causalité n’a donc plus de sens.

L’alchimie affirme la même chose. Il y a deux mondes qui coexistent: le matériel soumis à l’espace – temps et le spirituel, hors du temps et de l’espace. L’alchimiste doit entrer dans le monde spirituel afin de le matérialiser et ensuite revenir dans le matériel afin de spiritualiser ce dernier. Mais pour cela il doit avoir pris connaissance et entière possession des deux mondes, le matériel et le spirituel,…. le sous lumineux et le superlumineux, pour employer les termes du Prof. Dutheil.

Et comment l’Initié peut-il passer la barrière entre les deux mondes ? Par la Mort initiatique qui permet le contact avec le monde spirituel. Il s’agit d’un état de transe méditative ou mort apparente. Ceci est confirmé d’une manière étonnante par le Prof Dutheil. Pour ce dernier il n’y a pas d’autre moyen actuellement disponible pour passer la barrière qui sépare l’univers sous lumineux du superlumineux que l’éveil à d’autres états de conscience – dit-il – par le Joga ou la méditation. C’est une reconnaissance « de facto » de la supériorité de la Voie initiatique sur la science, faite par un scientifique.

Ordre et Chaos

Selon l’alchimie transmuer le Plomb en Or signifie obtenir un composé stable et durable à partir d’un composé instable, appelé « Chaos » par les Adeptes. Ce problème du passage d’un composé instable et chaotique à un ensemble ordonné et durable, qui est posé par la théorie alchimique et que l’on retrouve dans notre Ordre sous l’axiome « Ordo ab Chao », est abordé aussi dans la théorie du Prof. Dutheil, et de la façon suivante. Notre physicien reprend la fameuse théorie de l’entropie. Selon celle-ci dans les molécules il existe un certain ordre. Par exemple les molécules ayant beaucoup d’énergie se trouvent les unes à côté des autres dans un certain endroit de l’espace, alors que celles qui ont peu d’énergie occupent un autre endroit de ce même espace. Il y a là une structure d’ordre. Une évolution appelée « entropie » se produira alors: les molécules ayant beaucoup d’énergie vont en céder une partie à celles qui en ont moins. On aura donc un ensemble de molécules sans aucune différenciation. On est donc passé d’une structure d’ordre à une structure de désordre. Le physicien Maxwell a supposé l’existence d’un principe dans l’univers, appelé ensuite « démon de Maxwell », qui, grâce à un système d’information qu’il doit nécessairement obtenir, remet de l’ordre, en replaçant les molécules à haute énergie d’un côté et celles à basse énergie de l’autre. Il rétablit l’ordre en quelque sorte. Pour un autre savant, Kammerer, il y aurait une force basée sur l’information, dans l’univers, qui tend à réunir les semblables « épars » en un ordre défini et stable. Or, selon Dutheil cette force se trouve dans l’espace superlumineux et peut être atteinte par le passage de l’homme dans cet espace, là ou existe l’information. L’homme alors informé pourrait se constituer ensuite selon un mode ordonné et définitif. Tandis que s’il restait dans ce bas monde sans information il irait vers la dégradation progressive de ses cellules en un mode uniforme de désordre, c’est à dire vers la mort tout court, comme c’est le cas habituellement pour le commun des mortels.

Cette théorie du Prof Dutheil correspond à celle de l’alchimie et de la Franc – Maçonnerie dont le but est de transformer un composé instable et caduque (la Pierre brute) en un composé parfait, stable et éternel (la Pierre cubique). Ce qui en alchimie se traduit symboliquement par la transmutation du Plomb en Or et spirituellement par la formation du corps-spirituel immortel dit Corps glorieux. Mais pour ce faire l’alchimiste doit, comme le Franc – Maçon, passer le seuil entre le monde matériel et le monde spirituel, entre le monde souslumineux et le monde superlumineux, pour utiliser les termes de Dutheil. Cela correspond à ce que l’alchime et la Franc-Maçonnerie appellent la Mort initiatique ou état de transe profonde qui nous fait passer dans l’au-delà, afin d’avoir accès, comme le dit Dutheil, « à l’information qui nous permettrait de faire de l’ordre » c’est à dire de transformer notre être périssable en composé stable, de passer en somme d’un état de chaos à celui d’ordre. Il s’agit véritablement, si la théorie de Dutheil est prouvée, d’un rapprochement historique entre la science, la F.M . et l’alchimie.

Pour peu que l’on ait des rudiments d’alchimie, l’on s’aperçoit que certains termes utilisés par cette dernière tels chaos, semblables, catégories sont les mêmes que ceux qu’utilisent les physiciens modernes. Depuis toujours en alchimie la Matière première initiale a été appelée Chaos ou Chaos des Sages. C’est notre Pierre brute. Il s’agit en effet de cette matière instable, laide et imparfaite qui pourtant donnera un ensemble stable et ordonné à la fin des Opérations. D’autre part les alchimistes ont répété maintes fois cet axiome: « les semblables s’unissent avec les semblables ». Et ceci afin « d’imiter la Nature ». L’alchimiste est appelé le singe, car il est sensé singer la nature. C’est ce qu’affirme Maxwell dans sa notion d’ordre : il faut réunir les semblables avec les semblables pour recréer l’ordre, les catégories.
Le physicien, comme l’alchimiste, doit singer la nature.

Mais ce qui pour nous est le plus important, c’est l’évidente unité, je dirai superposition entre l’enseignement maçonnique et alchimique en ce qui concerne le passage entre les deux mondes, par ce qu’on appelle la mort du vieil homme et la naissance du nouveau. La Mort initiatique appelée aussi Putréfaction est l’Opération la plus importante et la plus délicate de l’alchimie. Il ne s’agit bien entendu pas d’une mort réelle, autrement on irait vers cette destruction que justement l’on cherche à éviter. Cette Mort nous permet de déstructurer sans détruire, juste ce qu’il faut pour nous faufiler dans le monde d’à côté et pour reconstruire ensuite un ensemble plus stable, grâce à l’ « information » que nous y avons trouvée. A ce propos je cite encore le Prof. Dutheil qui donne sa version des choses: « La mort est donc actuellement (tant que la physique des particules superlumineuses n’est pas plus développée) le seul moyen que nous ayons de rentrer en contact avec le monde superlumineux. »

Les fils de la Lumière

Selon le Pr. Dutheil: « la référence de base de notre univers est donc la lumière » (et sa vitesse Ndr). Nous Maçons et alchimistes ne pouvons pas le contredire vu que le Prologue de l’Evangile de S. Jean, notre patron mutuel, l’atteste.
Selon la théorie de Dutheil le passage de l’état sous lumineux à l’état superlumineux nous donne « une vision instantanée et non causale des événements avec une évolution vers un état d’information et de signification maximal». Celui qui vit en permanence dans l’état superlumineux répercute cet état d’ordre sur le « petit monde » dans lequel il vit. C’est là tout le processus alchimique que nous Maçons pratiquons en travaillant dans le Temple (et en dehors du Temple…), grâce aux symboles et aux rituels, à l’accession de la Connaissance , qui nous permettra de rayonner ensuite dans « notre petit monde ».

L’affirmation du Prof. Dutheil que la référence de base de notre univers est donc la lumière, si évidente soit elle, reste une théorie du point de vue scientifique, non partagée par l’ensemble des savants. Il en est autrement dans le domaine initiatique et alchimique. En particulier dans la Kabbale, comme nous le propose le Baal Haorot : « Si tu veux, tu le pourras. Fils de l’homme, regarde! Contemple la lumière de la Présence qui réside dans tout l’existant. » (Orot Haqodech,I,64). Il n’est pas besoin de souligner quelle importance ont dans la Kabbale pratique les trois mots suivants: Lumière, vibration, énergie.

Mais si nous voulons convaincre le profane il faut lui donner des preuves scientifiques. Il n’y en a pas…

Et pourtant des éléments troublants apparaissent si l’on compare les rythmes de la vie humaine avec les rythmes cosmiques, en particulier ceux du soleil, donc de la lumière par excellence dans notre système planétaire.

Considérons en premier la vitesse de la lumière, cette barrière entre les deux univers, selon le Pr. Dutheil.

Vous savez tous que la vitesse de la lumière est de 300000 km à la seconde. Nous pouvons extrapoler sur une heure ou un jour et nous aurons:

Vitesse de la lumière par seconde : 300000 km
Vitesse de la lumière par minute : 18000000
Vitesse de la lumière par heure : 1080000000
Vitesse de la lumière par 24 h : 25920000000

Nous pouvons comparer ce mouvement de la lumière dans le système métrique à une sorte de respiration ou expansion de l’univers, à un déploiement du Verbe. Or, quel est notre étonnement si nous le comparons à la respiration de l’homme. Statistiquement l’homme respire en moyenne 18 fois par minute, soit 9 inspirations et 9 expirations. Extrapolons sur une heure ou un jour comme nous avons fait pour la vitesse de la lumière et nous aurons :

Nombre de respirations par minute : 18
Nombre de respirations par heure : 1080
Nombre de respirations par 24 h : 25920

Ces chiffres se superposent au nombre de millions de km de la vitesse de la lumière. Nous pouvons affirmer que l’homme respire en consonance avec la lumière, si l’on admet la valeur du système métrique comme un choix « illuminé ».

Or, il y a plus: la durée en années de la précession des équinoxes correspond aussi à 25920. Qu’est ce la précession des équinoxes ? Vous savez tous que l’axe de la terre est incliné ( 23 degrés 27 premiers) et que cette dernière tourne sur elle – même comme une toupie. Or, l’axe de la terre n’est pas fixe. Il se déplace progressivement et circulairement (coniquement) de sorte qu’il revient à la même position de départ après 25920 années. Le jour de l’équinoxe de printemps le soleil ne se lève donc pas chaque année au même point de l’horizon. Il reviendra se lever au même point après 25920 années. Le lever du soleil se fait progressivement par les 12 constellations zodiacales, de sorte qu’il reste dans la zone d’une constellation en moyenne 25920 : 12 = 2160 années. C’est ce que nous appelons une Ere. Nous quittons en ce moment l’Ere des Poissons pour entrer (en 2031 ?) dans l’Ere du Verseau. Or, le déplacement de l’axe terrestre d’un degré (sur les 360 qu’il va accomplir en 25920 années) se fait en 72 ans. Par le calcul simple : 25920 années divisées par le nombre de degrés d’un cercle 360 = 72 années.

Ce phénomène astronomique nous amène tout droit vers le deuxième rythme important de l’homme, celui des battements cardiaques qui est de 72 par minute. Le cœur bat en moyenne 72 fois par minute, ce qui le relie directement au soleil par le phénomène de la précession des équinoxes. Nos 72 battements cardiaques par minute sont donc en relation avec la lumière et précisément celle du soleil.

Mais il y a un autre lien intéressant entre le rythme cardiaque et la Lumière. C’est le Delta, dit fort à propos « lumineux ». Il s’agit du triangle sacré qui représente pour nous Franc-Maçons la Lumière par excellence, la Lumière spirituelle divine, placée entre la lumière du Soleil et de la Lune. Ce triangle sacré appelé Delta « lumineux », dans le centre duquel se trouve l’œil de Dieu, présente un angle supérieur de 108 degrés et une somme des deux angles de la base de 72 degrés, ce qui résume bien la divinité « lumineuse » en haut 1(08) et son déploiement dans la matérialité en bas signifiée par le 72. Le rapport de ce triangle entre le haut et le bas soit 1/72 est ainsi constitué, qui est à la base de la légende égyptienne expliquant la différence de 5 jours entre l’année solaire (365) et lunaire (360). Dans cette légende Hermès -Toth gagne aux dés en jouant avec la Lune. Il lui ravit 1/72 ème de l’année. C’est à dire que 1/72 ème de l’année lunaire de 360 jours correspond à 5 jours. Et ces 5 jours s’ajouteront aux 360 autres pour constituer l’année solaire de 365 jours (chiffres approximatifs !). Ce calcul confirme le lien du chiffre 72 avec le soleil et les cycles de l’univers, auxquels l’homme est relié par son cœur. Le cœur représente donc la Lumière qui est déployée dans l’homme, à l’intérieur de l’homme. Il existe en résumé un subtil rapport entre les battements cardiaques de l’homme à la minute, la respiration de l’homme sur 24 heures, la vitesse de la lumière sur 24 heures, et enfin le soleil et donc la lumière, qu’il est sensé représenter dans notre système solaire. Un fait est sûr: les 25920 années que comportait le cycle de la précession des équinoxes correspondaient à la fameuse Grande année pythagoricienne et platonicienne. Selon Platon il s’agissait de la Grande année cosmique ou « pulsation » de l’univers.

Que pense l’alchimie de tout cela? Le cœur y est assimilé au Soleil philosophique et à l’Or. Pour les alchimistes le cœur est le siège du Soleil philosophique ou Soleil intérieur, symbolisé extérieurement par le soleil, lui même cœur du système solaire. L’équivalence cœur = Soleil philosophique = Feu-Lumière = Christ = Or alchimique = chiffre 8 = X est une des pièces maîtresses de la symbolique alchimique. Le sigle de l’Or et du Soleil philosophique est le même: un point au milieu d’un cercle. Quant au chiffre 8, symbole de l’énergie serpentine ou solaire que nous avons vue « onduler » sur le caducée, il correspond bien au facteur X, inconnue du Grand Œuvre selon le grand Adepte Fulcanelli. Ce qui nous amène à la formule suivante : 72 (72 battements par minute) : 9 (9 inspirations ou expirations par minute) = 8.

Or, la Pierre philosophale est dite aussi Escarboucle et décrite comme une étoile à 8 branches avec un 9ème point central ( ).

Le rôle de la respiration et du cœur dans l’ascèse alchimique ou celle du Joga est essentiel. Il s’agit d’agir sur notre corps afin d’activer les énergies, la partie ondulatoire de nous mêmes, justement symbolisée par le chiffre 8, afin de nous faire passer la barrière qui nous sépare de l’invisible et transformer entièrement notre Nature par la Lumière ignée, pour devenir « fils de la Lumière ».

L’ADN ou caducée d’Hermes

Les biologistes moléculaires commencent à s’apercevoir que les théories anciennes des alchimistes et des gnostiques au sujet du serpent cosmique représentent une connaissance intuitive de la structure de l’ADN, notre patrimoine génétique. En effet la notion alchimique de « Principe vital et universel, ayant une forme serpentine et provenant du cosmos, principe unique et double à la fois, Matière première de toute chose, Mère de l’Univers, Principe qui s’exprime en nous sous la forme des 4 Eléments », et bien cette notion décrit ni plus ni moins la structure de l’ADN.

L’ADN est une hélice double en forme de 8 ou de deux serpents entrecroisés. Il est un, mais à la fois deux. Les deux rubans sont unis par des ponts, à la même enseigne que les marches d’une échelle, d’où le terme d’échelle double ( !). Ces ponts sont constitués par 4 acides aminés: Adénine, Guanine, Timine, Cytosine. Ces quatre bases ne peuvent s’accoupler que par paires spécifiques : A avec T et G avec C. Cela implique qu’un des deux rubans est le duplicata de l’autre et que le message génétique est double.

L’ADN est apparu abruptement sur la terre. Il est le maître des transformations sur celle –ci car il a façonné les êtres, tout en restant rigoureusement le même, malgré les 4 millions d’années où il s’est démultiplié. De même il ne varie pas, comme substance, d’une espèce à l’autre; il n’y a que l’ordre des lettres qui change. Selon les biologistes le 97% de l’ADN « fait des choses que nous ne comprenons pas pour l’instant », et selon le biologiste Jeremy Narby : « Dispersés dans cet océan de non sens, les gènes représentent une sorte de terre ferme où le langage de l’ADN devient compréhensible. Tous les mots ont 3 lettres, et comme l’alphabet de l’ADN dispose de quatre caractères, il y a 4x4x4 = 64 mots possibles. Les 64 mots du code génétique possèdent tous un sens et correspondent soit à un des 20 acides aminés utilisés dans la construction des protéines, soit à l’un des deux signes de ponctuation (« start » « stop » ). Il y a donc 22 sens possibles pour 64 mots. »

Vous conviendrez avec moi que cette similitude est troublante. Non seulement par le fait que le Principe alchimique du Un – Tout, base et Mère de l’univers est double et triple à la fois et de forme en « double hélice ». Non seulement par les 4 Eléments qu’il contient en son sein comme les 4 acides aminés dans l’ADN. Non seulement par l’affirmation qu’il est à la base de tous les êtres et de tout ce qui vit dans l’univers. Mais aussi dans des détails « croustillants » tels que l’importance du chiffre 8 et de ses multiples en alchimie, désignant cette Energie à la fois ondulatoire et corpusculaire à la base des trans-mutations. Or que voyons – nous dans l’ADN ? Une mise en évidence du chiffre 8, car selon les biologistes le message génétique est doublement double, c’est à dire 2x2x2=8 ou le cube de deux.. Que voyons – nous dans l’ADN ? Les 4 bases dédoublées ou 4×2=8. Plus encore : l’affirmation qu’il y a 22 sens possibles pour 64 mots ne passe pas inaperçue. Le 64 ou 8×8 soit le pavé mosaïque, les Mandalas hindous, le jeu d’échec ou de l’Oie, le drapeau templier. Le 22 soit les 22 lettres de l’alphabet hébraïque, les 22 Lames majeures des tarots, les 22 Grands Maîtres de l’Ordre du Temple, les 22 chapitres de l’Apocalypse.

Une mise en garde s’impose à ce point. Il s’agit ici d’une symbolique comparée, qui confirme le sens universel du symbole archétypal. Le fait que les symboles alchimiques correspondent à la structure de l’ADN ne signifie nullement que la Vérité est dévoilée, que nous avons découvert la Réalité que cachaient les symboles. Gardons nous de prendre un symbole pour la réalité qu’il sous entend. La structure de l’ADN est elle même le symbole d’autre chose, qui dépasse notre entendement, et qu’elle nous permet seulement de palper. Ce qui est important ici c’est la surprenante similitude et unité entre les symboles initiatiques et la nature, l’univers.

Dans ce même ordre d’idées nous pouvons comparer les quatre Eléments de l’alchimie soit la Terre, l’Eau, l’Air et le Feu aux quatre composants essentiels de toute matière organique: Carbone, Azote, Hydrogène et Oxygène. Convenez que la similitude est troublante. Le carbone dont le sigle est C nous rappelle la couleur noire et la Terre. L’azote, dont le sigle est N et qui constitue le 80% env. de l’air que nous respirons peut donc être relié à l’Air. L’hydrogène de sigle H, principal constituant de l’eau (H2O), peut être relié à l’Eau. Enfin l’oxygène principal activateur du feu, dont le sigle est O, peut être relié au Feu. Les deux Eléments alchimiques subtils, le Feu et l’Air se retrouvent réunis par leur sigle chimique dans la syllabe OZ, si l’on considère le sigle de l’azote N comme renversé. Je vous laisse déduire les implications initiatiques. D’autre part le nom de l’élément chimique appelé azote vient de l’ancienne terminologie alchimique. Dans cette dernière l’Azot correspondait à la Matière première de toute chose ou Matrice de l’Oeuvre. Pourquoi ? Parce que ce terme contenait la première et la dernière lettre de l’alphabet hébraïque l’aleph et le tau, la première et la dernière de l’alphabet grec l’alpha et l’oméga et enfin la première et la dernière du nôtre le a et le z. Il correspondait donc par ce fait au Tout-Un.

Cette Matière première, base du Grand Œuvre, était rappelée par les Adeptes dans la très célèbre phrase : « Ignis et Azot tibi sufficiunt. » . Le Feu et l’Azot te suffisent, …..pour parfaire le Grand Œuvre.

Cette Matière première ou Un – Tout était imagée par les alchimistes grecs, non seulement sous la forme d’un serpent en double hélice mais aussi sous l’aspect d’un serpent qui se mord la queue appelé Ouroboros, accompagné de l’inscription « en to pan ». En to pan : dans le tout ou Un le Tout. Le Tout est constitué par une seule et même chose: la Matière première, Principe dont tout dépend. C’est la substance sur laquelle nous devons travailler au départ du Grand Œuvre, notre Pierre brute. La tête qui mord la queue c’est la constante mutation temporelle, la forme nouvelle qui succède à l’ancienne, la Mort et la Renaissance. Mais c’est aussi l’union des fonctions alchimiques, le Solve et le Coagula, soit le serpent avalé et celui qui avale. La queue c’est le Volatil, la forme ondulatoire, la tête c’est le Fixe, la forme corpusculaire. La forme circulaire est spécifique de l’esprit, mais en alchimie elle signifie aussi la Matière indistincte du départ, le Chaos en opposition à la Matière spécifique, différenciée, l’Ordo qui se présente elle sous la forme symbolique d’un cercle avec un point au milieu. Le point ponctue, détermine. C’est l’esprit corporifié et individualisé. Le même symbole ou sigle est utilisé pour l’Or alchimique car c’est un corps stable, parfait et individualisé. Le Dieu fait homme et l’homme devenu Dieu.

L’œuf ou la poule ?

Vous connaissez tous l’histoire de l’œuf et de la poule. Lequel est arrivé en premier. L’œuf ou la poule ? C’est un peu le même problème entre l’alchimie et de la Franc – Maçonnerie, tellement le symbolisme de l’une est calqué sur l’autre. Leur similitude est une lapalissade, à condition de connaître les deux d’une manière assez approfondie. Car celui qui ne connaît que l’œuf ne verra aucun rapport avec la poule et vice versa. Des Franc- Maçons et non des moindres, ont affirmé que la part de l’alchimie dans la Franc- Maçonnerie consiste en un apport extérieur ajouté et limité à quelques symboles, principalement dans le cabinet de réflexion. Connaissaient – ils vraiment l’alchimie ? De l’autre côté des soi-disant alchimistes ont accusé la Franc Maçonnerie de dilettantisme. Mais les grands Adeptes tel Fulcanelli ont insisté sur le parallèle entre notre Ordre et l’alchimie, car eux avaient compris que derrière l’écorce le tronc était le même. Car si certains symboles de l’art de construire n’avaient apparemment peu à faire avec l’iconographie alchimique, il suffisait d’enlever l’écorce ou de casser la coquille pour y découvrir un symbolisme strictement parallèle. Ce n’était pas le même langage certes, mais le sens était le même. Il suffisait d’un bon traducteur. Mais pour cela il fallait connaître les deux idiomes. Il est bien connu et tout à fait humain, que l’on rejette ce que l’on ne peut comprendre. Toute critique objective doit commencer par l’étude. Pour celui qui a approfondi l’étude de l’alchimie une constatation s’impose. La Franc- Maçonnerie et en particulier le Rite Ecossais Ancien et Accepté retrace dans la suite de ses grades, d’une manière très stricte et dans l’ordre exact, toutes les Opérations du Grand Œuvre alchimique et hermétique, en commençant par la Cérémonie d’Initiation au premier grade qui est elle-même un résumé de tout le Grand Oeuvre. Je n’oublie bien entendu pas la Kabbale, dont l’importance dans la Franc- Maçonnerie n’est plus à prouver, et qui est plus proche de l’alchimie qu’on ne puisse le penser au premier abord.
Ce n’est pas ici le lieu pour montrer le parallélisme entre le processus alchimique et les différents degrés initiatiques. Le petit résumé qui suit suffira pour le faire comprendre, en des termes simples adaptés au vocabulaire maçonnique. Que les Adeptes, dont je ne fais pas partie je le précise, me pardonnent ce raccourci et ma liberté d’expression.

Premier œuvre ou Œuvre au Noir ou Terre

C’est avant tout la prise de conscience du « Connais toi toi -même » et de la nécessité de la quête de l’Essentiel, du Réel. Cette quête doit être le but principal de notre vie terrestre. Il faut ensuite se débarrasser des corps étrangers, des habitudes profanes et revenir à l’« état de Nature » (dépouillement des métaux). Dans l’étape suivante il s’agit de découvrir en quoi consiste la Matière première. Les Adeptes affirment qu’elle est sous terre, dans les cavernes et les minières.(cabinet de r.) Elle est appelée aussi Pierre des philosophes, car c’est une pierre et pourtant pas une pierre. Son aspect est laid, grossier, brut ( Pierre brute ) et surtout de couleur noire. Elle possède tout ce dont nous avons besoin pour parfaire l’Oeuvre.( Valeur de la Pierre brute en soi ). Elle contient les deux Principes (Soufre et Mercure, Soleil et Lune, Fixe et Volatile, J et B…), les trois Etats ( Soufre – Mercure – Sel, Soleil – Lune – Etoile…) et les quatre Eléments (Terre, Air, Eau, Feu ). Les Adeptes signalent qu’il faut transformer la Terre en Eau, l’Eau en Air et l’Air en Feu. Le départ du Grand Œuvre alchimique consiste dans la reconnaissance et mise en action des quatre Eléments. Parmi eux les acteurs principaux sont l’Eau et le Feu. Ces quatre Eléments sont utilisés par l’alchimiste pour voyager dans l’inconnu, pénétrer dans les méandres de son être et enfin se purifier.
On dépose la Matière dans un vase (le calice). Le contenu du vase est amère et mortel au début, mais se transforme ensuite en breuvage d’immortalité. La matière est ensuite dissoute sous l’action de l’Eau et du Feu. C’est la Putréfaction. Philosophiquement cela correspond à l’esprit et l’âme qui se dégagent de la matière lors de la Mort initiatique (mort du Maitre), c’est à dire la Volatilisation du Fixe.

Deuxième Œuvre ou Œuvre au Blanc ou Eau

La Matière dissoute et putréfiée semble morte. Mais ce n’est qu’apparence. Elle va renaître sous la forme d’un sublimé blanc. C’est la matérialisation de l’esprit ou Fixation du Volatile. L’alternance de Mort et Renaissance, de Solve et Coagula est le leitmotiv de l’alchime. On meurt pour renaître à nouvelle vie. (mort du vieil homme). Ce deuxième Œuvre aboutit à la formation de notre Eau ou Mercure des Sages, philosophiquement au Corps spirituel (une rose).

Troisième Œuvre ou Œuvre au Rouge ou Feu. Cette phase est appelée aussi Régime du Feu. Le Feu est l’acteur principal du Grand Œuvre. Il est présent dans toutes les phases mais spécialement dans cette dernière où il doit être augmenté progressivement. Le Phénix, selon les alchimistes, renaît de ses cendres après s’être placé lui même sur un bûcher (bûcher du Grand Maitre). Philosophiquement il s’agit de la production d’un corps spirituel ou de Lumière, totalement superposable au corps physique. Ce dernier n’est donc plus indispensable pour la survie de l’Individu.

Le résultat des Opérations est la formation de la Pierre philosophale qui va transmuer les métaux « vulgaires » en Argent ou Lune (Petite Lumière) et ensuite en Or ou Soleil (Grande Lumière).

La Pierre philosophale est imagée par les alchimistes sous la forme d’un cube, d’une Escarboucle, d’une lettre de l’alphabet qui réunit trois Eléments eu Un : Y,T ou enfin sous la forme d’un personnage ou oiseau à deux têtes réunies par un seul corps qui stylise un Y.

Que celui qui a des oreilles pour entendre….

F∴ R∴ B∴

Merci ma S:. B. de ce partage

Source : http://logetradition.ch/author/logetradition51/

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Le Pavé Mosaïque au rite de Memphis Misraïm 25 juin, 2016

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Le Pavé Mosaïque au rite de Memphis Misraïm

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Par les 3 plans du monde, il divise le ciel en 12 secteurs et 12 signes du zodiaque.
Il comporte 108 cases. Sa réduction théosophique est 9 (1+8).
Il est formé de dalles carrées, noires et blanches, formant alternativement un damier de 9 x 12 de forme rectangulaire.

Le symbolisme de 9

o          Dans les écrits homériques, ce nombre a une valeur rituelle. Déméter parcourt le monde pendant neuf jours à la recherche de sa fille Perséphone.
o          Les neufs muses sont nées de Zeus, lors des neuf nuits d’Amour.
o          Neuf semble-t-il est la mesure des gestations, des recherches fructueuses et     symbolise le couronnement de l’effort L’achèvement d’une création.
o          Les Anges sont hiérarchisés en 9 chœurs ou triades :
la perfection de la perfection
l’ordre dans l’ordre
l’unité dans l’unité
o Chaque monde est symbolisé par un 9 : triangle – le ciel, la terre, les enfers 9 est la totalité des 3 mondes.
o          Les Francs-Maçons en ont fait le nombre éternel
de l’immortalité humaine et 9 maîtres retrouvèrent le corps et le tombeau d’Hiram. Dans la symbolique maçonnique le nombre 9 représente aussi dans son graphisme une germination vers le bas, donc maternelle, tandis que le chiffre 6 représente au contraire une germination vers le haut donc spirituelle.
o          Dans l’ordre humain, le 9 est en effet celui des mois nécessaire à l’achèvement du fœtus. 9 étant le dernier de la série des chiffres, annonce à la fois une fin et un recommencement, c’est à dire une transposition sur un nouveau plan.

Le symbolisme du 12 

D’après Jean CHEVALIER, 12 est le nombre des divisions spacio-temporelles.
est le produit des 4 points cardinaux. II symbolise aussi l’univers dans sa complexité interne.
12 représente aussi la multiplication des 4 éléments : l’erre — Eau Air — Feu.
Dans le symbolisme chrétien, la combinaison du 4 du monde spatial et du 3 mesurant le temps sacré donne le chiffre 12, qui est celui du monde achevé.
C’est celui de la Jérusalem Sacrée (12 portes, 12 apôtres).
C’est celui de l’année de 12 mois. 12 est le nombre de l’élection :
o          les 12 lits de Jacob
o          les 12 tribus du peuple hébreu
o          l’arbre de vie porte 12 fruits
o          12 chevaliers de la Table Ronde
o          12 est le nombre d’un accomplissement, d’un cycle achevé.

Revenons au chiffre 108 

Comme le démontrent de longs calculs ésotériques, il est 4 fois le nombre 27 trouvé dans la Tetraktys de PLATON.
II est surtout la périphérie d’un triangle basé sur le chiffre 37 et dont le total des côtés est 111 ( nombre christique).
Il symbolise le sommet qu’un homme peut atteindre sur le sentier pendant sou incarnation et il est ainsi le Nombre de l’accomplissement.
Le nombre 108 est surtout en rapport avec la loi des cycles et du temps ; ce chiffre sacré parle beaucoup pour l’Orient,

en effet :
o          Au Ladakh (appelé aussi Petit Tibet) existe une lamaserie du nom de LAMAYUIW qui autrefois était occupé par un lac, lequel fut asséché grâce à un bouddhiste – et s ‘en suivit que le roi du Ladakh fit construire 108 temples dans tout le Tibet oriental.
o          PADMA – SHAN,11iFIAVA, le grand guru tibétain, qui a rétabli l’ésotérisme du Tibet après la mort de BOUDHA, a préservé tons les écrits les plus sacrés qui furent révélés dans les mondes célestes (archives akashiques) et les cacha à la frontière du Népal, au nord du Tibet. Il y eu ainsi 108 ouvrages.
o          existe en orient 108 faiblesses. Telles que
l’illusion, les désirs, la haine, l’attachement, l’orgueil etc… qui correspondent aux 108 grains du chapelet bouddhiste. Celui des Shivaïstes a aussi 108 grains.
Ces 108 faiblesses sont appelées les 108 liens kartniques.
o          Dans le mandala Kango-Kaï des Japonais, dont
l’utilisation est identique à celle du labyrinthe de la cathédrale de Chartres, il existe 108 personnages appelés les honorables du VA1RABEIATU. Sans oublier qu’à Shambhala, il existe 108 grands initiés et maîtres.

Le pavé mosaïque 

Emblème de la vie humaine partagée cistre le bien et le !rial (émulation), pavage du temple de Salomon.

11 prend la place du Sanctum Sanctorum, on ne peut entrer que le grand prêtre.

Symbole de la dualité que l’on retrouve souvent en loge. Représentation des différences marquées (philosophie, opinions, caractères, sexes, couleurs, races etc .. . ) qui finissent par s’harmoniser en se respectant.

Le pavé mosaïque prend toute sa force lorsqu’il entoure les 3 piliers egzek, (colonnettes) Sagesse – Force – Beauté.

Le pavé mosaïque symbolise pour RADON, l’union de tous les maçons du globe unis par un même serment symbolique ; malgré les différences de couleurs, de races, de religion. Ces pierres blanches et noires sont une image du bien et du mal qui pavent les chemins de la vie.

Pour PLANTAGENET, le pavé mosaïque continue dans le. Temple le binaire des 2 colonnes et on peut en déduire que le Maçon, comme le profane est soumis aux rigueurs de la loi des contrastes, confirmation du caractère relatif qui peut sc révéler au néophyte en loge d’Apprentis.

La symbolique du pavé mosaïque généralement admis est en effet celui du bien et du mal inhérent à l’existence terrestre niais c’est aussi te corps et l’esprit unis niais non confondus. Ténèbres et Lumières sont liées dans le pavé mosaïque, si l’on considère les rangées de dalles. Mais les traits virtuels qui les séparent forment un chemin rectiligne avant le blanc et le noir tantôt à droite, tantôt à gauche, en haut, en bas.

Ces lignes sont la vie de l’initié qui doit non pas rejeter le monde ordinaire, niais s’élever au-dessus d’elle. Ces lignes n’apparaissent pas aux yeux du profane. Il ne voit que les dalles blanches et noires et suivant la voie large, voie exotérique, il passe alternativement du blanc au noir et du noir au blanc. L’initié, au contraire, suit la voie étroite (ésotérique), plus line que le 111 du rasoir et passe entre le blanc et le noir. L’étroitesse du chemin indique assez par elle-même que ce chemin ne peut être celui du profane.

Au cours de la réalisation du « Grand Œuvre des Alchimistes », la matière changeait plusieurs fois de couleur. Ces couleurs apparaissent les unes après les autre dans un ordre invariable, leur succession régulière indiquait que l’œuvre était en bonne voie. On peut en effet diviser les couleurs de l’œuvre en 2 classes :

o Les couleurs principales, au nombre de 3 ; dont tous les alchimistes parlent, qui sont : le noir, le blanc, le rouge.
o Les couleurs secondaires ou intermédiaires, qui servent de transition pour passer du noir au blanc et du blanc au rouge.

Les philosophes hermétiques ont donné plusieurs noms au noir: la noirceur, signe de putréfaction ; les adeptes l’ont appelé occident, ténèbres, éclipse, tête de corbeau, mort.

Le noir était l’indice de l’opération appelée putréfaction par quoi tout commençait.

Commencement de l’œuvre devait être corruption, putréfaction ; après quoi la matière vivifiée évoluait et se perfectionnait jusqu’au rouge. De plus la putréfaction est le symbole de la mort d’où jaillira la vie.

Ainsi du point de vue de l’art hermétique, le pavé mosaïque pourrait-il aussi symboliser la voie étroite que doit emprunter l’initié dans son voyage qui le conduira du noir de la mort au blanc, lumière de la vie.

Pour Oswald Wirth, le pavé mosaïque est l’image de l’objectivité, car les contrastes créent le constatable et sans eux l’uniformité nous échapperait et su confondrait avec le néant.

Les distinctions retournent souvent tout au long de sa carrière maçonnique dans la bienfaisante ambiance du cabinet de réflexion. Il ne faudrait pas cependant qu’il tombe dans l’excès de se préoccuper uniquement de lui-même, ce qui, à la longue, développerait un complexe narcissique qu’il faut à tout prix éviter car il devient difficile par la suite de réduire les complexes de quelque nature qu’ils soient.

Quand à la fin des épreuves, après avoir fait l’inventaire de nos forces et de nos faiblesses, le Vénérable Maître intime l’ordre de faire tomber le bandeau noir, nous recevons comme un choc psychologique. Après les ténèbres, nous voici ébloui par l’illumination de la Loge et face à des symboles qui permettent d’explorer toute la symbolique universelle. Et comme disait Hermès Trismégiste : «Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », l’initié apprend donc par le microcosme que constitue la loge, le macrocosme qui est la dimension de l’univers.

La connaissance de soi passe aussi par la souffrance : « L’homme est un apprenti, la douleur est son maître, et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert », disait Alfred de Musset.

Nous naissons effectivement dans la douleur.

Remémorons-nous encore notre passage du cabinet de réflexion fi notre entrée clans k Temple en passant par la porte basse. Ce geste pourrait très bien être assimilé à une renaissance : le cabinet de réflexion représentant la matrice où se développe le germe, la corde que nous portons autour du cou nous rappelant le cordon ombilical qui nous retient à la Terre mère. En pénétrant ainsi dans le temple, nous entrons dans la vraie vie et c’est à ce moment précis que le profane se trouve transformé en apprenti, c’est -à -dire en enfant viable.

En conséquence, l’initiation maçonnique place bien l’homme face à la connaissance de lui-même, à cette connaissance subtile et profonde des composants intrinsèques de sa personnalité.

L’homme est dans sa composition, son fonctionnement et sa finalité,, à l’image de l’univers cosmique dans lequel il évolue. Sa connaissance pour lui-même passe par sa dimension spirituelle et par sa relation avec le divin.

En cherchant à s’intégrer dans le divin, il prend conscience de lui, il s’analyse et se regarde. Dans le miroir du cabinet de réflexion, le futur initié dépasse la contemplation de sa propre nature pour s’intégrer clans la nature divine ; mais il ne peut voir Dieu. 11 voit donc sa propre forme à travers la contemplation divine. Le miroir lui renvoie une image qui déjà n’est plus la sienne. Dans un miroir matériel, on ne considère plus la glace, mais la forme réfléchie tout en sachant que le reflet n’est dû qu’au miroir. Ainsi, l’Etre suprême joue le rôle miroir, il est Ici révélation, celui qui permet que l’on prenne conscience de soi, niais on continue d’ignorer ce miroir divin. Le miroir n’a pas d’existence objective, .et il reste cependant indispensable puisqu’il permet notre propre reflet.

Les mystiques, nos prédécesseurs, dans les antiques écoles de mystères affirmaient déjà sans aucune connotation religieuse, que l’homme est triple dans sa constitution, c’est- à -dire qu’il a un corps, une âme et un esprit.

Nous autres cherchants qui pratiquons un rite déiste et spiritualiste, comprenons aisément que l’émancipation et la libération de l’homme passe par la prise de conscience de cette trilogie.

La connaissance de soi-même implique donc la prise en compte de l’aspect universel qui existe cri chaque être.

Mais, la connaissance de soi, est-ce seulement un besoin vital chez l’homme ? Est-ce que, à la différence des animaux et des végétaux, l’homme a-t-il besoin seulement de survivre ? N’a-t-il pas également besoin de connaître le inonde dans lequel il vit ? Et comment connaître ce monde ? Ici encore les stratégies sont multiples.

On peut penser que, malgré la diversité humaine, il a forcément beaucoup de traits communs entre tous les hommes. C’est vrai qu’il existe entre nous des différences de caractère, de race de religion, de civilisation, mais une fois cette barrière franchie, nous admettons cette réalité : c’est qu’il y a quelque part en nous une nature humaine qui tait que tous les Hommes sont des I tommes et que si on connaît un, or les connaît tous dans leur unité.

C’est exactement cette démarche qu’a suivi Aimé Césaire dans sa recherche de la négritude qui se voulait non pas le contraire d’un quelconque racisme, mais le point de départ de la connaissance du monde. Dans son œuvre : « Cahier d’un retour au pays natal », il dit « Vous savez que ce n’est point par haine des autres races que je m’exige bêcheur de cette unique race, que ce que je veux, c’est ta faim universelle pour la soif universelle ». fin de citation.

Ouvrons donc nos barrières et partons à la connaissance de l’Univers, car ne connaître que soi-même peut engendrer des inconvénients tels que : tomber dans l’ethnocentrisme, le repli sur soi, le nombrilisme. « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ! » disait Pascal. Cette pensée ne traduit-elle pas le risque qu’encourent ceux qui ne s’arrêtent qu’à la connaissance de leur moi, à savoir le rejet de l’autre, de l’étranger ?

Comment éviter l’ethnocentrisme, le repli sur soi ou le nombrilisme ?

Le rituel nous l’apprend. Nous devons continuer l’Œuvre au-delà du temple. Aller vers l’autre, côtoyer « d’autres soi – même ». D’abord ceux de son entourage pour finir par le monde entier. Qu’est ce qui crée le racisme et la xénophobie ? C’est la différence des autres par rapport à nous, leur étrangeté, le l’ait qu’il ne parle pas la même langue que nous, ne s’habille pas comme nous, ne mange pas comme nous. En fréquentant ces étrangers de plus près, en apprenant à les connaître, nous constatons qu’il y a parmi eux des gentils, des méchants, des intellectuels, bref, ils deviennent des individus distincts qu’on aime ou qu’on n’aime pas en fonction de Ictus qualités propres et non plus à cause de leur appartenance à une race ou à une civilisation.

A propos de cette démarche, rappelons-nous ce qu’en disait déjà Pascal à son époque pour qui le moi était haïssable : « Si l’Homme s’étudiait le premier, il verrait combien il est incapable de passer outre. Continent se pourrait-il qu’une partie connût le tout »

Son objection mérite toute notre attention. La connaissance de soi-même sans erreur est forcément empreinte de subjectivité et ne donne pas ipso facto la garantie d’accéder à l’universel. Or, nu des principes que nous apprend l’universel, c’est la relativité des choses, et par, là même, la tolérance envers ceux qui sont différents de nous.

La chitine d’union nous enseigne que nos différences, loin de nous séparer doivent nous rapprocher car elles nous complètent et nous fortifient. lei, aucun de nous ne délient la vérité dans son entier niais seulement une ou deux des innombrables facettes qui la composent. Et comme le disait Diderot : « Si nous exigeons que vous cherchiez la vérité, par contre, nous ne pouvons exiger que vous la trouviez ».

En conclusion, si « Connais-toi toi-même » est le premier pas vers la connaissance de l’Univers et de ses dieux, il ne peut ni ne doit être le seul.

C’est la conjugaison de la connaissance des autres confrontée à la connaissance de soi-même, qui permettra de comprendre le inonde dans son unité, dans sa diversité, et qui nous permettra de prêcher ainsi la tolérance.

·         108 est le nombre de l’homme

·         32 et 76 sont les nb de la Terre et du ciel

·         Selon les rosicruciens, il symbolise le sommet qu’un homme peut atteindre sur le Sentier pendant son incarnation et il est ainsi le nombre de l’accomplissement.

·         Nombre Universel, en tant que produit de 9, nombre de Finition, et de 12, nombre Cosmique.

·         Blanquart fait remarquer que de la fête des Morts – 2 novembre –  25 décembre – il y a 54 jours et 54 nuits, c’est-a-dire 54 unités positives et 54 unités négatives: 54 + 54 = 108. En ce sens, 108 symboliserait le cheminement des ténèbres vers la lumière.

·         René Guénon a qualifié le 108 de nombre cyclique.

Symbolisme de 32

·         Selon R. Allendy, « c’est la différenciation apparaissant dans le monde organisé ». Il ne serait pas la génération créatrice comme 23, qui est l’inverse de 32, mais plutôt le plan, le schéma, des diverses formes de créatures modelées par le Créateur. Il serait aussi la libération karmique via les épreuves de la loi naturelle, 8 x 4 = 32.

·         Représente l’ensemble des hommes sur la terre.

·         Nombre inspirant à l’homme la vérité et lui apprenant comment la vivre.

·         Symbole de justice, selon les pythagoriciens.

Général

·         Dans les révélations faites par Jésus à Gemma, dans son livre « Parole d’amour », Jésus affirme que sur la croix, Il avait 32 os de fracturés.

·         Le monde a été crée par 32 voies et ils forment les 32 sentiers mystérieux de la Sagesse selon la Kabbale, formé par les vingt-deux lettres de l’alphabet hébreu et les dix Sephirot – singulier: sephira – de l’arbre sephirothique, qui sont des attributs du nom divin.

·         Les 32 chapitres de l’Apocalypse d’Abraham – 80-100 après J.C. – dans lesquels sont racontés la chute de l’homme et l’idolâtrie des descendants d’Abraham, la fin des temps et que les nations païennes seront bientôt punies, et enfin le Messie qui viendra rassembler son peuple et passer ses ennemis au feu.

·         C’est le nombre de lettres de l’alphabet que Dieu aurait enseignées à Adam. Certaines d’entre elles se seraient perdues. On prétend en effet que le visage de Dieu serait formé de 32 lettres qui n’ont pas toutes été découvertes, ni déchiffrer et ordonner. Si cela avait été le cas, l’homme aurait retrouvé sa dignité de fils de Dieu. Les évangiles ont réussi à déchiffrer 24 lettres, le Pentateuque 22 et le Coran 28.

·         Selon la tradition bouddhiste, la mère de Bouddha observa 32 mois d’abstinence et se devait de disposer de 32 qualités. C’est ainsi que Bouddha possédait dit-on 32 vertus caractéristiques.

·         Un des exercices fondamentaux de méditation consiste à orienter son attention successivement sur les 32 parties du corps.

·         La bouche contient normalement 32 dents: 16 à la mâchoire supérieure et 16 à la mâchoire inférieure.

·         En degrés Fahrenheit, c’est le point de congélation de l’eau au niveau de la mer.

·         Aux échecs, la quantité totale de carrés noirs sur l’échiquier, la quantité totale de carrés blancs, et la quantité totale de pièces (blanches et noires) au début de la partie.

SOURCE :

Le blog de anck131

Le blog de anck131

La Kundalini…. 19 mars, 2016

Posté par hiram3330 dans : Contribution , ajouter un commentaire

La Kundalini….

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3 mai 2015, 21:08

Le chemin initiatique comporte sept étapes, évoquées par sept symboles.

  1. La prise de conscience et la préparation du chemin, l’état Jean Baptiste.
  2. La naissance non-consciente de l’âme, ou la naissance de Jésus enfant dans la grotte du cœur.
  3. La nouvelle réaction de la personnalité, les voyages de Jésus du Jourdain à Jérusalem.
  4. La réorientation de la conscience, que l’École appelle l’illumination des chandeliers de la tête. Elle concerne les sept aspects de notre conscience, (le moi-supérieur, ou l’être aural), qui pilotent le fonctionnement de notre corps par le moyen des douze liens nerveux appelés nerfs crâniens ou disciples, permet la manifestation de la lumière du septénaire divin dans le sanctuaire de la tête.
  5. La naissance de l’Âme nouvelle, la Sainte Scène, la Nouvelle Alliance.
  6. La dissolution de la personnalité de la nature, la Crucifixion.
  7. La renaissance de la Personnalité originelle, la Résurrection.

 

 

Le septénaire divin doit être manifesté dans les trois centres de conscience.Les sept chandeliers de la manifestation du septénaire divin doivent être allumés dans chacun des trois sanctuaires, les trois aspects, les centres de conscience. Cela signifie que la réorientation de la conscience doit être effectuée dans la conscience de la personnalité, le subconscient, et la conscience du Microcosme. Le siège du subconscient est au niveau du plexus sacré. Le subconscient enregistre les expériences du Microcosme et celles de la personnalité. Il est aussi le miroir réflecteur par lequel la conscience du Microcosme se fait connaître à la conscience de la personnalité.

Il y a dans le corps sept groupes de plexus.L’École enseigne qu’il y a dans le corps sept groupes de plexus qui sont situés au voisinage des organes essentiels. Ce sont des centres de transformation du fluide nerveux en relation avec la conscience. Le premier est situé au niveau de la gorge, le second autour du larynx, le troisième dans les poumons, le quatrième dans le cœur, le cinquième dans l’épigastre, le sixième est en relation avec les organes sexuels, le septième est le plexus sacré. Le septième groupe, le plexus sacré, est le noyau qui dirige tout l’ensemble Les chakras, ou roues, sont sept centres de forces en relation avec le système nerveux et les plexus. Ils captent les énergies nécessaires pour maintenir la vie dans une orientation donnée.

Le grand-oeuvre doit commencer par la conscience. Il faut l’ouvrir aux influences libératrices. La prise d’une décision consciente provoque une tension nerveuse à laquelle l’état physiologique doit s’adapter. La transformation s’opère en sept phases à mesure que la Lumière pénètre dans les organes contrôlés par les systèmes de plexus. Le chemin débute par la diminution des influences terrestres que nous captons par la respiration dans notre champ de vie. Le développement du sacrifice de soi aidera grandement dans cette première étape. Puis suit le rétablissement de l’unité de la tête et du cœur caractérisé par la fin des conflits entre raison et sentiments. La Lumière divine ne pénètre que dans un cœur apte à la recevoir. A travers le larynx, situé entre la tête et le cœur, l’état réel de nos pensées et de nos sentiments se révèle par le Verbe, la Parole libératrice, la parole du Cœur qui a réalisé son union avec la tête.

La relation entre les aspects de la conscience est extrêmement complexe.Pour en faciliter la visualisation, l’École considère que la personnalité ordinaire comporte deux pôles, celui du chandelier de la tête et celui du chandelier du sacrum. Ils sont reliés par les moyens de communication de l’axe cérébro-spinal, le feu du serpent. Par le pôle de la tête, nous captons les forces de notre champ de vie et nous établissons cette relation. Par le pôle du sacrum, nous captons les antiques forces venant de notre passé karmique, nous en formons aussi le feu du serpent, et nous rejetons tout ce qui n’est pas en harmonie avec notre état actuel de vie.

Il faut fonder un nouveau système attractif.L’élève pose le fondement d’un nouveau système attractif qui demeure bipolaire.Le pôle de la tête est la branche centrale du chandelier de la tête. Nous savons qu’il est allumé par le feu gnostique venu du cœur. L’autre pôle est le plexus sacré purifié. Le système relationnel naturel, que l’École symbolise par le feu du serpent circulant dans la moelle épinière, ne peut plus être utilisé, car il est l’instrument corporel de l’exercice de la volonté personnelle et de la conscience ordinaire. Une nouvelle relation est donc établie.

A sa naissance, le nouveau système est incomplet.Il ne peut pas être alimenté par le cerveau qui reste inaccessible à la Gnose tant qu’il est la voie de pénétration des forces naturelles vers l’être aural. Le développement du nouvel état se fait à partir de la Rose du cœur. De là, les forces de lumière s’efforceront d’atteindre le cerveau puis circuleront dans le corps tout entier. L’École symbolise cette situation en considérant qu’elle se fait à travers les cordons droit et gauche du nerf sympathique. Le nouveau système relationnel, le nouveau feu du serpent, partant du pôle de la tête, descend du coté droit jusqu’au pôle du sacrum, puis remonte par la gauche jusqu’au point de départ, vivifiant en chemin tous les autres plexus. Le développement prénatal de la nouvelle âme s’accomplit entièrement en dehors de la conscience ordinaire, et c’est pourquoi l’on parle d’un développement non-conscient de l’âme.

C’est la Gnose qui lutte contre le Karma.Quand le courant gnostique descendant atteint le plexus sacré, le pôle bas de l’axe de conscience, il entre en lutte avec le karma accumulé depuis un passé immémorial. Ce n’est plus le moi qui combat, c’est la Gnose. Elle brise tous les liens karmiques de l’élève. Désormais, l’âme est totalement libérée du passé et de ses influences. Le plexus sacré est accessible à la lumière. Le courant gnostique remonte jusqu’en haut du pôle cérébral de l’axe de conscience, le sommet du chandelier. Le signe du Fils de l’Homme flamboie sur le front. Puis le courant gnostique atteint le chakra-couronne que l’École situe sur la pinéale. Le pôle de la tête est alors totalement ouvert à la lumière. Les forces gnostiques y pénètrent directement, sans plus transiter par le cœur.

Les kundalini sont des forces incomparables.Une force immense, la kundalini du cœur, existe dans la partie du cœur où l’on situe le Bouton de la Rose, ou atome primordial. Le processus de transfiguration commence lorsque cette force rayonnante commence à s’élever vers la tête. Une autre grande force existe, la kundalini du sacrum. Le processus gnostique, qui a le cœur comme origine, commence par l’éveil de la kundalini du cœur. Il n’utilisera la force de la kundalini du sacrum que sous l’influence de celle du cœur.A ce moment, le cœur et la tête sont déjà tournés vers la volonté divine. Il n’en est pas de même lorsque l’on sollicite directement la kundalini du sacrum par des méthodes et exercices magiques pour en faire monter la puissance dans la tête. Ces pratiques mettent la conscience-moi sous l’emprise du passé karmique de l’être aural. Elles emprisonnent l’âme dans la sphère astrale terrestre.

L’âme du chercheur renaît.Lorsque les deux pôles de la personnalité sont unis par le nouveau feu du serpent et reçoivent la force de la kundalini du sacrum, l’âme du chercheur est renée. Les liens de conscience reliant entre eux les aspects de l’âme, sang, fluide nerveux, fluide hormonal, feu du serpent, sont liés au champ de vie gnostique. L’École dit que le sens de rotation des chakras est inversé. Ces roues tournaient dans le sens de la mort. Elles se sont arrêtées, puis tournent dorénavant vers la vie. La partie supérieure de la personnalité, le chandelier de la tête, peut rayonner la Lumière gnostique. La nouvelle communication, le nouveau serpent de feu, s’établit. La nouvelle âme va naître. La cinquième phase s’accomplit.

La nouvelle âme apparaît dans le vieil homme.L’ancienne âme de la personnalité-moi est disparue. L’élève est maintenant porteur de la lumière divine. De la nouvelle âme émanent de nouveaux pouvoirs de conscience, et tous les organes du sanctuaire de la tête, pensée, volonté, perception, deviennent régénérateurs. Une nouvelle personnalité doit être crée dans la nouvelle âme puisque l’ancienne personnalité est disparue. Cette sixième phase de l’initiation est symbolisée par la Crucifixion. Elle est la dissolution consciente du vieil homme. En effet, cette partie du système microcosmique, encore dégénérée, n’est pas en mesure de participer à la vie divine. Alors la Renaissance s’accomplit.

La personnalité nouvelle se lève dans le Microcosme.Voilà le secret véritable des alchimistes qui prétendaient fabriquer l’or en transmutant de vils métaux.Sous l’influence des nouvelles forces reçues, les douze éthers du renouvellement, la partie naturelle, mortelle, et impie du Microcosme, la tombe, doit être trouvée vide. Les pouvoirs du vieil homme sont anéantis et la personnalité nouvelle se lève dans le Microcosme. C’est le renoncement total, définitif à soi-même, à l’ancien, au terrestre, qui rend possible la Résurrection, la septième phase.

Par la Résurrection, l’Âme nouvelle se crée par elle même. Elle est de nouveau accordée au Plan divin. Les forces de la Nature originelle pénètrent dans le Microcosme. Elles vont permettre la Résurrection de l’Homme Originel. Avec les sept chakras, elles vont former le nouveau corps éthérique et le nouveau corps physique de la personnalité transfigurée …

Kundalini : » Il existe trois centres de kundalini dans lesquels cette pure Force divine peut agir : le cœurla tête et le bassin ou sacrum. Ces trois centres sont, chez l’homme dialectique, totalement prisonniers de la sphère astrale terrestre. La tête est prisonnière du champ astral terrestre, le bassin ou sacrum, totalement sous l’emprise du karma et le cœur est si souillé qu’il ne répond plus qu’à ce que la tête lui impose.

Seul le cœur possède encore un certain degré de liberté par la présence de la Rose.

La plupart des chemins de réalisation occulte, de nombreux systèmes de yoga, tentent de faire accéder ceux qui s’y appliquent à une imitation de renaissance. Des exercices permettent de faire remonter le courant de kundalini du sacrum, par le feu du serpent, jusqu’à la quatrième cavité cérébrale et finalement jusqu’à la pinéale. Tout le sanctuaire de la tête est alors admis dans le même champ de vibration que celui de la kundalini du bassin et l’être entier est envahi par le flot du passé microcosmique et de ce que porte son être aural.C’est ainsi qu’apparaît la conscience des domaines supérieurs de la sphère réflectrice avec ses légions de dieux et de maîtres. L’emprise dialectique des forces naturelles est alors fermement établie dans le pôle inférieur par l’être aural, et dans la tête par le champ astral terrestre.Le candidat est définitivement perdu pour la Libération.

Mais le processus de Renaissance gnostique a lieu tout autrement. Il débute toujours dans le cœur où, par l’activité de l’Atome-étincelle-Esprit, s’éveille la pure Kundalini du cœur. Elle influence le sanctuaire de la tête. La Lumière de la Gnose réalisant l’unité tête-coeur, descend alors jusqu’au plexus sacré par le cordon droit du sympathique et à l’inverse du processus occulte, purifie successivement, par ce courant gnostique venu du cœur, les différents chakras, pour enfin anéantir le passé karmique du plexus sacré. Elle remonte alors par le courant gauche du sympathique et atteint finalement la pinéale dont le rayonnement devient éclatant. Le système du candidat désormais entièrement libre, tant de l’être aural que de la sphère astrale terrestre, s’éveille à la Lumière Gnostique du Domaine de Vie originelle. »et Occultisme : « Pratique de diverses méthodes reposant sur la culture et l’affinement du moi afin de développer les pouvoirs subtils de la personnalité.Ce détournement occulte des fonctions spirituelles latentes de la personnalité qui devraient être éveillées et dirigées par l’Âme, relie celui qui pratique ces méthodes à divers plans subtils de la sphère réflectrice et le conduit à une illusion de liberté au prix de la perte de la possibilité d’éveil.L’occultisme est donc à distinguer fondamentalement de la Magie gnostique de l’Âme. « 

Ésotérisme : » C’est la compréhension intérieure des choses spirituelles. C’est la langue de l’Esprit. L’Ésotérisme véritable vient de la prise de conscience qu’une Connaissance qui dépasse totalement notre vision dualisée du monde peut seule permettre l’Unité du Cœur et de la Tête renouvelés, l’unité de l’Amour et de la Sagesse.Son aspect dégradé correspond à l’attrait pour les connaissances occultes, en relation avec le passé karmique accumulé dans l’être aural. « 

KUNDALINI et l’énergie au sein du corps humain :

L’Énergie, au sein de l’organisme humain, c’est une réalité plus réelle que la coagulation de chair qui en est issue. En clair, on peut considérer l’être humain comme une « pile électrique », à sa naissance il a 100% de son Capital Énergie Nécessaire pour se faire fonctionner en toute indépendance et se recharger librement à L’ÉNERGIE UNIVERSELLE ; c’est si l’on peut dire sa Masse Positive Créatrice (Union du Plus et du moins en PARFAITE HARMONIE)…..

Mais au fur et à mesure de sa Croissance ET de ses expériences de Vie dans l’Espace et le temps, toutes sortes de stress, de désirs, de sentiments et d’ambitions, peu à peu lui épuisent son Capital Énergie Initial, et plus il laisse son Capital Énergie diminuer et s’affaiblir, plus sa Masse Positive Créatrice diminue et s’affaiblit aussi, devenant peu à peu un petit peu plus négative que positive ; ce qui amène alors des sentiments et des pensées négatives qui continuent de lui gaspiller de l’énergie qu’il cherchera à compenser par une dépense d’énergie supérieure, entraînant par là même un gaspillage plus grand, et là même où il croyait précisément endiguer sa perte d’Énergie……

Si l’Homme (toujours hommes et femmes dans ce texte) avance sans cesse ainsi dans la Vie, sans jamais renouveler son Énergie à SOURCE ÉNERGIE PREMIÈRE CRÉATRICE de toutes Énergies, alors tôt ou tard, son désir de vivre ira puiser de l’énergie directement dans ses organes vitaux et plus ceux ci devront fournir de l’énergie, sans jamais en recevoir de renouvelée en retour, plus ils s’altéreront de même ; c’est ce qui amène les névroses, les maladies et les angoisses qui affaiblissent encore plus la Masse Positive Créatrice en masse négative, engendrant encore plus des sentiments et des pensées négatives quand ce n’est pas des pulsions négatives destructrices, que l’Homme cherche encore trop souvent à éviter par une dépense d’énergie plus grande encore, en cherchant à les contrecarrer, épuisant par là de plus en plus, un peu plus chaque jour son Précieux Capital d’Énergie Initial donné…..

C’est Ce Phénomène qui confronte tout être humain dans sa Croissance et dans sa méconnaissance profonde du fait qu’il n’est pas que corps, mais qu’il est aussi et surtout Énergie et que le corps mal vécu, (en non CONSCIENCE D’ÉNERGIE et qui gaspille et ou néglige son énergie), il peut être un vase percé qui laisse fuir le meilleur de lui même ; tout comme un corps bien vécu (en CONSCIENCE D’ÉNERGIE et qui renouvelle son énergie) peut être un puissant TRANSFORMATEUR pour renouveler son précieux Capital Énergie de Vie à L’INFINI, pour peu qu’il apprenne sereinement à bien se maîtriser contre tout ce qui va à perte d’énergie en VANITÉ.

Le Feu de l’Etoile :

Dans la Genèse (IV, 17-18 ; V, 6-26), les lignées de descendance sont données depuis Caïn (KA – UN) et depuis son demi-frère Seth, mais il est instructif de noter que, durant les premières générations, les noms détaillés dans chaque liste sont très similaires, bien que données dans un ordre différent. Au vu de ceci, il a été souvent suggéré que la lignée depuis Seth jusqu’à Noé fût imaginée par les rédacteurs de la Bible dans l’intention d’éviter de montrer la véritable descendance. Mais, si cela était le cas, alors quelque chose dut transpirer durant la vie de Noé qui amena l’héritage de son fils Sem à être dissimulé – et la réponse est trouvée dans la Genèse (IX, 4).

A ce stade de l’histoire de la Famille, Jéhovah (ENLIL) est censé avoir dit à Noé :  » Vous ne mangerez point de la chair avec son âme, c’est à dire son sang », un édit qui devint expressément important pour la manière de vivre ultérieure des Juifs. Mais pourquoi Jéhovah serait-il devenu soudain obsédé par l’interdiction d’ingérer du sang, tout en autorisant ses sujets à manger de la viande ? Depuis des générations, les chercheurs et écrivains ayant planché sur ce thème n’ont trouvé aucune tradition particulière qui en serait la source logique ; par contre, certains d’entre-eux, dont le philosophe Neil Freer, ont dit que la remarquable longévité de la race des Nephilim était explicitement liée à une substance ingérée…

C’est depuis longtemps une coutume juive de suspendre la viande pour qu’elle saigne à blanc avant la cuisson et la consommation, mais par contraste, la foi chrétienne est concernée par l’ingestion figurative du sang du Christ.

Effectivement, dans la tradition chrétienne, il est coutume de prendre le sacrement de la communion (l’Eucharistie) pendant laquelle le vin (représentation symbolique du sang de Jésus, sang de vie de la lignée messianique) est bu dans le calice sacré. Se pourrait-il donc que cette coutume chrétienne moderne reflète inconsciemment un rituel d’avant Noé d’ingérer du sang en réalité ? Si oui, alors nous savons qu’ésotériquement, le calice, symbole exclusivement féminin, est l’emblème de la matrice féminine (clitoris-vagin-utérus), ce qui nous amène au concept du sang menstruel féminin divinisé du temps des Anunnaki puisque vénéré comme étant la « source de vie » en cette lointaine époque.

Et la réponse à cette question est bien OUI, car c’était précisément là, aussi rebutant que cela puisse paraître, la coutume sumérienne de célébration du « Feu de l’Etoile ».

Peu d’entre-nous aujourd’hui se soucient de demander quelles sont les sources ultimes de bien des suppléments nutritionnels de l’industrie pharmaceutique, et ceux qui savent sont généralement réticents à nous le dire. L’hormone prémarine, par exemple, est faite depuis l’urine de juments pleines, alors que certaines formes d’hormones de croissance et d’insuline sont fabriquées à partir de l’E. Coli, une bactérie fécale humaine, sans parler de traitements régénérateurs ou d’anti-vieillissement à base de placenta humain !

Avant de considérer cette pratique archaïque en détail, il vaut la peine de nous remémorer que l’Édit demandant de s’abstenir de sang, sans plus d’autres précisions, venait non pas d’Enki le Sage, mais d’Enlil-Jehovah, le dieu de courroux et de vengeance qui avait provoqué le Déluge, semé la destruction à Ur et à Babylone, et entrepris de tromper Adam à propos de l’Arbre de la Connaissance. Ce n’était pas là un dieu qui aimait les êtres humains et les documents sumériens sont on ne peut plus clair à ce sujet. S’il avait interdit l’ingestion de sang, il est donc probable que ce n’était pas un édit au bénéfice de Noé et de ses descendants, c’était plus probablement à leur détriment.

Le Feu de l’Etoile menstruel est l’Élixir Rubeus de la Déesse, considéré essentiellement comme intelligence fluide. Il fut originellement représenté par l’œil qui voit tout : le point au centre d’un cercle, ou par la croix ardente, la rosi-crucis, ou croix cerclée, précisément comme représentée sur la Marque de Caïn. Ces symboles furent plus tard utilisés par les Écoles de Mystères de l’Ancienne Égypte, particulièrement celle du prêtre-prince Ankhfn-Khonsu, circa 2170 av. J.C., qui fut formellement établie comme Cour du Dragon par la Reine Sobeknefru de la XIIè dynastie.

Une autre des plus remarquables Écoles de Mystères fut la Grande Fraternité Blanche du pharaon Thoutmosis III, circa 1450 av. J.C. – appelée ainsi officiellement à cause des vêtements blancs portés par les hiérophantes mais plus officieusement et donc réellement à cause de leur préoccupation pour une mystérieuse poudre blanche. Selon la Grande Loge Suprême de l’Ordre Ancien et Mystique de la Rose-Croix, ils étaient 39 hommes et femmes qui siégeaient au Temple de Karnak à Louxor. Une branche de cet Ordre devint connue plus généralement sous le nom de Thérapeutes Égyptiens qui, à Héliopolis et en Judée, furent ensuite identifiés comme les Esséniens. C’était dans cette Fraternité Blanche de sages thérapeutes et guérisseurs, les vrais rose-croix originels, que Jésus fut initié pour progresser par degrés, et c’est son haut rang à cet égard qui lui valut l’appellation si souvent utilisée de « Maître ». Le terme ESSÉNIEN provient de l’araméen ASAYYA signifiant médecin, correspondant au mot grec ESSENOI, tout en dénotant aussi quelque chose d’ESSAIOS, c’est à dire quelque chose de secret et/ou de mystique. Dans la tradition scandinave, les dieux sont appelés les ASES ou ASEN, les gardiens de la pureté et le mot, sémantiquement, a une racine similaire.

Avec le double serpent et le caducée, emblème du « Cygne » mystique, et symbole des futures associations médicales, le Feu de l’Etoile était ainsi associé à la guérison thérapeutique. En Europe, le culte catholique romain en dissimula la haute valeur et la signification première en répandant l’ignorance et la désinformation ; il fut donc détourné comme étant la croix de Saint Georges qui, on le suppose, perça et empala un dragon. Dans la Tradition originelle, la croix aux branches égales était identifiée avec Enki-Samael qui féconda la Reine Dragon, et le dragon était toujours femelle car la royauté était matrilinéaire dans la Lignée de Tiâmat. Comme les lignées d’un même sang sont, par leur nature même, matrilinéaires, ce n’est pas une coïncidence qu’une mère dans le domaine animal soit désignée comme « dame » en opposition au « sire » ou « sieur » paternel, car « dame » était bien sûr le mot pour « sang ». Dans les cercles de chevalerie, ces définitions furent adoptées pour devenir les désignations familières « Sire » ou « Sieur » et « Dame ». Le dragon est manifeste dans la constellation du Dragon, connue comme le Serpent dans le Ciel, qui tourne autour du pôle nord, sa révolution constituant la première horloge jamais inventée.

En termes stricts, le Feu de l’Etoile originel était l’essence lunaire de la Déesse, mais même en un environnement terrestre, le sang menstruel contient les sécrétions endocrines les plus précieuses, particulièrement celles des glandes pituitaire et pinéale. Fait ou fiction, de manière intéressante, le sang menstruel coagulé fut littéralement décrit comme étant collecté pour des femmes guérisseuses des fins fonds de l’Australie, car il est reconnu comme ayant d’extraordinaires pouvoirs de guérison sur les plaies ouvertes. Dans les cercles mystiques, le flux menstruel a depuis longtemps été la fleur, représentée par un lys ou une fleur de lotus. La glande pinéale du cerveau fut directement associée à l’Arbre de Vie car cette minuscule glande était dite secréter le « nectar de suprême excellence », la substance même de longévité active appelée SOMA ou AMBROSIA par les anciens grecs.

Le double serpent Kundalini enroulé autour du caducée ailé de Mercure-Thot-Hermès (l’Arbre de la Connaissance) ont été représentés dans l’insigne de nombreuses associations médicales de par le monde. La hampe centrale et les serpents sont là le symbole atlanteo-anunnaki antédiluvien de la moelle épinière et du système nerveux sensitif, alors que les 2 ailes indiquent les structures ventriculaires latérales du cerveau. Entre ces ailes, au-dessus de la moelle épinière, on voit la petite sphère centrale de la glande pinéale. La combinaison de la pinéale centrale et de ses ailes latérales est appelée le « Cycgne » dans certains cercles de yoga. C’est la plus haute conscience du royaume du Graal à laquelle sont parvenus les Chevaliers du Cygne médiévaux, donnés pour exemple dans les personnages chevaleresques de Perceval et Lohengrin.

Dans la tradition hermétique des anciennes écoles égyptiennes de mystères, ce processus d’atteinte de l’éveil de la conscience (illumination) était d’une importance capitale, avec la régénération spirituelle prenant place par degrés le long des 33 vertèbres jusqu’à atteindre la glande pituitaire invoquant le corps pinéal. La science de cette régénération est l’un des aspects de la « Parole Perdue » dune franc-maçonnerie qui n’est plus OPÉRATIVE puisque devenue spéculative, et par conséquent incapable de faire vivre à ses membre la véritable illumination, et c’est bien là la véritable raison pour laquelle l’ancienne maçonnerie fut fondée sur 33 degrés.

La pinéale est une très petite glande, en forme de pomme de pin. Elle occupe la position centrale dans le cerveau, bien qu’en dehors des ventricules et ne faisant pas partie de la matière grise en tant que telle. Environ de la taille d’un grain de maïs (6mm de long et à peine 1g de poids), le philosophe français René Descartes (1596-1650), inventeur de la géométrie analytique et fondateur de la science optique, pensa qu’elle était le siège de l’âme, point sur lequel le corps et l’esprit se rejoignent ! Bien avant lui, les anciens grecs pensaient de même, et au IVème siècle av. J.C., Herophilus décrivit la pinéale comme l’organe régulant le flot de la pensée. La glande pinéale a longtemps intrigué les anatomistes parce que, alors que le cerveau est constitué de deux moitiés principales, la pinéale, placée en position centrale, n’a aucune contrepartie.

Aux jours de l’ancienne Sumer, les Anunnaki perfectionnèrent et élaborèrent une science médicale se ramifiant par substances vivantes, dont le Feu de l’Etoile menstruel était une source-composante vitale. Au tout début, c’était une pure essence lunaire Anunnaki appelée « l’Or des Dieux », mais plus tard, en Égypte et autour de la Méditerranée, les menstrues provenaient des prêtresses sacrées (Femmes Ecarlates) et on leur conférait la dignité en tant que « nourriture des dieux, riche de la matrice ». Le mot même de « rituel » provient de cette coutume immémoriale, en sanskrit « RITU » – l’or rouge, vérité. Les suppléments endocriniens sont utilisés de nos jours par l’industrie de l’organo-thérapie mais leurs sécrétiens inhérentes comme la mélatonine et la sérotonine sont obtenues par dessiccation des glandes d’animaux morts et il leur manque des éléments vraiment importants qui existent seulement par fabrication glandulaire humaine vivante.

Dans le symbolisme du feu alchimique, la couleur rouge est synonyme de l’or-métal, et dans les tantras indiens, le rouge est la couleur de la déesse Kali, déesse du temps, des saisons, des périodes et des cycles. Point n’est besoin de chercher plus loin que la simplicité de tout bon dictionnaire pour trouver la menstruation (menstruum) décrite comme étant un parallèle alchimique avec la transmutation en or. Par conséquent les « métaux » des alchimistes étaient, d’abord, non pas de vulgaires métaux, mais des essences vivantes, et les anciens mystères étaient de nature physique et non métaphysique. Le mot « SECRET », d’où peut être tiré « SECRÉTIONS », a son origine dans la connaissance cachée de ces mêmes secret-ions glandulaires. La vérité (le ritu ou rougeur) se révèle comme matière physique sous la forme du plus pur des métaux : l’or, qui est estimé être terminalement noble.

Le mot « AMEN » récupéré par le culte catholique romain, a son origine en Égypte pour signifier quelque chose de caché ou de dissimulé. Le mot « OCCULTE » voulait à peu près dire la même chose : « caché à la vue », et pourtant on utilise aujourd’hui AMEN pour conclure des hymnes ou des prières., tandis que quelque chose d’occulte est désormais estimé être sinistre. En réalité ces deux mots (AMEN et OCCULTE) sont liés au mot « SECRET », et chacun de ces trois mots était, à un moment ou à un autre, connecté avec la science mystique des sécrétions endocrines.

Puisque KALI était « noire mais belle », le mot anglais « coal » (signifiant « charbon », et dénotant la « noirceur ») provient de son nom via les mots intermédiaires KHUL, KHOL, et KOL. Dans la tradition hébraïque, la Bath-Kol céleste (ou Bath-Qoul) était appelée « la fille de la voix » et la voix (vach ou vox) qui appelait depuis la noirceur était dite trouver son origine durant la puberté d’une femme. La matrice féminine fut en conséquence associée avec la voix (qoul ou call, verbe « appeler » en anglais) et on disait que le Feu de l’Etoile était le « mot oracle de la matrice », avec la matrice elle-même étant le « utterer » (en anglais, celui qui « prononce » ou qui « profère ») ou utérus. Dans les toutes premières écoles de mysticisme, le symbole du « Verbe » (ou Logos) était le serpent : l’emblème vénéré du Saint Esprit, le Dragon qui se mouvait à la surface des eaux.

Les Femmes Écarlates étaient ainsi appelées parce qu’elles étaient source directe du Feu de l’Etoile des prêtresses. Elles étaient connues en grec comme HIERODULAI (femmes sacrées), un mot plus tard transformé en en anglais, via le français médiéval, en HARLOT (signifiant prostituée en anglais) ; en viel allemand, elles étaient appelées HORES signifiant « les bien-aimées », mot plus tard anglicisé en WHORES signifiant putains. Comme mis en évidence dans le « Dictionnaire Étymologique » de Skeat, ces mots de haute vénération n’étaient jamais interchangeables avec des mots infamants tels que « putain, salope, prostituée, femme adultère », et cette association courante de nos jours fut le fruit de la stratégie machiavélique inventée par l’église catholique romaine pour dénigrer le noble statut de ces femmes con-sacrées, les prêtresses. Voyez les dégâts occasionnés au psychisme collectif humain quant à la notion du « Principe Divin Féminin » par l’oligarchie des prêtres misogynes de l’Emporium roman-babylonien !

La suppression dans le domaine public de la connaissance de la tradition authentique, notamment celle traitant du Feu de l’Etoile, survint lorsque la science des premiers adeptes et des chrétiens gnostiques ultérieurs fut étouffée par les faussaires de la chrétienté historique. une certaine quantité de gnose (connaissance) originelle est préservée dans la tradition rabbinique, mais en général les Juifs et les Chrétiens conventionnels firent tout ce qui était en leur pouvoir pour dénaturer et détruire toutes traces de l’Art ancien.

La tradition des Vierges de Feu fut plus tard adoptée superficiellement à Rome, où les six Vestales Vierges servaient par périodes individuelles de trente années, mais la signification réelle de leur fonction avait été perdue. Le mot « VESTA » dérivait d’une ancienne racine orientale signifiant « FEU », d’où les allumettes sont toujours appelées aujourd’hui « vestas ». Vesta fut aussi une déesse troyenne du feu, et des cierges allumés (symbole phallique) étaient utilisés pour la vénération de sa flamme éternelle. C’était cette coutume des Vestales que, plus tard, l’église catholique romaine pervertit pour devenir le rituel d’allumage des cierges de la moderne « églisianité ».

En plus d’être l’Or des Dieux, la menstruation était appelée le « Véhicule de Lumière », étant source première de manifestation, et en cette optique, directement assimilée aux eaux mystiques de la Création, le flux de la Sagesse Eternelle. La Lumière était aussi assimilée à un serpent nommé KUNDALINI, dont les Indiens mystiques disent qu’il est enroulé à la base de l’épine dorsale, lové et totalement endormi à l’intérieur de l’os du Sacrum (sacrum signifiant sacré !) chez une personne non éveillée spirituellement.

La Kundalini, ou pouvoir magique de l’organisme humain, n’acceptant de se réveiller que par la volonté et par le sang, véhicule de l’esprit. La glande pinéale est le canal de l’énergie spirituelle directe et ne peut être motivée que par une introspection constante de soi-même. Cela n’a rien d’un processus mental évident, mais une conscience évacuée de toutes pensées, un plan informel de pur être que nul gourou ne peut enseigner ; fuyez donc tout stage d’éveil de Kundalini, quelles que soient les promesses formulées.

C’était ce concept même « d’être » ou d’auto-réalisation qui posa un problème important à Enlil, dont l’objectif était de conserver le contrôle du troupeau de « lulus » (les humains).

Par contraste, son frère Enki-Samael savait que les humains qui partageaient de l’Arbre de la Connaissance et de l’Arbre de Vie pouvaient devenir eux-mêmes presque comme eux, les « dieux » Anunnaki. Même Enlil-Jehoval l’avait reconnu, disant : « Voilà que l’homme est devenu comme l’un de nous » (Genèse III, 22). On disait dans les temps anciens que rien n’est obtenu simplement en désirant ou en déléguant par prière la responsabilité à une autorité supérieure, le « vouloir » étant médium de décision du moi.

C’est là le chemin de la vraie connaissance : « Aide toi et le Ciel t’aidera » car le seul véritable « DIEU » est le dieu intérieur, l’Esprit dont une parcelle habite le cœur de chaque être humain, l’Atome Primordial contenu en tout minéral, végétal, animal : Dieu, Conscience Infinie Absolue, le KIA ou IAW égyptien d’où découla AEIOU, le vrai YHVH.

Merci Jacques de ce partage .. intéressant ….

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L’Egypte ancienne, une source de l’univers de la pensée symbolique FM 21 février, 2016

Posté par hiram3330 dans : Recherches & Reflexions , ajouter un commentaire

Conférence du 28 Nov.2015

** L’Egypte ancienne, une source de l’univers de la pensée symbolique FM

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MM BB CC FF et SS, chers amis, bonsoir à tous, nous voici réunis autour d’un sujet bien trop imposant pour une soirée, simplement, puissent quelques étoiles filantes, dans le ciel étoilé, nous apporter leurs traces lumineuses…

Pénétrer un tant soit peu cette si ancienne, si étrange, et si riche pensée est un défi que nous allons essayer d’affronter ensemble car vous êtes plus que tout autre, par votre qualité de FM, préparés à penser à la manière égyptienne.

Je n’aborderai que quelques points, et j’ai prévu de faire des pauses pour que la parole circule.

En guise d’entrée en matière, je voudrais, avant toute chose, rappeler qu’à travers l’écoulement du temps, les données de la pensée de l’Egypte ancienne qui a rayonné durant près de 4000 ans a baigné la pensée grecque, puis romaine et, qu’à travers la suite de l’histoire, à Byzance, puis à la Renaissance, elle a resurgi dans des écrits connus de vous tel, Le Corpus Hermeticum d’Hermès Trismegiste, -écrits qui ont été, au 18° siècle, l’objet d’études attentives dans les cercles d’initiés,-  tels que la FM ou encore « les Illuminés de Bavière »,   particulièrement en Angleterre, en Allemagne et en Autriche et c’est ainsi que l’on peut citer Von Lessing, ayant écrit sur le papier peint de son salon la célèbre devise grecque, mais d’origine égyptienne, « Hen Kaï Pan », « Le Un et le Tout » ou encore les travaux dans les loges autrichiennes sur la Sagesse égyptienne où un certain Mozart les a écouté et a composé « La Flûte Enchantée » qui en est, elle aussi, imbibée. Je ne développe pas plus ce soir, mais ces faits témoignent d’une imprégnation de la pensée égyptienne souterraine dans la tradition que vous continuez à faire vivre. Tout ceci, s’ajoutant au culte Isiaque qui perdura en Europe fort longtemps.

 

*Pause1, la parole peut-elle circuler VM ?…………………..

 

Bien allons chercher nos étoiles filantes et leur traces lumineuses…

*1- A propos de la pensée dite « symbolique »

2 citations.

Claude Levi-Strauss

Je cite : « L’activité inconsciente de l’esprit consiste à imposer des formes à un contenu, et ces formes sont fondamentalement les mêmes pour tous les esprits, anciens, modernes, primitifs et civilisés. »

Claude Traunecker, un éminent égyptologue :

Je cite : «La pensée analogique qui consiste à puiser dans le monde sensible du vivant des modèles pour imaginer l’inconnu, supporte parfaitement la superposition des images, même paradoxales…

Attention, ces métaphores ne sont pas des actes de foi, des croyances comme dans la pensée judéo-chrétienne, mais plutôt comme des icônes logiques, (Sirius), explicatives des coulisses encore inconnues de l’Univers. C’est, au détour d’une de ses tentatives de l’explication du monde que nous pouvons surprendre les égyptiens se livrant à une réflexion scientifique sur les rapports entre la pensée et l’action avec la Pierre de Chabaka qui en est le plus brillant exemple ».

Une pierre qui va bientôt nous occuper en relation avec Le Verbe !

Avant cela, je voudrai évoquer avec vous une caractéristique de la pensée égyptienne concernant la logique en relation avec la pensée symbolique :

La pensée égyptienne est « bizarre », elle fonctionne sur 2 modes :

-Celui de la logique dite Aristotélicienne pour  ce qui est des données rationnelles, tel, le calcul d’un angle, la visée de l’étoile polaire pour l’implantation d’un temple, un univers de pensée où 2×2 font toujours 4 ! La logique aristotélicienne est marquée par sa loi d’exclusion, une logique basée sur le « oui/non », et qui exclu un tertium datur, l’exclusion d’un 3° possible « ce qui est blanc est blanc et ne peut être noir » qui s’applique bien à la compréhension du monde dans son champ conceptuel central mais qui ne fonctionne plus si l’on s’approche des frontières de l’infiniment petit et de l’infiniment grand.

-Un autre type de logique

On rejoint là, les données de la physique moderne en rappelant que le physicien,  Niels Bohr, en 1927, confronté aux phénomènes inexplicables de la matière quand elle concerne les quantas pose le postulat d’une autre logique fonctionnant sous le régime de la complémentarité et incluant elle un 3° possible.

-Ainsi fonctionne la pensée égyptienne quand le besoin s’en fait sentir. Elle devient « plastique » ; elle fonctionne selon un mode de complémentarité, (Thot,Nefertari)une logique de type quantique qui suppose une approche herméneutique. C’est une logique qui pourrait être  comparée à l’œil de la mouche où de très nombreux angles de vues montrent une réalité complexe et évolutive, à l’image de la Vie, donc,  des angles de vue multiples d’une même chose.

Elle s’appuie sur des images, sur des formes, sur des formules écrites de type allusive, le tout pour exprimer l’inexprimable, quand elle pense la Création, ses lois et ses dieux.

Si 2×2 font toujours 4, le ciel est Nout, Hathor, la vache, la truie, le baldaquin, l’eau, etc…, chaque image, chaque forme, chaque texte s’ajoutant pour circonscrire au mieux ce qu’est l’essence du ciel.

C’est un monde où la forme d’un dieu, d’un objet…, où le texte n’est pas à prendre au 1° degré. La seule chose qui importe est ce qu’ils représentent, ce dont ils témoignent dans l’architecture de la Création et le message ne s’éclaircit que si l’on en a exploré tous les aspects…

Cela s’applique bien sûr aussi au domaine de l’écriture, des signes.

Par exemple si l’on regarde ensemble quelques exemples de  l’écriture de Maât, « la fille de Rê »,  - Maât, en résumant, la totalité des lois de la création et du vivant, y compris la concorde des vivants-,  je peux utiliser différentes manière de l’écrire, et le lecteur devra se demander : Pourquoi ? Et il trouvera alors le message complémentaire qui y est contenu.

… Je pense, pour tenter de relier mon propos à l’univers de la pensée M, à titre d’exemple, qu’il y a bien des manières de présenter une équerre et un compas et que si l’on pose la même question : Pourquoi ? Différents concepts deviendront clairs…

Nous baignons dans ce nous appelons la pensée symbolique et sa logique est de type « complémentaire »,  « quantique » !

A partir de cet instant, l’on peut admettre que le « Un et le Tout », (le fameux Hen Kaï Pan) ne sont pas contradictoires, mais issus d’une « logique complémentaire », nous y reviendrons en nous intéressant au 3 !

 

*Pause2,………………………

 

2**- Abordons maintenant la Cosmogonie de Ptah, « La création par le Verbe », et la Pierre de Chabaka

* Cette cosmogonie de Ptah est arrivée à nous par l’entremise de la Pierre de Chabakha, (BM), un roi tardif, -25°d, vers -700), qui dit avoir recueilli un papyrus très vieux, très abimé et rongé par les vers. Il l’a pieusement recueilli pour le faire graver dans une pierre de basalte qui, un jour, fut récupérée par un paysan cherchant une meule dormante pour moudre son grain, ce qui a provoqué un effacement d’une partie du texte…

Dans les Textes des Sarcophages du Moyen Empire, issus des T. des Pyramides  vers -2000, une phrase des TdesS : « Je suis l’Eternel… Je suis celui qui a créé le Verbe, … Je suis le Verbe », évoque la 1° phrase de l’Evangile selon St Jean… Il y a de quoi à méditer là-dessus et sur bien autre chose !…

« La parole », en égyptien mdw-nTr, est qualifiée, elle est : « la parole divine », à travers la cosmogonie de Ptah une divinité très ancienne, le maître des artisans, le forgeron, l’ancêtre de Tubalcaïn, décrite dans cette fameuse pierre de Chabaka, (BM). On comprendra aisément que grâce à son origine divine, elle ait été aussi bien conservée et stable pendant quelques 3800 ans !

* Ptah va donc être l’artisan de la création… Mais quel était l’état des lieux, avant la création ? L’égyptien répond par des formules négatives apportant un début de réponse traduisant par « quand … n’était pas encore », (ou n’avait pas encore), exemple, « quand l’ascension de Chou n’a pas encore eu lieu », (négation de l’espace) ou « quand le dieu créateur n’avait pas encore trouvé un lieu sur lequel se dresser », « quand n’était annoncé le nom de quoi que se soit » une allusion au travail du dieu créateur par lequel il appela à l’existence toute créature et toute chose : « Ce qui existe est nommé et ce n’existe pas n’est pas nommé ».

Avant la création, il n’y avait rien, un état appelé

Avant la création : un état appelé l’état de non-existant le Noun, liquide, indifférencié contenant toutes les potentialités mais inerte, latent, une unicité plongée dans les ténèbres totales, un état de la matière où « il n’existait pas encore 2 choses », « une unité indivisible en 2 choses ».

*** Schémas Non-existant/existant> Ouroboros, l’état du non-existant continue à transpirer dans l’existant, d’où la nécessité d’une attention constante à l’entretien de la création

* La création décrite dans la pierre de Chabaka :

-1- Ptah, le Démiurge, est appelé « Cœur et Langue ». Il est l’image l’image de celui qui, muni de la puissance-Heka  va s’auto-engendrer dans cette étendue inerte, le Noun,…

Le texte décrit Ptah, « le très ancien », « celui qui a tout pouvoir », « celui qui est venu à l’existence en tant que cœur et langue sous l’apparence d’Atoum »,

Atoum est le démiurge de la cosmogonie Héliopolitaine,  il marque le passage crucial entre le non-existant et l’existant, il passe la frontière, tel une entité amphibie, comme nous le montre son nom, tm , « ne pas être », mais aussi, tm, « la totalité » en tant qu’entité  liminaire, placée entre le rien et le tout.

Par la puissance de Heka, nommée chez Ptah, « Cœur et Langue ». il  s’auto-engendre,  je cite, « qui  vient à l’existence par lui- même » (xpr Ds=f) .

Mais quelle est cette puissance contenue dans« Cœur et Langue » dont se sert Ptah pour émerger du non –existant ?… Quelle est donc cette force diffuse dans la pré-création, dans le non-existant, qui permet de basculer dans l’existant ?

A cette question, toujours d’actualité, tant, chez les physiciens que chez les théologiens d’aujourd’hui, les Egyptiens ont apportés plusieurs réponses… Le ch. 261 des TdesS, affirme et montre que Heka préexiste à toute chose et qu’elle est présente dans toute la création, (xpr m HqA).

Mais que signifie Heka ? Une sorte de potentialité universelle et incréée… et mal traduite en français par « magie » ; aussitôt, nos esprits contemporains sont hérissés par cette notion ! Donc, je vais employer le mot égyptien : Heka, c’est une formidable puissance, un champ de forces, une énergie qui fonctionne de manière automatique, instantanée, qui ne nécessite aucun médium pour sa transmission,  et qui met en branle les forces de la Nature. C’est une puissance du même ordre que ce que nous avons appelé « le Big-bang » et dont l’énergie nucléaire ne nous donne qu’une mince approche.

*Notes complémentaires  sur Héka : Heka – la puissance primitive qui a permis au démiurge de se créer lui-même, au début de la création. Elle est  présente en latence avant la création. Heka agit avec deux autres puissances, Sia, la connaissance, l’omniscience intuitive, le Cœur-esprit de Ptah, (le jb et le hathy), et Hou, le Verbe, la Parole créatrice, la Langue de Ptah….

Héka, HkA, est  la puissance, la force, (écrit dans la tombe de Banentyou),  he, H, « ce qui stimule », kA « la force de la vie », le potentiel vital, énergétique, de chaque chose créée… Tout recours à Heka suppose d’affronter une grande puissance donc l’intervention doit être faite par quelqu’un en état de pureté, physique et mentale,  par quelqu’un,  inspiré par Sia, la connaissance, et par Hou, le Verbe, la parole créatrice, la parole performative, efficiente, (et avec la prononciation adéquate). L’intervention se fait sous forme de rites, oraux et manuels. Elle permet donc d’activer les forces de Heka pour atteindre l’état optimum de la création, « la création de la 1° fois »,selon Maât, paix, prospérité, santé, harmonie, etc, et donc, de se défendre contre les forces négatives en général et donc les « ennemis » de tous genres, par ex, animaux vénéneux, par ex, la maladie. (>médecine)

*Pause3…………….

 

2- Le texte indique ensuite  que Cœur et Langue est présent chez tous les êtres vivants, je cite, « Il se trouve que « Cœur et Langue » ont pouvoir sur les membres de par l’enseignement qu’ils existent en tout corps et en toute bouche de tous les dieux, de tous les hommes, de tout être rampant, et de tout vivant, par la pensée et par les paroles, ordonnant toute choses qu’ils désirent »

Le texte annonce l’universalité du couple « Cœur et Langue », conception/action dans tout le monde vivant. Les membres soumis à leur pouvoir sont ceux d’un corps vivant. L’évidence est que Cœur et Langue existent dans tous les corps vivants et il est spécifié qu’ils agissent par la pensée, (le Cœur conçoit), puis par la Parole. La pensée est anticipatrice de la parole, le verbe choisi l’indique, (kAj, penser à, découvrir que, idée de futur)…Alors, Langue, Dents et lèvres » permettent de passer à l’action .

3- Le processus cognitif est décrit : le cœur produit la pensée, il recueille et coordonne les informations fournies par les sens .

Je cite : « Les yeux voient, les oreilles entendent, le nez respire le souffle et ils sont élevés vers le cœur et c’est lui, (le cœur), qui fait que sortent toutes conclusions et c’est la langue qui proclame les desseins du cœur. »

[ Indispensables à la vie, ils seront réactivés pour le défunt avec le rituel de l’ouverture de la bouche du défunt au ch.1 du LdesM, lui redonnant ses facultés opératives].

Un peu plus loin : « C’est ainsi que sont créés tout travaux et tout œuvre d’artisans ». La pensée, puis la parole déclenche l’action. Tout ce que font les membres, les mains, les jambes sont le résultat de la pensée et de la parole.

- Le processus cognitif est enclenché, il est bien défini. Les informations des trois sens, (vue, ouïe, odorat) sont centralisées par le cœur-esprit, l’intellect, en fait la synthèse et en tire des conséquences, une compréhension, et des résolutions, une volonté, qui déclenche une action pertinente qui passe dans la réalité.

Il faut noter que les « desseins du cœur » relève de la conscience individuelle et du libre-arbitre de tout être pensant devant une situation donnée.

« Cœur et Langue » est à l’origine de tous les travaux, tous les  Arts et toutes les productions… où, même les gestes simples de l’artisan sont soumis au processus cognitif pensée anticipatrice/parole/action.

4-  Puis, « Cœur et Langue » affirme la venue au monde des dieux et de tout ce qui existe, dont, l’Humanité, il met en place l’état de distinction et justifie le libre-arbitre de la conscience.

« C’est ainsi que sont nés tous les dieux, ainsi qu’Atoum et sa compagnie et que sont venus à l’existence toutes les paroles divines par la pensée du cœur et l’ordre de la langue… »

« Cœur et Langue » met en place l’état de la distinction, la dualité la fécondité et la destinée humaine en s’attachant à préciser les bases sur lesquelles la création a été conçue

Mais là, au lieu de citer le texte de la Pierre de Chabaka qui s’y réfère, je vais vous citer celui, plus clair, du TdesS. CT7-462d-464f, concernant le monologue d’Atoum, créateur : (les 4 actes fondateurs de la création, où Atoum donne l’air à  tout ce qui vit, le Nil pour pourvoir à leur nourriture et le moyen de conserver en bon état la création), et dans le 3° acte:

« J’ai créé chaque homme semblable à l’autre. Je n’ai pas ordonné qu’ils fassent le mal mais leurs cœurs ont désobéi à mes propos, c’est l’une des actions ».

Faire le Bien, ou faire le Mal, nous avons le choix… Nous avons le libre-arbitre de nos consciences.

…. Ce qui n’est pas sans évoquer la devise de la France, « Liberté, Egalité, Fraternité »,

*La fin du texte s’achève sur le repos de Ptah qui a créé le monde tangible de l’Egypte, ses villes ses temples, ses cultes, etc, sous la responsabilité de son roi, mandataire des dieux pour la maintenir en Harmonie selon les lois de Maât, l’ordre de la création parfait, exemple, l’ordre du ciel,  (SethyI°).

Je résume, « Cœur-Langue », d’essence « Heka » :

Dans un 1° temps la pensée éclot dans son cœur. (le cœur-esprit), Il « prend conscience »… « Il pense, donc il est », (voir Descartes !!!) et, de son cœur-esprit, il va déclencher la création par le Verbe : Le cœur-esprit conçoit et crée les formes ; ces formes se constituent en écriture interne dans son cœur, (signa), puis trouvent une expression externe par sa langue, ses dents et ses lèvres, (verba), et, grâce à la puissance créatrice Heka du dieu, les mots se réalisent et sont transposés dans le monde visible des phénomènes en constitution, ce sont les choses, (res)…

Thot est chargé de la besogne.

Le processus est instantané, quand la parole créatrice de dieu a été prononcée, Heka déclenche instantanément la réalité de la venue à l’existence.

Les signa, les « formes »  et donc, les hiéroglyphes, sont donc la totalité de la Création advenue, autrement dit, « tout est hiéroglyphe », « tout est Verbe »

C’est une écriture où le signifiant est en symbiose avec le signifié. Tout ce qui est nommé existe et ce qui n’est pas nommé n’existe pas ; d’origine divine, la stabilité du système hiéroglyphique a été maintenue durant 3700 ans !

J’ajoute que « ces divines paroles » sont « efficientes », « performatives », « opératives », autrement dit chargées d’efficacité heka, et pour l’éternité !…

… Une devinette pour vous permettre de souffler un peu : Comment pensez-vous qu’un homme reconnu coupable d’un crime pouvait être châtié ? Certes, il pouvait être condamné à être battu, voire à être condamné à aller travailler aux mines mais le plus grave c’était ?…

 

***Pause4 question ?

 

Revenons un instant sur le Un, le Multiple, et le 3

* La création enclenche la distinction, (faucille, mAa), la division, la dualité, d’où découle la multiplicité.

« celui qui se transforma en millions », est une épithète courante du Créateur, quelque soit son nom, (Rê, Amon, Ptah, etc…). Avec la création et la diversité qu’elle engendre, elle devient multiple…, une intuition que le monde est nécessairement divers et multiforme et qu’il doit cet état au dieu créateur.… Le Un et la Multiplicité sont les deux bornes du non-existant et de l’existant.

*  Mais,…pourquoi le 3 a-t-il une importance dans ce processus ?

Titulature Toutankhamon : nb-xprw-ra HoA-mAat- Rê est le maître  des manifestations, souverain de Maât, et Titulature d’Horemheb : Djeser- Khéperou-Rê- setep-en-Rê Sacrées sont les manifestations de Rê, l’élu de Rê : Dsr-xprw stp.n-ra

Voilà les signes qui permettent d’écrire noter l’Unité, la Dualité et la Multiplicité, si la valeur « trois » est réelle, par exemple dans les textes de comptabilité, ce même signe marque la multiplicité, la Multiplicité de la création, une valeur hautement symbolique s’en dégage, et

la notion de trinité, la tri-unité a évidemment, une origine égyptienne, et la valeur symbolique du trois en est renforcée d’autant.

* L’état sympathique de la création

L’une des particularités de la pensée logique complémentaire est de mettre en lumière que toute cette multiplicité est « Une » dans le fait qu’elle est en interaction et donc, elle offre  une organisation « sympathique » de la Nature : Des données semblables produisent des effets semblables, et ceci, en utilisant tous les règnes de la Création : humain, animal, végétal, minéral. Tout comme ce que nous connaissons dans le domaine de l’Homéopathie… (Isis, scorpion)

* La démarche à suivre dans ce système de pensée symbolique appliquant la logique complémentaire, est, non de poser la question du Comment ? Mais la question du Pourquoi ? Et même la question du pourquoi du pourquoi !… et, pour ma part,…  m’inspirer de la vieille Sagesse égyptienne dont je vous livre un extrait qui m’est cher :

La 1° maxime de la Sagesse de Ptahotep vers – 2350

« Ne t’enorgueillis pas parce que tu apprends !

Tiens donc conseil avec l’ignorant comme (avec) le savant !

On n’a jamais atteint les limites de l’art (en ce monde),

Et il n’y a pas d’artisan dont la maîtrise ne soit parfaite !             

Plus cachée est une belle parole que la pierre verte (la malachite),

On la rencontre même chez les servantes qui sont aux meules »

* Il y aurait tant à dire sur bien des choses, par exemple sur l’œil, la règle, le pavé mosaïque, la Lumière, la pureté, les 4 éléments, la nature d’Osiris et son redressement, le geste-henou, etc… Mais, il est l’heure et nous aspirons au repos…

Simplement pour terminer sur une note plus légère, je vous ferais remarquer que si la pierre du meunier n’avait pas été rectangulaire, si elle avait été carrée ou circulaire, la subtile démonstration des penseurs memphites disparaissait à tout jamais, dissoute dans la farine !

Merci de votre patiente attention, j’ai dit VM

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Origine du Rite de Memphis – Misraïm 27 novembre, 2015

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Origine du Rite de Memphis – Misraïm

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EzoOccult > Sociétés Secrètes > Franc-Maçonnerie > Origine du Rite de Memphis – Misraïm

Article publié le 15 nov 2004

Par Jean Bricaud

L’Ordre Maçonnique est partagé en différents Rites, lesquels, bien que divers, sont cependant tous basés sur les trois degrés de la Maçonnerie Symbolique.

En France, les Rites actuellement pratiqués sont : le Rite Français (Grand Orient), le Rite Ecossais (Grande Loge et Suprême Conseil), le Rite Anglais (Grande Loge Nationale), le Rite Ecossais rectifié (Loges de Maîtres Ecossais de Saint-André, dans la Grande Loge Nationale) et enfin le Rite de Memphis-Misraïm (Souverain Sanctuaire).

Mentionnons encore, bien qu’étant en dehors de la Maçonnerie de tradition parce qu’il initie les femmes au même titre que les hommes, le Rite mixte, pratiqué par le Droit Humain et par la Grande Loge Mixte, scission du Droit Humain.

Notre but n’étant pas d’examiner l’organisation de ces Rites, mais de réunir en quelques pages des notes et dates historiques concernant le Rite de Memphis-Misraïm, nous dirons simplement que chacun de ces Rites a son autorité régulatrice et sa hiérarchie. L’autorité reconnue par chaque Rite, a seule le droit de constituer des Maçons, de promulguer des décrets dans ce Rite, et de conférer les degrés de sa hiérarchie.

Le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, respectant par-dessus tout les principes traditionnels de la Franc-Maçonnerie qu’il a maintenus et veut maintenir intacts, tient à déclarer qu’il respecte l’indépendance des autres Rites, et comme il ne s’immisce en rien dans les [4] actes émanant de leur autorité, il entend que les autres Rites agissent à son égard de la même manière.

Le Rite de Memphis-Misraïm est l’héritier des traditions maçonniques du XVIIIe siècle, dont il a gardé les sages principes, la force morale et la discipline. Il tire son origine de la Maçonnerie Occulte des Philalètes de Paris, des Frères Architectes Africains de Bordeaux, de l’Académie des Vrais Maçons de Montpellier, du Rite de Pernety d’Avignon, et surtout du Rite Primitif des Philadelphes de Narbonne.

C’est à ce Rite primitif des Philadelphes, établi vers 1779 à Narbonne par le Marquis de Chefdebien, que le Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm fait remonter l’origine de ses principes et la forme de son organisation. Le régime était divisé en trois classes de maçons qui recevaient dix degrés d’instruction. Ces classes ou degrés n’étaient pas la désignation de tels ou tels grades, mais des dénominations de collections pouvant être étendues en un nombre infini de grades. La troisième classe formée de quatre chapitres de Rose-Croix s’occupait de la maçonnerie au point de vue ésotérique et étudiait particulièrement les sciences occultes.

Le Rite primitif de Narbonne fut agrégé au Grand Orient en 1806. Mais, en avril 1815, il y eut, à Montauban, une sorte de renaissance du Rite.

Le Rite primitif de Narbonne avait, en 1798, été importé en Égypte par des officiers de l’armée de Bonaparte, qui avaient installé une Loge au Caire. C’est dans cette Loge que fut initié Samuel Honis, lequel, venu en France en 1814, rétablit à Montauban, en 1815, une grande Loge sous le nom Les Disciples de Memphis, avec l’assistance de Gabriel Marconis de Nègre, du baron Dumas, du marquis de la Roque, de J. Petit et Hippolyte Labrunie, anciens frères du Rite. Le Grand Maître était le F. Marconis de Nègre.

À la suite d’intrigues, cette grande Loge fut mise en sommeil le 7 mars 1816. Les travaux furent repris en 1826 par une partie de ses membres, mais sous l’obédience du Grand Orient de France.

Quelques années plus tard, plusieurs frères, parmi lesquels Étienne Marconis de Nègre, fils du Grand Maître des Disciples de Memphis et haut gradé du Rite de Misraïm, eurent l’idée de réunir les degrés des divers Rites pratiqués [5] jusqu’alors et de les consolider sur les principes adoptés à Montauban.

Ils examinèrent les degrés des divers Rites, les révisèrent et les encadrèrent d’un certain nombre de degrés rassemblant et expliquant les dogmes religieux des anciens Hiérophantes et des Initiations anciennes, puis ils donnèrent à cette organisation le titre de Rite ancien et primitif de Memphis. Les degrés d’initiation furent divisés en trois séries et sept classes, qui sont bien moins des rangées de degrés que des Écoles, où, comme dans le Rite primitif de Narbonne, sont enseignées les sciences maçonniques.

La première série enseigne la partie morale, reposant sur la connaissance de soi-même. Elle offre l’explication des symboles, des emblèmes et des allégories ; elle dispose les initiés à l’étude de la philosophie maçonnique.

La deuxième série comprend l’étude de l’histoire et des Rites maçonniques les plus universellement répandus, ainsi que des mythes poétiques de l’antiquité et des initiations anciennes.

La troisième série renferme le complément de la partie historique de la philosophie, elle étudie le mythe religieux dans les différents âges, de même que toutes les branches de la science appelée occulte ou secrète ; enfin, relativement à la Maçonnerie, elle en fait connaître la partie mystique et transcendante, composée d’ésotérisme et de grands mystères, et admet les études occultes les plus avancées.

Non seulement chacune de ces trois séries est formée de plusieurs divisions dans lesquelles sont conférés tous les degrés maçonniques modernes, mais encore, tout en conduisant progressivement à travers les anciens mystères où se révèle la raison d’existence de ces degrés, la dernière série révèle l’ésotérisme de la Maçonnerie, la Gnose, cette science qui s’est perpétuée de siècle en siècle jusqu’à nous et illumine aujourd’hui notre institution.

Telle est l’origine et la constitution du Rite ancien et primitif de Memphis, auquel est venu s’adjoindre, par la suite, le Rite de Misraïm.

Le Rite de Memphis-Misraïm est l’héritier des traditions maçonniques du XVIIIe siècle, dont il a gardé les sages principes, la force morale et la discipline. Il tire son origine de la Maçonnerie Occulte des Philalètes de Paris, des Frères Architectes Africains de Bordeaux, de l’Académie des Vrais Maçons de Montpellier, du Rite de Pernety d’Avignon, et surtout du Rite Primitif des Philadelphes de Narbonne.

C’est à ce Rite primitif des Philadelphes, établi vers 1779 à Narbonne par le Marquis de Chefdebien, que le Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm fait remonter l’origine de ses principes et la forme de son organisation. Le régime était divisé en trois classes de maçons qui recevaient dix degrés d’instruction. Ces classes ou degrés n’étaient pas la désignation de tels ou tels grades, mais des dénominations de collections pouvant être étendues en un nombre infini de grades. La troisième classe formée de quatre chapitres de Rose-Croix s’occupait de la maçonnerie au point de vue ésotérique et étudiait particulièrement les sciences occultes.

Le Rite primitif de Narbonne fut agrégé au Grand Orient en 1806. Mais, en avril 1815, il y eut, à Montauban, une sorte de renaissance du Rite.

Le Rite primitif de Narbonne avait, en 1798, été importé en Égypte par des officiers de l’armée de Bonaparte, qui avaient installé une Loge au Caire. C’est dans cette Loge que fut initié Samuel Honis, lequel, venu en France en 1814, rétablit à Montauban, en 1815, une grande Loge sous le nom Les Disciples de Memphis, avec l’assistance de Gabriel Marconis de Nègre, du baron Dumas, du marquis de la Roque, de J. Petit et Hippolyte Labrunie, anciens frères du Rite. Le Grand Maître était le F. Marconis de Nègre.

À la suite d’intrigues, cette grande Loge fut mise en sommeil le 7 mars 1816. Les travaux furent repris en 1826 par une partie de ses membres, mais sous l’obédience du Grand Orient de France.

Quelques années plus tard, plusieurs frères, parmi lesquels Étienne Marconis de Nègre, fils du Grand Maître des Disciples de Memphis et haut gradé du Rite de Misraïm, eurent l’idée de réunir les degrés des divers Rites pratiqués [5] jusqu’alors et de les consolider sur les principes adoptés à Montauban.

Ils examinèrent les degrés des divers Rites, les révisèrent et les encadrèrent d’un certain nombre de degrés rassemblant et expliquant les dogmes religieux des anciens Hiérophantes et des Initiations anciennes, puis ils donnèrent à cette organisation le titre de Rite ancien et primitif de Memphis. Les degrés d’initiation furent divisés en trois séries et sept classes, qui sont bien moins des rangées de degrés que des Écoles, où, comme dans le Rite primitif de Narbonne, sont enseignées les sciences maçonniques.

La première série enseigne la partie morale, reposant sur la connaissance de soi-même. Elle offre l’explication des symboles, des emblèmes et des allégories ; elle dispose les initiés à l’étude de la philosophie maçonnique.

La deuxième série comprend l’étude de l’histoire et des Rites maçonniques les plus universellement répandus, ainsi que des mythes poétiques de l’antiquité et des initiations anciennes.

La troisième série renferme le complément de la partie historique de la philosophie, elle étudie le mythe religieux dans les différents âges, de même que toutes les branches de la science appelée occulte ou secrète ; enfin, relativement à la Maçonnerie, elle en fait connaître la partie mystique et transcendante, composée d’ésotérisme et de grands mystères, et admet les études occultes les plus avancées.

Non seulement chacune de ces trois séries est formée de plusieurs divisions dans lesquelles sont conférés tous les degrés maçonniques modernes, mais encore, tout en conduisant progressivement à travers les anciens mystères où se révèle la raison d’existence de ces degrés, la dernière série révèle l’ésotérisme de la Maçonnerie, la Gnose, cette science qui s’est perpétuée de siècle en siècle jusqu’à nous et illumine aujourd’hui notre institution.

Telle est l’origine et la constitution du Rite ancien et primitif de Memphis, auquel est venu s’adjoindre, par la suite, le Rite de Misraïm.

Origine du Rite de Memphis – Misraïm dans Recherches & Reflexions David_Roberts_Aboo_Simbel

Temple d’Abou Simbel, David Roberts, 1838.

Chronologie du Rite

1838. – Le Fr. Jean-Etienne Marconis de Nègre, écrivain, né à Montauban le 3 janvier 1795, fils de Gabriel Marconis de Nègre, réveille le Rite de Memphis par l’installation à Paris, au Prado, le 23 mars 1838, de la grande Loge Osiris, et à Bruxelles, le 21 mai, de la Loge La Bienfaisance.

Elu Grand-Maître, Grand Hiérophante du Rite, le 7 juillet, le Fr. J.-E. Marconis procède, le 5 octobre, à l’installation du Sanctuaire de Memphis, chargé du Gouvernement de l’Ordre. Le Sanctuaire est composé du Grand Hiérophante et de Six Patriarches Conservateurs de l’Ordre, dont voici les noms : le Fr. Marconis, homme de lettres, le Fr. Delapline, ex-chirurgien de la Marine, le Fr. Dr Audibert, membre de l’Institut, le Fr. Moutet, homme de lettres, le Fr. baron de Pœderlé, rentier, le Fr. Laroussie, rentier, le Fr. Dr Morison de Greenfleld, médecin de S.A.R., le duc de Sussex.

1839. – Le mouvement s’étend par le réveil, à Paris, le 21 mars, de la Loge Les Disciples de Memphis, de Montauban, la création, le 21 mai, de la Loge chapitrale Les Philadelphes, et, le 6 décembre, à Bruxelles, l’installation du chapitre Héliopolis.

1840. – Publication du Hiérophante, exposé complet des mystères maçonniques par J.-E. Marcenis et E. Moutet.

Installation, à Marseille, le 21 novembre, de la Loge chapitrale Les Chevaliers de Palestine, et à Paris, le [7] 25 décembre, de la Loge chapitrale Les Sectateurs de Ménès.

1841. – Le 15 juin, à la suite de diverses intrigues d’adversaires du Rite, interdiction est faite par le Préfet de police de Paris, sans autre motif sérieux que celui du bon plaisir, de réunir les membres du Rite de Memphis ; toutes les loges existant en France entrent en sommeil.

1842. – Après avoir constitué un Temple mystique pour la garde des Archives et la propagation du Rite à l’étranger, le Gouvernement de l’Ordre se met également en sommeil.

1848. – Le 5 mars, après sept années de sommeil, le Rite reprend ses travaux en France, et trois Loges, un Chapitre et un Conseil sont remis en activité.

1849. – Publication des Statuts Généraux de l’Ordre. Introduction du Rite en Roumanie.

1851. – Le Fr. Marconis établit, à Londres, le 16 juillet, la grande Loge Les Sectateurs de Ménès, et institue le Fr. Berjean Grand-Maître pour l’Angleterre. À la suite des accusations dirigées au cours de l’année 1850 contre la Maçonnerie en général, l’autorisation de se réunir est retirée aux Loges du Rite de Memphis et à celles de la grande Loge Nationale. Les Loges de Memphis se mettent à nouveau en sommeil le 23 décembre.

1853. – Réveil du Rite en France, après l’échec d’une tentative d’union avec le Grand Orient.

1856. – Le grand Hiérophante Marconis se rend aux États-Unis, où il établit, le 9 novembre, à New-York, un Souverain Grand Conseil du 94e degré, avec le Fr. David Mac Leilan pour Grand Maître.

Le Rite est constitué en Égypte par la fondation, à Alexandrie, d’un Sublime Conseil de l’Ordre, sous le titre distinctif de Grand Orient d’Égypte, avec pouvoirs pour établir un Souverain Sanctuaire. Le Fr. marquis Joseph de Beauregard en est le Grand Maître.

En Australie, à Ballarat, est constituée la Mère Loge The Golden Bough of Eleusis.

1861. – Le Fr. Harry Seymour succède au Fr.Mac Leilan comme Grand Maître du Souverain Conseil Général des États unis.

[8] 1862. – Le 30 avril, le Maréchal Maignan, nouvellement promu à la Grande Maîtrise du Grand Orient de France, adresse à toutes les autres Obédiences une circulaire en vue de l’unité maçonnique en France. Le Rite de Memphis s’unit au Grand Orient qui l’admet dans son Grand Collège des Rites à la suite d’un rapport très favorable du Fr. Razy, membre de la Commission d’examen. Des Loges du Rite de Memphis sont constituées sous le contrôle du Grand Orient.

En juillet, le Grand Hiérophante établit une Charte pour la constitution aux États-Unis d’un Souverain Sanctuaire sous la grande maîtrise du Fr. Seymour. Cette Charte est ratifiée par le Grand Orient de France, le 3 septembre, et enregistrée dans son Grand Livre des Sceaux, sous le numéro 28.911.

Afin de faciliter la correspondance des degrés avec ceux du Grand Orient, les degrés du Rite de Memphis sont nominalement et provisoirement réduits de 95 à 33.

1863. – En juin, le Souverain Sanctuaire des États-Unis est définitivement établi. De nombreux Chapitres et Sénats sont constitués.

1865. – Des garants d’amitié sont échangés entre le Grand Orient de France et le Souverain Sanctuaire des États-Unis. Le garant d’amitié du Souverain Sanctuaire auprès du Grand Orient est le Fr. Heullant, Grand Officier, Chancelier de la Légion d’honneur.

Le 26 août, les FF. Joseph Garibaldi, 33e, ancien Grand- Maître du Grand Orient d’Italie, et Francesco di Lucca, 33e, Grand-Maître, sont élus membres honoraires du Souverain Sanctuaire des États-Unis. Des garants d’amitié sont échangés entre le Souverain Sanctuaire et le Grand Orient d’Italie.

Le 20 décembre, le Souverain Sanctuaire des États-Unis adopte la réduction en 33 degrés du Rite de Memphis, conformément à l’accord survenu entre le Grand Orient et le Grand Hiérophante Marconis.

1866. – Le Rite s’établit en Égypte sur des bases solides. Toutefois, le Grand-Maître pour l’Égypte déclare que l’acte par lequel le Grand Hiérophante Marconis a abdiqué ses droits en faveur du Grand Orient de France n’ayant pas été contresigné par le Grand Chancelier du Rite, il refuse d’en reconnaître la légitimité, il maintient l’organisation du Rite en 95 degrés.

[9] 1868. – Mort du Grand Hiérophante Marconis.

1869. – Le Souverain Sanctuaire des États-Unis rompt les relations avec le Grand Orient de France parce que celui-ci a reconnu, sous le nom de Suprême Conseil, un corps de Maçons de la Louisiane, qui délivrait clandestinement des Chartes pour l’établissement de loges dans cette juridiction, violant ainsi les droits et autorité de la Grande Loge légitime de Louisiane.

Notification est faite au Grand Orient de France par le Grand Maître Seymour, le 20 mars 1869.

Après la mort du Grand Hiérophante, le Gouvernement Suprême du Rite passe en Égypte, avec le marquis de Beauregard, comme chef du Rite.

1872. – Le Souverain Sanctuaire des États-Unis délivre, le 4 juin, une Patente au Fr. John Yarker, pour l’établissement d’un Souverain Sanctuaire en Angleterre et en Irlande. Le 8 octobre, le Fr. Seymour, en une Assemblée générale des Membres du Rite, au Freemason’s Hall, à Londres (Siège de la Grande Loge d’Angleterre) constitue définitivement le Souverain Sanctuaire de Grande-Bretagne et d’Irlande, avec le Fr. John Yarker, comme Grand-Maître général. Le nouveau Sanctuaire nomme le général Garibaldi, membre honoraire, et des relations sont aussitôt établies avec le Suprême Conseil Ecossais de Sicile et le Grand Orient d’Égypte.

1873. – Le 21 mars, le Fr. Salvatore A. Zola est élu et proclamé Grand-Maître du Souverain Sanctuaire de Memphis (Grand Orient National d’Égypte).

1874. – Le 11 janvier, le Grand Maître Zola est autorisé à assumer le titre de Grand Hiérophante du Rite.

Le 23 juin, le Fr. Seymour, ayant résigné ses fonctions, le Fr. Alexandre B. Mott lui succède comme Grand-Maître Général du Rite aux États-Unis. Peu après, une scission se produit dans le Rite. Un certain nombre de FF. Américains, peu satisfaits de la réduction des degrés du Rite à 33, organisent le Rite Égyptien de Memphis, présidé par Calvin C. Burt.

1876. – Le Grand Orient National d’Égypte (Rite de Memphis) confère, le 25 octobre, à l’Ill. Fr. Garibaldi, les grades, de 95 et 96e, avec le titre de Grand-Maître honoraire ad vitam.

[10] 1877. – Le Souverain Sanctuaire d’Angleterre confère, le 24 novembre, les grades de la Maçonnerie d’Adoption à Mme Blavatsky.

1880. – Le 13 septembre, le Souverain Sanctuaire d’Angleterre nomme à Naples, pour le représenter, le Fr. J.-B. Pessina, Grand-Maître du Rite réformé de Misraïm.

1881. – Les Souverains Sanctuaires des États-Unis, d’Angleterre et d’Italie nomment, en septembre, le général Garibaldi, au grade de Grand Hiérophante, 97e. Mais l’Égypte, s’autorisant de la succession directe au Gouvernement Suprême de l’Ordre, après la mort du Grand Hiérophante Marconis, refuse de reconnaître la légitimité de cette nomination. (Toutefois, la question fut résolue d’une façon conciliante en 1900.) l

C’est sous la Grande Maîtrise de Garibaldi, qu’après bien des discussions, les Rites de Memphis et de Misraïm, qui ont, dans la plupart des pays étrangers, les mêmes hauts dignitaires, fusionnent en un unique Ordre maçonnique, à Naples. (Seul le Souverain Grand Conseil Général du Rite de Misraïm pour la France refuse d’entrer dans la Confédération des Rites-Unis de Memphis-Misraïm, et conserve sa hiérarchie de 90e , comme Rite Oriental de Misraïm, avec le P. Fr. Osselin comme Grand Maître.)

Un Souverain Sanctuaire des Rites de Memphis et Misraïm est constitué en Roumanie, en vertu d’une Charte délivrée le 24 juin par le Fr. Pessina au Fr. Constantin Moriou, Grand-Maître de la Grande Loge Roumaine.

1882. – Mort du Général Garibaldi, le 2 juin. Pessina se proclame son successeur comme Grand Hiérophante, mais il n’est pas reconnu par les Souverains Sanctuaires étrangers.

1883. – Le 6 avril, le Grand Hiérophante d’Égypte, S. A. Zola se démet de toutes ses fonctions maçonniques, et nomme pour le remplacer, comme Grand Hiérophante, le Professeur Ferdinand-Francis Oddi, mais sa reconnaissance comme tel, par les autres Souverains Sanctuaires, n’a pas lieu avant 1900.

1887. – Fondation, le 15 février, du Souverain Grand Conseil Ibérique, Rite National Espagnol de Memphis-Misraïm. Grand-Maître : Pr. Gimeno y Catalan.

[11] 1890. – Installation à Palerme, en vertu d’une Charte délivrée par l’Égypte, d’un Souverain Sanctuaire de Memphis pour l’Italie, avec le Fr. Salvatore Sottile pour Grand-Maître.

1894. – Le Fr. Villarino del Villar est élu le 30 mars, Grand-Maître du Souverain Grand Conseil Ibérique.

1900. – Le 30 mars, les Souverains Sanctuaires des États unis, d’Angleterre, de Roumanie, d’Espagne et d’Italie, signent un accord proclamant « Grand Hiérophante Universel, le Fr. Ferdinand François delli Oddi, Grand-Maître du Grand Orient National d’Egypte, Chef Suprême du Rite Oriental, charge qu’avait assumé durant sa vie le Puissant Fr. et Premier Maçon du Monde, Général Joseph Garibaldi, qui fut Grand-Maître honoraire du Grand Orient National d’Égypte (Egitto Massonico, N° du 31 mai 1900).

1902. – Disparition en France du Rite de Misraïm autonome.

Le Fr. J. Yarker succède au Fr. delli Oddi comme Grand Hiérophante.

Constitution par le Souverain Sanctuaire d’Angleterre du Souverain Sanctuaire pour l’Allemagne. – Grand-Maître : Théodor Reuss.

1905. – Démission du Grand-Maître d’Italie et mise en sommeil du Rite en Italie.

1908. – Constitution à Paris, à la suite du Congrès Maçonnique Spiritualiste tenu en juin dans le Temple du Rite du Droit Humain, d’un Souverain Grand Conseil Général du Rite de Memphis-Misraïm pour la France et ses dépendances. La Patente Constitutive est délivrée par le Souverain Sanctuaire d’Allemagne, signée et scellée le 24 juin, à Berlin, par le Grand-Maître Théodor Reuss (Peregrinos) qui assistait au Congrès de Paris. Le Grand-Maître et le Grand-Maître adjoint sont le Docteur Gérard Encausse (Papus) et Charles Détré (Teder). La Loge Humanidad, précédemment rattachée au Rite National Espagnol, devient Loge-Mère pour le Rite de Memphis-Misraïm en France.

1910.- Le Fr. Frosini, de Florence, Délégué Général pour l’Italie du Rite National Espagnol, fonde à Florence le Rite Philosophique Italien en 7 degrés, résumant les degrés Écossais, de Misraïm et de Memphis.

[12] 1911. – Le Fr. Constantin Moriou abandonne, en raison de son âge (77 ans), la Grande Maîtrise du Rite en Roumanie. Le Fr. Colonel I.-T. Ulic lui succède comme Grand-Maître.

1913. – Le Grand Hiérophante John Yarker meurt le 20 mars. Le titre de Grand Hiérophante est reconnu légitimement au Fr. Théodor Reuss, Grand-Maître pour l’Allemagne.

Le Rite National Espagnol, après la mort de son Grand-Maître Villarino del Villar, fusionne avec la Grande Loge Catalane Baléare.

1914. – Mise en sommeil du Rite Philosophique Italien de Frosini.

1916. – Mort du Grand-Maître pour la France, Dr Gérard Encausse, le 25 octobre 1916, à la suite d’une maladie contractée aux Armées.

Le Grand-Maître adjoint Charles Détré lui succède.

1918. – Mort du Grand-Maître adjoint Charles Détré, le 25 septembre. Pendant la guerre, le Rite est en sommeil en Angleterre, en France, en Allemagne, en Roumanie et en Égypte.

1919. – Un groupe de Maçons appartenant soit au Rite Français (G. O.), soit au Rite Ecossais (G. L. et S. C.) et possédant également les hauts grades du Rite de Memphis-Misraïm, désireux, tout en restant fidèles à leur Obédience (Grand Orient, Grande Loge ou Suprême Conseil), de travailler la Maçonnerie au point de vue purement initiatique, prend la résolution de rétablir le Rite de Memphis-Misraim en France. Ils réveillent, à l’Orient de Lyon, la Mère-Loge Humanidad, d’accord avec la Puissance Maçonnique qui délivra la Charte de Constitution en 1908, du Rite de Memphis-Misraïm pour la France. Cette même Puissance délivre au Fr. Bricaud, le 10 septembre 1919, une Charte pour la constitution en France d’un Souverain Sanctuaire de Memphis-Misraïm, et le 30 septembre, le Suprême Grand Conseil des Rites Confédérés des Etats-Unis lui délivre également une Charte pour l’établissement en France d’un Suprême Grand Conseil des Rites Confédérés (Early Grand Scottish Rite, Memphis and Misraïm, Royal Order of Scotland, etc…).

1921. – Réveil du Rite de Memphis en Italie, en vertu [13] de la Charte délivrée jadis par l’Égypte. Grand-Maître, G. Macbean, Souverain Sanctuaire à Palerme.

1924. – Mort du Grand Hiérophante du Rite, le Fr. Théodore Reuss (Peregrinos).

1925. – Mise en sommeil du Rite en Italie par le Grand-Maître G, Macbean, en raison de la situation politique et de l’attitude du Gouvernement fasciste envers la Franc-Maçonnerie.

1930. – Publication par le Souverain Sanctuaire de France, de la Constitution et des Règlements généraux de l’Ordre Maçonnique Oriental du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm.

1933. – Création du Bulletin Officiel du Rite de MM par le Grand-Maître Jean Bricaud.

1934. – Le Grand-Maître Jean Bricaud, du S S pour la France, meurt à Lyon, le 21 février. Le Fr M. C. Chevillon, député Grand-Maître et Membre du Comité Permanent du S Sest reconnu comme Grand-Maître Général, 96e, en mars, par les Sub Pat Grands Cons du Rite 33, 95e. La proclamation consécutive à son élection est publiée dans le Bulletin Officiel de la Saint-Jean d’Eté de la même année.

Le nouveau Grand-Maître Général constitue deux provinces administratives à Madagascar et dans l’Afrique du Nord (Maroc, Algérie et Tunisie) et nomme deux Grands Maîtres Adjoints pour les diriger.

1935.- Réveil du S S Helvétique sous la Grande Maîtrise du FrHilfiker-Dunn.

1936. – Création des Grands Temples Mystiques de Belgique et de Pologne qui relèvent de l’obédience du S S pour la France.

Deux grands Représentants, Membres du SSde France, sont établis, l’un à Alep pour la Syrie-Palestine, l’autre à Concepcion (Chili) pour l’ensemble de l’Amérique du Sud.

1937. – Le Couvent annuel du S S de France se déroule à Lyon, dans le Temple de la Mère-Loge Humanidad. Une importante délégation du S S Helvétique, sous la conduite du Grand-Maître Hilfiker et du Général Chancelier A. Reichel, assiste aux diverses tenues. Les deux S S s’engagent a travailler en parfait accord, ils échangent des garants d’amitié pour sceller leur union.

[14] Organisation du S S de Memphis Misraïm

Pour la France et ses dépendances :

De 1908 à 1919 : SouvGrand Conseil Général (94e) des Rites Unis de la Maçonnerie Ancienne et Primitive (MM) :

Grands Maîtres :

1908 à 1916. – Fr Dr Gérard Encausse (Papus), décédé en octobre 1916.

1916 à 1918. – Fr Charles Détré (Teder), décédé en septembre 1918.

Souv Sanctuaire (95e).

1918 à 1934. – Fr Jean Bricaud, décédé à Lyon, le 21 février 1934.

1934. – F M. C. Chevillon.

Ateliers Symboliques

1919. – Réveil de la Mère-Loge Humanidad, N° 1, à l’Orde Lyon.

1920. – L Jérusalem des Vallées Egyptiennes, N° 2, à l’Or de Paris.

Hermès, N° 3, à l’Ord’Alger (en sommeil).

1921. – L Salvador Corréa, N° 4, à l’Or de Loanda.

1922. – L Concordia, N° 5, à l’Ord’Angoulème (en sommeil).

1924. – L Paz e Trabalho, N° 6, à l’Orde Malanga.

1925. – L Sphinx, N° 7, à l’Orde Bordeaux.

1931. – La L N° 8 a été démolie.

L La Sincérité, N° 9, à l’Ord’Alep.

Lde Managua, N° 10.

1932. – L Hermès, N° 11, à l’Orde Rabat.

1936. – LVardar, N° 12, à l’Or de Skopje.

LLa Rose, N° 14, à l’Orde Bruxelles.

1937.- LLos Hermanos de Luxor, N° 15, à l’Or[15] de Concordia.

L La Pyramide du Nord en la Vallée de la Vistule, N » 16, à l’Or de Varsovie.

L Lumen, N° 17, à l’Orde Santiago.

LL’Age Nouveau, N° 18, à l’Or de Paris.

– L Apollonius de Tyane, N° 19, à l’Orde Marseille.

1938. – L Les Inconnus, N° 20, à l’Or d’Alexandrie.

**********

Des Triangles existent aux Orde : Le Havre, Romans, Caen, Alger, Tananarive et Athènes.

ATELIERS SUPERIEURS

1919. – Le Grand ChapHumanidad, N° 1, en la Val de Lyon.

1936. – ChapClarté, N° 2, en la Vallée de Marseille.

1937. – ChapLe Pélican à l’Aube Naissante, N° 3, en la Vallée de Varsovie.

1938. – Chap I.N.R.I., N° 4, en la Vallée de Paris.

**********

1919. – Le Grand Aréopage Humanidad, N° 1, en la Vallée de Lyon.

1938. – Ar Jacques de Molay, N° 2, en la Vallée de Paris.

**********

Le Grand Consistoire du 34 au 71e degré siège en la Vallée de Lyon.

Le Grand Conseil du 90e degré des SubMdu Grand Russe, Les Disciples de Memphis, siège en la Vallée de Lyon.

**********

Le Grand Tribunal du Rite 91e degré est divisé en trois sections avec siège à Lyon, Paris et Marseille.

**********

1936. – Création du Grand Temple Mystique de Belgique, séant au Zde – Bruxelles. – – Création du Grand

Temple Mystique de Pologne, séant au Z de Varsovie.

**********

1934.- Création de deux provinces administratives :

[16] – Province de Madagascar avec juridiction spéciale sur la Grande Ile et ses dépendances géographiques, avec siège au Zd’Ambositra.

Province de l’Afrique du Nord (Algérie, Tunisie et Maroc) avec siège au Z d’El-Biar (Dép. d’Alger).

**********

Grands Représentants

Amérique du Sud : Siège du Grand Représentant au Zde Concepcion (Chili).

Syrie-Palestine : Siège du Grand Représentant au Zd’Alep.

Un Représentant Général est accrédité auprès du SSde France, pour la Val d’Alexandrie d’Égypte et siège en cette ville.

**********

La Grande Chancellerie du Rite est fixée au Z de Coutances (Manche).

Le Grand Orateur réside au Z de Marseille.

Notes de transcription

Le texte de cette notice a été rédigé par Jean Bricaud et publié en 1933. Cette première édition de 15 pages, couverture orange, étant épuisée Constant Chevillon en fit une nouvelle, en 1938, en y ajoutant un « avertissement » (p. 2), il conserva l’histoire du Rite de Memphis-Misraïm écrite par Bricaud ainsi que la « Chronologie » à laquelle il ajouta les années 1933 à 1937, il compléta aussi les dernières pages.

L’édition de 1938 est une plaquette, format 135 x 205 m/m, de 16 pages, couverture bleue. Les numéros de pages sont indiquées : […].

Ces « Notes historiques » sont à lire avec grande prudence,(particulièrement la partie ancienne) en tenant compte de l’époque de leurs publications et de l’environnement maçonnique d’avant guerre.

Complément

Il est possible de mettre des noms aux deux dernières lignes de la page 16 :

Le Grand Chancelier était Henry-Charles Dupont, résidant à Coutances (Manche)

Le Grand Orateur : Raoul Fructus de Marseille, mort en déportation, au camp de Bergen-Belsen, le 26 février 1945.

Constant Chevillon fut Grand Maître du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm introduit en France par Papus, de 1934 à son assassinat dans la nuit du 25-26 mars 1944 à Lyon. Malgré l’interdiction de toutes les activités maçonniques et para-maçonniques pendant l’occupation, il garda, dans la mesure de ses possibilités, contact avec ses frères et sœurs jusqu’à sa mort. Il est le véritable dernier Grand-Maître du Rite.

Après la mort de C. Chevillon la Grande Maîtrise revint à Henry-Charles Dupont, il fit tout son possible pour faire survivre le Rite, sans toutefois y parvenir pleinement, il tint la barre jusqu’à deux mois avant sa mort, le 1er octobre 1960.

Le Rite passa entre les mains de Robert Ambelain qui…

À ceux de memphis de compléter…

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Les Secrets du Grade de Maître 16 novembre, 2015

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Les Secrets du Grade de Maître

EzoOccult > Sociétés Secrètes > Franc-Maçonnerie > Les Secrets du Grade de Maître

Article publié le 15 avr 2007

Les Secrets du Grade de Maître dans Recherches & Reflexions Maconnerie004-235x300

Par Jean Mallinger

Si le grade de Maître est le plus beau et le plus enrichissant de nos divers degrés symboliques, il est, malheureusement, souvent mal compris, mal donné et ne réserve pas à ses néophytes les lumières qu’ils sont en droit d’en attendre.

Historiquement, il y a lieu d’observer : que dans la Maçonnerie « opérative », il n’existait traditionnellement que deux degrés – celui d’apprenti, où le débutant apprenait à tailler la pierre brute, avait le droit d’être admis dès l’âge de 14 ans et se formait pendant sept années – et ensuite celui de Compagnon, où les secrets du métier étaient approfondis, spécialement en matière d’arpentage, de géométrie, de sculpture et d’architecture, un seul mot de passe, un seul signe de reconnaissance y étaient enseignés et le mythe d’Hiram y était inconnu. Quant au « Maître », c’était à ce moment soit le seul chef de chantier, soit le patron lui-même, établi pour son compte. Puis, la crise économique appauvrit les communes libres de l’époque ; le métier décline ; on ne bâtit plus de cathédrales ni d’hôtels de ville ; pour sauver la profession, les tailleurs de pierre élisent des « membres d’honneur » ; ce seront leurs protecteurs, ils leur confieront l’édification de châteaux et de maisons de maître, puis, peu à peu, les « spéculatifs » remplaceront les « opératifs » ; déjà en 1663, une loge pouvait comporter un seul homme de métier et quatre « maçons libres et acceptés » ; à Aberdeen, en 1670, une loge de 40 maçons ne comportait déjà plus que 8 maçons de métier.

Initialement : c’est bien autre chose que le grade de Maître nous apporte ! Il est d’une incroyable richesse ; encore est-il nécessaire de le rappeler !

a) Le cadre rituel d’abord : le passage du 2° au 3° degré est une grande « opération » et non un simple jeu de théâtre.

C’est le passage de l’ordre psychique à l’ordre spirituel ; une évolution importante ; une nouvelle étape de compréhension.

Pour comprendre ce mûrissement, il faut se rappeler encore la nature de l’être humain, que toutes les traditions initiatiques nous ont confirmée, de l’Égypte antique à la Grèce, de celle-ci à Rome et au judéo-christianisme.

L’homme est une matière unie à l’esprit par un médiateur psychique ; il est à la fois force, sagesse et beauté émotive ; un rituel psychomoteur doit donc frapper à la fois ces trois états de l’être.

— Comment le cadre rituel du grade résoud-t-il [sic] ce programme ? II le fait en trois stades :

Premier stade : Préparation du psycho-drame ; deuil et tristesse. C’est l’épreuve du seuil. On interroge le néophyte, on le suspecte, on le vérifie. L’enquête se termine par la reconnaissance de son innocence dans le meurtre du Maître.

Deuxième stade : Épreuve de l’abandon, de l’errance, de la recherche. Nous sommes tous orphelins ; le Maître est mort et on ignore même où se cachent ses pauvres restes.

Troisième stade : Épreuve suprême : voyage par l’élément TERRE et jaillissement du germe de VIE. La mort sera vaincue ! HIRAM sort des ténèbres de la mort, des profondeurs de la terre ; il re-naît dans le néophyte ; la Vie a triomphé à jamais de la mort.

Le RITUEL le montre, l’enseigne :

LA MARCHE DU MAÎTRE triomphe trois fois de la mort car on enjambe trois fois le douloureux emblème qu’est le Cénotaphe.

L’homme étant un être TRIPLE, doit donc triompher trois fois de la mort (sinon un seul enjambement suffirait !)

La lumière rouge est symbole de chaleur vivifiante ; 1’infrarouge annonce la lumière intégrale et mûrit le germe de vie par sa bienfaisante radiation.

Les 5 POINTS DE PERFECTION complètent cette renaissance de la vie : si à l’origine on fixait sur le sol un piquet à chacun des quatre angles de la construction future, puis un cinquième au centre, point de rencontre des diagonales du Temple à construire, on retrouve ces « cinq landmarks » essentiels dans l’initiation au grade de Maître, où le néophyte doit, lui aussi, devenir un TEMPLE VIVANT à construire par sa revivification.

La jonction des pieds, l’inflexion des genoux, la jonction des mains, le serrement de la main gauche sur l’épaule droite et finalement le Baiser de Paix infusent dans le récipiendaire toutes les vertus de son nouvel état de conscience : l’amour fraternel, le dévouement affectueux, la confiance totale, la collaboration éclairée, la douce union initiatique – points sacrés unissant à la fois les cœurs, les pensées, les volontés dans un idéal partagé. Oui, désormais nous ne faisons plus qu’un, car nous nous comprenons, nous nous entendons ; être Maître, c’est atteindre un palier nouveau.

Mais attention cependant : il ne suffit pas de re-lever le candidat par les cinq points de la Maçonnerie pour que d’office il soit devenu HIRAM lui-même !

On ne devient pas Maître en un seul instant. Un enfant, mis au jour, doit encore grandir. Un nouveau Maître doit se rendre compte :

1) Qu’il a sans doute « 7 ans et plus », c’est surtout « et plus » qui comptent ici, c’est-à-dire le temps de la maturation.

2) De ce que la Parole est « perdue » et doit être retrouvée un jour, c’est toute une évolution, tout un programme ; tout un travail intérieur !

Le Maître devra mûrir pour donner un jour tout son fruit.

L’ACACIA symbolise cette bataille pour la Vérité ; son bois est dur et solide car un Maître doit être stable et robuste ; mais il est hérissé d’épines, car il est apotropaïque : le pouvoir des pointes qu’il recèle ainsi rejette au loin les forces des ténèbres.

« L’acacia m’est connu » : je suis en mesure de me défendre et de rejeter au loin tout préjugé, toute erreur, toute sujétion à des images préfabriquées par une société imparfaite.

QUANT AUX SIGNES DU MAÎTRE et des deux premiers degrés, combien ils ont été mal compris ! Ils sont tous les précurseurs de « l’acacia m’est connu », car l’initiation est une bataille continuelle et progressive contre les puissances des ténèbres.

L’Apprenti se coupe la gorge ; celle-ci est à la fois le véhicule de la nourriture et l’organe de la parole. L’Apprenti enlève ainsi en lui l’esclavage des appétits physiques et l’imprudence des vaines paroles ; il apprend les vertus du silence, de la retenue, de la prudence verbale.

Le Compagnon s’arrache le cœur, en ce sens qu’il se défait des excès du sentiment et des liaisons sentimentales qui peuvent annihiler sa volonté ; il se libère de l’esclavage charnel et sentimental, si entaché d’égoïsme effréné ; il bride ainsi ses passions et atteint un équilibre rationnel.

Le Maître enfin se coupe le ventre. PLATON enseignait que tout est hiérarchie dans l’être humain ; la tête doit dominer le cœur et celui-ci doit dominer le ventre, symbole de tous les appétits terrestres et de toutes les passions inférieures. Etre sans désir est le grand secret du Maître, qui peut par la puissance de sa volonté, triompher de toutes les faiblesses. Un Maître se domine entièrement et sans effort.

Il a triomphé de ses derniers sursauts d’égoïsme. Ainsi libéré de lui-même, il pourra remplir son devoir social et libérer les autres.

Le Maître agit. Se placer à l’ordre de Maître, c’est dire : « Me voici. Je suis prêt à agir ». Le Maître est toujours en alerte, prêt à l’action

Quelle action ? Celle qui est sa raison d’être, la raison d’être de notre Ordre. La libération de l’humanité de son état d’indignité et de méchanceté, Le signe d’horreur le révèle. Le monde est rempli de haine, d’iniquités ; le meurtre d’HIRAM en est l’affreuse image ; il révolte notre conscience ; il provoque notre juste courroux. On se réfugie alors dans le Temple des mystères, on s’écrie : « Ah ! Seigneur, mon Dieu ! » pour signifier qu’on appelle à soi toutes les puissances bénéfiques de la Nature, toutes les vertus de bonté humaine, tous les ressorts de la générosité, pour mettre fin au règne des ténèbres, qui égare et asservit les hommes.

b) Après ce « Cadre rituel », sachons trouver le symbole vivant de la Maîtrise, dont tout l’enseignement, tout le suc initiatique est condensé en un seul geste : la précieuse « GRIFFE DE MAÎTRE » qui est généralement si mal enseignée, si mal pratiquée et si mal comprise, au point qu’elle est en fait dépourvue de ce qui fait l’essence même de sa révélation.

Sans doute, la Griffe de Maître nous rappelle que chaque Maître est pour les autres un MAILLON de la Chaîne des Maîtres.

Elle est un signe d’ALLIANCE éternelle, dans un but élevé commun. « Nous nous comprenons, nous nous aimons ». Mais, bien, pratiquée, elle est bien plus que cela ; elle est te secret de lu. Maîtrise elle-même !

Car, quel est le secret essentiel du Grade ? La renaissance du Maître HIRAM en chacun des Maîtres.

Pour venir au jour, pour naître, il faut inévitablement et préalablement être conçu !

Pour être conçu, il faut qu’un générateur dépose la semence de vie dans un milieu favorable et réceptif ; la Mère a en elle une « Chambre du Milieu » où cette précieuse opération de création de la Vie pourra se faire.

Il faut donc que le néophyte ferme sa main en griffe pour symboliser la cavité réceptive du germe de vie et que l’Initiateur pousse son doigt médius au sein de cette cavité au moment où il ferme sa main en griffe sur la main du néophyte Cela signifie : « Je te crée Maître ».

Et ceci perçu, le néophyte à son tour pousse son médius dans le creux de la main de son Initiateur en disant mentalement : « Oui, je viens de naître. Me voici ! »

Il y a donc deux temps dans cette action :

1) Création, fécondation.

2) Naissance et manifestation.

Le Maître Initiateur doit donc émettre une flamme spirituelle, qui favorisera la naissance du néophyte à un nouvel état supérieur de conscience et de spiritualité.

La paternité est un échange de vitalité.

Initier, c’est éveiller en autrui une sorte de « courant induit » volontairement bénéfique et qui le rend meilleur pour l’avenir, de façon indélébile.

On conçoit dès lors combien est émouvante la GRIFFE DE MAÎTRE que l’on échange de façon soignée : elle rappelle ces deux grands moments de l’initiation de l’HIRAM nouveau :

« Je t’ai créé Je suis ton fils ? »

Notons au passage que la Griffe était connue des Anciens et que les Orphiques et les Gnostiques, le pratiquant couramment, ont été de ce fait, l’objet des attaques perfides des Pères de l’Église, sophistes ayant toujours la bave aux lèvres, voulant attaquer la « griffe initiatique » où l’on se « chatouille le creux de la main », les polémistes chrétiens y voyaient un mariage avec les démons. Les mots « chatouiller le creux de la main » montrent bien que la Griffe n’étaient pas simplement le fait de se donner la main comme le font les profanes, niais un moyen rituel de se faire reconnaître par des actes précis que l’on échangeait à cette occasion.

Tel est le résumé suggestif et vivace de ce degré sublime.

Les anciens Grecs enseignaient que tout est immortel et impérissable dans l’Univers, dans le Kosmos vivant. La mort physique n’est pour eux qu’un passage naturel d’un état à un autre ; aucun de nos atomes ne peut se perdre ou s’anéantir ; tout vit à jamais, c’est là l’image d’une Maîtrise éternelle. Puisse chacun de nos FF s’en souvenir, le jour où son corps périssable sera livré au froid, aux ténèbres et au silence du sépulcre ; alors que comme Hiram, il verra « sa chair quitter les os » (MAC BENAC). Mais Hiram, c’est lui ; comme lui, il est impérissable et il sera toujours vivant, chargé d’une immortelle Espérance

Jean Mallinger

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Le blason au GOE 24 septembre, 2015

Posté par hiram3330 dans : Chaine d'union,Contribution , ajouter un commentaire

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Le blason a commencé en France c’est-à-dire que c’est bien les Français qui ont les premiers mis en règle les armoiries et qui en ont fait un art.

Le principe du blason a son origine comme celui de l’œuf et de la poule car en effet on a retrouvé des proto-blasons sur des stèles et statues de type menhirs aux environs de 2300 av JC, à l’âge du cuivre en Europe jusqu’à l’âge de fer chez les gaulois puis dans la chevalerie Celto Chrétienne dans notre moyen âge traditionnel.

Mais parce que le blason est avant tout une langue figurée et une alchimie des formes, il convient de dire quelques mots des apparences avant d’essayer à en pénétrer les significations. Le coté exotérique de la cavalerie et la loi universelle de l’équitation a permis de laisser entrevoir puis développer son côté ésotérique … celui de la Chevalerie dans un comportement lié au Principe et à un code d’honneur.

Les Croisades, lieu de rencontre entre la religion et la classe militaire, représentent l’accomplissement et la Réalisation du parfait Chevalier, empreint des hautes valeurs spirituelles.

Rappelons aussi que l’équipement militaire de l’époque empêchait toute reconnaissance pendant le combat des camps en présence et que les chevaliers prirent l’habitude de peindre sur leurs boucliers et leurs heaumes des figures servant de signe de reconnaissance dans les batailles. Encore faut-il ne pas confondre Armoirie que l’on portait sur le bouclier ou la cotte de maille et le blason qui en est le déchiffrement et la description.

Parallèlement se développe chez les non combattants un mouvement d’émergence de signes d’identités (armoiries, sceaux, patronymes, couleurs, vêtements..) qui devinrent l’emblème de castres, de ville ou de régions existants toujours de nos jours. Les armoiries sont des emblèmes en couleurs, propres à une famille, à une communauté ou à une personne soumises dans leur forme et disposition aux règles spécifiques du blason. Le blason est l’ensemble qui compose l’Ecu Armorial dans sa vision externe, mais qui dans la vision interne apporte la connaissance qui permet la description héraldique de tout ce qui se rapporte aux armoiries.

« Blasonner » c’est expliquer le sens des symboles, de l’émail et des figures du blason. L’Héraldique est la Science du blason et exception faite des motifs géométriques qui varient peu, les animaux, végétaux et autres meubles figurés se signalent par une certaine abstraction lyrique et épique … les chevaux sont gais, les lévriers ont le mutisme et l’immobilité des serviteurs fidèles, les cerfs bondissent comme le désir comme l’âme assoiffée vers la source de vie, les lions rampants sont dressés comme des flammes, les têtes des loups triangulaires regardent fixement la Lumière ( il nous faut rappeler ainsi que lukos en grec a la même racine que luké qui signifie lumière). Ces quelques exemples montrent que chaque animal est dessiné dans son exactitude la plus caractéristique de ce qu’il représente même si elle est peu naturelle.

Ceux sont les archétypes qui transparaissent derrière chacune de ces figures et qui les transforment en réalités qui ne sont plus celles de la nature mais du monde imaginal. Il en est de même pour les végétaux et toutes autres figures. Il nous serait alors facile de montrer que la rose et le lys héraldiques sont présentés sous un angle particulier afin de laisser ressortir et entrevoir les nombres qui les animent, comme dans les châteaux de l’âme figurés dans le blason, les tours ont toujours 3 étages et 3 ouvertures … en somme, le blason est une écriture de « hiéroglyphes »

Ajoutons l’astronome Laplace à qui on a jugé bon d’octroyer toute une constellation minutieusement calibré et qu’on a évidemment du mal à décrire en termes héraldiques « d’azur à deux planètes Jupiter et Saturne avec leurs satellites et anneau en ordre naturel, le tout d’argent, posés en face vers le bas de l’écu et surmontées à dextre d’un soleil d’or et à senestre d’une fleur à cinq branches du même, au franc quartier des comtes sénateurs. » pour mémoire Laplace a étudié en autre la stabilité du système solaire…

Alors une question se pose lorsque l’on aborde l’Héraldique … qui porte ou portait un blason et pourquoi ? et peut-être entrevoir le pourquoi du blason du chevalier de l’aigle rouge ….

Primo, il faut se rappeler que le port des armoiries accompagne depuis l’origine de cet art la possession de l’état noble, insigne d’un pouvoir et d’une fonction sociale particulière

Secundo, cette fonction sociale est confiée à ceux chargés d’exercer le métier des armes, l’administration et la justice qui n’est pas sans rappeler la hiérarchie de la conception médiévale analogues à celles du corps humain …

au 1er rang le clergé ( la tête chez l’homme) puis les « bellatores » cad la noblesse assimilés au cœur et aux membres supérieurs et enfin les « mercatores » cad le tiers état assimilé à l’estomac et au système nutritif propres à alimenter la production fournie par les « laboratores » cad les cerfs et autres serviteurs assimilés aux membres inférieurs

Cette quadripartition ou tripartition sociale fondamentale résulte non d’une stratification par classes mais plutôt d’un ordre au sens des qualifications et importances des services rendus à la société.

Notons aussi que cela n’était pas une règle absolue et que l’on pouvait changer d’état et d’ordre lorsque le récipiendaire apportait la preuve manifeste d’une capacité effective d’en remplir les obligations. « la tonsure » cad l’intégration dans la classe des clercs était d’ailleurs un des moyens de promotion sociale à l’époque. Dans une société traditionnelle, où l’ordre terrestre est le reflet des hiérarchies célestes et où les lois naturelles s’harmonisent avec la Révélation divine, l’ensemble de la vie sociale est pénétrée d’une unité spirituelle dont la blason en est l’emblème royal… un ordre sacré et je cite le rituel d’adoubement des Cheval :.

« O dieu qui après la chute a constitué dans la nature entière trois degrés parmi les hommes … »conception qui met en rapport ces 3 degrés avec la hiérarchie cosmique des 3 mondes, terrestre – lunaire – solaire comme avec celle des degrés métaphysiques (Dieu est la Nature, la Substance unique et infinie.

Seule la substance a et aussi «est » la puissance d’exister et d’agir par elle-même. Tout ce qui est fini, en revanche, existe en et par autre chose, par quoi il est également conçu). Dès lors, tout ce qui détient une parcelle de la puissance publique, est admis à porter des armoiries, de là souligner le fait que les armoiries ont toujours été liées à une dignité et/ou à une puissance sociale et qu’elles caractérisent l’état de Liberté

En effet le droit au port du blason est réservé aux personnes et communautés libres de servitudes et se gouvernant elles-mêmes, liberté à la fois juridique et spirituelle à l’identique du Chev:. de l’aigle Rouge. Par sa seule forme d’ailleurs, le blason est la figure emblématique du cœur de la personne cad du lieu même où se nouent sa conscience spirituelle et sa liberté Le dessin triangulaire ancien de l’écu exprime la tri-unité humaine – corps – âme – esprit – dont le centre se trouve plus précisément dans le cœur, moteur de la vie, siège de la Volonté et des actions extérieures …

Reproduction extérieure de la nature intérieure essentielle du récipiendaire qui en est revêtu. L’écu héraldique traduit donc une disposition de l’être proprement royale, centrée sur le cœur comme le chev :. de l’aigle rouge voire comme tout mac :. dévoué à la construction de son corps de Gloire, à sa marche sur la voie royale afin d’atteindre la Jérusalem céleste. Ne sauraient donc porter légitimement un blason que des personnes libres (et de bonnes mœurs) qui ont atteint une certaine Maitrise intérieure sur le destin, les énergies physiques et psychiques par un exercice continu de la Volonté Rectificatrice …

en fait un homme vertueux dans son sens étymologique et bien sur la Liberté dont nous parlons correspond à l’éveil de la personne spirituelle dans l’individu, au sacrifice de l’ego et à un engagement au service des réalités supérieures symbolisées par les dames, le roi, la veuve et l’orphelin….

Acquérir la maitrise de soi même c’est la LIBERTÉ et cette fidélité découle directement de la Foi au Verbe, Parole du Créateur … du GADLU

Le chevalier domine, soumet et chevauche les forces aveugles du monde il en est le veilleur puis le transmetteur sa conscience domine le temps et l’espace et au-delà du temps et des générations incarne la Justice, l’identification à la règle et à l’Ordre « l’auctoritas » dérivée du Tout Puissant …

et je cite C Jacq : « dans les traités, les sermons, les lettres, les textes symboliques, nous découvrons la langue des mystiques qui choisissaient la forme écrite pour transmettre leur expérience spirituelle, dans l’architecture et la sculpture nous trouvons la langue des bâtisseurs qui incarnaient dans la pierre et dans le bois les vérités de l’Esprit et de la main, dans les blasons nous sommes en présence de la langue sacrée des chevaliers qui traduisaient par les figures héraldiques leurs conceptions des valeurs humaines les plus créatrices …. ».

Enfin comment ne pas faire une comparaison entre les armes ou insignes du chevalier, les vertus et les facultés de l’âme …

Lance charité intuition et intellect

Casque ou haubert espérance raison et jugement

Ecu ou anneau foi fidélité imagination conscience

Cuirasse gants justice maitrise discernement

Epée force volonté Eperons tempérance désir

Ceinture baudrier prudence mémoire

Armement reçu des mains de sa dame lors de sa cérémonie d’adoubement ou plutôt d’une marraine celle qui préside à une nouvelle naissance que procure l’initiation chevaleresque comme l’initiation mac :.

Elle incarne les idéaux dont la quête permettra d’acquérir la maitrise de son soi et par la même la domination du monde extérieur … elle est l’image de l’Ame pure, incarne tout à la fois la Force la sagesse et la Beauté elle enseigne les secrets de la nature et de la vie de l’Univers et soutient son chevalier pour que ses actions soient toujours dans la voie droite représentée par l’épée. Enfin elle est souvent représenté par une fleur de lys à trois pétales signifiant Foi – Sapience et Chevalerie …

Cette conception se rapproche bien évidemment des deux figures du Christ et de la sainte Vierge comme des doctrines antiques relatives à l’androgynie primordiale De fait le blason se doit d’être composé selon les règles de l’Art Royal et conféré par une autorité apte à reconnaitre la qualité véritable de son porteur …

C’est pourquoi le chev :. de l’aigle rouge doit créer et réaliser son blason hermétique Il doit y faire figurer les symboles qu’il considère comme les plus appropriés à ce qu’il a envie de montrer ou le message qu’il a envie de faire passer.

Il sera dans la majorité des cas une création individuelle doublée d’un acte collectif – Individuelle car reproductrice de l’état de son porteur, de son avancement spirituel, d’un idéal à atteindre – Collectif car reprenant l’esprit de famille transmis par les anciens et les victoires de celle-ci Etre capable de réaliser son blason, c’est afficher à tous le reflet de son soi, de son équilibre intérieur en regard des autres et de la nature, le tout en respectant les règles de l’Héraldique cad dans la forme de l’écu : – Les choix des émaux (notamment les couleurs) – Les traits de séparation – Le remplissage des formes – Les pièces et les meubles

Il est bon de se rappeler que chez les Celtes l’or (solaire) associé au blanc lunaire (argent) était sacerdotal et le blanc seul Royal ou Chevaleresque. C’est exactement le sens que donne l’héraldique médiévale illustré par le blason de la papauté où se trouvaient associés les grands et les petits mystères représentés respectivement par la clé d’or et la clé d’argent, la clé d’or brochée bien évidemment dans la clé d’argent.

J’aimerais aussi souligner que les couleurs sont au nombre de 7, les 5 émaux – sable – gueules – azur – sinople – pourpre – avec les 2 métaux – argent et or auquel il faut ajouter 2 fourrures – l’hermine et le vair. Et j’en fais la similitude avec les 7 barreaux de l’échelle d’initiation hermétique, échelle de la connaissance du Chev de l’aigle blanc et noir – 30 deg du REAA – échelle qui met en résonance les 9 maximes de l’Univers et les vertus notamment et dont le sommet énonce l’Ordo ab chaos.

Pour mémoire, l’argent est le symbole de la 1ere renaissance, de la pureté de l’âme retrouvée, – la Prudence Le sable symbole de mort et de passage, mort du vieil homme – la tempérance Le Gueules est l’émail de la guerre que mène le chev contre les ennemis de la Foi qui conduit à sacrifier me moi au besoin en versant son sang – La Force L’Azur est la couleur du firmament et symbolise par-là l’accession à la maitrise cosmique c’est la couleur de la connaissance parfaite qui est l’Or – c’est le propre des 3 vertus théologales Foi – espérance – Charité

L’Or marque le centre la vie spirituelle, l’état où l’Etre abolit définitivement le moi corruptible – La Foi Le sinople représente la couleur de la vie nouvelle, celle de la vivification – l’Espérance Le Pourpre est à la fois un émail et un métal, c’est l’achèvement et la synthèse des couleurs héraldiques, le point central où elles s’unissent c’est la couleur de la pierre philosophale la Charité qui est en chacun de nous .

Enfin l’hermine et le vair représente respectivement l’horizontalité et la verticalité Même si le terme de blason vient du verbe allemand « blasen » qui signifie souffler, il implique la présence d’une inspiration spirituelle. Du reste en vieux français, il signifiait « beau langage » éloge voire franc-parler et les armoiries étaient sur les champs de bataille non seulement un moyen de reconnaissance mais surtout un moyen de connaissance tant pour celui qui le portait que celui qui le voyait.

Car le langage héraldique révèle non seulement une réalité mais aussi permet de connaitre d’une certaine manière l’Âme de celui qui le porte, son idéal, voire aussi tout simplement son état d’esprit. Les armoiries que l’on prend ou que l’on reçoit seraient donc soufflés par un Architecte Créateur ; sans le souffle décrivant les meubles et les couleurs, la table d’attente de l’Écu serait vierge et aussi vide que l’océan des origines, de même que les Écritures nous énoncent que le monde fut créé par le verbe proférant le « fia t lux » primordial et qu’Adam ayant dans la genèse le pouvoir de nommer toutes choses. Le nom et le langage plus généralement comporte donc une puissance, une vertu créatrice qui dérive de sa nature fondamentalement symbolique …

Nommer c’est donc ÉTABLIR un rapport entre la réalité décrite et celle qui la décrit … UNIFIER LE VERBE ET L’ÊTRE c’est donc le devoir du chevalier. Le charme du langage héraldique ne résulte donc pas seulement de son aspect décoratif mais plus profondément de son caractère sacré et hermétique intermédiaire entre le visible et l’invisible et comme illustration de cette fonction poétique je vous citerais le début de l’ode d’Horace qui caractérise si bien un des aspect de l’Art Royal surtout quand on sait le rôle symbolique que jouent la veuve et l’orphelin, le nb 9 et le Verbe justicier :

« odi profanum volgus et arceo je hais le profane et le vulgaire et m’en écarte

Favete linguis, carmina non prius faites taire vos langues pour les vierges et les enfants

Audita musarum sacerdos moi pretre des muses je vais chanter

Virginibus puesrique canto des vers qui jamais avant ne furent entendus

Regum timendorum in propios greges le pouvoir que les rois terribles ont sur

Reges in ipsos impérium est jovis leur peuple, cet empire, Jupiter l’exerce

Omne capax movet urna nomen » sur ces rois eux-mêmes

C’est la puissance d’une urne pleine qui met en mouvement tout nom …. L’héraldique est à l’origine un enseignement oral avant de se muer en enseignement écrit. Cette écriture s’inscrit dans le cadre de l’Écu qui la délimite et la forme de celui-ci a donc une importance capitale puisqu’elle délimite un espace sacré sur lequel apparaissent des arcanes à déchiffrer…

c’est la table d’attente (la surface vierge d l’Écu) , le plan de la MANIFESTATION sur laquelle planait l’Esprit au commencement du Monde. De fait l’Écu se présente comme un carré légèrement allongé et terminé en pointe par une accolade arrondie et de ce point de vue il apparait comme le carré des possibilités, l’image du plan terrestre, support premier de toute GÉOMÉTRIE ; car l’Art Héraldique sert à mesurer la Terre et le Cosmos en extrayant ses propositions numériques et ses figures cardinales …

et permettez-moi de citer V Hugo dans Hernani qui dit : « l’empereur est pareil à l’aigle sa compagne, A la place du cœur, il n’a qu’un écusson. »

Mon propos ne serait pas complet si je ne vous expliquais sur quelle base géométrique se trace un Écu de blason et enfin quel sera mon blason ; L’Écu se dessine en traçant d’abord un carré, symbole de la terre, puis un cercle, symbole du ciel et en y joignant la partie carrée et la partie circulaire par le pentagramme.

L’Homme microcosme (et le chevalier) se trouve donc dans la partie circulaire et la partie carrée dessinées par l’équerre et le compas, entre ciel et terre, au centre du macrocosme et de l’univers. Par cela l’Écu symbolise l’homme adamique et primordial, maitre et roi de la création, fait à l’image du Créateur et porteur de l’étoile à branches appelé au moyen âge le sceau du st Esprit ; Vous avez donc certainement compris maintenant que le blason et celui à qui il est attribué sont une seule et même chose ; c’est pourquoi on découvre le nombre d’or à la fois dans le découpage du carré, qui symbolise le départ, la quête en ce monde et aussi dans l’Écu qui représente la voute renversée, ouverte comme un vase ou plutôt comme un cœur.

L’Écu du chevalier, comme son bouclier, protège le corps de l’impétrant et les symboles qui y sont figurés protègent son Âme parce qu’ils sont donnés par l’Esprit Saint.

Les pointes du pentagramme sont à l’intersection du carré du monde et de la pointe de l’Écu, substitut du Cercle, le pentagramme et plus spécifiquement l’architecture du blason symbolisant l’impétrant en position d’ascension spirituelle.

J’espère que cette petite entrée en matière vous aura un peu plus éclairé sur le sujet et vous permettra de commencer l’Œuvre avec la ferme intention de la finaliser.

Le blason au GOE dans Chaine d'union ob_409bd7_2

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Source :

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le Blog de anck131 … toujours intéressant …

NOMBRE NEUF 17 avril, 2015

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NOMBRE NEUF

2 février 2015, 20:32

La symbolique des chiffres de 0 à 9

 9

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La Symbolique des formes

Regardez les formes des chiffres. Ils sont composés de droites et de courbes. Dans la symbolique traditionnelle, la droite est reliée à la polarité masculine et la courbe à la polarité féminine. Cette particularité « sexuelle » des lettres et des chiffres n’est pas fortuite pour celui qui sait que tout s’accouple selon des lois, des codes qui font du hasard un leurre. La complémentarité des polarités permet une « auto-fécondation » productive. Voici pour les chiffres quelques fondamentaux des particularités des formes.

La droite horizontale : Elle représente notre plan terrestre, « plat » par son horizon et sa stabilité apparente. C’est une structure d’accueil de notre matière dont elle est le symbole. Elle est aussi le symbole masculin.

La droite verticale : Elle représente l’Esprit Divin. Elle est une descente de ce « qui est en haut » en reliant le supérieur et l’inférieur. Ce qui est debout, à l’image de l’humain, est ce qui est doué d’esprit, d’intelligence, étant le lien entre le monde divin et les mondes inférieurs. Regardez la symbolique de l’arbre, ce pilier vertical qui est dans les traditions le lien entre le ciel et la terre et vénéré comme tel.

La diagonale : Elle désigne un mouvement, qui est une progression ou une ascension selon le sens du tracé. Ce mouvement peut être un mouvement temporel ou une capacité d’action, de faire.

La demi sphère : Matrice. Elle est le symbole de la féminité en attente de fécondation.

Le demi carré : Il symbolise l’homme dans sa polarité incomplète. Ce carré que l’on devine, c’est son coté cartésien, « carré », et pourtant tronqué de moitié car il lui manque son autre moitié.

Le cercle : Il représente un tout fini, complet et parfait, autonome, et pourtant cerné par sa propre limite. Il contient son propre espace, c’est un contenant et un contenu.

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Ce chiffre est en quelque sorte un « non-chiffre ». Il existe pour représenter le rien ! Curieux paradoxe ! Nommer le rien, c’est pourtant lui donner une existence, une valeur. Le  est un cercle, de forme ovale, qui ressemble à un ouf. Il représente cependant un autre aspect que la simple représentation de la valeur mathématique. Le  est la représentation d’un lieu clôt, fermé, fini, une perfection parcellaire, à l’image de L’Œuf . Les traditions attribuent d’ailleurs au cercle l’expression de la divinité. Pourquoi ? Parce que le cercle est la projection équidistante du point central, une création expansive, une sorte d’explosion à l’image de la théorie du big-bang. Chaque point de la circonférence est lié en identité à son centre. Le cercle ne commence nul part et ne finit nul part. Intemporel, il est. Ces attributs en font ainsi une image de la conception divine.

Dieu serait donc une expression, une assimilation à ce rien, qui est quand même quelque chose ? En quelque sorte. Dieu est une matrice à dieux. On l’appelle L’Œuf du monde. La matière « expansée » est l’espace, sortie de son « rien ». Le est donc ce potentiel qui sort du rien originel, la materia prima, un ouf qui abrite des possibilités d’expansion, d’évolution. C’est pourquoi, lorsqu’il est associé à un autre chiffre, il donne accès à un autre stade de départ, une autre échelle de valeur (dizaine, centaine, milliers, etc.)

Quelques recoupements cabalistiques :

Le ZERO commence par un Z, c’est une fin de cycle. Il finit par un O, une nouvelle germination, nouvel ouf. Un anagramme de ZERO est EROZ (Eros) etROZE, expression de l’amour en manifestation. La création est un acte d’amour !

En conclusion, ne voyez pas le zéro comme un chiffre anodin. Il est notre origine. Oui, nous sommes des « zéros« , amenés à devenir en fonction de nos choix « des’ hérauts » !

1

Le UN, l’unité, l’étalon mesure qui est le commencement de la manifestation. Entre le zéro et le un, il y a un infini insondable (0,0001.) mais le chiffre UN est la somme en lui même de cet infini qui se particularise enfin. Avec cette unité, tout est possible. Il peut s’ajouter à lui-même, se retrancher, se multiplier, se combiner en formules compliquées pour créer tout ce qui est mesurable. Il est la brique de vie, l’élément de référence sorti du zéro. C’est aussi un étalon, une entité « réelle » parfaite.

Que représente-t-il ?
Au niveau le plus haut de l’interprétation, il est le Dieu sorti du Dieux, c’est à dire le 1 sorti du 0, l’être qui est né à partir de la matière primordiale, le Dieu unique qui créa toute chose. Il est le rejeton du 0. Il est le Fils. L’unicité de ce Dieu est particulière et ressentie de manière profonde et fondamentale depuis quelques siècles. C’est pourquoi le 0 et le 1 s’as-similent (1) dans une unité : La partie est dans le tout et le tout est dans la partie. Le contenant et le contenu sont UN CORPS unitaire et pluriel à la fois.

Le UN est formé d’une droite verticale et d’une diagonale. Il est l’esprit agissant. Pour prendre un exemple, voyez dans la lettre M (aime !) Vous avez la représentation de deux êtres (droites verticales) qui se donnent la main (diagonales), contrairement au N (haine) ou les deux êtres se retrouvent en opposition. La diagonale exprime une « poussée » de l’esprit qui se manifeste par la main ou la parole. Le UN est vertical, debout, droit, qui est la position distinctive de l’espèce humaine car il représente aussi l’être doué de la parole, en tant que réceptacle de l’Esprit du UN primordial : le Verbe. L’humain est le 1multiplié du 1 originel.

Le 1 est l’unité mathématique. Son double spirituel orthographié est formé de deux lettre : UN, formant le chiffre 35. La communion matière-esprit donne le nombre 135 (1+35), qui est l’émanation signée de cette unité primordiale. Quantité de calculs mènent au 135, démontrant que le hasard n’existe pas.

Le chiffre 1 est la particularisation de la pensée divine en un être.

2

Le chiffre 2 désigne le couple, les 2 polarités. Il est composé évidemment du 1 + 1 qui se sont intégrés en un seul chiffre, un seul corps. Ce corps est formé :

  1. d’une demi sphère, désignant le féminin
  2. et une droite horizontale, désignant en complémentarité le pôle masculin.

Les 2 sont reliés par une diagonale qui représente l’inter-action unifiante des 2polarités. Vous noterez messieurs que la demi sphère domine l’ensemble.

Le 2 représente L’HOMME = 54 = DEUX. Cette dualité nous la retrouvons à travers les 2 âmes sours en périple. Elles sont reliées mais séparées par le temps et l’action. Dans le temps de leur incarnation, voyez la projection de la courbe « esprit » en une matière terrestre (—). Autre chose : ils sont « 2« , et quand ils auront intégré l’Esprit de Dieu, c’est à dire cette barre verticale  » I « où ils seront élevés au rang de DEUX + I = DIEUX. Ne riez pas, votre évangile vous dicte « Jésus leur répondit :  »N’est-il pas écrit dans votre loi: J’ai dit: Vous êtes des dieux ? » Jean 10:34.

Le 2 se transformera en 1 par la suite. Faites réfléchir le 2 sur un miroir et vous avez la réintégration d’un cœur en équilibre sur son socle. Les symboles sont là et on ne peut les nier.

Le 2 dans sa stylisation correspond à la forme du « CYGNE » ( SIGNE !). Le cygne est synonyme de Lumière. Selon certaines traditions anciennes (Inde, Egypte), il pond ou couve L’Œuf du monde ! Et puis, il y a une tradition qui veut que les enfants, nés de la terre et de l’eau, étaient apportés par des cygnes.

Le 2 est le chiffre de la dualité, non seulement masculine et féminine, mais aussi de toutes les complémentarités. Il nous fait comprendre que l’enrichissement personnel ne peut être égoïste et parcellaire. Voyez le corps humain dans sa symétrie duelle : 2 oreilles, 2 yeux, 2 hémisphères cérébraux, 2 bras, 2 jambes, etc.Le double est nécessaire pour la stabilité.

Le 1 et le 2 s’unissent dans le nombre 12, qui exprime le cycle horaire ou mensuel pour définir une an-née (  1). Le temps défini par le 12 est l’enrichissement du 1 par le 2. A l’inverse, le 21, c’est à dire le 2 devenu 1, l’androgyne, est symbolisé par l’âge terrestre de la maturité, dont un des attributs est d’échapper au temps.

3

Le 3 a une symbolique particulière. Il est la représentation d’une divinité assez spéciale. La trinité, le symbolisme du triskel breton ou du triangle franc-maçonnique et bien d’autres choses font de ce chiffre, un chiffre à part. La trinité existe bien, mais elle vient de la structure de notre univers local, à savoir une hiérarchie fondée sur une tri-unité centrale. Il existe 3 Dieux doubles (car androgynes) dirigeant en accord notre univers de type 4. Ils forment en fait 6 personnes en 3, d’où l’égalité numérique guématrique du 63 = DIEUX.

Ainsi, tout est SORTI du TROISTRI-OS = 3 origines, 3 bouches. Ces 3 dieux, issus de souches évolutives distinctes, sont sur 3  »Iles centrales » qui émanent énergies et vibrations, que l’on retrouve dans le symbole du TRISKEL (et dont l’anagramme phonétique est LE KRIST)

Le 3 est formé de deux demi sphères, comme si le cercle initial avait été coupé et séparé, donnant 3 points origines superposés et reliés entre eux par les demi sphères. Oui, le dieux O est en réalité divisé en 3 centres. Renversez le 3 et vous avez le « m » aux trois assises stables car basé sur le « aime » de Amour.

Le chiffre 3 représente donc le sommet de la hiérarchie divine, insondable pour l’instant, mais qui transparaît à travers les symboles.

Enfin, amusez-vous à diviser l’unité (cf. le 1) avec 81 (somme des lettres duTROIS) et vous trouvez : 0,0123456789
LE DEPART = 81 fut donné à partir du TROIS . Car c’est de lui qu’est SORTIe toute la création.

4

Le chiffre 4 est le chiffre de notre matière matrice. Il est formé du chiffre 1 croisé à la barre horizontale terrestre. Effectivement, nous sommes « dans » Dieu et tout ce qui nous environne est une partie de lui. Notre matière est un contenant, une quadrature, un carré stable de formation : les 4 dimensions.

Vous apercevez aussi la croix christique relié par une diagonale. Cela exprime le liant « actif » nécessaire à la stabilité de l’ensemble, à savoir une sentimentalité alternative terre-ciel ou Père-fils. Cette paternité s’exprime bizarrement lors de la béné »diction » : observez le parcours de la main lors de la bénédiction chrétienne, il forme un 4 avec une rotation d’un quart de tour sur la gauche. A gauche bien sûr parce que c’est le coté du cœur !

Autre astuce sur le pivotement à gauche. Vous avez vu la croix caché dans le 4, et bien, il y a aussi le signe de notre christ en mission dans cette matière 4 : le signe alpha stylisé de l’ère des poissons !

Le chiffre 4 est le chiffre symbole de notre Univers Matière.

5

Le chiffre 5 est dédié à l’humain. Ces 5 sens, ces 5 doigts, ces 5 membres sont la signature de sa nature. L’étoile à 5 branches est d’ailleurs le symbole humain.

Regardez ce chiffre. Il y a un demi carré et un demi cercle en opposition l’un avec l’autre, chacun cherchant sa complétude avec un élément géométrique différent. C’est la fameuse recherche de la quadrature du cercle, à savoir la communion du carré et du cercle, c’est à dire du masculin et du féminin. En effet, les humains passent leur temps à chercher leur âme sour, leur prince ou princesse pour combler leur « vide », et pour cause ! Le 5 exprime donc parfaitement dans sa géométrie cette quête du graal humain et tout ce qui en découle. Amis matérialistes, ne trouvez-vous pas que le « hasard » de la formation du 5 est curieusement bien fait ?

L’humain est le fameux ème élément, l’amour, ce qui en fait son unique valeur. Il cherche sa direction parmi les 4 points cardinaux (voir le symbole du 4) mais il oublie de regarder vers ce ème point « cardinal » qui est au dessus de sa tête : le ciel !

6

Le chiffre 6 symbolise entre autres le mouvement de la lumière. Sa forme est une spirale en expansion vers un infini. Vous apercevez le noyau circulaire qui représente notre zéro initial dans sa symbolique mais il défini surtout une individualité « divine », capable d’exprimer sa lumière. Vous retrouvez cette caractéristique dans le 666 qui est la triple émanation des îles centrales (voir le3).

Le sens de rotation est dextrogyre, vers la droite, bien sûr, puisqu’il suit le parcourt du soleil, de la lumière. Cette lumière, c’est le Verbe, la compréhension, l’ouverture des clefs et des mystères. Il est donc normal que le six corresponde dans l’alphabet à la lettre F, la CLEF qui ouvre la re-FLEC-xion. LA LETTRE F = 99 = L’ESPRIT. LE SIX = 69 = LE VERBE. Remarquez que le chiffre 6 décrit le parcourt de la clef dans la serrure et qu’il est composé exclusivement de courbes, symbole d’esprit.

7

Le 7 est le chiffre du rythme du « Sang », la mémoire nutritive de l’âme humaine. Le 7 exprime les étapes de maturité, de génération. Le 7 est associé à la lettre G dont la symbolique est décrite. Tous les 7 ans environ, le sang se renouvelle totalement, avec les changements de caractère qui en découlent : 7 – 14 – 21 – 28 ans etc.

Ce passage du 7 est traduit par sa forme. La diagonale centrale produit ce mouvement, qui est coiffé par la barre horizontale, ou demi carré, qui exprime le caractère « masculin » ou matériel. Ce chiffre est composé exclusivement de droites, pas de courbe, contrairement au 6 vu précédemment. Il représente une « virilité » nécessaire pour les transitions ou passages. Rappelez-vous le « Le royaume des cieux appartient au violents ». Le 7 dispose aussi de la fameuse barre horizontale médiane, identiquement à la lettre G, qui est la semence de la génération suivante. Le 7 exprime une auto-fécondation.

La stylisation du 7 représente une faux, symbole de mort. Ce n’est pas par hasard non plus. Il faut, comme dit la tradition « tuer le vieil homme », c’est à dire enlever en nous les défauts et lourdeurs de ce qui n’est pas bon. C’est pourquoi, en cabale, LE CHIFFRE 7 = 79 = LA MORT liée à LA TERRE = 79 pour se refaire UN CŒUR = 79. Cela dit en passant, remarquez que 79 exprime la génération ou re-génération en incubation, en germe ( voir le 9). N’oublions pas que nous sommes ici pour mourir !

8

Le chiffre 8 a symbolisme pluriel. Traditionnellement, il est le chiffre du Christ, constitué de deux cercles ou d’un seul qui se « spire ». C’est le soleil d’en haut, qui se reflète en bas. Le 8 est la clef d’Hermès. les 2 cercles apparents n’en faisant qu’UN en réalité, selon la devise. Le centre, le cœur du 8 est bien un X de croisement, symbole christique.

Le 8 est l’alliance entre deux états. Bientôt, ce sera les « nouveaux cieux, nouvelle terre », le 8 étant l’alliance de la terre avec son modèle futur, Vénus d’amour. LE CHIFFRE 8 = 80 = L’AMOUR, désignant cette alliance qui relie la terre et en général l’humanité avec son prototype divin. HUIT = 58 = DIVIN.

Le 8 est vraiment le Signe de la Lumière qui se ré-Verbère, se reflète, il désigne dans le Sator les 8 lettres unitaires qui compose les cinq mots. Regardez le 8, vous pouvez retrouver le tracé de deux 6, mouvement de la lumière, du bas vers le haut et inversement. C’est pourquoi le 8 a été choisi comme symbole d’infini dans les mathématiques car son expression elle-même est infinie.

Le 8 correspond (en fonction de l’ordre des lettres de l’alphabet) à la lettre H, initiale de Huit, dont vous avez la signification. Effectivement, le 8 signale l’échange perpétuelle alternatif de deux polarités, qu’elle soient androgynes ou temporelles. L’un n’ait par l’autre, le père par le fils, l’homme par Dieu et Dieu par l’homme, et il faut pour cela de nécessaires étapes à franchir.

9

Le 9 est le chiffre de la germination. Sa forme stylisé est celle du germe fotus. Vous avez aussi remarqué, qu’identiquement au 6, le 9 est une spirale dextrogyre, s’identifiant lui aussi aux attributs du 6. L’alternativité du 9 et du 6 s’exprime dans le 69 = VERBE ou 96 = LUMIERE.

Il est curieux que le neuf, qui est à la fin de la série des chiffres, soit en fait le germe, le début. Mais là aussi, le hasard n’a pas de place. Il a été dit que le commencement naît de la fin et le neuf en est l’exemple. Effectivement, la fin est toujours le début d’un autre cycle, à l’exemple des chiffres dans le système numéral décimal. Du 9 solitaire naît deux chiffres 10, c’est à dire le 1 qui a reçu une nouvelle germination, un état « neuf » ou n’ « ouf » par le 0 qui lui est associé.

Mais là aussi : NEUF = 46 = AIMER. Oui, être « neuf », c’est repartir à zéro pour une nouvelle énumération de valeurs et ces valeurs ne peuvent qu’être celle du cœur .

Bruno

 

Merci Ana pour ce partage … calculé …

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Aux sources de l’Egyptomania maçonnique 13 mars, 2015

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Aux sources de l’Egyptomania maçonnique

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L’expédition d’Egypte (1798-1801) fut d’abord une aventure maritime d’une flotte disparate de 250 navires marchands protégés par douze vaisseaux, six frégates et neuf flûtes, sans compter quelques chaloupes, avisos, bombardes et autres tartanes : 22 jours pour joindre Toulon à La Valette, 14 jours encore pour arriver à Alexandrie. Dans la promiscuité des navires, entre l’ennui et la peur de l’Anglais, entre les jeux de dés, d’échecs ou de loto et les rêveries collectives, les chicaneries et les discussions, le mal de mer, les odeurs de goudron, de cordage et de bois, les taches quotidiennes et les observations, marins, soldats, civils et savants eurent le temps de se connaître, de se reconnaître. Ce fut sans doute le cas des maçons d’antan, des maçons d’avant , obscurs ou célèbres comme le vice-amiral François Paul de Brueys d’Aigalliers (1753-1798), le général mulâtre Thomas Davy de la Pailleterie dit Dumas (1762-1806), le chirurgien Dominique Larrey (1766-1842) ou le savant Gaspard Monge (1746-1818) et quelques autres .

Néanmoins, faute de sources probantes, il est difficile d’affirmer que ces ci-devant maçons manièrent la truelle et l’équerre aux pieds des pyramides.

Après les périls de la mer et des vents, l’eau et l’air, l’expédition dut affronter les épreuves de la terre avec le débarquement du 13 messidor VI, la prise d’Alexandrie, la bataille des Pyramides (3 thermidor) et l’entrée dans Le Caire, et du feu avec le désastre d’Aboukir (14 thermidor) : Le vaisseau Orient explosé à cause des flammes provoquées par les combats, le Timoléon, brûlé par les français pour éviter sa capture, tout comme la frégate L’Artémise, et sept des neuf navires pris par les marins du frère borgne Horatio Nelson (1758-1805), incendiés par les britanniques. Les bateaux consumés, le dépaysement, le mal de la patrie, l’inconnu, l’adversité, le climat, le sang et les diverses épreuves agissaient sur les relations interpersonnelles parmi lesquelles la fraternité-amitié, la philia; jouait un rôle central. Chez ces Français d’Orient cohabitèrent mesquineries, jalousies, pratiques générales d’une vie en commun obligée, camaraderies masculines  de garnison, amitiés profondes ou équivoques et/ou affections fortes réelles ou sublimées dans une fraternité exaltée. L’expédition d’Egypte sera à la fois une aventure militaire, géopolitique, savante, psychopathologique et maçonnique. Alors que la vie maçonnique peinait à retrouver force et vigueur en France, malgré la reprise des travaux du Grand Orient de France (printemps 1796) et de la Grande Loge dite de Clermont (messidor an VI/juin 1796), dans la « communauté » française d’Egypte, une loge maçonnera sur les bords du Nil. Plusieurs peut-être ? Une seule cependant est clairement identifiée : les Vrais Amis Réunis, loge que nous avions analysé, dans notre thèse d’Etat (1992) (mais à partir de sa « reconstruction » officielle à Toulon) et dont notre ami Jean-Pierre Zimmer a écrit l’histoire (2001). Selon sa demande de constitution, elle fut créée le 11 fructidor an VII (28 août 1799), le jour même où le général Bonaparte quittait discrètement l’Egypte, avec les généraux Berthier, Duroc, Lannes, Marmont et Murat et les savants Berthollet, Denon et Monge sur la petite flottille (2 frégates et 2 avisos) du contre-amiral Ganteaume. Constater que plus de la moitié de ces personnages sera sous l’Empire des notabilités maçonniques, ne peut suffire à faire de ce départ un complot hiramique. Cette fondation se situe néanmoins dans une période de calme, après la pacification du delta, la conquête de la Haute-Egypte et l’expédition de Syrie-Palestine. On regrettera qu’aucune nouvelle découverte n’ait éventuellement permis d’allonger la liste des loges. Faute de documents suffisants, l’histoire de la vie maçonnique française durant l’expédition reste à écrire. Il faut être gré à Alain Quéruel d’avoir apporter à ce chantier, des matériaux biographiques dans son livre Les francs-maçons de l’expédition d’Egypte (2012). Que dire présentement du dossier? D’abord qu’une loge (peut-être plus, mais peut-être pas ?) a maçonné. Dans le fonds Castinel 4 J 85 (Archives départementales du Var), nous avions consulté le livre d’architecture du chapitre souché sur la loge Vrais Amis Réunis qui couvre la période du 8 juillet 1800 au 7 septembre 1801. Il rapporte principalement des cérémonies d’avancement de grade et nous apprend que les Vrais Amis Réunis étaient des officiers et des cadres subalternes. Ensuite que dans le corps expéditionnaire français, on peut estimer, pour le moment et avec une très grande prudence, le nombre des maçons à une grosse cinquantaine  (chiffres sans doute à surévaluer en cas de nouvelles découvertes) sur un total d’environ 38 000 personnes (en réalité chiffre plus faible compte tenu des 8 000 hommes laissés en Corse, à Malte et à Corfou et des pertes diverses : 3 600 tués dans les combats, 1000 accidentés ou morts de diverses manières et 4 150 décès par maladies dont 2 400 décès suite principalement à des maladies vénériennes et 1 700 à la peste. Ce % provisoire (0,4%°) est pourtant faible dans un échantillon qui possédait toutes les caractéristiques socioculturelles pour un fort recrutement maçonnique : masculin, dans la force de l’âge, militaire et savant. Il est vrai qu’a cette époque du Directoire finissant, aucune loge militaire n’était officiellement signalée dans les diverses armées de la République. L’initiation d’officiers comme, en juillet 1797, les généraux Jean Charles Pichegru (1761-1804) et Amédée Willot (1757-1823), au demeurant royalistes, demeurait un fait isolé. Pourtant cette franc-maçonnerie en Egypte s’inscrivait dans le droit fil des loges militaires d’Ancien Régime analysées par Jean-Luc Quoy-Bodin et annonçait la floraison des ateliers « ambulants » du Premier Empire (4 en 1801, mais plus de 130 loges proprement militaires (y compris les loges de prisonniers de guerre) dans la décennie 1810 et 1 officier sur 3 ou 4, franc-maçon, selon les calculs de Pierre-François Pinault.

Bonaparte parti, les difficultés croissantes du corps expéditionnaire français durent être peu propices à la vie maçonnique. Le 8 messidor an IX (27 juin 1801), le futur frère (il sera fait maçon en 1802 dans la loge bruxelloise Les Amis Philanthropes) Augustin Bélliard (1769-1832), plus tard comte de l’Empire, général de division, pair de France et ambassadeur auprès du roi des Belges, parapha la capitulation du Caire. Deux semaines plus tard, 13 500 français civils et militaires et un millier de collaborateurs coptes, grecs et syriens quittaient la capitale égyptienne, avec armes et bagages, pour être rapatrier en France. Le ci-devant baron de Menou (1750-1810), fait maçon à Loches avant la Révolution, converti à l’Islam en mars 1799 sous le nom d’Abdallah, successeur du général Jean-Baptiste Kléber, assassiné le 14 juin 1800, signa le 13 fructidor an IX (31 août 1801) la capitulation d’Alexandrie. Malgré les difficultés, les Vrais Amis Réunis continuèrent à se réunir, preuve que la greffe maçonnique avait bien pris. La dernière réunion du chapitre date du 7 septembre 1801. Selon les « refondateurs » de l’atelier à Toulon, la dernière tenue se serait déroulée le 8 octobre courant (date sans doute erronée vu la situation militaire française à ce moment). En effet, à la mi-octobre, les derniers Français quittaient l’Egypte.

Le retour des « Egyptiens » en France marquera le début d’une égyptomanie qui ira croissante durant tout le siècle. Elle contribuera à transformer en succès culturel une entreprise complètement ratée militairement. La publication du Voyage dans la Basse et la Haute Egypte (1802) du frère Dominique Vivant Denon (1747-1825), alors directeur du Musée central des Arts, de la monumentale Description de l’Egypte (neuf volumes in-4° et de onze volumes de planches), de 1809 à 1830, sous le direction de la Commission d’Egypte, présidée par le sénateur Claude-Louis Berthollet (1749-1822), chimiste et ancien « Egyptien », comte de l’Empire et les travaux de Champollion en furent les premiers temps forts.

Mais l’égyptomanie ne datait pas de la campagne d’Egypte. Elle s’appuyait sur la lente découverte de la civilisation égyptienne ancienne. Egyptologie et égyptomanie vont de pair. Sans invoquer Hérodote, Strabon ou Diodore de Sicile, depuis les Croisades, l’Egypte fascinait l’Europe. La « paléo-egyptomanie » remonte aux XV- XVIe siècles. On fait parfois du jésuite allemand Athanius Kircher (1601-1680), auteur de l’Oedipus Aegyptiacus (trois volumes entre 1652 et 1655), le père de l’égyptologie. Au XVIIIesiècle, la terre des Mamelouks fut parcourue par des diplomates en mission ou non, des religieux, des négociants ou des « voyageurs par curiosité » (ancêtres des touristes-explorateurs). L’évêque anglican irlandais Richard Pocoke (1704-1765), visita le Moyen-Orient de 1737 à 1742 (Cf. A description of the East…, Londres, 1743-1745). Lord John Sandwich (1718-1792) fonda la premièreEgyptian Society in London (1741-1743). A view of the Levant, particularly of Constantinople, Syria, Egypt and Greece du britannique Charles Perry (1698-1780) fut imprimé à Londres en 1743. L’antiquaire et écrivain français Anne Claude, marquis d’Esternay,dit le comte de Caylus (1692-1752), publia un Recueil d’antiquités égyptiennes, étrusques, grecques et gauloises, en sept volumes entre 1752 et 1767. L’italien Vitaliano Donati (1717-1762), membre de l’Académie royale de Suède et fellow de la Royal Society, rassembla à Turin, la première collection d’antiquités égyptiennes après son voyage en Orient (1759). Le géographe français Jean Baptiste Bourguignon d’Anville (1697-1782) fut l’auteur deMémoires sur l’Egypte ancienne et moderne, suivi d’une description du Golfe Arabique ou de la Mer Rouge, avec sept cartes (Paris 1766). Le naturaliste français Charles Nicolas Sonnini de Manoncourt (1751-1812) parcourut l’Egypte de juin 1777 à octobre 1778 (Voyage dans la haute et basse Egypte, Paris, 1 800). Le géographe danois Carsten Niebhur (1733-1815) visita l’Egypte, le Sinaï, le Yémen, l’Inde et¨la Perse de 1761 à 1767 et en donna un compte-rendu détaillé en quatre volumes (1772, 1774, 1778 et un posthume en 1837). LeVoyage en Egypte et en Syrie pendant les années 1783, 17684 et 1785de Constantin François Chasseboeuf dit Volney (1757-1820) connurent un grand succès. Le voyageur écossais James Bruce of Kinnard (1730-1794) explora le cours supérieur du Nil et narra son voyage dans cinq volumes édités à Londres, en 1790. Le danois Jorgen Zoega (1755-1809) tenta dans son Origine et usu obeliscum(1797) une première tentative de déchiffrage des hiéroglyphes. Plusieurs dizaines d’autres européens parcoururent encore l’Egypte. Des dizaines d’autres seraient à citer.

Dans les pas de ces marcheurs, l’Egyptomanie toucha tous les domaines : architecture, décoration, ébénisterie, mobilier, mode, théâtre, littérature, poésie, musique, jeux de société ou art funéraire. Jean-Philippe Rameau composa Les Feste de l’Himen ou les Dieux de l’Egypte (1742) et La Naissance d’Osiris ou la Fête de Pamylie (1751). Le futur maçon Mozart écrivit Thamos, roi d’Egypte version (1773 et 1779) sur un livret du frère baron Tobias von Geller. A Dresde fut créé en 1781, l’Osiris du frère Johann Gottlieb Naumann (1741-1801). Puis vint Die Zauberflöte (1791) des frères Wolfgang Amadeus et Emanuel Schikaneder (1751-1812). On notera cependant que les décors de Gayl et d’Andréas Nesslather (1748-1821) étaient plutôt d’inspiration « pré-romantico-germano-romaine ». Il faudra attendre la représentation de Berlin (1815) pour que la symbolique égyptienne envahisse la scène. L’architecte vénitien Giambattista Piranesi (1720-1778) présenta la décoration à l’égyptienne dans quinze planches de son ouvrage Diverse maniere d’adornare i camini (Rome, 1769). Son collègue français néo-classique Etienne-Louis Boullée (1728-1799) s’inspira de l’art funéraire égyptien tout comme le sculpteur Michel Ange Slodtz (1705-1764). L’architecte écossais Charles Cameron (1745-1812) érigea une pyramide dans le parc de Tsarkoïe Selo pour la Grande Catherine II et une autre dans l’allée des tombeaux du parc de Wilhelmshöhe, près de Cassel (1775). Notons que le futur commandant en chef de l’expédition d’Egypte, Jean-Baptiste Kléber (1753-1800), rendu à la vie civile depuis 1783, chargé de remodeler le parc du château d’Etupes, résidence d’été de Charles II Eugène, duc de Wurtemberg et prince de Montbéliard, imagina d’y placer une pyramide à l’égyptienne. Hasard objectif cher à André Breton ? Le roi Charles III d’Espagne commandita, entre autres, au décorateur Jean Démosthène Dugourc (1749-1825) une salle égyptienne pour l’Escurial. L’Egypte était encore présente dans quelques tableaux du peintre Hubert Robert (1733-1808), dans les terres cuites du sculpteur Michel Clodion (1738-1814), dans les sculptures de Louis Jean Desprez (1743-1804), dans la production du céramiste britannique Josiah Wedgwood (1728-1799), dans le mobilier de l’ébéniste français à la mode Jean Baptiste Séné (1748-1803)et dans des centaines d’œuvres d’artistes célèbres ou obscurs. Le banquier anglo-néerlandais Thomas Hope (1769-1831) imagina une décoration et un mobilier égyptiens pour sa maison londonienne, sise Duchess Street. L’Egyptomanie prospéra dans l’espace et le temps comme l’a montré l’importante exposition L’Egyptomania ; l’Egypte dans l’art occidental, présentée successivement à Paris (janvier-avril 1994), Ottawa (juin-septembre 1994) et Vienne (octobre 1994-janvier 1995).

L’égyptomanie devint un fait cultural majeur oscillant entre un courant « rationalio-archéologisant » et une mouvance fantastico-ésotérique comme le montrent les travaux de Claude Gyss, notamment. Dans cette dernière famille, on peut placer le Sethos (1731) de l’abbé Jean Terrasson (1670-1750), de l’Académie française, qui popularisa la notion de « mystères égyptiens » ou leCrata Repoa ou Initiations aux anciens mystères des prêtres d’Egyptedes allemands Johann von Hymmen (1725-1787) et Karl Friedrich von Koppen (1734-1797). L’Egyptomanie féconda l’imaginaire maçonnique, véritable éponge capable d’emprunter à toutes les respirations du temps. Le courant maçonnico-égyptisant se cristallisera entre Naples, la mer Adriatique et Vienne. Il se retrouvera entre autres, dans le Rite Primitif de Narbonne et dans la loge des Philadelphes, de la famille Chefdebien d’Armissan, dans le Rite des Architectes Africains de Von Koppen, cité ci-dessus, dans celui des Parfaits Initiés d’Egypte de loccultiste taromancier Jean-Baptiste Aliette dit Etteilla (1738-1791) et dans la « Haute Maçonnerie Egyptienne » du Grand Cophte Joseph Balsamo alias Cagliostro (1743-1795). Comme le notait Bruno Etienne, la franc-maçonnerie, forme statique du voyage en Orient, prédisposait beaucoup de ses membres à franchir le miroir vers un Orient rêvé, voire fantasmé, plus que dans un Orient parcouru et analysé.

En contre-point, on ne  peut que constater la minceur de la documentation sur la vie maçonnique en Egypte, durant ces trois années et même dans les décennies suivantes. Sans oublier la frustration de tous  ceux qui espèrent y trouver la preuve irréfutable de la réception du général Bonaparte. Depuis plusieurs décennies, les mêmes pistes sont à l’honneur. D’abord durant le séjour-éclair à Malte (8 jours), mais le commandant en chef qui rêvait des conquêtes d’Alexandre et de la route des Indes avait-il la tête à se faire recevoir dans une institution marginalisée durant la décennie 1790 ? C’est plus tard à partir de 1803-1804 que le Premier Consul comprendra l’intérêt à transformer la franc-maçonnerie désormais très présente dans les élites civiles et militaires, en un appareil idéologique d’Etat, stratégie qui sera conceptualisée par le frère Jean-Etienne Portalis, alors ministre des Cultes. Même la lourde et mystérieuse porte de la pyramide de Chéops, subrepticement ouverte le 11 août 1798, n’est pas complètement close. Pourtant durant cette période, le général Bonaparte était sur la route du Caire en train de combattre les troupes du mamelouk circassien Ibrahim Bey (c. 1735-1805). Demeurent les rumeurs et les suppositions : Elles ne seront pas près de s’éteindre pour le plus grand bonheur des songe-creux.

Néanmoins dans la franc-maçonnerie consulaire et impériale, l’égyptomanie continua son bonhomme de chemin. Les Vrais Amis Réunis d’Egypte devint une loge toulonnaise qui maçonna jusqu’en 1845. Le Grand Sphinx fut officiellement patenté en 1804 par le Grand Orient de France. La loge des Commandeurs du Mont Thaborsemble plutôt s’inscrire dans une mouvance ésotérico-chrétienne et néo-templière.

Il  faut rappeler également  l’Ordre Sacré des Sophiciens, analysé par Darius Alexander Spieth dans son ouvrage Napoleon’s Sorcerers : the Sophisians (2007) et composé grandement d’anciens de l’expédition et lié à la loge Les Frères Artistes, le Rite de Misraïm (Egypte en hébreu), né dans la décennie 1810, avec les trois frères comtadins Michel, Marc et Joseph Bédarride et le Rite de Memphis, constitué en 1838 par un dissident misraïmide Jacques Etienne Marconis de Nègre (1795-1868), sans oublier la Société Secrète Egyptienne, dirigée par l’aventurier, antiquaire à ses heures et consul de France (1803-1814 et 1821-1829) Bernardino Drovetti (1776-1852). Ladite institution aurait conspiré contre la Sublime Porte en faveur de Mehmet Pacha (1769-1849). Ce dernier, maître de facto de l’Egypte depuis 1807, mena une politique plutôt francophile. Ce fut sous son « règne » que deux loges d’origine française se seraient allumées en Egypte : Les Chevaliers des Pyramides (Le Caire 1811) et Les Amis de la Concorde(Alexandrie , 1812). But that’s another story (Cf. la communication de Gérard Galtier, paru dans les Cahiers de la Méditerranée, Nice, 2006).

Sous l’Empire encore, l’antiquaire Alexandre Dumège (1780-1862), fonda en 1806, à Toulouse, le Rite de la Souveraine Pyramide des Amis du Désert. L’année suivante, l’archéologue Alexandre Lenoir(1762-1839) expliquait dans La Franche-Maçonnerie rendue à sa véritable origine les trois grades et les quatre ordres du Rite moderne à la lumière des mystères égyptiens.

Quoiqu’il en soit le(s) courant(s) « égyptien(s) », dans les décennies suivantes, même marginal(ux), continua(èrent) à faire partie du paysage maçonnique mondial à travers les figures pour n’en citer que quelques unes, de l’italien Giuseppe Garibaldi (1807-1882), le héros des deux mondes, du négociant britannique John Yarker (1883-1913), du journaliste anarchisant, occultiste et féministe anglo-allemand Théodore Reuss (1855-1923) ou de l’écrivain occultiste Gérard Encausse dit Papus (1865-1916). En marge ou en parallèle de l’Egyptologie, c’est-à-dire le champ d’étude de l’Egypte ancienne par les sciences humaines, dans la nébuleuse de l’Egyptomanie, c’est-à-dire la fascination plus ou moins bridée pour l’histoire et la culture égyptiennes antiques, nous sommes, avec cette filiation, dans l’egyptosophie comme la définit l’égyptologue suisse Erik Hornung, c’est-à-dire la quête ésotérique perpétuelle à travers les âges pour voir dans l’Egypte la source de la sagesse et la terre de l’hermétisme. La première procède de la science, la seconde de la passion, la troisième de la quête. Le chercheur ne doit ni les ignorer, ni les confondre.

Source : le blog https://yveshivertmesseca.wordpress.com/

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